RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748][PV Leene et Kappa] Au Fond du Gouffre...

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Kappa


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MessageSujet: [1748][PV Leene et Kappa] Au Fond du Gouffre...   Jeu 6 Sep - 8:45


Arrow Banquet de Marcus

Novembre 1748.

Le mercure avait une nouvelle fois chuté bien en dessous de zero durant cette nuit Sibérienne. Une nouvelle nuit blanche au compteur. Peu importait. L’alcool me permettait d’ignorer facilement le froid et la fatigue accumulés ces derniers mois. Cinq mois que j’avais quitté le Sanctuaire. Cinq mois que j’avais sombré dans la boisson pour ne plus en émerger. Enfoncé dans mon fauteuil près de la cheminée, mal rasé, pas lavé et avec des fringues sales sur le dos, je vidais une énième bouteille dans un réflexe devenu à présent machinal.

Jamais encore je ne m’étais autant laissé allé, et le chalet lui-même en témoignait par l’état des lieux. Un peu partout, des bouteilles de vodka vides trainaient ça et là. Des casse croûtes à moitié terminés étaient posés nonchalamment sur tel ou tel meuble. La vaisselle sale s’empilait un peu partout et une légère odeur désagréable trahissant un manque d’aération évident. Ce genre de détails ne m’intéressait absolument plus. L’important, c’était que j’avais perdu coup sur coup Mashia et Aurora, et que la guerre sainte n’avait servi à rien du tout, sinon prouver à quel point ces disputes entre dieux étaient futiles. Un sentiment de solitude inaltérable m’étouffait. Une solitude qui me prenait à la gorge et que rien ni personne ne pouvait calmer. Personne, pas même Lya ou Naios.

Une nouvelle gorgée de vodka et je me rendis compte avec un grognement que la bouteille était vide. Aussitôt, ma main lâcha mollement le récipient en verre qui tomba à terre et roula sur quelques mètres avant de s’immobiliser. Content d’avoir prévu la chose, je tendis l’autre bras pour attraper une bouteille pleine et l’ouvris aussitôt. Comment avais-je pu en arriver là ? Comment le chevalier du Verseau avait il pu être autant affecté par la perte d’êtres aimés ? En tant que chevalier, j’étais conscient des risques que cela impliquait. Et pourtant, cette préparation mentale avait été balayée par cette double perte, ne laissant derrière elle qu’un champ de ruines, et un vide impossible à combler au sein de mon cœur.

Je m’étais juré lorsque j’avais revêtu l’armure d’Or du Verseau pour la première fois que je la porterais pour protéger les innocents, et les défendre contre le mal présent sur terre. Quelle utopie… Et quelle naïveté... J’avais seulement été capable d’échouer sur tous les plans, et ceux qui avaient compté sur moi avait payé cher leur confiance mal placée. Notre ordre était le plus respecté et le plus admiré de tous, mais personne ne voyait ce qu’il impliquait, les responsabilités et les choix qu’il fallait assumer. Les morts avec lesquelles il fallait vivre, en se disant des choses inutiles telles que « je n’avais pas le choix » ou « j’ai fait le bon choix ». Des illusions destinées à nous aider à accepter nos propres défaillances.

J’étais tombé dans un gouffre sans fin, d’où je ne pourrais jamais sortir seul sans aide extérieure. Mais le voulais-je seulement ? Depuis plusieurs semaines déjà, je questionnais intérieurement mon futur au sein des chevaliers d’Athéna. Peut être n’étais je pas fait pour un tel rôle. Peut être n’avais-je pas les épaules pour assumer un tel rôle. Aldébaran m’aurait il accordé sa confiance à tort ? Les questions étaient si nombreuses, et les réponses absentes. L’esprit embrumé par l’alcool, je passais mes journées à me remettre en question sans jamais atteindre une conclusion satisfaisante. Perdu entre rêve et réalité, je me complaisais dans cette dépression dans laquelle j’avais sombré. Jusqu’à ce que…

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MessageSujet: Re: [1748][PV Leene et Kappa] Au Fond du Gouffre...   Lun 24 Sep - 11:34

La vie avait changée. Pour de nombreuses personnes après cette guerre qui les avait entrainés au fin fond des enfers, leur univers avait été drastiquement bouleversé. Leene était comme tous les autres, dans ce cas très particuliers même si elle ne l’aurait jamais dit en ces termes. Déjà, parce qu’elle se moquait bien de la petite vie de ces autres qu’elle ne connaissait pas et ne désirait pas spécialement connaître par ailleurs. Sa vie avait changée, et chaque jour, elle apprenait à vivre avec ces changements aussi nouveaux qu’incongrus qu’elle apprenait à accepter et – dans le meilleur des cas – à contrôler.
Les jours c’étaient fait semaines puis mois, et finalement, elle se posait souvent les mêmes questions que le temps passé ne semblait pas avoir totalement résolue. C’était la première fois de sa vie qu’elle se trouvait dans une telle situation qui aurait put en faire rire plus d’un – et qui l’avait fait, en réalité. Et elle se sentait terriblement stupide, maladroite, agacée, irritée et pourtant étrangement…vivante.

Mais en ce jour, Sköll n’avait rien à voir avec sa présence en ces lieux.

La sorcière observa le modeste chalet avec un brin de circonspection, resserrant autour de ses épaules la longue cape qui la maintenait à l’abri du froid mordant d’Asgard. Une température habituelle pour un tel mois qui faisait la rigueur et l’austérité de leur terre enneigé. La raison pour laquelle elle l’aimait aussi. Ici, ils étaient à l’écart du monde et ils pouvaient sans scrupule aucun, se calfeutrer dans leur propre monde. Dans son cas, ce monde qu’elle retrouvait était synonyme d’abri et d’une autre foule de sentiments qu’elle peinait à nommer, mais qui était loin de lui être désagréable. Ce qui n’était pas le cas du résident de cette masure tout du moins pas d’après ce qu’elle avait put apercevoir par hasard. Le bouche à oreille avait fait le reste.

La brume vaporeuse s’échappait de ses lèvres alors qu’elle demeurait face à la porte, silencieuse, patiente, elle coinça derrière son oreille une mèche de cheveux avec un sifflement agacée. Ils avaient un peu repoussés depuis la guerre, lui arrivant à présent au niveau de la mâchoire dans un carré trop court pour qu’elle ne puisse les attachés mais suffisamment long pour les avoir dans les yeux. Elle luttait chaque jour pour se retenir de les couper, mais chaque fois qu’elle voyait le guerrier de Zéta, elle se rappelait de sa raison.
Coupant court à son égarement, la silhouette chevaline de ses familiers se présenta a elle, lui signifiant dans le même temps que la personne bel et bien présente en ces lieux n’étaient guère en état de recevoir qui que ce soit.

Tout du moins, quelqu’un qui ne serait pas elle. Qui plus est, elle n’avait aucune envie de faire demi-tour alors qu’elle avait fait l’effort de vernir jusqu’ici. Et elle n’avait pas une patience infinie. Heureusement cependant, elle était beaucoup plus subtile aujourd’hui et c’est ainsi qu’elle pénétra dans la demeure après un seul coup donné à la porte – qui se rajoutait à celui qu’elle avait frappé un peu avant à son arrivé et qui était resté lettre morte. Elle pouvait remercier sa chimère pour avoir débloquer la porte.

« Prêt ou pas, j’entre ! »


Ce qu’elle vit lorsqu’elle passa le seuil de la porte la fit grimacer. Son pied tapa dans une bouteille vide qui avait roulé jusque là qu’elle ramassa avec un haussement de sourcil irrité. Un rapide regard à la pièce plongée dans la pénombre lui apprit bien plus qu’il ne le fallait sur le propriétaire des lieux. Les rumeurs étaient plus que justifiée. Quelle déchéance !
La bouteille à la main, la sorcière se rapprocha du chevalier sans faire preuve d’une quelconque gêne à ainsi violé son intimité et sa retraite. De quel droit faisait-elle ça ? Pour qu’elle raison même faisait elle cet effort ? Parce qu’ils étaient liés. Un lien tenu, qu’elle aurait coupé elle-même si la personne qui les liait ainsi n’était pas aussi précieuse pour elle.

Et puis, c’était indigne d’un chevalier.

Le regard de la guerrière du nord était un puits insondable de méprit dès lors que celui-ci se riva à la silhouette avachit de Kappa du verseau.

« Alors c’est ainsi que les chevaliers d’or de la déesse de la Sagesse grec passent leur temps ? Ils boivent jusqu’à ce qu’ils ne ressemblent plus qu’à des loques à vague visage humain ? Je n’aurai pas cru ça de toi, Kappa du Verseau. »

D’un geste vif, la demoiselle récupéra la bouteille qu’il avait commencé à boire, presque pleine mais plus pour très longtemps au vu du nombre de cadavre de ses semblables égrenés un peu partout. Une grimace dégoutée s’insinua sur son visage alors qu’elle observa le liquide cristallin qui la remplissait. Elle avait horreur de l’alcool. La seule et unique fois qu’elle avait but, entrainée par son habituelle fierté avait été particulièrement humiliante, et les souvenirs troubles qui lui en restaient suffisait à la garder éloignée de toute sorte de boisson alcoolisée. Sans parler de la gueule de bois qui l’avait suivit par la suite. Heureusement, il avait été suffisamment délicat pour ne pas en remettre une couche sur ce qu’il c’était passé.

« C’est pitoyable. »
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MessageSujet: Re: [1748][PV Leene et Kappa] Au Fond du Gouffre...   Jeu 27 Sep - 15:13



La vieille porte en bois s’ouvrit à la volée et mon regard étonné se posa sur la jeune femme qui venait d’entrer en s’invitant, et qui détaillait à présent la pièce du regard avec un œil franchement désapprobateur qui me renseigna immédiatement sur les raisons de sa présence ici. Pourtant, je choisis de jouer les idiots, car je n’avais aucune envie que l’on me sermonne sur mes nouvelles habitudes. Je ne m’étais pas retranché au bout du monde pour ça. Malgré mon état clairement alcoolisé, mes manières et ma façon de parler demeuraient sobres, comme si mon corps avait finalement réussi à s’adapter à la boisson et à l’absorber comme une éponge.
- Leene de Hrimfaxi. En voilà, une surprise, dis-je simplement en me levant pour me diriger vers la cuisine.

Immédiatement, et comme je le pensais, elle entama un petit discours qui ne m’atteignit même pas. Je ne me sentais pas concerné. Et c’est de cette manière aussi lâche et détachée que je lui répondis en me resservant un verre.
- Je n’aurai pas cru ça de toi, Kappa du Verseau.
- Pensais-tu réellement pouvoir me connaître après m’avoir croisé deux fois durant cinq petites minutes ? rétorquai-je en vidant mon verre d’une seule traite.

Faisant volte face pour m’adosser au plan de travail de la cuisine, je repris :
- Déçue, j’imagine ?
Je remplis à nouveau mon verre, puis :
- Te biles pas, tu n’es pas la première que je déçois. C’est une habitude que j’ai prise depuis quelques temps… J’imagine que tu es venue jusqu’ici pour boire un verre avec moi, poursuivis-je en changeant de sujet et tout en sortant un second verre. Car autrement, je crains que tu ne perdes ton temps. Si tu viens pour une autre raison, comme tu peux le constater par toi-même, je ne suis plus celui que j’étais par le passé.

En quelques secondes, je sentis la colère de la jolie Asyne monter en elle. Chacune de mes paroles semblait encore davantage l’agacer, l’impatienter. Peut être l’alcool me poussait il à poursuivre dans cette direction, ou peut être qu’inconsciemment je savais que j’avais besoin d’être confronté à mon comportement, à cette fuite en avant dans l’alcool. Je ne saurais le dire. Toujours est il que c’est avec un sourire faussement poli et naïf que j’attendis la tempête qui s’apprêtait à s’abattre sur moi. Une tempête appelée Leene…



Dernière édition par Kappa le Mar 19 Aoû - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [1748][PV Leene et Kappa] Au Fond du Gouffre...   Dim 30 Sep - 10:39

« On va dire que j’avais une certaine image de la chevalerie d’Athéna… On vous appelle Saint, je trouve que c’est plutôt présomptueux mais après tout, c’est ainsi que votre Déesse vous à désignés. »

Qui était elle pour allez contre les paroles d’une Déesse ? Bien sur, elle n’en avait en réalité pas grand-chose à faire, de cette divinité qui n’était pas la sienne, tout comme elle aurait dut se moquer de cet homme si faible qu’il se réfugiait au fin fond du monde et d’une bouteille pour ne pas voir en face sa propre faiblesse si criante ! Pourtant elle demeurait là, bien campée sur ses deux jambes, n’ayant nullement l’intention de partir pour l’instant, et il faudrait bien plus que quelques acerbes répliques pour la faire déguerpir. Leene savait être entêtée et le ferait savoir rapidement à cet homme qui n’était plus rien à cet instant. Une grimace dégoutée s’insinua sur son faciès dès lors que celui-ci se resservit un verre et en sortie un second à son intention.

« Tu peux ranger ce verre. Je ne bois pas. »


La demoiselle l’avait suivit du regard jusqu’à sa cuisine, restant un peu à l’écart pour observer les pièces avec un air désapprobateur, si ce n’était répugné. Alors c’était ainsi que le grand chevalier d’or du verseau finissait. Au plus profond des landes enneigées, noyé dans l’alcool et la bassesse, avec comme seul excuse celui de décevoir les gens qui l’entourait. Si il espérait l’apitoyer, c’était raté. La sorcière n’était nullement touchée par ce genre de parole, et encore moins pas le comportement destructeur de Kappa qu’elle associait à la plus pitoyable des faiblesses.

C’était cet homme qui avait été lié à Aurora. Cette femme était morte aujourd’hui, elle le savait, l’avait vu. Bien sur, elle était aussi Aalanna, mais ce n’était pas vraiment la même, plus éclatante, portant un fardeau plus lourd mais avec dignité. Son Aurora était morte. Etait ce la raison de son bouleversement ? Un instant, elle se souvint de la souffrance marquant son visage quand il lui avait annoncé cette nouvelle – aussi vraie que fausse au final. Mais qu’importait.

« Sans doute suis-je déçue. Je te pensais plus fort que ça, au dessus de ce genre de bassesse pitoyable. Mais tu me prouves que j’avais tord, comme quoi les apparences sont trompeuses. »


La colère bouillait en elle aussi c’est absolument sans état d’âme qu’elle décida de ne pas parler de Aalanna au verseau. Il ne méritait aucunement de la savoir en vie, et il valait mieux pour elle qu’elle ne sache rien de ce misérable poivrot. Sa voix pourtant se fit plus nostalgique lorsqu’elle reprit la parole. Le souvenir de la guerre qui les avait tous réunis face à leur destin.

« Quand je pense que c’est ton nom que Aurora avait à la bouche lorsqu’elle s’est précipité dans les enfers, que c’est juste pour toi qu’elle a bravée ce lieu sordide qui n’était pas pour elle. »


Sans pitié. Elle ne ferait aucun cadeau au maitre du froid car il n'en méritait aucun. Il creusait lui même sa tombe avec ce genre de pensée, et il était temps de le mettre face à sa couardise et au fait.

« Tu devrais avoir honte de te montrer ainsi. Que penses tu qu’elle dirait en te voyant ? Oh oui, elle serait déçue par ta lâcheté ! C’est si facile de se perdre dans la boisson…Tu parles d’un chevalier de l’espoir ! »


Pourquoi était elle ici, au milieu de ce chalet perdu dans son pays à essayer de secouer un mur ? Elle connaissait la réponse. Elle faisait ça pour une seule personne, tout en sachant qu'elle ne parlerait pas de sa survie au saint.

Parce que le dernier mot qu'elle avait entendue de celle qui s’appelait Aurora était son prénom, à lui...
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MessageSujet: Re: [1748][PV Leene et Kappa] Au Fond du Gouffre...   Ven 18 Jan - 4:23




L’attaque incidieuse et sans pitié de la belle Asyne ne tarda pas à s’abattre tel un blizzard sur moi. J’y étais préparé, et c’est le verre à la main que j’écoutai chacun de ses mots avec attention :
- On va dire que j’avais une certaine image de la chevalerie d’Athéna… On vous appelle Saint, je trouve que c’est plutôt présomptueux mais après tout, c’est ainsi que votre Déesse vous à désignés.
- Il ne faut pas croire tout ce qu’on dit… répondis-je amèrement en buvant une nouvelle gorgée, nous avons aussi nos défauts. Le nom de saint n’est là que pour amuser la galerie…

Froid et amer. C’était certainement là tout ce que j’étais capable de dégager. Je n’étais plus en mesure de faire autre chose que d’user à outrance du cynisme qui s’était développé en moi de manière exponentielle ces derniers mois.
- Tu peux ranger ce verre. Je ne bois pas, me dit elle simplement lorsque je sortis un second verre.
- Tu ne sais pas ce que tu rates… ajoutai-je à nouveau avec ironie en terminant mon verre.

Adossé contre le plan de travail en bois de la cuisine, j’attendis que Leene eut terminé une nouvelle attaque verbale, qui ne parvenait qu’à ricocher sur ma carapace de tristesse et d’amertume.
- En effet, il ne faut jamais se fier aux apparences… Nous avons TOUS nos faiblesses…
- Quand je pense que c’est ton nom que Aurora avait à la bouche lorsqu’elle s’est précipité dans les enfers, que c’est juste pour toi qu’elle a bravée ce lieu sordide qui n’était pas pour elle.
Immédiatement, à l’évocation d’Aurora, mon regard jusque là cynique redevint vif et froid, comme celui d’un prédateur. Cette fois, elle venait de toucher un nerf sensible et mes doigts se resserrèrent sur le verre qui se fissura légèrement sous la pression de ceux-ci. Sentant probablement qu’elle tenait le bon fil, la guerrière d’Asgard enchaîna aussitôt :
- Tu devrais avoir honte de te montrer ainsi. Que penses tu qu’elle dirait en te voyant ?
- Ca suffit ! Je ne veux pas parler d’Aurora ! Tu peux critiquer ma manière d’être autant que tu le souhaites, mais ne la mêles pas à ça… Laisses la reposer en paix… ajoutai-je en posant sèchement le verre sur le plan de travail avant de me diriger vers la cheminée.
- Oh oui, elle serait déçue par ta lâcheté ! C’est si facile de se perdre dans la boisson…Tu parles d’un chevalier de l’espoir !
- Tu ne peux simplement pas comprendre… Elle a certainement été déçue par bien plus que ma lâcheté... répondis-je froidement sans la regarder en passant près d’elle.
Je voulus ajouter une buche au feu, et ne pus retenir une injure lorsque je vis qu’il n’en restait plus. Me redressant en soupirant je passai devant Leene pour aller vers la porte d’entrée. Attrapant la poignée, je me tournai soudain vers elle :
- Si tu souhaites continuer à m’attaquer sur mon comportement, il te faudra venir dehors. Je dois aller chercher du bois pour le feu…
Les paroles de l’asyne avaient éveillé des sentiments contradictoires qui étaient toujours noyés dans un océan de tristesse. Malgré tout, elle était parvenue à briser une partie de la carapace et à neutraliser mon cynisme pour quelques secondes.

Je me rendis à l’abri de bois, talonné par la guerrière d’Asgard. Ramassant quelques buches suffisamment épaisses pour tenir jusqu’au lendemain, je fis volte face pour me trouver à nouveau face au regard glacial et désapprobateur de Leene.
- Quoi ? Qu’est ce qui t’arrive, cette fois ? Et puis d'ailleurs, pourquoi es tu là ? lâchai-je soudain sans avertissement. Puisque je te dégoûte à ce point, je ne vois pas quel intérêt tu peux avoir à ce que je veuille reprendre mon armure de chevalier. Kappa du Verseau est mort pendant la guerre sainte, confessai-je alors sur un ton plus calme et terriblement triste et mélancolique. C'est un fait... Il faut l'accepter, et passer à autre chose. D'autres prendront ma place, et rempliront ce rôle bien mieux que je n'ai su le faire... Car si j'avais été un tant soit peu efficace, JAMAIS elle ne serait morte ! C'est ainsi que s'achève l'histoire du plus mauvais des chevaliers ayant jamais servi Athéna... achevai-je avec un timbre plus amer que jamais en reprenant le chemin du chalet en fuyant le regard inquisiteur de Leene.


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