RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]

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Panthéon


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MessageSujet: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 11 Sep - 21:25

Un chant religieux se fit entendre dans la grande esplanade de la Basilique byzantine de Venise, les pigeons s'envolèrent quand une jeune Bohémienne courait en s'en approchant. Le bourdon éclataient de mille tonnerres pour saluer le bon Peuple de la cité de bon matin. Chaque carillon était une mélopée pour appeler les âmes à se rassembler dans la prière et la dévotion. L'Histoire venait de commencer ses premiers balbutiements. A ce moment là, des gardes entourèrent la Dame qui écarquillait les yeux devant la violence des Hommes qui voulaient s'amuser de ses atours trop peu chastes aux goûts des puritains.

Un cavalier noir s'approcha de la femme pour la frapper d'un violent coup de botte. La femme hurla de douleur et s'affala sur la chaussée, en laissant quelques jets de sang s'échapper de sa mâchoire. Les regards amusés des gardes et du cavalier effrayaient la jeune femme, ses longs cheveux noirs et bouclés pleuraient sur ses épaules de pêchés inconnus avec ses beaux yeux de jade implorant la clémence de Dieu.

" Pauvre femelle égyptienne ! Tu pensais que la Basilique allait te protéger de la volonté de la Justice de la Curie. Pauvre folle, tu iras à la potence dans les plus brefs délais et sans procès pour une femme telle que toi !

- Pauvre fou ! Les Dieux anciens se réveillent partout et toi tu crois encore à cette chose sans visage que tu appelles Dieu par simplicité et aussi par faiblesse. Je n'ai pas peur de la mort... Après tout, on doit tous la subir.... Mais, moi, Esmeralda, fille de du Rubis Tretragammon, je me dois de passer. Subissez la volonté des anciens Dieux ! Hands of Anubis !

- Par tous les diables.... Tuez là ! "


Les lances transpercèrent alors la Bohémienne alors qu'un magnifique chien noir courrait vers le parvis de la Basilique. Il frappa alors les portes pour former des lettres de flammes qui marquaient les portes de leur message sacré. Au niveau de la femme, il n'y avait plus rien et le corps de la femme avaient disparu à la stupéfaction du Juge et de ses bourreaux. Il se retourna alors en ouvrant les yeux pour voir des lettres grecques se former. Le tison magique écrivit alors :

"Oh Juges des Dieux ! Prenez garde au Dieu oublié ! Il est de retour et veut assujettir vos domaines dans sa toile maléfique.... Les Dieux égyptiens ne sont plus et sont désormais.... "

Dans l'ombre, un homme observait la scène et souriait que le Drame ne nouasse ainsi à la perfection. Il n'avait pas pensé que la Bohémienne aurait causé de tels soucis mais après tout, pourquoi réussir sans un peu de difficultés ? Cela allait rajouter du piment et ce n'était pas plus mal. Cependant, le don pour l'illusion de cette dernière l'agaçait, il avait envoyé le Condotierri Frollo mais l'approche des Quaesitors des Dieux le poussait à attendre un peu. Il fit signe à Frollo de quitter les lieues à son tour. L'acte premier venait de commencer !

Citation :
HRP : attention, l'ordre d'arrivée des Quaesitors sera le même pour toute la suite. Donc cela aura son importance. Vous avez 72 heures entre chaque post, merci de suivre ce rythme ou d'échanger votre place avec l'un d'entre vous, mais suivez au moins le rythme !

- Arjuna
- Liana
- Narcisse
- Skoll

Nous vous demandons un suivi car cet ordre peut changer à tout moment ! Les PNJs s'imbriqueront dans l'ordre des posts, alors attention aux surprises !!!

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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Ven 14 Sep - 14:13

Ambassade de Poséidon Arrow


Etait-ce la curiosité, le destin ou sa propre conscience qui avaient guidé le Gardien du pilier de l'océan Indien jusqu'au quartier des bourreaux ? Lui ne se posait pas la question et continuait d'avancer, comme commandé par un esprit indétectable. Ou peut-être simplement avait-il, consciemment ou pas, repéré cette source de pouvoir, ce Kundalini qui s'était échappé rapidement avant de disparaître. Quelles qu’ aient pus être les motifs de cette explosion cosmiques, la loi des Dieux était en place, et il était du devoir d' Arjuna de Chrysaor, Quaesitor de Venise, et Ambassadeur des Océans, d'en apprendre davantage, et d'agir si cela s'avérait nécessaire.
Mais la situation s'était rapidement calmée, et avant même qu'il n'ai pu rejoindre cette étrange énergie, la trace s'effaça. Mais quelque chose clochait et son instinct l’exhortait à la prudence.


- Encore...

L'espace d'une fraction de seconde, il décela une nouvelle présence, plus sombre, voilé d'obscurité. Mais à peine eut-il le temps d'essayer de focaliser son attention dessus, qu'elle s'esquiva. Décidément, cette mission diplomatique commençait bien se disait-il. Parviendrait-il à faire perdurer la paix, ne serait-ce qu'une petite semaine ? Mais l'heure n'était pas au doute, et il n'aurai pas été guère plus sage de commencer à se poser des questions sur la bonne volonté des autres Juges de Venise.
Son attention se porta finalement sur les portes d'une grande cathédrale, devant laquelle siégeait de nombreux soldats. Parmi eux, un homme en armure noire qui ne croisa le regard de l'Indien que quelques instants uniquement. Après quoi, le grand blond mi-Indou, mi-lord, observa l'inscription Grègues, préférant garder le silence le temps d'une vive réflexion.

Puis enfin, se tournant de nouveau vers l'homme en armure noire, se décida à prendre la parole, dans un Venissien mal maîtrisé, mais local.


- Que s'est-il passé ici ? Qui a écrit cet étrange inscription sur les portes sacrés de ce temple divin ?

De tout les ordres qu'il avait reçu, Arjuna n'en oubliait pas l'un des premiers, et tout les hommes n'étaient pas autorisés à en découvrir davantage sur les Dieux ancien. Respecter leurs croyances était donc, bien que difficile, de mise.
Mais alors que son Cosmos grandissait, enveloppant légèrement les lieux, prêt à venir s'infiltrer dans l'esprit de ce pauvre chevalier perdu, l'action stoppa net.
D'autres Cosmos approchaient à Grand Pas, et au milieu de ces énergies, l'une d'elle lui parût bien familière. Tournant la tête sous sa cape nacrée, lui qui ne portait nullement son écaille, il ne prêta plus la moindre attention au Chevalier en armure d'ébène. Que pouvait faire un agent du Chaos en ces lieux, et que voulait-il...
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Liana


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 16 Sep - 13:03




~> Les Canaux

Comme convenu lors du passage, le gondolier conduisit la Louve jusqu'aux abords de la place Saint Marc. Lorsqu'il lui avait posé la question sur sa destination, elle n'avait guère plus réfléchi, le nom du lieu lui était tout naturellement sorti de la bouche. Elle n'aurait su dire pour quelles raisons, mais il lui semblait qu'une petite voix au fond d'elle-même lui intimait de se rendre là-bas.

"- Buona giornata Signora."

"- Grazie, anche a voi."


De façon toute féline, la jeune femme sauta sur le ponton, suivit de près par son loup. Elle resta quelques instants immobiles, observant la gondole glisser lentement au fil de l'eau avant de se détourner de ce spectacle calme et apaisant.

*Pourquoi avoir choisi cette destination? Ne devions-nous pas gagner l'Ambassade d'Athéna?*

*Si c'est exact. Mais quelque chose m'appelle ici. Alors autant me fier à mon instinct.*

*Je vois. Dans ce cas, ne nous attardons pas, allons-y.*

*On serait déjà en route si tu arrêtais de me poser des questions.*

Elle avait dit cela avec amusement. La main de la jeune femme se tendit en direction du sommet du crâne de l'animal. Mais avant qu'elle n'ait pu poser sa main dessus, elle sentit un léger mordillement qui lui arracha un sourire.

*Quel mauvais caractère Shadow.*

*Ca t'apprendra.*

Mais la jeune femme ne lui répondit pas. Elle pouvait sentir une trace cosmique, si faible qu'elle savait déjà qu'elle n'allait pas tarder à disparaître.

*Hâtons nous.*

Se disant, elle s'élança sur cette piste, laissant tous ses sens en éveil. La Chasseresse du Sanctuaire était à l'oeuvre et elle arriva quelques instants plus tard sur la Place Saint Marc. Prudence. Oui, elle devait se montrer prudente. Jamais son instinct ne l'avait trompé. Elle était ici afin de faire respecter des règles, règles qui par extension, permettaient de faire régner la paix dans la Cité des Ombres. Si ces dernières n'étaient pas respectées, il était de son devoir de Quaesitor de faire tomber son jugement.

Lentement, elle approcha de la Basilique. Se trouvait déjà sur les lieux un homme. elle ne le connaissait pas, mais l'empreinte cosmique indiquait clairement son appartenance au camp des Poséidon. Les prunelles saphirs quant elles glissèrent ensuite sur l'inscription qui était apposée sur les portes du lieu Saint. Elle n'eut aucun mal à comprendre le sens de ces mots.

*Qui est donc ce Dieu oublié?*

*C'est exactement ce que j'étais entrain de me demander.*

L'homme de main de l'Ebranleur des terres avait posé une question au garde qui se tenait face à lui.

"- Je vous suggère de répondre à la question qui vient de vous être posée."

Elle porta son regard en direction de son homologue et inclina la tête en guise de salut, tandis qu'au même moment elle pouvait ressentir d'autres empreintes cosmiques affluer vers eux. ainsi donc, d'ici peu, les Quaesitors des Dieux anciens seraient tous réunis sur ce lieu

"- Permettez moi de me présenter. Je suis Liana."
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Narcisse


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 16 Sep - 15:19

1

D’un claquement de talon, une ombre s’échappa des abords de la Basilique Saint Marc, et révéla sa présence à l’assistance. Et par ombre, inutile de préciser que tout dans sa tenue et son apparence rappelait l’ombre dont il était issu. Le but ici n’était pas de jouer l’homme mystérieux, mais bien d’informer l’insistance que l’un des huit Quaesitors venait de les rejoindre : celui d’Hadès. L’aura macabre qui accompagnait son sourire laissait présager d’un regard calculateur et vicieux sur le monde et les gens qui l’entouraient. Mais il était difficile de jauger ce regard, car cet homme se présentait à eux masqué.

Une longue chevelure noire ondulait sur ses épaules et cascadait dans son dos, tandis que ses atours aux reflets d’or dansaient à chacun de ses pas, ne laissant pas ignorer le caractère princier de sa personne et de son rang. Ses doigts gantés se portèrent à son menton et caressèrent sa joue blanche, seule partie de sa peau visible en cet instant. Comme inspiré par la scène qui se déroulait sous ses yeux, l’inconnu dont l’identité n’était presque pas un mystère déclara d’une voix guillerette ces quelques mots.
    Que voilà un avertissement évocateur ! Cette réunion s’annonce déjà forte intéressante !
Puis il croisa les bras, fit le tour de la place du regard, et revint finalement au petit attroupement qui se trouvait devant le lieu saint choisi par les Dieux anciens pour s’y voir dérouler la réunion des Quaesitors. Une jeune femme accompagnée d’un loup lui arracha un rire narquois : que faisait donc cette barbare à Venise ? Ne savait-elle pas que la civilisation n’acceptait guère les êtres comme elle ? Son aura ne dépassait guère le seuil de son regard mais elle venait sans doute des steppes du Nord, du moins ce fût ce qu’il pensa au premier abord.

Mais quand au second…
En cet instant, lui-même ne pouvait guère deviner qui se cachait derrière le masque que portait Narcisse. Malgré sa chevelure noire identique à l’illusion qu’il avait projetée de lui-même lors de leur rencontre, l’impossibilité de distinguer ses traits et le fait qu’il n’utilise aucunement son aura pour se camoufler laissait un simple soupçon à cet homme. Et quand bien même l’aurait-il reconnu, qu’aurait-il fait alors ? Mais sur le coup, les lèvres du jeune homme s’étaient entrouvertes d’une certaine surprise, et quelque part en lui, Oneiros avait applaudit, car il venait de gagner son pari. Car cet homme n’était autre qu’Arjuna du Chrysaor, Général de Poséidon. Un homme que Narcisse était venu provoquer sur son domaine, au large de l’océan Indien, dans le but non-avoué d’en apprendre plus sur la situation du Sanctuaire Sous-marin et de ses forces, mais aussi pour laisser à la mer son bon souvenir. Il avait quelque peu changé en deux ans, et semblait un peu plus serein que lors de leur première rencontre.

Le Dieu du Rêve savoura à l’avance leurs réelles retrouvailles.

Puis il s’intéressa à la situation elle-même : tout indiquait que les gardes avaient ici pourchassé quelqu’un. Quelqu’un lié à l’Égypte et à ses dieux. Quelqu’un désirant faire passer un message aux grecs. Le message était passé mais, quelle valeur avait-il réellement ? Vérité, ou confusion ? Seul l’avenir pouvait répondre à cette question et contrairement à ses deux camarades, il doutait fort que le récit des gardes ne leur apporte un quelconque éclaircissement.
    Pardonnez mon interruption braves gens, je vous laisse à vos questionnements, nous aurons d’autres occasions de faire plus amples connaissances, acheva-t-il en se détournant de la scène pour retourner dans l’ombre d’un pilier de la Basilique.
Tous les juges n’étaient pas encore arrivés et il restait bien des choses à observer d’ici là. Il laissait le soin à ceux que ça intéressait de se pencher sur le message qu’ils venaient de recevoir, car lui-même ne pouvait pas apporter plus d’aide à la situation…
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Panthéon


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mer 19 Sep - 17:47

Pas de réponse de Skoll !

Les autres personnages peuvent désormais arrivés et RP normalement, dans 2 jours HRP, le conseil s'ouvre !

Un autre Topic sera ouvert pour les personnes en dehors du Conseil.
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Panthéon


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mer 19 Sep - 19:00

Trois Quaesitors étaient arrivés et le jeu venait de commencer pour le grand plaisir de cette partie d'échec. Le garde, éberlué par ce qu'il venait de voir, était prostré face aux questions du Général de Chrysaor. Allant de la jeune femme avec un loup à l'inconnu en habit noir, il fit une moue d'incompréhension avant de reprendre un peu ses esprits. Apeuré, il regarda le loup par un signe de croix et se résolut enfin à répondre aux questions de son interlocuteur.

" Esmeralda, une gitane, une égyptienne.... Condotierre Frollo qui tente de la tuer et une ombre là en train de parler... je n'ai rien vu d'autres... je la croyais morte mais son corps... a ... disparu subitement comme par magie. Puis, plus rien à part sauf cette inscription sur la porte. Comment je vais expliquer cela à mon capitaine ? Seigneur Dieu, protégez moi ! "

Triste perspective pour lui que de devoir s'expliquer auprès d'inconnu, cependant, quelque chose l'inquiétait plus que de simples étrangers un peu trop curieux. Il montra du doigt des corbeaux qui s'agglutinaient autour d'eux de façon morbide. Leurs prunelles noires scintillaient de telle manière que les reflets des cosmos latents des guerriers apparaissaient. Quelque chose de malsain venait de s'installer dans la discussion et le temps des pourparlers allaient pouvoir commencer entre les premiers protagonistes.

Au même moment, une grosse carriole pénétrait les lieux pour laisser des comédiens jouer avec des boules de suif qui s'embrasèrent. Cette petit troupe de gitans ne fit qu'attirer encore plus la délicate situation de la place. Un homme s'en détacha alors pour arriver devant eux, il tenait à la main un jeu de tarot et proposa une carte à la Louve du Sanctuaire en souriant. Elle en prit une et la retourna, elle vit apparaître une simple carte blanche avec ces quelques mots :

Mes chers compagnons, on n’échappe pas au destin que les étoiles vous imposent.

Le bâton m’a frappée, et je ne veux pas pleurer pour eux. Si je ne me défends pas, je ne serais bientôt plus qu’un esquif dérivant au gré des flots de larmes. Il me faut reprendre les routes de l ‘ errance, accomplir mon voyage jusqu’au bout.
C’est peut-être la dernière escale... Adieu.


Un parfum féminin s'échappait de la robe de cette carte de tarot, en la retournant, elle vit alors l'une des arcanes majeures de la cartomancie : Celle qui n'avait pas de nom ! La XIII ! D'un air complice et en même temps grave, le gitan s'agenouilla pour caresser la tête du loup et il se releva pour regarder les deux autres membres présents.

" Si vous voulez bien prendre la peine de prendre une carte ? Nous verrons si les fils des Parques vous sont favorables et si vous saurez retrouvé la Dame Esmeralda, l'un des Cinq Gardiens de la Table d'Emeraude. Les Gitans sont pourchassés depuis des siècles et nous demandons humblement aux ambassadeurs des anciens Dieux de nous aider à la retrouver... Si la table tombait entre de mauvaises mains, l'ordre du Monde en serait peut-être changé.... Prenez le chemin solitaire de votre pensée et ma troupe attendra la réponse de votre Conseil. "

Dans l'ombre, un homme observait la scène avec une colère palpable dans le regard. Ainsi donc, le jeu allait être plus coriace si le Peuple des Errants se mettait dans la partie. Venise allait devenir le centre d'une recherche à tout rompre pour que la Reine des Gitans tombe enfin entre ses mains. Cette fois-ci, il ne la laisserait pas lui échapper !

Citation :
HRP : chaque joueur peut arrivé et intervenir. Narcisse et Arjuna peuvent tirer une carte ou non, s'ils le font, ils devront envoyer eu MJ un lancement de dés pour savoir quelle carte est tiré et la garder par devers eux.

Bon jeu et que la course commence !

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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Sam 22 Sep - 14:53

De tous temps, Arjuna de Chrysaor avait fait montre de son exemplaire application des codes de politesses. Mais cela n'enlevait rien à son opinion sur le sujet, totalement divergente. Toutes ces formes, pour cacher des sentiments réels. Encore des subterfuges pour régir les fils du Cosmos, encore une entrave à la voie du Guerrier. Mais Arjuna n'était pas un guerrier, il avait renoncé à cette révélation en revêtant l'écaille de l'océan Indien, devenant, de ce fait, Marina de Poséidon, et Chevalier des mers.
Il lui arrivait en quelques rares occasions d'inspirer profondément, pour se retrouver dans Empire dirigé par une Maine de Maître et ou les intrigues n'auraient plus lieu d'être, mais son instinct semblait lui murmurer qu'une fois de plus, tout ne serait pas aussi simple.
Attendant paiement l'arrivé des cosmos qu'il avait ressentit, il contempla de sa hauteur mesurée le garde, en proie aux craintes et au doute, hérauts de l’incompréhension. Mais aurait-il été utile de lui en dire davantage ?

Mais il distingua cette fois la première arrivée, un visage qui, loin dans sa mémoire ne lui semblait pas inconnu. Pourtant, ce n'est qu'à l'arrivé de son compagnon qu'il se souvint enfin. Inclinant respectueusement la tête, ses mains jointes devant lui, il la salua en retour, adressant un sourire amical aux loups d' Athéna. Il se demanda immédiatement si cette dernière pouvait lui donner des nouvelles de son vieil ami, mais il n'en eut guère le temps. L'apparition de tout ce que son attitude et son cosmos semblait déterminer son appartenance aux rangs du Seigneur des Enfers.
Une intervention qui ne se fit pas sans rappeler à Arjuna sa rencontre avec le dieu des rêves. Mais plus il observait cet individu, plus la certitude montait en lui, poussant dans le vide des hypothèses et les suggestions. Entre un cosmos dissimulé à l'un des généraux de Poséidon, ce masque voila son visage, et ces cheveux vaguement familiers, tout portait à croire que le pauvre Gardien de Chrysaor se tenait face au plus belliqueux et insupportablement orgueilleux des fils d' Hypnos. Mais il ne pouvait rien confirmer, et préféra garder ses questions pour plus tard.

Pour l'instant, il se devait de se souvenir de ce nom: Frollo. Et qui était cette gitane ainsi traquée. Quant à l'ombre dont le pauvre bougre parlait, pouvait-ce n'être simplement qu'un Spectre un peu trop curieux de s'amuser avec les mortels ? Arjuna, sans y avoir jamais assisté, se souvenait parfaitement du massacre de Londres, des années auparavant. Sa confiance en Hadès avait de bonnes raisons de faire profil bas. Mais les évènements semblaient s’enchaîner alors que l'Indien ne put que suivre le court.

De nouveaux arrivants, et de nouvelles informations. La table d' Emeraude. Arjuna avait beau cherché, jamais il n'avait entendu parler d'un tel Ordre, mais le monde reste vaste, et, à l'époque alors, le jeune Gardien l'avait déjà appréhendé.

Ecoutant avec attention les chants, suivies des paroles de ceux qui leurs donnèrent ces précieuses sources d'investigations, il n'hésita pas une seconde. Il observa l'homme et les cartes tendues, puis, en saisie une vers le centre, avant de la retourner la dévoila à celui-là même qui lui offrit.

Depuis tout ce temps, Arjuna n'avait toujours pas ouvert la bouche en compagnie des autres Quaesitor, mais, nul ne sait si ce fut volontaire ou n
on.
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Liana


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MessageSujet: in    Sam 22 Sep - 22:31




Une voix tira la la Louve de la contemplation de l'écrit qui était apposé aux portes de la Basilique. Lentement, la Chasseresse se détourna du garde pour fixer alors le nouvel arrivant qui sortait de l'ombre d'une ruelle tout en adoptant une attitude toute désinvolte. La lecture de son aura, lui permit de déterminer son allégeance pour le Royaume Infernal.

Elle put sentir le regard de l'homme glisser sur elle, la détailler et la juger. Elle put déceler dans l'éclat de ses prunelles un certain dédain à son encontre. Qu'à cela tienne, elle n'en avait que faire, et n'avait pas à rougir de son propre pouvoir. Certes elle n'était qu'une bronze, mais il serait mal avisé celui qui la sous-estimait. Après tout, le dicton ne dit-il pas que l'habit ne fait pas le moine?

D'ailleurs, si elle s'était présentée ce n'était en rien le cas du Quaesitor de Poséidon, ni même de celui d'Hadès. Néanmoins, en reportant son attention sur le marina, elle lui trouva comme un air de déjà vu, et elle savait ne pas se tromper. N'était-ce pas ce général qui était présent chez Shion lorsqu'elle avait fait son entrée au Sanctuaire il y a de cela six années? Elle esquissa un sourire avant de s'adresser à lui.

"- Arjuna n'est-ce pas? Non je ne vous ai pas oublié, si cela que vous pensiez."

Elle reporta toute son attention sur le garde qui semblait de plus en plus mal à l'aise, et qui, enfin, décida de leur en dire davantage sur ce qu'il savait. C'est avec la plus grande attention que la Sainte l'écoutait parler, prenant note de chacune de ces informations qui pourraient toutes leur être capitale. Esmeralda...Frollo...Des personnes qui lui étaient inconnues, pourtant, elle ne doutait pas que leurs chemins se croiseraient tôt ou tard. Et il y avait quelque chose de malsain qui se dégageait de là. D'ailleurs, elle n'était pas la seule à avoir fait se constat. Le soldat était dans un état d'affolement tandis qu'il pointait son doigt en direction des corbeaux.

Les iris saphirs de la jeune femme se portèrent immédiatement sur eux.

*Shadow?*

*Laisse moi deviner: tu veux que je m'en charge?*


*Fais toi plaisir.*

Alors le loup se mit à courir derrière les charognards afin de les faire fuir, faisant claquer ses crocs non loin d'eux, tandis que quelques plumes d'ébène vinrent recouvrir le parvis de la Basilique, avant que la canidé ne revienne prendre place à ses côtés. C'est alors qu'ils apparurent.

Oui, là au détour d'une rue une carriole fit son entrée sur la place. l'animation soudaine amena un sourire aux lèvres de Liana qui admira quelques instants les jongleurs avant de voir le véhicule s'arrêter à leur niveau. un homme vint alors à leur rencontre, enfin plus précisément à la sienne. Il ne se dégageait rien de mauvais de lui, au contraire, la jeune femme était en mesure d'assurer qu'elle pouvait lui faire confiance.

Des cartes de Tarot lui furent présenter, et elle en choisit une. Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle retourna cette dernière. En effet, se trouvait là un message. Après avoir prit connaissance du contenu de ce dernier, la Louve releva les yeux en direction du bohémien, son regard plein d'interrogation. Elle ne doutait pas que le message soit de Reine des Gitans. Toutefois, ce message lui semblait coder. Il y avait là matière à réflexion, et l'esprit de la Louve bouillonnait.

Elle discernait là plusieurs allusions, mais étaient-elles toutes plausibles et correctes? Elle en doutait, il lui faudrait un peu de temps pour déchiffrer le contenu de ce qui a été dit, néanmoins, elle gardait ses pistes à l'esprit, et pour l'heure préférait garder cela pour elle, tout au moins, le temps qu'elle ne serait pas sûre et certaine de ce qu'elle affirmera. Et il ne fallait pas non plus oublier que depuis le début, elle sentait observée. En aucun cas, elle ne voulait donne rune piste aux ennemis des Bohémiens. Et puis qu'était donc cette fameuse table dont elle n'avait jamais entendu parler jusque là?

Lorsqu'elle retourna la carte pour découvrir l'arcane, elle croisa le regard du gitan. Ainsi donc, elle était détentrice de la Mort. Néanmoins, pour ce qu'elle savait, cette carte n'avait rien de mauvais, contrairement à ce que beaucoup pensait. Elle observa chacun des différents protagonistes. Arjuna se présenta face à l'homme pour prendre une carte connue de lui seul. L'émissaire d'Hadès ferait-il de même?

"- Je ne sais pour les autres, mais sachez déjà que moi, Liana, suis toute prête à vous accorder mon aide." Lança-t-elle à l'attention de la troupe de bohémiens, avant de tendre la main vers celui qui avait été leur interlocuteur afin de sceller par ce geste leur accord.

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Narcisse


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 25 Sep - 13:28

2

Depuis les ombres de la Basilique, Narcisse écoutait d’une oreille les conversations qui se jouaient telles des actes théâtraux à quelques mètres de lui. Tout cela manquait cruellement de naturel et l’apparition fortuite d’une carriole pleine de Gitans n’enleva en rien l’appréhension qu’il ressentait face à cette affaire. La curiosité était forte c’est vrai mais d’autres éléments entraient en ligne de compte, à commencer par celui-ci : qu’avaient-ils à faire, eux, Quaesitors, du destin de ces Gitans adorant des dieux oubliés depuis longtemps ? Ses deux camarades ne semblaient pourtant pas se poser la question et écoutaient attentivement les dire du possible porte-parole de cette communauté.

Hum, ne vient-il pas d’offrir une carte à la fille au loup ? Ainsi qu’à Arjuna on dirait bien. Puis le Gitan s’approcha du Seigneur de l’Ombre pour lui proposer à son tour une carte de tarot. Ces humains et leurs tours de passe-passe…
    Je décline, en lui faisant signe de la main droite qu’il ne comptait pas prendre une carte. Il n’y a qu’un moyen de connaître son avenir : c’est de le vivre par soi-même.
Et laisser un autre décider pour toi au travers de la simple sélection d’une carte dans un jeu de tarot, n’était pas le genre de Narcisse. De plus, il savait parfaitement de quoi son avenir était fait : l’éternité l’attendait ! Depuis presque cinq cent ans il parcourait ce monde dont d’aucun n’est le maître pour y découvrir la raison de sa quête, ce n’était sans doute pas ces Gitans qui allaient lui fournir un début de réponse. Ainsi refusa-t-il la carte, ce qui n’étonna sans doute pas le Gitan qui devait s’y attendre, puisqu’il recula de quelques pas pour attendre leur réponse.

Liana, la fille au loup, accepta bien évidement d’aider ces gens à protéger leur stupide Table d’Émeraude. Arjuna lui, resta silencieux devant la carte qu’il venait de tirer et ne répondit pas immédiatement. Restait à savoir ce que le Quaesitor d’Hadès pensait de tout ceci. Et ce dernier, bizarrement intègre, pensait à la possibilité d’imposer ce choix au reste du conseil encore absent de la Basilique. Quelle n’allait pas être leur tête lorsqu’ils apprendraient qu’ils avaient été engagés dans cette quête sans leur accord ! Rien que pour ce plaisir…
    Sachez tout d’abord, honorable Gitan, que nous ne sommes pas le Conseil à lui tout seul. Que cette demoiselle accepte de vous aider n’est pas là l’unique avis du Conseil. Nous devons présenter votre requête à nos confrères avant de prendre une décision globale, car il s’agit à n’en point douter d’une affaire… gravissime.
Au ton qu’il employait, on aurait juré que lui-même ne croyait absolument pas à ce qu’il disait et qu’il mourrait d’envie de répondre « Oui le Conseil vous aidera mon brave, partez en paix ! » mais il ne se le permit pas, car il y avait des intérêts en jeu. Et puis, retrouver une Gitane et la protéger pour empêcher que ne tombe entre de mauvaises mains une table sertie d’émeraudes… On avait vu plus attractif comme mission. Ce fût pourtant une réponse tout autre qu’il déclara à l’assemblée présente.
    Vous avez cependant mon appui dans cette entreprise, et je plaiderais votre cause auprès des autres membres du Conseil.
Puis il croisa les bras, car c’était là tout ce qu’il pouvait faire pour eux. Cela ne l’engageait à rien, et c’était tant mieux ! Du coin de l’œil, le Dieu du Rêve observa le vol fugitif de plusieurs corbeaux dans le ciel. Quelque chose rôdait autour d’eux. Il le savait depuis la première seconde où il avait posé un pied sur la place Saint Marc. Fermant les yeux derrière son masque, Narcisse se concentra pour en appeler à son sixième sens, et voir autour de lui les auras des êtres vivants, ainsi que leurs signatures Cosmiques… Qui sait ? Peut-être cela allait-il donner quelque chose ?

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Panthéon


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 25 Sep - 18:37


Arjuna prit donc une carte dans le jeu et la tourna pour voir le chiffre 11, annoté d'une représentation symbolisant la Force. Le Gitan resta un moment interdit en voyant la carte et se retourna alors vers l'homme un peu en retrait. Ce dernier refusa poliment de prendre une carte et c'est ainsi que le jeu disparut dans une poche. Quelque part, pendant un bref instant dans le coeur des deux Quaesitors qui avaient pris une des arcanes du Tarot, ils sentirent une force se mêler à leur cosmos avec une réelle douceur. Les Cartes semblaient réagir et s'éveiller en se nimbant lentement d'un cosmos émeraude.

Un peu plus loin, le loup de la Dame chassant les corbeaux s'arrêta brusquement. Tout comme le Fils d'Hypnos sur ses gardes, il venait de ressentir un autre cosmos dans l'air mais il avait du mal à visualiser sa provenance. Si ce n'avait été que l'aura des Gitans, cela aurait été mais non, quelque chose planait lourdement et observait ce qui se passait dans cette place. Alors que l'animal se retournait pour donner une information à sa maîtresse, un flash lumineux fendit l'air, au même moment, le loup fût happé par un disque sombre s'étant formé sous ses pattes. Dans un jappement plaintif, Narcisse ne put voir que deux mains assez fines en train d'agripper le loup. En quelques instants, il n'y avait plus rien à part une flèche d'or dans le sol.

Mais alors que la petite troupe devant la Basilique se retournait éberluée par ce qui venait de se passer, Liana sentait toujours son loup dans les environs et sa voix résonnait dans son esprit. Son familier était un peu inquiet mais semblait se calmer en même temps, ses premiers mots furent de réconfort.

" Ne t'inquiètes pas, je vais bien ! Mais une charmante demoiselle vient de me sauver d'un archer à priori.... Je ne peux te dire où je suis, je ne vois rien dans les ténèbres... "

Au dessus d'un toit adjacent, une ombre disparaissait de la vue du Fils d'Hypnos qui avait suivi la provenance de la flèche. Cependant, l'envol brusque des corbeaux ne lui laissa pas le temps de réagir, ils chargèrent le groupe avec une férocité prédatrice. Trois corbeaux foncèrent sur le Gitan en premier, alors que ce dernier aurait pu être démuni devant une telle attaque, ses yeux brillèrent d'un cosmos verdâtre et en levant la main il libéra des cartes de tarot qui explosèrent au moindre contact. Le cosmos de ce Gitan n'avait rien à envier aux célèbres pouvoirs des Chevaliers d'or.

" M'attaquer avec des corbeaux, bah tiens, il en faudra plus pour faire tomber l'un des Primii des Neuf Kumpanii ! ... Zut, j'ai oublié de vous donner une chose au fait, je m'appelle Juan et je serai sur l'île au large de la cité si vous avez besoin de moi et de mes hommes. Je sais ce que vous êtes et pourquoi vous êtes ici, mon Peuple a été aussi appelé tout comme vous... "

Alors qu'il terminait sa phrase, les corbeaux morts explosèrent dans des nuées de plumes tournoyantes. Chacune fendait l'air pour devenir des rasoirs acérés, dissimulation et tromperie semblaient le maître mot de celui qui usait de tels stratagèmes. Une vingtaine de plumes foncèrent sur Narcisse en premier pour le provoquer dans une première salve, guidé par ce cosmos secret et puissant, il était difficile d'en détecter la provenance. Les ombres des maisons autour semblaient communier avec celle de la Basilique dans ce déluge noir de sang et de cendres.

Brusquement, un cosmos émeraude venant de nulle part interrompit l'assaut pour permettre aux Quaesitors et au Gitan de souffler un peu, un bref répit certes, mais qu'allait-il faire pour ne pas mourir sous les coups d'un ennemi aussi retors qu'inconnu ?
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 25 Sep - 22:05

Restant toujours sous un masque de sérénité, Arjuna observait la tournure d'une rencontre qui, part nature, n'avait rien d'anodine. Mais que de tels ennuis pointent aussi rapidement le bout de leurs nez, ça pour rien au monde il n'aurait souhaité l'envisager.
Il nota l'expression temporairement figé de l'homme du voyage, enregistra les mots du représentant d' Hadès, puis soudain il ne fut plus là. Son esprit voguait toujours alentours, mais il n'était définitivement plus dans un même plan spirituel qu'autrui. Pourtant, rien, pas une silhouette cosmique, pas la moindre émanation de puissance, pas la moindre explosion lointaine. Le cosmos pourtant puissant de la louve et du Gitan semblaient de lointains braises presque éteinte. Quelqu'un s'arrangeait de plus en plus clairement à jouer les troubles-fête en venant ainsi perturber la perception des nouveaux Juges des Dieux.
Mais cette-fois, et en dépits des premières hypothèses du Général, rien ne semblait provenir du Spectre en masque. Celui-ci semblait profiter tout autant de la scène, préférant garder un rôle de vigile.

Chaque pensée menait Arjuna vers une déduction certaine, mais pour l'heure inappropriée, du moins était-ce là ce qu'il se disait. Il avait des tâches plus importantes. Et si un clan ancien demandait l'aide des dieux, il était de leurs devoirs d'en entendre les motifs. Car ils formaient une unité instable mais rallié aux côtés d'une seule allié, la paix. Pourtant il n'en eut guère l'occasion tant la vitesses des évènements qui s’enchaînèrent subitement fut intense.

Plongé au coeur d'une guerre dont il ne savait rien rien, il ne put que suivre les différents protagonistes de cette pièce macabre tout en évitant les quelques corbeaux qui décidèrent de voler en sa direction. Chrysaor rayonna sans son écaille, le temps d'un éclair pourfendant l'air et les pauvres volaitles qui s'y trouvaient. Ses attaques étaient rapide et insisives. Il ne visait que les corbeaux qui se dirigeaient directement sur lui, ou ceux qui, par soif de sang ou pire encore, semblaient de diriger en direction des quartiers habités.
Mais la tâche semblait aisé tant l'attaque semblait se diriger plus particulièrement sur deux cibles qu'étaient le Gitan, et, le Spectre d' Hadès.

Ainsi, l'envoyé de l'enfer était une cible principale. Représentait-il un danger, ou n'était-ce encore qu'une manigance grotesque dans l'espoir de tromper la vigilance des Gardiens. Il n'avait, une fois encore, peu de chances de trouver une réponse sans plus d'éléments, mais il garder ces suppositions en tête.

Armant son épée, prêt à fendre le ciel s'il venait lui aussi à se mettre en travers de sa route.
Il fit quelques pas de côtés, prenant note des derniers du Gitan, il comprit qu'ils se trouvaient peut-être tous dans un piège bien plus gros qu'il ne l'aurai imaginé. Mais il se devait de rester concentrer. S'approchant de la Louve, il adoptant naturellement une position défensive. Il aurait voulu s'adresser à elle. Mais il est clair pour tous que la situation ne s'y prêtait pas.

Décidément, c'est à se demander comment cet homme a fait pour se faire un jour des amis. Mais ceci est une autre partie de l'histoire.
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Eren


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 25 Sep - 23:18

Daybreak's Bell
Prologue


Dès qu'ils eurent pris possession de l'ambassade, Sköll en profita pour s'absenter. Les laisser seuls aussitôt après avoir posé leurs bagages l'irritait profondément. Mais il avait une bonne raison de le faire. Leene l'avait ressenti autant que lui, on leur voulait du mal. Dans quel but, il n'aurait su le dire. Selon toute apparence, il n'avait eu besoin que de poser le pied dans cette ville pour se faire de nouveaux ennemis. Du genre qui n'avait pas le cran de l'affronter en face. Qu'à cela ne tienne. Puisque l'individu les épiait depuis les toits, il viendrait le chercher sur son propre terrain. La Cité des Ombres avait interdit l'usage du cosmos, mais ses qualités propres étaient amplement suffisantes pour atteindre les sommets. L'entraînement rigoureux des Chevaliers les dotait de capacités physiques hors-normes, même sans avoir recours à cette source de pouvoir illimitée. Sitôt engagé dans une ruelle sombre où nul n'aurait pu le voir sans y entrer, un bond puissant le fit prendre appui à la surface du mur. Une série de sauts ne tarda pas à l'emmener vers les hauteurs.

Il aurait pu se contenter d'un seul, mais aurait alors été clairement visible par tous, fut-ce l'espace d'une seule seconde. Il ne tenait pas à se faire remarquer. Le savoir à sa poursuite risquerait de faire prendre la fuite à son nouveau camarade jeu. Par malheur, il n' en avait pas trace. Tout portait à croire qu'il s'était volatilisé, comme l'énergie qu'il n'avait émise qu'un bref instant. Mais il en faudrait plus pour convaincre Sköll de renoncer à l'attraper. Ses sens portés à leur plus haut niveau l'aidèrent à sonder les environs, sans succès. Ce fut alors au tour de son cosmos d'étendre son influence, sans qu'il ne le fasse brûler à aucun moment. Même s'il lui était déplaisant de ne pouvoir user de ses pouvoirs à sa guise, il devait plus que quiconque s'en tenir aux règles en vigueur. Hélas, il n'eut pas plus de chance avec cette méthode, mais ne désespérait pas d'arriver à ses fins.

Ce qui l'intrigua en revanche fut de sentir la confusion qui régnait non loin de là.

Au sommet de la demeure qu'il avait escaladée pour s'offrir le luxe d'une vue d'ensemble, il percevait très clairement l'agitation qui se propageait aux alentours. De longues secondes furent néanmoins nécessaire pour se rappeler qu'il était officiellement convié à un sommet où seuls seraient admis les Quaesitors. À l'évidence, il venait de le trouver. Ce serait mentir que de dire qu'il avait la tête à y prendre part, mais négliger ses nouvelles responsabilités dès le premier jour serait peu judicieux. Après un dernier tour d'horizon, qui n'eut pas plus de résultats que les précédents, il se jura de remettre cela à plus tard. Son agresseur ne l'emporterait pas au paradis, c'était plus que certain.Ayant déjà sur lui tout ce dont il avait besoin, il n'estima pas utile de passer par ses quartiers avant de s'y rendre. Le point de rendez-vous était de toute façon plus proche de sa position actuelle que l'ambassade qu'il avait délaissée

Au cours des six dernières années, Leene avait pu mesurer toute l'étendue des prouesses martiales de son conjoint. Qu'elle s'inquiète à son sujet était dès lors peu probable. Y passer des heures serait déjà plus préoccupant, mais il ne voyait rien qui puisse l'empêcher de rentrer avant la tombée de la nuit. De créneau en créneau, il finit par rejoindre l'emplacement et n'y trouva rien qui retienne son attention – sinon peut-être ceux qu'il devinait être ses homologues, sans que cela signifie beaucoup à ses yeux. En dépit de sa haute stature, il veilla à ne pas se mettre en évidence. Observer depuis les cieux – ou peu s'en faut – serait plus enrichissant que de se présenter devant eux, ce qu'il n'avait, à la vérité, aucune envie de faire dans l'immédiat. Sans doute le faudrait-il tôt ou tard, mais il repousserait cette échéance autant que faire se peut. Partager la même fonction n'en faisait pas ses alliés pour autant, particulièrement en sachant que chacun d'eux était issu d'un camp différent du sien.

Il se surprit d'ailleurs à se demander qui dirigeait les Enfers depuis que Perséphone n'était plus, mais oublia cette question aussi vite qu'elle avait fait surface. Un regard à la dérobée lui fit arquer un sourcil : un cosmos étranger était en train de les assaillir. Il ne regretta pas de s'être tenu à l'écart, quand bien même il s'interrogeait sur ses origines. N'avoir pas assisté à la scène lui avait fait manquer quantité d'informations qui lui auraient sans doute été précieuses pour y voir plus clair mais il n'en avait cure. En quoi était-il concerné par tout ceci ? Et quel besoin y avait-il de tous les rassembler ? Voilà ce qui lui occupait l'esprit tandis qu'il descendait de son perchoir sans un bruit pour atterrir dans l'obscurité, semblable au fauve dont il portait l'emblème. Seule sa chevelure neigeuse aurait pu trahir sa présence dans sa chute, mais ses analogues avaient bien mieux à faire que de scruter la pénombre. Oui, c'était à n'en pas douter le meilleur endroit pour les regarder se débattre...

Quelque part entre les ombres.
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Eris [PNJ]


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mer 26 Sep - 19:36

    Dans l'air lourd de menace qui planait sur la place Saint-Marc, un bref grincement sourd se fit entendre. L'une des portes annexes de la Basilique venait de s'ouvrir de ses deux battants, comme poussée par des bras invisibles. De l'intérieur du lieu saint jaillit alors un objet massif qui tournoya dans les airs avant d'aller se planter à une vingtaine de mètres du groupe hétéroclite qui s'était formé sur la place, regroupant les Gitans et les Quaesitors. L'imposante arme se révéla être une gigantesque hallebarde... A moins qu'il ne s'agisse d'une hache? La forme de l'objet prêtait à la confusion, étrange mélange des deux instruments de mort. Sa forme n'en fut cependant pas plus étonnante que son effet : tout juste plantée dans la pierre de le place, elle fit apparaitre un étrange brasier bleu autour d'elle dont les flammèches s'éparpillèrent aux quatre coins des lieux en laissant le groupe sauf. Les intrigants feu-follets vinrent se joindre au mystérieux Cosmos à la teinte émeraude pour au moins temporairement repousser les ombres qui menaçaient les Quaesitors. Au même moment, une imposante silhouette se détacha de l'ouverture d'où la hallebarde avait été lancée.

      « Combien de temps comptez-vous rester plantés là, complètement à découvert? Vous faites des proies faciles en demeurant sur la Piazza! »

    Haut de plus de deux mètres, l'homme qui avait parlé de sa voix caverneuse était habillé de vêtements noirs typique de Venise, de sorte qu'il semblait parfaitement à sa place dans cet étrange décor. Taillé comme une montagne, il était aisé que seul un colosse dans son genre pouvait revendiquer une arme comme celle qui s'était planté non loin d'eux. Son visage était intégralement recouvert d'un masque de carnaval blanc agrémenté de traits sombres. Le peu de peau et de cheveux qui se devinait sous son chapeau étaient d'une pâleur fantomatique telle qu'on semblait pouvoir y voir au travers.

    L'étrange apparition s'avança d'un pas lourd jusqu'à son arme, qu'il récupéra sans mal en la délogeant du sol et en la soulevant d'un seul bras. La hallebarde alla se reposer sur son épaule alors que le brasier azur à ses pieds se dissipait peu à peu sans laisser la moindre trace sur le sol de marbre de la place Saint-Marc. Considérant les protagoniste de cette étrange escarmouche, y compris le nouvel arrivant qui avait cru bon de se cacher dans les ombres alors qu'il n'y avait guère d'endroit où demeurer inaperçu dans cette immense Piazza, l'homme masqué s'écarta pour désigner de sa main libre au groupe la porte par laquelle il était tantôt sortie.

      « Rentrez à l'intérieur de la Basilique et laissez filer ces importuns. Nous nous en occuperons plus tard... Partez vous aussi, Romanis! Nous avons entendu votre requête. Ne nous faites pas perdre d'avantages de temps avec vos pitreries. »

    Comme pour appuyer ses paroles, l'homme frappa le sol du pommeau de son arme, provoquant un choc sonore qui résonna aux quatre coins de la place. Sans accorder d'avantage d'intérêt aux gitans comme aux Quaesitors, l'étrange géant se détourna pour se diriger à nouveau vers l'abri que constituait la Basilique. Il savait mieux que personne que cette accalmie serait, comme la protection qu'il avait levé, éphémère. Les Juges des Dieux devaient se réunir avant de s'enfoncer d'avantage dans les méandres des conspirations qui se levaient dans la Cité des Ombres.
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mer 3 Oct - 20:26

Rien ne pouvait plus entraver la marche du complot. Et bien qu'il eut lui-même l'impression e n'être qu'un pantin habillement, mais avec si peu de subtilité, dirigé par un marionnettiste de talent, Arjuna de Chrysaor demeurait calme et serein.
Préoccupé par la situation du sanctuaire marin, il n'avait que peu connaissance des conflits extérieurs. Bien sur, il avait eut son lot de compte-rendu et de rapports d'espions Atlantes, mais il est une chose de savoir les faits, et de les connaître, de plus, il n'y avait prêté qu'une attention minime tant sa seule priorité demeurait la protection et la libération du Domaine de Poséidon.

Tout danger extérieur serai une menace plus que conséquente tant que l'ennemi se glissant en leur sein planerai ainsi au dessus de leurs têtes. Mais c'est, tout aussi étrange que cela puisse paraître à certains, un motif suffisant et plus qu'important pour veiller au bon déroulement de la réunion des Quaesitors. Car dans l'esprit du Général Indien, toute cette mascarade politique restait tout de même un bon tremplin pour, d'une main trouver de l'aide future, et assurer une paix propice à la gestion d'un conflit plus qu'embarrassant, et de l'autre, dévoiler le visage de ceux qui agissaient dans l'ombre. Car pour le Chrysaor, il ne faisait que peu de doutes qu'un traître seul ai pu tenir tête à Poséidon en personne. Mais comme à son habitude, il patientait, cherchait dans tout les angles de sa perception une vérité qui jusque là lui aurai échappé.

Pourtant plongé dans un Chaos débordant, il gardait ces questions toujours dans le même coin de son esprit, et continuait d'observer avec attention l' enchaînement des évènements. Une minutie bien trop précise avait été mise en place. A tel point qu'il en devenait difficile de croise qu'une éminence grise puisse réellement avoir été à l'origine de cette scène, et mon seigneur commençait de plus en plus à croire en une vaste plaisanterie. Lorsque le nouveau Quaesitor arriva, laissant un étrange répit aux légats déjà présent, il esquissa un sourire. Instinctivement, son regard se détourna vers le représentant d' Hadès. Mais il y avait plus encore. Quelques spectateurs s'étaient glissés dans les ombres, sans oser se montrer. Des Cosmo-énérgies totalement inconnues de lui, mais si ces guerriers préféraient rester dans les ombres, en quoi cela pouvait-il être le problème du Juge envoyé par l'empereur des Mers ?

- Si le conseil vous a invité, il semble logique que vous participiez à ce premier conseil.

Il avait prononcé ces mots dans regarder personne en particulier, mais il ne faisait aucun doute qu' Arjuna s'adressait alors au Gardien d' Émeraude.

- Puisque dame Esmeralda semble avoir été forcé à l'absence, l'un de vous se doit de nous accompagner. Mais cela ne veut en aucun cas signifier que l'empire vous accorde quelque crédit.

Ses mots restaient simples, et contrairement à presque toutes les personnes présentes, il ne daigna pas jouer aux facéties d'une diplomatie arqué sous le poids des faux semblants.
Sans ajouter plus de mot, il fit enfin un premier pas en direction de la basilique, et, de retour dans l'aphonie la plus totale, il pénétra enfin l'enceinte du bâtiment, sans même tourner les yeux dans son dos. Mais alors qu'il foulait le palier de la Basilique, son esprit se faisait plus tendu, davantage méfiant, à l’affût de la moindre énergie hostile. Faire confiance n'était pas à l'ordre du jour, mais l'amalgame entre méfiance et défiance ne serai pas l'erreur de l'envoyé des OCéans.


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Liana


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 8 Oct - 21:13



Les sens aux aguets, la Louve veillait et écoutait. Arjun s'était approché et avait pioché une des cartes du tarot, le représentant d'Hadès se refusant à en sélectionner une lorsque vint son tour. Et puis soudain, elle ressentit quelque chose. Elle eut juste le temps de se détourner pour voir son compagnon disparaitre, tandis qu'une flèche dorée vint frapper l'endroit où il s'était trouvé quelques instants plus tôt, tandis que les prunelles de la Sainte s'écarquillaient, et qu'un souvenir tout aussi funeste revint hanter son esprit.

*SHADOW!* Hurla la Demoiselle à l'attention de son comparse. Non, cela ne se pouvait, elle l'avait déjà perdu une fois par le passé, il n'était plus question que ça recommence. Mais la voix de ce dernier vint immédiatement la rassurer sur son sort, ce qui eut le don de calmer instantanément le cœur affolé de la Demoiselle.

*Je crois que jamais tu n'auras aussi bien porté ton nom. Je te prie de remercier pour moi celle à qui tu dois d'être encore en vie. As-tu ressenti quelque chose? Une présence?*

*J'ai pu ressentir un autre cosmos, mais avant que je ne t’interpelle la flèche a été décochée. Reste sur tes gardes Liana. Je ne sais ce qui se trame ici, mais en tout cas, ça ne m'inspire nulle confiance. Toutefois tu n'es plus seule. tu as pu ressentir leur présence n'est ce pas?*


*Oui j'ai reconnu les cosmos de Dormin et de Mattheus. Quant à nous deux, nous allons pouvoir continuer à deviser de la sorte. Tu m'excuseras, mais pour l'heure je dois me défendre de ces volatiles.*

En effet, les corbeaux fonçaient droit sur l'ensemble du petit groupe. Un regard sur la place indiqua à la demoiselle que cette dernière était toujours dépourvue de populace. Toutefois, elle ressentit la puissance du cosmos du Gitan qu'il concentra dans ses cartes. Au contact de chacune d'elle, les oiseaux virent leur vie les quitter. Pourtant, il fallait être fou pour croire que tout était fini. En effet, les corps se désintégrèrent et voilà que les sombres plumes foncèrent droit sur eux, aussi coupantes que des lames de rasoir.

Le corps de la Louve se mit en mouvement, en appelant à sa hardiesse et sa vivacité pour esquiver ces armes dérisoires tandis qu'elle s'élançait pour prendre possession de la flèche d'or qu'elle serra dans sa main. Soudain un autre cosmos fit son apparition, similaire à celui de Juan, leur accordant un instant de répit. Cela fit arquer un sourcil à la demoiselle. Qui osait user du cosmos alors que cela était chose interdite dans la Cité des Ombres? Même si elle ne pouvait que remercier l'intervention de l'inconnu, il n'en demeurait pas moins que ce dernier avait pris le risque de déroger à l'une des règles instaurée et punissable pour leur venir en aide.

Les portes de la basilique roulèrent sur leurs gongs, et une hallebarde vint se planter dans le sol, immédiatement enveloppée par quelques flammèches bleutées. Les protagonistes se tournèrent en direction des portes entrouvertes où un homme à la stature colossale sortit des ténèbres, avant de les inviter à gagner la quiétude du lieu saint. Ainsi donc, Liana se trouvait-elle en présence d'un nouveau Quaesitor.

Gravissant les marches menant au parvis, la demoiselle se retourna pour porter son attention sur les gitans.

"- Il a raison, vous devriez y aller. Ne vous en faites pas, je suis certaine que nos chemins se croiseront à nouveau, et ce, rapidement."

*Shadow? Peux-tu me dire ce qu'il en est de ton côté?*

Demanda-t-elle au loup tandis qu'elle gagnait l'intérieur de la Basilique, laissant son regard errer et s'émerveiller sur la beauté de ce lieu.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Sam 13 Oct - 19:50

3

Nous ne sommes pas seuls ici, pensa-t-il en lui-même, tous ses sens en alerte. Depuis le premier instant, il connaissait cette vérité mais maintenant qu’il s’y intéressait, le Dieu du Rêve était intrigué. Il y avait beaucoup de raison qui pouvaient pousser quelqu’un à observer cet endroit et les choses qui s’y déroulaient en cet instant, car elles étaient pleines d’enseignement. Il espérait être assez beau pour ces yeux inconnus, qu’ils ne soient pas déçus du spectacle que leur offrait la vue d’un homme aussi élégant. Le chien de la fille nommé Liana était agité, signe qu’il avait senti ceux qui les observaient en cet instant. L’homme au masque noir se concentra un peu plus, caressant du bout de ses pensées celles de cet espion au service d’une force inconnue…

Mais qui dit détection, dit détecté.
Aussi, alors qu’il s’apprêtait à localiser la source de ce Cosmos inconnu, une flèche d’or manqua de peu le caniche au milieu de la place, sauvé de justesse par un Gitan. Une ombre sur les toits s’écarta de la scène et disparut dans la ville. Il aurait pu la poursuivre s’il l’avait souhaité, mais il risquait d’y avoir des témoins, et donc de violer les règles de Venise pour parvenir à ses fins. Il n’était pas là pour ça, pas encore. Et de toute façon, l’inconnu avait prit le soin de couvrir sa fuite en s’attaquant à la seconde personne capable de le suivre à la trace à travers la ville : autrement dit, lui-même. Les corbeaux qui depuis le début du combat semblaient s’être rassemblés par dizaines autour d’eux le chargèrent brusquement, ainsi que d’autres personnes sur la place. D’une décharge Cosmique un peu tape à l’œil, un Gitan fît exploser trois corbeaux avant de discourir sur lui-même, comme l’aurait sans doute fait Narcisse en fait s’il avait décidé de se révéler sous son vrai jour.

Les corbeaux restant disparurent dans un tourbillon d’ailes et de plumes pour ne plus être qu’une nasse de couteaux tranchants lancés contre lui. Ben tien, et il croit vraiment que ça lui fait peur ça ? Narcisse ne fit d’ailleurs aucun mouvement, s’apprêtant simplement à libérer une onde de choc cosmique à vous faire trembler toute la place pendant quelques secondes. Mais avant qu’il n’ait le temps d’intervenir, quelqu’un d’autre interrompit l’attaque qui lui était destinée. Peut-être cette personne avait-elle pressentie ce qu’allait faire le Dieu du Rêve, et c’était peut-être tant mieux pour tout le monde qu’il n’ait pas provoqué un tremblement de terre à cet endroit pour arrêter une si petite attaque.
    Quelle animation, c’est à se demander ce qu’il se passe lorsqu’il n’y a pas de réunion ! Peut-être des démons sortent-ils du noir pour nous attaquer alors que nous sortons dans les rues de Venise !
L’ironie de ses propos était aussi impressionnante que son manque d’intérêt pour le danger qui rodait autour d’eux depuis le début de cette rencontre. L’heure n’était de toute façon pas encore à la démonstration de force. Pour le moment, tout ceci n’était qu’un petit avertissement lança à l’encontre des Quaesitors.
Arjuna s’était porté en position défensive, au chevet de l’animal sauvé par le Gitan, épée au poing. La propriétaire de l’animal elle, bougea avec un temps de retard. Quelque part autour d’eux, une nouvelle présence bien moins camouflée que la précédente entra dans la place. Enfin, un nouveau personnage entra en scène, dans leur dos. Un autre Quaesitor sans doute, déjà sur place depuis le début.

Enfin quelqu’un avec un peu plus de tonus que tous ces hommes et femmes rassemblés ici ! Enfin quelqu’un d’intéressant à observer durant cette réunion. Narcisse croisa à nouveau les bras et hocha positivement la tête. Cette personne, aussi étrange soit-elle, avait tout à fait raison quand à leur position trop exposée… S’ils avaient eu à craindre pour leur vie oui ! Ce qui n’était pas son cas, alors même qu’il était le moins exposé du groupe sous la majestueuse hauteur des piliers de la Basilique.

Le Marina invita le Gitan aux cartes à se joindre au conseil pour plaider son cas de vive-voix, chose contre laquelle il était.
    Ce conseil ne peut accepter la présence d’un homme n’ayant pas été choisi par les Dieux, Marina. Qu’il reste avec son peuple, ce qui se déroule derrière ces portes ne le concerne pas.
Il pouvait bien sur décider d’en faire à sa tête et tout de même inviter le Gitan à entrer à l’intérieur de la Basilique mais c’était une mauvaise idée. De plus, rancunier qu’il était, Narcisse n’avait pas oublié la manière lamentable qu’avait eue le Marina à fuir son propre océan pour éviter de l’affronter. Cela ne faisait que rajouter une raison supplémentaire de l’éliminer lorsque tout ceci serait terminé. Du coin de l’œil, Narcisse observa la place et remarqua la présence physique de Krauser de l’Ogre. Ah, oui, il ne dégageait pas assez de Cosmo-énergie pour qu’il le sente, avec tous ces gens autour de lui. Ainsi c’était lui qui devait rester ici à Venise avec lui ? Ne devaient-ils pas être deux ? Usant du lien qu’il avait créé quelques années plus tôt, le Dieu du Rêve ferma les yeux et s’adressa à son sbire des Indes qui avait prit un peu de poil de la bête depuis leur rencontre.
    Krauser de l’Ogre, quel plaisir de te revoir en ces lieux. La signature cosmique de Narcisse était sans appel. Je vois que tu te fais des amis parmi nos futurs victimes, continu donc, mais prend garde : quelque chose rôde dans Venise, quelque chose qui n’a aucune envie d’être ami avec nous. Si tu souhaites partager cette information avec… Son esprit s’agita quelques secondes, comme un soubresaut. Avec… tes nouveaux compagnons… Fais-le, mais avec parcimonie. Les Enfers ne sauraient tolérer cette situation trop longtemps.
Narcisse se retira de l’esprit de l’étoile Terrestre et observa par ses propres yeux.

Dormin.

Ricanant intérieurement, Oneiros applaudit une seconde fois ce qui était pour lui la marque d’un destin supérieur. Arjuna, Dormin, Krauser, des êtres liés à lui, et lui à eux. Mais, qui était cette petite fille avec Dormin ? Elle avait les mêmes cheveux que lui. Est-ce…

Il entendit l’enfant saluer son père comme s’il avait été à côté de lui.
Pourquoi cela lui faisait cet effet ? Sans s’en rendre compte, son poing c’était serré. De même son énergie, contenue depuis son apparition, se mit à se mouvoir dans l’air. Pour ceux qui y étaient sensibles, ce n’était guère un bon présage de voir ainsi s’animer sans raison le Quaesitor des Enfers. Mais il garda le contrôle, faisant taire en lui ce qui faisait sa faiblesse. Lorsqu’il releva la tête pour observer le ciel, son aura disparut à nouveau. Il le regarda de nouveau, tout comme lui le regardait à nouveau. Sa fille se dirigeait vers eux : un Quesitor supplémentaire sans aucun doute.

Quand à toi Dormin… Ton heure viendra bien assez tôt, lorsque j’aurai tiré cette affaire au clair. Il garda ces pensées là pour lui, remerciant intérieurement Oneiros de faire ainsi rempart avec ce qui faisait de lui un être plus faible qu’il ne voulait le faire croire : faisant rempart, contre le peu d’humanité qui restait en lui.
    Les derniers retardataires arrivent.
Il désigna du menton la fille à la chevelure de feu qui venait vers eux, signifiant ainsi à l’assistance qu’ils n’étaient plus seuls sur cette piazza, et que pour certains, leurs « escortes » étaient présentes. Quand au Dieu du Rêve, il se détourna de la scène et entra à la suite du géant à la hallebarde.
L’éternité ne peut souffrir d’une erreur de jugement par trop, humaine.
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Panthéon


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 16 Oct - 22:25

Les gitans opinèrent de la tête et se retirèrent pour laisser les Quaesitors se rassembler dans l'antique Basilique. les anges les regardaient avec vertu et douceur. Les bougies s'allumèrent alors dans tel un incendie de toute beauté. Personne ne pouvait savoir que ce lieu serait dans les années à venir la fleur de la vertu de la paix dans un monde en proie aux flammes et au chaos. Les galeries laissaient des passages pour chaque minion des Dieux, sur l'autel, un cosmos symbolisant les étoiles dans le ciel était dessiné avec délicatesse.

Dans une lueur étheréé, huit statues fendirent l'espace pour former une pièce circulaire avec un trône de basalte devant eux. La place des Juges de Venise était enfin en place et un immense brasier cosmique s'embrasait alors dans un monde étrange. Nul mortel ne pouvait se rendre compte que leur basilique décelait une telle pièce suspendu entre les colonnades byzantines. Une voix de stentor résonna alors à l'adresse de tous les Juges !

" Vous qui êtes rassemblé en ce lieu saint, vous êtes les élus de vos Dieux pour faire respecter la promesse de la paix et la fin des Guerres perpétuelles... Nous, le Roi des Dieux vous demandons de mettre en place le premier pas de ces traités ! "

Le Roi des Dieux, Zeus en personne, venait de donner sa première sentence dans l'édification de la nouvelle ville, les pourparlers allaient pouvoir commencer dans la plus grande solennité.

*******
****
Sur un toit, un loup sortait de l'ombre en étant entre les mains d'une jeune femme à la peau d'onyx. Sa longue chevelure tressée dansait encore sur son épaule et elle portait manifestement une écaille noire de toute beauté. Par une caresse sur la tête du loup, elle le rassura avant de lever la tête vers l'esplanade de la Basilique éponyme. Perdue dans ses pensées, elle se demandait si elle n'avait pas fait une erreur en apparaissant aux yeux de tous mais laisser mourir un animal n'était pas dans sa nature humaine. Cependant, sa proie était désormais dans la Basilique et elle allait devoir attendre patiemment.

Ses yeux regardèrent alors vers l'autre côté et la vue du départ des Gitans l'intriguait tout autant. C'est alors qu'un cavalier apparut dans l'ombre et il fonça sur les membres de la petite communauté, le sang ruisselait déjà sur les pavés et des rigoles carmines se déversaient dans les canaux tel un sacrifice morbide. Froide et pensive, elle n'était pas encore intervenue mais elle vit que des hommes étaient en train de se rassembler pour aller dans la direction des gardes qui entouraient normalement les Quaesitors, le piège était trop simple et elle ne se trompait pas. Des gouffres d'ombres emportèrent les chevaliers, spectres et autres dans des mondes particuliers connues seulement du Chevalier noir que les Gitans avaient appelé "Frollo".

Dans ce monde, chaque adversaire devait faire face aux cadavres des gitans morts depuis peu, telles des marionnettes, les anciens serviteurs de la Belle Esmeralda allaient affronté leurs alliés de circonstance. Des plumes noires perçaient visiblement leur nuque et peu de chance de pouvoir l'arracher sans combattre.

Quelque part, une jeune femme à la chevelure noire et tombante sur ses épaules, l'atalante fugitive des temps anciens, pleurait la perte de ses frères si aimés....

Citation :
HRP : Tous les protecteurs des Quaesitors sont défiés et ne peuvent refuser le combat ! Les Quaesitors n'ont pas conscience de ce qui se passe à l'extérieur !
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Eris [PNJ]


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Sam 20 Oct - 22:56

    Le colosse au masque était resté dans l’encadrement des portes, droit et silencieux, tourné vers l'extérieur comme pour surveiller les alentours et s'assurer que ses collègues passeraient l'entrée de la Basilique sans avoir à craindre une quelconque attaque surprise venue de derrière eux. Sa haute stature, calme et imposante, avait quelque chose de rassurant et de redoutable à la fois. Sa proximité directe provoqua comme un malaise à ceux qui passèrent à son côté, la sensation dérangeante que quelque chose de contre-nature se trouvait tout proche... Mais cet éphémère sentiment se dissipa vite alors que l'homme masqué se faisait rempart entre eux et les menaces invisibles de l'extérieur. Lorsque chacun des eut franchis l'entrée de la Basilique, le Quaesitor referma derrière lui les lourdes portes du saint édifice, plongeant l'assemblée dans un silence surnaturel après l'inattendue agitation de cette première rencontre.

    S'ensuivit alors le monumental spectacle organisé de main de maitre par le grand Zeus, Dieu des Dieux, à l'attention des élus de ses frères et enfants. Les Juges de Venise furent accueillis par huit statues représentant les Divinités qui les avaient choisis pour le rôle de Quaesitor, chacune accompagnée d'un trône destiné à les recevoir tant pour leurs réunions que pour leurs audiences. Pour ce qui était de la démesure, on pouvait décidément affirmer sans aucun doute que le Seigneur de l'Olympe n'avait pas la main légère... Par contre pour ce qui était des directives, c'était là chose plus mesurée. Laissant les Juges face à face après des indications plus que vagues, l'aura impérieuse de Zeus se dissipa, les plongeant à nouveau dans le silence. Après un bref instant de flottement, ce fut le géant masqué qui pris le devant en s'avançant vers les trônes et, se retournant vers l'assemblée, s'incliner légèrement dans une salutation sobre mais respectueuse. Sa voix grave s'éleva de nouveau, sur un ton des plus sérieux.

      « Tout d'abord, permettez-moi de m'excuser pour ne pas m'être présenté plus tôt. Je suis Matteo Grimani, Quaesitor de Dame Discorde et fils de Venezia. Contrairement à ce que mon allégeance pourrait laisser croire, j'espère que nous parviendrons à laisser nos différents de côté et à travailler ensemble pour le bien de cette Cité. »

    Sur ces paroles pour le moins inattendues de la part d'un serviteur d'Eris, Déesse que l'on disait friande de trahisons et tromperies, le Quaesitor masqué gravit les marches jusqu'au trône placé devant la statue dédiée à la Divinité de la Discorde et du Chaos et s'y installa dans un bruit lourd et retentissant, comme si son corps avait été un bloc de granit. Plantant le manche de sa gigantesque hallebarde dans le sol tel un sceptre, le dénommé Matteo garda le silence pour laisser aux derniers venus le loisir de se présenter, puis repris la parole au moment opportun pour lancer le premier temps des négociations avant la prise effective de leurs fonctions, tel que Zeus l'avait souhaité.

      « Commençons sans plus attendre... Tout d'abord, si l'un d'entre vous tient grief à ma Déesse ou n'importe quelle autre Divinité ici représentée pour quelque raison que ce soit, je l'enjoins d'en faire part à cette assemblée pour que nous puissions jouer carte sur table d'entrée de jeu. Les ombres s'agitent déjà, et nous n'avons ni temps ni énergie à gaspiller en nous encombrant de telles entraves à notre mission. »

    Le Quaesitor se tourna en premier lieu vers la jeune femme choisie par Athéna pour être son glaive justicier en cette terre étrangère. L'opposition qui existait entre leurs deux Divinités, et ce depuis les temps mythologique, n'allait surement pas aider à leurs rapports, et Matteo Grimani semblait en être parfaitement conscient. Pourtant, il n'y eut aucune animosité dans l'attitude de l'homme masqué face à la Louve du Sanctuaire : comme il l'avait annoncé, malgré celle qu'il avait pour maitresse, le bourreau de Venise semblait porter un intérêt tout particulier à entamer sa relation avec ses collègues sur de bonnes bases.
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 21 Oct - 13:07

Ses yeux ne vacillèrent pas lorsqu'il passa tranquillement devant le colosse qui se présenta plus tard comme le gardien de la discorde. Qu'une telle personne se fasse le héraut du conseil en invitant les autres membres à prendre de place ne manqua pas de faire sourire, bien malgré lui, le jeune Général de Poséidon.

Mais en dehors d'un léger rictus amusé, rien d'autre ne semblait se lire sur le visage de celui qui, jusqu'ici encore, avait tâché de se montrer le plus neutre possible. Il resta de marbre lorsque le Dieux des dieux dévoila à l'assemblée le décors des négociations. Une fois encore, il avait été jugé que les apparences seraient mises en avant, et toute une mise en scène parfaitement adapté aux acteurs de la "paix "coïncidait avec l'ordre de Zeus.
D'un imperceptible haussement d'épaule, Arjuna soupira en silence, mais il savait parfaitement qu'il lui faudrait se plier une fois de plus à ces manières excessives. Si lui pensait tout bonnement pouvoir s’asseoir à-même le sol de la terre, mais après tout, le sol de la basilique et de cette succursale de l' Olympe étaient déjà l'oeuvre d'un travail d'artiste plus que d'un simple artisan. La science du détail n'était rien de plus que de la coquetterie pour lui.

Heureusement, il y avait plus Important à l'heure actuelle. Il écouta les mots de Matteo, rendant son salut sans faire de grands gestes, ni même un mot. Il prit patience, et lorsque le géant se fut enfin tût, il avança à son tour vers son siège réservé, sous le regard bienveillant d'un Empereur des mers immobile. Croisant son regard, il plongea dans cette mission d'une importance capitale, mais au taux de réussite presque inexistant. L'envoyé d' Eris l'avait bien signalé, et c'est avec une grande adresse qu'il se plaça en premier pour éviter de subir les éventuels sursaut d'orgueil à la première prise de parole. Observant Liana du Loup du coin de l'oeil, il ne pensa pas un seul instant que celle-ci se laisserai avoir si rapidement, n'était-elle pas l'élève du bélier selon les rumeurs ?

Il glissa ensuite en direction de l'envoyé d' Hadès, et déjà l'envie de lui faire retirer ce masque le prenait. Tournant de nouveau son visage en direction de son " trône ", il s'avança tout en répondant aux us requis par ce genre de situation.


- Arjuna de Chrysaor, Quaesitor du l'empereur Poséidon.

Toujours cette épuration du discours. Allant vers l'essentiel. D'autant plus qu'en ces lieux, seuls deux individus ignoraient son identité, tant le Guerrier d'écume s'était encore rapproché d'une certitude insolente quant au visage sous le masque des ténèbres. Pourtant, s'il avait souhaité inviter tout ce petit monde à discourir visage ouvert, il n'en fit rien.
Il adopta, comme à son habitude, une posture défensive, passive, et se contenta de patienter. Une telle remarque accompagné des faits qu'il aurait peut-être à rapporter au conseil au sujet de l'ingérence des Spectres ne ferait que l'afficher comme un pointeur. Peut-être était-ce une erreur, mais tel était le Gardien de Chrysaor.

- Les griefs du passé ne seraient que du sable dans les rouages du Destin.

Il n'ajouta rien de plus, laissant comprendre à tout un chacun ce qu'il désirait. Le message était clair et parfaitement ciblé, puisqu'au regard des années, chaque camps s'était affronté pour des motifs plus ou moins conséquents. Mais en ce jour, seule la paix importait.
Il posa sa longue lame d'or à ses pieds et prit enfin place au conseil. Il lança un sourire polit à Matteo, puis ferma les yeux un instant.
Pendant tout ce temps, il avait perdu la trace des Gitans, et quelque part, celle du monde extérieur. Ainsi, rien ne pouvait déranger les Quaesitor, mais rien ne pouvait non plus les prévenir d'un danger extérieur. Voila qui serai, à n'en pas douter, une longue journée pour tous.
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 21 Oct - 13:21

4

Tandis qu’il pénétrait dans la Basilique, Narcisse eut au fin fond de ses pensées un titillement désagréable qui, en d’autres circonstances, l’aurait poussé à se retourner et à directement aller voir Dormin pour lui faire comprendre à quel point celui-ci l’avait déçu. Peut-être était-ce autre chose qui l’interpellait mais dans son état de colère sous-jacente, l’énigmatique juge d’Hadès n’avait que peu de patience à découvrir le pourquoi du comment, s’arrêtant aux évidences et laissant pour plus tard les réflexions. Peut-être aurait-il pu pressentir ce qui allait se jouer à l’extérieur une fois les portes refermées… Mais il ne le fit pas, et s’avança le premier vers le centre de la Basilique qui aujourd’hui, serait fermée au public pour des raisons inconnues.

Derrière lui, quelqu’un referma la lourde porte en chêne massif, ce qui marqua d’un certain point de vu, le début des hostilités. Car à peine furent-ils tous réunis qu’une vision qu’il n’aurait jamais cru possible s’imposa à lui. Dans un déchainement cosmique à tout rompre, Zeus, le Dieu des Dieux, apparu devant eux.
Ce n’était pas la première fois qui le voyait.

Aux Enfers, alors que la bataille pour sa libération se terminait, Narcisse l’avait vu s’élever et déclencher le Maelstrom qui l’avait rejeté quelques instants après sur les berges du Sanctuaire Sous-marin, il y avait de cela six ans. Depuis les Enfers s’étaient retrouvées coupées du monde et impossible d’accès. Et bien qu’il l’ignore lui-même, Oneiros lui se doutait que quelque chose avait profité de ce temps pour échapper à la « prison » que représentait les Enfers. Mais, sûr de rien, il tut ses réflexions et se contenta de s’incliner à l’apparition de Zeus. Il n’avait sans doute pas oublié qui l’avait emprisonné la dernière fois et nul doute qu’il allait garder un œil bien particulier sur Hadès et Poséidon. Autrement dit, sur lui, et Arjuna.

Puis la voix de ténor de Zeus résonna autour d’eux, les invitant à faire respecter ce pourquoi ils étaient venus ici : le traité de paix. Des trônes étaient apparus pour les recevoir et il était donc temps pour eux de s’installer et de… délibérer. Le géant à la hallebarde, dénommé Matteo Grimani, fût le premier à s’avancer et à prendre place, non sans s’être présenté comme le Quaesitor d’Eris et un natif Italien. Son premier sentiment à son sujet ne l’avait donc pas trompé : cette personne forte intéressante le devenait de plus en plus à mesure que les minutes passaient. Narcisse allait devoir redoubler de beauté et d’intérêt, lui aussi, pour pouvoir approcher ce Quaesitor et surtout, celle qui, d’entre tous les Dieux et Déesses, avait le plus de chance de le comprendre : Eris. Arjuna fût le second à s’avancer et à se présenter auprès d’eux. Chose inutile à mon avis, tant cet homme puait l’océan à des mètres à la ronde, m’enfin, il fallait bien mettre tout le monde au courant.

Même s’il avait été le premier à pénétrer dans la Basilique Saint-Marc, Narcisse fût le troisième à s’avancer. Il ne s’était pas présenté à l’extérieur pour éviter que des yeux inopportuns ne se posent sur lui. Mais ici, il pouvait faire tomber les masques et à l’abri de la protection de Zeus, saluer comme il se devait les Juges rassemblés.
Après quelques pas qui firent onduler son costume noir aux reflets d’or, le Dieu du Rêve prit la parole.
    Pardonnez-moi de ne pas m’être présenté plus tôt chers confrères Quaesitors, mais des yeux et des oreilles qui n’avaient pas été invité rôdaient tout autour de nous. Du bout des doigts il prit délicatement le masque posé sur son visage et l’ôta, dos à ses confrères. Ce faisant, sa chevelure, dans un souffle cosmique, reprit sa couleur « naturelle » : vert émeraude, avant de voir le jeune homme se retourner et s’incliner devant eux. Je me nomme, Narcisse, et je représenterais les Enfers, auprès de cette noble assemblée.
Puis il prit comme le Juge d’Eris place sur le trôle qui lui était dédié, surmonté d’une statue représentant Hadès, le monarque sombre. Son coude se posa naturellement sur l’accoudoir du trône et après avoir croisé les jambes, il s’immobilisa, écoutant simplement chacun des autres Juges se présenter comme ils le souhaitèrent avant de prendre eux aussi leurs places dans le cercle. Lorsqu’enfin, tous furent installés, le Matteo Grimani fût à nouveau le premier à parler.
Ohoh, jouer cartes sur table ? Voilà une bien solennelle façon d’entamer les négociations. Lui-même, de même qu’Hadès, n’avaient rien à reprocher à Eris. Au contraire d’ailleurs. Mais apparemment sa déclaration visait principalement la jeune femme au loup qui, il ne l’aurait pas cru, était la représentante d’Athéna en ces lieux. Ce n’était surement pas un Chevalier d’Or alors que diable faisait-elle à cette place ? De son temps, cela n’aurait jamais eu lieu… Mais il ne préféra rien dire, car Dormin aurait pu être à cette place. Celui qui portait son ancienne armure en somme… Il aurait été mal à l’aise tout du long si ça avait été le cas ! Bien… Autant procéder ainsi. Le Quaesitor de Poséidon fût le second à prendre la parole, répondant simplement que leurs griefs appartenaient au passé. Mais cela ne signifiait aucunement qu’elles étaient terminées. Cette nuance n’échappa aucunement à Narcisse, car le passé avait toujours été, et sera toujours, la source de bien des maux sur Terre. Il prit à son tour la parole…
    Pour ma part, cher Quaesitor aussi prompt à faire démonstration de force que d’intégrité, les Enfers n’ont rien contre vous. Je ne vous prierais cependant pas de faire part de vos griefs à l’encontre du Monarque Sombre comme vous le faites : cela prendrait un temps inutilement long. Il fit une courte pause pour jeter un coup d’œil à Arjuna, comme si le message se devait de bien passer auprès de lui en particulier. Sachez cependant que ma présence ici est déjà la preuve de la bonne volonté de celle qui m’envoie, ma Dame maîtresse des Enfers, Perséphone. Faisons donc fi du passé guerrier et sanglant de nos Dieux respectifs pour regarder avec objectivité notre situation présente : nous sommes là pour faire la paix sous le regard de Zeus lui-même. Aussi, je vous le dis, acceptez cette paix que les Enfers vous offrent, à tous.
Voilà, tout était dit. Inutile effectivement de faire passer en revus toutes les griefs que tous peuvent avoir contre lui, ou les Spectres : ils ont tous eu affaire à l’ordre du Dieu des Enfers et ont donc tous des vœux sans doute très prononcés pour leur disparition, à lui, et à tous les serviteurs du Monarque Sombre. Malheureusement, ils sont éternels, et ça ils ne doivent pas l’oublier. Ce traité de paix est une aubaine pour eux : ne plus avoir Hadès et ses Spectres parmi leurs ennemis leur fera sans doute passer des nuits plus paisibles… Enfin, si les fils d’Hypnos le veulent bien sûr.
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Eren


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 22 Oct - 8:12

Daybreak's Bell
Prologue


Quand Zeta estima les avoir suffisamment épiés, il se mit enfin en mouvement. Pas un n'avait su retenir son intérêt, aussi ne tint-il nul compte de la présence des autres Quaesitors. Le peu de liens qu'il avait pu tisser par le passé n'incluaient que rarement les factions autres que la sienne, et il n'était de toute façon pas venu jusqu'ici pour se faire des amis. Sa curiosité avait, qui plus est, un tout autre point de mire. Et celui-ci était situé à l'intérieur de l'église où on les attendait avec tant d'impatience. Les récents événements, en particulier ceux auxquels il avait pu assister, ne lui disaient rien qui vaille. En fin de compte, avoir accepté ce poste pouvait être une lourde erreur. Avoir cette pensée en tête le dérangeait fortement, mais pas autant que ce qui se préparait à y faire suite.

Car, il pouvait le sentir, le calvaire ne faisait que commencer. Il y avait dans l'air une étrange tension... De celles qu'il n'avait que rarement ressenti, et ce en dépit de ses sens surdéveloppés. De celles qui annoncent le malheur et sentent la mort. L'aura qui emplissait la Basilique lui était familière et pour cause ; le Roi des Dieux lui-même n'avait su mettre un terme à sa rage de vaincre, des années auparavant. Ces retrouvailles auraient pu lui valoir un sourire ironique s'il n'avait pas été si tendu. Et il avait toutes les raisons de l'être. Dès qu'il fit son entrée dans la cathédrale, une paire d'yeux rouges vint confirmer ses doutes. Une manière d'entrer en contact que Leene était hélas seule à connaître. Bien que le corbeau lui soit destiné, tous purent entendre ses funestes présages.

- Seigneur Sombreloup, nous nous excusons d’ainsi vous déranger, mais l’heure est grave et le temps nous manque. Notre Dame et votre jeune loup sont attaqués en ses lieux par deux individus dangereux qui ont masqués leurs présences à vos sens. L’un des deux vous connaît personnellement, mais c’est l’autre qui demeure le plus dangereux, le plus puissant. Ils veulent enlever votre enfant, Seigneur loup. Il veut prendre notre protéger pour le sacrifier à son maître. Nous ne tolérons l’affront et notre Dame fait face, mais nous craignons que nos forces ne soient suffisantes face à leurs assauts combinés.

Tel était la missive délivrée par l'oiseau messager. Son sang ne fit qu'un tour et une fureur sans fond remonta des tréfonds de son âme. Le loup qui y était enchaîné menaçait de rompre ses liens et il n'avait jamais été tant enclin à l'en délivrer. La pression qui émanait de lui se mit à croître à tel point que les plus sensibles durent s'en sentir mal à l'aise. Sans qu'il n'ait pour cela dû libérer son cosmos, la puissance qui se dégageait de lui était déjà extraordinaire. Sans doute fallait-il en attribuer la faute à son héritage mythologique. Une lueur effrénée s'agitait au plus profond de son regard, redevenu aussi dur et froid que l'acier. Aussi tranchant également, mais pas autant que les lames qu'il était sur le point de tirer de leur fourreau. Au fond de lui, il savait que quitter les siens dès leur arrivée n'était pas sans risque. De toute évidence, il aurait mieux fait d'écouter son instinct et de rester auprès d'eux jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité. Pour n'en avoir rien fait, il était entièrement coupable du fait qu'il leur soit arrivé malheur.

Ses poings se serrèrent tandis qu'il exécutait un rapide volte-face pour emprunter le chemin de la sortie. Si vif soit-il, il n'en eut pourtant pas le temps. À peine le héraut d'ébène avait-il disparu, sa mission accomplie, que déjà les portes se refermaient sans qu'il n'ait pu en franchir le seuil. C'aurait pu n'être qu'un piège retors, fruit d'une odieuse machination, mais sa rage pulsait tant et plus et lui faisait oublier toute notion de prudence. La mine féroce qui s'était peinte sur son visage en aurait effrayé plus d'un tant on pouvait y voir les traits d'une bête sauvage. Enragée. Et qui le resterait tant qu'elle n'aurait pas obtenu satisfaction. Face aux portes, il ne retint qu'à grande peine son envie de faire exploser son cosmos pour les voir voler en éclats. Peine perdue que de vouloir le retenir dans cet état. Quiconque pourrait s'y risquer ne réussirait qu'à mourir en pure perte. Ce n'était plus un homme.

C'était un animal dont la soif de sang ne cessait de grandir et ne s'apaiserait qu'une fois étanchée dans le sang de ses ennemis. Puisqu'ils tenaient tant à attirer son attention, il allait leur en donner ; tant et si bien qu'ils ne s'en relèveraient plus. La loi de Venise prohibait le port de l'armure, mais l'absence de la sienne ne l'empêcherait pas de se battre. C'était aussi sa ville à compter de ce jour, et il était par conséquent tenu de la défendre. En s'y rendant, il ne ferait que respecter ses engagements. Nulle mesure ne serait prise à son encontre car il ne faisait là que son devoir. Même si ce n'avait été le cas, rien n'aurait pu l'empêcher de s'y rendre. La Cité des Ombres était née sous l'égide des Olympiens, et le fait qu'Odin y ait contribué ne semblait point avoir pallié à leur incompétence. Preuve en était de cette faille évidente dans la sécurité de leur précieux terrain neutre. Qu'y survienne pareil incident dès son inauguration n'incitait pas à avoir foi en ce projet fumeux.

Sans même se retourner, il leur décocha une œillade meurtrière par-dessus son épaule.

- Qu'est-ce que vous foutez ? Vous avez entendu comme moi, non ? Alors ouvrez cette porte sur le champ ou vous n'aurez plus à le faire d'ici cinq minutes. Est-ce clair ?

L'ombre d'une menace dont la cible n'était autre que le Roi des Dieux en personne. Cette annonce l'avait plongé dans une colère sans borne qui ne donnait à sa voix que plus d'emphase. N'était-il pas en droit de réclamer qu'on le libère de cette sainte prison pour porter secours aux êtres qui lui sont chers ? Sa haine n'était-elle pas compréhensible ? Son but n'était pas de se faire aimer de ses pairs, mais s'en faire détester n'était pas non plus dans ses projets. Il n'avait pas besoin de leur aide, mais qu'ils se mettent en travers de sa route et ils périraient de ses mains. L'idéal aurait été de n'avoir pas à se faire remarquer, mais les circonstances ne le lui avaient pas permis. Et à mesure que son pouvoir commençait à s'embraser pour appuyer tout le sérieux de ses propos, un oeil scrutateur fustigea chaque angle mort, chaque coin d'ombre où celui qu'il était venu chercher aurait pu se terrer. S'il était bien celui qu'il croyait, son soutien lui serait précieux, mais à quoi pouvait-il s'attendre de la part d'un vulgaire renégat ?
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Liana


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 23 Oct - 21:58




Le regard de la Louve errait partout autour d'elle pour s'émerveiller de la magnificence des lieux. Il lui semblait que la basilique avait été spécialement construite pour accueillir le Sanctuaire des Huit. Et alors qu'elle avançait en direction de l'autel, elle put constater l'apparition de huit statues, tandis que la voix du Père des Olympiens s'élevait dans le coeur même de l'édifice afin de leur confier la mission qui serait la leur: faire respecter le traité. Tour à tour, chacun d'eux vint prendre place sur le fauteuil qui se trouvait aux pieds de représentation minérale de leur Dieu tutélaire.

Ainsi donc, le géant qui les avait conduit ici était le Quaesitor de la Discorde. Elle put par ailleurs constater qu'elle n'était pas la seule femme au milieu de ces tous ces hommes. Ce tenait sous la statue d'Apollon une petite fille qui ressemblait à l'un de ses protecteurs. Elle adressa à cette dernière un sourire bienveillant dans le but de la mettre en confiance. Deux sièges étaient restés vierges de tout occupant: nulle trace des Quaesitors d'Héphaïstos et d'Arès. Tour à tour, tous prirent la parole, certains de façon moins loquace que d'autres, et lorsque vint son tour, la Chasseresse d'Athéna posa ses mains sur les accoudoirs de son fauteuil avant de se redresser gracieusement.

"- Je suis Liana, Sainte placée sous la protection de la constellation du Loup, au service de la déesse Athéna. Aux yeux de certains, mon rang ne vaut certainement pas grand chose, si ce n'est rien du tout. Mais cela ne fait pas de moi un être moins à même qu'un membre constituant l'élite de mon ordre."


A cette petite remarque, les prunelles de la Demoiselle s'étaient arrêtées sur le représentant des Enfers, Narcisse, auquel elle décocha un petit sourire en coin, signifiant par là qu'elle n'était nullement dupe de l'opinion qu'il portait sur elle. Puis, elle accorda toute son attention à colosse d'Eris, adressant à ce dernier un regard on ne peut plus sincère.

"- En ce qui concerne les griefs, Signore Grimani, sachez que j'ai laissé les miens aux portes de cette magnifique ville qui est la votre."

Elle reprenait la place qui était sienne afin de permettre à l'Asgardien, qui les avait tous ignoré avec superbe jusque là, de se présenter à eux...si toutefois le coeur lui en disait, ce qui n'était pas moins sûr. Néanmoins, cela ne semblait guère être encore l'heure pour cela. En effet, un corbeau, aux iris carmines, venait de se percher non loin du colosse à la chevelure d'argent, si similaire à la sienne. Et tandis que ce dernier transmettait son bien funeste message, le faciès de la jeune femme prit un air des plus sérieux. Quelle âme pouvait se permettre de se montrer aussi cruelle? L'épouse du Guerrier Divin était-elle la seule à devoir faire face à des hommes mal attentionnés?

Fermant alors les yeux, la Louve chercha alors à entrer en contact avec son compagnon d'aventure, pour avoir la réponse, sans toutefois pouvoir y parvenir. Il lui fallait se concentrer davantage, rétablir ce lien perdu qui les unissait, et lorsque se fut chose faite, elle l'entendit alors.

*Ah bien! Ce n'est pas trop tôt! Ca fait plusieurs minutes que je m’époumone pour rien! Qu'est ce qui se passe?*

*Désolée Shadow. Le Conseil vient de se réunir. Et de ton côté? Je te sens quelque peu paniqué.*


*Et pour cause! Liana c'est horrible! Un véritable carnage! Ils sont tous morts! Et nous n'avons rien put faire!*

Un instant, le coeur de la jeune femme manqua un battement. Etait-il arrivé quelque chose à Dormin et Mattheus?

*Ils combattent!*

*Quoi?! Ils combattent? Mais qui? Et pourquoi?*

*Pour protéger leur vie! Les gitans ont tous été tués. Tout ce sang! Ce carnage! Attends! Ne m'interromps pas! Liana les bohémiens sont devenus des morts vivants! Et ont disparu dans les ombres avec Dormin, Mattheus, et un géant Spectre.*

*Tiens toi en retrait. Reste mes yeux Shadow. Qu'en est-il de Juan?*


*Disparu!*

*Sois prudent! Je ne serai pas longue!*


Instantanément, les iris de la Sainte se rouvrirent, tandis qu'il lui semblait entendre un rugissement sourd d'un fauve en cage. Immédiatement son regard se porta en direction de Zeta. Ce dernier ressemblait davantage à une bête sauvage en cet instant. Mais pourquoi l'en blâmerait-elle? On menaçait sa famille, et visiblement il ne demander qu'à rejoindre celle-ci pour lui venir en aide. Vivement, elle s'était redressée, prête à le rejoindre, mais lançant aux trois autres Quaesitors présents.

"- Les gitans auxquels nous venons de fermer ces portes ont été tués, massacrés. Ils sont à présent entrain de combattre les membres de nos escortes en tant que morts vivants, Seigneur Narcisse. Je doute qu'Hadès se réjouisse de se voir priver des âmes de ces gens. Juan a, quant à lui, disparu."

Pointant un doigt rageur en direction de la porte, elle poursuivit:

"- Nous ne pouvons rester quand d'innocentes victimes se font tuer! Nous sommes réunis ici pour faire respecter des règles! Et celles-ci ont été bafoué! Nous avons été attaqué à peine arrivés! Le cosmos a été déployé! Dois-je vous rappeler la règle du Chant des Muses instaurée par Apollon? En tant que Juges de la Cité des Ombres, il est de notre devoir de découvrir ce qui se trame ici."

La Sainte prit le chemin de les portes de la Basilique, avançant en direction du fauve fulminant, sans vraiment le craindre. Sa propre main venant se poser sur l'un des deux lourds panneaux dans un mouvement pour l'ouvrir:

"- Je demande à ce que le Guerrier Divin de Zeta puisse rejoindre les siens afin de les protéger de l'ombre qui les menace. Quant à nous mademoiselle, messieurs, ce n'est pas en restant assis ici que nous parviendrons à mener une enquête. Nous devrions être dehors. C'est donc par là que je vais. La question est: m'accompagnerez-vous?"
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Panthéon


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mer 24 Oct - 7:57

A priori y'a eut une incompréhension liée à notre manque de clarté, pour faciliter le RP et rester logique, il sera possible temporairement de sentir les évènements à l'extérieur de la Basilique. Ce sera la SEULE exception et nous précisons pour la prochaine fois que lorsque les portes de la Basilique sont fermées, on ne peut rien ressentir en dehors !

Désolé pour l'incompréhension de notre part ! Vous pouvez donc continuer normalement avec cette exception dans la règle pour ce coup ci Wink.

Cordialement,

Le Staff
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Moïra


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Jeu 25 Oct - 1:15

Ambassade d'Héphaïstos Arrow
      « Inutile d'insister. Cette porte ne s'ouvrira pas... Du moins pas tant que chaque Quaesitor ici présent n'aura pas donné son accord. »

    Au moment où Liana avait tenté d'ouvrir la porte de la Basilique, sans parvenir ne serait-ce qu'à les faire trembler, une voix s'était élevée des ombres des arches de lieu saint pour venir l'interrompre. Dans un bruit métallique, une silhouette s'extirpa d'un recoin de l'immense pièce pour s'avancer en pleine lumière. Intégralement recouvert d'une armure à l'apparence banale, l'inconnu ne laissait pas entrevoir le moindre centimètre carré d'épiderme. Même l'ouverture dans son casque, qui aurait pourtant dû être suffisamment large pour y distinguer un visage, ne donnait que sur un vide d'une noirceur inquiétante. Son cosmos bigarré, semblant appartenir à la fois aux ténèbres, à la lumière et à tout élément, s'était pendant tout ce temps fait indétectable, complètement éclipsé par la présence écrasante de Zeus. Aussi était-il difficile de deviner depuis combien de temps il demeurait là, caché dans l'ombre. Depuis le début, vraisemblablement, puisque personne n'était entré à la suite des Juges. Demeurant tourné vers les deux combattants pressés de quitter les lieux, l'homme précisa son propos.

      « Lorsque commence une réunion des Quaesitors au sein de la Basilique, les portes de celle-ci restent closes aussi longtemps que dureront les pourparlers. Pour que vous puissiez partir, il faudra que tous ceux se trouvant en ces lieux s'accordent à lever cette séance à peine commencée... »

    L'homme en armure se tourna vers ceux qui se trouvaient toujours perchés sur leurs trônes. A bien y regarder, la protection métallique de ce visiteur était étrange. Grinçante, elle semblait avoir du mal à s'articuler, comme si son porteur se mouvait avec difficulté à l'intérieur. Bien qu'ouvragée, elle ne semblait pas posséder la même protection divine que celle accordée aux armures habituelles de ses congénères. Plus étrange encore, les formes sans charisme ni audace de l'armure auraient pu être celles des protections des simples gardes qui patrouillaient dans la cité. Oui, il s'agissait là de l'armure d'un sous-fifre... De l'armure d'un Pion. Un Pion manipulé à distance.
    Car il y avait bien une raison à l'invisibilité du porteur de cet accoutrement, ainsi qu'à ses étranges déplacements... Cette armure était tout simplement vide, manipulée à distance par un Cosmos émis depuis l'extérieur de la Basilique. Les volutes d'énergies qui s'échappaient de ses jointures en témoignaient : seul la force cosmique de l'intrus permettait à cette carcasse métallique de se mouvoir. Visiblement, il pouvait également voir et entendre par ce biais ce qui entourait l'armure, ainsi que transmettre sa propre voix, déformée par le Cosmos et par la distance pour devenir un étrange son éthéré. Levant le casque de sa marionnette vers les Quaesitors, le manipulateur porta sa main à son torse et s'inclina, dévoilant par la même son identité.

      « Je suis Alephist, Héraut d'Héphaïstos et également son Quaesitor dans cette ville. Je vous demande humblement d'excuser mon absence physique à cette réunion... Étant pressé par d'autres affaires, je ne pouvais me trouver à Venise aujourd'hui. Pour l'heure, ce pantin sera un moyen satisfaisant pour traiter avec vous. »

    Grimpant les marches jusqu'à l'un des derniers trônes vides, celui surmonté par la statue d'un être musculeux porteur d'un immense marteau, Alephist, ou du moins sa projection, s'y assit dans un bref cliquetis. Visiblement peu enclin à s'étendre d'avantage, le Quaesitor du Dieu Forgeron tendit sa main vers la porte close en s'adressant à ceux qui n'avaient pas encore prononcé leur accord à son ouverture. S'adressant à eux en particulier, mais également à ceux qui se tenaient prêts à bondir à l'extérieur, il leur tint à peu prêt ce langage :

      « Cette réunion devait avoir pour but de dresser les principaux accords de notre coopération, ainsi que les bases de notre organisation dans la surveillance de cette ville... Mais fort est de constater que le temps nous prend déjà de court. Nos ennemis profitent de notre claustration pour agir. Prolonger une telle situation ne ferait que saper notre légitimité à agir en tant que Quaesitor. Même si j'ai pour ma part plusieurs griefs à adresser à certains d'entre vous, je patienterai jusqu'à ce qu'un temps plus propice à une telle réunion s'offre à nous. Que la séance soit levée! »

    Frappant l'accoudoir de son trône avec sa paume, Alephist fit se répercuter dans les murs de la Basilique le son de son appel. Même si lui-même ne pouvait être d'une grande utilité dans cette situation, la distance qu'il entretenait avec ce Conseil pouvait s'avérer au final être un atout : lui n'était nullement restreint par l'isolation de Saint-Marc aux sens du Cosmos, et ce que le Héraut ressentait depuis l'endroit où il contactait ses collègues ne laissait réellement rien présager de bon...
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 29 Oct - 1:38

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Séléné faisait de son mieux pour combattre son anxiété. Chaque pas fait en direction du fantastique groupe de Quaesitor la rendait de plus en plus mal à l'aise. Pas seulement à l'idée de se retrouver ainsi nez à nez avec des inconnus, ce qui était déjà une épreuve en soi, mais surtout parce que les auras toutes plus impressionnantes les unes que les autres lui faisaient mal à la tête. Plus un cosmos était imposant, plus il était sensible à sa perception. Elle percevait leurs pensées moins finement que pour des humains normaux, mais de façon beaucoup plus oppressante, un peu comme un coup de trompette près des tympans. Une telle assemblée prenait donc des allures de fanfare cacophonique à la limite du supportable. Elle ne cessait de se répéter en boucle les exercices imposés par Apollon et ses parents. Fermer ses sens, cloisonner son esprit pour faire taire toutes ces voix agitées... Elle devait fixer son attention sur autre chose que ce vacarme afin d'en alléger le fardeau.
Pourquoi diable n'avait-elle pas emportée son ours en peluche ? On lui avait assuré que l'amener en publique aurait été nuisible à l'image du Dieu des Arts, mais bigre qu'elle aurait aimé pouvoir le serrer contre elle à cet instant précis. Ce tas de coton animé par les pouvoirs de l'Irréel était un genre de porte bonheur sur lequel elle avait prit l'habitude de focaliser son cosmos pour le contrôler.
Et c'est justement alors que ses pensées étaient tournées vers l'aura distante de sa génitrice que Séléné en remarqua une parmi celles des autres représentants qui possédait quelques familiarités. Alors qu'elle en cherchait la source du regard, ses yeux se posèrent sur un drôle de bonhomme, tout de noir vêtu et dont la chevelure couleur émeraude lui évoquait un plat de laitue. Et c'est le savoir qu'elle rencontra pour la première fois son oncle.
Le cosmos qui se dégageait de lui était... vraiment très proche de celui de Phantasos. Il avait la même empreinte pour ainsi dire, ce mélange subtil de fantaisie et de noirceur, à la fois proche et distant de celui des autres spectres. Mais là où le Seigneur des Fantasmes conservait une teinte indéniablement humaine, ce sinistre personnage n'arborait que son aspect divin. Sans doute parce qu'une énergie comparable coulait dans ses propres veines, elle ne pouvait s'empêcher d'être fascinée. Son sang répondait à l'appel silencieux de celui du fils d'Hypnos. Et si ni l'un ni l'autre n'avait sans doute conscience de cette résonnance, l'héritage de la Nuit qui sommeillait en eux savait reconnaître ses paires, lui.
La jeune demoiselle en fut des plus troublée. Elle ne l'avait pourtant jamais vu par le passé. Etait-ce un membre de sa famille ? Pourquoi ne lui jamais lui en avoir parlé ? Et surtout pourquoi... était-il aussi effrayant ?
La beauté physique n'avait aucun sens aux yeux de Séléné, et pour celle qui pouvait lire les âmes d'un regard, la malveillance profonde de Narcisse ne faisait aucun doute. Son être était baigné par une cruauté poisseuse, doublé de ce qu'elle devinait être du sadisme. Et puis il y avait cette colère. Une rage sourde qui couvait pour elle ne savait quelle raison et menaçait d'exploser au moindre tremblement. Et le pire, c'est que d'une façon ou d'une autre, cette animosité était en partie dirigée vers elle.

*Que... que devrais-je faire ?*


Elle essaya d'imaginer ce que lui conseillerais ses proches dans de pareils circonstances.

*.... Kick him in the balls !*


N... Non la solution de maman ne serait probablement pas la meilleure. Enfin pas dans ce cas précis en tout cas. Hélios peut être ?

*Kick him in the balls harder !*

.... NON !

C'est pour l'option paternelle qu'elle opta : Mieux valait garder ses distances. Elle malgré sa curiosité qui lui hurlait d'en apprendre davantage sur cet homme, elle gardait avant tout son objectif en tête. On l'avait envoyée ici pour signer un traité de paix, et si son intervention pouvait générer une quelconque querelle dont elle ignorait la cause, alors elle devrait s'abstenir.
Tout un écart respectable avec le reste de la troupe guidée par un type étrange parmi d'autres, les mains timidement repliées dans son dos, la demoiselle rentra dans la basilique sans faire plus de vague
Mais alors quelle commençait à apprécier l'architecture, une voix tonitruante et chargée de puissance. Le souverain de l'Olympe, le Roi des Rois leur faisait l'honneur de leur présence, faisant son apparition en même temps que 8 sculptures massives. Séléné en reconnut une à l'effigie de son propre tuteur, les autres devaient donc représenter les autres Olympiens... le compte n'y était pas. Des absents sans doute.

" Vous qui êtes rassemblé en ce lieu saint, vous êtes les élus de vos Dieux pour faire respecter la promesse de la paix et la fin des Guerres perpétuelles... Nous, le Roi des Dieux vous demandons de mettre en place le premier pas de ces traités ! "


.... Pourquoi il disait "Nous" exactement ? Parler à la troisième personne était une pratique reconnue chez la plupart des egocentriques, mais l'utilisation du pluriel pour désigner son nombril se faisait plus rare.
Tout dans cette présentation n'était que démesure et exagération... Dorures et statues imposantes se disputaient avidement la première place tandis que le reste de la mise en scène se faisait un devoir d'étaler au grand jour la suprématie du chef de cérémonie. Aux yeux de la demoiselle, éduquée aux arts dans le sens le plus pur du terme, cette surabondance avait quelque chose de vulgaire. C'était à la fois trop tape à l'œil, et peu raffiné. Si Venise en général lui avait laissé une impression à la fois élégante et malsaine, ici elle ne pouvait que noter le côté très beauf du Seigneur de l'Olympe. Le statut même de la divinité ne parvenait pas à lui faire oublier ce genre de détails de la décoration. Peut être parce qu'elle était elle même une demi-déesse, ou bien parce qu'elle avait reçue l'influence de sa mère, elle n'avait pas vraiment du genre à baver sur la suprématie des immortels. Elle les voyait davantage comme des genres de... d'humains améliorés que comme des entités absolues.
Il y avait juste un léger problème, un détail idiot qui lui posait pourtant un terrible problème.
Le trône était trop grand pour elle. Ou plus exactement, sa carrure déjà chétive paraissait des plus ridicules une fois encastrée dans ce véritable colosse extravagant servant de repose-derrière. Fichtre ! Même ça ils ne pouvaient pas utiliser des proportions normales ? Ce n'était pas parce que les chevaliers étaient en général de gros baraqués que tout devait être fabriqué selon leurs normes !
Alors qu'elle méditait sur l'utilité d'une pareille poudre aux yeux, le premier représentant fit son entrée. La Discorde. Brrr, ca faisait froid dans le dos ça aussi. Sans parler de son accoutrement, pas plus rassurant que ceux des autres participants au bal général. Elle commençait vraiment à se sentir toute nue dans sa modeste petite tunique. Etait-elle vraiment à sa place ici ? Elle n'avait pas des instructions très précises pour parler au nom de son Maître non plus. Elle savait qu'elle devait prêcher pour la Paix, mais ne savait trop comment. Devait-elle croire en ses seules capacités et en ses convictions ? Ce serait bien le genre de la maison remarque...

Mais ce qui la dérangeait c'était ce silence soudain.

Pas le silence au sens propre du terme. Mais le fait qu'elle ne percevait plus ces milliers de voix en provenance de l'extérieur. Tout ce qu'elle parvenait à sentir désormais étaient les âmes des gens présents dans la pièce... C'était comme s'ils étaient coupés du monde, prisonniers d'une petite île au milieu d'un vaste océan. Même celle de son père c'était tut. Etait-ce un genre de barrière ? Sans doute... mais perdre ce contact ne la rassurait, mais alors pas du tout. Elle se recroquevilla davantage dans son siège, et ses longs cheveux carmin qui se fondaient avec l'étoffe du trône lui donnèrent encore davantage l'allure d'un gros coussin posé là plutôt que d'une grande personne.

Suivirent les représentants de Poséidon et d'Athéna, avec entre eux, ce même homme porteur d'une aura familière. C'était bien un spectre, et le représentant d'Hadès de surcroît. Le monarque sombre aurait envoyé un des fils d'Hypnos lui servir de héraut ? Non... bizarre. Peut être qu'elle s'était trompée et qu'ils n'avaient aucun lien de parenté.
Mais ce fut la suite qui fut la plus choquante. Celle que Dormin était censée protégée fit une déclaration pour le moins... dramatique. Elle parlait de meurtres, de carnage mais aussi, et surtout :

"- Les gitans auxquels nous venons de fermer ces portes ont été tués, massacrés. Ils sont à présent entrain de combattre les membres de nos escortes en tant que morts vivants, Seigneur Narcisse. Je doute qu'Hadès se réjouisse de se voir priver des âmes de ces gens. Juan a, quant à lui, disparu."

Séléné se figea sur place alors qu'un courant glacé parcourait l'ensemble de son être. Ils s'en prenaient aux membres des escortes ? Mais alors... Son père aussi était en danger ?! Il était en train de se battre contre des créatures mort-vivantes à l'origine mystérieuse ?
Mais le pire, c'était qu'elle ne pouvait pas lui venir en aide. Elle n'avait pas besoin de tambouriner à la porte pour la savoir impossible à ouvrir. Si sa conscience ne pouvait filtrer pour voir au travers, c'est que l'endroit était scellé, et pas de manière légère. Et l'apparition d'un xieme Quaesitor pour le moins original ne fit que confirmer ses craintes. Elle n'avait pas tellement la tête à s'attarder sur la nature singulière du représentant du Dieu Forgeron, mais ses mots eux, étaient clairs : Pour que ces portes soient ouverts, il fallait l'accord de tous ici, incluant le sien....
Mais si jamais cette séance était levée, ce n'était pas demain la veille qu'elle serait rouverte. Elle avait beau être naïve de nature, elle était assez au fait avec ce genre de choses pour savoir qu'on ne réunit pas aisément les représentants de tous les Dieux pour les faire tenir dans la même pièce sans s'entretuer. Son père lui avait dit de faire passer sa mission avant tout. Apollon comptait sur elle lui aussi, sans parler d'Hélios. Elle devait croire en Dormin, il ne pouvait être vaincu, il était le plus fort ! Malgré son envie presque impérieuse de bondir à ses côtés, elle devait lutter. Tel était le lot d'un Quaesitor. C'est donc en serrant les dents et ses minuscules petits poings que la demoiselle se leva à son tour.

-Je.... Je suis Séléné, Quaesitor d'Apollon. Je pense que nous devrions continuer cette réunion. Notre priorité est d'accomplir notre mission. Si nous venions à l'interrompre, qui sait lorsque l'opportunité d'établir une paix durable entre les camps se représentera. Nos... nos escortes sont assez fortes pour se débrouiller sans notre aide, ce sont tous des guerriers accomplis. C'est notre devoir de croire en eux. Notre avons un travail, laissons les accomplir le leur, ce serait insulter leur dévotion de gâcher ce conseil pour lequel ils se battent en ce moment même.


C'était ce dont elle essayait désespérément de se convaincre en tout cas. Son intention qui se voulait ferme était tremblante, et malgré la détermination dans son regard, il était aisé de deviner qu'elle avait du mal à suivre ses propres conseils. Personne n’avait plus envie qu’elle de franchir cette porte, mais elle ne pouvait pas bafouer son père en sous estimant ses capacités.
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Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]

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