RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]

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Eren


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 29 Oct - 5:52

Citation :
L'ordre de post ayant déjà été plus ou moins chaotique jusque là et compte tenu des circonstances, je me permets de reposter. Désolé par avance pour les éventuels désagréments que cela pourrait causer. Séléné, je me suis permis de manipuler quelque peu ton personnage par souci de cohérence. J'espère que tu n'en seras pas dérangée. Le cas échéant, n'hésite pas à m'envoyer un MP.
Daybreak's Bell
Prologue


S'il n'avait pas été si fébrile, sans doute aurait-il été un tant soit peu reconnaissant à l'égard de l'émissaire d'Athéna pour avoir appuyé sa demande. Mais pour l'heure, il n'avait en tête qu'une seule et unique chose : la vengeance qu'il comptait bien assouvir. Serrer les dents et prendre son mal en patience était tout ce pourquoi il n'avait jamais été doué, et avoir à le faire dans un tel état ne réussit qu'à le faire bouillir davantage. Il parvient néanmoins à garder le silence au prix d'un effort colossal, même si ce n'était pas l'envie qui lui manquait de les morigéner pour qu'ils se hâtent de prendre une décision. Son regard dévia ensuite sur celui qui se disait avoir été envoyé par le Dieu des Forges. Alephist, avait-il dit ? Mais non, ce n'était pas le moment de s'y intéresser. Même la raison initiale de sa présence ici n'était d'aucune importance à côté du sort qui attendait les siens s'il ne se pressait pas de leur porter secours. Pourtant, malgré cette volonté de s'en détourner, il ne put s'empêcher de transpercer d'un regard infiniment perçant cette silhouette artificielle. Comme s'il pouvait voir à travers et détailler les traits de celui qui en était aux commandes.

S'il était bien celui qu'il croyait, l'animosité qui brillait au fond de ses yeux aurait aussi bien pu lui être destinée, même si on pouvait aussi y voir une sorte d'appel à l'aide. S'il lui posait directement la question, nul doute que ce pantin se garderait d'y répondre, mais la suite des événements le ferait à sa place. Il finit toutefois par le quitter des yeux quand ceux-ci se mirent à lancer des éclairs sous l'impulsions de la candide tirade de cette enfant. S'il n'avait dû revoir son opinion depuis qu'il était lui-même devenu père, il aurait aussi bien pu lui briser la nuque séance tenante. Au lieu de cela, il fondit sur elle en un instant et l'arracha à son trône en l'empoignant par le col. Il n'avait eu besoin que d'une seule main pour la soulever de terre et l'amener à sa hauteur, soit près d'un mètre au-dessus du sol compte tenu de la taille d'une enfant de son âge. Sa prise était si ferme que rien n'aurait pu lui permettre de s'en dégager et que même respirer devait lui être devenu difficile. Toutes les flammes de l'Enfer auraient pu brûler au fond de son regard qu'il n'aurait pas été moins intimidant quand il se mit à la stigmatiser sans retenue.

- La paix ? Ta foutue paix, gamine, tu sais où tu peux te la mettre ? Ma femme et mon fils sont là, dehors, et ils sont en danger. Tu crois qu'elle a pris la peine de me prévenir pour le plaisir ? Si tu es trop lâche pour bouger ton cul de ton siège et que tu préfères laisser les gens à qui tu tiens crever la gueule ouverte, ça te regarde ! Mais personne ne touche à ma famille ! Reste là à rien foutre autant que tu voudras, mais fais encore une fois mine de m'empêcher de sortir et j'utiliserai ton cadavre comme bélier pour enfoncer cette putain de porte !

Un éclair de lucidité lui fit comprendre que vociférer sur cette pauvrette ne l'avancerait à rien. Plutôt que de continuer sur sa lancée, il finit donc par la lâcher et la laissa mollement retomber, sans plus s'en soucier. Il n'avait pour elle plus aucun intérêt, et ne lui adresserait plus la parole. Si elle avait le malheur d'interagir avec lui avant qu'il n'ait pu déverser ce trop-plein de rage sur qui de droit, son trépas était assuré. Avec un peu de chance, que Zeta en soit venu à proférer des menaces de mort la convaincrait qu'aucune négociation ne pourrait être envisagée tant que régnerait une telle tension. Le Fauve d'Asgard était sur le point d'exploser, et s'il fallait en arriver là, elle en serait la première victime.

- Je n'ai pas de temps à perdre avec toi. 

Tel un animal en cage, il était prisonnier de ses barreaux. Et si nul ne venait lui ouvrir, il n'aurait d'autre choix que de les tordre de ses propres mains, même s'il lui fallait pour cela se vider de toute son énergie. L'épuiser avant même qu'il ait pu rejoindre Leene n'était assurément pas le choix le plus judicieux qu'il puisse faire, mais il pourrait toujours lui servir de bouclier humain. Sa ténacité n'était plus à prouver. Son désir le plus ardent était de la protéger, et nul ne ferait obstacle à sa volonté. Leene n'était pas là pour l'escorter, et même s'il avait toute confiance en sa force, Sköll savait qu'elle n'aurait que peu de chances de survivre à deux adversaires. Fallait-il être le dernier des lâches, pour recourir à l'avantage du nombre face à une femme accompagnée d'un enfant ! Quel que soit son âge, la Quaesitor d'Apollon n'avait pu que l'entendre elle aussi. Aussi en avait-il tiré la conclusion qu'elle devait être bien trop naïve pour occuper cette fonction et ne mesurait donc pas toute la gravité de la situation. La colère qui pulsait à travers tout son être ne fit qu'enfler tant et plus, semblant ne connaître point de fin et point de limite. À nouveau fermement campé devant la porte, il se préparait à la faire choir.

- Écarte-toi. dit-il froidement à Liana.

Si elle ne le craignait pas jusque là, l'heure était venue de commencer. Son bras se leva à la verticale, paume ouverte au ciel. Le cosmos qu'il était en train d'amasser ne laissait planer aucun doute sur ses intentions futures. Tous autant qu'ils sont, ils avaient été prévenus. S'ils refusaient d'ouvrir ces portes, il forcerait le passage, quel qu'en soit le prix. Les enfantillages de cette petite pimbêche n'y changeraient rien. Maudit soit Apollon pour avoir eu la fantaisie de jeter son dévolu sur cette gamine idiote, incapable de faire preuve ne serait-ce que d'une once de discernement. Zeus n'avait dit mot, mais il n'en avait cure. S'il lui fallait une fois de plus défier les dieux pour pouvoir leur porter secours, il le referait sans hésiter. Plus rien ne comptait à présent, il pouvait bien encourir la peine capitale qu'il n'en aurait eu que faire. Il n'était plus animé que par les violentes pulsions meurtrières qui lui traversaient l'esprit de long en large dans le chaos le plus total. Cette fascination macabre n'avait pas qu'une cible et fusait en tous sens sans qu'il ne puisse y exercer aucun contrôle.

Il se savait à même de créer le plus fabuleux des bains de sang avec celui des personnes présentes s'ils ne consentaient pas à le laisser passer avant que ne soit atteint le point de non-retour. Pour l'heure, il n'y avait, à l'extérieur de la Basilique, aucun signe qui aurait pu laisser présager du cataclysme qu'il était sur le point de déchaîner. Ceux qui seraient pris dans son rayon d'action n'en sortiraient pas indemnes : ils seraient happés et tués. En un instant, il pouvait faire s'abattre un pilier de lumière qui emporterait avec lui une bonne partie de l'église et ne manquerait pas de le dévoiler aux yeux des habitants de Venise. L'intensité du cosmos qu'il avait déployé aurait suffi à dissiper tous les doutes. Ce qu'il préparait n'était rien de moins qu'une utilisation du Septième Sens, le dernier recours. Devoir en arriver à de telles extrémités pour pouvoir s'évader leur ferait peut-être comprendre sa détermination. Ce qu'il s'apprêtait à accomplir n'était que pure folie, et il en avait pleinement conscience, mais la perspective de se mettre à dos le monde entier n'aurait pas suffi à le faire reculer. C'était, à n'en pas douter, leur dernière chance d'éviter le pire.

Et l'occasion pour Alephist de frémir de tout son être.

KING'S...
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 29 Oct - 10:45

Pendant les quelques instants qui s'en suivirent, la présence du Marina fut presque totalement oublié, et pour cause, le calme s'échappant de son être, opposé aux cosmos véhéments qui cherchaient à se faire plus présent des autres juges l'avait transformé en fourmi au milieu d'un troupeau de dinosaures titanesques. Assis sur son trône réservé, son esprit avait tout simplement tenté de percé, ou de contourner la barrière divine maintenant la présence des Quaesitor au sein de la salle du conseil.
Mais durant toute la durée des diverses interventions qu'il ne manqua pas d'enregistrer, il n'arrivait toujours pas à ressentir les forces extérieurs. Pour se convaincre de la véracité des propos tenu par l' Asgardien, il n'avait donc que la parole de celui-ci comme appui de preuve.

Du moins jusque l'arrivé de l'ombre d' Héphaïstos. De nouveau, il faisait face à un manque cruel de bonne conduite en l'absence toute indiquée et nébuleuse du dit représentant. Ainsi donc manquait à l'appel deux Quaesitor, et cela en prenant en compte la présence jusqu'ici discrète de l'enfant qui avait pourtant été choisie pour parler au nom d' Apollon.
Regagnant son corps comme si rien n'avait eut lieu, il eut la chance d'apprécier de prêt à la colère profonde qui habitait Sköll...

Oh Arjuna comprenait une telle réaction, mais la forme elle, le répugnait, et sans penser cela, il se demandait déjà comment une paix pouvait-elle espérer voir le jour avec de tels individus pour l'assister. De nouveau, il poussa un long soupir sans pour autant intervenir. Bien que barbare et visiblement peu enclin au sang froid, l'asgardien n'avait fait rien de plus que de menacer indirectement l'enfant, sans la violenter davantage, il aurait été bien ridicule de vouloir protéger celle qui ne prenait que peu de risque, sans ajouter du piment dans un feu déjà dévorant. Comme pour accompagner son analyse, Sköll reposa l'enfant au sol et se détourna derechef en direction de la porte.

Il comprenait à présent pourquoi il avait du se déplacer jusque Venise sans attendre la présence d' Haiken. Il rit aussi intérieurement en s'imaginant l'actuel Généralissime à sa place. Son visage redevint soudain très sérieux. Mais ce n'était pas d'avoir imaginé le dragon des Mers en diplomate qui le fit redescendre de ses pensées. La Cosmos Énergie de Sköll ne laissait plus aucun doute sur ses intentions. Sans attendre une seconde de plus, Arjuna se leva en tournant la tête vers Séléné.

- Il est triste de ne pouvoir acquiescer de si sages paroles, mais il est aussi triste de constater que ce conseil n'est toujours pas complet. Je dénombre deux absents. Même si l'un devrait compter pour moitié. Nous ne saurions commencer sans la totalité de nos membres. Comme nous ne saurions, humains que nous sommes, nous concentrer sur une paix qui pourrait très bien se faire sur les cadavres de nos camarades.

Il marqua une courte pause tandis qu'il avançait vers la porte. Puis passant à côté de Narcisse, il sourit et reprit.

- Même si c'est un exercice aisé pour certains d'entre nous, nous ne sommes plus des individus en ces lieux, mais de simples outils. La nouvelle d'un tel concile est une chose rare, même dans l'extrême longévité des divins. Aussi pourront-ils encore patienter quelques heures, même si celles-ci devenaient des jours.


Touchant la porte du bout des doigts, il prit bien soin de se mettre entre elle et Sköll, alors que celui-ci s'apprêtait définitivement à la transpercer de toute sa puissance. Arjuna désirait-il mourir pour se placer ainsi sur la route de la mort. Encore aujourd'hui il est difficile de déterminer ce qui passa au travers de l'esprit de mon maître, mais les rumeurs racontent qu'il glissa un mot à l'intention de l' Asgardien.

- Je ne cherches ni ta reconnaissance, ni tes remerciements, je comprends tes motivations, mais si tu l'acceptes, laisses moi t'offrir mon aide. Ranges ton épée pour quelques minutes de plus, et tu sera libre de véritablement protéger les tiens...

Que de mots pour celui qui n'en avait jusqu'ici distribué qu'une quantité extrêmement diluée. Et si le sens de ses paroles n'étaient pas claires pour tous, l'éclat dorée que prenais sa lame, unique atour du Quaesitor de Poséidon, ne pouvaient laisser aucun doute sur sa volonté de protéger les rues de Venise. Car rien n'aurait eut de sens autrement...
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Eris [PNJ]


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 29 Oct - 15:26

    Beaucoup de choses avaient été dites, et pourtant c'était encore trop peu au gout du Quaesitor de la Discorde. Alors que chacun s'était présenté tout en affirmant ne tenir aucune rancune à l'égard de ses congénères, le géant masqué était resté silencieux et immobile, statufié même, aurait-on pu croire au vu de l'absence de la moindre trace de respiration. Même alors que les choses se précipitaient et que d'alarmantes nouvelles leur parvinrent depuis l'extérieur de ces épais murs, rien ne parvint à troubler la posture de bourreau à la hallebarde. Il fallut attendre le mouvement agressif de l'Ase de Zeta envers l'élue d'Apollon pour lui faire tourner la tête dans sa direction. La prise du Quaesitor sur son arme monumentale se raffermit alors, signe du funeste dénouement qui les attendait si une telle situation venait à se prolonger d'avantage... Visiblement, à défaut d'avoir des griefs à livrer, les Juges allaient devoir en faire naitre de nouveau. Ironique!

    Fort heureusement, le barbare venu du Nord se désintéressa bien vite de la petite fille pour se diriger à nouveau vers la porte... Et se lancer dans la convocation d'une vaste puissance qui, si elle atteignait son apogée, risquait fort bien d'emporter bien plus que les deux simples battants. La tentative d'assaut de la bête d'Asgard fut momentanément interrompue par l'intervention du Quaesitor de Poséidon qui se plaça devant la porte pour tenter de le raisonner, mais voyant que l'élu d'Odin n'avait nullement l'intention d'interrompre son geste et qu'il s'apprêtait à l'achever, Matteo Grimani bougea.
    La silhouette masquée se mouva à une vitesse inattendue de la part d'un telle colosse. Disparaissant de son siège dans un vol d'étoffe, il reparu juste derrière Zeta qu'il égalait en taille sa saisit son poignet levée vers le ciel grâce à sa main. Immédiatement, le contrôle exercé par l'Ase sur sa propre cosmos-énergie se retrouva perturbée, incapable de se coordonner pour déclencher son assaut. Libre de toute restreinte, la masse d'énergie accumulée autour du Guerrier Divin commença à s'affoler en gagnant en intensité. Pendant que le Vénitien perturbait ainsi la technique destructrice du Nordique, il s'adressa à celui-ci sur un ton calme et froid.

      « J'étais jusque là enclin à vous apporter mon soutien, "Sombreloup", mais vous avez dépassé les bornes. Je ne laisserai pas circuler librement dans ma ville un homme aussi prompt à user de telles forces destructrices. L'urgence de la situation n'excuse en rien votre manque de retenue. »

    Le chaos énergétique tourbillonnant autour des deux hommes commençait à atteindre un stade critique, et nul doute que les secondes qui allaient suivre risquaient d'être plutôt du genre explosive. Ce fut à ce moment que Matteo lâcha la main du Fauve et fit converger vers lui toute la force de son attaque. Dans une explosion assourdissante, le corps du Quaesitor d'Eris fut projeté d'un bout à l'autre de la Basilique, l'envoyant s'écraser contre un pilier du fond qui, soutenu par l'énergie du Dieu des Dieux, soutint le choc sans subir la moindre éraflure. On ne pouvait en dire autant du corps fumant de l'homme masque qui retomba sur le sol avec sa hallebarde... Pour se relever presque immédiatement. Mis à part ses vêtements déchirés par endroit et son masque fendu qui pourtant se maintenait en place, Matteo ne semblait pas avoir subis autant de dommages qu'on aurait pu le croire au vue de la force déployée par l'élu d'Odin.

    Le Vénitien savait que l'effet de la perturbation qu'il avait instauré dans le Cosmos de Zeta perdurerait un petit moment encore. Ce fut donc sans se presser qu'il se pencha par ramasser son arme et traverser de nouveau le hall d'un pas vif sans montrer signe de la moindre fatigue ou blessure. Il alla jusqu'à rejoindre les Quaesitors d'Athéna et de Poséidon au devant des portes en évitant de trop s'approcher de l'Ase sans doute encore furibond, et s'adressa directement à eux qui semblaient si enclins à s'aventurer dans les rues de Venise pour tirer au clair cette sombre affaire. Se penchant particulièrement au-dessus de Liana, ce fut avec un subtil sonorité d'exaspération dans sa voix caverneuse que Matteo les mis en garde.

      « Ces attaques ne sont qu'une diversion destinée à détourner notre attention de la véritable menace qui plane sur cette cité. Elle demeure tapie dans les ombres, et vos yeux trop habitués à la lumière du jour seront incapables d'en distinguer ne serait-ce les contours... Mais soit! Si vous souhaitez gaspiller votre temps à chasser des fantômes, je donne mon accord à l'ouverture des portes! Cependant, ce sera à la condition que "Sombreloup" demeure en ces lieux et que d'autres aillent porter secours aux siens. Je me refuse à voir la Bella Venezia détruite par la seule colère d'un animal enragé. »

    Se retournant alors vers celui que l'on nommait Sombreloup à défaut de connaitre son véritable nom, le Quaesitor d'Eris se tint entre lui et la porte, pieds et armes fermement plantés dans le sol de la Basilique. Nul doute que le bourreau, peut-être à tord, se pensait capable d'encaisser la colère que le Nordique pourrait déchainer sur lui. Les risques demeuraient démentiellement élevés pour quiconque connaissait le passif Déicide du Fauve, mais Matteo Grimani semblait considérer que le danger qu'il encourait était moins important que le risque de voir sa cité anéantie sous des coups destructeurs tels que celui que son vis-à-vis avait tenté d'employé pour enfoncer les portes de Saint-Marc.
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 30 Oct - 1:37


Citation :
Hrp: J’ai reçu de la part du Staff, l’autorisation pour cette arrivée tardive et directe malgré la fermeture des portes, considérez que j’étais déjà dans la Basilique mais dans une salle à part à votre arrivé et que je ne n’arrive qu’après les premiers échanges. Je m’excuse auprès de vous pour la gêne occasionnée.
- Les Canaux ->

- Il n’est pas bon de donner à un homme puissant des êtres à chérir…

Tel fut les premiers mots qui annoncèrent l’arrivé tardive du dernier membre de ce conciliabule on ne peut plus mouvementé devant réunir les hérauts des Dieux en cette place de Saint Marc. Drôle de paroles recelant pourtant en leur sein la couleur de la vérité. L’homme à la noble allure qui les avait ainsi proférées se dévoila à ses pairs, s’approchant de ses égaux d’un pas rapide dans un chuchotement d’étoffe qui parait sa silhouette d'une cape à la terne teinte rehaussé de discret motif d’argent. Ses bottes en cuir lacés claquait sur les dalles froide, rehaussant un simple pantalon de toile foncé sur lequel pendait une ceinture de cuir qui d'ordinaire aurait été lesté d'une arme disparue en ses lieux saints. L'étranger n'avait pourtant pas abandonné le port d'un plastron d'armure qui se contentait de la dureté du cuir pour l'heure par dessus une tunique à la coupe simple mais aux motifs ouvragés. Il se dégageait de son apparence général une étrange aura de simplicité et d'élégance accrue par la noblesse de ses traits fin mais masculin et ce, malgré sa chevelure attaché sur sa nuque par un lien noir. L’améthyste de son regard vint embraser les protagonistes alors qu’un sourire d’excuse couvrait ses lèvres celui-ci s’inclinant alors humblement devant les Quaesitor une fois suffisamment proche pour élever la voix.

- Je m’excuse auprès de vous pour cette arrivée on ne peut plus tardive, mais j’ai été retenu plus longtemps que je ne l’aurai cru. Je me nomme Phlégias, et je représente, comme vous devez vous en douter, le dieu Arès.


Sa voix au timbre riche semblait pour l’heure dénoter avec la tension présente, mais nullement troublé par celle-ci, celui qui se présenta sous le nom de Phlégias vint un fugace instant, alléger un trouble qui éclaterait sous peu. Car de cela, il ne pouvait y avoir aucun doute tant l’atmosphère se chargeait de sinistre teinte. De nouveau, il s’arrêta sur chacun des présents de manière fugitive pour placer sur chaque faciès, les quelques paroles qu’il était parvenu à entendre en arrivant dans cette salle. L’enfant eut plus d’égard que ses comparses, les pupilles prune de l’homme la détaillant avec un rien de circonspection qui se mua en un sentiment plus trouble qui disparut bien vite de son faciès. Voilà qu’à présent, les dieux envoyaient pour les représenter des enfants qui auraient davantage leur place dans les jupons de leurs mères qu’au milieu de guerriers aguerrit. Qu’est ce qu’un enfant pouvait savoir de la paix si il ne connaissait pas la guerre ? Ce n’était dès lors pour lui, que chimère absurde sans sens aucun mais ce n’était pas à lui de juger la qualité de cette décision.

Au milieu de cette tourmente, le quaesitor d’Arès évoluait avec aisance comme si la puissance du fauve et l’heure on ne peut plus grave glissait sur lui sans y prendre prise. Il semblait habitué à ce genre de scène de débauche guerrière et de rage bouillonnante, et c’est avec toute cette assurance que Phlégias s’approcha lui aussi de la porte mirifique de la Basilique Saint Marc pour l’heure hermétiquement close. Nul présence n’existait mise à part la leur. Il s’arrêta toutefois quelques pas avant d’atteindre le niveau de l’Asgardien, préférant ne pas prendre de risque inutile. On l’avait arrêté avant que celui-ci ne laisse son cosmos éclater au grand jour mais il ne demeurait pas moins que sa fureur était vibrante et que le geste du Quaesitor masqué ne serait pas impuni. C'est à ce dernier qu'il s'adressa par ailleurs.

- Vous semblez bien au courant, Seigneur, de l’ombre tapit au dessus de votre chère Cité. Mais pour l’heure, c’est un autre fléau qui sévit et pourrait la mettre à mal plus efficacement si j’en crois ce qui est dit ici. Alors je donne également mon accord pour ouvrir ces battants, que chacun puisse s’assurer que ceux qui les accompagnes soient hors de dangers.

Son discours fut accompagné d’un regard à ceux qui demeurait devant la porte, près à s’élancer au dehors pour porter assistance à ceux les réclamants. Saint et Marina travaillant de concert. Après cette courte observation, le héraut d’Arès se retourna sur l’enfant ici présente et sur le dernier représentant qui était muet jusque là, puis il reprit la parole.

- Pour nos Dieux respectifs, ce temps accordé n’est guère plus qu’un grain de sable dans le grand sablier de leurs vies. Rien donc qui ne les dérangera plus que de raison. Un simple contretemps malheureux mais inévitable. Comment pourront nous assumer notre charge si nous reculons derrière cette enceinte au premier trouble venu ?


L'ombre d'un sourire ourla ses lèvres, plus cynique après un fugace regard au Quaesitor des terres du Nord.

- Je pense que parler de paix serait pour l'heure mal venu, si ce n'est totalement inutile si les cœurs sont en proie à la folie.


Une vieille connaissance.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 30 Oct - 3:36

5

Des choses étranges se trament à Venise.
Non, non, je ne parle pas de la situation qui l’accable présentement de la présence d’énergumènes gesticulants et vociférant à tout va dans la plus totale désorganisation. Je parle d’un ressenti second, comme au plus profond de son esprit. C’est le tintement solitaire du glas lointain. Certes la mort rode, mais cela est naturel n’est-ce pas ? Aussi pourquoi ais-je le sentiment qu’aujourd’hui, même la mort n’est pas la seule à caresser du bout des doigts les âmes de ces mortels qui accusent le contrecoup d’un destin trop lourd à porter pour de si frêles épaules ?

Le seigneur Narcisse n’avait que faire de ce qui se jouait dans la basilique, s’abandonnant à ses pensées.
    Que le barbare du nord quitte donc l’assemblée si ça lui chante, lança-t-il de son trône, ses doigts caressant son arcade sourcilière d’un air désintéressé, il en payera les conséquences le moment venu, comme tous ceux qui quitteront cette assemblée sans avoir pris la pleine mesure de leurs actes.
Oh oui, le fait de voir ainsi des gens se relever d’entre les morts l’intéressait mais, ma foi, cela relevait plutôt de l’ordre de Thanatos, et non du sien ni même de celui d’Hadès. Que sont quelques âmes prisonnières de leurs chaires s’abandonnant à la violence à l’ombre des villes ? Bientôt elles rejoindront leurs frères et sœurs dans les Limbes, d’une manière ou d’une autre. Seuls les êtres comme lui ne meurent pas, n’en déplaise à Void l’homme au masque, car l’immortalité est son lot, contrairement à nombre des personnes présentes en ces lieux.
Son message était donc adressé à tous, car tous, ou presque, semblaient s’être prit de l’envie de quitter la Basilique sans avoir accomplit ce pourquoi ils étaient venus. Et si l’assemblée prenait fin sans cet accord commun entre eux, alors la paix ne serait plus qu’un rêve qu’ils n’auraient pu caresser.

Même le héraut d’Héphaïstos, à peine apparu et même pas en personne, semblait prêt à laisser les portes s’ouvrir. Le regard de Narcisse se tourna vers le Quaesitor d’Eris, espérant de sa part plus de retenu que la plupart de leurs « confrères » car il fallait se rendre à l’évidence que leur avenir commun dépendait de cet instant. Qu’ils croient pouvoir le remettre à plus tard était une illusion bien naïve : ce qui se jouait dehors allait les emporter loin de la Basilique, loin de la préoccupation qu’ils devaient pourtant avoir à cœur en pénétrant en ces lieux : la survie des leurs.
Enfin, dans un sens, tout ceci m’arrange à moi. Le chaos s’est installé sans que je n’aie à agir pour l’y inviter. La paix restera un doux rêve bien lointain, et les feux qui animes les cœurs des Quaesitors vont se répandre tels de trainées de poudre à travers Venise, la réduisant en miette. S’en suivra alors une réaction en chaîne dont la possible finalité sera leur mort, à tous, des mains de Zeus, pour n’avoir su faire la paix qu’il désirait avant tout. Que deviendront alors les êtres comme lui ? C’est la question qu’il se posa, à l’heure où d’autres ne pensaient qu’à « sortir » dehors. Que les enfants sortent jouer : les adultes, eux, ont d’autres projets bien plus importants à voir se concrétiser.

Ce qui le dérangea, ce fût ce qui suivit l’intervention de la jeune fille à la chevelure de feu. Séléné, la Quaesitor d’Apollon. Et la fille de Dormin… Elle avait quelque chose d’attendrissant dans son intervention, de touchant, de naïf, mais aussi de vrai : ceux qui sont dehors sont capables de s’en sortir par eux-mêmes. Ne sont-ils pas les élus des Dieux ? Prêt à défendre leurs idéaux au péril de leurs vies ? Cela fît sourire Oneiros mais de son œil averti, il vit à travers ses doigts quelque chose qui n’aurait pas dû arriver.
Le Quaesitor d’Odin, si l’on pouvait encore le nommer ainsi, se jeta sur la jeune fille pour… pour quoi d’ailleurs ? Il la souleva du sol, lui vociféra des absurdités à la figure, et la laissa retomber avant de se préparer à frapper les portes de la Basilique de toutes ses forces, alors même qu’Alephist lui assurait que les portes ne s’ouvriraient pas tant que chacun ici n’était pas d’accord pour qu’elles s’ouvrent. Voilà un point de non-retour.

Dans un battement de cil, le Dieu du Rêve fût aux côtés de cette fille qui représentait peut-être tout ce qu’il aimait et détestait chez son ancien élève : la douceur d’une beauté si naïve au cœur d’un combat où elle n’aurait jamais dû naître. Sa main se posa sur son épaule.
    Voilà qui honore cette assemblée : la violence irraisonnée d’une simple brute. Allons jeune fille, relèves-toi…
C’est alors que pour la seconde fois aujourd’hui, quelque chose se bloqua dans son esprit. Comme une étrange sensation, sortie du néant au simple contact de sa main sur l’épaule de cette demoiselle qu’il ne connaissait pourtant ni d’Eve ni d’Adam. Pourquoi diable, cette fille, qui était celle du Chevalier du Capricorne, avait dans son corps l’étincelle du pouvoir d’un fils d’Hypnos ? Et pas n’importe lequel… la folie de Phantasos. Adrix. Il avait retrouvé Dormin. Mais, dans quel but ? Cela avait-il un rapport avec cette fille ? Le Spectre écarta sa main mais resta à ses côtés, protecteur au-delà de la simple bienséance envers elle.

Matteo s’interposa avec Arjuna face à l’idiot qui mettait la vie de son escorte devant celle de son pays. Et il réceptionna d’ailleurs la décharge de Cosmos de ce dernier, non sans une belle démonstration de voltige. Rien d’alarmant en tout cas. Qu’ils s’entretuent s’ils le veulent, cela aura au moins le mérite d’être distrayant. Puis vint alors le dernier Quaesitor, celui d’Arès. Même discours que la plupart d’entre eux. Seul Narcisse ne s’était pas exprimé sur la question suivante : doit-on ou pas, sortir ? Là n’est pas la question. Mais si le Dieu du Rêve a bien compris ce qui se passe en ces lieux, cela dépasse de loin le cadre de cette entrevue. C’est ce sentiment, depuis quelques minutes déjà, cette sensation lointaine et proche à la fois, qui titille son esprit retord. Délaissant Séléné sur son trône, il s’en retourna vers le sien, et se rassit simplement, seul Quaesitor à rester à sa place en cet instant, car nulle part ailleurs sa présence n’était pour l’heure requise. Croisant les jambes, croisant les doigts sur ses genoux, il se contenta de balayer l’assemblée du regard avant de déclarer ce qui devait être sa parole en ces lieux.
    Voyons, il suffirait de ma seule et dernière parole pour que s’ouvrent les portes qui vous retiennent chers confrères ? Je vois bien les sentiments qui vous habitent et... Il se pencha légèrement en avant. Je refuse. Même si contrairement à vous, j’ai tout mon temps. Alors, allez-y, frappez cette porte autant que vous le voudrez, puis revenez vous assoir une fois votre frustration calmée. Il se réinstalla sur son siège. Vos enfantillages vous font perdre un temps qui vous semble précieux, vu l'urgence dont vous n'arrêtez pas de nous rabattre les oreilles. Alors plus tôt cette assemblée aura terminée ce pourquoi elle a été convoquée, plus tôt vous pourrez rejoindre vos amis... ou leurs cadavres.
Car tous ces évènements ne l’intéressent pas. Les Gitans, leurs problèmes, leurs guerres, qu’est-ce que cela a à voir avec ses propres projets ? Que s’avancent sur le devant de la scène ceux qui croient pouvoir les vaincre et ils verront alors que leur temps était effectivement révolu bien avant le leur. C’est à l’oubli que Narcisse les renverra s’ils osent s’interposer. Et c’est à la mort qu’il enverra ceux qui oseront porter la main sur lui dans cette assemblée. Pas que cela le dérange d’ailleurs. Moins il y aura de Quaesitors, plus facile ce sera de parler de paix ou d’accords divers avec les personnes restantes.
Peut-être comprendrons-t-ils alors que tout ceci dépasse leur simple personne, et que tout est affaire d’un chaos qui perdure depuis toujours, et dont le Dieu du Rêve sera l’un des moteurs pour les millénaires à venir…
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Moïra


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 12 Nov - 3:00

    Les passions se déchainaient dans l'enceinte de la Basilique, avec toutes les violences que celles-ci pouvaient engendrer. Il s'agissait là à n'en point douté d'une magnifique démonstration de toutes les méthodes possibles et imaginables pour parvenir à ses fins. Éclats de voix et force brute côtoyaient librement les murmures aussi acérées que des lames et le calme le plus inflexible. Au milieu des flammes de ces querelles, le Quaesitor d'Héphaïstos était à première vu celui qui était demeuré le plus impassible depuis ses précédentes paroles. Sans doute cela était-il dû au fait que son absence physique rendait son silence semblable à un mur opaque et impénétrable le séparant indéniablement de ses comparses. Pourtant, s'il y en avait bien un qui n'avait pas perdu une miettes des échanges de ses "collègues", c'était bien le dénommé Alephist. Son apparente passivité avait une raison précise qui, en attendant le maitre-mot de chaque Quaesitor, l'empêchait d'agir ou de s'exprimer inconsidérément.
    Cela avait eu lieu à peu prêt au moment où Matteo Grimani était intervenu pour empêcher Sköll de tous les tuer par inadvertance. Alors que la tension atteignait son summum au sein de la basilique, le Héraut avait senti un esprit toucher le sien en usant du lien privilégié qu'il entretenait avec son Maitre. Ce fut sans surprise qu'il se prépara à recevoir un message de celui-ci habitué qu'il était de converser avec le Dieu Héphaïstos par ce biais. Et les nouvelles dont il était porteur n'étaient guère encourageantes... Bien qu'il se soit dors et déjà préparé à cette éventualité.

      * Je suis actuellement au Sanctuaire. Les Chevaliers Noirs lui sont tombés dessus comme la misère sur le monde. Ils s'en sont également pris à Rodorio et ses villageois. Le Grand Pope n'a pas survécu. Je ne sais pas d'où ils sortent mais ce ne sont que des mercenaires, quelqu'un doit tirer les ficelles dans l'ombre. On a retrouvé des runes nordiques à plusieurs endroits, vous avez sans doute plus de chances que moi d'en comprendre le sens. Je ne sais pas qui est le coupable mais ce qui est sûr, c'est que c'est pas n'importe qui : on a deux Athéna sur les bras. Et c'est rien de dire qu'il a bien choisi son moment, puisque le Titan Coeos est ici, en train de se battre avec le Chevalier d'Or du Lion. En tout cas, une chose est sûre : ce qui se passe ici ne me plait pas. Poséidon et moi allons tenter de comprendre ce qui se passe, je vous tiens au courant si j'ai du nouveau. *

      * ... Maitre, ici les choses ne vont guère mieux. D'étranges évènements sont survenues à Venise lors de la réunion des Quaesitor. On évoque une résurgence des anciennes divinités d’Égypte ainsi qu'une certaine Table d'Émeraude... Maitre? *

    Alors qu'il essayait de répondre à Héphaïstos en lui envoyant à son tour ses pensées par voie télépathique, Alephist sentit son pouvoir se heurter à un mur, celui de la Basilique. Comme pour leur sens, toute transmission de pensée hors de ce lieu semblait proscrit, tout du moins dans ce sens. Cela lui semblait d'ailleurs de plus en plus étrange. Pourquoi ainsi brider les sens et les connexions de ceux supposés défendre cette cité? Quel était cette illogisme dans le choix du Roi des Dieux? ... Afin de pouvoir transmettre ses informations au Dieu des Forges, le Héraut tenta de regagner son enveloppe charnelle, mais là encore sa conscience percuta le mur infranchissable du lieu Saint qui le renvoya dans l'armure qu'il manipulait. S'il avait eu son corps à disposition, le jeune homme aurait bien volontiers froncé les sourcils sous l'effet de la contrariété. Il tenta également de créer un vortex ou une fissure dans l'espace pour quitter au moins temporairement les lieux, mais ses tentatives furent toutes dissipées par un pouvoir écrasant. De plus en plus, ce lieu de réunion ressemblait de plus en plus à une cage plutôt qu'à un conseil...

    La conclusion qui s'imposait à l'esprit d'Alephist était désormais clair. Nul ici ne pouvait se permettre de demeurer d'avantage enfermé entre ces murs et il était donc de son devoir d'accorder tous les belligérants, du moins pour un temps afin de débloquer cette situation stérile. Le Héraut jusque là silencieux se leva en se tournant tout d'abord vers Narcisse et Séléné qui se trouvaient encore prêt de leurs trônes.

      « Sieur Narcisse et Dame Séléné... Qu'avez exactement en tête pour prolonger d'avantage cette réunion? Nous nous sommes présentés les uns aux autres et chacun ici a affirmé la volonté de sa Divinité d'entretenir la paix en cette cité. Je ne vois nul document à signer ou querelle devant être réglée pour établir notre accord commun, hormis celle issue du drame se déroulant hors de ces murs... En temps normal, nous nous serions concertés pour organiser notre surveillance de la cité, mais pour l'heure il me semble plus avisé de passer directement à la pratique en résolvant la crise qui se présente sur les terres dont nous avons la charge. D'autant plus que le chaos qui s'étend ne semble nullement se limiter à Venise... »

    Alors qu'il parlait, le Héraut avait écarté les bras, comme pour invité ses collègues à inspecter les alentours. Mis à part, les statues de leur Divinité, qu'y avait-il d'autre dans la pièce? Rien. Rien qui ne leur indique de la voie à suivre. Ils n'avaient pas non plus reçu la moindre informations sur la marche à suivre de la part de leurs Divinités. ils étaient dans le flou le plus total. Que fallait-il alors faire? Attendre des instructions qui n'existaient peut-être pas, ou bien passer à l'acte en suivant son cœur ou son intérêt?
    Alephist se retourna ensuite à moitié vers le reste des Quaesitor, qui s'était rassemblé autour de la porte qui devait les mener à l'extérieur. La clé de voute de son plaidoyer était encore à venir, mais lâcher de telles informations en ces lieux risquaient d'avoir l'effet d'une véritable bombe. Aurait-il mieux fait d'en occulter une partie, au risque d'avoir moins d'impact et de ne pas convaincre les plus réticents? Cela aurait peut-être été plus habile, mais le risque était trop grand, et le temps leur manquait.

      « Je viens de recevoir des informations de mon Maitre. Le Sanctuaire est actuellement attaqué par des Chevaliers Noirs échappés de l'Île de la Reine Morte. Visiblement, le Grand Pope n'a pas survécu... Mais plus inquiétant encore, un Titan se trouve actuellement sur les lieux, en train d'affronter les Saints d'Athéna. Si je ne me trompe pas, ces Anciens Dieux ont pris possession des Enfers à l'issue de la Dernière Guerre Sainte, il y a de cela six ans. Leur présence n'augure-t-elle pas de bien sombres nouvelles concernant les Spectres qui en avaient la garde, Sieur Narcisse? A moins que les vôtres ne se soient alliés aux frères de Cronos et s'avèrent être à l'origine cette attaque... Quel genre de paix Perséphone nous offrirait-elle alors au juste? Quelle serait votre légitimité à vous tenir ici, parmi nous? Je pense que nous avons tous mieux à faire en dehors de cette Basilique que de demeurer piégés et aveuglés à l'intérieur de celle-ci. »

    Lentement, l'armure animée de Cosmos s'était tournée vers l'envoyé des Spectres, dans un sinistre grincement de ses plaques. Narcisse était de toute évidence celui qui s'opposait le plus à l'ouverture des portes de la Basilique, mais peut-être qu'apprendre que les troupes du Sombre Seigneur avait actuellement à faire avec des adversaires aussi terribles que les Titans parviendrait à le convaincre qu'il s'agissait là de la plus sage chose à faire? De toute manière la majorité des Quaesitors s'était prononcé pour la proclamation de la fin de cette assemblée et son report à plus tard. Quel serait l'intérêt de maintenir son refus, si ce n'est se mettre à dos plus de la moitié de ceux avec qui il était supposé collaboré?
    Alephist espérait de tout cœur que son argumentaire suffirait à convaincre les derniers récalcitrants. Malgré la confiance qu'il portait à sa capacité de raisonner autrui, le risque de se heurter à l’opiniâtreté de quelque tête de mule subsistait, et le temps lui manquait cruellement pour un débat d'avantage prolongé. Le Héraut connaissait la nature du Guerrier Divin de Zeta mieux que personne, et les autres Quaesitors devaient commencer à la deviner... Si la situation ne se résolvait pas rapidement, il y mettrait une fin brutale en répandant autant de sang qu'il faudrait. Et à partir de là, ce serait leur échec à tous ici présents en tant que Quaesitors.


Dernière édition par Alephist le Lun 12 Nov - 12:11, édité 2 fois
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Narcisse


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 12 Nov - 11:15

6

Du coin de l’œil, Narcisse surveillait l’assemblée. Nul doute que quelque chose risquait d’exploser en eux dans les prochaines minutes, vu sa déclaration quand à sa volonté de les retenir ici contre leur gré. Le jeune homme se savait l’instrument des fauteurs de trouble de Venise en cet instant, servant tout à fait leur intérêt au chaos en retenant là les envoyés des Dieux. Mais après-tout, quoi de plus normal ? Qui que soient ceux qui les avaient conduit ici, à cet instant, leur plan avait parfaitement fonctionné. Cela faisait d’eux les personnes vers lesquelles se tourner pour avoir un appui bien plus conséquent que ces comiques rassemblés ici, tout juste bon à suivre les aléas du Destin sans tenter de se rebeller contre ce dernier.

Séléné n’avait pas encore reprit la parole, mais nul doute que l’intervention de Narcisse auprès d’elle allait la mettre dans de bonnes dispositions pour la suite des évènements. Car, si d’aucuns semblaient vouloir remettre à plus tard cette entrevue, le Dieu du Rêve lui, était celui qui utilisait au mieux cette dernière à son avantage. Une alliance avec Apollon, une guerre contre les Ases, la résurgence d’anciens Dieux potentiellement manipulables eux aussi, Zeus… En parlant de lui, est-ce qu’au final son invitation à cette réunion n’avait pas été un élément de plus dans la trame des évènements de nos marionnettistes de l’ombre ?
Il y avait eu de tout aujourd’hui : des gitans, des corbeaux, une flèche d’or… Tout pour brouiller les pistes et les envoyer chasser les mauvais lièvres. Ce qui voulait dire que tous ici étaient les ennemis de ces personnes, du moins, à première vue.

Mais comme lui-même n’avait pas été agressé d’aucune manière, bien au contraire d’ailleurs car le divertissement avait été une agréable surprise pour lui, il ne considérait pas encore ces gens comme des ennemis mais bien comme des potentiels alliés dont la présence seule allait peut-être amener à plus de chaos encore de part le monde…

Jusqu’à ce que le Quaesitor d’Héphaïstos, dans son armure enfermée, ne prenne à nouveau la parole.
En premier lieu Oneiros l’aurait simplement envoyé sucrer les fraises, pour qu’il ose ainsi lui parler comme à un être au moins égal, si ce n’était inférieur à lui. Dans l’aura perturbante du Dieu du Rêve, telles des illusions d’optiques nés d’une trop grande chaleur, les murs et le sol commencèrent à se brouiller, prêt qu’il était à démolir ce tas de métal puis à harponner, d’une manière ou d’une autre, le Cosmos du Quaesitor pour le localiser et le retrouver une fois quittés ces lieux. Sa main se serra sur l’accoudoir de son trône, mais il resta immobile, le temps de lui permettre de finir son plaidoyer.

Un message d’Hephaistos, depuis le Sanctuaire d’Athéna ? Les Chevaliers Noirs, le Grand Pope mort, les Titans de retour ? La tension de son aura chuta immédiatement, prit dans la tourmente de souvenirs anciens, ressurgissant des tréfonds de sa mémoire humaine. Tout cela avait aussi eu lieu, en son temps. Mais les Titans étaient alors leurs propres maîtres.
Il était évident, lorsque l’on mettait tous ces évènements en perspectives, qu’ils étaient liés d’une manière ou d’une autre.

Il ne prit aucunement ombrage des soupçons du Quaesitor d’Héphaïstos, tout simplement parce qu’il aurait sans doute plaidé auprès de Perséphone la coexistence avec les Titans, le temps de les envoyer se faire tuer à leur place, de les utiliser puis de les tuer. Sauf qu’à l’heure actuelle… Il était impossible qu’ils soient alliés à ces êtres venus du fin-fond du temps. Le Dieu du Rêve aurait été mit au courant de cela, d’une façon ou d’une autre.
Et puis, où est Hypnos lorsque l’on a besoin de lui ?! Tout ceci commence à m’échauffer la bile. Il est grand temps que je renoue le contact avec mes frères et mon père, il est intolérable que nous ayons été nous aussi victime de cette machination de bas étages ! La colère palpable d’Oneiros commença à transparaître dans ses yeux, tandis que dans un même mouvement, il se relevait et laissait exploser une partie de sa puissance sous la forme d’un coup de tonnerre venu du plus profond de son âme et dont la déflagration électrique se répercuta dans les murs et le trône qui était le sien.
    Vous m’insultez, moi et la Dame Sombre, Quaesitor. La paix que nous vous avons offerte aujourd’hui était sincère. Je vous laisse donc ouvrir ces portes et courir rejoindre les vôtres, que vous puissiez constater de vos yeux que les Enfers ne se sont point abaissé à requérir l’aide de ses prisonniers pour vous détruire. Il fit quelques pas et retourna auprès de Séléné, son aura redevenant plus calme à chaque pas qu’il faisait vers elle. Allons jeune fille, laissons-les donc courir à leur perte dans ce conflit qui les dépasse déjà, ils auront tôt fait d’y voir la marque d’un Destin funeste qui leur fera regretter leur emportement de tantôt.
Car il était évident que si une force avait été capable de libérer les Titans dans les Enfers, cette force était plus grande encore que la leur. Que ce soit Athéna, Odin, Poséidon, Eris, Apollon, Héphaïstos, Arès… Une force capable de telles prouesses n’était pas à prendre à légère.
Et pour remonter jusqu’à elle, il allait avoir besoin de rester à Venise, pendant que tout le monde semblait vouloir quitter les lieux. Il devait reprendre contact avec Hypnos, peut-être Adrix… Pour savoir auprès de lui ce que faisait cette enfant avec une étincelle de son pouvoir en ces lieux. Il en allait de même pour Dormin, sauf si celui-ci avait péri derrière ces portes. Peut-être allait-il d’ailleurs regretter de n’être pas mort, une fois en face du Dieu du Rêve et de son jugement. En attendant, il ne restait donc plus qu’une voix pour ouvrir les portes de la Basilique. Mais il espérait bien que cette dernière allait suivre l’ordre tacite de son… frère ? Oncle ? Parent…
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 12 Nov - 21:09

/Juste pour préciser, j'attendais les éventuelles réactions de Liana ou du MJ pour répondre, je n'avais aucune idée qu'on m'attendait moi °°" /

A peine Séléné avait-elle finit de parler qu'elle sentit un soudain pic d'agressivité en provenance du guerrier du Nord. Une haine profonde doublée d'une colère en comparaison de quoi l'hostilité du spectre de tantôt avait l'air d'une charmante tape sur l'épaule. Sa décision ne semblait pas faire l'unanimité, et cela elle pouvait sans peine le comprendre. Elle même était sujette à de grands conflits intérieurs en prononçant ces mots, quelqu'un ne partageant pas son point de vue ne la voyait sûrement que comme une égoïste détestable. Elle n'eut hélas pas le temps d'exprimer ses inquiétudes, pas plus que d'apporter plus explications sur son choix. Elle vit un éclair noir fondre sur elle comme un prédateur sur une proie malchanceuse. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le Nordique avait bondit à sa rencontre, vif comme un loup des plaines d'Asgard. Et c'est avec la douceur d'un de ces derniers que Skoll souleva la malheureuse du sol, l'abreuvant d'injures plus outrageuses les unes que les autres. Malgré la peur qui la prenait à la gorge et son instinct de survie qu'il l'y pressait, Séléné ne devait surtout pas réagir. Si par malheur elle rendait les coups, la situation ne ferrait que dégénérer en conflits ouverts, et tout espoir de prêcher la paix s'envolerait immédiatement. Tant pis si elle était un peu secouée, c'était son devoir que d'encaisser sans broncher le manque de self contrôle du viking. Le sang de l'Irréel bouillait dans ses veines pourtant, bien décidé à ne pas se laisser malmener de la sorte par un vulgaire barbare sans broncher. C'était sa nature profonde qu'elle devait réprimer.
Déjà qu'elle peinait à retenir ses larmes de frustration, cela n'allait rien arranger. Plus que sa poigne, c'était le flux d'émotions négatives de Skoll qui pesait Séléné. Cet homme... Il n'avait pas juste un fort tempérament. Il pensait chacune de ses menaces jusqu'au plus profond de son être : Il était prêt à tuer s'il n'obtenait pas ce qu'il désirait.
Odin avait-il perdu de sa clairvoyance pour choisir pareille brute en guise de représentant pour une assemblée de paix ? Et puis ses justifications... Sa femme ? Son fils ? Son inquiétude était compréhensible, mais quelqu'un de son rang devrait être à même de garder son calme. Qui plus est, il faisait preuve d'un égoïsme sans nom en déversant ainsi sa frustration sur les autres. Se croyait-il le seul à souffrir de cette situation pénible ? Son père était dehors en train de se battre avec les autres, et la rouquine s'inquiétait aussi pour le bien être de sa mère, dont elle avait sentit le cosmos vaciller peu avant de pénétrer la basilique. Elle avait envie de sortir d'ici au moins autant que lui... Pourquoi l'enfant parvenait-elle mieux à contenir ses émotions qu'un soit disant chevalier accompli ?

Lorsqu'enfin la tempête fut passée, la petite retomba douloureusement sur ses genoux, cherchant son souffle. Il n'y était pas allé de main morte... Et ca ne faisait qu'empirer. Le voilà prêt à faire imploser la porte sacrée avec un déballage de cosmos d'une rare violence. Espérait-il vraiment faire voler les battants d'une porte protégée par Zeus par lui même ? Certes, son énergie était d'une bien belle intensité, mais la Prêtresse doutait de le voir accomplir un pareil exploit. Dans le pire des cas, le coup risquait de ricocher sur la barrière et toucher tous les représentants ici présents.
Il fallait que quelqu'un l'arrête, sans quoi il allait non seulement anéantir tout ce pourquoi ce conseil existait, mais aussi déclencher une guerre générale au sein même des envoyés divins. Et... à sa grande surprise, la plupart des Quaesitors semblèrent se ranger du côté de ce fou pourtant. Pas un n'avait essayé de l'arrêter dans son emportement de colère, et c'est tout juste s'ils commentaient l'agression de ce "messager de la paix" sur une enfant.
Avaient-ils seulement conscience de leur situation ? Le moindre geste maladroit, la moindre parole de travers prononcée au sein de cette assemblée pouvait dégénérer en Guerre Sainte si des conflits idiots éclataient entre eux. La plus petite action, qu'il s'agisse de mots ou non, pouvait être considérée comme de la part du Dieu tutélaire de son envoyé. Ce qui venait de se passer pouvait sans peine être interprété comme une déclaration guerrière d'Odin à Apollon, et l'absence de réaction des uns et des autres pouvait tout aussi aisément être vu comme un consentement silencieux à cette agression injustifiée. Ils étaient pour ainsi dire un véritable tonneau de poudre que la moindre étincelle pouvait faire imploser, en entrainant des nations entières dans sa chute... Et personne ne semblait s'affoler de voir un idiot remuer une torche flamboyante en sautant sur un pied ?!
Beaucoup semblaient terrifiés par le courroux du nordique, quel que soit leur propre niveau de puissance... Qu'avait-il donc de si impressionnant ? Si ce n'est son agressivité exacerbé par son mauvais caractère du moins... Séléné qui ne connaissait rien de ses exploits passés, ne voyait guère en quoi il pouvait jeter l'effroi sur une assemblée si fantastique. Il était fort, cela ne faisait aucun doute, mais ce n'était comme s'il serait en mesure de faire grand chose si le reste de la troupe se décidait à le maîtriser.
Et c'est d'ailleurs ce que le Quaesitor de la Discorde s'empressa de démontrer en perturbant cet intense flux d'énergie qui menaçait d'exploser. Mieux encore, il prit sur lui la décharge cosmique qui en suivit, et c'est sans trop de blessures qu'il s'en releva, prêchant à son tour l'ouverture des portes.
Et dernière surprise, et non des moindres, ce fut au Spectre qu'elle redoutait tant qu'elle dût son unique soutien dans cette assemblée. L'individu à l'aura si familière essaya même de la réconforter, contrairement à l'indifférence générale. Fallait-il que ce soit les envoyés d'Hadès qui fassent preuve de self contrôle et de compassion à leurs rivaux ? Si les morts devenaient plus courtois que les vivants, le monde allait bien mal...
Well... Elle l'avait peut être mal jugé en tout cas. Sûr, il n'avait pas l'air d'un bout en train et prenait visiblement un malin plaisir à faire enrager ses confrères par son refus, mais en comparaison de l'Ases il paraissait bien aimable. Elle le salua d'un signe de tête poli en se remettant sur ses pieds.

    -Merci de votre aide Monsieur...


D'un geste maladroit, elle tenta tant bien que mal de remettre un peu d'ordre dans sa tignasse rousse. Déjà qu'elle était vêtue de bien modeste façon, elle devait conserver un minimum d'allure pour parler au nom du Dieu des Arts et de la Beauté.
Puisqu'on l'invitait à reprendre la parole, alors elle le ferait. Sa timidité de tantôt s'était quelque peu apaisée, remplacée par une détermination plus farouche à faire son devoir de Prêtresse... et d'éviter de se faire étrangler une seconde fois.

    -J'avoue ne pas comprendre... Nous sommes tous ici présents en tant que représentants divins. Sans doute ai-je peu d'expérience, et pourtant il me semble qu"abandonner notre charge au premier trouble venu" est précisément ce que nous sommes en train de faire en répondant aux provocations de l'ennemi.


Elle lâcha un soupir, tant pis. Tout le monde ici la considérait comme une gamine et ne prêtait visiblement pas grande attention à ses paroles. Et même si elle ne comprenait pas pourquoi son âge était un handicape plus important que d'agresser ses interlocuteurs par caprice, elle se plierait aux règles absurdes de ce monde d'adultes.

    -Très bien... Il semble que de toute façon la réunion ne puisse continuer tant que les esprits ne seront pas apaisés. Espérons que notre interruption n'était pas le but de nos ennemis, sans quoi nous sauterions à pieds joints dans leur piège... Je me range à l'avis du Seigneur Révis. Que les portes s'ouvrent, mais que le Nordique reste ici. Je redoute qu'un contact entre les miens à l'extérieur et cet homme détruise défensivement nos espoirs d'alliance.


Elle avait prononcé ces dernières paroles sans une once de colère ou de ressentiment à l'égard du concerné. Son inquiétude était des plus légitimes : Si par malheur son père ou sa mère venait à apprendre que l'Ases avait levé la main sur elle, alors tout pourrait dégénérer en un rien de temps. Pour une fois, elle se surprise même à être soulagée de l'absence d'Hélios. Son frère n'aurait jamais laissé repartir en vie quiconque agresserait sa petite sœur, et ça ne ferait que compliquer davantage une réunion déjà mal partie. Elle se dirigea à son tour vers la porte, mais alors qu'elle arrivait à son niveau, et se stoppa juste devant la silhouette massive du Nordique, le fixant droit dans les yeux malgré leur évidente différence de taille. Là encore, son regard ne traduisait aucune agressivité, et c'est au contraire après une révérence gracieuse qu'elle s'adressa de nouveau à l'élu d'Odin.

    -"Sombreloup" puisque c'est ainsi qu'on vous appelle. Si mes mots vous ont blessés, j'en suis navrée, et vous présente donc mes excuses, ce n'était pas mon intention. J'ose espérer que nos rapports futurs seront plus courtois.


Séléné affichait un sourire radieux, aussi sincère que rafraichissant. Mais même si elle était prête à passer volontiers outre ce petit incident de parcours, elle n'allait pas s'arrêter là autant.

    -J'aimerais toutefois vous rappeler votre rôle ici, puisque votre noble emportement à secourir votre famille semble vous les avoir fait oublier. Nous sommes Quaesitors, pas chevalier. Vous êtes en ces murs la bouche et les bras d'Odin, vos mots et vos gestes sont les siens. De même que je suis ceux de mon maître.
    Pour le bien du peuple d'Asgard et de vos proches que vous désirez si ardemment protéger, je vous aviserais de faire preuve de davantage de self contrôle à l'avenir. Je vous implore, aussi fort que vous soyez, ne laissez pas votre colère faire de vous l'architecte d'une nouvelle Guerre Sainte...


Si l'ensemble de son arbre généalogique était enclin à la venger en cas de pépin, c'était plutôt d'Apollon qu'elle s'inquiétait. Son maître avait beau être d'une grande sagesse, elle le savait aussi horriblement rancunier. Jamais il ne laisserait passer un affront fait à sa personne au travers de sa Prêtresse. Et la petite demoiselle préférait éviter d'envisager quelles horreurs épidémiques pourraient être lâchées sur Asgard si jamais le Dieu des Arts et des Maladies se décidait à sortir son Arc et ses flèches pour laver son honneur... Elle ne voulait qu'une chose : Que ce conseil se passe dans les meilleures conditions, et s'il fallait un peu chatouiller l'orgueil d'un adulte caractériel pour y arriver, tant pis.
Son petit speech terminé, elle s'en retourna plus en retrait, attendant que les battants gigantesques s'ouvrent à l'appel des Quaesitors... Mais juste avant de conclure ce dialogue, il lui restait un ultime détail qui pesait sur son cœur. Son visage pivota de nouveau vers l'Asgardien, avec le même sourire que tantôt. Mais cette fois il était... différent. S'il n'avait rien perdu de sa candeur ou de sa joyeuseté, il était beaucoup plus menaçant. L'aura de Demi-Déesse de Séléné bouillonna derrière ce masque de bonne humeur l'espace d'une seconde, faisant peser tout le poids de son ascendance mystique.

    -Une dernière chose... Mon père se trouve derrière ces portes. Malmenez moi tout votre saoul si cela apaise votre furie, mais je n'accepterai pas une seconde fois que vous remettiez en question l'affection que je porte aux miens, ou mon envie de les secourir face au danger. Au plaisir~


La brève apparition de son potentiel cosmique avait eut l'effet d'un violent coup de fouet sur le plancher. Elle avait beau être petite et chétive, la rouquine n'en était pas moins une haute prêtresse d'Apollon, avec toute la signification de ce statut. Plus encore, le sang qui coulait dans ses veines était d'une rare noblesse, mélange de déité et de roi légendaire. Ce lourd héritage faisait d'elle un danger né. Son énergie surclassait celle de la plupart des Chevaliers d'Or, y compris celle du tueur de Dieu, et son manque d'expérience ne la rendait pas inoffensive pour autant. Apollon ne l'avait pas choisie que pour sa frimousse après tout... Si elle du genre à pardonner avec le sourire, sa bonne humeur avait aussi ses limites... et les injures faites à sa famille était la plus explosive de ces limites. On lui avait appris à encaisser, mais aussi à ne pas se laisser marcher sur les pieds plus que de raison.
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Eren


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 13 Nov - 1:09

Daybreak's Bell
Prologue


Les paroles de Séléné étaient pleines de sagesse. Quel dommage que Sköll ne puisse entendre un traître mot de ce qu'elle venait de lui dire. Depuis plusieurs minutes déjà, le Guerrier Divin était entré dans un état second. Nul n'en avait encore conscience. Son cosmos était en proie à la confusion qu'y avait semé le Quaesitor d’Éris, et les premières perturbations passèrent donc inaperçues. Par sa faute, personne n'aurait pu pressentir la catastrophe qui prenait forme dans les tréfonds de son âme. L'émissaire d'Apollon n'avait pas idée de la raison pour laquelle il était tant redouté mais ne tarderait pas à l'apprendre. Que l'écoulement de sa cosmo-énergie ait été altéré ne voulait pas dire qu'il était interrompu. La quantité qu'il pouvait produire était presque identique à ce qu'elle était à l'origine – la seule différence étant celle que Matteo avait absorbé pour être projeté au fond de la salle.

Mais au même titre que le sang coulait dans ses veines une énergie sans limites qui ne demandait qu'à sortir. Et elle était sur le point de le faire. Les barrières qui maintenaient en place ce formidable pouvoir s'étaient rompues sous la pression. Le barrage avait cédé sous la force du torrent. Et rien ne pourrait plus endiguer son écoulement. Ce serait vouloir arrêter un ouragan. Dans les méandres de son âme sommeillait une créature mythologique. Poussé dans ses derniers retranchements, il n'avait eu d'autre choix que de faire appel à elle. Jamais il ne l'aurait fait consciemment, mais sa volonté avait été si forte que sa raison avait succombé face à ce brusque accès de rage. Le loup était sorti de sa cage pour visiter ce monde sans avenir et ne demandait qu'à s'y épanouir.

Brûle... Notre Cosmos...

Cette voix était empreinte d'un accent proche du divin, mais plus aiguisé, plus sauvage. Un rien inhumaine, elle se rapprochait d'un grondement bestial. Le blanc de ses yeux était devenu noir. Leur éclat d'argent s'était teinté d'un bleu de glacier qui aurait fait froid dans le dos au plus valeureux des guerriers. Ce n'était plus un homme, c'était un animal, mais la lueur d'une intelligence néfaste dardait au fond de son regard. Ses lèvres se retroussèrent sur des canines aiguisées, presque autant que pouvaient l'être celles de l'animal dont il portait la marque depuis le jour de sa naissance. Sköll. Le fils de Fenrir. L'immense loup noir qui ne vit que pour broyer le ciel entre ses crocs. Telle était l'identité de celui qui avait pris possession de ce corps, sans pour autant écraser la personnalité de son hôte. Il n'était pas ici question de deux entités distinctes : il ne faisait qu'un.

Ce n'était qu'un corps d'homme sur une âme de loup. C'était une véritable bête sauvage, un monstre sans qui le Ragnarök n'aurait pas été possible. Une créature du démon qui marchait dans les pas de celui qui lui avait donné le jour et qui un jour détruirait le monde. Cette erreur de la nature venait de recouvrer sa liberté en se réincarnant dans cette enveloppe de chair et d'os. Il avait perdu en puissance depuis les temps anciens, mais ce corps mortel, prisonnier de la haine, lui permettrait de libérer son plein potentiel. Sköll s'était toujours efforcé de réprimer cette force animale en n'en laissant filtrer que le strict nécessaire, mais il n'était à présent plus question de faire dans la finesse. Regrettable erreur que de s'y abandonner corps et âme alors que les portes étaient sur le point de s'ouvrir, mais il n'entendait déjà plus rien.

Il n'y avait que le vide autour de lui, et du vide ne lui parvenait rien sinon l'écho de son coeur déchiré. Le prix à payer était celui de son individualité. Un sacrifice qu'il avait accompli sans hésiter puisque nul ne l'aurait fait à sa place. Pour sauver ce qu'il avait de plus cher, il avait pris le risque de n'être plus qu'un souvenir. De disparaître. Car cette puissance le consumerait tôt ou tard, elle n'était pas faite pour résider sous forme humaine. La sienne possédait un énorme potentiel mais son agonie n'en serait que plus lente. Tant pis. Qu'il brûle dans les flammes s'il le fallait, mais il ne tolérerait pas plus longtemps d'être pris au piège. En concluant ce pacte, il vendait son âme au Diable. Il en avait pleinement conscience et l'assumerait jusqu'au bout. Il ne s'éteindrait pas sans un dernier coup d'éclat.

Il est trop tard... reprit-il de cette voix déformée, chimérique. Il est trop tard et c'est de votre faute. Mais ne vous inquiétez pas. Nous saurons Nous en souvenir. Nous ne vous pardonnerons pas. Nous sommes éveillés maintenant, mais ce n'est encore que le début. Surveillez le ciel. Les choses ne vont qu'empirer.

D'ordinaire blanc comme neige, son cosmos s'était teinté de noir. Un noir de jais, semblable à celui qu'arborait son pelage en des temps reculés. Même la nature hybride de celui de Séléné, parsemé de nuances divines, ne rivalisait que péniblement de violence avec celui-ci – plus sombre et plus primitif, par ailleurs. Plus pesant et plus ancien, également. Un profond malaise s'imposait à quiconque se risquait à en scruter les arabesques. Qui regarde l'abîme doit aussi s'attendre à la voir regarder au fond de lui. Le bleu de ses yeux semblait lancer des éclairs à mesure que son aura se massait autour de lui. De la perte de contrôle qu'on avait tenté de lui imposer, il ne restait plus aucune trace. Le vrai maître de cet immense pouvoir en avait repris possession et n'était pas prêt de le céder à qui que ce soit. Qu'on tente encore de le souiller et il en cuirait à cet importun. Drapé dans ce linceul de ténèbres, le Briseur de Soleil ne demandait qu'à rappeler d'où il tirait ce nom tristement célèbre. Il avait déjà été bien assez courroucé par ce qu'il avait pu voir à travers la conscience de son hôte. C'était plus qu'il n'en pouvait supporter.

Nous n'avons plus rien à faire ici. Nous partons. Tentez de Nous en empêcher et vous serez détruits. Si c'est Nous que vous avez qualifié de nordique, je vous conseille sincèrement de ne plus proférer de telles insultes à Notre égard si vous ne souhaitez pas qu'à l'avenir nous gravions les Nôtres dans votre chair. Si c'est la souffrance que vous voulez, n'ayez crainte : vous l'aurez bien assez tôt. Vous avez déjà causé bien assez de tort, ne Nous obligez pas à vous faire plus de mal que vous n'en subirez sans Notre aide.

Dès lors que les portes firent mine de se départir de leur protection divine, l'intensité de sa cosmo-énergie ne fit qu'enfler jusqu'à instaurer à l'intérieur de la Basilique une tension palpable qui ne manquerait pas de suffoquer les plus fragiles d'entre eux. Ce ne serait qu'un maigre châtiment envers eux, seuls vrais coupables de l'enlèvement de son fils - car même s'il l'ignorait encore, il sentait planer dans l'air les plus sombres présages. Son bras s'arma en une fraction de seconde, plus rapide encore qu'il ne l'était dans son état normal. Et le cosmos l'envahit à une vitesse tout aussi affolante avant qu'il ne s'abatte sur la porte sans défense qui lui faisait face à présent. Celle-ci n'était plus en mesure de lui résister, mais il était préférable qu'il aiguise ses griffes sur son bois massif que sur le cadavre de l'un de ceux qui se tenaient à proximité. Il n'y avait plus ici d'ami ou d'ennemi, de bien ou de mal : tous n'étaient ni plus ni moins que l'objet de sa colère.

WOLF LEGEND !

D'immenses griffures parfaitement parallèles se dessinèrent alors à la surface de cette cloison pour mieux la faire voler en éclats. Un froid intense émanait de chacune de ces entailles pour se répandre dans la pièce. Cerné par l'obscurité se déployait toute sa puissance, en dépit de tous les efforts de ses pairs pour l'arrêter. Peine perdue. Ils porteraient la responsabilité de sa perte d'humanité. De même qu'ils seraient tous autant qu'ils sont complices de ce qu'il allait commettre à compter de ce moment. Nul doute qu'un guerrier du calibre de Sköll qui en plus maîtrisait le froid et était capable d'en créer ne pouvait qu'avoir atteint le Zéro Absolu. Preuve en était faite car rien ne pourrait dégeler ce qu'il venait de couvrir d'une épaisse couche de givre.

Cela n'était toutefois visible que de l'intérieur, de telle sorte que nul n'aurait pu se douter de ce qui avait causé cette dégradation. Il n'y avait de toute façon plus que des cadavres pour y assister au dehors, et il ne se souciait nullement de se faire remarquer. Pauvres fous qu'ils étaient, pour n'avoir pas encore compris quel sombre dessein se tramaient. Il ne resterait pas avec eux ne serait-ce qu'une seconde de plus. Nombreux furent les copeaux de bois à s'éparpiller aux quatre vents. S'il n'y avait aucune issue, il n'avait qu'à la créer de ses propres mains. Et parmi les décombres se dessinait une faille béante qu'il ne tarda pas à emprunter non sans un dernier regard saturé de mystères à l'encontre de ceux qui, l'instant d'avant, avaient été témoins de cette puissance qui défie la Création.

→ Quand une ombre en surveille une autre.
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 13 Nov - 23:12

Le refus net et catégorique du Quaesitor des enfers amena sur le visage du guerrier d’Arès une moue circonspecte appuyée par un haussement de sourcil pour le moins évocateur. Il se demande l’espace d’un instant si il demeurait dans le même lieu qu’eux en observant les alentour pour vérifier que ce n’était pas son propre esprit qui lui jouait des tours. Mais non, il voyait toujours cette même situation inextricable dans laquelle un guerrier devenu fou cherchait le meilleur moyen pour s’échapper telle une bête acculée, alors que ses alliés dans cette tâche se faisaient plus pressants – et dangereusement entre la porte et le fameux guerrier. Il semblait pourtant que Narcisse ne voyait pas ce qu’il voyait. Un homme en proie à la pire des folies, celle qui détruit le cœur et l’âme et derrière laquelle il ne reste rien de plus que les flammes ardentes d’une fureur implacable.

Ce fut l’élu de Héphaistos qui enchaina pourtant, disant tout haut ce qu’il pensait, révélant des informations sur ce qu’il se passait à l’extérieur qui éveilla la curiosité du guerrier. Un sourire étira brièvement ses lèvres alors que celui-ci jetait sur le spectre un discrédit pour le moins superflu mais qui finit par faire céder les derniers récalcitrants. Même la jeune fille qui s’exprima très clairement au nordique, lui offrant sa vision pas forcément erronée de la situation, mais que celui-ci, il en était persuadé, n’avait nullement capté.

- Trop tard.

Ses paroles eurent à peine le temps de s’échapper de ses lèvres que la voix tonitruante du Quaesitor d’Odin faisait vibrer la salle de sa puissance. Le cosmos ténébreux jaillit tel un miasme sinistre alors que le visage du guerrier d’Arès se faisait insondable. Nul éclat ne vint perturber son faciès, juste la gravité et autre chose brillant dans son regard d’un éclat lointain, obscur. Ses doigts se refermèrent sur la cape couvrant ses épaules alors que les grondements de colère du sombre loup se répercutaient en écho dans la gigantesque salle, la rendant d’autant plus grave et dangereuse. Nul autres paroles ne vinrent troubler les lieux si ce n’était les sombres menaces d’un homme qui n’en était plus un. En avait il été un ? Il aurait été préférable pour tous que cela n’ailles pas jusque là. Un frisson parcourut son échine lorsque le loup rassembla son cosmos pour attaquer ce qui le gênait.

Son ombre se décala jusqu’à la petite silhouette de la demoiselle rousse alors que la fureur du nordique faisait voler en éclat la porte. Un cosmos écarlate entoura brièvement son corps comme une flamme, usant de sa cape tel un bouclier se parant de reflet vermeille pour les protéger du contre coup de l'assaut. La morsure du froid naissant de la déchirure fit scintiller l’atmosphère un court instant avant que le colosse ne disparaisse entre les gravats après un dernier regard qui aurait tout aussi bien put porter en son sein des centaines de malédiction. Phlégias se retourna sur l’élu d’Apollon qui disparaissait aisément derrière sa carrure et qu’il avait décidé de protéger du souffle glacial d’un loup virulent même si il demeurait en elle assez de ressource pour faire face seule.

- Vos paroles aussi clairvoyantes peuvent elles être, petite demoiselle, ne peuvent trouver d’écho dans une âme dominée par la folie. Considérer cela comme un conseil de connaisseur.


Un sourire léger vint atténuer des mots froids, son regard laissant apparaître l’espace d’un instant un écho amer et lointain. Il s’écarta de la jeune fille sans un mot ni même un regard de plus à son égard, sa cape virevolta derrière lui alors qu’il se dirigeait vers les débris de cette portes – et les guerriers qui avaient été au plus proche de celle-ci.

- Je suppose que nous pouvons sortir voir ce qu’il se trame dans cette précieuse Cité neutre à présent…


Ce n'était là qu'un simple murmure pour lui même. Le quaesitor se retourna sur la dame guerrière après avoir aperçut un bref instant les cieux azuréen de ce début de matinée à travers le bois lacéré de givre qui ne manquerait pas d’attiser des colères. Nul doute que le moyen utilisé par le sombre loup pour sortir de l’édifice était discutable à bien des titres.

- Tout va bien pour vous ?


Une demande qui concernait un peu tout le monde en réalité mais qu’il adressait particulièrement à ceux qui s’était retrouvé au plus près de l’assaut. Le spectre était suffisamment loin, Alephist n’était même pas réellement présent en cette place et la demoiselle élue d’Apollon avait été derrière lui. De nouveau son regard scruta l’extérieur de la basilique pour repérer avec une facilité déconcertante le cosmos du guerrier fou qui semblait s’être stoppé auprès d’une guerrière – pour ce qu’il en voyait. Il n’aurait pas été jusqu’à dire qu’il était plus calme mais au moins ne semblait il pas près à détruire la cité à coup de crocs et de pattes monstrueuses – seul la porte avait eut cette insigne honneur. L’un d’entre eux irait surement régler ses comptes en tant voulut, mais ce ne serait pas lui.

- Je vais être quelque peu abrupte après un tel déchainement, mais pouvez vous m’en dire plus sur ce qu’il est advenu de ces gitans ? Je crains être entre ses murs depuis trop longtemps pour en savoir grand-chose.


Une demande faite à la dame à la chevelure immaculée se trouvant être la Quaesitor de la Déesse de la guerre et de la Sagesse. La seule femme de l'assemblée qui méritait le titre de Dame mais qui n'en demeurait pas moins guerrière. Il ne l'oublierait pas.

- Bien que je comprendrais que vous ayez d’autres préoccupations en cet instant au vu de ce que nous a révélé le Seigneur Alephist.


Et il demeurait toujours dans l’enceinte de la Basilique une lourde atmosphère fait de menace et de sombre présage.
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Narcisse


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Jeu 15 Nov - 23:13

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Hum, peu importe toutes ces idées bien faites sur une éventuelle « paix » entre eux, il faut bien avouer que les Hommes ne sont pas faits pour s’entendre. S’il est vrai que cela sera toujours d’actualité, avec ou sans eux, il n’est pas à épargner l’idée que tout ceci est de trop, pour des êtres Humains normaux. Une telle puissance déchainée, et pour quoi ? Par simple folie.
Narcisse aurait été bien amusé de voir le barbare se jeter sur tout le monde tel un chien enragé, car sa manœuvre n’avait eu que se but, menant au chaos d’une situation déjà fort chaotique. Force était de constatée que la profondeur de son art échappait totalement à ces personnes dénuées de tout intérêt à ses yeux, à partir de maintenant.

Seule la petite Séléné, qui avec son nom associait celui d’Apollon, représentait un intérêt. Elle, ainsi que le Quaesitor d’Eris et celui d’Héphaïstos, si celui-ci avait été présent à cette assemblée de chaire et de sang. Les autres, quand à eux…
N’étaient que des agneaux de plus à sacrifier sur l’autel de la désolation et de la mort auquel le fils d’Hypnos semblait vouer un certain culte depuis que sa pensée s’était organisée, par-delà les ans et les siècles.

Au moins, les portes étaient ouvertes à présent. Voilà tout ce qui lui importait maintenant, car il y avait au-delà de ces murs des choses qui se tramaient dans l’ombre. Des choses, intéressantes, auxquelles il était étranger. Et cela l’embêtait quelque peu. Se plan avait dû voir le jour à peine la précédente Guerre Sainte terminée. Passer à l’offensive en si peu de temps signifiait que la, ou les personnes derrière tout ceci étaient puissantes, mais aussi empressées à mener à bien leurs plans en profitant de l’isolement des uns et des autres. Il y avait pourtant fort à parier que la résistance de chacun allait être mise à rude épreuve, mais qu’elle n’allait pas faillir pour si peu.
En tout cas, Narcisse faisait peu de cas de l’état éventuel de l’armée des Spectres.

Ils avaient leurs objectifs, il avait les siens, loin d’eux.
Ou peut-être pas si loin car, à l’ouverture des portes, il avait senti dans la Cité la présence de… son frère, Phantasos. Adrix… Il tombe bien celui-là, car Oneiros a deux mots à lui dire. Il en ira de même pour Dormin, sans doute. Il ne creusa pas plus loin mais il aurait également pu sentir Krauser, si le cas d’une Étoile Terrestre l’avait intéressé. Ce qui n’était pas le cas. Tout ce beau monde convergeait vers leur rencontre et revint alors au galop la colère qui avait la sienne sur la place, avant qu’il ne pénètre dans la Basilique.

Il allait venir lui aussi à leur rencontre, mais avant cela…
    Ce fût une réunion, intéressantes, chers confrères, mais hélas elle a prit fin trop tôt. Il fit quelques pas vers l’entrée ouverte de la Basilique, marquée par le passage du barbare, avant de se retourner vers l’assemblée. Toujours est-il qu’elle est belle et bien terminée, et c’est pour cela que ma présence ici n’est plus indispensable. Car ce n’est nullement à vos côtés, que vérité sera faite sur ce qui se trame dans Venise. Il s’adressa alors à la Quesitor d’Apollon. Peut-être devriez-vous m’accompagner damoiselle, car je m’en vais saluer votre… père. Je pense que vous serez heureuse de le savoir… en vie. Et lui de savoir, ce qui sera advenue de cette… réunion.
Chacun de ses mots appuyés laissaient planer l’ombre d’une menace sur ses paroles, car le Quaesitor d’Hadès n’avait en effet que peu de sympathie dans son discours, vu les évènements qui avaient secoué le groupe à l’intérieur de la Basilique Saint Marc. Si pour certains, tel Arjuna, il avait déjà sa propre opinion, les autres bénéficiaient eux aussi de son assentiment quand à leur prise de position dans ce qui s’était joué entre ces murs.
Pour l’heure, comme il venait de l’annoncer, il avait dans l’idée d’aller à la rencontre de son ancien élève, de son frère, et de retrouvailles… électriques. Le sort de Venise attendrait, tout comme le reste d’ailleurs, car quand Narcisse avait une idée en tête, difficile était de la lui ôter ou de le faire s’intéresser à autre chose.

-> Quadrature des Bourreaux
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Eris [PNJ]


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Ven 16 Nov - 17:15

    Le Quaesitor d'Eris ne s'était pas attendu à ce que sa proposition fasse l'unanimité, pas plus qu'il n'avait pensé que les choses se calmeraient après avoir délayé l'expression de la fureur du Fauve. L'union et la paix n'étaient pas les buts que recherchait Matteo Grimani : seuls lui importaient l'ordre et la sauvegarde de sa cité. Pour cela, il n'aurait pas hésité un seul instant à s'attirer l'inimitié de tous les autres Juges ici présent, tout comme le Guerrier du Nord était en train de le faire. La nuance ne lui échappait pas, et le serviteur de la Discorde se doutait bien que la famille de l'Ase était aussi chère à ses yeux que Venise l'était aux siens... Mais l'homme au masque ne pouvait pour autant se ranger à ses côtés. Leurs intérêts étaient en complète opposition et inévitablement, si aucun ne prenait l'avantage par la parole, l'épreuve de force surviendrait entre eux. Pour l'heure, le Bourreau ne pouvait accorder à son opposant que sa pitié... Qui elle aussi finirait par lui être arrachée si les hostilité montaient encore.

    L'arrivée du dernier Quaesitor, celui d'Arès, ne parvint pas à débloquer la situation. Étonnamment subtil pour un serviteur d'un Dieu que l'on disait brutal et impitoyable, le dénommé Phlégias semblait plutôt du genre à agir de manière détournée pour arriver à ses fins. Face à lui, Matteo resta silencieux, se contentant d'observer le dernier arrivé au travers de son masque de céramique blanche. Ses secrets et ceux de sa Maitresse ne devaient pour l'instant pas filtrer en ces lieux. Ce fut ensuite Narcisse qui se prononça en défaveur de l'ouverture des portes, au risque de prolonger encore d'avantage cette situation tendue et bloquée de toutes parts. Le Quaesitor d'Héphaïstos, grand absent de cette réunion, sortit alors de son mutisme pour offrir un semblant de solution. Son éloignement avait servi à quelque chose, finalement. Si le sort du Sanctuaire et des Enfers l'indifféraient, mais cela pourrait au moins faire changer d'avis les derniers récalcitrant pour qu'enfin leur enquête puisse avancer, à la condition prêt que le Fauve se tienne tranquille jusque là et accepte sa condition pour achever cette première réunion sans véritable éclat...
    Mais bien entendu, cela aurait été trop facile.

    Narcisse et Séléné finirent donc ainsi par céder et donner leur aval à la libération des Quaesitor. La bonne volonté des deux Quaesitors fut appréciable aux yeux de Matteo, qui espérait enfin voir cette tension retomber et le risque de voir sa ville en proie aux affres du combat effacé... Mais le Guerrier d'Odin gâcha tout. Son Cosmos changea, se faisant froid et effroyablement destructeur, pire encore, lui semblait-il, que celui déployé par la décharge qu'il avait volontairement attiré à lui. Son aspect physique changea également, le rapprochant un peu plus à chaque instant de l'apparence d'un monstre piégé dans un corps d'homme. Mais cela ne s'arrêta pas là... Le barbare leur cracha ses mots enragés à la figure, leur jurant qu'il ne leur pardonnerait pas et que les choses allait empirer. Il les menaça, tenta de les intimider et pour finir défonça la porte de la Basilique avec une attaque d'un froid aussi débordant que celui qui habitait son âme... L'homme masqué qui se tenait entre lui et les portes s'écarta au dernier instant, puis attendit de voir si ce dégénéré pousserait encore d'avantage son insulte envers eux en les quittant véritablement de cet manière, sans un mot pour rattraper sa faute... Et ce fut le cas.

    Dès lors, Matteo n'entendit plus les paroles du Quaesitor d'Arès, pas plus que la révérence de Narcisse qui, malgré sa précédente opposition, fut le premier à s'engager dans l'ouverture faite par le géant du nord. A l'intérieur du Bourreau, quelque chose s'était déclenché. Lentement, remontant des profondeurs de son imposante silhouette, une énergie néfaste commençait à se concentrer autour de son corps. Ceux qui avaient senti à leur entrée un étrange malaise reconnurent cette sensation d'être en présence d'une ignominie, une aberration sans nom qui n'aurait plus dû ce trouver en ce monde et qui pourtant marchait en ces terres tout comme eux. Le masque blanc du Quaesitor s'assombrit et devint aussi noire que de la suie. Les marques noirs quant à elles étaient devenues blanches, et c'est suite à cette inversion de couleur et cet afflux de puissance que Matteo Grimani raffermit sa prise sur le manche de son immense hallebarde et s'avança vers la lumière de la place Saint-Marc. L'aura meurtrière qui teintait désormais son Cosmos ne laissait aucun doute planer sur ses intentions, mais il eut tout de même une dernière parole envers ses collègues pour prendre congé.

      « Faites comme bon vous semble pour maintenir l'ordre sur ces eaux. Pour ma part, je vais m'occuper de... la Bête. »

    D'un pas lourd, le massif Quaesitor d'Eris franchit la porte gelée et éventrée pour atteindre l'extérieur, occultant tant par sa taille que par son aura la lumière qui avait pénétré dans la Basilique.

Arrow Extérieur de la Basilique
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Sam 17 Nov - 1:12

Séléné n'était pas très confiante en ses talents d'oratrices, contrairement à ce qu'Apollon lui avait assuré. Cependant, qu'elle soit douée ou non n'aurait guère changé le cours des évènements, car parler avec l'Ases était un peu près aussi fructueux que de converser avec un pot de fleurs. Et si au moins au pouvait attendre de ce dernier qu'il nous offre un bouquet bien garni en récompense, le Nordique lui n'avait que des malheurs dans sa sacoche.
A peine la jeune Quaesitor avait-elle terminée sa tirade qu'une vague d'une rare violence s'embrasa dans le cœur de l'envoyé d'Odin. Une explosion de fureur comme elle n'en avait encore jamais vue à ce jour, plus vive et tonitruante que le tonnerre. Si la déflagration de cosmos et les effets pyrotechniques l'accompagnant pouvaient aisément renseigner les Chevaliers présents sur la sévérité du phénomène, aux yeux de la rouquine, c'était bien pire encore. Les sombres émotions du fils de Fenrir se déversaient en elle comme un miasme empoisonné. Elle avait l'impression qu'une main fantôme déversait un feu liquide dans sa tête, consumant sa chair et menaçant d'engloutir son âme comme un torrent emportant un malheureux pris dans la violence de ses remous.
Elle pouvait voir l'aliénation dont il était victime avec plus de clarté qu'elle ne l'aurait voulue. Elle dont les yeux discernaient les tourments les plus intimes d'un être était à même de contempler la bête qui s'était éveillée chez SombreLoup. Jamais patronyme n'avait été plus adéquat que celui ci, en cet instant précis. Il n'avait plus rien d'un chevalier, non, il n'avait même plus rien d'humain. Il avait basculée dans la voie du monstre, succombé aux charmes d'une créature plusieurs fois centenaires dont la sinistre essence avait prit le dessus sur la volonté affaiblie par la rage de son hôte. Le fauve avait brisé les chaînes qui l'entravaient, et était désormais lâché sur ce monde. Il était là, derrière ce corps dont il s'était emparé, invisible aux regards inexpérimentés. Un colosse de fourrure et de crocs, aux yeux malveillants, salivant d'une insatiable soif de destruction. Tout son être suintait la malveillance et la corruption. C'était un prédateur dans le plus pur sens du terme, un chasseur mythologique qui n'existait que pour le seul plaisir de broyer sur ses griffes le fruit de toute création. Cette chose n'aurait pas du se trouver là. Elle n'aurait du se trouver nulle part. C'était une menace pour toute forme de vie !
Les pulsions sanguinaires étaient si fortes qu'elles en changeaient l'aspect de Sköll lui même. L'homme du Nord n'était désormais rien de plus qu'une parodie d'homme aux traits lycantropiques. Il avait franchit la barrière qui séparait le monde animal du leur, et ce n'était pas le genre de voyage qui se faisait en sens inverse.

-Il est trop tard... Il est trop tard et c'est de votre faute. Mais ne vous inquiétez pas. Nous saurons Nous en souvenir. Nous ne vous pardonnerons pas. Nous sommes éveillés maintenant, mais ce n'est encore que le début. Surveillez le ciel. Les choses ne vont qu'empirer.

Séléné était habitué aux êtres hors du commun. Bigre, elle était même habituée aux monstres en tout genre. Malgré les tentatives d'Adrix de dissimuler son état à ses enfants, ni le fils ni la fille n'étaient totalement ignorants des démons qui rongeaient leur mère de l'intérieure. Elle ne connaissait que trop bien la peine et la lutte perpétuelle que représentait un flirt avec des forces obscures. Ceux obligés de livrer un tel combat étaient à plaindre... Mais cet homme était méprisable. L'Irréel avait pactisé avec l'ombre, mais ne s'était jamais laissé dévorer par elle. C'était une symbiose, explosive, mais une symbiose tout de même entre le rejeton des abysses et son hôte. Mais le spectacle offert par le Ases n'avait rien de tel.

Etait-ce donc là la fleur des Chevaliers d'Asgard ? Une brute doublée d'un lâche, incapable de retenir les brides du monstre qui sommeillait dans les tréfonds de son être ? Il se pavanait de sa force et de sa puissance mais succombait aux murmures séduisants d'un démon, au point de se laisser contrôler par lui comme une vulgaire marionnette. Oui, une marionnette de chair, il n'était plus que ça pour la bête antique dont il était le réceptacle. Son manque de volonté était indigne du poste qu'il occupait. Il n'avait ni honneur ni fierté, préférant rejeter sur les autres son manque de sagesse, s'abandonnant au Diable pour livrer le duel à sa place. Les propos outrageux qui sortaient de sa bouche étaient tout autant les siens que ceux du monstre, aucun doute là dessus. Il était ivre de vengeance, prêt à massacrer ceux qui avaient essayés de l'aider. Séléné pouvait sentir toute la noirceur et l'aveugle fureur qui se dégageait. En se laissant ainsi guidé par ses pires instincts, il finirait seulement pas détruire ceux qu'il désirait protéger lorsque la bête, dans un accès de colère, déciderait de se débarrasser de ceux qui le ralentissaient. Quelle pitié qu'une telle force ait finie entre les mains d'un être aussi aveugle. Ami ? Ennemi ? Pouvait-il encore saisir de telles notions ? Séléné, ballottée par ces horreurs qui résonnaient en son sein fut prise d'un haut le cœur. La petite n'était pas du genre à porter un jugement hâtif sur ceux qu'elle venait de rencontrer. Mais cet homme... non, cette chose à apparence humaine était une insulte aux braves qui passaient leur vie à confronter leurs ténèbres intérieures. Il fallait l'enchaîner avant qu'il n'entasse les corps.

Et les premières victimes de sa chute face aux trompettes tentatrices furent les portes de la Basilique. Avec un déferlement de puissance aussi sauvage qu'intense, le monstre frappait désormais les lourds battants comme un forcené, chaque coup de griffes ne laissant dans son sillage que glace et débris. Le souffle d'énergie attisa son propre cosmos divin, qui voulut s'interposer tel un bouclier devant sa maîtresse, mais l'intervention du Seigneur Phlégias rendit cela inutile.

- Vos paroles aussi clairvoyantes peuvent elles être, petite demoiselle, ne peuvent trouver d’écho dans une âme dominée par la folie. Considérer cela comme un conseil de connaisseur.


Il avait raison. Il y avait des gens avec qui parler ne servait à rien. Cela, au moins, elle l'avait compris aujourd'hui, et sans en ressortirait-elle grandie. Mais le Quaesitor n'attendait nulle réponse de sa part, mais elle le gratifia tout de même d'un hochement de tête reconnaissant, tant pour ses paroles que pour sa protection.
Elle se sentait irritée, chose assez rare. Cette réunion était un désastre, du début jusqu'à la fin. Elle serait obligée de rapporter de biens décevantes nouvelles à son maître, et les vies de milliers d'innocents étaient mises en périls à cause de l'instabilité de ce conseil censé rassembler la fine fleur des envoyés de la paix Ses craintes s'étaient confirmées : En ouvrant les portes, ils avaient signés l'arrêt définitif du Conseil des Quaesitors. Il serait impossible d'en créer un nouveau dans un futur proche, tout s'était effondré. En se redressant, elle ne put retenir un commentaire ironique le carnage qui venait d'avoir lieu sous leur nez à tous.

-
    Eh bien... Cette petite interruption se déroule comme un charme n'est-ce pas ? En conclusion, je crains qu'Asgard ne souffre d'un dommageable manque d'effectif...


Y avait-il d'autre explication pour qu'Odin choisisse Skoll pour siéger à cette assemblée ?
Le Spectre Narcisse fut le second à se diriger vers la sortie. Son père... Oui, elle avait envie de voir son père plus que tout. Rester ici n'avait plus aucun sens désormais, et il était de son devoir de fille de s'assurer de la santé de son père. D'autant que maintenant que la tempête était passée, il lui semblait capter de nombreuses auras familières. Elle emboîta le pas de son oncle, non sans gratifier tous les Quaesitors encore présents d'une longue révérence.

    -Veuille m'excuser Messires, mais il me faut maintenant m'assurer du bien être des miens. Ce fut un plaisir bref de partager votre compagnie. J'espère que nos routes se recroiseront bientôt. Pour un nouveau conseil de paix, si les cieux le veulent bien... Même si je crains que nous ayons fort à faire sous peu.


Elle se précipita alors vers la place, inquiète des débordements que la folie du Loup avait pu provoquer dans cette zone hautement peuplée. Elle ne doutait pas que l'Envoyé d'Eris puisse se charger lui même de cette bête furieuse. La Discorde affichait des dons à peine moins lugubre que la proie qu'il s'était mit en tête de débusquer, et sa détermination laissait deviner son efficacité. Elle aurait aimé lui prêter main forte, mais elle avait bien d'autres problèmes à gérer elle aussi.
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Liana


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 18 Nov - 19:29

Tout aller vite, bien trop vite au goût de la Sainte. Le ton montait chez les uns et les autres de par l'attitude de l'asgardien aux côtés duquel elle se trouvait. Ses sens la mettaient en garde sous l'effet de cette tension palpable, il aurait fallu être fou pour ne pas constater cela. Elle sentait poindre une migraine épouvantable. Elle comprenait la position de chacune des deux parties, et il lui fallait choisir à laquelle elle allait accorder foi. Elle n'eut pas le moindre mal à faire son choix. Son instinct de Louve reprenait le dessus et la poussait à vouloir protéger le Quaesitor d'Odin. Elle était certaine que les autres ne comprendraient pas son choix, mais elle savait dans quel état on pouvait être amené à se conduire lorsque l'on était possédé par le désir de protéger les siens. Elle-même n'avait-elle pas à plusieurs reprises protégé sa meute en se mettant en danger?

Elle en était là dans ses pensées quand les paroles du Quaesitor d'Héphaïstos parvinrent à ses oreilles. Son sang se figea. Le Sanctuaire attaqué par des chevaliers noirs. La mort du Grand Pope. A cette nouvelle son visage devint livide et une immense tristesse s'empara de son être. Mais une autre information suivie toute aussi rapidement, accroissant davantage ses craintes: un Titan combattait un chevalier d'or. Immédiatement ses pensées allèrent vers ceux qui étaient le plus proches d'elle et lui faisait craindre le pire. Qu'espérait donc le pauvre fou en combattant seul les pères des Dieux? Jamais il ne parviendrait à abattre celui-ci. C'était chose impossible pour eux. Quelle folie avait donc poussé l'un des douze à pareille confrontation? Le désespoir? Le besoin de reconnaissance des siens? Elle réfléchissait à vive allure, s'interrogeant sur l'identité du chevalier d'or, tout en se demandant ce qui pousserait chacun d'eux à commettre pareil acte de folie. Et la réponse lui vint d'elle-même, faisant manquer un battement à son coeur: Corell était le plus indiqué.

*Idiot! Stupide Lion!* songeait-elle par devers elle. Bien sûr elle n'avait aucune preuve, mais elle était quasi certaine d'avoir raison car elle le connaissait par coeur. Il lui faudrait néanmoins interroger le protecteur du Dieu Boiteux. Mais pour l'heure, il y avait plus urgent, comme par exemple cette vague de froid qu'elle ressentit derrière son dos. Elle devait agir vite, car le danger menaçait, et ce dernier résidait en la personne du guerrier divin. Peu lui importait qu'il brise cette fichue porte qui les condamnait tous à rester cloîtrer ici sous prétexte que deux Quaesitors avaient refusé d'ouvrir ces dernières.

Puisque ce dernier se laissait aller à la sauvagerie, elle jugea qu'elle pouvait en faire de même, et laissa son cosmos lumineux l'auréoler et l'envelopper. Elle devait se protéger, et rapidement, de l'attaque qui venait. Sous les yeux de tous, la Sainte se métamorphosa en un loup gigantesque au pelage blanc comme neige qui gagna à une vitesse folle, la dérisoire protection derrière une des immenses colonnades de la Basilique avant de reprendre forme humaine. Juste à temps. Un craquement sinistre se fit entendre, celui du bois volant en éclat. Un sourire aux lèvres, Liana se retourna pour observer la scène qui se jouait en dehors. Le sauvage venait de retrouver sa compagne, néanmoins les nouvelles n'étaient pas bonnes. La Sainte en voulait à ceux qui, par leur désaccord, leur avait fait perdre de précieuses minutes.

Adossée à la colonnade, bras croisés sous sa poitrine, elle écouta les propos de chacun et ne put réprimer une petite remarque cinglante à l'égard du Quaesitor d'Apollon et de celui d'Hadès, posant sur eux ses iris saphirs lorsqu'ils passèrent à ses côtés pour prendre le chemin de la sortie, tout en affichant un sourire des plus narquois.

"- Pour des personnes qui refusaient d'ouvrir les portes, je vous trouve bien prompt à vider les lieux."

Ils n'étaient plus que quatre à présent: Arjuna, Alephist, Phlégias et elle-même. Le Quaesitor d'Arès s'était un peu plus tôt adressé à elle et elle lui accorda toute son attention.

"- Le Sanctuaire est peut-être attaqué, mais je ne dois toutefois pas me soustraire à la tâche qui m'a été confié par ma Déesse. Cette Cité a besoin de notre aide, nous ne pouvons la déserter lorsque l'on sait que l'on a à faire à des phénomènes que les hommes ne peuvent comprendre. Sans nous, ils ne parviendront pas à éradiquer le Mal qui ronge la ville. Je suggère d'enquêter ensemble et si vous m'accompagnez, je promets de vous raconter en chemin tout ce que j'ai pu apprendre depuis que je suis ici."

Puis son regard se porta sur l'homme de main du Dieu Forgeron, un regard dans lequel pouvait se lire une inquiétude profonde et sincère:

"- Je suis désolée d'insister, mais j'aurais souhaité savoir si vous connaissiez l'identité du chevalier d'or qui est actuellement entrain de combattre le Titan s'il vous plait."


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 20 Nov - 22:06



Les mots résonnèrent longuement dans l’esprit de l’Indien alors qu’il tentait vainement de sentir la présence de son Seigneur et Maître. C’est sans parvenir à suivre la trace laissé par son contact qu’il dut rapidement se résoudre, il n’avait pas la possibilité de franchir ces murailles par lui-même, et seul un pouvoir divin permettrai à l’un d’eux de passer outre les remparts de Zeus.

Il aurait souhaité informer son Empereur de la situation qu’il connaissait, une scène méticuleusement décrite dans son esprit et qui n’avait, à n’en pas douter, rien d’engageante. Les tensions montaient, et les esprits s’opposaient comme de vulgaires feuilles balloté par une tornade violente, mais invisible. Ne voyaient-ils pas plus loin que le bout de leurs nez. Restaient-ils, incapable de se défaire d’une nature apprivoisée, enclin à un sentiment de défense extrême, les poussant à faire preuve de force pour prendre l’ascendant sur autrui ? Arjuna inspirait profondément, puis relâchait de discrets soupirs.
Il observait les différents protagonistes agir et réagir dans l’intérêt des leurs, sans comprendre ou entrevoir les prémices d’un monde libéré de l’oppression des sentiments de possessions. Mais ils suivaient leurs convictions, et cela suffit à ce que le Général de Poséidon prenne suffisamment de recul pour passer au-delà de déductions primaires et arrêtés. Pourtant, l’intervention du Quaesitor du Dieu Forgeron calma légèrement ces tensions, mais la machine véhémente du cœur humain était parfaitement rôdé, surtout lorsque l’on parlait de la colère et de la peur, et une fois encore, il ne fut pas surpris de voir les choses tourner mal de nouveau.
C’est à ce moment qu’il reçu le contact de son Maître. Comme ce jour-là, six années auparavant, sa propre volonté se fondit dans l’essence de l’Empereur des Mers, et des mots plus que clairs parvinrent jusque son cerveau. Mais la connexion restait imparfaite, et la distance et le cosmos de Zeus empêchèrent au Général d’informer immédiatement Poséidon de la gravité d’une situation qui pouvait aisément se soustraire à tout contrôle. Il restait frustré de perdre si vite un contact essentiel en cet instant donné, et la malice qui se dégageait de Narcisse n’avait rien d’apaisante.

Puis il réalisa. Peut-être un peu avant les autres puisqu’il était resté aux côtés de l’ Asgardien, mais cela ne lui permit pas d’intervenir. Son sens aiguisé du Cosmos lui dévoila en partie la nature profonde de Sköll. Seule une puissance divine pourrait outrepasser la barrière mise en place par le Roi des Dieux, mais qu’en est-il des monstres mythologiques. Cette sensation, la certitude de faire face à un animal sauvage, doublé par la révélation sur un Cosmos d’une puissance presque infinie.

Le Loup Céleste, le dévoreur de monde se trouvait dans la pièce. Sans même s’en apercevoir, alors que les autres Juges discutaillaient encore des détails, Arjuna porta de nouveau la main à Chrysaor, frémissant d’excitation pourtant rangée dans son fourreau. En un éclair, il libéra sa compagne d’un geste précis mais incisif pour parer la rage de Fenrir. Mais s’il n’avait pas bondit à cet instant, sans son écaille pour le protéger, nul doute que cette histoire n’aurai alors été qu’une chronique posthume. Pourtant, cela n’empêcha pas le loup de Sortir. Ce qui est étrange encore aujourd’hui, c’est que le porteur de la lame sacrée se focalisa sur le fait que même cette terrible bête n’avait pas su dévorer entièrement l’âme de Sköll, et que dans une lutte probablement terrible, il imposa au loup ses désirs de chef de Meute. Peut-être y avait-il un espoir. Mais a présent, le réel problème serait de faire comprendre cela au reste de l’assemblée.

Ce fut au tour de l’enfant d’Apollon de quitter la pièce, puis, sans surprises du Quaesitor d’ Eris et d’ Hadès. Bien que seul un des deux y apporta un semblant de justification. Ils n’étaient plus nombreux à se tenir encore entre les murs de l’enceinte de la basilique. Les choses devenaient enfin intéressante. D’autant plus qu’à présent, avec l’ouverture, bien que forcée, des portes, il devenait plus simple d’entrevoir l’extérieur, et aussitôt, Arjuna chercha le contact de son maître. Et dans un flot diffus de sentiments et de mot, il dévoila au tout puissant Dieu des Mers ce qu’il avait enregistré, ainsi que ses craintes.

Monseigneur, il est évident que des forces sont entrées en action en ces lieux. Le Chaos s’est emparé des rues de Venise alors que nous étions coincé, impuissant, en dedans de la salle du Conseil. Je crains qu’au-delà d’objectifs que l’on pourrait décrire de bénin, nos ennemis se concentrent sur un aspect peu glorifiant de toute stratégie, la division. Il est impossible que tous ces faits ne soient le fruit que du Hasard. Y compris en ce qui concerne notre ennemi intime. Mon Empereur, redoublez de prudence, l’ennemi à prit le temps de nous connaître, et saura distinguer la moindre faiblesse, y compris dans nos forces.

Il n’ajouta rien de plus, car même si son dieu pouvait lire en lui, Poséidon n’ignorait pas qu’il avait envoyé là l’un de ses plus prudent généraux.
Enfin, Arjuna leva la tête en direction de la modeste assemblée restante, prêt à prendre la parole.


- Je comprends vos mots, Dame Louve, mais n’ignorons pas que nous faisons face à un exercice compliqué. Tant il est facile d’affronter un ennemi qu’il est inconfortable de le comprendre. Pour l’heure, parons au plus urgent. Il se tourna alors vers l’ombre d’Héphaïstos. L’empereur des Mers m’a transmis certaines informations que vous venez de nous révéler. Ainsi, votre maître, ou quel que soit le nom que vous lui donniez, se trouve aux côtés de son Oncle. Peut-être serait-il judicieux que vous vous concentriez là ou ne pouvons. Pour l’heure, laissez Venise sous notre garde. Les informations que vous pourrez découvrir nous serons probablement utile dans un futur qui pourrait bien être plus proche que ce que quiconque ici pourrai désirer.

Il marqua enfin une pause. Celui qui se faisait remarquer par son silence avait aujourd’ hui grandement discouru, et bien que ses phrases furent concises, adressèrent à tous une volonté d’unité et de confiance. Il n’imposa rien pas plus qu’il ne fit mine de se soumettre, il échangea ses maigres connaissances pour le bien de tous, pour le salut d’un rêve de Paix, et à présent il laissait le temps à chacun de mesurer sa motivation et ses convictions propres. Quelque part, le débat des Quaesitor venait tout juste de commencer.

Il aurait pu répondre à Liana, car maintenant ouvert au monde, il ressentait clairement l’écho de l’orage sanglant qui rugissait dans les quatre vents, mais il préféra écouter. Il lui fallait laisser le temps et ne pas se précipiter, même s’il en mourrait d’envie.
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Ven 23 Nov - 20:36



=> Les Canaux

Le retour de la Reine°~



« Putain va te faire foutre ! C'est vrai qu'on a rien droit de faire dans votre Cité qui sent la merde.»

Sans ménagement, je lâchais non sans brutalité, le vieillard que je tenais fermement jusqu'alors par le col de sa chemise. Il se vautra lamentablement parmi les eaux saumâtres et la merde de piafs. Le toisant de haut, les poings sur les hanches, mes yeux envoyaient des éclairs et lui, un peu déboussolé, baragouinait dans son charabia de rital. Ah ce que je pouvais pas blairer ces faces de … comment ça s'appelait déjà ? Ouais, de pizza.
Me retenant de lui cracher dessus et de le rudoyer à ma manière, je le regardais se relever péniblement à l'aide de sa canne. Ô le pauvre homme qui avait les jambes toutes flagellantes ! Quoi ? Il était en train de pisser dans son froc ou quoi ?
Je lâchais un râle de mauvaise humeur avant de donner un coup de pied latéral dans ce morceau de bois.

Sa chute fut accompagnée par mon rire moqueur, sardonique. Je me délectais de cette vision et aussitôt, ma mauvaise humeur s'était volatilisée ! Magique ! Bon, il y avait du bon à être venue ici. Je sentais finalement que je pourrais beaucoup m'amuser ici et prendre du bon temps. Sauf que je n'avais pas le droit de faire... tous ce que je voulais. Fais chier, moi qui aurait bien voulut revêtir mon armure et faire un petit carnage à ma manière... Hm... ce sera pour plus tard !

Pourquoi avoir fait ce petit spectacle dans cette petite ruelle sombre ? Juste par simple envie sadique ! J'avais prétextée que je recherchais la Basilique de mon cul, non de San... Marco, non ? Eh bien... Il n'y en avait pas un pour soutenir mon regard et me cracher ça dans une langue que je comprendrais parfaitement ! Bon, j'abuse un peu parce que... je parlais un italien parfait et sans accrocs ! Mais les voir bafouiller m'amusais beaucoup en plus de finir par les sermonner parce qu'ils arrivaient pas à en placer une ! Un soupir s'échappa de mes lippes étirées dans un sourire éloquent. De deux doigts, je me pinçais l'arête du nez, faisant mine d'être franchement contrariée. Tant pis, la pauvre amazone que j'étais allais bien se débrouiller seule ! J'aimais pas les italiens, ils manquaient de couilles et en prime, avaient de grandes gueules.

Je m'en allais donc, laissant hagards quelques témoins de la scène. Pauvre vieux, il se souviendrait longtemps de cette journée, si d'ici là son cœur n'avait pas lâché ! J'aurais bien voulut jeter un coup d’œil pour vérifier mais... on m'attendait. Je n'avais que trop traînée. Que disais-je donc au sujet des vénitiens ? Ô oui, qu'ils étaient braillards ! En témoignait cette cacophonie grandissante. La rumeur me parvenait par vague successive, jusqu'à prendre une ampleur presque insupportable. Je devrais presque me frayer un chemin à coup d'épaules si cela continuait ! Qu'est-ce qu'ils fuyaient tout ces cons ? Car je les voyais bien à leur mine, qu'ils évitaient soigneusement la place où je devais me rendre.

« Bon c'est pas bientôt fini oui ? VOUS ALLEZ LA FERMER VOS GUEULES ?»

Bien. J'avais fais mon petit effet, une fois encore. Un air victorieux affiché sur mon visage d'ange, je les observais s'écarter sur mon chemin. Bombant le torse, je me sentais bien... vraiment bien, c'était royal ! Mais après tout... je suis une Reine ! Et pas n'importe laquelle ! Je devais bien faire prévaloir mes droits non ? Oh et puis merde ! J'avais bien le droit au moins à une arrivée en fanfare ?
Dans une ruelle, j'obliquais dans le but d'être cachée dans son ombre. Tout d'un coup, un clocher quelque part, sonna. Une heure déjà s'était écoulée ? J'étais décidément très en retard ! On m'attendait. Hm... mais se laisser désirer, c'était très bien aussi.

Assurée que personne ne pourrait voir mon petit manège, j'écartais les pans de ma cape pour mettre à nue ma cuisse où était accroché un petit poignard. La lame, quand je la portais à mes yeux, eus un éclat légèrement bleuté. Une lame d'une incroyable facture, un présent de mon père. L'un de mes biens les plus précieux.
D'un geste rapide, je m'entaillais la peau de ma main pour laisser s'écouler un filet de sang sur les dalles. Presque instantanément, un pentacle apparut, diffusant une lumière crue et diffuse : quelques secondes suffirent pour laisser une porte apparaître et que n'en sorte ma magnifique partenaire.

Une jument à la robe flamboyante, aux reflets cuivrés. C'était l'animal le plus beau qui soit à mes yeux. Tout simplement parfaite ! Et si différente de moi, mais tellement complémentaire ! Très douce et docile...

« Ode... calme, viens là, je te présente Venise. C'est moche, hein ?»

Je me plaisais à la contempler des heures durant. Je trouve que son nom lui sied à merveille. Ode... car chaque fois qu'elle galopait avec le vent, au rythme de ses mouvements venait à naître une magnifique mélodie qui inspire la poésie. Quoi ? On a pas le droit d'avoir des envolées lyriques de temps en temps ? Puis merde...

Lui flattant l'encolure après être montée prestement en scelle, ce qui voulait dire, à crue bien évidemment, je piquais des deux lui quémandant de partir au grand galop...
Ma chevelure blonde presque blanche, ballottée par cette rapide cavalcade, brillait sous les derniers rayons de l'astre du jour. Je fermais les yeux un moment afin d'apprécier le son des sabots sur les dalles en pierre...

… avant de les rouvrir en vue de ma destination. Il ne me fallut pas plus de quelques instants pour comprendre dans quel merdier je venais de me fourrer, bah, je m'en bas les couilles ! Je préférais ignorer tous ces connards pour aller plus avant. Ainsi, je passais à côté d'eux sans même leur adresser un regard. Mais ils avaient bien l'air d'être dans la merde, vu les têtes qu'ils tiraient.
Faisant une entrée fracassante dans l'enceinte de la basilique, je fis ruer ma compagne devant deux hommes et une femme. Je reconnus tout de suite mon frère Phlégias. Du haut de ma monture, je n'avais d'yeux que pour lui, lui adressant un sourire enjôleur. Je lui tendis une main dans le but de la serrer chaleureusement contre mon unique sein.

« Mon frère ! Comme je suis heureuse de te retrouver après toutes ces années... Je te trouve dans une bien drôle de situation ! Tu m'expliques ?»

Fis-je en désignant la porte éventrée d'un doigt. Mes yeux bleus finirent par tomber sur la fille à ses côtés. Je lui lançais un regard lourd de sous entendus.

« Salut ma mignonne, je peux savoir à qui ai-je l'honneur ?»

Mais oui, j'étais capable d'un peu de courtoisie ! Même si des mots moins sympathiques me venaient en tête, mais bon, autant jouer le jeu ! À l'autre homme, j'adressais un simple signe de tête tout en me penchant un peu sur Ode afin de sentir son parfum, sa chaleur.

En retour, elle émit un petit hennissement traduisant son contentement. La Reine était de retour !







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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Sam 1 Déc - 14:30

Cette réunion était une bien belle mascarade. Tombée à l’eau avant même d’avoir commencée, il n’en restait guère plus que des reliquats évanescents qui n’étaient plus rien. Il n’y avait rien d’étonnant à cela à son humble avis, mais il n’éprouvait pas le besoin de le partager avec ses collègues qui profitaient de cette fin prématuré pour s’échapper au plus vite. La réflexion de la belle à la chevelure immaculée amena à ses lèvres un sourire amusé. En effet, il était drôle de voir que les premiers opposés à l’ouverture des battants soient aussi prompt à s’échapper, pour ce qui était du Quaesitor d’Eris cependant, le héraut d’Arès en était moins étonné. Comme tout à chacun sans nul doute. L’énergie néfaste qui s’insinuait en dehors du corps massif du masqué assombrit l’améthyste de ses pupilles jusqu’à ce que celui-ci ne suive les précédents fuyards. Le Quaesitor fit jouer ses doigts jusqu’alors crispés alors que l’aura macabre rejoignait l’autre, s’éloignant tout en demeurant dans le périphérique de ses sens cosmique. Il les ressentait avec une sensibilité accrue.

- J’accepte avec plaisir votre proposition Dame Louve.


Le guerrier offrit à ses mots une légère inclinaison de la tête pour appuyer son accord. A plusieurs, ils auraient plus de chance de trouver des indices, qui plus est, il ne savait nullement ce qui était advenu sur la place de la grande basilique alors toute information ne pouvait qu’être profitable pour comprendre ce qu’il advenait ici. Phlégias ne croyait pas aux coïncidences. Ce canevas était trop parfait, et de telles opportunités n’étaient pas dues au simple hasard.
L’élu de Poséidon vint apporter la confirmation des dires du Quaesitor d’Héphaïstos, authentifiant par cela même les événements qui semblait prendre place au Sanctuaire de la Déesse Sage. Une attaque de chevalier noir et d’un Titan revenu des fin fonds du monde, de cette prison sans âge dans laquelle ils avaient été enfermés…L’homme écarta d’un revers de pensée la sombre brume qui avait envahit son esprit à ce simple rappel avant que son visage ne se tourne vers le Marina s’adressant à la moindre assemblée.

Il n’eut cependant guère le temps de prononcer la moindre parole avant qu’un éclat de cosmos ne vint troubler ses perceptions. Le guerrier se détourna vers la porte laissant apparaître au grand jour une cavalière à crue chevauchant sa flamboyante monture et s’approchant sans nulle hésitation. La jument se cabra devant l’assemblé restant avec fougue et fierté avant que la belle reine ne s’adresse à lui, la saluant à sa manière tout aussi particulière que par le passé. Une douce nostalgie vint faire briller ses prunelles lavande, un sourire étirant largement ses lèvres devant la verve de sa sœur. Comme il était doux de revoir son visage rayonnant après tant d’année bercé par les ombres ! Rien ne pouvait davantage contenter son âme en cette heure sombre pour la cité vénitienne.

- Tant d’années en effet, qui ne rendent ces retrouvailles que plus belles à mon cœur très chère Sœur.


L’élu d’Arès serra brièvement la main de la flamboyante reine après qu’elle lui ait rendu sa liberté. La belle avait ses habitudes qu’il se targuait de connaître et supporter avec amusement. Sa famille avait se privilège. Son regard jusque la rivé sur la cavalière vint de nouveau s’intéresser au reste de l’assemblé éclairé d’un éclat nouveau.

- Je vous pris d’accepter mes excuses pour l’arrivée impromptus de ma Sœur. Ma chère Hippolyte, je te présente dame Liana, sainte d’Athéna. Le seigneur Arjuna, Quaesitor de Poséidon et le Seigneur Alephist, le représentant de Héphaïstos.


Le guerrier n’ignorait pas les tendances de la reine à dédaigner les hommes, mais par politesse, il était préférable de présenter les différents individus présents à tour de rôle.

- Quand à ce qu’il s’est passé ici…
Il jeta un coup d’œil à l’extérieur alors qu’un sourire de connivence s’inscrivit sur ses lèvres – Tu connais la propension de certain guerrier à détruire de leurs mains un obstacle inviolable. Nous avions une bête désireuse de porter secours à sa famille, et une porte ainsi que certaine personnalité qui l’empêchait de le faire. Et ça a donné ça.

L’homme désigna d’un vaste geste de la main la porte proprement massacré et ses débris éparpillé de ci de là avec anarchie. Sous les ordres d’Arès, il n’y avait nul étonnement face à ce genre de comportement extrême. N’était il pas lui-même connu pour sa propension à la violence ?

- Venise est en proie à une crise, et en tant que Quaesitor, il est de notre devoir d’agir pour régler ses troubles. Mais je n’en sais pas plus à ce sujet, j’attendais justement qu’on m’en dise plus, j’étais…occupé durant les faits.


Une lueur amusée vint brièvement éclairer ses iris à ses mots, son visage demeurant pourtant grave.
Le guerrier flatta l’encolure de la monture de sa sœur d’un geste habitué. Il avait toujours été proche des équidés qui depuis toujours, les accompagnaient dans chaque bataille qu’il avait dû mener. Cela lui semblait si lointain…Sa propre monture l’attendait.

- Veux-tu te joindre à nous pour démêler tout cela ma Chère Soeur ? Enfin, si cela ne dérange pas les autres représentants divins.
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Marina


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Lun 3 Déc - 22:35


La traversée en gondole se passa bien, le serviteur de Poséidon chanta pendant toute la traversée. Marina avait totalement oublié ce que l'on ressentait à l'écoute de ces sérénades. Son regard se perdit au loin dans ses souvenirs d'enfance, à l'époque où elle était une petite fille qui s'amusait dans la roseraie de sa défunte mère, qui apprenait le piano avec son père et les bonnes manières que la gouvernante qui lui rabâchait sans cesse. Ce temps-là était loin, des siècles pour elle. Puis il y avait ses souvenirs un peu plus noir mais si bon en même temps. Les quatre cents coups qu'elle faisait avec ses amis dans les rues et les canaux des sestieri. Elle connaissait par cœur la Cité des Doges, chaque parcelle, chaque pont et chaque jardin.

Alors dans un sens, c'était mieux pour elle d’être revenu ici. C’était plus un repaire, son identité propre, ses soucis personnels s’envolent dans la lagune de Venise et c’était mieux ainsi. Marina ne penser plus du tout à sa vie personnelle mais à une autre, une vie de tout dangers, de tous suspenses, de complots, d’intrigues.

Au bout d’une vingtaine de minutes, elle arriva enfin sur la place. Son regard s’attarda alors sur les décors de l’architecture. La plupart des bâtiments à l’intérieur était en bois. Un incendie dans une des pièces pouvait partir très facilement sur un pâté de maison. Elle n’en avait jamais vu pour l’instant, cependant d’après les rumeurs, certains quartiers étaient très chauds en ce moment. D’après ses renseignements personnels durant son voyage le Quaesitor de son empereur se trouverait à la basilique. Alors il n’y avait qu’une seule façon de le savoir, c’était de s’y rendre.

Dès que la gondole arriva, elle remercia le gondolier qui resta sur place. Elle avait payé pour service tout le temps, il valait mieux pour lui qu’il reste en place.

Marina avança tranquillement comme quelqu’un qui connaissait parfaitement les lieux, ce qui était le cas dans tous les cas. Courir après les pigeons sur la place et assister aux carnavals étaient pour elle un symbole fort de son ancienne vie. Cependant, un fait troublant empara son esprit quand elle vit la porte de la basilique et les décombres. Sa colère était là mais il fallait qu’elle la contienne car s’était sûr que son cosmos allait grimper crescendo. Elle se retourna et vit un groupe de personne, ils n’avaient pas la tête d’Italiens et encore moins de commerciaux. D’ailleurs, l’un d’entre eux se faisaient la causette et les présentations, Marina écouta attentivement les propos de cet homme et Marina écouta attentivement et bloqua sur le Quaesitor de Poséidon. Dès qu’il prit fin à sa conversation, elle vit une expression dans le regard de l’inconnu.

Elle alla donc vers le groupe et s’arrêta. Elle fit une courte révérence en guise de salutation et attrapa le bras de l’envoyer de Poséidon. C’est pendant son contact qu’elle en profita pour lui lancer son message marin à défaut de parler et d’élever son cosmos.

~ ~ Salutation à toi Quaesitor de Poséidon, je suis Marina lieutenant de l’atlantique Sud. Notre empereur m’a envoyé à toi pour t’assister à régler cette affaire. Je suis muette, longue histoire à raconter plus tard. ~ ~

Elle coupa le contact afin de ne pas éveiller les soupçons sur sa condition. Bon il est vrai que voyant son allure de vénitienne et le port de son épée à ses hanches, ce n’était pas banal. Mais la situation à Venise était préoccupante sur pas mal de chose. Elle leva à nouveau son regard sur la basilique. Elle ne revenait pas de l’horreur qu’elle voie devant elle. C’était un blasphème et ça c’était un éveillé qui avait faire ça. Quel diable avait-il en lui ?

Marina se mit en arrière afin de laisser le Quaesitor parlait et faire ce qu’il avait à faire. Après tout elle était une simple subordonnée qui avait une mission à remplir.
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Moïra


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mar 4 Déc - 2:00

    Une fois encore, les mots avaient prouvés que maniés par un maitre, ils pouvaient ouvrir des portes contre lesquelles les armes n'étaient d'aucun secours. Littéralement. D'une manière ou d'une autre, les arguments d'Alephist étaient parvenus à faire fléchir les derniers récalcitrants à l'ouverture des portes, désamorçant par ce biais une situation explosive qui, si elle n'avait été résolue, aurait pu mener à une issue bien plus tragique que ce que semblaient penser certains. Mais était-ce une si bonne chose? De toute évidence, le Héraut d'Héphaïstos avait, par sa seule absence et ses paroles peut-être un peu trop franches, froissé certains des autres Quaesitors. Pour lui comme pour nombre d'autres, les rapports avec ses pairs allaient se montrer autrement plus ardus après cet évènement... Mais cela serait sans nul doute un jeu d'enfant comparé à la galère dans laquelle Sköll venait de se fourrer.
    La Bête. Tout le monde se plaisait à la nommer ainsi, et à dire vrai il n'y avait pas vraiment d'autres mots pour aussi justement décrire ce que le Guerrier Divin était devenu en cet instant. Haut et fort, mais brutal et hargneux. Avec ses sombres crocs levés vers l'astre qu'il s'était juré de dévoré. Sköll s'était éveillé, et il ne s'agissait plus là de l'ancien frère d'armes de celui qui manipulait ce pantin de fer. Son ami s'était laissé submergé par la créature contre laquelle il avait autrefois espéré le protéger. Pourtant, malgré l'implication et les sentiments douloureux d'Alephist, celui-ci ne bougea pas pour tenter de ramener le Fauve à la raison. Il ne devait pas. Il ne pouvait pas. Cette enveloppe manipulée à distance n'avait nullement le pouvoir nécessaire pour réfréner les pulsions de Sköll, et le Héraut ne pouvait se révéler à son ancien compagnon sans compromettre tout ce pourquoi il avait combattu jusqu'ici... Il ne pouvait qu'observer et espérer que les ombres qui assaillaient le cœur de son frère de sang se dissiperaient une fois à l'extérieur. Quelle ironie, quand on savait que son salut passerait par la lame au fourreau qui pendait à sa ceinture.

    La poigne de l'armure vide se serra quelque peu alors que de nouveau ses sens Cosmiques pouvaient de nouveau s'étendre aux environs de la Basilique dont les portes, désormais éventrées, donnaient sur une place en proie au désordre. Leene était là, il la sentait. Elle était en vie, mais seule. Celui qui avait donc été visé était le petit, pour atteindre à travers lui ses deux parents. "Malin", souffla une voix dans son esprit qu'Alephist repoussa aussitôt. Il n'était pas l'heure de se perdre dans les intrigues détestables qui se tissaient dans cette cité, du moins pas pour l'heure. Sa priorité était à présent de contacter son Maitre. Trop de temps s'était écoulé depuis son précédent message. La situation devait certainement avoir déjà évolué entretemps... Étendant de nouveau son esprit jusqu'à atteindre le Cosmos d'Héphaïstos le Héraut du Forgeron s'appliqua à lui rendre une impression synthétique mais juste de la situation à la Cité des Ombres.

      * Seigneur Héphaïstos... Veuillez me pardonner de ne pas vous avoir contacté plus tôt. Le lieu de réunion des Quaesitor s'est révélé être hermétiquement clos et isolé du reste du monde, et nous ne pouvions en sortir qu'en nous mettant tous d'accord. Chose qui, avec des caractères aussi divers que ceux qui m'ont été donnés de voir, n'a pas été une mince affaire... Il se passe des choses étranges à Venise également. Certains ont commencé à bouger dans l'ombre. Des Gitans pourchassés on demander l'aide du Conseil pour protéger une certaine Table d’Émeraude et les escortes ont été attaquées par des corps manipulés à distance. Un enfant d'Asgard a également été enlevé... Tout cela est trop soudain, trop rapide. Quelqu'un a soigneusement planifié durant les 6 dernières années ce chaos qui frappe aujourd'hui le Monde, comme vous semblez le penser. Il va nous falloir réagir vite, nous aussi. Celle qui porte actuellement mon ancienne armure devrait se trouver au Sanctuaire. Si vous la trouvez, elle pourra surement vous éclairer sur la signification de ces Runes... *

    Laissant sa phrase en suspend et attendant d'éventuelles instructions de la part de son Mentor, le Héraut demeura pensif. Agir, oui, mais comment? Ils étaient encore trop peu nombreux, trop peu organisés pour faire face à une menace qui pouvait ainsi se permettre d'englober la totalité des territoires sacrés. Leur seule chance était de laisser aux soins des gardiens de chaque sanctuaire le soin de ralentir l'avancée de cette menace insaisissable le temps qu'il déniche le cœur de cette mécanique de complots pour le frapper avec tout ce dont ils disposaient. Mais cela était-il seulement possible? Et par où commencer, dans ce cas?

    Perdu dans ses réflexions, Alephist ne prêta nulle attention aux départs successifs des autres Quaesitors, parfois dominés par leurs émotions, parfois étonnamment calmes et indifférents au regard de ce qui venait de se produire. Il lui fallut quelques secondes par la suite pour réaliser que les dernières personnes présentes, en particulier les Quaesitors d'Athéna et de Poséidon, s'adressaient à présent à lui. Les considérant tour à tour, le Héraut sembla finalement figer son regard sur Liana du Loup, ou plus exactement le casque de son armure resta figé dans sa direction. Alors que de nouveaux accompagnateurs se présentaient, le Quaesitor d'Héphaïstos quitta enfin son trône pour s'avancer dans un bruit métallique droit vers la jeune femme aux cheveux si clairs. S'arrêtant tout juste à un mètre d'elle, l'armure emplie se Cosmos se pencha comme pour l'observer plus attentivement... Avant de brusquement se mettre à rire, d'un rire, franc et joyeux entrecoupé par les cliquetis de sa cuirasse qui peinait à suivre le rythme des soubresauts de son buste. Après quelques secondes ainsi passer à rire aux éclats, le Quaesitor sembla se calmer, et répondit sur un ton enjoué à la jeune femme en croisant les bras.

      « Je devine dans votre regard que vous vous doutez déjà de la réponse. Un seul Chevalier d'Or est assez fou pour se risquer à défier un Titan en combat singulier... Il s'agit du Chevalier du Lion, bien évidemment. Mais ne vous en faites pas... Jacen s'en sortira, et il reviendra plus fort encore de cette épreuve. Soyez sans crainte, Dame Jaina. Vous le reverrez plus vite que vous ne le pensez. »

      * Après tout, même moi je n'ai pas réussi à le tuer... *

    Avec un autre bref rire, Alephist fit un pas en arrière. Il sentait les voix moqueuses de ses spectateurs déjà s'élever dans son esprit, le huant de ne pas avoir reconnu plus tôt cette jeune femme dont il avait saisit et utilisé l'image quelques années plus tôt. Mais c'était un autre monde et une autre histoire... Le lien avait cependant été vite fait. Sachant que Corell, ou Jacen, était celui qui combattait actuellement ce Titan, et qu'à aucun moment le Héraut n'avait mentionné qu'il s'agissait d'un Chevalier d'Or, une telle inquiétude ne pouvait que trahir un lien privilégié. Elle aussi avait changé de nom, mais elle était Jaina, sœur de Caedus et raison à l'existence du Lion d'Or. Faire sa rencontre était une agréable et inattendue surprise, même si il devait veiller à ne pas se laisser d'avantage déborder par ce genre d'éclats pour conserver sa contenance face aux autres Quaesitors encore présent.

    Ce fut d'ailleurs vers eux, en particulier vers le Général de Poséidon, qu'Alephist se tourna par la suite. Son petit coup de rire passé, il pouvait sereinement se concentrer à nouveau sur des affaires autrement plus pressantes. Arjuna avait émis une proposition pour le moins sensé, même si le Héraut d'Héphaïstos avait dans les faits quelques autres projets en tête dans les heures qui allaient suivre. A l'issue de cette réunion, un minimum d'organisation ne ferait tout de même pas de mal. Inclinant donc le casque de sa marionnette envers le Chrysaor, l'élu du Forgeron lui répondit sans qu'on puisse de nouveau déceler dans sa voix le vive éclat qu'on avait pu déceler alors qu'il s'était penché sur le cas de Liana.

      « Je partage votre avis et vos inquiétudes, Seigneur Arjuna. Il nous faut répartir nos effectifs le plus efficacement possible pour trouver le fin mot de tout ce désordre... Nos Divinités semblent vouloir gérer la crise du Sanctuaire par leurs propres moyens, je vais donc agir de mon côté pour obtenir d'avantage d'informations de là où je suis. Je vous retrouverai à Venise au plus tôt. Dans le pire des cas, j'utiliserai de nouveau ce Pion pour vous contacter... Bonne chance dans votre enquête. »

    Sur ces mots, Alephist s'inclina devant le Quaesitor de Poséidon et son "assistante", puis celui d'Arès et sa Sœur, et enfin Liana. Laissant alors retomber les bras de son armure de piétaille le long de son plastron, le Cosmos du Héraut d'Héphaïstos s'échappa peu à peu de la carcasse de fer jusqu'à finalement ne plus rien laisser d'autre qu'une simple coquille de métal. Enfin, le jeune homme allait pouvoir réintégrer son véritable corps... Pour peu que celui-ci soit toujours là où il l'avait laissé!

Arrow ???


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Liana


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Mer 5 Déc - 21:28



Le regard de la Sainte s'était quelque peu voilé d'inquiétude, car la réponse à la question qu'elle avait posé au Quaesitor d'Héphaïstos, elle la connaissait déjà. Les liens qui les unissaient Corell et elle, étaient bien trop forts pour qu'elle ne soit pas sûre et certaine de ce qu'elle avançait. D'ailleurs au dehors, elle put reconnaître le chant du loup hurlant à la lune. Ce dernier, elle l'aurait reconnu entre tous. Celui qui en était à l'origine n'était autre que Shadow.

A ce son, son sang se figea. Son coeur manqua un battement. Liana n'eut guère besoin de contacter son comparse à quatre pattes pour savoir ce dont il s'agissait. Elle avait mal. Extrêmement mal. C'était comme si on venait de lui arracher une part d'elle-même. Et celui qui en était l'auteur n'était autre que Coeos. Se détournant de l'ensemble des Quaesitors par pure pudeur, la Louve serra les poings, plaçant l'un d'entre eux devant ses lèvres pour étouffer le gémissement de douleur qu'elle sentait poindre.

Un sentiment profond de culpabilité enveloppa le chevalier de bronze. N'avait-elle ramené Jacen auprès d'Athéna que pour mieux le perdre? Si c'était pour qu'il finisse de la sorte, elle aurait préféré qu'il continue à vivre auprès de Clara, éloigné de toutes ces guerres. A présent, elle comprenait mieux les raisons qui l'avaient poussé à l'abandonner lorsqu'il avait obtenu l'armure du Lion. Des larmes silencieuses ruisselaient le long de ses joues, tandis que ses paupières se refermaient. Un flot de souvenirs l'assaillit, ne lui rappelant que trop bien la disparition de l'être aimé.

C'est alors qu'une douce et chaude lueur dorée fit son entrée dans la Basilique. Lentement, délicatement, poussée par une volonté qui lui était propre, cette dernière vint à virevolter devant le visage d'albâtre de la Belle, qui tendit la main pour laisser l'éclat se poser au creux de sa paume ouverte. Cette ultime étincelle de cosmos, elle l'aurait reconnu entre toutes. Ainsi donc, avant de rendre l'âme, le Lion d'or avait eu une ultime pensée pour elle. Délicatement, les doigts de la Louve enveloppèrent leur prise qu'elle vint serrer contre son coeur. C'était là un don précieux qu'elle ne voulait pas perdre. Néanmoins, elle savait que cela ne durerait pas. D'ailleurs l'éclat commençait à s'amenuisait petit à petit, jusqu'à disparaître, laissant alors la louve dans un état quelque peu hagard. Elle devait se ressaisir.

Un éclat de rire capta son attention et la fit se détourner...pour se retrouver nez à nez avec l'envoyé du Dieu des Forges, ou tout du moins le pion qui lui servait d'avatar. Ce qui l'interpella d'abord, fut le fait que ce Quaesitor soit détenteur de la véritable identité, mais elle fut bien plus surprise encore lorsqu'il dévoila, à tous, son véritable prénom. D'où tenait-il une telle information? Visiblement il avait été amené à combattre le gardien de la Cinquième maison par le passé. Qui était-il donc ce mystérieux individu? Néanmoins, elle lui adressa un sourire reconnaissant, car à travers ses paroles, le héraut lui avait redonné foi. Après tout, elle connaissait bien assez son impétueux Lion pour savoir que ce dernier reviendrait. Elle s'était assez apitoyée et ce n'était pas faire honneur à la mémoire du Lion que de s'abandonner de la sorte à la tristesse.

"- Je vous prie de m'excuser mais..."

Elle n'eut guère le temps de pousser plus avant ses excuses et ses explications. En effet, une cavalière émérite venait d'entrer, à cheval (certains auraient vu là un blasphème) dans la noble bâtisse. Il se dégageait d'elle quelque chose qui dérangeait la sainte.

*Bien trop sûre d'elle.*

C'est avec bien peu de courtoisie qu'elle s'adressa à eux. Elle écouta les présentations. Ainsi donc, la jeune exubérante était la soeur du Quaesitor d'Arès. Lorsque les iris azurées se portèrent sur sa personne et qu'elle s'adressa à elle, Liana ne put s'empêcher d'arquer un sourcil interrogateur, avant que ses lèvres ne s'ourlent d'un sourire goguenard. Elle s'apprêtait à répondre, que Phlégias prenait la parole pour apaiser la curiosité de sa benjamine. Décidément, la Basilique était le théâtre de nombreuses retrouvailles, car une nouvelle jeune femme se joignit à eux, se présentant comme étant membre de l'escorte d'Arjuna.

Quant à la sienne des escortes, que devenait-elle? Elle perçut le message mécontent de Dormin et laissa échapper un soupir. Certes il n'était pas ravi, mais au moins, la Demoiselle était rassurée quant à son sort ainsi que celui de Mattheus. Elle reporta son attention sur l'ensemble des personnes présentes. Le héraut d'Héphaïstos s'en allait, ne laissant qu'ici une coquille vide, aussi la Louve tourna-t-elle son attention en direction de Phlégias.

"- J'ai promis d'accomplir la mission qui était la mienne à Venise, et je ne quitterai pas cette ville avant qu'elle ne le soit. Si vous voulez bien me suivre, je vous ferai part des informations que j'ai pu recueillir depuis que je suis ici. Vous êtes bien entendu la bienvenue reine des Amazones. Vous aussi Arjuna, si cela vous dit que nous enquêtions ensemble."

~> Quadrature des Bourreaux
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Khayr Ab'In


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 9 Déc - 10:52

Le Général Atlante laissa échapper un long soupir. La jeune Louve, bien qu'ayant faite preuve d'un remarquable sens de la politesse, s'était empressée de rejoindre le monde extérieur, en proie à des inquiétudes individuelles et propre à une existence dominé par des sentiments intenses, mais futiles.

Ils n'étaient donc plus que quatre, encore. Deux serviteurs du Dieu de la Guerre, dont les manières n'avaient rien de plus choquantes que celles de tout les chevaliers ayant croisé la route de l' Indien, et bien qu'il fut indirectement victime du caractère de celle qui fut présenté comme la soeur du Quaesitor du fils de Zeus, l' Indien s'en fut réjouit. Car pour l'heure, il n'aurai plus besoin de jouer de faux semblants.

Il marqua une légère inclinaison lorsque Plégias prit la défense de sa cadette, car il n'éprouvait aucun ressentit à leurs égard, puis se tourna en direction du Lieutenant prestement débarquée.
Bien que personne ne fut en mesure de distinguer de réelle ressemblance avec l'ancien Capitaine de la Tortue-Lyre, Arjuna de Chrysaor ne put s'empêcher de penser à la ravissante Tsing, mystérieusement disparu après l'affaire de l'épée du Sombre Monarque. Sortant de ses pensées, il salua sa camarade aphone, puis, de nouveau, fit face aux envoyés d' Arès.


- Voici Marina, lieutenant de l' Empire des Mers. Puisque les présentations sont faites, reprit-il, que comptez-vous faire ? Il est évident que nous nous devons d'agir, mais en premier lieu, il serai sage de retrouver nos amis diseurs de bonne aventure.

D'un naturel concilient, le gardien de l'épée sacrée de Poséidon n'était pas du genre à imposer ses décisions lorsque la situation ne l'exigeait pas, et c'est sans surprises qu'il tenta une fois de d'ouvrir une table de discutions . Ne serait-ce que sur la tactique à adopter.
Mais bien que patient, l'attitude des autres Quaesitor n'avait de cesse de ronger la patience du Général, mais si nombre d'hommes auraient déjà tournés les talons pour s'occuper de préoccupations plus importantes aux siens, lui ne cillait pas. Pas une seule fois il n'avait fait mine de se retirer, et bien qu'il en fut plus qu'excédé, il tenait toujours debout, tel un gardien de l'honneur du Dieu des Mers.

Portant la main jusque celle de son Lieutenant pour confirmer un contact, tout en conversant à haute voix pour ne pas insulter les deux autres personnes présentes, il enchaîna de nouveau sur de longues et ennuyeuses paroles.


- Marina, il nous faut retrouver une dame du nom d' Esmeralda. Ses camarades doivent encore, je l'éspère, se trouver dans les rues de Venise. Il marqua une nouvelle pause, plus prononcé, jaugeant du regard tout les protagonistes demeurant au sein de la Balisique. J'ignore encore tout les détails, mais il est capital que nous aidions ces individus si nous souhaitons en apprendre davantage.

Enfin, il fit quelques pas en avant, s'approchant de la porte.

- Je ne suis le supérieur de personne, mais nous avons besoin de votre aide. Et peut-être verrons-nous ainsi germer l'espoir d'une paix future.
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Jeu 13 Déc - 14:07



Les Faux Semblants °~




Ah là là ! Dans quel merdier je m'embarquais moi ? Et puis pour quelle raison je me tenais un peu tranquille tandis que ces imbéciles se caressaient dans le sens du poil. Non, décidément je n'aimais pas les langues de bois et encore moins ces genres de cérémonies où il fallait se montrer d'une courtoisie à toute épreuve. Ce que je pouvais me faire chier ! Je les regardais tous vaguement quand mon frère prit la peine de les présenter à moi. La Reine des Amazones. Qu'est-ce que j'en avais à foutre franchement ? Ils n'étaient que des insectes, des hommes, et une grognasse qui en fin de compte, parut comprendre un peu mon petit jeu. Ah, elle paraissait être moins con que je pensais. Tant mieux. Puis cette lueur sauvage dans ces grands yeux me fit largement sourire. Ouais, elle pourrait me plaire cette petite gueuse. J'allais lui répondre par une grande claque dans le dos quand la proposition de mon frère me revint en mémoire. Ah oui, bon, après tout j'étais pas là pour glander. Je voulais m'amuser un peu à leur dépends. Or, qui serait pas première victime ? D'un geste vague de la main, comme si je balayais l'air, je signifiais à mon frère adoré que j'étais d'accord pour les suivre.

Une autre personne venait de faire irruption dans la pièce. Je la toisais de mon regard de glace dont la froidure n'avait pas son pareil, si ce n'était les dalles en marbre blanc qui jonchaient, couraient sous nos pieds. Un grognement s'échappa de ma gorge. J'aimais pas quand le fourmillement du monde. Ce brouhaha exubérant, ce jeu des apparences. Plus ça allait, plus mon énervement devenait palpable. Ode, ma jument frotta son museau contre mon bras. Je lui flattais son encolure, faisant mine de me désintéresser de la conversation. Un bref signe de la main pour Phlégias, et je me penchais vers lui pour lui murmurer.

« Si tu veux pas que je fasse un carnage avant l'heure, on ferait mieux d'y aller. Je sais pas si on pourrait se joindre à ces péquenots mais bon... si on a pas le choix... Je ferais un effort pour toi. Ah sinon, je suis vraiment ravie de te revoir, et tu sais que je dis pas ça à n'importe quel homme ! »

Un petit clin d’œil taquin et une accolade plus tard, je virevoltais sur moi-même pour faire face à ceux qui étaient restés et qui ne s'étaient pas barrés comme des connards. Je détaillais un peu plus les deux qui sentaient la moule. Bof, ils paraissaient être en pleine discussion ! Même si la demoiselle aux cheveux roses ne bougeaient pas les lèvres. J'arquais un sourcil interrogateur quand une pensée me traversa l'esprit. Ils étaient bizarres les gens de Poséidon. Je laissais échapper un profond soupir montrant mon exaspération.

« Bon, les mous du genoux, on peut se barrer d'ici et commencer à investiguer ? Non c'est pas que je m'emmerde mais quand même.»

Les poings sur les hanches, je finis de m'approcher d'eux pour me planter devant la Marina. Je levais son menton à l'aide de deux doigts vers mon visage. J'hochais la tête d'un air étrange. Cette femme aussi m'intriguait à sa manière. Je la relâchais en tapotant son épaule.

« Je m'appelle Hippolyte, Reine des Amazones. Fait donc attention à pas te faire croquer par un homme, ce serait dommage, t'as du potentiel.»

Sur ces paroles énigmatiques, je partais dans un rire tonitruant qui résonna partout. Mon hilarité s'envola bien vite quand je me pris à observer l'homme à ses côtés. Lui par contre, comme l'ensemble des hommes d'une manière général, je portais un tout autre regard sur sa personne. Je le sondais un moment sans qu'il ne paraisse broncher. Ah !
L'attrapant par le bras, je me collais à lui d'une manière provocante ne manquant pas de minauder au passage. Je repris mon sérieux quand je plongeais mes iris dans les siennes.

« Tu sais que tu pourrais faire une monture tout à fait acceptable mon mignon ?»

Un sourire carnassier et lourd de sous entendus étira mes lippes. Je respirais son parfum à plein poumon avant de le laisser tranquille. Fière de ma petite scène, je revenais gaiement sur mes pas telle une petite fille innocente, vers son frère adoré. L'air de triomphe que j'affichais ne manquerait pas de le faire sourire. Je ressentais le besoin de le distraire aussi bien lui que moi. Il y avait chez lui une certaine mélancolie qui à moi, ne pouvait m'échapper. Je gloussais encore avant de retirer ma longue cape pour ensuite la poser avec douceur sur le dos de ma fidèle compagne. Celle ci hennit quémandant une énième caresse. Que je lui octroyais avec plaisir, bien sûr.

Je les invitais à me suivre alors que je menais Ode par la bride, le soleil couchant ne manquant pas d'allumer des reflets cuivrés dans ma chevelure blonde et folle. Dos à eu, une expression sévère venait marquer mon visage. Je savais au fond de moi que nous allions connaître des heures difficiles.

=> Ailleurs [ à déterminer ]




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Marina


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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Ven 14 Déc - 13:18

En voilà déjà un de parti, Marina ne savait quoi pensez de tout se patatras, cependant, c’était toujours ainsi. Les éveillés de chaque camps avait en point commun une seule chose, le respect, la loyauté et la fidélité envers leurs déités. Quoique, il y avait toujours des surprises dans le style désertion et ou trahison. Les deux seules choses que Marina ne pouvait pas supporter.

Ensuite la sainte louve décida elle-même de partir tout en laissant le choix de donner son avis et de partager ses informations. Tout était bon à prendre, tout était bon pour redonner un sens à cette ville de l’eau. Il fallait que Venise retrouve son calme, pour l’instant c’était chaotique, faudrait un miracle pour que les gravats et l’entrée de la basilique soit de nouveau à leur place. Maintenir l’illusion que les humains soient seuls au monde, qu’il n’y a qu’eux et surtout qu’ils ne connaissent pas l’existence des éveillés.

Le général de l’océan indien prit la parole en présentant Marina. Celle-ci inclina la tête, la mission était la mission. Pendant qu’ils étaient ici, sur les flots il y avait autre chose. Marina le ressentait dans toutes les fibres de son corps. La libération du sanctuaire sous-marin était en marche mais à ce moment, elle devait rester concentrer. Elle détourna son visage vers le seigneur Arjuna. C’était bien parlé. La seule façon de mener cette mission était de les retrouvé.

Il posa sa main sur la sienne, il avait compris et les yeux de la néréide le remercièrent. Certes elle n’était pas sourde mais elle avait trouvé ce système afin de parler sans rendre les gens dingue. Pas de cosmos, pas de parole simplement l’écaille qui transmettait. Sauf qu’elle n’avait pas d’écaille en ce moment. Surprise en premier lieu, elle se posa cette question :*Mais comment ça se fait ?* Pour l’heure, elle n’avait pas le temps de réfléchir au pourquoi du comment.

Retrouver Esmeralda, retrouver la tablette… La néréide devait assister le Quaesitor et c’est pour ça qu’elle était venue sur ordre de Poséidon. Le fait qu’elle connaissait parfaitement la lagune pouvait aider sans se perdre car Venise était aussi un labyrinthe. Le système de numérotation des bâtisses étaient un sac de nœud, ce n’était pas comme en Irlande ou bien en France. A Venise tout était différent. Ceux qui voulait faire cavalier seul, le pouvait mais il allait perdre leur temps.

Les sages paroles d’Arjuna sur la hiérarchie, lui vint en plein cœur, Marina suivait sa propre moralité certes elle pouvait obéir mais c’était plus par obligation comme le fait que Poséidon gronda ses ordres en Grèce. Pourquoi vouloir obéir à des ordres bêtes et disciplinés s’il n’y avait aucune raison valable ? Une paix future ? Il y a bien des années, Marina l’avait rêvé et Thétis aussi. Seulement, trop d’années s’étaient écoulées. Elle avait rencontré des marinas hors sanctuaire marin car « son chez soit était en propre guerre civile » Combattre la guerre pour que tout redevient normal était la seule chose à faire et trouver à côté des morceaux de puzzle afin de réunir le tableau qui pourrait sauver le genre humains. Marina pensa à ses amis de toujours, c’étaient surtout vers eux qu’elle pensait. Son engagement envers la famille impériale avait toujours été une priorité dès qu’elle avait embrassé la cause.

C’est dans ses pensées que Marina fut rappelée par cette femme étrange. Hyppolyté – reine des amazones. Ses manières cavalières la choquèrent et ses sourcils froncèrent de mécontentement La néréide n’eut le temps de bouger qu’elle enleva ses doigts de son menton afin de causer au seigneur Arjuna. Cette femme était exceptionnel, extrême même, Marina en fut émerveillé et à la fois choqué. Le féminin singulier qui sortait de cette amazone était dans un sens une révélation. Elle n’était donc pas la seule à dire que les femmes étaient libre de penser, parler, agir voir même manipuler le sexe opposé pour son propre bien. Elle se rappela alors ce qu’elle avait lu en Irlande. Ce qu’elle avait aussi vécu pendant sa traque, sa chasse, son appel à la vengeance. Sa rencontre avec une personne bien particulière qui lui avait demandé de rejoindre confrérie. Marina avait rejeté en bloc l’offre. La soif de vengeance avait été plus forte.

*Me faire croqué par un homme* la pensée de Marina revint systématiquement à l’hydre. Ses poings se serrèrent systématiquement. Elle avait fait un choix, sa vie était consacrée à sa carrière hors du commun. Elle savait qu’elle ne pouvait souffrir des saignements de l’amour. A moins que sa dévotion envers Poséidon ne soit de nouveau faussé par une imposture car en effet, c’était sa plus grande peur. Le sanctuaire sous marin et l’Atlantide ne méritait pas ça, les atlantes qui avaient foi en leur déité ne devaient plus souffrir. L’île d’Atlas de son vrai nom devait à nouveau revivre et ne plus guerroyer comme maintenant, sinon, en un jour et une nuit, le symbole fort pourrait de nouveau disparaître. A quoi bon vivre et se battre dans ce cas si tout disparaît de nouveau ? Marina ne pourrait pas le supporter d’avantage car tout appeler en elle le désir de défendre ces terres sacrées à ses yeux.

Enfin l’amazone monta sur sa monture, le fait de ne pas faire cavalier seul était un bon point. L’union peut faire balancer la situation. Au sanctuaire d’Athéna, c’était le chaos, chez les marinas, ce n’était pas mieux et chez les ases… Il y avait aussi des problèmes. Quant en était-il en enfers ? Tous les points forts du panthéon grec étaient assiégés et même chez les nordiques, il y avait des soucis à ce qu’elle avait pu comprendre des paroles des saints sur le port. Etait-ce la fin du monde, la fin des mondes ? Seul, la volonté et l’union de sauver chacun le temple de chaque divinité pouvait faire la différence.
Alors Marina décida de suivre la marche, Venise était devenu une terre sainte du panthéon grec alors soit. Elle regarda Arjuna et inclina la tête. Trouver Esméralda et la tablette était la priorité. Ici aussi les choses allaient bouger et il fallait rester discret si c’était possible sinon, les lois divines s’abattront sur cette expédition.




Dernière édition par Marina le Lun 17 Déc - 0:58, édité 1 fois (Raison : Editer pour le titre du nouveau lien)
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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Dim 16 Déc - 14:06

De la réunion, il ne restait plus rien à présent, tout comme il ne restait plus grand-chose de la porte de la basilique sacrée des vénitiens. Il était plutôt amusant de songer que la faute en revenait à la même personne. Cependant, loin de se trait d’esprit, le guerrier préférait profiter de la surprise qu’était la venue de sa tendre cadette en cette place forte, même si son caractère aussi fort que frondeur ne plairait pas à toute l’assemblé. De cela par contre, il s’en moquait bien, et qu’un des présents ne se permettent de mal se comporter avec la reine des amazones et c’était lui qui réagirait. Elle n’avait nulle besoin de lui pour se faire, suffisamment forte pour remettre à sa place n’importe qui, mais quiconque s’en prenait à sa famille prenait le risque de se mettre à dos tous les enfants de la guerre. Tout du moins était ce son cas propre. Il n’y avait pour le moment pourtant, aucune raison d’y songer, bien que sa sœur prenne plaisir à faire tourner en bourrique ceux qui composaient les choisit des dieux. Hippolyte n’était guère connue pour sa patience, ce qui pouvait être désolant pour certain, mais que son frère comprenait pour l’avoir partagé un certain temps. La vie lui avait apprit l’art délicat qu’était la patience avec force et obligation. Ça avait été sa punition.

- Je comprends ton impatience et je te remercie ma Chère. Je suis sur que nous aurons de quoi nous amuser par la suite, je te laisserai mes cibles si cela t’enchante tellement.

Un échange de sourire ne parvint pourtant pas à totalement faire disparaitre l’éclat assombrissant son regard. Quelque chose n’allait pas. Un détail que seul ceux le connaissant pouvait parvenir à voir, mais que seul ceux connaissant l’origine de son nom pouvait comprendre. Il y avait des choses que le temps altérait.

De nouveau protagoniste vinrent remplir cette scène remplaçant le pantin qu’avait jusqu’alors utilisé le héraut d’Héphaïstos. Une dame élégante visiblement de la cité s’approcha du Quaesitor de Poséidon. Marina, qui ne semblait pas décidée à ouvrir la bouche mais qui au moins, n’ajouta pas sa voix à l’assemblé. Une nouvelle source d’amusement pour sa tendre sœur qui vint rapidement s’amuser avec les deux guerriers des mers. Mais avant que celle-ci n’aille s’amuser à leur dépends, le Quaesitor d’Arès se pencha sur la damoiselle immaculée qu’il avait vu se détourner lorsque Alephist avait répondu à sa question.

- Je vous remercie pour votre Abnégation, Dame Liana. Vous faites honneur à votre divinité.

Il lui offrit un sourire un rien reconnaissant, pourtant étrangement amer, se détournant de la sainte pour observer sa sœur se porter au coté du général de Poséidon et de la lieutenant. La reine s’amusa à leur dépends, effaçant de ses lèvres l’amertume qui avait teinté ses traits alors que celle-ci revenait guillerette vers lui. Il aurait été de bon ton de lui rappeler la raison de sa venu ici, et qu’il n’était pas sérieux d’ainsi s’amuser au dépends des autres, pourtant il n’en fit rien, comme le grand frère qui laissait passer tout les caprices de sa petite sœur préférée. Mais ce n’était pas la raison pour laquelle il laissait passer cet élan à sa cadette. Le guerrier déposa un instant sa main sur la tête de la reine en se penchant vers son oreille pour lui souffler quelques paroles de remerciement – et de prudence.

- Et bien, il semblerait que nous soyons fin prêt à retrouver cette Dame Esmeralda.

Un dernier regard vers les deux représentants de Poséidon accompagné de quelques paroles alors qu’il suivait sa sœur et sa monture au-delà de la Basilique San Marc.

Le jeu commençait.

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MessageSujet: Re: Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]   Sam 22 Déc - 12:30

L'air de la basilique était bien calme. La pièce jusqu'ici pleine de vie ne gardait place à présent que pour les imposants Divins de pierre. Pourtant face à ces trônes pourtant vides demeurait un homme. La chevelure blonde du Général de Chrysaor reflétait timidement la lumière extérieure. Comme l'eau qui dort, ses mouvements vitaux étaient à peine perceptible, et quiconque aurai pénétré dans la salle secrète des Quaesitor en cet instant aurait pu se persuader de faire face à une nouvelle statue.

Arjuna ne pouvait s'empêcher de réfléchir, de remuer ses pensées et le peu d'information dont il jouissait. Mais bien qu'il fut concentré, il gardait un sourire figée, élargissant ses lèvres jusque leurs paroxysme. De tout les Quaesitors présent, seuls les représentants d' Athéna et d' Arès avaient fait montre de courtoisie. Et il est clair que le sourire amusé du Gardien de l'Océan Indien n'était en rien dissociable de l'attitude de la reine des Amazones. Le naturel, bien que familier, de la belle guerrière avait un effet rafraîchissant pour l'esprit de l' Indien. Allez savoir ce qui passa dans sa tête lorsqu'elle usa grossièrement de ses charmes. Mais le message était clair. Il n'avait d'ailleurs pas bougé d'un cil sur la durée de cette représentation et il s'en était même amusé.
Pourtant, le Général y lisait un message clair, et bien qu'il ne fut pas homme à sous estimer de potentiels adversaires, il lui parut a présent évident que les guerriers d' Arès étaient loin d'être de simples badauds.

Pourtant il y avait autre chose qui plongeait Arjuna dans le mutisme. Une impression désagréable qui lui remontait le long de l'échine. Un frisson glacé qui fit rapidement disparaître son sourire. Il n'aurait su dire pourquoi, mais de nouveau, un profond malaise s'installait en lui. Chrysaor elle-même semblait s'agiter, mais pas comme de frénésie comme à son habitude lorsqu'un danger guettait le Quaesitor Poséidon. Sans comprendre les avertissements de sa compagne, il se mit finalement en route.

Ouvrant son esprit, il tenta de localiser le Lieutenant envoyé pour l'assister. Et c'est là qu'il ressentit une étrange Cosmo-Energie. Mais loin de distinguer un individu, c'est lui-même qu'il crut ressentir en avant de la ville. Puis plus rien. Son esprit devait lui jouer de bien étranges tours, et peut-être les statues Divines jouaient de leurs énergies en perturbant la perception du Général, aussi n'y prêta-t-il nulle attention.
Mais ce simple fait changea probablement le destin du porteur de Chrysaor.
avançant sans craintes, il s'approchait d'une fatalité qu'il n'aurai jamais pu anticiper sans en avoir connu quelques détails. Mais les dieux s'apprêtaient à lui révéler une vérité trébuchante, avec rage et désespoir.


Arrow Chronique "Vers l'inconnu" !

Citation :
EDIT de Poséidon : Tu pourras poster suite à Marina en prenant en compte le projet de notre chronique, si question, ma boite MP reste à ta disposition ^^
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Que les cloches de Saint Marc sonnent... [Prologue Campagne]

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