RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 La Basilique Santa Maria

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Narcisse


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MessageSujet: La Basilique Santa Maria   Sam 15 Sep - 22:08

1

The Ancient Dragon by DARK SOULS on Grooveshark
Telle une ombre traversant en silence les heures du jour au gré de l’avancée du soleil, Narcisse se dirige à travers Venise l’ancienne pour rejoindre un lieu connu de lui seul. Enfin, de lui, et des suppôts des Enfers. Car ce lieu, devant rester secret, est celui où les Spectres en visite à Venise pourront se reposer, se détendre, et profiter du calme mortuaire de la reposante mélopée de l’Ambassade durant leur séjour. Attentif aux regards des rares personnes arrivants à surprendre son passage fugitif, malgré l’utilisation de ses pouvoirs et de son aura le rendant virtuellement « invisible » aux yeux des humains, le Quaesitor s’enfonça plus profondément que quiconque dans les ruelles de la cité jusqu’à atteindre son quasi-centre.
Ici s’élevaient de très nombreux monuments, que des siècles d’architectes avaient rendus plus beaux les uns que les autres. Mais il fallait les entretenir, car l’usure du temps se faisait vite dans un lieu aussi instable que Venise. Pourtant le bâtiment vers lequel se dirigea le Spectre aux atours d’ors et d’ombres n’avait aucunement été frappé par le destin qui attendait le reste de la ville.

C’est ici, dans le sestiere de San Polo, que se dressait la grande Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari, communément appelé I Frari par les habitants de Venise.
Des siècles d’agrandissements avaient fais de cette église une cathédrale au sein de la cité, et son apparente centralité lui avait valu une très forte fréquentation. C’était également ici que de très grands Vénitiens étaient révérés depuis leurs morts, choix qui avait dû motiver Zeus à faire de ce lieu l’Ambassade des Enfers. Car tout ici respirait la mort.

De base, l’ambiance d’un lieu saint n’est pas ce que l’on pourrait appeler guillerette. Mais nous n’étions pas ici en présence d’un leu sataniste où l’architecture et les représentations religieuses transpiraient le mal. Pourtant on ressentait cette étrange relation avec la mort en passant la lourde porte en chêne de la Basilique. Lorsqu’il passa les six rangées de piliers centraux, Narcisse laissa son regard s’égarer sur les tableaux disposés de part et d’autre des lieux, représentant des scènes saintes ayant pour thème l’après-mort, et la reconnaissance de ceux ayant voués leurs vies à « Dieu » auprès de celui-ci et de ses représentants. Quelle idée stupide, s’ils avaient sus en cet instant, qu’un Dieu marchait parmi eux…

Mais les règles divines mettaient en garde ceux qui voudraient révéler leurs natures particulières au Vénitiens. Alors mieux valait les laisser en-dehors de ça, et se contenter comme le Dieu du Rêve de s’avancer vers l’autel pour s’y agenouiller et prier, quelques instants. Du coin de l’œil, il observa la nef de gauche -car la Basilique était construite en forme de croix chrétienne-, et finalement se releva pour s’y rendre, en vérifiant que personne ne se trouvait à proximité.
Ici, sous le tableau de Niccolò Bambini, se trouvait une pierre étrange. Elle semblait naturellement marquée de plusieurs renfoncements surement dus à l’usure. Du moins c’est ce que pensaient la plupart des humains qui s’arrêtaient devant le Massacre des Innocents. Mais pour un Spectre, cette étrange marque n’avait rien de naturelle : il s’agissait du sceau des forces d’Hadès. Du bout des doigts, il caressa la pierre, un genou à terre, et y injecta un peu de sa Cosmo-énergie. Il ne se passa apparemment rien, pourtant le Dieu du Rêve se releva et fit un pas en avant… Sans rencontrer la moindre résistance. Traversant ce mur rendu inconsistant par le pouvoir du Spectre, il se retrouva ainsi devant un escalier descendant dans les profondeurs de Venise.

Des torches aux flammes vertes et bleus s’allumèrent sur son passage et le Dieu du Rêve, au terme d’une longue descente, arriva enfin dans la crypte principale : l’Ambassade d’Hadès ! Un très grand hall au fond duquel le symbole des serviteurs des Enfers était incrusté l’accueilli en silence. A droite derrière une première porte à battants, une salle commune donnant sur des chambres et un réfectoire -pour ceux qui auraient encore besoin de nourrir leurs corps- ; à sa gauche, les prisons et le portail des limbes duquel les âmes étaient remmenées pour être emprisonnées ici et jugés par le Colisée d’Hadès. Et au fond du hall, deux escaliers menant à un autel duquel serait rendu le jugement de l’âme, mais aussi présidé l’assemblée des Spectres se rassemblant à Venise. Derrière l’autel se trouvait une porte, plus petite, donnant sur les appartements du Quaesitor, qui pouvaient aussi être utilisés par des personnalités de marque, si celles-ci désiraient se rendre à Venise, et jouir d’un confort à part.

N’ayant pour l’heure aucune âme à juger -ou à dévorer-, Narcisse monta les escaliers jusqu’à ses appartements, dans lesquels il se dévêtit et prit du repos, laissant enfin retomber son aura et sa concentration, pour jouir d’un calme nouveau, au cœur duquel le silence existait enfin dans son esprit…
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Narcisse


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MessageSujet: Re: La Basilique Santa Maria   Dim 16 Sep - 5:40

2

    Est-ce la mort qui doit guider mes prochains pas ? Je me le demande…
Les yeux grands ouvert, Narcisse fixait le plafond de sa chambre, aussi agréablement meublée qu’oppressante pour un claustrophobe, car toute l’Ambassade se trouvait sous terre, rappelons-le. Heureusement, le Dieu du Rêve était l’instigateur et le manipulateur de ces peurs, pas celui qui y succombait. Encore que… Certaines de ses propres peurs pouvaient être utilisées contre lui. Mais pour cela, encore fallait-il le vaincre -ce qui constituait l’une de ses peurs primaire- pour provoquer chez lui une réaction autre que son habituel sourire arrogant.

Mais n’est arrogant que celui qui ignore si sa force lui permet ses fantaisies. Et une chose qu’il savait fort bien, c’était n’être point ignorant. Au contraire, ce qu’il avait appris au cours de sa déjà longue vie, était une réalité des plus simples.
    Le pouvoir permet tous les abus…
Mais celui-ci peut être ôté à ceux qui s’en servent d’une façon trop voyante. Pourtant, la quête du pouvoir n’est pas le but ultime de Narcisse, mais l’un de ceux lui permettant d’atteindre son objectif le plus personnel et profond : voir émerger du monde l’étincelle d’espoir capable d’inverser la spirale morbide dans lequel il s’enfonce un peu plus chaque jour.

Le jeune homme se redressa de sa couche et glissa hors des draps de soie pour faire face, entièrement dénudé, au miroir mural qu’il avait fait installé depuis qu’il avait prit ses quartiers ici. Qu’était la puissance pour un être tel que lui, dont le narcissisme exacerbé le poussait à être le meilleur, ou à s’en convaincre ? Il s’agissait tout simplement d’une arme de plus entre ses mains expertes. Repoussant quelques mèches rebelles du bout des doigts, le Quaesitor resta quelques secondes encore face à lui-même avant de frapper deux fois dans ses mains. Presque immédiatement, un jeune page entra dans la chambre et lui apporta de quoi procéder à ses soins personnels. Le garçon d’une vingtaine d’années était l’un des serviteurs des Enfers, endoctriné depuis toujours par les humains qui servaient Hadès et les sombres forces qui régissaient le monde des morts. Comme quelques autres serviteurs dans l’Ambassade, il connaissait l’existence de cet endroit, et y travaillait pour la joie simple de servir ses seigneurs. Et il faut dire que le seigneur Narcisse n’était pas le plus laid des hommes à servir. Bien entendu le page ignorait tout de la véritable nature du Dieu des Rêves mais sa beauté troublante, tout comme la couleur singulière de sa chevelure, lui faisait ressentir plus que de l’attirance physique pour son maître : sa dévotion pour lui était plus forte que pour les autres. Narcisse ne l’ignorait pas et il en jouait habilement, sans pour autant chercher à nourrir les attentes du jeune homme.

Les plaisirs de la chaire, comme la plupart des plaisirs des mortels, n’avaient plus que peu d’effets sur lui. Il laissa pourtant le garçon le voir dans son plus naturel atour, provoquant chez lui moult pensées et désirs charnels. Souriant, Narcisse le congédia et passa sur sa peau blanche huiles et pommades pour entretenir sa douceur et son teint éclatant.

Il repensa aux combats menés au cours de ces dernières années, aux révélations engendrées, aux vérités redécouvertes, aux retrouvailles…

Né en en 427 après Jésus-Christ à Constantinople d’une mère bourgeoise et d’un marchand ambitieux, il avait été abandonné par son père et élevé par sa mère et sa tante. Puis, suivant les conseils prophétiques d’un prêtre, il avait confié aux soins de celui-ci car il avait été élu des Dieux pour accomplir un grand dessein. Narcisse avait alors été entrainé par Zénon, le Chevalier d’Or du Capricorne au service d’Athéna, dans le but de lui succéder, car la liaison du garçon avec le Cosmos semblait étrangement forte chez lui.

Le jour venu, Narcisse avait retrouvé l’armure de son maître et tué celui qui la gardait précieusement, prouvant ainsi sa maîtrise de ses enseignements et de sa détermination. Il n’avait plus vu revu Zénon, ni sa famille, car il était mort quelques années plus tard, à peine âgé de vingt-deux ans, au nom d’Athéna, dans des circonstances qui restaient encore floues dans son esprit, malgré qu’il ait recouvré la totalité de sa mémoire…

Puis, quelque chose au fin fond des limbes l’avait fait revenir.
Il ignorait sincèrement si c’était sa propre volonté qui était à l’origine de ce miracle, ou s’il s’agissait d’autre chose, mais Narcisse était revenu à la vie, amnésique, et avait erré sur les bords du Styx pendant de longues années avant d’atteindre le domaine d’Hadès. Capturé à tord comme un espion un peu stupide, on l’avait soumit à l’épreuve du Colisée, sous le regard inquisiteur du Juge Minos. Mais, incapable de trouver la volonté de gagner de part son amnésie, Narcisse avait passé presque trois siècles à combattre en ce lieu… Jusqu’à ce qu’il attire l’attention d’un être plus retord que le Juge qui le retenait dans le Colisée. Oneiros, le Dieu du Rêve, était venu à lui pour le défier et voir de ses propres yeux ce qu’il savait déjà : Narcisse était l’hôte parfait de sa prochaine réincarnation. Car chaque Dieu avait à un moment ou à un autre besoin d’un nouveau corps, d’une nouvelle âme, pour nourrir son esprit et lui permettre de perdurer pour l’éternité. Narcisse avait été soustrait au jugement de Minos et sous la protection de son nouveau maître, avait étudié pour être un jour prêt à succéder à Oneiros.

Un siècle plus tard, le jour tant attendu était arrivé, et bien après qu’Oneiros ait disparu, son Surplis avait finalement accepté Narcisse… Mais c’était tout ce qu’il s’était alors passé. Et il avait fallu d’autres évènements, pour que Narcisse devienne bel et bien la réincarnation d’Oneiros. De fait, il avait retrouvé la mémoire et découvert que la tapisserie du destin cherchait à mettre sur sa route des fils inopportuns.

Qu’est-ce qui, à la chute de l’Empire Romain, avait été si particulier pour que certains des êtres ayant vécu à cette époque ait put être ramené dans ce présent ? Narcisse avait été le premier. Puis était venu Dormin. Pour des raisons qu’il ne comprenait pas, son élève semblait lier à lui, et sa présence allait surement avoir un rôle à jouer sur le destin de son ancien maître. Mais il y avait aussi eu Adrix, le Chevalier d’Or des Poissons de cette même époque, et cette fois son lien n’avait aucun rapport avec Narcisse puisqu’il ne l’avait pas connu, étant mort avant son arrivé. Pourquoi lui ? Qu’est-ce qui se cachait en eux pour qu’ils soient tous les trois de nouveau en vie, en même temps ?

Et, ironie du sort, Adrix était le frère de Narcisse, car il était la réincarnation de Phantasos, alors que Narcisse était un Spectre et que Dormin lui, était donc leur ennemi ! La curiosité le poussait à vouloir en savoir plus mais malheureusement, il y avait trop d’inconnues à cette affaire pour qu’il puisse la dénouer à l’heure actuelle.
    Il ne me reste plus qu’à avancer.
Car rester statique, c’est mourir.
Narcisse acheva de prendre soin de lui, et enfila son costume noir aux reflets d’or. Bien que l’heure du carnaval soit passée, là où il se rendait, le Quaesitor ne désirait pas révéler sa véritable identité trop rapidement. Il ne serait là-bas que le Quaesitor d’Hadès, pas plus… Sauf si la situation l’exigeait, ce qui allait peut-être être le cas, puisqu’ils devaient pour la première fois tous se rassembler pour ratifier les lois divines et le pacte de non-agression entre eux. Futilité que ceci mais si cela faisait plaisir à ces idiots de croire à la paix, il n’allait pas leur jeter la pierre. Cet interlude dans leurs luttes divines allait peut-être permette au reste des Spectres de reprendre les Enfers à ceux qui s’y étaient installés lors de la libération de Zeus, six ans plus tôt. Que de tableaux sur lesquels avancés. Que de pièces d’échiquiers à installer… Tout ceci ne sera pas aisé à démêler mais rien n’était impossible aux yeux du Dieu du Rêve.
    Je crois bien que l’heure est venue.
Lorsqu’il sortit, Narcisse fit venir d’un signe de la main son page à lui.
    Si jamais un, ou plusieurs seigneurs noirs arrivent à la Cathédrale aujourd’hui, redirigent-les vers moi.

    Bien monseigneur, mais où serez-vous ?

    À la Basilique Saint-Marc, c’est là-bas, devant ses portes, qu’ils pourront me trouver, et m’attendre.

    Il sera fait selon vos souhaits
    , affirma le page en s’inclinant.
Il ignorait tout de l’identité des Spectres qui viendraient à Venise. Il pensait les voir avant que la réunion ne commence, mais preuve était faite de leur retard car le jour était venu, et ils n’étaient pas là. Cela ne lui importait guère, mais il aimait bien savoir que les êtres inférieurs étaient à ses ordres. Et à part les autres Dieux des Enfers, tous les Spectres lui étaient inférieurs. Plaçant sur son visage le masque noir qu’il avait choisi de mettre pour l’occasion, Narcisse commença à monter les escaliers pour quitter l’Ambassade et atteindre sa sortie, la Basilique Santa Maria…
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Grenat


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MessageSujet: Re: La Basilique Santa Maria   Mar 18 Sep - 18:52

Arrow Canaux de Venise

Dans un grand silence, Aiakos entra dans la Basilique Sainte Marie en regardant les milliers de bougies allumées sur les côtés. Telles des feux follets spirituels, ils étaient là à observer les personnes qui venaient chercher un peu de réconfort dans la prière, ce Monde était en proie à une grande décadence et les plus humbles se raccrochaient à ce qu'ils pouvaient. Les immenses arcades baroques étaient décorées d'anges noirs qui pleuraient pour les Morts dans leur dernier souffle de vie. Décidément, le lieu était tout indiqué pour les représentants des Enfers. Ne sentant pas la présence d'éveillés dans la zone, il s'approcha d'un lieu de prière pour s'agenouiller. Un signe de croix, il fit les grâces envers sa Déesse et se releva en appuyant sur une pierre ayant le symbole des Enfers.

Sur le côté, un mur devint inconsistant et invisible aux Dormeurs. Dans un sens, il valait mieux gardé secret cet endroit et s'avançant, il fit signe à L'ogre de le suivre pour se diriger vers les Communs de l'Ambassade. Un serviteur lui remit un pli sur le chemin de la part du Seigneur Narcisse et après une lecture rapide, il était clair que les choses s'étaient accélérées, ils allaient devoir le rejoindre rapidement pour s'assurer que cela ne soit pas un piège pour le Fils d'Hypnos. Mais avant tout cela, il était inutile de partir en laissant son disciple le ventre creux. Entrant dans la grande cuisine, il vit des serviteurs en train de faire rôtir deux cailles sur des piques et différentes soupes pour le souper. Quelques mots plus tard, il s'installa à table en invitant son ami à faire de même, cela allait rappeler le bon vieux temps.

Une miche de pain fût déchirée pour nettoyer la sauce aux poivres qui accompagnait cette succulente viande de gibier et ses petits légumes au gingembre. Prenant un verre de vin qu'il porta à ses lèvres, le Juge était rassasié. Il était temps de partir pour la Basilique Saint Marc et veiller sur le Quaesitor tout en n'éveillant pas les regards de la population. Il se leva alors de table pour poser sa serviette près de ses couverts et laissa son ami terminer son troisième plat au moins... voire plus, il n'évait plus compté au bout d'un moment mais à voir l'anxiété dans le regard des serviteurs, il les avait tenu sur les nerfs.

Arrow Basilique Saint Marc
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MessageSujet: Re: La Basilique Santa Maria   Mer 19 Sep - 19:50

Canaux de Venise =>

La basilique était spectaculaire. Passée la porte qui, pour une fois, n’était pas trop petite pour lui, Krauser suivit de près son maître, et l’imita lors d’un rituel inconnu du spectre, mais qui semblait avoir son importance. L’ogre se releva, et resta un instant stupéfait devant l’immensité de l’édifice. Le plafond se perdait dans une profonde obscurité digne des nuits les plus sombres, et les quelques rares rais de lumière à éclairer le sol de marbre passaient faiblement à travers d’épais vitraux. Une poignée d’humains était éparpillée ça et là, tous affairés à l’un ou l’autre rituel.
Krauser resta un instant immobile tandis que le Juge des Enfers, d’une simple pression sur une rune, dévoilait un mur dérobé. Il fallut que son maître lui fasse signe de le suivre pour le sortir de sa contemplation.

Il lui emboîta le pas, mais laissa échapper une déglutition bruyante lorsque de douces vapeurs de cuisson caressèrent ses narines. Une cuisine était proche, et à en croire les odeurs qui en émanaient, on y préparait de la volaille.
Contre toute attente, et à la grande joie de Krauser, le seigneur Aiakos lui-même proposa une halte afin de rompre la faim. L’ogre ne se fit pas prier et s’installa à table aux côtés de son maître. Que celui-ci ait déjà compris et accepté son caractère réjouissait Krauser. Il regrettait d’avoir pu, dans son ignorance, juger son maître comme il l’avait fait par le passé. Celui-ci semblait s’être habitué à son disciple, et l’appréciation était réciproque. Tout comme Aiakos avait prit garde à ne pas laisser la faim envahir Krauser, le jeune spectre s’efforçait de se comporter tel que son maître le souhaitait. Une occasion de plus s’était présentée lors de ce repas, ou il prit soin de déguster au mieux les plats qui lui étaient offerts.

Cet effort lui permit également de comprendre le point de vue de son maître par rapport la façon de savourer les plats. Contrairement à d’habitude, ou il ne mangeait que pour se nourrir, Krauser pouvait à présent sentir les différents arômes et saveurs de chaque bouchée qu’il avalait. Il découvrait ce qu’était le vrai goût, et avant tout, le plaisir de manger.
Cela dit, cet accomplissement n’était pas pour plaire à tout le monde ; car, conséquence prévisible, le plaisir gustatif encourageait Krauser à manger toujours plus. En dégustant, bien sur ; mais en des quantités plus conséquentes. Les serviteurs s’en voyaient agacés, car en l’espace d’un repas, c’était quasiment leur stock complet qui venait de s’évaporer.

Voyant que le seigneur Aiakos venait de mettre un terme au repas, Krauser s’empressa de terminer son dernier plat, et se leva à son tour, lui adressant ses plus profonds remerciements. Tandis que les serfs s’affairaient à nettoyer la table, l’Ogre s’empara d’une poignée de pommes, qu’il dégusta en guise de dessert tandis que lui et son maître reprenaient leur route pour retrouver le seigneur Narcisse.

Basilique St.Marc =>
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MessageSujet: Re: La Basilique Santa Maria   Ven 5 Oct - 16:00

Caeron laissa un moment son disciple en avant, quelque chose lui avait levé le coeur pendant un bref instant. Il avait suivi son jeune ami dans un silence mortuaire, pourquoi cette sensation stressante lui titillait l'échine de cette manière ? De plus, si cela n'avait été que lui mais Aiakos était aussi dans le même état. Un temps, il avait pensé à son fils et avait concentré ses sens vers le Sanctuaire, des choses semblaient en activité là bas mais le sombre cosmos de Venise empêchait de voir correctement au delà de ses pouvoirs. Simplement l'impression que son fils n'était pas au mieux ne le rassurait pas du tout à l'heure actuelle mais Shion était un homme d'honneur, il ne l'aurait pas laissé aux mains des ennemis de la Déesse de la Sagesse. Alors ? Pourquoi ne se sentait-il pas rassuré pour autant ?

Marchant sur les quais, ils prirent à nouveau une gondole pour aller vers la grande place de la cité. Il sentit comme un parfum printanier l'envelopper dans un souffle hivernal, l'Ogre n'avait peut-être pas fait attention à une telle émotion. Aiakos sortit alors de sa réserve et il savait qu'il devait rapidement s'en aller car ce danger immédiat ne le concernait pas mais bien celle de sa Maîtresse à l'heure actuelle. Il la connaissait et il savait qu'elle devait se sentir agacée pour laisser ses émotions jouées sur les orbes des Saisons.

Soudain, une voix se fit entendre dans son esprit, Coeos, des Géants, une attaque sur les Enfers... Voilà donc ce sentiment qui se dévoilait à chaque mot de sa tendre Déesse, ses yeux se relevèrent vers Krauser. Dans un grand souffle automnale, il se décidait à donner ses directives à son ami pour les heures qui allaient suivre.

" Krauser, je viens de recevoir des ordres de notre Déesse. C'est assez grave mais notre mission ici l'est tout autant, tu te dois de surveiller ce qui s'y passe et voilà 40 ducats d'or pour profiter de cette ville et de ses cuisines ! "

Il fit signe à une gondole passant à côté et sauta à l'intérieur. Marchant dans l'embarcation, il attendit lentement son heure pour pouvoir relire le parchemin de sa Déesse. la loi était claire, personne ne pouvait pénétrer les lieux par autre chemin que les canaux mais il n'était pas question du départ de la ville. Souriant un peu, il attendait d'être déposé aux abords d'une petite île pour donner quelques piécettes de cuivre au Gondolfier. Il était temps pour lui d'aller dans une romantique atmosphère qui sentait mauvais dans l'air.

Attendant quelques instants, il leva les mains pour appeler les vents du Garuda et ouvrit un passage dimensionnel pour quitter l'horizon de la cité vénitienne...

Arrow Cathédrale des Enfers
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