RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.

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Zira


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MessageSujet: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Jeu 20 Sep - 20:09


:: À chaque Nuit son Hôte ? :.
.: Grèce, 1754 peu avant son arrivée au Sanctuaire ::


Le jour n’avait cessé de décliner depuis une heure, si bien que la Nuit ne tarderais pas a tomber. C’était une petite ville tranquille, non loin du lieu de la destination finale des deux corvidés : le temple d’Athena. Le temps était doux et un vent léger soufflait, sur cette ville qui semblait, à cette heure tardive, presque déserte… si ce n’était en un lieu.


Tranquille, la jeune femme était entrée dans la taverne sans l’Ombre d’une retenue, ignorant totalement les quelques murmures qui avaient daignés s’élever parmi les clients. Certes, on voyait rarement de femmes seules dans ce genre d’endroit…. Mais il s’agissait là du type de détail que la demoiselle, pourtant de bonne éducation, avait toujours ignoré sans vergogne. L’endroit était très animé, et une l’odeur lourde de l’ensemble de la clientèle avait imprégné l’air des lieux. On y buvait, on y jouait, on y parlait parfois plus fort que de coutume. Et malgré les regards en biais et la rumeur légèrement différente depuis son intrusion, l’endroit parut aux yeux d’Ea plutôt sympathique.
Ce qui la dérangeait d’avantage… N’avait a vrai dire pas grand-chose a voir avec la taverne, presque rien même : c’était sa tenue. Depuis qu’elle en avait fait l’acquisition, Elanore avait énormément porté son armure, et un amour plus que légitime avait grandit pour celle-ci ! Et pour cause : non seulement elle ne comportait ni de panier, de crinoline, ou de corset, mais elle la débarrassait même de toute jupe et froufrous ! Et la liberté de mouvement que cela offrait au quotidien était tout simplement délicieuse. Lors de ses voyages, Elanore avait totalement adopté le pseudonyme de Luxea, ainsi que souvent le masque qui allait de paire avec la Cloth du corbeau, profitant de l’anonymat qu’il offrait. Alors se retrouver a nouveau avec l’une des ces robes amples, pleine d’étoffes, de tissus et de nœud, cela la fatiguait un peu… Certes, celle-ci était l’une des siennes, spécialement faite a son gout, plus sobre, d’un gris doux mettant en valeur sa peau et ses yeux, et au tissu de la jupe si léger que parfois l’on apercevait le galbe de ses jambes, mais s’en restait contraignant. Cette contrainte, personne ne la lui avait imposait cependant si ce n’était elle-même, et elle l’avait estimé, après réflexion, tout à fait nécessaire.
Ce en atteignant la Grèce. En effet, les Saints et leurs guerres n’étaient pas connus de tous, ainsi que leurs armures. C’était pour cela même qu’elle n’avait pas hésité a porter la sienne. Mais dans ce pays qui les avait vu naitre et qui quelque part les vénérait au coté de leurs dieux anciens, la donne était tout autre. Envers et contre tout, il existait aussi une part de prudence dans le tempérament de la demoiselle Lust, en plus de son gout pour les surprises. Elle ne souhaitait pas être annoncée, ni reconnue, avant de parvenir au temple d’Athena, et c’était pour cela même qu’elle avait renoncé a porter le corbeau pour l’instant, jusqu’à ce que son objectif fut atteint.

Quand au corbeau qui se trouvait habituellement sur son épaule ou non loin au dessus d’elle, il se conformait à leurs règles habituelles : prendre de la distance quand il y a du monde. Autrement, on avait vite fait de la maudire a son tour en lui prêtant le nom de sorcière, et accommodée à une certaine popularité la demoiselle n’aimait pas ca. L’oiseau devenait alors un oiseau comme les autres, d’apparences du moins, et il préservait une certaine distance physique. En somme, il se posait sur le toit de la taverne, mais ne se privait pas d’épier encore le fil des pensées et des émotions de sa compagne, tranquille et le plus naturellement du monde. Habituel pour tout deux, en fait. Après tout, ils vivaient comme ca depuis plus de dix ans… Mauvais savait tout d’elle, et ca n’avait rien de dérangeant, du moins de leur point de vue.


La Grèce, Elanore avait déjà un peu eu le temps de la de la découvrir (se réhabituer a ses robes, elle en avait eu le temps aussi à vrai dire, mais disons qu’elle c’était autorisé à porter un peu son armure pour la traverser d’une zone déserte, d’où sa gêne.) et d’y prendre gout. Toujours était il qu’elle était loin du faste des villes ou elle avait grandit. Elle avait du s’habituer, au cour des deux dernières années, a un certain pittoresque qu’elle avait très mal connu au par avant. Mais désormais, lorsqu’elle entrait dans un établissement sommaire ou tout le peuple se retrouvait, elle ne fronçait même plus le nez a la perception des odeurs y flottant. A vrai dire, il y avait dans ces endroits quelque chose même qui n’allais pas sans lui déplaire, par l’atmosphère chaleureuse, et tout simplement « différente » qui y régnait. Et les grecs étaient d’assez bon vivants, souriant et agréables. Le soleil peut être (un inconvénient ca, le soleil.).
Ce soir là, Elanore n’avait –et dieu sait que c’était assez rare- encore personne a son bras, pour la simple et bonne raison que depuis son arrivée dans la petite ville, elle n’avait pas croisé une seule personne susceptible de lui plaire. Tout les hommes lui paraissaient vieux, usés par le travail, ou… femmes. Rien de bien intéressant donc, à son grand damn. Et celui de ses économies, aussi et surtout. Elle aimait bien, se faire inviter. Mais ce soir là, ce n’était pas la boisson qui l’avait attiré « au Gîte de Calypso » mais bien la nécessité de se payer une chambre et un lit pour la Nuit. Enfin… La boisson n’était pas de refus non plus, et surtout le meilleur déclencheur de « rencontre d’hôte ». Elle n’allait pas réserver sa chambre tout de suite, et voir s’il n’était pas encore temps de trouver un lit ou se coucher ce soir là qui fut… plus économique.

La belle demoiselle fini donc par, innocemment, s’assoir à ce coin du bar ou une place demeurait libre à sa droite.
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Sam 13 Oct - 2:57

:: Le Prix de la Nymphe Nacrée :.
La porte de l'établissement s'ouvrit sans un bruit, poussée par une main entretenue avec tant de soin qu'on l'aurait crue féminine. Pourtant, il n'en était rien, comme pouvaient en témoigner les larges épaules du nouvel arrivant. La beauté époustouflante de ses traits aurait permis d'en douter s'il n'y avait eu cette musculature. Elle n'était pas si imposante mais il la savait assez finement dessinée et agréable à l'oeil pour que nul ne s'y méprenne. Les seuls à encore douter de sa virilité ne le faisaient que sous l'impulsion d'une jalousie maladive. Sa crinière voltigeait dans son sillage, charriée par les vents qui soufflaient au dehors. Cette danse folle semblait ne pas connaître de fin, et le jeu d'ombre et de lumière donnait à ses yeux un éclat féerique. Le bleu de sa chevelure, vestige de son existence passée, n'était plus. Il fallait désormais compter avec un rouge flamboyant qui n'avait rien à envier à celui de ses roses. À moins qu'on le compare à la couleur du sang fraichement versé, source véritable de cette teinte atypique.

Son charme était tel que les demoiselles ne pouvaient que se pâmer sur son passage. Une concurrence déloyale qui avait déplu à plus d'un, sans pour autant le convaincre d'y remédier. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n'avait rien à faire pour produire cet effet, sinon être lui-même. Ainsi devait-il le voir porter ses fruits sans réagir. Il n'en tirait que rarement profit, et le plus souvent pour ne plus avoir à subir le harcèlement constant de certaines admiratrices. Il cédait alors à leurs avances, à la condition exclusive de ne plus entendre parler d'elles par la suite. Sans surprise, il sentit les regards se poser sur son élégante silhouette. Il les accueillit sans sourciller. L'amour des uns et la haine des autres était son lot quotidien. Pourquoi s'en soucier ? S'il en avait cure, jamais il n'aurait pu quitter l'enceinte de la maison des Poissons où il s'était réfugié il y a de cela six ans.

Même maintenant, ses apparitions tendaient à se faire désirer. La vie en société n'était pas faite pour lui. Elle ne l'avait jamais été et ne le serait jamais. Mais pour acquérir un semblant de normalité, il n'avait pas d'autre choix que de s'y plier. N'était-il pas humain après tout ? Le sang qui coulait dans ses veines n'était peut-être que poison, mais il restait de chair et d'os. Un être à part entière, même si bien souvent il aurait préféré croire le contraire. Se libérer de ces sentiments qu'il n'avait pas le droit d'avoir car il était condamné à vivre seul. Un fardeau lourd à porter, et seule la mort l'en allégerait. Un jeune homme de son âge n'aurait pas dû endurer de telles souffrances, mais c'était le prix à payer pour faire de lui un Chevalier. Ce chemin escarpé, il devait l'emprunter seul, car telle est la fierté des Poissons.

Sur son dos, rien d'autre qu'une tenue légère, d'une couleur qui ne faisait qu'ajouter à l'aspect androgyne qui le caractérisait. Faute de pouvoir s'en défaire, il avait choisi de l'assumer. Un tel vêtement laissait ses bras à découvert, aussi avait-il pris soin de les couvrir d'épais gants noirs dont la longueur en aurait surpris plus d'un. Le souffle du vent sur sa peau pâle le ravissait, mais plus il en laissait à découvert et plus grand serait le risque qu'en cas d'entaille le venin se propage. Une pièce d'étoffe retenait les longues mèches de sa chevelure pour que nulle n'entre dans son champ de vision, de sorte à ce qu'aucune de ses attaques ne manque sa cible. Quand le moindre échec pouvait entraîner la mort, l'erreur n'était pas permise.

Aucune armure n'était venue le vêtir car il venait ici en civil, et tous ignoraient sa réelle condition. Depuis qu'il avait opéré ce radical changement d'apparence, peu avaient eu la chance de faire le lien avec celui qu'il était autrefois. Se faire passer pour ce qu'il n'était pas n'en était que plus aisé. Et c'était à son avantage, lorsqu'il avait besoin d'oublier un instant qu'il était condamné à n'avoir personne à ses côtés. Situé à proximité du Sanctuaire, Rodorio était un petit village sans prétention où il faisait bon vivre. Il n'en demandait pas plus. Avec toute la nonchalance qui le définissait dans ce rôle fictif de bourreau des coeurs, il s'en alla d'un pas leste vers le comptoir pour mieux prendre place aux côtés de la demoiselle qui l'avait précédé de peu. Un vent léger répandit dans la pièce son parfum fleuri, trop pur pour ne pas être authentique.
Puis-je vous offrir un verre ? l'accosta-t-il avec le sourire.
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Sam 13 Oct - 13:05


:: Jeux d'Attentions :.
.: Grèce, 1754 peu avant son arrivée au Sanctuaire ::



A ce parfum se mêlait l’aura aussi suave que discrète de la jeune femme. Déployées autour d’elles, les volutes de son cosmos invisible n’étaient que rarement, voir jamais totalement absentes. Ce n’était pas là un vice ni un sort qu’elle jetait obstinément sur toute personne l’approchant, mais tout simplement une partie d’elle. Qui sait ? La douce enveloppe l’accompagnait depuis son plus jeune âge sans qu’elle ne l’ai jamais perçue au par avant, peut être ? Elle n’en savait trop rien, mais toujours était-il que celui qui avait fait celle qu’elle était aujourd’hui l’avait repéré il y avait bien des années de cela déjà, et ce sans douter ne serait ce un instant que ce serait « elle ».

Ses prunelles argentées ne s’étaient pas posées sur le nouvel arrivant dès son entrée en l’auberge. Mais sitôt fut il découvert qu’elle ne détachât plus son attention de lui, sans n’y laisser rien paraitre… Et ce fut un très agréable surprise que de le voir sans grande hésitation s’approcher de la place vacante qu’elle avait volontairement laissée entre elle et le mur pour finalement l’aborder. Son sourire trouvât réponse dans le sien, et elle tira très délicatement un pan épais de sa robe pour mieux lui permettre de s’assoir auprès d’elle, dénudant par la même timidement une de ses chevilles.
    - Je ne saurais refuser ~

En quelques instants, ils avaient accaparés à eux deux toute l’attention des autres clients. Désormais, plus d’un se détournaient avec un certain dégout de voir qu’évidemment, ils s’étaient trouvés. Comment lutter contre ca ? Les femmes qui avait convoitées dès son entrée en ces lieux l’homme a la chevelure flamboyante étaient les mêmes que celles qui quelques instants au par avant pour toutes les raisons possibles avaient hait, jalousées ou admirées la belle Franco-Autrichienne, et vice versa. Les hommes, qui formaient la majorité, avaient pour nombre d’entre eux songé à aller prendre cette place vacante. Mais elle ne l’était plus désormais, et celui qui la leur avait volé les condamnait, et de loin, à être tous hors compétition. Quelques soupirs résonnèrent.
Elanore, même dans les plus belles soirées mondaines de Vienne ou de Paris avait rarement eu l’occasion de faire face à telle beauté. Bien que celle-ci fut toute particulière et pas forcément de ses gouts habituels, elle ne lui en plaisait pas moins, et avait le mérite d’attiser vivement sa curiosité. S’il n’était pas venu à elle, c’est elle qui l’aurait fait. Mais son initiative, qui avait semblé si spontanée, était d’autant plus intrigante. Pourquoi avait il fait cela si naturellement ? L’espace d’un instant, le but de la jeune femme, le sanctuaire d’Athena tout proche et les chevaliers qui s’y trouvaient traversaient son esprit. Mais ce fut de courte durée, et Mauvais n’étant pas là elle n’eut pas le loisir de pousser plus loin ses réflexions en ce sens. Non, elle avait presque oublié sa situation et choisissait de voir en celui qui l’avait accosté rien de plus qu’un homme normal, ou du moins un homme proche des autres bien que très beau. Proche des autres, elle aurait peut être l’occasion de découvrir qu’il ne l’était pas…

Le coin de l’établissement où tout deux se trouvaient avait son charme bien a lui, Affectionnant les angles et les extrémités de pièce, elle avait jeté son dévolu sur le coin de bar le plus sombre et intime, ou les lumières les plus proche étaient toutes deux assez éloignées pour n’éclairer leurs visages qu’avec retenue. Sous cette lumière tamisée, ses traits n’en ressortaient que mieux, et sa longue chevelure se parait d’une teinte écarlate plus proche encore que de celle du sang. Cette couleur menaçante, par quelques sortilèges, rendait son charme encore plus vif.
Posant son menton sur ses mains jointes, les coudes sur la console de bois, la jeune femme la tête légèrement penché rivait son regard pétillant sur le sien, et posât sa question avec la facétie légère qui lui était si caractéristique.
    - Mais que me vaut cet honneur ?

Le meilleur moyen sans doute de recevoir des compliments, mais la n'était pas le but. C'était une façon comme une autre d'entamer la danse, tout en lui laissant le loisir de choisir ce que contiendrais le verre qu'il lui offrait.
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Ven 16 Nov - 6:51

:: Le Prix de la Nymphe Nacrée :.

Ce sourire sonnait faux mais il était seul à le savoir. Sous ce masque, tout n'était que froideur. Ses émotions avaient été scellées pour ne plus altérer son jugement. Condamné à rester seul jusqu'à la fin de ses jours, il avait fermé son coeur pour n'avoir plus à en souffrir. Ce serait trop s'avancer que de dire qu'il le vivait bien mais même le malaise n'avait plus d'emprise sur lui. Il était cruel pour un homme de son âge de n'avoir déjà plus aucun espoir en l'avenir mais c'était lui qui l'avait voulu en acceptant de prendre la relève. Son corps était une arme au service de la déesse Athéna et elle avait sur lui tout pouvoir, droit de vie et de mort y compris. Personne ici n'en savait rien et c'était précisément la raison de sa venue. Nul qui puisse le reconnaître et menacer cette vie nocturne. Non pas qu'il ait trahi son serment, car cette conduite, il était seul à se l'être imposé.

Seulement, c'était faire preuve de faiblesse que d'en ressentir le manque et de s'évertuer à le combler. Il n'était pas encore prêt à être le Chevalier d'Or qu'avait vu en lui son maître, mais en portait déjà l'armure. Nul autre ne pouvait le faire à sa place, et il n'avait donc d'autre choix que de s'en accommoder. Cela n'avait pas été facile, mais il avait finalement pu trouver ce compromis. Ce n'était guère glorieux, mais il ne voyait pour l'heure point d'autre solution pour porter sa croix sans jamais courber l'échine sous son poids. Celui de la solitude à laquelle il était condamné pour l'éternité. Son propre corps était une épée de Damoclès qui pouvait sans peine se retourner contre lui à tout moment et qu'il lui fallait apprendre à contrôler. Il lui fallait pour cela être dans le bon état d'esprit et il n'y avait qu'ainsi qu'il pouvait l'obtenir.
Rien de plus que mon simple intérêt. répondit-il d'un ton désinvolte.
Au bout de plusieurs années, il avait finalement réussi à domestiquer ce sang empoisonné qui avait fait de lui un monstre. Mais il ne pouvait ni blâmer ni détester le flux vital qui coulait dans ses veines, car il était son héritage. Celui du Saint des Poissons. Celui qu'il porterait jusqu'à la mort, pour le plus grand malheur de celui qui devrait alors prendre sa place. Songer qu'encore six ans auparavant il n'avait pas idée du danger qu'il pouvait représenter le faisait tristement sourire, non sans amertume. Les combats menés lors de la dernière Guerre Sainte avaient eu un effet néfaste sous son esprit, qui avait dès lors été forcé d'accepter qu'il pouvait être le plus vaillant des chevaliers et la seconde d'après un fléau pour ses propres alliés.

La raison circulait à travers tout son corps, sous la forme de ce venin qu'il était appelé à porter jusqu'à son dernier souffle de vie. Et c'est à cet endroit qu'il était venu chasser ses plus noires idées et dissiper ses doutes. La paix était revenue sur Terre, mais il ne savait encore comment il lui faudrait se comporter quand reprendraient les hostilités. Ce serait à nouveau le cas tôt ou tard, il ne fallait pas se leurrer. Il souhaitait seulement que ce soit aussi tard que faire se peut, même si cela ne faisait pas grande différence. Même en temps de paix, il n'était pas impossible qu'il soit la cause d'une mort accidentelle ; il lui suffirait pour cela de s'écorcher légèrement la peau. Qu'un verre se brise dans la paume de sa main et tous ceux qui se trouvaient dans son entourage immédiat connaîtraient une mort aussi brutale qu'inopinée.

Il n'aurait eu besoin que d'une estafilade pour tuer tous ces hommes jusqu'au dernier. Tels étaient les scénarios macabres qu'il s'inventait nuit et jour, sans pouvoir cesser de penser que le sort de tous ces innocents était entre ses mains. Il avait charge d'âmes et ce en permanence malgré qu'il n'ait rien souhaité de tel. Cette pression aurait fini par le tuer plus sûrement que n'importe quel ennemi s'il n'avait eu cet exutoire pour aisément s'en défaire. S'oublier un bref instant était le meilleur remède qu'il puisse trouver à cet éternel cas de conscience face auquel il ne pouvait rien, sinon sombrer dans le désespoir. Or, il n'en avait aucune envie. Assurément, la force devait lui manquer, mais il n'en avait pas moins prêté serment de remplir son rôle tant que son état l'y autoriserait. Et il entendait tenir parole.
Vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ? finit-il par demander avec la même nonchalance.
Son index charriait une des mèches chatoyantes qui encadraient son doux visage. Une couleur dont l'origine en aurait fait frémir plus d'un, mais il ne lui en fallait pas moins pour lui servir de garde-fou. Tant qu'il ne serait pas certain de maîtriser ses pouvoirs, la couleur du sang saurait lui rappeler que de lui dépendait le sort du monde. Qu'il n'avait pas droit à l'erreur.
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Dim 18 Nov - 14:11


:: Jeux d'Attentions :.
.: Grèce, 1754 peu avant son arrivée au Sanctuaire ::



Le terme d’intérêt aurait aisément parut suspect, mais elle ne lui en tint pas rigueur et se contentât de préserver sa mine réjouie. Après tout, elle non plus n’était pas tout a fait désintéressée, pour la simple et bonne raison qu’elle était entrée dans l’établissement avec la ferme attention de trouver quelqu’un qui lui paierait la chambre ou elle dormirait cette nuit là. De ce fait, ses attitudes, son comportement, tout cela était un peu un jeu auquel elle s’adonnait quotidiennement. Mais dans la posture et la voix de son interlocuteur, la jeune femme eu la vague impression de reconnaitre un jeu similaire… Se trompait-elle ? Elle avait trop côtoyé la haute société pour ne pas distinguer ce type de comportement de ceux de ces jeunes hommes qui se donnant des airs y étaient étrangers et n’essayaient que de leur mieux d’impressionner la demoiselle. Non, il avait quelque chose de vaguement différent. Par réflexe, la jeune femme se mit a sonder son sourire, puis ses yeux.
Elle n’y vit rien de distinct, la semi pénombre et la courte distance qui séparait leur visages suffisant a brouiller les pistes… Ses lèvres, encore, semblaient parler d’avantage. Sa curiosité n’en fut que plus excitée, et inconsciemment elle avait déjà décidé d’en apprendre plus sur ce qui se cachait au fond de cet intriguant personnage. Si elle y parviendrait, tout dépendait d’elle… Mais aussi de lui.

Jusqu’où la laisserait-il avancer ?


    - Qu’est ce qui vous fait dire ca ? Oh ! Si ce n’est que vous m’auriez forcément remarqué avant, autrement... Je me trompe ?
Elanore se jouait volontiers de ce genre de choses, et n’hésitait jamais à se montrer aussi effrontée, même si cela ne plaisait pas à tout le monde. Les facéties ne lui faisaient pas peur, loin de la. Qu’elle n’était pas d’ici, tout le monde le savait de toute manière. Cela se voyait sur les visages de chacun. Dans ce genre de petits lieux, tout le monde connaissait tout le monde. Et lorsque la personne était remarquable, tout le monde la connaissait d’autant mieux. Sans doute que la demoiselle, alliant physique enjôleur et caractère revêche aurait fait parler d’elle depuis longtemps déjà.

Et lui, était-il d’ici ? Sa question laissait penser que s’il ne l’était pas, il était au moins un habitué des environs. Peut être même des lieux. Un habitué des lieux… De quoi s’inventer tout de suite de grands récits, avec un personnage au si joli minois. Elle fut quelques instants aspirés par le mouvement de ses doigts entre ses mèches écarlates, quelque peu désireuse d’y substituer les siens. Ces cheveux à la couleur si profonde, avaient ils aussi l’onctuosité du sang ? Ea était gagnée par une joie certaine, gratifiée par le potentiel que semblait avoir sa proie de la soirée. Qui eut cru qu’elle serait tombée sur un tel jeune homme dans cet endroit insalubre ? La vie était pleine de surprise. Et elle avait toujours été chanceuse… Ce qu’elle désirait, ce qui pouvait l’intéresser, la vie le lui apportait toujours sur un plateau d’argent. Elle avait prit l’habitude à ce que les choses se déroulent ainsi, et cela lui paraissait tout a fait normal. Sans doute tomberait-elle de haut le jour ou les choses se passeraient autrement… Mais pour l’heure, elle ne s’en inquiétait pas.


Son visage se rapprochât de celui de l’inconnu, prétendument pour qu’il soit le seul à l’entendre. Son souffle porterais peut être jusqu’aux lèvres de l’inconnu, alors qu’elle ne s’était que légèrement penché vers lui. Ses pouvoirs, elle n’en faisait pas usage. Pas tout de suite en tout cas… La jeune femme avait eu bien des hommes avant que Mauvais ne vienne à elle, et elle n’avait pas besoin des hormones qu’elle savait produire pour se rapprocher de quelqu’un. Parfois, quelques gestes, de simples paroles suffisaient.
    - Et vous étranger qui semblez connu en ces lieux, me laisseriez vous le loisir de vous connaitre ?

Discrètement, son genoux était venu par la même s’appuyer contre le sien, révélant un peu plus de ses jambes malgré les coutumes de l’époque. Elanore dans un mouvement souple remis la distance entre eux alors que l’homme au bar venait prendre leurs commandes, satisfaite de son approche et faisant l’innocente. Le genou cependant, n’avait pas bougé.

De l’autre coté du comptoir, un homme massif, au visage boursouflé et aux épaules larges attendait qu’on lui passe la commande qui ferait son gagne pain. Le regard d’Ea suffisait a signifier qu’il était sommé de commander de commander pour elle en même temps que pour lui. Avec son joli minois et ses habits soignés, elle ne redoutait pas trop son choix, et en profitait pour le tester, en un sens. Après tout, il était peu probable qu’il mette le doigt sur son point faible…

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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Dim 2 Déc - 7:21

:: Le Prix de la Nymphe Nacrée :.

La manière qu'elle avait de se rapprocher de lui était dérangeante, mais il se garda d'en dire le moindre mot. Cette jeune femme était entreprenante, et s'il n'y prenait pas garde, elle le ferait passer pour une proie facile. Le Saint des Poissons n'esquissa pourtant aucun geste dans le but de la repousser afin de ne pas se montrer discourtois. Ces petits jeux lui étaient aussi familiers qu'à elle et il savait comment s'y prendre pour se faire entendre. Nul besoin de s'empresser de décliner cette invitation à peine voilée, même s'il prit soin de ne pas ciller pour ne pas non plus l'inciter à aller plus loin. Parfaitement serein, il ne laissait rien paraître de ses émotions. L'avoir en son pouvoir ne serait guère aisé, la demoiselle ferait bien de se faire à cette idée. Une main gantée de noir repoussa les mèches écarlates.
Connu est un bien grand mot. Mon visage leur est sans doute un peu trop familier.
Sans qu'il ne l'ait souhaité. Ce n'était pas de son plein gré qu'il était devenu l'attraction attitrée de la gent féminine. Une bien mauvaise raison de faire de lui leur centre d'attention tant il était évident que la communauté masculine n'apprécierait pas. Il avait un temps envisagé de passer par un déguisement, mais c'était contraire à la liberté qu'il tentait d'acquérir en venant ici. Par ailleurs, même s'ils ne manquaient pas une occasion de lui faire sentir leur mécontentement, il n'avait fait l'objet d'aucune agression jusqu'alors. Les gens savaient se tenir, et Celsius leur en était reconnaissant – même si c'était sans doute principalement dû au fait qu'il ne paraisse pas si souvent. Pourtant, il avait répondu d'un ton placide, ne semblant nullement s'inquiéter d'une potentielle animosité. Il savait se défendre, même sans avoir besoin de recourir à ses pouvoirs – qu'ils soient fleurs ou poison.

Il ne courait aucun risque, mais n'apprécierait guère d'en venir à de telles extrémités alors qu'il venait jusqu'ici pour se reposer. Lorsque la tension deviendrait palpable et qu'il ne pourrait déambuler dans les rues sans craindre un coup de couteau dans le dos, il n'aurait alors plus qu'à changer d'endroit... C'était ainsi que cela se passerait – que cela devrait se passer – avec cette identité illusoire. Nul ne savait qui il était en réalité, elle n'aurait pas plus de chance.Prestement, il croisa les jambes pour éloigner son genou du sien et changea de position afin de s'accouder au comptoir. Cela aurait pu passer pour une simple question de confort, mais c'était un message clair qu'il venait de lui adresser. Du moins était-ce son intention. S'il avait prohibé tout contact, ce n'était point pour transgresser son interdit à la première occasion. Un sourire aimable vint se peindre sur ses lèvres.
On dit que la vérité est dans le vin. Est-ce que cela n'en fait pas le choix le plus judicieux, si je veux apprendre à mieux vous connaître ?
D'un geste de la main, il fit signe au serveur que c'était là sa commande. Étant un habitué des lieux et par conséquent un client privilégié, le maître des lieux était assurément l'un des seuls citoyens de sexe masculin à ne pas lui en tenir rigueur pour ses charmes exacerbés. Il lui avait clairement fait comprendre qu'il préférait mettre de l'argent de côté qu'une femme dans son lit et n'aurait donc aucune raison de lui vouloir du mal tant qu'il paierait ses consommations. Et il le faisait scrupuleusement, n'hésitant pas à le récompenser de généreux pourboires lors de ses versements. En contrepartie, le brave homme se montrait honnête envers lui en ne lui servant que les meilleurs produits sans essayer de le tromper sur la marchandise. Une attention dont il lui était reconnaissant. Aussi ne s'étonna-t-il pas qu'on leur apporte un grand cru. Il profita de ce qu'on les servait pour lui renvoyer la balle.
Honneur aux dames. Qu'est-ce qui vous amène jusqu'ici ?
En dépit de son aspect délabré, l'établissement cachait en son sein quelques merveilles pour qui savait les en déloger. Contrairement aux apparences l'alcool était très loin d'être l'un de ses vices, mais il en appréciait la qualité. S'il devait en boire, mieux valait que ce soit les denrées les plus rares que l'on puisse trouver. Des verres en cristal en parfait état vinrent s'ajouter à cette bouteille d'une obscure provenance mais dont l'étiquette s'annonçait être à la hauteur de ses prétentions. Il se détourna d'elle un bref instant et, tout en regardant s'écouler le liquide vermeil dans chaque coupe, croisa les mains de manière à y poser son menton, perdu dans cette contemplation. Cette couleur lui rappelait celle du sang, de son sang, mais aussi étrange que cela puisse paraître, suivre ses oscillations avait sur lui un effet apaisant.
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Jeu 6 Déc - 0:58


:: Jeux d'Attentions :.
.: Grèce, 1754 peu avant son arrivée au Sanctuaire ::



Le mouvement pressant de ses jambes pour échapper a son contact laissât a la demoiselle un brin de frustration. Alors même que le bellâtre était venu de son plein gré auprès d’elle, il tentait désormais de lui échapper ? Prude ? Elle en doutait cependant, et n’avait pas l’impression de reconnaitre dans cet acte un simple attrait aux bonnes manières. Un jeu ? C’était peut être cela… Et auquel cas, elle baignait dans son élément. Aucun poisson n’échappait a ses filets, après tout.

    - N’êtes vous pas en train de me voler la réplique ? Mais le choix semble judicieux, en effet.
Le grand cru fut une agréable surprise, qu’elle saurait estimer. Sous ses airs de jolies demoiselles, la jeune femme connaissait bien l’alcool, et en plus ne le craignait pas. Elle savait reconnaitre et estimer ces généreux nectars pour leur qualité, et ne refuserait jamais un bon vin. Mais ne sombrerais jamais, non plus, dans l’ivresse… Plus d’un homme c’était cassé les dents à essayer de lui faire monter la boisson a la tête, sans succès. Du moment qu’on ne touchait pas a ce qui fâche, et encore, cela n’arrivait pour ainsi dire jamais. Sa main délicate vint caresser le pied du verre, avec lequel ses doigts se mirent a jouer distraitement, dans un mouvement lascif. Tout en contemplant les traits de son interlocuteur, elle s’interrogeait sur la suite des évènements. Il c’était amusé a inverser la situation, et désormais c’était lui qui cherchait a mieux la connaitre. Mais ses paroles n’avaient pas le velouté des siennes, et comme il posait sa question, elle se demandât pour sa part si il ne ressentait pas un besoin plus terre a terre d’être informé sur elle… Mais cette idée, moins charmante que les autres, fut vite laissée pour compte.

Elanore semblât songeuse un instant, souleva son verre de vin à la finition si raffinée. Décidément, cet endroit était plein de surprises. Un sourire énigmatique étira ses lèvres, tandis qu’elle tournait à nouveau la tête vers lui. Ne pas utiliser ses hormones sur lui certes, mais le reste de l’assemblée … ? Sans en avoir l’air, la dame avait répandu un peu de ses charmes dans la pièce, exacerbant l’attention qu’on portait à leur duo. Simple coup de pouce pour donner plus d’impact a ses paroles. Un rustre à la gueule disgracieuse semblait déjà tenté par la perspective de venir déranger ces deux oiseaux rares…

    - Un si beau vin, en de si beaux verres…
Commençât-elle, murmurant presque. Le liquide pourpre avait happé son regard a son tour, et comme hypnotisée elle y laissait vagabonder ses prunelles argentées…
    - Ne serait ce pas leur faire du tord, que de tenir cette conversation en si triste compagnie … ?

Se contentât-elle de dire, évitant la question tout en offrant la possibilité pour eux de gagner un contexte plus intime. Ce qu’elle était venue chercher, c’était une chambre après tout. Et s’ils voulaient faire connaissance, ils seraient tout deux plus tranquilles sans regards braqués sur eux et autre désagréments de la même espèce. Le tenancier des lieux l’avait bien compris, et semblant habitué a ce type de situations brandissait avec un petit sourire aux lèvres la clef d’une de ses chambres. La meilleure, elle l’espérait. Mais quand on voyait le cru du vin, il n’y avait pas trop de doute a avoir la dessus… Il ne manquait plus que l’approbation du principal concerné, sur lequel pesait un regard langoureux.

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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Jeu 3 Jan - 18:01

:: Le Prix de la Nymphe Nacrée :.

Chasseresse, la belle semblait vouloir à tout prix l'attirer dans ses filets. Une obsession qu'il ne goûtait qu'avec une pointe d'amertume. S'il était ravi de lui plaire, il ne pouvait aucunement se permettre de céder à ses charmes – ne fut-ce que parce que c'était à lui de traquer ses proies et non l'inverse. Aussi ne se laisserait-il pas convaincre si facilement. Et si elle espérait avoir la chance de disposer de lui à sa guise aussi facilement, elle se trompait lourdement et il allait lui prouver sans plus tarder. À cette invitation à peine voilée, il répondit d'une main caressante qui vint effleurer la sienne... Avant d'y laisser choir une bourse en tissu pleine d'espèces sonnantes et trébuchantes. De quoi régler les frais d'hébergements et bien plus encore et prendre du bon temps autant qu'elle le voudrait. Mais pas avec lui. La manière qu'il avait eu de lui remettre les fonds plutôt que de payer en leur nom à tous les deux voulait tout dire, et son obstination à la tenir en échec ne pouvait que signifier un refus catégorique.
Voilà qui devrait couvrir vos frais de séjour.
La compagnie des regards indiscrets n'était assurément pas la meilleure qui soit, loin s'en faut. Mais s'il s'en serait volontiers passé, l'idée qu'elle avait derrière la tête le dissuadait d'abonder dans son sens. Ce stratagème était éventé avant même qu'elle ait pu tenter de le mettre en place. Il ne serait pas si facile à piéger et il était grand temps de faire passer ce message. Après un rapide tour d'horizon, il la gratifia d'un chaleureux sourire en total contraste avec ce geste qui, malgré sa générosité, restait très éloquent. Le but n'était pas de la froisser, aussi était-il resté tout en élégance et en courtoisie, mais il ne fallait pas non plus lui laisser croire que malgré son refus cette porte était encore ouverte. Son image le desservait cette fois, car ce n'était nullement de se l'approprier qu'il était ici question – et de se laisser tenter encore moins. À plus forte raison que tant d'empressement n'était pas pour lui plaire.
N'ayez crainte, ne suis-je pas là pour vous protéger ? dit-il d'un ton doux. En revanche, je crains fort que nous devions déjà nous quitter, si vous souhaitez tant vous retirer. Me ferez-vous au moins le plaisir de répondre à cette question ?
Il avait peine à croire que la jeune femme puisse en rester là compte tenu de son entêtement, aussi se préparait-il à l'éventualité d'un prochain assaut malgré cette réponse on ne peut plus claire. S'il était là ce soir, c'était car il avait choisi de s'intéresser à elle et rien ne le détournerait de cet objectif – quand bien même elle était de toute beauté, force était de le constater. Les yeux clos, il ne révélerait rien de ses intentions mais bien que ses lèvres soient ourlées d'un fin sourire, il déclinerait toute invitation du même acabit. Quoi qu'elle puisse dire ou faire pour exercer sur lui cette inexorable attirance ses petits tours ne lui seraient d'aucune aide ici. Même si elle semblait décidée à ne les utiliser qu'en dernier recours, ses particularités seraient impuissantes à son contact. Toute substance susceptible de pénétrer son organisme serait éradiquée par le poison qui coule dans ses veines. Cette partie devrait être menée sans artifices. Serait-elle pour autant perdue d'avance ?
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Jeu 3 Jan - 21:22


:: Jeux d'Attentions :.
.: Grèce, 1754 peu avant son arrivée au Sanctuaire ::


Si Luxea était naturellement aguicheuses, ses fins n'étaient pas toujours viles ou du moins aussi tristement banales qu'on le laissait entendre. Et à dire vrai, elle se sentit malgré les manières élégantes de son interlocuteur un peu outrée. Il était certes des manières plus ou moins charmantes de faire les choses, mais l'acte en lui même lui déplaisait. Et elle en avait déjà envoyé ballader plus d'un pour ce type de comportement. Ses sourcils et les coins de sa bouche réagirent en un commun accord, laissant disparaitre au moins temporairement son sourire.
Les pièces teintèrent, il y eu un bruit a la fois métallique et mou, typique d'une bourse qui tombe, mais étouffé. D'un simple mouvement, elle avait laissé choir la petite sacoche de la paume de sa main au bois de la console, non sans une pointe de dédain. Et dans un geste fluide, elle repoussa d'un revers de la main l'objet vers lui. L'argent de ses prunelles se fit acéré alors qu'elle dardait sur lui un regard moins rieur que tantôt. Achevant d'exprimmer son refus, elle tourna se détournât de lui pour poser a nouveau son regard sur la bouteille de vin, ou autre part dans la même direction -cela n'avait en fin de compte pas de grande importance.

    - Je ne suis pas de celles qu'on achète. -Elle l'avait déjà bien fait comprendre, mais il n'y avait aucun mal a le dire haut et fort. Son regard glissa discrètement vers lui, en coin.- Aussi inhabituelle la démarche soit elle.
Il ne semblait pas en effet voulloir acheter son corps, comme d'autres avaient tentés de le faire au par avant. Cela aurait d'ailleurs été extrêmement décevant et grossier de sa part. Et pourtant, il lui versait sans la moindre hésitation de l'or au creux de main. Que devait elle comprendre là ? Elle ne le savait pas, à vrai dire, et cela l'intriguait. C'était d'ailleurs la curiosité de la démarche qui le sauvait... D'une fin de soirée abrupte, pas d'elle. Ce curieux comportement soulevait des questions, d'autant plus nombreuses si elle remontait aux sources de la confrontation. La demoiselle n'était après tout pas dupe, et lui peut être un brin mauvais acteur : il ne se comportait pas tout a fait comme quelqu'un qui simplement la découvrait et se sentait attiré. Il agissait même très différement de la plupart des autres hommes qui venait vers elle, et semblait vouloir lui délier la langue sans pour autant vouloir entrer en contact avec de quelque facon que ce soit. Les règles du jeux étaient brouillées, et elle avait la vague impression que malgré sa démarche d'approche, il cherchait à laisser entre eux autant de distance que possible. Elle n'avait sans doute pas tord. En tout cas, Elanore n'avait pas l'attention de lui laisser le loisir de décider seul de ces règles.

    - Est ce donc la réponse à votre question que vous désirez ainsi payer ? Et en vaux t'elle réllement la peine, si je me contente de répondre à mon tour "Rien de plus que mon simple intérêt" ?
Bien evidemment, elle ne faisait que le citer. Mais n'aurait sans doute pas répondu bien plus sans cet artifice, pour la simple et bonne raison que c'était là dans son caractère. D'autant que le premier inconnu venu n'avait pas besoin de connaitre la raison de sa venue en Grèce, aussi Joli son minet fut il.
Si la méthode avait été un peu directe, la Dame Corbeau n'avait pas eu pour but de coincer le damoiseau dans son lit aussitôt passé le pas de "leur chambre" lorsqu'elle avait sa proposition. Être seul à seul, n'était ce pas tout simplement plus agréable ? Et puis dans une chambre, cela laissait place à de nombreuses possibilités. Manger des patisseries aux aurores, par exemple. Non décidément, il avait eu l'esprit bien étroit cette fois ci, il y perdait des points. Mais Elanore était partisante des secondes chances, et lui en méritait bien quelques unes. Le vin gagna ses lèvres, elle en but quelques gorgées à nouveau et se détendit. Rester en de mauvais termes serait regrettable. Aussi abordait elle à nouveau le ton de la conversation, jouant du bout de son doigts sur le long des contours du verre, plus distante qu'au par avant.

    - Ce que j'apprécie dans les lieux comme celui-ci, c'est que l'on y rencontre toute sorte de gens. Mais je suis habituée a d'autres millieux, et même protégée par un preux chevalier, je me suis attachée à d'autres formes de confort et d'intimité. N'est ce pas plus agréable lorsque l'on fait connaissance avec une personne sortant de l'ordinaire ?
Un tête à tête, c'était bien la moindre des choses. Surtout pour un interrogatoire, n'est ce pas ? Il n'y avait sans doute pas de petit Salon de lecture douillet et confortable comme on en trouvait dans les villes ou avait grandit la demoiselle en ces lieux, mais même le charme d'une promenade dans une village pittoresque était certainement plus avenant que celui d'une beuverie. A chaque lieu son rôle, et celui ci avait bien assez rempli le sien sans doute. Il serait dommage cependant de laisser choir le grand cru si généreusement ouvert pour elle à l'abandon, libre à lui de trouver quoi faire. Ou de persister à vouloir rester en odieuse compagnie.

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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Jeu 31 Jan - 17:52

:: Le Prix de la Nymphe Nacrée :.

S'il était vrai que se retrouver en pareille compagnie n'était guère reluisant pour une femme, il ne devinait que trop bien qu'elle en avait connu de pires. Il garda pour lui cette remarque et fit mine d'acquiescer sans émettre plus de protestations. Qu'à cela ne tienne, il s'était donné pour consigne de ne pas barguigner et s'y tiendrait jusqu'au bout. Au moins ne pourrait-on guère lui reprocher de ne pas s'être donné les moyens de ses ambitions. Lorsqu'elle lui avait rendu toute son obole sans oublier un seul centime, il comprit que cela pourrait durer longtemps sans qu'ils ne fassent le moindre progrès s'ils continuaient sur cette lancée. Ainsi, elle avait refusé de tirer profit de sa générosité si lui-même n'acceptait pas de le faire avec elle. Qu'il se passe de toute expression ne voulait pas dire qu'il n'en tirait aucune contrariété, mais au moins avait-il ainsi la délicatesse de n'en rien montrer.
Je dois admettre que vous savez ce que vous voulez. C'est là une précieuse qualité, et j'aurais aimé ne pas la voir se retourner contre moi. Mais qu'à cela ne tienne, qu'il en soit ainsi. Je vais donc vous tenir compagnie en achetant cette intimité qui vous tient tant à coeur, puissiez-vous ne pas avoir à le regretter. répliqua-t-il d'une voix veloutée où un semblant d'amusement avait pris place.
Pour parler franc, Celsius n'aimait guère l'idée de se retrouver avec elle en tête à tête dans une chambre. La demoiselle n'avait même pas pris la peine de dissimuler l'intérêt qu'elle pouvait lui porter. Se laisser entraîner pouvait avoir de fâcheuses conséquences. Toutefois, son insistance à vouloir continuer cette conversation dans un endroit plus discret était telle qu'il n'aurait pu la refouler plus longtemps sans éveiller les soupçons. Si une lueur de résignation dut éclairer son regard un bref instant, il prit soin de n'en rien laisser paraître. Après tout, il avait largement les moyens de se défendre si la pudeur s'avérait être une notion superflue pour la jeune femme. Il fit donc signe au maître des lieux qui empocha son argent sans mot dire et les invita à monter d'une révérence quelque peu gauche malgré toute sa bonne volonté.
Et bien, allons-y alors. Je m'en voudrais de vous faire attendre plus longtemps. N'ayez crainte, contrairement à la salle où nous nous trouvons, les chambres sont entretenues avec soin... Pour peu qu'on en ait les moyens.
L'éphèbe aurait volontiers poussé un soupir s'il n'avait pas tant craint d'être pris sur le fait, aussi se contenta-t-il de faire en sorte de se remettre d'aplomb. Une fois redressé de toute sa hauteur – laissant ainsi le soin à son interlocutrice de contempler sa silhouette élancée – il lui tendit une main secourable afin de l'aider à se redresser elle aussi. Si l'on pouvait voir dans ses manières une rare élégance, il demeurait d'une froide politesse démontrant qu'il n'était nullement question de ces attentions particulières qu'elle semblait espérer de sa part. Pour obtenir ce qu'il voulait d'elle, il ne devrait pas perdre de vue l'essentiel. Non, il ne devrait laisser aucune ambiguïté, sans quoi toutes ses chances s'envoleraient en fumée. Ainsi focalisé sur cette pensée, il lui tint la main pour l'emmener à l'étage à pas lents.
Ne vous méprenez pas sur mes intentions, je ne suis coupable que d'avoir souhaité vous payer le gîte et le couvert. Car après tout, c'est pour cela que vous êtes venue ici, n'est-ce pas ? Et si je puis me permettre, si l'ambiance vous en déplaît tant, vous auriez mieux fait de ne jamais y poser les pieds. Qui sait sur quoi vous auriez pu tomber ?
Il était vrai que se plaindre de l'état des lieux après y être entrée de son plein gré était quelque peu surprenant, mais il ne s'y attarda pas plus longtemps et reprit son ascension. Les ayant déjà gravi à de multiples reprises, il ne savait que trop bien quels grincements stridents était susceptible de leur arracher un rythme trop soutenu. Ce contact prolongé ne manqua pas de le mettre mal à l'aise. Lui qui avait pour habitude de se tenir aussi éloigné que possible du genre humain et ne transigeait avec ce principe que pour oublier l'espace d'un instant demeurait d'une nervosité qu'il fut forcé de camoufler. Il y parvint néanmoins, non sans mal mais sans laisser aucun indice qui puisse le trahir si ce n'est le très léger tremblement qu'il sentit au bout de ses doigts lorsqu'il lui fallut fermer la porte. Aucune chance qu'elle ait pu s'en douter, il y avait veillé, mais être ainsi à fleur de peau avait même d'entrer dans le vif du sujet n'était pas pour le rassurer. Son masque marmoréen devait toutefois rester en place et rien ne vint l'ébranler.
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MessageSujet: Re: [1754] .: Le prix de la Nymphe Nacrée :: xCelsius :.    Dim 3 Mar - 22:17


:: Jeux d'Attentions :.
.: Grèce, 1754 peu avant son arrivée au Sanctuaire :: Désolée c'est naze x__x J’essaierai d'arranger un peu, mais trop mal à la tête la... ::


Voir la manière dont il abordait les choses lui déplut un peu, mais elle s’abstint d’en faire la remarque. Plus la soirée avançait, moins elle avait l’impression qu’ils parvenaient à s’accorder dans leur propos. Alors même qu’elle avait laissé de coté la perspective de le charmer ou de le conquérir pour tout simplement faire sa connaissance, il faisait mine de lui « céder ». Parlant un peu trop d’argent à son goût, il ne songeait pas un instant à d’autres formes d’intimité, et lui donnait presque le mauvais rôle. Certes, elle avait de manière indirecte en premier lieu suggéré le confort d’une chambre. Mais cela n’avait rien d’obligatoire…
Face à ce retournement de situation, la jeune femme avait l’impression d’être enfermée dans son rôle de tentatrice avide de jouvenceaux alors même qu’elle s’efforçait de s’en détourner. Enfin. Elle aurait pu se saisir au vol de la bourse qu’il offrait finalement au tenancier et arracher son bienfaiteur pour l’entrainer a quelques distances de la taverne au clair de Lune, mais il ne lui en laissait pas l’occasion. Et sans doute l’aurait il trouvé bien contradictoire, après l’avoir laissé paraitre aussi « insistante ». Enfin bon, tant pis : elle aussi allait jouer la carte de la résignation. Haussant les épaules alors qu’il était dos à lui, elle allait se contenter de le suivre. Sans doute cette intimité qu’elle avait somme toute réclamée finirait elle bien par lui être avantageuse ! Et ne pas confondre « avantageuse » avec « lui permettre de lui sauter dessus », évidemment. En tout cas, elle était de plus en plus récalcitrante à tout le laisser payer ainsi, vu la manière dont les choses étaient tournées.

Ce fut avec un large sourire qu’elle acceptât sa main, y posant délicatement la sienne. S’ils y mettaient tout deux du sien, sans doute cesseraient ils finalement de se tourner autour sans se comprendre réellement. Ou peut être manquait il la pièce qui permettait de faire jour sur le dessin du puzzle ? Ses manières se calquèrent sur les siennes, tout aussi polies, et sans impertinences. S’étant montrée un peu trop audacieuse, il devait être nécessaire de rappeler à ce charmant inconnu qu’elle savait aussi se comporter en demoiselle, avec des manières on ne peut plus correctes.

    - C’est vous qui vous méprenez.
Peut être prendrait il ces mots presque murmurés pour un subterfuge de plus, ils n’en étaient pas moins sincères. S’il était incapable d’y voir plus clair, tant pis. Après tout, les femmes sont toujours un peu incompréhensibles aux yeux des hommes, paraît-il. Tout comme il se méprenait sur les siennes, il se méprenait sur le sens des paroles qu’elle avait prononcé en dernier. N’avait elle pas dit aimer ce genre d’endroits ? A ses yeux, un contexte était lié à des situations, et celui-ci ne leur convenait tout simplement plus. L’endroit avait beau être insalubre, elle y était également venue en son âme et conscience. Elle était satisfaite de cette taverne, parce qu’elle avait pleinement rempli le rôle qu’elle lui avait désigné : lui faire rencontrer quelqu’un. Elle avait rempli son rôle, tout simplement, et n’en était pas plus décevante… Un rôle qu’elle avait jugé suffisant. Mais la perspective de se retrouver seul à seul avec elle n’avait pas l’air de véritablement enchanter son hôte.
Montant les escaliers à pas lents, respectant le rythme qu’il avait choisit lui-même, la jeune femme prit soin de le détailler longuement. Au contact de sa main, elle ressentait une impression étrange, mais qu’elle ne put assimiler à quoi que ce soit qu’elle connaissait déjà. Pourtant, alors même qu’ils avaient du mal à s’accorder dans leur conversation, elle percevait une sorte de résonance qui semblait aller au-delà de leurs simples personnes. Mais atteignant le pallier, Luxea ne s’attarda pas sur le pourquoi de cette sensation.


La jeune femme passant le pas de la porte la première s’avançât dans la chambre, tranquille, pour poser sur le rebord de la fenêtre les verres qu’elle avait prit soin d’emporter avec elle. Lentement, et avec des gestes d’une grande délicatesse, elle ouvrit la fenêtre pour laisser l’air frais du dehors s’engouffrer dans la pièce. Le ciel était très sombre, et la Lune n’y formait qu’un fin croissant. L’été était mur, et cette nuit annonçait déjà sa fin prochaine. Mais un peu de fraicheur n’était pas désagréable, comparée à l’air dense et gorgé de chaleur humaine qu’ils venaient de quitter. S’adossant au rebord de bois usé, elle se retourna vers lui, le clair de lune jouant avec l’argent de ses prunelles. « Sur quoi »… Rencontrait-on des monstres, dans cette taverne ci ?

    - Je vous l’ai dit, j’apprécie ce genre de lieu pour ce qu’on y rencontre toute sorte de gens. Et je dois dire que je n’avais jamais fait de rencontre aussi étrange que celle d’un jeune homme a la beauté éblouissante qui semble vouloir à tout prix se ruiner pour moi, tout en préservant une distance scrupuleuse. Pour peu, j’aurai pu vous confondre avec une sorte de sirène. Autant dire qu’on fait rarement plus atypique, dans ce genre de lieux.
Son sourire c’était élargit, alors qu’elle tendait avec une grande douceur son verre à l'étrange personne. Cesserait il de se méfier d'elle, ou continuerait il à hésiter entre la séduction et la distance ?
Aucun d’eux n’avait prit la peine d’allumer la lumière de la chambre, et elle ne jugeait pas cela nécessaire. Cet éclat naturel n’était pas bien plus charmant ? A aucun moment cependant elle n’avait accordé d’attention au lit qui pourtant sommeillait dans un coin pièce, et si elle invoquait les créatures qu’on appelait « sirène » ce n’était ni pour leur réputation de tentatrices, ni au vu du physique efféminé de son hôte. Bercée de contes depuis sa plus tendre enfance, elle pensait à cette jeune fille d’une beauté surnaturelle qui, dans un monde qui n’était pas le sien, avait accepté de vivre les plus cruelles souffrances pour se rapprocher de la condition humaine. Troquant l’immortalité au profit d’une existence qui lui promettait un au-delà, l´amour peut-être, et une âme. Et qui, a chaque pas, sentait milles aiguilles la transpercer de part en part, et subissait d’infinies souffrances sans jamais perdre de sa grâce et son éclat. Certainement était ce le regard impassible de cet inconnu, l’aura mélancolique qu’il dégageait alliée à la finesse sans pareille de ses traits qui lui rappelaient ce conte. Comparaison un peu rapide, peut être...

Aidée par ses sœurs, elle c’était vu offerte la possibilité de retrouver sa condition première en échange de la vie de celui qu’elle aimait… Incapable de le tuer de ses propres mains par la lame qui lui avait été confiée, elle s’était évanouie en écume…

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