RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Ponte di Rialto

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Managarm


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MessageSujet: Ponte di Rialto   Sam 29 Sep - 14:41

~ Ambassade d’Odin Arrow

Majestueux, le pont enjambait le Grand Canal de Venise avec panache, se faisant alors un passage obligatoire pour tous ceux désirant se rendre de l’autre coté de la belle cité vénitienne. Nombreux étaient les habitants qui traversait l’édifice, trop habitué à l’emprunter, ils ne prenaient même plus garde à son charme certain qui le rendait si unique. Ils se contentaient de vaquer à leur habituel préoccupation sans plus s’y intéresser, marchant tête basse en songeant au travail qui les attendait – ou qu’ils réalisaient. Parmi ses gens pourtant, il y en avait qui s’intéressait au Pont du Rialto à l’architecture si particulière qui pouvait faire la fierté des notables de la ville et le désintérêt des autres.

Ses pupilles d’émeraude détaillèrent le pont avec une curiosité méfiante. C’est lorsqu’ils étaient passés dessous qu’ils avaient put ressentir le cosmos qui leur avait paru si familier se faire menace silencieuse. Elle ne doutait pas que Sköll avait dut se rendre ici en premier lieu – et qu’il n’avait rien trouvé par ailleurs – mais elle n’avait put s’empêcher de venir voir d’elle-même dans l’espoir peut être, de comprendre cette impression étrange qui l’avait envahit dès lors. Mana par contre, ne semblait nullement percevoir les préoccupations de sa mère, s’impatientant à l’idée même de traverser le canal sur l’édifice qui l’avait tant fasciné à leur arrivé. Et Leene en était heureuse à défaut d’en partager l’enthousiasme, car cela signifiait que ses familiers ne lui transmettaient pas leur trouble qu’elle ne pouvait s’empêcher de ressentir par leur entremise. Mais malgré son impatience, l’enfant demeurait à ses cotés, si peu habitué qu’il était a ainsi voguer dans la foule, il préférait s’attacher à sa mère plutôt que de craindre de la perdre parmi tout ses gens si différents, étranger à sa terre.

Pourtant, elle ne passait guère inaperçu sa chère génitrice surtout au milieu de tout ces vénitiens ! Avec sa longue chevelure d’argent dégringolant dans son dos comme un voile opalin, et sa peau tout aussi pâle, elle était bien différente de tous ces hommes à la peau basanée qui les entourait. Beaucoup s’était retourné sur elle durant leur balade car elle était en ces lieux, une curiosité à la beauté étrangère, chimérique, paré d’une aura d’assurance et de féminité qui attirait l’œil des badaud. Sa silhouette était mise en valeur par des vêtements flattant mais confortable pour elle, des bottes hautes, un pantalon beige qui mettait ses formes en valeurs et un haut composé d’une chemise pâle par-dessus laquelle était astucieusement lacé un corset noir. La dame c’était séparée de sa cape à l’ambassade, en profitant pour faire de même à son garçon qui était peu coutumier de la chaleur méditerranéenne lui qui avait toujours vécu dans leur contrée enneigée.

Le prenant par la main, la dame d’argent mena son petit loup jusqu’au pont qu’ils commencèrent à fouler, l’enfant observant chaque badaud, chaque curiosité qu’il était à même d’apercevoir de sa petite taille. Ils finirent par s’arrêter au milieu du pont pour lui laisser le temps de contempler les canaux et la superbe vu que cela donnait sur la ville. Un sourire étira ses lèvres avec douceur face aux réactions emplit d’innocence de leur fils, alors qu’au fond d’elle se dissimulait les affres de l’inquiétude. Ainsi était le rôle de mère et ce, depuis plus de quatre ans à présent.

Les doigts de la jeune femme étudièrent la pierre brute des arches qui formaient le pont, essayant de deviner la présence de celui qui les avait menacés de son cosmos. Ses familiers s’agitèrent dans son ombre, et grimaçante, elle ôta sa main de la roche taillée pour éviter de les accabler davantage. Malheureusement, elles demeuraient muettes face à ce comportement inhabituel.

« Maman? »

L’argent de ses pupilles tournées vers elle, l’enfant semblait un instant soucieux face à sa mine, il s’accrocha à sa main avec plus de force, la surprenant.

« Mana ? »


La jeune mère s’accroupit à ses cotés, se retirant du passage de la foule pour que l’enfant puisse se rassurer entre ses bras.

« Nae est bizarre. » Souffla l'enfant. « Je crois...tu crois qu'il aime pas l'eau ? »

Elle sourit, l'émeraude se faisant éclat amusé alors qu'elle embrassait le front du naïf enfant. Tant mieux qu'il ne songeait pas à pire menace, c'était bien là l'innocence des enfants.

« Je ne pense pas. Je crois plutôt qu'il s’ennuie, mais ne t'inquiète pas, il va s'y faire. »


Une moue étrange s'épanouit sur le visage du garçon qui acquiesça malgré tout. Elle n'était pourtant pas aussi sincère, qui plus est, il trainait au dessus de la cité, une étrange atmosphère fait de sombre menace. Entre cette impression tenace et la menace de ce cosmos à leur arrivé, elle ne pouvait guère être rassurée. Et Sköll...Elle songeait à son compagnon alors que son visage se faisait pourtant amusée, montrant à Mana, une vue superbe en le portant dans ses bras. Elle ne s'inquiétait pas pour la vie de son conjoint, tout du moins, elle ne l'aurait exprimé en ces termes, mais ici, les règles n'étaient pas les mêmes...

~ Toi aussi soit prudent mon amour...
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Panthéon


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MessageSujet: Re: Ponte di Rialto   Mar 16 Oct - 23:45

Marchant tel un félin dans les brumes, l'homme ne savait pas quoi dire ou faire au moment où il approchait du temple d'Odin, du lieu le plus sacré que le Dieu d'Asgard avait baigné de son âme. Il posa alors le pieds dans le temple en feulant doucement à l'odeur d'une proie alléchante. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas senti cette odeur musquée, depuis la capitale suédoise pour tout dire. Silencieusement, il pénétra les lieux pour se rapprocher de sa proie, c'était la volonté de son maître dans cette ville en pleine recomposition politique.

Il marcha dans l'allée de la demeure étrange qui trônait sur l'île mais personne. Il fit alors les cent pas avant de trouver une trace et la suivit pour aller vers la Quadrature des Illusions. Il la trouva enfin, dans un regard, il vit la jeune femme en train de partir avec son fils. Il souriait d'excitation et s'approcha alors de la jeune femme pour la prendre par le coup et la projeter vers une maison à proximité. Sa force, qui n'avait rien à envier à l'époux de la jeune Leene, était telle un Tigre noir qui chassait sa proie avec excitation. Un homme tenta alors de s'interposer pour aider la jeune femme, sinistre idée humaniste, il fût balayé d'un violent coup dans les côtes. Son corps esquissa une division des plus sordide.

" Pfffffff, les Humains sont toujours répugnants et toi là, femme de l'autre salopard de Skoll, il m'avait peut-être oublié mais je lui avais promis de revenir et il a fait un chiard en attendant.... Il me déçoit ce connard ! "

La montagne de muscles se retourna alors vers le jeune Managarm qui était terrorisé par le cosmos de l'homme. Créant un souffle glacial, il créa une cage de froid et se retourna vers sa mère avec un sourire bien évident sur ce qu'il préparait dans les minutes à venir et sous les yeux de son propre fils, puis soudain, un cosmos se fit sentir derrière lui, une silhouette apparut dans l'obscurité, l'homme avait un cosmos bien plus apaisant que son homologue mais aussi plus menaçant. Sa simple présence avait suffit à calmer les ardeurs de la brute qui se ravisait en reculant de quelques pas et s'agenouilla devant lui dans la plus grande des règles de l'étiquette.

" Seigneur... Oui l'enfant, je sais... "

L'autre homme au charisme exceptionnel, à la limite du divin, à la longue chevelure noire et avec un sourire ravageur observa la jeune femme et leva son menton en lui posant ses lèvres sur les siennes. Un cosmos aussi noir que l'obsidienne s'empara alors d'elle pour la neutraliser un instant. Il savait ce qu'il faisait et se retourna vers le géant pour lui dire d'assommer le gosse qui hurlait un peu trop !

" Dame Leene, j'espère que ce baiser vous rappellera que l'on ne peut faire d'enfants avec un fils de Loki sans en payer le prix un jour ou l'autre.... En attendant, je me permets de prendre votre enfant, ne vous inquiétez pas, il vous sera rendu une fois son essence aspiré pour le retour de mon seigneur et Maître ! "

L'homme claqua alors des doigts et s'avanca dans la pénombre.... Qu'allait faire la jeune femme à moitié paralysé par le cosmos de son ennemi ?

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Managarm


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MessageSujet: Re: Ponte di Rialto   Ven 19 Oct - 0:05



Une sombre menace planait dans l’air, poison pernicieux dans le cœur des hommes sensibles à sa présence insidieuse se propageant dans la cité vénitienne. La mère offrit à l’enfant un sourire qu’elle souhaitait rassurant avant de l’entrainer à sa suite après un dernier regard aux arches de pierres emprisonnant sa méfiance. L’esprit ailleurs, la dame blanche n’eut qu’un instant pour se détourner de sa route pour affronter le regard d’un monstre tapit dans l’ombre de ses propres pas. Un instant durant lequel elle écarta le petit garçon de la passe du terrible individu qui l’empoigna sans une once d’hésitation par la gorge. Sa force était semblable en tout point à celle de son conjoint et c’est sans doute ce qui lui permit de se réceptionner au mieux lorsqu’il l’envoya valdinguer contre une maison non loin, aidé en cela par ses familiers se faisant ombres mouvantes entourant sa silhouette d’argent de leurs présences.

Elle ne put qu’apercevoir le visage choqué de son fils, ses grands yeux gris agrandies par une frayeur sans nom, mais cela suffit à retourner son cœur et faire poindre le feu ardent de la fureur.

« Maman ! »

Un appel emplit d’un effroi sans nom, contraint par des sanglots qui menaçaient de submerger son petit corps dès lors que la surprise se déliterait. Terrifié, le garçonnet demeura figé jusqu’à ce qu’un homme n’essaye de secourir sa mère, mais ne put que l’observer impuissant, se faire balayer par le dangereux agresseur qui après quelques mots, se détourna sur lui. L’enfant recula d’un pas, apeuré par la sauvagerie tapit dans le cosmos du guerrier, semblable et pourtant en tout point différent à celle de son père. La glace l’enserra sans qu’il n’y prenne garde, habitué à sa morsure, mais vint desserrer l’étau sur sa gorge, appelant dès lors sa génitrice dans d’incontrôlable sanglot.

Une vague d’argent répondit à son appel alors que la dame de la lune s’extrayait des décombres sans prendre garde aux cris des badauds qui s’écartaient précipitamment de la rixe. Quelques gouttes carmines vinrent souiller sa peau de lait, l’émeraude de ses pupilles s’embrasant de milles menaces de mort pour cet individu.

« Qui que tu sois, qui que tu puisses être, je t’interdis de toucher à mon enfant ! »

Le grondement était emplit de fureur sans pour autant que sa voix ne s’élève outre mesure, une créature aussi noire que la nuit suivant les pas de sa dame sans lâcher la menace de l’éclat rubis de son regard sans âge. L’argent et l’anthracite se mêlaient à sa délicate silhouette, la parant d’une aura macabre. Les mots du guerrier s’étaient gravés dans son esprit mais elle n’eut guère le temps de répliquer à sa bravache qu’un autre homme apparu aussi sournoisement que son acolyte. Pourtant, rien, que cela soit dans son apparence ou dans sa prestance rappelait le fauve noir. Les paroles qui suivirent ne calmèrent nullement sa crainte et sa colère, les attisant au contraire pour se faire feu vivace tapi dans son cœur de mère.

Mana.

Ils voulaient leur fils. Le regard de la dame accrocha celui de son enfant dont elle était séparée par la force des choses, et qui ne réclamait que la protection et la chaleur de ses bras. C’était une telle déchirure de voir ses larmes et d’entendre ses sanglots ! Mais elle savait que dans l’ombre de sa frêle silhouette demeurait son gardien de toujours, attendant son heure pour se montrer malgré l’interdit dont ils souffraient en ses lieux. Qu’importe ! Elle supporterait tous les crimes, tous les châtiments pour protéger son sang et sa chair ! Des mots oubliés s’envolèrent jusqu’à la silhouette prostrée de son petit loup.

Un instant s’envolant alors que l’homme venant d’arriver déposa ses lèvres sur les siennes. Le choc la figea, agrandissant ses pupilles d’émeraudes alors que le cosmos de son ennemi la contraignait à l’immobilité. Ses mots se firent venin dans son esprit alors que la surprise laissait place à une fureur sans nom. Comment osait il la toucher ? S’en prendre à son enfant ? Croyait il qu’en invoquant le nom du Dieu facétieux, sa colère serait apaisée ? Qu’elle pouvait bien se moquer de lui à cet instant ! Tout dieu qu’il était, il n’avait nul pouvoir sur la chair de sa chair, le fruit de son union avec Sköll ! Il ne lui appartenait pas. Ni le père, ni le fils, et n’avait aucun droit sur eux.

Et alors que sa rage enflait en elle, une autre explosait au grand jour. La glace vola dans les cieux, brisée par une créature faite d’ombre et de mort s’exposant à la lumière du soleil de toute sa hauteur. Un grondement féroce naquit de sa gorge puissante, laissant luire ses crocs en dardant son regard vairon sur celui qui avait cru pouvoir s’en prendre à son protéger en toute impunité. Chancelant, le petit garçon disparut derrière la silhouette du loup démoniaque en s’accrochant à sa présence familière et protectrice qui se faisait muraille infranchissable.

~ Fermez les yeux mon lié.

A peine ses quelques mots furent ils distillés que le monstre enfonça ses crocs d’ébènes dans le bras de l’agresseur, profitant de la surprise engendré par son apparition et sa stature tout aussi impressionnante que celle du guerrier, distillant le froid de la mort avant de le jeter au loin d’un puissant mouvement. Car de loup, il n’en avait qu’une vague apparence, celui-ci se faisant bien plus impressionnante que l’animal dont il copiait les traits.

La sorcière profita pleinement de cette apparition, son cœur s’allégeant en partie de savoir au coté de son fils son protecteur d’ombre, comme les siens entouraient sa silhouette, luttant contre l’emprise de cet être sans nom.

« Je ne vous laisserai pas me prendre notre enfant ! Peut importe quel nom vous invoquez, quel maitre vous servez, mais Mana est notre fils ! Je ne le laisserai à personne. Pas même à un dieu. » Son regard était fureur à ses mots, continuant sur sa lancée. Cette immobilité forcée ne paralysait nullement sa langue. « Je paye déjà un lourd tribut qui s’alourdit chaque jour qui passe, je ne compte pas payer une dette que je n’ai pas contracté. »

Son cosmos s’embrasa alors que les ombres tapis jusqu’à présent, entouraient l’homme de leur sinistre présence, un sourire mauvais s’insinuant sur les lèvres de la belle alors que sur le dos de sa main brillait d’écarlate une rune unique. Thurs. Celle qui donne la force. L’épine apportant Chaos. Le cosmos d’obsidienne se fit dévorer par les créatures de la sorcière la délivrant de l’entrave apposé sur elle, s’attaquant avec rage à ce lien tissé contre la volonté de la Dame. Elle vacilla un instant, reprenant le contrôle de son corps, puis s’avança tête haute vers ce seigneur aussi puissant pouvait il être, entouré des ombres de ses fidèles alliées. Ses quelques pas l’approchèrent de son enfant et de son gardien. Quelques pas pour la rassurer et se placer au devant de son fils, barrière protectrice, avant que sa main ne vienne gifler le Seigneur sans une once d’hésitation, la colère obscurcissant l’émeraude de ses iris.

« Et je vous interdit de me toucher ! Il n’y a qu’un homme qui ait ce droit, et ce n’est pas vous ! »
Cracha t’elle vivement à sa face alors qu’une vague forme chevaline prenait forme au coté de la dame de la nuit, aussi monstrueux que son comparse lupin. Une simple pensée vint effleurer son esprit et un oiseau noir d’encre prit son envol en se détachant de la masse ténébreuse qui les entourait pour fendre les cieux. Il avait un message à délivrer.

Et en cette heure, qu’importaient les badauds et les édits des dieux, elle protégerait son enfant même si elle devait verser pour cela le sang de toute cette ville ! Mais pour le moment, le cosmos de cet ennemi serait un tribut suffisant, ses ombres se repaitront de son énergie pour l’affaiblir de la plus sournoise des manières.

~ Ne t’inquiète pas mon petit loup, Maman est là, et ne laissera personne te faire du mal.

L’enfant contempla le dos de sa génitrice en essayant difficilement de contenir ses larmes, acquiesçant faiblement à ses paroles transmises à lui seul. A l’abri derrière son propre familier usant de son corps pour le défendre.

La rune sur sa pâle main suintait de vermeille.

    ~ La Corneille, réunion des Quaesitor.

    L’oiseau d’ébène fendit les cieux à vive allure, repérant immédiatement celui qu’il cherchait, lié comme il l’était à leur contractante, le retrouver ne fut guère difficile. L’animal d’encre semblable à une corneille agile aux contours indéfini et à la silhouette étrange piqua vers le fauve d’Asgard, plantant son regard écarlate familier dans celui de son vis-à-vis.

    ~ Seigneur Sombreloup, nous nous excusons d’ainsi vous déranger, mais l’heure est grave et le temps nous manque. Notre Dame et votre jeune loup sont attaqués en ses lieux par deux individus dangereux qui ont masqués leurs présences à vos sens. L’un des deux vous connaît personnellement, mais c’est l’autre qui demeure le plus dangereux, le plus puissant. Ils veulent enlever votre enfant, Seigneur loup. Il veut prendre notre protéger pour le sacrifier à son maitre. Nous ne tolérons l’affront et notre Dame fait face, mais nous craignons que nos forces ne soient suffisantes face à leurs assauts combinés.

    La créature faisait du sur place devant le guerrier, pressée, mais la voix calme et rauque, elle résonnait dans les alentours telles une sentence à appliquer. Elle se moquait d’arriver ainsi au milieu d’une réunion qui la dépassait, seul demeurant à sa conscience le danger encourut par leur liés. N’était ce pas le devoir des Quaesitors que de protéger cette ville de ce genre d’attaque ? Et le conjoint de la fille de la lune était le plus concerné par cette attaque, car c'était son sang affilié à Loki qu'ils réclamaient.
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Panthéon


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MessageSujet: Re: Ponte di Rialto   Mer 31 Oct - 13:11

Alors que la rune faisait partir une corneille, l'homme proche du Barbare s'approcha d'elle avec un sourire en coin. Il n'avait pas aimé une telle démonstration de puissance et ne souhaitait pas rester là à attendre d'éventuels secours dans la situation présente. Il concentra alors entre ses mains une sphère verdâtre pour la projeter vers l'enfant qui fut frappé de plein fouet. Le cri de celui-ci retentit dans la rue alors que la paume de la main droite de l'homme se refermait sur le poignet de la jeune Asyne. Le regard froid et doux en même temps pouvait en déconcerter mais là il ne comptait pas s'amuser à attendre.

Trois, quatre, cinq... loups se matérialisèrent autour de l'homme à la chevelure de jais. Il les tenait par des chaînes de cosmos aux puissances aussi variées qu'étranges. Dans un moment assez pénible pour lui, il lâcha un d'entre eux sur la jeune mère pour la faire voler dans une autre direction. Faisant signe à son second, il ordonnait sans dire un mot de prendre l'enfant et de s'en aller, lui allait rester là pour éviter qu'elle ne recommence quoique ce soit pour le reprendre.

" Tu ne le laisseras à personne dis tu ! Pauvre folle, le sang de ton époux coule en lui et personne ne peut lui retirer cela ! Et crois moi que nous avons fait les choses de telles manières qu'il ne puisse venir t'aider dans la situation présente. Par Loki, nous nous amusons drôlement en ce moment de voir ton fauve prisonnier entre nos mains, il ne sortira jamais de la Basilique de Saint Marc, sauf si une seule condition est remplie et pour cela, il devra faire preuve de diplomatie et tu le connais autant que moi non ? "

Plein de sarcasmes, l'homme venait de se moquer des petites habitudes du Fauve d'Asgard. Oh que oui ils se connaissaient bien depuis leur jeunesse et il ne comptait pas user la méthode forte contre lui, cela ne lui servirait à rien. Se retournant, il laissa sa meute cosmique face à la jeune femme, prête à la dévorer si elle bougeait encore une fois. Levant la main, il fit apparaître une lame noire d'obsidienne avec des liserets carmins sur la lame, il trancha alors une pauvre lavandière qui venait de venir là alors qu'elle n'y était pas invité. Puis, touchant son sang, il écrivit à grande vitesse une série de runes sur le sol pour transmettre un message à ses alliés en dehors de la ville. Chaque rune semblait permettre de communiquer dans un langage secret mais connue de la sorcière sans qu'il s'en rende compte : l'ogham. L'écriture des anciens druides n'avait pas de secret pour elle et c'était à se demander si l'inconnu n'avait pas fait exprès pour lui faire aussi passer le même message.

" Kuçak ! Nous avons l'enfant, vous pouvez prévenir notre Prêtre que nous pouvons engager la suite des opérations en Asgard. Nous vous rejoindrons une fois que nous aurons neutralisé la mère, le père ne sera pas libéré avant un moment dans la situation présente. Le premier acte se passe exactement comme convenu ! Le sang d'Odin sera notre prochaine cible... "

Il se releva alors en jetant le corps de la pauvre femme dans l'eau du canal et se retourna vers la jeune mère. Quelques pas plus tard, il s'agenouilla devant elle et lui murmura quelques mots à l'oreille :

" Si ton homme se montre un bon chaton, il vous sera rendu en une seule pièce et vivante... Gardes ce médaillon, on te recontactera ! "

Dans un sourire sardonique, l'homme la laissa choir contre le mur et ouvrit un portail pour quitter les lieux en compagnie de son second. Il semblait parfaitement comprendre que cette action venait d'enclencher un processus intéressant dans la suite des opérations. Asgard, après les Sanctuaires Marin et Terrestre, allait devenir le prochain déplacement du joueur d'échec de cette histoire.

Citation :
HRP : Les deux hommes emportent Mana dans un portail !

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MessageSujet: Re: Ponte di Rialto   Dim 4 Nov - 12:07



Quel était ce sentiment enflant dans sa poitrine à mesure que les secondes défilaient, fugace comme l’éclat de vie d’un papillon prêt à lever une tempête du froissement de ses ailes délicates ? La colère croissait dans son cœur, se faisant fureur sans nom alors qu’elle affrontait fièrement les deux individus s’attaquant à sa famille. Elle ne laisserait personne prendre son fils, et se battrait pour cela autant qu’il le faudrait, contre n’importe qui aussi puissant pouvait il paraitre. La sorcière le sentait. Ce cosmos d’obsidienne qui l’avait paralysé, tenant ses familiers en échec n’étaient pas un vulgaire guerrier. N’était il pas plus puissant que son conjoint ? Cette impression aussi trouble pouvait elle paraître à son cœur et aussi véridique sonnait elle ne la contraint néanmoins pas, ne l’empêcha nullement de protéger ce qui lui était cher, même si dos au mur.

Les paroles de Sköll vinrent troubler son esprit focalisé sur cet homme à la chevelure d’encre. Elle n’avait pas été imprudente. Ils étaient leur cible désignée. Mana. A cause du sang de son père.

L’assaut frappa durement son enfant sans qu’elle ne puisse rien y faire, les doigts du guerrier d’obsidienne emprisonnant sa main dans un étau de fer la contraignant à demeurer impuissante. Le cri de son fils planta dans son cœur une dague acérée, l’inquiétude comprimant son cœur alors que ses lèvres laissaient échappées ses émotions tempétueuses.

« Mana ! »


En vain, elle essaya de rejoindre son enfant, se débattant tant et plus dans cette prison de chair sans qu’elle ne parvienne à faire vaciller son agresseur. L’angoisse montait, attisant les braises d’une fureur qui jamais ne se tarirait pourtant, petite poupée de chiffon qu’elle était entre les mains de cet homme, elle se fit balayer par un animal qui se jeta sur elle tous crocs dehors. L’esprit focalisé sur la silhouette prostrée de son enfant, les oreilles bourdonnant du cri qu’il avait poussé avant de s’écrouler, la dame eut toutes les peines du monde à se concentrer sur son nouvel adversaire. La gueule béante, le regard résolument planté dans ses propres iris d’émeraude, la sorcière acculée et ainsi maitrisé par le loup anthracite fut désorientée par cette créature. Un loup. Des loups même, puisque 4 de ses compagnons l’entouraient pour la soumettre de leur nombre. Un instant, elle croisa le regard de son agresseur, surprise par ses mots, par son aura qui se para d’un mystère de plus.

Loki ? Un piège… ? L’espace d’un instant, la stupéfaction demeura gravée sur ses traits délicats jusqu’à ce que la signification profonde de ses mots ne vienne effleurer sa raison. La colère se fit grondante, sans commune mesure comparativement à tout ce qu’elle avait ressentie jusqu’à aujourd’hui. Il s’en prenait à son fils. Il l’avait attaqué de la plus perfide des manières, son enfant, leur garçon, et en cela, nul pardon ne pourrait jamais être accordé. Loup ou pas.

Mais tout allait trop vite. Son cosmos était troublé. L’animal planta ses griffes sur ses épaules, le sang s’écoulant de ses plaies sans qu’il n’y prenne garde pourtant, appelant à elle une force qui se dérobait à ses sens. Etait ce le cosmos d’obsidienne de son ennemi qui sévissait toujours en elle malgré qu’elle ait cru s’en être débarrassée ? Elle se débattit pourtant, ignorant crocs et griffes, l’esprit focalisé sur le danger qu’encourait son enfant sans se préoccuper de sa propre douleur vibrant dans ses os et sa chair. La fille de la lune n’en avait que faire, même le manège du guerrier ne l’intéressa que de vague seconde alors qu’au contraire celui de son second amena sur son faciès une nouvelle moue furieuse.

« Ne le touche pas ! »


Les loups grondèrent de concert mais elle n’avait que faire de leur présence, son cœur se brisant en voyant l’homme emporter son enfant sans un mot. Elle voulait le tuer ! Ce désir était si fort, cette volonté se faisant impérieuse dans son esprit alors que son âme de mère appelait à l’aide. Elle se moquait de mourir tant que son enfant allait bien ! Elle se fichait bien d’être blessée, de souffrir tant la douleur dans son cœur annihilait toutes les autres que son corps aurait put recevoir. Le loup qui jusqu’alors l’avait maintenu au sol se dégagea lorsque son maître s’agenouilla à ses cotés pour lui confier un médaillon et des mots qui aviva sa colère, pourtant elle ne put rien faire pour le remettre à sa place tant son corps lui semblait lourd.

Elle voulait hurler. Prisonnière, impuissante, il se retourna sans un regard de plus pour elle, et c’est dans un élan de désespoir que la mère parvint à se remettre debout sur des jambes vacillantes. Elle les poursuivit en ignorant la douleur, l’utilisant comme moteur pour s’avancer alors que le portail se refermait sur eux. La dernière vision qu’elle eut de son fils fut sa petite main disparaissant dans les ténèbres sans que la sienne ne parvienne à se refermer sur elle. Les doigts de la belle effleurèrent le vide qui prenait place devant elle, ignorant les regards horrifiés des badauds qui avaient assistés à la scène, le regard hanté par cette dernière vision. La dame vacilla, ramenant à elle cette main qui avait tenue celle de son enfant alors que ses jambes se dérobaient à elle, la faisant choir sur le sol inégal, le regard fixe.

Elle hurla. Un hurlement de désespoir et de rage mêlé d’une mère ayant perdu son bien le plus précieux. Arracher de ses mains sans hésitation ni remord, plantant dans son cœur la dague de cette sinistre perte. Elle était si impuissante ! Pourquoi lui avoir prit son enfant ? Pourquoi l’avoir laissée dans cet état ? Pourquoi ne s’était elle pas battu ? Ses poings se crispèrent dès lors, amenant à elle des questions sans réponse mais une fureur vivace qui la contraignait à avancer. Ses pupilles d’émeraude brillèrent de sa rage. Ils avaient osés s’en prendre à leur enfant, l’enlever…Les paroles de l’homme aux loups tournèrent plusieurs fois dans son esprit, avivant sa colère qui pourtant se fit plus tapit, se focalisant sur son but pour qu’elle ne l’entrave pas. Elle devait se reprendre. Elle ne pouvait pas demeurer ici alors que Mana courrait un grave danger. Elle ne le permettrait pas, même si les paroles de l’homme laissaient croire qu’il ne lui arriverait rien, elle ne pouvait y croire. Ils lui avaient arraché son enfant. Comment pouvait-elle croire en leur parole ?

Se redressant quand bien que mal, la dame jeta un regard chargé de mépris et de colère à ceux l’entourant dans le simple but qu’il ne l’approche pas. Elle avait d’autre chose à faire. Plein de chose à faire. Elle contempla le médaillon remit par le kidnapper, banal, rien n’aurait put prouver qu’il servait à quelque chose mais c’était là, le seul lien qu’elle avait avec ses agresseurs. La dame voulut le placer autour de son cou avant de se raviser et de le mettre dans une sacoche qui ceignait toujours sa taille. Elle n’avait pas confiance.

Une créature d’ombre vint se poser sur son épaule, semblable à celle qu’elle avait envoyée prévenir Sköll et qui murmura d’une voix basse ce qu’elle savait sur son compagnon. Ce qu’il avait dit était vrai.

~ Nous sommes désolé Dame Lune, nous avons put le prévenir, hélas, un cosmos nous a empêché de le suivre et d’en dire plus.

La sorcière serra les poings. Si l’homme disait vrai, le fauve d’Asgard ne serait pas près de sortir de l’enceinte de la basilique, la diplomatie n’était pas son fort. Pire encore à présent, de cela elle n’en doutait pas, et elle le connaissait trop bien pour ignorer ce qui devait se passer en son sein. Elle-même était toujours aussi furieuse mais contrairement à son homme, elle savait la contrôler à son avantage. Elle avait toujours été douée pour cela.

Un piège. Plus elle réfléchissait et plus cette hypothèse se faisait conviction. Choisir Sköll pour représenter Asgard dans une assemblée de Paix semblait risible, même elle aurait été bien plus à sa place dans ce genre de réunion que son conjoint…Alors la seule chose qu’ils voulaient était de prendre Mana sans le sombre loup dans les alentours, mais pourquoi ? Pourquoi leur fils ? A cause du sang de Sköll, celui du loup qui détruisit le soleil lors du Ragnarök…Pour son maître avait il dit…Le seul lien existant entre un dieu et le loup des temps ancien demeurait…

« Loki. »


La sorcière l’avait vu une fois par le passé avant que la guerre ne les entraine dans les enfers, mais il semblait qu’il avait disparut à leur retour.
D’un geste de la main, la dame appela un autre familier semblable au premier à quelques détails près qui se percha à son bras.

« Va à Asgard et dis à Misha ce qu’il s’est passé. Préviens le du message que ce…qu’il a envoyé, dis lui pour Mana, n’omet aucune information et reste à ses cotés le temps que je revienne. Soit mes yeux et mes oreilles. Nous devons les retrouver, alors si il fait mine d’apparaître là bas, préviens moi immédiatement. Je vais rejoindre Sköll, le libérer de cette prison et nous rejoindrons Asgard. »

Les doigts de la dame se plongèrent dans son propre sang souillant sa peau d’albâtre pour former sur l’animal une série de rune qui était nécessaire pour garder le lien malgré la distance. Il serait ténu mais suffisant pour l’heure, ravivé par son sang. Elle s’élança dès que l’opération fut terminée après un message de prudence alors que vivait en elle les flammes de la colère. Elles aussi étaient furieuses. Furieuses de savoir leur protéger en danger, furieuse d’avoir été ainsi scellé et d’avoir perdu une bataille aussi importante. Mana était aussi lié à elles, même si un seul pouvait réellement se targuer d’être son gardien, il avait été aussi impuissant qu’eux. Ce qui était précieux pour leur Dame l’était pour eux, elle le brillerait plus sinon.

Une dernière fois, elle observa le message de sang au sol qu’elle grava dans son esprit, ramenant sa colère pour son instigateur au premier plan de son esprit. Elle désirait que son sang souille ses pavés également ! Pourtant, la fin de son message l’intriguait toujours autant. Le sang d’Odin était la prochaine cible...

Mais qu’importait ! Elle devait rejoindre son amant. Le prévenir…Ses poings se crispèrent. Elle avait échouée à le protéger. Malgré la force qu’elle avait gagnée, elle était demeurée impuissante à observer sans rien pouvoir faire son enfant disparaitre. Un affront qu’elle laverait dans le sang. Elle se battrait pour ça, même si son âme de mère hurlait son désespoir d’avoir ainsi perdu son précieux garçon, elle devait être forte et avancer.

« Emmène-moi à Sköll. »


La corneille prit son envol et elle la suivit.

Je suis si désolée Mana…Mais nous allons venir te chercher. Je te le promets.


~ Vers la Basilique San marc Arrow
Citation :
HRP: Un messager est envoyé à Asgard auprès du Mentor de Leene
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Ponte di Rialto

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