RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Lorsqu'une ombre en surveille une autre...

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Eris [PNJ]


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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   Dim 25 Nov - 1:10

    La grand loup montra les crocs en toute réponse au défi du Quaesitor. Malgré la présence de sa compagne et tout ce que d'autres auraient pu en dire, il n'y avait nulle amélioration visible dans l'état du Godwarrior envoyé par Asgard. Sa monstrueuse détermination à supprimer tous ceux qui se seraient tenus sur son chemin n'avait nullement disparue, pas plus que sa détestable tendance à faire démonstration de sa force. Malgré cela, Sombreloup chercha à se dérober en usant de la méthode la moins subtile et efficace pour arriver à ses fin : l'intimidation.
    La gueule sombre qui menaça d'engloutir Matteo aurait à juste titre fait plier plus d'un combattant téméraire, mais malheureusement pour l'Ase il faisait aujourd'hui face à une menace d'une tout autre trempe. L'aura macabre dégagée par le serviteur de la Discorde ne sembla nullement affectée par celle du Loup, lui opposant une résistance farouche et indéfectible et laissant une impression dérangeante à cet agresseur nordique. Il ne pouvait pas briser cet homme.
    Après tout, deux négativités aussi grandes que les leurs ne pouvaient que se repousser d'avantage, décuplant de manière exponentielle la force de l'autre.

      « Après toutes ces menaces et ces insultes, vous vous dérobez derrière un égo illusoire pour fuir les conséquences de vos actes. Pitoyable... Dans votre état, vous ne pourrez rien réparer du tout. Vous ne ferrez que détruire tout ce qui se trouve autour de vous en n'engendrant que d'avantage de rancœur sur vous et les vôtres. Vous faire disparaitre dès à présent ne sera que rendre service à Asgard... Et peut-être également à votre famille! »

    Les paroles de Quaesitor vibraient sous l'effet de l'indignation et de la colère. De toute évidence, la bravade du Sombre Fauve avait tout fait sauf améliorer leur situation. Déjà en position de combat, les deux mains posées sur sa hallebarde, Matteo Grimani faisait fi de la défection de son adversaire pour se tenir prêt à frapper. Il n'avait nulle considération pour ceux qui se tenaient prêts de lui ou pour les nouveaux arrivants. Chacun ici devait avoir les moyens de se prémunir contre les violences d'un éventuel affrontement, et si ce n'était pas le cas des dommages collatéraux seraient inévitables. Dans le pire des scénario, le seigneur au masque ferait amende honorable une fois le collier de la honte apposé au cou de ce barbare.
    Mais certains ne l'entendaient pas de cette oreille.

    La première à s'interposer fut la compagne de Sombreloup. Son plaidoyer, bien que plus subtil que celui de son époux, s'avéra aussi peu efficace face à la vindicte du Quaesitor que les menaces qui l'avait précédé. Cherchant à détourner sa colère sur d'autres menaces dont l'ombre planait sur l'assemblée, elle voulu le convaincre de laisser l'animal en paix pour courir après ceux qui leur avait porté préjudice. S'il y avait du bon sens dans ces paroles, celles-ci étaient entachées par l'émotion qui suivait de son être, altérant son jugement et son objectivité. Face au masque noir du Bourreau, les mots de la jeune femme glissèrent sur l'être au service d'Eris avant d'être balayé sans pitié.

      « Il aurait été préférable qu'Odin soit plus avisé dans le choix de son représentant. S'il vous avez choisi, vous auriez alors pu légitimement émettre un jugement sur les menaces pesant sur cette Cité... Mais ce n'est malheureusement nullement le cas! Vous n'êtes pas Quaesitor, Signora, et par conséquence seuls mes congénères et moi-même sommes en mesure de décider si votre époux représente ou non une menace à l'Ordre. Et pour l'heure, mon regard ne peut que contempler une Bête avide de destruction qui ne fera nulle distinction entre ce qui doit être protégé et ce qui doit être supprimé. Mais soyez sans crainte, une fois votre compagnon neutralisé, nous porterons toute notre attention à l'attaque dont vous avez été victime. »

    Cruauté? Oui, peut-être une telle réponse aurait-elle pu être entendue comme cruelle par ceux qui assistaient à ce triste spectacle, mais la Justice se doit en des heures de trouble d'être impitoyable. La Quaesitor d'Eris était l'incarnation de cette Justice, le plus fervent défenseur des lois Divines de Venise qui avaient façonné son être-même. Ce n'était pas l'affection aveugle de la jeune femme qui allait entraver l'action de cette machinerie terrible, pas maintenant que la clémence s'était envolée avec le blanc qu'arborait un peu plus tôt son masque. Il ne restait désormais plus que le masque noir et la sentence dont il était porteur. Le temps de l'écoute était révolue.

    Mais entretemps s'était interposé un nouveau protagoniste entre le Traqueur et la Bête qu'il pourchassait. Ou plutôt, plusieurs protagonistes. Les deux immenses loups dont les grognements avaient tôt fait d'être ignorés par l'homme masqué au profit de celui, autrement plus plus terrible, de l'Asgardien, avaient accompagné la jeune femme blonde qui s'était trouvé en compagnie du couple et qui s'était lancé dans une manipulation cosmique au beau milieu d'une lace fréquentée par de nombreux badauds. Comme l'épouse de Sombreloup avant elle, le Quaesitor la laissa parler sans pour autant baisser sa garde. Qui aurait pu prétendre savoir ce dont le Nordique aurait été capable si celui qui menaçait de le priver de sa liberté lui laisser une occasion de frapper?
    Les explications à sa présence ainsi qu'à celle de ses compagnons sauvages furent les bienvenues. Le fait que ces derniers ne soient pas ce qu'ils semblaient être lui importait peu au vue de l'agitation qu'ils causaient, mais il fut plus instructif d'apprendre qu'ils appartenaient à une nation oubliée placée sous l'égide d'un Chevalier d'Athéna qui se trouvait à quelque pas d'eux seulement. La jeune femme fut également la seule de l'assemblée à avoir la décence et la politesse de se présenter, tout en faisant de même pour les autres protagonistes qui demeuraient inconnus au bataillon. Si la dénommée Aalanna se montra donc plus diplomate que ses prédécesseur pour en appeler à la raison, elle ne parvint cependant pas à elle seule à dissiper les auras intenses qui s'affrontaient toujours en l'air entre les deux êtres à l'âme teintée des ténèbres les plus pures. Cela lui fut d'autant plus ardu que ses paroles ne pouvaient s'accorder avec les principes qui habitaient l'âme du Quaesitor, bien que ses affirmations ajoutés à celles de Leene commençaient à éveiller le doute dans l'esprit de Matteo qui, peu à peu, abaissait sa hallebarde pour convenir aux règles de la bienséance envers une dame de cette qualité. Sans pour autant se départir de son agressivité ou de sa tension, le géant au masque inclina imperceptiblement la tête pour répondre au salut de la Prêtresse.

      « Votre sincérité vous honore, Dame Aalanna. Cependant nul ne peut se trouver en ces lieux et prétendre en ignorer les Lois. Elles s'appliquent équitablement à tous, parfois sans attendre le moindre jugement de la part du Conseil des Quaesitor dont je fais partie. Sans mon intervention pour "suggérer" à cette foule de se disperser, la forme de vos compagnons aurait peu importé au Seigneur Apollon dont le pouvoir aurait carbonisé leur peau sans d'avantage de tergiversation. Votre suzerain aurait dû vous informer des règles qui s'imposent à Venise avant votre venue en ces lieux... Pour cette fois, nous ne saurons vous en tenir rigueur, mais sachez qu'aucun autre écart ne sera toléré. Aussi, laissez-moi à présent m'acquitter de mon devoir en renvoyant la Bête qui se tient derrière vous dans la cage d'où elle n'aurait jamais dû sortir. »

    La poigne du Quaesitor se resserra à nouveau sur son arme massive. Malgré la muraille de chaire qui s'était élevée entre lui et Sköll, Matteo ne perdait pas de vue son objectif premier et la sentence, sans cesse délayée, qu'il devait faire tomber sur celui qui avait bafoué le Conseil. Le serviteur de la Discorde ne fit aucun geste vers le lys de cristal qui lui tendait Aalanna, car il sentait lui-même que tout contact avec ce symbole de pureté lui était interdit. Sa simple aura aurait eu tôt fait, une fois la fleur prise en main, de corrompre et briser cette fragile œuvre aux antipodes de tout ce que sa propre existence représentant. Il était des malédiction que l'on ne pouvait éloigner et des destins qui se devaient de demeurer immuables. L'homme masqué en était le plus parfait exemple.

    Ce fut une dernière intervention, inattendue plus que toute autre, qui marqua le moment de vérité de cette confrontation dont les étincelles semblaient vouloir se répandre à chaque membre du groupe. L'approche de la jeune Séléné, celle-là même dont l'agression était à la source du jugement qu'avait porté le Juge d'Eris sur "Sombreloup", s'approcha de lui pour lui demander de laisser le fautif partir. Le visage de fer noir du géant se déporta vivement vers la petite fille envoyée par Apollon, maquant sa surprise, et considéra avec attention ses paroles, qui bientôt furent jointes à celles qu'Aalanna avait présenté comme étant son Roi. Plusieurs ici présent semblaient croire qu'un combat entre Matteo et Sköll ne ferait que blesser d'avantage cette Cité déjà en proie au Chaos, mais c'était là bien mal connaitre le Quaesitor à la hallebarde. Il avait à sa disposition tous les moyens nécessaires pour épargner tout dommage à cette ville si chère à son cœur, ainsi que pour retenir et neutralisé l'être de violence qu'il avait dans le collimateur. Pourtant, bien que vexé, Matteo sembla accordé un crédit tout particulier à l'avis de Séléné, allant jusqu'à diminuer progressivement l'émission de son Cosmos néfaste et quitter sa position de combat alors qu'elle répondait directement au Guerrier Divin. Le géant posa alors genoux à terre devant la petite fille et, déposant son arme sur le côté, s'adressa à elle avec une certaine douceur insoupçonnée.

      « Vous devez déjà avoir l'âme d'une grande Dame pour ainsi intercéder en faveur de celui qui vous a à ce point manqué de respect tantôt. Malgré votre jeune âge, vous tenez des propos plus sensés que bon nombre de ceux ici présent, moi y compris. La miséricorde est parfois tout ce qui peut sauver les âmes égarées au-delà de tout salut... Je me rangerai à votre avis, par respect pour celle qui m'aura ainsi rappelé une qualité essentielle d'un véritable Juge. »

    Le masque du Quaesitor avait retrouvé sa teinte blanche immaculée et son Cosmos d'outreterre avait cessé de se répandre dans la Plaza, retournant des les tréfonds de son corps pour ne plus reparaitre avant un certain temps. Lorsqu'il se redressa, ce fut un Bourreau ayant abandonné sa sombre tâche qui considéra l'assemblée et en particulier l'être qui constituait dans l'immédiat l'une des plus grande menaces qui pouvait peser sur Venise. Cette histoire ne se terminerait pas là. Chacun ici en avait conscience. Matteo regrettait juste de ne pouvoir profiter de la satisfaction de faire s'abattre sur Sköll la sentence qu'il appelait à lui. Mais pour l'heure, le Bourreau se devait de le laisser partir, puisqu'il le fallait pour dénouer ce nœud d'intrigues où intérêt en sentiments de tous les horizons se mêlaient de la plus savant des désordres. Mais avant cela, le Quaesitor d'Eris se devait de répondre au Roi qui avait adressé ses remontrances à toute l'assemblée sans trop faire de distinctions. Le Bourreau s'approcha du Chevalier d'Or qui, fort heureusement pour l'homme au masque, ne portait pas son armure en cet instant. Une telle approche lui aurait autrement été bien plus difficile.

      « Signore Dormin, si vous avez ainsi tant de reproches à faire à cette assemblée, je ne saurais que trop vous conseiller d'engager une demande auprès de votre Déesse pour y siéger vous-même. Malgré votre rang, vous n'avez ici nulle autorité susceptible de vous permettre de critiquer ouvertement le Conseil ou ses membres. Il est vrai que cette première entrevue aurait pu se placer sous de meilleurs auspices, mais en aucun cas elle ne saurait donner lieu à pareille indignation. Ni vous ni vos sujets n'encourez la moindre peine, et je vous demanderai donc de vous satisfaire de cet état pour retourner à vos fonctions d'escorte et laisser les véritables Quaesitors remplir leur devoir. »

    Dans cet assemblée où presque tous semblaient oublier leurs places et leurs responsabilité, Matteo Grimani demeurait direct et intraitable. Il s'était un instant laissé submergé par l'urgence de voir la menace du Sombre Loup neutralisée par tous moyens, mais rappelé à l'ordre par une voix enfantine il pouvait à présent remettre les choses en ordre. Qui pourrait de toute manière l'en blâmer ou tenter de l'en empêcher? Même Sköll, toute monstrueuse que soit son âme, n'aurait pu échapper à sa lame. Pas plus que les autres êtres réunis en ces lieux. Dieux, druides ou mortels, leurs existence était la même aux yeux du Faucheur. Une fois condamnées, elles étaient vouées à s'éteindre sous ses coups. Il aurait été cependant regrettable que certains camps se retrouvent privées de leurs meilleurs éléments simplement parce qu'ils se seraient retrouvés sur son chemin pour être éclaboussés du sang de ses victimes, les condamnant à leur tour à une mort inéluctable.
    Le Quaesitor se tourna enfin vers le Nordique. Pendant un bref instant, l'air s'emplit de nouveau de la fureur qui avait manqué d'éclater entre ces deux êtres échappant aux lois de la nature. Bien qu'éphémère, ce regard lourd qu'ils échangèrent ne laissa aucun doute planer sur le funeste destin qui attendait tout ce beau monde à l'issue de ces tristes évènements. Sang et larmes couleraient à flot, le jour où le glaive de la justice tomberait sur ces terres.

      « Tu as entendu, Sköll. Profite de ce répit qui t'est offert par cet enfant que tu as menacé et quitte cette cité pour ne jamais y revenir. La prochaine fois que nous nous recroiserons, je ne m'autoriserai plus une telle clémence. En ce qui me concerne, tu n'es plus Quaesitor... Et Odin aura bon nombre de choses à expliquer s'il souhaite voir de nouveau le siège placé sous son autorité légitimement occupé! »

    Sur ces paroles, avec un dernier regard aux autres Quaesitors qui s'éloignaient pour gagner la tiédeur d'une auberge, Matteo recula jusqu'à l'ombre de la Basilique, demeurant encore quelques instant sur place pour surveiller le départ de ce groupe dangereusement sauvage. En temps voulu, sa chevauchée le conduirait à leur porte pour récolter ce qui lui était dû.

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Dernière édition par Eris [PNJ] le Lun 26 Nov - 21:42, édité 2 fois
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Eren


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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   Dim 25 Nov - 3:35

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- Je n'ai détruit cette porte que de l'intérieur. Il est toujours possible de l'expliquer. En revanche, je ne pense pas que tu puisses justifier de t'en prendre à quelqu'un en pleine rue sans que cela te mette toi-même en tort. Jusqu'à ce qu'il soit décidé du contraire, je suis encore le Quaesitor d'Odin. Alors frappe et je te détruirai sans hésiter.

La bête n'était pas seulement sauvage, mais aussi rusée. Le sang de Loki coulait dans chacune de ses veines, fut-ce à deux générations d'intervalles. Un héritage qu'il comptait bien mettre à profit si Matteo ne lui laissait pas d'autre choix. Et à en croire ses réponses, il serait intraitable jusqu'à n'être plus en mesure de marquer son opposition. Sköll risquait donc de devoir l'étriller avant de pouvoir passer, et il ne se le ferait pas dire deux fois. Les circonstances l'avaient déjà bien trop retardé pour qu'il se laisse dicter sa conduite par ce bouffon de carnaval. Bien qu'il ne puisse se faire une idée de ce qu'il y avait sous le masque, l'aura lugubre qui flottait depuis son arrivée dans les parages en était une assez bonne indication.

De plus, la Discorde était connue pour apprécier les tours pendables. Il n'y aurait donc rien d'étonnant que derrière ses faux airs se cache un félon de la pire espèce. Eris n'avait aucune raison de ne pas choisir un messager à son image. Cela n'avait que peu d'intérêt pour l'animal des temps anciens. Quelle que soit sa vraie nature, elle n'aurait plus d'importance une fois qu'il aurait été réduit à néant. Qu'il puisse résister à l'aura de Sköll sans broncher était évidemment une prouesse en soi, mais ce n'était pas ce qui le sauverait de ses griffes. Une fois de plus s'en fallut-il de peu qu'il ne porte la main à son épée mais n'en eut pas l'occasion : ce fut au tour de Leene de prendre la parole. Entendre le de son de sa voix l'apaisait sans commune mesure. Qu'elle le porte à ses oreilles le soulageait de tous les maux même dans les moments critiques.

La prison de glace où était pris son coeur acheva de fondre tandis qu'elle prenait sa défense, bien qu'il n'en ait nul besoin – ce qu'il lui aurait sans doute fait savoir si l'entendre n'avait pas été un tel soulagement. Celle qu'il chérissait était saine et sauve, et ensemble, ils allaient retrouver leur fils. Ce même discours se répétait en boucle au fond de son âme et commençait à faire effet. Il lui fallait s'en convaincre, car il n'y avait qu'ainsi qu'il pourrait vaincre ses ténèbres. Ce fut bientôt au tour d'Aalanna de prendre la relève sans qu'il ne puisse l'en empêcher, tant il ne pouvait relâcher sa concentration pour le seul succès de son entreprise. Cela ne l'empêchait pas de grincer des dents en l'entendant elle aussi se justifier alors que ce triste sire ne méritait nullement qu'on s'adresse à lui avec tant de déférence. En toute ironie se faisait dévorante son envie de le broyer entre ses crocs.

Toutefois, un autre désir lui disputait la domination de toute son libre-arbitre : celui de lui damer le pion. Aussi parvint-il à reprendre le contrôle de chacun de ses gestes à la seule force de son esprit de contradiction, l'étau où sa conscience s'était vue emprisonner. Les ombres qui s'en étaient emparées perdirent du terrain pour finir par se résorber. Ses yeux reflétaient déjà ce changement en reprenant progressivement le blanc qu'ils n'auraient jamais dû quitter. L'effort qu'il avait dû faire pour reprendre ses esprits laissa le Guerrier Divin de Zeta en nage, mais pleinement lucide. Son agressivité n'avait cependant pas diminué d'un pouce, et la raideur qu'il affichait face à l'individu masqué tendait à le prouver. Que cet exercice ait pu le fatiguer psychologiquement importait peu. Il ne céderait rien face à un individu de son espèce, même s'il lui fallait le tuer pour acheter sa liberté. En revenant à la surface, il s'y était préparé.

- Ses mots pour toi étaient aussi les miens. Je ne remettrai jamais plus les pieds ici sauf dans un seul but, celui de vous détruire cette cité et toi ! C'est le prix que tu devras payer pour avoir permis qu'on nous vole notre enfant. Et s'il lui est arrivé malheur par votre faute, je m'engage à te faire savoir pourquoi on me dit capable de tuer les dieux !

Sang pour sang...

Il souhaitait qu'il ne soit pas encore trop tard, mais qui aurait pu le dire après avoir perdu tant de temps en futilités ? Matteo ne faisait que prolonger un retard déjà plus que considérable, et augmentait ainsi les risques qu'il lui soit arrivé malheur. La moindre seconde qu'il devait gâcher à s'occuper de son sort prolongerait d'autant son agonie. Nul ne l'en sauverait, y compris cette aura morbide qu'il prenait plaisir à répandre dans les environs. Quand l'attention du Quaesitor était revenue vers lui, il avait pris soin d'écraser son cosmos du sien une bonne fois pour toute avant que celui-ci n'ait pu le remettre à niveau. Une ultime bravade avec laquelle il lui faisait la promesse de régler leurs comptes une fois qu'il en aurait terminé. Matteo n'était point le seul à vouloir rendre justice... Mais chaque chose en son temps. Son regard s'attarda sur Séléné ainsi que sur la personne qui l'avait secondée dans sa démarche, sans se soucier une seule seconde de son identité véritable. Les propos qu'ils avaient tenus à tour de rôle n'étaient pas faits pour lui venir en aide mais avaient servi sa cause mieux que les siens ne l'auraient fait. Non sans un moment d'hésitation, il finit par adresser un semblant de gratitude à l'élue d'Apollon. Peut-être n'était-elle pas si naïve pour son âge, après tout.

- Merci. Une considération dûment gagnée.

La pression phénoménale qui régnait autour de lui mettrait plusieurs minutes à se dissiper. Un temps précieux qu'il mettrait à profit pour satisfaire la demande du Quaesitor. Non pour suivre ses directives mais parce que chaque seconde pouvait compter. Parce qu'il n'avait déjà accordé que trop d'attention à ceux qui n'en valaient pas la peine. Le géant des glaces était sur le point de tourner les talons quand deux étoiles filantes fondirent sur eux à toute vitesse. Par sécurité, il voulut se placer devant Leene pour lui assurer sa protection mais comprit rapidement que ce ne serait pas nécessaire. Son esprit embrumé l'avait empêché de déceler plus tôt la résonance, mais il n'y avait désormais plus de doute à avoir sur la nature de ces météores. Ce furent leurs armures qui vinrent s'écraser auprès d'eux sans toutefois causer le moindre dégât. Il échangea avec Leene un regard de connivence.

L'une et l'autre avaient parcourus tout ce chemin depuis Asgard pour retrouver leurs légitimes propriétaires. Une admirable dévotion, mais il fallait sans aucun doute y voir un sens caché. La réponse vint d'elle-même quand toutes deux se mirent à pulser à l'unisson vers leur pays natal et la salle du trône où leur présence était requise dans les plus brefs délais. Le Tueur de Dieux aurait été tenté d'ignorer cet appel, mais ils aviseraient en cours de route. Plus rien ne retenait ici les ravisseurs de Mana, et il y avait toutes les chances pour que les réponses à toutes leurs questions les attendent dans les terres gelées. Le God Warrior aurait été tente de s'en emparer pour la revêtir sous les yeux du croque-mort, mais estimait être déjà allé bien assez loin dans la provocation et ne pas vouloir s'attarder davantage dans cette ville qui n'avait à offrir que ses mensonges et ses tragédies.

- Allons-y.

→ Entrée du Royaume d'Asgard.
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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   Mer 28 Nov - 1:24

A la surprise de la petite fille, les choses s'arrangèrent de manière bien plus efficace qu'elle ne l'avait espéré. Si les mots de son père furent aussi pertinents qu'à leur habitude aux yeux de la gamine, il semblait pourtant que ce soit les siens qui eurent le plus d'impact sur le Quaesitor d'Eris. Le gardien de Venise dont la férocité du cosmos et la vilénie qui s'en dégageait n'avait rien à envier à celle du tueur du Nord. Fort heureusement, ce qui avait déjà des allures de bain de sang imminent fut même arrêté, chacun des deux protagonistes de ce duel aussi légendaire qu'inutile ayant décidé de ranger les lames au moins un temps. Bon, ce ne se fit pas sans cracher quelques injures plus ou moins bien senties aux uns et aux autres mais c'était déjà ça de gagner.
Il était amusant de constater que le représentant de la Discorde se comportait avec elle de façon mille fois plus courtoise que l'envoyé d'Odin... Derrière ce masque d'albâtre et cette aura menaçante qui se dégageait de tout son être, le protecteur de la cité flottante venait de faire la démonstration d'une grande douceur, doublé d'une raison qui, à ses yeux, manquait à un certain nombre de guerriers de son rang. Au final, elle avait été défendue dans cette histoire par tous ceux dont on aurait pu attendre des propos menaçants, et s'était attiré le courroux d'une faction dont elle était persuadée que l'alliance était déjà acquise. Preuve qu'elle manquait encore bien d'expérience en tant que prêtresse... Malgré la "grande Dame" qu'elle était, du haut de ses quatre ans, il lui manquait encore la pratique de la réalité. A défaut d'avoir pu signer le traité de paix tant convoité, au moins cette journée lui aura-t-elle permise de se familiariser avec les va et vient du destin. Rien n'est jamais su d'avance, et tout peut déraper en un instant. Elle y avait peut être laissé une part de son innocence, de sa naïveté d'enfant, mais ni elle ni Hélios n'avait reçu la chance de vivre des jeunes années normales de toute façon. On les avait depuis toujours condamné à mûrir trop vite, tant de corps que d'esprit, c'était leur lot. Quoiqu'il en soit, à l'avenir, elle devrait se montrer plus apte à l'adaptation. Si elle s'était montrée plus diplomate en exprimant son refus d'ouvrir les portes, peut être que rien de cela ne serait arrivé... Séléné était du genre à se reprocher plus de choses que de raisons.

Mais plus inattendu encore, furent les remerciements de Sköll à son égard. Jamais elle n'aurait imaginé cette brute imbu de sa propre puissance faire preuve de reconnaissance à qui que ce soit, surtout pas à celle qu'il avait menacé d'étriper il n'y a pas dix minutes. Cet homme restait décidément un mystère... Son comportement échappait à sa compréhension naïve de la psyché humaine. Peut être n'avait-il pas si mauvais fond que ça, que son côté paternel pouvait, au moins un temps, se montrer plus expressif que son orgueil de guerrier. C'était une bonne chose, il y avait au moins un espoir de le voir se changer en autre chose qu'une bête sauvage assoiffée de sang. La rouquine n'était pas du genre à garder des rancœurs. Elle subissait, et oubliait bien vite... ce qui n'était hélas pas le cas des siens qui se feraient un plaisir d'être rancuniers à sa place qu'elle le veuille ou non. Pourtant, voir l'Ases partir avec au moins une lueur d'humanité dans le regard lui ôta un grand poids sur la poitrine. Pendant un instant, elle avait cru que l'avenir du Nord ne serait que sang et ténèbres.


"Séléné! Nous partons! Bonne soirée à tous..."

-J'a.. j'arrive papa !


Mais pour l'instant, elle avait d'autres cibles pour son inquiétude. Sa mère était dans un état peu glorieux, et l'ami de son père n'était guère mieux lotti. D'autant qu'elle commençait à se demander quel lien l'unissait réellement à ce Narcisse. Cette histoire n'était pas claire, et sa curiosité était piquée. Quelque peu fatiguée par le surplus d'émotions récentes, elle suivit la petite troupe d'un pas lent, profitant de cette brève trêve pour continuer la conversation mentale qu'elle entretenait avec son jumeau depuis tout à l'heure, tâtant dans sa poche la fine silhouette du serpent issu de la chair du Python qui servait à les relier.... Le fidèle compagnon à écailles était comme une partie du Grand Prêtre, une malédiction qui s'avérait parfois un don, et lorsqu'il glissa de sa poche, ce fut pour aller le retrouver. La symbiose entre les deux grands prêtres d'Apollon était difficilement compréhensible, et elle n'était pas naïve au point de croire pouvoir lui cacher ce qui venait d'arriver... D'autant qu'il fallait qu'Asgard soit informé des problèmes récents

=> Auberge

/Désolé c'est court mais j'ai pas vraiment le temps. Si ca peut apaiser les tensions inutiles qui semblent montrer leur bout de leur nez pour des broutilles, ca fera l'affaire ^^"/
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Managarm


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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   Sam 1 Déc - 23:22

Les secondes défilaient. Des secondes qui se faisaient minute et qui étaient autant de temps perdu pour rechercher leur enfant. Tant de temps gâché ainsi dans une stupide querelle dont elle se moquait tant ! A ses yeux, rien d’autre que l’absence de son fils n’avait son importance. Les lois, les querelles, les menaces…Tout était négligeable comparé à ce vide enflant dans son cœur, glaçant cette main qui avait perdu la chaleur de la sienne. Que pouvait-il comprendre, ce dramaturge de pacotille, ce bourreau masqué à la priorité absolu qu’était un enfant comparativement à la destruction d’une simple porte ? La dame de la lune se moquait des lois enfreintes et de ce qui était advenu dans l’enceinte de la Basilique, ce qui comptait cependant était son désir impérieux de partir de cette ville. Mana n’était pas là. Elle le savait, le sentait aussi bien dans son âme de mère que par l’entremise d’un lien plus profond encore qui les liait de par leur héritage commun. Lui aussi était un enfant de la lune, tout comme elle en était une des filles. Son prénom en était témoin. La belle ne désirait que partir mais ses paroles n’atteignirent nullement le cœur de glace de l’émissaire d’un dieu quelconque. Un simple gêneur qui les empêchait de chercher ce qui lui manquait avec tant de ferveur.

Aalanna répondit également à ses accusations, essayant vainement de se faire la diplomate de leur petite assemblée. Nulle expression ne vint troubler le faciès de la belle d’argent si ce n’est une colère vacillant dans son regard d’émeraude. Quand comprendrait-il ? Quand cela cesserait il ? Son conjoint faisait de louable effort pour reprendre le contrôle sur la sombre aura qui parait sa silhouette massive, même si il continuait de faire preuve d’un méprit qui l’aurait agacée si elle ne l’avait pas partagé. Cet homme ne méritait pas plus de déférence, et elle en avait assez de devoir se plier à ses fadaises pour un résultat inutile. Même les efforts de la prêtresse d’Avalon ne semblaient obtenir aucun écho dans le cœur stérile de cet homme ! Seules les lois de cette cité maudite résonnaient dans ce qui lui tenait lieu de corps ! Tout autre sentiment n’existait point, pas plus que la compassion. La belle grinçait des dents, cherchant une solution dans ce marasme pour pouvoir faire courber la résolution du colosse masqué mais n’en eut guère besoin en réalité.

Une petite damoiselle vint en effet s’insinuer dans la conversation et eut tôt fait, avec l’aide d’un autre homme avec lequel elle partageait nombre de similitude, de faire courber le dos à l’émissaire. Son discours aussi appréciable fut il pour le quaesitor de la discorde, le fut bien moins pour la sorcière. Les reproches sur son compagnon était légion et avivait sa colère mais la dame leur teint la bride pour ne pas ruiner un effort aussi dérangeant qu’utile. Cela mettait à mal sa fierté mais son cœur en proie au tourment le plus absolu lui laissait cette marge.
Elle ne se contint pas totalement cependant.

« Les guerres ne cesseront jamais. Il y aura toujours des êtres qui chercheront à obtenir le bien précieux d’un autre, et qui engendrerons un conflit pour cela, pour le faire ou par vengeance. Les hommes sont ainsi. Les dieux aussi. Je provoquerai une guerre moi-même pour ramener mon enfant dans mes bras, c’est la volonté de tout parent, même des vôtres. Il n’y a pas de paix possible lorsque l’on nous prend ce qui nous est cher. »

La dame observa l’homme à la chevelure écarlate, le fameux roi d’Avalon, souverain de cette cité perdu dans les brumes dont son amie était la prêtresse. La ressemblance était troublante et elle imaginait sans peine que la jeune fille et l’homme était affilié – ce qui fut confirmer par la suite. Et bien qu’il soit le seigneur de la dame d’Avalon, la sorcière n’apprécia nullement ses paroles, ni même son ton pas plus que ses reproches alors qu’il ignorait tout de la situation. Ne deviendrait il pas ivre de rage, ce cher chevalier de l’espoir si on lui arrachait son plus précieux bien ? Quelle arrogance était ce là de se croire meilleur et de juger autrui d’un simple coup d’œil dédaigneux !

« Et cette créature est mon époux, Seigneur d’Avalon. Vous ne connaissez rien de lui. Parleriez vous ainsi si c’était votre enfant que l’on vous avait arraché ? »


Sa voix était basse, chargée d’intonation sèche mais non moins clair pour tout à chacun, à eux d’en faire ce qu’ils en désiraient. Les excuses de son aimé vinrent stopper son élan vindicatif et protecteur. D’habitude, elle laissait ce genre de parole à son compagnon qui avait bien rarement besoin de son aide dans ce genre de situation, mais la sorcière en avait assez de voir pleuvoir sur lui tant de reproche alors qu’il faisait de louable effort pour reprendre le contrôle. N’avaient-ils donc rien à protéger ? N’étaient ils donc pas près à tout pour protéger ce qui leur était cher ? Certes, Sköll ne faisait pas preuve de diplomatie et n’appelait pas à la sympathie, mais leur mots lui semblaient bien trop dur. Et elle en avait assez de perdre son temps, de devoir subir en silence les reproches alors que son cœur était en proie à la pire des angoisses. Lorsqu’ils s’attaquaient à lui, s’était-elle qui touchait également, qu’ils le veuillent ou non.

Mais tout prit fin. Enfin. La dame laissa un soupir s’échapper de ses lèvres alors que le calme revenait et que les obstacles qui les empêchaient d’avancer s’étaient éloignés. Ils pouvaient aller à sa recherche.

« Il n’est pas ici… »


La sorcière frissonna, vacillante mais un écho vint envelopper son cœur d’une douce mélodie. Elles étaient là, prêtes à la rattraper si elle tombait. Et puis elle était là également. Son armure. Le cheval de métal l’observait de son regard sans âge avant de vibrer doucement faisant passer à travers son écho une douce prière, une joie primale. Le père était là. Le regard de la dame s’agrandit de stupeur alors que son conjoint intimait un départ immédiat. Se détournant vers ce dernier, elle le retint quelques instants de plus en prenant sa main, affolée, ce fut dans un souffle pour eux seul qu’elle s’expliqua.

« Odin. Ils voulaient s’en prendre à lui également, c’était leur prochain objectif. »


Ils voulaient son sang. C’était ce qu’il avait écrit avec des runes de sang, un sacrifice nécessaire pour faire passer un message. Elle se retourna sur les envoyés d’Avalon, son amie ainsi que les deux druides qui suivaient ses pas. Elle leur faisait suffisamment confiance pour leur confier à eux aussi cette sombre menace. Mais autant qu’une menace, c’était aussi une conviction. Même si c'était peut être un piège, avaient ils d'autre choix que de s'y rendre ? Elle avait tant de chose à le dire sur ce qu'il s'était passé, et avait tout le voyage pour le faire. Elle en aurait la force. Elle le savait.

« Si Odin est revenu, c’est à Asgard qu’ils iront. »

Ils avaient toutes les raisons du monde pour s’y rendre, et le meilleur moyen pour le faire également. Hrimfaxi et Zeta les y aideraient.

Mana…

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Eilaine


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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   Dim 2 Déc - 23:29



La Parole °~



Son discours avait été vain, ses paroles avaient glissé sur le géant masqué sans pouvoir trouver un chemin jusqu'à son cœur de fer. Aussi froid que son masque. Aussi dur et implacable. Inexpressif, seuls ces mots claquaient comme le fouet d'un bourreau. Aalanna en était peinée, mais mettait cela sur le compte du devoir. Mais était-ce là une raison pour se montrer si froid ? Tellement sans cœur ? Sans états d'âme ? Qu'est-ce qui guidait cet homme au service d'une divinité qu'elle ne connaissait pas ? Autant de questions qui resteraient sans réponses, évidemment. Les différentes interventions n'avaient fait qu'apporter leur lot de discorde, appesantissant l'atmosphère davantage encore, la parant d'un voile de plus en plus opaque et qu'il serait difficile de percer. Les méprises, les prises de positions, l'agacement palpable, autant de chose que d'ordinaire, la Grande Prêtresse d'Avalon aurait eut vite fait de faire s'envoler aux quatre vents. Mais ces maudites lois lui interdisaient toutes actions.

Elle ne les comprenaient pas, mais s'y pliait de mauvaises grâces. Pour le bien de tous et surtout celui de sa sœur d'âme : Leene. Elle paraissait plus perdue que jamais, son amie et Princesse de l'Astre du soir. Partageant sa peine, le blonde druidesse s'était détournée du petit groupe qui s'était amoncelé pour tenter de faire entendre raison cet homme à la main de fer dans un gant de fer. Aalanna par pure courtoisie, ne manqua pas d'incliner ploiement la tête avant de se retirer et se diriger vers Leene. Celle-ci laissait transparaître une force qu'elle lui connaissait bien, et de plus, elle seule et son compagnon pouvait comprendre ce que cela cachait. Elle qui était mère comprenait le vide qui grandissait dans son cœur. La prêtresse eut une pensée pour son bien-aimé perdu quelque part encore sur les terres d'Athéna. Elle espérait ardemment qu'il ne lui arriverait rien de fâcheux, des choses qui les dépassaient complètement étaient à l’œuvre.

« Garde espoir, je suis sûre que nous le retrouverons sauf.»

Une appréhension planait aussi sur son propre être, sa conscience lui hurlant de bien faire attention. Car sa décision était prise : elle revenait sur les terres gelées d'Asgard. C'était dangereux sans nul doute bien qu'elle ait la confiance de Leene, Sköll et celle de Freyja. Mais comment les autres réagiraient ? Elle qui restait dans les faits, une déserteuse ? Peut-être risquait-elle gros dans l'aventure mais qu'importe, son choix était tout arrêté. Puis le miroir de la divine Dame Vane lui apprendrait beaucoup de choses sur la situation, or, elle n'osait pas le dévoiler ici de peur que la brute enivré d'idées belliqueuses ne finisse par définitivement la mettre à mal. Précautionneusement, Aalanna prit l'une des mains de son amie, la serrant doucement pour la réconforter par sa chaleur bienfaisante.

« Je vais vous suivre quoi qu'il arrive. Je ne peux permettre que l'on ait put t'arracher ton enfant ! Ils regretteront amèrement leur geste, foi de Grande Prêtresse !»

Prête à combattre, la druidesse comptait aussi sur la présence des deux druides pour les aider à démêler cette sordide et sombre histoire ! Mais qui pouvait être assez cruel pour enlever de la sorte un enfant à sa mère ? Quelles sombres machinations se déroulaient dans cet affreux secret ? Il n'y avait pas d'hésitations possibles : il fallait agir.

Alors elle suivit le couple en silence, résolue tandis que les deux druides relevaient leurs capuchons sur leur tête. Avant d'en faire de même avec celui d'Aalanna.

L'adage disait que l'on était jamais assez prudent. Et c'était d'autant plus vrai dans le Royaume du Grand Nord.


=> Entrée du Royaume d'Asgard



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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   Sam 9 Mar - 13:12

~> La Basilique: réunion des Quaesitors


C'était un bien étrange trio, composait d'un homme et de deux femmes, dont l'une d'elle était à cheval, qui sortait de la Basilique pour apparaître sur le parvis, donnant un vue imprenable sur la place Saint Marc. La Sainte s'arrêta l'espace de quelques secondes pour observer tout autour d'elle. Visiblement, cette dernière semblait être à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un. Certes, elle ne pouvait en appeler au cosmos car c'était là chose interdite par les lois de la Cité des Ombres, mais elle disposait d'autres atouts que ses entraînements avec ses divers mentors lui avaient permis de développer. Et puis, entre elle et son compagnon n'existait-il pas un lien indéfectible que rien ni personne ne pouvait détruire?

Lentement les paupières du Quaesitor d'Athéna s'abaissèrent pour se refermer sur les iris azurées tandis qu'elle inspirait profondément. Elle aurait besoin de son comparse pour comprendre tout ce qui s'était passé pendant qu'elle participait à cette réunion qui au final n'avait servi à pas grand chose.

*Shadow? Je suis sortie de la Basilique et je me trouve en compagnie de deux berzerkers d'Arès. As-tu la possibilité de me rejoindre?*

*Une Sainte copinant avec des berzerkers? Tu es vraiment en drôle de compagnie Liana. Il va falloir que je te rejoigne car tu vas encore être source de tracas pour moi.*

Un sourire apparut sur les lèvres de la jeune femme lorsque lui parvint cette réponse taquine de la part de son familier.

*Dit celui qui m'a fait attraper des cheveux blancs. Par ailleurs, j'aimerais rencontrer la personne qui t'a sauvé la vie toute à l'heure. Penses-tu que celle-ci accepterait de venir? Si elle refuse, remercie là pour moi, et dis lui que désormais Liana du Loup a une dette envers elle qu'elle prendra plaisir à honorer.*

*Je ne sais pas, mais je vais te rejoindre, restes où tu es pour le moment. Et fais attention à l'Amazone, elle m'inspire pas confiance celle là, quant à l'autre, je préfère m'en méfier aussi.*

*Ne t'inquiète pas pour moi, et dépêche toi de me rejoindre.*

La Sainte rompit le contact et se tourna en direction de ses deux acolytes.

"- Il nous faut trouver les Gitans et j'espère que ceux-ci seront capables de nous mener auprès de Juan. Lors de mon arrivée à Venise, j'ai pu ressentir un cosmos qui disparaissait. En suivant sa trace, celui-ci m'a conduite ici. Sur les portes de la Basilique on pouvait lire un message qui était le suivant: "Oh juges des Dieux! Prenez garde au Dieu oublié! Il est de retour et veut assujettir vos domaines dans sa toile maléfique...Les Dieux Egyptiens ne sont plus et sont désormais..." Un garde se trouvait sur les lieux et nous l'avons interrogé. Il parlait d'une gitane répondant au nom d'Esmeralda pourchassée par le Condotierre Frollo qui tentait de la tuer. C'est à cet instant que les Gitans accompagnés de Juan sont venus à nous. Une carte m'a été remise, et elle disait ceci. "Mes chers compagnons, on échappe pas au destin que les étoiles nous impose. La bâton m'a frappé et je ne veux pas pleurer pour eux. Si je ne me défends pas, je ne serai bientôt plus qu'un esquif dérivant au gré des flots de larmes. Il me faut reprendre les routes de l'errance, accomplir mon voyage jusqu'au bout...Adieu." Des propos plein de mystère n'est-ce pas? Je sais que le bâton est une carte lié au tarot, peut-être y a-t-il un rapport? J'ai aussi appris que Dame Esmeralda était l'un des Cinq Gardiens de la Table d'Emeraude. C'est alors que nous avons été attaqué par des corbeaux. Mais ceux-ci n'avaient rien de naturels. Juan m'a dit que si nous avions besoin de lui et de ses hommes, il faudrait aller le chercher sur l'île au large de la Cité. Peut-être est-ce là bas que nous devrions nous rendre, ne pensez-vous pas?"

Au même instant surgit des ombres un loup qui vint se placer aux côtés de la jeune femme, portant ses prunelles sur les deux berzerkers, tout en montrant légèrement les crocs. Le chevalier se pencha pour enserrer dans ses bras son comparse.

*Je suis heureuse de te retrouver mon ami.*

*Moi aussi mon Elue.*

Lentement, elle se redressa et d'un geste de la main indiqua le loup à ses compagnons d'aventure:

"- Permettez-moi de vous présenter ..."

Elle n'eut guère le temps d'en dire plus. Les Ténèbres se firent autour d'elle et de son familier, et la Sainte disparut des yeux de tous.

~> Entrée du SSM
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MessageSujet: Re: Lorsqu'une ombre en surveille une autre...   

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Lorsqu'une ombre en surveille une autre...

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