RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]

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Satine


Spectre Céleste
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 15 Nov - 21:10



=> Temple du Bélier [Là où sa craint]



    - « Ma sœur ?» fis-je en m'immobilisant, subitement glaciale.

    Le timbre de ma voix, tantôt mélodieuse, eut vite fait de changer du tout au tout à la seule évocation du nom de Ann.
    Je me tournais vers lui, lentement, posant sur lui un regard presque colérique. Maintenant je comprenais mieux pour quelle raison j'avais été attirée par son parfum. Oui, cette délicieuse odeur de rose cachait une autre senteur que les événements passés avaient totalement occulté : celle du sang de ma jumelle.
    Ainsi donc ce jeune homme avait récemment combattu Ann Red lors de ce fameux tournoi. Or si il se trouvait là, c'était parce qu'il avait sans doute essuyé une défaite cuisante face aux talents de ma sœur. Aussitôt, mes lippes s'étirèrent dans un sourire narquois.

    - « Tu as eu de la chance qu'elle t'ai laissé en un seul morceau, d'ordinaire, elle ne préfère pas laisser ses proies en vie, surtout les hommes.»

    Le ton que j'employais n'avait plus rien d'amical ou de blagueur, démontrant que je venais de replacer mon masque. L'heure des jeux étaient terminés. Je n'étais plus d'humeur ! Enfin il était temps de reprendre les commandes de mon esprit sacrebleu !
    Les sentiments tels que la tristesse, la pitié, la compassion et j'en passe, étaient pour les fillettes. Les faibles. Ça, je ne l'étais pas, je me refusais d'être une poupée fragile. Aujourd'hui, j'ai plus rien à perdre, j'en ai plus rien à foutre de toutes ces conneries. Alors, quand à son tour il tenta de jouer avec moi, dans l'espoir de me déstabiliser cela ne faisait aucuns doute, ou alors essayer vainement de me prouver qu'il n'était pas qu'une belle gueule d'amour... bah... je ne fis d'autre que hausser un sourcil.

    - « C'est un joli nom gueule de gonzesse, mais je préfère t'appeler mon petit chat, tu m'en voudras pas petit Poisson ?»

    Mais oui, mais oui ! Bien sûr que je savais que tu n'était pas un enfant bordel, mais un mâle en puissance et patati et patata que t'as un truc qui pendouille entre tes jambes et que tu en es fier ! Ah putain, ce que les hommes pouvaient me casser les couilles avec leur ego de merde.
    Ma mauvaise humeur ne faisait que grimper au fur et à mesure que le temps passait. Un silence pesant s'était installé entre nous depuis quelques minutes : j'en profitais pour regarder plus attentivement la rose qu'il venait de m'offrir.

    - « Tu sais qu'autrefois on donnait une rose à l'élue de son cœur et qu'en retour, les connes qui y comprenaient rien les mangeaient ? Ce serait tellement dommage que j'en fasse de même, elle est vraiment très belle. Elle est à ton image ma mignonne. Oh, mais maintenant tu sais que l'on voit ça comme un bouquet de sexe ?»

    Un bref moment, j'eus de nouveau l'un de mes sourires sardoniques qui en disaient long sur mon humeur... taquine. Je pris soin de glisser la fleur dans ma chevelure, tout près de mon oreille. Ainsi sa belle corolle aurait tout le loisir d'être vue et admirée de tous. Mes traits se durcirent de nouveau quand je sentis toute la concentration de cosmos qui se dégageait de la planque des deux divinités. Rah, j'aime pas ça. Ni une ni deux, je pris le bras du Chevalier-gueule-de-Cupidon pour l'entraîner rapidement vers le lieu de rendez-vous donné par Poséidon. Planait une odeur puissante, chaude et enivrante. Arrivée à peu près à leur vue à tous, toujours bras dessus bras dessous avec mon petit chat doré, je lançais à la cantonade en pinçant mon nez avec deux doigts de ma main libre.

    - « Pouah ça sent le fauve ici ! Salut les moches !»

    Rajustant mon grand chapeau et mon châle rouge, je lâchais Celsius pour faire quelques pas dans la direction de mon Seigneur. Mon regard de braise se posa tour à tour sur chaque protagonistes présents. Oh les tronches qu'ils tiraient tous ! Je m'arrêtais à la hauteur d'un gars revêtant une armure... étrange ressemblant à un chaton. Je le toisais, incrédule avant de lui tapoter l'épaule.

    - « Je parlais pas que pour toi, petit... petit Chat ?» lançais-je incrédule dans une moue badine en me retournant quelques secondes vers mon pote des Poissons.

    Un soupir et mon attention se porta vers une autre silhouette que j'avais eu le temps de zyeuter de long en large et en travers. Ce beau gosse là, c'était vraiment le Dieu des Forges ?
    Ouais bah même si il était canon, il n'en demeurait pas moins que c'était à cause de lui que je crevais de chaud ! Cette aura un rien vindicative, enfin, c'était ce que je ressentais sur le moment, ne me plut pas du tout. Je crus même qu'il allait s'en prendre à Poséidon. Mes yeux de jades se couvrirent d'un voile noir. Poussant un cri de rage, je fis exploser mon cosmos au moment même où Haiken venait de débarquer la bouche en cœur avec d'autres marinas. Mes ailes se gonflèrent grâce à la chaleur dégagée par le Grand Boiteux, aussi, ce fut dans un seul battement que je me portât entre les deux Dieux. Une mèche de cheveux carmin finit de danser devant le vert de mes prunelles après quelques secondes d'immobilisation. L'expression de mon visage révélait clairement un air de défi : j'étais comme une louve montrant les crocs pour protéger sa progéniture. D'ailleurs, je ne manquais pas de laisser échapper un grognement bestial, mes ailes dressées de manière inquisitrices. Les plumes d'or qui les terminaient étaient prêtes à pourfendre.

    - « Reculez-vous, n'approchez pas de mon Maître ni d'Athéna, ou alors je vous jure que je vous enfoncerais moi-même ce marteau dans votre divin cul.»

    Il y avait décidément trop de monde, et indiscutablement, je n'aimais pas du tout ça. D'une voix forte je réitérais ma demande avec un peu plus de courtoisie, prenant soin de me présenter au passage.

    - « Je vous demande de vous écartez d'eux ! Je croyais que vous deviez vous occuper de Coeos ? À moins que vous-même ne possédiez rien entre vos cuisses ? Grande gueule mais petite... ?» – Je levais le petit doigt pour plus de compréhension, au cas où il était un peu mou du bulbe à force de frapper comme un sourd toute la journée contre le métal.- « Je n'ai peur de personne, et surtout pas des Dieux, vos histoires je m'en tamponne l'oreille avec une botte ! Je suis Mary Red, la pirate sans foi ni loi, la Sirène Maléfique et Gardienne de la famille Royale. Éloignez-vous ou je ferais preuve d'encore moins de politesse. C'est que j'ai aucune patience, surtout depuis que l'autre tocard là à foutu le bordel et m'a mise en colère. Par sa faute je crois que j'ai fais un peu de dégât... »


    Finis-je en montrant brièvement le Stella Rubius, ce pendentif où un rubis d'un rouge éclatant tournoyais doucement sur lui-même.


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Marina


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 15 Nov - 21:29


Enfin, Muirgen arriva et tout de suite elle vit un nombre incalculable de guerriers. Elle se demanda où elle était arrivée et ne savait plus du tout où donnait de la tête. Cependant, c'est un certain cosmos et Aingeal son papillon doré qui la guidèrent jusqu'à lui. Quand elle le vit, elle sentit en elle une vague l'immergeant totalement. Elle savait et naturellement Muirgen mit sa main sur son cœur et se courbas gracieusement en guise de salutation respectueuse devant son roi. Se relevant légèrement ses yeux bleus azur ne quittait pas le regard de sa divinité.

Elle sourit légèrement puis un léger halo rose s'alluma tel un phare. Silencieuse aux yeux et aux oreilles des mortels, c'est son cosmos qui interpréta ses paroles que les divinités pouvaient très bien entendre et comprendre.

"Monseigneur, Roi Llyr, excusez mon léger retard, j'ai fait au plus vite. Moi, Muirgen Nic Dorchaidhe, Lieutenant de l'Atlantique Sud et écaille de la Néréide est à votre service."

Une allégeance peut commune sur une touche de parfum de rose émanée de la femme amnésique et muette de par sa malédiction. Son halo s'éteignit aussi vite qu'il fut venu. Puis elle se releva et salua les divinités en premier par respect dut à leur rang. La hiérarchie était la hiérarchie et Muirgen savait reconnaitre les situations où il fallait être discipliné sans oublier quand même la réputation de son empereur.

Elle vit alors la protégée de son seigneur et enfonça ses talons dans le sol en vue de son état.

*Bras vaillant et cœur pure, ne pas fléchir et surtout... ne rien montrer*

Voilà ce que se dit Muirgen à soit même. C'était ce qu'elle ressentait, ce qu'elle pensait au plus profond d'elle-même sous un masque qui ne transmettait aucune émotion. Elle avait l'habitude dans un sens depuis la mort d'Angus de tout cacher et c'était mieux ainsi. Cependant la santé qui déclinait chez la divinité l'attristait. Elle le ressentait tel une gifle. Maintenant elle comprenait le message de son roi. Muirgen ne savait pas les maux et les symptômes de la déité mais pour avoir autant de monde qui voulait sa protection, il ne pouvait s'agir que d'Athéna. Bien sur Muirgen savait la petite guerre qui sévissait entre les deux divinités depuis des temps immémoriaux, mais ils n'étaient plus à l'époque de la mythologie mais bel et bien au XVIIIème siècle. Les temps évoluaient et les moeurs aussi.

Puis elle se retourna légèrement et salua poliment la dernière déité où elle ressentit chez lui : loyauté, force et courage. Elle eut pour lui un profond respect sans qu'elle sache évidemment pourquoi. Elle ne savait pas qui il était et pourtant, elle aurait dut faire le lien avec la rangée de livres qu'elle avait lu en Irlande. Elle aurait dut le reconnaitre dans un sens puisqu'il était l'un des dieux qu'elle préférait dans le panthéon olympien après Poséidon. Cependant rien ne fut, peut être le contexte de ce rendez-vous presque macabre ou le sang couler à flot autour d'eux.

Puis devant tout ce monde, elle décida de s'écarter légèrement afin de saluer les guerriers restant. Elle reconnut l'essence marine d'un de ses supérieurs et la salua. A c'est côté, un familier était allongé. Elle reconnut en cet animal un ours qu'elle avait déjà vu dans les livres d'Angus, avec lui ce tenait des prisonniers de guerre. Puis son visage alla vers les autres personnes dont leur cosmos n’avait rien à avoir avec l'élite marine et les salua tour à tour.

Pour finir son regard s'arrêta sur un homme grand, svelte et lumineux. Son visage ne put trahir à ce moment ce qu'elle souhaitait depuis des années mais ce qu'elle redoutait tant. ~Advienne que pourra~ avait elle dit jadis à son ami Nolan. L'homme au portrait était ici, si proche et si éloigné à la fois. Les mortels vieillissaient et les traits de son visage n'était plus si jeune qu'à l'époque qu'elle l'avait dessiné. Systématiquement sa main alla vers son avant-bras droit. C'était là, à cet endroit qu'elle le cachait depuis qu'elle avait revêtu son écaille. Elle sentit une sensation de chaleur l'envahir. Mal à l'aise, elle préféra se retirer un peu à l'arrière afin de regarder, et d'observer ce qu'il allait se passer. Loin dans un sens, où elle pouvait reprendre le contrôle de son être et exécuter les ordres de missions que le roi Llyr lui donnerai. Son cœur battait trop dans sa poitrine, il lui fallait de l'air.

Elle jeta alors son regard vers la mer pour voir l'arrivé du général aux cheveux noir corbeau ainsi qu'Asling marina du requin. Puis un peu plus loin, en contrebas, elle vit un jeune adolescent avec une signature énergétique un peu plus puissante qu'elle mais avec une essence bel et bien marine. Que faisait-il? Qui attendait-il? C'était un moyen comme un autre pour qu'elle se retrouve et de s'inquiéter des personnes qui comme elle faisait partie de l'élite de Poséidon sans montrer pour autant les valeurs humaines qui la rattacher si particulièrement. Enfin, elle eut une réponse à ses interrogations. Une jeune adolescente le rejoignit. Un sourire naquit sur ses lèvres, tout n'était pas si désespéré que ça. Elle aimait ce genre de tableau innocent. Néanmoins, Muirgen demeurait à sa place.

Cependant, un autre fait troublant arriva. Muirgen se retourna et vit un général à la chevelure rouge flamboyante. Son regard surpris devant le langage qu'elle tenait la choqua. Certes, elle en avait vu en Irlande mais là, c'était un autre monde, oui, un autre monde. C'est dans ce chaos de vulgarité que l'écaille de la néréide vit pour la première fois son supérieur: Mary Red, Pirate sans foi ni loi, général de la Sirène Maléfique, protectrice du pilier de l'Atlantique Sud et gardienne de la famille Royale . Là, Muirgen tomba de haut car elle comprenait les aboutissants de son statut.

Muirgen jeta un coup d'oeil sur le bijoux que Mary montrait tout en expliquant les ravages qu'elle avait commis plus haut et se remémora le message du propriétaire d'Aingeal son papillon doré. Elle regarda alors sa chevalière et se demanda s'il y avait d'autre bijoux qui avait des pouvoirs un peu mystique.?! Le sceau de la rose, l'avait plus ou moins protégé ces dernières années. Encore une fois, elle pensa *C'est un autre monde, où suis je tombée?*
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Bardamu


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Sam 17 Nov - 22:15

Arrow Entre l'Ange et le Scorpion, confession d'une princesse déchue



Ah ben, il y en avait du monde !

Bardamu, Chevalier d'Or du Scorpion, et Angel, Chevalier d'Argent de la Lyre, suivis par Julia, Chevalier Noir de l'Andromède Noir, que le Scorpion surveillait de temps à autre afin qu'elle n'ait pas eu l'idée saugrenue de leur fausser compagnie (bien que cela n'aurait pas déplu à l'acupuncteur du Sanctuaire : cela lui aurait permis de tester ses performances au tir à l'Aiguille Écarlate), arrivèrent enfin à l'endroit où se trouvait la Déesse Athéna, qui on ne savait pas si c'était la vraie ou la fausse...

Elle n'était pas seule. Deux autres divinités, mâles, se trouvaient avec elles : l'un sentait la marée et le poisson et Bardamu sut qu'il se trouvait en présence de Poséidon ; l'autre sentait le roussi et avait un côté "Force Ouvrière" qui ne trompait pas : Héphaïstos, Forgeron des Dieux, Dieu de la Forge et Cocu Divin... D'autres Saint se trouvaient là, dont Shion du Bélier (les autres, ils les connaissaient pas et il s'en foutait un peu à vrai dire) ainsi que certains Marinas qui donnaient l'impression qu'ils avaient rien d'autre à foutre de leur journée et qui étaient venus ici pour tuer le temps en compagnie de leur Dieu. Bref, des touristes.

Le Scorpion fit un signe de tête à ses confrères et s'inclina devant Athéna, posant une main sur son coeur (le sien, pas celui de la Déesse) puis s'adossa à un pilier, qui traînait par là, écoutant les paroles d'Angel. Elle parlait bien cette petite : si elle n'avait pas été Saint, elle aurait pu faire carrière dans le commerce.
Le Scorpion donnait l'impression qu'il pensait à autre chose mais en réalité il observait discrètement du coin de l'oeil Athéna, se demandant si elle était un imposteur ou s'il avait affaire à la vraie...
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Menelaos


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mar 20 Nov - 23:10

~~ Faire de l'ordre ~~


Un peu trop de monde en si peu de temps, alors qu'ils arrivaient les uns après les autres, le Dieu des Océans observait le ballet sous ses yeux d'un air un peu fatigué. Cependant, la manière peu élégante de l'un des premiers Saints présents séant le ramena un peu à la réalité. Concentrant une infime partie de son cosmos, il créa des billes d'eau qui virevoltèrent en transperçant le corps du Chevalier du Lionnet dans un déferlement de puissance sur sa tête. Le ton était donné ! Poséidon n'appréciait pas du tout le manque de politesse, même envers son jeune Neveu qui avait outrepassé ses droits de la pire des manières. Les restes de l'armure du Lionnet se brisèrent alors pour tomber en morceau sur le sol boueux. Le regard opalin du Dieu des Océans était froid mais teinté d'une colère à peine contenue ! Il espérait que cette remise en place suffirait pour ce jeune impudent.

Puis, dans la brume, une jeune femme à la mine altière pénétra son domaine en ayant à ses côtés deux chevaliers noirs. Le premier semblait sortir des griffes des bêtes de Scylla tandis que le second était à l'agonie sur un ours spectral né du cosmos de son Général. Par une invitation de la tête, il lui ordonna de déposer le corps de ce Tokuza sur le sol et il se retourna vers le second encore en état de parler. Son cosmos était encore en bon état, il allait pouvoir répondre convenablement à ses questions.
" Nous vous remercions Général de Scylla de nous amener ces deux hommes, bien que le second ne soit pas en état de nous répondre, nous le garderons sous notre paume le temps de son repos... Alors, Juan ! Nous sommes prêt à vous entendre et nos neveux et nièces de même !

- Majesté, je me prénomme en effet Juan et j'ai été le fer de lance de cette bataille dans l'espoir infime de libérer la Déesse Athéna de sa prison de métal...

- Athéna ? Dites moi qui vous a fourni une telle ineptie ?

- Un homme, notre maître à tous pour être franc ! Il se nomme Pséma du Bélier. Il a construit nos armures noires, enfin il leur a donné une nouvelle puissance dans le but de nous protéger dans les heures à venir mais nous n'avions pas prévu votre arrivée et celle du seigneur Héphaistos ! De plus, la mort du Grand Pope n'était pas du tout dans nos intentions, nous voulions juste le prévenir de tout cela !

- Vous semblez honnête et vos traits transpirent la vérité à chacun de vos mots. Cependant... Oui. Cependant, nous ne sommes pas prêt à vous suivre sur cette voie aussi périlleuse que rapide en conjectures, selon les points de vue des forces en présence... Mais je crois qu'une noble demoiselle veut s'exprimer ici même ! "
Il se tut pour écouter les paroles du Chevalier du Corbeau qui ne s'était pas exprimé jusqu'alors. Sans l'interrompre, il écouta chaque information avec attention avant de laisser son trident dans la roche. Il s'approcha alors d'elle pour l'observer un instant, un sentiment diffus se libéra de son cosmos au moment où il posa la main sur l'une des épaules de la jeune femme. Il souhaitait l'interrompre au moment où le Dieu des Forges prit la parole pour se défendre des accusations des Saints en la circonstance. Venise ? Fermant les yeux, il se rendit compte que son jeune Général, le fidèle Arjuna, n'était plus dans l'entourage des courants marins et des étoiles qui guidaient les marées dans les profondeurs des Océans. Pensif, une partie de son esprit se focalisa sur lui pour lui envoyer un message mental assez rapidement. Telle la marée, ce dernier ne cesserait d'aller et venir dans le but de lui transmettre ses commandements divins.
" Général Arjuna de Chrysaor, suite à une question de notre neveu Héphaistos, nous prenons contact avec vous pour vous informer que la terre d'Athéna est en prise à un certain chaos humain et matériel. Nous dénombrons de nombreux morts et même le Grand Pope n'est plus de ce Monde ! Athéna... Enfin nous avons affaire à deux Athénas et nous avons fait le choix de suivre notre instinct mais nous ne sommes sûr de rien... Vous devez savoir en outre qu'un Titan du nom de Coeos est en train de combattre les chevaliers d'Athéna, tout du moins l'un d'entre eux. Nous ne savons si vous pourrez nous répondre, selon les dires de notre Neveu, les communications semblent étranges ! Ceci étant dit, la Dague d'Amphitrite qui vous protège a reçu l'ordre de vous aider par tous les moyens, il est indispensable de savoir ce qui se passe à Venise pour révéler certainement un élément encore inconnu. Amphitrite n'aurait pas souhaité vous envoyer là-bas pour rien et sa confiance est aussi la nôtre. Si jamais il y a le moindre souci, vous avez ordre de calmer la situation par tous les moyens à votre disposition ! Kiani, la Dague d'Amphitrite, vous remettra les ordres secrets de notre femme en cas de problèmes dans la cité. Si vous pouvez nous répondre... "

Venise... Son Empire... Les Enfers sous la proie des Titans... Bien des choses attisaient sa curiosité et il réfléchissait à toutes ces données pour tenter de comprendre le pourquoi du comment. C'est dans ce moment là que l'un de ses meilleurs guerriers apparaissait dans la brume, Haiken du Dragon des Mers était enfin dans la place ! Le saluant avec un grand sourire, il l'invitait à se relever sans plus de cérémonie. Soudain, les armures d'or se mirent à chantonner un air qu'il ne connaissait que trop bien, décidément, tout indiquait qu'il se trompait sur la Dame qui était juste à quelques pas de lui. Toutefois, le retour de Haiken était le signe qu'il attendait pour se mettre en mouvement dans les minutes à venir. Il n'était pas venu sans prévoir au mieux un plan dans cette Guerre qui s'ouvrait dans les pires auspices pour toutes les armées divines qui existaient dans ce monde.
" Haiken ! Relèves toi, je suis heureux de ton retour et le temps est venu de retrouver notre bien. Une fois que Tristan sera arrivé, je t'envoie avec lui sur le nouveau continent, dans les restes de ce que l'on appelle aujourd'hui les Caraïbes. En effet, la Conque de mon Fils est là-bas et il nous la faut pour restaurer notre souveraineté sur les Océans. Voici le message de la carte des étoiles : Allez au delà des Mers anciennes, embrassez le Triangle et faites le sonner pour ouvrir la porte de l'étoile polaire ! Gorgez vous de sa puissance et que le fil d'Ariane vous conduise à la Conque ! "
Dans tout dessein, il fallait en dessiner les contours afin de mettre en place son propre plan. Il en avait marre d'être un pantin et il allait démontrer qu'il n'avait rien à envier à l'intelligence de sa belle Nièce. Et Haiken avait le seul privilège avec Tristan de pouvoir lui parler directement sans l'emphase de la couronne des Sept Mers... La prise de parole pour le moins iconoclaste d'un nouveau chevalier de l'espoir fit se tourner le Dieu alors qu'il était en train de donner ses ordres à son Général. Décidément, il commençait à y avoir trop de monde et il observa la jeune femme aux côtés d'elle de manière froide et placide. Il ne fit pas dans le détail cette fois-ci et lisait dans les pensées de cette Julia sans prendre de gants, allant dans les profondeurs de cet esprit faible et sans saveur, il constata les mêmes pensées que le fier Juan et de ses espoirs pour libérer "Athéna". Qui était donc la vraie ? Qui était donc la fausse ? Il ne cessait de poser des questions dans un coin de son esprit et il savait que sa décision avait au moins le mérite de mettre les choses dans un sens au moins.

Et vint Mary. Poséidon sourit à l'entrée de son Général pour le moins brute de décoffrage. L'écoutant d'une oreille distraite, amusé certainement par la situation sans trop vouloir le dire, il toussa un instant pour la calmer quand elle en vint à montrer ses dents face à son neveu. Par ce simple rappel à l'ordre, il lui intimait de redevenir la noble Dame qui avait le devoir de veiller sur lui et sa sa Famille en toute circonstance. Il ne pourrait toléré le manque de respect en sa présence et son aura au-dessus de ses épaules ne faisait pas de doutes sur son sentiment sur la manière cavalière de sa "protégée". Le sentiment de protection était une chose qu'il comprenait énormément et il lui signe de se placer à ses côtés pour tenir toute attaque des Chevaliers d'Athéna. En fait, Poséidon allait nettoyé les écuries d'Augias quand une nouvelle personne le stoppa dans ses volontés... Décidément...

Mais il changea d'attitude en voyant la nouvelle venue. Ses lèvres formèrent un léger rictus de plaisir en ressentant les effluves éthérées de la belle vénitienne. Cela faisait combien de temps ? Ah oui, il était l'ancien Général Unity à l'époque et n'avait pas retrouvé entièrement ses forces divines au moment de son retour pour lever l'affront d'un traître de la pire espèce. Enfin, il échangea un regard avec Haiken, Mary et Erin afin de leur solliciter un instant avant de reprendre la conversation avec la nouvelle venue.
" Vous trois, veillez à ce que plus aucun Saint ne pénètre les lieux dans les minutes à venir. Personne ne doit plus venir ici sans bonne explication ! Chevaliers d'Athéna, nous vous demandons de vous retirer un instant de cette place et d'assurer sa sécurité en prenant pieds dans le port par lequel nous sommes arrivés ! " Se retournant vers la belle Néréide. " Dame Muirgen ! Cela fait bien des années que nous n'avons plus eut de nouvelles de votre part. Ceci étant dit, il est temps pour vous de revenir vers nous en retrouvant une partie de votre esprit volé par la douce Mnémosyne ! Par notre sentence, que vos pensées et votre esprit reprennent la source de leur quintessence. "
Le cosmos de Poséidon s'infiltra alors entre les fragments éparses de la mémoire de la belle pour les rapprocher pour reformer une mosaïque douce et envoûtante. Peu à peu, elle revoyait son passé en train de renaître de ses cendres amères et il était temps pour elle de redonner un goût à la vie. Dans cette marée aussi soudaine qu'imprévisible, la jeune femme sentit une puissance déferler dans chacune de ses veines afin de lui réinculquer des automatismes autrefois perdues. Seulement, le Dieu des Océans fût surpris de ne plus revoir la Déesse Thétys, il était clair que celle-ci avait du vouloir d'une manière ou d'une autre protéger la jeune femme de sa propre puissance.

Alors qu'il s'apprêtait à prendre congé, le chevalier d'or du Scorpion débarqua à son tour ! Il fit alors signe à Mary de renvoyer cet homme de quelques pas en arrière, sauf situation particulière, Poséidon ne voulait pas autre chose que sa Famille autour de lui ! Il se retourna alors vers Athéna en la dévisageant un moment mais il avait fait un choix, il ne pouvait plus revenir en arrière....
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Héphaïstos


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mer 21 Nov - 18:21

Héphaïstos lissa la barbe qu'il n'avait plus d'un air amusé qu'il s'efforça de dissimuler. Non pas d'avoir assisté à la correction administrée au Lionnet, mais de voir qui en était l'auteur. Poséidon disait ne pouvoir tolérer en aucune façon que l'on touche à ses hommes mais venait de mettre l'un de ceux d'Athéna hors d'état de nuire. Le Dieu des Volcans avait lui-même renoncé à le punir et fut surpris de le voir prendre cette initiative, mais n'en dit mot. Il se contenta d'espérer que ce châtiment inattendu n'affecterait pas Athéna plus que de raison. Dans son état, tout était possible et il serait regrettable qu'il aggrave la situation – bien que ce soit de manière indirecte. L'heure n'était toutefois pas à se laisser distraire et il dut reprendre tout son sérieux malgré une once de compassion pour le Chevalier de Bronze.

S'attirer l'ire de son oncle n'était jamais conseillé, et il était souhaitable qu'il n'ose pas élever la voix sans quoi cela pourrait rapidement dégénérer. C'est alors que survint une flamboyante jeune femme aux cheveux de flammes. En proie à ses démons intérieurs, le Bancal ne l'avait pas vue venir. Sa réaction n'était, en comparaison de la situation actuelle, qu'une goutte d'eau dans l'océan. Probablement aurait-il pu en être irrité en d'autres occasions mais cette tentative était pour l'heure plus délassante qu'autre chose. Une distraction bienvenue en ces heures sombres, même s'il ne pouvait laisser passer un tel discours. Cependant, il leur faudrait avant toute chose changer d'endroit : celui-ci commençait à être trop fréquenté à son goût.

Fort heureusement, le Dieu des Océans semblait lui aussi se sentir à l'étroit au milieu de tout ce monde. Il prit donc les mesures nécessaires pour que ce ne soit plus un problème sans même daigner leur demander leur avis. Ce n'était pas le Boiteux qui allait le lui reprocher, étant lui-même un fervent adepte de ce genre de pratiques. Il était à parier que les Saints ne l'entendraient pas de cette oreille, mais pour l'heure le plus important était qu'ils aient retrouvé un peu de paix et de tranquillité. Le complot ourdi dans l'enceinte du Sanctuaire était déjà suffisamment préoccupant sans qu'ils n'aient en plus à se soucier de tous ceux qui se pressaient autour d'eux dans l'espoir d'en savoir plus. Cela pouvait se comprendre, mais en faisant cela ils seraient une gêne au bon déroulement des opérations.

« Puisque tu le veux tant que ça... Tiens, attrape ! »

D'un geste nonchalant, il expédia son marteau vers Mary. Celui-ci décrivit une courbe si légère dans les airs qu'on aurait pu se demander s'il était réellement fait d'acier. La Générale eut tout le loisir de constater que c'était bel et bien le cas quand elle l'attrapa au vol. Les conséquences ne se firent pas attendre : elle fut instantanément clouée au sol par le poids extravagant de ce qui n'était rien de moins qu'un attribut divin. Cela ne lui causa toutefois aucun mal autre que celui de la honte. Il s'agissait de son outil de travail et aucun mortel ne pouvait se vanter de le manier sans son autorisation. Le Dieu Forgeron était seul à pouvoir le soulever et la Sirène Maléfique venait de l'apprendre à ses dépens. C'était un tour pendable, mais il avait jugé préférable de répondre ainsi à son agression plutôt que de hausser le ton de la même manière.

N'en déplaise à la jeune femme, mais son oncle lui avait déjà suffisamment reproché de s'en être pris à son ancien prêtre. Il ne serait sans doute pas aussi clément si cette même arme venait faucher l'un de ses Généraux. Astre avait fini par guérir de ses blessures, mais il n'était pas dit qu'elle ait cette chance. Si sanction il devait y avoir, il le laisserait s'en charger pour que la faute ne puisse lui être imputée. La demoiselle ne manquait pas d'audace, mais allait devoir s'incliner devant plus fort qu'elle ; le Divin Forgeron était déjà doté du même caractère avant même sa venue au monde. Il rappela à lui son marteau mais prit soin de la laisser se rele ver. Il aurait pu l'y aider, mais sa peau était encore brûlante. Elle n'avait pas besoin de son aide pour se relever, et encore moins si elle en tirait de graves brûlures.

« Maintenant que ce problème est réglé, on va peut-être pouvoir s'attaquer à des choses plus sérieuses. »

Alors qu'il s'apprêtait à souligner le fait qu'il n'était pour rien dans l'altercation avec le Dieu des Océans, une voix lui transperça le crâne. Celle de la « vraie » Athéna, ou du moins celle qui se présentait comme telle. Le chant des armures, il l'avait entendu, oui. Mieux que quiconque. Ce son, il ne le connaissait que trop bien. Un pli barra son front alors que le doute s'ancrait encore plus profondément dans son esprit. Même s'il était bien plus réfléchi qu'il n'en avait l'air, le dire porté sur les jeux d'esprit serait une erreur. Depuis toujours, il avait l’ambiguïté en horreur et ce n'était certainement pas d'assister à un tel stratagème qui lui ferait penser le contraire. Un long moment, il préféra garder le silence pour mettre un peu d'ordre dans ses pensées. Non, le Dieu des Forges n'était pas tranquille, cela pouvait se lire pour son visage. Même s'il n'avait eu aucune hésitation à appeler Athéna celle qui se tenait à leurs côtés, que son sosie en vienne à prendre contact avec lui ne pouvait que remettre en cause cette décision.

« Elle m'appelle. » commenta-t-il pour expliquer son moment d'absence, les yeux fermés.

Sans doute serait-il plus avisé d'aller la voir par lui-même, de se forger sa propre opinion, mais serait-ce le choix le plus prudent ? D'autant plus avec son Quaesitor qui semblait avoir été fait prisonnier de la Cité des Ombres. Il lui fallait se rendre à Venise au plus vite pour l'en délivrer et tirer au clair cette histoire qui elle non plus ne lui plaisait guère. Mais pouvait-il réellement laisser le Sanctuaire aux mains de deux Athéna et de Poséidon ? Avec un soupir de résignation, il se passa la main sur le visage tout en tentant désespérément d'y voir plus clair. Pourquoi avait-il fallu qu'il soit mêlé à ces manigances ? Son regard s'attarda sur la Mashia diminuée qui tentait de se reprendre non loin de là. La pensée lui vint que l'usurpatrice n'était pas forcément une créature créée de toutes pièces et pouvait aussi bien avoir été manipulée pour servir les ambitions de l'instigateur de toute cette folie.
J'arrive.
S'il avait vu juste, jouer ce rôle de divinité qui n'était point le sien finirait par lui causer des lésions irréversibles. Aucun mortel ne peut emprunter le nom des dieux sans s'y brûler les ailes et Corell du Lion venait d'en avoir la démonstration. Ne fut-ce que pour en avoir le coeur net, il devait aller vérifier. Au plus tôt cette affaire serait résolue et au plus tôt son héraut serait libre du piège inextricable dans lequel on l'avait enfermé. Même s'il ne faisait qu'enclencher le plus néfaste des mécanismes, si se rendre là-haut pouvait apporter des éléments de réponse, il se devait d'y aller. Qu'avait-il à craindre, de toute façon ? N'était-il pas Héphaïstos, Souverain des Forges, des Flammes et des Volcans ? Un pantin ne pouvait lui nuire. Une part d'inquiétude demeurait au fond de son coeur mais il ne serait fixé que s'il daignait entendre la plaidoirie de cette parfaite copie.

« Je dois y aller. » dit-il en reportant son regard sur Poséidon. « Je ne sais pas ce qu'elle me veut... Mais je le saurai en y allant. On ne pourra pas dire que je ne lui ai pas laissé sa chance. Veille sur elle jusqu'à ce qu'arrivent les Chevaliers d'Or. Je suppose que tu as tes propres problèmes à gérer mais appelle-moi si tu as du nouveau. Je reviens tout de suite. » ajouta-t-il enfin à l'adresse d'Athéna sans rien laisser paraître de ses émotions contradictoires.

Il faisait bien entendu référence à un contact télépathique. Rien n'aurait pu entraver l'échange mental entre deux divinités, c'était l'une des rares choses dont il soit encore sûr alors que tout autour de lui n'était plus que doute. Il eut un sourire pour Mary : il ne lui en tenait pas rigueur et avait apprécié son attitude. Néanmoins, le bijou qu'elle portait autour du cou avait attiré son attention et il se jura de l'examiner dès qu'il en aurait l'occasion. Le Grand Créateur emplit ses poumons d'une longue inspiration et disparut dans un torrent de flammes pour se diriger vers les sommets du Sanctuaire... Et peut-être enfin connaître le dénouement.

Citation :
→ Statue d'Athéna.
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Celsius


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mer 21 Nov - 20:23

:: La Promesse du Fer et du Sang :.

→ Maison du Bélier.
Un trait de lumière tombé du ciel avait percuté son armure pour la faire entrer en résonance. Il fallait faire vite. Jusqu'où la Cloth des Poissons était-elle prête à aller pour suivre son porteur ? Allait-elle résister à cet appel qu'elle ne pouvait ignorer ? Serait-elle plus loyale envers celui qui l'avait revêtue ou celle qui la lui avait donné ? Autant de questions à laquelle il n'obtiendrait de réponse qu'une fois en face du fait accompli. La gravité de la situation était à désespérer. Fort heureusement, il n'était pas seul pour traverser cette épreuve et le dynamisme de Mary l'aidait à tenir bon dans l'adversité. Le tempérament de la jeune femme était un parfait remède contre la morosité et il lui en fut reconnaissant. Sans doute se serait-elle moquée de lui pour peu qu'il lui en fasse part. Cette gratitude était néanmoins lisible dans son regard, elle n'aurait aucun mal à s'en apercevoir à condition de s'y intéresser.

Lui parler de sa soeur était une erreur qu'elle ne manqua pas de lui faire regretter aussitôt. Discrètement, il se mordit la lèvre : son absence de don pour les relations humaines avait encore frappé. Maudit soit-il. Elle était la seule personne à laquelle il puisse encore se raccrocher et il avait bien failli la perdre d'un mot de travers. Cela ne devait plus se reproduire. Lui donner plus de détails pouvait aussi bien faire en sorte de la rassurer que jeter de l'huile sur le feu. Il s'en garda donc de peur de porter à sa bonne humeur un coup de grâce. Il tenait à la garder à ses côtés en cette heure où, déboussolé, il cherchait quel chemin emprunter. Son jugement aurait-il été le même si elle avait su qu'il avait abandonné le combat pour ne pas lui causer de tort ? Jamais il ne le saurait.
Tant que tu ne t'attends pas à m'entendre ronronner...
Le discours qu'elle tint ensuite lui rosit les joues. Il avait pu voir de ses propres yeux qu'elle ne manquait pas d'audace et ce quelle que soit le sexe de la personne en face. Sachant de quelle fougue elle était capable, l'entendre s'exprimer en ces termes pouvait passer pour une allusion lourde de sous-entendus. La voir s'en saisir pour la glisser entre ses cheveux eut cependant tôt fait de le détourner de ces songes sybarites. L'ombre d'un sourire passa sur ses lèvres. Il n'en dit mot mais il était évident que cela lui faisait plaisir. Continuer cette conversation afin de voir où elle pouvait les mener lui aurait plu mais ils n'en eurent hélas pas l'occasion. Mary venait de se raidir et cela n'annonçait rien de bon. À regret, il dut renoncer au contact de sa peau contre la sienne pour la laisser partir.

Comme il s'y était attendu, elle fit une entrée fracassante alors qu'il préféra se contenter d'une arrivée à pas feutrés. La perte de sa chaleur créa un sentiment de manque qu'il se hâta de réprimer. L'heure était grave mais il ne pouvait se permettre d'être négligent. Nul ne devait l'approcher d'aussi près, et la perspective qu'il puisse y prendre goût ne serait que le point de départ d'une inévitable tragédie. Elle ne devait pas rester à ses côtés où elle devrait en assumer les conséquences et il ne le voulait pas. Pourtant, il le sentait : elle avait au fond d'elle perdu le goût de vivre. Ses yeux s'écarquillèrent quand elle vint se poster devant le Dieu des Forges et plus encore quand le Chevalier Noir prit la parole pour parler d'un certain Pséma du Bélier.

Les choses ne faisaient qu'empirer.
Seigneur Poséidon, Seigneur Héphaistos, c'est un honneur de vous rencontrer. Je suis Celsius des Poissons. J'ai, comme vous le savez peut-être déjà, rencontré dame Amphitrite autrefois et porté son message à la déesse Athéna. Merci d'avoir veillé sur elle en notre absence. Je vous demande humblement le droit de rester à ses côtés pour veiller sur elles à vos côtés lui renouveler mon serment d'allégeance. Si ce n'est pas à vos yeux une raison suffisante, sachez que j'ai assisté aux événements survenus dans la Maison du Bélier et répondrai à toutes vos questions dès que ce sera fait.
La seule personne qu'il ait vu porter cette armure n'était autre que Shion, qu'il avait vu un instant auparavant. Qu'est-ce que cela pouvait vouloir signifier ? Ce fut à son tour de se roidir tandis que sa mine perdait de ses couleurs pour redevenir le masque de glace qu'elle avait été. Les sentiments étaient inutiles dans la présente situation et en arborer ne pourrait que le faire souffrir. Cela ne l'empêcha toutefois pas de se porter au secours de Mary quand celle-ci reçut le marteau du Dieu des Forges – se frayer un passage dans la foule ne fut pas si facile, mais il réussit tout de même à arriver à sa hauteur. Une fois fait, il n'eut plus qu'à saisir sa main pour l'aider à se relever. Fière comme elle l'était, elle n'apprécierait sans doute que peu l'attention, si noble que soient ses intentions. Il ne résista pas à l'envie de lui faire éprouver sa poigne, qui n'était sans doute pas aussi faible qu'elle aurait pu s'y attendre.

Une lueur inquiète s'alluma au fond de ses pupilles un bref instant mais elle semblait n'avoir subi aucun dommage. Avant qu'il ait pu s'en assurer, il s'aperçut de la présence d'Athéna et de l'état dans lequel elle se trouvait. Il se fustigea mentalement de ne l'avoir pas remarquée plus tôt, mais il n'était pas habitué à ressentir tant de cosmos concentrés en un seul et même point – à plus forte raison que celui de la déesse fluctuait, rendu inconstant par le trouble qui l'habitait. C'était maintenant qu'il lui fallait éprouver son serment.Après avoir posé le genou en terre, il y déposa également le poing et inclina la tête en signe de respect. Elle ne devait plus faire grand cas des convenances dans son état, mais lui ne les avait pas oubliées. Il y avait longuement réfléchi durant le trajet mais le moment était venu de faire part de sa décision.
Je resterai avec vous jusqu'à la fin. déclara-t-il, solennel.
Etait-elle l'authentique Athéna ? Il n'en savait rien, mais il sentait en elle une chaleur douce et apaisante – celle qui l'avait ramené à la vie. C'était peut-être une lamentable erreur qui ne le rendrait qu'un peu plus indigne de son titre de Chevalier d'Or, mais qu'y pouvait-il ? Il pouvait bien être un poison pour tous ses semblables, il n'en était pas moins profondément humain.
Et l'erreur est humaine, n'est-ce pas ?
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Marina


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mer 21 Nov - 21:43

Muirgen savait maintenant les noms des trois généraux qui étaient en place à quelque pas d'elle. Poséidon donnait ses ordres, un moment solonel que Muirgen n'avait pas perdu dès le moment où sont cosmos divin avait frappé l'un des chevaliers d'Athéna qui avait eu l'audace d'être discourtois envers la divinité qui n'était autre qu'Hephaistos.

Le fin rictus que le seigneur des océans et des mers réchauffa un peu plus le coeur de l'amnésique. Les saints devaient partir certainement pour plus de sécurité devant l'impensable malédiction que celle ci portait sur ses épaules. Puis vint les mots du divin empereur.

Muirgen le regardais fixement, avalant ses mots comme un élixir de jouvence. Cela faisait combien d'année qu'elle attendait le retour de sa mémoire? Beaucoup trop à son goût Et depuis combien de temps connaissait elle son seigneur et maître? Tant de questions sans réponses allaient enfin revenir mais à quel prix?

Le cosmos divin de Poséidon s'insinua en elle avec douceur. Sans un mot son cosmos alluma la grotte d'un rose épineux tant les moments de sa vie malheureux et heureux s'empilèrent, se croisèrent, se rangèrent dans un ordre fragmentèrent. Elle revit alors ses parents, les cercueils, l'orphelinat, Catherina, Alejandro, Marco, Raphaello, Elyandra, Amphitrite, Unity, Ondine, Kyro, Rahotep, Eo, Pontos, Storm, Astre et Triton. Elle se souvint alors de Thétis, les larmes de douleurs s'écoula alors, plus que de raison. Quelques trous noirs se matérialisa car elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur leur disparition. C'était le néant, le noir total.

Les mains sur la tête, Muirgen pleurait le retrait de la belle soeur de son empereur. Elle se sentait coupable car elles avaient déjà était emprisonnées par Nérée une première fois. C'était ses émotions en elle qui avait infligé cette punition. Cependant Thétis ne voullait pas rejeter l'humanité. N'avait elle pas épousé un mortel? Lors de leur évasions, Thétis avait décidé de sauver Muirgen et de lui effacé totalement sa mémoire afin qu'elle puisse vivre une vie normal dans un sens. Mais elle savait qu'un jour cette dernière allait répondre à l'appel de l'océan car elle était son véhicule, son réceptacle.

Lors de sa séparation et en ultime éloge, Thétis lui avait dit ses mots qui reprenait sa place dans sa mémoire. Ses mots que Poséidon entendit parfaitement et bien malgré lui.

*Marina vit et pardonne moi de prendre ta voix, c'est un mal pour un bien
Tu en sortiras plus forte.
Tu ne peux parler aux mortels même les éveillés.
Seul les dieux, les marinas, le peuple atlante pourront t'entendre et t'écouter.
Seul certains endroits te seront permis afin de parler librement.
Tu le ressentiras comme un enfant venant de naître.
Seul l'être aimer en retour, tu pourras parler.
Alors vit pour toi,
Vit pour Poséidon et ma soeur,
Vit pour l'Atlantide,
Nous nous retrouverons Marina et je te libèrerai de cette malédiction.
En attendant vit et soit forte, rappelle toi des paroles de mon père :
Toi qui es si solitaire dans la peine que jamais ta force et ta noblesse ne t’abandonnent.
Garde ceci en souvenir de ce jour.
Cette bague te mènera jusqu’à moi!*


La séparation avait était un déchirement et l'atterrissage en plein océan Atlantique nord n'avait pas était tendre. Si Aindreas n'avait pas été là ce jour là, son corps se serait petit à petit désintégrer dans son ancien domaine. Elle s'était réveillée plusieurs fois mais s'était rendormis aussi vite, lors des jours suivant son naufrage si on peut le dire ainsi. Elle n'avait plus d'énergie, son propre cosmos s'était éteint et le désespoir l'avait totalement envahis.

Maintenant, elle savait sa place, Muirgen avait rejoint la lumière, elle se souvenait partiellement de tout. Mais le plus important c'était son devoir. Son devoir qu'elle accomplirait encore une fois avec plus d'intensité et son cosmos éclaira de nouveau la grotte avec le parfum envoutant qui caractérisait Marina Veneziano, celui d'une rose sauvage.

Ses yeux s'ouvrirent lentement sur sa divinité. Ce n'était plus Unity, cependant l'être devant elle était bon, elle le reconnaissait parfaitement à sa signature énergétique. Sa vie était destinée à le protéger ainsi qu'Amphitrite. N'était elle pas à l'origine sous la garde personnelle de sa déesse? Son écaille montrait bel et bien son affiliation à l'épouse de Poséidon. Cependant tout avait changé, cela avait un tout autre caractère. Mais son regard était insistant, sa foie envers Poséidon était beaucoup plus grande qu'avant et même si elle n'avait pas la fougue de son nouveau général. L'intention de donner sa vie pour son empereur était bien présente.

Muirgen regarda alors ses mains et les tendit vers la main la plus proche de Poséidon. Ses mains étaient chaude et douce et la luminosité du sceau de la rose refléta alors un autre message, celui de l'héritage et d'une promesse. Dans un murmure cristallin, l'écaille de la néréide sonna comme un doux chant.

"Mon Seigneur, Thétis m'a sauvé la vie en séparant son âme immortelle à mon corps mortel. Elle repose maintenant quelque part dans ce monde mais je ne sais où.
Mon Seigneur, il y a bien longtemps en effet. Cependant ma vie appartient toujours à la protection de votre famille impériale."


Muirgen regarda alors le corps d'Athéna. Les choix et les décisions étaient toujours difficile et surprenant. C'est à ce moment, qu'elle ne ressentit plus les cosmos de ses anciens frères d'armes néanmoins un frisson effrayant lui redressa les pores de son dos. Elle n'osait y croire. Elle préféra garder tout ça pour elle. Tant qu'elle ne l'aura pas vu, elle ne le croira pas comme Saint Thomas.

Elle reposa alors la main de son empereur et se releva doucement. La main sur le coeur elle le salua et dans un dernier murmure elle formula ses derniers mots.

"Merci, merci de tout coeur votre majesté."

Avec un regard déterminée, Muirgen alla rejoindre les deux saints protecteurs d'Athéna afin de les escorter jusqu'au port. Poséidon avait d'autres projets qui ne concerner que les généraux. La zone de confinement allait s'évanouir et Muirgen devait garder ce silence. Sur son épaule, Aingeal le papillon doré avait tout entendu et tout transmis à son propriétaire.

A l'instant où elle partis, un autre protecteur d'Athéna arriva dans la grotte. Sans aucun regard, Muirgen le croisa. Il était fort, elle le ressentit aussitôt néanmoins l'ordre de faire entrer personne avait été un peu passer sous la trappe.

*10, 9, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1...*

Un sourire s'afficha sur le visage de la néréide car...

Elle rejoint alors les deux saints de son niveau cosmique soit Henriques de l'hydre de femelle et son frère d'arme. Elle transmit dans un message marin typique des néréides et inoffensif traduit par sa propre énergie.

*Messieurs, veuillez me suivre jusqu'au port. Votre déesse est entre de bonne mains. Nous devons veiller à sa sécurité en contrebas.*

Ses mots étaient bienveillants cependant elle n'oublia pas son objectif principal : La sécurité des lieux.




Dernière édition par Marina le Mer 21 Nov - 23:03, édité 1 fois
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Tristan


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mer 21 Nov - 22:28

Arrow Ile de Circé

Des excuses. La Marina avait finalement eu le bon sens d'excuser après le comportement qu'elle et le Requin avaient eu juste sous leurs yeux. Ainsi, cette femme était un mélange subtil de colère et de réflexion. Un instant, l'Hippocampe la balaya du regard avant de poser ce dernier sur Haiken, les deux personnages arborant sensiblement des traits de caractère communs. Ce dernier avait lui-aussi prouvé à plusieurs reprises qu'il était capable de laisser exploser sa colère dans les moments les plus improbables. Mais il avait aussi su montrer qu'il était un allié de choix et plein de compétences. Ne restait à espérer que la Marina témoignerait elle-aussi de ce second aspect. L'avenir le dirait probablement. Enfin, si elle ne finissait pas croquée par le Requin.

A sa dernière explication quant à sa répulsion face à un certain type d'hommes, Tristan n'avait rien répondu, se contentant de jeter un regard blasé en direction de celui qu'elle dénigrait ainsi. Avait-il demandé des explications quant à ses motivations? Pas vraiment. Tout ce qui l'intéressait était de rejoindre le Dieu des Océans pour répondre à sa convocation, rien de plus. Il n'avait que faire des histoires des Marinas. Tant qu'elles ne lui faisaient pas perdre son temps. Soupirant, Tristan avait laissé Muirgen et Haiken partir les premiers avant de finalement les suivre vers Poséidon.

Après le calme présent sur l'île de Circé, l'arrivée à l'entrée du Sanctuaire d'Athéna faisait l'effet d'une décharge sur les sens du Général de l'Hippocampe. De multiples Cosmos s'agitant dans toutes les directions, et pas des moindres. S'il reconnaissait celui de Poséidon sans le moindre doute, celui des deux autres Divinités l'accompagnant ne pouvait être négligé. Athéna et un autre Dieu. Héphaïstos, d'après les paroles d'un homme vêtu de noir que ses vents venaient de porter à ses oreilles. Ainsi qu'un autre Cosmos gigantesque, non loin d'eux... Qui pouvait bien émettre une telle énergie? Impossible de le savoir mais la curiosité gagnait indubitablement Tristan en cet instant. Dommage pour celui qui semblait l'affronter et qui ne tarderait pas à rejoindre les Enfers.

Des Guerriers aux origines différentes étaient présents en ces lieux. Dieux, Saints d'Athéna, Marinas de Poséidon. Un attroupement qui fatiguait déjà l'Hippocampe alors qu'il n'avait même pas encore pris la parole. Heureusement qu'une distraction inattendue devait lui rendre quelques forces. Mary, la Sirène Maléfique, venait de faire une entrée fracassante sur les lieux, usant d'un charme et d'une diplomatie qui lui étaient bien propres. Une scène qui lui rappela inévitablement sa rencontre avec les jumelles sur un quai, il y a plusieurs années de cela. Une rencontre où ce trait de caractère s'était immédiatement dévoilé à ses yeux. Mais l'heure n'était pas à la nostalgie et, après avoir laissé Héphaïstos et Mary terminer leurs échanges cordiaux, Tristan s'avança finalement aux côtés d'Haiken.

Seigneur Poséidon, je réponds moi-aussi à votre appel. Prêt à vous servir. Qu'attendez vous de nous?

Des mots simples pour ne pas interrompre trop lourdement les discussions que Poséidon avaient peut-être entamées. Sans oublier un rapide hochement de tête pour saluer les différentes personnes présentes, dont il ne connaissait que peu d'identités.


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Henriques


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 22 Nov - 6:42

Spoiler:
 


Comment ne pas y avoir songé avant? Il était évident que le Cosmos de trois dieux réunis en un seul et même lieu a un moment aussi tragique que celui que vivait le Sanctuaire, allait attirer tout les Chevaliers. Aussi, quelle ne fût pas la surprise d'Henriques lorsqu'il vit apparaître tour à tour d'autres Saints mais aussi presque autant de Marinas. Pour les avoirs vu combattre des Chevaliers Noirs, l'Enfant Prodige ne pouvait s'offenser pour l'instant d'une telle réunion.

Cependant, le ton était monté d'un cran. Poséidon rappela à l'ordre Yavin, le Saint du Lionnet. Il lui reprochait d'avoir été aussi irrespectueux envers Héphaïstos. Le Cosmos divin du Seigneur des Océans réduit en miette son armure. D'une certaine manière, Poséidon lui avait peut-être sauvé la vie du dieu des Forges, qui lui aurait pût se montré plus volcanique. L'heure n'était pas au combat. Un sombre stratagème se mettait en place, et la priorité était d'en découvrir le but ultime et l'instigateur.

Henriques sentant bien que l'instant était marqué par la pierre du destin se voulut muet et observateur. C'est ainsi que l'on glane toutes les informations nécessaires qui permettent de délier n’importe quelle énigme. C'est là, tandis qu'il suivait de près chaque nouvel arrivant, que son armure résonna en échos à l'appel d'Athéna. Celle qui se tenait maintenant auprès de sa statue. Les autres armures du Sanctuaire reçurent elles aussi cette signature.


Henriques, le Chevalier de Bronze de l'Hydre ne pouvait ignorer cet appel. Mais il resta perplexe.

(Qu'est-ce que cela?...Au bout du compte...Athéna est finalement tout en haut du Sanctuaire! ...Comment cela se peut?...Mais alors...Mashia?!!...) Vint alors une autre question, plus importante que les première selon lui, et qui déciderait de son avenir. (...Je ne comprends pas. Si Mashia est un imposteur, quel est l'intérêt donc de la ramener au Sanctuaire Sous-Marin?...Mais au vu de la mou du dieu des Océans, il semble aussi surpris que nous tous...Il n'empêche que cette Mashia doit avoir des choses à nous révéler. Je dois tirer cela au clair!)

C'est là qu'Henriques fût tiré de ses pensées. L'espace d'un instant, il n'avait plus prêté attention à son entourage jusqu'à ce que cette Marina l'invite à le suivre. D'abord circonspect, Henriques se résolut finalement à suivre cette invitation non sans avoir d'abord lancé une phrase à Angel qui se tenait juste près de lui.

"Ne tardes pas à me rejoindre. Il nous faut nous entretenir"

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Yavin


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 22 Nov - 12:23

    La sentence fut sans appel. Poséidon, qui ne respecta aucun écart de conduite, décida que la meilleure solution pour me rappeler à l'ordre était de réduire mon armure en miettes. Je vis les bulles arriver doucement vers moi, flottant légèrement, puis foncèrent en une fraction de secondes, me frappant de part en part. Les restes de la Cloth du Lionnet tombèrent à mes pieds, et je me retrouvais alors sans défenses. Je pouvais toujours me battre, mais sans armure, c'était presque du suicide. Tout ce que je pouvais faire alors était de me rendre compte de mon erreur et m'excuser péniblement, en commençant par mettre un genou à terre.

      - Seigneur Poséidon, Seigneur Héphaistos, veuillez excuser mon impertinence et mon manque de respect envers votre statut divin, cela ne se reproduira plus. Pour ma défense, la sécurité d'Athéna est ma priorité principale et je me suis laissé emporté. Je vous renouvelle mes excuses et me montrerais à l'avenir digne d'un chevalier d'Athéna, même si je ne pourrai revêtir mon armure pour un certain temps.


    C'est ça ouais ! Continue ma poule, on va finir par y arriver ! Comme personne ici n'avait l'air de s'en douter, j'étais toujours présent. Le pauvre petit Yavin avait retrouvé ses esprits, mais n'avait rien oublié de son combat contre la Lionnette. Maintenant, nous ne faisions plus qu'un, et étions capables d'avoir une conversation mentale. Tout était planifié. Pour le moment, mon double devait simplement rester lui-même, le jeune Saint fougueux et fervent défenseur d'Athéna. Pour obtenir du pouvoir, il fallait être prêt à se sacrifier, et à sacrifier ce qui nous est plus précieux.

    Je pouvais sentir l'âme de mon hôte crier, pleurer après la perte de son armure. La seule chose qu'il possédait, la seule chose qui était vraiment à lui. Toucher le fond pour remonter, c'était la meilleure voie pour s'endurcir, avoir une vraie personnalité et ne plus se laisser marcher sur les pieds. Il y était peut-être allé fort concernant Héphaistos, mais ça avait quand même marché. C'était dur, mais c'était la seule voie pour continuer. Je lui avais expliqué le plan, il avait approuvé. Maintenant il fallait s'y tenir.


    Les chevaliers arrivaient par paquets de douze. J'avais l'impression que tout le camp de Poséidon se tenait dans l'entrée de Sanctuaire. Et comme si cela ne suffisait pas, des autres chevaliers d'Athéna firent leur apparition, en la présence de Signun, le chevalier du Sagittaire qui m'avait donné courage pendant la première Guerre Sainte, et le chevalier Celsius des Poissons, qui m'avait impressionné tant par sa discipline que sa force incroyable.
    A l'époque, j'étais encore facilement impressionnable, donc je ne me fiais plus vraiment à cette image, même si leurs armures m'inspiraient respect, force et courage. Alors que je commençais à compter toutes les personnes présentes, je reçu un message assez étrange. Je savais de qui il venait, mais je me demandais surtout comment elle pouvait me faire parvenir ce message par ce biais.

    Alors comme ça, je devais me rendre au port. Cela veut sûrement dire qu'un bateau nous attendra là-bas pour nous emmener au Royaume de Poséidon. Protéger le Sanctuaire, oui je veux bien, mais je ne suis quand même pas si bête. Je n'avais pas le choix que de suivre Muirgen, elle tenait son ordre de Poséidon et il n'était pas dans mes intentions de créer un conflit. Il fallait remplir sa mission de chevalier pour lui porter secours. Avait-il prévu cela dans ses plans ? S'éloigner d'Athéna n'était pas vraiment prévu et allait nous pénaliser un moment, mais dans l'état dans laquelle elle était, il valait mieux la remettre sur pied.


Dernière édition par Yavin le Lun 3 Déc - 19:20, édité 1 fois
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Satine


Spectre Céleste
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 22 Nov - 22:41



La Rose se fane ...°~


D'un coup, j'ai un peu froid, et chaud en même temps. Mes joues s’empourpraient sans aucunes raisons apparentes si ce n'était la déconfiture que je venais de subir : un peu humiliée par le geste du Dieu des Forges, j'eus la désagréable surprise d'apprendre qu'il ne fallait pas trop lui chercher des noises à celui-là. Non mais sérieusement, il se prenait pour qui ce con ! Je crus un moment discerner dans son regard de braise, une lueur de malice. Moi, à terre, un peu hagard, je levais vers lui des yeux verts emplis de colère. Bon, j'avouais aussi que son répondant m'amusais beaucoup, mais quand même ! J'évitais soigneusement de me rendre encore plus ridicule. Le spectacle était finis, pour l'instant tout du moins. Car s'insinuait en moi, une réelle mauvaise humeur qui n'augurait rien de bon pour les autres. La mâchoire crispée par l'indignation, ce fut en maugréant dans ma barbe que j'acceptais l'aide de mon petit Poisson. Je me maîtrisais tant bien que mal de déverser sur lui toute ma frustration, mais après tout, il n'était pas là pour ça, et je lui devais bien un peu de reconnaissance pour les attentions qu'il me portait. Il était touchant, gueule d'amour.

Je lui offrais un pâle sourire tandis que les paroles du Dieu des Océans résonnaient dans ma tête. Le laisser tout seul ? Il en était hors de question ! Je m'apprêtais à émettre mon désaccord quand un étaux, brutalement, parut enserrer mon crâne. Grimaçant, il me fallut quelques instants pour que la douleur ne s'évanouisse complètement. C'était quoi ce bordel ? Pâle comme la mort, je me sentais en même temps fiévreuse et pas très bien. Encore des frissons. Faisant fi de tout cela, j'enroulais mes bras autour de moi pour mieux m'enfermer dans un drôle de mutisme qui ne me sied guère d'ordinaire.

Et là, ce fut le drame. D'un seul coup, il apparut dans mon champ de vision : Tristan. Stoïque, je fis mine de ne pas avoir remarqué cette expression narquoise que j'aurais eu bien envie d'arracher de son joli minois. Frissonnante, je le toisais froidement comme le ferais une bête sauvage avant l'attaque. Pourquoi une telle animosité envers lui ? Après tout, on s'était pas reparlé depuis ce fameux jour où j'avais appris qu'il fut l'instigateur du naufrage de l'Esperanza. Je lui en voulais toujours car à cause de lui, j'aurais pu perdre ce que je chérissais le plus ! Ma sœur ! Je me mordis la lèvres inférieure, en proie à un mal grandissant, bon Dieu ce qu'il faisait chaud ici, j'étais en sudation ! Pourtant, même après le départ de Monsieur chaud bouillant, je ressentais irradier en moi, une intense chaleur. Un peu perplexe, je déroulais mon châle carmin que je laissais un temps voler dans cette légère brise aux senteurs iodés. Ah... je me sentais un peu mieux. Mais maintenant que la peau de mon cou et de mon visage était tout à fait à l'air libre, les autres pouvaient voir sans mal les marques causées par ma malédiction. Les stigmates d'Hélios le fourbe. Cet enculé … ô pis merde, je blasphémais encore.

Tortillant nerveusement mes mains entre elles, je jetais des coups d’œil à notre Seigneur dans le but inavoué qu'il remarque le trouble chez moi. Qu'il descelle que sa décision me gênait. Je me mordillais les lèvres jusqu'au sang avant de m'immobiliser quand retentit la voix du Maître des Vents. Je ne pus m'empêcher d'éclater d'un rire sardonique, me foutant ouvertement de sa gueule. D'un pas mesuré, enjôleur, je m'approchais du général de l'Hippocampe pour planter mon regard dans le sien.

« T'es dur de la feuille Papy ? On doit rester dans ce coin pourri à surveiller ces cons qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez. Des tocards, tous autant qu'ils sont pour ne pas reconnaître leur propre Déesse ! Putain.»

Je soupirais pour davantage me pencher vers lui, jusqu'à ce qu'il puisse sentir la douce fragrance de mon parfum : mélange subtil de jasmin, d'épices et d'une... rose rouge accrochée dans mes cheveux écarlates. Mes yeux se plissèrent quand je lui glissais ces quelques mots.

« Hey, cela faisait longtemps, n'est-ce pas ? Quoi ? Six ans que tu m'as gâché la vie et qu'on ne s'est plus adressé la parole ?»

Je fis mine de rire joyeusement en voyant sa tête ! « Tu verrais ta tronche ! C'est... risible !»

Bon, j'allais peut-être un peu loin. Les poings sur les hanches, je penchais la tête sur mon épaule pour le regarder. Hm ! Peut-être qu'il finirait par remarquer les sortes d'écailles noires qui courraient le long de mon cou de cygne ? Ou alors en plus d'être sourd, il était aveugle ! Vraiment, fallait qu'il arrête la hm ...

Mon petit numéro fini, je tournais la tête vers Celsius agenouillé devant sa Déesse. Très touchant. Tant de loyauté me fendait le cœur ! Bah !
Une nouvelle bouffée de chaleur me tira une petite moue agacée. Faisant volte-face d'une manière très théâtrale, je virevoltais presque dans un déhanché provocateur jusqu'au jeune Saint. Une petite courbette plus tard, je le tirais à mon tour par le bras dans le but de l'éloigner. Je fis mine de ne pas être contente.

« Ce sont les ordres mon petit chat ! Je dois pas vous laissez approcher de votre Déesse. Oui, je comprends le dilemme, mais ais confiance en Poséidon, allons plus loin, à bonne distance, mais assez proche pour les voir, veux-tu ? »

Avant de partir, je lui fis un signe encourageant pour me suivre. Le cliquetis de mon armure accompagnait chacun de mes pas, avant que l'eau de plus ne s'écrase contre ma joue. Surprise, je lève les yeux au ciel, appréciant au passage la froidure de cette pluie fine. Je remarquais au dernier moment, l'autre fille aux cheveux roses qui escortait les Saints un peu plus loin. Je lui adressais un petit signe de la tête. Un vague sourire avant de reprendre mon masque de morosité. Nan, je me sentais vraiment pas bien. Et je restais là immobile sous cette averse. Ce ciel noir comme le manteau de la Mort. Cette pensée me fit frissonner.

L'idée ne me déplaisait pas.



=> [Topic à créer pour les généraux et les autres Saints paumés]

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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 22 Nov - 23:41

Le moins que l'on pouvait dire, c'était que les choses prenaient une tournure imprévue. De son magnifique regard émeraude, Angel suivait cette étonnante représentation. Nul ne semblait l'avoir remarquée. Au fond, cela n'était peut-être pas plus mal. La Souris se souvenait de sa traversée des Enfers quasi-nue, tout juste enveloppée de la cape de l'un des saints. Son âme aspirait à plus de calme pour faire la part des choses et comprendre ce qu'il se passait sous ses yeux. Julia n'était juste qu'une jeune femme perdue et manipulée comme les deux hommes en habit noir.

Pséma... Encore ce nom qui revenait. Le Bélier noir...

Mensonges. Tout n'est que mensonge avec deux grands absents Hadès et Odin ou plutôt Loki.


En effet, le mensonge était davantage l'apanage de ce mauvais plaisant devenu si malfaisant que les Ases avaient fini par l'enchaîner avec les entrailles de son propre fils que du divin borgne. Une barbarie digne des Olympiens. Pourtant tous n'étaient pas aussi mauvais que la perfide Eris ou cette espèce de brute balançant son marteau sur la malheureuse Sirène. Comment alors s'étonner qu'un tel monstre ne puisse connaître les faveurs de son sublime épouse ? Après tout, on avait jamais que ce l'on méritait. Gardant précieusement ses pensées pour elle, la blonde musicienne tendait l'oreille à Thalie.

Qui mieux qu'une muse pouvait l'éclairer et l'apaiser en cet instant. Son fil d'Ange et sa mémoire, grande ouverte, elle observait cette fille au regard perdu qu'était soudain devenue Athéna. Son regard ne pouvait se détacher de cette petite chose fragile laissant son oncle commander sa propre armée. Au moins, dans sa tristesse, une chose pouvait consoler la sainte de la Lyre en plus de la quasi-indifférence de la Sagesse qui semblait si absente. Le poison de Giudecca, la Colère Irraisonnée n'était plus en elle. Pour avoir affronter la reine écarlate, Bloody, Marie-Ange savait que jamais le venin de la Discorde n'aurait supporté un tel rassemblement, si appétissant pour ses désirs pervers. Si poison il y avait, ce n'était pas celui-là mais bien un autre, à moins qu'il n'ait changé. L'ennui était que seule une arme bien précise en viendrait à bout.

Balmung... La lame purificatrice de la douce d'Amour. Bloody Angel même toi le savait... Asgard... Les Enfers. Les seuls absents.

Angel avait des amis sur cette terre du grand nord, des amis qui lui avait montré ce qu'était le courage. Des brutes au coeur pourtant si généreux. La lame de Balmung était au poing de la déesse de Samiel. Elle l'avait vue briller dans la pénombre du Giudecca. Tant de pistes...

Elle entendit soudain Henriques l'inviter à la suivre. Un regard à la déesse et elle décida de le suivre. Deux divinités en tout points pareilles s'empoignant dans un monde en plein chaos lui apparurent soudain. Rêve et souvenirs entremêlés.

Roi de mon coeur, puisse cela ne pas se répéter. Ne pas se répéter, je n'ai pas l'arme salvatrice.

Et prenant sa décision, elle se tourna vers le Scorpion.

"Bardamu, seigneur du Scorpion, il est inutile que je reste davantage. Athéna ne s'oppose pas aux désirs de Poséidon. Aussi je préfère profiter de ce répit pour y voir plus clair et accepter l'invitation du chevalier Henriques. Ma place n'est pas au coeur de la bataille mais sur la scène des intrigues. Quelle que soit la place que vous choisirez, j'espère que jamais nous ne serons trop éloignés, maître des poisons. C'est avec joie que je vous retrouverai..."

Et se tournant vers Athéna, elle s'inclina avec le plus grand respect en une longue révérence avant de saluer d'un geste gracieux le dieu des Mers. Elle n'aimait pas trop l'idée d'être éloignée de sa déesse ou celle qui risquait de disparaître au Royaume Sous-Marin mais si elle souhaitait en apprendre davantage en faisant le point, elle y était bien obligée.

==> Entrée ~ Escorte portuaire - Henriques, Yavin, Muirgen-et...
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Dim 25 Nov - 16:50

Décidément, cela n'arrêtait pas. Tant d'allées et venues en plus des explosions cosmiques et des messages venant de tous côtés. Enfermée dans son mutisme, Erin se serait crue au confluent de nombreux cours d'eaux. La Nymphe se sentait étrangère comme détachée de tout. Tous ces sentiments contradictoires qui vibraient en tous sens. Ces passions et ces sensations qui se déchaînaient autour de la seule déesse de la Sagesse. Du moins, celle présentée comme telle lors de son arrivée. En effet, une autre femme, du haut de ce Sanctuaire de Grèce, se prévalait d'être l'incarnation de la déesse de la Guerre. Si elle en avait encore été capable, un soupir lui aurait échappait. Elle qui était Scylla avait eu l'impression de tomber en Charybde, un comble pour la Générale aux Six Monstres.

Son regard inexpressif balaya l'assemblée tandis que Juan prenait la parole. Etait-ce l'éloignement ou la présence de son dieu qui lui faisait cet effet mais c'était comme si tout venait de s'effacer sauf lui, inaccessible malgré la dévotion dont elle ne cesserait de faire preuve à son égard. Les sensations, le sentiments qu'elle avait cru vivre. En cette instant, la belle brune n'était pas plus émotive qu'une statue. Sa croix, la croix qu'elle devait porter depuis ses premiers pas en tant qu'aspirante à la Scale de la Nymphe des eaux, la perte de son humanité. Coquille vide de tout sentiment, de tout désir. Elle se savait frigide depuis des années et resterait sans doute totalement vierge jusqu'à la fin de sa vie. Ce n'était pas elle qui avait pris la puissance de Scylla mais Scylla qui était entrée en sa chair, arrachant morceau par morceau son humanité au point d'en faire cette femme dénuée de toutes sensations voire de certaines pulsions...

De l'eau, rien que l'eau, pure et insaisissable... A dater de ce jour où j'ai été digne de porter cette scale, mon coeur s'est totalement asséché de tout sentiment, ne restant que d'eau...

Pourtant, elle sembla un instant revivre sous les paroles de Poséidon.

" Je n'ai fait que mon devoir seigneur... Je ne vis que pour vous servir. "

Des mots dits sur un ton si doux, presque amoureux. Poséidon semblait être le seul capable de la faire vivre et vibrer hors des combats où la vie semblait reprendre en la jeune Belmont.

Le prix à payer...

Les paroles du chevalier de Belmont et de Malcom lors du dernier combat au beau milieu des ruines. Cela prenait maintenant toute sa réalité. La vie de le la Générale de Scylla serait marquée par la malédiction associée à son nom. Celui de la Nymphe sans amour qui tendit l'oreille aux paroles de Juan du Cocher noir. Cet homme était bon, elle l'avait ressenti au plus profond du combat mais maintenant, elle était vide, de nouveau si vide.

Le reste se passa si vite. Elle se contenta de répondre au dieu des Océans avant de se rendre là où il lui avait demander de se poster. Quelques mots pour l'Ebranleur du sol devant qui elle s'inclina avec tout le respect voulu mais aussi pour Juan.

" Bien seigneur, je ferai comme vous le souhaitez, nul ne viendra vous ennuyer. Au revoir, Juan du Cocher... J'ignore si nos routes se recroiseront. J'espère juste que vous resterez fidèle à vous même. " Puis, se retournant vers ses deux compagnons, elle acheva. " Bien allons-y. "

==> Halte ! Nul ne dérange Poséidon !!! [Mary, Haiken et ....]


Dernière édition par Erin le Lun 26 Nov - 13:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Dim 25 Nov - 20:26

:: La Promesse du Fer et du Sang :.

À voir sa silhouette s'éloigner, il sentit en elle cette profonde mélancolie. Il l'avait déjà sentie à l'occasion de ce qui s'était passé dans la Maison du Bélier. Plus il demeurait à ses côtés et plus il avait le sentiment de comprendre ce qu'elle avait au fond du cœur. Ou plutôt sur le coeur car de toute évidence, cela n'avait rien de joyeux ni d'enchanteur. Peut-être était-ce pour cela qu'il s'était naturellement rapproché d'elle. À sa différence, elle n'avait point d'hésitation à aller vers les autres, mais n'en était pas moins sur la défensive. Il en avait eu la preuve à l'instant quand il avait eu le malheur de mentionner sa soeur. Sans qu'il ne sache pourquoi, assister à une telle réaction lui donnait l'impression d'avoir vu quelque chose qu'il n'aurait pas dû voir. Prisonnière des ronces, le coeur bardé d'épines...

Une métaphore qu'il appliquerait volontiers à la Générale et qui trouvait dans ses pouvoirs une étrange résonance. Une fois de plus, celle-ci venait de se mettre en péril, vis-à-vis de l'un des membres de son propre camp qui plus est. La voir se comporter pareillement avec ceux-ci avait quelque chose de rassurant, mais il craignait pour elle ; à agir de la sorte, elle finirait fatalement par essuyer un retour de flammes. Bien que désormais auprès de sa déesse, il ne pouvait quitter des yeux la demoiselle, soucieux de son état de santé. Elle se portait comme un charme avant qu'elle n'arrive ici, et voilà qu'elle montrait à présent des signes de faiblesse. En sa qualité de maître des poisons, il y avait fort à parier que nul autre que lui ne s'en soit encore aperçu – hormis peut-être Poséidon, qui restait en retrait mais n'en était pas moins toujours présent.

Le doute l'avait envahi l'espace d'un bref instant. Celui de l'avoir empoisonnée.

Il avait veillé à prendre toutes les précautions de façon à ce que cela n'arrive pas, mais n'avait pu que s'interroger. Son esprit rationnel eut tôt fait de le raisonner. Si cela avait été le sien, elle serait déjà morte – ou peu s'en faut. Des désagréments si dérisoire n'étaient rien à côté des souffrances qu'elle aurait enduré si c'était le sien qu'on lui avait administré. Mais cela ne changeait rien au fait que ces troubles étaient préoccupants. Et tandis que la Sirène Maléfique revenait dans sa direction, le Chevalier des Fleurs se demanda quelle était la conduite à adopter. Son instinct lui disait de la soigner, son devoir et son bon sens de rester auprès de sa déesse. Néanmoins, il en vint à songer que si ce qu'il avait en tête pouvait fonctionner, cela pouvait s'avérer fort utile pour aider la Déesse de la Guerre à se rétablir. Non sans hésitation, il finit par murmurer.
Je reviens tout de suite. Veuillez me pardonner.
Quand Mary vint à le saisir, Celsius se dégagea de son étreinte. Ce fut ensuite à son tour de lui saisir le bras, à ceci près qu'il n'en resta pas là et lui fit faire volte-face afin de poser ses lèvres sur les siennes. Il s'était préparé à ce qu'un réflexe éventuel lui rende sa liberté avant qu'il n'en ait terminé avec elle et devait donc s'assurer qu'elle ne cille pas pour toute la durée de l'opération. Avoir pu la relever sans qu'elle ne lui fasse part de son mécontentement était déjà un miracle en soi. Le Saint des Poissons pouvait donc en déduire qu'elle refuserait son aide s'il la lui proposait directement. S'il l'avait pu, sans doute aurait-il opté pour une méthode plus conventionnelle mais il fallait agir et vite avant qu'elle ne s'en aille. Sa dernière tentative en date pour la déstabiliser s'était soldée par un échec.

Il lui faudrait donc se montrer plus efficace s'il voulait qu'elle se tienne tranquille et n'avait pour cela que peu de solutions. Le simuler plus tôt n'avait rien donné. Aussi n'avait-il plus qu'à lui donner un authentique baiser pour la prendre au dépourvu. Dans le même temps, il pressa les doigts contre sa chair et se mit à absorber le mal qui logeait dans son sang. Celui-ci faisait pâle figure face à son propre poison, mais encore fallait-il réussir à l'extraire. La fièvre tomba en un instant. Son était s'améliorait à mesure que Celsius la dépossédait de ses symptômes. Le Chevalier d'Or des Poissons n'était pas familier de telles pratiques, n'ayant eu que peu de temps pour s'y exercer. Il agissait cependant avec un certain naturel, des gestes experts venant appuyer sa démarche. Il se revoyait dans cette humble boutique, affairé du soir au matin à confectionner des remèdes. Ce n'était pas si différent.

Le but était toujours de venir en aide à ceux qui en ont besoin, et c'était clairement le cas de Mary à cet instant. Quand enfin il eut fini de drainer jusqu'à la dernière goutte de ce poison, il laissa à celui qui circulait dans la moindre parcelle de son être le soin de le dissoudre. Son venin était si corrosif qu'aucun autre n'aurait pu lui résister. Son teint pâlit un bref instant et il parut défaillir mais n'en fit rien en fin de compte. Il ne l'avait pas soignée pour lui infliger un tel désagrément. Cependant, il ne fallut pas longtemps au Roi des Ronces pour reprendre des couleurs et ainsi rassurer la Dame Rouge sur son état en cas de doute. Il éprouva pendant un bref instant l'ensemble des maux dont elle venait de se séparer. Rien qu'il ne puisse encaisser sans difficultés. C'était le moins qu'il puisse faire, à défaut d'avoir pu se battre.
Ne t'en fais pas pour moi. Le poison coule dans mes veines, je ne risque rien. Puis, après une courte pause et un regard envers Athéna. Je ne peux pas partir maintenant. Je te rejoindrai plus tard.
Ne venait-il pas de lui en faire la promesse ? D'un pas lent et mesuré, il se détourna d'elle non sans qu'une foule de questions lui traversent l'esprit. Qu'est-ce qui lui avait pris, bon sang ? Ce qu'elle venait de recevoir n'était rien de moins que son premier baiser. Jamais il n'aurait pensé un jour le donner, et encore moins le faire de la sorte. Oui, le Saint des Poissons admettait qu'il avait agi sans réfléchir et n'avait à présent plus qu'à se demander s'il en aurait des regrets. Ce n'était pas une si grande perte, à plus forte raison qu'il s'était juré de ne jamais tisser de liens. Cette abstention n'était que l'exact reflet de ce voeu silencieux, et sans doute nulle demoiselle n'en aurait-elle jamais profité s'il ne lui avait pas fallu en arriver à cette extrémité. Néanmoins, l'avoir fait sans son consentement était déplorable. Malgré ses efforts pour n'en rien montrer, Celsius était perplexe.

Il n'y avait dès lors plus qu'à souhaiter que sa charmante victime ne lui en tienne pas rigueur. Cela ne représentait rien, sinon une volonté sans faille de la protéger puisqu'elle ne semblait pas pouvoir le faire elle-même. Tout en lui n'était que poison, aussi ne devait-il pas hésiter un seul instant s'il pouvait y avoir recours pour une noble cause. Ses doigts fins effleurèrent une fois de plus le bandage qui ceignait son bras gauche depuis qu'il s'était retiré du tournoi. Avait-il bien fait ? Ou n'était-ce là qu'une erreur de parcours ? Une de plus... Perdu dans ses pensées, il retourna aux côtés de la déesse Athéna, non sans un discret regard pour le Dieu des Mers. Celui-ci lui avait semblé être dans un angle mort quand il s'était permis ce geste insensé, mais pour peu que cela n'ait point été le cas, quelle serait sa réaction ?
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Lun 26 Nov - 18:56

Bardamu avait observé tout ce petit monde et il avait vite conclu que la plupart de ses camarades faisaient peu de cas de la Déesse Athéna : ils passaient leur temps à penser à leurs petites intrigues débiles ; et les Marinas n'étaient pas en reste... Non vraiment, cette scène, cette situation avait quelque chose de surréaliste, comme si le Scorpion s'était dans une sorte de rêve absurde où rien n'avait ni queue ni tête.

Il tourna son regard vers Angel : elle avait vraiment l'âme d'une Saint d'Athéna digne de ce nom et aurait mérité sa place parmi les Douze. Il se demandait d'ailleurs sous quel Signe elle était née car pour revêtir une Armure d'Or bien spécifique, il fallait être natif du même signe que la Constellation protectrice.

La voix de Poséidon le tira de ses pensées. Avait-il bien entendu ? Le Seigneur des Mers désirait que les Saints se retirent ?! Non mais ça devenait n'importe quoi là ! C'était à Athéna de donner cet ordre, pas à lui !
Le problème était qu'on ne savait pas très bien si c'était la vraie Athéna qui se trouvait en ce moment même, parmi eux...

Morguienne, quelle situation confuse ! pensa-t-il, se prenant la tête entre les mains. Il n'aimait pas nager en eaux troubles et eût préféré une bonne petite série de combats contre des ennemis, bien réels ; ces intrigues divines à deux drachmes, ça n'était pas pour lui.

Poséidon ordonna ensuite à l'une de ses femmes-Généraux de le mettre dehors. Bardamu se raidit, prêt à la frapper si jamais il lui venait l'idée saugrenue de poser ses nageoires sur lui. Il darda sur elle un regard écarlate, le genre de ceux capables de provoquer des fuites rectales, et la belle Marina se sentit moins assurée. Elle choisit de se tourner vers le Chevalier d'Or des Poissons qui était toujours agenouillé devant la Déesse (bonjour les crampes !) puis s'en alla ensuite Dieu sait où. Le Scorpion lui fit un petit signe qui semblait dire "bon débarras !".

Puis il se concentra et sentit une activité cosmique intense du côté de la statue d'Athéna : un autre Cosmos divin s'y trouvait et, s'il ne se trompait pas, il appartenait à celui d'Athéna. Restait à savoir s'il émanait de la vraie ou de la fausse. Il décida d'en avoir le coeur net :

- Bon ben, il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, je vous laisse ! Ciao ! fit-il à l'adresse de l'assemblée tout en s'éloignant tranquillement de l'endroit.

Si Bardamu devait partir c'était seulement de son propre chef et non pas parce qu'une tierce personne lui avait donné l'ordre ! Il n'y avait qu'Athéna qui aurait pu le retenir mais cette dernière n'avait pipé mot depuis son arrivée. En supposant que ce soit bien la vraie bien sûr...

Arrow Statue d'Athéna
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Lun 26 Nov - 22:45

~~ L'Invincible Armada ~~


Le Dieu des Océans entendait sans vraiment entendre les personnes présentes autour de lui. Les yeux fermés, son cosmos disparut soudainement pour ne laisser qu'une légère pluie glisser sur ses joues dans un moment de plénitude. En fait, tous ses sens parcouraient les terres du Sanctuaire pour écouter tout ce qui se disait et ses yeux s'ouvrirent pour entendre enfin la réponse qu'il avait attendu, la faille dans le machiavélisme de ce plan apparaissait clairement dans son esprit mais ce n'était qu'une faille sur une armure bien solide. Il allait simplement usé de celle-ci pour confirmer sa décision ultérieure. Une aura azuréenne nimbait à nouveau ses épaules et la pluie semblait à nouveau danser autour de lui pour le vénérer.

Puis, reprenant son trident d'or, il se rendit compte que ses Généraux avaient tous suivi la plupart de ses ordres. Ses deux fidèles Généraux, Tristan et Haiken, le chevalier d'or des Poissons qui se lovaient dans les bras de la jeune Mary le fit sourire de façon énigmatique. Ce petit jeu allait devenir intéressant et les Poissons seraient la première prise du filet des passions et des colères les plus intimes de la nature humaine. C'est alors qu'il ressentit le message de son Général à Venise et une petit grimace marqua son visage au fur et à mesure de son rapport sur la situation là-bas. La paix ? Venise était plutôt le théâtre des apparences que le lieu d'une paix durable entre toutes les forces divines, son jeune Frère s'était encore montré bien naïf en la circonstance ! Une autre chose l'avait agacé pendant son voyage éthéré entre les mondes, le fait d'entendre un Marinas proférer des menaces à l'encontre de l'un des siens n'était pas permis dans le nouveau règne qu'il voulait mettre en place.
" Arjuna de Chrysaor, nous avons entendu votre message, nous vous envoyons des forces supplémentaires pour démêler les affaires à Venise. Sachez que vous aurez tout commandement sur place et qu'importe le rang de la personne qui se présente devant vous en mon nom, nous vous conseillons de rechercher cette table d'émeraude dans les plus brefs délais. Si le mythe d'Hermès Trismégiste est le même, cette table renferme les secret les plus anciens des dieux Egyptiens, il nous la faut pour rebâtir Atlantis. "
Poséidon regarda alors Mary en train de se retirer et il se rapprocha du Chevalier d'or des Poissons sans lui dire un mot de plus. Si cela était sa volonté de protéger Athéna, il n'allait pas l'en empêcher de toute façon mais bon, point trop n'en faut et le départ des autres chevaliers lui permettaient cette petite altération de son ordre précédent. Son but était tout autre, il fait quelques pas et entra directement en communication avec ses deux généraux, leur mission allait être d'importance dans les heures à venir. Sa main droite se posait sur l'épaulière du Dragon des Mers quand un message mental parcourut les esprits des deux soldats en qui sa confiance était totale pour cette tâche.
" Tristan, Haiken. Il vous faut partir sur l'heure pour les Caraïbes, la carte et les chemins vous sont donné. Il nous faut la Conque d'une manière ou d'une autre, je crains que le Masque est envoyé des forces aussi dans ce but, trouvez le fil d'Ariane, il doit être dans les ruines des Bermudes sans aucun doute... Cette mission doit restée confidentielle et je vous enverrai des forces supplémentaires en cas de danger ! Une fois fait, rejoignez moi à l'entrée du Sanctuaire pour la bataille finale ! Le sang coulera mes amis ! Sinon, Tristan, je t'informe que le Septième Général vient sûrement de se réveiller et il sera temps de le ramener à ton retour ! En effet, Mélisandre va s'occuper de forcer son éveil d'une manière ou d'une autre en ton absence... "
Un sourire en coin, il laissait ses deux Généraux repartir vers l'Atlantique Nord. Si les héritiers des deux plus puissantes familles atlantes pouvaient y arrivé, c'était bien ces deux là. Puis, il se retourna pour inviter Athéna à le suivre en lui insufflant de son propre cosmos. Une vague énergétique s'empara de tout son être pour la remettre sur pieds, il sentait bien que c'était plus le désarroi que l'envie de bien faire qui était la cause de cette chute étonnante de son cosmos divin. Cependant, alors que la Déesse se relevait de cette perte de confiance, son Oncle brandit son trident vers la côté en augmentant son cosmos à toute vitesse. Les flots semblaient se répercuter dans toutes la région, le ciel se chargeait d'une puissance nouvelle alors qu'une brume se levait dans l'horizon marin. De cette brume, des dizaines de navires de guerres se levèrent des profondeurs de la mer accompagnés de cavaliers aqueux qui frappaient de leurs sabots les crêtes des vagues. Des torrents de flammes accompagnaient certains navires fantômes détruits au cours des anciennes guerres.

Spoiler:
 

L'Armada était enfin en ordre de marche et le Dieu des Océans tendit son bras à la Déesse de la Guerre pour aller vers le navire amiral. Des chevaux venant des terres d'Avalon, guidés par e fidèle Morvac'h, arrivèrent à leur tour dans un hennissement qui fit trembler le sol aux alentours. Il invita la belle aux cheveux écarlates à monter sur son propre destrier en caressant l'encolure de ce dernier. C'était un rare privilège de pouvoir monter le cheval des mers le plus puissant du monde marin. C'est alors qu'il se retourna vers le chevalier des Poissons pour qu'il prenne à son tour un cheval de son choix. Mais, avant de partir, il concentra son cosmos vers l'ensemble des Marinas dans les environs et dans les autres mondes terrestres !
" Mary de la Sirène Maléfique, Erin de Scylla, vous êtes nommés Grands Amiraux de notre Armada, toute incivilité ou toute querelle partisane ne serait être toléré sous notre volonté ! Capitaines, Lieutenants et Marinas, nous vous ordonnons de prendre vos quartiers dans les navires de votre choix, et si des Saints veulent vous suivre à l'instar du Chevalier d'or des Poissons, ils seront considérés comme des invités à titre personnel ! Et... Nous le répétons, toute atteinte à l'esprit d'union dans la reconquête sera considérée comme relaps de votre serment à notre endroit, nous sommes désormais en guerre et les libertés anciennes que nous avons pu toléré ne le serons plus ! Pour finir, Dame Mélisandre, nous voulons vous voir immédiatement à nos côtés pour une affaire pressante et urgente ! Enfin, Entends nous Dame au sommet de ce Sanctuaire, nous te combattrons pour restaurer le bon droit de notre Nièce ! Chacun des chevaliers qui te suivent n'auront rien à craindre s'ils restent à leur place ! "
La voix de Poséidon s'était répercutée dans tout le sanctuaire d'Athéna. Tous les Marinas et Chevaliers avaient pu entendre son message et il ne faisait plus mystère de sa décision. Le temps était venu de partir vers Atlantis. Ses prunelles argentées observèrent encore une fois le ciel et il sentit que le Titan était lui même parti de ce champ de bataille, seulement quelques chevaliers l'avaient rejoints, cela était bien maigre pour rappeler les droits de celle en qui il croyait ouvertement. Mais à l'instar de la rose blanche et de la rose rouge, le combat serait impitoyable ! Le fer et le sang était sa promesse n'est-ce pas ?
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Haiken


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mar 27 Nov - 0:40

À peine Haiken était-il arrivé qu'il constata à quel point c'était le bazar en ces lieux. Mary qui cherchait des noises à une divinité, qui, selon les armes et armures qu'il portait serait Héphaïstos?

"Impossible! Il est censé être super moche, le seul Dieu immonde de l'Olympe!"

Le Général du Dragon des Mers n'était pas un grand connaisseur en Mythologie grecque. De même, avant qu'il ne se perde au fin fond des océans, il n'avait même jamais entendu parler de ces divinités. Mais il savait que le Dieu de la Forge était réputé dans les histoires, que son mentor Aménophis lui avait raconté, d'être un forgeron hors paire, laid comme pas deux et cocu de surcroît. De quoi être coléreux.

Le Dieu n'avait pas aimé entendre les mots que Mary avait proféré, et d'ailleurs qui aurait aimé?. Il se vengea, avec un petit tour, rien de grave fort heureusement.

Mais après le départ du Forgeron de l'Olympe, Poséidon, jugeant probablement que trop de monde tournoyaient autour d'eux, demanda à ses Marinas d'empêcher quiconque de s'approcher de la Déesse Athéna. Haiken se demandait comment ils leur seraient possibles d'empêcher les Saints de rejoindre leur Déesse, ne serait-ce que pour assurer sa protection.

"Il en a de bonnes lui vraiment!"

Haiken pestait intérieurement. L'ordre ne lui plaisait guère, mais que pouvait-il faire? Mais il ne réagissait pas en voyant le Chevalier des Poissons s'agenouiller devant la Déesse de la Sagesse, lui disant qu'il resterait auprès d'elle. Le Général du Dragon des Mers ne se sentait pas d'humeur à l'empêcher de rester auprès de sa Déesse, quoi de plus normal après tout? Ann ou Mary, devant un tel ordre provenant d'un autre Dieu sauraient remettre à sa place quiconque les en empêcheraient.

Et ce fût cette même Mary Red, toujours dans les bons coups, à arracher le Chevalier au cheveux couleur de sang, et de le traîner avec lui en arrière. C'est alors que le Chevalier d'Or embrassait la Marina, laissant Haiken prit au dépourvu. La réaction de Mary était elle aussi assez inattendue. Le Dragon des Mers aurait pensé que cette dernière se serait débattu puis retourner contre celui qui avait osé toucher ses lèvres avec les siennes. Cependant, rien, elle partit tout simplement, laissant le Chevalier d'Or reprendre sa position.

Haiken se postait derrière lui, obligeant alors le Chevalier à se retourner vers lui. Avec ses yeux cachés sous son casque, Celsius ne pouvait ne serait-ce que lire les intentions du Général, qui se tenait immobile devant lui, les bras croisés. Finalement, Haiken s'adressa au Chevalier.

- Je n'ai pas l'intention de t'empêcher de rester auprès de la Déesse Athéna Chevalier, malgré l'ordre de Poséidon. Mais je te demanderai de ne pas les interrompre.

Les deux hommes étaient maintenant immobiles, alors que les divinités pouvaient enfin parlementer sans que personne ne puisse les gêner.

Malgré cela, le flux de personnes venant et partant était de plus en plus grand. Tristan arriva finalement. Il avait été tellement lent que Haiken pensait que ce dernier s'était perdu.

Finalement, l'ordre de Poséidon les interpella à lui et au Général de l'Hippocampe. Ils avaient une nouvelle mission et cerise sur le gâteau, il était fort à parier que de nouveaux combats auraient lieu. Cela laissait le Général du Dragon des Mers ravi. Il n'avait plus participer à un bon combat depuis bien longtemps. Il interpella mentalement son compagnon.

"On y va Tristan! Si jamais t'as Huit sous la main, ce serait une bonne idée de le ramener, on risque d'avoir de la compagnie!"

Haiken se préparait à partir finalement. Mais avant, il se dirigea une dernière fois vers le Chevalier des Poissons.

- Désolé Chevalier mais j'ai bien peur que je ne dois te faire faux-bond. J'espère que je n'aurais pas à regretter à te laisser seul avec Poséidon. Au faite, je m'appelle Haiken! Je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression qu'on se reverra très bientôt.

Haiken et Tristan se réunissaient alors, échangeant quelques morts et partant pour les Caraïbes, lieu de leur prochaine mission.


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Celsius


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mar 27 Nov - 11:52

:: La Promesse du Fer et du Sang :.

Poséidon avait parlé. L'état d'alerte venait d'être déclaré. Le Chevalier d'Or des Poissons n'avait pas compris l'entièreté de ce qui était en train de se passer, mais nul doute que tout trouverait une explication en temps voulu. C'était probablement à cela qu'Amphitrite faisait référence des années auparavant. Fébrile, il sentit un frisson courir le long de son échine, subjugué qu'il était par ce spectacle mirifique. L'Empereur des Mers y avait mis les formes au moment de décréter qu'ils arpenteraient désormais le sentier de la guerre. La formidable collection de vaisseaux de guerre qui venait de défiler avait piqué au vif son intérêt. Une flotte aussi colossale promettait des ravages que rien ne pourrait réprimer. Ces bateaux étaient dérisoires face à l'exceptionnel pouvoir du cosmos, mais l'ampleur du phénomène n'en était pas moins impressionnante.

Dans sa contemplation, il faillit perdre de vue l'état de santé préoccupant de la Déesse de la Guerre. Celle-ci semblait avoir peine à se relever, non pas de ses blessures mais d'une fatigue physique et mentale qui l'avait terrassée. Ne rien pouvoir faire pour la délivrer de sa léthargie l'accablait, mais devait-il pour autant prendre le risque de la purger de son venin ? Cela pouvait avoir des conséquences désastreuses. Ce ne serait pas la première fois que le poison d’Éris se révélerait contagieux. Il devait garder l'esprit clair, car ce n'était pas en succombant à l'emprise de ce dangereux poison qu'il serait d'une aide quelconque à sa divinité. Celsius savait son sang capable d'annihiler toute nuisance née de la main de l'homme, mais pouvait-il être si confiant face à un produit de divine provenance ?

Le Roi des Ronces avait eu tout le temps de reprendre son calme. Mary n'était plus là, le calme était retombé. Nombre de questions au sujet de la demoiselle hantaient encore son esprit mais il avait d'autres problèmes à régler dans l'immédiat. Il ne pouvait se résoudre à abandonner sa déesse alors qu'elle avait ployé le genou sous le poids de l'affliction. Cette épreuve était dure à vivre pour elle, cela ne faisait aucun doute. S'il pouvait au moins la soulager d'une partie de son mal-être, il ne pourrait que se sentir mieux à son tour. Sa main approcha de la sienne pour lui offrir un zeste de réconfort mais aussi pour sonder son organisme afin d'y relever les traces éventuelles d'une telle infection. Prudence était de mise... Au premier faux pas, il aurait perdu la raison.

Il n'eut pas le temps de commettre cette erreur. Poséidon s'était dirigé vers lui avant qu'il n'ait pu s'en rendre compte. Le regard que celui-ci avait posé sur lui ne lui plaisait pas, énigmatique au-delà de tout ce qu'il avait connu jusqu'alors. À contrario de celle d'Athéna, son aura n'avait rien d'apaisante : elle était écrasante. Semblable à une vague qui écrase tout sur son passage et ne laisse derrière elles que des ruines. Il s'efforça de ne pas ciller, le Dieu des Eaux lui ayant fait l'honneur de lui permettre de rester. Tous n'auraient pas eu cette même chance. L'essentiel était qu'il puisse veiller sur la déesse Athéna – ou plutôt son hôte tant son corps semblait alors dépourvu de toute essence divine. Qu'avait-on pu lui faire pour qu'elle fasse montre de pareille faiblesse ?
Merci pour votre hospitalité.
Toute aide était bienvenue en cette période de crise, mais quelle preuve avait-il que ce n'était pas là un cadeau empoisonné ? Une telle générosité était louable mais il avait peine à croire en un Dieu qui était autrefois leur ennemi. Son ambition le mèneraient inéluctablement à récidiver et il ne pouvait que songer que ce moment de faiblesse était parfaitement adapté pour étendre son règne. Néanmoins, comme il ne s'était pas privé de le mentionner, son armée et lui-même devaient tout d'abord partir à la conquête de ce qu'on leur avait dérobé. Si menace de sa part il devait y avoir, elles ne viendraient qu'ensuite. Pour l'heure, le considérer comme un allié et le croire dénué d'arrière-pensée. Négligence, pourrait-on dire, mais refuser cette main tendue qui était aussi la seule à l'être risquait fort de les condamner.

Dans leur situation, ils n'avaient pas d'autre choix que d'accepter sans se soucier des éventuels poignards cachés dans l'ombre. Dès que le Souverain des Mers eut donné ses ordres, il s'empara d'un cheval par la bride – une fois de plus en regrettant de laisser Athéna derrière lui. Mais son oncle semblait avoir à lui parler et ne pas apprécier l'idée qu'il demeure auprès de sa déesse au moment de s'entretenir avec elle. Plutôt que de rester à patienter inutilement qu'il en ait terminé, il voulut partir à la recherche de Mary. Celle-ci semblait bouleversée après qu'il lui ait donné ce baiser, à tel point qu'il en viendrait presque à le regretter. Cette sensation était toujours gravée en lui.

Même si elle n'avait rien dit sur le moment, peut-être pour ne pas lui causer de tort, il était possible qu'elle en garde une certaine rancoeur. Le sens de l'honneur l'exhortait à assumer ses actes même si représailles il devait y avoir. Ce ne serait certainement que justice après s'être permis tant d'audace. La Sirène Maléfique était une fière amazone, une guerrière des plus farouches. En l'approchant par ce biais, il risquait aussi bien de mettre à mal sa réputation que de s'attirer ses foudres. Bien que l'urgence ne lui ait pas laissé la chance d'y songer aussi librement qu'il l'aurait voulu, il aurait tout de même pu s'en douter. Chacun de ses actes devait être assumé, chacune de ses fautes expiée. Et la générale serait seul à en décider. Ce fut à cet instant qu'un autre guerrier des profondeurs vint dans sa direction, sans avoir de sa présence fait part au préalable.

À sa demande, il se contenta d'acquiescer : il n'avait point l'intention de les interrompre. Tout au plus désirait-il garder un oeil sur elle pour être certain que son état ne se dégraderait pas au-delà de ce à quoi il avait assisté. Malgré le cosmos insufflé par Poséidon, elle demeurait extrêmement faible et n'entendre mot de sa part n'était pas pour le rassurer. Il prit une fois de plus le parti de lui faire confiance à ses risques et périls. Ses pensées se tournèrent alors vers Mary et il se mit en but de la retrouver avant le moment du grand embarquement. Il avait plus à gagner à effectuer la traversée à son côté qu'à se contenter d'une compagnie dont il n'aurait rien à apprendre. Ne pouvoir lire le regard du haut-gradé était déstabilisant mais il s'efforça de rester de marbre. De son nom, il prit bonne note et lui donna le sien.
Celsius. Celsius des Poissons.
Dès que le Dragon des Mers se fut retiré, son attention revint vers la femme pirate. Tandis qu'il choisissait une monture, la pensée lui traversa l'esprit qu'il lui en faudrait une à elle aussi. Le Gold Saint en entraîna donc un second un plus du sien vers l'endroit où s'était retirée la Sirène Maléfique. Impossible de savoir à quoi elle pouvait bien songer mais il pouvait tout du moins attester que cela n'avait rien de joyeux. Son cosmos était empreint d'une tristesse on ne peut plus profonde quand elle l'avait quitté, et il craignait fort d'en être la cause. Et plutôt que de l'abandonner à ses démons intérieurs, il s'était mis en but de la retrouver afin de s'assurer qu'il ne lui soit rien arrivé. Suivi de près par les deux destriers, le Chevalier des Poissons n'eut plus qu'à se fier à sa signature énergétique pour retrouver sa trace.

Ses investigations furent de courte durée. En si peu de temps, elle n'avait pas pu aller bien loin et la rejoindre ne lui demanda aucun effort. Malgré des efforts évidents pour sécher ses pleurs, il devina plus qu'il ne sut qu'elle venait de pleurer. La pluie dissimulait ses larmes mais n'avait pas refermé la blessure au fond de son coeur. Avoir à se dire qu'il en était probablement le seul responsable le fit culpabiliser mais il ne fit rien qui puisse le laisser supposer. Le Chevalier d'Or était à nouveau maître de ses émotions, et avait en conséquence repris ce stoïcisme qui le plus souvent le caractérisait. En outre, comme il se l'était mis en tête avant de venir à sa rencontre, elle ne manquerait pas de le lui faire savoir s'il avait commis l'impardonnable. Il trouvait à vrai dire plus dérangeant de la voir si passive que de subir son courroux.
Je crains que tu ne doives encore me supporter. Je viens avec vous. expliqua-t-il simplement.
Après s'être assuré que nul ne pourrait l'entendre, il s'approcha d'elle et détailla chacun de ses traits du bleu de glacier de son regard. Ce dernier semblait être fermé à toute émotion comme à son habitude, mais y dansait un étrange éclat que nul n'aurait su identifier. Pas même lui. Un soupir presque inaudible franchit la barrière de ses lèvres alors qu'il lui tendait les rennes de sa monture d'une main assurée – bien plus qu'elle ne l'aurait été une poignée de minutes plus tôt pouvait-elle en déduire. Les rôle étaient à présent inversés. À croire que ce baiser avait permis au Gold Saint de la délester de son courage pour le faire sien. Pour autant cela ne lui convenait pas, et il n'avait que trop hâte de la voir reprendre du poil de la bête. Son énergie habituelle lui avait réchauffé le coeur au moment où il en avait le plus besoin et lui seyait trop bien que pour qu'elle l'abandonne aussi facilement. Une phrase lui fut murmurée à l'oreille sans qu'elle puisse en ignorer le sens.
Je ne te laisserai pas disparaître.
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Shion


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Mer 28 Nov - 23:15

Arrow Un Moment d'explication

D'un pas rapide et décidé, Shion avait quitté ses trois compagnons pour retrouver sa Déesse. Signun, le Sagittaire, lui avait fait comprendre sans l'ombre d'une hésitation qu'il croyait en celle qui se trouvait au sommet du Sanctuaire, à l'heure actuelle. Il était allé la rejoindre au sommet, avait pu discuter avec elle et en était revenu sans le moindre doute. Comment était-ce possible? Se pouvait-il qu'il ait décidé de refuser un ordre direct de sa Déesse, il y a quelques minutes? Non. Il ne devait pas, ne pouvait pas douter. Il devait croire en sa décision. Suivre son instinct. Et s'il se trompait, alors la Sagesse comprendrait sans nul doute sa décision. Il avait été à ses côtés à plusieurs reprises, l'avait accompagnée dans de nombreuses négociations, et avait même été le témoin - pour ne pas dire victime - des affres de la Discorde sur Athéna. Non. Il se souvenait aussi de cette époque où il avait rencontré Mashia, avant même qu'elle ne devienne le nouvel hôte de la Sagesse. Non. Il connaissait mieux que beaucoup Athéna. Il devait se faire confiance.

Sa Pandora Box sur le dos, le corps du Grand Pope dans ses bras, Shion arriva finalement aux abords des lieux où se trouvaient Athéna et Poséidon. La pluie ruisselait sur son visage et ses vêtements étaient trempés mais le Bélier se stoppa pourtant quelques instants pour observer la scène qui se déroulait sous ses yeux. Nombreux étaient les combattants présents, Saints et Marinas. A croire d'ailleurs que l'ensemble des troupes du Dieu des Océans était venu au Sanctuaire pour répondre à son appel. Pourquoi un tel rassemblement de troupes? D'ordinaire, le Chevalier d'Or se serait demandé s'il ne s'agissait pas là d'une quelconque fourberie. Mais aujourd'hui, il préférait faire confiance et croire en une volonté de souder cette alliance conclue un peu plus tôt. Une volonté de protéger Athéna compte tenu des derniers évènements.

Reprenant sa progression en direction des divinités, Shion eut la surprise d'apercevoir plusieurs Marina le dévisager, comprenant rapidement que les lieux étaient dorénavant sous la protection de Poséidon. Ravalant rapidement un sursaut de fierté mal placée, Shion leva sa main à laquelle se trouvait l'anneau que Poséidon lui avait offert, témoignage de son lien avec le Sanctuaire Sous-Marin, et de son laisser-passer. Quelques secondes d'observation, et la garde le laissa finalement passer sans broncher. Soulagement pour le Premier Gardien qui, s'il n'avait pas prévu, de toute façon, de faire demi-tour, se voyait satisfait de pouvoir éviter un affrontement inutile.

Faible mais présente, Shion ressentait l'aura de sa Déesse tel un fil rouge qui le conduisait jusqu'à destination. Et malgré la pluie battante, le Bélier ne ralentissait pas, désireux de retrouver la place qui était sienne. Jusqu'à ce que soudain, le Cosmos de la Sagesse se retrouve éclipsé par une poussée de Cosmos en provenance de Poséidon, alors que, face à lui, apparaissait une armée de navires à vous couper le souffle. Un instant ébahi par ce spectacle peu commun, le Bélier reprit rapidement ses esprits comprenant que l'heure du départ approchait pour Poséidon et son armée. Attendant que la voix de ce dernier ait fini de retentir, Shion s'arrêta pour appeler à haute voix:

Déesse Athéna! Je suis revenu comme je vous l'avais promis. Toujours à vos côtés, prêt à vous protéger. En tant que Premier Gardien de votre Sanctuaire. Même si je crains d'avoir échoué dans une de mes tâches...

Jetant un regard attristé en direction du corps du Grand Pope, Shion reprit:

Poséidon, Dieu des Océans. J'ai suivi votre conseil, je vous ai fait confiance. Laissez moi vous accompagner et rester aux côtés de ma Déesse. Ma décision est prise.
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Beshter


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Jeu 29 Nov - 23:14

~ Sur ses gardes ! ~
Arrow Un Moment d'explication

Apparaissant dans le sillage de son Mentor, le jeune homme sentit un poids sur ses épaules alors qu'il venait d'arriver devant le Dieu des Océans. Ses lèvres étaient sèches de peur et d'excitation en même temps, il s'agenouilla alors derrière son Maître en attendant ses ordres. Les regards des autres Marinas sur sa personne le mettaient mal à l'aise mais il n'était pas chevalier après tout, rien ne pouvait laisser supposer ses véritables capacités à l'heure actuelle. Ses sens se portèrent alors vers une douce lumière qui brillait devant lui à travers les nuages de ses pensées les plus obscures, il n'était plus qu'une danse légère entre ses mains. Ses yeux se fermèrent alors que les gouttes d'eau parcouraient son visage dans tous les sens.

Alors que les évènements se précipitaient, Mü ouvrit les yeux de stupeur, en voyant une gigantesque flotte qui sortait des flots. Bon dieu ! Mais qu'est ce qui permettait de faire ce genre de trucs ? Poséidon certainement mais bon, cela interrogeait le jeune homme sur les choix de son père pendant un bref moment. Mais bon, il ne comprenait pas forcément tout des choix de sa famille et il vit ainsi des cosmos iodés qui volaient en direction des navires. Le temps de l'embarquement était venu et la question se posait de savoir s'il pouvait aller dans cette direction.

Notons qu'il vit une rose sur le sol, il la prit entre ses mains pour l'observer. Un sourire aux lèvres, il la reposa sur une flaque d'eau qui déborda subitement avec un torrent d'eau qui sortit de nulle part. Un peu surpris, le jeune apprenti tenta de reprendre la fleur qui partit vers les profondeurs du monde marin. Ce message était clair pour lui, c'était le chemin qu'il devait accomplir dans les jours à venir. Puis, il attendit le moment du départ pour les serviteurs d'Athéna, enfin de cette Athéna s'il avait bien tout compris. Comme aux temps anciens, Poséidon et Athéna se retrouvaient sur cette colline où était né un olivier et un source d'eau douce. Mais, cette fois, aucun affrontement, juste du respect mutuel pour la Dame qui avait toujours veillé sur l'Humanité dans ses plus belles comme dans ses plus tristes heures. Qui ? Pourquoi ? Comment ? Il ne pouvait encore y répondre, Dohko avait eut toutes les informations nécessaires pour agir dans les heures à venir... Puissent les Dieux entendre ma prière ! Oh athéna ! Retrouvez votre grâce par la gloire des seigneurs anciens...



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Aurore


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Ven 30 Nov - 13:06

=> Temple du belier





Mélisandre avait ralentie le pas pour mieux observer tout ce qu’il se passait en bas. Tout ce monde qui affluait au sanctuaire d’Athéna et tout ça pour un simple dédoublement… Non mais, Poséidon avait-il eu raison de conclure l’alliance si tôt ? N’aurait-il pas fallut attendre un peu ? Enfin, il n’était pas non plus sensé savoir qu’Athéna allait nous faire sa jolie représentation de magie ! Les marinas étaient vraiment tombés au mauvais moment, quelques jours voir quelques moins de plus n’aurait pas été mauvais et les saints auraient, enfin ça c’était moins sur, réglés leurs problèmes !

La dame aux papillons reprenait peu a peu des forces et voyant que touts les marinas qu’elle avait vu arriver au sanctuaire un peu plus tôt étaient a l’entrée, puis d’une seule pensée, elle rappela tout ses papillons. Tous revinrent et se reposèrent sur l’armure sauf le petit noir qui s’incrusta dans la peau de sa nuque tel un tatouage. Il ne manquait qu’un papillon d’or sur son armure et petit à petit alors que les trois autres brillaient, un nouveau papillon d’or réapparu sur son armure. Tous étaient de nouveau présent et même si Mélisandre était encore un peu faible par rapport a d’habitude elle était heureuse de voir que tout son petit monde était là, prêt à l’aider.

Retirant son masque d’or, la marina pu apprécier l’air frais et salin de la mer non loin. Ce fameux masque lui avait été offert par Amphitrite lorsqu’elle la désigna messagère des flots et elle se devait de le porter lorsqu’elle parait délivrer un message. Maintenant que cela était fait, devait elle continuer a le porter car après tout il lui servait bien pour cacher sa véritable identité et tout le monde se souviendrait de cette armure noir et or ainsi que ce visage d’or, c’est tout. Mais ce n’était plus l’heure des questions car la voix de Poséidon résonna, il voulait la voir. Mélisandre n’avait plus qu’a espérer qu’il le fasse partir d’ici, et vite.

Beaucoup de monde était encore présent, des saints en majorité, il y avait là Shion, l’ « ami » du peuple des mers ainsi que l’autre idiot qui l’avait prise pour une moins que rien un peu plus tôt. Mélisandre ne connaissaient pas les autres a par peut être Héphaïstos, facile a reconnaitre. Sans chercher à se mêler aux autres la marina se déplaça pour se mettre derrière Poséidon à juste quelques pas et sans un mot l’un des papillons sur ses chevilles se réveilla pour aller se poser sur l’épaule de son seigneur et ainsi lui laisser un message mental.

    *Comme vous me l’avez demandé, je suis ici et attend vos ordres.*

Elle avait fait bref car elle souhaitait quitter cette terre au plus vite. D’ailleurs Mélisandre n’avait aucune idée de ce que lui préparait Poséidon mais tant que c’était loin d’ici, elle s’en réjouissait !

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Signun


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Ven 30 Nov - 15:33

=> Un moment d'explication

Le chevalier aux ailes d'or arriva quelques instants après Mü, l'apprenti du saint du bélier. Contrairement à son confrère, il portait belle et bien son armure sur le dos, indiquant qu'il était là pour son devoir et non pour une décision qu'il trouvait de toute manière contestable.

Il regarda tour à tour chaque personne présente, s'attardant légèrement sur l'autre Athéna. A la voir, il était facile d'être trompé étant donner que son apparence physique était en tout point semblable à la véritable déesse, si bien qu'il faillit se mettre à genoux devant elle et lui prêter allégeance. Mais bien vite Signun se ressaisit en se rappelant qu'il avait une mission à accomplir, enfin, c'était plus une résolution qu'autre chose, mais il prenait à cœur de tenter de ramener le plus de chevalier d'or au Krusos Sunagein.

Il trouva également étrange de voir autant de marinas présent en ce lieu, mais en même temps, cela devait plus être par soucis de pratique et de logistique qu'une quelconque tentative de soulèvement : après tout, ils étaient tous autour de leur dieu et ce dernier aurait plus de facilité pour donner ses ordres. Soit, le saint s'approcha de Poséidon en s'inclinant respectueusement devant lui.

    " - Divin Poséidon, dieu des Océan. Bien que j'aimerais longuement vous remercier de l'aide que vous nous avez apporté lors de cette bataille, je dois vous demander de Pardonner mon arrivée un peu impromptue alors que vous désirez certainement vous entretenir avec vos combattants. Cependant, je ne le fais pas sans raison, car je me dois d'avoir une discutions avec Celsius des Poissons. "


Même si cela pouvait paraître légèrement irrespectueux, le sagittaire n'attendit pas la réponse de la divinité pour rejoindre son homologue protecteur de la douzième maison. Pour la plupart des éveillés présents, on aurait dit que le saint ailé s'était téléporté auprès du chevalier d'or. Mais la vérité fut tout autre, il s'était juste déplacé à une vitesse légèrement supérieur à celle de ses homologues, ce qui donnait cette illusion d'optique.

Signun le regarda, tentant de deviner s'il avait déjà prit une décision vis-à-vis de cette Athéna qui se trouvait à quelques pas de leur position. Il craignait que la corruption l'aie atteint, mais en même temps, il se souvint de sa réaction quand il fut dans le temple du bélier par rapport à Tokuza. Son agressivité vers le chevalier noir fut compréhensible, maintenant, est ce que de telles pensées lui avait fait croire que la Athéna au niveau de la statue était pour lui une fausse. Ça restait à voir.

    " - Celsius, est ce que toi aussi tu vas ignorer l'avis de ton armure qui a certainement vibrer en réponse du cosmos d'Athéna ? Est ce que toi aussi tu compte décliner son invitation à ce qu'on se rassemble autour d'un krusos Sunagein ? "


Ses paroles étaient comme inquisitrice et tentaient légèrement de le faire culpabiliser. Mais c'était plus à cause d'une certaine tension liée au risque de division au sein de la chevalerie du sanctuaire plutôt qu'à sa propre volonté de vouloir sembler ainsi pressant après de son homologue.

    " - Néanmoins, si tu compte suivre celle qui se trouve à quelques pas de nous, je ne te retiendrais pas pour la seule raison que je peux le comprendre : elles se ressemblent tellement toutes les deux que j'ai failli revenir sur ma résolution. Mais je ne le peux, j'ai promis à celle qui se trouve près de la statue de faire passer le message à tous les chevalier d'or présents au Sanctuaire. "


Quand il parlait de ressemblance il fit référence au fait que les deux "Athéna" se ressemblaient physiquement au point qu'on pourrait croire que les hôtes étaient issue de jumelles. Mais la vérité devaient être tout autre et l'une des enveloppes charnelle, celle de l'avatar d’Éris, devait-être une copie crée par une alchimie que seuls les dieux connaissent.

    " - Je vais cependant te dire les mêmes paroles que j'ai dis à Shion ici présent quelques instants plus tôt : cette réunion est une opportunité pour nous de prouver qu'on est ensemble. Je pense que nous devrions éviter de nous éparpiller. "


Voilà, il avait dit ce qu'il avait à dire, et ce quelque soit la décision de Celsius. Enfin, il lui restait encore une dernière chose à demander, mais ces paroles ne s'adressaient pas spécialement au maitre des roses, mais bien à l'ensemble des personnes présentent.

    " - Par contre, j'aimerais pouvoir emporter le corps du Grand Pope avec moi, ainsi que savoir où se trouve Tokuza. Nul doute que certain d'entre nous souhaiteraient l'interroger. "



Dernière édition par Signun le Mar 4 Déc - 16:22, édité 8 fois
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Celsius


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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Ven 30 Nov - 21:33

:: La Promesse du Fer et du Sang :.

Au moment où ils se préparaient à partir firent irruption les gardiens de la première et de la neuvième maison. Une arrivée inattendue mais qui ne fit que conforter l'opinion du Roi des Ronces. il avait pris la bonne décision, il en était certain désormais. Des Saints s'étaient bien sûr regroupé auprès de cette Athéna, mais combien l'Autre pouvait-elle déjà avoir de partisans ? Ainsi, il ne pouvait qu'apprécier de voir ses semblables se prononcer en sa faveur, eux qu'on disait plus avisés que quiconque. Cela lui rendit quelque peu de son assurance, mise à mal par la froideur avec laquelle Mary avait accueilli ses dernières paroles. Malheureusement, l'homme aux ailes dorées n'était pas venu pour se joindre à eux. Ainsi donc, après avoir voulu lui amener Tokuza, il prenait parti pour elle ? Le Roi des Épines ne pouvait lui en vouloir, mais son attitude avait de quoi surprendre. Il écouta patiemment ce qu'il avait à dire et attendit qu'il en ait terminé pour lui répondre.

Sa main effleura son plastron, lequel lui répondit en émettant une douce résonance. Si cinglant qu'ait été son refus, celui-ci n'avait pas daigné le quitter. Pas plus que le reste de son armure. C'était sans doute à prévoir s'ils étaient catalogués comme des rebelles, mais elle lui serait en tout cas restée fidèle jusqu'à la fin. Ses pupilles d'azur se portèrent ensuite sur la Déesse de la Guerre légitime, celle qu'escortait Poséidon en ce moment même. Son état d'esprit était depuis resté inchangé. Ce n'était pas avec de si faibles paroles que son égal réussirait à le convaincre. Le voir se démener de la sorte pour restaurer un peu d'ordre dans ce Sanctuaire dévasté lui fit de la peine, mais il s'efforça de n'en rien montrer, comme à son habitude. Ce fut avec une voix calme et détachée qu'il s'exprima en ces termes :
Ouvre les yeux, Signun. La seule déesse à laquelle je dois obédience se trouve devant toi. Vois par toi-même, mon armure ne m'a pas encore quitté. Que mon choix soit juste ou non, ce sera à elle d'en décider.
Oui, même s'il lui fallait pour cela se parjurer. C'est avec aisance qu'il enfourcha le destrier mis à sa disposition par Poséidon en personne. Ce n'était pas la première fois qu'il montait à cheval mais il n'avait plus pratiqué depuis des années, bien que son assurance puisse laisser penser le contraire. Tandis qu'il s'apprêtait à rejoindre Mary, laquelle l'avait précédé de peu, il eut pour le Chevalier d'Or du Sagittaire un dernier regard. Pouvait s'y lire les regrets qu'il avait à le laisser aux mains de celle qu'il pensait être l'usurpatrice. Mais au même titre que lui, Signun avait fait un choix : il lui fallait à présent s'y tenir. Éperonnant sa monture, ce n'est qu'après avoir fermé les yeux qu'il parvint finalement à s'en détourner. Le Sanctuaire était en ruines, et sur le point de connaître une fois de plus l'horreur de la guerre – une guerre fratricide.
Ma décision est prise. conclut-il d'un ton qui ne souffrait aucune contestation.
Les propos de Signun lui vaudraient sans doute quelques remontrances de la part du Seigneur des Flots, et Celsius craignait fort qu'il subisse le même sort que Yavin. Même s'ils avaient bien failli faire de la maison du Bélier leur champ de bataille, il n'en restait pas moins son semblable – et aurait espéré qu'à ce titre, il aurait eu la subtilité de ne pas faire étalage de ses intentions de but en blanc. L'honnêteté était certes une qualité, mais faire preuve de tant d'audace face à un Dieu qui n'est pas le sien lui ferait probablement regretter d'être venu jusqu'ici. Il fit ce qu'il put pour s'en désintéresser et exigea de son cheval qu'il force l'allure de façon à rattraper celui de Mary qui avait pris une légère avance. En sa qualité de capitaine de ces vaisseaux de guerre elle était attendue pour en prendre le commandement, mais il ne prévoyait pas de la dispenser de surveillance – pas après qu'elle se soit mis dans un état par sa faute.

Il fit néanmoins halte à hauteur du Saint du Bélier une fois que celui-ci eut informé le Dieu des Océans de sa décision. Ne pas être seul à abandonner le Sanctuaire aux griffes d'un imposteur, ne pas être le seul de son ordre à voir en elle la véritable Athéna lui procurait un réconfort plus que bienvenu en ces temps troublés. Signun l'avait dit lui-même un instant auparavant : il leur fallait se rassembler, même s'ils étaient plus divisés que jamais. Il n'aurait donc pas pu y avoir moment plus propice pour consolider ses relations avec son homologue, n'ayant jamais eu trop le loisir de tisser des liens amitié. Mais sa solitude touchait à sa fin compte tenu de la situation, et il se pouvait qu'une réelle entente naisse avec elle. N'avaient-ils pas tous ensemble soutenu le bras de Corell du Lion et d'Asmita de la Vierge six années plus tôt ?
Shion. Je suis heureux de te savoir à mes côtés. Je ne le peux dans l'immédiat car d'autres affaires requièrent mon attention - il jeta une œillade furtive à Mary - mais si tu y consens, j'aimerais profiter de la traversée pour te parler.
À la faveur de la nuit, probablement, à condition bien sûr qu'il soit admis à bord. Mais Celsius avait cru comprendre qu'il entretenait une relation privilégiée avec le peuple atlante comme en attestaient ses paroles à l'égard de Poséidon. Sans attendre de réponse de peur de s'immiscer dans une conversation où il n'était pas nécessairement le bienvenu, il ordonna une fois de plus à son cheval de presser le pas afin de le ramener auprès de la générale de la Sirène Maléfique et de cette improbable armada...
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Dim 2 Déc - 14:04

Attendant la réponse de Poséidon et Athéna quant à son arrivée et ses paroles, Shion tentait de camoufler la fatigue qui le tenaillait. Tant d'évènements importants en si peu de temps. Tant de décisions difficiles à prendre sans pouvoir réellement en peser toutes les conséquences. Tant de malheurs à subir sans parvenir à rien faire pour s'en protéger. Une fatigue psychologique qui ne pouvait que s'ajouter à la forte utilisation de Cosmos dont il avait du faire preuve au sein de son Temple pour un si maigre résultat. Mais au moins, ses actions avaient peut-être permis de protéger les autres spectateurs du désastre, qui sait...

Pourtant, lorsqu'une voix vint finalement interrompre le bruit incessant de la pluie battante, ce ne fut pas celle de Poséidon que Shion put écouter mais celle du Chevalier d'Or du Sagittaire. Par quelle folie avait-il décidé de le suivre jusque devant Poséidon? Ne savait-il pas qu'il se mettait en danger en s'approchant si près du Dieu des Océans en de tels instants. Le laissant exprimer ses souhaits, Shion écouta, dos à lui, les demandes qui étaient siennes ainsi que les réponses apportées par Celsius. Aucune réaction visible du Chevalier d'Or du Bélier qui ne pouvait trouver l'attitude à adopter en ces instants. Si ce n'est un léger sourire de soulagement apparaissant sur son visage à l'idée que Celsius l'accompagne dans ses idées. A son passage à proximité de lui, le Bélier répondit à son compagnon de la douzième maison:

Merci à toi mon ami. Cela me fait chaud au coeur de voir que je ne suis pas le seul à suivre cette voie. Et me conforte dans mes choix. Ce sera avec plaisir que nous discuterons pendant le voyage.

Prenant ensuite une lourde inspiration et relevant son visage en direction du Dieu des Océans, Shion prit la parole à haute voix afin de limiter les conséquences du geste de Signun.

Poséidon, Dieu des Océans. Je vous prie de ne pas vous offusquer de l'arrivée du Chevalier du Sagittaire ni de sa demande. Je sais que vous choisissez la méfiance, réaction naturelle, mais il ne fait que son devoir de Chevalier d'Or et ce qu'il pense juste. Pour protéger le Sanctuaire et comprendre ce qu'il se passe. Si j'étais aussi convaincu que lui que la Sagesse se trouvait en cet instant au sein de son Temple, je réagirais surement de la même façon. Je vous prie donc de ne pas le juger.


Se tournant alors en direction de Signun.

Signun... Je ne sais que te dire. Je ne renie pas la réaction de mon armure mais bien au contraire, tente de prendre tous les évènements actuels en compte. Crois-tu que j'ai été nommé Premier Gardien du Sanctuaire pour mes simples capacités à repousser les envahisseurs? Je ne crois pas... J'ai accompagné Athéna dans de nombreuses négociations, plus que beaucoup. Et je tiens tout autant que toi à comprendre ce qu'il se passe.

Désignant le Rosaire autour de son cou

Scipion, l'ancien Grand Pope, m'a fait cadeau de son Rosaire. Parce qu'il avait confiance en moi, confiance en mes capacités à poursuivre le combat que tant de Chevaliers ont mené avant nous, et à soutenir nos idéaux. Je ne te demande pas forcément d'avoir le même avis que moi mais je te demande de me faire confiance comme lui. De croire en mes choix. Je demeure le Premier Gardien du Sanctuaire, quoi qu'il arrive.

Marquant une courte pause en jetant un regard à Fawn

Fawn. Il est mort au sein de mon Temple parce que je n'ai pas su protéger les lieux. Si je n'ai pas su l'aider de son vivant, laisse moi au moins veiller sur lui maintenant qu'il est mort. Il était le Grand Pope, notre Guide. Personne ne touchera à son corps tant que je n'en saurai pas plus sur ce qu'il se passe. Tu as ma parole. Si elle représente quelque chose pour toi.

L'eau ruisselant sur son visage, Shion attendait maintenant la réaction de Signun ainsi que celle de Poséidon ou Athéna. En espérant que les réactions seraient à la hauteur de ses espérances...
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MessageSujet: Re: ~ La Promesse du Fer et du Sang [Ouvert]   Dim 2 Déc - 16:07



L'Ombre°~


L'ombre. Il n'y avait plus que l'ombre, cette compagne détestable qui gravitait autour d'elle tel un vautour attendant de se repaître d'elle. Athéna n'avait pas la force de la chasser, pas plus que de répondre aux multiples appels de ses chevaliers. Elle perdait pied d'une manière inéluctable, son cosmos d'or filant entre ses doigts. Son cœur lui n'était que le triste témoin de sa propre déchéance !
Ses battements faisaient échos dans sa tête, et cela lui faisait mal. Ironique, cette situation n'était pas sans rappeler celle de Zeus autrefois lors de sa naissance des plus impromptues. D'ailleurs quand Héphaïstos la laissa pour répondre à au Cri de l'autre, son âme s’appesantit davantage : un douloureux étaux entasserait son être, aussi elle continua de se voûter à la manière des marionnettes que l'on privait de leurs fils. Le moteur de ses convictions se tarissait, rivière presque asséchée par la déception et le désarroi de cette malédiction.

Qui, qui pouvait bien lui en vouloir de la sorte ? Certes la divinité de la Sagesse ne manquait pas d'ennemis mais une telle fourberie ne laissait pas de doute sur l'identité de son empoisonneur. Empoisonneuse.
Fort heureusement pour elle, la protection de son Oncle se faisait inébranlable, Athéna savait qu'il ne reviendrait plus sur sa décision et le voir prendre son partie laissait une once de gaieté chez elle. Une petite lueur d'espoir. Une main posée en travers de sa poitrine, la divinité sage sentait s'écouler en elle, une corruption sans pareille. Il lui fallait partir, au plus vite car à ce train, cette chose aurait eut tôt fait de faire son sombre office. Le corps de son hôte perdait toutes traces de couleurs sur son visage d'ordinaire d'une pureté digne d'une poupée de porcelaine. Ses yeux trahissaient son mal et prenaient une teinte bien terne en comparaison de leur éclat habituel.

Tout se passait à une vitesse folle. Si bien qu'elle n'eut pas l'occasion, même pas une seule fois de réagir aux différentes situations. L'arrivée de ses Chevaliers aurait dû la faire sortir de sa léthargie, mais rien n'y faisait, ce quelque chose en elle absorbait toute son énergie vitale. Consciente elle l'était, mais pour combien de temps encore ?

« Mon Oncle...»

Un murmure, pauvre souffle passé péniblement au travers de cette barrière qu'était sa bouche. Déjà, à peine eusse t-elle prononcée ces mots, qu'une nouvelle vague de faiblesse l'envahi. Elle espérait juste qu'il comprendrait qu'il ne fallait pas qu'ils traînent encore plus. Tenir debout dans son état relevait d'un exploit déjà en soi compte tenu du fait de sa fatigue corruptrice. La pluie fine qui s'abattait sur eux lui faisait pourtant un bien fou : le sang noir qui glissait encore sur ses joues était lavé, ne laissant que d'infimes rigoles.

~ Merci fit t-elle par la voie de la pensée au moment où Shion du Bélier arrivait à son tour sur ce lieux chargé d'histoire. Le premier Olivier sacré y avait été planté, et aujourd'hui, comme perpétuel recommencement, la promesse de fer et de sang avait été signée. À l'évocation silencieuse de son sang, Athéna eut un petit mouvement de recul et si il se pouvait que ? Non, impossible. Chassant la sombre idée de sa tête, elle apprécia l'aide du Dieu des Océans quant à monter sur sa propre monture. La bête était magnifique, et légendaire. Bon nombre de fois elle avait put apprécier, à sa manière son chant dans le lointain, signifiant l'arrivée tonitruante de son Oncle. Cela la fit sourire, enfin, relativement bien sûr.

Aussitôt qu'elle ait pu voir de ses yeux le corps de Fawn. Comme électrisée, la Déesse aux yeux pers redescendit de fidèle compagnon de Poséidon pour avancer à pas feutré vers son premier gardien. Toute tremblante, elle fit quelques pas. Un, puis deux, puis trois. Une à une, lourdement, les pièces d'armure qui la recouvrait tombèrent. Dans un cliquetis étrange, échos déchirant.

« Fawn... Fawn...»

Arrivée tant bien que mal devant le corps sans vie de son Grand Pope, Athéna porta une main fébrile à ce visage endormi dans un sommeil sans fin. Des larmes amères s'écoulèrent des yeux de la Sagesse. Mélange de tristesse et de honte. Sa propre faiblesse la dégoûtait. Elle se détestait pour cela. Son regard emplit de détresse se leva pour contempler Celsius, puis Signun et enfin Shion à qui elle accorda plus d'attention, sentant chez lui, un sentiment qu'elle-même connaissait : le doute. Les autres en revanche paraissaient sûr de leurs décisions.

Le souffle lui manquait. Cet ultime effort avait finit de réduire ses forces. Si bien que la divinité, au moment où ses yeux se fermèrent et que ses pieds se dérobaient sous elle, un dernier éclat de cosmos l'auréola avant qu'il ne s'efface complètement dans un dernier son de cristal.

Il n'y avait plus que le noir.



=> [Aux côtés de Poséidon]

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