RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]

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Aiakos


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MessageSujet: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Mer 10 Oct - 11:49


Présentation

Tapis dans l’ombre adossé contre une colonne de marbre au sein de la cathédrale, Faust observait avec plaisir le spectacle qui lui était offert par ses compagnons et leurs adversaires gigantesques ! Positionné en hauteur sur un balcon, surplombant la scène de quelques bons mètres, ce dernier avait pris la peine de masquer son cosmos aux yeux de tous ! Bien que les autres spectres fussent aux prises avec ces géants, Faust lui se contentait de regarder sans esquisser le moindre geste. À vrai dire, à aucun moment, l’idée de venir les épauler lui traversa l’esprit, non il n’était pas venu pour ça, lui tout ce qui l’intéressait ce fut d’observer et d’en apprendre un peu plus sur eux … D’autant plus qu’en l’état actuel des choses, il était difficile pour lui de connaitre l’étendue de ses pouvoirs !

Revenu il y a peu d’entre les morts, il n’avait pas eu l’occasion d’évaluer sa puissance et pour ainsi dire trouver un cobaye pour l’évaluer à sa juste valeur…Mais qu’importe en cet instant, le spectacle face à lui suffisait à combler son manque d’action, les passes d’armes se multipliant pour lui offrir un ballet de cosmos ! Par ailleurs, de son vivant à maintes reprises il avait pu observer ce que ce manque de discernement avait engendré, bien d’échecs furent causés par le manque de cette capacité à analyser une situation et à en tirer les meilleures conclusions ! Homme, ou spectre à présent, à la tête bien pesée, il était d’ordinaire plus réfléchi qu’exalté, c’est pourquoi il préféra rester caché pour analyser et frapper quand le moment opportun lui serait servi sur un plateau d’argent !

Ce n’était pas de lâcheté, oh non ! Attaquer son adversaire au moment le plus avantageux s’apparentait bien plus à de la sagesse qu’à un manque de courage ! Sagesse qui au plus grand regret de Faust, faisait souvent défaut à ses compagnons ! En effet, bon nombre d’entre eux, se complaisaient à se battre sans stratégie préalable, offrant leur immortalité en gage de protection ! Mais heureusement ce n’était que l’apanage de certains et dont Faust ne faisait pas partie bien évidemment ! Poussant le vice jusqu’à son paroxysme, ce dernier en était même venu à revêtir une tunique sombre pour optimiser ses chances d’invisibilité ! Vêtu d’une sorte de toge noire, qui le recouvrait de la tête aux pieds, sa présence était tout bonnement indécelable pour les personnes ici présentes, qui plus est dans cette partie de la Cathédrale!

Mais pour être franc, bien que cette dernière lui octroyait en ces lieux une capacité à se faire oublier des autres, il l’avait choisi avant tout, pour sa légèreté et sa généreuse amplitude de mouvements ! Même, si par inadvertance il venait à se faire débusquer de son perchoir, il pourrait toujours prétendre alors, n’être qu’un simple homme de foi rallié à la cause d’Hadès, et non pas un de ses combattants, se plaisant à voir ses compagnons œuvrer à la tâche pendant qu’il ne faisait que les contempler ! Il fallait d’autant plus faire attention que deux personnes n’étaient pas aux prises avec l’ennemi, cherchant une solution pour briser le dôme créé par un Titan maintenant parti !

Bien plus que la présence de ces deux personnes, ce qui gênait Faust, était avant tout que l’une d’entre elle n’était ni plus ni moins, qu’un haut responsable des enfers, en l’occurrence la mort elle-même : Thanatos ! Se faire débusquer par un représentant d’Hadès en son absence, n’était certainement pas la meilleure façon pour œuvrer en paix par la suite, c’est pourquoi dans un mouvement vif, ce dernier s’éclipsa derrière la colonne, pour se faire oublier encore plus… Jetant un regard par-ci et par là, sens aux aguets, pour se persuader que ces deux-là n’avaient pas bronché, son regard se porta bien vite sur les auteurs du ravage perpétré dans l’église. Bien que supplantés par les Titans au niveau de la taille, il se révéla que ses compagnons étaient bien plus habiles, que leurs faiblesses d’esprits ne le laissaient présager !

Ainsi la bataille faisait rage et elle n’était pas prête de finir, tant la victoire semblait indécise pour l’un comme pour l’autre des deux camps ! Même s’il était fort à parier, que ses compagnons viendraient à bout de ces colosses, la prudence était de mise, un autre géant pouvant faire apparaitre de derrière les fagots d’un moment à l’autre. D’autant plus, que les raisons qui l’avaient poussé à rester en retrait furent d’autant plus justifiées, du fait que sa présence dans ce combat n’était pas nécessaire. Quand bien même elle le serait, seul maitre de son destin, Faust aviserait en conséquence et ne le ferait que de son plein gré, certainement pas contraint par la force des circonstances !

Le savoir était pour lui tout ce qui importait, quelque en soit le prix pour l’obtenir, la fin justifiait les moyens… En l’occurrence, il était bien plus instructif d’en apprendre plus sur ses partenaires et leurs opposants que de prendre part directement au conflit, son regard prenant une teinte de folie à chaque passe d’armes. Amusé par ce spectacle de toute beauté, ce fut pour lui un enseignement fort enrichissant et ce n’était sans doute pas la présence qui venait d’apparaitre à côté de lui qui le fit changer d’avis ! Ne sachant que trop peu s’il venait d’être découvert, il préféra tout d’abord rester dans la pénombre afin de poursuivre son enrichissement intellectuel ! Mais bien vite, et quand il s’aperçut que son homologue à ses côtés n’avait toujours pas bougé et qui plus est, était toujours tourné dans sa direction, il se décida à s’avancer vers lui, un air blasé, avant de lui dire :

« Bah pas la peine de faire semblant, je suis démasqué… Que me vaut votre présence ici et par la même occasion qui êtes-vous ? »


Même si une partie de la réponse était évidente et qu’il ne pouvait s’agir que d’un spectre d’Hadès et ainsi un de ses confrères, les raisons pour lesquelles il se trouvait à ses côtés, elles, l’étaient moins… Le cosmos de l’homme était tout bonnement maléfique et même si celui de Faust n’était pas en reste de ce côté-là lui non plus, il n’en demeurait pour autant pas aussi néfaste et turbulent que ce que le sien le laissait ressentir…Désireux de savoir à qu’il avait affaire, il omit de décliner son identité, ne le faisant que lorsque son homologue se décidera à le faire en premier ! Cet homme restait pour lui un mystère et bon nombre de questions à son sujet, traversait l’esprit de Faust. Toutefois, il ne faisait aucun doute qu’elles trouveraient une réponse quand ce dernier se mettrait à s’adresser au spectre du commandement !


Dernière édition par Faust le Lun 19 Nov - 22:35, édité 3 fois
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Aenor


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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Lun 15 Oct - 21:18

=> Canyon de Sianok





    «Que fais tu ! Détournes toi de ta folie ô mon ami, je t'en conjure !»

    L'implorait, l'exhortait, le suppliait son sage N.F, l'alchimiste. Mais lui continuait d'une manière inexorable, à fendre la trame des cieux assombrit par le voile de Nyx qu'elle laissait négligemment danser derrière elle tandis qu'elle conduisait ses sombres destriers. Parmi les étoiles, sa silhouette brillait plus fort qu'elles, d'une lueur malsaine et violente, au contraire des astres du soir qui l’éclipsait de leur douce pâleur. Il lui semblait pouvoir presque les toucher tant il se mouvait à une vitesse vertigineuse. Sa volonté à les découper en deux était née de cette sordide colère qui l'aveuglait. N.F comprit qu'il était désormais inutile de le raisonner. Seul, il n'y parviendrait pas. Autant le laisser s'écraser aux pieds de la Déesse des Saisons s'il le fallait vraiment. Quoiqu'il en soit, le chevalier noir fut très vite en vue, car résolue dans son entreprise, de la Cathédrale du Sombre Monarque. Les fondations de la Porte menant sur le Pandémonium avaient été ébranlées par les présences de gigantesque cosmos. Des Titans. Reclus dans son esprit, l'alchimiste eut tout de même conscience de ce danger, et tenta, en vain, d'en informer Gilles de Rais.

    Celui-ci, pour toute réponse, hurla de colère avant de se laisser littéralement tomber. Le choc fut terrible, sourd. Dans un bruit phénoménal couvrant l'espace d'un instant la clameur des combats, le Bourreau se réceptionna sur les dalles en marbres blancs pavant le Lieu Sacré. Il se tenait là, parmi les bris de verres colorés, explosés tantôt par l'intervention de ces belligérants démoniaques ! Lentement, dans cette semi-clarté, le Chevalier déchu se redressa avec force de cliquetis. Immobile, il tourna sa tête casquée vers une présence dissimulée. Une sorte de grondement surgit de sous cet apparat noirâtre, montrant son mécontentement. Comme pour allier au geste à la... parole, Gilles de Rais matérialisa sa splendide et lourde épée : Porte-Mort. Qu'il pointa dans la direction de cet autre Spectre qui n'eut point la délicatesse de se présenter à lui le premier. Le cosmos de l'étoile de l'exécution flamboya autour de sa silhouette torturée, le parant d'une aura à la fois sauvage, meurtrière et perdue par sa propre ignominie.
    « Perséphone !» hurla t-il si puissamment que sa voix se répercuta partout faisant à nouveau trembler l'édifice. Il souffrait, de cela l'autre Spectre pouvait aisément en déduire. Quelques minutes, il s'immobilisa, comme si quelqu'un lui parlait tant il semblait attentif. Son bras armé retomba doucement contre son flanc. Puis il se contenta de fixer le second protagoniste , ses deux yeux se réduisant qu'à une fente où se dégageait une mystérieuse énergie écarlate.

    « Je lui ai recommandé de ne pas agir avec violence, pour la violence Sir. Mais vous l'avez contrarié et excité sa rage folle en ne vous étant pas présenté le premier, comme le voudrait d'ordinaire, l'usage.»

    La voix de N.F, douce, couvrit les respirations rauques de Gilles de Rais qui fulminait. Une présence apparue peu à peu sans totalement se révéler : les contours d'un homme plutôt grand et bien bâti, à la longue chevelure secouée par une main invisible, se dessinèrent. Deux yeux sombres et rieurs étudièrent le second Spectre sans vergogne avant qu'il ne montre l'exemple en se signant, une main posée en travers la poitrine.

    « Présentez-vous Sieur, et je consentirais à en faire de même, pour moi, comme pour lui... Car je crains qu'il ne soit en état pour le faire lui-même, voyez-vous...»

    Il laissa sa phrase en suspends, laissant tout le loisir au jeune homme, de se décider à engager les présentations, ou non. Puis... il serait aussi intéressant de savoir où en était la reconquête des Enfers.

    Un nouveau râle douloureux, Gilles de Rais en signe d'avertissement, planta violemment la lame de son épée dans le sol, l'ouvrant largement... comme il l'avait fait autrefois dans d'autres circonstances, sur des corps. La fantôme à la voix lancinante disparue dans un souffle de vent, il ne pouvait éternellement maintenir ses pouvoirs, pas ainsi, mais apparaître de la sorte fut nécessaire, au risque de voir un combat fratricide éclater...

    ...N.F n’espérait plus que leur interlocuteur ne soit pas né de la dernière pluie...




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Aiakos


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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Mar 16 Oct - 18:04


Visiblement, Faust venait de toucher un point sensible ! En effet, par son manque de ponctualité à l’égard de son homologue, ce dernier l’avait farouchement enragé, jusqu’au point de se retrouver sous le joug d’une lame extrêmement gigantesque et menaçante à souhait… Vêtu d’une armure aussi sombre que le cosmos qu’il détenait, ce spectre se laissait aller à la colère et ce pour un vulgaire manque de tact… Vraisemblablement, sa folie avait pris le pas sur la raison, si bien qu’il osait, sans savoir à qu’il avait à faire, déployer un cosmos à la fois puissant et hostile! Pour autant, loin d’être intimidé par ce dernier, Faust se contenta dans un mouvement imperceptible de l’armure vivante, de placer sa main dans son dos, afin de commencer à matérialiser sa faux, en cas de nécessité !

L’idée de combattre en ces lieux et qui plus est avec l’un de ses homologues était pour lui inconcevable pour le moment, mais rien ne laissait présager que son semblable était du même avis. C’est ainsi que pour parer à toute éventualité, il préférait avoir son arme sous la main et se protéger d’une attaque qui pouvait surgir à tout moment ! D’autant que la folie qui ravageait en ce moment même le spectre face à lui, continuait de s’intensifier, pour laisser place bientôt à une bête sauvage, incontrôlable et dangereusement néfaste pour le spectre du commandement. Néanmoins, bien que sur la défensive, Faust n’en restait pour autant pas aussi inoffensif que l’on aurait pu croire, son "adversaire" en aurait tout le loisir de s’en apercevoir s’il venait à commettre l’erreur d’attenter à sa vie !

Toutefois, il eut dans son absence de raison, la largesse d’esprit de ne pas tenter le diable et de se contenter d’abaisser sa majestueuse épée, ou plutôt massue pour son incroyable dimension, avant de rester immobile des secondes durant… Ne sachant pas vraiment, si cette accalmie annonçait le calme avant la tempête, Faust resserra l’étreinte sur le manche de sa faux, qui continuait de se matérialiser lentement, sens aux aguets et préparer au moindre écart de son confrère ! Mais bien vite, la suspicion d’en temps, se transforma rapidement en étonnement, tellement un élément le frappa à la vue de cette armure. En effet, durant les quelques secondes où ce dernier s’était rétracté dans l’idée de le trancher, Faust fut surpris de constater, que ce dernier ne semblait pas seul, mais habité par une double personnalité, qui lui commandait et constituait en quelque sorte sa raison.

Bien vite, les déductions de Faust se révélèrent fructueuses et comme ce fut le cas pour sa faux, une présence se mit à se constituer sans pour autant se révéler au grand jour ! Tandis que l’éminent alchimiste et maintenant spectre à la solde du Seigneur Hadès regardait paisiblement cette entité se former, cette dernière daigna lui répondre là où l’armure d’ébène avait refusé ! Ses paroles ne furent que pures calomnies, mettant la cause des maux de son ami, sur le manque de ponctualité de Faust. La faute en lui-même lui incombait peu aux regards des actes que son homologue était sur le point de perpétrer et qu’il aurait commis sans sa soudaine apparition. C’est pourquoi et même si elle consentit à lui révéler leurs identités à tous deux, Faust dans une malice qu’il aimait emprunter à diverses occasions, se contenta de jeter une accusation sur eux :

« Certes, il est vrai que l’usage souhaite d’ordinaire que ses protagonistes se présentent à leur première rencontre… Pour autant, je ne vous ai rien demandé, hormis les raisons qui vous ont poussé à me déranger dans mes études ! »
Lança-t-il avec vigueur avant de poursuivre
« D’autant que si l’on va dans votre sens, il aurait été souhaitable qu’il le fasse en premier, quand bien même la raison lui ferait défaut… »
Prononça-t-il tout en pointant l’homme en armure avant de placer quelques mots qui feraient leur petit effet
« Car à en juger l’accoutrement qu’il porte, il ne peut être qu’un ancien chevalier et si mes souvenirs ne me font pas faux bond, le code de la chevalerie dans son neuvième commandement énonce "Tu seras libéral et fera largesse à tous "! En d’autres termes, l’adage aurait voulu qu’il soit courtois et se présente en premier ! Par ailleurs, les vertus de la chevalerie ne sont-elles pas sagesse et mesure ? Le chevalier ne doit-il pas avoir le contrôle sur sa colère et sa haine ? »


Il prononçait ces paroles avec une telle légèreté, que ses reproches sonnèrent bien plus comme de la pitié que pour un blâme… Pour autant nul doute que ces quelques phrases auraient l’effet escompté et que ses homologues parviendrait à discerner la complexité du personnage face à eux. À vrai dire, cette connaissance si parfaite des us et coutumes, Faust l’avait accumulé grâce au savoir absolu que le sombre monarque lui avait légué en échange de son âme, mais qu’importe le procédé pour y accéder, la jouissance en était toujours plus grande dès lors qu’il en usait ! S’apercevant qu’il venait de jeter un froid entre eux, il se préféra bien plus docile néanmoins, une querelle n’était point à l’ordre du jour :

« M’enfin qu’importe, je consens à me présenter si vous obtenez l’accord de ce mastodonte de ne pas lever la main sur moi ! Georgius Sabellicus Faustus Junior, surnommé Faust pour vous servir ! »
Dit-il avant de faire une révérence !

Hormis Hadès, personne n’était au courant de sa véritable identité et pour dire, personne n’avait eu connaissance de sa réincarnation, mais en faisant ainsi il faisait gage de sa bonne foi. De ce fait, il espérait en retour que son congénère s’en tienne à la condition qu’il venait de formuler, sous peine de rompre la discussion et de le voir se venger de l’affront occasionné par ces deux gêneurs! En d’autres termes, Il ne tenait qu’à eux deux de se montrer aussi courtois que venait de l’être Faust, leurs réactions conditionneraient la suite des événements et pour tout avouer, il valait mieux qu’ils se plient à son exigence, sous peine de passer un mauvais quart d’heure !

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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Sam 20 Oct - 11:45





    L'homme en face d'eux ne manquait pas de souffle, quant au discernement, c'était une autre affaire. À croire qu'il n'était point un fin observateur malgré qu'il soit l'étoile du commandement. Cela aurait put faire sourire largement les deux hommes dans d'autres circonstances. Sauf que la situation ne leur permettait pas d'être hilares, ou même de se moquer gentiment de leur supérieur hiérarchique. Évidemment qu'ils connaissaient les préceptes de la chevalerie ! Gilles de Rais avait tout simplement... chassé ces derniers dans un recoin de son esprit.
    N .F ne comprenait pas qu'un être de sa trempe, un alchimiste de surcroît, n'ait point descellé chez son compagnon, le poison qui le faisait souffrir. Surtout lui. Oui, l'alchimiste avait entendu vaguement parlé de ce jeune homme désireux d'obtenir la connaissance absolue. Là encore, si l'occasion s'était présentée, peut-être l'aurait-il aiguillé dans ses recherches. Des sombres présences faisaient encore trembler le Pandémonium, mais Gilles de Rais loin d'être actif dans cette infructueuse conversation, paraissait très inquiet au sujet de sa Dame de raison. Au loin, elle était là, quelque part, captive mais pas pour longtemps. Ô comme il aurait voulut la délivrer de ses mains ! Tel un valeureux chevalier blanc ! Or, il n'y avait point d'immaculé, juste de l'encre !

    Face aux propos de Faust, les deux amis s'étaient retirés dans un mutisme inquiétant. Les deux œuvraient ensemble pour identifier ces Géants, et surtout, surtout capter mieux encore, la Sombre Impératrice. Ils effleurèrent cette conscience divine, à s'en faire mal car la volonté de Gilles demeurait vacillante. Il retira lentement Porte-Mort du sol, la faisant affreusement grincer. Dans la lumière, le noir chevalier s'agenouilla. Non pas devant l'autre Spectre, non, mais face à son Destin.

    « Face au doute, il y a toujours deux chemins à emprunter : deux choix qui auront chacun une incidence.»

    Cette voix mystérieuse issue du néant, fit naître dans la Cathédrale, une nouvelle source de lumière. L'or se mêla aux ténèbres, les parant de fleurs délicates et pures, balayées calmement par un souffle lancinant. Elles apparaissaient à leurs yeux admiratifs afin de former un tapis floral des plus impressionnant : roses aux corolles colorées, brins de muguets aux cloches blanches, lilas parfumés... et lys éclatant aux pétales épanouis. Un nouvel esprit venait de renaître, enfin, à la demande de leur Maîtresse à tous. Il leur apparaissait sous la forme d'un jeune homme grand et élancé, au port altier, possédant une très longue chevelure aux teintes changeantes et parsemée de feuilles vertes et tendres. Il salua l'assemblée d'une légère inclinaison de la tête avant d'approcher de Gilles de Rais. D'un index, il lui releva son menton métallique afin de mieux apprécier cet intense et impur regard écarlate, fou.

    « Quel être impressionnant et torturé à la fois ! Je comprends mieux pourquoi notre Déesse t'ai choisi. Peut-être à t-il perdu la raison, les codes faisant de lui un éclatant chevalier, mais au moins il a conservé le plus noble des comportements chevaleresque : la fidélité. Une foi sans borne pour une personne chère à son cœur, et je ne parle pas que de Perséphone.» -il marqua une légère pause dans son discours pour sourire à Faust- « Un poison terrible coule dans ses veines jeune alchimiste, il est, il semblerait, presque de la même nature que celui de la Déesse Fourbe. Je me trompe sans doute... une investigation serait nécessaire. Mais je manque à tout mes devoirs !»

    D'une façon théâtrale, l'homme se redressa tout en écartant les bras dans la clarté du jour déclinant : « Je me nomme Neo, je suis l'esprit du vent, de la renaissance... je suis le souffle nouveau redonnant vie à la nature, je suis celui qui embaume l'air pour ravir les mortels ! Je suis le Printemps. Et voici mon Gardien.»

    Comme pour appuyer ses propos, l'homme redevint sphère incandescente, forme bleue et virevoltante. Toujours prostré, le chevalier de Rais reçu le plus beaux des présents que pouvait lui faire sa Déesse : la confiance absolue.

    «Ô ma douce Reine ! Vous m'avez entendu ! Ô Louez soit votre nom, votre grandeur ! Je ne cesserais de prier pour vous ! Vous m'avez accordé un cadeau magnifique, et je serais digne de vous à présent.»

    Une à une, les pièces d'armures se détachèrent de son corps : avant qu'elles ne retombent sur le sol, celles si se désintégraient en fumée noirâtre, vénéneuse. La silhouette d'un homme tout vêtu de pourpre, à la place d'un sombre personnage grotesque, s'épanouissait telle une fleur. Son corps encore tordu, il se tourna vers Faust pour lui offrir un sourire sincère. Deux grands yeux exorbités l'observaient avec un mélange d'exaltation et de crainte, de ces derniers, coulaient des larmes reconnaissantes. Comme il était grand ! Redressé de toute sa hauteur, le Spectre du Bourreau mesurait bien dans les deux mètres trente ! Il toisait maintenant cet être, ce commandant avant de s'incliner bien bas dans une révérence parfaite.

    « Je suis Gilles de Rais, Spectre du Bourreau, des autres, et de moi-même jusqu'à l'intervention de la Dame des Saisons. Aujourd'hui je suis son Dernier Gardien. Monsieur, je vous prie donc très sincèrement d'excuser mon impolitesse, mais comme l'a très bien expliqué... Neo... je n'étais pas tout à fait moi-même !»

    Un large sourire déforma encore plus ses traits hideux. Il lui révélait son vrai visage, comme Faust lui avait révélé son nom véritable. N.F, galvanisé par ce nouveau flot de pouvoir, apparut de nouveau aux yeux de tous, et sous sa forme originelle, ce qui était tout à fait exceptionnel.

    « Puisque vous aurez la délicatesse de nous excuser cet écart, je consent moi-même à vous révélez mon identité ! Je suis Nicolas Flamel, alchimiste, comme vous.»

    Lui ressemblait à un homme d'une taille moyenne comparée à son immense compère, aux cheveux longs et noirs qui encadrait un visage fin, presque émacié à la teinte blafarde. Deux yeux noirs brillaient d'intelligence. Il se signa avec respect.

    « C'est une drôle d'entrée en matière, n'est-ce pas Sieur Faust ? Quoiqu'il en soit, nous ne voulions pas vous déranger dans vos travaux, aussi... nous allons nous retirer ?»

    Un sourire ironique et il fit signe à Gilles de Rais de le suivre vers la sortie de la Cathédrale, faisant exprès de marcher avec lenteur. Comprendrait-il son erreur ? Tout n'était pas moins sûr !

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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Dim 21 Oct - 19:35


Faust venait d’énoncer cette dernière condition avec une telle vigueur, qu’il aurait été suicidaire d’en refuser les clauses. À en juger le ton qu’il avait employé, il n’y avait qu’un pas entre la parole et les actes et pour cela il suffisait que ses homologues y dérogent pour s’en apercevoir bien assez vite et à leurs dépens… D’ordinaire si calme et réfléchi, le seuil menant à la colère venait d’être quasiment franchi et seule l’apparition d’un nouveau venu, apaisa sa fureur du moment ! En effet, stoppé dans son élan par une entité surgissant de nulle part, accompagnée d’une flore fleurissante et de halos de lumières, Faust renfloua son animosité pour ce spectre, pour se concentrer exclusivement sur elle !

Non pas par une, mais par deux fois, il venait d’être interrompu dans ses recherches. Bien qu’une certaine indignation se lisait dans son regard tel un livre ouvert, il ne laissa rien transparaitre, un homme de sa trempe ne pouvant se laisser aller dans ces méandres, d’autant plus avec le discours qu’il venait de prononcer à l’égard de l’armure mobile. Si bien que, malgré cette soudaine intervention, il se contenta de saisir encore plus fermement sa faux, mais sans pour autant agir avec précipitation, laissant le loisir à son nouvel assesseur de se présenter ! Ainsi se présenta-il sous les traits de l’esprit de l’orbe du printemps, nommé Néo et d’ordinaire en possession de la Dame des Saisons : Perséphone ! Comme ce fut le cas pour le chevalier noir, sa venue semblait quelque peu surprenante, néanmoins il leva le voile sur ce mystère, en informant Faust du mal qui rongeait son confrère et qui nécessitait par conséquent son intervention en ces lieux !

D’une certaine manière, Faust fut mal à l’aise de ne pas avoir décelé le poison qui altérait la raison du spectre, aussi brillant était-il, son savoir ne lui avait été d’aucun secours ! Pour autant bien loin de s’apitoyer sur son sort, il prit cette nouvelle comme un enseignement et se réjouit à l’idée d’en apprendre toujours un peu plus au contact des autres. Il y a bien des choses que même le savoir absolu ne pouvait résoudre, en passant par la complexité humaine, qui était selon lui une source de savoir inépuisable et en perpétuelle évolution. Il apparaissait donc de façon évidente que ce savoir était avant tout similaire à un livre et qu’il appartenait à son possesseur d’en déceler les moindres subtilités ! À la recherche d’un apprentissage d’un savoir évolutif, c’était en faisant des erreurs qu’il en apprendrait davantage !

Dès lors et de façon tout aussi naturelle qu’une fleur qui s’ouvrait au monde, le chevalier qui fut recouvert jusqu’alors de son armure, se vit peu à peu dénudé de cette dernière pour se laisser apparaitre au grand jour ! À vrai dire ce mécanisme fut orchestré à partir du moment où Néo repris sa forme initiale pour rentrer en résonance avec le corps de son confrère. Le mal semblait s’être évaporé, pour à présent laisser entrevoir un homme aux traits quelques peu sordides ! Faust en regretta presque de ne plus avoir en face de lui l’armure d’ébène tellement cet homme était abject, ses yeux globuleux quasi sortis de leurs orbites n’aidant pas à le rendre plus attachant qui plus est…. Pour autant il s’abstint de tout commentaire, quand ce dernier décida se relever, pour le dépasser d’une cinquantaine de centimètres !

Par la suite et comme Faust l’avait voulu quelques minutes auparavant, le spectre se décida enfin à lui révéler son identité. Ainsi il n’était autre que Gilles de Rais, un seigneur de Bretagne, connu pour avoir été maréchal de France et compagnon d'armes de Jeanne d'Arc. Bien entendu, la seule appellation de son nom, suffit au spectre du commandement pour lui permettre de retracer une brève biographie de ce dernier. Le savoir absolu était à l’œuvre une fois de plus, octroyant à son possesseur une palette d’informations concernant les ères du passé ! Ainsi il lui apparut évident de ne pas se pencher sur le cas de cette Jeanne d’Arc qui semblait avoir été la source de ses péchés de son vivant, mais plutôt pour son penchant pour l’alchimie qui avait été l’une de ses occupations !

Bien que ses essais en la matière n’avaient été qu’une tentative à la pratique de l’alchimie, rare étaient les personnes encore vivantes qui pouvaient en témoigner, de ce fait c’était une aubaine pour Faust d’être en présence d’un confrère praticien ! Bons nombres de questions fusèrent dans sa tête, mais bien plus que les réponses qui lui étaient connues de par son savoir universel, ce fut surtout l’approche et l’opinion en la matière de Gilles de Rais, qui engendraient ce remue-ménage dans son esprit. Il s’apprêtait à lui révéler ses pensées, quand il fut arrêté net par l’apparition soudaine de l’esprit qui l’avait accosté en premier lieux ! Son intervention et ses propos furent sans doute les plus inattendus que Faust eut à entendre depuis son arrivée dans la cathédrale !

En effet, s’il s’était attendu à rencontrer Nicolas Flamel en personne il aurait signé directement pour faire sa connaissance au plus vite ! Brillant écrivain Français, cet homme s’était surtout révélé pour ses recherches en Alchimie et plus particulièrement pour celles sur la pierre philosophale. La possibilité de rencontrer de telles personnes était proche du zéro pourcent, pourtant en cet instant c’était bien le cas et Faust enjoué par une telle rencontre, tenta de retenir ses deux confrères qui venaient de lui tourner le dos pour s’en aller :

« C’est tout à fait stupéfiant ! Rencontrer deux éminents confrères alchimistes en quelques minutes, qui l’auraient cru ! Veuillez m’excuser pour mon indélicatesse d’il y a quelques minutes… »
Lança-t-il avec un ton bien plus doux qu’à l’accoutumé avant de poursuivre
« Que diriez-vous si je vous annonçais, que j’ai trouvé la pierre philosophale ? »
Il leur laissa quelques secondes pour se torturer les méninges avant de vociférer entre deux rires
« Je ne parle pas bien entendu de la pierre philosophale à qui l’on octroie la capacité de changer le plomb en or, non ! Mais celle qui permet d’obtenir la connaissance universelle et de nous rendre immortel et pour preuve ! »


Eut-il à peine fini sa phrase que tout à coup, il empoigna le manche de sa faux pour la faire tournoyer et se sectionna l’avant-bras ! Ce geste pouvait paraitre quelque peu surprenant et dénué d’intelligence, pourtant chose tout à fait remarquable, à l’endroit même où le membre venait d’être coupé net, laissant le sang giclé dans tous les sens, une sorte de crépitement suivi d’un petit éclair suffirent à produire un processus de matérialisation ! En effet, peu à peu, le squelette se reforma avant d’être recouvert par des tissus musculaires et une peau, afin de faire apparaitre un avant-bras identique à celui qui venait d’être tranché ! Fier de sa petite démonstration, un fin sourire au bout des lèvres, Faust souhaitait connaitre l’avis de ses consœurs :

« Alors qu’en pensez-vous ? »


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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Ven 26 Oct - 23:39






    La réaction de leur confrère ne se fit point attendre. Satisfaits de leur petit manège, les deux amis se retournèrent comme un seul homme vers l'alchimiste. Un sourire satisfait étira les lippes de Gilles de Rais quand leur nouveau compagnon Faust, leur révéla les fruits de son dur labeur. Aussitôt, leur intérêt grandit à l'entente de sa découverte des plus stupéfiantes ! Seulement, ils n'étaient pas au bout de leur surprise ! Sous leurs yeux rendus ronds par l'étonnement, le Spectre du Commandement fut prit d'un grain de folie en leur démontrant ses dires. Le membre sectionné retomba dans un bruit mou sur le sol, ce qui tira une exclamation de surprise et de fascination mêlées au Bourreau. Un main contre sa bouche grise, le Seigneur Laval-Rais s'approcha à pas feutré, courbant un peu plus l'échine afin de mieux observer l'avant bras encore prit de soubresauts. Il ne pouvait s'empêcher de laisser transparaître son transport pour cette superbe découverte ! Alors, l'envie de prendre entre ses propres mains, le membre découpé, fut plus forte que tout autre chose. Ô, comme il exultait en cet instant !

    Il riait pour des raisons que lui seul connaissait, mais à bien l'observer, on pouvait lire sur son faciès buriné par le poids du Destin, une lueur si intense, que ses prunelles paraissaient reprendre vie ! Comme autrefois ! Déjà, les changements s'opéraient dans tout son être. Le Gardien du Printemps faisait dans ses entrailles, son merveilleux office. Peu à peu, il se muerait en autre chose. Car c'était là sa récompense pour être devenu un membre de la Garde de Perséphone. À jamais, il serait reconnaissant envers la Sombre Impératrice. Pour l'avoir relevé d'entre les Morts, puis de lui avoir octroyé le plus beau des cadeau, celui de la confiance ! Ô et bien oui, cela lui rappelait la propre relation qu'il avait entretenu autrefois avec Jeanne. À l'énonciation de son nom, son esprit joyeux et son comportement jovial se ternit. Comme si une brume diaphane s'étalait pour obstruer cet éclat lumineux. Son visage se referma, sa mine devint sombre et sévère. Une lueur de tristesse flotta dans ses prunelles de plus en plus claires là où quelques instants plus tôt, elles n'étaient que des billes noires, d'encres, indéchiffrables et malsaines. Son dos voûté se redressa : de toute sa hauteur, il jugea un long moment l'érudit qui prétendait posséder ce savoir absolu. Ou qu'il en était proche tout du moins ! Avoir le pouvoir d'immortalité était pour lui une aubaine s'il désirait aller plus avant dans ses convictions. Et quelle noble cause que celle-ci ! Tout connaître ! Voilà un travail titanesque.

    « Je pense Monsieur que vos travaux sont remarquables, de même que cette démonstrations. Or, laissez-moi vous dire une chose que j'ai entendu dire il y a de cela des siècles ! Un jour, quelqu'un m'a dit que le savoir absolu était une chimère, ou un livre... un Indexe ! Or personne n'a jamais put mettre la main dessus. Ce qui est ma foi, très regrettable.» -Le Spectre posa une main longue, aux doigts noueux terminés par des griffes acérées, sur l'une des épaules du Spectre du Commandement.- « Je suis las de courir après des rêves illusoires. Ma passion pour l'alchimie s'est éteinte en même temps que ma vie « humaine ». J'ose croire que notre rencontre n'est pas dûe au hasard : Oui ! Nous étions prédestinés à nous rencontrer dans cette nouvelle vie. Alors permettez-moi de porter un nouveau regard sur vous, en tant qu'ami, et collègue. Laissez-moi espérer... Avoir une chance de la retrouver.»

    Bien décidé à s'allier avec cet homme qu'il ne connaissait qu'à peine, il avait eut l'outrecuidance, peut-être, de formuler bien tôt, cette demande. Et cela sans détour. À eux deux, eux quatre à bien compter, ils auraient des chances supplémentaires pour mener à bien tous leur projet !

    « Une nouvelle motivation m'anime depuis que Neo souffle en moi, un vent porteur d'espérances ! Je sens que commence ma mue Monsieur Faust. Cependant, je suis si las... si triste face à tant d'échecs ! Oui, j'ai honte d'avoir échoué face à mon adversaire lors de ce tournoi sordide. Une bien sombre machination si vous voulez mon avis.... Peut-être est-ce mieux ainsi en fin de compte. Ô mais je divague ! Excusez ma langue trop pendue. Mais je me sens d'une drôle d'humeur favorable aux confidences.»

    Les poings serrés contre l'avant-bras qu'il tenait encore fermement, il n'avait même pas remarqué le sang qui coulait, encore et encore, d'une manière inexorable pour finir sa course sur le sol et ses habits pourpres. Une larme de reconnaissance brilla dans le coin de son œil torve.

    « Mon unique souhait est de ramener à la vie ma précieuse Jeanne... Et vous ? Quel est le vôtre Seigneur Alchimiste ?»

    Sans ajouter quoi que ce soit à son discours, il se détourna à demi de son interlocuteur pour observer les vitraux... il pourrait s'abîmer des heures durant à cette contemplation tant les dessins paraissaient l'intéresser et l'émouvoir ! Il ne voyait partout que la silhouette de sa chaste Jeanne d'Arc. Un bref coup d’œil vers le membre parfaitement reconstruit de Faust, apprit au second protagoniste qu'il restait encore, quelque part parmi ces sombres tribulations, une once d'intérêt. Silencieux, depuis de longues minutes, Nicolas Flamel paraissait emmuré dans un drôle de mutisme. à moins qu'il ne réfléchissait, tout simplement?

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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Dim 28 Oct - 2:04


Faust remarqua bien vite, avec une certaine pertinence connue de lui seul, que son homologue vouté prenait un grand plaisir à le voir se mutiler de la sorte. La vue du membre flasque et en lambeau semblait lui soutirer une joie, que lui seul pouvait éprouver visiblement et qu’il ne tenta pas de dissimuler le moindre du monde, bien au contraire, allant même jusqu’à le saisir pour le porter contre son thorax. Un personnage qui sortait de l’ordinaire pouvait-on penser, mais à vrai dire, pour le spectre du commandement ses attirances quelques peu morbides n’étaient que de légers détails qu’il aurait tôt fait d’appréhender, tant ils étaient amenés à réaliser de grandes choses ensemble !

Son envie insatiable de découvertes et de savoir, redoublait d’intensité depuis qu’il s’était aperçu de la présence de confrères alchimistes et plus les secondes passaient et plus ses convictions resurgirent du passé ! Bien que le savoir absolu était en sa possession, l’idée de le mettre à profit lui titiller l’esprit et ce n’était certainement pas l’envie de résoudre les mystères de ce monde en compagnie de ces deux hommes qu’il lui faisait défaut en cet instant précis ! Non, il avait l’intime conviction qu’avec leurs approches tout à fait divergente de la sienne, il obtiendrait d’une certaine manière une réponse satisfaisante aux problèmes qui s’étaient toujours posés en travers de sa route! Maintenant et malheureusement pour lui, il restait à savoir si ces deux-là partageaient ses idéaux et qu’ils accepteraient de les mener à termes avec lui…

Rien n’était moins sur de ce côté-là, tant le petit numéro qu’il venait d’exercer semblait les subjuguer. Mais quand bien même il n’aurait pas eu le résultat escompté, il se ferait un malin plaisir de les persuader, en abusant de la force s’il y était contraint ! Cette idée en tête, il ne plierait sous aucun prétexte, nul ne saurait l’empêcher de mener à bien ses travaux ! Pour autant, le vent en poupe, Faust vint rapidement à constater, que Gilles de Rais partageait son envie de travailler main dans la main. En effet, là où il semblait quelque peu réticent à l’idée de retrouver une activité régulière en matière d’alchimie, le désir de s’associer avec Faust était d’autant plus fort, qu’il se permit de lui octroyer une légère tape amicale. Bien que son approbation fût une aubaine, le spectre du commandement ne s’attendait pas à une marque aussi prononcée de familiarité, ce qu’il reçut avec une certaine retenue à défaut de lui sectionner la main…

Néanmoins et même si à présent ils étaient amenés à coopérer, il en revint bien vite au propos que Gilles venait de proférer et qu’il n’apprécia guère... De côté-là il avait du chemin à faire avant d’accepter les critiques ! Même si ces dernières ne furent que de pures suspicions, le spectre du bourreau n’était pas à même de donner son avis au sujet du savoir absolu, tant il lui était inconnu ! Faust bien que réticent aux premiers abords de réprimer cette intervention et de sceller de manière négative leur entente, ne put s’empêcher de le lui faire savoir :

« Oh non vous vous méprenez! Un livre ne saurait être assez exhaustif pour y contenir un savoir aussi dense que celui que j’ai en ma possession, je peux vous le certifier! D’ailleurs je n’en ai pas pour le moment révéler qu’une infime partie, il me reste tant de choses à découvrir… »
Lança-t-il un sourire prononcé à l’idée de cette seule pensée.
« De plus je voulais vous dire, que j’ai omis de préciser un élément primordial il y a quelques instants! La pierre philosophale existe belle est bien, cela vous le savez! Toutefois, laissons de côté les stéréotypes qui prêtent que cette dernière se trouve sous une forme de pierre précieuse, pour se consacrer sur un aveu qui saura vous satisfaire! »
Dit-il avant de se laisser quelques instants de répits pour les tenir en haleine
« Que diriez-vous, si je vous révélais qu’elle existe, mais en tant qu’entité vivante! La surprise serait de taille, cela va de soi, mais je pense qu’elle le serait d’autant plus si je vous disais qu’elle n’est autre que notre bien aimé seigneur et maitre à tous : Hadès! »


Plus un soupir, plus aucun bruit, si ce n’est ceux des combats qui ravageaient la cathédrale… Cette confidence venait de jeter un froid sur l’assemblée de quoi satisfaire Faust qui en appréciait l’écho. C’était pour ce genre de sensations qu’il était revenu d’entre les morts, pour lire l’incompréhension dans le regard des autres ! Cependant, malgré ce plaisir qu’il souhaitait prolonger un peu plus, il devait leur donner des explications sans quoi son argumentation n’aurait aucun fondement !

« Allons ne soyez pas aussi surpris, je vais vous l’expliquer! La raison est simple, d’ordinaire on offre à cette pierre des facultés d’immortalité et de connaissance. Or il n’y a rien qui vous choque? J’ai en ma possession ces deux aptitudes… Et qui me les a octroyées? Ce n’est autre que notre sombre Monarque! C’est pourquoi je lui dois allégeance, pour la reconnaissance qu’il m’a accordée, je me porte garant de ses envies! »


Bien qu’il n’avait pas totalement éludé la question de Gilles, sa réponse restait évasive et manquait d’opinion. Il ne faisait en quelque sorte, qu’énoncer une évidence partagée par l’ensemble des spectres. Malgré tout, leur alliance ne l’obligeait en rien et certainement pas à énoncer ce qu’il convoitait, d’autant qu’en y réfléchissant il ne s’était jamais vraiment posé la question depuis sa résurrection. Pour le moment, tout ce qui comptait, ce fut que l’un dicte la marche à suivre et que l’autre s’exécute, le commandant donnant les ordres et le bourreau rendant sa sentence!


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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Lun 29 Oct - 15:13








    L'idée de son homologue n'était pas dénuée de sens. Lors de ses nombreuses lectures et pérégrinations en tout genre, Gilles de Rais avait été amené à ce même constat : les hommes ne faisaient que matérialiser vainement, une idée, un concept pour se rassurer sans cesse jusqu'à ce que l'heure de leur mort sonne. Car en fin de compte, c'était la peur de mourir qui demeurait dans leurs têtes. Ne pas parvenir au but, courir après la course inéluctable du Temps ! Cette peur de mourir naît d'une angoisse, d'un sentiment le plus souvent, la perte d'un être cher aussi. Personne ne faisait abstraction à cette fatalité ! Tout mortel était amené à cette déchéance, une fin en soi. Bien plus en finalité. Lui-même à l'aide de son vieil ami alchimiste, était motivé pour aller à l'encontre de ces projets divins. Rompre le Cycle fut hélas un projet bien trop ambitieux. Le spectre du Bourreau, faisant encore dos à Faust, se complaisait à contempler la lumière au dehors, filtrée par les vitraux. Le vacarme incessant des armes, leur fracas, n'était au loin qu'une rumeur lointaine pour lui, plongé dans ses songes. Ô pourtant oui, il écoutait tout de même d'une oreille attentive, les dires de l'autre alchimiste sans interrompre le cours de sa pensée. Ce ne serait pas correct de lui dire d'emblée qu'il avait raison, mais qu'il se trompait aussi. Puis, l'attitude qu'il adoptait envers lui, certes, plutôt condescendante, lui déplaisait sans pour autant l'atteindre : ce Faust, bien que supérieur à lui en terme hiérarchique, manquait cruellement d'expérience. Gilles lui avait innocemment exposée une théorie idiote dans le but de mettre à l'épreuve sa vivacité d'esprit et son verbe. Il se vantait de posséder en partie le savoir absolu, enfin, que c'était là sa quête, l'immortalité de surcroît, or, sa plaidoirie avait de nombreuses failles.

    Manquer de discernement était un luxe que tout humain s'offrait, car c'était là plus pratique de rester dans l'ignorance et d'adopter un comportement emporté quand on se trouvait confronté à un mur, que de reconnaître ses tords. Oui, le géant voûté avait bien remarqué que son collègue n'aimait pas être contredis, ce qu'il comprenait tout à fait mais qu'il déplorait aussi : comment avancer sans remises en questions ? D'un coup de langue, il s'humecta les lèvres pour parler à son tour quand Nicolas Flamel lui murmura de garder le silence. Sourcils froncés, et avec une lenteur calculée, le Seigneur de Rais se retourna vers le spectre du Commandement. Son visage grave ne laissait rien transparaître d'autre que cette sévérité dont on pouvait lui octroyé parfois quand sa folie lui laissait un peu de répit. La seconde d'après, le bras sanguinolent de Faust explosa en un millier de poussière d'étoile. Le sang, lui paraissait être absorbé par l'étoile de l'Exécution.

    Un rire sardonique s'échappa de sa gorge et il ria ainsi de bon cœur pendant près d'une longue minute ! Se tenant presque les côtés. L'autre spectre ne devait pas comprendre la cause de son hilarité, peut-être croyait-il qu'il se raillait de lui ? Or il n'en était rien ! Par ce simple contact avec son sang, Gilles savait tout de lui. Absolument tout, jusqu'aux moindres détails les plus inavouables. Et ce qu'il avait « lu » littéralement, l'emplissait d'un mélange de sensation qui entraîna cette exclamation joyeuse. La minute d'après, il redevint extrêmement sérieux, posant même une main contre son cœur pour saluer Faust.

    « Ne vous méprenez pas à votre tour gentil Seigneur, mais sur un point, vous vous êtes trompez. Il existe bel et bien un genre de Livre, capable de tout répertorier. Il en existe même deux ! Dont l'un appartient au Spectre du Garuda !» Révéler cette information ouvrirait peut-être des pistes exploitables. Sans doute serait-il intéressé de faire la rencontre de ce personnage ? Lui-même l'avait rencontré, et bien que cet échange fut bref, Gilles en avait conclu qu'il fallait le rencontrer de nouveau.« Cet homme saura vous prouver, comme moi plus tard, que votre argumentation ne tient qu'à un fil. Mais votre travail, pour un jeune alchimiste, est tout à fait honorable. Mieux, arriver à de telles conclusions, si vite, relève du génie ! Voici leurs noms : Le Livre de Sang, et le Livre des Psaumes.»

    Ce n'était pas tant pour flatter cet ego, non, ni même qu'il était d'habitude avare de compliment, non plus ! C'était plus pour essayer de fouiller un peu plus en profondeur. Il ne craignait pas cette étoile céleste, montante ! Tant qu'il serait un Gardien, il ne risquerait rien du tout. S'il ne désirait pas réellement en profiter, au moins cela lui permettait de parler plus librement, mais toujours courtoisement, à ses supérieurs sans qu'ils s'en offusquent. Un privilège nullement dénué d'intérêts. Il se racla la gorge pour se redonner un peu de constance, car la douleur qu'il ressentait devenait presque insupportable. Même si vue de l'extérieur, il n'y paraissait rien. Encore.

    « Il est vrai qu'en tout temps, l'homme à cherché un moyen de se rassurer en puisant dans les vieux mythes, ou en les inventant d'ailleurs, voire même la religion : je pense que vous serez d'accord sur cette affirmation. Aussi, vous aussi avez dû remarquer à quel point tous, sans exception, se copient les uns les autres. Il n'y a pas une notion remaniée, pas un épisode retranscrit pour manœuvrer l'esprit. Or, il faut savoir lire entre les lignes. C'est cela le savoir absolu : savoir en faire abstraction ! Avec ça, nous serions à même de comprendre tout les projets qu'aucuns mortels n'est susceptible d'atteindre ! Mais pour cela, il nous à fallu vaincre la Mort.» Ce constat, évident en soi, le fit largement sourire une nouvelle fois. Il tendit ensuite la main vers Faust, volonté de sceller leur... amitié ? « Nous avons abandonné la vaine quête religieuse, car nous avons comprit qu'Ils nous ont octroyé leur grâce. Vous, vous pensez que la Pierre est un Dieu, moi je pense que c'est une Déesse. L'un comme l'autre, nous avons tord et raison en même temps. Mais dans la finalité des choses, nous avons été choisit pour perdurer dans un sens, et les servir. Et sachez qu'il n'y aura pas plus fidèle que moi, Gilles de Laval-Rais.»

    Il voulait ajouter plus de chose, mais sa bouche resta close quand une onde de souffrance le foudroya, le faisant grimacer. Une fois encore, il se détourna pour rechercher la lumière.

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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Lun 29 Oct - 21:00


À ne pas en douter, cet homme était un fin orateur, mêlant avec adresse les critiques et les compliments de surcroît. D’une certaine manière les discussions seraient beaucoup plus animées et donneraient beaucoup plus d’entrain à leurs débats, que s’il s’était confronté à un illettré. Toutefois et pour le plus grand désarroi du spectre du commandement, le manipuler s’avérait bien plus difficile qu’il ne l’aurait cru ! Loin d’être d’arriéré, il venait de répondre tour à tour à ses propos, avec une aisance à vous glacer le sang ! Que cela ne tienne, la joie d’avoir réussi à le manipuler n’en serait que plus grande et démontrerait toute l’étendue de son esprit machiavélique ! Pourtant, malgré son intérêt qui grandit au fur et à mesure que ce dernier s’employait à lui expliquer les failles entraperçues dans son explication, Faust ne put s’empêcher d’esquisser un léger grognement à l’écoute de cette attaque menée de front !

Se voir ainsi corrigé était pour lui bien pire qu’une injure, à défaut de la plupart du commun des mortels. Devoir se réduire à écouter et en comprendre le sens, tel un vulgaire écolier, était une chose qu’il laissait faire, mais qu’il avait grandement du mal à accepter... Non pas qu’il condamnait toute forme de correction, mais se voir à chaque nouvelle intervention contredit, lui paraissait insupportable. Faute de réprimer le fond, ce fut surtout la forme qui le gênait par-dessus tout et il aurait eu tôt fait de le faire remarquer à son confrère, si ce dernier ne vint pas à attiser sa curiosité en lui révélant une information, qui sonna comme une forme de cadeau en gage de leur nouvelle alliance !

Vraisemblablement, le spectre du Garuda et éminent juge des enfers était en possession de l’un des deux livres que Gilles de Rai qualifiait à même de répertorier tout le savoir universel. Bien que sa personne lui n’était pas inconnu, pour cause il avait été un porteur plus qu’emblématique de son surplis, il ne s’attendait pas à devoir le rencontrer de sitôt ! Dans ces circonstances, il devenait quasi inévitable qu’il soit amené à le rencontrer, pour confirmer les dires de Gilles. Mais pour le moment, là n’était pas la question, bien que sa curiosité pour ce juge était grande, il devait avant toute chose s’acquitter d’une tâche qui nécessitait encore sa présence auprès du spectre du bourreau. Là encore, il en vint à se consacrer à l’autre livre, à défaut de savoir réellement lequel était en possession du juge des enfers. Une chose lui vint à l’esprit, une sorte de déduction qui le frappa pour sa simplicité, mais qui pourtant semblait juste, au point de le voir en faire part à l’homme de foi :

« Arrêtez-moi si je me trompe, mais vous semblez en savoir beaucoup sur le sujet! Je n’ai moi-même jamais eu vent de quelconques livres comme vous le mentionnez…Pourtant vous, vous en parlez, comme s’il vous fut offert la chance de les avoir en main! De ce fait cela ne peut signifier qu’une seule chose… »
Gardant son calme, avant d’arborer un sourire vicieux, il finit par lui dire
« Puisque l’un appartient au juge du Garuda et que je ne pense pas que vous seriez assez fou pour vous en emparer par la force, je me dis que pour ce qui en est de l’autre, cela reste à prouver! En d’autres termes, mon instinct me dit que le deuxième est en votre possession, ai-je tort? »


En voilà une manière peu habile de tourner ses phrases ! Bien qu’il aurait pu le faire avec beaucoup plus de forme, afin de laisser le loisir à son homologue de lire entre les lignes, il se préféra bien plus direct ! Pourquoi tourner autour du pot, quand ce dernier depuis le départ cachait cette information par peur de voir son confrère lui demander des explications ! Non cette attaque était volontaire et visait à démontrer que lui non plus n’était pas né de la dernière pluie et que sa naïveté n’était le fruit que de sa propre volonté ! Soutirer des informations était une de ses nombreuses compétences et visiblement il venait de faire mouche ! Un léger blanc régna dès lors dans l’assemblée, signe que Faust avait vu juste et que son allier à présent, ne jouait pas carte sur table !

« Allons pas de ça entre nous! Vous le saviez que tôt ou tard en me révélant cette information, je viendrais inexorablement à suspecter que vous étiez le deuxième détenteur de l’autre grimoire! »


Le ton employé se voulait légèrement railleur, pour autant ce n’était pas dans le but de se moquer de lui, mais il était le fruit d’un plaisir que Faust éprouvait en ayant trouvé une sorte d’alternative à son savoir inconditionnel. L’idée de pouvoir en feuilleter les pages, résonna comme une douce mélodie dans son cœur, si bien qu’il fut d’humeur à jouer franc jeu lui aussi. Sortant tout à coup sa faux, qu’il venait d’empoigner fermement et matérialisée entièrement, il la fit tournoyer dans un mouvement ample avant d’y planter sa lame dans un sol qui se zébra sous l’impact ! En rien hostile, ce mouvement marquait surtout son envie de montrer sa bonne foi, pour le laisser plus à même par ailleurs, de formuler sa requête :

« Je vous en conjure, auriez-vous l’amabilité de me le montrer, afin que je puisse en y étudier son contenu? »


Conscient qu’il n’était pas en position d’exiger de son possesseur qu’il le lui donne, il préféra lui demander aimablement quitte à s’en remettre à sa décision. Non pas qu’il se soumettait à lui, il aurait été bien sot de le penser, mais parfois en parfait manipulateur qu’il était et bien que son discours contrastait avec celui qu’il avait eu auparavant, il s’avérait bien plus facile de graisser la patte que de tenter de l’arracher ! En d’autres, mieux feinter pour mieux attaquer, voilà le mot d'ordre ! Faust n’avait pas de honte à devoir se soumettre au bon vouloir de quiconque, si ce fut dans ses propres intérêts ! En cet instant, ce n’était ni plus moins que de la diplomatie, à défaut de le faire par la force, la manière douce serait celle qui le mènerait à ce qu’il convoite !


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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Mar 6 Nov - 14:17



    Ah, enfin, l'autre Spectre commençait à comprendre le cheminement de ses pensées. Enfin il réalisait qui se trouvait en face de lui. Les paroles directes de son collègue firent largement sourire Gilles de Rais qui se détourna de sa contemplation. Il avait vu juste sur un point : il était le possesseur du second ouvrage, néanmoins, en aucun cas il aurait voulut dissimuler cette donnée. Il aurait été dans ce cas là, plus subtil que cela. Non, Gilles voulait que son homologue se laisse berner. Il voyait dès à présent, une autre facette du Spectre du Commandement. Cette confirmation ne le déplut guère, il prenait cette attitude comme un défaut qu'il userait à sa guise s'il le fallait. Par contre, il était clair qu'à ce petit jeu, Faust n'en ressorte pas totalement victorieux.

    Vouloir manipuler les gens demeurait risqué. Mais un risque qu'il comprenait et approuvait. Les faibles se laissaient toujours prendre dans les filets des plus avisés. Toujours, s'était plus simple et inéluctable pour eux. La circonspection parut quand même altérer les traits de son visage décomposé : il réfléchissait aux dires de ce dernier sans ciller pourtant, laissant le silence reprendre ses droits. Par intermittence, des éclats de voix leur parvenaient, avant de mourir. Quelques part plus loin, des combats s'achevaient. La gloire des Spectres éclatait. Ils ne tarderaient pas à reprendre le contrôle des Enfers.

    L'homme immense croisa ses mains noueuses ensemble, et ne fit rien d'autre que plonger son regard glacé dans celui de l'étoile céleste. Que répondre à cette requête ? Gilles de Rais faisait mine d'être plongé dans une intense réflexion depuis quelques minutes, or il s'amusait à faire grandir le suspense. Il savait que cela l'agacerait ! Non peut fier des tournures que prenait cette joute verbale, le Seigneur de Rais se racla la gorge

    «Ah mais détrompez-vous Seigneur, je sais exactement ce que j'avance, et vous êtes grâce à mes soins et votre … perspicacité, arrivé à cette conclusion ! Or qui vous dit que je ne mens pas ? Je pourrais très bien pus alimenter votre curiosité pour susciter chez vous un intérêt grandissant pour moi.» il marqua une courte pause durant laquelle il sembla dialoguer avec les voix dans sa tête.« Vous êtes un homme curieux, c'est l'une des qualités que j'admire le plus chez l'homme. C'est ce qui nous permet d'avancer, de cheminer toute une vie. Quelle soit longue ou courte. Mais aurais-je envie de partager avec vous l'une de mes plus grandes découvertes ? Vous même avait démontré que c'était peut-être un peu tôt. Apprenons d'abord à nous faire confiance, et nous connaître, et un jour peut-être que je vous lierais avec le Sang du Livre.»

    Son sourire ce fit nettement plus carnassier. Une expression à vous glacer le sang ! Mais, pour titiller davantage le jeune alchimiste, Gilles fit apparaître le Livre de Sang. Celui-ci jaillit dans une gerbe écarlate accompagné d'un son proche du verre qui se brise. Un millier de poussière d'étoiles s'envola dans la Cathédrale tandis qu'une fragrance ferreuse embauma l'air.

    « Le voici, le Liber Sanguinis. Une arme puissante quand on sait s'en servir. Vous n'êtes malheureusement pas un adepte du Sang, aussi il vous sera impossible de l'ouvrir et de consulter son contenu. Il n'y a que moi qui puisse apercevoir les écritures, l'Histoire. Je sais ce qu'il peut se passer, ce qu'il fut et ce qui est. Je sais tout, tout est noté dans ces pages qui resteraient immaculée pour vos yeux. Tenez, voyez.»

    Il lui présenta le livre, qui, d'une de ses mains, s'ouvrit sans effort. Quand le Spectre du Bourreau l'approcha de Faust, celui-ci se referma aussitôt dans une lumière violette, malfaisante.

    « Il ne vous reconnaît pas Seigneur, il ne désire pas que vous connaissiez son contenu. Il ne veut pas vous parler à vous. Il ne veut pas vous révéler ses secrets car ile ne vous pense pas prêt. Il sent à quel point vous désirez...»

    Le Bourreau s'esclaffa en collant contre son cœur, le Liber Sanguinis. Ce dernier finit par se mouvoir seul, léviter au dessus du sol afin de tourbillonner autour de la silhouette tordue de Gilles. Puis, il fit tournoyer ses pages à une vitesse extrême. Les sourcils froncés, le Seigneur de Rais parut être en cet instant fort contrarié. Il venait de recevoir une nouvelle mission. Il était temps pour lui.

    « Veuillez m'excuser Seigneur Alchimiste mais... je crains que notre entrevue ne s'arrête ici. Je viens de recevoir un message de l'un de mes collègues, et un autre de ma Dame. Je vous invite à reprendre cette conversation à plus tard, ou même d'investiguer sur mes paroles. Allez plus avant pour protéger nos Maîtres, je reviendrais très bientôt aux Enfers pour combattre. Mais pas tant que ce poison coulera encore dans mes veines. La Grande Invocation est sur le point de réussir. À bientôt … partenaire.»

    Sur ces mots, le Bourreau s'inclina bien bas devant le Spectre du Commandement, une main posée contre son cœur, avant qu'il ne s'évanouisse dans les ténèbres les plus noires. Un parfum printanier souffla légèrement...



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MessageSujet: Re: Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]   Jeu 8 Nov - 18:30


« Me faire humilier de la sorte par un tel personnage… J’enrage! »
Furent les seuls mots qu’il put prononcer en cet instant.

Il venait de voir son partenaire, comme ce dernier se plaisait à le qualifier, s’envoler dans un voile tout aussi sombre que mystérieux, pour le laisser seul dans ses songes… Pas une seule de ses paroles ne lui avait paru aussi blessante et aussi virulente, que celles qu’il venait de prononcer avant son départ. Laissé seul dans cette cathédrale frappée d’un profond silence, marqué à ne pas en douter par ce dernier échange, Faust ne cessa de grommeler et d’injurier au plus profond de son être, cet homme qui venait de l’humilier ! Bien trop conciliant et magnanime, il venait de se faire prendre dans son propre jeu… Lui qui pensait dominer le débat, fut stupéfait, pour ne pas dire horrifié de la manière dont ce dernier venait de lui échapper ! Habile orateur, son homologue n’en était pas pour autant un moins bon détracteur, ce qu’il apprit à ses dépens !

Sa requête semblait pourtant légitime et dénuée d’animosité, mais quand bien-même Gilles ne l’avait pas entendu de cette oreille et venait par conséquent de s’attaquer verbalement à ce dernier avec une habilité à vous couper le souffle. Aucun mot, ni aucun son ne purent sortir, la force de s’opposer s’étant tout simplement évaporer suite au refus du spectre du bourreau. Car bien plus que le refus de son confrère, ce qui lui fit perdre toute envie de relever le ton, fut sans doute le fait d’être ainsi jeté en pâture par un objet, qui bien qu’il pouvait contenir tout le savoir du monde n’en restait pas moins un ouvrage à la solde d’un homme et qui en d’autres termes, était dépourvu de toute volonté propre… Même si de tout temps, la place accordée aux mythes en tout genre et notamment ceux à l’égard d’objets vivants, n’étaient plus à démontrer, Faust ne pouvait tolérer un tel affront !

La place laissée à la soi-disante volonté de cet ouvrage sonnait pour lui, bien plus comme une volonté de son possesseur de le tourner en bourrique, qu’à celle du livre lui-même. Depuis le début de leur échange, ce dernier avait perduré dans sa volonté de le contredire, alors pourquoi en changer tout à coup ? Non une chose était sur et Faust ne pouvait en douter, ce dernier venait de prendre un malin plaisir à le voir se faire honteusement dénigrer. Qu’à cela ne tienne, à charge de revanche, il se jura de le lui faire payer et ce aux centuples ! D’ordinaire calme et réfléchi, Faust semblait changé, se surprenant lui-même de s’apercevoir qu’il pouvait éprouver une telle haine, alors que de son vivant il se voulait avant tout pacifiste et dénué de ce sentiment ! Néanmoins, fort est de constater que Gilles l’avait poussé à bout…

Mais pour l’heure, une tâche bien plus importante que celle de se morfondre durant une toute une vie, l’attendait ! En effet, à défaut d’avoir pu réunir toutes les informations qu’il souhaitait aux côtés de cet immonde être gigantesque, un autre livre patientait entre les mains d’un autre spectre en attendant sa venue ! La mission en elle-même n’était pas difficile à réaliser en soi, pour cause lire un livre n’était un tant soit peu qu’une opération réalisable, mais là où cette dernière s’avérait bien plus ardue, ce fut sans doute à cause de son détenteur ! Ce n’était certainement pas son statut et son riche passé de guerrier qui traduisait cette réticence, mais probablement la peur de se voir railler une nouvelle fois, du fait qu’il y avait fort à parier que cet homme en tant que propriétaire du deuxième livre, aurait la langue tout aussi pendue que son confrère…

Ne venait-il pas de se voir refuser l’autorisation de feuilleter l’ouvrage de l’un des subalternes du royaume, alors qu’en serait-il auprès d’un supérieur hiérarchique ? Cette question qui ne trouvait pour le moment aucune réponse tant il était perturbé, le poussa à réfléchir à deux fois avant de tenter de rencontrer le juge du Garuda, d’autant qu’après mure concentration, il put ressentir la présence du sombre monarque ainsi que celle de sa compagne à ses côtés… Et pour ainsi dire, il ne souhaitait pas après la confiance que le monarque lui avait accordé, la bafouer en se faisant une nouvelle fois ridiculiser… Pour autant, une idée germa dans son esprit et le convia à faire le premier pas en direction de ce dernier.

En effet, à défaut de ne pas pouvoir échapper aux retrouvailles avec le seigneur Hadès et son épouse, l’idée qui lui vint ne demandait pas un semblant de force, il n’aurait qu’à demander la permission d’emprunter le juge, afin de discuter plus paisiblement avec lui à l’écart ! Fort de cette idée, son envie de faire sa rencontre redoubla d’intensité et dès lors il laissa derrière lui le semblant d’échec, du moins la mésaventure de s’être vu refuser sa demande, pour se tourner tout spécialement vers le lieu où la joyeuse compagnie semblait se trouver ! Arborant un sourire malicieux et enjoué, Il empoigna sa faux afin de la sortir du sol, pour la dématérialiser et quitter la cathédrale, en direction d’une nouvelle aventure pleine de surprises !

« Il n’y a que les fous qui ne changent pas d’avis! Et puis, le jeu en vaut la chandelle! »
Dit-il tout en laissant échoir un rire sardonique qui résonna dans la cathédrale!

Marchant paisiblement au sein de la cathédrale, soucieux de ne pas se faire remarquer par les derniers combats qui se finissaient, sa silhouette finit par disparaitre après avoir passé le seuil d’une porte au fond de cette dernière. Au sommet d’un escalier circulaire qui se perdait dans les ténèbres, Faust prit l’initiative de le descendre d’un pas feutré, le bruit de ses pas résonnant en harmonie avec sa présence, qui se faisait happer au fur à mesure que les ténèbres l’englobaient!

[Campagne] Premiers assauts
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Entre génie on se comprend! [Pv: Gilles de Rais]

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