RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]

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Haiken


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MessageSujet: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Dim 14 Oct - 16:17

Île de Circé

Le soleil baignait la petite île de Chypre de toute sa splendeur. Le calme régnait en maître sur ce petit bout de paradis, au son du chant des oiseaux. C'était au milieu de ce paysage paradisiaque et apaisant que sa présence était le moins espéré. Et pourtant, il était revenu ici après bien des années, cherchant avant tout un peu de calme et de repos.

Il avait tant enduré depuis quelques années. Il prenait conscience que cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas pris un peu de temps pour lui. À vouloir à tout prix conquérir sa liberté, il était devenu prisonnier de son obsession. Tout homme, qu'il soit Chevalier ou bien même un Dieu nécessite de se reposer, Haiken n'était pas une exception, même s'il aurait préféré dérogé à la règle.

Néanmoins, il n'était pas homme de rester sans rien faire. Et il n'était pas non plus du genre à rester coucher très longtemps sur le sable chaud à dormir, bercé par le doux bruit des vagues. Il s'était rendu compte qu'il n'avait pas de foyer. Depuis qu'il s'était enfui de la ferme de ses parents adoptifs, il n'avait encore jamais pu trouver un lieu qu'il puisse établir comme sa demeure. Aussi, avait-il choisi de restaurer la bâtisse à moitié détruite de son ancien Maître, Aménophis. Elle était resté à l'abandon après l'attaque des capitaines du Masque et personne ne l'avait réclamé. Et même si cela avait été le cas, Haiken aurait été capable de faire fuir les nouveaux propriétaires. Mais il remerciait le hasard de lui éviter d'avoir à prendre une telle attitude.

Il avait déjà reconstruit les murs de la demeure, et s'apprêtait à présent à refaire la partie du toit qui était tombé. Il avait eu un travail fou jusqu'ici, mais certains habitants de l'île l'avait aidé. À sa plus grande surprise d'ailleurs, car Haiken n'aspirait aucune sympathie. Il fallait croire qu'avoir du sang atlante dans les veines faisait des miracles. Tous savait qui Général du Dragon des Mers était réellement, mais aucuns ne savait, ou ne voulait, raconter les évènements qui s'étaient produits il y a plus de 20 ans et qui avait bouleversé sa vie.

Tentant de fixer une planche sur le toit, Haken sentit soudainement l'approche de quelqu'un au Cosmos prononcé. Et ce n'était pas n'importe qui. Depuis combien d'années n'avait-il pas vu cette personne? Que pouvait-elle bien vouloir de lui à présent? Leurs différents était réglés depuis longtemps et c'est avec surprise qu'il vit la jeune femme apparaître devant lui. Haiken arrêta alors de travailler, et du haut de la demeure qui était maintenant sienne, s'adressa à la nouvelle venue.

- Et bien, voilà une surprise fort agréable! Qu'est-ce qui t'amènes par ici jolie sirène?
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Ann


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Dim 14 Oct - 19:36



Cela faisait quatre années que Poséidon s'était retiré, et depuis, pas de trace du Masque. Comme si ce dernier avait disparu en même temps que l'Ebranleur des terres. Chaque jour, et ce lorsque je n'étais pas en mission pour le Sanctuaire Sous-Marin, ou que je n'arpentais pas mers et océans pour mon propre plaisir, je venais me ressourcer aux abords de cette petite crique. Il y avait là une petite maison en ruine que personne n'avait jugé bon de restaurer jusque là. Jusque là, car il me semblait que celle-ci ressemblait de moins en moins à un bric à braque depuis quelques jours.

Ce jour là, comme depuis quelques jours depuis mon retour, j'avais décidé de m'adonner à la passion qui était mienne: la natation. Pour moi, il n'y avait rien de plus tonifiant et de vivifiant que de s’immerger dans l'eau claire. Et il n'y avait rien de plus reposant que de se prélasser, après une baignade, sur le sable chaud en se laissant bercer par le bruit des vagues. Oui s'était là une activité oisive à laquelle j'aimais m'adonner, particulièrement le matin de bonne heure, et qui me ressourçait pleinement.

Comme à mon habitude, je saluais d'un geste de la main le fantôme de l'ancien propriétaire de cette bicoque en ruine.

"- Aménophis, c'est une belle journée qui s'annonce. Il semblerait que des courageux se soient décidés à restaurer votre demeure."


Lançais-je à l'intention du fantôme. Je n'aurais su expliquer pourquoi ce dernier se manifestait à moi seule, mais la présence de l'ancien Général ne me dérangeait guère. Au contraire, j'avais été tellement touché par la mort de ce dernier lors de mon arrivée sur l'île, que j'avais été heureuse de pouvoir le revoir. Il m'arrivait même par moment de discourir avec lui.

J'abandonnais mes vêtements près de l'épave d'une chaloupe et s'était donc dans le plus simple appareil que je gagnais les flots. Pour moi, il n'y avait guère de meilleure sensation que la caresse de l'eau, et lorsque cette dernière était plus froide, je jugeais qu'il n'y avait rien de mieux pour fouetter le sang et être ainsi en pleine forme pour la journée. Il s'avéra que ce jour là, l'eau n'était guère chaude, refroidie par les pluies torrentielles de la veille, ce qui ne m'empêcha pas de m'éloigner du rivage afin de m'adonner pleinement à mon plaisir.

Ce n'est que bien plus tard que d'ordinaire que je pris le chemin du retour, me laissant par moment bercée au fil de l'eau, m'intéressant à ce ciel si bleu et seulement orné de quelques nuages. Avec grâce je plongeais, réapparaissant quelques minutes plus tard à la surface de l'eau. D'un geste de la main, je rejetais ma chevelure carmine en arrière avant de prendre le chemin de la plage. C'est alors que je ressentis sa présence.

Le fantôme de son maître l'observait d'un sourire avant de pointer du doigt ce qui fut sa maison. Je le vis. Le Dragon des Mers était là, assit sur le toit entrain de me héler.

"- Bon sang de bois! Il ne manquait plus que ça." grommelai-je pour moi-même. Je ne m'étais pas attendue à le trouver là. Et voilà qu'il allait me voir en tenue d'Eve? Certainement pas! Une rougeur orna mes joues tandis que je m’immergeais dans l'eau, barrière dérisoire pour se soustraire à la vue de l'homme.

*Ann dans quel pétrin t'es-tu encore fichue?*


Timidement, je sortis un bras de l'eau pour le saluer, tandis que dans mon esprit, je cherchais à la façon d'échapper à cette situation dérangeante, si ce n'était humiliante. L'eau froide commençait à m'engourdir. Si je ne faisais rien, je finirais par attraper froid.

*Oh et puis merde. Au diable les convenances! Il ne sera pas dit que la terrible Ann Red se conduit comme une vierge effarouchée. Du nerf que diable!*

"- Hé bien, il se trouve que je viens nager ici régulièrement. Je ne m'attendais pas à tomber sur vous."

*A ça non, vraiment pas du tout, foutre Dieu.*

Prenant une inspiration et fermant un instant les yeux histoire de me donner bonne contenance, je sortis alors des flots, telle Vénus. Néanmoins, nul angelot ne vint recouvrir de tissu mon corps dénudé. Le spectacle était des plus ravissant et l'on pouvait à présent aisément comprendre, pourquoi bon nombre d'hommes perdaient la tête à la vue de ce corps ferme, aux courbes parfaites, disposant de jambes élancées, et une chevelure venant caresser le creux des reins. Oui assurément, il y avait là de quoi enflammer les sens d'un homme. A voir si cela aurait un quelconque effet sur ce bricoleur du dimanche.
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Haiken


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Sam 20 Oct - 20:09

La jeune femme nageait gracieusement lorsque Haiken l'interpella. Elle semblait avoir été prise au dépourvu, laissant son expression faciale transmettre toute sa surprise. Néanmoins, Ann n'était pas du genre á se laisser surmonter par les imprévus et autres situations inespérés, et elle répondit aussitôt.

- Hé bien, il se trouve que je viens nager ici régulièrement. Je ne m'attendais pas à tomber sur vous.

Haiken baissa les yeux un instant, se préparant à sauter sur la terre ferme, lorsqu'il vit la jeune femme sortir de l'eau, complètement dévêtue! Les yeux du Général s'écarquillaient devant ce spectacle fort inattendu, révélant une moindre maîtrise de ses émotions lors de situations inespérées. Il fit tellement de force sur les tuiles du toit, que ces dernières se brisèrent, le laissant sans surface où maintenir son poids.

"Mais qu'est-ce qu'elle me fait encore m***!"

La chute semblait inévitable et alors que son corps se dirigeait vers le sol, il parvint à faire une pirouette et à atterrir sur ses jambes. C'était moins une, il aurait heurter le sol tête la première, et aurait eu l'air bien ridicule. Il fallait bien avouer que la vue était fort agréable, tout semblait être à sa place et...enfin bref!

Il tentait de ne pas laisser quelques pensées plus inappropriées envahir son esprit. Même si l'attitude de la jeune femme emmènerait même le plus saint des hommes à perdre le contrôle de soi-même et Haiken était bien loin d'être un saint dans tous les sens du terme.

"Et bah elle a pas froid aux yeux la petite. Mais on dirait bien qu'elle a un peu froid vu ses... Non! Te laisses pas aller vieux, ce n'est pas correct!

Mais ce qui semblait incorrect dans ce genre de circonstances de l'avait jamais vraiment gêné. D'ailleurs, lors de ses trois ans de hors la loi en Angleterre il n'aurait jamais refusé telle invitation, même involontaire. Mais quelque chose l'empêchait de voir Ann d'une manière aussi simple et basique. Il enleva sa chemise et l'offrait alors à la jolie rouquine, afin qu'elle se couvre. Celle-ci semblait dévisager la pièce vestimentaire.

- C'est bon je me suis changer y a pas longtemps, elle est pas pleine de sueur si c'est ce qui te préoccupe.

On ne peut pas dire que Haiken n'aurait pas aimé profiter du spectacle d'avantage. Et si cela avait été une autre il ne s'en serait sans doute pas priver. Mais il s'agissait de Ann, la seule qui ait jamais connu et compris sa douleur, vu son pire côté, mais aussi le meilleur. Il avait pour elle un sentiment différent depuis leur confrontation, sans pour autant savoir ce que cela pouvait être, mais il savait aussi qu'il désirait la protéger, même de lui. Et cette attitude, même si cela pourrait semblait bizarre lui semblait le plus juste envers elle.

Il lui tournait le dos, lui faisant signe de s'asseoir du un petit banc fait en pierre. Il alla chercher deux verres et une bouteilles de rhum.

- Les villageois me l'ont offert, dès qu'ils ont su que j'étais de la famille Fitz-Empress, ils m'ont ramené tout ce dont j'avais besoin. Ce sont de braves gens, nous avons bien fait de chasser les hommes du Masque d'ici, ils auraient probablement tout rasé.

Il buvait une gorgé, savourant le breuvage qu'on lui avait offert. Puis il demanda finalement à Ann ce qu'elle avait fait depuis ces quatre années où ils ne s'étaient vus.

- Alors et dis-moi qu'as tu fais depuis la dernière fois que l'on s'est vu, à part de mettre à poil devant les gens?

Il avait beau la respecter, la provoquer continuait à être plus fort que lui. Il aimait la manière dont elle réclamait et lui répondait, sans jamais rien lâcher. Dans un certain sens, elle lui ressemblait énormément.
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Ann


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Dim 21 Oct - 20:37



Je les vis, ses prunelles qui s'écarquillaient sous la surprise. Encore un peu, sa mâchoire allait se décrocher. J'esquissais un sourire espiègle et amusé, mais je ne pus réprimer un éclat de rire en voyant le Général disparaître dans un nuage de fumée, né de l'écroulement de quelques tuiles. Il était amusant de le voir aussi gauche, lui d'ordinaire si fier et sûr de lui.

Je mordillais ma lèvre inférieure pour réprimer mon rire, mais ne cachais, toutefois pas mon sourire. Lorsqu'il vint à moi, je pus sentir la caresse de son regard et ne pus réprimer un frisson. Etait-ce de froid? Non ses prunelles n'affichaient en rien leur habituelle froideur. Il me semblait que ses iris saphirs brûlaient d'un feu incandescent, et elles instillaient en moi un sentiment bien neuf, dans lequel je ne me reconnaissais pas. Néanmoins, je ne parvenais pas encore à mettre le doigt dessus.

*Tu te voiles la face ma pauvre fille.*

Pudiquement, je croisais les bras pour soustraire ma poitrine à ses yeux ardents, avant de me détourner pour masquer la délicieuse rougeur que je sentais poindre à mes joues. Apparu alors dans mon champ de vision un bras tendu, au bout duquel pendait une chemise blanche. Le savoir si proche me fit à nouveau frémir. Nul doute qu'il mettrait cela sur le compte de ma nudité et de la fraîcheur. Mais qu'en était-il pour moi?

Mon regard allait de mon Général à la chemise et vice versa. Sa réflexion me fit sourire et je ne pus m'empêcher de le taquiner.

"- Et alors, quand bien même. Tu viens de travailler sur ce malheureux toit. Je suppose que tu n'as pas besogné sans transpirer, d'autant plus que tu m'as offert une belle chute. Elle doit être pleine de poussière."

Le tutoiement m'était venu tout naturellement sans même que je ne m'en aperçoive. Mes doigts frêles vinrent se refermer sur le vêtement que je m'empressais de passer, passant un bras derrière mes cheveux pour libérer ceux-ci de la prison du pâle tissu. La chemise m'arrivait à mi-cuisses, trop grande pour moi certes, mais je m'en moquais, car je m'y sentais à l'aise, et je découvris avec stupéfaction que l'odeur d'Haiken m'apaisait. Néanmoins, l'humidité des perles d'eau qui recouvraient corps et cheveux eurent tôt fait de la mouiller légèrement.

Je me tournais vers mon interlocuteur, pour constater que ce dernier me tournait le dos. J'eus alors tout le loisir de contempler les muscles de son dos, découvrant des cicatrices qui le couturaient ici et là. Je retins le mouvement de mes doigts qui semblaient vouloir effleurer chacune d'elles comme pour en effacer leur sombre souvenir. Toutefois, je suspendis mon geste à temps, laissant mon bras retomber inerte le long de mon corps, tandis que je lançais en toute sincérité, le tout accompagné d'un charmant sourire:

"- Merci."

Pour toute réponse je n'eus droit qu'à un geste qui m'invitait à prendre place sur le banc de pierre. Je ne me fis pas prier, m'installant sur ce dernier, m'amusant à dessiner des arabesques dans le sable chaud à l'aide de mes orteils, tout en attendant sagement le retour du Dragon des Mers. Pendant les quelques instants où il fut absent, je pus constatait qu'Aménophis m'observait d'un air visiblement satisfait, comme pouvait en témoigner le sourire qui ourlait ses lèvres. Un salut, auquel je répondis, et il disparut de ma vue.

Mon hôte revenait à moi, m'offrant un verre de rhum. Voilà quelques chose que j'allais apprécier, en bonne pirate que je suis. Je levais mon verre en direction d'Haiken, pour trinquer avec, mais il ne m'avait guère attendu pour boire.

*Goujat.*

Aussi, portais-je mon verre à mes lèvres pour avaler une gorgée, puis une autre, de ce breuvage des Caraïbes, me délectant de la chaleur que ce dernier donnait à mon corps.

"- Hé bien, je suis partie en mission pour chercher plus d'informations sur ce crétin de Masque et ses sbires tout aussi débiles. Mais je n'ai pas pu en tirer grand chose. Hormis ça, j'ai passé mon temps à naviguer et pirater. Ah! Au fait, estimes toi heureux d'être encore en vie, tout ceux qui m'ont vu en tenue d'Eve ne sont plus de ce monde pour en témoigner. Et pour ta gouverne, je ne me ballade pas toujours "à poil"." Dis-je avant d'ajouter sur un ton malicieux et taquin: "Même si j'ai pu constater que ce spectacle ne te laissait pas indifférent."

Je conclus cette tirade en avalant le reste de mon verre , avant de détourner mon regard de Grande Bleue pour le poser sur mon interlocuteur, guettant sa réaction à cette petite provocation de mon cru.
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Haiken


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Dim 28 Oct - 12:54

Malgré le fait d'avoir prévenu que ma chemise n'était pas dans un tel état qu'elle ne pourrait l'utiliser, Ann fit tout de même un remarque, provoquant un peu plus le Général du Dragon des Mers. Rien qu'il ne le surprenait vraiment.

- Et alors, quand bien même. Tu viens de travailler sur ce malheureux toit. Je suppose que tu n'as pas besogné sans transpirer, d'autant plus que tu m'as offert une belle chute. Elle doit être pleine de poussière.

Haiken se retourna alors, et tentant de se montrer indifférent lui rétorqua ces mots.

- Et bien restes-toute nue alors, tu deviendras peut-être encore plus rouge que maintenant!

Puis les deux Marinas prirent place afin de goûter au rhum que Haiken avait reçu en offerte des habitants du village avoisinant. Ann commençait alors à raconter ce qui lui était arrivé lors de ces quatre dernières années. Puis comme à son habitude, encore une phrase visant exclusivement à provoquer le Général du Dragon des Mers. Haiken commençait à s'y faire et il ne pouvait pas dire non plus que cela lui déplaisait.

- Ah! Au fait, estimes toi heureux d'être encore en vie, tout ceux qui m'ont vu en tenue d'Eve ne sont plus de ce monde pour en témoigner. Et pour ta gouverne, je ne me ballade pas toujours "à poil". Même si j'ai pu constater que ce spectacle ne te laissait pas indifférent.

Haiken laissa échapper un petit ricanement alors qu'il terminait de boire son verre. Puis il lui répondit, décidant de répondre sous un ton de provocation lui aussi. Après tout, cela n'était-il pas devenu un jeu entre eux?

- Comme si c'est moi qui avait cherché à provoquer cette situation! À te promener dans cette tenue on est jamais à l'abri d'un accident. Et c'est toi qui devrait t'estimer heureuse de m'être comporté en vrai gentleman, ça aurait été une autre fille et je...

Il se taisait alors, ressentant que sa phrase pourrait l'emmener vers un chemin duquel il ne pourrait pas sortir si facilement. Ann avait raison, cela ne l'avait pas laissé indifférent. D'ailleurs, en l'écoutant parler à l'instant, il s'était senti si serein et calme comme aucune personne ne l'avait fait sentir ainsi auparavant. Il ne savait dire ce qui se passait avec lui, tentant de découvrir quel genre de pouvoir la sirène utilisait contre lui pour l’envoûter. Il refusait de croire que son coeur sec et meurtri pouvait à nouveau sentir de l'amour ou de la compassion. Mais les évènements de ces dernières années l'avaient aider à soigner les blessures psychologiques infligées depuis son plus jeune âge. Était-ce vrai? Tout être en ce monde a le droit à une seconde chance?

- Enfin quoiqu'il en soit, tu es toujours la bienvenue pour te baigner ici, je ne me plaindrai pas de la vue, eheheh!

Il tentait de la provoquer un peu plus, afin de détendre l'atmosphère. Il aurait voulu lui raconter ce qu'il avait fait lors de ces dernières années, mais il était du genre à tout garder pour lui. Au lieu de ça, il lui offrit un autre verre de rhum.

- Nous avons encore deux ans pour nous préparer avant de repasser à l'attaque. J'ai décidé de profiter du peu de temps que j'avais pour vivre. C'est la première fois que je ne dois rien à personne et que je ne suis pas rechercher par l'armée d'un quelconque pays, c'était le moment où jamais.

Il se retourna vers le paysage, observant la formidable vue qui s'offrait à lui. Avant de faire une confidence à la jeune fille.

- Crois-tu que pour des guerriers comme nous, il nous sera possible de vivre une vie paisible dans un lieu paradisiaque comme celui-ci? Je sais que ça ne me ressemble pas, mais connaitre l'autre face de ce monde, où des villageois vivent leurs vies comme bon leur semblent, sans se battre ou s’entre-tuer, c'est une vie que n'importe qui envierait tu ne crois pas?

Il n'attendait pas que Ann comprenne son envie si soudaine de paix, mais il sentait qu'il pouvait s'ouvrir à elle et lui confier certains secrets qu'il ne livrait pourtant à personne. Que se passait-il avec lui? Tout cela ne lui ressemblait vraiment pas!
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Ann


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Dim 4 Nov - 17:22

Encore et toujours des mots de provocation entre nous. Cela ne changerait, je crois bien, jamais. Je ne savais d'où provenait mon désir de toujours vouloir le titiller, mais je ne pouvais m'en empêcher et visiblement la réciproque était vraie aussi. Autant le dire, Haiken m'amusait et m'intriguait à la fois. Ce dernier laissa sa phrase en suspend. Il était question d'une autre jeune fille. Et vous savez quoi? Je n'aimais pas cette idée. Mais alors pas du tout.

Je fronçais légèrement les sourcils, avant d'avaler d'une traite mon verre puis de le poser à mes côtés. Et avant que le général n'ait pu réagir, je venais me placer à califourchon sur lui, la chemise remontant légèrement sur mes cuisses, tandis que j'approchais mon visage à quelques centimètres du sien, mes prunelles plongeant dans les siennes, tandis que je venais susurrer d'une voix suave à ses oreilles.

"- Et bien quoi? Tu l'aurais troussé comme une vulgaire catin?"

Me revenais en mémoire tout ce que mère et les filles de la maison close m'avait enseigné dans mes plus jeunes années, les milles et une façons de prodiguer du plaisir à un homme. En un lent et doux effleurement, je laissais mes doigts errer le long de son torse, sans le lâcher un seul instant du regard, jusqu'à ce que ma main, comme en réponse à sa question muette, ne vienne se poser sur son cœur. C'est à cet endroit précis que j’apposais ma paume afin d'en ressentir les battements forts et puissants, comme pour me gorger de sa force.

Le temps semblait s'être suspendu, et je ne pus m'empêcher de partir dans un petit éclat de rire à la petite réflexion d'Haiken. Sans que je ne dise mot, je laissais mes doigts dériver sur son visage, en redessinant les contours, écartant de ce dernier une mèche de cheveux. Lorsque la chose fut faite, je lançais alors.

"- C'est bien ce que je pensais, ma présence est loin de te déplaire, au contraire."

Ce simple constat suffit à me rassurer, et aussi vivement que cela été arrivé, je repris ma place sur la banc, à ses côtés. Lorsque je le vis me servir un nouveau verre de rhum, je ne pus réprimer une nouvelle petite remarque.

"- Voilà qu'il semblerait que tu veuilles me saouler à présent. Afin de me faire perdre la tête et de pouvoir abuser de moi c'est cela?"


Je lui adressais un clin d'oeil espiègle avant de lever mon verre vers lui pour trinquer, et de le vider d'une seule traite, tandis que le Dragon des Mers se confiais à moi, me faisant par de ses questions, visiblement existentielles. Je laissais quelques secondes s'écouler avant de lui répondre, mon regard errant sur la vaste étendue d'eau qui se trouvait face à nous.

"- Voilà de bien étranges paroles qui sortent de la bouche d'un des membres de l'une des plus grandes familles de l'Atlantide. Toutefois, n'est-ce pas ce que tu es entrain de vivre depuis ton retour? Tu connais la paix et la quiétude de cette île, ayant un aperçu de ce que tu pourrais vivre ici, si tu n'étais pas Général. C'est un rêve dont je ne peux me moquer. Petite j'avais moi-même le mien."

Puisque c'était l'heure des confidences pourquoi ne pas en profiter pour en dévoiler un peu plus sur moi? Lui donner l'occasion d'apprendre à me connaître. Un sourire ourlait mes lèvres à l'évocation de ces souvenirs d'enfance. Ce sourire n'avait rien de narquois ou d'espiègle. Il était doux et tendre, et montrait celle que j'aurais pu être si la vie m'avait davantage préservée.

"- Etre cloitrée entre quatre murs n'était pas pour nous, nous ne rêvions que de la mer, et de la liberté que cette dernière nous donnerait à Mary et à moi. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que sur un navire. Suivre les entraînements de Tristan, naviguer, voilà ce qu'étaient mes journées. J'admets, sans honte, que parfois, à présent, le fardeau de l'écaille me semble bien lourd. Nous ne sommes que des pions sur l'échiquier des Dieux. Pourtant, si je devais avoir une vie différente, je voudrais qu'elle ressemble à cet instant. Mais je ne désespère pas de la vivre un jour."

Je fermais les yeux, gar
dant ce sourire à mes lèvres, tout en appréciant la caresse du vent sur mon visage. La douce brise s'amusait également à glisser dans mes cheveux. Lorsque je rouvris mes paupières, se fut pour braquer mon regard sur Haiken, le couvant d'une œillade bienveillante.
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Haiken


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Mer 14 Nov - 22:40

La jeune femme semblait vouloir pousser le jeu un peu plus loin, s'invitant d'elle même à prendre place sur les genoux du Dragon des Mers, qui pour une fois, se retrouvait dans une situation à laquelle il n'était pas préparé, car, il ne l'avait tout simplement pas envisagé. La rouquine savait s'y prendre, il devait le reconnaître et son tempérament, lié à son audace, il se délectait de plus en plus de sa compagnie.

- Et bien quoi? Tu l'aurais troussé comme une vulgaire catin?

"Probablement!"

Ses pensées avaient répondu, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Avouer cela serait tout simplement donner la certitude à la jolie sirène que Haiken succombait peu à peu à ses charmes et le Marina ne désirait pas donner cette idée, car il ne savait pas jusqu'où son coeur le laisserait aller, lui qui n'avait jamais connu l'amour sous toutes ses formes sentimentales. Ni amour maternelle, fraternelle, ni même passion pour qui que ce soit. Ann était la première, après Aménophis a vraiment l'approcher, à essayer de le comprendre, mais cela gérait en lui une forte appréhension, car jamais quelqu'un ne l'avait approché sans vouloir quelque chose en retour.

Le Dragon des Mers quitta ces pensées pour se recentrer sur la scène où lui et la jeune femme étaient les protagonistes. Ann ne lui donnait aucune chance de fuir son regard, mais Haiken s'en importunait pas, bien au contraire, ses yeux étaient si envoutants. Elle n'avait pas obtenu son titre de sirène sans raisons après tout. Elle posa doucement sa main sur le coeur du Général et le temps semblait s'être arrêté à cet instant, le vent avait cessé de souffler, les animaux n'émettaient plus le moindre son. Les deux marinas se regardaient tendrement, se laissant emporter par la passion du moment. Aucun ne faisait le premier pas

Haiken interrompait le silence avec une nouvelle provocation, à laquelle Ann répondit aussitôt, comme stimulée par ce petit jeu que les deux Marinas se livraient pour savoir lequel des deux succomberait en premier aux charmes et aux paroles de l'autre. Un jeu du chat et de la sourit qui pourrait se terminer d'une manière qu'ils n'auraient jamais imaginé lors de leur première et houleuse rencontre. Elle passait lentement sa main sur les cheveux du jeune atlante, laissant échapper un petit rire avant d'ajouter.

- C'est bien ce que je pensais, ma présence est loin de te déplaire, au contraire.

Haiken tourna alors légèrement les yeux, comme laissant suggérer que cela était une évidence, mais non pour les raisons que la jeune femme tentait d'insinuer.

- Comme si tu pouvais laisser indifférente qui que ce soit, sirène!

Elle laissait alors le confort de ses genoux, et reprenait sa place à côté de Haiken, qui lui resservait un verre après cet intense moment.

- Voilà qu'il semblerait que tu veuilles me saouler à présent. Afin de me faire perdre la tête et de pouvoir abuser de moi c'est cela?

Haiken ricana aux paroles de la jeune femme. Décidément elle ne perdait pas une occasion de le provoquer.

- Comme si j'en avais besoin! Et puis c'est pas un verre de plus qui te saoulera, tu serais une bien piètre pirate si deux verres suffisaient à te faire perdre tes moyens!

Puis le silence reprit son droit, n'étant interrompu que par le doux bruit du vent sur les feuillages. Haiken reprenait alors un discours plus sobre sur un futur qu'il n'avait jamais imaginé avoir.

- Voilà de bien étranges paroles qui sortent de la bouche d'un des membres de l'une des plus grandes familles de l'Atlantide.

- Pfff! Comme si cela avait une quelconque valeur pour moi!

- Toutefois, n'est-ce pas ce que tu es entrain de vivre depuis ton retour? Tu connais la paix et la quiétude de cette île, ayant un aperçu de ce que tu pourrais vivre ici, si tu n'étais pas Général. C'est un rêve dont je ne peux me moquer. Petite j'avais moi-même le mien.

Elle commençait à lui raconter un peu plus de son histoire. Tous deux s'ouvraient l'un à l'autre, se liant d'une manière dont ils n'auraient jamais douté. Ils se ressemblaient à plus d'un niveau, comme si ils avaient été crée au même instant par les Dieux et séparés afin de renouer avec le destin et se réunir à nouveau.

- Etre cloitrée entre quatre murs n'était pas pour nous, nous ne rêvions que de la mer, et de la liberté que cette dernière nous donnerait à Mary et à moi. Je ne me suis jamais sentie aussi vivante que sur un navire. Suivre les entraînements de Tristan, naviguer, voilà ce qu'étaient mes journées. J'admets, sans honte, que parfois, à présent, le fardeau de l'écaille me semble bien lourd. Nous ne sommes que des pions sur l'échiquier des Dieux. Pourtant, si je devais avoir une vie différente, je voudrais qu'elle ressemble à cet instant. Mais je ne désespère pas de la vivre un jour.

Finalement, tout le monde, ou presque, possédait ce désir de vie paisible, Haiken n'était pas le seul, même si il n'y avait jamais songé avant de s'installer ici le temps de cette paix éphémère, mais qui avait tant à offrir. Il se retourna alors vers Ann et la regardant comme elle l'avait fait quelques minutes auparavant.

- Alors pourquoi ne pas faire semblant et oublier que nous sommes des guerriers? Profitant de ce cours instant de paix ici même. je dois t'avouer que je n'aurais pu trouver meilleure compagnie.

Leurs regards s'étaient croisés et ne se quittaient plus à présent. Le coeur du Général était toujours vivant finalement, lui qui pensait avoir perdu tout sentiments envers le autres, hanter par la colère et la vengeance, il se voyait offrir un nouveau souffle et grâce à la "rouquine"...
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Ann


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Mar 20 Nov - 22:22

La paix. Oui c'était exactement ce sentiment qui m'habitait en cet instant, et c'était chose étonnante pour moi, qui ne connaissait ce sentiment que lorsque le sang coulait ou que je me trouvais sur le pont d'un bateau. Mais ce qu'il y avait de plus surprenant encore c'est que ce moment de paix, je le savourais en compagnie d'un homme. L'un des rares (et ceux-ci se comptaient sur les doigts d'une main) que je n'avais pas envie de passer au fil de mon épée. Enfin j'avais tout de même fait une tentative par le passé, mais je n'avais pu m'y résoudre au dernier moment.

Pourquoi me direz-vous? Hé bien, je n'en savais rien moi-même. Cela ne s'expliquait pas, c'était tout simplement ainsi. Les yeux clos, j'écoutais non seulement le bruit du vent dans les feuillage, mais également le roulis des vagues sur la plage en contrebas. L’Éole s'amusait à s'immiscer dans ma chevelure carmine, pourtant, je ne fis pas le moindre mouvement pour replacer les mèches indisciplinées.

Peut-être était-ce tout simplement dû au fait que mes doigts s'étaient refermés autour de la chaine qui ornait mon cou, et glissaient le long de celle-ci pour venir se refermer autour de l'un des deux pendentifs suspendus au bout de celle-ci. Le premier qui reposait sur ma gorge n'était autre que la Stella Rubius. Quant à ce que je tenais précieusement entre mes mains? Il s'agissait là du morceau de corail que m'avait remis l'homme qui se tenait à mes côtés, lors de notre première rencontre, et qui depuis ne me quittait plus.

M'apercevant de mon geste, je rouvrais les yeux et lâchais le présent qui m'avait été fait comme si je venais de me brûler. Je me sentais confuse d'être aussi attachée à ce simple objet, et le fait que le Dragon des Mers ait pu apercevoir mon geste n'aidait en rien. Néanmoins, je fis comme si de rien était et avalais ce qu'il me restait de rhum pour me redonner contenance...manquant m'étouffer de peu à la proposition de mon comparse.

Profiter de ces instants de paix? Ne pouvait rêver de meilleure compagnie? Qu'entendait-il au juste par là? Oui bon, d'accord, je ne suis pas née de la dernière pluie, mais tout de même. Lentement, je tournais mon faciès vers lui, une lueur d'interrogation brillant au fond de mes yeux, alors que nos regards se croisaient et se mêlaient. L'intensité de ses iris fit battre mon coeur à la chamade.

"- Quoi? T'es entrain de proposer que l'on s'envoie en l'air? Ce n'est pas un peu rapide?"

Oui bon j'avoue, côté romantisme, zéro pointé, mais disons que j'avais plutôt parlé sous le coup de la surprise. Voilà que j'étais prise à mon propre piège.

"- Je te prie d'excuser mon langage, il n'a rien de distingué. Il faut tout de même que je te dise, mon véritable prénom. Ce n'est pas Ann, mais Callista."


Lui révéler mon vraie identité revenait, pour moi, à lui faire don de ma personne. J'avais détourné le regard, baissé la tête, me contentant, telle une enfant, de regarder mes orteils fourrager dans le sable chaud. J'avais baissé les barrières qui m'emprisonnaient et faisaient de moi la femme impitoyable que tous connaissaient, pour laisser place à la jeune femme fragile et délicate.

On avait beau eu m'enseigner les plaisirs de la chair depuis ma plus tendre enfance, il n'en demeurait pas moins que jusqu'à présent, j'avais fais une croix dessus.
Je me sentais telle une jouvencelle, et cette impression me dérangeait, dans la mesure où je n'ai guère l'habitude de paraître gauche aux yeux des autres. J'avais plutôt un caractère bien trempé, je le reconnaissais, mais là, face à Haiken, je me sentais perdre tous mes moyens, et devenir la demoiselle que j'aurais pu être .

A nouveau je plongeais mon regard dans le sien, cherchant à apaiser l'affolement de mon esprit pour y retrouver la quiétude et la paix que je ressentais encore quelques instants plus tôt.

"- Tout comme mon langage, je n'ai rien de distingué. Les hommes ont plutôt tendance à me craindre. Le sang souille mes mains. Ce n'est pas par honte que je dis cela, c'est juste pour que tu saches où tu mets les pieds, dans quoi tu t'engages."

Aucun faux semblant, simplement l'étalage de faits avérés et constatés. A présent la balle était dans son camp. A lui, de savoir ce qu'il désirait. Lentement, je me redressais. La brise plaquait la chemise du Général contre mon corps. Se fut donc debout, face à lui, une main en visière devant mes yeux afin d'observer la modeste demeure d'Aménophis, ou tout du moins ce qu'il en restait, que je lançais.

"- Désires-tu de l'aide dans tes travaux de rénovation?"
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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Mer 28 Nov - 0:53

- Quoi? T'es entrain de proposer que l'on s'envoie en l'air? Ce n'est pas un peu rapide?

À ces mots, Haiken ne put se contenir et éclata de rire. Ann n'avait vraiment pas peur des mots et disait les choses tel qu'elle le pensait. C'était une caractéristique que le Général appréciait énormément chez la jeune fille. Elle était beaucoup plus simple qu'elle ne désirait le montrer et surtout beaucoup plus gentille et romantique qu'elle n'aimerait laisser transparaitre. Le Dragon des Mers connaissait la bien triste raison d'un tel comportement, il ne pouvait la blâmer. Mais le fait que la jeune femme à la chevelure carmine porte encore au coup le corail que Haiken lui avait offert lorsqu'elle lui ramena la larme d'Amphitrite, qui réparerait alors son Écaille à moitié détruite, était un signe que le Dragon des Mers avait réussi à occuper une place dans son coeur, aussi infime soit-elle.

Haiken n'aurait jamais imaginé que son petit "cadeau", qui était en faite une preuve de la dette qu'il avait envers la jeune femme, aurait pu trouver une place si importante chez la jeune femme. Elle le serrait avec force, sans vraiment s'en rendre compte et lorsque finalement cela capta son attention, elle le lâcha brusquement, comme gênée d'avoir permis à son interlocuteur de lui avoir montré son attachement avec cet objet. Elle reprennait alors la parole, tentant de dévier l'attention de Haiken.

- Je te prie d'excuser mon langage, il n'a rien de distingué. Il faut tout de même que je te dise, mon véritable prénom. Ce n'est pas Ann, mais Callista.

- Je ne t'en tiendrai pas rigueur. De plus, je préfère mille fois ce langage simple et honnête, même considéré vulgaire, qu'un langage distingué ne cachant que de fausses intentions. Et pour répondre à ta question, cela dépend, si tu le veux, je n'y vois aucune objection. - dit-il tout d'abord sur un ton provocateur, ne parvenant pas à se défaire de ce petit sourire amusé.

- Mais ce n'était pas vraiment à cela que je pensais. Rien que ce moment où nous pouvons discuter ainsi me permet d'entrevoir ce qu'aurait pu être ma vie sans le lourd héritage de ma famille et les conséquences que cela entraîna dans ma vie. Et je trouve que Callista est un bien joli nom. Je ne te demanderai pas pourquoi tu as changé de nom, mais sache que c'est un honneur d'être considéré digne de connaitre ton véritable prénom... Callista.

Ses yeux brillaient, tandis que son regard se croisait une nouvelle fois avec celui de Ann. Haiken ne s'en était pas encore rendu compte, mais il était déjà sous le charme de la belle sirène. Et il était fort à parier que cela était réciproque. Mais deux personnes qui fuient les liens depuis leur plus tendre enfance peuvent-il reconnaître l'amour quand ils y ont confrontés?

La jeune femme intrépide semblait perdu au milieu de cette conversation, probablement submergée par d'innombrables sentiments qu'elle n'était pas habituée à ressentir. Il en allait de même pour Haiken qui ne s'était jamais senti aussi proche de quelqu'un. Il restait tout de même assez prudent, tentant de ne pas trop en révéler sur lui. Il avait ses secrets et même si Ann s'ouvrait à lui plus qu'il ne l'aurait imaginé, il ne se sentait pas encore à l'aise pour partager certains passages de sa vie. Comme une mise en garde, la sirène prit une nouvelle fois la parole, mais à qui cette mise en garde était-elle destinée? à lui ou bien à elle-même?

- Tout comme mon langage, je n'ai rien de distingué. Les hommes ont plutôt tendance à me craindre. Le sang souille mes mains. Ce n'est pas par honte que je dis cela, c'est juste pour que tu saches où tu mets les pieds, dans quoi tu t'engages.

Haiken laissa son dos s'affaler sur la pierre, tenant un nouveau verre de rhum et le buvant lentement. Il ferma les yeux pendant qu'il savourait l'alcool, tout en écoutant le vent siffloter dans les feuillages. Le silence s'installait alors, comme étant à l'écoute, attendant la suite avec frémissement, comme si leur relation dépendait à présent de la réponse du jeune atlante.

- Je ne m'engage à rien Ann, du moins pas encore. Mais si tu veux réellement savoir, je ne pense pas avoir les mains moins souiller de sang que les tiennes. Comme je te l'ai dit, peut-être que ce futur que j'essaie d'imaginer est impossible, mais est-ce une raison pour oublier? Ce que je sais c'est je ne te crains pas, j'irais même jusqu'à dire que ta présence m'aide à écarter les fantômes de mon passé. Quoique tu en dises, seul le présent m'importe et ce que je sais c'est que c'est la jeune fille rousse qui est assise à côté de moi que je veux présente ici en ce moment, peu importe son passé, peu importe ses fautes. Tout ce qui compte pour moi maintenant, c'est que tu sois ici à partager ce moment de paix avec moi... Callista!

Haiken ne savait pas si ses paroles avaient touché un point sensible ou bien si elle ne voulait pas se montrer dans un moment de faiblesse, mais Ann se levait alors, laissant le vent plaquer la chemise du Général sur son corps, laissant bien explicite ses courbes parfaites. Elle ne cessait de le provoquer de la sorte, et le Dragon des Mers savait que tôt ou tard il ne saurait résister. Cependant, la proposition de la jeune femme lui plu. Un petit coup de main ne serait pas une mauvaise idée.

- Si tu proposes ton aide, je l'accepte!

Il se levait alors lui prenant la main et l'emmenant auprès de sa demeure. Il entra et ressortit avec quelques vêtements.

- Tu vas pas travailler comme ça quand même.

Il lui tendit les vêtements, voyant que la jeune femme s'était piégé à elle seule. Elle n'avait visiblement aucune envie de participer à ce genre de besogne. Mais Haiken prenait un malin plaisir à ce petit jeu.

Plusieurs heures s'écoulaient alors, sans que les travaux avancent vraiment. Haiken et Ann passait plus de temps à rire et à se provoquer dans des petits jeux, pour l'instant innocents, et à boire du rhum. Ils avaient laissé les conversations sérieuses et ne laissait place qu'à la bonne humeur et à la détente, oubliant leur passé, leurs soucis, leur futur. Seul comptait l'instant présent et Haiken se sentait finalement vivre pour la première fois, en dehors des combats. S'il avait recherché autant de fois à se battre, c'était avant tout pour se sentir vivant. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé, la seule chose dans laquelle il savait être bon, la seule voie qu'on lui avait enseigné, la violence.

Et Ann lui offrait une autre perspective, bien plus humaine et chaleureuse. Il aurait désiré que ce jour ne se finisse pas, il se sentait rajeunir d'une dizaine d'années.

Haiken posa alors les outils. Avant que la nuit ne tombe, il voulait emmener Ann à un certain lieu, qu'il savait, plairait à la jeune femme. Il lui demanda simplement de la suivre, sans pour autant lui dire où ils se dirigeaient. C'était une surprise selon les dires du Dragon des Mers.

Après quelques minutes de marche, les deux Marinas arrivaient à une petite source, où se déversait une cascade, au milieu d'une flore amicale. L'eau leur arrivait jusqu'à la ceinture et il était possible de se placer sous la cascade. Haiken venait souvent ici, car c'était un lieu calme et idéale pour prendre un bon bain.

- Voici le petit coin de paradis de l'île!

Il présentait alors ce lieu magnifique à la jeune femme qui affichait une toute autre expression cette fois-ci.

- Bon on y va!

Démontrant que lui aussi savait oublier toute pudeur lorsqu'il le voulait, Haiken enlevait ses vêtements jusqu'à rester dans la même tenue dans laquelle Ann s'était présenté à lui en début d'après midi. Il lui tournait le dos et se retourna légèrement vers elle, lui faisant signe de venir. Il entrait alors dans l'eau, petit à petit, caressant la surface de ses mains, s'approchant de la cascade. Il plongea dans l'eau, refaisant surface sous la chute d'eau, secouant ses cheveux et incitant la sirène à le rejoindre. Quelle serait sa réaction? Elle n'avait pas à avoir honte de se montrer nue devant lui, c'était déjà chose faite, autant profiter de ce lieu paisible et se délecter de la douce saveur de cette eau fraîche, afin de se revigorer après plusieurs heures de travail. Cela ne pouvait lui faire que le plus grand bien.
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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Dim 2 Déc - 15:03


L'éclat de rire du Dragon des mers me fit tourner la tête en sa direction, et je m’apprêtais à le toiser d'un air furibond, dans la mesure où cet éclat était le fruit de sa moquerie concernant ma remarque, certes déplacée. Mon regard croisa immédiatement le sien et me fit oublier ma bonne résolution. Dans ce dernier brillait l'étincelle de l'amusement et une certaine joie que je ne lui avais encore jamais vue. Il fallait le reconnaître, sourire lui allait à ravir, et il devrait songer à le faire plus souvent car cela adoucissait ses traits, les rendant moins sévères.

Ce qu'il y avait de bien avec Haiken, c'est qu'entre lui et moi il n'y avais pas de place pour les faux semblants. Certes nos débuts avaient été quelque peu laborieux, mais bien vite, et contre toute attente, ils avaient cédé la place à une certaine complicité qui ne cessait de croître. Finalement nous étions tous deux sur la même longueur d'onde, et il fallait être aveugle pour ne pas constater qu'ils e tramait quelque chose entre lui et moi.

J'écoutais avec attention, je buvais plutôt, chacun de ses mots. Et lorsqu'il me prit la main pour me conduire sur le péron de ce qui fut jadis sa demeure, je compris que j'étais prise à mon propre piège: il allait accepter mon aide. Je l'avais deviné à l'instant même où j'avais vu un éclat de malice traverser ses iris. Néanmoins, mes doigts se refermèrent sur les siens, l'empêchant de faire un pas de plus. Levant mon visage vers lui, je lançais alors.

"- Tu as raison, ne pensons qu'à l'instant présent et voyons où cela nous mènera. Toutefois, je ne puis cacher le fait d'être heureuse d'avoir le pouvoir de chasser loin de toi ses fantômes qui te hantent. Aussi voici ce que je suggère. A partir de maintenant, et lorsque nous ne serons pas en mission, je propose que nous nous retrouvions ici afin d'oublier qui nous sommes vraiment, afin d'être seulement et simplement un homme et une femme. Je t'en donne ma parole...même si pour certains, la parole d'une pirate ne vaut pas un clou."

J'avais lancé cette petite remarque en souriant, puis lui rendais sa liberté, attendant sagement qu'il me revienne. Lorsque je le vis approcher avec des vêtements sur les bras, je reculais en secouant la tête, agitant mes mains devant moi.

"- J'ai mes vêtements là-bas."

Et avant même qu'il ait eu le temps de dire ouf, je m'éclipsais avec vivacité en souriant, retournant auprès de cette barque échouée sur laquelle reposaient mes affaires. Prestement je sautais dans mon pantalon qui moulait à merveille mes jambes, gardant toutefois sur le dos la chemise généreusement offerte par le général, ceignant ma taille d'une ceinture, avant d'attraper bottes chemise et corset et de m'en retourner en direction de l'ancienne demeure d'Aménophis dans laquelle je pénétrais sans la moindre hésitation, allant poser mes affaires sur une chaise, avant de retrousser mes manches et de nouer mes cheveux.

"- Bien par quoi commençons nous?"


Bon autant vous le dire, les travaux de restauration n'ont pas vraiment avancé. Mon partenaire et moi étions plus préoccupés à nous chahuter comme deux enfants qu'autre chose. Je découvrais cet homme sous un autre jour et cela me plaisais grandement, je ne pouvais le nier. Cela faisait longtemps que je n'avais pas ris de la sorte, en toute innocence. Hum, il fallait avouer que l'alcool y était certainement pour quelque chose aussi.

Toujours est-il qu'en fin de journée, mon comparse se mit en devoir de me conduire dans un endroit de l'île visiblement connu de lui seul. je laissais mon regard dérivais sur les lieux, m’enivrant du son de la cascade, tandis que mes yeux, eux, se repaissaient du magnifique spectacle de ce cadre idyllique. Un mouvement d'Haiken dans mon champ de vision, me fit tourner la tête en sa direction, et je l'observais les yeux quelque peu écarquillés par la vision qu'il venait à m'offrir.

"-J'peux savoir c'que tu fous?"

*Ca se voit non pauvre idiote?*


Oui effectivement ça se voyait, et je ne parvenais pas à détacher mon regard de son dos. Lorsqu'il se tourna à moitié vers moi dans une attitude d'invitation à le rejoindre, je reculais de quelques pas, le laissant aller là où il désirait aller. Je l'observais disparaître sous l'eau pour réapparaître, au bout de quelques instants sous la cascade. A nouveau il m'incita à le rejoindre. En réponse, en proie aux doutes, je ne pus m'empêcher de mordiller mes lèvres.

J'étais tiraillée. Etait-ce vraiment bien raisonnable? Mais après tout, avais-je seulement été raisonnable au cours des dernières années? Non, on pouvait même dire que je n'étais pas du genre à avoir froid aux yeux. Et voilà qu'à présent je me comportais telle une vierge effarouchée? Finalement, l'alcool avait parfois du bon et permettait de se désinhiber.

Sous le regard certainement appréciateur du Dragon des Mers, je m'effeuillais. Mes vêtements tombèrent un à un par terre et dans un dernier geste, je vins libérer ma chevelure carmine du lien qui la nouait. Lentement, je m'avançais dans l'eau, avant de m'immerger jusqu'aux épaules dans le bassin et d'avancer en direction d'Haiken en souriant. M'arrêtant à quelques mètres de lui, je restais parfaitement immobile, jusqu'à ce que quelques secondes plus tard, ce dernier ne fut attaqué par une gerbe d'eau. Alors, partant dans un éclat de rire, je plongeais afin d'échapper, à la remontrance qui risquait fort de ne pas tarder.
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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Mar 11 Déc - 21:45

Il fallait être honnête, la simple vision de la stupeur sur le visage de la sirène rendait Haiken vraiment fier de son geste. Il n'aurait jamais espéré obtenir une telle réaction. Il s'en régalait. De plus, la Marina semblait hésiter à se dévêtir et entrer dans l'eau. Attaque de pudeur instantanée? Cela pourrait paraître difficile à croire venant d'elle et le Général en serait resté fort déçu également. Il aimait cette facette chez elle, de faire ce qui lui plaisait ou lui venait à l'esprit, sans se préoccuper de ce que pourrait en penser les autres. Mais finalement, elle se laissait entraîner dans le jeu, ôta ses vêtements et entra alors dans l'eau.

Elle s'avançait lentement vers lui, faisant durer le moment. Haiken attendait, cachant du mieux qu'il pouvait son impatience. Il n'avait pas vraiment d’idées pour la suite. Il voulait simplement emmener Ann dans cet endroit et pouvoir rester un peu plus longtemps auprès d'elle. Porter une nouvelle fois son regard sur le corps dénudé de la Sirène avait accéléré la pulsation de son coeur. Simple excitation ou quelque chose de plus profond encore? Il ne saurait le dire et au moment même où il aurait essayé d'approfondir un peu plus la question, Ann "l'attaqua" en lui envoyant une gerbe d'eau au visage, éclatant de rire à la suite de sa plaisanterie. Le regard du Dragon des Mers était très facile à lire, cela ne resterait pas impuni. La belle sirène plongea alors, tentant de fuir aux représailles de l'homme aux iris de la couleur de l'océan.

Quelques secondes s'écoulèrent lorsqu'elle revenait finalement à la surface. Aucun signe du Général. Elle se tournait un peu partout pour le voir, mais il avait subitement disparu. Il apparaissait soudainement derrière elle, l'éclaboussant avec l'eau qui était ainsi éjecté par son entrée rapide, puis il se jetait sur elle, l'attrapant autour de la ceinture et la maintenant contre lui.

- Tu pensais aller loin comme ça? - Lui disait-il d'un ton moqueur.

Il cessait de rire soudainement, comme submergé par la beauté de la jeune femme. Il ne s'était pas rendu compte à quel point ils étaient proches en ce moment même. Son coeur battait de plus en plus vite et il comprit bien rapidement lorsqu'il plongea son regard dans celui de la "rouquine" que ce qu'il ressentait pour elle dépassait tout ce qu'il aurait pu imaginer. Son regard l’envoûtait, sa voix l’apaisait, son odeur l’enivrait. Il avait succombé aux charmes de la Sirène. Était-ce de l'amour? Il lui était difficile de répondre à cette question. Mais il était sûr de n'avoir jamais rien ressenti d'aussi fort et passionné. Mais c'était un sentiment étrange qui lui donnait l'impression d'être faible et sans défense. Car il s'était ouvert à cette jeune femme et il espérait simplement que cela soit réciproque.

Le silence fit régner sa loi une nouvelle fois, non pas que la faune s'était arrêté pour les contempler, mais parce que le temps lui-même avait cessé d'exister pour le Dragon des Mers. Il voulait parler, mais ne trouvait pas les mots, alors il décida de passer à l'acte tout simplement. Il avait envie de goûter à la saveur de ses lèvres, se laissant emballer par la douce odeur de son corps. Pour une fois, même si ce serait la dernière, il voulait se laisser mener par ce qu'il ressentait pour elle et rien d'autre et cela peu importe les conséquences.

Dans un regard qui dénonçait ses intentions, Haiken passait sa main délicatement sur la joue de la jeune femme, puis glissa ses doigts jusqu'à les entrelacer dans ses cheveux couleur carmin. Il se penchait enfin sur elle, lentement, comme s'il voulait que ce moment dure des décennies. Ses lèvres effleuraient finalement les siennes. Les deux amants échangeaient alors leur premier baiser. Haiken sentait son monde sans dessus dessous, complètement enivrer par ce moment qu'il jugeait bien plus agréable qu'il ne l'aurait imaginé. Leurs lèvres ne se décollaient plus, glissant doucement dans un geste langoureux et passionné.

Cependant, comme frappé par la réalité, tout se remettait soudainement à sa place. C’est à ce moment qu'il comprit que ses sentiments pour elle étaient bien réels et c'est aussi à ce moment que la panique le prit au dépourvu. Les questions fusaient dans sa tête, pensant à tout ce qui suivrait, à tout le danger qu'ils pourraient endurer.

Haiken était loin d'être idiot. Il avait reconnu ses sentiments envers Ann, mais il savait aussi que, et même s'il désirait "faire semblant" de mener une vie normale, les implications de leur liaison serait bien trop sérieuse pour feindre une vie normale et une paix fabriquée de toute pièce par leurs esprits. Il était évident pour le Dragon des Mers quel serait le prochain pas de ses ennemis.

Tout d'abord, Poséidon y verrait une parfaite occasion pour le maintenir dans les rangs. Il ne pouvait croire qu'il puisse menacer Ann d'une quelconque manière, mais il était évident que cela lui offrait un atout qu'il saurait inexorablement exploiter.

Puis, le pire de tous, le Masque et son père. Ann deviendrait une cible pour eux, un moyen d'obtenir du Dragon des Mers se qu'ils désiraient. Avouer son amour et surtout le vivre, provoquerait un danger constant envers sa personne. Haiken la protégerait, mais pourrait-il la protéger de tout et de tous? L'expérience lui disait qu'il était bien difficile d'obtenir un pareil résultat, surtout en occupant le poste que Astre lui avait décerné et qu'il l’obligerait á se démultiplier en diverses tâches, ne pouvant s'assurer de la sécurité de sa bien aimée.

Il stoppait alors le baiser, prenant la jeune femme au dépourvu. Il passait sa langue sur ses lèvres, comme s'il voulait goûter un dernier instant la douce saveur des lèvres de la sirène. Il appuya son front sur celui de la jeune femme et dans un ton de voix empli de tristesse lui proféra quelques mots, comme se résignant à son triste destin de combattant solitaire.

- Pardonnes-moi Calista! Mais je ne peux pas...! Je ne me le pardonnerai jamais!

Il s'écarta alors délicatement de la jeune femme, le regard vide et troublé. Il sortait de l'eau, afin de probablement quitté les lieux. Il ressentait une douleur atroce dans sa poitrine, déchiré par ce qu'il venait de faire. Il avait essayé de lui expliquer ses raisons, mais n'y était pas parvenu. Probablement, s'il lui avait dit la vérité, elle se serait accrochée et l'aurait convaincu. Mais il refusait cela tout simplement, par peur de la mettre en danger, par peur de perdre la seule personne qui s'était ouverte à lui et avait porté un regard sur ce qu'il était réellement. Ses mains passaient sur ses lèvres, se remémorant le baiser qu'ils venaient de s'échanger.

"C'était un doux rêve après tout! Merci pour tout Calista, merci de m'avoir montré que...je suis encore humain!"

Ces mots, il aurait voulu les lui avouer. C'est avec cette douleur sur le coeur, qu'il s'apprêtait à quitter cette scène. Il avait une raison supplémentaire de haïr les Dieux à présent, celle de ne pas lui avoir laisser mener une vie normale, où il aurait pu vivre son amour comme bon lui semblerait.
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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Mar 11 Déc - 23:19

Et je refis surface, prenant soin, après avoir écarté de mon visage mes cheveux mouillés, de jeter un coup d'oeil par dessus mon épaule tout en affichant un sourire en coin, afin de guetter la réaction d'Haiken. Mais à la vue de la disparition du général, mon visage s'orna d'un sourire plus grand encore. Je regardais tout autour de moi, tentant de calmer les battements désordonnés de mon coeur, sachant pertinemment que d'ici quelque secondes, le Dragon des mers réapparaitrait près de moi.

Et mon attente ne fut guère longue. Une gerbe d'eau vint m'éclabousser à mon tour, m'arrachant un éclat de rire cristallin, qui mourut rapidement dans ma gorge lorsque je me sentis enveloppée et pressée contre un corps musculeux. La voix chaude et suave d'Haiken vint murmurer quelques mots qui affolèrent mes sens, les aiguisèrent. Pour tenter de me redonner contenance, rien ne valait un petit brin d'humour.

"- Où je pensais aller ainsi? Nul part. Quoique non, pas entièrement, je comptais t'emmener tout droit dans les mailles de mon filet."

*Mais qu'est-ce que j'dis moi comme connerie! L'emmener dans les mailles de mon filet. T'as rien trouvé de plus débile comme réplique ma pauvre fille?*

L'éclat de rire de mon compagnon s'éteignit. Je relevais alors les yeux vers lui, arquant un sourcil interrogateur à la vue du regard grave qu'il posait sur moi. Néanmoins, je ne parvenais pas à réfléchir comme je le devais. Ainsi lovée contre lui, il me semblait perdre pied avec la réalité. Je ne pus réprimer le mouvement de ma main qui vint se poser lentement sur son avant bras avant de remonter en un geste lent en tendre jusqu'à son épaule. Une caresse aussi légère que celle du vent. J'aurais pu rester ainsi des heures. Contre toute attente, je ne me sentais nullement faible, mais au contraire forte comme jamais. Entre ses bras, il me semblait que j'étais à ma place, choyée et protégée. Etait-ce cela aimer? Si c'était le cas, je ne regrettais pas d'avoir abandonné mon serment fait jadis. Tant de questions se bousculaient dans ma tête!

La caresse d'une main sur ma joue de nacre me fit fermer les yeux. Dans le même instant un frisson parcourut mon corps. Nullement de dégoût. Je n'avais jamais ressenti pareille chaleur. Il me semblait qu'un feu prenait naissance au creux de mon ventre, accentuait les battements déjà affolés de mon coeur. Lorsqu'enfin ses lèvres vinrent à se poser sur les miennes, je ne pus que goûter à leur douceur, leur tendresse, me laissant envelopper par elles et la kyrielle de sensations qu'elles faisaient naître en moi. C'était tout simplement merveilleux.

Tout d'abord hésitante, ma réponse à ce baiser se fit plus ardente, plus fougueuse. Mes bras vinrent à se nouer le plus naturellement du monde autour de son cou, tandis que nos corps restaient étroitement emmêlés, se cherchant l'un l'autre. Il me semblait que rien ne pouvait arrêter ce déferlement de passion. Je pouvais entendre mon pouls battre à mes oreilles. Ainsi donc c'était cela que l'on ressentait? C'était une chose grisante et merveilleuse, que je me refusais de voir se terminer.

Néanmoins mon partenaire semblait décidé à agir autrement. Nos lèvres se séparèrent, bientôt suivies par nos corps, et je le vis reculer. Un gémissement de protestation s'échappa de mes lippes, tandis qu'une expression de stupeur devait très certainement se lire sur mon visage. Les mots prononcés par le Dragon des Mers me firent l'effet d'une douche froide.

Bouche bée, je le vis sortir de l'eau. Bien que sentant poindre en moi une colère de plus en plus grandissante, je ne pus détourner mon regard à la vue de son corps dénudé. Au contraire, mes iris ne cessaient de le détailler, d'observer ses muscles jouer sous sa peau; j'étais comme hypnotisée. Mais cela néanmoins, ne fit rien d'autre qu'accroître mon courroux. Il était désolé? Mais désolé de quoi? Pour quoi? Il m'avait éconduite! Moi, Ann Red! La femme qui faisait perdre la tête aux hommes avec un simple regard? Comment osait-il?

S'en fut fini à l'instant où je le vis tourner les talons pour reprendre le chemin de sa demeure. Je me sentais soudainement seule, et abandonnée. Qu'avais-je donc espéré? Vivre le parfait amour avec lui? Car oui c'était cela dont il était question. J'étais amoureuse, mais ce n'était en rien réciproque. Je me sentais trahie. Dupée. Immédiatement mon sang ne fit qu'un tour. Faisant appel à mon pouvoir, je me téléportais face à lui, me moquant éperdument de ma nudité. Je le toisais d'un regard chargé d'une animosité évidente. Dans un geste rageur, j'arrachais de mon cou le corail si précieux et le jetait à ses pieds.

"- Désolé? Désolé de quoi hein? Je ne suis pas assez bien pour toi c'est ça? Mon baiser n'était pas à ton goût? Oui c'est certain, nullement à la hauteur de tes espérances en ce qui concerne une ancienne catin! Tu mériterais que je t'étripes pour oser piétiner de la sorte mes sentiments! Et dire que j'ai été assez stupide pour croire qu'il se passait quelque chose entre nous! Et j'en étais si heureuse! Quelle idiote j'ai été! Ah tu dois bien rire de moi, mais sache ceci: je suis peut-être une idiote, mais toi, oui toi, tu n'es qu'un hypocrite doublé d'un lâche! Voilà tout ce que tu es Haiken!"


Bon ok, j'y suis peut-être allée un peu fort, mais il le méritait bien cet idiot! Et il méritait même pire que cela! J'en avais fini de l'invectiver, et, bien décidée à ce que tout ça se termine, je passais à ses côtés, poings serrés, prête à aller récupérer mes affaires.
Tout du moins s'il comptait me laisser rejoindre celles-ci.

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Haiken


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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Lun 17 Déc - 14:14

Haiken remettait ses vêtements, lentement, sans prendre le temps de regarder une dernière fois la jeune femme qu'il laissait seule au milieu du bassin. Cela pourrait facilement être vu comme un geste de dégoût, mais la réalité était tout autre. Il ne supportait tout simplement pas de voir ce regard d'incompréhension une nouvelle fois. Ann devait probablement se sentir trahie et elle lui en voudrait sûrement pour toujours. Mais le Général n'avait pour le moment aucune autre solution, aucune formule magique qui puisse préserver sa sécurité et les laisser vivre ce moment si intense au delà de cet instant.

Haiken marchait alors, en retour vers sa demeure. Il était un peu perdu dans ses pensées. Il aurait aimé que les choses soient différentes. Il se posait des questions bien évidemment. Aurait-il dû raconter la vérité à la jeune femme? Lui avouer ce qu'il le tracassait et l'empêchait de vivre cette relation sans remords et sans aucune préoccupation? Elle se serait probablement accroché, lui disant de ne pas s'en faire. Elle était ce genre de femme, forte et sûre de ses capacités, mais leurs ennemis étaient redoutables. Haiken avait pu en témoigner aux premières loges.

Il passait délicatement ses doigts sur ses lèvres, se remémorant la sensation de son baiser. Un léger sourire envahissait son expression pourtant si fermé et sereine au quotidien. Il avait vraiment adoré ce moment, même s'il ne pourrait plus le répéter. Cet instant seul valait pour toute une vie et il était heureux de ne pas avoir eu d'hésitation au moment de toucher les lèvres douces de la Sirène avec les siennes.

"Merci de m'avoir prouvé que je suis toujours humain...Callista!"

Néanmoins, ce moment était interrompu par l'apparition de Ann juste devant lui. La demoiselle avait le don de la téléportation. Un détail que Haiken ignorait complètement. Il avait été pris de surprise, se réveillant de son rêve éveillé en sursautant légèrement. Le visage de la Sirène en disait long sur son état d'esprit. Le Dragon des Mers s'y attendait. Ce moment allait être très douloureux pour lui, tout comme cela l'était déjà pour elle. Elle n'avait même pas pris le temps de se rhabiller.

- Désolé? Désolé de quoi hein? Je ne suis pas assez bien pour toi c'est ça? Mon baiser n'était pas à ton goût? Oui c'est certain, nullement à la hauteur de tes espérances en ce qui concerne une ancienne catin!

Le regard fermé, empli de tristesse et surtout de compassion, Haiken tentait alors de répondre. Il voulait malgré tout lui cacher la vérité, mais cela lui faisait mal de penser que Ann pourrait interpréter son geste de cette manière.

- Ça n'a rien à v...

- Tu mériterais que je t'étripes pour oser piétiner de la sorte mes sentiments!

Elle était complètement hors d'elle, hors de contrôle. Sa douleur devait être encore plus profonde que celle du Dragon des Mers. Mais si seulement elle le laissait s'expliquer. Mais quoi au juste? Que pourrait Haiken dire pour se justifier? Il n'avait pas pensé à une raison alternative à son départ brusque et inattendu. Que devait-il faire? Tout lui avouer? Ou ne rien dire de plus et partir tout simplement?

- Et dire que j'ai été assez stupide pour croire qu'il se passait quelque chose entre nous! Et j'en étais si heureuse! Quelle idiote j'ai été!

- Non! C'est faux... je...

Il fût une nouvelle fois interrompu. Mais les paroles qui suivraient seraient le coup de trop pour Haiken. Il comprenait qu'il ne pouvait lui cacher la vérité, sans quoi, l'amour qui semblait naître entre eux, se transformerait bientôt en haine.

- Ah tu dois bien rire de moi, mais sache ceci: je suis peut-être une idiote, mais toi, oui toi, tu n'es qu'un hypocrite doublé d'un lâche! Voilà tout ce que tu es Haiken!

Elle avait apparemment terminé, mais Haiken se sentait plus que d'aplomb à continuer cette conversation. On pouvait le traiter de beaucoup de chose, mais de lâche? Ni même Ann pourrait se permettre une telle chose. Alors qu'elle passait à côté de lui, retournant vers la cascade, Le Dragon des Mers lui attrapait le bras et tournait la demoiselle face à lui. C'était à son tour d'écouter à présent.

- Oui! Tu es une idiote! Mais pour croire que je serais capable de jouer avec toi de cette manière. Crois-tu que tout ce qui s'est passé aujourd'hui soit faux Ann? Tu te trompes! Ça n'a rien à voir!

Il se rendait compte qu'il serrait peut-être un peu trop fort le poignée de la jeune femme et la relâcha, tout en se retournant, mettant les mains à la tête. Ces histoires étaient d'un compliqué, encore plus pour des guerriers comme eux. Mais il n'avait plus le moyen de fuir à la vérité. Elle méritait de savoir ce qui le tracassait, ce qu'il l'empêchait de continuer ce que tous les deux avaient commencé. Il se retourna alors vers elle, le visage avec une expression de tristesse. La colère l'avait déjà quitté, chose rare en lui.

- Je suis désolé Ann! Peut-être aurais-je dû tout te dire dès le début mais j'avais peur que même ainsi...

Il ne trouvait pas les mots, alors il allait directement au coeur du problème.

- Sais-tu qui je suis? Le fils du Traître qui a rejoint le Masque et tuer sa propre femme, ma mère, afin d'obtenir une chose que vraisemblablement notre ennemi a besoin...mon sang!

Était-elle au courant de cette révélation que lui avait fait Poséidon? Probablement, mais qu'importe, tout commençait à partir de cette situation, de l'histoire de sa famille.

- Je suis leur cible! Principale ou non peu importe, ils me cherchent et ont besoin de moi. Et ils n'iront pas par quatre chemins. Tous les moyens sont bons pour obtenir ce qu'ils veulent. Si jamais ils apprennent que toi et moi avons une relation, j'ai peur de ce qu'ils seraient capables de te faire pour pouvoir m'atteindre.

Il secouait la tête, comme s'il ne voulait même pas envisager cette possibilité, mais elle était bien réelle et c'est ce qui lui faisait peur.

- Je ne veux pas te mettre en danger inutilement. Nous courrons bien trop de risques chaque jours que nous passons en tant que Marinas, mais si jamais il t'arrivait quelque chose, par ma faute, je ne me le pardonnerai jamais! De toutes les personnes que je connaisse, tu es la seule que je veux protéger de ce fléau, mais si tu deviens leur cible également, je redoute le fait de ne pas réussir à te protéger, et c'est pourquoi, avant qu'il me soit impossible de rester loin de toi, que je suis parti. Tu n'as rien à te reprocher Ann, absolument rien. C'est moi le problème, je ne pourrais rien entamer avec toi, tant que je n'aurais pas résolu cette histoire. Je suis désolé, mais je pense qu'il est préférable que tu t'éloignes moi.

Il laissait échapper un léger sourire, comme s'il se rendait compte qu'il avait échoué.

- Je voulais que tu m'en veuilles, afin de t'éloigner de moi, mais il semblerait que je ne supporte même pas de te voir triste ou blessée envers moi. Ton regard m'a forcé à te raconter la vérité, mais, ça ne changera rien! C'est la décision correcte! Je ne veux pas te mettre en danger, je refuse!

Le silence reprenait sa place, tandis que Haiken observait la réaction de la jeune femme. Quelle serait sa réaction? Sa colère garderait le dessus? Accepterait-elle de s'éloigner de "son" Général? Être raisonnable, voilà une expression qui sonnait bien faux pour nos deux tourtereaux!
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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Sam 12 Jan - 15:32


J'étais vraiment folle de rage et totalement hors de moi. Bien sûr je ne pensais pas du tout que le Dragon des Mers était un homme lâche. Je désirais simplement le faire souffrir, autant qu'il me faisait souffrir en cet instant. Oeil pour oeil, dent pour dent. N'était-ce point là la loi sacrée du Talion? J'avais parlé sans lui donner la moindre chance de placer un mot. Il avait bien tenté de s'expliquer, mais je n'en avais eu que faire. L'abandon que je venais de subir me faisait bien trop mal. Bien plus que je ne l'aurais voulu. Je me sentais à nouveau vulnérable, alors que cela faisait bien longtemps que ce sentiment m'était étranger.

Haiken était parvenu à baisser mes barrières une par une et à présent, il me rejetait. Etait-ce réellement à lui que j'en voulais ou bien à moi même? Après tout si mon coeur ne s'était pas laissé aller à la tendresse, rien de tout cela ne serait arrivé? Pour l'heure, je n'avais qu'une seule et unique envie: retourner récupérer mes affaires et m'en aller de ce lieu pour ne jamais y revenir. Foi de pirate!

Mais c'était sans compter sur mon cher et tendre. A peine passée à ses côtés, que je sentis ses doigts se refermer avec fermeté sur mon poignet pour me tourner vivement vers lui. Nos regards s'affrontèrent, chacun aussi hargneux l'un que l'autre. J'avais vraisemblablement poussé le bouchon un peu loin. S'il y avait bien une chose que le Général détestait par dessus tout, s'était d'être traité de lâche. Tant mieux si cela l'avait blessé! Qu'il souffre un peu lui aussi. En parlant de souffrance, je laissais échapper un petit gémissement plaintif sous l'étreinte d'acier et mordante de cette main emprisonnant mon poignet, même si au passage, je prenais bonne note de l'information qu'il venait de laisser échapper: tout ce qui s'était passé aujourd'hui entre nous n'était pas une pale et faible feinte. Ce que j'avais ressenti, il l'avait également éprouvé. Mon coeur chanta à cette nouvelle, mais néanmoins je conservais mon air sérieux.

Aussi vivement qu'il s'était saisi de moi, il me relâcha. J'en profitais pour masser mon poignet endolori, tout en le scrutant tandis qu'il se détournait de moi. J'étais prête à attendre le temps qu'il fallait pour le laisser reprendre contenance et s'expliquer. Peu m'importais que je sois dans le plus simple appareil, la seule chose importante à mes yeux avait besoin d'un peu de temps pour remettre de l'ordre dans ses esprits. Lorsqu'enfin il se tourna vers moi, mes prunelles plongèrent immédiatement dans les siennes. Au fur et à mesure qu'il s'exprimait, je comprenais davantage ses peurs et ses craintes. Une chose primordiale ressortait de tout cela: j'étais le point faible du Dragon des Mers, et cela ne pouvait signifier qu'une chose, qu'il tenait à moi bien plus qu'à n'importe qui d'autre.

Lentement, je m'approchais, venant me lover contre son corps que j'enveloppais dans la douceur de mes bras, comme pour le protéger du reste du monde. Je laissais échapper un petit soupir et lançais.

"- Je suis peut-être une idiote, mais crois-moi tu l'es tout autant pour oser croire que je vais te laisser t'éloigner de moi dans le simple but de me protéger de ces ennemis. Ton sang est la clé certes, mais tu oublies une chose essentielle et primordiale: je ne suis pas une faible femme. Je suis Ann Red, pirate redoutable et redoutée , Capitaine de Poséidon, détentrice de l'Ecaille de la Sirène des Récifs. Le Masque et ses hommes sont nos ennemis et je serai un jour obligée de les combattre au nom de notre Empereur afin de récupérer notre Royaume. Il se pourrait que ce jour là je sois blessée, si ce n'est tuée par eux, et que feras- tu alors si cela devait arriver? Ne vivras-tu pas dans l'éternel regret de n'avoir pu profiter des instants de bonheur que nous aurions pu partager ensemble toi et moi si nous donnais cette chance? Je suis une grande fille Haiken, je sais parfaitement me défendre. Quant à ce que nous vivons, cela ne regarde personne d'autre que nous. Rien ne nous oblige de nous montrer aux yeux de tous. Plus nous resterons discrets, moins nous aurons de risque d'être découverts."

Tentatrice, je laissais mes doigts dériver sensuellement sur ses lèvres, glisser le long de son cou pour venir ensuite se perdre sur son torse, tandis que mes lippes, elles, venaient taquiner sa peau.

"- Alors que décides-tu? Vas-tu encore laisser ce Masque régir ta vie, te pourrir celle-ci comme il l'a déjà fait par le passé, ou bien vas-tu te décider à te laisser enfin le droit de vivre et de connaître ce que chaque homme à le droit de connaître en ce monde? En tout cas, moi, je t'attendrai."

Un sourire angélique ornant mon faciès et je reculais de quelques pas, attendant le choix que ferait l'homme que j'avais choisi comme étant mon alter ego.

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MessageSujet: Re: [1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]   Lun 21 Jan - 19:03

"Quel imbécile je suis!"

C'était ce qui venait frapper l'esprit du Dragon des Mers tandis qu'il plongeait son regard dans celui de la jeune femme. Il avait pu y lire de la compassion mais surtout une résignation encore plus forte. C'était clair comme de l'eau de roche, Ann n'abandonnerait pas l'homme qui lui avait redonné une raison de croire en l'amour. Haiken avait lamentablement échoué dans sa tentative de l'éloigner de lui. Mais le pire dans tout cela, c'est qu'il avait l'impression d'avoir volontairement échoué.

La jeune pirate avait-elle pris une place encore plus importante qu'il ne l'aurait imaginer? Le simple fait de penser qu'elle lui en voulait, qu'elle ne la reverrait plus, ne la caresserait plus, l'avait "obligé à lui raconter ses peurs et ses doutes. Obliger était un bien grand mot, mais Haiken était un homme dur, violent et sans coeur, du moins, c'était ce que le choix que la vie lui avait offert afin de survivre. Mais le temps des peines et de cette douleur qui le rongeait, cette solitude, pouvait enfin cesser et cela grâce à elle.

Ann s'approchait alors lentement du Général du Dragon des Mers, se collant à lui, l'entourant de ses bras. Haiken n’esquiva pas le moindre geste. Il laissa la jeune femme l'enlacer, comme si il n'attendait que ça.

- Je suis peut-être une idiote, mais crois-moi tu l'es tout autant pour oser croire que je vais te laisser t'éloigner de moi dans le simple but de me protéger de ces ennemis. Ton sang est la clé certes, mais tu oublies une chose essentielle et primordiale: je ne suis pas une faible femme. Je suis Ann Red, pirate redoutable et redoutée , Capitaine de Poséidon, détentrice de l'Ecaille de la Sirène des Récifs. Le Masque et ses hommes sont nos ennemis et je serai un jour obligée de les combattre au nom de notre Empereur afin de récupérer notre Royaume. Il se pourrait que ce jour là je sois blessée, si ce n'est tuée par eux, et que feras- tu alors si cela devait arriver? Ne vivras-tu pas dans l'éternel regret de n'avoir pu profiter des instants de bonheur que nous aurions pu partager ensemble toi et moi si on nous donnais cette chance? Je suis une grande fille Haiken, je sais parfaitement me défendre. Quant à ce que nous vivons, cela ne regarde personne d'autre que nous. Rien ne nous oblige de nous montrer aux yeux de tous. Plus nous resterons discrets, moins nous aurons de risque d'être découverts.

Ses paroles frappaient son âme, comme si une révélation venait de se montrer à lui. Il embrassait alors la jeune femme et la serrait à son tour dans ses bras. Cette sensation de bien être, de paix intérieure était bien trop importante à ses yeux pour l'ignorer. Ann avait partiellement raison. Elle était parfaitement apte à se défendre. Mais Haiken savait de quoi son père et le Masque étaient capables. Ils étaient bien plus redoutables que ne pouvait l'être Poséidon. C'était une certitude pour lui. Cependant, la sirène n'avait pas tord. Si personne d'autres qu'eux n'étaient au courant, alors peut-être qu'ils pourraient vivre leur amour sans que Haiken la mette en danger inutilement.

C'était un peu naïf de sa part de croire que cela serait suffisant. Mais l'amour nous oblige parfois à ne pas peser les choses comme elles le sont. Serait-ce un acte d'égoïsme de sa part? Ou tout simplement la volonté de deux personnes qui avaient découvert ensemble qu'ils étaient encore des être humains, capables d'aimer.

- Alors que décides-tu? Vas-tu encore laisser ce Masque régir ta vie, te pourrir celle-ci comme il l'a déjà fait par le passé, ou bien vas-tu te décider à te laisser enfin le droit de vivre et de connaître ce que chaque homme à le droit de connaître en ce monde? En tout cas, moi, je t'attendrai.

Elle avait passé délicatement ses doigts sur ses lèvres et sur son torse, lui souriant alors. Ce simple sourire suffisait à le rendre heureux. Quel sentiment étrange! Mais que cela lui faisait du bien. Il se sentait renaître, comme si sa haine vieille de plus de dix ans disparaissait sans laisser de traces. Il passa ses doigts sous le menton de le jeune femme et lui releva la tête. Leurs regards se croisaient et ne se lâchaient plus. C'est alors que Haiken reprit enfin la parole.

- Tu n'auras pas à attendre longtemps Ann. Tu as raison, le Masque m'a tout enlevé, je ne lui laisserai pas l'opportunité de m'enlever quoique ce soit d'autre.

Il se baissa alors et posa un genou à terre, tout en prenant la main droite de la jeune femme sans sa grande main. Il baissa alors la tête et commença à parler à nouveau.

- Je te jure, Callista, que je ne laisserai rien ni personne nous séparer!

Puis il releva la tête et il la regarda. L'espoir et la détermination était parfaitement lisible dans ses yeux.

- Je te protégerai quoiqu'il arrive et si jamais j'échoue, je te jure que j'irai te chercher jusqu'en Enfers et échangerai ma vie contre la tienne si il le faut.

Il se releva, ne lui lâchant pas la main, et sans détourner son regard du tien.

- Dès ce jour, mon coeur t'appartient Ann! Car tu es la personne qui lui a permis de revivre malgré tous les troubles qu'il a souffert.

Il la serra contre lui. Elle était prête à risquer sa vie pour être à ses côtés. Alors, pour Haiken, il n'y avait qu'une seule issue, il devrait être capable de la protéger, même si pour cela, il devait y laisser sa vie. Ann avait réussi ce que Poséidon avait tenté sans succès, que le Dragon des Mers se batte de coeur et âme, pour elle.
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[1752]Les Retrouvailles du Dragon et de la Sirène[Ann]

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