RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal

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Henriques


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MessageSujet: [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal   Mar 16 Oct - 20:33

Mars 1740: Portugal. Le petit Monastère ou vit Henriques

Thème Musical-Suivez le lien

4 ans de plus pour Henriques et son ami Sylvio. Le jeune prodige avait maintenant 16 ans et allait sur ses 17. Sylvio n'en avait que 14. Mais bien que plus jeune, tout était différent pour lui. Alors que jusque là les deux garçons s'étaient toujours montrés inséparables, depuis quelques mois Sylvio se voulait plus distant, et moins bavard. Henriques un soir en voulut en apprendre d'avantages. Aussi, tandis qu'ils avaient rejoint leurs cellules, et juste avant d'éteindre la chandelle, Henriques se risqua à le questionner:

"Quelque chose ne va pas, je le vois bien. Pourquoi ne me dis-tu pas ce qui te préoccupe. Nous sommes amis, non?"

"Oui, les meilleurs amis du monde."[Suivi d'un soupir]

"Mais quoi? Parle, je peux peut-être t'aider. C'est à cause de cette histoire de bouteille volée au Frère Pedro?"

Henriques disait cela, car une fois les deux garnements avaient pénétré en douce ladite cave. Ils y avaient subtilisé une bouteille de son fameux vin pour y goûter, mais avaient été pris en flagrant déli par l'Abbé Rodrigo. La pénitence que leur infligea l'Abbé les remis en question.

"Oh! Çà! Hahaha! On a quand même bu la bouteille, Héhéhé. Non c'est pas çà, et j'ai pas envie d'en parler. Désolé."

Sylvio souffla la chandelle et se retourna dans sa couche. Henriques comprit alors qu'il n'en saurait pas plus. Mais il entendit encore un soupir de son fidèle ami. Dans la cellule il faisait froid. L'hiver cette année avait été rude, et les moines craignaient de ne faire qu'une faible moisson.

Le lendemain, tandis qu'Henriques sommeillait encore, tôt le matin, très tôt, ce fut un Sylvio déchaîné qui vint le réveiller. Henriques en tomba à la renverse.

"Hen!...Hen!...Réveille-toi, bon sang. Réveille-toi! Viens vite!...Vite enfile ta bure et..."

Sylvio posa alors le regard sur le corps dénudé du Prodige tombé au sol, découvrant sa nudité.

"...et...suis-moi!"

"SYLVIO! Quelle mouche te pique? Il fait froid! Sans mon édredon je risque de gelé sur ce carrelage. ...Passe-moi ma bure, s'il te plait"

Sylvio reprit ses esprits, se retournant pour dissimuler une certaine gêne et la rougeur de ses joues. Voulant reprendre le dessus, il relança ce pauvre Henriques.

"Allez, suis-moi! Il faut que tu vois çà!"

Henriques maugréant s'habilla, puis suivit à vive allure son compagnon jusqu'au jardin. Là, sous le ciel découvert, Sylvio se tenait les bras tendus à l'horizontale au beau milieu des flocons de neiges qui tombaient sur le sol.

"Regarde, comme c'est beau!"

"Et quoi? C'est que de la neige. Nous en avons déjà vu, lorsque l'hiver est rigoureux et froid comme celui-là!"

"Roooh! Henriques, arrêtes de faire ton rabat-joie, tu me gâches la journée! Grrrr...!"

Et Sylvio s'en alla aussi vite qu'il était arrivé là. Henriques resta bouche bée.

"Mais...que...?"

Quelque chose de nouveau se passait entre les deux jeunes hommes. Henriques n'y comprenait rien encore, mais l'apprendrait plus tard. Tandis que le jeune Prodige restait planté là, au milieu des flocons tombants, non loin de là, le Frère Joaquim observait la scène. Son visage affichait une certaine inquiétude. Ce qui était plutôt étonnant, vu que l'homme était réputé pour son calme et sa largesse d'esprit.

Que pouvait-il bien se passer? Pourquoi les deux garçons n'arrivaient-ils plus à se comprendre?


Dernière édition par Henriques le Mar 16 Oct - 20:37, édité 1 fois (Raison : Correction de couleur^^)
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MessageSujet: Re: [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal   Mer 17 Oct - 20:22

Juin 1740: Portugal. Un début de printemps dans la tristesse

3 Mois s'écoulèrent. Les deux garçons ne se parlaient presque plus. Henriques essayait en vain de comprendre ce qui avait bien pu changer, tandis que Sylvio se montrait de plus en plus distant, secret et étrangement calme. Lui qui avait affiché tant de rébellion à son arrivée au Monastère, se montrait volontiers plus docile. Les punitions et autres pénitences n'y étaient pour rien, Henriques le savait bien.

Le printemps était là. C'est une bien triste nouvelle qui allait ramener les deux garçons l'un vers l'autre. Le Frère José-Antonio, un des doyens du Monastère, venait de laisser s'échapper son dernier souffle. Toute la communauté était en émoi. On célébra donc une messe, à laquelle assistèrent bien évidemment Henriques et Sylvio. Henriques était bien sûr peiné, mais Sylvio afficha une tristesse plus grande encore. Timidement, il chercha la main de son ami plus âgé de deux ans. Sur le moment, Henriques laissa faire, mais voyant le regard de l'Abbé Rodrigo se poser sur eux, il se ravisa, retira sa main lentement, pour feindre d'essuyer une larme. Sylvio, à ce moment là éclata en sanglot, et parti se réfugier dans sa cellule. Henriques était triste de ne pouvoir comprendre le mal qui pouvait le ronger ainsi de l'intérieur. Il le regarda partir en courant et pu voir le bien-aimé frère Joaquim en faire autant.

(Frère Joaquim sais quelque chose. Je devrais peut-être discuter avec lui.) pensa-t'il.


Le Monastère en deuil, la journée fut silencieuse pour tous. Aussi Henriques remis à plus tard sa discussion avec Frère Joaquim. Il regagna la cellule qu'il partageait depuis le début avec Sylvio. Ce dernier était déjà couché. La chandelle encore faiblement allumé laissait entrevoir son compagnon. Son visage, d'ordinaire si doux, si crémeux, semblait souffrir le martyr.

(Le décès de Frère José-Antonio semble l'avoir marqué plus que je ne l’escomptais) Henriques se trompait. C'était un mal tout autre. Sylvio faisait un cauchemar et délirait.


"Hen...Henriques!...Saint...Saint de Lumière...Non!...Non, il ne faux pas....Le Kali!...Non, pas maintenant...Pitié Kali...Les flammes...Non...NON!...NON!..."
Thème Musical de Circonstance-Suivez le lien

Henriques eut peur. Il voulu rassuré son ami mais ne savait comment s'y prendre. Sylvio, tout en délirant, se débattait. Il finit par en faire tomber sa couverture, laissant apparaître une poitrine finement dessiné et ferme. Sylvio était en fait une jeune fille!

Surpris, sur l'instant, Henriques se recula. Ses yeux ne cessèrent de regarder ce péché défendu. Etrangement, naquis en lui une passion nouvelle. Son sang bouillonnant dans ses veines, il ne savait plus que faire.

"Hen?!!..." La belle se réveilla. Se sachant à moitié découverte, elle réalisa, et se couvra. Néanmoins, elle afficha un sourire de soulagement.

"Eh bien! On dirais que tu as avalé ta langue."

"Mais...mais...Mais tu es une..."

"Une femme, oui!...çà te peine?"

Henriques ne savait quoi répondre. Il restait abasourdit. En même temps, au fond de lui, il senti quelque chose de nouveau. Sur le moment, il ne chercha pas à comprendre tant il était gêné de la situation. Celle qu'il connaissait comme Sylvio, était encore en sueur. Elle semblait heureuse que le secret soit enfin tombé, mais en même temps nerveuse. Le cauchemar qu'elle avait fait n'était pas le premier du genre, et semblait si réel, comme une vision palpable du futur.

"Euh...Peiné?! Non...Je ne sais pas...Je ne sais quoi dire. Demain je m'entretiendrez avec Frère Joaquim."

"Il est au courant. C'était d'ailleurs le seul, jusqu'à ce soir."

Sylvio, qui en réalité se nommait Sylvia, cru voir là une agression de la part du Prodige. Pourquoi voulait-il parler à Frère Joaquim? Pourquoi tous ses sauts d'humeurs? Et ce cauchemar...était-ce plus qu'un simple mauvais rêve? Pourquoi avoir caché au reste de la communauté sa présence?

Plus Henriques avançait sur la ligne du temps, plus les mystères l'entourant se faisaient nombreux. Son destin se dessinait et semblait avoir une fin insatiable.


Dernière édition par Henriques le Jeu 18 Oct - 6:34, édité 2 fois (Raison : Rajout de la fin pour la transition)
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MessageSujet: Re: [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal   Jeu 18 Oct - 7:42

Juin 1740: Portugal, le lendemain. L'entretien

Thème Musical-Suivez le Lien

Une découverte hasardeuse avait permis à Henriques de connaître la véritable identité du garçon qui avait partagé sa chambre 4 années durant. Sylvio, était en réalité une jeune fille, qui se prénommait en fait Sylvia. Henriques, ce soir là, froissa une fois de plus la jeune fille, qui n'attendait qu'une chose un peu plus de tendresse et de compréhension. Mais non! Le jeune homme, fit une maladresse lorsqu'il annonça qu'il voulait parler de cette histoire à Frère Joaquim. Aussi, fâchée et contrariée, Sylvia se recoucha. Henriques, l'air bête, fit de même.

Le lendemain matin, Henriques se leva plus tôt qu'à l'accoutumé. Savoir qu'il partageait la même chambre qu'une jeune fille le gênait, et lui fit changer ses habitudes. Jusque là, c'était Sylvia qui se levait la première. Evidemment, elle prenait garde à le faire chaque matin pour cacher son identité. Mais maintenant, il n'en était plus question. Aussi, elle ouvrit les yeux lorsqu'Henriques finissait de s'habiller.

"Tu te lèves de bonne heure. Où vas-tu si tôt, Hen?"

"Oh!...Tu es réveillée! Pardon, je ne voulais pas...euh...Humhum...je vais voir le Frère Joaquim. Il doit déjà être à la Bibliothèque."

"Je viens avec toi!" Dit-elle à haute voix

D'un bond elle sortie du lit. Impudique elle s'habilla devant son "grand frère" en toute hâte.

"Pas çààà! [Soupir] Je voulais justement éviter cela. Il faudra qu'on change nos habitudes, Sylvio!"

"Sylvia!"

"?"

"C'est Sylvia! Fais pas cette tête, je suis habillée maintenant. Allez hop, on y va!"

Henriques sourit. Il avait l'impression de retrouver l'enfant qu'il avait connu et avec qui il avait grandit. Ainsi, les deux jeunes gens parvinrent jusqu'à la Bibliothèque. Dans les couloirs ils croisèrent l'Abbé Rodrigo qu'ils faillirent renverser. Ce dernier leurs enjoins juste de ne pas courir comme des sauvages. L'Abbé, vaqua à ses occupations, mais l'air de rien gardait un œil inquisiteur sur les deux jeunes hommes [Pour lui, Sylvia était le jeune Sylvio].

Comme deux chiens dans un jeu de quilles, les deux comparses entrèrent dans
la Bibliothèque.

"Eh bien, eh bien! Dois-je rappeler à tout deux que vous êtes dans un monastère et pas dans une écurie? Hum?"

C'était le frère Joaquim. Un homme de science et de savoir, et comme un père pour les deux jeunes gens.

Frère Joaquim dans la Bibliothèque



"Pardon, Frère Joaquim, c'est que je voulais m'entretenir avec vous. Voilà, en fait..." Henriques ne parvint pas à terminer sa Phrase. Sylvia pris les devants.

"En fait, il sais que je suis une femme!"

"Euh! Plus bas, on peut nous entendre. Et je dirais plutôt une jeune fille." Une petite remarque pertinente qui n'était pas du goût de Sylvia.

"Pour tout dire, je savais que ce jour arriverais."

"Mais, Frère Joaquim, pourquoi l'avoir caché?" Sylvia se posait la même question.

"La raison en est bien simple. Premièrement, parce qu'ici nous sommes dans un Monastère, et que la place d'une jeune fille est dans un couvent. Deuxièmement, pour honorer le vœu fait à Dame Catarina qui a voulu placé Sylvia sous notre protection. Je ne sais pour quelle raison d'ailleurs. Aussi, régulièrement nous t'avons coupés les cheveux pour qu'ils restent court, et t'avons surnommé Sylvio". Dit-il en s'adressant à la fin à Sylvia.

Henriques paraissait le plus anxieux sur ce sujet. Il tournait en rond dans la Bibliothèque, prenant un livre, puis le reposant. Il restait des ombres à cette histoire, notamment la venue de Sylvia au Monastère, et ce qui l'uni à Dame Catarina.

"Je ne comprends toujours pas pourquoi Dame Catarina a voulu placée Sylvia ici près de nous!"

"Tu te poses trop de question, mon jeune ami. Et je ne pourrais y répondre. J'ais fais vœu de silence sur ce sujet, même si moi-même je me suis interrogé aussi. Le mieux c'est que tu lui pose la question la semaine prochaine, elle devrait nous rendre visite."

"Dame Catarina va venir me voir!!!" Elle sauta de joie.

"En effet! Mais pour l'heure, je vous conseille la prudence. Sylvio doit rester un jeune garçon pour l'ensemble de la communauté."

Tout deux acquiescèrent. Ils allaient jouer le jeu, et allaient même y prendre du plaisir. Ils attendraient patiemment la venue de Dame Catarina espérant enfin connaître le vrai secret.




Dernière édition par Henriques le Jeu 18 Oct - 19:11, édité 2 fois (Raison : Put'1 de Spoiler de mer**! Je l'ai viré du coup. Edit 2: Correction et Thème musicale)
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MessageSujet: Re: [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal   Jeu 18 Oct - 19:58

Spoiler:
 
Juin 1740: Portugal, une semaine après. Tout proche!...Proche de la rencontre!

Thème Musical --> Suivez le lien
Henriques attendait impatiemment la venue de cette charmante donatrice, Dame Catarina. Tout comme Sylvia. Les deux jeunes gens voulaient tuer le temps. Ainsi, ils profiteraient du soleil radieux de ce printemps qui avait su prendre la place à un hiver Rigoureux qui avait coûté la vie de Frère José-Antonio. Ayant toutes les autorisations requises, ils allèrent flâner du côté du bosquet. Quelques Chênes-Lièges et Amandiers plantés au bord d'une petite rivière: "A Ribeira das Amendoas" [La rivière des Amandes]. L'endroit rêver pour la méditation et enfin se livrer l'un à l'autre.

Tandis qu'Henriques, celui que l'on surnommerait plus tard l'enfant Prodige, préférait le contact avec la flore, Sylvia, elle semblait attirée par l'eau.

"Allez, viens! L’eau est bonne pour s'y baigner!" Dit-elle en se dévêtant devant le futur Saint.

"Syl...Sylviaaaaa! Je te l'ais déjà dis...Pas çà! Bon sang, quelqu'un pourrait te voir... Moi, ...je te vois "

L'une était très nature, très libérée, tandis que l'autre se montrait plus discret et pudique. Deux opposés qui pourtant s'attiraient l'un l'autre. Deux futurs amants ayant atteint la puberté et ne sachant comment contrôlé leurs hormones. Cela-dit, pour Henriques...c'était plutôt différend. Le jeune homme avait pris l'habitude de se rendre à la Bibliothèque. Là, il y lisait toutes sortes de comptes historiques et de légendes mythologiques. Sa concentration et son intérêt étaient tel qu'il parvenait à contrôler ses émotions pubères.

A l'inverse, Sylvia ne jurait que par son "Grand Frère, Hen". D'ailleurs, elle souffrait maintenant de n'être vue par lui que comme une petite sœur. L'enfant avait grandit, et idéalisé l'homme qu'elle se voyait épouser en secret. Henriques, ignorait tout de ses sentiments. Plus il se plongeait dans des récits homériques, plus son esprit le conduisait vers d'autres objectifs. Fermier...père de famille...Moine...ne voulait plus rien dire pour lui. Henriques rêvait d'aventures, de récits chevaleresques, et de déesse en détresse.

Pour finir, Sylvia, qui en eut assez de barboter seule dans l'eau en ressorti pour tirer Henriques par le bras, et l'emmener avec elle dans la rivière.

"Allez! Cette fois tu n'y échapperas pas"

*PLOUUUFFF* Henriques fut complètement immergé, tout habillé.

"Très bien jeune fille Cette fois, Sylvia apprécia le "Jeune fille" Tu l'auras cherché. Attends que je t'attrapes..."

Et s'ensuivit un jeu de chat et de la souris dans l'eau, qui n'était pas pour déplaire à Sylvia qui se laissait aisément attraper, juste pour sentir la douceur des mains d'Henriques. Mais la partie ne dura guère longtemps. Au loin, ils aperçurent un carrosse approcher du Monastère.

"Vite! C'est elle. Sortons de l'eau!"

"Oui, et rhabilles-toi. Moi je ne sais pas comment je vais expliquer mes habits tout mouillés." Ils éclatèrent de rire. Un moment de pur bonheur, qu'ils oublieraient bien vite avec le temps.

Dame Catarina était arrivée, et reçue comme il se doit. Nos deux jeunes effrontés prirent une vieille porte dérobée sur le côté du Monastère, de manière à éviter l'entrée principale. Ils purent ainsi rejoindre leur cellule et se changer (surtout pour Henriques qui restait tout mouillé). Ce faisant, ils allèrent ensuite flâner de ci de là comme si de rien était attendant qu'on vienne les chercher.


Dame Catarina avait été accompagnée jusqu'au Scriptorium. Elle s'entretenait avec l'Abbé Rodrigo et le frère Joaquim. Jusque là, les rêves roses de Sylvia prenaient tournure, et ceux d'Henriques se dessinaient peu à peu.


Dernière édition par Henriques le Ven 19 Oct - 18:44, édité 3 fois (Raison : Finalement, je coupe en deux ce Chapitre^^)
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MessageSujet: Re: [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal   Ven 23 Nov - 8:03



Juin 1740: Le secret enfin révélé!



Finalement, le jeune couple parvint jusqu'au Scriptorium. Ce soir là, la rencontre avait un air de nouveau. Henriques, déjà jeune Gentleman, avait laissé Sylvia passer la première. Depuis tout ce temps qu'ils avaient passés ensembles, jamais le futur Saint ne l'avait vu avec tant d'émotions. Dans ses yeux...juste avant qu'elle n'ouvre la porte...il avait put y voir de la joie, mêlée à un profond soulagement. Le tout, formant une larme si pure qu'à elle seule, elle aurait pût abreuver la moitié d'un continent désertique.

Déboulant comme une forcenée dans la pièce, Sylvia explosa:

"Dame Catarina!!!...Comme j'ais tant attendu ce moment, si vous saviez...."

Les larmes éclatèrent pour couler à flots. Dame Catarina la pris alors dans ses bras. Posant sa tête contre son sein, et lui caressant le dos, elle lui teint ces quelques mots encourageants:

" Là!!!....Là!!!!...Tout va bien, je suis là!..."Dit-elle avec sa voix si douce et d'un ton rassurant.

Sylvia était en pleurs et ne parvenait pas à contenir ses larmes. Dame Catarina qui avait tout compris du problème engagea la première la conversation.

"Bien!!!...Quel mal te ronges?...Tu te découvres femme, c'est bien cela?...et...et ton ami, ici présent l’à découvert aussi, c'est cela?" Un hochement de tête fût la réponse.

Et elle serra la tête de sa filleule encore plus fort contre elle. En même temps, elle jeta un regard mesquin et interrogateur sur Henriques. Puis, repoussant avec délicatesse la tête de Sylvia, elle souleva son menton de deux de ses doigts, pour la placer en vis-à-vis.

"Il y a autre chose, jeune fille!...je le vois bien. Dis-moi-tout!"

A ces mots, Sylvia se tourna vers Henriques, pensant que la Dame pourpre avait tout deviné de ses sentiments. Avec le recul, elle comprit là où elle voulait en venir.

"C'est...C'est au sujet de moi...de mon père...et de vous!...[elle fronça les sourcils]

Qui suis-je en fait? Pourquoi suis-je ici? [Un poing ravageur vint s'écraser contre la table]

Bouleversement hormonal, femme assumée: Sylvia n'était plus la petite enfant laissée quelques années plus tôt dans ce monastère, au bon soin du Frère Joaquim. Catarina de Oliveira avait évidemment deviné les sentiments nouveaux qu'éprouvait la jeune fille envers son ami. Ils semblaient lui poser un problème qu'il lui faudrait résoudre tôt ou tard. Mais puisque la question portait sur les origines, la belle femme rousse voulut y apporter quelques éléments sans encore tout révéler.

"Ton père, ma petite Sylvia, est un puissant Chevalier...mais...pas vraiment de ceux que tu as pu lire dans les comptes de fées ou que tu peux voir aujourd'hui. Il sert un Seigneur odieux, si méchant, que ta mère a voulu te protéger de lui. Tu es, ma fille, l'enfant d'une union immorale, le fruit d'un péché entre deux êtres aux intérêts totalement opposés. Ta mère a voulu de préserver de cela, de lui! Car cet homme voulait te former pour que tu prennes sa suite, et vienne par la suite à servir son maître. Aussi, comme elle ne pouvais te garder près d'elle, au risque de représailles, ta mère préféra te cacher ici."

Autant de révélations troublantes pour un si jeune cœur. Triste, mais les sourcils froncés, Sylvia en voulait savoir d'avantages.

"Pourrais-je revoir ma mère?"

"Ta mère est morte, ma chère! [Le ton était anormalement sec] Elle a payé de sa vie sa trahison. C'est pourquoi tu dois éviter coute que coute celui qui es ton géniteur."

Henriques, qui jusque là se tenait coi et à l'écart par respect, voulut cette fois apporter son concours à son amie. Malin, il intervint auprès de Dame Catarina.

"Pardon, Dame Catarina, mais comment peux-t-elle éviter un homme dont elle ignore le nom?"

Il y eut un silence. La femme aux cheveux roux plongea ses grands yeux verts dans ceux d'Henriques, comme si elle avait le pouvoir d'y lire ses pensées. Henriques se sentit aussitôt mal à l'aise. Quelque chose en lui ne plaisait pas à cette belle femme. Mais le jeune garçon parvint à obtenir une réponse.

"Frédérico Cabral! Il ère sur ces terres depuis des années pour retrouver Sylvia. Ici, et tant que vous serez discret, elle reste protégée. Se relevant, elle s'approcha d'Henriques, lui caressa la joue, et d'une voix mielleuse lui fît: Et puis...elle est entre de bonnes mains. Je comptes sur toi Henriques pour veiller sur elle"

"J'en fais le serment Dame Catarina!" Des paroles qui allèrent droit au cœur de la jeune fille.

Le cocher du carrosse de Catarina de Oliveira pénétra dans le Scriptorium, il interrompu la conversation.

"Dame Catarina!...il nous faut y allez, on vous attend"

"C'est juste, mes chéris! [fit-elle s'adressant au jeune couple] J'ai un autre rendez-vous que je ne peux manquer. Je dois vous laisser. Elle embrassa Sylvia, se retourna puis se dirigeant vers la porte, fit à son cocher: Allons-y!"

Lorsque la porte claqua, Sylvia se jeta dans les bras d'Henriques. De nouveau, elle éclata en sanglot. Henriques la serra très fort dans ses bras. Il savait bien que la jeune fille faisait face à trop d'émotions. Toutes ces découvertes sur ses origines avaient eu l'effet d'une vague se déchaînant sur la côte, avalant tout sur son passage. Les deux jeunes gens en savaient plus, mais à quel prix!

Henriques se jurait de protéger Sylvia. Mais il restait interrogatif. Dame Catarina semblait avoir évité bien des sujets. En restant évasive, elle avait amené bien d'autres questions. Comment tout cela finirait-il? Et qui était réellement ce Frédérico Cabral?



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MessageSujet: Re: [Mars 1740] Une féminité assumée!- Henriques Solo- Monastère au Portugal   

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