RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 :: Un appel désespéré

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Panthéon


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MessageSujet: :: Un appel désespéré   Mar 16 Oct - 22:26





    Une larme, roule sur ta joue. Une unique larme, glisse. Impunément, un jeune serviteur se faufile dans le Temple de la Grande Déesse ! Il doit en avoir la certitude !

    Car il avait la conviction que c'était là ce qu'il devait faire. Comme si, quelqu'un l'appelait. Avec une voix à la fois si douce et si triste ! Peut-être par faiblesse de cœur, le jeune garçon s'arrêta dans son élan de courage. C'était interdit pour lui d'aller plus avant. Alors, quoi de plus naturel que d'hésiter ? Un peu tremblant, il jeta des regards apeurés tout autour de lui tant il avait l'impression d'être épié. Or, était-ce une faute si grave que de suivre son intuition ? Un nouvel éclair déchira la voûte grise du ciel, le tonnerre roula dans les nuages et le bruit, effroyable, ébranla encore plus l'assurance fragile de notre jeune serviteur de la divinité sage. Or il lui restait si peu de marches à gravir avant d'arriver à destination...

    … Puis, il n'y avait personne ! Qui pourrait être témoin de son escapade ! Le Grand Pope lui-même avait quitté sa place pour aller prévenir Athéna. Si fragile, la voix, cette même voix presque suppliante, résonna plus fortement dans son esprit. Le timbre de celle-ci le laissa tout pantois, le garçon chancela, se rattrapa tant bien que mal avant de faire les quelques pas restant.

    « Ô ! Mais... qu'est-ce que ? » s'exclama t-il en faisant de gros yeux ronds sous le coup de la surprise.

    Elle était là, majestueuse, si belle cette statue faite d'un alliage précieux, de l'argent peut-être, il n'aurait sut le dire. La galerie menant à la Statue d'Athéna était baignée d'une lumière vive mais pâle, offrant un spectacle plus pénible encore aux yeux hagards du serviteur ! Dans cette semi-clarté, le visage de leur Déesse adorée semblait arborer un masque d'affliction si saisissant, que de prime abord, le jeune homme crut que la représentation était vivante.

    Il s'approcha pour mieux la contempler. Alors, il fut aussitôt saisit d'une peine immense : la larme unique, d'or, continua sa course, encore et encore, inexorablement jusqu'à toucher le sol en dalle blanche.

    À ce contact, une vague d'énergie douce, pure se propagea partout. Le sol trembla. Un cosmos doré se déversa. Un appel à l'aide. Ô pauvre âme ! Quelqu'un sera-il sensible à ta détresse ?

    Des larmes, prisonnières!


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Panthéon


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Sam 27 Oct - 12:14





    Un nuage passa au dessus de l'atrium, obstruant cette lumière pâle tombant à l'oblique sur la statue à l'effigie d'Athéna. Celle-ci, devant les yeux du serviteur agenouillé, se confondit un temps dans les ténèbres, seulement, en dépit du noir, sa clarté demeurait la plus forte. Si bien que le malheureux jeune homme crut qu'elle chassait ces dernières. La lumière d'or, en faite, ne pouvait qu'être plus forte au contact de l'obscurité ! Car sans elle, comment pourrait-elle démontrer sa supériorité ? Non, la lumière n'existait pas sans l'ombre. Le Mal, ne perdurait pas sans le Bien. L'énergie qui avait heurté le serviteur l'avais laissé dans un état d'hébétude intense, et observer la détresse évidente de cette statue d'argent ne faisait qu'ajouter encore à la lourdeur de son âme. Fasciné et à la fois craintif, il osa redresser les yeux après cette vague d'énergie pure ayant réussi à passer outre sa prison.

    Que faire ? Il n'était rien, ne possédait aucuns pouvoirs pour l'aider ! Il n'était pas l'un de ces glorieux Saints, qu'ils soient d'or, d'argent ou de bronze ! Alors comment pouvait-il sciemment espérer faire quoi que ce soit pour elle ? Car il en était convaincu jusqu'aux tréfonds de son âme, qu'il s'agissait bien d'Athéna. Ses yeux s'arrondirent sous le coup d'une évidence : si c'était elle, alors celle qui se tenait auprès du Dieu des Mers....

    Arraché à sa léthargie, il se releva derechef galvanisé par un sentiment nouveau pour lui. Le courage. Mais quelque chose, ou quelqu'un, l'empêchait de tourner les talons. Cette voix, elle lui demandait de ne pas la laisser de nouveau seule ! Cette souffrance ébranla de nouveau l'homme.

    « Ô que dois-je faire ?»

    Souffla t-il en regardant, impuissant, la statue d'argent. Comme pour répondre à sa question tandis que le serviteur se recroquevillait presque sur lui-même, les mains cachant son visage, un léger souffle alla le caresser...
    … Celle-ci se muant peu à peu en un nouvelle vague, plus puissante cette fois. Alors, sous les yeux embués de larmes du jeune homme, la statue sembla se parer d'un voile envoûtant : une silhouette indécise prenait forme, l'invitant d'une main à s'approcher.

    Galopante, la vague d'énergie pure, nettement plus puissante cette-fois, se propagea partout, mais se focalisa surtout là où une autre énergie, plus forte que toutes les autres, était à l’œuvre... Comme si une conscience pressentait le danger imminent et qu'elle était désireuse d'aller les préserver.

    Comme une mère.

    «Chevaliers ! Prenez garde !»

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Mashia


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mar 30 Oct - 16:51





    Un cauchemar. Ils naviguaient en plein cauchemar. Comment en étaient-ils arrivés là ? L'impuissance pesait sur ses épaules de marbre. Les larmes d'or se multipliaient, glissaient sur ces joues froides et blanches. Une, deux, suivies de ses sœurs... Celles-ci s'écrasaient contre le sol dans un bruit de cristal qui se brise.
    Le serviteur, stupéfait, assis sur son séant, fixait la statue bouche bée. Comment l'aider ? Car il avait très vite fait de la reconnaître ! Prisonnière ? Depuis tout ce temps leur bien aimée Déesse serait enfermée dans cette... les yeux brillants, il sentait la panique poindre. Un cosmos d'une pureté innommable irradia partout, illuminant la salle et projetant des ombres mouvantes sur les murs. Cette vague qui s'était échappée il y a quelques secondes, comme un fougueux destrier blanc, paraissait bien pâle en comparaison de cette nouvelle manifestation divine.
    Son être trembla, entrant presque en résonance avec cette puissance déployée. Il se signa, s'inclina bien bas jusqu'à ce que son front touche le sol froid. Dur. Il balbutia des prières en grec ancien, dans le but d'essayer de l'aider grâce à sa foi. Il n'était qu'un simple mortel, sans qualités, mais il restait persuadé que sa pruderie serait entendue. N'était-elle pas la Gardienne de l'Humanité ? Certain de ses convictions, il releva prudemment la tête au moment où un millier de formes blanches s'épanouissaient autour de lui.
    Des centaines de fleurs de lotus d'un blanc immaculé, ouvraient leur délicate corolle , libérant un parfum subtil, envoûtant, que certains reconnaîtraient entre mille...

    … Cette agréable senteur se propagea partout, portée par le vent tumultueux. Une douce voix résonna soudainement, exhortant le jeune homme à se redresser tout à fait. Ce qu'il vit alors en relevant enfin ses yeux, le cloua sur place. Finissant de l'ébranler. Majestueuse, une jeune femme de toute beauté surgit comme par enchantement à la place de la statue de marbre. De longs cheveux rouges s'animèrent doucement, muent par une volonté propre : cette belle oriflamme balayée par une main invisible, subjugua plus que de raison, le serviteur qui ne sut contenir une exclamation de surprise. De magnifiques yeux d'un turquoise étincelant se posèrent sur lui. Aussitôt, il fut emplit d'un sentiment de plénitude incroyable. Le jeune serviteur put lire tellement de choses dans ces deux lacs scintillants ! Elle était là, leur Déesse. Athéna.
    Un souffle, un soupir, passa la barrière de ses lèvres vermeilles, elle était enfin libre. Les mains jointes, Athéna inclina la tête, prise d'une tristesse immense.

      «Fawn... je n'ai pas réussi à te sauver... »


    Ce murmure rompit le silence qui s'était installé. La lumière qui la nimbait s'éteignit. Dans un froissement d'étoffes, la divinité se tourna vers la sortie et d'un geste, invita le jeune homme à la suivre. Là haut. Solennellement, il la suivit dans son sillage, tandis qu'il se sentait de plus en plus apaisé. C'était la première fois qu'il la voyait de si près, mais il avait la certitude que ça ne pouvait être qu'elle ! Subjugué, il ne se rendit pas compte qu'ils étaient arrivés aux pieds de l'immense statue d'Athéna qui surplombait l'ensemble du Sanctuaire.
    Il sursauta quand la Déesse de la Sagesse s'adressa à lui tout en l'encourageant d'un sourire.

      « Jeune homme au cœur vaillant, soit le témoin de ma renaissance, soit celui qui aura la certitude... car c'est moi... Athéna...»


    Sur ces mots, elle leva les bras vers le ciel nuageux. Bien que la pluie tombaient encore drue, mouillant sa belle robe immaculée, elle en avait cure. Il était temps que la Vérité éclate au Grand Jour !

      Chevaliers ! Entendez ma voix, écoutez moi ! Nous traversons des heures sombres mais me revoici auprès de vous, libérée de cette malédiction qui m'accablait ! Je vous en prie, reconnaissez mon Cri, lisez dans votre cœur et vous saurez !
      La fille de Zeus poussa alors son célèbre Cri, celui qui répondit au coup de marteau d'Héphaïstos.
      Oui écoutez moi ! Car ceci doit cesser ! Aussi je vous en supplie, mon Oncle !
      Dit-elle en s'adressant à Poséidon.
      Je ne désire que préserver la volonté d'Astre, aussi, emmenez-moi celle qui se fait passer pour moi, cet avatar d’Éris ! Je vous promet que vos hommes resteront en sécurités sur mes Terres ! Vous n'avez rien à craindre.


    Puis, rayonnante, l'armure d'Athéna se libéra, se déploya dans les cieux avant d'aller recouvrir le corps de la Déesse. Ses ailes s'agitèrent, son bouclier brilla de milles feux, reflétant la face de la Méduse. Enfin, elle était de retour, et elle se promit intérieurement de redonner l'éclat sans pareil à son Sanctuaire, chasser la souillure, l'ombre impie de sa rivale !

    La Vérité éclatera !

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Signun


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mer 7 Nov - 19:59

=> Le temple du bélier


Vu du ciel, les sanctuaire paraissait si petit. Il y avait cependant quelque chose d'inquiétant, comme une ombre qui menaçait sur le temple dédié à la déesse Athéna, la présence des deux divinité qui se prétendait-être cette dernière n'était pas la pour arranger les choses. A la demande de Shion, le sagittaire s'était envolé pour la statue afin de voir cette prétendante, et quel ne fut pas sa surprise de voir que l'immense construction de marbre avait disparue.

En se posant, Signun vit la jeune femme portait l'armure divine et il se remémora les paroles de Tokuza concernant le lien entre la statue et la tenue divine. Soit, l'autel noir était au fait de certains secrets qui se révélaient juste dans ce cas de figure, c'est du moins ce qui venait directement à l'esprit du père de famille. L'autre fait troublant, c'est l'apparence de la femme : elle ressemblait traits pour traits à celle qui fut la femme chevalier du lotus. En fait, c'était déroutant au vu que l'autre prétendante au nom d'Athéna possédait exactement la même apparence physique. C'était déroutant.

De plus, il y avait ce cosmos à la fois puissant mais doux même si on pouvait ressentir une pointe d'agressivité. Ce n'était clairement l'aura d'un être ténébreux ou mauvais. Cela lui fit penser qu'il n'avait jamais ressenti le cosmo de l'autre Athéna durant ces six dernières années, donc il ne pouvait pas juger ce critère. Mais si celle qui se tenait en face de lui était bel et bien la véritable déesse, nul doute que l'autre aurait possédée une énergie plus sombre et malfaisante.

Mais alors, comment se fait-il que Poséidon ne remarque rien de son côté. Bien sur, le chevalier d'or ne prétendait pas connaitre l'étendue réelle des pouvoirs divins, mais il lui semblait qu'il serait plus que probable qu'un dieu puisse avoir une perception des énergies supérieurs au simple mortel qu'il était. Mais encore il serait probable qu'un individu aux pouvoirs divins pourrait alors posséder des facultés pour masquer sa véritable aura ou pouvait utiliser des illusions en écran de fumée.

Sortant brusquement de ses pensés, Signun se rendit compte qu'il dévisageait la jeune femme. Ne sachant pas trop s'il s'agissait de la véritable Athéna comme elle le prétendait ou d'une imposture, sa réaction trahi son état d'esprit du fait qu'il voulu s'agenouiller mais il s'interrompit, se releva avant de finalement mettre le genou droit au sol, le visage empourpré de honte d'avoir autant hésité. Finalement il prit une inspiration avant de demander.

    " - Comment peut-on savoir si vous êtes vraiment Athéna ? Durant les six dernière années, nous n'avons pas eu la moindre occasion de douter de l'autre Athéna et maintenant, malgré le fait que je sois l'un des chevalier d'or, je ne puis certifier qui de vous deux est la vrais. "


Il se rendait bien compte que s'il avait à faire à l'imposture divine, cette dernière allait inventé n'importe quoi pour discréditer l'autre et "prouver" qu'elle est la véritable déesse. Néanmoins, il était essentiel de poser la question et le saint se trouvait en droit de le demander...
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Mashia


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Dim 11 Nov - 16:26





      « Non, chevalier, je t'en prie, pas tant de cérémonies avec moi, redresses-toi»


    Intima la rayonnante Déesse Athéna dans un sourire. Heureuse de voir au moins l'un de ses chevaliers répondre à son appel désespéré, la déité de la Sagesse finit de replier ses belles ailes d'or dans son dos. Elle était sur le point de s'envoler en réalité, son cœur lourd de ne voir personne venir jusqu'à elle. Inquiétée de sentir son Sanctuaire au bord du chaos, son élan aurait abouti si le Sagittaire ne venait pas de faire son apparition. Le voir ici eut un effet plus que bénéfique sur elle : son cosmos s'intensifia encore pour libérer plus de douceur, des vagues apaisantes pour quiconque serait à leurs portées. Le chevalier ailés devait ressentir une profonde béatitude en cet instant où l'énergie de la divinité le frôlait de sa chaleur. Les traits du visage d'Athéna étaient parfaitement détendus, dans son regard pers, une lueur de gratitude dansait. Après la perte de son Grand Pope, voir l'hésitation de sa Chevalerie lui faisait plus de mal que les machinations d’Éris. Ses pensées se tournèrent un temps vers la Déesse de la Discorde. En fin de compte, elle avait très bien réussit, elle avait gagné cette partie.

    Une ombre grandissante planait au dessus de son Sanctuaire, comment la chasser ? Comment leur prouver à tous qu'ils faisaient fausse route ? Les deux divinités aux côtés de celle qui clamait être Athéna n'avaient pas répondu suite à ses paroles. Ses yeux s'agrandirent sous le coup de cette révélation qu'elle venait d'avoir : et si le poison s'était propagé aux autres Dieux ? Son cœur manqua un battement. Non, c'était impossible... et pourtant ! Comment expliquer autrement leur aveuglement ? À moins que...

    Athéna, muette se mordit la lèvre inférieure jusqu'au sang sans s'en rendre compte. Ce ne fut que lorsqu'un goût ferreux emplit sa bouche qu'elle revint dans la réalité. En guise d'excuse de s'être perdue dans ses songes, la divinité eut un autre sourire. Une des preuves les plus évidentes quand on connaissait la Déesse guerrière, un sourire angélique, doux, comme celui d'une mère à son enfant.

      « En es-tu certain Signun ? Êtes-vous tous certains que ces six années n'aient pu laisser la place à des doutes, aussi petits fussent-ils ? J'étais là, enfermée, à vous voir sans parvenir à vous contacter. Mais Signun... celle que vous pensez être moi, où était-elle pendant ces six années ? Car ce ne fut pas elle qui a dirigé le Sanctuaire, mais le Grand Pope, ô mon cher Fawn...» Sa voix se brisa l'espace de quelques instants avant qu'elle ne se reprenne, sûre de sa plaidoirie. « Absente du Sanctuaire pendant ces six années, elle n'a pas donné signe de vie jusqu'à son retour il y a de cela quelques jours tout au plus. Est-ce que je me trompe chevalier du Sagittaire ? Celle qui se targue être la divinité de la Sagesse, à t-elle été présente pour la reconstruction du Sanctuaire ? À t-elle été parmi les hommes, les femmes et les enfants pour les rassurer ? À t-elle tenue son rôle de Mère de l'Humanité ? S'est-elle préoccupée de ta famille en proie elle aussi à ce tumulte ? Vous à t-elle touché ne serait-ce qu'une fois ?»


    La jeune femme à la longue chevelure de feu tendit la main vers son chevalier d'or, ne manquant pas de laisser une larme, une unique larme rouler sur sa joue de marbre. Maintenant qu'elle était revenue parmi les siens, il était temps qu'elle fasse quelque chose pour leur prouver à tous cette Vérité. La corruption de la Seconde s'était étendue partout en Grèce, c'était bien ce qu'elle craignait. Oui ses pires craintes se matérialisaient.

      « Jamais je ne vous aurais laissé ces six longues années !»


    Sur ces mots, elle laissa exploser son cosmos d'une pureté sans équivoque. Un parfum de lotus blanc flotta aussitôt dans l'air tandis que cette lumière se dissocia en plusieurs faisceaux, un pour chaque chevalier. Quelques uns se perdirent faute de trouver leur porteur. Mais pour les autres, cette énergie fit entrer les armures en résonance : ils reconnaissaient là la Main de la Gardienne de l'Humanité et chantaient leur joie en retour.
    Celle de Signun se prit à luire fortement en réponse à ce chatoiement divin. Doux, protecteur.

      « Ne ressent-tu pas la joie de ton armure ? Ô ! Niké !»


    Fit-elle en se tournant vers la Chouette Immaculée qui, à tire d'aile et dans un hululement plaintif, alla rejoindre la Déesse Sage. Celle-ci la gratifia d'une caresse dans son plumage blanc, avant que l'oiseau ne vienne comme elle le faisait d'ordinaire, à picorer cette chevelure écarlate. Ses yeux turquoises paraissaient rieurs, un temps, elle oublia la douleur de se voir tourner le dos par ceux et celles qu'elle chérissait plus que quiconque.

      « N'est-ce point là l'ultime signe ? La Victoire est revenue vers moi... tandis que l'avatar d’Éris se meurt, se trahissant elle-même.» Puis, se tournant vers l'oiseau au sombre plumage qui continuait de les toiser. Ô toi le Corbeau qui nous guette depuis de longues minutes, vient, je te reconnais aussi, ne me crains pas, cette colère qui m'habitait autrefois s'est éteinte. Cela faisait longtemps... transmet à ta maîtresse ce qui s'est dit ici sans rien omettre, elle seule pourrait peut-être les faire changer d'avis.»


    Si ce n'était pas le cas, elle se hâterait de leur venir en aide...


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Signun


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Lun 12 Nov - 19:43


La prétendante au titre de Déesse Athéna lui demanda de ne pas se prosterner. C'était étrange alors qu'on demandait aux chevalier de montrer le respect le plus révérencieux envers les dieux et elle qui lui demandait le contraire. Déconcertante par sa beauté et la justesse de ses mots, cette femme toucha en plein but en indiquant que l'autre prétendante ne s'était pas montré durant ces six dernières années, chose qu'elle n'aurait jamais du faire.

Pour Signun à qui sa loyauté allait d'abord à sa famille, l'absence ou non de la déesse au Sanctuaire ne l'avait pas plus que ça perturbé. Mais il avait vu plusieurs compagnons d'arme désabusé par ce fait troublant et certains s'étaient même demandé à quoi ils servaient.

De plus, durant la tirade de cette "Athéna", le sagittaire put clairement entendre le changement de timbre vocale quand elle fit allusion au précédent grand pope. Cela ne serait peut-être que de la comédie, après tout, il n'était pas à l’abri d'un quelconque subterfuge. Cependant, cela paraissait à la fois surjoué mais tellement authentique, difficile de ne pas être du côté de cette femme en voyant sa détresse apparente qu'elle montrait au saint ailé.

Puis le regard de la déesse changea, on aurait dit qu'elle aurait changé brusquement de désespoir à détermination et son cosmos envahis la terrasse divine. Des faisceaux lumineux partirent dans le ciel tandis qu'un rebroussa chemin pour frapper le chevalier du sagittaire, ou du moins son armure. Nul impacte ne fut à déplorer car nul attaque ne fut lancée.

Au lieu de cela son armure d'or se mit à vibrer et produisit des ondes sonores semblable à la musique originelle. Mais ce n'était pas ça, car ni Apollon, le seul dieu à pouvoir la provoquer avec la neuvième armure zodiacale, ni les douze protections dorées n'étaient toute présente au sanctuaire. Donc cette musique ne pouvait être celle à laquelle il pensait, de plus elle avait un timbre différent, moins mystique et étrangement magnifique. Tellement magnifique que ses émotion ne purent être réprimée et une larme coula le long de sa joue.

    " - Ce,... Ce n'est donc pas une illusion. Seule la véritable Athéna peut accomplir une telle mélodie avec les armures. "


Signun en était désormais convaincu, celle qui se trouvait en face de lui ne pouvait-être que la seule et unique déesse Athéna. Il se mit sans aucune hésitation à genoux, malgré le fait qu'elle lui en demanderais le contraire. Il se releva et la regarda droit dans les yeux.

    " - Dites moi ce que je peux faire pour vous aider à rétablir la vérité pour tous, pour que plus personne n'aie le moindre doute. "


Il avait parlé sans détour, comme animé d'une nouvelle détermination ravivée par la mélodie des armures et l'aura douce de la femme qui se trouvait devant lui. D'autant plus qu'il se sentait de nouveau en forme, comme si les traces de son précédent combat s'effaçaient un petit peu plus. Si plus aucun doute ne subsistait dans son esprit, il n'en restait pas moins que s'il venait à se tromper de déesse, les conséquences de ses actes n'en seraient que plus difficile à accepter.


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Mashia


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mer 21 Nov - 14:48




    Le chant des armures. Complainte si belle et si rare à la fois, chant mélodieux pour les porteurs qui ne sauraient ignorer la voix de leur cuirasse d'or, d'argent ou de bronze. Celui qui prêterait l'oreille à leurs murmures aurait la conviction qu'il fallait se tourner vers les hauteurs du Sanctuaire. Car y demeurait Athéna, la sage divinité guerrière. Sous son regard pers, la déité put lire chez le Sagittaire, toute l'étendue de cette révélation qui ne tarderait pas à se propager au reste de la chevalerie.
    Les minutes passèrent ainsi, sans qu'elle n'ose briser ce silence s'étant installé entre eux. Il n'y avait plus de mots assez forts après ce qu'il venait de se passer. Enfin, quand les langues purent se délier, la divinité eut pour son chevalier un sourire radieux, magnifique. Avec douceur, la jeune femme aux longs cheveux rouges rompit la distance les séparant, lui intimant au passage de prendre ses mains entre les siennes.

    Un nouveau regard où l'espoir et la pureté se mêlait, et Athéna essuya d'un geste doux, la larme unique qui continuait de rouler sur cette joue. Celle-ci avait dessiné une rigole parmi la poussière, creusé un sillon pour laver en partie la peau d'albâtre du chevalier d'or. L'autre se serait-elle permit un tel mouvement ? Cet avatar...

      « Les autres comprendrons si il n'est pas trop tard. Car je crains que la corruption ne s'étende aux autres chevaliers. J'ai peur qu'il ne soit déjà trop tard. Et puis... la réserve de mon Oncle m'inquiète fortement. Mais Héphaïstos...»


    Oui, peut-être que pour lui, il n'était pas trop tard ! Ses pensées se tournèrent vers le Dieu des Forges, sa conscience projetée vers lui, elle tenta de l'effleurer pour ainsi prendre contact avec lui. Répondrait-il seulement ?

      ~ Ô divin Héphaïstos ! Ta présence en mes Terres me réconforte, sache le. Pourtant je sens poindre en toi le même doute qui habite Poséidon, ne te laisses pas leurrer toi aussi ! Ne ressens-tu pas la mascarade, cette odeur abjecte qui se dégage de la Seconde? Ne viens tu pas d'entendre la mélodie des armures ? Ou toi aussi te fermes tu à la vérité ?~


    Le lien se brisa aussi rapidement qu'il avait été instauré. Quelque chose ou quelqu'un faisait écran, levait un rideau noir, opaque sur la scène. Elle n'avait plus de moyens pour sonder la scène. Aveugle. Aussi, elle se tourna vers Signun, l'air visiblement dévastée. Ses pires craintes se confirmaient.

      « Ce qui se passe en bas est des plus inquiétants chevalier. Cette engeance... est plus dangereuse que je le pensais ! Il ne faut pas perdre un instant ! Les autres ignorent mes appels ! S'il te plaît, toi qui vient d'ouvrir les yeux sur la vérité, voles vers eux, sois le porteur de cette révélation ! De tes convictions !»

    Un pause avant qu'elle ne reprenne en le regardant dans les yeux  « Car tu crois bien en moi Signun ?»

    Elle se perdit un temps dans une intense réflexion, sentant quelques armures lui renvoyer un échos bienveillant. Inconsciemment, Athéna chercha dans tout ce noir, les minuscules étoiles dorées qui paraient chacun de ses chevaliers : elle en descella quelques unes avec facilité, d'autres plus... brouillées et enfin, parfois le néant. Asmita de la Vierge n'était pas là, partis pour le Tournois, elle en avait eut vent dans les méandres de son esprit emprisonné.
    Sans lui et sa grande sagesse, il lui faudrait œuvrer seule. Ô et Dohko ! Kappa et les autres ? Pourquoi ne pas l'écouter ? Que faisaient-ils ? Et plus inquiétant encore... que faisait Shion du Bélier ? Celui en qui elle avait le plus confiance en ce qui concernait le jugement ? Lui aussi corrompu ? Il ne se peut ! Corell du Lion! Lui était en train de se sacrifier en vain ! Lui non plus ne répondait pas à son empressement, à ses messages hâtifs et répétés! Quand elle s'efforçait d'entrer en symbiose avec le puissant Lion, c'était chaque fois pour se heurter à une barrière invisible. Coeos?

      « Signun, je n'ai pas le choix. Avec la mort du Grand Pope, nous devons ouvrir le Krusos... Il est temps... un nouveau grand rassemblement... Chevaliers !»

    Dit-elle subitement sur un ton plus puissant, martial. Toute en armure, la Déesse de la Sagesse invoqua Niké sous sa forme de sceptre afin de frapper, par trois fois, le sol en dalle. Le bruit qui en résultat ne fut bientôt qu'une clameur au loin. Avant que ne résonne sa voix puissante, comme le tonnerre. La fille de Zeus parlait en ces termes :

      « Chevaliers ! Je vous demande de ne pas céder à la panique et de vous détourner du noir ! Le Sanctuaire doit renaître ! Aussi je demande à mes Chevaliers d'or de venir céans et dans l'heure pour ouvrir un nouveau Krusos ! Que l'on me rapporte le corps de mon Grand Pope Fawn, que l'on fasse paraître devant moi, l'instigateur de cette sombre scène ! Ramenez moi celui qui se fait appeler Tokuza !»


    Elle se tut un long moment, prenant soin de repenser chacun de ses mots. Elle espérait ardemment que cette fois-ci, ils répondront à son appel désespéré. Observant la face du ciel dont la pluie n'avait de cesse de se déverser, Athéna avait l'impression que quelqu'un se riait d'elle à ses dépends. Ouvrant la bouche à demi, la déité apprécia quelques secondes l'eau qui glissait sur son visage de poupée.

      « Signun, assures toi que ce message soit bien passé. Trouve le plus de personnes possibles. Rassemble les chevaliers d'or, trouve Shion du Bélier, il saura être une voix impartiale, il l'a démontré de par le passé. Tu seras mes yeux Signun du Sagittaire, mes ailes mon cœur et mon esprit. Je compte sur toi glorieux messager. Tu as toute ma confiance dans cette entreprise. Va !»


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Signun


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mer 21 Nov - 19:50


Alors un genoux au sol, la déesse Athéna s'approcha de lui. Signun n'avait pas remarqué la larme qui coulait le long de sa joue, ce fut une surprise de voir la divinité foulée son visage pour la lui essuyée. Elle fit part de son inquiétude pour les membre de sa chevalerie, que les ténèbres et la corruption risquaient d'envahir les cœurs les plus vaillants. Signun le craignait également. Cette fausse Athéna se trouvant en bas devait certainement jouer les effrayées, certainement avait-elle suffisamment d'éloquence pour tromper l'attention des gens et les corrompre.

Le chevalier aux ailes d'or se releva alors qu'elle lui demandait de rejoindre ses confrères. Cependant, elle fut soudain prise d'un doute : est ce qu'il croyait vraiment en elle, est ce que le protecteur de la neuvième maison doutait encore de la véracité de cette Athéna ? Il lui fit un regard austère, presque sombre, avant que son visage se détendit et qu'il arbore un sourire presque amicale.

    " - Il ne fait nul doute que vous êtes la véritable Athéna. Je crois totalement en vous et c'est en désignant cet endroit que je montrerais à mes camarade où regarder la vérité. "


Le ton de sa voie était clair et ses paroles reflétait sa confiance et sa détermination. Il était prêt à accomplir la mission qu'elle lui demanderai, ce qu'elle fit après avoir convoquer le Krusos Sunagein, le conseil des chevaliers d'or. C'était étrange de demander cela alors qu'à peine la moitié des protecteurs des douze maisons zodiacales étaient présent, mais il la rejoignait dans l'idée du rassemblement, pensant qu'il lui aurait peut-être suggéré s'il lui même.

    " - Le Krusos Sunagein est certainement la meilleur idée même si tous les chevaliers d'or ne seront pas présents. Nous seront rassemblés alors qu'on tente de nous séparer et il pourront vous juger et voir que vous êtes bien Athéna. "


Il s'approcha de la divinité avant de lui prendre la main gauche et de l'embrasser à posant délicatement ses lèvres sur le dos. C'était sa manière un peu chevaleresque et fortement théâtrale que ce loyauté était acquise par elle. Puis il rompis le contacte et se retourna en déployant ses grands ailes dorées.

Signun observa un moment le sanctuaire, scrutant pour repérer le cosmos de Shion qu'il en ferait sa priorité, puis il s'envola pour rejoindre l'entrée. Alors qu'il descendit, il croisa quelque chose semblable à une boule de feu dans laquelle se trouvait un être incroyablement puissant, un dieu plus que certainement. Cependant, il ne voulait pas rebrousser chemin malgré l'inquiétude qu'il pouvait avoir avec cette rencontre et se concentra sur sa mission.


Arrow l'entré du sanctuaire
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Héphaïstos


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Dim 25 Nov - 4:55

Citation :
→ Entrée du Sanctuaire.
Une comète de feu s'écrasa aux pieds de la Sagesse. Cette dernière n'aurait probablement pas à s'en inquiéter, elle était coutumière des arrivées flamboyantes d'Héphaïstos. Tout du moins si c'était bien d'elle dont il était question. Lui-même pouvait attester de l'authenticité de l'Athéna qu'il avait laissé au pied du Sanctuaire, remise aux bons soins de l'Empereur des Mers. Celui-ci ne manquerait pas de veiller sur elle en son absence. Pour sa part, le Dieu des Forges voulait à présent tenter une approche plus directe. Jusque là, aucun d'eux ne s'était risqué auprès de la statue et de ses nombreux mystères. Sans doute était-elle la clé de l'énigme, mais il n'y voyait pas encore assez clair pour savoir comment s'en servir. Du reste, celle-ci n'était plus là pour le moment, changée en armure pour venir recouvrir celle-là même qu'elle représentait autrefois.

« Ô Athéna... »

Elle ne lui connaissait pas une telle apparence, mais n'aurait sans doute aucun mal à l'identifier même à travers cette nouvelle image. Les corps s'étiolent avec le temps, mais pas leurs âmes. Dans les flammes se dressait la silhouette du Seigneur des Volcans, de toute sa hauteur. Voilà trop de décennies qu'il n'avait pu se le permettre. Une voile écarlate vint recouvrir sa vision et il daigna enfin lever les yeux vers elle. Comme il s'y était attendu, l'imitation était en tout point parfaite. La déjouer ainsi aurait été trop facile. Toute trace de feu fut bientôt envolée pour n'en rien laisser, sinon celui qui s'en était extrait – un Dieu à visage d'Homme. Toujours paré de son célèbre marteau, le Créateur venait d'apparaître devant elle comme elle l'avait demandé. Dans quel but ? Il ne tarderait sans doute pas à le savoir. D'une main délicate, il alla cueillir l'une de ses mèches de cheveux et en effleura la texture.

C'est avec une étonnante délicatesse que le Divin Forgeron porta cette bribe de sa flamboyante crinière à son visage pour en humer le parfum. Un parfum fleuri qu'il avait appris à connaître, pour l'avoir mémorisé lors de leur dernière rencontre. Plusieurs secondes lui furent nécessaires pour la relâcher tant sentir à nouveau cette fragrance le transportait de joie. Quelle que puisse être la gravité de la situation, il se sentit étrangement détendu. Peut-être avait-il effectivement fait erreur, en fin de compte. Il posa sur elle ses pupilles ambrées et n'eut dès lors de cesse de la détailler, en quête d'un détail qui lui aurait échappé. Mais c'était bien Athéna qui se tenait là, fidèle à elle-même et au corps humain qu'elle avait emprunté voilà maintenant des années. La notion de copie conforme trouvait de nombreux échos dans sa mémoire, à commencer par l'un des exercices qu'il avait imposé tant à Eldir qu'à Aukoti.

Exécuter encore et encore une oeuvre donnée jusqu'à pouvoir en créer deux rigoureusement identiques jusque dans leurs détails les plus insignifiants. C'était exactement ce à quoi il avait affaire aujourd'hui. Quel que soit le dessein en vue duquel l'auteur de cette blague de mauvais goût l'avait orchestré, il devait lui reconnaître un certain talent dans l'art de brouiller les pistes. S'il avait été spécialisé dans les hommes et non dans les armes, lui-même n'aurait pas pu faire mieux. C'était à s'y méprendre, et il était bien placé pour le savoir, lui qui était auprès de l'alter ego de cette Athéna il y a peu. Non, distinguer la copie de l'originale ne serait pas chose aisée, et à mesure qu'il enquêtait, la confusion ne faisait qu'augmenter. Il desserra alors les lèvres pour la seconde fois, manifestement dans l'embarras.

« Excuse-moi de n'être pas venu plus tôt. »

Il n'y avait rien ici. Rien à part eux, dans la plus totale intimité. Possiblement l'heure était-elle venue de traiter d'un sujet tabou depuis les temps mythologiques. Les derniers événements se targuaient d'être graves, à n'en point douter, mais cette idée lui était revenue en tête depuis le moment où il était entré au Sanctuaire. Pourquoi maintenant, lui-même l'ignorait. Il n'était pas impossible que le Dieu du Soleil ait fait en sorte que ce corps lui rappelle qu'il n'était pas qu'un outil, lui aussi, comme il avait pu lui arriver de le penser. Toujours était-il que le plus plausible soit que la détresse d'Athéna l'avait mis dans une fâcheuse posture, si bien que lui-même avait commencé à douter de sa neutralité.

« Pourras-tu me pardonner ? »

Oui, certaines choses méritaient d'être mises au clair, car sans cela il ne pourrait aborder ce conflit l'esprit serein. D'un pas souple suffisant à démontrer qu'il avait recouvré toute sa mobilité, il s'approcha d'elle pour se pencher sur ce doux minois qu'elle s'était accaparé avec le corps de son hôte. Son visage réduisit lui aussi la distance avec le sien pour mieux lui permettre de sonder ce regard turquoise sans se laisser aller à la fascination. Aphrodite ne l'avait jamais aimé. En fait de mariage heureux, il n'avait eu que des chimères. Il n'avait plus cet aspect ingrat qui avait pu la faire fuir autrefois. Il avait gagné en charme ce qu'il avait perdu en muscle. Le repousserait-elle toujours autant avec le corps en parfaite santé qu'Apollon lui avait donné ? Peut-être que... ?
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Saikhan


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mar 27 Nov - 9:32

Tant de doutes, de questions appelant des réponses qui s’échappaient comme autant de grains de sable soufflé par le vent. Que pouvaient ils réellement faire en cette heure mise à part brandir le flambeau de l’union qui bien vite, disparaitrait face à cette imposture ? La scission était inéluctable. Il voulait croire en cette puissance enfoui dans le cœur des saints, de cette force commune que chacun employait pour répandre la justice de leur déesse, pourtant, il savait qu’en cette sombre heure, cette puissance pouvant soulever des montagnes se scinderait en deux. Le doute avait envahit les cœurs des plus fervents. Alors qu’ils protégeaient tous le même idéal. La mâchoire crispée par cette pensée, la balance montait les marches des temples zodiacaux à vive allure. Il devait la rejoindre. Qu’elle soit la vraie ou non, il devait voir cela de ses propres yeux. Les dernières paroles de son ami du premier temple résonnaient encore dans son âme, et il les gardait précieusement pour lui. Il espérait que tout se passerait bien pour eux. Les informations qu’il avait put glaner de chacun lui étaient précieuses et ne faisait que confirmer le complot qui se tramait en ce lieu. Qu’importait que la Divine Dame soit la réplique ou l’originale, il fallait désamorcer ce conflit naissant, tant qu’il en avait le pouvoir, la chance. Ce fut lorsqu’il passa devant son propre temple qu’il vit et sentit la présence d’un autre dieu au coté de celle qu’il protégeait, celui-ci apparaissant telle une comète de feu là où la belle se devait d’être.

Il accéléra l’allure, son cosmos doré auréolant sa silhouette en ne laissant derrière lui qu’une simple trace évanescente, faisant fit de sa fatigue. Il n’avait pas de temps à perdre en vaine interrogation pour l’heure, et mettait à plus tard ses réflexions soulevée par les informations que lui avaient remises ses amis. Il confiait aux autres la garde de la seconde.

Se fut ironiquement aux temples des poissons que la voix tonitruante du dieu des Océans tonna dans les cieux, annonçant à tous ses intentions. Un instant le chevalier s’arrêta, grimaçant face au coup d’éclat de Poséidon vis-à-vis de l’autre. Copie ou véritable.

Je compte sur toi Shion…

Il n’avait guère d’autre choix. Aucun d’entre eux ne pouvait se dédoubler même si il en mourrait d’envie, il n’en avait aucunement la possibilité. Il avait fait son choix en préférant venir ici plutôt qu’auprès de l’autre, et cela le blessait malgré lui. Chacun d’entre eux devait ressentir se tiraillement au fond de leur cœur, celui du doute et de la culpabilité de ne savoir que faire dans pareil situation. Celui de devoir faire un choix crucial en abandonnant peut être celle qui était leur Déesse. Les poings crispés, Dohko se détourna de ce triste spectacle pour rejoindre la statue de la Sagesse, et les protagonistes de cette nouvelle scène. Deux divinités et rien d’autre. La statue n’était d’ailleurs plus mais ce ne fut nullement se détail qui attira son attention en premier lieu.

C’était toujours elle. Sa chevelure carmine et son regard aussi pure que les cieux azuréens, sa silhouette gracile habillée de l’armure d’airain de la sage divinité qui lui rappelait que ce n’était plus vraiment elle.

Mashia…

Le regard du chinois s’assombrit pourtant dès lors que le second protagoniste se mit en branle, et avant même qu’il ne réfléchisse à son geste, le guerrier se trouva entre les deux divinités, faisant de son propre corps un bouclier qui vint se placer devant la Déesse de la sage justice. Il devina plus qu’il ne sut que cet homme aux abords séduisant et normal dissimulait entre ses chairs l’âme du divin Héphaïstos. A dire vrai, il s’en moquait pour l’heure, son cœur cognant dans sa poitrine avec une fougue qu’il avait crut endormit depuis longtemps. Nul peur ne vint troubler ses iris de jade alors qu’il toisait le dieu à apparence humaine. Quelques secondes qui lui en apprit plus qu’il n’en fallait sur cet homme et, surtout, sur lui-même. Il n’avait rien oublié. Il n’avait rien perdu. Même le temps n’avait sut lui ôter cela et même cette situation incongru ne le lui ôtait pas.

Un écho semblable qui résonnait dans les cœurs et troublaient les âmes.

La balance se reprit pourtant dès lors que celui-ci comprit un détail qui pourtant ne suffit pas à lui faire quitter sa place. Bien au contraire, un amer sentiment naquit dans son cœur avant qu’il ne parvienne à le faire disparaitre dans un souffle. Le temps n’était pas venu à ce genre d’absurdité. Il devait faire preuve d’un peu plus de mesure même si son geste premier n’était guère aussi mesuré qu’il l’aurait fallut.

« Je vous pris de bien vouloir garder vos distances avec elle, Divin Héphaïstos. »

Sans doute son comportement était il trop fougueux, si ce n’était irrespectueux envers les deux divinités mais son corps – ou était ce son cœur ? – n’avait pas entendu sa raison. Il demeurait tigre malgré la sérénité que les années lui avait fait acquérir. Et elle n’était pas n’importe qui. La balance se tourna à demi vers elle en puisant en lui la force de faire disparaitre au moins en partie ce qui continuait de l’affecter.

« Pardonnez-moi pour cette entrée Déesse. Mais vous avez convoquée les chevaliers d’ors présents, et je ne peux guère vous offrir plus que ma présence dans cette période de trouble qui nous frappe de plein fouet. »


Il ignorait si elle était la vraie, mais dans tous les cas, il n’acceptait pas aisément que n’importe qui s’approche ainsi de celles à qui il avait voué sa vie. Le regard du chevalier transperça celui d’ambre du divin forgeron. Il ne la laisserait pas seule face à lui, tout dieu qu'il puisse être et tout insignifiant humain était il.

On disait que ce qui faisait la force des hommes étaient leur sentiment. Il le montrerait si il fallait.

Spoiler:
 
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Mashia


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Dim 2 Déc - 17:42



Tu n'es pas un Outil !°~



Laissée seule avec l'immensité de ce ciel gris, Athéna levait son visage vers les nues à la recherche d'une réponse. Il était inutile de fouiller dans la trame des cieux, les Parques n'y laissaient généralement que des vagues chimères que l'on appelaient étoiles. Ceux qui se targuaient pourvoir lire quoi que ce soit dans cette glorieuse tapisserie possédaient une chance incommensurable. Mais ce n'était pas une science exacte et pour l'heure, il n'y avait aucunes étoiles.
Soupirant, la divinité guerrière apprécia ces quelques minutes de silence où l'eau se prit à mouiller ses joues, ses lèvres entrouvertes. Qu'il était bon de regagner sa liberté. Elle repensa à ses moments de clairvoyances quand elle fut enfermée à l'intérieur de cette sordide statue d'argent. Un frisson parcourut son corps, la perte de son Grand Pope la chagrinait, il fallait qu'elle le voit, qu'elle l'accompagne, si elle le pouvait encore jusqu'au Royaume de son Oncle.

Soudain, une étoile apparue dans le lointain, la faisant sortir de sa léthargie. Suivant sa course de ses yeux clairs, Athéna n'eut aucuns mal à reconnaître la flamboyance de ce cosmos divin chargé d'une cuisante chaleur issue des Grandes Forges. Héphaïstos avait répondu à son appel ! Un sourire magnifique fendit son visage, illuminant ses traits passablement mélancolique. Prête à l’accueillir, la divinité sage fit disparaître toutes ses armes, jusqu'à son armure. Non, il ne fallait pas qu'il pense qu'elle puisse l'attaquer. Se présenter ainsi était pour elle une évidence : n'était-elle pas la Sagesse ? Elle avait pourtant gardé son Bouclier, message implicite pour lui. Pour le Krusos à venir.

Athéna ne le reconnaissait pas. Étonnée de cette nouvelle apparence, son faciès ne cachait en rien sa surprise. Elle aurait vite fait d'en comprendre les raisons et, dans son cœur, une petite douleur naquit. Triste, la déité le laissa approcher d'elle sans sourciller. L'invitant même à se saisir de sa main libre s'il désirait s'assurer de la véracité de ces prochaines paroles.

« Héphaïstos !» laissa t-elle échapper, surprise par son geste.

Pour autant, elle ne se déroba pas, mais dans ses yeux une lueur d'avertissement brillait, mêlée à celle plus douce, d'une joie sans nom. Lui saurait indéniablement faire la différence entre le vrai et le faux. Elle sentait ses doigts chercher une mèche de ses cheveux écarlates et la porter à son nez pour en humer le parfum. L'amusement prit le dessus, ne comprenant pas, somme toute, toute la portée de ce mouvement qui n'avait rien d'innocent. Mais cela, la Vierge Déesse ne s'en doutait pas, comme à son habitude. Les leçons des Temps Mythologiques n'étaient plus que des souvenirs lointains, des écarts vites oubliés. Athéna n'était pas aussi farouche que Artémis, elle savait pardonner. Ou faire la part des choses, le plus souvent.
Surtout que le voir se mouvoir dans cette nouvelle enveloppe la surprenait davantage que le reste.

« C'est Apollon, n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui t'as prit, Héphaïstos ? S'est-il passé quelque chose de grave pour que tu abandonnes ton corps mythologique ? Pourquoi avoir fait comme nous ? »

Quand elle disait nous, s'était pour désigner les Olympiens qui eux aussi, avait choisit le corps d'un mortel pour se réincarner. Chez Héphaïstos, cela paraissait être différent mais... la Sagesse ne comprenait pas totalement les raisons qui l'avait poussé à faire ça.
Ou si elle les entrevoyaient, ce n'était pas pour autant les accepter.

« Je te pardonne Ô divin Héphaïstos mais... mais je ne comprends pas … Pensais-tu vraiment que ?»

Elle laissa sa phrase en suspend, cherchant la réponse dans ce regard d'ambre. Là, elle pouvait le reconnaître entre tous. Ces yeux pleins de fougue, et d'une dévotion sans faille pour elle et elle seule. Véritablement touchée, elle s'apprêta à porter une main vers ce nouveau visage pour le frôler et en apprécier toute l'authenticité quand un cosmos qu'elle ne connaissait que trop bien fit irruption. En un clin d’œil, les deux divinités avaient été séparées. Surprise encore une fois, Athéna contempla Dohko faire barrage de son corps. Une mégarde ! Tout ceci n'était qu'une vaste méprise !

Avec lenteur, la divinité s'approcha de l'un de ses plus fidèles Gardiens pour poser une main se voulant apaisante sur épaulière d'or. Aussitôt, un parfum délicat, pur, se libéra pour flotter dans l'air. Les lotus un à un, venaient à éclore.

Leurs corolles naissaient là où une goutte d'eau tombait. Bientôt, l'ensemble de l'immense balcon donnant sur le Sanctuaire fut couvert d'un tapis immaculé où se tenait en son milieu, la Déesse Athéna. Celle-ci portait sur les deux protagonistes un regard plein de douceur. Une bourrasque chargée d'eau de pluie fit danser le tissus vaporeux de sa robe bleue clair, ceinte d'une pièce d'étoffe jaune or, elle resta là à ne rien dire, laissant les tensions, palpables, elles même être emportées dans ce tumulte venteux.




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Bardamu


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Lun 3 Déc - 10:56

Arrow Entrée du Sanctuaire

Le Seigneur Poséidon était parti, ainsi que la plupart de ses Marinas. Bardamu le sentit alors qu'il se trouvait non loin du Temple du Cancer. Ils emmenaient avec eux Athéna, enfin si c'était bel et bien elle car une autre Athéna se trouvait à la Statue.

Quel bordel ! fit-il d'une voix lasse. Il ne comprenait pas grand chose à ce qui se passait : il y avait deux Déesses de la Sagesse au Sanctuaire, des Chevaliers Noirs y ont débarqué pour foutre le dawa et, d'après certaines rumeurs, ça n'était pas mieux ailleurs...

Entre le Cancer et le Lion, son Armure se mit à briller par intermittence, produisant un curieux son, comme un doux murmure. Bardamu connaissait bien ce phénomène pour l'avoir déjà vu auparavant : c'était le signe que la fille de Zeus conviait les Chevaliers d'Or à un Krusos Sunagein. Et s'il ne se trompait pas, le point d'émission provenait d'au-delà du Palais du Grand Pope.

Il sourit : quelle sacré coïncidence ! Par ailleurs, c'était, à ses yeux, la preuve que c'était bel et bien la véritable Athéna qui appelait ses guerriers d'élite. Celle qu'il avait vu en bas lui était apparu comme fade, distante, inexistante. Peut être se trompait-il, peut être que la pseudo-Athéna se trouvait en haut et que la vraie se trouvait en ce moment même avec Poséidon, en route vers son Royaume Sous-Marin.
Si c'était le cas, les Saints étaient mal barrés car qui c'est y qui vont se coltiner la pénible mission de la délivrer des griffes de l'Empereur des Mollusques ? C'est les Chevaliers du Zodiaaaaaaaque !!!!

Et ça fait des millénaires que ça dure ces idioties...

Il arriva au Scorpion où il vit Terreur, son chat, en train de paresser au soleil.

T'as vraiment rien d'autre à foutre toi ?! dit-il d'une voix faussement sévère. Le félin se leva et vint se frotter contre la jambe du Chevalier d'Or en ronronnant.
Il le prit dans ses bras et l'emmena avec lui, franchissant les quatre dernières Maisons du Zodiaque d'Or. Il traversa le Palais du Grand Pope et arriva enfin à la grande statue d'Athéna où l'attendait la Déesse, en chair et en os. A supposer que ce fut bien elle...

Ô Athéna, fit-il en s'agenouillant, posant le chat à terre, j'ai entendu ton appel et moi, Bardamu, Chevalier d'Or du Scorpion, Gardien de la Huitième Maison, suis venu aussi vite que possible...

Du coin de l'œil il vit le Saint de la Balance et dont il avait oublié le nom ainsi que Héphaïstos dont il avait senti le Cosmos.

Encore lui ? Mais il est au chômage ou quoi ?! Et puis d'abord c'est quoi ce physique de jeune homme de bonne famille ? Il veut reconquérir Aphrodite ?
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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mar 4 Déc - 10:12

La surprise avait envahi son somptueux regard turquoise. Une réaction prévisible de la part de la déesse Athéna. Son geste n'était certes pas le plus innocent qui soit, mais il ne fallait y voir que l'expression d'un désir latent refoulé depuis des milliers d'année. Cette attente n'avait que trop duré. Puisqu'il était à présent en mesure de l'honorer comme il se doit, pourquoi se priver de le faire ? Elle n'était déjà pas indifférente à ses charmes spirituels avant qu'il ne vienne à se munir de cette nouvelle apparence. Dorénavant, il avait un corps qui ne jetterait pas l'opprobre sur son nom et qu'elle pourrait chérir tout autant. Alors pourquoi se montrait-elle si réticente à l'idée que son amour n'ait pas faibli depuis les temps ancestraux ?

« Rien n'a changé, Athéna. »

Il ne prévoyait nullement de lui forcer la main et avait désormais les moyens de se battre à armes égales. Ce n'était point la raison première de sa réincarnation, mais force était de constater qu'elle avait touché sa corde sensible à en juger par la manière qu'il eut d'éviter de croiser son regard. La Déesse de la Sagesse aurait-elle mis le doigt sur une inavouable vérité ? Une réponse qu'elle ne pourrait obtenir. Tout du moins pas dans l'immédiat. Le Dieu des Forges ne semblait pas décidé à lui révéler le fond de sa pensée, ses motivations réelles pour avoir lui aussi renoncé à son véritable corps. Il n'en disait mot mais son attitude en disait plus long qu'il ne voulait bien le croire.

« Ne t'occupe pas de ça. » coupa-t-il, plus sec qu'il ne l'aurait voulu pour faire bonne mesure. « J'ai des raisons qui ne concernent que moi. Cela fait six ans déjà que j'ai pris cette décision et je te demanderai de ne pas la remettre en cause. J'ai fait ce que j'avais à faire. C'est tout ce qu'il te faut savoir. Personne ne m'y a forcé et c'est tout ce qui compte. »

Non, cela ne la regardait en rien, et cette réplique pouvait aisément passer pour une forme d'embarras à son égard. Le Dieu des Forges n'était pas doté d'un caractère facile, et pour peu qu'il se donne la peine de jouer la comédie, il était facile de faire croire à une colère passagère. Avoir dû faire appel aux services d'Apollon l'avait blessé dans son orgueil, oui, mais il n'avait aucune envie de parler de cela. Cela faisait tant d'années qu'ils ne s'étaient plus retrouvés tout deux dans cette intimité dont il aurait grand besoin pour lui parler à coeur ouvert. L'heure n'était hélas pas aux sentiments et il lui faudrait les mettre de côté jusqu'à ce que nul ne soit plus en mesure de les entendre. En voyant sa main se lever, le Divin Forgeron frémit par avance.

Ce geste avait la chaleur et la tendresse qu'il aimait tant chez elle, celle qui était à l'origine de ce lien ambigu dont l'existence remontait aux obscurs temps de l'Histoire. C'était ce qu'il espérait secrètement en répondant à son appel pour se dresser à ses côtés au sommet de ce Sanctuaire dévasté. Il n'eut hélas point la possibilité de savourer la douceur de sa peau, car le Gold Saint de la Balance vint abréger la conversation avant qu'elle n'ait pu être menée à son terme. Tout au plus réussit-il à effleurer ses doigts du bout des siens, mais c'était peine perdue. Héphaïstos avait pu le voir venir et aurait pu tout aussi aisément le repousser, mais cela ne lui était d'aucune utilité dès le moment où ils n'étaient plus en mesure de parler librement. Une onde télépathique lui parvint, l'autorisant à se soustraire quelques instants à cette occasion manquée.
Le Chevalier du Lion est mort. Coeos vient de le réduire en cendres. J'ai senti son cosmos se diriger dans ta direction plutôt que d'aller vers les Enfers. Je ne sais pas ce que ça cache, mais il doit y avoir une explication là-dessous. Si tu le peux, tente de le sauver. L'avoir de notre côté pourra nous être utile.
Ceci étant fait, il reporta son attention sur la scène qui se déroulait sous ses yeux. Qu'à cela ne tienne, il avait déjà tant attendu... Des dizaines de milliers d'années à ne pouvoir l'approcher pour ne pas endurer les maux et la honte. Qu'importe de patienter encore un peu à condition que ce ne soit que le temps d'une réunion au sommet. Y serait-il cordialement invité ou lui faudrait-il quitter les lieux ? Elle était seule à pouvoir en décider. Il ne dit mot durant un long moment, observant Dohko d'un oeil scrutateur. Nombre de ses pairs l'auraient abattu sur place pour avoir eu l'outrecuidance de les déranger lors d'un instant crucial, mais il n'en ferait rien. Tout d'abord parce qu'Athéna aurait besoin de tous ses Chevaliers pour rebâtir ce qu'avait détruit la Confrérie des Chevaliers Noirs et qu'il ne souhaitait pas la mettre en colère. Elle était déjà bien assez fébrile sans qu'il n'apporte sa contribution.

Mais également parce qu'il semblait dans un état d'esprit proche du sien. La ferveur des Saints – en particulier les Chevaliers d'Or – n'était plus à prouver, mais n'en faisait-il pas un peu trop par simple loyauté ? Après mûre réflexion, le Divin Forgeron parut s'apprêter à lever la main sur lui en réponse à cette intervention déplacée. Avait-il seulement osé prétendre qu'il pourrait lui vouloir du mal, lui qui sur l'Olympe la chérissait plus que toute autre ? Nulle divinité à part elle n'était à même de le comprendre, un sentiment qu'il savait réciproque et dans lequel leurs rapports actuels trouvaient leur source. Pourtant, quand sa paume atteignit celui qui se tenait devant lui entre les omoplates, ce fut une vague de chaleur qui se diffusa à travers son Armure d'Or. Cette dernière en fut régénérée sans qu'il n'ait eu à demander quoi que ce soit. Ce n'était en apparence qu'une vigoureuse tape dans le dos, mais...

« Et moi, je te prierai d'éviter de me le demander si t'en as rien à foutre de mon avis ! Enfin... Je suppose que j'avais qu'à arriver plus tôt. T'en fais pas, je lui ferai rien sans son autorisation. Toi non plus, ne t'inquiète pas, Athéna. On aura tout le temps de finir cette conversation quand tu en auras terminé avec cette réunion barbante. »

Une telle opération aurait habituellement nécessité de prendre un peu plus de temps, mais n'était-il pas le Dieu des Forges ? Ces cuirasses n'avaient pour lui point de secret, et ce encore moins depuis la fabrication de celles d'Apollon – prix à payer pour ce corps éternellement jeune et en parfaite santé. Cela avait amplement suffi à lui rafraîchir la mémoire. Peut-être qu'ainsi il gagnerait la confiance du gardien de la septième maison et que celui-ci aurait alors la courtoisie de se montrer un peu moins hostile à son égard. Il ne lui avait pas demandé son avis avant de procéder aux réparations, certes, mais Dohko pouvait sentir l'énergie circuler dans chacune de ses plaques et lui offrir un second souffle dont elle avait grand besoin. Tout en observant du coin de l'oeil l'avancée du processus, il se permit de cueillir l'une de ces fleurs de lotus pour en humer le parfum.

Quantité de fissures s'y trouvaient, invisibles à l'oeil nu, et leur simple vue était incommodante pour le Divin Boiteux. Il n'avait dès lors pu s'empêcher de la remettre en état. C'était aussi une manière personnelle de lui faire part de sa compassion : n'étaient-ils pas dans la même galère, après tout ? Il fallut un miaulement pour lui faire prendre conscience de l'arrivée du Scorpion tant ces courbettes solennelles lui passaient au-dessus de la tête. Seulement deux. Son regard s'attarda sur le nouvel arrivant sans véritablement le regarder. Balance et Scorpion étaient l'un derrière l'autre dans l'ordre zodiacal. Pour qu'ils soient les premiers à gravir les marches pour arriver jusqu'ici, il y avait toutes les raisons de penser que les quatre maisons restantes étaient désertes...

« Tiens, en voilà un autre. Ça pousse comme des champignons ces trucs-là. Je ferais peut-être mieux de m'en aller avant que n'arrive le reste du troupeau, tu ne crois pas ? »
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Bardamu


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Lun 10 Déc - 17:26

Au bout d'un moment, Bardamu se releva : il n'allait quand même pas rester des heures agenouillé ! Il avait entendu les dernières paroles d'Héphaistos mais ne s'en formalisa pas car il n'avait pas vraiment de temps à perdre en vaines disputes, surtout avec un Dieu. Cela finissait mal en règle générale, comme, par exemple, un combat titanesque amenant une destruction gigantesque ; et vu la situation actuelle ce n'était pas vraiment le moment.

Bon, ils foutent quoi les autres ? maugréa-t-il à voix basse, faisant les cent pas pour se dégourdir les jambes. Les "autres" étaient bien sûr ses confrères, les Chevaliers d'Or qui avaient été convoqués pour le Krusos Sunagein. Il prit une pipe, la bourra de tabac et l'alluma. Il tira quelques bouffées et se sentit un peu mieux.

- Excusez-moi, vous êtes le seigneur Bardamu ? demanda une voix. L'intéressé se retourna et vit un garde du Sanctuaire.
- Ouais c'est moi ! Que puis-je pour vous mon brave ?
- Dame Angel de la Lyre m'a demandé de vous remettre ceci, dit-il en lui tendant une sorte de rouleau de tissu fermé par un fil d'or.
- Ah ? Euh, merci...

Il prit le rouleau, l'air perplexe et le déroula : c'était comme une sorte de tapisserie à motifs mais en y regardant d'un peu plus près, on pouvait voir que certains fils se détachaient des dessins, formant des mots. Bref, Angel lui avait envoyé un message.
Il remercia le garde et lui donna un drachme en guise de pourboire (faut toujours être sympa avec le petit personnel) et se mit à lire la missive.

La première partie récapitulait tout ce qui s'était passé durant l'absence de Bardamu et qu'il savait déjà grâce à sa rencontre avec la Silver Saint, aux abords du Sanctuaire. Ensuite elle passa à la situation à Venise où Dormin du Capricorne (tiens, Tsurugi a cassé sa pipe ?) et Mattheus (ah ouais je me souviens de lui !) avaient été attaqués par des zombies (ça y est, ils nous font La Nuit des Morts-Vivants...).
Elle conclut enfin par l'empoisonnement de trois femmes, à Giudecca, dû à la Déesse Eris (quelle emmerdeuse celle la !) : Angel elle-même, Athéna et Freyja. La première avait réussi à se débarrasser du poison, ainsi que Freyja d'après ce qu'il lut.
Le cas d'Athéna était un peu plus complexe : la Saint de la Lyre avait aspiré le poison du corps de la Déesse, aidé par une certaine Ceridwen, une Ase, qui avait utilisé une lame purificatrice offerte par Freyja...

Bardamu se frotta le menton quand il eut fini de lire le message. Il jeta un coup d'oeil à Athéna : normalement, cette dernière aurait dû être guérie de l'empoisonnement mais au vu des récents évènements, on pouvait se demander s'il ne subsistait pas des traces du venin dans son organisme...

Soudainement, il se demanda si les deux Athéna n'étaient pas des fausses et si la vraie était emprisonnée quelque part, plongée, par exemple, dans un sommeil magique, provoqué par ce fameux poison...
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Saikhan


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Dim 16 Déc - 11:20

Son comportement était déplacé à bien des titres, la balance ne l’ignorait nullement alors que son corps demeurait entre les deux divinités. Il connaissait parfaitement la raison qui l’avait ainsi poussé en avant, malgré l’irrespect que cela représentait pour les dieux qu’il avait ainsi dérangé. En tant que Chevalier d’or, il était de son devoir de rester à sa place, mais en tant que tel, il se devait également de toujours se porter au côté de sa déesse tutélaire dès lors qu’elle requérait la présence de sa caste. Elle les avait appelée et en ce sens était dans son bon droit, pourtant, il n’était pas assez aveugle pour croire que c’était là, sa seule raison d’être à cette place. Non. Même si il ignorait si cette Athéna était la vraie, elle n’en demeurait pas moins elle. Son visage, son regard, son corps, tous ces détails appartenaient à la belle Lotus, et c’était cette raison qui avait ainsi coupé court à leur échange. Il n’était pourtant pas assez stupide pour croire que son geste serait apprécier et en acceptait les conséquences sans trembler, avec cette même détermination qui l’avait amené toujours plus en avant.

Pourtant ce fut un geste bien plus doux qui vint troubler son esprit, accentué par une délicate fragrance qui le fit frémir. Un parfum de nostalgie qui arracha à son cœur une amère nostalgie alors qu’autour d’eux, les fleurs symbole de sa tendre amie naissaient en tendant leurs éclatantes coroles immaculées vers les cieux tempétueux. Son regard se perdit dans la contemplation des lotus un instant qui lui sembla être un fragment d’éternité, alors que la main de la Sagesse se posait sur l’épaulière de son armure résonnant joyeusement à ce contact qui troubla son porteur. Son geste appelait à la paix et à la sérénité, mais en son cœur se débattait bien d’autres sentiments auxquels pourtant il mit fin après un dernier regard à la Déesse. Il n’en demeurait pas moins troublé, mais nul affect ne vint se déposer sur son visage, et guerrier fit un louable effort pour faire un pas sur le côté, qui lui coûta bien plus que ce qu’il montra. Les années semblait inutile à faire disparaitre certain élan.

Ce fut une aide pour le moins inattendu qui vint pourtant lui faire reprendre ses esprits. Une tape dans le dos qui le fit vaciller et aurait put avec une facilité déconcertante le briser mais ne ferait que le plier pour l’heure, car tel n’était pas l’intention du dieu. Le chinois fronça les sourcils avant que l’armure d’or de la balance ne vint répondre au cosmos du divin forgeron, ressentant la protection se régénérer à vu d’œil sur son corps éprouvé. Le saint sentit la force revenir dans l’armure sacrée, irradiant de la puissance qui lui avait été déchue lors de sa fabrication. C’était là, le pouvoir du dieu des forges. Ces paroles claquèrent comme son marteau martelant l’airain des métaux précieux dont il était maître, mais dans ses mots, nulle trace de cette violence.

« Je voulais être…poli. »

Ses lèvres s’étirèrent en un léger sourire qui vint adoucir les traits de son visage jusque là crispé par la situation. Au vu de son arrivé pour le moins fracassante, la politesse avait été le moindre de ses soucis, et user de se prétexte à cet instant avait de quoi faire railler, pourtant, il assumait parfaitement. Le chevalier pourtant s’inclina légèrement face au divin forgeron, la main sur son plastron en signe de respect accompagnant des paroles qui vinrent finir d’apaiser cette tension qui avait prit place entre eux.

« Je suis Dohko, et je vous pris d’accepter mes remerciements pour mon armure, Divin Héphaïstos. Elle en avait grand besoin…»


Elle le protégeait toujours, l’accompagnait dans chacune de ses batailles, légitimant ses actes en adossant à ses côtés toutes les responsabilités qui lui incombaient, les allégeant en partie. Cette armure qui l’avait choisit des années auparavant – il y avait si longtemps ! – partageait sa vie, la sentir rayonner doucement et recouvrer ses forces lui apportaient un regain de vigueur et un doux soulagement.
Pourtant le saint ne se contentait guère de ce réconfort. Le Sanctuaire était en proie à un fléau sans nom transmit par l’entremise d’un pernicieux doute. Etait ce la Déesse qu’ils servaient réellement ? Lui-même ne pouvait pas faire taire son propre doute, bien qu’il n’en montrait rien. Il y avait bien trop de nuages dans son cœur pour en identifier la cause, et la Athéna qu’il connaissait n’était pas sans l’ignorer. Il ne pouvait s’empêcher de voir Mashia. Le guerrier en vint à se détourner du dieu pour mettre un genou à terre face à la Sagesse, ignorant les battements douloureux de son cœur en ressentant les fleurs de lotus tout autour d’eux, imitant le chevalier d’or du Scorpion qui s’était présenté quelques instants auparavant. Ils n’étaient que deux chevaliers d’or pour l’instant, les autres avaient ils tous décidés de se joindre à Shion ? Signun arriverait sans nul doute, le chevalier des poissons n’étaient plus au sanctuaire… Il observa d’un mauvais œil le dieu des forges récupérer un des lotus, symbole de son amie plus que de la divinité qu’il servait, prenant sur lui pour ne pas se laisser déconcentrer par ses élans qui n’avaient pas lieu d’être en cette heure sombre.

« Je vous pris de m’excuser Déesse, ainsi que de pardonner à mes frères d’armes pour leurs absences. La confusion règne au sein du Sanctuaire, et aucun d’entre nous ne semble épargné par le doute qui sévit à la suite de cette attaque et de ce qui en a découlé… Mais chacun s’essaye à agir selon ses convictions et votre justice, alors je vous pris de ne pas leur en tenir rigueur, ô Athéna. Trop de questions demeurent sans réponses, et il est de notre devoir de les trouver pour protéger l’humanité des sombres nuages qui pèsent sur le monde. »


Les doigts de Dohko se crispèrent en songeant à son ami du premier temple et à ses dernières paroles, ses doutes et son choix. Il l’acceptait et était quelque part rassuré de le savoir au coté de cette autre Athéna, ainsi, chacun veillerait sur l’une des deux tout en étant rassuré quant à la protection de l’autre. Ils éclaireraient cette sombre histoire de l’éclat de la vérité.


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Sam 22 Déc - 19:02



Traîtres °~



Au final, très peu avaient réagis à l'éclat argentin de sa Voix. Pas même une poignée. À ses côtés, ne restaient que les âmes les plus fidèles, ou enclins à écouter sa plaidoirie. Ce qui devait être l'ouverture du fameux Krusos se soldait d'un cuisant échec. Mais à quoi s'attendait la Déesse de la Guerre et de la Sagesse ? En ces heures de troubles, chacun choisissait sa voie, écoutait les murmures de sa conscience. Mais un sentiment de déception venait tout de même à poindre en elle. La culpabilité aussi, de ne pas s'être montrée aussi persuasive qu'elle l'aurait souhaité. Or, ce n'était pas de sa faute. Ses yeux pers observaient pensivement chaque protagoniste avec un mélange de tristesse et de douceur propre à elle seule.
Puis elle sentit son divin Oncle Poséidon se manifester. Mais pas de la manière qu'elle espérait. En projetant sa conscience aux abords de la jetée du Cap Sounion, la déité eut la mauvaise surprise de sentir l'immense armada de la divinité des Mers se dresser fièrement. Un signe de défi, sans aucuns doutes.

Il avait emporté avec lui cette pâle copie d'elle-même, cette abomination, cette corruption ! Pourquoi les autres ne ressentaient-ils pas cela ? Ses poings se resserrèrent en comprenant l'évidence qui, jusque là lui avait échappé. Comme le sable fin entre ses doigts. Un profond soupir fila d'entre ses lèvres vermeilles. Une nouvelle guerre de Troie était sur le point de se rouvrir ! Maintenant c'était limpide pour elle, dans son esprit, dans son cœur. Tous avaient choisit leur camp. Et le geste du Dieu des Océans était on ne peut plus clair !

« C'est une déclaration de guerre. » souffla t-elle pour elle, comme pour en apprécier le goût âpre dans sa bouche ainsi que pour en faire part à ceux qui étaient à portée de voix.

L'autre n'était qu'un prétexte, un objet dans cette sordide machination. Sa mâchoire se crispa, si bien que ses dents s'entrechoquèrent dans un grincement. Athéna était en colère, mais n'en montrait rien. Reprenant de la contenance, la Sagesse pensa longuement à ses prochaines actions : il leur faudrait agir promptement, et se redresser. Un miaulement attira son attention, l'extirpant un bref instant à ses pérégrinations silencieuses. Sortie de son monde de réflexions, elle adressa à Terreur le chat, un petit sourire. Le fauve portait bien son nom, et alla nonchalamment se frotter entre ses jambes avant de réclamer les attentions qui lui étaient dues. Malgré la complexité de cette situation et l'urgence qui en découlait, Athéna se permit cet instant de sérénité en le prenant précautionneusement dans ses bras. Avant de se tourner vers Héphaïstos qui malmenait par ses paroles, son chevalier de la Balance.

« Paix Héphaïstos, pas de querelles inutiles, pas maintenant, nous n'en avons pas besoin. Mais saches que je te remercie infiniment d'être ici. Si tu le désires, j'aimerais que tu restes ici pour être le témoin de mes prochaines paroles. Elles ne seront pas facile à prononcer, aussi ne m'interrompt pas, je t'en prie. »

L'humeur du divin Forgeron paraissait s'apaiser, en témoignait ses gestes, ses mots. Soulagée d'une certaine manière, elle lui adressa un dernier coup d’œil entendu avant de s'avancer vers Dohko. Une main sur son épaulière l'encourageait à se redresser. Non, elle n'aimait toujours pas ce genre de cérémoniel. Ses pas la menèrent jusqu'à Bardamu.

« Des nouvelles de la Sainte de la Lyre ? » se contenta t-elle de dire en reconnaissant là, la signature de la belle Sainte.

Elle ne chercha nullement à lui demander de lire elle-même le document. Athéna les savait déjà éloignés du Sanctuaire. Trop dispersés dans le monde.... Caressant distraitement la tête du chat qui paraissait somnoler, Athéna ferma un instant les yeux pour dissimuler son chagrin : celui de la perte de son Grand Pope ainsi que du valeureux Chevalier du Lion. Or, Athéna gardait secrètement l'espoir qu'il revienne d'entre le Monde des Morts. Si il y avait bien quelqu'un qui ne manquait pas de combativité et d'espérance, c'était lui. Athéna l'aiderait prochainement, quand les circonstances lui permettront d'agir.

D'un pas lent, calculé, la Déesse aux regard pers et sage s'avança au milieu des personnes présentes. Joignant les mains après avoir libéré le félin, elle murmura en ancien grec, quelques paroles qu'Héphaïstos seraient à même de comprendre. C'était une exhortation. Un très puissant moyen qu'elle usait rarement, mais qui l'avait chaque fois, aidé de la meilleure des manières.
Nimbée aussitôt d'un puissant halo de lumière, Athéna parut grandir en faisant ainsi appel à ses pouvoirs : plus aucunes ombres n'osaient danser dans la pièce, trop peureuses face à la grande clarté de la Déesse vierge. D'une voix plus forte, elle s'exprima ainsi :

« Vous qui êtes perdus dans les Terres d'Asgard ! Je vous demande de m'écouter ! Vous devez revenir parmi nous ! Urio du Cancer ! C'est aussi à toi que je m'adresse Ô mon plus ancien des chevaliers d'or ! J'ai besoin de ton soutiens et de ta voix ! Reviens chez toi ! Revenez chez vous Saints, car nous ne devons pas nous séparer ! Car je vous le dis, le Sanctuaire Sous-Marin vient de nous déclarer la guerre ! Certains de vos frères nous ont tourné le dos ! Ils sont sous le joug de cette sordide Machination ! Des traîtres ! Peut-être malgré eux ! Revenez. »

Le dernier mot sonna longuement dans les esprits des Saints occupés en Asgard. C'était un dernier rappel à l'ordre. S'ils ne revenaient pas, l'ultime décision serait prise sans plus aucuns préavis. Tel était le commandement de sa Voix.
Mais triste de l'avoir usée, elle l'était ! Cette fois celle-ci put clairement se lire sur son visage d'albâtre. Cette décision fut très dure à prendre, à prononcer. Traîtres. Elle ne voulait pas encore y croire, et pourtant.

« C'est dans l'union des forces que résidera notre victoire. On a voulut nous diviser, et cela a très bien marché. Je n'ai pas été aussi prompte, je ne voulais pas y croire mais... l'ombre de Troie semble s'étendre de nouveau. Ceux qui ne reviendront pas céans seront considérés comme des parjures. »

C'était dit. Elle ne reviendrait plus là dessus, malgré les protestations qui allaient fuser, de cela, elle n'en attendait pas moins des chevaliers d'or présent. Son attention se porta sur Dohko puis sur le Scorpion. Comment allaient-ils accueillir sa décision ? Et plus encore, quelle serait la réaction du Dieu des Volcans ?

Athéna resta ainsi, interdite et immobile telle une statue de marbre sous la pluie qui ne cessait de se déverser sur elle, glissant sur le tissu de sa robe bleue claire.



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Bardamu


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mar 1 Jan - 15:47

Les minutes passèrent mais aucun autre Chevalier d'Or ne répondit à l'appel de la Déesse... Bardamu jeta un regard bref à son homologue, son voisin direct, Dohko de la Balance : y'a que toi et moi, parmi les Chevaliers d'Or, qui avons bougé nos fesses pour venir ici. Ce qui est déjà pas mal...
Certes, la plupart avaient de bonnes raisons de ne pas être là mais tout de même un Krusos à deux Gold Saints, ça ne faisait pas très sérieux...

« Des nouvelles de la Sainte de la Lyre ? »

La voix de la Déesse le sortit de ses pensées et c'est avec une certaine confusion dans la voix qu'il lui répondit :

- Hein ? Euh, elle me détaille plus ou moins la situation actuelle, vu que j'ai été absent avec ce tournoi. En tout cas, si je peux me permettre, ô Athéna, on est dans un sacré merdier !...

Il regarda avec un certain amusement son chat, Terreur, blotti dans les bras de la Déesse, ronronnant comme un bienheureux. Le Scorpion retint juste à temps une plaisanterie comme quoi le félin était un mâle et qu'il était en chaleur : la situation était plus que préoccupante et ce n'était pas vraiment le moment de balancer des plaisanteries douteuses, sans compter qu'Athéna était une divinité chaste et qu'elle ne goûtait guère ce genre d'humour. A supposer que ce fut la vraie, bien entendu.

Athéna reposa le gros matou au sol et ce dernier alla se frotter contre sa jambe, continuant à ronronner. Bardamu s'était toujours demandé comment les chats arrivaient à produire ce son bizarre mais ô combien relaxant. Ils doivent sûrement avoir un organe spécial à l'intérieur de leur corps. pensa-t-il.

Le Cosmos de la Déesse se manifesta dans toute sa puissance et elle prononça des paroles que le Saint reconnut comme étant du grec ancien. Sa connaissance dans cette langue était parcellaire, aussi eut-il un peu de mal à traduire la phrase ; il comprit néanmoins les mots "Asgard", "Urio du Cancer", "Saint-Suaire de Saint Marin" (à moins que ce ne soit "Sanctuaire Sous-Marin" ?), "Guerre", "Traîtres" et "Machine à sous" (à moins que ce ne soit "Machination").

La voix d'Athéna roula, enfla, franchissant l'espace. Le Scorpion comprit qu'elle battait le rappel de ses troupes dispersées un peu partout dans le monde. Quand elle eut fini, il dit :

- Bon, si j'ai compris ô Déesse, ça va bastonner sévère dans pas longtemps vu que vous avez déclaré la guerre ! Quels sont vos ordres ?

L'oeil brillant, il attendit la réponse de sa divinité tutélaire.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Jeu 3 Jan - 15:24


Arrow Temple du Bélier

Tant de questions, et si peu de temps pour y répondre. Cette nuit mouvementée de cauchemar me rappelait par de nombreux aspects la plus terrible nuit que j’avais connue en tant que chevalier d’Or lors de l’évènement de Boston. L’ascension interminable jusqu’à la statue tout en haut du sanctuaire me donnait tout le loisir de repenser aux paroles de mon ancien frère d’armes. Délicatement serrée entre mes doigts et contre ma poitrine, la preuve fournie par Serafim concernant ses dires avait dissipé tous doutes concernant sa bonne foi. Il s’agissait bel et bien d’une fleur née du cosmos de la jeune femme. Difficile de ne pas admettre l’évidence, alors…

Cette histoire n’aurait pu tomber plus mal considérant ce qui se passait actuellement au cœur du Sanctuaire sacré. Je ne pouvais me permettre de me laisser distraire par mes sentiments personnels dans un moment pareil. Ironie de la situation, car ce serait peut être précisément ces mêmes sentiments personnels qui me donneraient l’opportunité d’y voir plus clair dans cette masse de confusion brumeuse qui avait envahi le sanctuaire. Je ne pouvais m’empêcher de ressasser encore et encore les paroles de l’ancien Corbeau : marié, et père. C’était difficile à avaler, et cela me fit me rendre compte à quel point ces six dernières années avaient été insignifiantes pour moi. Comme prisonnier d’un passé trop difficile à oublier, auquel je ne parvenais pas à m’arracher.

Je franchis une nouvelle maison sans même m’arrêter, celle de Dohko cette fois ci. J’avais déjà suffisamment de retard comme ça. Il ne me fallait plus trainer à présent. Plus j’approchais et plus les cosmos se faisaient ressentir. Je reconnus immédiatement le cosmos divin d’un invité de marque, même si je ne compris pas bien pourquoi il était venu au krusos : Héphaïstos, en personne. J’imaginai que les réponses à ces questions viendraient durant la réunion, aussi les chassai-je de mon esprit. Bientôt, ce fut mon propre temple que je traversais sans même m’arrêter. Vu d’ici, les lieux semblaient si paisibles. On avait du mal à croire qu’un combat sans merci avait eu lieu quelques centaines de mètres plus bas.

Enfin, après avoir traversé le palais du grand pope en trombe, je franchis les portes menant à la statue en ralentissant mon allure jusqu’à marcher tranquillement. En pénétrant dans la pièce où la réunion semblait avoir commencé, une scène inattendue me décontenança. Athéna avait fait apparaître tout autour du balcon des fleurs de Lotus, les mêmes que celles de…

En une fraction de seconde, je sus que mon plan pour confronter Athéna était fichu. Aurait elle pu deviner que je m’apprêtais à… ? Non, c’était impossible. Mais je ne pouvais m’empêcher d’avoir des doutes. Comment faire pour voir clair dans son jeu ? Et je jouais avec le feu. A remettre ainsi en question la vérité de son identité, je m’exposais non seulement à son courroux mais aussi à celui de certains de mes propres frères d’armes. La sueur coulait le long de mon visage. Les prochaines minutes seraient critiques, mais il me fallait faire preuve de sang froid, et agir avec prudence. Tant que mes doutes et mes convictions demeureraient secrets, je ne risquerais rien, et je pourrais enquêter sans danger. Serrant le poing pour contenir ma frustration, je repris contenance avant de sortir de l’ombre des colonnes d’un pas lent et calculé :
- Veuillez pardonner mon retard. Un petit contretemps m’a forcé à faire un léger détour… lâchai-je en guise d’introduction.

Je n’avais pas fait de révérence pour Athéna. Tant qu’elle ne pourrait pas prouver qui elle était, elle serait reléguée tout comme sa jumelle au rang de suspecte. Je n’étais d’ailleurs là que dans un seul objectif clair que je m’étais fixé : en apprendre davantage, et tenter de départager enfin les deux Athénas. Cette situation ne pouvait plus durer.
Mon regard balaya le balcon afin d’observer les gens présents : Dohko était là, je lui fis d’ailleurs un léger signe de tête accompagné d’un sourire furtif pour le saluer. Bardamu du scorpion également, ainsi que le dieu Héphaïstos pour qui je pris la peine de m’incliner légèrement en silence, et Athéna. Cinq, nous étions cinq. Drôlé de krusos, pensai-je en soupirant avant de m’adosser à une colonne en croisant les bras.
- Alors, qu’est ce que j’ai manqué ? ajoutai-je en observant minutieusement le centre de tous les intérêts.

Me remémorant les dernières paroles de Damon, je choisis de ne pas les dévoiler de suite, et d’attendre de voir comment les choses allaient évoluer dans les prochaines secondes. Ce krusos s’annonçait bien plus difficile à gérer pour moi que je ne l’avais prévu…




Dernière édition par Kappa le Mar 8 Jan - 18:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Lun 7 Jan - 13:22

=> Temple du bélier


Laissant derrière lui les douze maisons sacrées, le chevalier aux ailes d'or arriva à l'endroit ou normalement devait se tenir la statue d'Athéna. La déesse était toujours présente, il y avait une autre entité puissante, certainement un autre dieu bien que Signun ne savait pas de qui il s'agissait. Il y avait plusieurs de ses confrères, Dohko, Bardamu et Kappa. Avec lui, seuls quatre chevaliers d'or étaient présent. Bien trop peu pour prétendre à un Krusos Sunagein correcte.

Il regarda un moment l'autre dieu, se demandant qui était-il. Alors il se souvint que quand il se dirigeait vers le bas du sanctuaire, il vit une gerbe de flammes se diriger vers le sommet. Il avait à ce moment là ressentit un puissant cosmos, une aura démesurée. C'était certainement l'individu qui se tenait aux côtés d'Athéna.

    " - Signun du Sagittaire pour vous servir Athéna. "


Fit-il en courbant légèrement le dos vers la déesse de la sagesse. il cherchait un moyen de lui dire ce qu'il avait sur le cœur, sachant que cela risquait légèrement de passer pour de l'insubordination, mais en même temps, il devait le dire, il ne pouvait pas garder le silence par rapport à ces pensées. C'est ainsi qu'il reprit un peu timidement la parole :

    " - Athéna, si je puis donner mon avis, je pense que cette guerre contre Poséidon ne doit pas être notre priorité. "


Il fit une pause pour observer la réaction de la déesse avant de reprendre, mais avec plus d'assurance cette fois ci, sachant qu'elle le laisserait terminer à donner son avis.

    " - Il existe plusieurs possibilité, il nous est interdit de les ignorer. La première est que le dieu des océan croit sincèrement qu'il a emmené Athéna, dans ce cas, c'est pas contre le sanctuaire qu'il agit, mais contre celle qu'il croit être l'imposture. La seconde serait qu'il soit manipulé. Dans ces deux cas là une guerre ouverte serait injuste et il serait judicieux d'être subtil pour savoir comment agir. "


Il fit encore une pause comme pour accentuer un certain effet tragique, car il allait aborder la troisième possibilité qui elle était clairement la moins enviable.

    " - Enfin la dernière, qui serait la pire des possibilité, serait que Poséidon sache qu'il a l'imposture avec et que pour d'obscure raison il s'allierait à elle. Dans ce cas, la guerre est clairement inévitable. "


Puis il se tut, sachant qu'il aimerais que ses paroles suffisent à ramener la déesse à la raison. Bien sur, il avait d'autre idée à exposer, mais il préférait clairement entendre ce que Athéna avait à dire par rapport à ses paroles...
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Héphaïstos


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mar 8 Jan - 14:51

La grande réunion d'or était sur le point de s'ouvrir et il était convié à y participer. C'est là une invitation qui ne se refuse pas. Pour autant, cela ne voulait pas dire que son accord était dénué d'appréhension. Ce qu'il allait entendre ne ferait sans doute qu'enfoncer le clou que ce complot avait planté en profondeur. Les Saints étaient sur le point de s'effondrer. Leurs beaux principes se désagrégeaient à vue d'oeil et sans Athéna pour les cimenter, il ne resterait sans doute déjà plus trace des douze maisons du Zodiaque et de ce qu'elles symbolisaient. Fermant les yeux un bref instant, il passa une main sur sa nuque rendue douloureuse par tant de tension. Le risque à garder un corps humain était d'en avoir aussi tous les désagréments, songea-t-il en retenant une grimace. Puis, il se redressa pour mieux lui faire face et parut hésiter avant d'enfin pouvoir lui répondre comme il se doit. Si durs que soient ses mots, il devait en être témoin à n'importe quel prix.

« Tes désirs sont des ordres. » lui dit-il en s'efforçant de sourire pour la rassurer.

Les minutes passaient et n'apportaient rien de nouveau. Le schisme s'était opéré sans retour possible. Héphaïstos se contenta de lâcher un léger soupir de résignation quand il fit ce constat accablant. Les chevaliers de l'espoir étaient divisés, leurs effectifs réduits de moitié – et même plus, puisqu'à peine un tiers des gardiens des douze maisons étaient restés fidèles à celle qu'il avait sous les yeux. Quel que soit l'auteur de cette machination, force était de reconnaître qu'il avait finement joué son coup. Nul n'était plus en mesure d'enrayer la mécanique de la guerre qui, lentement mais sûrement, se mettait en place. Devoir se rendre à l'évidence n'arrangerait pas son humeur maussade, il en avait bien peur. Mais le pire était sans doute de ressentir cette impuissance jusqu'au fond de son âme. Tout Dieu qu'il soit et alors même qu'il était sur place, il n'avait rien pu faire. L'heure était grave et il avait été incapable d'empêcher quoi que ce soit malgré ses immenses pouvoirs.

À quoi sert de pouvoir infléchir le cours de la destinée si c'est pour invariablement en revenir au même résultat ? Les batailles à venir ne feraient que suivre le même schéma, et il ne le connaissait que trop bien. Cela le révulsait par avance. Ce n'était pas l'envie de s'insurger qui lui manquait mais il préféra garder le silence. Sa place n'était pas ici. Athéna lui avait fait l'honneur de l'y convier pour qu'il puisse assister à ce conseil et il lui en était redevable, mais au final cela risquait fort de ne faire qu'aggraver la perception qu'il pouvait se faire de la situation. Oui, elle l'avait admis à ses côtés, preuve qu'elle lui faisait confiance – c'était toujours cela de gagné. Mais tout de même. La bataille n'avait pas encore été livrée que déjà il en déplorait les victimes. Un combat fratricide se préparait. Tant de vies gâchées, tant de sang sur les mains... La terre allait trembler, et maudits seraient ceux qui feraient couler leur propre sang.

C'est à peine s'il entendit les remerciements de Dohko et il se contenta de hocher la tête alors qu'il s'abîmait dans sa réflexion, essayant en vain de rassembler les pièces du puzzle pour voir enfin quelle était la toile de fond de ce coup monté. C'est alors que la voix d'Alephist s'imposa à son esprit, aussi divin soit-il. Avant qu'il ait pu lui demander pour quelle raison il n'avait point répondu plus tôt, celui-ci lui fournit une explication qui ne manqua pas d'assombrir un peu plus le tableau. Sa mine s'assombrit. Sans dire mot, il écouta attentivement chacune des paroles de son héraut et se retint plus d'une fois de grincer des dents. Le monde était en train de devenir fou. En réaction à ses affirmations, il sonda les alentours pour vérifier ce qu'il était advenu de Ceridwen. Celle-ci était déjà partie. Non pas que ce soit un problème pour qui communique par télépathie, mais cela n'arrangeait pas ses affaires. Ainsi s'adressa-t-il à Alephist avant qu'autre chose ne l'en empêche.
La Table d'Émeraude, hein... Je suppose que c'est ce qu'on appelle l'ironie du sort. Hélas, je ne goûte guère ce genre de plaisanterie. Tâche de mettre la main dessus et de me la ramener, et si possible de découvrir ce qu'elle fait à Venise et qui l'y a fait entrer. Je vais aussi te demander d'approcher le Chevalier d'Or du Lion. Rends-lui la mémoire si ce n'est pas déjà fait et convainc-le de nous offrir ses services. Je suis prêt à ramener ses cendres à la vie s'il le faut, avoir un allié ici ne sera pas de trop.
Le contact fut à nouveau rompu. Il n'avait dit mot de Ceridwen : celle-ci lui avait paru troublée la dernière fois qu'il avait communiqué avec elle, aussi pensait-il que ce n'était peut-être pas le bon moment pour renouveler l'expérience. Le Dieu des Forges devait de toute façon garder un oeil sur la tournure que prendraient les événements ici, au Sanctuaire, et n'avait donc guère le temps de s'intéresser à ce qui se tramait en Asgard. Pas immédiatement, en tout cas, mais il jura d'y revenir dès que s'annoncerait une accalmie. Ce n'était hélas pas pour tout de suite et il le comprit en croisant son regard celui d'Athéna. Celle-ci venait en sa présence de déclarer une guerre totale à son oncle le Dieu des Mers. Cependant, ce n'était point le moment de contester son autorité, en présence de ses hommes encore moins. Son avis, elle le connaissait déjà : dès lors, qu'espérait-elle en se tournant vers lui en quête de son approbation ? L'entrée en matière du Verseau lui revint tout à coup en tête, et il ne put résister à l'envie de lui adresser une pique télépathique.
Que le ciel nous tombe sur la tête.
Oui, Athéna souhaitait son appui, et il n'aurait pas dû ne serait-ce qu'envisager de le lui laisser miroiter. Il se fit pourtant violence pour le lui donner, acquiesçant mollement non sans ruminer quelques idées noires. Même s'il lui en coûtait, elle ne devait pas perdre ses derniers fidèles et il n'était pas question pour lui d'y contribuer. Qu'importe s'il lui fallait transiger avec ses principes et se mentir à lui-même pour l'occasion, il n'y avait qu'ainsi qu'il était assuré de rester à ses côtés. L'adage « diviser pour mieux régner » lui revint immédiatement en mémoire quand il ne dénombra pas plus de quatre Gold Saints pour répondre à l'appel d'Athéna. Au moins deux d'entre eux avaient suivi Poséidon pendant que celui-ci quittait les lieux, emportant au passage l'autre déesse présumée. Que ce dernier ait choisi de se retirer si soudainement avait attisé sa curiosité, et il lui fallut ressasser les moments passés à ses côtés pour avoir une réponse à leur donner. Le Sagittaire s'avérant incapable de transmettre les paroles du Dieu des Mers, il se mit en but de le faire à sa place.

« Pour ceux qui l'ignoreraient encore, mon nom est Héphaïstos, Dieu du Feu, des Forges et des Volcans. Poséidon a agi en son âme et conscience. Libre à vous d'en tirer vos propres conclusions, mais j'étais à ses côtés avant de venir jusqu'ici et je peux vous garantir qu'il avait toute sa tête. Ce que le Chevalier d'Or du Sagittaire oublie de dire, c'est qu'il s'est proposé de parlementer avec vous dans un endroit neutre qu'il aura choisi. J'ignore s'il a quelque chose en tête mais nous devrions au moins lui accorder le bénéfice du doute. Il se peut aussi que ce soit un traquenard, ce ne serait pas son premier coup en traître. Mais si ce devait être le cas, je suis là pour faire pencher la balance. »

Il parcourut l'assistance d'un regard circulaire. Une telle prise de parole de sa part alors qu'il n'avait aucune raison d'être ici hormis le bon vouloir de la Déesse de la Guerre pourrait bien en faire rager plus d'un mais il n'en avait cure. Sitôt qu'il se fut assuré d'avoir leur attention, il reprit de ce même ton solennel qu'il méprisait tant. Le simple fait d'en faire usage lui portait sur les nerfs. Mais il était de rigueur, aujourd'hui plus que jamais. Parler n'était pas tout ; encore fallait-il être entendu.

« Un autre problème est qu'il s'est permis d'emmener le corps du Grand Pope. Il estime avoir la vraie Athéna sous sa protection et à ce titre en avoir le droit légitime. Cependant, il faut savoir qu'ils sont actuellement en route pour reconquérir leur domaine. Outre le fait qu'il serait indigne de votre part d'en profiter pour les prendre d'assaut, il nous est préférable d'avoir affaire à Poséidon qu'à l'entité qui a pris sa place. Il serait plus judicieux et aussi plus noble d'attendre la fin des hostilités avant de vous mettre en mouvement. Je crains que vous ayez d'autres problèmes à régler, qui contrairement aux apparences peuvent se révéler autrement plus graves. »

Il marqua une courte pause, cherchant la meilleure méthode pour exposer le problème sans trop en dire. Certaines données ne devaient être connues que d'Athéna et le regard qu'ils échangèrent dut lui faire comprendre qu'il l'en tiendrait informée dès lors qu'ils auraient recouvré ne serait-ce qu'un semblant d'intimité.

« Poséidon et moi-même avons rencontré des difficultés pour entrer en contact avec nos envoyés à Venise. Mon héraut vient de m'apprendre que quelqu'un s'était permis de couper les communications dans l'enceinte de la Basilique où ils étaient réunis pendant que leurs escortes respectives étaient attaquées par des corps revenus à la vie. Un enfant d'Asgard aurait également été enlevé. La situation nous échappe. Avant de se faire la guerre, peut-être faudrait-il s'assurer que ceux d'entre vous qui n'ont pas encore choisi leur camp soient en état de le faire à leur retour. »
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Mashia


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mar 8 Jan - 18:46



Une décision difficile °~



Dans le lointain, Athéna put percevoir le mouvement de plusieurs cosmos. Le plus prompt à avoir réagit fut le fidèle et valeureux chevalier de l'Hydre. Entre tous, il était l'un des plus dévoués à sa cause, aussi, le message télépathique qu'il lui adressa eut le mérite de détendre un peu la déité en proie à de sérieux doutes quant aux bien-fondés même de ses précédentes paroles. Elle attendit un petit moment, juste assez pour voir s'avancer le Chevalier du Verseau ainsi que celui du Sagittaire. En fin de compte, tous n'avaient pas décidé de lui tourner le dos. Hélas, ils n'étaient quand même pas nombreux à avoir rejoint leurs rangs. À quoi rimait une telle assemblée si les golds saints n'étaient pas tous présent ?
Certes, certains avaient des circonstances atténuantes, mais pour les autres ? Athéna regrettait de ne pas voir Shion du Bélier être à ses côtés en ces instants. Lui aurait sut rassembler les autres, au lieu de cela, il s'était perdu lui-même. Pourquoi ne pas avoir écouté Signun ? Ne s'était-il pas montré aussi persuasif qu'il l'aurait dû ? Non pas qu'elle était déçue, mais la Sagesse perdait pied, se sentant happer par une vague gigantesque qui pourrait bien la noyer.

Une à une, les langues se délièrent. Attentive à leurs propos, Athéna hocha la tête gravement, comprenant que sa réaction avait été ont ne peut plus prompte ! Mais tout de même ! Cela n'avait aucuns sens pour elle. Puis, en tant que divinité, il y avait certaines choses que le commun des mortels ne comprenait pas. Le discours d'Héphaïstos la laissa encore plus songeuse. La jeune femme réfléchissait. Et toute à sa tribulation interne, Athéna commençait à faire les cents pas, laissant le tissu de sa robe claire, frôler les dalles de marbre détrempées, mouiller le bas de sa mise. Bien qu'elle ne s'en rendait pas compte elle-même, peut-être qu'un chevalier ou un Dieu attentif remarquerait qu'Athéna prenait grand soin d'éviter les fleurs de lotus qui jonchaient le sol. Puis, elle s'arrêta pour se tourner légèrement vers ses chevaliers d'or. Un à un, elle les détailla de ses yeux pers comme pour les sonder. Un à un jusqu'à esquisser un léger sourire.

Il y avait aussi les événements à Venise qui étaient on ne peut plus préoccupants. Un soupir, et la Déesse se massa les tempes, soudainement prise d'un irrépressible mal de crâne. Niké, perchée sur son épaule, s'ébroua légèrement pour en fin de compte aller picorer quelques mèches de cheveux écarlates. Quelque chose venait d'attirer son attention sans qu'elle n'en laisse rien paraître pour ne pas inquiéter davantage ses chevaliers. Sa résolution devait être faite et plus elle gardait le silence, plus celui-ci alourdissait l'atmosphère, comme les lourds nuages d'orage.

« Certaines actions ne peuvent être tolérées ou ignorées » – dit t-elle en se rapprochant d'Héphaïstos – « Nous ne sommes pas les seuls à souffrir d'étranges maux. Ceux qui viennent de revenir d'Asgard pourront me l’attester et il me faudra me rendre auprès d'eux. J'attends toujours le chevalier d'or du Cancer, il aura un rôle à tenir à son retour, celui de remplacer momentanément Fawn... » - son regard se fit plus triste que jamais – « J'espère que vous comprendrez mon choix mais en vue de cette situation exceptionnelle, je me dois de prendre des décisions qui le sont tout autant. Il nous faut agir avec prudence. Vous avez tous raison. Alors écoutez-moi. »

Athéna espérait secrètement avoir attiré leur attention. Car ce qui allait suivre allait être capital. Se pourrait-il qu'ils contestent son choix ? Fort probable, mais même elle ne voyait pour le moment, pas d'autres alternatives ! Non, ils ne devaient pas s'enliser dans un Krusos interminable. Arrivée à la hauteur du Dieu des Forges, elle lui accorda un bref regard entendu avant de se tourner vers ses chevalier.

« Je ne vois pas d'autres alternatives, nous n'avons pas d'autres choix que de nous séparer chevaliers ! Il y a tant de voiles à lever … Rien, rien ne doit être omis. Les actions de Poséidon, bien qu'étranges, nous poussent aussi à s'en inquiéter, il y a Asgard, Venise ...» - énuméra Athéna en ne pouvant s'empêcher de faire quelques pas hasardeux – Kappa, Bardamu, Dohko je vais vous demander d'aller enquêter sur le Dieu des Mers. Je vous demande de récupérer le corps de Fawn, d'atteindre Poséidon et vos confrères afin de les raisonner. Je veux que nous nous rencontrions comme il le souhaite dans un lieu neutre. Ne cherchez pas à vous approcher de celle qui se fait passer pour moi : il se pourrait qu'elle soit dangereuse, ou faites très attention à vous. Ramenez-moi ceux qui s'en sont allés, de gré ou de force.

Une pause avant qu'elle ne reprenne : « Signun, je vais te demander de rester ici au Sanctuaire afin d'en assurer la protection avec les autres qui sont ici. Il faut reconstruire, s'assurer que nos fondations tiennent ! Il faut redresser la tête … Rassures s'il te plaît, les autres... Je viendrais vous rejoindre au plus vite.»

Un instant, la Déesse ferma les yeux pour se concentrer. Entre ses mains, naquit une source de lumière si intense qu'elle aveugla les différents protagonistes. Quand celle-ci se dissipa, une chouette immaculée et faite de cosmos pur, s'agita tranquillement dans sa paume. Un bref moment, elle s'approcha de l'engeance pour lui murmurer quelques paroles. Un message à transmettre à la Lyre encore présente en Asgard.

~ Sainte de la Lyre... si tu demeures encore en Asgard, demandes à Urio de se hâter. Quant à toi, je t'en prie, demeure auprès de la Déesse Freyja, j'ai une impression étrange... Assures la Déesse de l'Amour de notre soutien, au besoin, appelle moi à l'aide et j'enverrai quelqu'un auprès de toi.

Athéna leva les bras au ciel pour laisser l'oiseau-cosmos prendre son envol dans cette trame grise. Un sentiment contradictoire commençait à naître en son sein. Un doute, une assurance ? Elle secoua la tête pour chasser ses noires pensées. Puis se postant devant Héphaïstos.

« Il y a un sujet sur lequel nous devons nous entretenir. Je n'ai moi-même pas de nouvelles de la Louve, j'aimerais que tu me fasses part de tes pensées, je vois que quelque chose te taraude. »

Un dernière fois, la Sagesse pivota sur ses talons pour détailler les jeunes hommes qui leur faisaient face.

« Le Krusos est terminé. » annonça t-elle bien à contrecœur. Ce qui sous entendait aussi que toutes protestations seraient exclues et inutiles. Déjà, elle se détournait d'eux non sans incliner la tête, abattue. Une décision bien difficile venait d'être prise.

Agir.



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Bardamu


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Mer 9 Jan - 20:04

[HRP]Je me suis arrangé avec Athéna : je pars pour Asgard. La Déesse éditera son dernier post en conséquence ^^[/HRP]

Quand la Déesse eut fini de parler, Bardamu resta pensif un moment : Athéna lui avait ordonné de partir en Asgard, là où étaient partis d'autres Saints, notamment Angel de la Lyre si sa mémoire ne lui faisait pas défaut. Le Chevalier d'Or du Scorpion était déjà allé dans cette contrée il y a longtemps, quand il avait accompagné le Grand Pope et d'autres Chevaliers au palais du Seigneur Odin. C'était une terre rude et sauvage où le froid était mordant et où la mort guettait le fou ou l'imprudent.

Ce n'était pas le genre de pays où il aimait aller, il préférait ceux plus chauds, style désert, mais l'idée de revoir la jolie Angel n'était pas pour lui déplaire. Qui plus est, d'après certaines rumeurs, Asgard subissait l'attaque de Géants et, s'il avait un peu de chance, il pourrait fort bien en affronter un.

Il écouta les ordres que la Déesse donna à Kappa et Dohko : ils devaient se rendre auprès de Poséidon afin de récupérer le corps de Fawn, le Grand Pope, tenter de raisonner les Saints qui s'étaient joints au Dieu des Mers et enfin amener ce dernier à négocier dans un terrain neutre. Rien que ça !... C'était une mission diplomatique, bref exactement le genre de besogne qui n'était pas faite pour lui : les palabres et les discussions sans fin l'ennuyaient au plus haut point et il préférait l'action. Qui plus est, les Marinas ne l'intéressaient pas.

Il en sera fait selon vos désirs ô Déesse ! fit-il en s'agenouillant devant elle, se relevant aussitôt. Il fit un signe de la main à ses compagnons d'armes et quitta l'esplanade, fredonnant un air d'une chanson où il était question d'un chevalier, d'une ribaude et de quelques pichets de vin...

Durant la descente des marches, il se demanda s'il n'aurait pas dû soumettre Athéna à un "test", celui de l'Aiguille Écarlate. Car qu'est ce qui lui disait qu'elle était bien la vraie ? Si c'était le cas, elle serait capable d'encaisser sans le moindre mal son attaque. Sinon... Le problème est que la présence des autres Chevaliers d'Or auraient compliqué la chose : ils auraient certainement tiqué et se seraient jetés sur lui séance tenante. Sans compter que le Dieu de la Forge était aussi dans les parages...

Mieux valait attendre le moment propice s'il voulait la soumettre à cette épreuve.

Quand il arriva à sa demeure, afin de prendre quelques affaires en prévision de son voyage, il s'aperçut que Terreur, son chat, était resté en haut, avec Athéna. Si le félin appréciait sa compagnie, peut être qu'elle était l'authentique après tout.

Arrow Asgard
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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Lun 14 Jan - 0:09



Signun du Sagittaire entra quelques secondes après moi, et sa présence, bien que logique compte tenu des circonstances, m’agaça immédiatement. Il s’était mêlé de choses qui ne le concernaient absolument pas, et même s’il était plein de bonnes intentions, cette excuse ne me suffisait pas. Son petit discours naïf accentua encore davantage mon énervement à son égard. Les marinas étaient tout sauf dignes de confiance. A l’exception d’Haiken du Dragon des mers, il ne m’avait jamais été donné de croiser un seul marina digne du moindre petit égard. Avec à présent Poséidon à leur tête, leur capacité à agir en traîtres et à comploter devait s’être encore développée. Mes lèvres brulèrent de vouloir intervenir pour déverser ce que je pensais du peuple des Atlantes, mais je me ravisai en me tournant vers Héphaïstos. Sa remarque lorsque j’étais arrivé avait réussi à m’arracher un sourire. Il était inutile pour le moment qu’il me voie sous un mauvais jour…

Ce fut d’ailleurs lui qui prit la parole suite à Signun, et mes yeux s’agrandirent de surprise lorsqu’il évoqua le corps de Fawn que les marinas nous avaient arraché. Dents et poings serrés, je me retins à grand peine de couper la parole au dieu des Forges. Comment avaient ils pu oser ? Le corps de l’un de mes mentors ?! La colère se répandait dangereusement en moi, tel un poison coulant le long de mes veines. Me ressaisissant, j’attendis avec un visage le plus inexpressif possible compte tenu de la situation la fin du discours de notre invité, après quoi, Athéna prit à son tour la parole. Son annonce déclencha une violente tempête, un levé de bouclier, en moi. Urio du Cancer en remplacement de mon ancien mentor ? Sous le choc, je décroisai les bras avant de fixer involontairement Athéna. Et le taureau, alors ?! Et Marcus ?! De tous les chevaliers d’Or, il était sans le moindre doute le plus apte et le plus doué pour remplir ce rôle.

La suite des paroles de la supposée déesse ne me remonta pas davantage le moral : elle venait de me demander de me rendre chez les marinas, et en tant que diplomate, en plus ?! Moi ?! Mon regard détailla une nouvelle fois la jeune femme avec un œil redevenu soudain beaucoup plus suspicieux. Comment la déesse dont l’hôte me connaissait aussi bien pouvait elle commettre deux erreurs aussi grossières ?! Certes, les conditions étaient exceptionnelles, mais de là à m’envoyer moi chez les marinas pour jouer un rôle que je ne supportais pas face à des gens que je ne supportais pas ressemblait davantage à une volonté de déclencher une guerre avec le sanctuaire sous marin. Heureusement, Dohko était affecté à la même mission que moi, mais pourquoi n’avait elle pas envoyé Signun, beaucoup plus diplomate que moi, et demandé à moi, de surveiller le sanctuaire ? De son côté, Bardamu, fidèle à lui-même, ne parla pas beaucoup, et quitta la pièce dès qu’il eût reçu ses nouveaux ordres. Rapide et direct. Certains ne changeaient pas, au moins.

Les questions se multipliaient, et les ombres des doutes grandissaient. Que faire si jamais elle n’était pas la vraie Athéna ? La sueur coula à nouveau le long de mes joues, et mes mains étaient moites. Reprenant doucement le contrôle de ma respiration et de mes émotions tout en l’observant attentivement, je feignis un bref sourire avant de répondre d’une voix presque éteinte :
- A vos ordres, Dame Athéna.
Puis, me tournant vers le chevalier de la Balance :
- Allons y, Dohko…lui lançai-je d'un signe de tête rapide.

Je fis quelques pas pour me diriger vers la sortie avant de m’immobiliser, me remémorant soudain les derniers mots de Damon. Je me tournai à nouveau vers les divinités, avant de soudain prendre la parole :
- Pardonnez-moi, j’ai failli oublier un détail qui pourrait se révéler important. En mourant, Damon m’a dit que ce n’était que le début, que l’heure de la fin d’Athéna était arrivée, et que celle de Poséidon était déjà en route, dis-je soudain en observant tour à tour Athéna et Héphaïstos pour m’assurer qu’ils m’écoutaient bien. Je ne sais pas s’il s’agissait là des divagations d’un mourant, ou d’un avertissement sérieux. Mais je préférais que vous soyez au courant, achevai-je.

Je fis demi-tour, reprenant le chemin de la sortie avant de m’arrêter une dernière fois. Une idée venait de germer dans mon esprit. Je m’adressai alors à Athéna par la pensée :
J’espère que tout cela se règlera vite… Il serait dommage que vous ne puissiez pas assister à l’anniversaire de Lya la semaine prochaine…
Celui-ci avait eu lieu trois mois plus tôt. Restait à voir si, ELLE, le savait…

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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Jeu 17 Jan - 0:59


Ainsi donc l'autre dieu qui était aux côtés d'Athéna était Héphaïstos. Le dieu de la forge, lui qui avait participé à la création des armures que portaient les chevaliers protégeant le sanctuaire. D'après la mythologie, c'est censé être un homme robuste dont l'apparence n'est guère son atout, et là, il avait en face de lui un jeune homme dont la beauté n'avait absolument rien à envié à personne.

Soit, il rappela à Signun certaine paroles de Poséidon que le sagittaire avait oublié de mentionner. Le chevalier d'or ne se rappelait plus avoir entendu le dieu des Océans utiliser ces termes lors de leur précédente rencontre, mais peut-être était-ce le confusion du moment passé qui fit qu'il ne l'entendit pas. Toujours est-il que le maitre artisan tenta de raisonner la déesse en appelant également à la modération et à la non agression. Même si il ne termina pas sa phrase par dire qu'il se méfiait de l'autre dieu.

Finalement, Athéna prit sa décision, et elle semblait vouloir malgré tout prendre les devants en envoyant des effectifs dans le sanctuaire sous marin. Pour cela, elle choisi Dohko de la balance et Kappa du verseau. Leur mission était de d'enquêter sur Poséidon, voir quel seraient ses objectifs secrets, s'il complotait contre le sanctuaire terrestre. Elle voulait aussi qu'ils tentent de ramener Shion et Celsius à la raison, mais le sagittaire doutait qu'ils reviennent ainsi sur leur décision, surtout le protecteur de la première maison et le chevalier de la balance devait certainement le savoir mieux que quiconque.

Bardamu, le saint du scorpion, devait se rendre en Asgard ou d'inquiétants évènements troublaient la paix qui régnait en ce lieu. Signun aurait aimé y aller aussi, surtout au vu des liens affectifs qu'il entretenait avec la région qui avait vu sa présence une année durant son apprentissage. Mais sa mission allait être tout autre, et d'une importance capitale : le sagittaire allait devoir rester sur place à protéger le Sanctuaire.

    " - Il en sera fait selon vos ordre, Athéna. Moi Signun du sagittaire jure de protéger votre sanctuaire jusqu'à mon dernier souffle. "


Bien sur, il espérait qu'aucune menace sérieuse ne vienne de nouveau s'attaquer au Sanctuaire Sacré alors qu'un seul chevalier d'or ne s'y trouve pour le protéger. Les chevaliers de bronze et d'argent risquait d'être mit à contribution. Il allait devoir organiser les défenses, mais d'abord il devrait s'occuper des habitants de Rodorio.

Signun se retourna pour se diriger vers la neuvième maison, celle dont il a la charge et la protection. Il allait pouvoir dire à sa femme et ses enfants qu'il n'y avait plus rien à craindre, du moins, pour le moment. Mais le saint ailé fit volte face et se dirigea vers Dohko.

    " - Avant de partir pour le sanctuaire sous marin, j'aimerai vraiment que tu passes quelques minutes dans la maison du sagittaire. J'y ai quelque chose à te demander. D'ailleurs, Kappa si tu veux venir, cela n'en serait que mieux. "


Fit-il à l'attention du maitre des glaces avant de se retourner, de déployer les ailes et de s'envoler en direction de sa demeure...


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Saikhan


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MessageSujet: Re: :: Un appel désespéré   Dim 20 Jan - 23:09

Tout leur échappait. Avaient ils contrôlé quoi que ce soit ? Depuis que leur terre avait été attaquée par les chevaliers noirs, de sombre nuage avaient envahit les cieux, preuve si il en était de la vague néfaste qui sévissait en ses lieux saints. A présent, ils demeuraient tous empêtrés dans une toile invisible à leurs yeux mais qu’il pouvait sentir indistinctement peser sur son corps et son cœur en proie aux tourments. Ils n’étaient que des pantins de chaires contrôlé par un habille marionnettiste ayant réussit à distiller dans ceux propageant l’espoir, les graines du doutes. Quel ironie était ce là ! Eux que l’on disait fervent défenseur de la justice se trouvaient aussi aveugle qu’elle… Lui autant qu’eux. Pourtant, nul désespoir ne le submergeait, car l’heure n’était pas à ce vulgaire abandon. Il n’avait pas perdu foi en la parole de sa déesse, continuerait de suivre ses préceptes inscrit dans son âme depuis ce qu’il semblait être toujours. Tant que cette croyance demeurait vivace dans son cœur, il ne laisserait nul manipulateur éteindre cette flamme, que celle qui se tenait devant lui était réellement la Sagesse ou pas.

Pourtant, un instant, son cœur vacilla. Un trouble inconnu qui agita son corps et le fit se relever sous la demande de la divinité dans un état second. Son regard capta bien après son âme la lumière d’argent qui disparut aussi subitement qu’elle était apparut, s’éveillant d’un sommeil qu’il aurait pensé éternel. Le cœur du chevalier rata un battement puis reprit ses pulsations plus vivement et douloureusement que jamais. Il y avait des élans qui jamais ne s’éteignaient. Comme il était malvenu de sa part en cette période de crise que de souffrir d’un sentiment aussi égoïste ! Il aurait dût s’attrister de la perte de l’un des douze gardiens du zodiaque, aurait dût avec les autres faire peser sur cet ennemi invisible le pire des courroux pourtant à cet instant, il ne songeait qu’à cette armure précieuse à son âme disparaitre dans les cieux pour rejoindre il ne savait quelle destination. Des questions multiples perturbaient son esprit et il dût s’intimer à la concentration la plus pure pour pouvoir reprendre le fil des événements, aidé en cela par les paroles tonnant de la Sagesse. La douleur ne s’effaça pas, étreignant son âme de ses perfides chaines pourtant, se fut un étonnement sévère qui vint marquer son visage lorsqu’il se détourna de nouveau sur celle qui devait être leur lumière à tous.

La guerre. Il ne pouvait savoir si c’était là une réelle possibilité, pourtant, il croyait son ami. Shion était parti au coté du Dieu des Mers, et il savait mieux que personne que jamais le chevalier d’or du bélier ne se serait associé à Poséidon si cela signifiait attaquer le Sanctuaire dont il était l’un des garants. Son ami n’était guère infaillible, mais il croyait en lui et en son jugement…n’était ce pas également le cas d’Athéna qui, en de nombreuses circonstances, avait fait de lui son dernier rempart ? Il ne pouvait croire en cette trahison, pas plus qu’en une manipulation quelconque.

Pourtant, avant qu’il ne vint à émettre son juste plaidoyer, les paroles de Bardamu claquèrent tel un fouet d’épine dans son esprit. Il ne put s’empêcher de le foudroyer du regard avant que de nouveaux protagonistes ne se mêlent à ce Krusos. Deux autres chevaliers d’ors, cela faisait au final bien peu de présent de la garde dorée mais dont il fallait se contenter. Le chinois desserra les doigts, s’intimant au calme. Il ne servait à rien de s’énerver de la promptitude du chevalier du scorpion, mais le savoir aussi prompt à combattre sans réfléchir l’agaçait plus qu’il ne l’aurait dit. Il s’abstint néanmoins d’y mettre son grain de sel, l’ignorant pour se focaliser sur les paroles des différents protagonistes, des différents plaidoyers, accueillant Kappa de ce qu’il espérait être un sourire amical – la de son cœur se faisait lancinante, s’avivant un instant face à des souvenirs communs, une amitié partagé. Avait il vu l’armure ?

Trop de choses se déroulaient pourtant pour qu’il ne puisse s’y attardé plus longtemps.

Et puis les ordres furent donnés. Rejoindre Poséidon. Dohko observa la divinité à la silhouette si semblable à son amie, cette chevelure écarlate qui avait longtemps habité ses rêves d’enfant et ses lotus opalin luisant de cette pureté qu’ils partageaient avec la guerrière de ses souvenirs. Evidement, la situation ne se prêtait aucunement aux rêveries enfantines, et les ordres appelaient à une réaction.

« Bien Déesse. »


Il rejoindrait Shion, et prouverait à la divinité que nulle félonie n’était en action dans leur rang, surtout venant du chevalier du bélier. Cela lui coûtait pourtant de s’éloigner du Sanctuaire, le laissant à la garde d’un seul chevalier d’or – bien peu face à une attaque, son devoir était également de garder sa maison – pourtant, il irait sans reculer, qui plus est, avec Kappa. Cela faisait bien longtemps qu’ils n’avaient eut l’occasion de mettre leurs talents en commun – ou simplement discuter.
Pourtant et malgré que la fin du Krusos fut donné, le chevalier ne put s’empêcher d’ajouter quelque chose à l’attention de la Divinité.

« Croyez en vos chevaliers. Et si les doutes vous assaillent, alors croyez en la dévotion des armures que nous portons. Si nous trahissons vos préceptes, alors elles nous abandonneront, mais jusqu’à ce que cela arrive, ayez la foi. Tant que notre cœur vous est dévoué, vous n’avez pas à craindre une trahison même malhabile. Nous restons des chevaliers servant la justice d’Athéna, protecteur des hommes. »


Puis le chevalier après une inclinaison se détourna de la divinité avant de faire de même – de manière moins appuyé mais non moins respectueuse – à Héphaistos. Dans son regard de jade brillait l’éclat d’une demande qui vint un instant touché l’aura du dieu des forges.

Nous vous la confions.


Qu’elle soit vraie ou fausse, elle possédait cette apparence et même si cela pouvait lui coûter de la confier à cet être, il savait également qu’il n’y aurait pas meilleur protecteur. Mais il ne devait pas laisser ses sentiments fausser la recherche de cette vérité. Il devait comprendre, et se le promettait. C’est sur ses pensées qu’il rejoignit le chevalier du verseau, lui offrant un sourire plus ouvert, il allait lui dire quelque chose mais fut coupé dans son élan par le chevalier du sagittaire.

« Bien sur, c’est sur notre chemin de toute façon. »


Et son initiative l’intriguait tout en le surprenant. Que voulait-il lui demander ? Il se rappelait parfaitement de ses paroles lorsqu’il l’avait quitté en compagnie de Ceridwen, Shion et Mü, de la foi de Signun en cette Athéna. C’était son choix, mais le sien, il ne le réservait qu’à lui seul pour l’instant – il croyait en Athéna, s’était la seule chose qui comptait, qu’elle soit celle à leur côté ou au côté de Shion, voir même ailleurs, il défendrait toujours sa Justice et son humanité. Une humanité dans laquelle la guerre n’était pas la première réponse.

Le chevalier d’or laissa un instant son regard dérivé dans les cieux obscur lourd de ses nuages sombres déverssant leur pluie sans cesse…

Ainsi sonnait leur départ et devant ses rétines brillait le réminiscence d’un éclat d’argent disparut depuis longtemps.

Mashia…

~ Temple du Sagittaire Arrow


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