RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Le don des Illusions [evolution Krauser]

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Krauser


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Armure : Manger, faire peur, manger, donner des cauchemars, manger, faire des calins nounours et... j'ai dit: manger?

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MessageSujet: Le don des Illusions [evolution Krauser]   Ven 26 Oct - 0:05

[post d'évolution: Spectre de l'Ogre => Icelos, dieu des Illusions, fils d'Hypnos]

Krauser s’était tiré d’une bien mauvaise situation, mais l’état dans lequel il était reflétait à merveille ce qu’il venait de subir. Meurtri, blessé, épuisé, son esprit même était tourmenté par son impuissance à accomplir sa mission.
Bien loin d’ici, dans un lieu qu’aucune carte ne pourrait indiquer, un esprit d’une toute autre nature se tourmentait également, pour des raisons pourtant bien peu différentes de celles du spectre cloué sur le sol de Venise.


Les choses s'étaient gâtées. Mais pourquoi ne s'en était-il pas rendu compte plus tôt? La perte de son enveloppe charnelle n'avait pas arrangé ses affaires; mais il espérait pouvoir se contenter de sa forme spirituelle, quelques temps encore. De toute évidence, ça n'allait pas être si simple. Son frère était en danger là ou il était. Un complot se fomentait, et Oneiros y était en plein coeur. Un guet-apens, une bataille sanglante, un assaut sur la basilique... Qui sait ce qui allait bien pouvoir se passer à Venise. La puissance du dieu du Rêve était bien sur plus que suffisante pour gérer ce genre de crises, mais Icelos ne pouvait se résoudre à le laisser seul aux griffes de ces individus. Il fallait se rendre à l'évidence: un hôte lui était indispensable.

L'esprit du dieu des Illusions se mit en quête d'un hôte convenable. Sa dernière expérience n'avait pas été des plus concluantes, il faudrait trouver mieux cette fois. Le monde des rêves, domaine de lui et ses frères, était l'endroit idéal pour trouver une enveloppe charnelle adaptée. Pour le dieu des illusions, le principal critère de sélection se portait d'abord sur les phobies et les craintes de son hôte. Il lui fallait donc chercher, parmi les songes de tous les humains et non-humains présents sur cette planète, celui qui lui servirait au mieux. Mais même pour un Oneiroi, la tâche n'était pas des plus simples, au vu de la quantité phénoménale de songes flottant dans le monde des rêves..

Oneiros... même si son âme reste immortelle, je m'en voudrais s'il devait lui arriver quelque chose. J'ai ressenti les crainte de plusieurs individus à son égard, et leur expression simultanée m'a plus qu'inquiété. Ce qui se trame là-bas n'est pas clair, je dois intervenir.

Phantasos était déjà suffisamment affairé ailleurs, quant à Morpheus... Disparu, volatilisé. Icelos était le dernier en liste, c'était donc à lui de s'en charger.
Ecumant les songes un à un, analysant le caractère de chaque cas se présentant à lui, Icelos cherchait, sans relâche, une âme présentant les qualités nécessaires pour qu'il puisse s'y substituer. Mais comment déceler, dans une hâte frolant la précipitation, l'homme idéal? Il faudrait en temps normal bien plus de temps à un oneiroi pour choisir son réceptacle. Des recherches approfondies, des observations soigneuses du sujet, des tests, des interactions... Mais pour Icelos, l'heure n'était pas aux détails.
Il lui fallait un corps, et vite.



Krauser s'en voulait de son incapacité à rejoindre son maître. Il était là, étendu au sol, sans même la force de pouvoir bouger. Il lui semblait, en plus d'être vide de toute trace d'énergie, que chaque muscle de son corps était devenu inerte. Cloué au sol, il pouvait prendre le temps de réfléchir à ses erreurs... et à ses problèmes.

Il était un spectre fidèle et dévoué. Lorsqu'il tenait à quelqu'un, il se faisait un devoir et une nécessité d'en assurer la protection. Oui, c'était bien ça. L'objectif, la détermination, le but de Krauser, était d'avoir une personne chère à protéger, quoi qu'il arrive, qu'il s'agisse d'une affection personnelle ou d'un devoir en tant que soldat. Mais... Si la volonté y était incontestablement, il ne disposait pas des capacitéés nécessaires pour mener à bien cet objectif. Il était trop faible. En tant qu'étoile terrestre, il n'aurait guère été capable de protéger qu'un humain... Et il haïssait ces êtres simples et idiots, si facilement portés sur les jugements hâtifs, fourbes, lâches, et malsains. Sauf peut-être... Non. Même Dormin, en plus de faire exceptions à ces caractéristiques repoussantes, semblait tout à fait capable de se passer de lui.

Plus que la frustration de n'avoir pu mener sa mission à bien, Krauser désespérait de cette sensation d'impuissance. Il se sentait si inutile... Autant de volonté et si peu de moyens, c'était là une situation qui n'avait rien à envier aux pires tortures que l'on aurait pu lui infliger.

Etait-il définitivement condamné à rester trop faible pour pouvoir tenir ses engagements? Etait-il destiné à rester un simple serviteur, Sa Majesté Perséphone s'était-elle trompée en lui annonçant un avenir prometteur? Si au moins son manque de puissance était compensée par d'autres qualités... Mais en plus d'être faible, il n'était pas perspicace, comme le lui avaient prouvées ses nombreuses erreurs lors de sa mission pour le seigneur Narcisse; et pire que tout, il ne faisait preuve ni de cruauté ni de détachement, qui auraient pu, à défaut de le rendre puissant, le transformer en une simple machine de guerre sans états d'âme. Il était un faible serviteur sans capacités, jusqu'à être incapable de se montrer digne d'un soldat des Enfers.
Envahi par l'épuisement, sa réflexion lui ayant ôté toute volonté, il ferma les yeux, laissa tomber sa tête sur le côté et s'assoupit dans un calme si profond que la mort elle-même eut été plus agitée.



Rien... toujours rien...
Icelos ne parvenait pas à trouver un hôte convenable, même en supposant que celui-ci ne soit pas parfait. Trop craintif, trop idiot, trop fragile, trop peu de volonté... Il commençait à croire que le destin ne voulait pas de lui sur Terre pour le moment.
Mais tout à coup, un nouveau songe fit son apparition. Quelqu'un, sur Terre, s'était assoupi et était en proie aux rêveries. Les songes apparaissaient en continu, les humains n'ayant de cesse de s'assoupir et de se réveiller; mais ce songe en particulier attira l'attention d'Icelos, pour la simple et bonne raison qu'il était totalement vierge. Aucun son, aucune image, aucun souvenir... comme si cet individu n'avait aucun rêve, n'était omnubilé que par une seule chose, trop concrète pour apparaître en songe.

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas assisté à un tel phénomène. Un esprit vierge, totalement modelable... mais quel gâchis de souiller ce blanc immaculé. Voyons voir.

Icelos s'engouffra dans l'esprit de cet homme, accédant à ses souvenirs, ses pensées et surtout, ce qu'il était. Et ce qu'il y vit le surprit autant qu'il le réjouit.

Fascinant... cet homme -un spectre, quelle belle entrée en matière- ne connaît pas de songe pour la seule raison que son devoir envers ses maîtres est infiniement supérieur à tous ses propres espoirs et ses désirs. Il est si préoccupé de se montrer un serviteur irréprochable qu'aucune autre idée ne vient entamer son esprit. Voilà qui est bien noble. Mais ses maîtres... qui sont-ils, en particulier?

La réponse à cette question ne tarda pas à lui parvenir. Parmi les visages de quelques rares individus occupant son attention et son intérêt (un homme distingué aux cheveux blancs, un rouquin au sourire rassurant, et le visage bien connu de Dame Perséphone), se dressait celui d'un homme au visage parfait et aux yeux d'un bleu des plus intenses.
Narcisse.

Oneiros.

Ce spectre était un véritable cadeau du destin. Dévoué à ses maîtres, et en particulier à Oneiros, disposant en prime d'un physique des plus solides... Mais comme si toutes ces Qualités n'étaient pas suffisantes pour le convaincre, Icelos décela également un potentiel qui l'intéressait tout particulièrement. Cet homme recelait en lui une rage phénoménale, sans doute l'accumulation d'années de souffrances et de frustration. Cette rage faisait de lui une véritable bête sauvage. Et quoi de mieux pour accueillir un dieu à la forme bestiale...
Et quelle ironie! Le spectre de l'Ogre... Un ogre. une créature de cauchemard, hantant les esprits humains depuis la nuit des temps.

Cet homme est manifestement le réceptacle parfait. Reste à présent à l'investir, mais... il me faut un argument.

Il aurait été facile pour Icelos de prendre le contrôle de son corps aussi simplement que rapidement; mais il était ici question de se montrer discret. Ce spectre, naturellement dévoué à Oneiros, était l'outil idéal pour le couvrir en toute discrétion; mais il mènerait cette mission en possession des pouvoirs du dieu des Illusions. Il garderait son esprit de façon à ne pas éveiller les soupçons. Du moins... pour l'instant.
Icelos approfondit quelque peu ses recherches, et décela un caractère du spectre qui allait plus que lui faciliter la tâche.

Il se dit trop faible pour mener sa mission à bien. Parfait! Il ne pourra pas refuser à l'optique d'accéder à mes pouvoirs. Une fois qu'il les aura laissé l'investir, libre à moi de prendre ou non le contrôle de son corps.

Qelques manipulations spirituelles, et Icelos concocta un songe bien spécial pour ce spectre qui serait bientot son hôte. Il fallait une belle entrée en matière, et au vu de ses convictions, la tâche ne serait pas bien ardue.




Le sommeil était calme et profond, comme d'accoutumée. Krauser dormait sans s'en rendre compte. Il se réveillerait plus tard, sans aucun souvenir de son sommeil, comme si le temps entre son assoupissement et son réveil n'avait jamais existé.
Du moins, c'est ce qui se serait passé si rien n'était venu troubler la quiétude d'un sommeil immaculé de tout songe.
Les sens du spectre s'éveillèrent, il lui sembla être tiré de son sommeil. Mais l'endroit ou il était n'avait strictement rien à voir avec Venise. Il était à nouveau dans le monde obscur ou il avait mené bataille plus tôt, contre un mort-vivant bien étrange.

La panique s'empara de lui. Il n'était tout de même pas retombé dans cet univers sombre et oppressant !? Il avait eu tant de mal à s'en sortir...
Tout à coup, un bruit retentit derrière lui. Krauser se retourna, et distingua trois silhouettes, en ligne, droites comme des pieux. Ces formes vaguement humaines étaient masquées par de profonds ténèbres, ne laissant deviner que le contour de leurs corps. Puis elles s'approchèrent du spectre, cloué sur place par la peur autant que la stupéfaction.
Peu à peu, les silhouettes parurent à la lumière blafarde baignant cet univers glauque. L'ogre put distinguer plus précisément leur physiologie... et hoqueta de surprise.
Le premier était un homme aux longs cheveux blancs, richement vêtu. Le second, un jeune homme à la chevelure si rousse qu'elle semblait vermillon. La troisième, une femme aux traits magnifiques et à la longue chevelure noire.
Aiakos. Dormin. Perséphone.

Mais alors que ces trois personnalités, parmi les seules que Krauser avait jamais apprécié et respecté, s'approchaient lentement, de lui, il discerna un détail bien particulier.
Leurs vêtements étaient abîmés, leurs corps recouverts de blessures plus ou moins profondes, leur visage meurtri et crispé dans une expression de terreur. Leurs yeux étaient blancs, vides de toute expression.

Qu'est-ce que...Qu'est-ce que ça veut dire?

Question rhétorique. Ces trois individus, tout comme le gitan qu'il avait affronté il y avait peu, étaient perdus entre la vie et la mort. Animés, mais dépourvus de conscience.
Terrorisé, Krauser n'osa pas bouger. Les trois créatures qui lui faisaient face s'approchèrent de lui, et tendirent leurs bras entaillés et meurtris vers son visage, le fixant de leurs yeux inexpressifs.

Non! Non! Ne faites pas ça! Je ne veux pas me battre! Pas contre vous!

En aucun cas Krauser n'aurait pu lever la main sur les seules personnes ayant de l'importance à ses yeux, même dépourvus de conscience. Il ne pouvait se résoudre à attaquer ceux qui, seuls parmi le monde, lui avaient tendu la main. Les trois mort-vivants le submergèrent, l'engloutirent, tandis que le spectre paniquait et criait, sans pour autant oser effectuer le moindre geste de défense.

Non! Non! NOOOOON!!!

Krauser ferma les yeux, sentant l'étreinte des sans-âmes se refermer sur lui. Il se laissa recouvrir, impuissant face à ceux qui étaient ses maîtres ou ses amis. L'obscurité l'engloutit.
Puis tout à coup, plus rien. Aucun bruit, aucun mouvement, comme si les mort-vivants avaient tout bonnement disparu. Krauser rouvrit les yeux. Il n'était plus dans le sombre univers, mais il aurait reconnu cet endroit entre mille. Ces hangars, ces quais, ces cadavres jonchant le sol...
Aucun doute, il se trouvait sur le port d'Arcot, en Inde, à l'endroit précis ou lui et une poignée de soldats Français avaient lancé l'assaut sur les hangars anglais. Cette mission menée par le Seigneur Narcisse, durant laquelle il avait commis tant d'impairs.
Le hangar était en feu, exactement là ou il l'avait laissé quand il s'en était enfui. Machinalement, comme un réflexe, il se dirigea vers l'entrée, dont les deux portes avaient été arrachées par l'explosion qui y avait eu lieu. D'un geste automatique, indépendant de sa volonté, ill franchit l'ouverture béante du hanger. Ce qu'il y vit le figea d'effroi.

Le seigneur Narcisse, blessé, tenu à la gorge par un individu vêtu d'un manteau vermillon aux coutures rehaussées d'or, aux épaules bardées de galons. Robert Clive. Ce général anglais que le seigneur Narcisse voulait voir discrédité aux yeux du monde. L'objectif même de la mission à Arcot.
Le sang de Krauser ne fit qu'un tour. Il se précipita sur l'agresseur de son maître, les poings en avant. Mais d'un simple mouvement de la main, l'anglais généra une onde de choc si puissante qu'elle projeta le spectre plusieurs mètres en arrière. Surpris mais déterminé, il se redressa, et concentra son cosmos dans son bras.

Lâche mon maître tout de suite, tu m'entends? LACHE-LE!!!!

Krauser se jeta sur Clive afin de lui asséner un coup de sa Fourche des Artefacts de l'Ogre. Mais cette fois, l'anglais tourna simplement la tête. Ses yeux s'illuminèrent d'une violente lueur rouge, et Krauser goûta à nouveau la dureté du sol.
Il tenta de se relever, mais son précédent combat l'avais épuisé. Ses jambes flèchirent, et il dut rester à genoux.
Il ne comprenait pas comment cet humain pouvait disposer d'une telle puissance. Il ne pouvait rien faire. Il était condamné à regarder son maître blessé aux mains de cet individu.

Pourquoi! Pourquoi suis-je si faible! Je ne peux pas protéger ceux à qui je tiens! Pardonnez-moi seigneur Narcisse... une fois de plus, j'ai failli, je ne suis pas capable d'assurer votre protection! J'ai encore échoué !!! J'AI ECHOUE !!!!

A cet instant, le décor comme les personnages présents se désagrégèrent peu à peu, pour plonger Krauser dans un abîme d'obscurité. Puis des bordures se dessinèrent, des quadrillages lumineux formant une paroi impalpable. Krauser, héberlué, se demandait ce qui lui arrivait. Il ne comprenait plus. Etait-il en train de rêver? Etrange, il n'avait plus eu de souvenir d'un rêve depuis son assimilation par le spectre. Et tout ceci semblait si réel...
Tandis que l'Ogre se torturait l'esprit à comprendre ce qui lui arrivait, une forme se dessinait dans la paroi de cette étrange dimension.




Tout s'était passé exactement comme prévu.
Le spectre avait pris pour réalité tout ce que son propre esprit venait de lui suggérer, et était maintenant tout disposé à écouter le dieu des Illusions. Icelos apparut auprès de Krauser dans ce qui était une reproduction à l'identique de la dimension des rêves, se matérialisant peu à peu dans la bordure de ce monde. Bientot, il se présenta à l'Ogre, à la fois visible et imperceptible, spirituel et visuel. Il ne disposait pas encore d'enveloppe charnelle, aussi son image ne pouvait-elle être que suggérée à celui qui en ferait bientot office.

Krauser de l'ogre. Bienvenue dans ton rêve. Je me nomme Icelos, mieux connu chez les humains sous le nom de Phobétor. Je suis le dieu des Illusions et des phobies, fils d'Hypnos, dieu du sommeil.

Krauser n'en croyait pas ses yeux. Devant lui se dressait une entité qu'il devinait comme anthropomorphe, pourtant rien ne le lui indiquait. Non, son caractère lui était suggéré. Ses sentiments suffisaient à identifier qui lui faisait face.
Le dieu des Illusions? Cela expliquait pourquoi, pour la première fois depuis des années, il avait été pris dans un songe. Nul doute sur le fait que c'était lui qui le lui avait apporté, mais la question était: pour quelle raison?
Il avait bien l'intention d'obtenir des réponses. Mais avant qu'il n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, son interlocuteur poursuivit.

Il me fallait mettre ta détermination et ta loyauté à l'épreuve. J'ai d'ailleurs le plaisir de t'annoncer que tu réponds parfaitement à toutes mes espérances.
Le premier songe visait à tester ta volonté. Même assailli, au risque de perdre la vie, tu t'es refusé à t'attaquer à ceux qui t'étaient chers. Ce qui est la preuve d'une rare loyauté.
Le second songe avait pour objectif de vérifier ta détermination. Le résultat n'a pas été parfait, car tu n'as pas tenté jusqu'au bout de sauver celui qui est ton maître; mais cela démontre en revanche d'une lucidité étonnante. Tu savais que toute tentative était inutile, et tu n'as pas insisté; mais j'ai ressenti ton deséspoir de ne pas avoir pu agir. Et cela me suffit.


Tout cela est fabuleux, mais... Pourquoi vouloir me mettre à l'épreuve? Vous souhaitez me confier une mission?

Mieux que cela, Krauser, mieux que cela. Je te propose de répondre à ton plus cher désir. Je peux te fournir la puissance que tu souhaites tant, afin de te permettre de tenir tous tes engagements. Tu es un spectre loyal, Krauser, et désintéressé de surcroît. Ces qualités font de toi le parfait sujet pour accueillir mon âme.

Krauser était ebrlué. Il n'était pas sur de saisir le sens de ses paroles. Il lui semblait comprendre de quoi il s'agissait, mais... Lui? Pourquoi lui?

Je ne suis pas sur de bien vous comprendre. Qu'attendez-vous de moi au juste?

Oh, je n'attends rien, Krauser. Je te propose simplement de faire de toi le nouveau dieu des Illusions, en assimilant mon âme.

Mais pourquoi me le demander? Une simple étoile terrestre a pris le contrôle de mon corps sans aucune difficulté, alors vous... Pourquoi ne le faites-vous pas, simplement?

Surprenant. Ce spectre était moins idiot qu'il n'y paraîssait. Eh bien soit, s'il fallait jouer franc jeu, il allait en être ainsi.

Je n'ai pas simplement besoin de ton enveloppe charnelle, Krauser. Ton sens du devoir et ta loyauté me sont indispensables. Et toutes ces facettes de ton esprit disparaitraient si j'investissais ton corps de force. Il me faut ton consentement. Réfléchis, Krauser. Tu serais toujours le même, mais plus un simple spectre. Tu serais Krauser, dieu des illusions. Tu disposerais de la puissance nécessaire à l'accomplissement de ton objectif.

Tout cela me semble bien... gratuit. Qu'attendez-vous de moi en échange?

Icelos sourit. Il était décidément plus lucide qu'il n'y paraissait. Heureusement, il n'avait rien à lui cacher.

Rien qui ne changera jamais tes projets. Mon but est de garder un oeil sur mon frère, Oneiros, plus connu sous le nom de Narcisse. Quelque chose de mauvais se trame à Venise. Mon frère est tout à fait capable de se défendre seul, mais je tiens à pouvoir lui prêter main-forte en cas de besoin. Et pour cela, l'idéal sera de passer par toi, sans conteste son plus dévoué serviteur.
Une fois que tout ceci se sera calmé, eh bien... Mes pouvoirs seront à ta disposition, et ce, jusqu'à ta mort.


Fantastique. Krauser ne parvenait pas à croire ce qui lui arrivait. Il espérait sincèrement qu'il ne s'agissait pas là d'un rêve.

Que dire? Vous proposez de m'offrir tout ce dont j'ai jamais pu rêver, à la seule condition que je mène à bien une mission que je ne pouvais de toutes façons qu'accomplir. Ma réponse est évidente.

Tu m'en vois ravi.

Aussitôt, la matérialisation spirituelle d'Icelos se condensa et se matérialisa en une petite sphère lumineuse. Krauser entendit sa voix résonner dans sa tête.

Il faut toutefois que tu saches, Krauser, que tu ne seras plus exactement toi-même. Tu conserveras ton caractère, tes idéaux, tes souvenirs, tes sentiments; mais en plus de ma puissance, mon esprit sera en toi. Pour faire simple, mon âme va prendre possession de ton corps, et assimiler toutes les facettes de ton esprit. Je deviendrai toi, et tu deviendras moi.

Ca me convient, tant que je n'oublie pas qui je suis. Comment suis-je censé procéder pour assimiler votre âme?

De la façon la plus simple qui soit. Tu es un ogre, tu vas donc devoir absorber mon essence spirituelle. Ce sera là ton dernier repas en tant que spectre de l'Ogre, profites-en au mieux.

Krauser tendit la main, et la sphère lumineuse vint s'y poser. Puis il la porta jusqu'à sa bouche, et l'avala sans plus de cérémonie. Il sentit comme une sensation de chaleur descendre en lui par sa gorge.

Etrange... Une assimilation au sens le plus humain du terme devrait m'être familière, pourtant j'ai du mal à admettre que... cela... cela se passe de cette façon. Je... aarh... aaaaargh!!

Une vive douleur se fit sentir dans ses entrailles, puis se répandit dans tout son corps. Il lui sembla qu'il brûlait de l'intérieur, comme si sa puissance atteignait un tel niveau qu'elle le détruisait intérieurement. Il tomba à genoux, serrant ses bras sur sa poitrine atrocement douloureuse. Il se recroquevilla, torturé par la souffrance, et hurla.


Krauser ouvrit les yeux. Il se trouvait à l'endroit précis ou il s'était endormi. Mais alors... avait-il rêvé tout cela? Les zombies, le seigneur Narcisse en danger... Rien d'étonnant cela dit au fait qu'il en ait rêvé, son esprit étant habité par ces images et ces craintes à cause de cette mission à Venise. Il lui semblait qu'il y avait encore autre chose, mais... quoi? Une entité, une puissance... Un repas...
Etrange.
Il se redressa, fit craquer ses cervicales et tourner ses épaules, et jeta un regard vers la basilique. Son fr... son maître l'y attendait.

Qu'est-ce que j'allais dire?

Etrange. Il était toujours le même, pourtant, il se sentait comme différent intérieurement. Comme s'il n'était plus seul. Il avait comme un trou de mémoire... Dans son sommeil?
Très étrange. Mais tout ceci n'était probablement dû qu'à son rêve. Il se dirigea vers la basilique.
Il avait oublié que, quelques minutes plus tôt, il n'était même pas capable de se relever.

---

Au fin fond de l'esprit de Krauser, Icelos se terrait, attendant son moment pour se manifester. Krauser n'était pas encore Icelos, Icelos n'était pas encore Krauser... Pour autant, Krauser, spectre de l'Ogre, n'était plus. Mais cette situation n'allait pas durer bien longtemps. Il fallait patienter, attendre le bon moment. Il était dans ce corps, mais n'en avait pas encore pris possession. Ce qui ne saurait tarder.
Dans très peu de temps, Icelos, dieu des phobies et des illusions, ferait son apparition parmi les humains.
Krauser de l'Ogre avait incarné un cauchemard.
Krauser allait devenir Le cauchemard.


[fin du post d'évolution]
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MessageSujet: Re: Le don des Illusions [evolution Krauser]   Sam 27 Oct - 4:00

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Le don des Illusions [evolution Krauser]

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