RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 1748 : Celle qui entend l'appel de l'océan

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Marina


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MessageSujet: 1748 : Celle qui entend l'appel de l'océan   Jeu 8 Nov - 10:44


Février 1748



‘D’fhear cogaidh
comhaltar síocháin’

CRÉDIT - CSS


Sauté pour mieux reculer ou reculer pour mieux sauter.

N’en déplaise à tout le monde, la vie de Muirgen était très bien comme ça, du moins pour elle. A part ses tournées avec le bon vieux docteur, garder les petits d’Aindreas et de Mairin et préparer l’office avec le père Paul, elle avait sans cesse refuser toute demande de ces messieurs. L’handicap ne les gênait pas mais Muirgen était difficile. En fait secrètement, elle restait fixée sur un portrait qu’elle avait dessiné un après-midi près du lac Corrib.

Ses murs étaient presque devenus une galerie. Tant de visages, quelques uns revenaient souvent, d’autre pas du tout. Elle essayait en vain de trouver le début du puzzle, elle savait que tous avaient un lien, il suffisait seulement de trouver le début. C’est en les regardant d’un peu plus près, qu’elle trouva un premier indice, elle n’avait jamais fait le rapprochement cependant en les mettant côte à côte, elle se rendit compte que tous porter une sorte d’armure. A ce moment, elle se dit, qu’elle devenait folle d’imaginer des choses pareilles. Elle avait déjà vu les soldats de la garnison et ça ne ressemblait pas du tout à ça.

Heureusement, Muirgen n’avait jamais parlé de ses hallucinations. A travers la brume, elle pouvait percevoir facilement des petits détails que l’œil normal ne pouvait pas voir. Muirgen pouvait comprendre facilement le chant d’un cours d’eau ou le grondement de la mer déchaînée qui s’engloutissait dans la baie de Galway.

Puis une nuit, elle fut réveillée par une faible lueur au travers de sa fenêtre. Prenant son châle, elle alla vers celle-ci et regarda. La lumière venait du port et semblait l’appeler. Du moins, c’est ce qu’elle ressentit. Elle sortit de sa chambre et fit attention de ne pas faire de bruit. Ouvrit la porte d’entrée et fila aussi vite qu’un poisson dans l’eau vers le signal. Il était comme un phare pour elle et ne comprenait pas du tout ce qui lui arrivait. Arrivant à la fin de la digue, elle pilla net. Son cœur disait de sauter sa tête disait le contraire. Elle pensait à tous ses amis, elle regarda fixement l’objet de son obsession mémorisant dans les moindres détails afin de la reproduite à l’identique.

Elle recula de quelque pas et fit demi-tour. Pendant tout le chemin, son cœur battait la chamade, il était lourd, son envie de pleurer encore et toujours était présent, elle ne voulait pas se soumettre à l’appel de l’océan. Muirgen rentra chez elle et se coucha. Le sommeil ne voulait pas venir, trop de chose se bousculer dans sa tête. Pourquoi, cette image restait graver dans son esprit comme si on l’avait marqué au feu de l’huile sacré ? Elle ne comprenait pas, elle avait peur, elle était terrifiée. A bout de force, elle s’endormit cependant au réveil, la première chose qu’elle fut c’était de dessiner ce qu’elle avait vu, observé, mémorisé. Elle voulait des réponses et c’est son hôte qui pouvait lui donner les réponses.

Pendant le petit déjeuner, Muirgen posa alors sa question dans son langage.

"Dites-moi, vous qui êtes un érudit ? Qu’est-ce que c’est ? On dirait la fourche pour le foin dans l’étable du maréchal-ferrant."

Le bon vieux docteur regarda le dessin et sourit.

"Ceci ma chère est l’emblème du dieu Poséidon, c’est un trident. Pourquoi cette question ?"

L’air totalement gêné, Muirgen préféra se taire mais le bon vieux docteur en décida autrement.

"Tu l’as rêvé c’est ça ? Ecoute, ça n’a pas d’importance, si tu veux, j’ai des vieux livres au grenier. C’est ma petite collection à moi car pendant mes études de médecine, j’ai été fasciné par la mythologie grecque. Si tu veux, tu peux les prendre pour parfaire tes connaissances. Je sais que tu aimes lire alors autant te faire plaisir."

Un sourire naquit sur les lèvres de Muirgen. Elle se leva et l’embrassa sur la joue. Puis elle le remercia et fila vers le grenier. Arrivée en haut, elle farfouilla et trouva ce qu’elle cherchait. Elle redescendit et installa tout ceci dans sa chambre. Les nuits prochaines allaient être riches en savoir.
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Marina


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MessageSujet: Re: 1748 : Celle qui entend l'appel de l'océan   Jeu 8 Nov - 20:35

Mars 1748

Un plus un égal deux. Petite opération mathématique car sans que Muirgen le sache quelqu’un la surveillait. Cette sensation, elle le ressentait depuis déjà quelques mois. Ce n’était pas l’appel qu’elle avait ressenti. C’était autre chose. Le moine franciscain était toujours là et venait régulièrement lui rendre visite. Les enfants d’Aindreas eux aussi venaient tous les jours la voir et lui apprendre les derniers mots, les dernières phrases qu’ils avaient appris. Nolan était toujours présent au cours comme si sa fuite ne l’avait pas dérangé outre mesure.

Dès qu’elle avait finis ses devoirs journaliers entre consultations et corvées, Muirgen partait dans divers endroits avec Iverna. Ce jour, Muirgen avait décidé de se rendre sur les falaises où elle pouvait voir le phare de Galway. A cet endroit désertique à part quelques petites maisonnées de pierre, elle avait cette sensation d’être observée. C’était devenu obsédant et elle décida de ne plus reculer. Elle fit face et pendant des heures elle resta debout à attendre. Sous le déluge météorologique, elle décida enfin de partir mais l’ombre fit son apparition puis parla.

"Tu es une tenace! J’ai jamais vue une personne comme toi et pourtant dieu sait que j’en ai vu des choses. Pourquoi ne fuis tu pas ?"

Muirgen ne connaissait pas la voix, cependant elle vit qui était cette ombre et lui répondit dans son langage.

"Pourquoi me suis tu Nolan ?"

"Disons que j’en ai assez d’attendre ton retour à la chapelle, j’aimerai te connaitre."

"Et pourquoi faire ? Je tiens à ma liberté, je n’ai que faire de toi et des affaires de ta famille."

Nolan souffla, depuis quelques mois, il était lui-même en conflit avec son paternel. La cause : Muirgen.

"Ecoute, je ne te veux aucun mal, je ne suis pas mon père. D’ailleurs nous sommes en conflit depuis que tu as quitté les cours du moine."

Muirgen le regarda avec perplexité. Cet homme était bizarre, vraiment bizarre. Elle n’avait pas confiance en lui et pour cause. Cependant à bien y réfléchir, il est vrai que les petits la réclamer tout comme les deux hommes d’églises. Avait-elle fait erreur et jugeait trop vite cet inconnu ? Justement il bougeait et tenait à sa main une lanière. Son cheval le suivait de près puis il dévia et avança vers une de ses sacoches. Il prit alors quelque chose de long et moelleux et s’approcha enfin de Muirgen tout en mettant la couverture sur sa tête.

"Tu vas attraper la mort et je m’en voudrai. Depuis combien de temps tu arrives à me percevoir."

Levant la tête, Muirgen le regarda avec un peu moins de méfiance et agrippa la couverture de sa main gauche. Elle prit de nouveau les rennes et prit la direction d’un coin tranquille qui les protégera de la pluie. Nolan n’attendait pas qu’elle réponde quand il vit sa main sur la couverture. Il avait compris. Cependant, Muirgen, réfléchissait et pensait en même temps. Cet homme était vraiment bizarre.

Après cinq minutes de marche entre les murets de pierre, ils arrivèrent à destination. Les chevaux étaient restés sous un arbre en attendant que la pluie cesse. Nolan fit un feu avec ce qu’il pouvait trouver dans l’abri de fortune. Muirgen se réchauffa peu à peu tout en observant ce dernier.

Le silence fut rompu quand elle tapa dans ses mains afin de lui répondre dans son langage.

"Ça fait un moment déjà que j’arrive à te percevoir. Ne cherche pas à comprendre, je ne suis pas normale."

"Qu’est-ce que tu racontes ?"

Muirgen préféra rester silencieuse et regarder les flammes. A quoi bon chercher midi à quatorze heures, elle le savait elle-même. Cependant Nolan n’avait pas dit son dernier mot.

"Dis-moi, je te vois souvent lire ou bien dessiner."

Elle releva la tête comme si elle avait été piquée par une abeille. Son regard perdu se troubla devant le visage sérieux de son partenaire d’infortune.

"Eh bien, je lis un livre sur la mythologie grec. Et je dois dire que c’est passionnant. Si cette époque a vraiment existé, j’aurai bien aimé y vivre."

Nolan la regarda donner ses explication et compter dans ses signes ce qu’elle avait lu et se rendit compte qu’un dieu sortait toujours du lot : Poséidon. Il ne dit rien mais enregistrer tous ses gestes gracieux et le rythme de ses lèvres. A un moment, elle s’en rendit compte et s’arrêta. Muirgen regarda l’homme et tourna la tête pour voir le temps. La pluie avait cessé, elle sourit car en elle-même la situation devint critique. Elle se leva d’un coup et préféra sortir et rejoindre son Kerry Bog. C’est à ce moment que Nolan se rendit compte que cette fille si mystérieuse le fascinait. Quant à elle, c’était sauve qui peut. Sans un regard, Muirgen partit à toute vitesse, Ça devenait trop étrange à son goût et elle préférait la chaleur de son foyer.
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Marina


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MessageSujet: Re: 1748 : Celle qui entend l'appel de l'océan   Jeu 15 Nov - 9:35

Septembre 1748

Inis Mór est une l’une des plus grandes îles d’Aran. Nolan Ó Ciardhubháin avait invité son amie Muirgen pour lui changeait les idées et sortir un peu de Galway. Pendant un mois, il avait lutté avec le vieux docteur afin qu’il accepte. A bout de patience, il accepta. Muirgen fut ravis car hors Aindreas, Mairin, le père Paul et le moine franciscain qui pour elle était entre guillemets sa famille d’adoption, elle voyait en Nolan son véritable premier ami. Les choses n’avaient pas été faciles entre eux aux débuts. Elle-même se méfiait énormément du fils du seigneur Ó Ciardhubháin. Sauf qu’il n’était pas comme son père.

Depuis quelques mois, on les voyait souvent ensemble après l’office seulement ce n’était pas assez pour Nolan qui avait secrètement des sentiments pour la jeune femme. Seulement, il n’avait pas envie de la brusquer.

C’est alors qu’il décida de l’inviter sur cette île. Il avait de la famille et un de ses oncles maternels avait accepté de loger les amis pendant quelques jours le temps de lui faire visiter Inis Mór.

Muirgen était toujours autant fascinée par la mer et son appel devenait de plus en plus fort néanmoins elle savait qu’elle n’était pas prête et préférait profiter de ces instants que chaque mortels considérait comme acquis.

A ce moment, elle se baladait avec Iverna sur le sable fin en compagnie de son ami. Qui lui racontait ses souvenirs d’enfance. Le paysage était magnifique et elle scrutait chaque vue et chaque détail afin que tout cela reste graver dans sa mémoire à tout jamais. Puis avant de rentrer Nolan descendit de son cheval et enleva deux objets d’une grande longueur puis vint vers Muirgen et lui en tendit un.

"Mon père risque de me déshéritait pour la trahison que je lui ai fait subir mais j’aimerai t’offrir ceci."

Muirgen regarda l’objet et enleva la protection de celle-ci et ses yeux s’étonnèrent de surprise. Le présent que venait de lui offrir son ami n’était autre qu’une épée. Elle regarda avec insistance son ami.

"Ce n’est pas très romantique je le concède. Une femme comme toi devrait recevoir des fleurs, des bijoux et autres présents plus fabuleux. Mais cette épée est un héritage familial qui est chez nous depuis des générations. Même mon père ne sait pas depuis combien de temps elle est chez nous et tout c’est oublié avec le temps car nos propres origine remonte aux celtes. Ils ne sont pas les barbares qu’on décrit dans certains livres. Ils œuvraient en général pour la paix, la preuve puisque la christianisation c’est fait sans épanchement de sang. Beaucoup dise le contraire seulement, ce n’est que des mensonges. Devant nous sommes Chrétien même si la guerre de religion fait rage en silence, mais notre sang celte coule toujours dans nos veines."

Muirgen prit une claque psychologiquement à ce moment. Les larmes coulèrent surtout vis-à-vis de ce présent. Elle était embarrassée aussi car ce cadeau était un héritage, elle ne se sentait pas digne. Elle voulut lui redonner, mais Nolan refusa. Puis il sortit son épée de son fourreau et se mit en garde.

"Il est l’heure de voir ce que tu as dans le ventre Muirgen. Sache que même ton amnésie ne peut pas faire oublier à ton corps les automatismes qu’il a acquis."

Puis il passa à l’attaque, dans un geste de survie et pas encore remis de cette situation embarrassante, elle esquiva l’attaque de Nolan mais celui-ci revint à la charge. L’épée encore dans son fourreau, Muirgen d’instinct releva celui-ci et arrêta net la deuxième attaque de son ami mais celui-ci continua à forcer le passage tandis que Muirgen essayait de se battre contre la force de l’homme néanmoins l’assaut fit tomber la jeune femme se retrouva les fesses dans le sable.

A cet vue, Nolan sourit, Muirgen bouda et l’ami lui tendit la main afin de l’aider à se relever. Il tira fort, si fort que Muirgen décolla pour se retrouver contre son torse. A ce moment, son cœur faillit se rompre. Les yeux dans les yeux quelque chose se produit en elle. Effrayée, elle le repoussa et enleva l’épée de son fourreau et sauta en arrière et se mit en garde et passa à l’attaque reproduisant les même gestes que son ami quelques instant plus tôt.

L’échange dura pendant un certain moment et ce fut Nolan qui gagna quand l’épée vola. Epuisée Muirgen se mit à genou sur le sable et reprenait tranquillement sa respiration tout en réfléchissant à ce qu’il venait de se passer. Il avait raison, les automatismes du corps et des muscles était revenu. Chaque coup parer était calculé, chaque attaque, chaque botte avaient eu une cible précise. Tout dans ce jeu d’épée était une question d’attente, d’observation, de préparation. Nolan avait vu sa faiblesse et il s’était engouffré avec une telle rapidité.

Muirgen comprenait alors pourquoi son père avait dit qu’elle était une épéiste chevronnée, il avait l’œil du maître d’arme. Nolan la rejoignit quelques instant après. L’épée offerte était de nouveau dans son fourreau et il s’assit. Tout en regardant la mer, il sourit et lui dit.

"C’était un bon combat Muirgen, faudrait remettre ça afin d’équilibrer les choses. Tu manques de force dans tes bras et tes appuis sont mal assurés. C’est dû au fait que tu ne t’entraînes plus."

Il s’allongea alors sur le sol et se mit sur le côté regardant les détails de son visage. Le regard de Muirgen était perdu dans les vagues qui venaient s’échouer sur le rivage, la brise marine soulevait ses cheveux ondulés. Puis il fit une chose dont elle ne s’attendait pas.

"Je suis désolé pour tout à l’heure."

Elle le regarda dans les yeux et sourit puis liant les gestes elle lui répondit.

"Tu es séduisant Nolan mais je ne peux pas être plus qu’une amie. Un se serait une idiotie de notre part et de deux parce que je sais que quelque part il y a cet être."

Le regard de Nolan se perdit dans les siens. La révélation qu’elle venait de lui faire était comme la confession de ce qu’il redoutait. Son cœur n’était pas à prendre car il était déjà pris.

"Tu t’en souviens ?"

"Non, mais je l’ai rêvé plus d’une fois et je l’ai dessiné. En fait, je m’accroche à se souvenir de mon passé comme une corde de sauvetage. C’est ridicule et complètement pathétique. C’est pour ça que je refuse toute demande car j’ai espoir un jour de retrouver ma mémoire et de le revoir après je ne sais pas ce qu’il se passera. Advienne que pourra."

Elle rabattit ses mains et se souleva. Elle alla vers la plage et vit au loin quelques dauphins sauté hors de l’eau. La migration avait commencé vers des courants un peu plus chauds et le spectacle était magnifique.
Quelques instants plus tard, ils repartirent vers leurs chevaux pour rejoindre la maison de leur hôte.
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MessageSujet: Re: 1748 : Celle qui entend l'appel de l'océan   Jeu 15 Nov - 9:40

Novembre 1748

Deux mois c’était écoulé depuis l’escapade des deux amis. Muirgen s’entraînait avec Nolan dès qu’un moment était libre dans leurs emplois du temps respectif.

Evidemment, les liens se resserraient entre eux mais Muirgen laissait toujours une marche de recul. Faute de ne pas pouvoir essayer plus, loin Nolan décida d’arrêter ses avances et se consacra un peu plus à la rééducation de certains membres et muscles endoloris. Evidemment, Muirgen prenait toujours l’épée que ce dernier lui avait offerte. Même si Owen n’avait pas accepté l’offense que son fils lui avait fait. La punition avait été rude, il le renia catégoriquement. Sans le sous maintenant, il devait survivre tout comme son ami et ses aux côté du docteur que celui-ci fit ses premiers pas dans le monde médical malgré son âge tardif.

Depuis ce moment, Nolan vivait chez le père Paul depuis qu’il avait été renvoyé de chez lui. L’aide de Muirgen et de son entourage lui avait fait beaucoup de bien et l’avait ressaisit. Il avait décidé de ne plus vivre pour son père, sa famille, son héritage mais bien pour lui-même. En premier lieu, même s’il savait qu’il n’avait aucune chance avec Muirgen, elle ne pouvait rien faire contre son désir de protection envers son amie. Bien sûr tout cela agaça l’amnésique et le remit plus d’une fois en place. Cependant, Nolan était un authentique irlandais et plus borné que lui, Muirgen n’avait aucune chance. Plusieurs duels s’entamaient et finissaient toujours de la même façon : Nolan vainqueur.

Le mois de Novembre avait son lot quotidien de bobo et de maladies et Muirgen n’y réchappa pas pour une fois. A force de vouloir en faire trop, elle s’était elle-même épuisée et avait contracté un sacré rhume qui se transforma en bronchite. Le vieux docteur se mit pour la première fois en colère devant l’obstination de sa protégée et décida de l’enfermer à clef dans sa chambre et avec la complicité de Nolan condamna provisoirement les fenêtres.

Ce passage traumatisa Muirgen. Elle qui aimait les grand espaces, elle qui aimait tout simplement la liberté en fut retourner et capitula pour la première fois. Alors, elle se remit de nouveau dans la lecture des livres d’Angus qu’elle avait mis de côté afin de bénéficier de l’enseignement de Nolan.

Elle découvrit d’autres personnages qui l’envoyèrent au pays des songes plus d’une fois. Et tout naturellement la maladie passa. Un soir, le vieux docteur voulut lui parler mais elle refusa comme tous les jours de discuter dans son langage. Elle avait compris, ce n’était pas la peine de l’enfermer comme un oiseau en cage pendant plusieurs jours. Angus comme Nolan reçurent plus d’une fois l’oreiller de celle-ci en plein visage. Muirgen avait décidé de bouder et ça révolte continua encore plusieurs semaines.

Puis un matin, tout s’arrêta quand le vieux docteur arriva dans sa chambre en trombe sa sacoche à la main pour lui demander son aide pour un accouchement qui allait mal. Mairin était en danger tout comme le bébé et il avait besoin de ses services.

Aussitôt dit, elle se releva le regard en panique. Le monde ne tournait pas toujours autour d’elle. Il y avait urgence. Elle adorait Mairin et elle ne voulait pas que tout se passe mal pour elle et son bébé. Elle prit son châle et ses chaussures qu’elle mit en quatrième vitesse et partit à toute allure vers la maison d’Aindreas.

Nolan sortit ce dernier hors de la maison avec les jumeaux qui pleuraient de peur. Le père de famille était affolé. Au même moment, le père Paul arriva et demanda à la petite famille et à Nolan de prier pour qu’un miracle se produise.
Au même moment, les complications s’accentuaient. L’eau qui était en train de chauffer, Muirgen prépara les linges et réchauffa le plus de couverture possible devant l’âtre.

Le passage était mal engagé, le bébé était en souffrance tout comme Mairin, il ne restait qu’une solution, sinon il risquait d’y passer tous les deux.
Muirgen prit alors le flacon dans la valise puis le linge en tissu et déversa le liquide dessus. Elle le posa délicatement sur le nez de Mairin qui lentement passa dans un sommeil. A ce moment, Angus incisa le ventre de sa patiente.

A l’extérieur, il n’y avait plus aucun son, Aindreas devenait fou puis il entendit un cri de naissance Merwin O Murchu venait de voir le jour. Néanmoins, il ne rentra pas de suite, il voulait attendre l’autorisation du bon vieux docteur.
C’est quelques minutes plus tard, que ce dernier ouvrit la porte.

"Comment va Mairin et comment va le bébé ?"

"Mairin se réveille lentement, j’ai dut l’inciser. C’est une méthode qu’on est obligé de faire avec les mammifères quand elle mette bat difficilement. Cependant sa vie et celui de ton fils sont sauvés. Va rejoindre les tiens."

"Merci Docteur, merci beaucoup."

Aindreas courût directement vers sa chambre. Muirgen tenait dans ses bras le nourrisson. Quand elle le vit, elle sourit et vint vers lui et le déposa dans ses bras. Puis elle lui dit dans son langage.

"Je viendrai tous les jours pour m’occuper des enfants et prendre soin de Mairin. Félicitation Aindreas."

Elle lui donna un baiser sur la joue et s’en alla avec les affaires du docteur afin de rejoindre la petite maisonnée pour une bonne nuit de sommeil.
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