RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 :: ~ Une ombre menaçante sur Venise

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Eilaine


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MessageSujet: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Ven 9 Nov - 20:14

=> Sanctuaire d'Athéna





    Une étendue d'eau miroitante. Un millier de couleurs éclatantes se reflétaient sur les eaux de la Grande Venise, bleu, orange, rouge, jaune, cette débauche de teintes hypnotisait les voyageurs volant. La belle ville italienne se préparait au fabuleux et ô combien célèbre carnaval. Une tradition maintenant, imprimée dans les mœurs depuis le Moyen-Âge : un souffle nouveau et festif pour toute la populace ragaillardie par cet air de fête.
    Une aubaine pour eux qui ne désiraient pas se faire remarquer. Les gens du peuple étaient trop occupés à s'activer à la préparation des jeux, costumes et décorations de la ville enchanteresse. Jamais Aalanna n'avait rien vu de semblable. Cette ville flottante lui rappelait naturellement son île d'Avalon, et la voir se parer d'un léger brouillard vaporeux lui fit tout de suite apprécier le panorama.
    Mais l'heure n'était pas à l'émerveillement. Ses ailes battirent l'air plus vigoureusement, les laissant s'immobiliser quelque temps quand un courant ascendant et chaud la faisait s'élever un peu plus parmi les nuages. D'une traite tant son cœur était en émoi, la belle prêtresse avait parcourut la distance entre la Grèce et le nord de l'Italie. Sans ressentir une once de fatigue. Il faut dire aussi que son cosmos et son armure y était pour quelque chose dans cette entreprise hâtive : galvanisée par ce sentiment d'alerte aussi, la jeune femme blonde n'avait qu'un seul objectif en tête, arriver aux côtés de sa sœur de cœur.

    Des frissons d'appréhension parcouraient de temps à autre son corps beloté par les vents, seulement, sa volonté était plus forte que tout autre chose. Les canaux s'étendaient à pertes de vue, aussi, profitant du rideau diaphane offert par les eaux, Aalanna entama sa descente comme le faisait son compagnon ailé. D'un coassement, le corbeau d'ombre de Leene la prévint qu'ils étaient sur le point d'arriver à destination. Lestement, dans l'ombre d'un bâtiment, la jeune femme finit d'atterrir. Dans un soupir, commençant à ressentir le contre coup de ce vol tumultueux, la jeune femme replia ses ailes dans son dos ensanglanté. Le voyage fut bien plus rude qu'elle le pensait en fin de compte. Sa belle robe immaculée était toute tachetée de son sang. Faisant fi de la douleur lancinante, la demoiselle de l'aube resta dans la pénombre, appréciant ce moment de répit. Son regard azur se porta devant elle quand un bruit dans l'eau attira son attention. Un petit tourbillon naquit pour laisser le passage à une haute silhouette encapuchonnée : Antiokus finit par lui tendre la main, le visage bien plus grave qu'à l'accoutumé et que l'on prêtait bien plus d'ordinaire, à Elias. Aalanna fut surprise de voir son père, et il lui fallut quelques instants pour se saisir de cette paume tendue. Ce n'était pas tellement de la surprise, mais le soulagement qu'il soit arrivé si vite.

    - « J'ai ressenti ta détresse Dame de l'Aube. Mon enfant, pour laisser derrière toi le disciple des corbeaux, c'est qu'un événement terrible est survenu. Explique-moi.»

    La gorge nouée, mais reconnaissante de le voir ici, la fille se jeta dans les bras du père, calant sa tête contre le creux de son épaule. Surpris brièvement par un tel élan, Emrys finit par l'envelopper dans ses bras, voyant dans ce geste, les blessures béantes dans le dos de sa chère fille. Maugréant contre lui-même, le maître des métamorphoses se dit en son for intérieur, que ce serait la dernière fois qu'elle la laissait seule. Beaucoup de questions se bousculaient dans la tête d'Aalanna.

    - « Quelqu'un... quelqu'un à enlevé Mana !» s'exclama t-elle

    C'était là, la seule chose qu'elle parvint à dire. Les mots restaient coincés dans sa gorge tant le choc était rude pour elle. Faire du mal à la Sorcière de la Lune revenait à lui faire du mal directement. Quoiqu'elle prêtait cette douleur à une, plus insupportable encore que celles que l'on pourrait bien lui infliger. Leene était ni plus ni moins comme de la famille, davantage plus qu'une simple amie. Même proche.

    - « Maeleene... nous devons la retrouver sans attendre !»

    Pressée de la tenir entre ses bras, la demoiselle d'Avalon occultait ses blessures. Mais pas son père. D'une main se voulant apaisante, le druide calma sa précieuse petite Faie en lui caressant le visage, puis sa chevelure. Un index sur sa bouche, lui intimant le silence, et le père commença par soigner son dos. Les plaies se refermèrent, les ailes se rétractèrent sous la peau, ne laissant qu'une fine particule plus blanche. Chaque fois qu'elle devait faire appel à ses dons, c'était la même chose : le tribu de son sang était nécessaire, car son armure résidait en elle. Voilà le lot des Grande Prêtresse d'Avalon. L'habitude avait prit le pas sous tout le reste, aussi Aalanna le laissa faire sans rechigner, mais non pas sans jeter des regards inquiets autour d'elle. Quelque chose dans l'air excitait son inquiétude déjà grandissante. Puis, sans la présence de Serafim à ses côtés, c'était nettement plus dur pour elle de conserver un calme tout relatif. Six ans sans se séparer... six années ensemble. Aalanna n'aurait jamais pensé pouvoir l'abandonner aussi facilement. Le poids de la culpabilité s'insinuait déjà.

    - « Apaise toi petite fée, nous ne sommes plus très loin. Laisse moi quelques instants pour te guérir, Leene serait encore plus paniquée de te voir blessée, tu ne crois pas ?»

    Acquiesçant à contrecœur, elle prit son mal en patience. Quelques secondes suffirent à en venir aisément à bout quand la jeune femme crut ressentir sans doute par l'intermédiaire de son familier, la vague de désespoir. Celle d'une mère dévastée par la perte de son enfant unique. Alors, elle chuchota ces mots pour le messager.

    - « Je viens vers toi Maeleene, Antiokus est avec moi, nous arrivons...»

    Puis, l'oiseau d'encre prit son envol...






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Adrix


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Mer 14 Nov - 0:00

Un tourbillon incessant de colères et de sensations diffuses... Voilà ce qu'était devenu Fantasia, alors que son maître était en proie à un tourment sans précédent. Baignée dans la démence comme elle l'était, la dimension des fantasmes n'était par nature pas un endroit recommandable en soi, mais cela n'avait jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui. Les paysages fantaisistes s'étaient mués en magma apocalyptique, si distordu et incohérent que sa seule vision suffirait à retourner l'estomac du plus accompli des acrobates. Les lois même de la physique n'étaient qu'un lointain souvenir, haut, bas, gauche, droit s'entremêlaient et se défaisaient à un rythme effréné comme des amants capricieux. Le temps lui même avait perdu de sa superbe, tantôt figé tantôt plus rapide que le tonnerre. Les malheureux prisonniers de ce monde en proie à la destruction ne pouvaient que subir, leurs songes invariablement changés en de sinistres tourments. Les hurlements de terreurs des uns se mêlaient aux rires hystériques des autres, donnant à cet univers décadent une ambiance plus malsaine encore. C'était un cauchemar, dans le plus pur sens du terme, d'une incohérence telle qu'aucun esprit mortel ne pouvait en appréhender l'ampleur.
Et au milieu de ce chaos à nul autre pareil se tenait Adrix, le maître des lieux, recroquevillé sur lui même, le souffle court et trempé de sueur. Fauché par la douleur qui lui foudroyait les entrailles, l'Irréel serrait son estomac avec l'énergie du désespoir. C'était... Comme si ses entrailles étaient en feu ! Cette souffrance et la rage sourde qui emplissait son cœur se mélangeaient pour former une migraine comme il n'en avait jamais subit. S'il l'avait pu, il se serait arraché le cerveau pour calmer ses tourments.

    *Qu... Qu'est-ce qui m'arrive ?!*


Après son combat contre le Titan, il s'était retiré dans cet endroit pour rejoindre Venise où avait disparu la trace de Dormin. Mais à peine avait-il posé un pied ici que la moindre cellule de son corps s'était mise à crier à l'agonie. Un brasier infernal courrait dans sa chair et dans son esprit, et si ses plaies s'étaient déjà refermées, il pouvait encore ressentir la morsure des éclairs qui l'avaient frappé.

    *C'est le contrecoup de ton épuisement. Ton corps peine à contenir mes pouvoirs*


C'était donc ça... Les dons de polymorphe du Seigneur des Apparences étaient hors de contrôle, et son enveloppe fragile tentait tant bien que mal de contenir les transformations archaïques qui pourraient en découler. C'était là le pouvoir d'un Dieu, un organisme mortel, mort de surcroît, n'était pas conçu pour en canaliser tout le flux d'un seul coup. Il fallait faire usage de ses capacités avec parcimonie et toujours garder un œil attentif pour éviter de se faire consumer par ses propres reflux de puissance. Hélas, un tel self-control n’était pas vraiment d'actualité en ce moment. Les réserves qu'il avait puisées en aspirant le sang et l'âme de son ennemi n'avaient donc pas suffit à revigorer ses forces ?! Il avait bien conscience de son manque d'expérience en tant qu'hôte d'une divinité, mais il ne pensait pas fléchir si facilement face à l'adversité... Et pour tout dire il avait raison. S'il avait été dans des conditions normales, il aurait pu garder les rennes en main, même aux portes de la mort. Mais la peur et la colère qui s'étaient emparés de lui lorsque la présence de Dormin s'était effacée avaient affecté ses capacités. Damn it ! Il n'avait pas de temps à perdre avec ça ! Chaque seconde qui passait l'éloignait du Capricorne... ou de ses éventuels assassins. Cette seule pensée lui arracha un frisson de dégoût, qui se répercuta aussitôt comme une nouvelle douleur. Mort... Etait-il vraiment mort ? Non... C'était encore plus grave que ça, s'il ne s'agissait que du trépas, il aurait pu sentir la présence de son âme, là, tout s'était volatilisé. Qu'est-ce qui avait bien pu arriver ?! Il avait trop peur d'envisager le pire. Et c'était ce manque d'assurance si peu caractéristique qui lui avait fait perdre la maîtrise de son être.

*
    Phantasos ! Ton cosmos ne fait qu'accentuer les choses ! Il va péter un plomb si ça continue !*

    *Mais je n'y peux rien moi ! Ce n’est tout même pas de ma faute si je suis fait de démence. Ce n'est pas comme si j'avais un interrupteur pour couper les vannes !*


La seule présence du Dieu des Rêves suffisait à éveiller les envies enfouies des mortels à son contact. C'était sa nature profonde, la façon dont il avait été conçu à partir du chaos bouillonnant qui allait un jour devenir la conscience humaine... Sur un chevalier ordinaire, les effets n'étaient que limités, pour peu qu'il ne force pas le trait sciemment. Mais l'androgyne et lui partageaient un lien d'une intimité insoupçonnable. Leurs âmes étaient liées comme les fils d'un vêtement, et son agitation actuelle empêchait l'ancien Gold Saint de se détacher de cette influence néfaste. C'était bien la première fois que Phantasos regrettait d'avoir cette capacité. Il n'était pas un grand sentimental, mais il pouvait percevoir la peine d'Adrix aussi distinctement que s'il s'agissait de la sienne. Elle résonnait dans leur être commun, comme un écho au fond d'un canyon. Et l'effondrement progressif de Fantasia n'arrangeait rien. A ce rythme, l'endroit allait engloutir le blondinet dans ses remous. S'il reprenait la maîtrise absolue de ses pouvoirs, le fils d'Hypnos pourrait sans doute arranger la situation... mais il doutait de pouvoir agir ainsi sans annihiler totalement l'identité de ses "camarades de chambre". Leur cohabitation n'était pas naturelle. En temps normal, quand une déité choisit un corps, elle fait le ménage et enferme l'âme originelle, voir la détruit. Lui avait choisit de partager plutôt que de régner, plus pour tromper son ennui qu'autre chose à la base. Mais il s'était prit d'affection pour ces deux mortels, et préférerait éviter de s'en débarrasser de cette façon. La solitude n'avait rien d'amusant, même pour quelqu'un comme lui.
Adrix poussa un nouveau râle, une paire d'ailes noires venaient de jaillir de son dos dans un déchirement écœurant de chair et d'os. Les plumes étaient tachées de sang, et de nombreux trous venaient consteller l'ensemble, sans parler de l'armature tordue... C'était comme si on avait passé un malheureux oiseau au rouleau compresseur avant de fixer là ses ailes brisées. Et ce n'était qu'une question de temps avant que d'autres membres se rajoutent à la fête.

*
    Il faut qu'on sorte d'ici ! Fantasia ne fait que galvaniser mes pouvoirs. Il se transformera en monstre avant d'avoir pu regagner ses forces si ça continue*

    *Ouvre un portail alors !*


    *J'essaie, j'essaie !*


Péniblement, le Dieu des Songes parvint à ouvrir une brèche dans la réalité, dans laquelle il rampa avec l'énergie du désespoir.
Il avait prévus de se manifester dans Venise même, mais sans doute les protections divines de la cité firent-elles ricocher son portail... Et voilà pourquoi le blondinet apparu à plusieurs mètres du sol, juste au dessus du fleuve qui donnait accès aux canaux. Incapable de voler dans son état, le plongeon était inévitable... Mais c'était le cadet de ses soucis. Même libéré de l'emprise de Fantasia, il avait tout le mal du monde à contenir le flux bouillonnant d'énergie. Mais plus encore, c'était ses émotions qui lui échappaient totalement. La colère et sa peine, à qui s'ajoutait son désir brûlant de vengeance attisaient ses instincts. Il pouvait sentir ses canines s'allonger, ses pupilles s'étrécirent alors que ses pulsions vampiriques commençaient à prendre le dessus. Il parvint tant bien que mal à prendre appui sur le rebord, à bout de souffle, luttant de toutes ses forces pour ne pas se laisser submerger trop tôt. Il avait... besoin d'aide, et cette faiblesse le frustrait plus encore que le reste. En était-il réduit à hurler son désespoir comme un chien blessé ?

    -DORMIIIIIIN !


=> Quadrature des Bourreaux


Dernière édition par Adrix le Sam 17 Nov - 0:19, édité 1 fois
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Eilaine


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Jeu 15 Nov - 0:19





    Le geste d'Antiokus visant à finir de guérir sa fille d'une dernière pulsation de cosmos se suspendit. Sa main gantée ne fit que frôler ce dos mit à nu par la brutale apparition des ailes d'airains. Tous les deux avaient en même temps entendu la détresse du compagnon de leur Roi.
    Longuement, ce cri déchirant fit échos dans leur âme pacifique d'avalonien. Une musique plus qu'inquiétante pour eux, un signe évident qu'une ombre venait ternir l'éclat sans pareil de la belle Venise. À peine étaient-ils arrivés dans la ville immergée, que le rideau s'ouvrait, révélant une pièce tragi-comique. Les acteurs se mettaient en place, s'agitaient vainement dans les ténèbres d'un autre, le marionnettiste.
    Les yeux rivés vers la silhouette chutant à demie dans l'eau saumâtre, ils ne leur fallut que quelques instants pour comprendre. D'un même élan, le père et la fille se portèrent au secours d'Adrix.

    Celui-ci était méconnaissable à leur regard rendu stupéfait par ces métamorphoses. Sous quel joug était-il contraint ? Indubitablement, le jeune homme souffrait de maux aussi bien physiques que psychologiques. Un fait qui consterna les deux druides. Dormin. Le nom de leur Haut-Roi ne cessaient de tourner dans leurs têtes. Où était-il ? Ne devait-il pas justement se trouver ici à protéger une demoiselle pour une cérémonie des plus intrigantes ? Même eux n'y avaient rien comprit quand ils surent que Sieur Dormin devait se rendre ici bas. Morgane pourtant, l'avait prévenu des risques encourut, en songes. Aussi peut-être qu'Adrix, via le chemin des rêves, aussi, avait senti que quelque chose n'allait pas ? Tant de questions qui demeuraient sans réponses. La situation était urgente, mais pour le moment, il fallait à tout prix qu'ils s'occupent de la déraison d'Adrix. Faisant fi de la rage folle qui changeait jusqu'à l'apparence physique du jeune Spectre, Emrys et Aalanna finirent de le sortir de l'eau, usant d'une drôle d'énergie druidique afin de retrancher la force néfaste qui se dégageait de lui. Un être torturé par le désespoir, une peur viscérale : celle de perdre l'être cher. La Grande Prêtresse d'Avalon commença à murmurer des incantations dans l'ancienne langue du peuple de Dagda : ceci visant à couper à la racine, le mal qui piégeait Adrix dans une bulle opaque.

    - « Apaisez-vous Seigneur, car je sens Dormin nous revenir. Vous pouvez nous faire confiance car jusque là, vous ais-je une seule fois menti ? Laissez votre âme s'ouvrir de nouveau, voyez avec les yeux de votre cœur et vous saurez que je dis vrai. Vous seul possédez un lien inaliénable avec notre Roi, mais si il était tombé entre les mains des Gardiens, les Bansidhs auraient eu vite fait de me prévenir en tant que Grande Prêtresse. N'oubliez pas Adrix. Raisonnez-vous. »

    Avec force de paroles douceâtres, la belle avalonienne tentait de le résonner, d’entrouvrir dans sa conscience altéré par une souffrance sourde, une trouée lumineuse dans tout ce noir amoncelé. Elle-même paraissait apaiser sa propre crainte en utilisant le don du Dieu des Druides. Sous le regard compatissant d'Antiokus qui porta une main à l'épaule de l'homme trempé jusqu'aux os, Aalanna finit de libérer les derniers Mots de la Formule. Un symbole en alfe apparut sur le front du Seigneur des Rêves, avant de s'évanouir dans un éclat de cristal.

    - « Ne succombez pas. Non n'empruntez pas la voie des nuits éternelles Adrix, maintenant que nous venons de parachever le Chant des Elfes, vous ne tarderez plus à voir plus clairement le monde qui vous entoure. »

    C'était vrai, plus qu'un onguent, les Chants des Initiés pouvaient, disait-on, soigner presque tous les maux. Aussi, si cela faisait son office, le jeune homme ne tarderait pas à reprendre son apparence d'antan. À y regarder plus attentivement, Aalanna remarqua les canines qui dépassaient des lèvres supérieures, les pupilles à vous glacer le sang. Ce fut à ce moment précis qu'elle commença à douter de leur magie. Car après tout, n'était-il pas un fils d'un Dieu ? Perplexe, la Grande Prêtresse reporta ses pensées au moment présent. Car dans un nouveau tourbillon aqueux, une autre personne ne tarda pas à venir s'allier aux autres.

    Le druide et rival d'Antiokus, Elias, parut nimbé d'une lumière mordorée. Ces longs cheveux blancs étaient noués en une queue de cheval qu'il avait prit soin de nouer avec un bout de cuir bleu sombre, faisant ressortir la froideur de ses prunelles. Le maître de Serafim posa un pied sur la terre ferme tout en observant stoïquement, l'ensemble de cette scène des plus saisissantes. Sans ouvrir la bouche, le second druide alla draper d'une cape ivoire, les épaules d'Adrix. Ceci fait, il jeta un coup d'oeil à Aalanna et son dos encore blessé. Un soupir et il approcha d'elle d'un pas feutré.

    - « Laissons cela pour l'heure Elias ! Nous devons à tout prix aller plus avant, retrouver les autres, et Dormin.»

    Ils n'avaient plus une minutes à perdre. La jeune fille de l'Aube se tourna à demi vers les deux druides qui soutenaient le jeune Prince des Rêves. Sans besoin d'user de mots, ils comprirent qu'il était temps de se mettre en route. Dans un nuage opalescent, les deux rivaux se transformèrent en deux loups géants : l'un aussi roux que les arbres en automne, et le second, d'un blanc immaculé, sans imperfections aucunes. Le premier possédaient un regard de braise, des yeux fendus et rouge sang, là où le second arboraient là encore, un bleu dont la froidure vous clouait sur place.

    Aalanna sentit son estomac se nouer quand elle jeta sur eux, un sort de dissimulation. Ainsi aucuns vénitiens ne les verraient fouler leur sol et leur faire peur d'une quelconque manière. Même si cela lui demandait beaucoup d'énergie, c'était nécessaire. Plus que nécessaire.

    Adrix sur le dos du plus grand des deux loups, à savoir celui au pelage roux qui atteignait presque les trois mètres au garrot, ils partirent dans le but de tous les retrouver... S'assurant de temps à autre que le Spectre se remettait tant bien que mal.


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Jeu 22 Nov - 19:42



Le retour de la Reine°~


Tant de froidure dans mon regard aux yeux fendus comme ceux d'un serpent. Deux prunelles à l'éclat sans pareil, d'un bleu si profond que quiconque les contempleraient, se perdraient dans leur immensité. D'une manière inéluctable.
Ces derniers toisaient de haut, l'ensemble de la scène se présentant à moi, la Reine. Perchée en haut d'un toit en tuiles verte-eau, ma fine silhouette enveloppée d'une cape ivoire était tournée vers le soleil couchant. Magnifique astre du jour déclinant vers les eaux de la belle Venise. Un spectacle resplendissant, mais pas pour moi. Je n'avais qu'une seule obsession.

Celle de retrouver l'un de mes frères que l'on disait perdu dans cette Cité. Empêtré dans une situation diplomatique. Mais bordel, c'était quoi cette nouvelle lubie à notre divin père de nous enfermer entre quatre murs dans une basilique ? Ouais, c'était bien comme ça qu'on appelait ces horreurs ? Pouah ! Cette vue me répugne, je déteste ce genre d’extravagances ! Les hommes devenaient de plus en plus imbus de leur propre personne. Ils me dégoûtent. Je renifle d'un air mauvais, d'un mépris si profond à la seule évocation de cette pensée que mes membres tressaillent. J'ai envie de sang. D’émasculer le premier impudent venu qui oserait me regarder de travers. Hm, effleurer cette probabilité excitait mes sens ! Je fermais mes paupières pour apprécier cette délectable sensation. L'ivresse n'était que suggérée par l'esprit.

J'avais hâte de passer à l'acte. Ô mais non ma petite Hippolyte ! Je n'ai pas le droit de faire des vagues ! Je m'accroupis toujours en haut de mon piédestal qui m'offrait une vue imprenable : je m'égare un moment dans mes pérégrinations. Ma conscience chercha à effleurer celle de Phlégias, sans succès. Pourtant, je ressentais son aura, sa signature si belle parmi tous ces cons qui l'entourait. Qu'ils ne s'avisent pas à ne serait-ce que le toucher. Je crache, de nouveau submergée par le dégoût.

«Bon, je trouverais bien un connard à étriper sur le chemin si je ne trouve pas cette putain de basilique.»

Disais-je à vois haute dans un sourire mauvais tout en me laissant tomber en avant. Sous le regard médusé de quelques passant, je me réceptionnais sur le sol avec nulle finesse. Dans l'unique but de leur faire peur et de m'amuser un peu à les voir s'écarter sur mon chemin. J'avançais tranquillement dans ces ruelles étroites, sur ces ponts bizarre. Toute cette flotte me rendait malade ! J'ajustais d'un mouvement ample d'épaule, ma cape afin de bien me dissimuler dans son ombre. Un peu trop brusquement, et sciemment pour sûr, car ô... malencontreusement, je venais de renverser un petit garçon qui courrait sans se soucier de ce qu'il y avait devant lui. Saleté de mouflet ! Je me stoppe, le scrute de haut. Dans le regard du mouflet, une peur naissante, il geint. Non, il fallait que je me retienne de le frapper !

« Va pleurer dans les jupes de ta mère, saleté de mâle en puissance avant que je ne te tranche la gorge et t'ouvres en deux pour exposer tes entrailles à l'air libre.» crachais-je en ne pouvant retenir un geste plein de malveillance.

Or, avant que le bras ne s'écrase sur sa face de petit merdeux, je fais volte face et m'éloigne, bien à contrecœur de ne pas lui avoir écraser sa petite tête de fouine. Ah, je n'étais pas d'humeur. Vraiment. Puis... j'avais pas parlé dans sa langue, mais le ton était donné, non?



=> ???




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Serafim


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Jeu 7 Fév - 23:34

Arrow Rodorio

Venise, la cité des douves était la première escale d'Aalanna et donc l'endroit le plus probable où Serafim pouvait trouver la jeune Eilaine. Bizarrement, il n'y avait aucune trace de sa fille dans les environs de la ville et les corbeaux au sens olfactif très développé n'arrivaient pas à flairer sa piste. Tout semblait indiquer que la jeune Avalonienne n'était plus sur les lieux, tout sauf son intuition. Ca le rongeait de l'intérieur comme un crabe qui essayait de creuser à l'aide de ses puissantes pinces, un chemin vers la lumière. Elle était là, quelque part ! Ou du moins une partie de son essence flotta au-dessus des canaux de cette ville, il en avait la certitude, ce qui soulevait des questions. Pourquoi ce mystère ? Qu'est-ce qui l'empêchait de percevoir nettement l'aura de sa fille ?

Pour le découvrir, le maitre des corbeaux n'avait plus qu'une seule option : pénétrer dans la ville. D'ailleurs la particularité de ce lieu était la présence de loi régissant les éveillés au cosmos qui foulaient son sol, comme l'impossibilité de se matérialiser à l'intérieur de la cité et la sensation que porter son armure était similaire au supplice du géant Atlas supportant le monde. Serafim ignorait qu'un tel endroit puisse exister sur terre, un lieu apparemment neutre, mais régenté par toutes les divinités connues. Comment un tel paradoxe pouvait exister ? La préoccupation du sort de sa fille empêchait le maitre des corbeaux de s'extasier face à cette citadelle insolite. Les dieux pouvaient donc coopérer, il restait à savoir à quels desseins. Quelle était donc la finalité de cette cité des ombres ?

C'est donc drapé d'une longue cape noire aux liserés argentés que le seigneur des freux embarqua sur une des gondoles qui devaient l'emmener dans le cœur de la cité. Son visage était masqué par une capuche et Corvi restait perché sur son épaule. L'oiseau haranguait par de puissants croassements énervés les curieux qui le scrutaient avec trop d'attention. Le reste de la volée sombre planait au-dessus des toits de la ville. Le spectacle était assez inquiétant pour les habitants de Venise qui devaient surement se demander quel funeste présage pouvait annoncer ce sombre nuage vivant. Ils étaient à mille lieux de s'imaginer qu'un disciple des corbeaux marchait parmi. Une des lois de cet endroit exigeait qu'il ne révèle pas sa nature et Serafim comptait bien faire en sorte de la respecter.

Sa progression était bercée par le bruit monotone de l'eau, une ritournelle presque apaisante qui faillit lui faire occulter l'absence d'Aalanna. La blonde féerique d'Avalon n'était pas là non plus, cependant cette absence ne l'inquiétait pas ! Aalanna était forte et les liens qui les unissaient étaient si forts qu'il aurait ressenti cette perte, même captif dans le tartare d'Hadès. Son épouse allait bien et où qu'elle soit elle ne tarderait pas à le rejoindre.

Le premier endroit pour commencer les recherches était naturellement sur les berges des canaux. Serafim mit donc pied à terre pour inspecter chaque recoin de cette zone avant de passer à la suivante. Que cherchait-il ? Il l'ignorait lui-même. Un brin de cheveux, une personne au physique atypique, quelque-chose qui lui paraitrait suspect. Toutes preuves du passage de sa fille, quel que soit sa nature, n'échappera pas à sa vigilance.
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Eilaine


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Jeu 7 Mar - 18:27



Le cri d'un enfant°~

=> Entrée du Royaume d'Asgard


Antiokus n'avait pas suivit les pas de sa fille. Désormais, la belle druidesse évoluait seule sur un chemin tortueux marqué par de brèves apparitions... des cris d'enfants. Son cœur progressivement, se serrait dans sa poitrine. Le voyage fut tout de même bref, mais très déroutant et fatiguant. Éprouvée, la Dame de l'Aube chercha à repérer le cosmos de son bien aimé déjà sur place. Sans grand succès. La demoiselle s'en voulait d'avoir laissé derrière elle, une Asgard démunie... Leene et Sköll seuls à chercher leur unique fils. Ô comme la douleur d'une mère à une autre était communicative ! Une chose s'était brisée en son sein, si bien qu'Aalanna en demeurait muette. L'incertitude, la peur et d'autres sentiments de même nature enserraient sa gorge jusqu'à ce qu'elle ait l'impression de suffoquer. Cette sensation de manquer d'air s'intensifia si bien, qu'elle crut sentir la morsure d'une eau glacée sur sa peau.

Or ce n'était pas une illusion. Écarquillant les yeux d'effroi, la jeune femme perçu au dessus d'elle, un petit point de lumière. Son premier réflexe fut de battre des jambes et des bras pour se sortir de cette eau saumâtre. Mais sa robe l'empêchait de nager correctement et s'échappèrent de sa bouche, une multitude de petites bulles d'airs. Ne perdant pas pour autant son sang froid, elle concentra son cosmos pour l'aider dans sa manœuvre. Des myriades de couleurs dansaient devant ses prunelles bleues quand elle s'apprêta à rejoindre la surface de l'eau. Un peu perdue, mais prenant une grande respiration, Aalanna regarda un peu hébétée, tout autour d'elle. Il n'y avait personne, si ce n'est des gondoles qui passaient parfois à côté d'elle en la frôlant. Rendue invisible par ses soins, un réflexe qu'elle avait prit, la jeune prêtresse chercha à regagner la terre ferme.

Elle cracha un peu d'eau en roulant sur le dos. Le ciel au dessus d'elle la rassura un peu, comme ce soleil déclinant. La nuit viendrait bientôt, ainsi que de nouvelles perspectives. Pourquoi son père n'était-il pas présent à ses côtés ? Où étaient Elias et Serafim ? Mais encore... où était leur précieuse enfant ? Aalanna avait peur plus que de raison : la petite était débrouillarde. Sauf qu'un danger inquiétant planait sur Venise, cela, elle pouvait clairement le sentir. Reprenant un peu courage, la druidesse toujours invisible aux yeux des autres, grimpa lestement quelques bâtiments afin de prendre un peu de hauteur.

Ses vêtement avaient eu le temps de sécher un peu, alors, elle réapparut aux yeux du monde. Ici, les cosmos paraissaient comme endormit, même le sien n'avait pas tout son éclat et il lui était impossible pour une étrange raison, de détecter Serafim.

« Eilaine …. Où es-tu donc ? Et toi mon Amour ? »

Au moins, l'enfant d'Avalon était certaine qu'elle ne tarderait pas à le retrouver. Elle ne serait pas surprise de le voir apparaître à ses côtés, sans un bruit pour la prendre dans ses bras. C'était ce dont la blonde avait besoin. De serrer contre son cœur, les êtres chers. Mais ce ne fut pas lui qui lui apparut. Face à la jeune femme aux yeux océans, surgit une haute silhouette drapée d'une cape aussi noire que le charbon. Ce qu'elle pensait être Elias, se révélait être une toute autre personne. Au travers de la noirceur de ce capuchon, Aalanna crut voir briller deux prunelles améthystes. Son aura lui glaça le sang et d'instinct, elle recula. Son pied glissa et la belle chuta sans qu'elle ne puisse faire appel à ses pouvoirs. Mais, avant de toucher terre, des bras puissants et froids l'enveloppèrent...

« Qui, qui êtes-vous ? » murmura t-elle tandis que ses paupières se refermèrent.

Sur le noir.

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Aenor


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Dim 10 Mar - 19:09



Duel °~


=> Cocyte, Enfers




Une seconde ombre délia ses bras pour les poser sur les épaules de l'homme vêtu de sa cape sombre. Ils échangèrent un regard entendu, et son ami encapuchonné disparut sans laisser de trace. L'homme tourna son visage vers la lumière, illuminant son visage. Son nouveau visage, celui que lui avait offert sa bien-aimée Déesse. Ô était-ce bien paradoxal, non ? De se revoir affublé de son corps jeune, du passé tandis que lui-même se voyait comme nouveau ? Une renaissance qu'il devait à Perséphone. Pour une obscur raison qui lui échappait encore, le gentilhomme s'était retrouvé ici, loin des sombres desseins du Titan Japet. Pourquoi l'avoir écarté ainsi ? Et pourquoi précisément ici ? Ô maintenant cela ne faisait plus aucuns doutes : le Destin l'appelait ici. Alors qu'il avait prit les devants depuis fort longtemps déjà. Ô oui, pour quelle raison s'était t-il montré si désireux de partir là-bas alors que la personne qui lui était le plus cher, demeurait aux Enfers, en danger ? Qu'est-ce qui avait pu motiver ce choix ? La raison était évidente pour lui.
Il avait retrouvé celle qui faisait battre son cœur. Un simple prétexte, un hasard, et le voici. Un sourire étira ses lèvres roses, un regard vers le sol, vers un flaque d'eau, et son regard se figea à cette drôle de contemplation.

Gilles de Rais avait changé. Il était redevenu ce qu'il fut autrefois. Un chevalier. Un fier Maréchal non plus de France, mais des Enfers ! Adoubé par sa Reine. Comme il était heureux, comme il se sentait vivant. Aussi vivant qu'un Spectre le pouvait. Pourtant, malgré l'euphorie du moment, le noir chevalier s'en voulait un peu de délaisser sa douce Coré. Mais il avait des plans à assouvir. Une vengeance à exécuter, car il était le Bourreau ! Il était ici pour une unique raison. Retrouver Jeanne. L'eau ondula un bref instant, perturbant la surface de l'eau et son reflet. Une fraction de seconde, il crut distinguer son faciès immonde, celui qu'il portait avant sa mort. Mais non, il était bien redevenu ce qu'il était : un homme beau, à la prestance certaine et aux manières galantes. Le code de la chevalerie dictait sa conduite, et Gilles était déterminé à suivre cette ligne de conduite qu'autrefois il avait suivit avec zèle avant de sombré dans la démence. La perte de sa belle Jeanne ayant été trop douloureuse, l'homme s'était plié aux caprices de la folie.

« Oui, le temps est venu pour toi de mourir. Toi qui a déshonoré ma belle Jeanne. »

Gilles de Rais se retourna, faisant claquer sa cape blanche au vent. D'un pas mesuré, il sorti d'entre ses riches vêtements, une pierre parfaitement ronde et lisse. Il la contempla un moment, observant le flux de cosmos qui dansait à l'intérieur. L'énergie d'une mère et sa fille. Satisfait de ses manœuvres, l'homme projeta son esprit aux alentours, repérant bien vite sa cible. Une bourrasque de vent, et le voici directement téléporté en face de cet homme. Son ennemi. Son rival. L'homme aux corbeaux. Il se signa élégamment devant lui avant de parler en ces termes :

« Monsieur, pour vos affronts passés et présents, je vous défi en duel ! Acceptez ! Sinon votre femme et votre enfant seront éternellement sous ma coupe !»

D'un geste de la main, le Seigneur de Rais invita son futur adversaire à l'approcher. « Nous ne pouvons combattre en ce lieu, manant ! Alors venez et suivez moi. Vous avez ma parole de chevalier qu'aucun mal ne sera fait à vos proches, si vous acceptez de me suivre !»



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Serafim


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Lun 18 Mar - 21:09

Les minutes s'écoulaient lentement, alors que l'angoisse du brun grandissait rapidement. Ni lui, ni ses observateurs ailés ne trouvaient traces de sa fille. Elle s'était comme évanouie, absorbée par le tumulte permanent de cette cité mystérieuse. Ce phénomène était trop improbable pour qu'il ne soupçonne pas l'intervention d'une tierce entité, mais qui voudrait faire du mal à sa famille, était-ce Avalon ou lui qui était visé? La réponse viendra peut-être de l'homme qui venait d'apparaitre devant lui. Serafim le voyait pour la première, pourtant l'inconnu semblait le connaitre.

*Affronts passés et présents ?*

Cette phrase aurait surement attisé la curiosité du gardien d'Avalon si l'homme qui le défiait n'avait pas eu la folie de révéler qu'il détenait captif non seulement la fille de Serafim, mais aussi son épouse. A cet instant, quelque-chose s'était brisé dans l'esprit du disciple des corbeaux. Un sceau qu'il avait apposé, il y a six ans, afin de ne plus céder aux muses meurtrières qui l'avaient possédé. Ce qu'il ressentait maintenant en posant son regard sombre sur le geôlier de sa famille était encore plus fort que la haine. Ses intentions meurtrières étaient si visibles qu'on avait impression que l'air qui séparait les deux hommes s'embrasait sous l'effet de l'ire de l'enfant de la lune.

« Tu penses que je vais croire sur parole un couard qui utilise ma femme et mon enfant comme otage ? Et en plus tu te prétends chevalier ! Tu n'es qu'un imposteur doublé d'un idiot dans ce cas ! »

Les corbeaux sous l'emprise de l'esprit belliqueux de leur maitre, commencèrent à se rassembler au-dessus des deux hommes, formant un rideau vivant, sombre et dense.

« Respirer le même air que toi me rend malade, mais heureusement tu n'en as plus pour longtemps à vivre, mais avant de mourir, tu me diras où se trouve Aalanna et Eilaine. J'en fais le serment ! »

La colère avait totalement métamorphosé Serafim. Lui qui d'habitude cherchait toujours à analyser la situation avant de prendre des décisions, venait d'accepter sans contrepartie un défi. L'ancien Serafim aurait d'abord demandé une preuve tangible qui attestait que sa femme et sa fille étaient en bonne santé, ou alors il aurait posé des conditions pour éviter de tomber dans une fourberie. Mais le nouveau Serafim était tel un corbeau louvoyant au-dessus d'un charnier. Il voulait du sang et du meurtre, tout comme lors de cette fameuse nuit où la lune fut teintée de rouge. Pauvre fou, voilà un bien mauvais moment pour sombrer dans la folie du combat ! Espérons qu'il se retrouve sa tempérance, mais les chances de vider la lagune de Venise avec un dé à coudre était pour le moment plus élevés.

« Allons ! Mettons fin à tout cela, mes corbeaux ont faim ! »

Ni sépulture, ni épitaphe ! Voilà la triste fin que le dresseur de corbeaux prophétisait à son adversaire. C'est surement pour cela qu'il ne prit pas la peine de lui demander son nom. Cela n'avait aucune importance, rien n'avait de l'importance pour le jeune père consumé par la haine...rien à part punir l'homme qui avait osé toucher ce qu'il avait de plus précieux au monde.
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Aiakos


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Dim 24 Mar - 12:58


Post de Récupération

Conscient de la distance qui le séparait du juge des enfers et à fortiori des autres membres du sombre empire, Faust en était donc venu à devoir se plier à un jeu peu élogieux! Railler ses adversaires, s’amuser d’eux étaient des procédés qu’il employait à tour de bras, néanmoins en cet instant, c’était dans un but bien précis, plus que dans une complaisance. Il était évident que le maitre des dimensions ne tarderait pas à lui répondre, tout Titan qu’il fut il n’en était pas moins animé d’un égo gonflé aux hormones, lui intimant de punir ceux qui viendraient bafouer son hégémonie.

Bientôt et comme il l’avait prévu, un puissant vortex apparu autour de lui, déchirant l’espace-temps et happant tout sur son passage. Ni une ni deux, il se laissa entrainé sans rechigner par ce puissant trou noir, au contraire des deux précédentes fois où il tenta tant bien que mal d’y échapper. Balancé d’une dimension à une autre sans pouvoir y remédier dans le sens où il ne pouvait influer sur cette dernière, il se pliait donc aux choix discrétionnaire du Titan quant à sa prochaine destination. Toutefois, il espérait fortement que Japet soit enclin à l’envoyé où il le désirait, sans quoi toute cette mascarade n’aurait servi à rien…

Par ce mécanisme et pour ainsi dire transport éclair, il ne lui fallut que quelques secondes pour rallier un autre lieu! En effet, morcelant de la même manière le flux temporel, Faust se vit recracher aussi sec par le trou noir fraichement apparu! Ce procédé était pour ainsi dire très efficace, pour autant le spectre n’arrivait toujours pas à s’y faire, secoué dans tous les sens, il gisait à présent au sol quelque peu abasourdi. Après quelques jurons à son encontre, il se releva tant bien que mal, avant de dépoussiérer son costard qui venait d’être salis. Ce n’est qu’après avoir réajusté son chapeau et s’être examiné de fond en comble, qu’il prêta attention aux alentours.

Persuadé que son chauffeur l’avait bel et bien mené où il le désirait, son apparence fut la première de ses préoccupations, mais bien vite à peine eut-il posé les yeux sur ce qu’il l’entourait, qu’ils s’écarquillèrent en raison de la surprise. Face à lui se dressait de grandes maisons qui de par leurs tailles cachaient le soleil, ce qui était loin de ressembler aux enfers à moins qu’entre temps, sa physionomie ait changé! Minuscule à côté de ces bâtiments, Faust se trouvait donc dans une ruelle peu fréquentée et plutôt deux fois qu’une en raison des immondices et rats qui jonchaient le sol en plus de la puanteur dont elles empestaient!

« Mais je suis où là? Japet y’a erreur sur la marchandise! T’es rouillé ou quoi? »

Une fois de plus Faust se démarquait des autres de par singularité et son humeur changeante au grès du temps. Le voir injurié un être absent tout en levant la tête vers le ciel, aurait pu le voir être qualifié de fou par un passant, mais toujours est-il qu’il n’y avait pas âme qui vive! Reprenant son calme quelques secondes plus tard, il en vint à se demander les raisons qui avaient pu pousser le Titan à l’emmener en ce lieu qui lui était inconnu. Malheureusement ce fut peine perdue, c’est pourquoi désireux d’en connaitre la réponse, il entreprit de découvrir la ville et son nom premièrement!

Avançant paisiblement d’un pas feutré, il matérialisa dès lors sa canne afin de jouer son rôle à la perfection, à savoir celui d’un gentleman. Bien qu’en ces lieux un homme de sa carrure et de sa prestance ne courrait pas les rues, personne n’y prêta attention quand il parvint à trouver la place principale qui était bien dégagée. Semble-t-il intimidé par son accoutrement et par les titres qui pourraient en découler, la population vaquait à ses occupations, ce qui n’était d’habitude guère du goût de l’étoile céleste, mais qui en cet instant, souhaitait demeurer inaperçu pour trouver les réponses à ses questions!

Bien vite il parvint à trouver un semblant de réponse quand un jeune freluquet qui supplantait la foule se mit à crier à tue-tête les dernières nouvelles de la ville! À de nombreuses reprises ce dernier mentionna Venise, ce qui interpella le spectre pour des raisons bien évidentes : Venise n’était autre que la ville engendrée par le consensus des Douze dieux de l’olympe! Dès lors et bien qu’il restait quelques zones de floue malgré tout, Faust compris qu’une mission l’attendait dans la ville des Dieux! Soumis aux règles édictées par les Dieux et y compris celles d’Hadès, toute forme de violence y était proscrite, mais qu’importe Méphistophélès avait bien plus d’un tour dans sa manche!

Dès lors et bien que l’emploi du cosmos et de son surplis devait être banni en ces lieux, il put déceler une légère brise cosmique qui le survolait et qui se déplaçait à vive allure! Regardant au-dessus de lui pour connaitre le réceptacle de cet étrange cosmos, un nuage de corbeaux s’offrit à lui. Tel un ballet, ils formèrent un cercle autour d’un lieu non loin de celui où il se trouvait. Quelque chose lui indiquait qu’il devait se rendre là-bas, une intuition qu’il n’aurait pu expliquer, mais toujours est-il qu’il sentait que sa place était aux côtés de ces prédateurs et qui sait de leur maitre! Pour éviter une cohue générale qui lui aurait valu quelques réprimandes de son Dieu, il s’enfonça dans une ruelle sombre avant de bondir sur le toit d’une maison.

Du haut de son perchoir, il avait une vue d’ensemble sur la ville et ce n’est que plus facilement qu’il décela l’épicentre formé par la colonne de corbeaux. Sautant d’un toit à un autre avec vélocité et félinité, il ne lui fallut qu’un court instant pour arriver au lieu-dit! Surplombant les rues alentour, c’est avec une grande surprise qu’il reconnut l’un des deux hommes présent, quand il porta son regard en contre-bas! Bien que son faciès avait quelque peu changé, son aura et sa corpulence demeuraient intactes, si bien qu’il s’empressa d’aller le saluer, malgré qu’il fut aux prises avec un autre. Bondissant du toit tout en ayant les mains dans les poches, la chute aurait dû être douloureuse, mais au lieu de ça, il posa délicatement le pied sur le sol telle une plume et s’interposa entre les deux protagonistes.

« Tu as beaux avoir quelque peu changé, je te reconnaitrai entre mille Gilles! Aurais-tu l’amabilité de me présenter à ton ami? »

Faust dans toute sa splendeur! Il venait de les interrompre dans ce qu’il paraissait être une joute et qui plus est ne daigna même pas se présenter ! Dos au maitre des oiseaux carnassiers, il s’adressait donc à son vieux compère qui aurait quant à lui sans doute du mal à mettre un nom sur ce visage! Un sourire se dessina dès lors sur sa bouche si bien qu’elle sembla se déformer tandis que ses yeux dégageaient de puissantes pulsions de folies! Il n’y a pas à dire Japet ne s’était pas trompé et pour cela il faudrait l’en remercier le moment venu!
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Aenor


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Lun 1 Avr - 11:47



Une surprise bien délicieuse ! °~






Gilles de Rais était très content de sa petite mise en scène. Ô vous ne pouviez imaginer à quel point le Maréchal avait rêvé de ce moment ! Car oui, dans son esprit enfiévré par le désir de retrouver celle qui se faisait maintenant appeler Aalanna, il avait fait des découvertes bien surprenantes et nullement dépourvues de sens. Les surprises qui avaient découlé de ses petites investigations habilement menées dans le secret, l'avait rendu fou de nostalgie. L'homme qui se tenait devant Serafim, son rival le plus gênant dans son entreprise, n'était plus vraiment le même qu'autrefois. Tout en étant redevenu ce qu'il fut. Une étrange renaissance qu'il devait à Perséphone. Et à elle seule. Cette divine Dame des Enfers était la seule en qui Gilles pouvait sciemment faire confiance au delà de toute raison. Sauf qu'il ne lui avait pas parlé de ses petites manœuvres. Pourquoi ? Parce qu'il ne voulait pas prendre le risque de reparaître devant elle comme un vaincu. Si tel était la volonté de Dieu. Or il ne devait pas perdre ! Ses plans étaient parfaits, rien ni personne ne pourrait entacher ces retrouvailles. Japet lui-même lui avait accordé le privilège de mettre à exécution, ses noirs desseins. Et puis, malgré sa défaite face à Caedus lors de ce tournoi, le spectre avait beaucoup appris de ses forces et de ses faiblesses. Puis, rien n'avait été fait au hasard. Son vieil ami de toujours et lui-même avaient participé à cette joute dans plusieurs buts liés à toute cette plus vaste machination qu'ils avaient élaborés ensemble.

Ils savaient tout deux qu'ils auraient pu aller plus loin, beaucoup plus loin dans cet autre monde. Pourtant, ils avaient été raisonnables.

Que de paroles vénéneuses ! L'introduction de son exécution commençait déjà, et l'enfant de la Lune répondait de la manière qu'il avait escompté. Gilles de Rais revoyait avec délice, le visage de son ennemi se tordre une fois encore, par la main de cette folie assassine qui l'avait prise déjà une fois par le passé. Un passé dans lequel il allait replonger d'une manière douloureuse. Inéluctable. L’aréopage des corvidés formant un cortège des plus funestes ne manquait pas d'interpeller des passants un peu curieux qui entendaient, sans voir. Un rictus mauvais ourla les lèvres du chevalier de France.

« Eh bien et bien ! C'est que vous n'avez pas bien le choix Monsieur, si vous voulez avoir une chance de les retrouver.» Le Seigneur de Rais s'apprêta à ajouter quelque chose, quand un fluctuation dans l'air lui fit froncer des sourcils. « Ô et bien ! Si je m'attendais à cela ! Voilà qui est parfait, vraiment parfait... approche donc mon ami...» susurra t-il dans le vent, satisfait. Vraiment satisfait.

Un homme ne tarda pas à se matérialisé devant eux. Une surprise qui risquait de changer quelque peu la donne, mais peut-être en la défaveur de Serafim, si Gilles s'y prenait bien. Mais enfin ! N'étaient-ils pas sensés être de bons amis lui et Faust ? C'était là une occasion à saisir, pour lui, comme pour le spectre de Méphistophélès. Seulement, cela impliquait de le mettre dans la confidence. L'homme à la haute stature s'approcha de son nouvel allié potentiel avec un sourire sardonique aux lèvres. Une main amicale mais ferme se posa sur l'épaule de ce dernier. Le prénommé Gilles pencha la tête sur le côté pour lancer un regard mystérieux à Serafim avant de se reculer et s’esclaffer d'un rire de gorge.

« En voilà une bien bonne surprise mon ami ! Je suis réellement heureux de te trouver ici avec moi ! C'est la providence qui t'a jeté ici ! Le Destin !» il passa une main nonchalante dans ses cheveux aussi noirs que les ailes des corbeaux aux alentours. « Qui est cette personne n'a que peu d'importance, c'est seulement un insecte que je dois éradiquer. Il est un ennemi dangereux se dressant sur mon chemin, voilà tout !»

Son faciès se fit plus sérieux au fil des secondes. Il ne devait pas perdre une minute, chaque seconde était précieuse ! Alors, espérant secrètement que Faust ne ferait pas un geste qui compromettrait ses projets, Gilles se détourna des deux protagonistes, ignorant l'ire d'un des deux, pour se concentrer sur une nouvelle tâche : concentrant son cosmos, le chevalier leva les bras au moment où le voile de la réalité se froissa. Un vent nouveau se leva sur les personnes perchés sur ce toits, malmenant les noirs charognards qui n'auraient d'autre choix que de prendre la fuite s'ils ne voulaient pas être eux aussi happés par l'obscure puissance qui commençait à se dégager de Gilles de Rais. Sa cape blanche et ses cheveux sombres furent emportés dans ce tumulte tandis que l'homme brandissait sa lame, Mort, pour percer l'Invisible. Un portail se dressait devant eux, son ventre ténébreux avalant feuilles et poussières à mesure qu'il grossissait. Il se retourna à demi vers Faust et Serafim, les invitant d'un geste, à suivre son sillage. Alors, sans attendre, le Spectre du Bourreau fit volte face pour s'engouffrer dans la porte du néant.

Un drôle de voyage les attendait.

=> Lieu inconnu [C'est une surprise ! :p ]

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Moïra


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Mar 2 Avr - 21:16

Quadrature des Bourreaux Arrow

    Peut-être les choses commençaient-elles à un peu trop bien tourner pour les Spectres et autres agitateurs qui s'épanouissaient à Venise à présent qu'une bonne moitié des Quaesitors l'avaient déserté. Ou peut-être cela n'avait-il aucun rapport? La Cité des Ombres semblait déjà être au cœurs de nombreuses intrigues et manigances bien avant l'arrivée des Juges choisis par les Dieux. C'était dans l'une d'elles que le disciple des Corbeaux se trouvait aujourd'hui pris, bon gré mal gré. A présent qu'un second homme à la sombre aura s'était montré, la situation se corsait encore d'avantage pour lui.

    L'heure était donc venue de se dévoiler également.

    Tout proche du petit groupe, alors que l'homme à la cape blanche usait de son Cosmos pour éloigner les familiers de Serafim et ouvrir un passage dimensionnel, une nouvelle énergie se dévoila, semblant jaillir d'un gouffre où on l'y aurait plongé pour la faire taire. C'était une cosmo-énergie trouble, dont la teinte était pénible à déterminer. Sur certains points, elle était semblable à celle des deux Spectres en ce sens qu'elle semblait provenir de l'Outre-monde. Cependant il ne s'agissait pas là d'un nouvel ennemi : sitôt la véloce silhouette parvenue à bondir sur le toit depuis une ruelle proche, une main amicale se posa sur l'épaule de Serafim. Comme pour calmer ses ardeurs, cette paume sembla brièvement émettre comme une brise gelée venue du Nord, alors qu'une voix calme s'adressait aupère de famille dans un demi-ton.

      « Du calme Serafim. Cela ne te ressemble pas de t'emporter ainsi. Je sais ce qui est en jeu, mais tu n'arrangeras rien en te laissant provoquer de la sorte. »

    Dans le dos ce celui qui avait été défié en duel, se tenait un étrange personnage. Si on s'était limité à décrire sa tenue, on aurait aisément pu le prendre pour un habitant de la région. Une chemise, un veston avec un discret foulard, le tout sous un manteau de cuir avec une rapière qu'on devinait également sous ses plis... L'étrangeté était sur son visage, dont un masque doré évoquant vaguement la forme d'un oiseau couronné cachait la moitié supérieure, le tout encadré par des cheveux à la couleur azurs. Cette mystérieuse apparition laisserait sans doute les Spectres dubitatifs, mais peut-être cette silhouette et cette voix sembleraient-elles familières à Serafim, pour peu que sa mémoire d'il y a quelques années ne se soient pas évanouies.

    Quelques instants auparavant, Alephist avait senti plusieurs Cosmos apparaitre à Venise sous l'impulsions de pouvoirs étrangers. S'il avait au départ hésité à se rendre sur place pour découvrir ce qui se tramait, les quelques Cosmos qu'il avait identifié sur les lieux l'avaient poussé à agir rapidement en se dirigeant vers les Canaux. De toute manière, la piste de l'âme du Lion l'avait mené dans une impasse, et la discrétion des gitans lui avait suffisamment fait perdre son temps. Si le problème et le mystère entourant la Table d'Émeraude restaient entiers, le Héraut d'Héphaïstos n'avait pas à l'heure actuelle les moyens de s'en occuper sans vider l'Ambassade de son Maitre des quelques guerriers qui s'y trouvaient, ce qui était un risque bien trop élevé au vue de ce qui y reposait. Il ne fallait pas non plus compter sur les autres Quaesitors qui étaient chacun partis en solitaire pour suivre leurs propres pistes... De toute manière la situation des différentes faction le préoccupait : les rumeurs qui lui étaient parvenus s'étaient faites plus inquiétantes les unes que les autres. Il était apparu à Alephist après une brève conversation avec Héphaïstos et son Ambassadrice que pour l'heure, réunir plus d'information était primordial. Le Quaesitor avait bon espoir de parvenir à ses fins auprès des visiteurs fraichement débarqués à Venise... Et pour le coup, il n'aurait pu mieux tomber.

    Le Héraut du Forgeron n'avait au aucun mal à déterminer l'épicentre de la concentration cosmique des environs. Les deux personnages présents n'avaient de toute manière pas fait dans la discrétion : un nuage de corbeau volant au-dessus d'un lieu précis était toute de même aisé à localiser. Alephist s'était approché en courant normalement les rues, sans user le moins du monde de son Cosmos pour pouvoir le supprimer au maximum afin que nul ne puisse sentir sa présence. Le stratagème avait visiblement marché, car les deux adversaires furent trop concentrés l'un sur l'autre pour le remarquer alors qu'il s'approchait suffisamment du bâtiment sur lequel il se tenait pour intercepter quelques bribes de leur conversation, juste avant que le troisième larron n'intervienne.
    C'était là chose étrange qu'avait alors ressenti Alephist. A l'écoute des voix des deux protagonistes, une étrange nostalgie s'était approprié l'esprit du jeune Héraut. Appartenant à deux passés, l'un lointain, l'autre beaucoup moins, les deux hommes éveillaient des sentiments mitigés en lui, même si pour l'heure la question de vers qui allait sa loyauté ne faisait aucun doute. Emprunt à plusieurs hésitations, le Quaesitor resta invisible à leurs sens jusqu'au dernier moment, ne se dévoilant que lorsqu'il sentit que sa chance était sur le point de disparaitre.

    Ce qui nous ramenait au même point, quelques brèves secondes de silence plus tard.

      « Je ne sais pas exactement ce qu'il y a entre toi et cet homme, mais j'ai moi-même plusieurs questions à lui poser. Si je peux, je te donnerai également un coup de main pour retrouver Aalanna et Eilaine, alors ne te laisse pas aller ainsi, veux-tu? Elles seraient effrayées de te voir dans cet état. »

    Sur ces paroles, la poigne d'Alephist relâcha l'épaule de Serafim. Bien qu'incertain encore sur son état d'esprit actuel, le Quaesitor se pensait en suffisamment bonne position pour le retenir d'avantage si à nouveau ses sentiments prenaient le dessus sur sa raison. Pour l'heure, le mystérieux homme masqué portait son regard sur l'homme au chapeau et la solide silhouette qui venait de s'engouffrer dans le portail dimensionnel. Celui-ci était une entorse aux règles de la Cité, et en tant que telle son devoir aurait dû être de le refermer sur le champ, mais pour l'heure l'occasion était trop belle pour ignorer purement et simplement les possibilités qui reposaient derrière ce vortex. Par ailleurs, cet homme à la cape blanche interpellait en lui quelque chose que ni lui, ni ses anciennes mémoires ne parvenaient encore à identifier. Il devait en avoir le cœur net, d'autant plus que si ce Spectre retenait effectivement Aalanna et Eilaine, il était peut-être lié à ce qui était arrivé à l'enfant des deux amants maudits.
    Se retournant vers Serafim après avoir fait quelques pas, l'homme masqué sembla attendre un signe de sa part avant de pénétrer dans le passage ouvert par leur "hôte". Malgré le temps qui s'était écoulé depuis leur dernière rencontre, le Héraut ne doutait pas un instant de la volonté de son ancien camarade de retrouver son épouse et sa fille. Ce qui l'inquiétait cependant, c'était cette haine irrépressible qu'il avait contemple pour la seconde fois en cette journée : celle issue d'un père auquel on arrachait la chose qui comptait le plus pour lui.
    Restait à savoir laquelle des deux l'emporterait finalement sur l'autre.
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Aiakos


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Mer 3 Avr - 20:30


Par le plus grand des hasards, Japet venait donc de réunir deux illustres savants dans un même lieu. Qu’elle bonne et heureuse surprise que de tomber sur son vieil ami dans un endroit tel que celui-ci. Bien qu’au départ son intuition l’avait poussé à de se rendre ici-même, nul n’aurait pu prédire qu’il y rencontrerait Gilles! Sa surprise fut d’autant plus grande qu’il ne l’avait quitté qu’un bref instant pour le voir partir aux côtés de la dame des enfers! Cette rencontre était d’autant plus appréciable par ailleurs, que n’ayant pas eu la possibilité de pouvoir converser avec le juge du Garuda, le spectre du bourreau ferait un parfait interlocuteur!

Tant de choses à raconter, mais qui pour l’heure ne pourraient pas l’être pour la simple et bonne raison que son compagnon et un homme pour le moins énigmatique étaient sur le point de se combattre. Sa soudaine apparition ne fut orchestrée que dans un seul et même but, pimenter quelque peu cette joute qui s’annonçait pour ainsi dire mouvementée, mais en manque de rebondissements! Faust ne manqua pas tout de même de s’adresser au géant dans un franc parler auquel lui seul était accoutumé! Entre ami n’est-il pas préférable de ne faire aucune concession, son ton pour le moins direct n’étant là que pour signifier à son homologue sa volonté de briser la glace.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ancien maréchal de France répondit à ces quelques mots sans détour et d’une manière que le spectre de Méphistophélès n’avait point l’habitude. En effet, d’un geste pour le moins familier, ce dernier apposa sa main sur son épaule avant de s’adresser à lui dans une joie non dissimulée. Tellement surpris par cette si soudaine familiarité de la part de son compagnon, il en vint même à oublier de lui suggérer de répéter le nom du maitre corbeau par crainte de ne pas l’avoir bien entendu. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, Faust reçut cette marque d’affection avec satisfaction, celle d’avoir fait sien un allié de choix et qui saurait le moment venue lui révéler les moindres de ses secrets!

Pour la peine le gentleman resta pour ainsi dire calme, ce qui d’ordinaire n’était point dans ses habitudes. Il se contenta de le regarder avec un petit sourire en coin, une multitude d’idées en tête, tout en gardant un œil sur l’homme dans son dos, car depuis son arrivée ce dernier n’avait point réagi, ce qui entre nous ne présageait rien de bon… Entre les croassements des rapaces qui se firent de plus en plus persistants et leur maitre qui ne daignait pas bouger, un puissant frisson parcouru l’échine du spectre, en réponse à l’atmosphère morbide auquel il était confronté. Plus les secondes s’écoulaient et plus sa méfiance envers l’adversaire du bourreau s’intensifiait, le voir se muer dans un profond mutisme était pour le moins inquiétant, si bien que lui tourner le dos plus longtemps ne ferait qu’accentuer cette sensation.

Ce n’est que lorsque le preux chevalier se mit à accroitre sa cosmo-énergie, que l’étoile céleste détourna son regard de l’être face à lui pour se concentrer sur ce que ce dernier était en train de réaliser. Brisant l’espace-temps comme l’aurait fait Japet, un puissant voile ténébreux vint recouvrir la voute céleste pour y former un puissant trou noir. Stupéfait par ce tour de force de la part de son confrère, il en vint presque à se demander si sa puissance n’était pas de loin supérieure à la sienne. Aspirant tout dans son puissant sillage, tenter d’y résister était pure folie, pour autant aussi surprenant que cela pouvait l’être, Faust tentait tout de même d’y échapper, n’hésitant pas une seule seconde à Rattraper bon nombre de fois son chapeau qui manquait de se faire la malle.

Bien trop accaparé par son heaume qui s’envolait, il ne s’était même pas rendu compte qu’un homme tout aussi mystérieux que le maitre ailé avait fait son apparition peu de temps avant le vortex. Il ne s’en aperçut qu’au détour d’une nouvelle tentative pour sauver son chapeau, ce qui le fit se calmer aussitôt… Le plus surprenant, bien que son accoutrement était pour le moins singulier et peu inspiré, était sans doute son aptitude à s’être soustrait de sa vigilance. À aucun moment, bien que l’on aurait pu croire le contraire, il n’avait oublié d’être sens aux aguets et pourtant ce dernier lui avait échappé et fort habilement. Si ce dernier était capable de passer à travers ses talents de détections, nul doute qu’il n’était pas le premier venu!

C’est pourquoi au lieu de se jeter sur le nouveau venu comme il aurait fait par le passé, il se contenta de le regarder, son sourire étirant de plus en plus sa mâchoire au point de déformer son visage pourtant gracieux. Heureux, il était pour la première fois depuis pas mal de temps content des évènements qui se succédaient et il ne tarda pas à le faire savoir à la petite assemblée :

« Que de beau monde aujourd’hui! Plus on est de fous plus on rit! Venez-donc, nous ne voudrions pas le moins du monde que vous ratiez ce si beau spectacle… »

Et sans plus attendre il emboita le pas de Gilles de Rais qui venait de disparaitre dans le gouffre intersidéral, son puissant rire sardonique couvrant avec fracas le bruit engendré par le vortex, avant qu’il ne s’éteigne à l’instant même où il le traversait. À vrai dire, il n’avait pas été mis dans la confidence par son ami, mais persuadé que cela se ferait tôt ou tard, en parfait manipulateur et acteur faire semblant ne fut pas trop compliqué! Si ces deux-là lascars n’en avaient eu que faire jusqu’à présent, ils allaient apprendre à le connaitre, de toute évidence il ne leur laissait pas vraiment le choix et saurait le leur rappeler le moment opportun !

Lieu inconnu (avec la petite troupe)


Dernière édition par Faust le Mar 9 Avr - 18:19, édité 1 fois
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Serafim


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Lun 8 Avr - 21:56

Serafim était bien placé pour savoir que les champs batailles désolés attiraient toujours des spectateurs. Intéressés ou pas, il y avait toujours des commensaux de la guerre qui profitait des restes d’Ares pour se repaître ou faire leurs fortunes. Mais l’homme étrangement vêtu qui venait de faire de son apparition ne semblait être un simple témoin du duel qui allait l’opposer au séquestreur de sa famille. Pire, il semblait se connaitre ! Rencontre orchestrée par le hasard ou guet-apens habilement préparé ? Serafim voyait bien dans cette rencontre les mâchoires d’un piège énorme qui se renfermaient sur lui petit à petit, mais avec ce qui était en jeu, le retour en arrière était tout simplement impensable. Zeus lui-même aurait pu se dresser devant lui qu’il aurait gardé la même détermination à combattre.

Une chose cependant attira l’attention du dresseur des corbeaux, ou plutôt un mot. Un nom parmi les millions d’autres qu’il existait dans le monde des hommes, mais ce patronyme évoquait des souvenirs forts et douloureux. Gilles ! Était-ce un effet du hasard, si cet homme portait le même prénom que le tourmenteur de sa femme ? Le renégat avait vu trop de choses pour croire que cela pouvait n'être qu’une coïncidence, mais ces pupilles d’obsidienne avaient vu aussi ce dément périr il y a six ans.

*Se pourrait-il que … *

Pensa-t-il alors qu’il s’apprêtait à suivre sa victime dans le passage qu’il venait de créer. Mais juste avant une main se posa son épaule. Un nouvel acteur venait de faire son apparition sur les pavés de Venise et celui-ci était familier de l’enfant de la lune.

« Auk… Alephist ! »

Comment ne pouvait-il pas reconnaitre l’ancien Alpha, protecteur d’Asgard ?

« Du calme ! Comment veux-tu que je reste calme alors que ce mécréant détient ma famille ! »

Les paroles sages et avisées du héraut n’eurent aucun effet sur l’incendie colérique qui consumait la raison du maitre des freux et l’attitude des deux autres compères avait attisé ces flammes. Comment osaient-ils se moquer de lui ? Ils le considéraient comme un insecte. Tant mieux qu’ils le sous-estiment jusqu’à ce que cet insecte leur inocule le poison de sa vengeance dans les artères.

« Tu riras surement moins dans quelques instants ! »

Répondit-il d’une voix courroucée au l’homme élégamment habillé avant de se tourner vers Alephist et de lui confesser.

« Je sais que le chemin que je compte suivre, va me mener à ma perte, mais je n’ai pas droit à l’échec. Je ne pourrai combattre ces monstres qu’en bannissant la pitié, la tempérance et le bon sens de mon esprit. Je dois devenir comme ces guerriers qui ont jadis foulé le sol d’Asgard. Je dois laisser la fureur sacrée me posséder. »

Serafim avait compris les motivations du nordique, hélas le doute, l’ombre de la peur, l’empêchait de faire confiance à un guerrier qu’il savait extrêmement puissant. Un homme effrayé choisit rarement les meilleures solutions et Serafim illustrait parfaitement cette doctrine.

« Je n’ai pas d’autre choix que d’y aller. »

On aurait cru qu’il cherchait à légitimer sa folie. Quoi qu’il en soit, il ne chercha pas à dissuader le masque d’or de le suivre. Il était évident que les deux acolytes représentaient un intérêt pour lui aussi. Pouvait-on faire un rapprochement avec l’attaque du sanctuaire ? Peu importe, ceci n’était plus la première préoccupation de Serafim et alors que ce dernier se dirigeait d’un pas ferme et motivé vers le passage, une ombre inquiétante semblait absorber son aura, comme un corbeau qui était en train de se repaitre d’un animal agonisant. Était-ce l’ancien Serafim que se faisait dévorer ?

► Vers le lieu mystère
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Moïra


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MessageSujet: Re: :: ~ Une ombre menaçante sur Venise   Mar 14 Mai - 19:16

    L'arrivée d'un nouveau participant à cette mascarade ne semblait pas avoir perturbé plus que de raison les acteurs déjà en place. Les rires et sourires disproportionnés apparus sur le visage de l'homme au chapeau ne laissaient rien présager de bon, et la surprise inattendue était de toute évidence plus source d'enthousiasme que d'inquiétude. S'agissait-il là d'un excès de confiance? D'une éventualité que les Spectres avaient déjà prévu? Derrière le masque doré d'Alephist, ces éventualités semblaient pourtant à ses yeux de bonne augure. Sans le savoir, en continuant selon leurs plans malgré son intervention, les deux compères mêlés à la disparition d'Aalanna lui offraient une occasion inespérée de plonger au cœur du problème pour le régler de la manière la plus souhaitable, tant pour lui que pour les autres.

    Mais le dénouement que Serafim envisageait à présent n'était peut-être pas le même issu de l'idéal du Héraut. Les paroles de l'envoyé d'Héphaïstos n'avaient pas suffit à apaiser la fureur du Maitre Corvin. L'attitude nonchalante du compère de l'homme accusé d'enlèvement n'avait rien fait pour arranger les choses. Si la colère n'obscurcissait pas encore totalement la vision et la conscience de l'ancien Saint, le Héraut ne pouvait pas garantir que dans la fureur du combat son camarade ne perdrait pas justement ce qu'il cherchait à protéger. Lorsque Serafim passa devant Alephist pour s'engouffrer dans le portail, les lèvres de celui-ci se serrèrent imperceptiblement. Ce chemin, le père de famille n'était pas le premier à le prendre. Au cours des siècles, les yeux d'Aukoti et de ses ancêtres avaient contemplé nombre de leurs amis et frères d'armes se lancer ainsi dans une quête de vengeance aveugle pour finalement connaitre une chute tragique, entraînant le plus souvent leur entourage avec eux. Trop souvent, nul mot ou geste n'avait été suffisant pour les retenir...

      « A quoi bon abandonner toute humanité pour les combattre, si c'est pour finalement leur céder la seule chose qui vaut vraiment la peine d'être protégée... Mais un choix n'est jamais tout à fait définitif. Tu auras l'occasion de t'en souvenir avant la fin. Et si ce n'est pas le cas... Je devrai te forcer la main. »

    Car aujourd'hui, avec le savoir et le pouvoir qui était le sien, l'histoire pourrait peut-être être différente cette fois-ci... Serafim n'était déjà plus là pour entendre ces paroles, mais cela n'avait pas d'importance. Pour Alephist, il s'agissait plus d'une promesse faite à lui-même que d'un avertissement faite à son ami, un promesse de ne pas laisser cette histoire mal se terminer.
    Le temps était presque écoulé. Déjà, le portail créé par le premier Spectre était en train de se refermer. Tendant la main devant lui, Alephist émit depuis son bras droit un Cosmos à la teinte ébène semblable à ceux des deux serviteurs du Dieu des Ténèbres. Se mêlant au vortex dimensionnel, cette énergie servit à élargir le passage en train de disparaître juste le temps nécessaire au Héraut pour s'engouffrer dans l'ouverture. Cette carte maîtresse était toujours dans sa manche, prête à l'emploi dans le cas où le pire serait à prévoir, mais il était difficile d'imaginer la réaction des Spectres face à celle-ci. Jetteraient-ils l'éponge, ou tenteraient-ils le tout pour le tout? Et la situation dans laquelle ils entrainaient Serafim leur laisserait-elle seulement le choix?

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:: ~ Une ombre menaçante sur Venise

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