RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)

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MessageSujet: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Lun 19 Nov - 14:29

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Spoiler:
 

Deux mois, cela faisait maintenant deux mois depuis Bloody-Angel et notre première étreinte amoureuse. Deux mois durant lesquels Marie-Ange et moi avions appris à mieux nous connaitre, son corps avait eu le temps de guérir et j’avais appris à mieux contrôler mes élans passionnels.

A présent rayonnante comme mille astres solaires, la reine de mon cœur illuminait mes pensées et mon quotidien. Ces deux mois passés auprès d’elle avaient été les plus doux et les plus heureux de mon existence et ce soir j’allais franchir un nouveau pas dans notre relation, un pas qui nécessitait le complet rétablissement de mon aimée avant d’être franchis.

Retrouvant ma reine dans sa chambre, le clair de lune traversant les minces rideaux de ses fenêtres soulignait à merveille la perfection de son visage, sur ses cheveux blonds la blême lumière de Sélène venait jouer en mille reflets d’argent étincelant ajoutant au caractère irréel d’une telle beauté. Le cœur à nouveau saisi et émerveillé par tant de magnificence, j’eu une larme de bonheur à la seule vision de Marie-Ange, reine de mon cœur rayonnant dans toute sa gloire céleste.

« Je peine encore à croire que le destin m’ai été si doux. Le simple fait d’avoir pu te rencontrer est en soit une chance inestimable, mais que l’amour nous ai réunis… C’est… »

Je ne trouvais même pas les mots pour exprimer mon bonheur, ils semblaient si vide de sens en sa présence, elle était un défis lancé au vocabulaire, tous les superlatifs devenaient superflus. Malgré ma très longue existence et ma connaissance des langues mortelles, rien ne me semblait etre assez explicite pour décrire ce que je ressentais en cet instant.

« Il n’existe tout simplement aucuns mot en langage humain ou même divin pour exprimer ce que tu représentes à mes yeux. Le sentiment si pur, si puissant que tu m’inspires n’appartient qu’à moi, j’imagine donc qu’il est normal qu’aucun mot ne puisse le définir. »

C’était bien la première fois que je ne parvenais pas à m’exprimer clairement. Riant de ma situation, je me rapprochais de ma reine avant de passer mes bras autour de sa taille. Plongeant ses yeux dans les sien j’aurais pu rester ainsi des heures durant. Ainsi connecté les mots devenaient inutiles car nos âmes se rejoignaient en ces instants où nous plongions l’un dans l’autre sans un mot.

Une de mes mains remonta alors le long de son dos, caressant l’étoffe somptueuse qui composait sa tenue avant de s’attarder un instant sur ce cou semblant supplier pour un baisé.

« Quel chanceux je suis… J’ai parfois peur de me réveiller en sursaut avant de découvrir que tout ceci n’était qu’un rêve. C’est alors que je me rappelle qui je suis et qui sont mes enfants. »

Caressant délicatement la joue si soyeuse de mon aimée, je fis se rencontrer nos lèvres dans le premier baisé passionné de la soirée, une soirée qui s’annonçait exceptionnelle.

Les secondes passèrent, puis les minutes. Combien de temps dura cette chaste étreinte où pourtant se devinait tant de passion ? Au fond cela n’avait aucune importance. Ici, dans cette ville où personne ne nous connaissait, nous avions tout notre temps. La maison de l’ancien maître de ma reine nous avait accueillis comme si elle avait reconnue en nous ses nouveaux propriétaires, et durant deux mois nous avions vécu incognito parmi les Viennois.

Mettant un terme malgré moi à notre baisé, je pris alors les mains de ma reine avant de lui sourire d’un air malicieux.

« Suis-moi, il faut que je te montre quelque chose. »

L’emportant par la main, je fis s’ouvrir d’un geste les portes vitrées donnant sur le balcon juxtaposant la chambre de Marie-Ange. L’air doux de la nuit encore jeune nous fit parvenir le parfum des jasmins environnant ainsi que quelques mélodie que jouaient non loin des musiciens de rue.

Au-dessus de nous le ciel limpide semblait nous appeler à lui, comme sachant mes projets.

Me retournant vers mon aimée, je fis alors apparaître autour de nous un nuage de poussière d’or qui vint s’agglomérer autour de la reine de mon cœur, l’entourant délicatement d’une aura dorée rayonnante, ce fut mon premier cadeau de la soirée.

Tout en lui souriant, je m’envolais de quelques mètres avant de lui tendre les bras.

« Suis moi à présent, rejoins moi dans ce ciel qui n’attend plus que nous. »

Elle n’avait plus qu’à le souhaiter, simplement à le souhaiter, et elle s’envolerait. Désormais et tant que la poussière d’or l’entourerait de son halo doré, elle pourrait voler selon ses souhaits.
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Thalie


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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Lun 14 Jan - 0:37

[HRP : désolée pour le retard]

Jolie image ^^

Deux mois s'étaient écoulés dans la plus parfaite félicité. Deux mois durant lesquels elle avait goûté à la joie de la vie auprès de son roi, soignant ce corps blessé qui l'avait si cruellement trahie lors de leur première étreinte. Y repenser lui faisait de la peine, elle qui avait repoussé Hypnos sous le coup de la douleur. Et pourtant, Angel en avait eu aussi envie que lui. L'Amour et le désir l'avaient enflammée, attisant un feu qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant. Flamme qui lui brûlait le corps, attisant ses sens jusqu'à ce qu'elle s'offre totalement à celui qu'elle aimait de tout son âme, qu'elle aimait à en mourir.

Ainsi deux mois s'étaient écoulés depuis leur victoire sur Bloody Angel et durant tout ce temps, la blonde musicienne avait soigné les blessures que le venin lui avait infligée. Ce qui ne l'avait point empêchée de guetter les allées et venues d'Hypnos ici, à Viennes ou dans la splendeur de son monde onirique. Ce furent les premiers jours les plus délicats, ceux où le dieu et la mortelle s'apprivoisaient doucement, se découvrant l'un l'autre. Souvent, la tendre Souris tremblait à l'idée de lui déplaire malgré la force des sentiments qui ne cessaient de grandir et s'embellir entre eux. Leurs sentiments étaient si sincères si purs que n'importe quel idiot aurait pu se rendre compte de la force des liens les unissant. Mais au fond d'elle-même, Marie-Ange n'oubliait pas qu'elle était une mortelle et qu'Hypnos était un dieu.

- Prends soin de toi... Lui glissa soudain une voix
- Hein ? Thalie ?
- Si tu veux lui plaire et le rejoindre, prends soin de ton corps, de toi... Guéris et tu pourras le retrouver aussi vite que ton coeur le souhaite...
- Mais je ne connais à l'art d'ai...
- Laisse-lui t'apprendre. Sois sans crainte, il sait que personne ne t'a jamais touchée...


Thalie ne cessait de l'entourer de soins tout en lui apprenant l'art des musiciennes. La Muse et Lorenz de la Lyre étaient les deux mentors de la belle Saltimbanque. Sous ses enseignements, Angel n'avait cessé de progresser dans les arts qui étaient maintenant les siens. Ainsi s'était révélée aux yeux du monde la nouvelle sainte de la Lyre. Ange qui enchantait les nuits viennoises de ses mélodies les plus douces et le plus sublimes. De ses doigts, elle exprimait tout son amour pour son roi. Celui qui avait pris son coeur et lutté pour la sauver. Elle l'aimait tellement, son roi, que cela transcendait son art et sans s'en rendre compte sublimait sa beauté déjà très grande. Son désir de rester auprès de lui, le rendre heureux était si grand qu'elle ne cessait de suivre les conseils de la Muse qui la faisait progresser à une vitesse folle. Être au service d'Apollon lui avait appris à faire ressortir tout l'éclat de la douce Angel.

Lentement, elle se mit à fredonner une ode que lui avait apprise son maître. Elle se devait de devenir une experte la reine magicienne, la belle capable d'ensorceler et de charmer n'importe quel être de sa Lyre autant que de sa beauté. Quel gâchis de poser un masque froid et sans âme sur un tel visage. Le regard de la fille de Mnémosyne se durcit en songeant à cette bêtise sans nom. Sans doute, un mauvais tour d'Apollon le jour où cette idée ridicule avait été soufflée à Athéna. Avec l'aide de cette greluche d'Eris et de la trop fière Aphrodite. Un soupir échappa à la Muse de la Comédie à cette idée. Les femmes chevaliers perdaient bien trop de leurs puissances en se masquant. Et cela, Athéna ne le comprenait sans doute pas. Peut-être faudrait-il la marier au plus affreux combattant parcourant la terre pour qu'elle comprenne la frayeur et le désarroi de celles qui étaient démasquées. Imposer la mort ou l'amour à ces femmes sans tenir compte de leur coeur et de leur vie. Briser ce qu'elle avait de plus précieux avec un simple masque pour instrument. Quelle cruelle revanche sur plus faibles que soit. Elle désapprouvait Athéna. Ce qu'elle pouvait lui en vouloir pour cela. Elle Muse et femme comblée par les amants qu'elle avait connu durant sa si longue vie, être simplement une femme aimée et aimant en retour, quel bonheur que celui-là...

Bref, Thalie avait laissé la jeune femme soigner son corps qui avait repris toute sa magnificence. Sa peau était d'une douceur incomparable tout comme sa voix et sa musique étaient un véritable enchantement même si elle ne chanterait sans doute que pour l'élu de son coeur. Le seul roi à avoir touché le coeur de la reine blanche avant de l'arracher aux griffes de Bloody Angel. Thalie tenait à son apprentie et s'il le fallait, elle la conduirait elle-même auprès du dieu du Sommeil si Athéna se mettait à lui faire du mal. Non pas que la déesse était cruelle envers ses chevaliers mais les combats eux l'étaient sans le moindre doute et cela, Angel ne pourrait l'éviter...

Quoique le pire serait que sa relation avec Hypnos soit révélée. Le destin pouvait parfois se montrer si implacable.

Thalie le savait mieux que quiconque. Les histoires entre âmes de camps ennemis étaient plus courantes qu'on ne le croyait mais le plus souvent, elles finissaient mal. Sa soeur Melpomène, Muse de la Tragédie le savait aussi bien tout comme Calliope, celle de la Poésie. Non, c'était trop cruel et elle, la somptueuse soeur d'Apollon s'était attachée à l'artiste qu'elle avait décidé de suivre et de prendre son aile. Divine Inspiratrice, elle resterait auprès de sa protégée prise éprise d'un des dieux jumeaux. Amour qui pouvait s'épanouir et resplendir sur le monde tout comme virer au tragique.

Comme d'autres avant lui..

Hypnos lui-même avait du entendre parler de celle née entre l'une des Etoiles Célestes et l'un des chevaliers d'or. Cette histoire et sa fin tragique. La façon dont le destin s'était acharné sur eux. Les Parques étaient décidément bien cruelles pour détruire un espoir qu'elle avait fait naître avec cet amour unique. Un regard vers celle qu'elle avait pris pour disciple, un peu comme une fille bienaimée.

Un dernier regard vers la splendide jeune femme et l'esprit de la Muse s'évapora.

Le soir ne tarda plus à tomber, Hélios laissant sa place à une magnifique nuit où brillait de concert la lune et les étoiles. Tout respirait le calme et la sérénité au-dessus des toits de Viennes. Angel s'était attardée à la fenêtre admirant la beauté de cette ville qui était celle de son maître. Elle s'y était installée avec son roi. Ici, nul ne le connaissait et nul ne viendrait s'élever contre leur idylle. Vêtue d'une robe aussi précieuse qu'audacieuse, elle guettait son arrivée. Cette nuit serait différente des autres. Au fond d'elle-même, elle le ressentait.

A son entrée, elle se retourna avant d'avancer vers lui, nimbée de la lumière diaphane de la lune. Séléné la déesse au front d'argent la sublimer de sa lumière si unique. L'argent qui lui allait si bien, se mariant à merveille avec l'or de ses cheveux. Avec lenteur, elle progressait vers lui, sensuelle, lui tendant les bras, réclamant un baiser. C'était l'appel de son coeur, aussi primaire qu'intense. Ils s'aimaient tant qu'ils n'avaient nul besoin de se parler pour se comprendre et communier. Leurs coeurs et leurs corps suffisaient.

D'un geste d'une incroyable délicatesse, elle recueillit une larme de son roi. Elle ne supportait pas de le voir triste. Sauf que cette larme était une larme de bonheur. De ses doigts si fins, elle souligna ses traits tant aimés, s'attardant sur les lèvres avant que sa paume se pose sur la joue qu'elle caressa. Elle l'attirait aussi vers elle avant de se retrouver entre ses bras si puissants. Le contact de son torse et l'odeur de cette peau qu'elle aimait tant parcourir de ses lèvres et de ses mains...

Un sourire amoureux sur ses lèvres avant qu'elle ne réponde.

- Il n'y a pas de mots pour cela mon roi. Pas de mot pour exprimer tout ce que je ressens pour toi. C'est si beau, cela submerge tout. Je n'ai que les mots de mon coeur, la mélodie de mon coeur qui bat lorsque tu t'approches. Mon cosmos qui rayonne et se fait harmonie pour te bercer et te réchauffer entre mes bras. La douceur de ma peau et de mon corps qui sont à toit et à toi seul...

Hypnos, nos âmes nous pas besoin de parler, elle se reconnaissent, se rejoignent et se parlent dans un langage qui n'appartient qu'à elles...


Un soupir de plaisir de plaisir lorsqu'il caressa son dos remontant le long de ses reins. Il savait déjà comment l'embraser tout la faisant languir. Elle était si heureuse entre ses bras.

Un autre geste et leurs lèvres se rejoignirent tout en douceur. S'abandonnant au baiser de son amour, elle y répondit ensuite avec la même fougue. Tous deux étaient si heureux en ce moment, loin du monde et de la guerre agitant leurs camps respectifs. Loin des chevaliers et des spectres, ils oubliaient tout. Lentement, sans heurt, leurs lèvres s'éloignèrent et le regard interrogatif d'Angel plongea dans celui d'Hypnos. Le fils de Nyx avait une idée en tête et elle le suivit sans un mot, les yeux brillants.

Ce qui la mena au balcon. L'air ne tarda pas les envelopper, portant les fragrances des jasmins ainsi que d'autres parfums. Au loin, d'autres mélodies leurs parvenaient. Serrant la main de son amour dans la sienne, elle leva la tête vers lui avant de sourire. Elle attendait simplement. Soudain, le cosmos doré d'Hypnos l'enveloppa. Un instant, elle se sentit comme soulevée. C'était étonnant comme sensation. Le temps qu'elle comprenne ce qu'il lui arrivait et elle tendit la main vers Hypnos.

- C'est merveilleux, mon roi, merci, merci pour ce cadeau.

Elle était encore si maladroite qu'elle devait faire attention pour ne pas se heurter au mobilier, au mur ou au plafond. Sa robe suivait avec grâce ses évolutions mais cela la gêner quelque peu. Essayer de voler en robe longue pouvait s'avérer risquer. Un appel au secours vers son roi pour qu'il lui vienne en aide.

- Mon amour, aide-moi, je ne peux voler dans cette tenue...

Elle lui avait tendu la main en un geste. Elle était prête à le suivre, enfin, dès que certains détails seraient réglés.
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Lun 14 Jan - 19:14

Un commencement était toujours un moment d’une délicatesse extrême, il en allait ainsi pour toute chose, que ce soit la naissance d’un être, ou la première fois que l’on s’affranchit des lois de la gravité. Mon cadeau pour Marie-Ange ne fit pas exception, elle qui pour la première fois éprouvait la merveilleuse sensation de voler devrait maintenant apprendre à maîtriser ce nouveau don. Un apprentissage qu’elle ne ferait pas seule, elle ne serait plus jamais seule car je lui appartenais désormais.

Dans ses yeux émerveillés par mon présent, je vis aussi la surprise que sa nouvelle capacité lui procurait, son premier vol était si semblable aux premiers pas d’un nourrisson, maladroit et hésitant.

Oh combien était touchante cette vision. Ma reine entrant pour la première fois dans ce domaine divin, un domaine où les cieux n’étaient plus qu’un nouveau terrain de jeu, un lieu parmi tant d’autres que je comptais bien lui offrir cette nuit.

La rejoignant rapidement alors qu’elle évoluait prudemment entre les meubles et le plafond de sa chambre, je pris sa main avec mes mille précautions d’usage pour la stabiliser auprès de moi, un sourire complice sur le visage.

« Ce n’est rien mon amour, après tout c’est ton premier vol, tiens moi par la main, je vais t’apprendre à te mouvoir dans ce nouvel élément. Ne t’en fait pas, je sais que tu y arriveras, après tout tu es mon ange et ta place est au firmament à mes côtés. »

Comme je pouvais la désirer en cet instant, elle qui dans son innocence et sa pureté éveillé en moi une passion dévorante comme je n’en avais jamais connu auparavant. Pour autrui l’abandon à ces pulsions aurait été la plus douce des folies, mais pour moi, cela était totalement hors de question. Seul le contrôle le plus absolu de mes gestes me garantissait la sauvegarde de ce que j’avais désormais de plus précieux.

La tenant à présent par la main, je la guidais à ma suite vers la fenêtre avant qu’elle ne me demande tout innocemment de l’aider à changer de tenue.

Avec un sourire malicieux, j’exauçai alors son souhait. Instantanément la poussière d’or l’entoura de nouveau pour faire s’évaporer sa robe, la laissant apparaître en sous-vêtements. Sous la clarté de la lune elle se dévoilait à nouveau à mes yeux dans une forme plus naturelle, bien que quelques pièces de tissu venaient encore protéger le mystère entourant ses attributs féminins. La dévorant alors du regard je sentais que devant cette vision, le contrôle que j’avais sur moi-même ne tiendrait pas longtemps.

« Est-ce que cela convient à ma dame ? »

Me rapprochant, espiègle et taquin, j’apposais de nouveau mes lèvres sur les siennes tout en profitant du contact chair contre chair que mes mains avaient désormais avec son dos et son ventre.

Sans dire un mot la poussière d’or revint alors nous entourer, cette fois pour lui attribuer une tenue plus adaptée à son premier vol. Sur ses sous-vêtements affriolants vint alors se matérialiser un vêtement moulant et intégral semblant être comme une seconde peau tant sa finesse que sa coupe épousaient à merveille les courbes parfaites de ma reine. A la couleur de l’émeraude rehaussé de fils d’argent ma reine se vit alors placée dans un merveilleux écrin que j’avais imaginé pour elle seule. Dans cette tenue elle n’aurait à craindre ni le froid, ni la pluie, ni les pans de sa robe. Ainsi parée sa grâce et sa féminité s’en voyaient magnifiées comme jamais, joyaux sans pareil parmi les hommes comme j’étais chanceux de l’avoir prêt de moi.

Décidément je devrais prendre garde à mes pulsions durant cette soirée où désormais le moindre regard que je porterais vers la reine de mon cœur n’aurait de cesse d’exacerber mon désir.

« C’est… Au delà de toute définition… Aphrodite doit en être verte de jalousie. Elle aimerait certainement te punir pour ta beauté éclipsant la sienne, mais elle sait que je suis à tes cotés. Dommage pour elle. »

Un nouveau sourire amoureux, un nouveau baisé, de nouvelles caresses sur cette étoffe fine et soyeuse.

Mettant rapidement un terme à notre étreinte amoureuse, la tenant toujours par la main, je l’entrainais alors dehors, vers ce monde, vers ce ciel qui n’attendait que nous.

« Ce soir je vais ouvrir tes yeux aux délices et aux merveilles d’un voyage en plein ciel. Ce soir je vais t’offrir un monde où personne ne nous retiendra. Cette nuit est la nôtre et le monde nous appelle. »

L’emmenant loin au-dessus de Viennes, la ville des musiciens était désormais semblable à un parterre de pierres précieuse brillantes sur un tapis d’ombre.

« On dirait que tu commences à mieux maîtriser ton nouveau pouvoir. Laisse-toi guider par ton instinct, voler c'est un peu comme rêver, merveilleux et au-delà de la raison. Tu n’as qu’à imaginer et la poussière d’or fera le reste. »

Lui lâchant alors la main, je continuais à l’encourager et à la guider dans son apprentissage, la rattrapant affectueusement lorsqu’elle chutait ou m’appelait à l’aide. Malgré ses difficultés en somme parfaitement compréhensibles, elle était une brillante élève, écoutant et assimilant à une vitesse folle. A la vue de ses progrès elle maîtriserait ce don en en rien de temps.

Mon ange semblait prêt pour une séance d’acrobatie au cœur même des nuages blanc et duveteux nous surplombant. Lui faisant un clin d’œil joueur, je pris alors de la hauteur, l’invitant à me suivre.

« Attrape-moi. »

Filant alors rapidement vers les nuages, je gardais un œil sur elle, au cas plus qu’improbable où elle nécessiterait mon intervention.

*Je devrais peut être aller plus vite, elle est douée, très douée même.*
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Mar 15 Jan - 18:47

Un rire nerveux alors qu'elle chutait maladroitement vers le lit, manquant de peu de se heurter à la garde-robe. Cette sensation de liberté, c'était si grisant. Angel se sentait quasi euphorique. Jamais, l'Ange du Sanctuaire n'avait aussi bien porter son nom qu'en cet instant où elle avait doublement l'impression de flotter dans un rêvé éveillé.

C'était si neuf comme sensation et enivrant. Aussi, après s'être essayée à quelques acrobaties dignes du plus nul cocasses des numéros de cirque, elle finit par trouver un semblant d'équilibre. A en juger de l'expression de son roi, cela devait tenir de la vision de rêve. Ses longues jupes flottaient entre deux courants en une magnifique corolle ondulant avec grâce autour de son corps splendide, le tout rehaussé par la splendeur de sa longue chevelure blonde. Quelques soubresauts pour se maintenir alors que chaque nouveau mouvement avait l'art de révéler le charme de son corps splendide, l'éclat de sa peau qui ne pouvait qu'être douce et puis, enfin, ses courbes toutes féminines. Une certaine rougeur apparut sur ses joues, la rendant encore plus attirante lorqu'elle sentit le regard dévorant de son roi posé sur elle. Elle se sentait désirée et le désirait tout autant, son roi, celui qui avait conquis son coeur sous la magie d'un ciel onirique.

Quelques instants magiques se poursuivirent ainsi, le regard de l'un plongé dans celui de l'autre. Puis, la voix tant aimée s'éleva et à ses mots la blonde artiste lui tendit la main. Paume contre paume, les deux amants s'étaient rejoints pour cette première fois unique comme leur amour. Un sourire et elle lui répondit.

- Et toi , tu es mon soleil, mon roi, mon amour. Tu es le soleil qui brille à mes côtés et m'éclaire de son ardeur. Où que tu m'emmène, je te suivrais. Ensemble, nous voguerons sur les ailes du vent..

Un autre mouvement maladroit et elle tourna sur elle-même, empêtrée dans sa robe qui devenait un véritable obstacle malgré le joli spectacle que cela devait offrir aux yeux d'Hypnos. Un peu comme si la jeune femme était prise dans une sorte de danses dont chaque pas dévoilait en partie son corps splendide. Enfin, cela devenait un peu trop dur et elle demanda l'aide de son roi. Quelques mots de la reine blanche et elle sentit une merveilleuse chaleur l'entourer avant que sa robe ne s'évapore en un nuage délicat, la laissant avec ses seuls dessous pour tout vêtement. Des tissus très beaux dérobant encore à la vue de celui qui lui faisait face le mystère de son corps encore vierge, des tissus soulignant sa poitrine parfaites aux jarretelles montant jusqu'au sommet de ses cuisses, soulignant avec grâce et douceur les jambes parfaites de la Reine blanche tout en laissant subtilement apparaître la peau douce et chaude ce la sainte d'argent.

Vision à laquelle ne put résister son amour. Ses caresses et ses baisers ne tardèrent pas à faire soupirer la jeune femme de plaisir avant que ne s'éloigne d'elle sans qu'elle ne l'attrape par le bras et pose rapidement ses lèvres sur les siennes, lui volant à son tour un baiser.

Une nouvelle vague de chaleur l'entoura ensuite avant qu'un tissu d'une incroyable douceur ne vienne l'envelopper, cachant au regard de son époux le corps splendide qu'elle souhaitait lui offrir. Enfin, cacher en partie puisque cette nouvelle tenue moulait à la perfection la silhouette de la blonde artiste. Un magnifique sourire à sa réflexion.

- Et toi, tu es le plus beau de tous les dieux, celui qui éclipse tous les autres de son éclat. Mon roi, je suis si heureuse en cette nuit, rien ne nous séparera, pas même la jalousie ou la rivalité déchirant les êtres. Rien ne nous séparera, je t'aime...

D'autres caresses entrecoupées de baisers s'ensuivirent. Elle se sentait si bien, si heureuse en cette nuit qui promettait d'être inoubliable.

Un autre sourire et elle reprit.

- Emmène-moi, Hypnos, emmène-moi. Où que tu ailles, je te suivrais. Cette nuit est bien la nôtre et la première d'une infinité.

Et d'un geste tendre, le dieu la tira vers l'extérieur, lui faisant franchir le dernier obstacle avant qu'elle ne découvre, émerveillée Viennes brillant sous la beauté du firmament étoilé. Un éclat de rire lorsque, joueur, il l'emmena vers les nuages avant de la lâcher. Un jeu de cache-cache dans les nuages. Elle se surprit à rire à cette idée, un rire cristallin et elle se glissa entre les nuages, accélérant avant de se livrer au jeu. Les cheveux de l'ange se déployèrent dans le même temps et cela ne tarda pas à se transformer en course-poursuite entre les nuages.

Elle le guetta, voguant entre deux courants, ne lâchant pas le dieu de sa vie du regard et lorsqu'il ralentit, elle lui saisit le visage avant de l'embrasser fougueusement, manquant de leur faire heurter le sommet d'un clocher tout proche. Un mouvement et la cloche sonna soudain comme pour les saluer dans la nuit.
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Mar 15 Jan - 23:05

Qu’elle était belle la reine de mon cœur, trônant avec grâce dans les cieux, trônant parmi les nuages tel une déesse dans cette tenue me rendant fou de désir. Joueuse autant que sublime, elle maitrisait à présent la technique de vol comme si elle était née pour l’apprendre, née pour voler.

*Mon amour, tu es si belle, la divinité te siérait si bien, toi plus qu’aucune autre mérite ce don. Ensemble à jamais au travers des âges. Nous aimant alors que le monde aura disparu et que l’univers sera devenu sombre et froid. A tes cotés pour toujours le rêve n’aurait pas de fin.*

Hélas ce n’était là qu’un rêve encore impossible à réaliser, la rendre immortelle m’était impossible pour le moment, je ne pouvais qu’espérer trouver rapidement le moyen de combler ce vide, de soulager cette angoisse de tous les instants, la peur de la perdre, elle qui représentait tout pour moi.

Je ne pensai pas longtemps à ces funestes présages, cette nuit était la nôtre et rien ne viendrait la ternir.

Evoluant de concert dans la blancheur duveteuse et humide des nuages, chaque cumulus devenait une cachette potentielle, une cachette où je pouvais plonger et disparaitre un instant pour mieux la surprendre peu après.

Creusant ainsi tout deux nos sillons dans cette mer d’ouate, les perturbations que nous entraînâmes firent tomber un léger crachin des plus agréables sur la ville des musiciens.

Ponctuant le jeu de nos rires innocents, ainsi se poursuivit notre course poursuite au milieu des nuages avant de redescendre vers les lumières de la ville. Là, tel deux papillons jouant avec les feux colorés de Viennes, nous virevoltâmes parmi les toits et les cheminées avec fluidité et rapidité, tel deux félins se pourchassant dans une jungle vierge de tout chemin.

*Elle apprend vite.*

Le jeu m’avait permis de noter les remarquables progrès que ma reine avait accompli dans le domaine du vol. Elle était prête pour la suite de la soirée.

Un rapide coup d’œil vers la tour de l’horloge, la nuit était encore jeune. Ralentissant pour vérifier si ma reine suivait, deux mains agrippèrent mon visage alors que l’élan du vol nous faisait nous rapprocher dangereusement du clocher.

Les lèvres de mon aimée se posèrent alors sur les miennes, voraces et passionnées alors qu’elle m’enlaçait ivre de bonheur. Ne pouvant pas résister à cet appel qui rencontrait un écho des plus favorables en mon cœur, je répondais à son geste par la même passion tout en nous faisant décrire une ascension rapide pour éviter l’impact.

La cloche sonna, dix heures. Nous avions encore tout notre temps. Qu’elle était douce ma reine dans mes bras, cœur passionné et bras aimants si fragile, un visage parfait, un corps aimable, lisse mais fragile, délicat comme de la porcelaine. Ma reine, joyaux de tous mes joyaux, si fragile entre mes bras.

Ne voulant pas rompre avec des mots la magie de ce moment, ce fut par la pensée que je l’invitais à me suivre vers notre prochaine destination.

Toujours embrassés, je nous fis prendre de la vitesse alors que nous mettions cap plein sud, vers une série de spectacle unique que ma reine ne devait pas rater.

Remarqua-t-elle le monde défiler à grande vitesse sous nos corps enlacé ? Les villes, les forêts, les montagnes et leurs habitants apparaître et s’enfuir en une vision aussi féerique que fugace ? J’espérais que oui.

Les minutes filèrent sans un mot, caresses et baisés pour compagnon le changement d’air fut le seul témoin de notre arrivé à la méditerrané. Ce fut là et seulement là que je nous fis ralentir et que je quittais ses lèvres.

« Regarde ma reine, la mer comme tu ne l’as jamais vu. »

La tenant par la main, je nous fis descendre vers les vagues d’un noir d’encre afin de les effleurer de la main.
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Mer 23 Jan - 17:37

C'était si beau, si unique même lorsque le clocher s'était si dangereusement approché telle une flèche de pierre s'élevant vers le ciel. Immense et froide construction dont son roi les avait éloigné. Tout en douceur comme sans y penser. Juste un mouvement, une pensée pour les éloigner de tous ceux qui pourraient vouloir les troubler les séparer alors que leurs lèvres venaient à nouveau de se retrouver. Tels deux papillons, deux anges aux ailes invisibles, ils évoluaient entre les courants, se laissant porter, voguant au fil des vents. Au loin, la cloche avait sonnée, si belle, si pure, les saluant.

- Mon roi, je suis si heureuse. Ce son tinte si agréablement à mon oreille. Le son grave et pur de la cloche. Telle une promesse pour cette nuit qui est nôtre, si belle si limpide. A tes côtés, je me sens si heureuse, toi qui m'es apparu tel l'ange de l'Amour...

Une douceur qui transparaissait sur ses traits, la parant d'une beauté à nulle autre pareille. Celle de l'Ange du Sanctuaire radieuse et heureuse comme elle ne l'avait jamais été auparavant. Sa longue chevelure suivait ses mouvements, flottant dans le vent, quelque peu humide après leur course entre les nuages, scintillant sous les rayons de la lune. Ainsi, évoluait-elle, fine et gracieuse entre les bras de son roi. Deux anges blonds s'élevant sans autre soucis que le bonheur de l'instant présent.

Blottie entre les bras de son amant, elle contemplait le paysage qui ne cessait de changer sous eux. Tout était si incroyable en cette nuit où Hypnos l'avait emmenée. De la chaleur, des senteurs dans la nuit ponctuées par les lueurs de villes grandioses ou de villages plus modestes. Puis, l'ombre des arbres dont les branches et les feuillages dansaient sous le vent. Des surfaces luisantes sous la beauté de Séléné et enfin...

Qu'est-ce ?

Les lèvres de son roi s'étaient détachées des siennes et un sourire charmeur sur les lèvres, il les avait fait redescendre vers la terre.

La terre ?

Un regard surpris. Ce n'était pas le bruit de la terre ou son odeur mais le chant des vagues, d'une immensité humide et salée. Ce son...

Elle tendit la main vers l'immensité mouvante.

- La mer ? C'est cela la mer vue du ciel ? C'est si beau.

Elle laissait sa main dériver, sentant juste le haut de la surface scintillante. Quelle vie se trouvait sous eux ? Elle imaginait les immensités sous la surface, les bancs de poissons et les dauphins bondissant au milieu d'un jaillissement d'écume. Tant de merveilles sous la mer. Un sourire et elle se tourna vers Hypnos.

- Merci mon roi, merci pour ce cadeau. Jamais, je n'aurais cru voir cela un jour.

Ses lèvres se reposèrent contre celles de son amour. Un instant suspendu entre l'air et l'eau avant que des chants ne se fassent entendre. Ceux des habitants de la mer et avant qu'elle ne comprenne Hypnos lui avait déjà montré les dauphins s'ébattant au loin. Voir de tels animaux et de cette façon était si extraordinaire.

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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Mer 23 Jan - 23:36

Au-dessus de nous le ciel sans fin, en dessous de nous la mer et ses abîmes. Tout autour de nous semblait être une invitation, une fuite vers l’infiniment grand, l’infiniment beau. Dans les yeux émerveillés de ma reine je reçus à nouveau mille trésors valant plus que tous les joyaux de la Terre. Elle si radieuse en ces instants, ces instants valant plus que tout à mes yeux.

« Si fort… »

Se rendait-elle compte de l’effet qu’elle produisait sur moi avec de simples gestes, de simples expressions, un simple regard ?

Comme il m’était difficile de me contrôler en ces instants où ma passion rugissait pareil à tous les fauves de ce monde. Un plongeon dans la grande bleue me calmerait surement, mais je doutais qu’éclabousser au passage la reine de mon cœur soit une bonne idée. Elle méritait ma patience, pour elle je devais tenir, apprendre à me maîtriser, elle en valait la peine. Et alors sans prévenir, elle posa de nouveau ses lèvres sur les miennes en un baisé reconnaissant.

*Ho, j’ai une idée.*

Remarqua-t-elle un bref éclat doré dans mes yeux ? Une lumière à peine perceptible avant que ne surgisse du néant un banc de dauphin jaillissant sous hors des flots sous la blême lumière de la lune.

« Regarde Marie-Ange, ils viennent pour nous. »

Comme nous saluant, ils vinrent en émettant sons et gerbes d’eau, joueurs et amicaux ils nous entouraient, nous invitait à les suivre dans leur domaine.

*Qu’importe si cela risque de déplaire à Poséidon.*

« Il serait impolis de ne pas répondre à leur invitations, n’est-ce pas ? »

Un sourire complice, un geste de la main, le scintillement d’un nuage de poussière d’or et d’un seul coup je nous fis sombrer au sein des eaux sombres de la méditerranée. Révélant ainsi autour de nous un champ de force sphérique interdisant à l’eau de nous rejoindre, j’illuminais alors les ténèbres de la grande bleue pour en révéler les trésors.

« Tout ceci et bien d’autre chose encore, pour toi ma reine. »

La rapprochant de moi pour la ceinturer délicatement, je contemplais ainsi immobile le trésor sans prix que je tenais dans mes bras.

« Sache que rien en ce monde ou dans les autres ne pourra jamais t’égaler à mes yeux. Tu es celle que j’attendais, tu es mon rêve, mon rêve fou, auprès de toi et auprès de toi seule je suis heureux. Je veux que tu le saches et que tu n’en doutes jamais. Je t'appartiens et je veux tout de toi. »

Ce fut tout ce que je puis dire avant que nos lèvres ne se rejoignent à nouveau dans un baisé cette fois plus passionné, un baisé où se devinait une impatience grandissante.

*Pas encore mon aimée, pas encore, je dois encore te montrer quelque chose.*

Nous faisant voyager toujours plus au sud, nous vîmes sous les mers mille et mille beautés, des massif de coraux de toute formes et de toutes les couleurs, des banc de poissons scintillants et fuyants à notre approche, des tortues de mer et des méduses de toute tailles, la mer nous montrait ce soir ses trésors trop souvent oubliés ou mésestimés. Ainsi se poursuivit le voyage jusqu’au cotes de l’Afrique. Un voyage qui nous fit alors quitter la grande bleue pour nous voir nous enfoncer dans le plus grand désert du globe.

Des dunes de sables à perte de vue, une profonde sensation de sérénité et d’humilité devant un paysage semblant hors du temps et de l’espace.

« J’existe depuis des millénaires et si je ne semble pas changer d’apparence, il en est de même pour ces lieux. »

Nous faisant nous poser sur les dunes éternelles, j'invitais ma reine à me suivre dans ces lieux féeriques en direction d'un petit amoncellement de rochers situé non loin.

« A chaque fois que je viens ici, je suis envahis par un profond sentiment de respect, ici se trouve des créatures arrivant tant bien que mal à survivre à des conditions extrêmes et qui ainsi parviennent à rester en ce lieu injustement appelé désert. »

Arrivé à destination, de légers grognements se firent entendre en provenance des rochers. Quelque chose s'y trouvait, encore effrayée.

« N'ai pas peur. »

La poussière d'or s'infiltra alors dans les failles de la roche pour en ressortir chargé d'un jeune fennec à moitié endormis.

Me saisissant du petit renard des sables, j'achevais de le mettre en confiance par de longues et douces caresses.

« Comme pour moi et ce renard qui a toutes les raisons du monde de me craindre, toi et moi avons appris à nous apprivoiser. Comme l'a fait pour lui et moi ce désert aux apparences stériles et mortelles, le venin de ma soeur nous a réunit. Comme quoi les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être. Je me demande quelles leçons il faut en tirer. »

D'un sourire espiègle je tendais le jeune renard à Marie-Ange. C'était sans doute la première fois qu'elle voyait cet animal aussi autant lui en laisser un beau souvenir.
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Ven 25 Jan - 1:02

- Pour nous...

Une voix émerveillée et vibrante, c'était si nouveau pour elle. L'idée que les dauphins venaient les saluer était si merveilleuse. Angel avait déjà entendu tant de récits sur eux. Les histoires et les légendes entourant ses seigneurs des mers étaient légion. En tant que Saltimbanque, elle était curieuse du monde et de ses beautés. La vie avait été cruelle mais elle avait aussi eu la force de surmonter ses épreuves et de chercher à construire plutôt que de s'apitoyer sur elle-même. Elle détestait cette idée, elle la détestait. Elle se souvenait de son père, celui qui l'avait acceptée malgré sa bâtardise et l'amour de sa famille avant que les hommes ne viennent tout détruire, leur faisant prendre la voie de l'errance mais maintenant, elle savait à quel point le destin pouvait basculer. Elle avait trouvé le plus magnifique des amours et un époux qu'elle chérirait de tout son être jusqu'à la fin des temps.

Hypnos et elle ne seraient jamais séparés. Au fond d'elle-même, elle le sentait, leur passion était unique et brillait avec la flamme de l'amour et de l'espoir entremêlés. Jamais, elle ne pourrait supporter d'être séparée de lui tout comme elle sentait le même lien chez son amant. Elle l'aimait tant, lui qui l'avait arrachée à Bloody avant de lui offrir ce qu'il y avait de plus beau en ce monde. L'Amour véritable et partagé...

Souriante, elle posa ses mains sur les bras d'Hypnos qui la tenaient toujours. C'était un instant unique qui en annonçait tant d'autre. Voir les dauphins bondir hors des eaux et saluer ses étranges spectateurs. Eux aussi semblaient connaître la curiosité et l'envie de jouer, de simplement passer des moments de pures détentes ou de découvertes.

Soudain, elle entendit la voix de son roi à son oreille et répondit.

- Oui, ce serait impoli, mon roi. Allons les rejoindre s'ils souhaitent nous montrer leur monde. Montre-moi, mon roi. Montre-moi...

A sa demande, un nuage d'or les enveloppa et tous deux plongèrent dans le silence et l'obscurité d'une mer ondulant sous les ailes de la nuit. La plongée s'ensuivit, douce et sans heurts, pas même une goutte d'eau pour troubler cet instant privilégié. La tenant avec toute la force de ses sentiments, il la préservait aussi la caresse parfois rude de l'eau de mer. Pas de blessures ni de sel pour abîmer sa peau.

Sous son regard, défilaient les trésors de la mer. Les bancs de poissons, les méduses et tous les autres animaux, des silhouettes d'épaves se dessinaient au loin, si petites échouées sur un haut fond. Tant de choses à découvrir bercée par les mots d'amour de son merveilleux roi. Ses joues qui se paraient de rouge tandis qu'il la caressait avec tant de délicatesse. Son corps brûlait contre le sien, l'émouvant avec tant de force. Puis, d'une voix chaude, elle répondit.

- Et tu auras tout de moi, mon amour. Mon corps est ton Royaume et contre mon coeur, tu entendras les plus merveilleuses des mélodies. Pour toi, je ferais tout, je donnerais tout. Mon coeur et mon corps t'appartiennent tout comme nos âmes s'unissent dès que nous nous touchons... Que nos regards se croisent. Dans tes yeux, je peux me noyer et me perdre... Tu es mon soleil, mon amour, mon soleil...

Sur ces mots, leurs lèvres se rejoignirent, en un baiser passionné, brûlant comme le désir grandissant en leurs corps. Un autre courant les enveloppa soudain avant qu'Hypnos ne les emmène plus au sud. Tant de merveilles défilèrent sous les yeux bleu émeraude de la blonde artiste. Puis, elle se sentit remonter vers la surface, la tête posée sur l'épaule de son amant.

Toujours nichée entre ses bras, elle découvrit une nouvelle étendue. Immense et splendide sous l'éclat de la nuit. Des dunes, des dunes à perte de vue, superbes et mortelles pour qui ne connaissaient leurs secrets. Du sable à perte de vue. Avec lenteur, il se posa comme une plume sur un amas de rochers, tenant toujours sa reine entre contre lui. Soudain, elle entendit un grognement avant que le cosmos d'Hypnos ne se fasse ressentir et qu'avec beaucoup de soin, il ne sorte un petit animal de son terrier.

- Un renard ? Un petit renard ?

Elle s'était exclamée avant de se rendre compte de la taille de ses oreilles. Bien plus grandes que celles des renards qu'elle avait plus que souvent croisés. Il en était d'ailleurs encore plus mignon. D'un geste empli de délicatesse, elle le prit avant de le caresser. Le fennec ne mit d'ailleurs pas plus de quelques instants avant d'apprécier la jeune femme.

- Il est magnifique...

Elle lui offrit encore quelques caresses avant d'aller s'installer sur les genoux de celui qu'elle aimait et de passer avec tendresse son bras autour de sa taille. Elle se laissa ensuite aller contre le torse puissant du magnifique fils de Nyx. Quand au renard, lui, se sentait très bien entre les deux amoureux, profitant des caresses que tous deux lui offraient.

Un instant se passa ainsi avec les dunes et le ciel pour tout témoin, noyé dans la quiétude et la tendresse avant qu'Angel ne souffle tout doucement sur la peau de son amour, remontant vers son oreille, le caressant de son souffle chaud. D'un autre geste, elle posa ses lèvres contre les siennes avant de reprendre.

- Sans la cruauté de la Discorde, nous ne nous serions pas rencontrés. Pour cela, je suis prête à essayer d'oublier. Pour toi, toi que j'aime plus que tout...

Toi qui fais battre mon coeur, toi qui m'as rejointe et apprivoisée, apaisant mes craintes et ma douleur avant de me faire le plus merveilleux des cadeaux...

Toi, toi que je veux connaître...

Toi que je désire tant connaître entièrement.

Toi dont je ne veux jamais être séparée... Mon roi, mon amour...

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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Ven 25 Jan - 16:50

Tendrement blottie dans mes bras, ma reine et notre nouveau compagnon profitaient l’un comme l’autre de la douceur d’une étreinte sous le regard complice de la lune. Un instant hors du temps dans un lieu semblant faire partie d’un autre monde.

Si belle était la reine de mon cœur, elle qui de ses mains aimantes avaient apaisée les frayeurs du petit renard des sables. Je pouvais voir dans ses yeux la passion et le désir faire leurs chemins jusqu’au moment où ils deviendraient tout deux intenables. Comme je la comprenais, moi qui éprouvais les mêmes sentiments pour elle. Pourtant fusse par conviction ou par anticipation, je résistais autant que possible à ses pulsions enflammées, même lorsque ma reine parcourue ma nuque de son souffle chaud pour finir par m’embrasser. Je la voulais, je la voulais ici et maintenant. M’écoutant, j’aurai dissous sur le champ cette tenue si suggestive ainsi que les sous-vêtements se trouvant en-dessous, tous ayant l’audace de cacher derrière eux la perfection de mon aimée. Ça aurait été si simple, si rapide, si plaisant. Pourtant elle valait plus que ça, elle méritait ce qu’il y avait de mieux, et ce soir je comptais bien lui offrir ce qui selon moi était le plus beau spectacle que pouvait offrir la terre.

Je ne m’en été d’ailleurs pas rendu compte sur le moment, mais le fait de reporter à chaque fois de quelque instants ce que je savais inévitable et tant désiré par nous deux ne faisait qu’augmenter mon désir et sans aucun doutes cela décuplerait le plaisir que nous en retirerions.

*Ta première fois… Et je suis un dieu. Mon amour, je ne veux pas te blesser.*

Cela serait sans nul doute la plus terrible épreuve que j’aurai à traverser à ses côtés, il me faudrait réduire mon pouvoir au minimum et faire preuve de mille et mille précautions supplémentaires pour que cette première fois soit la plus douce possible.

« Marie-Ange ? »

Je fus surprit par sa vivacité d’esprit alors qu’elle semblait avoir deviné le dilemme qui hantait mon esprit depuis quelque mois maintenant. Comment devais-je considérer ma sœur alors que son venin avait fait à la fois tant de mal et tant de bien ?

« Marie-Ange… Je… Je ne sais pas, je ne sais pas quoi penser. Je ne sais pas si je dois la haïr ou la remercier. Cependant je sais que sans elle je ne t’aurai jamais eu, et pour ça je ne peux plus simplement la maudire comme le fait le reste du monde. Je ne veux pas oublier, je ne veux rien oublier, je veux conserver chaque instants gravé dans ma mémoire pour l’éternité. Je n’oublierais pas la souffrance qu’elle t’a fait subir, je n’oublierais pas ses manigances, non je n’oublierais rien. Cependant je n’oublierais pas non plus ce que je lui dois en partie. Le plus précieux des trésors. Toi. »

Peut-être que le temps me permettrait de trouver des réponses aux nombreuses questions qui m’assaillaient. Mais ce soir j’étais avec elle, et rien qu’avec elle.

« Tu veux tout savoir de moi et tu le sauras, à toi plus qu’à aucun autre je veux ouvrir mon cœur et mon âme, je te veux jusqu’au plus profond de moi, jusqu’à ce que nos essences fusionnent pour n’en faire plus qu’une. Tu verras et sauras tout ce qui me compose et m’anime. Pour toi et entre nous, il n’y aura pas de secrets, pas de faux semblant, parce que je t’aime. »

D’un geste de ma main, une volute de sable blond s’éleva vers moi avant de se mêler à la poussière d’or pour se figer en une merveilleuse rose de sable parsemée d’éclats d’or.

« Tes plus précieux trésors que tu retireras de cette soirée seront les souvenirs que tu en conserveras, mais cela ne veut pas dire que je ne puisse te faire quelques présents en chemin n’est-ce pas ? »

D’un regard complice, je fis léviter la fleur de sable et d’or pour la lui offrir, une corolle parfaite, sans épine, sans tige, une corolle épanouie et scintillante où se mêlait le sable du désert éternel et la manifestation de ma volonté dans cette réalité.

*Un joyau pour mon joyau.*

J’aurai voulu faire tellement plus, j’aurai voulu couvrir le désert de ces corolles, emplir la création de présent à son attention, lui offrir un monde de beauté, de luxe, de calme et de volupté. Mais même pour elle je n’en avais pas le droit.

*Un jour viendra où je t’offrirais un monde meilleur, un monde digne de toi.*

Ma main caressa doucement la chevelure encore quelque peu humide de mon ange alors que mes yeux se perdaient dans les siens, en eux j’étais si bien, en eux j’étais chez moi.

« Ma reine… Mon amour. »

Bâtant à tout rompre, je sentais mon cœur s’acharner contre ma poitrine comme s’il voulait en jaillir. Mon nouveau corps si humain semblait si pressé de prouver à ma reine mon amour qu’il me fallait presque toute mon attention pour le retenir.

*Combien de temps encore vais-je pouvoir dire non à ce que je souhaite le plus au monde ?*

Adressant une dernière caresse au fennec à présent presque assoupis, la poussière d’or se chargea de le remettre dans son terrier d’où elle l’avait extirpé. Pour nous, pour ce que je voulais lui offrir, nous devions reprendre notre route tant que nous le pouvions encore.

« Allons-y ma reine. Le voyage n’est pas encore fini. »

Et la tenant par la main, je repartis dans les cieux alors qu’elle me suivait de près, son regard enflammant ma passion toujours avec cette force écrasante.

Virevoltant dans les nuages et les vents chauds du désert, nous croisâmes un vol de grue s’en allant vers le nord alors que je nous emmenais toujours plus au sud, vers notre destination finale.

Souffrant à chaque seconde d’etre ainsi séparé de son contact, je m’autorisai alors un plaisir risqué en l’attirant à moi pour la ceinturer et l’embrasser à nouveau. Le temps m’était compté.

Heureusement, alors que le monde défilait sous nos corps enlacés, un scintillement à l’horizon m’indiqua l’approche de notre prochaine escale, une étendue d’eau allant d’un bout à l’autre de l’horizon au beau milieu des terres de l’Afrique.

*Enfin.*

Telle n’était pas bien sûr notre destination finale, mais il fallait de toute urgence que je m’immerge la tête dans l’eau pour y calmer là aussi l’afflux sanguin.

Séparant alors nos lèvres, je lui indiquais alors se dévoilant sous nos yeux le plus grand lac d’Afrique, un lac d’eau douce si vaste que l’on pouvait le confondre avec la mer, un trésor encore inconnu aux peuples de l’Europe.

Descendant rapidement vers ses eaux chaudes et calmes, je fis s’évaporer rapidement tous mes vêtements non indispensables avant de plonger tête la première en son sein, plongeon qui provoqua une grande gerbe d’eau dérangeant au passage les hippopotames se trouvant à quelques dizaines de mètres de là.

*Pardon, cas de force majeur.*

Grognant d’avoir été dérangé au milieu de leur sommeil, je les aidais à y retourner le plus rapidement possible tandis qu’un vol d’aigrette blanche prenait la fuite suite à cette irruption fracassante.

L’eau était absolument délicieuse, devant faire facilement plus de vingt-cinq degrés centigrade, un véritable régal et une source d’apaisement plus que bienvenue dans ma situation.

Ondulant quelques secondes au sein des eaux peu profondes peuplées de batraciens et de poissons d’eau douces, je remontais alors à la surface pour y rejoindre ma reine.

Avait-elle eu peur des mâchoires impressionnantes des hippopotames, ou était-ce l’immensité de ce lac inconnu qui l’impressionnait ?

Emergeant alors la tête hors de l’eau, j’eus pour elle le plus merveilleux des sourires alors que je l’invitais à me rejoindre.

« Viens ma reine, l’eau est parfaite. N’ai aucune crainte, ces animaux sont impressionnant, mais ils sont herbivores et maintenant ils dorment à point fermé. Rejoins-moi, tu ne crains rien à mes côtés. »

La tenue de ma reine se prêtait fort bien à la plongé, mais par pur caprice, je la fis également disparaître pour pouvoir la contempler encore une fois simplement vêtue de ses dessous.

« Tu es la première européenne à voir ce lac. Il faut que tu lui donne un nom maintenant. »
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Sam 26 Jan - 15:32

Elle sentait la flamme du désir les embraser tout en restant encore sous leurs contrôles. Tous deux contenaient encore leur envie, leur soif de l'autre, c'était une sensation si grisante, si dévorante comme elle n'en avait jamais ressentie auparavant. Elle se rappelait de leur première étreinte dans le monde onirique mais ce qu'elle vivait en cet instant était bien plus fort, si fort. Elle n'avait jamais connu cela et ce serait un moment inoubliable entre eux. Leur première fois ensemble...

Elle suivait les mouvements du brasier qui grandissait dans le regard d'Hypnos. La flamme de la passion dans ses yeux d'or. Quel plus beau spectacle que celui-là, faisant rougir davantage ses joues. un moment se passa ainsi, tous deux plongés dans le regard de l'autre avec leur renard entre eux comme témoin de leur amour qui ne cessait de croître.

Un geste de la tête lorsqu'il lui parla de sa soeur. La Discorde leur avait fait tant de mal mais c'était aussi grâce à elle qu'ils s'étaient rencontrés et que leur amour avait éclaté au grand jour. Tous deux s'étaient déclarés leurs sentiments et depuis un nouveau bonheur leur était offert.

Caressant les longs cheveux d'Hypnos, elle l'écoutait un sourire sur les lèvres. Il lui parlait de leur bonheur, un bonheur à portée de main...

- Rien ne me rendra plus heureuse, mon roi. Toi aussi, tu sauras tout de moi... De ce qui fait battre mon coeur, des profondeurs de mon âme et de tout ce qui me fait vibrer. Je n'aurais aucun secret pour toi car nous ne sommes qu'un...

Se rendait-elle compte de la portée de ses paroles, elle qui était encore aussi vierge que cette terre déserte, pure et brûlante d'un feu qui naissait à chacune des paroles de son amour, non, sans doute pas, pas encore...

Délicatement, elle tendit la main vers la rose de sable parsemée d'or. C'était si beau...

- Merci mon roi, merci. C'est splendide. J'aimeras tant pouvoir t'offrir d'aussi belles choses.

Une certaine tristesse dans la voix de l'Ange du Sanctuaire. Elle n'avait pas le pouvoir de son amour et regrettait de ne pouvoir le combler comme elle le faisait. Cela passa et elle se remit à lui sourire tendrement...

Une caresse sur la tête du fennec et le voyage reprit. Serrant la main de son roi dans la sienne, elle s'abandonna au plaisir de voler en toute liberté auprès de celui qu'elle aimait par dessus tout. Leurs évolutions entre les nuages avait quelque chose de magique, d'inoubliable. Angel ne put retenir son cri lorsqu'elle croisa le groupe de gracieux oiseaux. Combien de la fois, la blonde musicienne avait-elle rêvé de les suivre dans le ciel, de se joindre à eux tel une voyageuse extraordinaire.

Cela était si beau, elle ne cessait de s'émerveiller jusqu'à ce qu'une immense étendue d'eau apparut, scintillant doucement. Un regard surpris lorsque son amour la lâcha pour plonger la tête la première dans l'eau douce. Un regard qui se fit ensuite effrayé lorsqu'elle vit apparaître d'immenses mâchoires.

- Mon roi attention !!!

Elle s'était quasi mise sur la défensive, prête user de ses mélodies lorsqu'elle sentit le cosmos divin se déployer.

stupide, comment ai-je pu oublier ses pouvoirs...

En même temps, c'était le cri du coeur, celui d'une femme qui avait craint pour celui qu'elle aimait. Pour son roi, son époux. Elle se sentit si soulagée lorsqu'il l'appela après s'être débarrassé d'une partie de ses vêtements. Les magnifiques yeux de la reine se mirent à briller encore davantage.

Ce qui tu es beau, mon roi, magnifique et viril...

A son invitation, elle plongea à son tour dans l'eau, parée de ses seuls dessous. Cela lui fit tant de bien avant qu'elle ne rejoigne son époux. A ses dires, il se trouvait dans un lac qu'aucun de ses compatriotes n'avait encore contemplé. Et tandis qu'elle se blottissait de nouveau entre ses bras, faisant se rejoindre en ce geste gracieux leurs corps partiellement dévêtus, d'innombrables oiseaux s'éloignaient en criant. De telles beautés, un joyau encore pur...

- Personne ne l'a vu ? C'est magnifique, si beau, au milieu des oiseaux...

Les ailes blanches se déployaient largement autour d'eux comme pour les saluer.

- Ce lac est celui de notre amour, mon roi... Le Lac de la Lune protégeant les amoureux... Il n'est pas de nom assez beau pour décrire notre amour. Ce lac est le refuge des Anges...
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Sam 26 Jan - 18:42

Je n’avais pu m’empêcher de ressentir une pointe de culpabilité envers moi lorsque ma reine avait criée à mon attention lorsque j’avais dérangé les énormes créatures somnolant dans les eaux délicieuses du lac sous la lune.

Un sentiment qui ne fut éclipsé que par l’amour que ce geste naïf et aimant embrasa en mon cœur, elle s’inquiétait pour moi, craignait pour moi malgré ma condition, son amour lui faisait oublier nos différences et ainsi nous rapprochait, près, si proche l’un de l’autre.

*Ma reine, comme j’aimerai qu’il en soit vraiment ainsi, comme il serait bon de pouvoir t’étreindre sans craindre pour ta vie.*

Jamais elle ne devait savoir les efforts que je déployais pour la protéger de son plus grand ennemi. Jamais elle ne devait savoir, notre histoire devait rester pure, aussi idyllique que possible, tel un rêve merveilleux que rien ne viendrait jamais troubler.

*Qu’au moins ce rêve puisse le rester à jamais.*

Qu’elle était belle sous la lune et le miroitement des eaux. Elle que je désirais par-dessus tout, elle à qui je comptais tout offrir. Le plongeon avait certes calmé quelque peu mes ardeurs, mais la température de l’eau n’était pas exactement celle qu’il aurait fallu pour un effet maximal.

*Je dois tenir, pour elle.*

Tentant d’oublier la passion qui embrasait toujours mon bas-ventre, je la vis alors plonger suite à mon invitation dans les eaux limpides de ce lac encore inconnu des Européens.

La rejoignant à la nage, elle se blottie alors contre moi dans une étreinte presque dénudée. L’eau, le désir, sa beauté, j’avais l’impression d’être littéralement en train de fondre. Chaque contact que j’avais avec elle était comme un ordre lancé à ma volonté, celui de cesser de réfreiner mes envies et d’enfin accomplir ce que je désirais le plus au monde.

Toutefois, par un contrôle que je commençais à maîtriser, je l’enserrais tendrement tout en battant des jambes avant de plonger mon visage dans son cou et ses cheveux mouillés.

« Ainsi soit-il ma reine, qu’importe ce que sera le futur, pour moi cet endroit restera à jamais celui de notre baignade nocturne, le refuge des anges, tel sera son nom pour les siècles à venir, ainsi il en sera pour moi jusqu'à la fin des temps. »

Caressant doucement sa chaire soyeuse et nue, je remarquais qu’elle aussi brûlait de désir tout en se contenant malgré elle.

Un regard à la fois complice et fier fut échangé, avant que sans comprendre pourquoi je me mis à rire simplement de notre situation. Nous nous aimions tant et souhaitions la même chose, pourtant l’un comme l’autre nous nous réfreinions, finalement au nom de quoi ? Comme je pouvais la vouloir en cet instant, en tous ces instants ou mes sens semblaient converger vers elle, seulement elle.

Nos désirs auraient put se voir satisfait ici même, quoi de plus simple ? Quoi de plus désiré ? De même que j’aurai pu nous emmener instantanément là où je souhaitais que s’achève notre voyage, mais j’y renonçais, un voyage n’était pas qu’une destination et nous avions encore le temps, tout notre temps.

Faisant glisser mes lèvres sur son visage de sa joue jusqu’à sa bouche, je profitais alors d’une chaste et quasi-douloureuse étreinte aquatique avant de l’inviter à me suivre vers une des péninsules toute proche où nous attendait une plage de sable blanc, une plage immaculée semblant tout droit sortie d’un rêve.

« Laissons les oiseaux blancs être nos témoins cette nuit mon amour, le voyage n’est pas fini. »

Je disais cela avec un étrange mélange de sentiment dans la voix, un mélange que ma reine ne comprendrait que trop bien. Désir et amour, qu’il était difficile de leur résister.

Finalement l’eau du refuge des anges n’avait rien arrangée et le cadre paradisiaque promettait tant.

Déjà nous retrouvions tout deux pied alors que le sable d’une douceur incroyable nous accueillait, allongé l’un contre l’autre, si proche, si proche l’un de l’autre. Un regard en cet instant suffirait pour que s’embrase la passion, un seul regard suffirait à nous comprendre.
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Dim 27 Jan - 17:35

Ainsi avait sonné sa voix, troublée par le désir qui montait en elle. Tout comme son amour, elle repoussait sans arrêt cette flamme embrasant son corps, l'attirant sans cesse vers celui qu'elle aimait. Tout lui donner, elle souhaitait tout lui donner et vivre auprès de lui, ce que tous deux rêvaient de connaître. Leurs corps l'exprimaient si bien, si intensément. C'était l'appel de leurs corps et de leur amour...

Sous leurs mélodies envoûtantes, Angel n'avait qu'une envie, céder et s'offrir enfin à celui qu'elle avait choisi et qu'elle aimerait toute sa vie et encore plus que cela...

- Oui, ce nom sera celui que nous chérirons jusqu'à la fin des temps, ensemble, il sera celui de notre bonheur et de notre plus beau souvenir, celui de notre rencontre et de la communion de nos coeurs, nos âmes et nos corps. Les anges ne pourraient que chanter l'amour nous unissant et la pureté des nos sentiments...

De nouvelles caresses s'échangèrent, éveillant encore davantage un désir qui semblait sans fin. Elle sentait son souffle s'accélérer tout comme son coeur qui battait si fortement, si intensément qu'il cognait contre sa poitrine. L'eau contre eux, entre eux, ne pouvaient éteindre ou atténuer cette passion, bien au contraire, elle se glissait, complice entre les deux futurs amants. C'était si nouveau pour Angel alors qu'elle savourait les caresses de plus en plus audacieuses que lui offrait Hypnos. Les caresses, la proximités de leurs corps qui se touchaient, s'éloignaient et se retrouvaient. Viendrait l'instant où ils s'épouseraient et s'uniraient enfin...

Le temps sembla sans fin et paradoxalement si court lorsque leurs lèvres se séparèrent. D'un mouvement lent, il l'entraîna vers une des plages. Yeux dans les yeux, elle ne s'en rendit compte que lorsque leurs pieds touchèrent un sable fin et doux. Quelques algues les entouraient en une compagnie odorante et discrète avant que l'eau ne cède la place à la plage d'une terre qui lui était inconnue et si paradisiaque. La blonde musicienne n'en finissait pas d'être émerveillée mais cela n'était rien comparé à ce qu'elle ressentait. Seul son roi l'attirait, aimantait ses sens vers lui, sa chaleur et son odeur l'enivraient tout comme sa voix et ses caresses l'enflammait.

Allongée face à lui, sa nudité protégée par d'ultimes rempart ne demandant qu'à céder et révéler avec lenteur la perfection de son corps, l'Ange du Sanctuaire se rapprocha encore du fils de Nyx. Déjà leurs mains s'étaient rejointes tout comme leurs lèvres l'avaient déjà si souvent faits et maintenant allongés l'un tout contre l'autre, ils attendaient...

Un dernier instant, un dernier regard dans lequel tous deux se noyèrent avant qu'elle n'attire Hypnos vers elle et murmure simplement ces quelques mots...

- Sois doux... Mon roi, en cette nuit, je t'offre toute ma vie, ma pureté et mon âme... Qu'en cet instant, le temps s'arrête et que tous nous oublient... Pour cette nuit, que tous nous oublient et que nous puissions enfin nous offrir l'un à l'autre ce que nous avons de plus précieux.

Viens...
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Dim 27 Jan - 22:19

Secondes après secondes, je sentais ma volonté s’évaporer devant la beauté de celle que le destin m’avait envoyée.

Tel un ange chrétien elle était apparue dans ma vie et lui avait donné un sens. Tant de perfection dans un seul être relevait pratiquement du miracle, d’une matérialisation onirique si merveilleuse que personne, pas même moi, ne pourrait jamais approcher.

Si subjugué par sa grâce et sa beauté, l’apothéose de tout ceci était que l’amour, le seul, le vrai nous avait fait nous trouver. Dans les bras l’un de l’autre nous avions trouvé tellement, tellement que nous n’aurions jamais crus un jour pouvoir obtenir.

« Comme je peux être heureux à tes cotés. Te voir, simplement pouvoir contempler ta beauté est un de ces instants me rappelant pourquoi la création est inestimable. Au moins pour nous avoir conduit l'un à l'autre, elle ne peut décemment pas être un échec. »

Auprès d’elle, à travers elle, tout prenait un nouveau sens, tout mon esprit semblait devoir désormais être passé au filtre de ses yeux, de ses mains, de son cœur. Elle que j’aimais à en perdre la raison, elle qui embrasait mon corps alors qu'en cet instant je croyais pouvoir prendre feu malgré l’eau nous entourant.

« Ma reine, je… je n’en peux plus… tu es si belle, si désirable… Je… »

Le corps brûlant de Marie-Ange se posa au-dessus du mien alors qu’allongés tout deux sur le sable, bercé par le doux clapotis des eaux du refuge des anges, nous nous enlacions doucement tandis que les derniers témoins de notre baignade succombaient à mon invitation des plus séduisantes.

Nos mains s’étaient rejointes, nos cœurs battaient si fort qu’ils semblaient vouloir se rejoindre hors de nos poitrines, la plus douce des folies embrasait nos corps les rendant si chaud qu’en comparaison notre bain semblait se refroidir.

Allongés simplement l’un près de l’autre, l’un contre l’autre, quelques secondes passèrent, quelques secondes durant lesquels je retins mon souffle comme pour rester maître de mon corps. Un supplice atroce auquel ma reine mit fin d’un murmure à mon oreille.

« Marie-Ange. »

Juste quelques mots, l’équivalent d’un véritable raz-de-marée émotionnel. Emportant les derniers fragments récalcitrants de mon esprit, le désir venait finalement de vaincre la patience, une victoire que j’avais hypocritement tant souhaitée.

Prenant ma reine dans mes bras pour me retrouver au-dessus d’elle, j’entreprenais au passage de chauffer l’eau autour de nous jusqu’à la rendre idéale. La contemplant alors, lascive et voluptueuse, brulante entre mes bras, je me rendis compte à son contact que je l’étais tout autant, nous étions unis dans notre passion, et enfin nous nous y abandonnions pour notre plus grand plaisir.

Me penchant sur elle pour l’embraser une nouvelle fois, je me stoppais à quelques millimètres de ses lèvres enflammées pour lui susurrer à mon tour quelques mots tout en respirant à plein poumon son parfum unique.

« Comment pourrais-je te faire du mal ? Toi que j’aime tant. Tu es tellement à mes yeux. Si jamais il devait t’arriver quelque chose, je… Je ne sais pas ce que je deviendrais. Oh mon amour je t’aime, je t’aime tellement. »

Effleurant juste de mes doigts les zones érogènes les plus accessible du corps ondulant de mon aimée, je la savais encore ignorante des choses de l’amour, pourtant en cette nuit, son instinct et son amour la rendait si réceptive à mes caresses qu’on l’aurait crus faite pour le plaisir.

A présent enlacé l’un dans les bras de l’autre, nos mains parcouraient, découvraient sous le couvert des étoiles le corps de l’etre aimé. Tantôt délicates, tantôt passionnées, les caresses s’enchainaient à un rythme fiévreux alors que submergé par la passion, nos lèvres ne parvenaient plus à se quitter.

Incapable de briser ce flot ininterrompu de baisers, fougueux et doux à la fois, je n’arrivais même plus à penser convenablement, le plaisir d’etre avec elle, auprès d’elle, chaire contre chaire, souffle contre souffle, cœur contre cœur, c’était si puissant, ça dépassait tout, tout jusqu’au gout de la boisson des dieux.

En cet instant elle était devenue mon nectar, la plus précieuse et la plus délicieuse chose qu’il me serait jamais donner de connaitre. Je la voulais, je la voulais toute entière, je la voulais tant alors que je me gorgeais d’elle. Depuis si longtemps je croyais avoir oublié la faim, la soif, depuis si longtemps je croyais avoir perdu tout désir. Jusqu’à ce que je la trouve, elle. A présent, à ses côtés, je brulais littéralement d’un feu qui je le savais ne pourrait jamais s’éteindre, un feu qui consumait mes entrailles et embrasait mon cœur. Si puissant, si puissant, s’en devenait douloureux, comme un brûlant acide.

Pivotant légèrement sur son coté, faisant reposer sa tête sur mon bras gauche tandis que nos lèvres poursuivaient sans fin leurs baisers comme si elles aussi voulaient fusionner, de mon bras libre je parcourais doucement et lentement le premier rempart interdisant à la poitrine de mon aimée la douceur d’une caresse de ma peau contre la sienne. Il serait le premier à tomber ce soir, le premier à se voir ôter alors que de ma main libre, prenant tout mon temps, j'ôtais lentement le tissu cachant encore honteusement pareille merveille.

Lentement, doucement, délicatement, je retirais finalement ce bout d’étoffe soyeuse et ouvragée ne pouvant pourtant aucunement tenir comparaison avec ce qu’il avait contenu.

Les yeux encore fermés, les lèvres toujours fusionnées, ce fut à l’aveugle et avec l'aide de ma main que je partis à la découverte de cette partie encore vierge de caresse du corps de mon aimée.

*Si douce, si somptueuse.*

Ne pouvant plus lutter contre ma curiosité qu’embrasait à présent mon désir, je quittais tant bien que mal le contact des lèvres de ma reine pour enfin la contempler sein nus. Restant un instant muet devant ce spectacle sans commune mesure, ce furent les perles chaudes coulant sur mes joues qui me firent réagir.

« Marie-Ange… Tu es… Magnifique… »

Pleurant alors devant mon bonheur, devant tant de beauté, je retirais doucement mon bras de derrière sa tête pour pouvoir enfin parcourir équitablement le corps divin qui ce soir m’était offert. Ce soir elle était mienne et j’étais sien, notre amour nous fera nous unir pour la première fois, mais auparavant, je comptais tout apprendre d’elle, de son corps, des moindres parties de son corps.
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Mer 13 Fév - 12:44

Si doux si enivrant, c'était un de ces instants où plus rien n'existait sinon l'être aimé. Pas même la magnificence du firmament étoilé ou les chants de la nature qui elle-même s'était inclinée, émue par l'amour qui unissait deux êtres que tout aurait du séparer. Elle l'aimait tant son roi, tant...

Rien ne comptait plus elle que le tendre fils de Nyx, celui pour qui la nuit tombait si vite, leur offrant ces instants magiques et si intenses où tous deux goûtaient au doux nectar de leur passion. Unie à celui qu'elle aimait de toute son âme, Angel, Marie-Ange, se laissait bercer au rythme des battements de son coeur si puissant, du timbre de sa voix transformée par le désir et l'amour. Rien ne la grisait davantage que cette présence, cette odeur unique qui se mêlait à son parfum le plus intime. L'Ange se sentait si bien entre les bras de son seigneur, de celui qu'elle avait pris pour époux, pour amant, le roi auprès duquel, elle passerait sa vie, baignée dans le plus grand des bonheurs.

La musique de leurs coeurs résonnaient entre eux, seule et unique mélodie à troubler la nuit bienveillante sur le lac qui les avait accueillis. Elle reposait entre ses bras, tendre et offerte, voluptueuse et si réceptive à ses caresses. Elle, la Lyre, était devenue comme un instrument d'amour vibrant entre ses bras, s'animant sous les doigts et les lèvres de son roi aux cheveux d'or. Pas une fois, leurs lèvres ne semblaient vouloir se séparer comme si elles souhaitaient fusionner en un baiser sans fin. Puis, sans crainte, elle s'abandonna aux caresses d'Hypnos. Entre ses bras, elle découvrait des sensations qu'elle n'avait jamais connues auparavant. Il était le seul et unique à pouvoir la toucher ainsi, à l'éveiller ainsi, la faire renaître entre ses bras. Sans lui, la vie perdrait toute saveur tout sens. Elle ne supporterait jamais de le perdre. Il était devenu son soleil, son merveilleux soleil, la faisant vivre et vibrer.

- Hypnos... Mon amour, mon roi, mon époux...

Des soupirs lui échappaient comme le plus beau des chants tandis qu'elle ondulait de plus en plus sous les gestes de son amour. Son corps s'échauffait, s'ouvrait de plus en plus alors que ses joues avaient pris une superbe teinte écarlate, aussi chaude que le désir brûlant ses reins.

De longs très longs moment et tous deux s'apprivoisaient, partaient à la rencontre à la découverte du corps de l'autre. Elle était encore si novice, si maladroite, touchant avec encore une certaine timidité le corps de celui qui s'apprêtait à la faire sienne. Lentement, ses mains si fines et tremblantes de désir exploraient le corps du fils de Nyx tandis qu'il la guidait de ses gestes, de ses soupirs. Elle se montrait si réceptive à ses soupirs, ses réactions, découvrant ce qu'il aimait tout comme lui se gorgeait de son corps, de sa beauté.

D'autres instants avant qu'elle ne se retrouve allongée près de lui. Sa tête reposant sur l'épaule d'Hypnos. Un instant, elle ouvrit les yeux, interrogative, sentant qu'il lui retirait le dernier rempart enveloppant sa poitrine si délicate. Personne ne l'avait jamais touchée et sentir le contact des paumes et des doigts brûlants d'Hypnos sur sa chair lui arracha des soupirs de plaisir. Elle aimait cela, cette douceur incroyable dont il faisait preuve. Une retenue plus que touchante alors qu'il se consumait d'amour et de désir.

D'autres baisers s'enchaînèrent avant qu'il ne se redresse légèrement. Angel sentit son regard posé sur elle. Un instant, elle avait craint de lui déplaire. Elle ne connaissait pas sa véritable beauté, n'ayant que rarement comparé son corps à celui des autres femmes, se cachant sous une apparence masculine pour échapper aux assiduités et à la concupiscence de bien des hommes, en soutanes ou non. Et même ainsi, elle n'avait pas toujours été rassurée. Mais maintenant, tout ce passé venait de disparaître, envolé sous la flamme que lui avait offerte Hypnos. L'Amour véritable qu'elle n'aurait jamais osé ne serait-ce que rêver. Tout ce qu'elle avait secrètement désiré sans oser se le révéler elle-même, il s'apprêtait à le lui offrir.

Un tremblement, elle avait tellement eu peur de lui déplaire qu'elle ne put retenir ses larmes en découvrant le regard aimant de son amant posé sur elle. Des larmes de joie qui coulaient, si douces sur ses joues rougies.

- Toi aussi, tu es beau, tu es si beau, mon amour.

Ses mains s'étaient posées sur le torse dénudé de son amant. Cette barrière avait cédé depuis le début de leur étreinte et elle ne pouvait que se sentir fondre en lisant l'admiration dans le regard doré d'Hypnos. Se voir à travers lui...

Elle prit sa main et la posa sur son sein nu. La chaleur de sa paume l'électrisa avant qu'elle ne répète d'une voix troublée, sublimée par le désir.

- Je t'aime, je t'aime tant. Pour toi, je serai toujours plus belle... Mon coeur t'appartient, sens comme il bat pour toi. Mon corps est ton Royaume, aussi doux que la plus délicate des plumes. Mon chant et mes baisers ne seront jamais que de miel pour toi, mon roi...

Aime-moi...
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MessageSujet: Re: [1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)   Ven 15 Fév - 22:29

Chaud, si chaud, ce que je pouvais avoir chaud en cet instant où, sous la clarté de la lune, se dévoilait pour la première fois la divine poitrine de mon aimée. Radieuse, éblouissante, magnifique, elle était tellement plus que cela. Etait-ce le cadre féerique ou le bonheur qui la transfigurait qui en était responsable ? Probablement les deux. Elle était tellement en harmonie avec ce lieu encore immaculé, notre refuge désormais, le refuge des anges.

Alors que je restais sans voix devant sa gloire céleste, ce fut elle-même qui m’invita à poursuivre de mes mains les caresses auxquelles elle semblait si réceptive. Fiévreuse et brûlante était ma reine également, le simple fait que je ne ressente aucun contraste de chaleur entre nos chairs montrait bien que nous partagions tous deux un état d’excitation extrême menaçant à tout moment de devenir intenable.

« Je suis l’être le plus comblé qu’il y ai jamais eu dans la création. Si je ne le constatais pas moi-même, jamais je ne pourrais croire qu’un tel bonheur puisse exister sur cette Terre. Oh mon amour, ma lune, mes étoiles. Comment ai-je pu exister avant de te rencontrer ? Tu es tout pour moi, tu es celle qui me complète et me sublime, sans toi, je ne suis plus rien. Ce soir laisse-moi te vénérer comme une déesse, ce soir laisse-moi t’ouvrir les portes d’un monde fait de plaisir et d’intimité. Ici rien ne te retiendra, ni les hommes, ni leurs morales, ni leurs religions. Ce soir devient enfin la femme que tu n’aurais jamais dut avoir à dissimuler. Ce soir laisse ta beauté faire de l’ombre aux étoiles, toi qui est plus radieuse que l’astre du jour lui-même, ma reine, mon aimée, ma femme. »

Un baisé fiévreux mis fin à ma déclaration où se lisait tant de passion et d’amour, tant d’amour pour elle, pour elle seule, elle qui ondulait sous mes mains audacieuses.

Quittant sans un mot les lèvres brûlantes de mon aimée, c’est avec ma langue collée à son corps que je descendis rejoindre sa poitrine encore vierge de tout baisé qui tressaillit à cette approche. Réceptive, si réceptive était mon ange au plaisir de l’intimité. Ses soupirs s’accentuèrent alors que pour la première fois de sa vie, mon souffle et ma bouche exploraient cette partie désormais dénudée de son anatomie, la couvrant de baisés dans son ensemble et plus particulièrement les deux points précis semblant particulièrement bien réagir à mes assauts.

Délicieuse, j’aurai pu la dévorer toute entière en cet instant rien que sur le coup de l’excitation, mais seule la douceur la plus infinie animait mes caresses, mes baisés, mes souffles chauds parcourant son épiderme à la couleur de l'ivoire, électrisant cette chair offerte et languissante.

Tant de plaisir à lui faire découvrir désormais, et toute la nuit devant moi… Je ne souhaitais que passer au stade supérieur, mais je savais par expérience que la première fois était celle qui marquait l'esprit à jamais, aussi je me devais de la rendre le plus inoubliable possible, c’était mon devoir d’homme et d’aimant alors qu’en cette nuit elle m’offrait sa virginité.

*Tout d’abords, exaspérer son désir et préparer son corps.*

Tout mon corps était devenu brûlant, comme plongé dans un bain de vapeur, c’est avec des gestes habiles que je parcourais à la fois le dos et les cuisses de mon aimée, prenant grand soin d’éviter encore ce que je gardais pour la fin. Guidé par les soupirs et les gémissements de plaisir de ma reine, c’est avec de tendres mots d’amour, des compliments ainsi que de passionnés baisés que je l’accompagnais dans la découverte de ce nouveau monde.

*Ça doit être bon maintenant.*

Du dos de mon aimée, ma main descendit alors lentement, effleurant du bout des doigts sa chair si douce jusqu’à arriver à la dernière pièce de tissu la couvrant encore. Parcourant lentement et à pleine main la chair ferme et rebondie qui se devinait sous l’étoffe mouillée, j’adjoins rapidement ma seconde main à cette nouvelle entreprise.

*Même au travers du tissu, c’est si doux… c’est à peine croyable.*

Peut-être était-ce l’eau chaude qui rendait ample le moindre de nos gestes, qui rendait si doux le moindre de nos contacts. Ou peut-être étions nous les seuls responsables, oui peut-être.

« Je t’aime Marie-Ange, joyaux de tous les joyaux, je t’ai toujours aimée, tu es la partie qui manque à mon être, tu es ma moitié. Je t’aime tant. »

Disant cela, doucement, délicatement, j’invitais sa main à descendre pour au final se poser sur la dernière pièce de tissu couvrant mon corps, une pièce qu’elle serait la seule à ôter, une fois qu’elle serait prête, une fois qu’elle aurait pu découvrir ce que l’idiotie des hommes avait dû lui interdire de voir depuis sa naissance.

Face à face, sur le côté, les yeux dans les yeux, mes mains parcourant le dos et les fesses de mon aimée, je fis alors de ma main un premier passage éclair au creux de ses jambes. Un passage qui malgré sa rapidité eut un effet évident.

*Comme elle doit me désirer.*

A chaque secondes que durait notre étreinte, les gestes de mon aimée devenaient plus assurés, d’abord timides, ils étaient maintenant guidé par un désir implacable et une passion entièrement assumée qui outrepassait totalement la triste pudeur ignorante que l’on imposait aux femmes de cette époque. A chaque secondes qui passait Marie-Ange devenait un peu plus elle-même, aimante et fougueuse, une élève très douée apprenant décidément très vite.

Un nouveau frisson de plaisir devant une des initiatives de mon épouse me fis passer à la vitesse supérieure, il était temps pour entamer un nouveau chapitre de sa leçon.

Pivotant sur moi-même pour rapprocher mon visage de son entre-jambe, c’est tout en couvrant ses cuisses de baisés que d’une main je partie à l’exploration du lieu sacré de la féminité encore vierge de ma reine. Si pour le moment sa culotte s’opposait toujours à un contact chair contre chair, la chaleur et la moiteur que mes doigts découvrirent auraient eu bien du mal à être simplement expliqué par la présence de l’eau dans laquelle nous nous trouvions. Elle était plus que prête, il ne me servait plus à rien de la taquiner d’avantage, et ce bout de tissu m’irritait à ainsi me la dissimuler.

Ainsi, un doigt après l’autre, centimètre après centimètre, avec autant de douceur que possible, je fis glisser le dernier rempart entre elle et mes mains. Un baisé aimant sur ses pieds exquis lorsque je les franchis avant de lancer le sous-vêtement rejoindre son homologue un peu plus loin.

*Ça y est, enfin c’est le moment.*

Je n’en revenais pas moi-même de l’excitation qui me subjuguait, à croire que c’était ma première fois également. Je me surprenais à m’infliger moi-même quelques petites punitions aux relents masochistes comme maintenant que je repoussais au maximum le moment où enfin je pourrais la contempler entièrement nue.

Remontant alors sa jambe d’un long contact ininterrompu entre sa peau et mes lèvres, je sentais avec ravissement ses mains devenir plus audacieuses et s’introduire sous mon dernier vêtement.

« Ma… Marie-Ange, c’est si… »

Mon regard tomba alors sur l’intimité imberbe de la reine de mon cœur. Au premier regard ce fut comme si mon bas ventre allait exploser par l’afflux soudain de vigueur qu’il reçut tandis que mon aimée s’affairait à me rendre le plaisir que je lui donnais.

« Oh mon amour. N’y a-t-il donc aucun mot pour te décrire fidèlement si ce n’est parfaite ? »

N’y tenant plus, enfin je goûtais à ce fruit défendu qui pourtant en son sein dissimulait un nectar si doux. Enfin après tant de préliminaires et de chemins empruntés je parvenais à ce qui obsédait tant d’homme jusque dans leurs rêves la nuit et qui donnait tant de travail à mon fils Phantasos.

Cette ultime barrière franchie, de mes lèvres, de ma langue je la préparais pour la suite tandis que mes mains parcouraient ses jambes de mille caresses. Il ne restait plus qu’un dernier obstacle entre elle et moi, un dernier obstacle qui sous ses mains enfiévrées ne durerait plus bien longtemps.
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[1748] Le rêve bleu (PV Angel-Hypnos)

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