RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 ~ L'invincible Armada !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Satine


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 1128

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
148/190  (148/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: ~ L'invincible Armada !   Jeu 29 Nov - 23:39



L'Invincible Armada °~

=> ~° Sanctuaire d'Athéna









Lentement tombe la pluie, doucement glisse l'eau sur moi.
Je revois ton visage, je me demande ce que je fais encore là,
à vivre sans toi.
Mon aimé, mon adoré, pourquoi m'avoir laissé ici bas ?
Toute seule.

Je voudrais partir te rejoindre, être une feuille.
Que le vent guiderais jusqu'à toi,
mais je n'en ai pas le droit.
Mon amour.

Je sais que tu m'attends, je sais que tu ne m'oublies pas.
Seulement tu m'as laissé vivre sans ta présence.
Je te déteste, je t'aime, je ne sais plus.

Lentement tombe la pluie, je n'ai plus le cœur vaillant,
quelqu'un me l'a dérobé.

C'est toi, ma moitié.

Avec lenteur, je me tournais vers l'origine de ce bruit. On marchait vers moi. Je ne m'attendais pas à ce que l'on vienne me tirer de si tôt de ma solitude. Qui ? Qui était venu me relever ?
Non pas Poséidon, ni même Erin ou Tristan, qu'espérais-je ? Non, non en réalité je m'attendais à ce qu'il revienne vers moi. Il avait décidément l'âme trop chevaleresque ce petit Poisson.
Il lui suffisait de me regarder l'espace de quelques instants pour me percer à jour et jusqu'alors, cela ne m'étais jamais arrivée.
Un peu déstabilisée bien que je n'en montrais rien, je descendis de mon perchoir sans lui accorder un regard. Gênée ? Je l'étais un peu.
La situation étant pour moi un peu inconvenante surtout devant mon propre Dieu.
N'avait-il pas honte ? Sans rien dire, je lui fauchais les rennes de ma monture pour l'enfourcher vivement. L'animal rua au même moment où la pluie redoubla d'intensité.

« C'est ce que l'on verra, Celsius » dis-je froidement en prenant les devants.

Adieu Sanctuaire d'Athéna ! Je devais dès à présent lever l'encre et guider l'invincible Armada. Un spectacle étonnant s'offrit à mes yeux rendus ronds : des dizaines et des dizaines de bateaux flottaient sur la mer, ballottés au gré des vagues. Un ballet lancinant. Mais parmi eux se dressait fièrement le majestueux Hollandais Volant, mon navire pour l'heure.

Posé pied à « la planche », j'observais l'ensemble de l'équipage qui s'était rassemblé autour de moi. Bombant le torse pour me donner un peu de contenance, je comprenais peu à peu la lourde charge qui m'incombait. Celle de guider l'ensemble de la flotte à la victoire. Ce n'étais pas si différent qu'autrefois où je commandais mon équipage sur l'Esperanza ! N'est-ce pas ? J'essayais de me persuader que c'était là cas. Je pris donc une grande inspiration avant de gueuler mes ordres d'une manière tout à fait assurée. J'étais une pirate ! J'étais Mary Red.

Red comme sang.

~°~ ~°~ ~°~

Le ciel s'assombrissait par l'intervention de lourds nuages. L'orage grondait, les éclairs roulaient sous les nuages rendus violets. L'océan se soulevait, nous essuyions une tempête d'une belle envergure ! Mais moi, j'étais enivrée. Vivante. Je courais partout sur le pont glissant, ma chevelure rouge suivant chacun de mes mouvements telle une oriflamme que les hommes contemplait de temps à autre. Je les voyais rassurés, parfaitement plongés dans leur tâche.

« Maintenez le cap les gars ! Nous avons de la compagnie ! »

Un sourire carnassier fendit mon visage de porcelaine. Je rajustais mon écharpe écarlate avant d'en appeler à la puissance de mon cosmos. Habillée de vêtements plus appropriés, je pouvais plus aisément bondir à droite à gauche et me mouvoir comme une panthère. Les talons de mes bottes de cuir noire rythmaient les manœuvres des hommes, le grondement furieux de ce tumulte. Moi je riais de bon cœur, en proie à une euphorie communicative. Les hommes me renvoyaient des hochements de têtes tout en commençant à s'apprêter pour ce qui serait notre première bataille.

La reconquête allait débuter ! Et notre invincible Armada irait fendre celle du Masque !

Je m'arrêtais un bref moment jetant un coup d’œil aux alentours : très bien, tout semblait en ordre pour le moment. Les canons étaient chargés, les soldats prêts à montrer à l'assaut. Dans un cri éclatant, j'enjoignis les autres à mêler leur voix à la mienne. Peu à peu une clameur nouvelle couvrait celle de la tempête. Satisfaite, je grimpais sur le réseau de cordes pour prendre de la hauteur. Perchée comme un oiseau de proie, je mis ma main au dessus de mon regard pour voir bien au delà.

Je laissais échapper un sifflement de surprise. Putain la vache ! Ils étaient... nombreux ! Si nombreux que j'arrivais pas à les dénombrer ! Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et une odeur de défit excita davantage mes sens.

« Marinas ! Aujourd'hui nous allons combattre pour la gloire de notre Seigneur Poséidon ! Voyez nos ennemis qui approchent ! Nous allons les cueillir jusqu'aux derniers ! Nous les renverrons au fond de l'eau, à croupir ! Marinas ! »

Ce message porté par mon cosmos, se répercuta plus fortement encore qu'un coup de tonnerre. La Voix de la Sirène Maléfique saurait percer les brumes de torpeurs. Ils leur faillaient s'armer de courage ! Les prochaines heures étaient chargées d'une promesse tachetées de sang ! N'attendant aucunes réponses, je descendais en me laissant chuter entre les vaillants gaillards. J'étais prête. Prête à revêtir mon armure...

… mais mes yeux de jades ne purent s'empêcher de percer la foule à la recherche de Celsius.





Revenir en haut Aller en bas
Lily


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 120

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
160/160  (160/160)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mar 4 Déc - 9:27

    ~> Sanctuaire d'Athéna

    Les lourds nuages assombrissaient les cieux apportant à son cœur de sinistre présage alourdit de par leur présence. Elle sentait poindre le feu des batailles, le chant muet d’astres s’étiolant au-delà de cette funeste menace. Le vent apportait dans son sillage une odeur entêtante nouant sa gorge dans un étau de métal glacé. Et là bas, au-delà des flots sombres agités par le tumulte à venir, la demoiselle apercevait les navires adverses près à fondre sur leur propre flotte. Elle pouvait sentir sur elle le poids de cette puissance qui se voulait absolu alors que s’entonnait le chant d’un affrontement imminent. Elle sentait l’impatience et la soif de combat de ceux qui les entourait se faire crescendo fou, fendant les bourrasques, perçant de leurs cris la tempête levée.

    L’adolescente frissonna préférant demeurer à l’écart de l’agitation et de l’exaltation clamée à la face des flots. Elle ne partageait guère l’enthousiasme des pirates mais n’en restait pas moins prête autant que faire se peut à faire face au conflit. Avec ses faibles moyens, elle en appellerait au vent du sud qui balayait sa chevelure bien plus exalté que sa jeune élue. Une telle violence tempêtait en son sein. La même qui avait sévit durant ce premier combat, décuplé par sa propre colère qui l’avait animé dans un instant douloureux lui rappelant de sombre souvenir. Celui d’une enfant contrainte de fuir la mort grâce au sacrifice d’êtres aimés. Et une autre bataille se profilait. Si vite ! Ils n’avaient guère put prendre que quelques heures d’un repos bien mérité en s’endormant l’un contre l’autre. La demoiselle c’était rassurée en se pelotonnant contre son ami malgré la gêne qui avait troublé son cœur, l’habitude avait été plus forte que son malaise et elle s’était assoupit avant de réfléchir davantage à ce qui avait tant changé dans leur relation. Ils n’avaient guère eut le temps d’en discuter davantage que les clameurs de la bataille à venir les éveillait en sursaut.

    Les deux jeunes marinas se retrouvaient ainsi à l’écart du tumulte, la petite étoile détaillant l’horizon puis la dame écarlate et sa voix vibrante et combattive, déterminée à mener à bien la mission que Poséidon lui-même lui avait confiée. Les doigts de la demoiselle se crispèrent sur la main de l’élu de Léviathan, incapable dans cette agitation de le perdre parmi les autres, s’accrochant à sa présence. L’appréhension montait en elle alors que le navire fendait les flots, caler dans un coin où ils ne gêneraient nul manœuvre des marins. Cette bataille, elle n’avait rien à voir avec ce qu’ils avaient vécus jusque là, et de nouveau ils se voyaient propulsés dans un monde inconnu et dangereux. Et par delà l’exaltation des hommes se tenait la fière Dame écarlate, sa chevelure de feu dansant dans les rafales et elle, gracile accompagnant de son pas léger la houle qui secouait son bâtiment. La belle générale était tant à sa place dans cette agitation rythmé par les lourds tambours de guerre !

    Combattre…

    Cette perspective ne l’enchantait guère pourtant la petite étoile n’irait pas attendre à l’abri que la tempête ne se calme. La gloire ne l'intéressait pas, nulle fierté non plus, seulement cette volonté toute naïve d’être utile et de protéger ce à quoi elle tenait. Elle en avait la force et la volonté et personne ne pourrait l’obliger à changer cela. Pas même son ami à ses côtés qui partagerait cette même expérience. Ensemble. Cette pensée apporta à son cœur un réconfort bienvenu ainsi qu’une gêne que leur proximité faisait croitre. Ils n’avaient pas l’occasion de davantage en parler, et pour tout avouer, la demoiselle espérait secrètement que le sommeil avait fait oublier à son précieux ami les paroles qu’elle avait laissé échapper au Sanctuaire de la Déesse de la Sagesse. Elles étaient sincères, de cela, elle n’avait pas à en douter, mais c’était justement ce qui la troublait tant. Son cœur se faisait insondable à ses propres yeux alors qu’elle observait à la dérobé le jeune dragon. Mais une chose était certaine : elle ne laisserait personne lui faire de mal, pas même lui. Cette conviction se teintait de tant d’émotions pourtant, si trouble ! Elle peinait à toutes les comprendre, mais il viendrait un moment où tout s’éclairerait, elle en avait la certitude. Pour l’heure cette question resterait en suspend…

    Le vent s’amassa autour de sa silhouette tel un familier désireux de plaire. Elle pouvait le protéger avec ce pouvoir. Les protéger. Tout ceux qui demeurait sur ce navire – son regard accrocha la silhouette évanescente de la belle générale. Tous. Mais l’inquiétude persistait malgré cette volonté, cette détermination brillant dans son regard lilas s’obscurcissant d’une sourde angoisse, d’une appréhension sincère. Son cœur cognait sourdement dans sa poitrine alors qu'un murmure douloureux se frayait un passage jusqu'à ses lèvres.

    Le sang va couler aujourd’hui…

    L’élue de Notos leva les yeux aux cieux assombrit peinant à en percer les lourds nuages. Elles étaient si faibles. Quand cesseraient-elles de s’éteindre ? Allaient-elles toutes disparaitre alors qu’une nouvelle bataille se profilait ? Un frisson ébranla son corps à ce sombre présage s'accrochant dès lors à la main de son ami pour ne pas vaciller. Mais même si une difficile épreuve les attendait, la récompense serait à sa mesure. Là bas, dans ce Sanctuaire qu'elle n'avait jamais vue, elle trouverait peut être celui qu’elle recherchait ardemment.

    Alors ils y arriveraient. Ils vaincraient malgré le désespoir, la peur et le sang. Elle protégerait ce qui lui était cher qu'importe ce que cela pouvait lui coûter et participerait à l'assaut même elle le craignait tout autant.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mar 4 Déc - 22:52

==> Halte nul ne dérange Poséidon


L'échelle de cordage coulait le long de la coque sans qu'elle n'éprouve le besoin de s'en servir. Elle était Scylla, générale de Poséidon dotée de pouvoirs uniques, mais elle savait aussi qu'un seul geste pouvait faire la part des choses. Elle se contenta simplement de toucher l'imposante cordes avant de grimper jusqu'au pont. Rapide et souple, elle passa avec une aisance incroyable par-dessus le bastingage. Une apparition droite et charismatique qui se plaça directement devant les hommes.

Son cosmos s'embrasa légèrement avant qu'elle ne se présente.

" Je suis Erin aux Six Monstres, générale de Scylla et l'un des deux amiraux spécialement envoyés par le seigneur Poséidon pour nous ramener tous vers ce qui fut notre domaine et le sera de nouveau bientôt.

Pour cela, je compte sur vous tous pour que notre seigneur puisse retrouver la place qui est la sienne. Chacun connaît son poste et son rôle. Tous ici, quelques soient nos places sommes indispensables à la bonne réussite de notre marche vers le domaine de l'Ebranleur des Sols. Sur nous tous, compte notre maître, le divin Poséidon. A vous de mettre toutes vos tripes dans la bataille qui s'annonce.

Pour la gloire de notre seigneur... "


A peine avait-elle captivé l'attention de l'équipage qu'un des seconds la rejoignit. Elle écouta ses paroles avant de le suivre, répondant aux saluts des marins. Tous les hommes murmurèrent encore un instant avant de regagner leurs postes. Une nouvelle femme était aux commandes aux côtés de la pirate et était très différentes d'elle. Aussi éloignée que le jour et la nuit, telles devaient paraître les deux marinas.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


De longs instants plus tard, tandis que la scale récupérait dans un coin, Erin luttait contre le mal qui semblait lui coller à la peau. Le genre de faiblesse qu'on ne s'attendrait pas à rencontrer chez une marina. Enfin, elle avait au moins le loisir de le dissimuler de son mieux. Du moins à presque tout le monde, l'un des chirurgiens, un médecin arabe, l'avait rejointe dès que possible pour s'occuper de ses plaies et des brûlures qui lui couvraient une bonne partie du corps.

Les soins s'étaient passés sans le moindres problèmes malgré des débuts quelque peu tendus. A demi-inconsciente, la Nymphe aux Six Monstres n'en demeurait pas moins sur la défensive et il avait fallu pas mal de patience au praticien pour apaiser une générale quelque peu fiévreuse.

" Détendez-vous, dame des mers, je suis habitué aux corps des femmes, si c'est cela qui vous gêne. Détendez-vous et laissez-moi vous examiner. "

Des gestes délicats plus que surprenants de la part de cet hommes à l'aspect plutôt rude. Grand et taillé en forces, il semblait autant capable de combattre que de soigner. Ses mains devaient manier bien d'autres lames que celles dont ils se servaient pour s'occuper des blessés. Et puis, cette voix était d'un calme surprenant. Nulle trace de la crainte qu'elle avait si souvent décelée chez pas mal de mercenaires.

" J'ai voyagé dans bien des pays et soigné d'innombrables enfants et femmes de tous horizons et de tout âges. Personne n'a jamais eu la moindre reproche à me faire sur leur honneur et la qualité des soins reçus. Soyez aussi assurée que je vois davantage en vous un guerrier et notre chef qu'une odalisque. Vous avez la vaillance d'un homme, dame Erin. "

Finalement, elle se laissa dévêtir, serrant les dents lorsqu'il nettoya les plaies. Puis, elle baissa soudain la tête lorsqu'il remarque certaines particularités sur son corps splendide. L'une d'elle était la présence d'une étonnante toison juste sur la nuque, aussi petite que la truffe d'un chien et quasi-invisible sous la longue chevelure sauf quand on la remontait. Nul frisson sous la caresse lorsqu'il examina cette étonnante marque. Sensible mais pas dans ce sens.

" La louve... C'est la douce toison de la louve. Je comprends, dame Scylla. N'ayez crainte, cela restera entre nous. Soyez fière de vous, une femme aussi envoûtante que vous est extrêmement rare et même unique. "

Puis achevant de panser ses blessures.

" Prenez avec ceci, vous n'aurez aucun mal à vaincre ce dont vous souffrez. Profitez bien des instants que nous laissent notre divin maître. "

" Merci de votre aide, maître chirurgien ainsi que de votre discrétion. "


Un simple salut et l'homme la quitta. Demeurée seule, Erin s'allongea sur sa couche avant de sombrer doucement dans le sommeil malgré le tangage plus qu'entêtant du navire. Un sommeil entrecoupés de rêves et de souvenirs...

Revenir en haut Aller en bas
Solstice


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 61

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mer 5 Déc - 8:51

    ••• Sanctuaire d'Athéna

    L'agitation régnait déjà au dehors quand il finit par émerger pour s'en rendre compte. La nuit n'avait été que trop courte et il aurait volontiers prolongé son effet réparateur, mais ce n'était pas à lui d'en décider. En tant que chevaliers élus, il se devaient d'être en première ligne. Toutes les forces disponibles ne seraient pas de trop pour faire une percée et enfin atteindre leur objectif, cette terre sacrée qu'on leur avait dérobé. Encore ensommeillé, Jian avait le plus grand mal à sortir de sa torpeur. Ses muscles endoloris refusaient de lui répondre et il dut se faire violence pour quitter le lit. La fatigue de son combat ne l'avait pas encore quitté qu'il lui fallait déjà reprendre les armes pour protéger le navire...

    Sans oublier Seren. Peu lui importait de faire naufrage, ils s'en remettraient. Mais s'il arrivait le moindre mal à son amie d'enfance, il ne se le pardonnerait pas et se tiendrait pour responsable quoi qu'il advienne. Sa mobilité était considérablement réduite dans son état et il dut faire bien des efforts pour se glisser hors de la chambre. Il aurait voulu camoufler ce handicap mais n'en aurait pas la chance : la duperie serait découverte dès qu'il lui faudrait bouger plus vite ou plus librement que ses courbatures le lui permettaient. Il était faible, aucun doute là-dessus, mais il avait toujours son esprit aiguisé. Ces quelques heures de sommeil en compagnie de Seren s'en étaient assurées en lui rendant toute sa lucidité.

    Son cosmos ne s'éveilla que péniblement mais était bel et bien là, à ses côtés, prêt à l'aider dans sa démarche même si tout laissait à penser que ce ne serait pas facile. Son épuisement parut aussitôt s'envoler et du moins fut-il réduit de moitié. Mais plus que sa propre aura, c'était celle de l'élue de Notos et sa présence à ses côtés qui lui donnaient la force de se tenir debout. Son amie ne serait pas longue à découvrir qu'il lui avait menti en se disant en pleine forme, aussi espérait-il n'avoir pas à faire face à des dangers qu'il ne pourrait contenir. Sa Scale était venue le revêtir dès qu'il avait mis le pied dehors de la cabine qui leur avait été assignée. À la lueur du jour, il put constater qu'elle n'avait en effet pas la moindre égratignure après la confrontation de la veille. L'adolescent fut heureux de la savoir en parfait état. Elle au moins n'a pas ce problème, songea-t-il avec une note d'amertume.

    Ça va aller...

    Les vents s'étaient rassemblés autour de la demoiselle qui marchait à ses côtés. Pour sa part, il fit appel à l'humidité contenue dans l'air pour faciliter l'exécution de ses techniques. Le jeune dragon espérait sincèrement ne pas devoir aller jusque là, mais ne s'en tenait pas moins prêt à le faire si nécessaire. Des sphères liquides se mirent à graviter autour de lui, ne conservant cet aspect que grâce à sa cosmo-énergie. L'avantage d'être en mer était qu'il avait pu en recueillir une certaine quantité sans grande difficulté, pas plus qu'il n'aurait de mal à la renouveler si les choses se gâtaient. Un frisson d'appréhension lui fit serrer les dents une seconde durant, mais la proximité de sa compagne d'infortune lui permit de se détendre quelque peu. Ce n'étaient là que des bouts de bois. Des navires de guerre, certes, mais que pouvaient-ils face au cosmos et à sa puissance sans limite ?

    À son grand désarroi, il ne pouvait en user déraisonnablement, mais ce n'était pas le cas de chacune des personnes à bord. Peut-être que le comité d'accueil avait l'avantage du nombre, mais celui de la force était de leur côté. C'était bien sûr un pronostic assez rudimentaire, il n'était pas assez au fait des combats en mer pour se livrer à une analyse plus poussée. S'ils ne pouvaient l'emporter, ce ne serait que la preuve qu'il n'avait définitivement pas le pied marin. Une longue inspiration lui permit de garder son calme alors que tout le monde sur le pont allait en tous sens pour accomplir les derniers préparatifs. La collision était pour bientôt, ils n'étaient plus en mesure de l'empêcher – et pour le peu qu'il connaissait Lady Mary, il ne l'aurait pensée du genre à abandonner le combat. Ni avant qu'il ait commencé, ni après. En ébullition, celle-ci distribuait les ordres avec une maestria notable. Même lui fut galvanisé par son cri de guerre.

    Les vents en rafale vinrent cingler son visage, repoussant les mèches de jais qui encadraient le visage du Léviathan. Les éléments eux-même étaient sur le point de se déchaîner et rendraient cet affrontement plus compliqué qu'il ne le serait déjà. Par chance, ils avaient dans leurs rangs nombre de Marinas pouvant contrôler les forces de la nature et les plier à leur volonté. Seren à ses côtés, l'eau et l'air seraient tant leur épée que leur bouclier. Il n'était pas impossible que la flotte adverse comporte elle aussi des Éveillés mais ils mettraient toute leur force en commun pour les tenir en échec si ce devait être le cas. Même si elle ne lui était rien, on donnait à cette escadre le nom d'Invincible Armada, et il ferait de son mieux pour que cette réputation ne soit pas démentie. Ses doigts se faufilèrent entre ceux de Seren.

    Pas le nôtre.
Revenir en haut Aller en bas
Celsius


Indépendant
avatar

Messages : 653

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
207/207  (207/207)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Dim 9 Déc - 10:16

:: L'Invincible Armada :.

Celsius ne sortit de la cabine que le regard levé vers le ciel. L'âme de son frère s'était éteinte, il l'avait ressenti très tôt dans la matinée. Pour ne pas inquiéter Mary il s'était abstenu de lui en faire part, mais ressentir sa perte au point du jour n'augurait rien de bon pour cette journée. Il n'était pas en colère ; il n'éprouvait qu'une profonde mélancolie, celle de n'avoir pu le revoir en tant d'années. Ils avaient été si proches non pas à une mais à deux reprises, que ce soit par ce tournoi ou lors de leur descente aux Enfers. Un profond sentiment de vide s'était emparé de lui et oppressait sa conscience d'une pression indicible. C'était comme perdre une part de lui pour ne jamais plus pouvoir la récupérer. Quelque chose s'était brisé en lui. Par ce funeste présage, il était désormais seul au monde. Sa dernière famille venait à l'instant de se perdre dans l'oubli comme les larmes dans la pluie.

À croire qu'Eldir n'attendait que de le voir trouver le réconfort dans les bras d'une femme pour disparaître – il le reconnaîtrait bien là. Qui qui ait pu lui ôter la vie, il le saurait bien assez tôt. Ce serait alors à lui d'aviser, de savoir s'il lui fallait venger ou si c'était là un repos que rien ne devait troubler. Les circonstances dans lesquelles le Guerrier Divin avait trouvé la mort ne faisaient aucun doute. Comme il s'y était attendu, cet étrange championnat recelait donc bien de noirs secrets. Que ne s'en était-il rendu compte plus tôt ! Peut-être aurait-il pu alors éviter cette tragédie. Mais il était trop tard, car à présent son esprit reposait dans les limbes. Cruauté du destin que d'être en chemin pour le sanctuaire sous-marin alors que sa place était parmi les ombres pour tenter de le sauver. Ann reviendrait auprès des siens dès la fin de la compétition, il n'aurait alors plus qu'à lui demander si elle savait qui avait été son adversaire.

Chaque chose en son temps. À travers son regard se lisait une peine abyssale, mais il n'y avait qu'une personne à pouvoir le déchiffrer. Et celle-ci était bien trop occupée pour s'en apercevoir en ce moment, du moins l'espérait-il. S'il avait réussi à refouler son trouble, ce n'était pas pour qu'on le lui rappelle à la première occasion. Sans doute lui en ferait-il part de son plein gré lors de leurs retrouvailles, mais il leur fallait pour l'heure faire comme si de rien n'était. Ce qui avait eu lieu cette nuit n'était connu que d'eux et cela devait rester ainsi. Ils se retrouveraient bien assez tôt dans cette intimité qu'ils n'avaient quitté qu'à regrets, et il pourrait alors tout lui dire. Il ne comptait pas mourir ici, et avait bon espoir de lui avoir fait partager cette fureur de vivre. Embaumant la rose comme à l'accoutumée, Celsius parut sur le pont quand celui-ci était déjà en effervescence.

L'armada de Poséidon lui avait fait forte impression à l'heure du départ, mais celle qui était sur le point de les accueillir n'avait que peu à lui envier. La bataille serait difficile sans aucun doute, mais ils se devaient de la surmonter. N'avaient-ils pas un royaume à reconquérir ? Par la force des choses, il allait à présent se battre à leurs côtés. Le souvenir de ce qu'étaient les alliances lors de la dernière Guerre Sainte lui revint en mémoire en les voyant s'activer dans les parages à l'approche d'un combat qu'ils ne pourraient éviter. Les temps changent. À présent, il lui fallait souhaiter que plus jamais ne changent ces accointances sans quoi il pourrait être séparé d'elle, et il doutait fort de le supporter en l'état. Une réflexion qu'il s'était faite tandis que son armure le revêtait après avoir eu le bon ton de se retirer, la veille au soir.
C'est moi que tu cherches ?
Sa main s'était posée sur l'épaule de la Sirène Maléfique quand elle s'y attendait le moins. Une surprise qu'il tenait à lui faire pour lui permettre de relâcher un peu de l'immense pression qui devait peser sur ses frêles épaules. La responsabilité lui incombait de mener cette flotte vers la bataille qu'elle aurait à mener. Un moment de détente ne pourrait lui faire de mal, compte tenu de la fébrilité dont elle faisait déjà montre. Après un rapide tour d'horizon, le Roi des Épines fut en mesure de penser qu'aucun regard n'était tourné vers eux. Ils avaient fort à faire en vue de cet affrontement, tous autant qu'ils sont, et à ce titre mieux à faire que de la fixer malgré cette beauté qu'il aurait été mal placé pour récuser. Mieux valait cependant ne prendre aucun risque. Le Chevalier des Fleurs se contenta donc de faire mine de lui chuchoter à l'oreille l'un ou l'autre détail pour mieux lui poser un baiser dans le cou, que masquèrent sans difficulté leurs crinières ardentes.
Pour te porter chance. souffla-t-il dans un sourire vite éclipsé avant de s'éloigner.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t5314-celsius-chevalier-d-or-de
Beshter


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 298

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
166/180  (166/180)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Jeu 13 Déc - 17:04

~ Très mauvaise chute ~
Arrow La promesse du Fer et du Sang

Pénétrant dans son portail, le jeune homme avait laissé son Maître en arrière régler les derniers détails avec le chevalier d'or du Sagittaire. Quelques instants plus tard, il sortit alors du continuum pour se retrouver dans des cordages qui flottaient avec les voiles toutes ouvertes vers le Ponant. Alors que l'apprenti sautait en arrière, il sentit une chose lourde le frapper dans le dos pour le renvoyer vers le grand Mât. Concentrant une sphère d'eau glacée dans sa paume, il la projeta pour adoucir l'impact mais cela fit peu d'effet. Sa main prit alors une des cordes à proximité pour se balancer un moment pour se poser sur une des branches de cette canopée artificielle qui était sortie des eaux. Des bateaux craquaient dans tous les sens au rythme des vagues et des roulis de la tempête qui se levait à l'horizon.

La corde enroulée autour de sa main, il observait au loin les Marinas en train de se mettre en ordre de marche avec une ardeur décuplée. Quelques Saints étaient déjà sur le pont en train d'observer la flotte qui se dirigeait vers l'horizon. Toujours aucune nouvelle de son Maître et son cosmos était encore au Sanctuaire. Un peu inquiet, il concentra son cosmos pour se téléporter à la proue du navire amiral de Dame Mary. Voir au loin les dauphins qui saluaient les guerriers dans des cris amicaux le rendait tout joyeux. Un souffle d'une baleine qui passait à proximité faillit le faire passer par dessus bord mais il avait pu retrouver son équilibre en jouant avec son cosmos. C'était donc cette vie que son Père avait connu dans le passé, une vie au service de ces océans si vastes et si mystérieux. Il le jalousait, lui qui n'avait connu que le Propontide et la mer de Marmara près de l'antique Constantinople. Une fois passé ce moment étrange et nostalgique, il sentit que le vents poussaient les voiles en avant sous le commandement d'Eole, qui soutenait encore une fois le dieu des Océans dans sa marche pour la reconquête.

Subitement, le vent changea de direction et une corde de bastingage se détacha pour foncer vers le jeune homme. Il concentra alors son cosmos pour créer un mur de cristal à l'instar de son mentor mais la tentative était belle mais sans l'efficacité nécessaire. Le mur se brisa en milliers d'éclats bleutés qui permirent à la corde de fouetter le corps de Mü pour le renvoyer vers le pont supérieur. Dans un craquement d'os et de muscles, il sentit son corps voler dans la direction voulu par les vents. A grande vitesse, il visa le corps du général de la Sirène Maléfique qui ne pouvait pas s'attendre à une telle attaque venue des étoiles. Les deux corps se mélangèrent dans une danse insolite et personne n'aurait pu les arrêter sans la résistance de l'un des mât. La tête en l'air et sa cape rouge dans tous les sens, il ouvrit les yeux pour voir la poitrine de la dame sous ses yeux.

" Euh... Bonjour Belle demoiselle, je suis Mü, votre serviteur ! "

Comme naguère le prêtre de Poséidon, le jeune apprenti venait de s'annoncer en fanfare à la chef des Marinas. Un de ses souliers avait disparu dans la bourrasque à y regarder de plus prêt, le fils de Caeron ne put s'empêcher d'avoir ce sourire stupide et charmeur des jeunes gens qui disent désolé sans oser trop en rajouter. Ses cheveux dorés comme les blés dansèrent alors sur le nez de la belle avant de reprendre "pieds" sur les planches du premier pont du navire. Une entrée en fanfare donc...

Revenir en haut Aller en bas
Zira


Guerrier Divin
Guerrier Divin
avatar

Messages : 243

Feuille de Personnage :
HP:
102/170  (102/170)
CS:
135/190  (135/190)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Sam 15 Déc - 20:12


:: Au Coeur de la Tempête :.
.: Pleine Mer, 1754 ::



La morsure de l’air marin fit frissonner la jeune femme. Mais si sa tenue paraissait bien légère pour tenir tête a la température ambiante, son armure la protégeait sans faille de vents et marées. Plus encore, elle gardait son corps enrobé d’une douce chaleur… Non, ce qui avait provoqué ce long frisson le long de son échine, c’était le sel qui imprégnait l’air, la houle, l’eau a perte de vue. Elanore avait beau être un oiseau, elle était un oiseau terrestre. Et ce funeste paysage, malgré sa splendeur, était bien loin de la mettre à l’aise. Elle aurait donné cher pour être en ce moment même dans un rafiot volant voguant entre les nuages vers des forêts profondes… Autant dire que pour rien au monde, elle n’avait envie de descendre sous la surface.

Pourtant, le voyage était prometteur, et loin d’être dénué d’intérêt. Ayant quitté la Nef royale, la belle se tenait haut au dessus des planches, juchées aux cordages qui reliaient les voiles. Quelque soit la violence de l’orage qui grondait, elle n’avait aucun mal à voler de mât à mât, et préférait encore la pluie et les bourrasques aux cales humides.
Sur son perchoir, un vent de solitude soufflait. Elle avait choisit de son plein gré d’accompagner le seigneur des Mers et ses chevaliers, mais une légère mélancolie s’était engouffrée entre les mailles de sa poitrine. Simple effets secondaires que le large avait sur elle, certainement. Pourtant, les hauteurs étaient bien désertes… En dessous d’elle, c’était l’agitation générale. Marins, Marinas, Pirates et Saints fourmillaient, s’affairaient en tout sens. Même à plusieurs mètres d’altitude, le corbeau pouvait sentir sans mal leur excitation, leur impatience mêlée de frayeur… L’annonce de la bataille les exaltait, les rendait fou. La flotte adversaire se profilait généreusement à l’horizon, mais Elanore n’en craignaient rien. Ce combat qui s’annonçait la laissait pour sa part un peu indifférente, mais elle préférait se laisser aller à l’ivresse générale. Qui sait si elle y trouverait du plaisir ?


Le bec froid et dur de Mauvais vint effleurer son visage avec douceur, arrachant la jeune sainte a ses réflexions. Seule… Elle ne l’était pas tout à fait, se rappela elle alors que sa main tout naturellement venait caresser le visage recouvert de plumes noires. Lui, bien que prisonnier dans un corps d’oiseau, était toujours là. Quelle importance elle y prêtait réellement, elle n’y avait jamais vraiment songé. Après tout, n’était il pas tout simplement une part d’elle-même ? Les inséparables tenaient tant l’un à l’autre qu’ils n’y pensaient même plus, et passaient au lieu de cela tout leur temps à se taquiner. Et pourtant, sa mélancolie aurait été tout autre si Mauvais n’avait pas été là pour y remédiera à chaque minute de sa vie. Elle avait tendance à trop l’oublier.

Il n’était pas absolument nécessaire d’être un rapace pour avoir l’œil aiguisé. Dans le tumulte général, ce furent deux chevelures écarlates qui attirèrent son attention. Chevelures qui, encore plus que la veille, semblaient remarquablement proches. Véritable succube dans un corps de femme, la demoiselle Lust avait le flair pour ce genre de chose. Mais ce qui la courrouçait dans cette affaire, c’était que parmi ces deux chevelures, il y en avait une qui faisait partie des très rares spécimens de la gente masculine a l’avoir abandonné à une Nuit de solitude. Et cela piquait un peu au vif sa fierté.

    - Je crois que vous avez des choses à me dire, Chevalier des poissons ~
La rose qu’il lui avait laissée lui avait laissé un arrière goût âpre, et la jeune femme s’était sentie un peu trompée. Elle était venue sans crier gare fondre sur le chevalier d’or pour entourer de ses ailes son corps et de ses bras ses côtes avant de lui glisser ces quelques mots à l’oreille. La demoiselle réclamerait son du en temps et en heure. On ne jouait pas impunément les Don Juan avec elle, encore moins pour fuir ensuite. Elle se séparât bien vite de l’homme, non sans laisser derrière elle la fleur de leur précédents échanges en guise de tribu pour ce dont il l’avait privée, et quelques volutes invisibles à l’odeur enchanteresse. Volutes qu’elle avait prit soin de déployer pour qu’il n’échappe pas à son approche, tout Gold Saint qu’il était. Mais ses vapeurs, elle les mettait pour l’instant au service d’un tout autre combat.



Gracile, l’oiseau se faufilait avec légèreté entre les hommes pour atteindre le pont principal. C’était là que se tenait la Générale de l’imposante flotte. Et autant dire qu’elle n’avait rien à envier à la splendeur de son navire. Luxea détailla à nouveau rapidement la femme à la chevelure écarlate, un sourire au coin des lèvres. Elles n’avaient pas grand-chose en commun, toutes les deux… Si ce n’est peut être un charme certain, bien que celui de la pirate fut d’une toute autre espèce. Puissent-elles bien s’entendre, pensa instinctivement l’Autrichienne.

    - Lady Mary Red, le Corbeau se ligue a vos cotés.
Son ton était sobre, et par politesse –ou simple habitude des mondanités- Luxea s’étaient légèrement inclinée. Mais si elle pouvait paraitre par cette approche bien fade, la malice qui pétillait dans ses yeux ne trompait pas. Et à mesure que la flotte ennemie approchait, l’adrénaline montait en elle. Une violente bourrasque s’éleva autour de la sainte, faisant tourbillonner ses mèches grisonnantes. Un mélange de cacao et de gingembre se fit sentir dans l’air, venant chatouiller les narines de la pirate et du jeune Saint blond. Mais ces senteurs agréables n’étaient que du menu fretin, comparées à ce qu’elle préparait déjà pour la suite. Il ne fallait jamais sous estimer ce genre de choses.





Dernière édition par Luxea le Dim 16 Déc - 11:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Satine


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 1128

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
148/190  (148/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Sam 15 Déc - 22:53



R.E.D°~





Au dessus de nous, la nuit noire commençait à rougeoyer. Dans le lointain, il n'était pas difficile de distinguer la flotte ennemie glisser vers nous dans un étrange et silencieux ballet. Un frisson d'effroi parcourut mon échine tant cette vision fantomatique faisait resurgir en moi, de vieux sentiments contradictoires. Fort heureusement, Celsius me tira de cette morbide torpeur en même temps qu'un éclair zébra le ciel, teintant de pourpre les nuages d'orage. Ceux-là roulaient par la main invisible mais colérique du vent, rugissaient comme des lions en colère au dessus de nos têtes.
Une tempête arrivait droit sur nous, aussi un peu de distraction ne me fit point de mal. Mais je ne sus que lui offrir un pâle sourire en retour de cette tendre attention. Je voulais le rattraper qu'il s'en était déjà allé plus loin. Mais main resta en suspend un moment, mon esprit s'égara lui aussi l'espace de quelques instants. Amplement suffisant pour ne pas me prémunir d'une petite surprise.

Sans comprendre pourquoi, je m'étais retrouvée sur mon séant, les bras chargés d'une masse humaine non-identifiée. Hagard, je papillonnais des yeux afin de faire la mise au point. J'observais le gamin qui relevait la tête de mon décolleté, sans comprendre. Rouge de confusion, je sentis poindre en moi l'agacement et la colère. Un joyeux cocktail en somme. Le pauvre môme allait être la cible de mon ire : sans ménagement, je l'avais attrapé par la gorge, relevé d'un bond souple pour finir par l'encastrer dans un mur en bois à proximité. Le tenant toujours, j'entendis très clairement le bois craqueler. À moins que ce ne soit ses os ? Non, j'avais eu la gentillesse de contrôler un tant sois peu ma force pour ne pas lui faire trop de mal. Ma main n'était même pas serrée autour de sa gorge, je n'avais eu qu'à faire appel à mon cosmos.
Plus de peur que de mal donc, car après tout, je ne faisais pas beaucoup souffrir les enfants. M'enfin, même si ce cornichon devait avoir à peu près l'âge de mes protégés qui discutaient non loin.

Hey c'est que j'avais une réputation à tenir moi ! Plongeant mes yeux devenus noirs par la frustration je lui lançais, acerbe :

« C'est pas trop l'moment pour les petits câlins ! Tu es bien mignon mais... je ne les prends pas encore au berceau ! Allez, tu feras le pitre plus tard... Mou... euh... Mü du bulbe..., mais puisque tu es mon serviteur, je t'embarque. »

Ni une, ni deux, le voilà littéralement sous mon bras comme s'il ne pesait rien. J'eus tout juste le temps de me retourner qu'une drôle d'odeur de gingembre et de cacao parvint à mes narines. Je découvris une belle jeune femme à quelques pas de nous. Portant toujours Mou-mou, je lui frottais la tête, lui ébouriffant sa tignasse blonde.

« Dis donc jolie môme, c'est qu'il sent bon ton parfum, mais s'il te plaît, pas tant de formalités avec moi. Appelle moi juste Mary, et donne moi ton prénom en retour. Nous serons quitte ma belle. »

Je la détaillais un peu plus en voyant perchée sur son épaule, un corbeau aussi sombre que cette soirée pleines de promesses sanglantes. Une petite moue dubitative fendit mes lippes vermeilles. Que faisait un tel oiseau aux côtés d'une si charmante demoiselle ? Je n'identifiais pas bien sa nature encore, mais cette odeur, je la reconnaissais très clairement : la femme en face de moi était comme moi, d'une certaine manière. Respirant à plein poumon l'air chargé d'iode, je me penchais un peu pour regarder au dessus de son épaule. Mes yeux s'agrandirent par la stupéfaction.

« Attention ! »

Le temps s'était suspendu. Le feu se déversait déjà sur nous, dévorant la voile du navire, l'eau bouillonnait, et avant que l'avant du navire n'explose, je m'étais retrouvée, portée par mes ailes, sur Seren et Jian les cibles de ce tumulte. J'avais réagis d'une manière instinctive, levant un bouclier aqueux devant la demoiselle au corbeau et Mü, protégeant les adolescents de ma personne. La déflagration aurait pu nous être mortelle si ma fidèle armure ne s'était pas déployée à temps. Je remerciais intérieurement ma protectrice tandis que je resserrais mon étreinte sur les deux amis d'enfance. Enveloppés dans mes ailes d'airain, nous nous étions ainsi prémunis du danger. Mes oreilles pourtant, sifflaient sous le joug des tirs ennemis. Ce n'était pas de simples boulets de canon. Aidant les enfants à se mettre à l'abri, je les confiais aux bons soins des deux autres avant de me tourner et évaluer l'ampleur des dégâts.

Je poussais un petit sifflement agacé. Une partie de la proue avait été arrachée. Merde ! J'allais me faire engueuler par Ann ! Sur ces pensées, je pris mon envol pour prendre un peu de hauteur. Surplombant ainsi la scène, je pouvais voir qu'ils étaient des milliers à nous attendre... Putain, ça crains ! Je sentais mon palpitant battre à tout rompre dans ma poitrine, ainsi qu'une douce ivresse poindre. J'eus un petit rire pour moi-même. Maintenant, finit de jouer ! Ils m'avaient cherché ils allaient me trouver ! Je gueulais aux hommes de maintenir le cap et de charger nos canons.

« Jian, va chercher Dame Erin ! On va avoir besoin d'un coup de main. La fête commence ! »

Et quelle fête ! Ouais, on allait se marrer ! Surtout moi, je prendrais un malin plaisir à les torturer comme il se doit, ces fils de putes !
Je levais un bouclier sur le devant du navire dans le seul et unique but de dévier les tirs ennemis. Les boulets retombaient alors dans un grand fracas, dans la mer agitée. Les éléments se déchaînaient et je craignais fort hélas que ce n'était pas le fait de notre Dieu bien-aimé. Quelque chose était à l’œuvre. Je pouvais le sentir au plus profond de moi.

« Ô ! Ne restez pas là à rien foutre, remplacez-moi ! Je vais aller leur faire un petit coucou à ces connards ! »

L'énergie issue des astres m'enveloppa d'une lueur carmine, dotant à ma silhouette s'envolant telle une comète, l'aspect d'une étoile rouge. La Stella Rubius. Je filais droit sur la flotte du Masque, usant de ma célérité pour agir à ma guise. Sur mon front s'inscrivaient trois lettres de sang : R.E.D.

« Je suis Mary Red ! » -poussais-je d'une voix puissante et mélodieuse- « Et vous allez tous crever et supplier vos mères, chiens que vous êtes ! »

Sur cet avertissement, un chant funeste s'éleva. Des centaines de voix se mêlaient à la mienne dans un concerto aux notes funèbres. Quelques hommes avaient immédiatement répondus à l'appel des Sirènes. Des formes spectrales s'éparpillaient autour de moi, leurs bouches grandes ouvertes pour attirer les cœurs les plus faibles à nous. Des dizaines et des dizaines de suppôts du Masque se jetèrent ainsi dans le vide pour se faire happer par les abysses. Mes compagnes et moi ne cessions de virevolter pour les envoûter. Cela marchait fort bien, à un tel point que certains d'entre eux se prirent à tirer sur leurs propres navires. Ce petit jeu me faisait jubiler. La voix de la célèbre pirate me galvanisant au plus haut point. Mon rire argentin ponctuait les sifflements des canons et je traversais les volutes de fumées qui se dégageaient de leurs gueules comme s'il s'agissait d'un vaporeux nuage. Je créais une véritable zizanie autour de moi.
Moi, je m'enivrais de cette odeur de souffre et de sang. Plusieurs galions étaient en feu à présent, les autres devaient très nettement le voir, d'autant plus qu'ils étaient plus très loin de l'invincible armada !

Mes yeux de jades flamboyaient, renvoyaient la danse des flammes quand j’atterris avec fracas sur le pont de l'un des navires, finissant de surprendre les hommes. Beaucoup se jetèrent sur moi, en vain. J'avais soif. Mes sœurs dotées de longues griffes s'acharnaient sur eux, dévorant leurs pauvres âmes ! J'en faisais de même, me plaisant à éviscérer quelques uns qui avaient l'outrecuidance de passer à portée. Je fauchais, telle la mort sans distinction.

R.E.D

Couverte de sang, je venais de me reposer parmi mes hommes qui me regardaient interloqués. Sous leurs yeux ronds, je brandis la tête d'un homme par les cheveux, son sang continuant de se déverser sur les planches. Abreuvant le Hollandais Volant. Dans un cri formidable, j'enjoignis l'équipage à cette ardeur qu'était la mienne : il leur fallait du courage. Leurs voix se joignirent à moi, cette exclamation se propageant partout autour de nous. Je lâchais la tête sans ménagement, comme tribut à l'esprit du bateau. La réplique ne tarderais pas à survenir... ça aussi je le sentais.

Le souffle haletant, je cherchais une prise à laquelle m'accrocher...




Revenir en haut Aller en bas
Celsius


Indépendant
avatar

Messages : 653

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
207/207  (207/207)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mar 18 Déc - 12:27

:: L'Invincible Armada :.

Le Roi des Ronces avait assisté à la chute de l'apprenti mais n'avait nullement en l'occasion de lui porter assistance. Mary s'en était chargée avec sa délicatesse usuelle, laquelle ne saurait lui être reproché – encore moins par lui qui en avait profité tout au long de la nuit. Cette chute on ne peut plus malencontreuse aurait suffi à susciter la jalousie de bien des hommes, mais dans son cas, il n'y était pas sensible. Encore moins avec la manière dont elle s'était occupée de son cas. Et puis, leur relation demeurait encore ambiguë, si bien qu'il ignorait de quelle manière la considérer. Une telle émotion aurait donc été inappropriée car manquant de légitimité tant que le mystère ne serait pas éclairci. Il se contenta d'afficher un sourire énigmatique et n'eut pas le temps de réagir que fondait déjà sur lui une nouvelle menace. L'ascension à bord du Chevalier du Corbeau ne lui avait pas échappé la veille, mais il n'était alors pas d'humeur à lui fournir les explications qu'il était censé lui devoir. Et si c'était désormais le cas le moment était quant à lui mal choisi.
Je crains que cela ne doive attendre.
l se délesta de son étreinte avec un charmant sourire. Elle ne manquerait pas de le rappeler à sa parole une fois la bataille finie mais cela lui accorderait un peu de répit. Le parfum de roses qu'il exhalait au naturel prit plus d'importance comme pour contrer les effets nocifs du pouvoir que la demoiselle était censée exercer sur lui. Son sang empoisonné se chargerait du reste, car nulle substance n'était autorisée à pénétrer son organisme sans tomber sous son joug. Il eut le réflexe de glisser un regard vers Mary pour guetter sa réaction de crainte qu'elle n'en soit mise dans une sourde colère, mais celle-ci était visiblement trop occupée avec son propre Chevalier en herbe. L'Empoisonneur observa placidement les interactions entre les deux jeunes femmes et en arriva à la conclusion qu'il y avait tout lieu de craindre ce qu'il pourrait en découler, bien que ce ne soit guère plus le moment de s'y pencher.

À peine avait-il eu le temps de songer que l'assaut ne saurait tarder que celui-ci fut effectif. En plus de ne pas perdre de temps, leurs assaillants n'y allaient pas de main morte et la coque du prestigieux navire fut bientôt entamée par les boulets de canon. Pour réussir à lui asséner des dégâts d'une telle ampleur malgré son aura mystique, ces projectiles devaient être dotés d'une force particulière. Le Masque n'avait rien laissé au hasard et Celsius pesta intérieurement : cet affrontement s'annonçait bien plus difficile qu'il ne l'aurait cru. Sitôt que cette pluie de mort se mit à tomber, il s'auréola d'un puissant cosmos doré afin de pouvoir réagir au quart de tour en cas de besoin. Le cri de Mary l'avait rendu quelque peu fébrile mais il la savait assez forte pour s'en sortir sans son aide, même s'il ne cessait de garder un oeil sur elle par sécurité. Ce n'est qu'une fois certain qu'elle en avait réchappé qu'il entreprit de chercher Shion du regard, hélas sans succès.
Fais attention à toi.
Un simple murmure que nul ne put entendre. Voilà ce qu'il aurait voulu dire, mais il n'en eut pas le temps, et le courage encore moins. Là encore, rien ne tendait à prouver que la pirate de renom apprécierait qu'il atteste du lien qui les unissait sous les yeux de tous ses subalternes. Son coeur se serra à voir la Sirène Maléfique dans un tel état, mais qu'y pouvait-il ? Cette Juste Colère était propice à la bataille et il n'avait rien à y redire, espérant seulement qu'elle saurait revenir seule des froides contrées où sa conscience s'était occultée. Il la regarda partir tout en donnant forme en son for intérieur à une structure qui ne manquerait pas de les aider dans le rude combat qu'ils étaient sur le point de mener. Des ronces jaillirent du pont du navire pour y construire un bouclier végétal qui bien que précaire eut le mérite de dévier plusieurs tirs décisifs. Érigé en altitude, même les tirs qui venaient s'y écraser ne causaient que peu des dégâts, et les failles béantes qui s'y creusaient lors de l'impact étaient aussitôt comblés par de nouvelles nuées d'épines.

Une défense imparfaite, et le temps qu'il en comble les lacunes, sa Sirène était déjà de retour. Bien que complexe, son activité ne nécessitait pas de rester immobile. Structure complexe que celle-ci, mais elle serait bientôt parfaitement autonome. Le Crystal Wall du Bélier ne serait pas superflu pour le seconder, le Saint des Poissons n'étant guère habitué à mener des manœuvres défensives. Il put donc se hâter de revenir auprès d'elle et de lui offrir son bras au moment où elle en avait le plus besoin. Il aurait été dommage qu'elle s'effondre après avoir donné l'assaut de main de maître – et d'une voix non moins digne d'éloges. Ancrant son regard dans le sien, son amant lui offrit un sourire contrit tandis qu'il l'aidait à se redresser même si la vue du sang dont elle était revêtue de pied en cap le faisait frémir. Inoffensif, il le savait, mais la crainte que représentait le sien depuis sa plus tendre enfance ne l'avait que récemment quitté.

Ses doigts vinrent enlacer les siens malgré leur écrin vermeil et il prit la peine de remettre un peu d'ordre dans sa chevelure que cette crise sanguinaire avait dérangée. Il ne pouvait se plaire à la voir si sujette à cette sombre influence, mais n'était en mesure de lui offrir que son réconfort. Encore fallait-il cependant rester discrets...
Économise tes forces. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Tu ne vas tout de même pas déjà m'abandonner ? Je t'ai fait une promesse et je m'y tiendrai, mais à condition que tu honores toi aussi ta part du marché. Tâche de rester en vie... Et tu pourras disposer de moi à ta guise une fois que tout sera fini. ajouta-t-il dans un souffle pour détend cette atmosphère où le carnage était maître-mot.
Il se détourna d'elle à regrets, mais sans plus rien ajouter. Son rempart viride était toujours en place. Devoir le reconstituer sans cesse était éprouvant mais que pouvait-il faire d'autre ? Se ruer à l'assaut et prendre le risque d'être blessé ne ferait que mettre en danger tout l'équipage. Néanmoins, à la réflexion, c'était ce qu'il allait faire. Il devait cesser d'avoir peur et prendre les armes pour lutter non pas contre un puissant adversaire mais contre cette terreur enfouie en lui qui l'empêchait de faire éclater sa pleine puissance. Le halo nitescent qui rutilait autour de lui eut tôt fait de prendre toujours plus d'ampleur, accentuant son aspect précieux. Les fils rouges de sa chevelure semblaient eux-même pailletés d'or tant la force qu'il venait de révéler faisait écho à celle de son armure. Il n'avait pas abandonné Athéna. Son armure ne l'avait pas trahi. Il était le Chevalier d'Or des Poissons et rien ne pourrait changer cela.

Il devait avoir foi en sa décision et se battre jusqu'au bout pour ce qu'il croyait être juste. C'est ainsi, seulement ainsi qu'il pourrait porter dignement le titre de Chevalier de l'Espoir. Un éclat doré traversa ses pupilles d'azur et ses oeuvres acérées se mirent à fondre sur leurs ennemis comme un faucon sur sa proie. Penser qu'il pouvait occasionner de lourds dégâts en partant de si loin était idyllique mais ce n'était pas là son seul objectif. Dès lorsque les pointes eurent été fermement arrimées au bastingage des galions adverses, il s'y laissa choir pour s'y diriger d'un pas ferme. Contrairement à Mary, il n'avait pas la faculté de voler mais avait d'autres moyens de se rendre utile. Car si la jonction s'était bel et bien opérée, l'abordage n'en serait pas moins à sens unique : nul ne pouvait s'aventurer sur cette passerelle sans son autorisation et qui s'y risquerait serait aussitôt jeté à l'eau.

Celsius l'avait prévue assez large pour que les hommes désireux de se battre puissent sans risque y poser les pieds. Quelques-uns de leurs opposants tentèrent bien de s'y frayer un passage mais leur joie fut de courte durée : ceux qui n'étaient pas désarçonnées par les plantes elles-même leur serviraient de repas. Ce sol barbelé était doué de vivant et représentait pour ces pauvres hères un danger de tous les instants, son appétit féroce ayant eu tôt fait d'éclairer les rangs de ceux qui avaient cru pouvoir en profiter. Triste fin que d'être broyé par la flore, toute douée de conscience soit-elle. Le tapis de verdure qu'elle paraissaient être se teinta d'écarlate à mesure que le nombre de victime augmentait. Ceux qui ne périssaient pas de la main des matelots du Hollandais Volants tombaient dans le piège de cette construction florale d'une beauté que son auteur qualifierait de mortelle. Entre ses doigts parurent les différents modèles de roses que le cosmos lui permettait de générer à sa guise avec pour seul espoir de voir laquelle ferait le plus de ravages...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t5314-celsius-chevalier-d-or-de
Invité


Invité



MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mar 18 Déc - 19:31

L'armada voguait vers les terres de Poséidon s'approchant d'un danger qui puiserait dans bien des forces. Le vent gonflait les voiles, les navires fendaient les vagues chargées d'écume tandis que dans le solitude de sa cabine, Erin sombrait de plus en plus dans un sommeil sans rêve du moins au tout début. Les coups de la marée contre la coque et le vacarme ambiant s'estompaient ainsi que celle sensation de malaise qui l'avait prise dès qu'elle avait pris pied sur le pont.

Tout se calmait, la douleur et la crainte pour son seigneur lorsqu'elle s'était tenue face aux blacks saints et aux chevaliers de la déesse improbable. La Nymphe de Scylla sombrait encore et encore, gagnant des méandres qu'elle aurait cru ne jamais connaître, des rivages oubliés...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Une forme surgit soudain du néant, se tenant devant elle. Grande féminine et si mélancolique.

" Maman... ? "

Elle ne pouvait se détacher de ce visage du passé tandis qu'elle se cramponnait à la jupe de sa mère. Elle était redevenue une enfant toute jeune dans un monde obscur. La nuit était si profonde qu'il lui avait fallu pas mal de temps pour distinguer tout ce qui l'entourait. Debout, Dame Elizabeth se tenait sur le balcon alors que le navire les ayant amenées en ce lieu mouillait au port tout proche. Des nuages et de la fumée montait de le ciel nocturne. Une rumeur se propageait dans la nuit. Une frénésie certaine.

" Papa ? "

Où était son père ? Le chevalier de Belmont ? Erin avait pas mal voyagé avec sa famille mais cela semblait réellement surgir du néant. Encore une fois, elle tirait sur la longue robe de sa mère. Cette angoisse dans son attitude, cette façon de tenir un mouchoir serré entre ses mains gantés. En toutes occasions, Dame Elizabeth restait fidèle à elle-même à l'éducation si stricte qu'elle avait reçues puis soudain elle remarqua des mouvements sur la mer.

" Maman "
" Tu les vois, toi aussi. Les formes, tu les vois dans le noir malgré le peu de lumière. Elles t'apparaissent claires si claires comme en plein jour. Tu es comme lui, comme ton père. Ma petite fille... "


Une larme au coin de son oeil.

Pourquoi ? Je ressemble à papa ? Pourquoi tu es si triste, maman ?

Des pas précipités sur le plancher. Des lueurs dans la nuit et enfin son père qui apparaît armé de pied en cap dans l'embrasure. Nulle stupeur dans les yeux de la brunette, Russel Belmont était plus souvent en arme qu'en costume élégant. Un homme de guerre comme ceux qui l'entouraient en ce moment.

" Beth... Ma tendre colombe, et toi, mon petit trésor, ne sortez pas de cette pièce. "
" Russel..."
Commença la femme avant que son époux ne pose un doigt sur ses lèvres, la faisant taire d'un geste tendre.
" Chut... " Un regard vers Erin qui lui ressemblait tant.
" Papa "

Un autre homme se tenait dans l'embrasure de la porte et d'autres encore attendaient dans le couloir de l'auberge où la famille avait fait étape.

" Je dois aider et protéger ces gens, Erin, c'est mon devoir et c'est ici que nous avons le plus chance de vaincre ceux qui nous ont suivi jusqu'ici. Ces lâches ne sont que des pirates, de vulgaires pillards et rien ne les tente plus que des proies sans défense. Notre bateau n'est qu'un simple navire de commerce sans armement et ce port, ce village ainsi que les terres alentours ont subi tant de ravages ces derniers mois qu'ils se sentent en terre conquise. "
" Russel... Elle n'a que sept ans... Que sept ans... "
" Et elle comprend. "


Une telle gravité dans son regard...

Mon père, ma mère, je vous revois parler... Pourquoi resurgir maintenant...

" Chevalier !!! Il est temps, vos dames ne risquent rien ici !!! "

Témoin de cette scène si vivante, perdue dans ses rêves, elle ne pouvait que suivre suivre ce qu'il allait se passer. Une sensation de déjà vu alors qu'elle ne savait ce qu'il allait advenir de ce village et de ce port. Face à elle-même juste à peine âgée de sept ans, elle sentait juste que quelque chose d'horrible se préparait.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Des mouvements, le rêve se troublait, se teintait de sombre, Erin aux Six Monstres se débattait dans son sommeil alors que ses brûlures cicatrisaient. La fièvre en elle s'apaisait, la laissant enfin en paix et le rêve reprit. Le navire filait vers son destin sans qu'elle ne le sache. Dans le dédale de ses souvenirs, tantôt confus tantôt si clairs, elle ne cessait d'errer.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~

La chambre, elle se tenait derrière la porte où elle attendait. De la fenêtre, elle avait pu voir les lueurs dans la nuit. Comme une procession de fantômes au loin sur la colline. Si nette pour elle comme pour sa mère. Des éclats de voix retentissaient de la pièce où elles se trouvaient. sa mère, Dame Elizabeth aux prises avec une des servantes toute de noir vêtue.

" Ma dame !!! Vous ne devez pas y aller. Notre seigneur l'a recommandé. Vous ne devez pas y aller. "

Vaines paroles, elle ne voulait rien entendre.

" Reste ici si tu as peur. Je dois le voir. "
"Mais ma dame ? "
" Ecarte-toi ! Je dois aller le voir. Leurs routes ne doivent pas se croiser. "
Une violence nouvelle dans la voix de la châtelaine. Une détermination qu'Erin ne lui avait jamais connue avant que la servante ne se taise, stupéfaite.
"Mais "
" Cesse de trembler, Rosa ! Il ne me fera rien... Rien, mais je dois les empêcher de se voir. "
"Ma dame... "


La voix de la mère d'Erin se fit plus douloureuses avant que les mots ne tombent comme un couperet.

" Ils sont condamnés à s'entretuer. Ils sont condamnés à s'entretuer. C'est leur destin... "
" C'est pour ça... "


De guerre vaincue, Rosa se laissa tomber sur l'une des chaises tandis que dame Elizabeth prenait sa fille avec elle. Jamais, elle ne supporterait de perdre son enfant. Il lui avait déjà pris son époux, pourquoi maintenant sa fille... ?

Maman... Le destin...

Les larmes coulaient le long des joues d'Erin, cela lui avait fait le même effet que le contact d'un poisson-torpille. Elle le savait, sa mère savait qui provoquerait la fin de son père...
Revenir en haut Aller en bas
Zira


Guerrier Divin
Guerrier Divin
avatar

Messages : 243

Feuille de Personnage :
HP:
102/170  (102/170)
CS:
135/190  (135/190)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mar 18 Déc - 20:25


:: Au Coeur de la Tempête :.
.: Pleine Mer, 1754 ::



Mauvais avait prit son envol au premier projectile, non sans profiter de la protection de la sirène. De toute manière, s’il ne saurait servir véritablement dans une bataille, il lui restait assez de cosmos pour ériger des barrières plus que suffisantes autour de son corps animal. Sans même se concerter, lui et sa protégée s’échangèrent un regard. A chaque fois qu’ils se trouvaient confrontés à la nécessité de se séparer, ils se faisaient la promesse silencieuse de se retrouver au plus vite, saints et saufs. C’était entendu entre eux, et irrémédiable. Entouré d’un bouclier invisible, l’oiseau s’éleva dans les airs pour gagner les vents d’altitude, bien au dessus de la bataille. Mais l’œil perçant et tout ses sens concentrés sur Elanore, il n’aurait de cesse de veiller sur elle. Leur lien était fort et imperturbable, et même à plusieurs mètres d’altitude au dessus d’elle, il ne cesserait de pressentir ses émotions.
L’être maudit ne se faisait pas trop de soucis pour la bataille qui s’entamait. Il avait bien entrainé la demoiselle, et croyait en ses capacités. Sourdement, il craignait peut être même plus qu’elle se laissât distraire par ses alliés que le joug de ses adversaires. Ea lui avait bien évidemment tout raconté de cette soirée là, et le corbeau était toujours un peu sceptique lorsque les pensées de la demoiselle devenaient un peu moins désintéressées qu’elles n’en avaient l’habitude. Des hommes, elle en avait eut beaucoup. Mais si elle se mettait à s’y intéresser, c’était un peu différent. Et le moment était loin d’être opportun… Le corbeau comme il posait son regard sur le Roi des ronces se sentit touché par une vague tristesse. Tiens ?


Quelque peu prise à court par les évènements sans être pour autant dépassée, Elanore n’avait pas trouvé le temps de répondre à Mary avant que l’explosion fuse. Elle avait eu le réflexe immédiat de se protéger de ses ailes, réflexe qui n’avait que peu servi du fait du bouclier aqueux qui les entouraient, elle et le jeune blond. Mais si elle pouvait être reconnaissante pour cette action… Il y avait peu de chances pour qu’elle s’occupe d’enfants ! Le corbeau prit son envol immédiatement, non sans laisser derrière elle à l’autre Saint un regard qui avait pour sens « je te les confie ». Et puis après tout, ces deux jeunes gens étaient des Marinas à part entière, non ? Sur leurs airs de gosses, ils savaient certainement très bien se débrouiller même en ce genre de situation.

Trait noir se détachant à peine sur le ciel orageux, la jeune femme vint se fondre avec les trainées de fumées laissées par les projectiles. A nouveau, elle retrouvait le calme d’en haut… Tandis que sous ses pieds, les canons sifflaient. Des gerbes d’étincelles se frayaient un chemin dans l’air chargé jusqu’à son visage, et le tumulte de la bataille n’avait d’égal que le grondement sonore du tonnerre. Son regard suivait l’étoile rouge qui fusait vers l’un des navires. La pirate savait certainement s’y faire, avec ce type de situations. A l’inverse la sainte avait une technique de combat faite pour l’intimité et le duel, qui ne déploieraient sans doute pas tout son potentiel dans ce genre de situations. Mais qu’importe. Elle sèmerait la zizanie.
Dans un élégant ballet, les volutes enivrantes s’étaient propagées sur trois des navires sur son passage. Si ceux qu’ils combattaient étaient pour la plupart de simples êtres humains, ils n’y couperaient pas. Et un peu de cosmos ne suffisait pas à résister à l’emprise de ses délices. Un sourire satisfait s’installa sur son visage alors qu’elle voyait dans son sillage les marins se jeter dans les flots. Satisfaction qui fut vite évincée par un vif amusement quand tout à coup, elle constata que les méthodes de la Générale étaient plus que similaires. Finalement, elles n’avaient peut être pas aussi peu de choses en commun ? Ses pieds se posèrent sur la mince bande de bois des garde-corps. Elle était plus à l’aise ainsi, un peu en surplomb, que les pieds directement au sol. Le nuage qui l’entourait se rependit devant elle, s’engouffrant entre les lèvres et dans les pores de la peau, envahissant les marins jusqu’au plus profond de leur corps. Leurs souffles devenaient haletants, l’ivresse s’emparait d’eux. En l’espace de quelques instants, ils se mettaient à se retourner les uns contre les autres quand ils n’essayaient pas de l’atteindre, elle. Mais l’oiseau rare ne se laisserait pas atteindre. Et les lames venteuses repoussaient sang et désir au loin. Les membres tranchés s’affaissaient au sol dans un son mou et sinistre, tandis que l’armure d’ébène de la jeune femme demeurait vierge de la moindre tâche de sang. En son fort intérieur, elle n’était certainement pas prête a donner la mort de ses mains. Mais la simple entame de cette bataille lui faisait découvrir de surprenantes sensations, aux quelles elle était tentées de s’adonner ne serait ce que par curiosité.

Elanore quelques instants demeura suspendue dans les airs, contemplant de loin ce qu’elle et la pirate laissaient derrière elles : un triste spectacle. Elle qui n’avait jamais tué un homme avant la veille, elle s’était laissé gagner par l’ivresse de la sanguinolente demoiselle. Si elle le regretterait ? Elle préférait ne pas y penser, se contentant de la satisfaction d’avoir fait elle aussi des ravages, et de revenir tout aussi saine et sauve. Le vent cinglait l’air et rapportait avec lui des effluves des senteurs délicieuses qu’elle avait semées. Dans cette barbarerie, l’oisive se sentait peut être même plus libre que jamais. Et puis dans ce genre de situations, la victoire ne pouvait qu’aller de paire avec la mort.


L’oiseau sombre quittât les cieux pour mieux fondre aux coté de la Générale Maléfique sur le pont taché de sang du Hollandais volant. Et une fois de plus, elle n’était pas seule. A deux mètres à peine du « couple », la demoiselle leur adressa un sourire que Mauvais seul certainement saurait comprendre.

    - Hey, vous pourriez être plus discrets les tourtereaux ! Surtout que c’est pas vraiment le moment.
Une explosion siffla au dessus de leurs têtes. Si elle avait surprit quelque chose qu’elle ne devait pas voir, elle n’en éprouvait pas la moindre gêne pour autant. Et cette raillerie, guère méchante, n’avait pas été proclamée assez fort pour que dans le tumulte, autre qu’eux ne l’entende. Si ce détail la confortait sur certaines hypothèses, et de ce fait titillait d’autant plus son amour propre, la jeune femme ne s’en sentit pas jalouse, ou déshonorée. Au contraire, et le regard qu’elle adressa à celle qui avait réussi là où son expérience n’avait pas été des plus concluantes fut avant tout complice. Elle découvrait non sans un certain plaisir une femme qui lui semblait des plus intéressantes, et dieu sait que c’était rare ! A Paris comme à Vienne, la gente féminine était partagée entre les faible, les superficielles et les idiotes. Enfin, c’était un peu exagéré, mais Ea avait au fil des ans rencontrés bien peu de demoiselles véritablement dignes d’intérêt, et certainement pas de cette trempe. Des Dieux, des Pirates… Le monde de la chevalerie était bien éloigné du monde Mondain qu’elle n’avait que trop connu. Et cela lui plaisait. Spontanément, elle eut un élan d’affection pour Mauvais qui avait permis tout cela. Et lui, loin au dessus du tumulte, le perçut tout naturellement. Les yeux pétillants, toujours rivé sur les prunelles émeraude de la Marina, son sourire s’élargit : naturel et franc.

    - Tu peux m’appeler Ea ~
Luxea n’était qu’un pseudonyme, Elanore presque un secret. Ce fut tout naturellement qu’elle proposât le surnom que ses proches lui prêtaient depuis longtemps, presque comme une main tendue. Son visage se tournât vers la barrière végétale qui les surplombait, alors qu’un sifflement admiratif s’échappait de ses lèvres. Si elle avait su cela quelques jours plus tôt ! Et encore, elle était loin d’être au bout de ses surprises. Du moment que son meilleur ami lui pouvait passer la protection sans être déchiqueté… La sainte portât l’attention sur sa main au dessus de laquelle virevoltait doucement un peu de son cosmos argenté. Ni le vent qu’elles contrôlaient ni les plumes de son armure ne faisaient réellement partie de sa manière bien à elle d’exercer son « art ». Elle n’avait pas véritablement les facultés pour se rendre utile de cette manière.

    - Mon cosmos est d’aphrodisiaques et de substances qui agissent sur les corps vivants. Je peux charmer, je peux rendre fou.. Faire beaucoup de choses, mais pas protéger le navire. Il m’est possible de nuire cependant, et si nécessaire, de soigner.
En profondeur, et sans même avoir à s’approcher des victimes. Projeter des phéromones qui poussaient à la cicatrisation, c’était de son ressort, contrairement aux grands boucliers qui les protégeaient. Et attaquer… Elle en avait fait l’expérience quelques instants à peine avant, c’était plutôt concluant. Luxea n’avait pas d’expérience, et elle savait se montrer modeste : elle s’en remettait au jugement de leur dirigeante, qui avait bien plus d’expérience. Toujours le sourire aux lèvres, elle faisait crépiter son cosmos autour d’elle, toute dispose à emprunter à nouveau la voie des airs pour se rendre utile et, si nécessaire, … « foncer dans le tas ».




Revenir en haut Aller en bas
Solstice


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 61

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Sam 22 Déc - 7:14

    D-Dame Mary ! Vous allez bien ?

    Le projectile l'avait surpris, aucun doute là-dessus. Tout juste s'était-il interposé entre Seren et lui que Mary venait à son tour faire rempart de son corps pour qu'aucun d'eux ne soit touché. Son bouclier aurait-il seulement suffi à encaisser cette attaque ? Malgré toute la confiance qu'il pouvait lui porter, il n'avait aucun moyen d'en être sûr et c'était précisément ce qui nourrissait toutes ses angoisses. Il le vit en abaissant son bouclier : son bras tremblait. Chaque partie de son corps vibrait d'une terreur sans nom, celle d'être à nouveau pris dans un tumulte sans querien ne puisse être fait pour le sauver. Ni lui, ni celle qui se tenait à ses côtés et dont le sort lui importait bien plus que le sien propre. Le coeur battant, il se raidit : même s'il n'avait au final pas été le destinataire de ce tir préventif, avoir dû réagir au quart de tour dans son état n'avait guère aidé à l'améliorer. Au prix d'un effort de concentration, il réussit néanmoins à tenir bon et à n'en rien laisser voir – sa mine déconcertée constituait un assez bon camouflage.

    Ensuite vint l'heure fatidique. Celle de l'ordre qui devait les séparer. Mary n'était pas celle à qui il se devait d'obéir mais elle n'en était pas moins supérieure en grade. Il se pouvait que l'issue de cette bataille dépende de lui et de sa capacité à aller prévenir la gardienne du Pacifique Sud que l'on requérait ses services. Il ne sut de combien de temps il eut besoin pour enfin lâcher sa main mais une chose était certaine, il lui parut durer une éternité. Enfin, il se fit violence pour rompre le contact et en eut un pincement au coeur – tant par sentimentalisme que par peur du fait que cela puisse être la toute dernière fois. Ses doigts effleurèrent le bout des siens comme dans l'espoir de s'y rattraper et il dut ensuite s'éloigner d'un pas pour ne pas rétablir le contact qui lui aurait pourtant permis de se sentir mieux. La boule au ventre, il s'efforça de la regarder en face en espérant pouvoir le faire à nouveau très bientôt. Puisse Poséidon faire en sorte que ce soit le cas.

    Je reviens. Tout ira bien, d'accord ?

    Toute cette agitation l'accabla de telle sorte qu'il fut pris d'une violente quinte de toux. Si forte soit elle, la douleur n'était rien face à la culpabilité d'avoir montré ses faiblesses. Dorénavant, il ne pourrait reprocher à Seren de s'en faire pour lui. Il en fallait donc si peu pour le mettre dos au mur ? Sa main se porta à sa gorge pour faire cesser cette cacophonie infâme. À travers son torse se propageaient les brûlures de la maladie qui refermaient sur lui leurs serres ardentes. Il était faible. Désespérément faible. Il n'avait même pas la force de rassurer son amie, ni celle de protéger ce qu'il avait de plus cher au monde. Il lui fallait fuir. Non pas fuir cette bataille – il la mènerait quoi qu'il arrive – mais fuir le regard de Seren et sa protection. Elle avait bien plus important à penser que de le mettre à l'abri et il ne voulait point lui laisser d'occasion de s'en inquiéter. Avant qu'elle n'ait pu le retenir, il parcourut à toutes jambes le chemin menant vers une cabine isolée. Ici se trouvait celle qu'on l'avait envoyé chercher et il s'acquitterait de cette tâche. Son corps fragile ne devait pas être un obstacle. Il ne le permettrait pas.

    Cette pensée ne recelait cependant pas la force suffisante pour empêcher la souffrance d'exercer sur lui son inexorable influence. Sa vue se troubla et il manqua de trébucher dans les escaliers pour après s'y effondrer, ce qu'il aurait sans doute fait s'il n'avait eu le mur pour le soutenir. Celui-ci ne le ferait plus guère longtemps si les boulets de canon continuaient de trouer la coque du navire, se dit-il. Cette pensée lui donna le coup de fouet dont il avait besoin et il força l'allure – si peu conseillé que ce soit dans son état. À bout de souffle sans pourtant avoir couru, il continua de longer la paroi dans la semi-pénombre que n'éclairait qu'une lampe à huile qui ne tarderait pas à manquer de combustible. Bientôt il serait cerné par les ténèbres et n'aurait d'autre choix que de s'y abandonner. Cette pensée lui glaça les sangs et il s'efforça d'avancer sans se détourner de son objectif, en luttant de toutes ses forces pour ne pas songer à son amie, pas même une seule seconde.

    Rien n'aurait pu lui faire plus plaisir, d'autant qu'y penser lui aurait sans doute apporté le réconfort et la chaleur revigorante dont il aurait eu besoin pour continuer sa route. Mais s'il laissait son souvenir lui effleurer l'esprit, il n'aurait qu'une envie : revenir sur ses pas et retourner auprès d'elle pour s'assurer qu'il ne lui était rien arrivé. Il la savait à même de se défendre, il avait lui-même assisté à l'un de ses tours de force. Mais si Mary n'avait pas été là, lui comme elle ne seraient peut-être plus de ce monde. Ils avaient tout deux les capacités pour résister à un assaut de ce genre mais l'attaque avait été fulgurante, et il n'était pas à exclure que la vivacité aurait pu leur manquer au moment critique. Pétrifié, il n'avait même pas pu l'en remercier – et ne s'en sentait guère la motivation quand il la vit revenir, une tête coupée entre les mains. Erin l'intimidait tout autant si ce n'est plus, mais au moins n'avait-elle pas brandi de pareil trophée.

    Pour autant, cela ne voulait pas dire qu'il se sentait à l'aise en sa présence, car la générale de Scylla ne semblait pas du même monde. Prisonnière de sa forteresse de solitude, elle n'était pourtant jamais seule, perpétuellement entourée de ses animaux. Mais lui-même n'était-il pas, après tout, en compagnie de sa propre Écaille dès que celle-ci recouvrait son corps ? Pourtant, celle-ci était étrangement peu communicative depuis qu'il était entré dans cette pièce. À croire que Léviathan avait tenu à couper tout contact dès qu'il avait descendu la dernière marche qui devait le mener jusqu'ici. C'était à cet endroit qu'il aurait dû la rencontrer, faire en sorte de lui passer le message... Et d'enfin pouvoir se reposer. Non ! Pas encore, pas maintenant. Il n'en avait pas le droit. Mais il était si fatigué... S'efforçant de n'en tenir nul compte, il avança à tâtons jusqu'à sentir une cosmo-énergie semblable à la sienne – mais bien plus puissante – qui vibrait dans un coin du navire. Pourquoi était-elle prostrée à l'écart ? Il n'aurait su le dire mais cela ne le concernait pas.

    Dame Erin ! Dame Erin, vous êtes là ? Il n'y voyait plus clair.

    L'esprit du Léviathan venait d'entrer en action et la preuve en fut faite dès qu'un dragon spectral vint environner sa frêle silhouette. Ce sentiment de toute-puissance, Jian ne l'avait ressenti qu'une seule et unique fois et c'était quand il avait combattu les assassins de ses parents la nuit du meurtre. Cela voulait-il dire que la Bête de l'Apocalypse était déjà à ses côtés ce soir-là, ou n'était- tout compte fait qu'une matérialisation de sa propre force ? Mais l'adolescent n'était pas dupe, il savait que peu importe la réponse cette aura bestiale puisait dans ses ressources pour s'alimenter. Il était son sacrifice et devait offrir sa faible chair. Peut-être pouvait-il passer un pacte avec lui et ainsi lui léguer son corps malade pour qu'il en dispose à sa guise, tant qu'il acceptait d'être le bouclier de l'élue de Notos à sa place. Les choses seraient tellement plus simples s'il pouvait céder sa place à un autre, à quelqu'un d'infiniment plus capable que lui qui jamais ne pourrait être tel le dragon – tout au plus l'ombre d'un lézard. Son coeur se serra et son cosmos continua de s'enflammer contre son gré, consumant ses dernières forces.

    Debout ! Réveillez-vous ! la panique le gagnait.

    La créature sauvage qui lui tournait au tour ouvrit la gueule et rugit de toutes ses forces en signe de défi, arrachant une grimace à son porteur qui ne pourrait tenir très longtemps s'il continuait de s'affaiblir à ce rythme. Le démon né des flots s'agitait au moins autant que les vagues au dehors, mais alors que la bataille faisait rage il n'avait cure de rien d'autre que de provoquer la maîtresse des Six Monstres. Rien ne l'insupportait plus que de voir une femme prétendre pouvoir dompter ces vaillantes créatures et il semblait la défier de le soumettre lui aussi. Un pari que n'appréciait guère le propriétaire de la Scale dont le teint était en train de pâlir à vue d'oeil, ce drain d'énergie continu n'étant pas pour améliorer son état qui était déjà peu enviable. Malgré la douleur qui lui vrillait les tempes, le jeune capitaine finit par trouver la force de désserrer les dents pour délivrer son appel à l'aide. La mission devait être menée à bien quoi qu'il en coûte, et tant pis s'il devait tomber ici sitôt qu'Erin serait en chemin pour leur porter secours.

    Ils ont... Besoin de vous... hoqueta-t-il tandis que la Bête menaçait de fondre sur sa proie.
Revenir en haut Aller en bas
Lily


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 120

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
160/160  (160/160)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Lun 24 Déc - 17:41

    La bataille commençait. Brutalement, sans autre signe avant coureur que ces sourds battements résonnant dans les cieux tempétueux, fondant sur eux tel un oiseau de proie avide de chaire fraiche, créature monstrueuse tordue par les hommes. L’appel du feu et du sang, le grondement du métal et les craquements du bois. Les cris et la peur. Choquée, la petite étoile demeura figée devant ce sinistre spectacle, tremblante contre le corps de son ami s’étant placé devant elle pour la protéger du projectile qui avait fondu sur leur duo. Devant eux se tenaient la silhouette d’airain de la belle générale écarlate, ses ailes étendues dans les cieux, bouclier humain fait de chaire et de métal sacré. La demoiselle vacilla, confuse, perdue. Il n’y aurait nulle pitié. Nulle seconde chance. En cette place, ils étaient des serviteurs de Poséidon. Des soldats voués à se battre ou à être battus. Leur âge ne comptait pas. Leurs immaturités non plus, seul demeurant leurs affiliations. Ici, ils pouvaient mourir. Si Dame Mary ne s’était pas fait bouclier infranchissable, ils auraient put mourir à cet instant. Juste ainsi, si vite sans préambule, sans même comprendre. Ils pouvaient mourir à tout moment. Lui aussi. Ce fut la voix de son ami qui permit à la demoiselle de reprendre pied avec la réalité, lui permettant de lui rendre en partie la mobilité de son corps. Son regard contempla la générale avant de se poser sur l’élu de Léviathan, aussi dérouté qu’elle, tremblant à son côté de cette même terreur qui sévissait dans son cœur. Ses doigts crispés sur sa main vinrent doucement desserrer leur prise pour se faire plus tendre mais non moins ferme. L’inquiétude pourtant brillait dans ses prunelles. Une angoisse qui jamais ne disparaissait totalement et qui enflammait dès lors son âme. Ils risquaient d’être blessés. Il pouvait mourir.

    Jian…

    L’angoisse s’insinua plus pernicieusement dans son cœur lorsque celui-ci dut se séparer d’elle pour obéir aux ordres de la belle générale. Elle ne devait pas le retenir, pourtant, l’envie était grande en elle d’ignorer les ordres et de l’accompagner réaliser sa tâche, plus encore lorsque celui-ci fut ébranlé par une violente quinte de toux. La fille du vent n’eut pourtant pas le temps de le retenir, ni même de l’aider ou de lui proposer son aide, ne pouvant que crier son nom une dernière fois avant que celui-ci ne disparaisse précipitamment dans les entrailles du navire.

    Jian !

    La petite étoile se mordit les lèvres, la main tendue vers cette présence invisible avant qu’un roulis ne la fasse vaciller sur le pont du navire. Tout autour d’elle, l’agitation régnait en maître, les cris faisant face aux projectiles et aux tambours de guerre. Ses mains vinrent couvrir ses oreilles, espérant en vain vouloir mettre fin à cette cacophonie, ne demeurant entre ses entrailles que la peur la plus primale. La demoiselle fut violement entrainée au sol par une nouvelle secousse inattendue qui la laissa hébétée, impuissante une nouvelle fois. Elle voulait rejoindre son précieux ami pourtant, elle ne se releva pas immédiatement, ses jambes se refusant a elle alors qu’elle observait les alentours avec effroi. La guerre. C’était ça. Le sang, les cris, les larmes et le fracas du bois pulvérisé. Et elle demeurait là, inutile, petite fille perdue dans un monde inconnu de violence et de rage. Elle n’était pas à sa place ici. Trop frêle, trop jeune, pourtant, elle ne fuirait pas. Ses mains se crispèrent alors que les larmes du choc subit coulaient sur ses joues. Un instant.

    Elle avait quelque chose à protéger. Et elle en avait le pouvoir. Ses prunelles se posèrent sur la bague ceignant son doigt, brillant comme la plus belle émeraude, la demoiselle finit par la rapprocher de ses lèvres, soufflant ses mots comme pour les adresser au propriétaire de celle ci.

    Je t’attends... Et je te protégerai, toi et ce navire, même si je dois y mettre toutes mes forces.

    Le vent s’assembla autour de sa silhouette agenouillée, fine et gracile, ses iris améthystes brillèrent d’un éclat irréel alors qu’elle laissait les rafales soulever son corps pour se relever, nimbée de son cosmos d’argent et d’azur. Elle ne les laisserait pas faire. Elle n’avait nul endroit pour fuir, nul envie également puisqu’ici demeurait celui qui l’attachait à ce monde. Ici, ils devaient survivre. Elle croyait en lui, alors à présent, c’était à elle de faire en sorte que sa mission puisse se faire.

    Notos !

    L’élu du vent du sud puisa dans la tempête l’énergie nécessaire à son entreprise, profitant de sa puissance avant de clamer à la face des cieux son vœu.

    Je ne vous laisserai pas passer !

    Elle pouvait sentir courir sur sa peau la puissance des autres éveillés, lui donnant plus de force encore, galvanisant son propre esprit pour faire appel à son propre pouvoir endormit dans ses chairs. Ils étaient si puissants ! Si nombreux ! Le vent siffla, grondant dans sa langue son approbation en se nourrissant de cette force se teintant d’éclat doré. Elle ne laisserait pas un seul de ses projectiles fendre ce navire. Les bourrasques fendirent les cieux, lames invisibles se teintant d’éclats d’or et d’argent mêlé, s’irisant de l’azur d’une mer tropicale pour parer les boulets désireux de réduire leur flotte à néant. Le vent s’amassa autour du navire tel un bouclier protecteur venant protéger ceux qui réclamait son renfort, sifflant en puisant dans les forces de la demoiselle à la chevelure d’or pour protéger ceux qui requérait son aide.

    Elle frémit, sentant ses forces décliner trop rapidement pour faire face bien longtemps à cet assaut qui menaçait de l’épuiser. Trop rapidement. Elle n’était pas assez forte.

Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Ven 28 Déc - 0:14

Détonation dans la nuit, dans sa nuit. L'horrible bruit d'un boulet s'écrasant avec fracas sur des murs qu'ils éventraient et l'odeur de la poudre, de l'incendie, le tout entremêlé de poussières qui vous prenait à la gorge. Sa mère posa un mouchoir sur son visage, lui chuchotant de se protéger et toutes deux s'éloignèrent de la ville portuaire. Tout autour d'elle, la terre brûlée, les cris des hommes et les tirs des armes...

Un son qui ressemblait tant à celui de la réalité mais décidément, elle ne parvenait pas à émerger. A croire que même le pire des vacarmes ne pourrait la tirer de son sommeil. Quelque chose semblait l'y maintenir comme si sa vie y était attachée et de nouveau, elle avança auprès de Dame Elizabeth.

Toutes deux se tenaient maintenant au sommet de la colline, face aux silhouettes brandissant leurs torches. Droite et fière sur sa monture, sa mère prit la parole, s'adressant directement à l'une des formes encapuchonnée. Entre ses bras, Erin levait des grands yeux sombres. Jamais, la fillette n'avait connu une telle détermination chez sa mère.

Qui est cette dame ?

Elle ne pouvait quasi rien voir d'elle mais cette voix lui semblait étrangement familière. L'étalon était si calme alors qu'il n'avait cesser de montrer des signes d'énervements tout le long de la route. Et maintenant, il se montrait si calme alors que les lueurs déchiraient la nuit tout comme la voix vibrante de dame Elizabeth. Vêtue de sombre, elle était armée. Quoique jamais Erin n'aurait imaginer que sa mère savait se battre. Etait-ce pour cela qu'elle n'avait pas peur du moins pas pour elles. Toutes deux étaient en sécurité.

Alors, papa ?

Elle tendait l'oreille vers les deux femmes en pleine discussion face à ce qui semblait être une assemblée de fantômes. Fantômes errant chacun avec une torche entre ses mains par une froide nuit de combat. Tant de contes et de légendes courraient sur les apparitions de ce genre. En proie à la superstition, Erin se raccrochait à dame Elizabeth dont les mots furent soudain emplis de crainte.

" Non, il ne faut pas qu'ils se... " Un mouvement de la première forme, soulevant un bref moment sa cape, laissant entrapercevoir une magnifique robe au tons chauds et pourtant si sombres.
" J'y ai oeuvré, dame Beth. Soyez en certaine, j'y mettrai toutes mes forces. Tout comme vous, je sais quel sort leur réserve l'avenir si vous vous obstinez dans la voie que vous vous êtes choisie.
" Car vous pensez peut-être que... "
De l'agressivité dans la voix de dame Beth. Qui était donc cette femme pour sa mère ? Femme qui reprit la parole.
" En vous mettant en danger vous ne ferez que tout précipiter."
" Non, non, je refuse de vous laisser partir vers eux. Vous ne devez pas les rejoindre."
" Je risque moins que vous. Sachez-le... "
" Pourquoi vous, dame A.... "


Un bruit terrifiant fit taire sa mère tandis que sous elles le cheval s'effondrait....

L'ombre la rejoignit avant qu'elle ne découvre l'espace qu'un instant le visage de la dame. Ses yeux s'ouvrirent tout grands avant qu'elle ne se sente tomber...


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Une présence...

Un cosmos qui approchait avant qu'elle ne sente les six Monstres s'agitaient tout contre elle.

" Qui ose défier Scylla ? "

La voix déformée de la jeune femme s'éleva soudain alors qu'un dragon menaçait de s'abattre sur elle.

" Quel monstre es-tu pour oser te dresser sur le chemin de la Nymphe au coeur d'eau !? Défier le maître des monstres. Recule si tu ne veux pas te courber sous mes ordres et plier sous mes écailles. Recule si tu ne veux pas être enchaîné... "

La mise en garde était on ne peut plus claire mais cela n'arrêta pas le léviathan qui s'apprêta à frapper la générale.

Un plongeon soudain avant qu'un nouveau boulet ne s'écrase sur une coque toute proche et qu'un cosmos n'éclate avec toute sa puissance et sa fureur. Le claquement du fouet avant que la silhouette de Seba n'apparaisse.

" Recule... "

Le dragon lui faisait face avant qu'elle ne redresse enveloppée de ses seuls bandages. D'un pas lent, elle se dirigea avec le plus grand calme vers les vêtements que lui avaient laissés le chirurgien avant de quitter la cabine. Le dragon quant à lui la toisait de ses yeux brillant. Le désir de se mesurer à la Nymphe des eaux. Enfin, vêtue, la Fée s'avança vers celui qui se tenait face à elle...

" Capitaine du Léviathan... Besoin de moi ? Pas seulement ceux du dehors mais sans doute aussi vous. Cet être, il peut vous faire bénéficier de son aide et de sa force mais pas à n'importe quel prix. Prenez le dessus sinon, qui vous mènera à votre trépas, l'ennemi ou lui ? Il vous vampirise... "

Elle tendit ses sens vers celui qui la défiait ouvertement.

" Mes propres monstres ont besoin de puiser en moi mais j'ai appris à les dompter mais aussi à m'en faire de précieux alliés. Des alliés d'une incroyable fidélité... "

Sur ces mots, Seba glissa davantage alors que les autres se manifestaient, guettant dans l'ombre les réactions de celui qui ne cessait de la guetter.
Revenir en haut Aller en bas
Beshter


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 298

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
166/180  (166/180)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Dim 30 Déc - 1:01

~ Un boulet ou la vie ? ~


Avec un sourire mi-amusé et en décontractant les muscles de sa gorge, le jeune homme à la chevelure de blé se releva et suivit la jeune femme sans trop la ramener. Son regard ne put s'empêcher de dessiner mentalement ce qu'il voyait sous les courbes de la Générale mais il se contentait de regarder sans toucher. Ce qui le perturbait un peu était l'absence de son mentor dans la place. C'est alors qu'un cri résonna dans ses oreilles pour le prévenir d'un danger immédiat. Ses yeux virent alors une orbe de granit et de feu voler dans sa direction et sans la réaction des chevaliers présents, cela n'aurait pas été évident d'éviter une telle bordée des navires ennemis. Le feu crépitait autour d'eux et il avait perdu de vue les autres éveillés dans l'obscurité de la fumée et des étincelles éblouissantes des flammes explosant autour de lui. Un autre boulet siffla près de lui et il se téléporta à temps dans les airs pour observer la bataille du haut du mât principal.

Pour donner un coup de main, il se demandait bien pourquoi un Cristal Wall n'avait pas surgi du néant pour bloquer les boulets et les grappins qui volaient dans tous les sens. Ses lèvres échappèrent un soupir quand un marin ennemi avait eut le bonne idée de bondir sur lui pour le frapper de son sabre des mers. Le cosmos de l'apprenti se libéra alors pour laisser son ombre former des fils noirs qui glissèrent sur le bois et les cordages afin de l'envelopper dans un cocon de glace et de ténèbres. Ce dernier se brisa alors pour laisser un homme se fracasser sur le pont supérieur par une série de morceaux glacés. Décidément, il n'aimait pas user du "Arms of the Abyss" de son père et surtout ici, cependant, avec la confusion générale, il n'avait pas trop à craindre d'avoir été repéré dans les airs. Il se retourna alors et vit trois marins qui venaient de plonger ici, il était évident que les choses allaient empirer dans des batailles entre navires et hommes de cette confrontation navale. Mü n'aimait guère la confrontation et préférait bien souvent le plaisir de l'étude et de travailler sur la réthorique intellectuelle des philosophes de cette Ere. Ecartant alors les mains, le jeune homme créa un mur de lumière bleutée pour repousser les assauts de ses ennemis trop nombreux cette fois-ci. Mais...

Une nouvelle fois, le mur ne fit pas son office. Le cimeterre de son premier adversaire frappa le mur et recula en ayant eut l'impression de frapper un mur de cristal azuréen, il avait la sensation que son corps venait de se faire lacérer par sa propre lame. De fait, ses sourcils se froncèrent en voyant une fissure dans le mur de cristal, l'échec était cuisant et la suite n'allait pas l'aider ! Il vit le mur se gondoler pour exploser dans tous les sens, son corps fut marqué par des estafilades qui le firent danser dans les airs avant d'atterrir dans la grande voile. Fermant ses poings sur le tissu, il descendit en rappel sous le regard amusé des Marinas qui se demandaient pourquoi il n'avait pas pris la peine de prendre une corde pour faire cela.

Fesses en premier, il sentit tous ses muscles remontés le long de son corps. Il était en piteux état, l'explosion de sa propre technique l'avait assommé sans crier gare. Dans une forme de délirium, il ne savait pas où il était et cherchait du soutien autour de lui, les crachats de flammes et de cendres, les exhalaisons de poussières lui brûlaient les yeux, il était seul et sans personne pour l'aider. Les cris de Mary Red étaient à la fois loin et proche de lui. Il ne pouvait comprendre ce qui lui arrivait, les sens amoindris, il avança à quatre pattes pour atteindre le bastingage à bâbord. Ses tripes remontèrent jusqu'à sa gorge et il libéra tout ce qu'il avait dans un rugissement bestial.

Il releva alors la tête pour voir devant lui un navire qui fonçait vers le sien... Un bruit, des vagues frappaient la coque du navire avec une forte virulence et la vue de ce mastodonte fonçant vers lui le fit hurler un simple mot !

" Eperonnage ! "

Revenir en haut Aller en bas
Satine


Spectre Céleste
Spectre Céleste
avatar

Messages : 1128

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
148/190  (148/190)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Dim 30 Déc - 16:07



La Tempête reprends°~




Des myriades de petites étoiles opalescentes dansaient devant mes yeux clairs. Je papillonnais des paupières pour chasser le sang qui coulait en travers mon visage de porcelaine, mais ce n'étais pas suffisant pour dissiper cet affreux tournis. Ouais, la prochaine fois, je ne ferais pas tant dans le spectaculaire. Mais bon, ces bâtards avaient bien besoin qu'on leur remette les idées en place. Puis les pirates qui s'activaient sur notre Armada devaient aussi avoir foi en moi. Je les savais réfractèrent aux mots, les actions restant toujours le plus efficace dans ce genre de concert. Et Dieu ! Quel brouhaha assourdissant je venais de créer !
Ma main rencontra la chaleur d'une autre, et la voix rassurante de Celsius des Poissons parvint même à mes oreilles. L'ombre d'un sourire apparut, avant qu'il ne meurt tout à fait en comprenant dans quel chaos on évoluait. L'odeur capiteuse du sang me montait à la tête, m'écœurait plus qu'elle m'enivrait. Une autre fragrance s'insinua à elle, me laissant pleine de perplexité et mon propre sang se mit à bouillonner. Ce phénomène suffit à me redonner contenance. Je levais les yeux vers mon protecteur d'or au moment où il repartait à l'assaut. Toute à ma contemplation, impressionnée de voir un mur végétal se former peu à peu, la voix de la femme de toute à l'heure me fit légèrement frissonner. Je posais mes prunelles sur sa fine silhouette. Oui, c'était elle qui s'était envolée avec moi! Pas mal la petite.

Je m'approchais d'elle pour aller lui serrer l'une de ses mains entre les miennes, ne manquant pas de humer son parfum plein de subtilité. Mes sens s'affolaient sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, enfin si, je commençais à comprendre, et cela m'amusait beaucoup. Ne dénouant pas mes doigts, j'assurais ma poigne pour que je puisse me pencher davantage vers elle, allant jusqu'au creux de son oreille pour lui murmurer avec chaleur.

~ La discrétion n'est pas vraiment mon fort ma mignonne, mais je suis sûre que tu es plus forte que moi à ce petit jeu ! – je ne manquais pas de glousser pour appuyer mes dires, ne dissimulant pas mes sous-entendus- ~ Mais tu dois bien savoir à quel point les hommes peuvent se montrer protecteur, il est facile de capturer leur cœur, en capturant leurs... bourses...

Peut-être que je poussais la plaisanterie un peu loin mais qu'importe, je prenais un plaisir certain à m'amuser avec elle. Même si ce n'était pas vraiment le moment ! Au moins, ça détendait nos nerfs en pelotes! J'adressais un petit coup d'œil à la silhouette de mon petit Poisson, avant de relâcher mon étreinte sur sa main, rien de bien méchant !

~ Bienvenue sur le Hollandais-Volant Ea ! dis-je théâtralement en écartant les bras alors qu'un nouveau projectile détourné explosa derrière moi, ne manquant pas de secouer le navire. Un rire tonitruant éclata à côté de moi, je reconnu tout de suite ce timbre de voix si familier à mes oreilles. Je penchais légèrement la tête pour voir une petite silhouette clopin-clopant arriver vers nous en me faisant de grands gestes. C'était ce bon vieux John !

~ Non ! Ça alors si je m'attendais à te voir ici vieille carne! Qu'est-ce que tu fout ici?

Le vieux cuisinier me prit par le bras la bouche en avant en désignant d'un doigt, son front. Un franc sourire égailla mon visage fatigué et sale de vermeil. Une grande impression de soulagement m'envahit quand je le pris entre mes bras pour l'enlacer avec chaleur, le soulevant de terre par la même occasion. Un baiser sur son front et je le relâchais. Tant d'effusion ne me ressemblait guère, mais voir une tête connue et amie me rassurait. Sa présence me rassurait. Aussi, je pris grand soin de le présenter à la femme corbeau.

~ Ma p'tite, je te présente Old John! Il nous sera d'une aide très précieuse malgré les apparences !

Ce dernier ce racla la gorge s'approcha d'Ea pour lui lancer un petit clin d'œil et venir effleurer ses doigts pour faire mine de les embrasser. Un baise-main de ce qu'il y avait de plus courtois. Le vieux était plein de surprise, et j'aimais bien quand il prenait ainsi au dépourvu.

~ En voilà une bien jolie p'tite poulette! Si j'avais vingt ans de moins, pour sûr! J'vous aurais sorti le grand jeu! C'est que j'étais plutôt pas mal dans ma jeunesse et euh...

Le voir ainsi s'exprimer si librement me fit rire à gorge déployée, et le vieux pirate me lança un sourire en coin avant de me lancer sa gourde. Une lampée de brandy ne me ferait pas de mal. L'alcool en premier lieu, me brûla un peu la gorge, mais laissa une douce sensation, une chaleur qui m'éveilla lentement de ma léthargie. Maintenant que j'avais les idées plus claires, je pouvais m'intéresser à ce qu'il se passait aux alentours. Les autres se débrouillaient pas trop mal à repousser les ennemis ! Pour sûr ! Mon petit manège de tantôt avait eu vite fait de titiller leur âme guerrière! Fébrilement, je voyais même ma petite étoile s'activer ! Seren toute concentrée à sa tâche, faisait ce qu'elle pouvait pour aider. Cette vision m'attendris, l'élève avait été attentive à mes préceptes ! Un peu éloignée de moi, j'envoyais vers elle une onde de cosmos écarlate pour la galvanisée.

~ Courage Seren ! Tu t'en sors très bien, p'tite amazone! Ne lâche rien, reste concentrée.

Ce petit message délivré dans le but de maintenir ses efforts, je saluais d'un signe de tête Ea retenue par le verbe galant de ce vieux John, pour marcher nonchalamment entre les hommes qui couraient partout. D'un pas tranquille je faisais mine de n'être inquiétée de rien, comme lors de nos conquêtes avec ma sœur Ann. Ce tumulte ne paraissait pas m'atteindre outre mesure : jusqu'à ce qu'une voix brisée par la peur ne me fasse écarquiller les yeux.



~ Putain de bordel de merde! Mou-Mou!

En moins de deux qu'il fallut pour le dire, je m'étais retrouvée portée par mes ailes d'airains aux côtés du marin d'eau douce qui venait de rendre toutes ses tripes. Fais chier ! Il manquait plus qu'ils nous prenne à revers cette bande de trou de balle ! Attrapant l'apprenti par les épaules, je le fis pivoter in-extremis pour le protéger de mon corps, mes ailes repliées au dessus de nous. Une fulgurante douleur irradia dans tout mon corps et une partie de la secousse et de l'explosion fut avalée par ma protection d'eau. Mais une autre détonation nous fit partir en avant, aussi j'eus le réflexe de me recroqueviller pour protéger davantage l'adolescent. Nous roulâmes ainsi jusqu'à ce que mon dos ne vienne heurter durement un mur de bois, le réduisant à l'état de poussière. Un gémissement plaintif passa outre la barrière de mes lèvres. Je serrais les dents tandis qu'un filet de sang roula sur le coin de ma bouche. En relâchant mon étreinte, relevant mes ailes au dessus de nous par pur réflexe, je m'assurais que Mü allait bien.

~ … ça va aller mon p'tit gars, rien de cassé? lui demandais-je sans grande conviction en crachant un peu de sang. Bordel, combien de côtes je m'étais fêlées?

Me redressant péniblement et avec lenteur, j'essayais de percer le rideau de poussière de mes yeux brillants de confusion. Une dizaine d'hommes montaient à l'assaut et cinq d'entre eux se dirigeaient vers nous, arme au clair. Dans un rugissement digne d'une lionne, je fis exploser mon cosmos dans le but de les déséquilibrer. Chose faite et chancelants, je sortis mes griffes pour tournoyer joyeusement autour d'eux, libérant leurs viscères de leurs bides. Ils s'écroulaient un à un dans un bruit affreux et mou. Me tenant le bras, je me tournais vers le gamin.

~ Ils sont pas très malins, hein mou du bulbe? raillais-je en tournant le dos au danger pour aller l'aider à se remettre sur pied. Une bourrade dans l'épaule ... je ne sentis même pas arriver derrière moi, une ombre menaçante...





Revenir en haut Aller en bas
Shion


Grand Pope
Grand Pope
avatar

Messages : 1105

Feuille de Personnage :
HP:
107/150  (107/150)
CS:
135/170  (135/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Lun 31 Déc - 1:10

Arrow Entrée du Sanctuaire d'Athéna

Difficile. Non, le mot était bien trop faible. Déchirant. Voilà un terme qui décrivait bien mieux les sentiments du Premier Gardien. Abandonner le Sanctuaire, même temporairement, alors qu'il s'était juré d'en protéger l'entrée face à tous ses ennemis. Comment en était-il arrivé à prendre une telle décision? Il ne cessait de ressasser cette dernière scène, sur la plage. Ces derniers instants. Sa discussion avec le Sagittaire. La certitude de ce dernier qu'il avait raison de défendre celle qui se trouvait actuellement près de la Statue d'Athéna. Et puis ce doute au dernier instant. Tout le monde doutait, personne ne connaissait la vérité. Pas même Poséidon. Et qu'allaient penser les autres Chevaliers d'Or du Sanctuaire lorsqu'ils referaient surface? Que penserait Aldébaran en apprenant que le Bélier avait quitté son Temple pour partir au Sanctuaire Sous-Marin? Ou Liana? Une trahison? Non. Dokho le soutiendrait, Dokho expliquerait les raisons de son choix. Il le fallait. Il n'avait pas trahi le Sanctuaire.

De longues minutes, Shion était demeuré assis, aux côtés de sa Déesse inconsciente. Et du Grand Pope mort. Des regrets, beaucoup de regrets. N'y avait-il que ce sentiment pour occuper son esprit en ces instants critiques? L'un était mort en son Temple, l'autre s'était effondrée sous ses yeux. Encore des questions qui venaient embrouiller l'esprit du Chevalier d'Or qui se perdait parfois à contempler sa Pandora Box. Pas un instant, il ne l'avait quittée depuis son départ. Mais pourtant, il ne trouvait point la force de la porter pour le moment. Avait-il le droit de la revêtir? Avait-il manqué à son devoir? Les souvenirs défilaient et Shion cherchait désespérément les erreurs qu'il avait commises depuis le début. La solution à tous les problèmes. Les actes qui auraient pu éviter que tout ne se produise. Une bulle de pensées noirâtres qui ne cessaient de revenir à chaque fois que le Premier Gardien parvenait à sortir la tête de l'eau.

Les bruits se faisaient entendre tout autour. Bruits de craquement, cris de douleurs, fracas d'aciers se percutant au fil des épées. Et pourtant, Shion ne parvenait à sortir de sa torpeur. Jusqu'à ce que finalement... Il reconnut une voix. Celle de son disciple, Mü. Lui l'avait suivi sans douter un instant de sa décision. Lui ne lui avait pas reproché ses actes, ne lui avait jeté aucun regard accusateur. Il lui avait fait confiance malgré tous les risques liés à sa décision. Le risque de quitter le Sanctuaire et d'être vu comme un Traitre. Le risque de côtoyer des Marinas alors que son père avait tout fait pour éviter que cela n'arrive. Lui qui se battait actuellement sur le pont du bateau tandis que son Maître s'apitoyait sur son sort au fin fonds d'une cabine. Quelle honte!

Je vais tenir mes promesses et les vôtres, Déesse Athéna. Puis je reviendrai veiller sur vous. N'ayez crainte.

Des paroles pleines de douceur avant que le Bélier ne se saisisse de sa Pandora Box et la replace sur son dos. Nulle part sans elle. Puis d'un pas rapide, Shion s'était précipité sur le pont, observant le carnage qu'il n'avait pu que deviner jusqu'à présent. Des combats enragés de tous côtés. Du sang, des corps, des débris. Tous se battaient devant des assaillants dont l'origine lui demeurait inconnue. Qui osait s'en prendre à l'armée de Poséidon? Qui était assez fou? Ou peut-être était-ce une tentative d'éliminer Athéna alors qu'elle était affaiblie? Son regard parcourant le pont, le Bélier aperçut, au milieu de nombreux visages inconnus, quelques silhouettes familières. Certaines se battant et d'autres... Mary. Protégeant de son corps celui de son disciple qui venait visiblement de subir un assaut puissant. Son disciple avait certes de nombreuses compétences mais sa maîtrise n'était pas encore totale. Pas pour un tel combat. Prenant leur direction, Shion se stoppa soudainement en apercevant un homme approchant doucement dans leur dos, épée à la main. Fourberie? Le mauvais jour pour ça.

Pas aujourd'hui mon gars... La Dame n'a pas besoin de compagnie, ni mon Disciple d'ailleurs.

D'un geste de la main, le Chevalier d'Or venait de faire voler une caisse en direction de l'assaillant, le projetant ainsi brusquement par dessus bord. Une bonne chose de faite tandis que le Bélier rejoignait rapidement Mary et Mü pour leur apporter son soutien.

Désolé d'avoir mis autant de temps à me décider. Quelques démons à chasser avant toute chose. Mais maintenant, je peux vous aider. Dame Mary, je crois que ceci vous appartient. Mieux vaut que vous le récupériez en ce moment. Mü, beau travail. A mon tour de me rendre utile. Crystal Wall.

Après avoir déposé le pendentif confié par Mary au creux de la main de cette dernière, le Bélier s'était relevé, sans crier gare, et avait concentré son Cosmos d'une traite, créant la barrière dont il avait le secret. Une simple prévention? Pas vraiment car à peine la barrière était elle levée qu'un boulet venait la frapper de plein fouet avant de disparaître en son sein, comme absorbé. Un Gardien, il le demeurait. Et ici ou ailleurs, son serment serait respecté.
Revenir en haut Aller en bas
Panthéon


Maître du Jeu
avatar

Messages : 2980

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur:

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mar 1 Jan - 0:15

Marchant dans le sang et la fumée, deux hommes observaient la scène du haut des airs où le vent dansait autour d'eux tel un cocon protecteur. Le premier au centre, au centre de cet étrange triptyque aérien, portait élégamment ses longs cheveux noirs ondulés en catogan, cape rouge tenue par une belle fibule qui recouvrait une tenue de boucanier, sa main droite grattait sa barbichette avec un sourire des plus carnassier ; le second à droite portait un lourd masque d'or et de cuir noir, sa lourde cape vénitienne recouvrait une imposante armure portant les signes d'un âge reculé que l'on appelait encore l'âge sombre. Ils se regardèrent un moment avant de focaliser leur attention sur un magnifique corbeau noir qui pénétrer la fumée et les flammes dans un cri strident, le troisième à gauche venait de quitter les deux autres sans leur avoir dit le moindre mot.

" Porthos ! Fit la voix de l'homme au masque de fer et d'or. Je crois que notre bon vieil ami vient de pénétrer dans la danse des flammes... Dois je l'arrêter avec le pouvoir des vents ?

- Non mon ami, laissons le revoir ses filles ! Il est temps que les enfants des patriciens de l'empire Atlante ressentent que leurs patriarches sont là. Sinon, je pourrais te demander pourquoi tu n'es pas allé voir ton fils dans les Bermudes ?

- Mon fils est ce qu'il est, un vent puissant et libre, il en a rien à foutre de savoir d'où il vient et cela m'indiffère personnellement. S'il meurt, tant pis pour sa gueule, il aura été une brise légère dans l'histoire...

- Eole.... Tu es toujours aussi austère et sans coeur avec les membres de ta propre famille...

- Un homme n'est pas fait pour donner le mamelon à ce que je sache, il est grand et il fait ce qu'il veut ! Par Poséidon, j'ai au moins suffisamment confiance pour ne pas intervenir dans les affaires de ce dernier.... Tiens, Jack O'Bannon, le fou de la famille des Criamon, va entrer dans la danse à son tour aux côtés de sa fille ! Observons cette rencontre au sommet cher ami... "


Porthos se retourna alors pour voir le corbeau qui ne hurlait plus à la mort, en effet, cette dernière allait devenir la dernière chose que les serviteurs du Masque aurait été espéré dans les secondes à venir. Les Criamon étaient connus pour avoir un certain grain dans la tête et cela était sans compter leur goût pour le sang, qu'ils transformaient en trophée tatoué pour accroître leur pouvoir. Jack O'Bannon, la terreur du peuple Sidhe, le fou qui a tué le dernier Inish pour sa propre gloire au service de Poséidon allait donc reprendre la lutte après des années en retrait des affaires atlantes. Si une chose avait surpris le Flambeau, c'était bien son arrivée dans la guerre civile. Il est vrai qu'il avait perdu sa femme à cause de cet Inish... Enfin enfin, les choses sérieuses allaient commencé.

Spoiler:
 

" Mais quel bordel mes aieux ! Putain de merde de j'en foutre, pourquoi ces gus sont encore vivants ? Les Marinas sont-ils devenus si faibles que je dois bouger mon cul pour vous sortir de là ? "

Le croassement d'un corbeau noir fit détourner les yeux vers un homme à la longue chevelure blanche, son armure de cuir surmontée d'étranges armoiries anciennes, sa lame à la main il venait de laisser quelques cadavres sous ses pas. Une explosion derrière lui vit disparaitre un lourd vaisseau adverse face à cet assaut venu du fonds des âges. Un vent nauséabond et métallique se leva alors des cadavres pour devenir des serpentins de sang qui se lovèrent autour du nouveau venu. Son cosmos rouge sang recouvrait lentement les abords du pont supérieur du navire. Les rebelles explosèrent dans le sang et leurs visages se scarifiaient comme une plante asséchée de toute vie.

Spoiler:
 

" Tiens, un habitant de Jamir, comment va ce vieux Hakurei ? Je vois que la rumeur selon laquelle les Marinas et les Saints étaient désormais alliés était vraie.... Pfff, bon, alors, vous allez resté planter là à subir ou vous bougez le cul pour envoyer ces rebelles dans les bas fonds ? "

Un nouveau croassement et l'homme eut un rictus des plus mauvais en regardant le chevalier d'or du Bélier. Mais ce qui l'intéressait le plus c'était la jeune femme portant l'écaille de l'Atlantique Sud, il la dévisagea un instant et se permit alors de se présenter !

" Jack O'Bannon, Patriarche de la famille Criamon, et le père de cette gourgandine qui porte actuellement mon écaille, putain, ça fait trois siècles que je l'ai pas porté celle là.... "

Revenir en haut Aller en bas
Menelaos


Nouvel Éveillé


Messages : 3875

Feuille de Personnage :
HP:
0/0  (0/0)
CS:
0/0  (0/0)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Mer 9 Jan - 6:28

~~ LEbranleur des Mers. ~~

Arrow Apparté d'une bataille ~ Entrée SSM


Après un bref passage auprès de l'un de ses capitaines, Poséidon entrait à son tour dans la bataille. La Mer s'agitait déjà pour devenir des montagnes vivantes, la pluie redoublait et tout le monde se demandait si cela allait continuer. Le Dieu apparut au moment ou trois des galions ennemis lachèrent une lourde bordée de boulets aussi rougeoyants que de la lave. Une barrière d'énergie se forma brusquement dans le néant pour former un mur infranchissable, les boulets s'arrêtèrent net sur ce mur invisible. Puis, des vaguelettes d'énergie se matérialisèrent autour des boulets pour faire tourner ces derniers sur eux même. Dans un fracas étourdissant, ils repartirent vers ces trois navires à une telle puissance qu'ils explosèrent à l'impact. Des cris d'hommes et de femmes s'entendaient sous ce choc et le Dieu réprima un sentiment de colère en se tournant vers les personnes présentes sur le pont de ce vaisseau.

La pluie battait le bois avec énormément de virulence. Une sensation d'éternité étreignait chaque membre devant un sentiment de mélancolie qui s'échappait du cosmos du Dieu des Océans. Il ne comprenait pas comment son Peuple avait pu en arriver là, se battre les uns contre les autres pour une Révolution sans fondement. Il les avait chéri et protégé pendant des siècles et ce malgré ses propres défaites dans le monde des Hommes. Oui, l'incompréhension était totale et de savoir qu'il venait de tuer par ses propres mains ses enfants le peinait comme l'énervait en même temps. Frappant son trident sur le pont, il laissa un bref instant sa rage au plus profond de lui même pour garder toutes ses pensées en état. Quelque chose était à la manoeuvre dans ce Monde et jouait avec ses nerfs, lui en avait fait les frais en premier, suivi désormais de sa Nièce, à quand Asgard ? Bien que ses relations avec les Ases étaient des plus viriles, il les avait toujours combattu avec force et cruauté si besoin, mais jamais dans le dos d'une attaque surprise... sauf peut-être les jours de printemps peut-être à y réfléchir. Enfin, il était assez perdu dans ses pensées quand il sentit le cosmos de ses Généraux autour de lui. Ses lèvres s'ourlèrent ainsi d'une délivrance, d'un simple sourire.

" Mary, Erin, Jian, Seren, tous mes enfants... Chers amis, Porthos, Jack et... toi aussi malgré le passé... et vous chevaliers de ma Nièce, Shion, Celsius, Luxea... Mon devoir m'interdit de perdre cette bataille et nous ne la perdrons pas ! Certains des nôtres sont partis guerroyer à Jamir et dans les Bermudes pour notre réussite ici même. Entendez moi et combattez avec Rage ! "

Son trident frappa une nouvelle fois le pont supérieur, à ce son, des milliers de Marinas et d'officiers répondirent à cela par un tambourinage sur les ponts des navires. Tel un chant tribal, tous les Atlantes se réunissaient une nouvelle fois pour leur dignité et leur espoir de retrouver une gloire passée. Poséidon avait parlé à la première personne ! Il s'en était rendu compte au dernier moment mais il s'en moquait, ses sentiments avaient pris la place sur la raison pour quelques instants. Foi en l'avenir, Foi en son peuple, Foi en son Idéal, oui, le Dieu des Océans voulait que son Peuple retrouvasse ce sourire qui faisait sa joie durant les millénaires de son existence.

Il leva son trident en laissant son cosmos monter en puissance. C'était le signe que la bataille allait partir sur un ton plus radical, il le savait, il n'avait pas le choix et laisser le doute dans le coeur de ses hommes n'était pas la solution à l'heure actuelle. Si des rebelles se rendaient, ils seraient accueillis comme des Fils, sinon, le long chemin des abysses les conduiraient aux Enfers. Une larme invisible perla sur sa joue alors qu'il abattait son trident pour faire naître une vague de fonds qui fit exploser la coque d'un navire trop proche. Sa présence avait eut tout du moins le mérite de galvaniser les forces des Marinas. Il recula de quelques pas alors pour se retourner vers l'un de ses amiraux.

" Dame Mary, nous vous laissons la suite des opérations. Nous ne pouvons perdre cette bataille et nous pensons que vous devez rencontrer quelqu'un dans les minutes à venir... Chevaliers d'Athéna, vous serez considéré ici comme nos fils, quiconque vous manquera de respect devra nous en répondre, a fortiori à nos officiers ! Juste une chose Mary, il est à craindre que notre Ennemi n'use du pouvoir des courants marins, nous allons donc rester en retrait pour contrôler son cosmos qui soutient les navires ennemis. Notre attaque de tout à l'heure a détruit un seul navire et cela confirme nos soupçons. Toutefois, sans l'aide du Masque, vous aurez plus de tranquillité. Ce Vaisseau ne sera pas touché ! "

Le Dieu se rapprocha alors du siège de l'Amiral pour s'asseoir. Son trident planté dans le bois du pont, ses yeux se concentraient pour observer la bataille et surtout remettre de l'ordre dans ses idées un instant troublés par la perte des siens, aussi rebelles soient ils. Une chose le surprenait dans les méandres de ses plans à long terme, oui, ce Titan était venu dans les terres du Sanctuaire mais pourquoi ? En effet, à part tuer le chevalier d'or du Lion sans vraiment se donner, il était reparti sans demander son reste. Quelque chose devait lui échapper dans cette histoire et ses sens se concentraient vers les Enfers, il ressentait des explosions de cosmos dans le sud de l'Italie depuis quelques heures. Pensif, il avait aussi ressenti le retour de son frère mais n'avait pas reçu de diplomates ou qui que ce soit... Soit il gérait cela tranquillement, soit le danger était tel dans son royaume pour ne pas qu'il perde un seul homme dans l'histoire. Ses yeux se fermèrent un instant pour remettre de l'ordre dans tout cela, un lourd rouage se mettait en branle sans le laisser paraître, l'influence de son épouse Amphitrite lui avait donné ce don pour la politique et les manipulations à grande échelle. Il était temps de se mettre en mouvement aussi de ce côté là...


Revenir en haut Aller en bas
Celsius


Indépendant
avatar

Messages : 653

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
207/207  (207/207)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Jeu 10 Jan - 11:17

:: L'Invincible Armada :.

Même au milieu du feu des batailles, Celsius se sentit bien. Il trouva même cela stimulant, une fois n'est pas coutume. Non pas qu'il ait jamais craint d'aller au combat mais il n'avait que très rarement été en d'aussi bonnes dispositions. Son regard s'était nimbé de ce voile nivéen grâce auquel il n'aurait eu aucun mal à passer pour un homme dépouillé de son âme. Nulle émotion n'avait plus sa place en son coeur, et nulle expression n'osait plus prendre place sur son visage tant il s'était fermé au monde. Il était le Chevalier d'Or des Poissons, l'éternel solitaire. Rien ne pourrait changer cela alors qu'il partait au combat. De marbre à la souffrance humaine, il cillait à peine face aux cris déchirants, aux muettes suppliques et aux corps étendus. Sur cette scène de bataille, il virevoltait comme une faucheuse écarlate, le rouge de sa chevelure offrant l'écho à celui du sang répandu.

Aux paroles de Luxea, il était resté de marbre. Non pas qu'il n'ait cure du sort de Mary, mais il ne pouvait se permettre de témoigner de ses sentiments à son égard alors qu'il avait délaissé son coeur l'espace d'un instant pour devenir celui qu'il avait toujours été. Pour enfin être à la hauteur de sa mission sacrée. Cela ne remettait pas en cause ce qu'il éprouvait pour elle, aussi confus que ce soit : seulement, tant qu'il n'aurait pas mis un terme à cette folie, ça n'avait plus sa place au fond de son âme. Celle-ci était hermétiquement close après avoir rejeté tout ce qui était encore humain en lui pour n'en faire plus qu'une impitoyable machine à tuer. Il tenait son rôle : celui d'une chevalier élu, d'un inquisiteur. Il serait le paladin de la déesse Athéna, celle qu'il avait juré de défendre tant qu'il lui resterait au moins une goutte de sang dans les veines. Nul n'avait le droit de le lui retirer.

Aussi, que ce soit l'amour ou la haine, il n'y avait en lui rien d'autre que de l'indifférence alors que ses fleurs prenaient la vie de ceux qui se proposaient d'attenter à celle de sa maîtresse incontestée. S'il avait dû la laisser seule la nuit dernière le temps de remettre de l'ordre dans ses idées, il s'était juré de se faire pardonner et s'y employait avec un brio notable. Sa place était à ses côtés. Il avait failli à sa parole en ne s'y trouvant pas alors même que son compagnon de la première maison restait à son chevet – et il lui en était reconnaissant, car nul doute qu'il l'avait été pour deux. Aussi serait-il aujourd'hui son foudre de guerre, son plus vaillant protecteur. Oui, il avait manqué à l'appel et n'avait pour cela aucune excuse, sinon qu'il avait succombé aux charmes d'une femme qui avait été là pour panser ses blessures au moment où il en avait le plus besoin.

Et il en était sorti grandi et plus sûr que jamais de ses idéaux. Oui, son absence n'avait pas été vaine et il entendait démontrer ses bienfaits, même s'il lui fallait pour cela les mettre à mort jusqu'au dernier. Non, dorénavant il ne douterait plus un seul instant. Même si la vie qu'il avait choisi de mener devait être semée d'embûches, il était prêt à les affronter. Car désormais, il connaissait l'amour et n'en chérissait la vie que davantage. La Terre était le berceau de l'humanité et de tout ce qu'elle avait à offrir de plus beau, et c'était pour la protéger qu'il avait vu le jour en tant que Gold Saint. C'était à présent une certitude que rien ne pourrait plus ébranler. Non sans avoir pris une longue inspiration, Celsius usa de la vitesse propre aux gens de son rang pour envoyer se loger sa rose rouge entre deux pans d'armure de Luxea. Celle-ci en aurait encore besoin.

Lui adressant un discret signe de la main sans même se retourner, le Roi des Ronces continua de progresser en direction de la flotte ennemie. En dépit du chaos ambiant le pont végétal qu'il avait entrepris de construire tenait bon. C'était un chemin vers l'avenir, qu'il avait voulu solide autant que pouvait l'être sa résolution. Il ne laisserait personne le détruire tant que chacun de leurs opposants n'aurait pas rendu son dernier soupir. Sans se retourner, ils devaient continuer à aller de l'avant. Car il n'y avait qu'ainsi qu'ils obtiendraient cette victoire que le Chevalier des Fleurs souhaitait voir comme la première d'une longue série. Le Sanctuaire Sous-Marin n'était pas son royaume, il n'y avait même jamais mis les pieds. Mais c'était le moins qu'il puisse faire pour remercier son hôte - et pour Mary. Celle-ci avait déjà tant souffert qu'il refusait de la voir pâtir de cela également.

Car si elle préférait sans nul doute faire voile vers l'inconnu, il était ici question de son domaine également, et il entendait le lui restituer quel qu'en soit le prix. Ainsi, peut-être pourrait-elle enfin connaître la paix et renoncer à ses pensées morbides. Puisse-t-elle connaître enfin cette délivrance, comme il l'avait connue avant elle. Mais alors qu'il prenait soin de n'épargner personne, piquant des deux pour fondre dans la masse et accroître tant et plus le nombre de victimes dans les rangs ennemis, un cosmos d'un rouge sang qui le fit frémir d'effroi se fraya un passage sur le pont et réduisit à néant bon nombre de leurs assaillants. Abasourdi par une telle débauche de cosmos, il en resta coi, si bien qu'il faillit ne pas voir le coup qui faillit lui être porté à la tempe. Heureusement, il se ressaisit dans les temps pour envoyer le malheureux par le fond d'une bousculade, mais ses questions n'en demeuraient pas moins sans réponses.

Par réflexe, il arma son poing de l'une de ses fleurs et mit en joue le nouveau venu, mais sans faire montre d'agressivité à son égard – qui se méfie d'une rose ? Une fois qu'il eut fait l'effort de dissiper la froideur dont était investi son regard, il chercha à croiser celui de Mary afin d'en apprendre un peu plus de sa part. Car à l'évidence, c'était d'elle que parlait cet individu sur qui il aurait aimé pouvoir mettre plus qu'un nom. Mais à en juge par la surprise qu'il vit s'épanouir sur son doux minois en la dévisageant elle ne s'attendait pas plus que lui à l'entrée fracassante que venait de faire le dénommé Jack. Était-il vraiment son père ? Au vu du ton avec lequel il se permettait de s'adresser à elle, la réponse ne tarderait sans doute pas à s'imposer d'elle-même tant la Sirène Maléfique n'avait pas pour habitude de mâcher ses mots. Force était d'admettre que si l'on se fiait à ce détail, la parenté était indéniable. La clameur que déclencha l'arrivée de Poséidon l'arracha à sa torpeur pour mieux l'inciter à reprendre le combat.

Même s'il était et resterait fidèle à Athéna, se savoir sous la protection du Dieu des Mers avait quelque chose de rassurant. Peut-être était-ce simplement de savoir que rien ne justifierait de l'éloigner de la Sirène Maléfique, maintenant ou plus tard. Mais ce n'était guère le moment d'y songer, à plus forte raison que son coeur était à nouveau captif de sa gangue de glace. Il prit toutefois la liberté de déployer son fouet d'épines pour se frayer un passage parmi quantité de leurs opposants qui n'eurent pas même le temps de comprendre que la Mort les avait pris tous autant qu'ils sont. Ainsi put-il revenir sans trop de difficultés auprès de Mary tant pour que son cosmos puisse se reconstituer – et ainsi engendrer de nouvelles roses – que par sécurité : cet homme l'intriguait au plus haut point et il préférait être aux côtés de la pirate lors de ce qui se présentait comme d'épineuses retrouvailles.

Il ne fut pas inactif pour autant. Avant de se retirer temporairement, il avait investi une grande quantité de son énergie dans le chemin de ronces qu'il avait lui-même créé. Des bribes de son immensité s'étaient alors dirigées vers les autres bateaux de la flotte ennemie et s'employaient dès qu'ils entraient en contact à y étendre un tapis de roses empoisonnées. Les conséquences ne se firent pas attendre puisque l'équipage de ceux-ci périssaient instantanément et voyaient leur galion partir à la dérive, parfois même en entraînant dans leur chute ceux qui se situaient à proximité. Dissimulant le fait qu'il commençait à être à bout de souffle, le maître des poisons se laissa tomber avec grâce et délicatesse non loin de celle dont il avait partagé la couche tout en restant suffisamment à l'écart que pour guetter chacune de ses réactions et lui apporter son aide en cas de besoin. Un instant, son regard s'égara sur la ligne d'horizon où s'était formé un épais nuage de fumée, concentré de mort et de destruction...

Plutôt que d'interférer, il se porta vers Shion sans quitter des yeux le père et sa fille – si l'on en croyait le nouvel arrivant. Fort d'une célérité que même certains de ses confrères pourraient lui envier, il n'aurait aucun mal à les rejoindre en une infime fraction de seconde s'il devait y avoir un problème. Néanmoins, elle préférait sans doute s'en occuper seule, sans son aide, à moins que celle-ci ne soit absolument nécessaire. Sa fierté était exacerbée et il se devait de respecter cela quoi qu'il lui en coûte. Nimbé de son cosmos doré pour s'annoncer, il parvint à la hauteur de son compagnon du Bélier et s'adressa à lui en prenant soin de ne pas rompre sa concentration. Maintenir en place le Crystal Wall sur une longue période était assez laborieux – du moins le pensait-il – et il ne voulait pas être coupable de lui faire gaspiller son énergie.
Tu ferais mieux de mettre ton armure. Je sais ce que tu as en tête, mais nous ignorons tout de ce qui nous attend. Quelle que soit la véritable Athéna, tu ne la serviras pas mieux si tu perds un bras parce que tu auras refusé de la porter.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.saints-of-thepast.com/t5314-celsius-chevalier-d-or-de
Mashia


Indépendant
avatar

Messages : 1338

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Sam 12 Jan - 16:38



Impuissante °~



=> [P.V] : Le silence d'une fleure de Lotus


Pourquoi rester les bras ballants ? À observer sans rien faire, la destruction de la Grande Armada ? Il n'était pas dans sa nature de regarder le chaos à l’œuvre, à constater la présence de la Faucheuse.
Poséidon participait à sa manière, à cette bataille navale, alors pourquoi pas elle ? Était-ce seulement raisonnable dans son état ? Qu'importe, elle ne pouvait se résoudre à laisser ses chevaliers se battre seuls. Les risques encourus demeuraient toujours grands, mais, le hasard régnait sur les hommes et les Dieux. Le libre arbitre aussi.
Alors, elle avait choisit d'ouvrir la porte sur ce chemin de discorde malgré les mises en gardes de Shion et Poséidon.
L’Alliance du Fer et du Sang avait été signée ! C'était là une raison suffisante pour la jeune femme.

Quelques pas de plus menèrent cette fine silhouette argentée sur le pont en pleine effervescence. Où qu'elle porte son regard, ce ne fut que pour voir la mort, le feu, la désolation. Il régnait une cacophonie immense, étourdissante. Mais elle ignora ces paramètres pour le moment, s'avançant d'un pas mesuré. Un des matelots, un homme à l'air hagard faillit la bousculer dans sa précipitation. Surprit, il s'excusa bien platement pour sa maladresse.
Il se confondait en excuse au delà de la limite du raisonnable.

«- P-pardon Dame Mary, milles excuses ! » avant de décamper aussi vite que ses jambes le pouvaient.

Mary ? Non, ce n'était pas d'elle qu'il s'agissait bien que le malheureux n'y fit point attention tant les deux chevelures des deux femmes étaient similaires. Non, il n'avait pas remarqué le masque froid posé sur son visage, pas plus que l'armure qui, pourtant, ne correspondait en rien à celle de la Sirène Maléfique.
Le douce jeune femme n'aimait pas du tout cette vision horrifique. Cette guerre civile, obscure, la contrariait tout autant que le Dieu des Océans.
Ses yeux s'accrochèrent quelques instants aux cadavres qui jonchaient les planches : beaucoup parmi eux étaient des pions du Masque, d'autres, des fervents défenseurs de Poséidon. Il était fâcheux de constater autant de pertes et de voir aussi des jeunes gens à peine sortis de l'enfance avec le peur et l'appréhension dans les yeux.
Tous pourtant étaient animés par une forte conviction. Celle des Poissons la surprit autant pour son efficacité, que pour sa hargne assassine. Nulle place pour les faibles. Des blessés, il devait bien y en avoir : force était de constater que pour l'instant, cela se révélait être infructueux.
Or le Lotus ne désespérait pas et évoluait avec grâce, ses cheveux écarlates s'agitant comme une oriflamme.

« Pa-Par ici... » siffla une voix pas plus forte qu'un murmure.

Interpellée, la demoiselle se rendit prestement là où un homme était couché, se tenant le ventre d'une main toute ensanglantée. Après inspection de la blessure, elle constata que celle-ci était profonde, plusieurs organes vitaux, sérieusement touchés : la mort planait autour de lui. L'homme geignit, prit d'un spasme douloureux. Sa tête se posa contre son épaule. Le moment était de savoir si oui, ou non, elle pourrait se montrer utile.
Le malheureux venait de perdre connaissance entre ses bras. Immobile, Mashia se concentrait sur sa tâche, toute son attention focalisée sur cet unique but : le sauver.
La vie d'un homme était entre ses mains, et elle n'était pas sûre qu'elle parvienne à restaurer l'ensemble des dommages. Réparer les tissus de la peau serait le plus aisé, mais la complexité de cette entreprise résidait à soigner dans un même temps, les organes. Son esprit devait donc se scinder en deux parties, pourvu qu'aucuns ennemis ne la déconcentre.
Si Mashia continuait à hésiter, ce serait la fin, il périrait dans quelques minutes tout au plus d'une hémorragie généralisée. Alors, le Lotus ferma les yeux, se retirant du Monde. Un Royaume de ténèbres l'assaillit, peu à peu les cris, la rumeur des combats s'évanouit afin que le silence reprenne ses droits.

Ni plus, ni moins, la disciple du Saint de la Vierge appliquait son entraînement, ses préceptes. Comme autrefois, la jeune femme faisait le vide en elle. Sa respiration se fit plus lente, son cœur battait de moins en moins fort dans sa poitrine.
Cependant, rien ne se produisit, son cosmos ne répondait qu'en une infime étincelle. Ce ne serait pas suffisant pour le faire s'embraser et espérer sauver cet homme du trépas. Elle tenta vainement, plusieurs fois d'éveiller son âme à l'Univers, sans succès. Son cosmos dormait encore, il lui fallait du temps, et du temps, elle n'en disposait pas ! Désemparée, la Sainte rouvrit les yeux tout d'un coup quand sa conscience lui hurla un danger imminent. La réalité, brutale, lui arriva en pleine figure. La jeune femme heurta le sol en retombant violemment. Le souffle coupé, il lui fallut quelques longues secondes pour que ses poumons se remplissent d'air.

Sa vue s'était brouillée, elle constata son impuissance dans sa totalité : s'en était très frustrant, d'autant plus quand ses prunelles percèrent l'obscurité pour découvrir un homme penché sur celui qu'elle avait voulut porter secours. Elle ne put s'empêcher d'avoir un geste instinctif de recul au moment où l'ennemi le décapita d'un seul coup de sabre sans autres formes de procès. Il releva la tête vers son visage avant de l'envoyer rouler à ses pieds. Elle roula, roula d'une manière grotesque jusqu'à quelques centimètres d'elle.
La jeune femme ne sut détourner le regard de cette face tordue sans un effroyable rictus.

Athéna l'avait abandonné, ses pouvoirs aussi, on doutait d'elle, certains lui avaient tourné le dos. Kappa et Dohko n'étaient pas là, seuls demeuraient Celsius, Mü, Shion et la Sainte des corbeaux. Ils combattaient pour elle. Mais dans quel but ! Et s'ils s'étaient tous trompés ?
Muette tandis que le meurtrier approchait. La Sainte porta une main devant son visage : ses doigts rencontrèrent alors la surface lisse et froide du Masque. Non, pas tous. Pas tous l'avait abandonné à son sort. Son armure était là, à ses côtés, elle l'avait rejoint dans un pareil moment en sentant la Déesse s'évanouir. L'incompréhension laissa place à une force pure, un regain d'espoir. Agile malgré le poids de son armure, la jeune femme soudain, s'anima, dansa avec le vent. Pivotant sur elle-même, Mashia envoya son pied dans le ventre de son adversaire qui chancela. Puisque son cosmos ne lui répondait pas, le Lotus devrait faire face avec seulement ses propres réflexes, ses propres forces.
Dans un cri rageur, Mashia à force d'acrobaties aériennes et d'une fluidité qui en surprendrait plus d'un, parvient à mettre le personnage hors d'état de nuire. Il avait eut beau donner des coups de moulinets, il n'avait que rencontré le vide. Insaisissable. En fin de compte, elle avait sut conserver son sang froid et palier son absence de pouvoirs grâce à sa vélocité. La jeune femme à la rouge chevelure, remercia intérieurement son maître tout en reprenant son souffle.

Passant une main dans ses cheveux en bataille, elle tenta de distinguer entre toutes ces silhouettes, un visage connu. En repérant un rassemblement de personne en contrebas, la demoiselle bondit pour se réceptionner telle une plume derrière eux. Sans mal, elle reconnu Celsius et Shion, ainsi que son disciple qu'elle avait entraperçu quelques temps plus tôt. Silencieuse, n'osant interrompre le cours de la discussion, la demoiselle se glissa telle une ombre, aux côtés de Shion. La jeune Mashia leva son visage masqué vers lui tout en déposant une main se voulant rassurante sur son bras. À mieux y regarder, on pouvait voir quelques traces de lutte, de sang, sur son armure d'argent. Il ne pourrait le voir, mais sous son masque, elle lui offrit un petit sourire faible et contrit. Elle se trouvait bien pathétique...

Puis, l'éclat d'une voix puissante se fit entendre, la faisant tourner la tête vers la capitaine du Hollandais Volant.




Revenir en haut Aller en bas
Zira


Guerrier Divin
Guerrier Divin
avatar

Messages : 243

Feuille de Personnage :
HP:
102/170  (102/170)
CS:
135/190  (135/190)
Dieu Protecteur: Odin Odin

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Dim 13 Jan - 12:43


:: Au Coeur de la Tempête :.
.: Pleine Mer, 1754 :: POST ULTRA POURRIS °^° Désolée, peu inspirée ;__; ::



Sa main était chaude, son emprise ferme. Ea ne perdit pas un instant le sourire qu’elle avait adopté plus tôt, malgré les massacres qui sévissaient autour d’elles. Au lieu de cela, elle rit à la remarque de la Pirate : elle ne croyait pas si bien dire. Au moins, elle savait être discrète ~ Mais ne jugeait pas toujours cela nécessaire.

Il était vrai que son pouvoir avait emprise sur quiconque l’entourait, mais elle en minimisait sans mal les effets. A sa convenance, l’oiseau noir rendait nocives ou non ses vapeurs, et celles qu’inspiraient Mary n’apporterait rien d’autre qu’un peu d’agréable. Et de chaleur, peut être ? Elle semblait en tout cas égayée par cette petite parenthèse. Au moins, elle avait quelqu’un vers qui porter son regard. Et malgré la plaisanterie a laquelle Luxea répondait le cœur guilleret, la demoiselle se doutais qu’il était question entre Mary Red et celui qui portait l’armure des poissons plus qu’une femme qui profitait d’un homme en le tenant par les hormones. N’est ce pas … ? C’était un peu ce que semblaient dire les yeux d’argent d’Elanore a ce moment la.


La confrontation tournât court a l’arrivée d’un petit bonhomme auquel Luxea ne s’était guère attendu : un vétéran du navire, de toute évidence. Elle le salua poliment, mais se sentit vite un peu lasse lorsqu’il commençât a déblatérer sur ses charmes passés. Un vieillard charmant certainement, mais après avoir vécu ce type de situation milles fois, elle n’était plus très sensible aux différences entre celle-ci et les cent précédentes. Elle s’entretint un peu avec lui cependant, laissant à Mary l’occasion de s’éloigner. L’intervention du Dieu des Mers fini par couper court a la discutions, et Luxea porta immédiatement son attention sur lui : avec un Dieu a leur coté, la bataille semblait tout à leur avantage. Et les soulèvements de la houle étaient spectaculaires…Bien que la demoiselle, guère habituée aux traversées marines, s’en sentait de légers haut le cœur.
Un éclair rouge fusât, achevant de ramener Luxea la bataille. Luxea effleura de ses doigts la fleur délicate… Elle avait pourtant été explicite, en la lui rendant, cette rose. Et ils n’allaient tout de même pas s’amuser a la faire aller et venir. Elle la lui avait rendu une fois, cela ne suffisait il pas ? Toujours était il qu’en suivant le trait écarlate des yeux, son regard c’était porté sur une silhouette qui éveilla en elle une certaine surprise. N’était ce pas celle la veille encore appelée Athena qui combattait là à mains nues contre un des assaillants, tant bien que mal, et vêtue d’une armure d’argent ? Elanore n’eut pas le temps de s’approcher que déjà on tentait de l’entourer. L’oiseau aussitôt fendit de ses ailes l’air en un arc de cercle, faisant jaillir une giclée de sang. Elle l’avait fait finalement : se salir. Enfin, sa peau était toujours intacte… Mais les lames aiguisées qui formaient ses ailes, fendant la chaire, était désormais maculées du chaud liquide. Les trois hommes à terre, la chevalière serrât les dents : elle n’avait pas voulu cela. Mais il n’y avait pas le choix. Personne n’avait le choix. C’était aussi cela, une bataille…


En un mouvement vif, la jeune femme projeta les étoiles carmines au sol : elle ne voulait pas de tout ce sang sur son corps. Sa peau était encore intacte, mais la proximité du fluide lui déplaisait. Partout des éclaboussures, des gerbes. Le nouveau venu, déjà remarqué plus tot s’était présenté comme le père de la Capitaine… La sainte surveillait la confrontation du coin de l’œil, mais savait qu’elle n’avait pas à se mêler de cela.
Laissant derrière elle des effluves « d’amour de la mer », elle préféra se rapprocher du petit groupe qui c’était formé : le Gold du bélier semblait encore indemne, mais Celsius non, et surtout… Sans la moindre hésitation, l’oiseau noir posât sa main sur l’épaule « d’Athena ». Soutenue par le bras de son protecteur, elle avait paru aux yeux de Luxea vulnérable, inquiète… Une déesse maudite qui trompait tout le monde se comporterait elle ainsi ? Elanore ne le croyait pas. Ce qu’elle voyait avant tout, c’était… une femme. A laquelle elle offrit un sourire qu’elle voulut réconfortant, avant de se concentrer pour moduler son cosmos. Elle avait désormais elle aussi semé la mort, mais ca n’était pas sa spécialité… Tout comme elle l’avait annoncé à Mary, son emprise sur les hormones et le corps vivant lui offrait la possibilité de guérir.

Un souffle, murmuré presque a l’oreille de la porteuse du Lotus : « Courage. ». Dégageant une douce odeur de fleur et de bois, les volutes translucides qui formaient le cosmos s’enroulèrent autour des membres de la frêle demoiselle, et caressant ses plaies, entamèrent de les refermer. L’arome, enrichi par des odeurs de gingembre, d’humus et de bien d’autres denrées encore entourât les saints en présence, dans le but de les revigorer. Ces effluves étaient différentes de celles dont elle usait pour troubler l’esprit et le corps de ceux dont elle provoquait la ruine, et ne pourrait leur faire que du bien s’ils acceptaient de les inspirer généreusement.
Avant même de les soigner, elle avait prit soin de concocter une saveur qui aurait pour but d’apaiser leurs âmes et leurs esprits. Tous avaient l’air soucieux, marqués… Les blessures de Celcius, bien que peu nombreuses, furent également caressées par le baume odorant, et devinant qu’il semblait avoir une forme d’immunité contre ses pouvoirs, Luxea avait prit soin de rendre son énergie plus dense autour de lui.

Elle n’était qu’un embryon de Saint, mais elle s’était lancée dans l’aventure, et désormais il n’y avait pas de retour possible. Même si ca n’était pas tout a fait officiel, même si elle n’avait pas tout a fait prêté allégeance, petit à petit, elle se frayerai sa place. Ainsi, elle en aurait peut être ainsi une véritable pour la première fois de sa vie … ?

Haut dans les airs, Mauvais veillait sur elle loin au dessus du grabuge, inquiet.




Revenir en haut Aller en bas
Solstice


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 61

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Poséidon Poséidon

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Ven 18 Jan - 5:05

    Chaque goutte de son sang était entrée en fusion. Dans ses veines coulait désormais du métal chauffé à blanc dont Léviathan n'avait de cesse d'attiser les braises. Jamais Jian ne l'avait senti entrer dans un tel état d'agitation. Cet accès de colère brutal le mettait pourtant en péril, lui et la Scale qu'il portait. Celle-ci irradiait d'une puissance folle qui aurait suffi à démontrer que son rang n'était pas usurpé. Peut-être était-il réellement en mesure de déclencher la fin du monde, après tout – étant donné la douleur cuisante qui le transperçait de part en part, l'adolescent ne pouvait le remettre en doute. La couleur émeraude de ses iris s'était ternie à mesure que l'être qui hantait son Écaille dévorait sa vitalité pour alimenter sa force impure. Son âme n'était plus que pêchés – ceux de cette bête mythique qui le dévorait de l'intérieur. Ses hurlements étaient plus qu'il n'en faut pour le mener au plus près du point de rupture. Seule la force de son esprit lui permettait de tenir le choc en espérant que cela cesse.

    Seulement, à en juger par les larges cercles menaçants que décrivait autour de lui la queue du dragon spectral, fouettant l'air tandis qu'il montrait les crocs, ce n'était que le commencement. Le début de la fin. Par miracle, sans trop savoir comment, une pensée réussit à se frayer un passage jusqu'à ses derniers éclats de conscience. Les restes de sa personnalité morcelée finirent par se reconstituer pour chasser un bref instant l'animosité de cette bête féroce et reprendre le dessus. Si Seren avait cette bague sur elle, ce n'était pas pour ressentir sa souffrance. Tout sauf ça. Et c'est pourquoi il ne pouvait tolérer plus longtemps d'être ainsi mis à mal par celui qui était censé être son protecteur. Peut-être celui-ci n'avait-il pas voulu lui faire de mal mais le fait est que cela s'était produit. Jian ne put toutefois pas s'empêcher de songer – malgré son état second – que sa faiblesse pouvait en être la cause.

    Ce... Ce n'est pas ma faute ! Ce n'est pas moi !

    La panique était totale. Si Léviathan semblait inarrêtable et que la proximité des six monstres ne faisait qu'aiguiser son esprit combattif, Jian était transi de peur. Non, il ne savait que dire et que faire pour qu'on ne rejette pas la faute sur lui. Il n'y était pour rien et craignait qu'on ne l'accuse des troubles causés par son « partenaire ». Ce dernier semblait littéralement révolté à la vue de la générale de Scylla et exhorter ses familiers à se rebeller contre sa suprématie. De toute évidence, il n'acceptait pas l'idée de voir ces bêtes lui être soumises alors que lui-même pouvait s'exprimer librement – au grand désarroi de l'enfant de dragon qui n'avait rien pu faire pour le garder à l'intérieur de lui. Serait-ce au fond l'expression de ses sentiments refoulés, de cette colère qu'il n'avait pu assouvir ? L'endroit où ses parents avaient péri était aussi celui où il s'était éveillé pour la première fois au Septième Sens.

    Il n'avait pourtant pas été capable de prendre sa revanche sur ceux qui l'avaient privé de sa famille à tout jamais et avait dû fuir. Il ne se l'était jamais vraiment pardonné. Rester sur place l'aurait fait courir à une mort certaine, mais était-ce bien ainsi ? Pouvait-il vivre sans avoir vengé leur mort ? Il pouvait arriver que ce dilemme le tienne éveillé la nuit, mais la vue de Seren assoupie à ses côtés tendait à le calmer et à faire passer ces hésitations pour un mauvais rêve. Mais pour la première fois depuis des semaines, l'élue de Notos n'était plus à ses côtés et il devait affronter seul ses peurs les mieux enfouies. Erin lui inspirait une terreur sans nom – cette indescriptible sauvagerie qu'il lisait tant dans son regard que dans son attitude suffisait à le faire frémir.

    Et cette crainte qu'il ne pouvait réprimer était aussi celle qui avait fait ressurgir en lui cet océan de doutes, cette mer de toutes les hésitations. En un sens, il lui en était reconnaissant, même s'il ignorait encore comment gérer ces émotions. Il porta la main à son coeur alors que celui-ci commençait à s'essoufler, tout son corps souffrant comme s'il était parcouru par un fort courant électrique. Et dire que ce n'était qu'un aperçu... Être aux côtés des animaux de Scylla rendait Léviathan plus nerveux qu'à l'accoutumée. Si cela devait continuer ainsi, tout portait à croire qu'il n'y survivrait pas et cette pensée lui glaça les sangs si fort qu'il redoubla d'efforts pour le ramener à de meilleurs sentiments – mais cela, il n'en serait pas capable sans l'aide de celle qui avait involontairement déclenché cet accès de rage chez le monstre du chaos.

    Arrêtez s'il vous plait !...

    Si sa protection était connue pour mettre son porteur au supplice, ne l'en aurait-on pas informé ? Un frisson courut le long de son échine alors qu'il s'efforçait de se calmer puis de mettre un terme aux sueurs froides qui avaient détrempé sa tenue. L'anneau qu'il lui avait fait porter au doigt ne devait pas être symbole de malheur, à aucun prix. Et c'est en se focalisant sur cette seule et unique motivation qu'il refaisait lentement surface. Bien que de plus en plus inconsistante, l'ombre qui lui tournait au tour continuait de rugir à gorge déployée, plus fébrile que jamais. Chacune des pièces de son armure vibrait d'une fureur à peine contenue – et, pour tout avouer, une telle effusion de violence n'était pas sans l'effrayer. Avoir pu la réprimer cette fois ne voulait pas dire qu'il en était encore capable, d'autant plus que son épuisement était si intense qu'il s'étonnait de ne pas s'effondrer sur place – sans doute s'en était-il fallu de peu que ce soit bel et bien le cas.

    La voix de la générale claqua comme un coup de fouet. Si Mary pouvait se montrer autoritaire, ce n'était rien à côté du timbre impérieux qu'avait employé l'élue de Scylla. Il tressaillit et eut peur de ne pouvoir satisfaire sa requête. Léviathan avait pris possession de lui et avait contrôlé chacun de ses gestes. Il pouvait recommencer à tout moment. Son coeur battait encore à tout rompre, mais L'aura qui l'avait enveloppé finit par se dissiper et le rendit à sa décadence initiale. Ses dernières forces venaient d'être soufflées, semblables à la flamme d'une chandelle à l'agonie. Ses jambes manquèrent de se dérober sous son poids, et l'auraient probablement fait s'il ne s'était pas appuyé contre la paroi. Il s'en était fallu d'un rien qu'il soit forcé de poser genou à terre. Son corps était lourd et pétri d'une fatigue telle qu'il n'en avait jamais connu. Si bien qu'il se demandait s'il pourrait jamais en revenir... Il serra le poing et releva vers elle un regard empli de détermination. Prendre le dessus, avait-elle dit ?

    Apprenez-moi !

    Une fois encore, il lui avait fallu l'aide de quelqu'un pour s'en tirer. Être sans cesse tributaire d'autrui commençait à singulièrement lui peser. Aussi ne lui avait-il pas fallu longtemps pour pour prendre une décision, si confuses que ses pensées puissent être. Chacun de ses gestes était empreint d'une raideur causée par l'épuisement, mais il fit malgré tout l'effort de s'incliner respectueusement avant de formuler sa demande comme on le lui avait enseigné. Bien que l'heure soit grave, ce n'était pas une raison pour en oublier les bonnes manières – et ce si idiot qu'il puisse se sentir à arborer une telle position devant une femme qui ne devait rien y comprendre, probablement pas assez versée dans la culture asiatique pour connaître le sens d'un tel geste. Qu'à cela ne tienne, tant qu'elle répondait favorablement à sa demande. Avoir l'air ridicule était un maigre prix si c'était là celui qu'il lui faudrait payer pour avoir enfin le contrôle de sa vie et la mettre à disposition de son amie de toujours.
Revenir en haut Aller en bas
Beshter


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 298

Feuille de Personnage :
HP:
129/150  (129/150)
CS:
166/180  (166/180)
Dieu Protecteur: Hadès Hadès

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Jeu 24 Jan - 19:53

Le souffle court, le jeune homme à la chevelure de blé regardait sa protectrice avec bienveillance. Le coup était passé prêt et sans son intervention, la mort l'aurait fauché rapidement sans demander son reste. Autour de lui, le monde semblait en proie à une folie débonnaire, personne n'y prêtait attention - selon un premier point de vue -, mais ce n'était pas son cas, acculé comme une souris dans un coin de cette histoire que lui dépassait, il avait envie de mordre de toutes ses forces pour démontrer qu'il avait encore des quenottes bien solides pour frapper les ennemis de sa Déesse. Cependant, il se ravisa en voyant son mentor créé un mur de lumière dorée afin de bloquer les tirs dans cette direction. Alors que sa création était un sujet à la destruction, ce Cristal Wall ne souffrait d'aucune faiblesse et c'est dans ces moments là que l'on apprenait l'humilité et la patience.

La patience était ce qui faisait la force d'un "Eveillé". Cette philosophie salutaire était tout ce qu'il avait appris de son enseignement draconien avec l'ancien Général du Kraken qui officiait désormais dans les bas fonds des Enfers. Concentrant son cosmos dans un point de son esprit, il retrouva le calme et la sérénité nécessaire pour agir de la façon la plus efficiente possible. Le jeune homme recula alors de quelques pas pour ne pas porter ombrage à la grande assemblée qui se formait pour regarder par dessus le bastingage. Des centaines d'hommes s'affrontaient pour un royaume peut-être plus vieux que l'Humanité elle même mais là n'était pas la question, pourquoi se battaient-ils ? Pour le pouvoir, pour l'honneur, pour la fierté... Peut-être tout cela en même temps.

Mü se focalisait sur chacun pour ressentir leurs expressions sur leur visage. La douceur empreinte de noblesse de son maître, le calme et l'ardeur du chevalier d'or des Poissons, la tendresse et la colère du Général de l'Atlantique Sud, la peur et l'angoisse de la Déesse de la Sagesse, le mutisme et le regard amusé du Corbeau... Le jeune homme ne portait même pas attention aux nouveaux venus, ils étaient quelques uns parmi une foultitude de gens à la puissance bien démesurée pour lui. Tel un grain de sable balloté par les vents de cette guerre, ses yeux ne pouvaient que regarder les rigoles de sang sur le pont du navire, les morceaux de cadavres et les corps brûlés par les poudrières aux alentours, tout n'était que chaos mais tout le monde trouvait cela normal. Il savait qu'il devait s'endurcir, il en avait entendu des plus difficiles de la bouche même de son paternel, mais là, tout semblait si puérile à bien y réfléchir.

Il s'agenouilla alors près d'un matelot qui était entre la vie et la mort. Les Dieux allaient donner sous peu à cet homme un passage vers le monde de la mort mais il n'avait pas l'intention de le laisser y aller sans aide. Puisant dans son cosmos, une aura azuréenne enveloppa le mourant pour lui donner les derniers sacrements. Le visage du condamné se détendirent peu à peu pour retrouver une certaine tranquillité d'esprit. Personne ne saurait s'il allait survivre et si ses plaies allaient se réouvrir au moindre contact de la poudre et des explosions. Tout de même, pendant un laps de temps, il allait retrouvé des forces pour tenter de vivre un peu plus que ce que le destin lui avait infligé. Les saignements s'interrompirent sous l'effet verglacé de son aura et il le releva pour le mettre sous le grand escalier menant au pont supérieur. Abris de fortune certes, mais Mü ne voyait pas d'autres manières d'aider ses semblables. Certains étaient fait pour tuer, lui préférait donner un peu de vie s'il le pouvait, un bref instant dans un monde qui ne demandait que sa ration de cadavres et de chaires brûlées.

Après s'être assuré de sa sécurité, sa tête se retourna vers un homme de la flotte ennemie parvenu jusqu'à lui. Le regard du jeune homme, pourtant si doux en général, devint froid et assassin envers l'impudent qui voulait profiter de la faiblesse de l'un de ses adversaires. Telle un animal blessé, le jeune fils de Jamir déploya son cosmos dans une étoile scintillant dans le creux de sa main. Pour la première fois, il créait dans sa main une étoile aussi brillante que celles vivantes sur le linceul de la nuit. Alors que les chevaliers discutaient certainement entre eux de leur stratégie, les paroles du jeune apprenti vis-à-vis du parvenu furent sans appel et chuchoté dans les crachats des explosions.

" Cet homme a payé son tribut, il se repose ! Si tu veux sa vie, tu devras déjà défendre la tienne et même si je ne porte pas d'armure, je peux t'assurer que tu n'en ressortiras pas indemne de toucher la création d'une étoile. Je ne sais si j'arriverai à la contenir... "

Ces paroles suffirent à faire fuir l'ennemi de quelques secondes. L'étoile vibrait toujours dans le creux de sa main et son éclat se reflétait dans ses prunelles opalinescentes. Dans un sourire, il la laissa repartir vers le ciel pour la remercier de l'aide apportée ce jour pour sauver une vie d'une mort trop fatalement annoncée. Il se retourna alors vers son Maître et Ami pour se rapprocher de lui, il ne savait ce que ce dernier avait vu de ses efforts, mais il savait quel était le chemin qui serait le sien dans les années à venir. Une ombre, une étoile gardienne pour l'Humanité, il serait là sans le dire, sans l'avouer et son devoir n'aurait pas les prestiges des grands combats.... Mais c'était là le devoir d'un futur chevalier d'Athéna. Il avait décidé à cette minute précise d'attendre encore longtemps pour devenir chevalier, quelques mois, quelques années, il ne savait pas, mais il apprendrait tout ce qu'il devait savoir de ce monde comme il l'avait promis à Shion et à son Père un soir d'été à Istanbul.

Revenir en haut Aller en bas
Shion


Grand Pope
Grand Pope
avatar

Messages : 1105

Feuille de Personnage :
HP:
107/150  (107/150)
CS:
135/170  (135/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   Jeu 24 Jan - 23:01

La bataille se poursuivait, perdue au coeur des océans, mélange d'explosions assourdissantes et de hurlements aux teintes diverses. Râles de douleur, beuglements de colères, dernier souffle d'une vie terminée, toutes les voix se mélangeaient maintenant autour de ce petit regroupement familier qui se formait depuis quelques instants. Tous avaient une destinée différente, tous avaient un rôle à tenir mais étrangement, même dans des instants aussi confus que ceux-là, tous finissaient par se rejoindre. A croire que pour une fois, le Destin avait choisi de donner un coup de pouce plutôt qu'un coup de pieds.

Debout aux côtés de son disciple et de celle qui avait été autrefois la femme de son meilleur ami, Shion ne comprenait pas comment il avait pu hésiter si longtemps avant de remonter sur le pont pour apporter son aide. En ces lieux, toute sa vie pouvait être résumée si facilement. Son passé au travers des yeux de la jeune femme aux cheveux flamboyants et au coeur du médaillon qu'il lui rendait. Des années bien lointaines mais que pour rien au monde il ne voulait oublier. Un ami qui resterait gravé dans sa mémoire au delà de la mort. Son présent, se reposant dans la cale du navire. La Déesse à qui il acceptait de consacrer sa vie, même en ces instants où le Sanctuaire d'Athéna avait du être quitté. Celle qui apporterait la paix au monde des Hommes, si tourmenté. Et enfin son avenir. Son disciple, qu'il avait juré de prendre sous son aile et de mener vers un avenir similaire au sien. Un jeune homme qui, un jour, prendrait sa relève et défendrait à son tour le Sanctuaire d'Athéna. Probablement sous les traits d'une armure dorée.

Un sourire satisfait sur le visage, Shion détourna légèrement son regard lorsqu'il aperçut du coin de l'oeil l'armure du Lotus qui venait d'apparaître sur le pont du Navire. Une partie de lui souhaitait aller la rejoindre pour la défendre contre les risques insensés pris en cet instant mais son intuition lui dictait de la laisser faire. Elle avait besoin d'agir, de se rendre utile comme tout le monde, pas de rester prostrée dans un lit et Shion comprenait sa décision. Et après tout, il n'oubliait pas qu'il s'agissait de sa Déesse...

...d'autant que d'autres arrivées demandaient son attention. Poséidon venait lui-aussi d'entrer en scène et de montrer les étendues de son pouvoir. Prouver que l'on ne pouvait pas défier la puissance du Dieu des Océans, dans son domaine, sans en subir les conséquences. Une prouesse que le Bélier salua d'un sourire respectueux, d'autant plus rassuré pour la santé de sa Déesse. Tant que Poséidon défendait les lieux, nul ennemi ne risquait de l'atteindre. Ce sourire se dissipa pour laisser place à un regard méfiant alors qu'un homme, sans nul doute sûr de ses compétences, s'approcha d'eux d'un air nonchalant. Un ours mal léché qui semblait néanmoins démontrer une certaine expérience, citant le nom d'Hakurei comme celui d'un vieil ami et s'adressant à lui comme à un de ses subordonnés.

Shion, Premier Gardien d'Athéna. Mon Maître se portait bien la dernière fois que je suis passé le voir. Vous le connaissez? Car je crains que lui ne m'ait jamais parlé d'aucun Jack O'Bannon ou de ses faits...

Une petite pique lancée à l'égard de l'homme pour lui rendre la monnaie de sa pièce avant de se retourner en direction d'une voix qui lui était familière. Celsius des Poissons venait de le rejoindre et lui rappelait que la Guerre était un endroit dangereux où se battre sans armure était une folie. Un conseil qu'il avait lui-même prodigué à une jeune femme quelques années auparavant. Ceridwen, Asgard veille sur elle. Qu'elle lui revienne sauve et au plus vite. Une main distraite posée sur le médaillon que lui avait offert Ceridwen, Shion posa son autre main sur le Douzième Gardien, le remerciant pour ses quelques paroles.

Tu as bien raison de me faire la morale. Mon comportement n'a plus lieu d'être. J'ai pris cette décision lorsque les doutes étaient encore miens mais les dernières heures m'ont permis de remettre mes esprits en place. D'affirmer mes choix. Et il est temps de les assumer jusqu'au bout.


Concentrant son Cosmos tout autour de lui, une lueur dorée éclaira soudainement l'emplacement du Premier Gardien avant que son armure s'échappe de sa Pandora Box pour venir recouvrir son corps et faire à nouveau de lui le Chevalier d'Or qu'il était. Il avait pris une décision et se devait de la conforter. Car après tout, ce qu'il avait vu quelques heures plus tôt ne lui confirmait-il pas que son choix était le bon? Observant son armure comme s'il la revêtait pour la première fois, le Bélier posa son regard sur son disciple qui venait à nouveau les rejoindre après s'être éloigné, peut-être par respect, quelques instants plus tôt. Amicalement mais vigoureusement, le Chevalier d'Or plaça sa main sur l'épaule de son disciple pour le ramener au sein du groupe.

Tu te débrouilles de mieux en mieux. Ton destin me parle davantage de jours en jours. Sauf sur un point, le comportement en société! Bronze, Argent, Or, la Guerre ne différencie ses guerriers que par les idéaux qu'ils défendent. Tu es un Défenseur d'Athéna, reste à nos côtés et défends avec nous ses idées...

Une phrase interrompue lorsqu'il aperçut une main se poser sur son bras et reconnut l'origine de celle-ci. Laissant ses yeux lilas se stopper sur le visage de celle qu'il avait juré de protéger, le Bélier demeura un instant interdit devant ce masque d'un autre temps, ne pouvait apercevoir la chaleur de celle-ci que par l'espace laissé pour ses yeux. Bravant à nouveau nombre de valeurs imposées par l'étiquette, le Bélier leva lentement ses bras pour ôter délicatement le masque de celle dont il avait déjà contemplé le visage à de nombreuses reprises.

Mashia, Athéna. Qui que soit celle que j'ai actuellement sous mes yeux, j'ai promis de la protéger, y compris contre les coutumes d'un temps dépassé. Ma Déesse ne demande plus à ses combattantes de porter le masque et cela vaut aussi pour elle-même. Plus encore lorsque son visage est synonyme d'Espoir pour nous tous. Nous avons choisi de vous suivre en ces lieux, laissez nous le faire à visage découvert. Car Chevalier ou Déesse, notre devoir et nos espoirs demeurent les mêmes.

Un instant quelque peu solennel alors que le Bélier conservait une partie de son Cosmos concentrée dans son Mur, désireux de protéger les lieux plus que par des mots.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: ~ L'invincible Armada !   

Revenir en haut Aller en bas
 

~ L'invincible Armada !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Théâtre des Guerres Saintes :: Zone RP :: Empire Sous-Marin :: Piliers de Poséidon :: Champs de Coraux-