RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau

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Callan


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MessageSujet: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 2 Déc - 21:07



Elle sentait encore la chaleur de ses lèvres sur les siennes, néanmoins la Dame des Saisons savait que ce baiser ne pouvait s'éterniser. Tout deux avaient bien d'autres problèmes à régler avant de pouvoir s'abandonner au plaisir de la chaire. Cela viendrait en un autre temps, dans un autre lieu plus propice à cela. Déjà une protestation montait à ses lèvres, alors que son bien aimé lui confiait sa fidèle Theristis. Si elle comprenait les motifs qui poussaient son époux à agir de la sorte, elle se refusait néanmoins à le voir séparé de son bien. Aussi, s'apprêtait-elle à lui en faire part, lorsqu'une présence familière se fit ressentir.

Un sourire avait illuminé le visage bienveillant de la douce Corée à la vue du Gardien de l'Automne: Caeron de Fragrance. Les iris émeraudes de la divine Perséphone pétillèrent d'amusement à la vue de la surprise manifeste du Juge lorsqu'il découvrit la véritable identité de celui qui se cachait derrière Hadès. Elle préféra garder le silence, laissant les deux amis se retrouver, tandis que d'autres les rejoignaient. L'assaut allait pouvoir être donné. Lentement la fine silhouette avançait, approchant de la porte des Enfers en fronçant, au fur et à mesure, ses sourcils.

Elle eut à peine le temps le temps de crier pour les avertir:

"- Kyro!!! Attention!!!"

Elle tendit la main en sa direction, dans un mouvement dérisoire pour se saisir de sa main. Mais trop tard. Une autre voix avait recouverte la sienne, alors qu'autour l'espace se distordait et que les ombres apparaissaient, l'enveloppant dans leurs ténèbres, lui faisant perdre de vue les siens. Elle tombait dans les méandres titanesques, et lorsqu'en fin l'ouverture se fit, se fut pour la cueillir dans une chute vertigineuse qui la fit atterrir sur un sol gelé.

Un gémissement s'échappa des lèvres de la fille de Zeus qui lentement se redressait dans un bruit de cliquetis métallique. Elle savait parfaitement où elle se trouvait. Le Cocyte. Ainsi donc, la voici donc revenue sur ce lieu, où six années plus tôt, elle avait combattu ce sombre et sinistre individu: Voïd.

Ironie du sort que voilà, car elle ne doutait pas qu'elle serait amenée à offrir en ce lieu un autre combat. D'ailleurs, tous ceux présents avaient dû être téléporté, cela ne faisait aucun doute. Quant à Hadès et elle? Ils avaient été séparés afin d'être affaiblis chacun de leur côté. En tout cas, c'est ce qu'elle-même aurait fait si elle s'était trouvée dans la situation des Titans.

Et puis soudain, elle le ressentit lui. Son plus grand protecteur, celui qui s'en faisait le plus pour elle. La Rose des Enfers pouvait ressentir la peur qui lui nouait les entrailles, alors qu'il s'inquiétait davantage de son sort à elle que du sien. Lui qui devait s'en aller, avait fait marche arrière pour venir à elle. L'Impératrice fut touchée par cette marque d'affection qui lui venait de la part du Bourreau infernal.

Afin d'apaiser ses doutes et ses peurs, la jeune femme laissa son cosmos l'auréoler. Ce dernier ne disposait plus de cette teinte améthyste qui le caractérisait jusqu'alors, mais était fait de feu de glace. Ressentir sa présence permettrait au Spectre d'atténuer ses craintes quant à sa vie et sa personne, elle le savait, et qui sait, peut-être la rejoindrait-il alors?

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Aenor


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 2 Déc - 22:20



L' Obligé °~

=> Entrée des Enfers




Une main alla happer l'ensemble des combattants. Les Spectres ainsi dispersés, ils ne pourraient qu'être plus vulnérables. Mais lui, il avait ravalé sa douleur pour courir vers sa Déesse qui criait le nom de son époux. Cette détresse teinta l'âme du Bourreau, d'une profonde couleur bleue, faisant échos à la magnificence d'un lac placide. Il fut apaisé en un instant pour une obscure raison. Non, bientôt il sut que, grâce à l'intervention du Représentant du Printemps, il était parvenu à entrer en communion avec l'esprit de sa divinité. Nullement en vain il avait couru vers elle. Tel un preux chevalier, Gilles avait déployé le reste de sa puissance dans le but inespéré ne serait-ce, que l'effleurer pour la suivre dans son sillage. La puissance de ces entités le laissait tout pantois. Le ballottement de puissances ne dura que l'espace de quelques secondes mais, Gilles eut tout le loisir d'être profondément affecté. Sa chute n'en fut que plus rude. Son corps percuta violemment le sol du Cocyte, et ce fut dans la poudreuse qu'il finit totalement de choir. La froidure de cette neige lui arracha un petit gémissement plaintif et le géant se recroquevilla. Dans sa tête, une douleur terrible l'obligea à s'arc-bouter pour vomir une affreuse bile noire.
Tout tremblotant, le Spectre du Bourreau essuya sa bouche tordue dans un affreux rictus d'un revers de la main. Il peinait à se redresser quand soudain, le cosmos de Perséphone l'enveloppa d'une douce chaleur.

Il éclata en sanglot en comprenant qu'elle l'appelait auprès d'elle. Mais il ferait bien pâle figure et il avait honte de se présenter ainsi devant sa Déesse. Néo et Nicolas lui chuchotaient des mots rassurants à l'oreille, il fallait qu'il soit fort, ne serait-ce que pour la défendre si un ennemi devait se présenter. Il n’admettrait pas qu'on la lui fauche une seconde fois. Dieu, Titan, Géants ou hommes, personne ne pourraient poser la main sur elle. Pas tant qu'il vivrait.
Le Gardien se releva tout à fait, époussetant sa longue robe sombre, rajustant les plumes écarlates bordants son col. Le Bourreau releva la tête et hâta le pas, galvanisé par la puissance rassurante de sa Déesse. Il ne lui fallut pas longtemps pour apercevoir sa silhouette. Il marqua un temps d'arrêt, trop admiratif pour continuer. Ses yeux globuleux s'écarquillèrent davantage dotant au reste de son visage, une expression plus grotesque encore. Mais c'était avec des yeux d'amoureux qu'il la contemplait. Un amour platonique bien sûr, il rougirait s'il en avait été autrement ! Un sentiment qu'il n'avait jusque là jamais encore ressenti, mais qui le rendait... comme autrefois. Un amour entre un chevalier et sa Reine. Serait-il puni pour ça ? Serait-il rudoyé, se moquerait-on de lui ? Il en avait cure, l'Inquisiteur. Importait une seule et unique chose : Perséphone. Qui pourrait égaler sa dévotion ? Il était prêt à tout pour elle.

Jusqu'à aller dans les pires ou les meilleurs des extrémités. Il l'adorait comme la Mère qu'il n'avait jamais eut l'occasion de connaître. Morte alors qu'il n'était qu'un enfant encore plein d'espoir. Un gamin avec la tête remplit de rêves merveilleux. Que son grand-père avait eu tôt fait de balayer négligemment. Promis à un grand avenir lui avait-on dit. Maintenant qu'il était là à regarder cette divinité, il savait qu'on ne lui avait pas menti, elle fut sa réponse.

Sa destinée. Son soleil éclatant qui écartait les sombres nuages de son cœur meurtri. Depuis sa défaite contre le Seigneur du Froid, il ne pouvait supporter la vision de ce manteau immaculé, pourtant, oui pourtant voir la Dame des Enfers en être parée le transportait d'une joie incommensurable. Un sourire fendit son visage et pour la première fois depuis quelques temps, il se sentit bien.

« Ô ma Dame ! Comme j'ai eu peur pour vous, comme j'ai eu peur de vous perdre ! Ô Perséphone, je suis désolé, je n'ai pas pus mener à bien la mission que vous me m'aviez confié ! Je.... Je...»

Il s'était jeté à genoux devant elle ployant l'échine tout en osant un geste peut-être impromptue : celui de lui prendre l'une de ses douces mains entres les siennes et les porter devant son visage. Il versait sur elle, des larmes sincères. Coupables. Il regrettait d'être si faible.

« Je ne pouvais me résoudre à vous laisser. Pardonnez-moi. Pardonnez-moi... Je ne suis pas digne de vous... mais... mais je saurais me dresser devant nos ennemis et vous protéger quoi qu'il puisse arriver. Je vous aime trop pour vous savoir seule... »

Le Bourreau leva des yeux larmoyants vers le visage de sa divinité. Elle put aisément lire dans ces derniers toute sa passion, ses convictions et ses résolutions. Il était mourant d'une certaine manière, malade, empoisonné et même si les heures lui étaient comptés, il resterait là à ses côtés jusqu'à la fin.

« Je suis Gilles de Rais, votre obligé, je suis votre chevalier. Car c'est ce que je suis et je lèverais de nouveau mon épée pour vous. !»

Il changeait, tous pouvait le sentir. Tous sauf lui... Pas encore conscient tout à fait de son destin. La machine de la Fatalité était en branle.




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Grenat


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Jeu 13 Déc - 22:19

Arrow Vallée des amoureux

Alors que le Garuda plongeait sur le géant des enfers, une lame de fonds le traversa de part en part pour le renvoyer en arrière. Dans un moment d'incompréhension, une main de cosmos pur se refermait sur lui pour le renvoyer dans les dimensions si chères au Titan qui les contrôlait. Comme une balle de jeu de paume, il ne cessait d'être frapper par des mains avant de chuter lourdement dans une plaine qu'il connaissait pour l'avoir souvent arpenter. Autour de lui, des cratères gigantesques formaient une voûte lunaire sous ses pieds. Tout cela aurait pu être des plus romantique si le froid ne réveilla pas le Juge des Enfers pour lui rappeler où il était à ce moment présent. Tout n'était que glace et mort, des crânes de chevaliers honnis pour le sacrilège le plus grand dormaient là pour l'éternité. Balayant la zone du regard dans l'attente d'une attaque sournoise, il sentit brusquement un cosmos entrer en contact avec lui, elle était là, devant lui telle une fleur sauvage qui n'attendait qu'à être cueilli par ses ennemis.

Après avoir vérifier que nulle personne ne viendrait l'attaquer pendant ce moment de tranquillité, il s'approcha alors de la Déesse et du Spectre qui était à ses côtés, il ne connaissait pas plus que cela mais son surplice ne laissait pas de doute sur son étoile maléfique. Caeron laissait le place à son alter ego pour ce genre de présentation en compagnie des autres spectres, nul ne devait se rendre compte que l'ancien Général du Kraken était encore en activité dans ce corps engourdi par le froid le plus nocif. Cependant, une question lui vint subitement à l'esprit : Mais où se trouve le Seigneur Hadès ? L'ancien Requin qui l'avait "rejoint" d'une certaine manière dans le monde de la nuit. Ses sens scrutèrent les environs pour ne percevoir que des bribes éparses de cosmos divin dans les contrées reculées des Enfers.

" Majesté ! Nous vous prions de recevoir nos excuses pour ne pas avoir sut vous protéger de l'affront que ce Titan vous a infligé, nous ne répéterons pas deux fois cette erreur et vous n'avez qu'à commander et nous obéirons à votre demande ! "

A genou devant elle, il se tenait prêt à entendre le commandement de sa Déesse. En effet, pendant sa courte allocution, sa voix s'était mélangé avec celle de Caeron sans que les deux protagonistes du corps du Juge ne s'en rendent compte exactement. Il était vrai que le Général avait promis autrefois de veiller à sa manière sur l'Humanité et quoi de mieux que la Déesse aux cheveux resplendissants pour pouvoir y parvenir. Il n'était pas né de la dernière pluie et savait que la volonté de sa Déesse dans sa résurrection cachait un dessein qui l'échappait certainement encore mais il faisait fi des raisons pour aller de l'avant en toute circonstance.

Il observa alors du coin de l'oeil l'autre spectre, sans se départir de cette mine grave qui le caractérisait bien souvent à ces moments là. Le regard de ce dernier était emprunt d'une espèce de folie étrange et envoutante qui ne cessait de le mettre mal à l'aise et la curiosité de ce dernier pour le Juge le rendit encore plus agacé. Il ferma alors le poing pour frapper la glace quand une explosion de cosmos se fit sentir au loin, les combats avaient donc commencé un peu partout, il fallait rapidement prendre une décision : Rejoindre Hadès ou aller vers la rivière de sang ! Il attendait ses ordres avec un certain soulagement en pensant à son fils en sécurité au Sanctuaire à ce moment là, s'il avait su...

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Eclair Noir


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Sam 29 Déc - 15:57


Arrow Entrée des Enfers

Les premiers coups avaient attaint la masse de muscles que représentait Ostro à une vitesse bien supérieure à celle qu’il pouvait suivre, surtout compte tenu du fait que c’était un assaut surprise. A présent, il savait pourquoi j’étais venu jusqu’ici réclamer vengeance. Aussi idiot et débile profond qu’il puisse être, je ne perdrais pas davantage de temps en explications futiles. Lydia était allongée non loin, et peut être cet imbécile l’avait il blessée. Il me fallait en finir rapidement avec lui afin de m’en assurer. Le rhino se releva doucement, et dès lors qu’il fut sur ses jambes, je repris aussitôt l’assaut. Du moins, c’était ce que j’avais cru.

A l’instant même où je chargeais le spectre du Rhino, un flash violent m’entoura sans que je ne comprenne d’où cela venait. Je perdis l’espace d’un court instant toute notion de cosmos et de distances, allant même jusqu’à penser qu’il pouvait s’agir d’une défense d’Ostro. Pourtant, le flash disparut presqu’immédiatement pour laisser la place à un froid mordant. Je reparus à environ deux mètres du sol à un endroit complètement différent de celui où je me trouvais une seconde auparavant. Ne pouvant lutter contre la gravité, la chute sur le sol gelé et glacial fut des plus rudes. Je n’eus qu’à balayer les lieux du regard pour comprendre où je me trouvais : le Cocyte. Mais qu’est ce qui venait de se passer ?! Et où était Lydia ?! Un nouveau balayage de la zone me confirma qu’elle ne se trouvait pas dans la zone. Ma rage et ma frustration éclatèrent soudain alors que mon poing frappait violemment le sol :
- ET MERDE !!

C’est en me redressant que je ressentis soudain deux cosmos connus ainsi qu’un troisième : Caeron, et nulle autre que Perséphone en personne. Que se passait-il ? Je ne comprenais plus rien et les questions s’amoncelaient sans pour autant obtenir la moindre réponse. Je rejoignis le petit groupe en quelques secondes de marche rapide. Il me fallait retrouver Lydia, mais je ne pouvais pas quitter la zone sans faire acte de présence auprès de la Rose des Enfers. J’interrompis ma course à quelques mètres du petit groupe avant de les rejoindre d’un pas plus lent et décontracté. Un hochement de tête silencieux envers Caeron pour le saluer avant de m’avancer jusqu’à Perséphone. Cela faisait six ans que je ne l’avais pas vue, contrairement à Caeron, et les revoir dans des circonstances aussi étranges était pour le moins incongru.

Mais la dernière guerre sainte m’avait appris qu’il fallait rapidement s’adapter à la situation lorsque l’on était spectres. Et il ne me fallut pas longtemps pour comprendre qu’Hadès et Perséphone avaient finalement sonné le branle bas de combat afin de récupérer le royaume souterrain qui nous avait été volé. Dans ces conditions, puisque je me trouvais sur place, il ne me restait plus qu’une seule chose à faire :
- Démon au rapport, Dame Perséphone, dis-je simplement en inclinant la tête devant elle. Bien que je ne comprenne pas encore très bien comment… ajoutai-je dans un murmure ironique.

J’attendis qu’elle me fasse signe de me redresser avant de me tourner vers le spectre inconnu :
- Et, je ne crois pas que nous ayons été présentés par le passé ? Je suis Inferno, le spectre de l’étoile Céleste du Tourment, achevai-je d’un ton poli tout en détaillant l’inconnu avec attention.

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Krauser


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Ven 4 Jan - 17:38

apparence temporaire de Krauser:
 

Arrow puits des criminels

L’enthousiasme démesuré du spectre titanesque offrit presque à Krauser le même contentement que la sagesse de la jeune femme. Celle-ci, dont le surplis venait de recouvrir le corps, confirma son intention de combattre pour les dieux du Sombre Empire.
Ravi de constater que des guerriers fidèles et dévoués étaient toujours de ce monde, Krauser se tourna, et d’un ample mouvement du bras, déploya un voile dimensionnel, marquant l’ouverture d’une distorsion spatiale. Puis il se tourna vers la jeune femme, qui s’était présentée comme le spectre du vampire ; et lui lança :

Nous n’avons plus de temps à perdre. Cette distorsion spatiale nous permettra de rejoindre notre impératrice dans les plus brefs délais. Suivez-moi.

Le fils d’Hypnos s’engouffra dans le voile sombre et quadrillé qui marquait la limite de la distorsion, posant ainsi le pied dans sa dimension, le monde des phobies. Univers sombre, encore vierge de toute trace extérieure, l’ambiance de cette dimension était oppressante, comme on pouvait s’y attendre de la part de l’oneiroi affilié au cauchemar.

Krauser y fit quelques pas, s’assurant que Lydia était bien sur ses talons ; puis il ouvrit un autre voile, menant cette fois directement auprès du cosmos de sa Majesté Perséphone. Il s’y engagea, invitant le spectre du vampire à l’y suivre ; pour déboucher sur un paysage gelé et enneigé. Mais même le froid mordant de ce monde blanc et mort ne put estomper la rage qui bouillonnait toujours en Krauser.

Attentif aux alentours, le fils d’Hypnos put apercevoir une poignée de silhouettes se détachant du sol blanc immaculé. D’un pas décidé, le visage toujours figé dans une expression qui ne reflétait rien de la haine et du désespoir qui l’envahissaient, il se dirigea promptement vers le groupe d’où émanaient divers cosmos spectraux. Dont un, hormis celui de son impératrice, ne lui était pas inconnu.

Lorsque l’hôte d’Icelos parvint à hauteur du groupe, il put d’abord reconnaître le spectre qui s’en prenait plus tôt au dénommé Ostro, et celui qui attirait manifestement l’attention du spectre du vampire. Avec lui, un homme assez âgé d’apparence, dont la taille démesurée rivalisait aisément avec la sienne. Krauser les salua à sa façon, le visage toujours inexpressif.

Salutations, guerriers des enfers. Je suis ravi de constater le dévouement que l’armée du sombre empire a pour ses monarques.
Combattez de toutes vos forces pour notre impératrice, tout comme j’en ai l’intention. Et sachez que je ne laisserai aucun de vous tomber au combat. Nous reprendrons les Enfers rapidement, et nous serons tous là pour fêter cette victoire. Je vous en fait le serment.


Puis le fils d’Hypnos s’avança vers un troisième spectre, qu’il connaissait particulièrement bien. Ce cosmos puissant et noble était celui du juge du Garuda, le seigneur Aiakos en personne. Krauser s’inclina respectueusement devant lui, et annonça :

Seigneur Aiakos, ma mission à Venise est terminée. Le dieu du rêve est sorti sans encombre de la basilique.
Quant à moi… Vous aurez remarqué que je ne suis plus exactement celui que vous avez connu en tant que spectre de l’Ogre. Sachez cependant que je continue de vous considérer comme mon mentor, et que jamais, et à aucun prix, je ne commettrai l’affront de m’adresser à vous comme à un égal. Je ne suis toujours que votre serviteur, qui a simplement connu… Un regain notable de puissance.
Puissance qui, soyez-en assuré, me permettra enfin de servir le sombre empire du mieux que je le puis.


Enfin, le fils d’Hypnos se dirigea vers la dernière silhouette sur place, de laquelle émanait cette énergie si écrasante, si imposante. Arrivé à sa hauteur, Krauser se laissa tomber à genoux, baissant ses yeux noirs au sol.

Votre Majesté Perséphone… Je suis prêt à vous servir et à combattre à vos côtés.
Votre prédiction s’est bien vite avérée juste. Le faible spectre que j’étais dispose à présent d’une puissance suffisante pour vous servir efficacement.
Soyez également assurée que, même si mon statut de dieu du cauchemar me lie à présent à Hypnos, je suis et demeure votre serviteur dévoué, et me battrai en votre nom aussi longtemps que je serai en vie.
Permettez que je joigne mes forces aux vôtres lors de ce combat. Je ne laisserai aucune entité, d’ici comme d’ailleurs, s’octroyer le droit d’investir votre empire ; tout comme je ne laisserai aucun spectre tomber au cours de cette bataille. J’ai…
J’ai déjà perdu suffisamment pour ne plus jamais laisser personne derrière moi.


Krauser se redressa, et plongea ses yeux noirs dans l’immensité du cocyte. Alors, la fleur imprégnée du cosmos de son ami, dissimulée sous son armure, rayonna de son énergie bienfaisante. Sentant à nouveau cette douce sensation emplir son corps, la rage de Krauser s’amplifia au simple souvenir de son ami perdu.
Alors qu’il s’écartait du groupe pour tenter de contenir sa haine débordante, une larme pourpre perla de ses yeux pour tomber sur le plastron de son surplis.
A l’endroit exact où était dissimulé le petit coquelicot.



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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Sam 5 Jan - 0:57

==> Puits des Criminels

A peine ces mots s'étaient-ils échappés de ses lèvres qu'elle crut voir le fils d'Hypnos sourire. Il semblait réellement surpris de rencontre des spectres loyaux. Ce qui apporta une nouvelle source de crainte dans le coeur de Lydia.

Mais depuis quand les spectres étaient-ils devenus déloyaux que cela semblait si extraordinaire d'en rencontrer deux spécimens loyaux ?

Bon entre Ostro et elle, on avait bien les deux extrêmes, la brute réduisant à l'état de pulpe sanglante tout ce que leur seigneur lui jetait en pâture et adorant cela par dessus le marché. Puis à côté de lui, la belle en longue robe blanche, bon c'était pas spécialement sa faute vu qu'elle avait été enlevée dans son Sommeil. Enfin, elle s'en tirait encore bien. Cette fois, elle ne dormait pas nue entre les draps conjugaux. Bref, pour en revenir au sujet, Lydia était aussi subtile et douce qu'Ostro était... Rouleau compresseur toujours de bonne humeur. Le jour et la nuit de cauchemars, histoire de ne point oublier le seigneur Icelos incarné en Krauser. Un Krauser aussi pressé de retrouver sa reine qu'Ostro de démolir celui qui faisait face à Hadès. Projet que le fils de Nyx ne tarda pas à exposer à une Lydia prête à le suivre pour retrouver sa reine.

Quelque chose de grave avait du se passer mais elle ne savait quoi. Sa reine qui avait disparu pendant plus de six ans. Que lui était-il arrivé pendant tout ce temps ? Les avait-elle oubliés ? La rousse Vampire l'ignorait. Tout ce qu'elle savait c'était que cette absence l'avait fait terriblement souffrir. Elle se souvenait avoir prié sa déesse des jours et des nuits. Elle avait traversé pas mal d'épreuve et même de nouveau goûté le sang des dieux. Un interdit qu'elle avait transgressé pour servir ses divins maîtres. Sa loyauté l'avait poussée jusque là. Elle en avait une nouvelle fois subi les conséquences, méfaits et bienfaits et cela rien ne l'effacerait. La magnifique spectre en était ressortie encore plus puissante mais aussi plus fragile sur un autre plan. Restait à découvrir lequel.

Enfin, pour l'instant, ne comptait plus que son désir de retrouver les siens et lorsque l'immense Krauser ouvrit un portail, elle le suivit sans hésiter. Seulement, le monde que lui dit découvrir le dieu n'avait rien d'attrayant. Quelque chose de terrible y dormait et la jeune femme y était plus que réceptive. Etait-ce au final une bonne idée de lui faire traverser un tel lieu ? Même elle qui était une spectre et non une oie blanche malgré sa tenue, n'était pas sensée venir en de tels lieux. Ce qui ne l'empêcha pas de traverser le tout sans dommage apparent. Son coeur s'était bien affolé un moment mais tout était rentré dans la normale lorsqu'elle avait atterri avec la grâce d'une fleur sur le sol gelé du Cocyte. Un lieu qui était resté pareil à lui même, son froid, sa blancheur immaculée et les innombrables damnés en train d'expier leurs fautes envers ses glorieux monarques.

Froid... Froid en mon coeur, froid en mon âme, ce que la chaleur de ta caresse me manque...

Guère un souffle dans l'air glacé, un murmure étouffé dont elle-même n'avait pas conscience. C'était comme si le surplis avait chanté pour elle. Sur son épaule, Lucky était reparue avant de se poser sans un bruit, légère et attentive. Heureuse de lui désigner avec discrétion le Démon à quelques pas d'elle mais de ces mots étonnants, aucune remarque. Elle ne se rendait compte de rien tout comme ses petites compagnes. Que se passait-il au fond de l'âme de la gardienne de l'Eté ?

Froid... La chaleur de la nuit d'été... Tu es à moi, reviens-moi...

Un autre souffle avant que le regard de la sublime rousse ne s'illumine en ressentant les cosmos de sa reine, de deux autres de ses frères et enfin, celui de son Amour qui à lui seul lui faisait éclipser tout le reste. Un geste visible du Démon seul et elle s'avança dans le sillage du fils d'Hypnos avant de s'arrêter à deux pas en retrait de son supérieur. Respectueuse du protocole des Enfers, malgré tout ce qu'il se passait, elle s'agenouilla avant de prendre la parole à son tour de sa voix aussi douce qu'envoûtante.

- Mes respects, ma reine, Lydia de la Vampire à vos ordres. Je reviens d'un combat dans un autre monde où de nombreux autres guerriers ont été entraînés pour lutter par un mystérieux vieillard. J'ignore qui en tire les ficelles mais il nous a tous piégés avant de nous relâcher sans autre explication. Pour le reste, je ne peux rien dire d'autre. A présent, laissez-moi vous dire à quelle point je suis heureuse de vous retrouver enfin. Ordonnez et nous massacrerons ceux qui osent souiller les Enfers de leurs présences.

Puis, se reculant pour se retrouver auprès de son amour, elle lui envoya ces quelques mots.

" Jason ? Enfin, je te retrouve. Mon amour, j'ai eu si peur de t'avoir perdu. Reste auprès de moi... Si nous devons combattre, reste auprès de moi... Je ne supporterai pas de t'être arrachée de nouveau... "

Nulle expression sur son visage. Personne ne pouvait se rendre compte des sentiments agitant le coeur de la Vampire tandis qu'un autre sentiment dormait encore en elle et que le surplis perdait quelque peu son lustre. Encore si léger que nul ne pouvait le remarquer...
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Callan


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 6 Jan - 21:31

Elle pouvait le sentir approcher, venir à elle une fois encore. Cela n'était pas seulement dû à son statut de gardien de l'Orbe du Printemps, il y avait bien plus. Un lien indéfectible existait entre la Rose Impériale et le Bourreau. Elle lui avait accordé sa pleine confiance et ne doutait absolument pas que le Seigneur de Rais viendrait à elle à chaque fois qu'elle aurait besoin de ses services. C'était là le bien précieux qui manquait le plus au Spectre: qu'un être lui fasse à nouveau confiance. La crainte qu'avait prouvé Gilles à son encontre était sincère. Certes, on pouvait targuer le Maréchal de France de bien de bien sombres mots, mais une chose était sûre, c'était que la sincérité faisait pleinement partie de son langage.

Dans la plus parfaite attitude de dévotion, l'Etoile Terrestre se laissa tomber à genoux face à elle, attrapant ses mains délicatement dans les siennes afin de les baiser, ne cessant de répéter qu'il avait eu si peur pour elle. Mais plus que tout, ce qui toucha davantage que les mots la divinité des Saisons, furent les perles lacrymales qu'elle sentit glisser le long de sa peau. L'homme pleurait de soulagement de la savoir en vie et de peur
de l'avoir su en danger. Touchée par cette attitude, la Rose infernale ôta avec délicatesse ses mains de la douce étreinte du Bourreau et s'agenouilla face à lui. Les lèvres divines vinrent se poser en douceur sur le front du Maréchal. Délicatement, elle vint effleurer de ses doigts le faciès que certains jugeaient grotesque et pathétique. C'est la folie qui avait rendu cet homme ainsi, mais Perséphone tenait à lui offrir ce présent.

Lentement, le cosmos de la divinité se déploya autour d'elle, plein de chaleur et de douceur, et vint envelopper dans son sillage le Maréchal. Au fur et à mesure que les doigts de la jeune femme évoluaient sur le visage disgracieux, les traits de ce dernier muaient, lui rendant sa beauté d'antan. Les iris émeraudes de la Belle plongèrent dans celles de son subordonné.

"-Seigneur de Rais, je vous remercie pour votre soutien, je sais pouvoir compter sur vous en n'importe quelles circonstances et vous en suis gré. Mais n'ayez crainte, il ne m'est arrivé nul mal, vous n'avez donc rien à vous reprocher."

Gracieusement, la Belle se redressa, observant tout autour d'elle les landes de glaces du Cocyte, lorsque plusieurs cosmos vinrent en approche. Elle sourit, un éclat bienheureux étincelant dans ses yeux. Les Quatre Gardiens allez enfin être tous réunis.

"- Debout mon Gardien du Printemps, soyez prêt à accueillir vos confrères et votre consoeur."

Le premier à arriver sur les lieux fut le Juge du Garuda. Ce cher Caeron de Fragrance. Elle était heureuse de constater que les foudres titanesques de Japet n'avaient pas blessées outre mesure l'ancien marina qu'elle avait ravi à cette peste d'Amphitrite.

"- Mon ami, même avec la meilleure volonté du monde, le courroux des Titans est des plus dangereux et des plus dévastateurs. Je suis heureuse de vous savoir sain et sauf. Tout comme vous Inferno. Cela fait bien longtemps que nos routes ne sont pas croisées mon cher Gardien de l'Hiver. Il semblerait que les vacances soient terminées, et qu'il est temps pour vous de reprendre du service."


Un sourire amusé ourla les lèvres de l'Impératrice lorsqu'elle porta son attention sur le Spectre du Démon, usant du biais de la télépathie pour s'adresser à lui seul et apaiser ses craintes quant à sa dulcinée.

*N'aies crainte Inferno, la Dame de ton cœur se trouve actuellement entre de bonnes mains. D'ailleurs, tous deux ne devraient plus tarder à arriver.*


Oh qu'il avait bien changé celui qui se présenta à elle depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu, c'est à dire seulement quelques heures auparavant. Elle le laissa saluer son Maître comme il se devait. L'Ogre, comme elle s'y était attendue, avait bel et bien évolué et la Dame des Saisons était fière de ce qu'il était devenu.

"- Je vous remercie de votre allégeance et en suis honorée. Permettez-moi de vous féliciter. Lydia, ma chère et fidèle Vampire, je suis bienheureuse de te revoir également."

Néanmoins, si les perturbations qui secouaient les Enfers affectaient la divinité, un autre soucis vint assombrir le regard de la fille de Zeus. A Venise aussi il se tramait certaines choses. Le cosmos de son envoyé avait disparu, ce qui fit froncer les sourcils de la noble Dame. Elle savait qu'elle devait dès à présent nommer un nouveau représentant de l'ordre infernal au Conseil des Huit. Et il n'y avait pas de meilleure personne pour accomplir cette tâche que le Bourreau. Le regard de jade croisa celui de l'Etoile terrestre.

"- Seigneur de Rais, j'ai une nouvelle mission à vous confier. J'aimerais que vous vous rendiez à Venise afin de remplacer narcisse dans sa tâche de Quaesitor. Krauser, j'apprécierais vraiment beaucoup si vous me faisiez un rapport de ce qui s'est passé là-bas s'il vous plaît."
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Aenor


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Lun 7 Jan - 21:07



Rayonne ! Le renouveau du Printemps ! °~








Pourquoi Ô belle Reine, vous agenouillez-vous ? Devant lui, devant l'horrible Bourreau ? La plus délicate des fleurs lui offrait une attention qui réchauffait son cœur. S'il était encore en vie, il l'aurait sans aucuns doutes sentit battre follement dans sa poitrine. Ô il n'était pas digne d'elle, ni de tout ce soin qu'elle lui portait.
Un peu de chaleur, et le retour de la confiance. Oui, elle lui offrait le plus inestimable des présents. Sentir ses doigts doux sur son visage hideux et creusé par les mains de la Folie, l'avait rendu muet : ses yeux gris prirent aussitôt une teinte éclatante, rappelant un lac placide éclairé par un beau soleil de printemps.
Le premier réflexe qu'il avait eu fut d'entrouvrir ses lèvres grises, pincées par cette vive inquiétude qui l'animait jusqu'alors.
De se reculer très légèrement, ne voulant pas croire à ce geste, cette main tendue. Et pourtant ! Pourtant cette douceur était bien réelle, comme cette divine odeur qui chatouilla ses narines quand il ferma les paupières avant d'incliner doucement la tête en signe de recueillement.

Il n'osait dire mot de peur de briser ce moment unique, privilégié. Qui pouvait se targuer d'avoir ne serait-ce vécut une seconde de cette situation ? Gilles se sentait galvanisé par cette aura merveilleuse, un peu honteux aussi de ne savoir quoi lui offrir en retour. Ses joues creuses se colorèrent d'écarlate tandis qu'une délicieuse chaleur titilla ses entrailles. Le géant eut le courage d'entrouvrir un petit peu ses yeux pour la voir d'aussi prêt. Quelle était belle, ô divine Perséphone ! Mais nulles pensées outrecuidantes ne passèrent dans son esprit embrumé : tout au contraire, il se laissa faire sans esquisser le moindre signe. Juste de se recroqueviller un peu plus quand la Déesse se redressa pour aller déposer un chaste baiser sur son front. Un sanglot resta coincé dans sa gorge. Aucunes paroles ne purent passer la barrière de ses lèvres tant il était pantois. Ébahit.

« Est-ce un doux songe, ma Reine ? » lui susurra t-il finalement en capturant entre ses doigts, une mèche de cheveux qui avait glissé lors de ses mouvements. Quelle douceur !

Comme prit en faute, sa main suspendit son geste et cette exquise sensation de soie s'évanouit quand le cheveu d'ébène glissa... Lui, demeurait figé et rayonnant. Telle un baume, l'action de la Sombre Impératrice chassa la laideur qui marquait son faciès buriné. La métamorphose s'achevait quand d'autres cosmos firent leur apparition. À la demande de sa Reine, le Maréchal se redressa très lentement, comme s'il craignait que son corps ne supporte pas ce brusque changement. Il n'en fut rien. Ses yeux exorbités étudièrent une à une les silhouettes sombres des protagonistes qui se ressemblaient autour de leur Déesse. Un flot incessant de paroles lui parvenait sans que Gilles de Rais ne parviennent à les décrypter. Un peu hagard, il tourna son visage vers le sol jusqu'à ce que les effets se dissipent. Alors, enfin, il se redressa dans toute sa splendeur.

Le chevalier qu'il fut il y a plus de trois cent ans venait de refaire surface, et ce fut dignement qu'il carra des épaules, fier d'être aux côtés de Perséphone à qui il avait offert son bras dans un geste purement galant. Le visage lisse mais grave, le jeune homme qu'il fut autrefois reparaissait. Plus aucunes traces de traumatismes, d'ingratitudes. Désormais, il n'avait plus à se voûter. La voix qui s'échappa n'était plus nasillarde, mais claire et argentine. Ses yeux tombèrent sur la divine Corée à qui il adressa un salut noble.

« Gentils messieurs, madame... -fit-il à l'adresse de la Vampire en s'inclinant avec respect- Puisque les présentations sont de rigueurs et que nombre d'entre vous ont omis de se présenter aux autres, je me permets de le faire : mon nom est Gilles de Montmorency-Laval Rais. Gardien du Printemps aux ordres de nos Maîtres. Enchanté.»

Le timbre de cette voix était fluide, son verbe parfait dans son entreprise de paraître de nouveau ce qu'il fut. Gilles leur offrit un sourire chaleureux pour ensuite lâcher bien à contrecœur, la douce main guérisseuse de Perséphone. Là il ne fit qu'écouter, prendre note de chaque mots, chaque informations susceptibles de le servir dans sa quête. Car une nouvelle mission l'incombait de se séparer encore, de sa Reine. Ô quelle tragédie ! Comment pourrait-il s'y résoudre ? L'ombre fugace d'une intense tristesse put se lire dans ses prunelles redevenues bleue océans. L'éclat rouge vif attira son attention à quelques pas de lui. Doucement, il alla le cueillir entre deux doigts, étudiant cette superbe corolle qui finissait de s'épanouir entre ses doigts fins. Il en huma le parfum. Un mot : deuil.

« Un coquelicot ? » susurra l'homme en pinçant des lèvres. Puis, relevant les yeux vers le dénommé Krauser : « Monseigneur, reprenez courage, vous êtes parmi nous désormais, et la lumière de notre Reine saura éclairer vos pas. Qu'elle vous bénisse et que votre peine soit chassée de votre esprit.»

Le Seigneur de Rais esquissa dans l'air le signe de croix avant de se signer galamment, une main posée en travers la poitrine. Ses yeux glissèrent sur Perséphone. Il inclina légèrement la tête sur le côté d'un air rêveur : Venise. Il en avait entendu maintes fois parlé au cours de sa très longue vie sans jamais s'y rendre soi-même. Cependant, il n'arrivait pas à s'y résoudre ! Laisser derrière lui la fille de Déméter était impensable. Or pouvait-il seulement faire autrement et se montrer ingrat en refusant d'un non catégorique ? Ce serait égoïste de sa part, il n'était pas le seul à lui vouer une fidèle dévotion. La Rose des Enfers resterait intact ! Ou tous subiraient son courroux ! Solennel, il reprit.

« Je me rendrais de ce pas en cette merveilleuse Cité Ô ma Reine, bien que cela me désole de m'éloigner de vous en ces heures sombres... Monsieur... Krauser, est-ce bien ainsi que l'on doit prononcer ? Je serais fort aise aussi d'apprendre ce qui s'est passé là bas en espérant résoudre ces fâcheux incidents, lever le voile sur vos mésaventures !»

Gilles de Rais était sincère, mais aussi très inquiet pour la suite. Le Bourreau sentait que quelque chose se tramait, et que des forces incongrues se jouaient de leurs fatalités.




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Krauser


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Lun 7 Jan - 23:09



Toujours à l’écart du groupe, Krauser entendait distinctement ce qui s’y disait, et prêtait une oreille particulièrement attentive aux paroles de sa souveraine. Celle-ci s’adressait aux spectres présents, un à un ; mais lorsque vint le tour de celui qui disait se nommer Gilles, le corps de Krauser se gela un long instant.

« Seigneur de Rais, j'ai une nouvelle mission à vous confier. J'aimerais que vous vous rendiez à Venise afin de remplacer narcisse dans sa tâche de Quaesitor. »

Krauser sentit son âme s’effondrer sur elle-même. Oui, il fallait remplacer Narcisse.
Car celui-ci venait de disparaître.

Après Dormin, son ami, pour qui il avait juré la perte de quiconque se mettrait sur sa route ; voilà que le cosmos de son frère, anciennement maître, venait à son tour de disparaître de la surface de la terre. Celui dont il avait juré la protection, celui pour qui Icelos avait investi son corps. Il venait de le perdre, lui aussi.
Son esprit s’embruma. Ses yeux, écarquillés au maximum que le pouvaient ses paupières, ne virent plus qu’une vive lumière blanche. Ses sens s’estompèrent, laissant place à son unique cosmos, lequel emplit la totalité de son corps et de son âme. Il n’était plus rien, seulement un pantin de chair débordant d’énergie et de haine.
Il avait combattu ses propres sentiments jusqu’ici afin de ne tourner sa rage que contre les ennemis du sombre empire. Mais c’en était trop pour lui. En si peu de temps, si tôt après son départ, la grande partie de ceux à qui il tenait avaient quitté ce monde.

Krauser était sur le point d’exploser. Il sentait son corps prêt à rompre sous la pression de son cosmos empli de haine. En un instant, il aurait pu libérer cette énergie dévastatrice en une phénoménale vague de puissance, qui aurait rayé le Cocyte de la carte des enfers.
En même temps que ceux qui s’y trouvaient.
Et cela, il ne pouvait pas le permettre. Même dans son état de simple corps animé par sa seule rage, la volonté de ne pas voir la perte de ses camarades fut la plus forte. De toute la volonté de son esprit, Krauser se battit contre son propre cosmos afin de retenir l’explosion meurtrière, et tandis que son corps semblait inerte, abandonné de toute vie, figé dans un silence sans fin, une bataille d’une intensité que tous les combats du monde n’auraient jamais égalés se menait dans son esprit.

Tout à coup, un éclair de lucidité lui revint, comme si quelque chose tentait de le tirer de cette stase destructrice. Une sensation… très légère… mais malgré tout bien perceptible, et surtout bien connue. Dans cet océan d’énergie sombre et meurtrière, une petite tâche dorée se fit percevoir. Puis elle se fit plus grande, plus persistante, comme si un minuscule rayon de soleil parvenait peu à peu à chasser un ouragan.
L’espace d’un instant, une faible lueur dorée illumina le plastron de son armure. Le coquelicot, réceptacle du cosmos de son ami, tentait une dernière fois d’empêcher le spectre de sombrer dans une rage qui aurait causé bien plus que sa seule destruction. Et malgré l’infime quantité de cosmos contenue dans la fleur, l’intensité de sa réaction était surprenante.

Peu à peu, Krauser retrouva ses sens, son esprit. Peu à peu, ses yeux reprirent leur couleur d’origine. Peu à peu, les prémices de sa métamorphose bestiale disparurent.
Peu à peu, Krauser redevenait lui-même.

Puis, enfin, la bataille fut terminée. Le fils d’Hypnos, à bout de souffle, hoqueta un instant avant de lever une main tremblante devant ses yeux. Il était redevenu lui-même. La rage qui l’habitait venait de disparaître, et avec elle, le besoin de vengeance et de destruction.
Mais…

Portant la main à son plastron, Krauser en retira un petit cristal violet, froid et dur, au cœur duquel était logé un coquelicot fané. Le cosmos du dieu des illusions s’était matérialisé en un cercueil d’améthyste pour la dernière trace du cosmos de Dormin, lequel venait de lui sauver la vie, ainsi que celles de tous ses camarades. Une fois encore, une toute dernière fois… son ami venait de le sauver.

Krauser serra les dents, et dut se retenir de céder au chagrin. Il replaça le cristal d’améthyste dans son armure, puis se retourna vers sa déesse, afin de répondre à sa demande.

Oui, votre Majesté… Pardonnez mon instant d’égarement. Et en effet, seigneur de Rais, vous ne vous trompez pas.
A venise… Peu après le départ du seigneur Aiakos, un cavalier a surgi sur la place St Marc, et a massacré tous les gitans qui s’y trouvaient. Aussitôt, moi, ainsi que… d’autres combattants d’escorte, furent engloutis dans un monde sombre et glauque. Là, j’ai eu à combattre des… morts-vivants. Les cadavres, encore animés d’un souffle de vie, des gitans fraîchement massacrés.

Après ma victoire, j’étais alors encore placé sous l’étoile terrestre de la faim, il m’a été donné de sortir de ce lieu, pour constater que quelqu’un avait détruit la porte de la basilique afin d’en sortir. Mais, à cet instant, j’étais affaibli par mon précédent combat, et l’esprit d’Icelos œuvrait pour prendre possession de mon corps. Je n’ai donc pas pu en savoir plus.
C’est là que j’ai retrouvé Narcisse, puis, après avoir retrouvé… un ami commun, avec qui je l’ai laissé, sachant ma mission, étant de l’escorter, terminée. J’ai alors pris sur moi de vous rejoindre ici. Mais… Lorsque je suis parti… il était encore bien vivant.


Krauser prononça ces derniers mots, les yeux baissés. Il avait honte. Terriblement honte de n’avoir pas pu apporter davantage d’informations. Et surtout… d’avoir abandonné son frère. Il se sentait entièrement responsable de sa disparition, et la rage qui l’habitait peu avant avait laissé place à un terrible sentiment de culpabilité.

Mais, contrairement à une rage incontrôlée, la culpabilité pouvait permettre d’avancer. Se reprenant, Krauser leva les yeux, et se laissa tomber, un genou à terre.

Ma reine, pardonnez l’inqualifiable inefficacité dont j’ai fait preuve. Permettez-moi d’accompagner le seigneur de Rais à Venise, afin de racheter ma faute, et d’en savoir un peu plus sur ces évènements.
Puis, se tournant vers l’intéressé :
Si toutefois, monsieur, vous me faites l’honneur d’accepter ma présence.

Oui, il voulait racheter sa faute. Il voulait en savoir plus. Mais il souhaitait également, si l’occasion lui en était donnée, lever le voile sur ces évènements tragiques. De plus, le dénommé Gilles de Rais était sans conteste le plus dévoué serviteur de sa Majesté Peséphone, ce qui avait le don de ravir Krauser. Il s’intéressait de plus en plus à ce noble spectre, son dévouement pour la déesse des enfers le rendant plus que sympathique à ses yeux.
Restait à savoir si quitter les enfers allait être, seulement, envisageable.

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Eclair Noir


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mar 8 Jan - 0:51



Six années avaient passé depuis la dernière reunion entre specters à laquelle j’avais assisté. Le temps avait filé, mais les choses étaient exactement les mêmes que par le passé. Resté subtilement à distance, appuyé contre un rocher, à mon habitude, mon regard de jais observait un à un les spectres approcher. Ce Gilles quelque chose ( dont il me faudrait certainement noter le nom complet si je souhaitais un jour espérer m’en souvenir… ) avait sur son visage une lueur étrange. Je n’aurais su dire s’il était fou, s’il s’agissait de démence, ou bien de dévotion au-delà du raisonnable. Mais quoi qu’il en soit, pour moi, les deux revenaient au même. Pourtant, je n’étais pas au bout de mes surprises : le message personnel de la part de Perséphone me toucha et je lui rendis son sourire de manière très furtive, une fois encore comme à mon habitude.

Mais ce fut le spectre suivant qui me divertit le plus, et lorsqu’il enchaina toutes sortes de révérences, je ne pus réfréner un sourire narquois discret et silencieux. Il me rappela immédiatement ce spectre qui n’avait pas survécu à la dernière guerre, comment s’appelait il déjà ? Ah, oui ! Agito ! Esclave jusqu’au bout des ongles. Un comportement que je ne pourrais jamais ni comprendre, ni cautionner. Mais mon amusement se décupla encore davantage lorsque je compris que ce Krauser était ni plus ni moins que le dieu des illusions. Un dieu s’agenouillant devant un autre dieu ? Finalement, derrière cet écran de fumée mystique crée de toutes pièces, les divinités fonctionnaient exactement de la même façon que les humains, même s’ils préfèreraient sans doute être anéantis plutôt que de l’admettre…

L’arrivée de Lydia détourna quelques secondes mon attention. Je reçus parfaitement son message, mais mon visage demeura de marbre. Les spectres ne connaissant pas notre secret ne pouvaient le deviner à notre simple présence. C’était une décision que nous avions prise ensemble, dans le but de protéger notre foyer. Je lui répondis aussi subtilement qu’elle l’avait fait, avant de rabattre mes yeux de jais sur le seigneur de Rais. Si j’avais bel et bien catalogué Krauser dans les spectres dont je n’aimais pas les idéaux, Rais était plus difficile à cerner. Son regard était dément, et aimant. Peut être aimait il Perséphone au point d’avoir été rendu fou. L’espace d’un instant, mes yeux dérivèrent vers la superbe vampire à cette idée. Je me surpris à espérer pour lui que ce ne soit pas le cas, car ce genre d’amour serait très certainement à sens unique.

Rapidement, la conversation prit un nouveau tour et la rose des Enfers chargea Rais d’une mission à destination de Venise. Cela devait être important pour quitter les Enfers au moment où nous nous décidions à les reconquérir. Surtout s’il était vrai que nous avions perdu ce fameux « Narcisse ». Comme toujours, je prenais conscience du fait que j’avais une guerre de retard. C’était le prix à payer pour vivre en électron libre en étant spectre. Cela n’avait pas grande importance, les morceaux finissaient toujours par s’assembler, même si c’était un peu plus lent pour moi que pour les autres. Une nouvelle coulée de bons sentiments de la part du dieu des illusions m’extirpa de mes pensées. Celui-ci était également un vrai fanatique… Mon sourcil se haussa doucement sans que je ne m’en rende compte. Pour le moment, mieux valait conserver le silence et attendre d’avoir des ordres. Mon tour viendrait au moment opportun. De toute façon, maintenant, Lydia était en sécurité, et c’était tout ce qui comptait.

Quelque part dans le royaume souterrain, je ressentis les cosmos des dieux jumeaux qui s’apprêtaient à affronter une force si écrasante que je ne pouvais ne serait ce qu’imaginer affronter une telle monstruosité. Et puis ce fut finalement un autre cosmos que je ressentis, et sans comprendre pourquoi, je le reconnus aussitôt : comme une lumière au bout d’un tunnel, le cosmos d’Hadès en personne éclairait maintenant les Enfers de sa présence. Le couple mythique était enfin réuni. Sans même comprendre pourquoi, cette idée me fit sourire, et une lueur prédatrice passa dans mes yeux l’espace d’un battement de cils. Les choses risquaient de devenir très intéressantes ici, en fin de compte…


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mer 9 Jan - 21:40

Un murmure dans sa tête alors qu'elle se tenait respectueusement agenouillée sur la glace du Cocyte, les mots de son cher Jason lui parvenait directement par la pensée. Si doux que cela réchauffait son coeur. Le seul Hiver capable d'embraser de passion la Vampire à la chevelure de feu. Rien que cette voix chaude et virile lui faisait tant de bien. Son amour et son époux, le spectre du Démon était le seul à l'avoir rejointe, touchant au plus profond l'âme et le coeur de la Vampire Couronnée.

White Rose et leur révélation au lendemain de la guerre. Juste après que Jason l'ait retrouvée, échouée sur les pentes de l'Etna...

Ce que tout cela lui semblait loin alors que son esprit suivait les combats. Hypnos et Thanatos qui combattaient au loin mais dont la puissance était telle que le tumulte parvenait sans heurts jusqu'à eux. L'admiration sans bornes de Lydia pour le dieu de la Mort n'avait pas faibli pas plus que la reconnaissance qu'elle avait envers Hypnos. Lui qui avait sauvé ses plus précieux amis, Lucille et les gardes de la Tolomea, juste après leur expulsion des Enfers et qui était même revenu lui parler après la triste affaire du poison. Elle savait, la Belle, tout comme son amour, avait du garder le silence pour donner aux autres le temps d'agir et mettre au point le sérum...

Jonathan, jusqu'où sont allées vos discussions ?

Elle n'ignorait rien de la rencontre entre son serviteur et l'un de ses maîtres, le dieu du Sommeil en personne. Tout ce qu'il se passait au Manoir Carminia ou à White Rose lui était connu et même un troisième lieu commençait à émerger...

Puis, soudain, une autre énergie explosait, celle de Hadès. Tout le monde combattait, les spectres et les dieux tandis qu'elle attendait la réponse de sa reine et de ses frères au Cocyte. Un instant, l'étoile frontale de la chasseresse s'illumina tandis qu'elle se tenait toujours penchée, visage vers le sol dans l'ombre de Krauser. Autant dire qu'elle était quasi invisible derrière la masse imposante du maître des cauchemars.

Un instant, elle releva la tête aux paroles succinctes de la reine des Enfers. Si brèves que la jeune femme eut à peine le temps d'y répondre que Perséphone enchaînait avec le spectre du Bourreau tandis que le Garuda se tenait aussi immobile qu'elle. Le Gardien de l'automne tandis que l'autre était devenu celui du printemps à la place de l'Etoile de la Noblesse. Que signifiait ?

Minos ? Pourquoi ne détiens-tu plus l'orbe du printemps ?

Un regard en biais de la belle vers le spectre du Démon. Cela lui faisait si étrange de ne pas retrouver le même possesseur à son retour. Pourtant, elle avait bien senti que l'orbe était resté avec le surplis et l'âme du juge lorsque Hypnos avait renvoyé la protection du Griffon vers les Enfers. C'était-il passé quelque chose de grave en son absence ? Avait-elle échoué à réveiller le juge qui aurait trouvé la mort depuis voire pire ?

Non...

Un frisson, elle se sentit si mal soudain. L'Etoile Céleste aurait du rester davantage avec Minos lors de leurs retrouvailles dans la Cathédrale, achever sa mission et l'aider à se réveiller en le secondant dans le réunion des fragments épars de son âme. Tout cela finissait par jouer contre elle, la Gardienne de l'Eté.

Jason...

Une terrible dispute qui aurait pu éclater entre eux mais leurs états respectifs étaient si mauvais que les deux spectres s'étaient apaisés tout en se soignant. La peur de perdre l'autre avait été si forte que cela avant joué sur eux, les aidant à se rapprocher et se comprendre, renforçant leur amour. Ils s'étaient juste accordés le temps de se soigner et de récupérer ensemble. Qu'avait-il pu se passer durant son sommeil ? Lucky n'avait pas eu le temps de tout lui expliquer et cela ne faisait que l'inquiéter. Tout semblait prendre une teinte bien grise pour elle qui aspirait soudain à la chaleur et à la lumière de son astre favori surtout lorsqu'elle entendit la voix de celui qui souhaitait faire preuve de courtoisie. Après le fils d'Hypnos, c'était le spectre du Bourreau qui mettait en avant des manières plus qu'élégantes. Celles-ci avaient eu le meilleur effet sur la jeune femme jusqu'à ce qu'elle entende son nom : Gilles de Montmorency-Laval Rais.Sans doute ne dut-elle à son éducation parfaite sur certaines points la réponse qu'elle parvint à articuler avec sa douceur habituelle.

- Lydia de la Vampire, Etoile céleste des Ténèbres et Gardienne de l'Eté, enchantée...

avant de s'interrompre et de reprendre sa posture empreinte d'humilité face à la divine Coré. Seul son art développé dans sa lointaine enfance lui permettait de donner le change, se figeant presque telle une statue antique. En sa mémoire des voix s'étaient comme réveillées, vestige d'un passé qui s'était rappelé à elle.

~~~~~

L'Ecosse, la France, puis, la Principauté de Liège, Jean Pourri et Cédrick, son cher oncle, le monstre auquel un chevalier du nom de Kappa avait tenté de l'arracher. Les jours et les nuits passés en son propre manoir. Les captif dont les cris hantaient ses nuits. Plaintes des femmes et des enfants, cris des hommes que le monstre brisait avant de les vendre aux plus offrants. Des ombres qui entraient et parmi eux, Jean Pourri achetait les enfants, petits garçons et petites filles pour les vendre aux pervers de la pire espèce, intacts ou castrés. Les eunuques étaient "fabriqués" en ces mêmes murs et destinés aux marchés de l'orient.

- Oui, on les vend à des Gilles de Rais...

La voix de cette ordure lui revenait elle aussi, froide et nasillarde. Il se tenait, grand et maigre devant elle, âgée d'à peine quatorze ans avant que la masse imposante de Cédrick ne se dresse devant lui, pétrifiant d'un seul regard l'odieux trafiquant.

- Ne la touche pas, ne la regarde même pas.
- Mais une beauté pareille, elle vaut son pesant d'or. En plus, elle est vierge...


La poigne du seigneur des lieux se resserra sur la poigne de son fouet avant qu'il ne change d'avis et ne frappe le porc qui tomba de tout son long sous le regard des mercenaires.

- Un conseil, Jean Pourri. Oublie-la, prend juste les gamins et à l'avenir... Gilles de Rais, évite de prononcer ce nom à la légère, il n'est pas inconnu en ces lieux. Loin de là, c'est même une célébrité. Tous ici connaissent ce nom et tout ce qui y est lié, la gloire du chevalier et l'horreur du condamné dans tous les détails les plus sordides et les plus cruels.

- La petite...

Un autre mouvement d'humeur du tuteur de Lydia.

- Bien sûr, elle connaît cette histoire et sa réalité. Ma nièce et ma future promise ne peut que connaître ceux qui furent parmi les plus grands avant de sombrer dans la pire des épouvantes Qu'elle sache que même les plus grands chevaliers ayant combattu auprès d'ange telle Jehanne la Pucelle peuvent cacher une âme aussi noire que la nuit et souiller l'innocence de la pire des façons avant de la détruire à jamais.
- Mais pourquoi la laisser au milieu des mercenaires si...
- Elle m'appartient. Tous ici le savent, elle m'appartient et tous savent que je suis capable de tout. Dois-je te faire visiter les cachots pour...


A ces mots, l'affreux blanchit et elle crut presque percevoir une odeur d'urine.

- Non, cela ne sera pas nécessaire. Je ne doute nullement de la grandeur de votre art. Tout ce que vous me vendez est d'une qualité incroyable. Les pourvoyeurs d'eunuques pour les harems s'arrachent vos garçons.
- J'aurais pu capturer Harcher, on aurait eu une main d'oeuvre de première et surpassant toutes les autres, même moi, mais il se terre... Pourtant, je sens sa présence, il rode tout en gardant ses distances...


Cela remontait à loin si loin. Les leçons que lui avait apprises son oncle sur Gilles de Rais et l'histoire de la Pucelle. Jean Pourri, quelle joie que la sienne lorsqu'elle le massacra à son éveil. Le sang de cette ordure infâme avait giclé autant que celui des autres personnes qu'elle avait broyées. La Bête en elle avait surpassé la belle Ténébreuse, l'avait conduite aux pires abîmes de violence sans qu'elle n'en garde de véritable souvenir si ce n'est l'odeur du sang séché et des chairs calcinées.

~~~~~

Loin si loin, tout un pan de son passé qu'elle aurait tant voulu à jamais enterrer...

Puis soudain ce fut le retour à la réalité, au présent ainsi qu'à la mission de leur maîtresse pour le Bourreau.

Venise...

Soulagement de savoir que ce monstre allait s'éloigner selon les désirs de leur déesse. S'en prendre à des enfants, quelle horreur. Un resserrement en son coeur, sa famille et ceux à qui elle tenait plus que tout. Mêmes elle et Jason, unis dans l'Amour et le Meurtre, jamais ne prendraient la vie d'un enfant. Sacrés, les enfants étaient sacrés.

Gilles de Rais. Puisse-t-il ne pas être lui. Puisse-t-il ne pas être lui...

Litanie et espoir sans doute impossible en son coeur. Instinctivement, Lucky s'était aperçue du trouble de la Belle et avait glissé invisible jusqu'à Inferno. La Fée était plus que réceptives au flux des émotions de la Vampire. Leur lien n'avait eu de cesse de se renforcer, même si elle n'était pas aussi proche que les petites vampires de Lydia, elle avait au moins l'avantage de la parole et même de la télépathie. Aussi, elle n'eut aucun mal à faire part à Inferno de l'état de son épouse. Plus vite ce spectre s'éloignerait et mieux serait du moins tant que les choses ne seraient pas éclaircies entre eux.

Le temps que Lydia reprenne un semblant de contrôle, Krauser faisait sa demande, ramenant la Belle à la réalité du moment et aux risques que tous courraient. Leurs vies étaient en danger et deux des leurs dont un fils d'Hypnos allaient s'éloigner ?

" Jason, quelle folie de nous disperser. Reste auprès de moi, mon amour. Reste auprès de moi. Tout semble fait pour disperser les spectres alors que nous sommes en pleine guerre. Dis-moi, mon amour, qu'est-ce que l'assassin professionnel en toi pense de tout ceci ? "

Elle était restée concentrée sur la reconquête des Enfers, le seul moyen pour elle de ne pas laisser les sentiments en son coeur s'exprimer. Servir ses maîtres en tout premier devait rester son but essentiel. Si le Bourreau s'éloignait au moins, elle se sentirait déjà soulagée... Provisoirement mais au moins soulagée.
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Ostro


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Jeu 17 Jan - 20:05

Arrowrp-de-recuperation

Un météorite traversa le ciel noir du Royaume d'Had...euh...des Titans et s'écrasa comme une bouse au beau milieu de l'assemblée des Spectres nouvellement formée. Il y eu une énorme explosion au moment de l'impact. Un cratère se forma et beaucoup de fumée et de gravats s'élevèrent. Quand le calme revint, un Spectre sortit du trou béant. Il s'agissait d'Ostro, le Spectre du Piétinement, et accessoirement le Bulldozer du Mekkaï.

Il était revêtu de son surplis, et portait plusieurs stigmates sur son visage et ses membres. On pouvait encore voir les deux traits de sang séché sous ses deux yeux. Et une lueur brillait comme jamais dans ses deux iris. Ostro semblait plus fort et plus résistant qu'auparavant.

Quelque chose d'autre, aussi, avait changé: Son Cosmos!

Il semblait plus grand...plus fort...plus puissant, et pourtant...imperceptible! Comme si quelque chose venait dénaturer l'énergie propre du Rhino...

A son arrivée, et lorsqu'il s'éleva comme une montagne vivante, le Golgoth commença à humer l'air, comme un chien de chasse cherchant sa proie:

*Snif! SNIIIIIIIFFFFFF!*

"Cosmos!" Fit-il. En même temps, l'animal était entouré de Spectre. Mais UN plus particulièrement l'attirait.

"PER...SE...PHONE!!!"....Wiff!" ce dernier son lui échappa. Une tare lointaine mais tenace, témoin d'un long séjour au côté du Cerbère.

"Coucou tout le monde! Je suis Ostro le Spectre du Rhino de l'étoile terrestre du Piétinement. Je suis là, et j'ais un truc à dire..."

Il fit silence, histoire d'attirer l'attention vers lui.

"Je viens de me battre avec un gugusse qui put le Cosmos-pas-bon. Il a un drôle de chapeau et s'amuse à tordre l'espace comme un gosse qui fait de la pâte-à-modeler [notez que pour la première fois de sa vie, Ostro fait des longues phrases.]. Un gars qui a fait venir de je ne sais pas où un monstre milles fois plus grand que moi. Je l'ais combattu aussi, et ...chui pas sûr, mais je crois que je l'ais vaincu!"

Comment pouvait-il en être autrement, vu que l'impact de Base-ball fut si rapide qu'Ostro ne réalisa même pas que c'était lui la balle.

Quoi qu'il en soit, le Golgoth était sur place, au milieu de ses compagnons d'armes. Serait-ce un bien...ou un mal?


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mar 29 Jan - 0:34

Arrow Cascade de Sang

La réalité se brisa subitement au milieu de la petite assemblée réunie autour de la déesse des Enfers: une déchirure vint s'ouvrir au-dessus de tous telle une balafre naissante dans le réel, laissant dégouliner une puissance et une noirceur sans pareille dans le Cocyte. La huitième prison des Enfers se mit alors à vibrer en accord avec l'entaille, faisant trembler le territoire glacé avec de plus en plus de force au fur et à mesure que la déchirure s'étira dans le sens de la longueur. Trois comètes d'une taille immense se dégagèrent de cette faille dimensionnelle pour traverser les rangs des chevaliers des Enfers avant de s'élever sous la forme de trois étoiles sombre au-dessus des guerriers impuissants: trois concentrations d'une puissance sans commune mesure avec le cosmos qui habitait chaque créature présente... On pouvait distinguer trois formes plus ou moins de taille et d'apparence humaines dans ces sphères d'une énergie que seule une race en cet univers possédait et qui suffisait à deviner leurs engeances: celle des fils de Gaia, la divinité mère.

"Tous les moutons d'Hadès et Perséphone sont-ils présent ? Je ne vois qu'un amas de larve et de cloporte en tout genre... Même celui qui m'a servit a tromper mon ennuie est là..."
La voix hautaine qui s'était élevé en écho au-dessus des spectres n'avait pas l'air de savoir que les combattants des Enfers pouvaient l'entendre, s’adressant à elle-même avec un mépris et un dédain flagrant pour de si frêle créature: la voix donnait clairement l'impression que celle-ci se moquait complètement des êtres qui pouvaient l'entendre... À juste titre ? La réponse apparue alors en face de la reine du sombre royaume sous la forme d'un jeune homme casqué a la silhouette sombre et primaire: une véritable incarnation des temps anciens à la puissance fulgurante comme le prouva le fait qu'à peine eut-il fini de se détacher de la faille qui l'avait amené, une vague d'énergie sans précédente se déploya autour de sa forme. Balayant même les plus forts des spectres tels des fétus de paille tout en refermant la faille dimensionnelle.

Spoiler:
 
"C'est donc cela l'armée des deux fois nées . Encore une sombre plaisanterie des cadavres de ceux pour qui mon fils fut torturé pendant des éons ? Vous êtes tous si pitoyables, si chétifs... Je pourrais aisément tous vous tuer sans que vous ne vous rendiez compte que votre tête n'est plus attachée à votre corps!"
Le bras de l'être sombre pointa la poitrine de celle qu'il reconnut comme leurs reine: la menaçant de sa lame tout en déployant sa titanesque énergie.

"Vous ne pourriez même pas m’empêcher de lui arracher le coeur si l'envie m'en prenait aussi sur que mon nom est Japet, fils de Gaia !"

Terminât le titan avant de murmurer imperceptiblement:" père de Prométhée..."

Citation :
Japet des Dimensions est arrivé en présence de 3 Géants
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mer 30 Jan - 22:25



Force et honneur ! °~




Sacrilège ! Odieux blasphèmes ! Tout Titan qu'il était cet être infâme ne pouvait s'adresser de la sorte à sa Reine bien-aimée ! Aussi le Bourreau s'insurgeait contre cette puissante engeance, répondant promptement à ces dires en enserrant la garde de Porte-Mort. Son épée, aussitôt nimbée d'une intense lumière violacée, projeta des ombres sinistres tout autour de lui, des silhouettes se mouvant sur le sol, muent par une volonté propre. De la terre, jaillirent ces formes indistinctes, fantômes de ténèbres, sans visages ni identités. Puis, l'indéfini se précisa, comme si la main de l'artiste portait à son œuvre, les derniers coups de pinceaux requis : des enfants. Des centaines de spectres d'enfants s'épanouissaient tout autour des protagonistes dans un concerto de chants funestes. Eux, ces anciens sacrifices, les portes innombrables sur un passé révolu. Aujourd'hui que la main de Perséphone l'avait béni, ses apparitions n'avaient plus rien de lugubre ou d'effrayant, bien au contraire, à mesure que leurs contours se précisaient, des sourires apparaissaient sur leurs faciès d'ange, ici était leur paradis, ici, aux Enfers, aux côtés de leur Bourreau à tous.

Plantant d'un geste vif, la lame dans le sol, Gilles observait d'un regard attendri, les dizaines d'enfants réuni autour de lui. Tel un père, il veillait sur eux, les invitant à le rejoindre comme ils l'avaient apprit. Et bien sûr, ils s'exécutèrent, conciliant, visiblement heureux de lui rendre ce service dont lui seul connaissait les tenants et aboutissants. Ce petit manège dura quelques instants, le temps que Japet finisse de déblatérer ces inepties. Ceux étant attentif aux faits et gestes du Seigneur de Rais, ceux-là remarqueraient que les enfants s'étaient placés autour de la Déesse des Saisons, ainsi que lui-même, tout à sa tâche, sa concentration.

« - Le vent s'échappe, main invisible qui secoue nos destins,
Un enfant, objet d'innocence, à ma cause, s’enjoint.
D'autres le rejoignent, forment le pentacle, la porte sur le Monde des Démons
Baron, Baron, Baron !»

Par trois fois et de concert, lui et ses enfants levèrent les mains vers les nues. Au moment où la vague d'énergie se déploya, la voix des fantômes s'élevèrent pour faire s'illuminer le pentacle : oui, l'étoile sous leurs pieds nus finit de se dessiner, de s'ouvrir. Ainsi se dressa une barrière invisible autour de Perséphone. Mur qui se voulait inviolable, rempart offert par le Printemps qui se joignait aussi à cette périlleuse entreprise. L'effort lui valut d'être quand même projeté comme d'autres, tel un vulgaire pantin, allant rencontrer la neige quand il retomba sur la terre ferme. Le choc lui arracha un bref râle, suivit d'un rictus mauvais.

« - C'est parfaitement inutile, triste entité pleine de haine. Parfaitement inutile ! » persifla t-il en se redressant.

Passant une main dans sa chevelure en bataille, Gilles de Rais renforça sa poigne sur son épée. Le vaillant chevalier déployait sa toute puissance, la libérant d'un coup sur un air de défi. Il n'avait pas le droit de menacer la divine Coré ! Pas plus que de malmener les autres à sa guise !

« - Je vous défi Japet ! Moi, le Seigneur Gilles de Montmorency-Laval Rais compte bien essuyer l'affront que vous venez de commettre céans ! J'en appelle aux anciennes lois de la Chevalerie ! Force et Honneur ! Vaillance et Noblesse ! » cria t-il à l'adresse du Titan.

Vieux préceptes en lesquels il croyait plus que de raison. Relevant le menton, ce fut avec une prestance indéniable qu'il se dirigea vers Japet, non sans accorder un dernier coup d’œil vers sa précieuse Reine à qui il adressa une pensée sincère, pleine d'un tendresse non feinte :

~ - Ô précieuse Perséphone, s'il vous plaît, ne faites rien pour retenir mon geste car c'est ainsi qu'un chevalier doit se conduire avec sa Dame. Je laverais cet affront, quoiqu'il m'en coûte. Je le jure sur mon âme et mon cœur qui grâce à vous, rebat allègrement.

Arrivé à un mètre de son futur adversaire, Gilles leva son arme devant son visage, salua Japet comme il se doit d'un coup sec, faisant mine de trancher l'air puis se signa avec respect, une main placée sur son cœur.



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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Ven 1 Fév - 0:37

Focalisée sur la trajectoire du Rhino volant, Lydia se remémorait son propre lancer de Raimï. Cela remontait à loin maintenant mais elle l'avait bien expédié de la Tolomea au désert des Pervers. De quoi donner à réfléchir. Vu la précision du tir, la rousse vampire avait rapidement anticipé le point de chute souhaité. Du moins, si son confrère Rhino se montrait coopératif, ce qui ne serait certainement pas le cas.

Une lueur apparut dans ses yeux lorsqu'elle sentit l'impact tout proche. Un léger flamboiement de cosmos, une glissade et enfin le bruit d'une masse énorme qui s'abattit au milieu d'eux. Juste un geste pour se protéger les yeux de la poussière de glace - Y a que les saints pour croire que la glace c'est des diamants - et elle soupira avant de tendre l'oreille aux dires du colosse passablement amoché et même pas sonné de son atterrissage tout en douceur.

- Enchantée de voir que tu as survécu, Ostro, on pourra régler ainsi quelques bricoles plus tard.

Le ton était un peu trop doux mais sincère. Le spectre était peut-être un peu brutal pour ne pas dire rustre mais il avait au moins le mérite de ne jamais reculé devant qui que ce soit et de foncer tête baissée avec une rage et un entrain à en faire pâlir les dits Béliers, ses cornes étaient en plus autrement plus redoutable que celles du joli mouton à toison d'or. Enfin, bref, s'il fallait défoncer quelque chose, quelle qu'en soit la nature, on pouvait compter sur super Rhino. Enfin, si elle ne le vidait de son fluide vital une fois qu'elle aurait appris de sa bouche. Fallait-il expliquer qu'il était aussi franc et ne connaissait point le mensonge et les jeux tordus des courtisans de tous poils. Bref, on verrait si une fois qu'elle se retrouverait en possession de certaines informations, Ostro ne prendrait pas ses cornes à son coup. Enfin, ce n'était ni l'instant ni le moment de régler ses comptes en spectres de la glorieuse armée des Enfers, il y avait des cosmos malodorants qui infestaient les Enfers, dixit Ostro lui-même. Lydia, elle avait juste relevé leur incroyable puissance et le courage des dieux des Enfers. Les jumeaux se dressant plus redoutables et admirables que jamais devant l'un des Titans et le seigneur Hadès, leur bienaimé roi enfin de retour, affrontant deux autres cosmos. Quant à la reine et bien, elle se tenait auprès des spectres. D'ailleurs, se penchant sur le vol mémorable d'Ostro, la Gardienne de l'Eté se serait jurée que le méchant putois pas beau avait osé prendre leur déesse pour cible. Et repensant à lui, elle reprit la parole en ces mots.

- Bref, nous reparlerons de cela plus tard et j'espère que tu auras récupéré toutes tes forces d'ici là mais j'aimerais quand même que tu nous dises... Comment s'appell...

A croire que l'on attendait que cela pour apparaître. Que quelqu'un pense à demander le nom de celui qui avait fait d'Ostro le plus incroyable boulet humain des Enfers. Et une nouvelle fois la Vampire éleva ses propres défenses pour se protéger tout en se plaçant au mieux pour la sécurité de celle qu'elle avait jurée de protéger.

Mouton ?

Bon qu'il traite les guerriers présents de béliers castrés n'avaient pas forcément de quoi l'étonner mais pour elle, il aurait au moins pu parler de brebis.

Larves et cloportes ?

Bizarre mais elle ne voyait aucune magnifique chenille destinée à devenir le plus éblouissant des papillons. Une petite déception car y avait de terrifiants spécimens aux surplis liés aux insectes chez les spectres. Et étrangement, aucun d'eux ne se trouvaient ici. Elle qui avait espéré l'arrivée de renforts. Bref, des insultes un peu trop communes, pas de quoi fouetter un chat même si elle ne supportait pas le vue du fouet. Puis, enfin, il daigna se montrer, les balayant une nouvelle fois avant d'enfin se présenter. Chose qui provoqua un choc chez la vampire au teint d'albâtre.

Douleur ? Tant de souffrance et de chagrin... Saigne... Ton âme et ton coeur saignent.

Tout ce qui avait précédé semblait repousser au second rang maintenant qu'avec sa sensibilité surnaturelle poussée à son paroxysme, elle écoutait les dires de Japet. Tout en elle et en sa posture venait de changer. Un attitude impassible en apparence alors qu'elle s'alignait sur ce qu'elle ressentait. C'était si puissant. Sans nul doute l'incroyable intensité de l'énergie d'un fils de Gaïa. Si réceptive, elle était si réceptive. Son fils, il était si déchiré par le sort qu'avait connu son fils. L'horreur du supplice qui lui avait était infligée et l'impuissance. L'impuissance de ne pouvoir rien faire alors que son coeur de père hurlait à fendre l'âme...

Isolée dans son monde vampirique, Lydia ne s'ouvrait jamais qu'à celui qu'elle aimait. La laisserait-il faire ? Elle en connaissait déjà quasi la réponse mais n'aurait nul secret pour son merveilleux Démon. Ainsi, l'Ange des Ténèbres s'adressa à celui à qui elle avait offert sa vie.

" Jason, mon amour, tu me jugeras sans doute folle ou suicidaire mais je dois le faire. Tout en moi me pousse à le faire. Je dois le faire, Jason, tenter cette chance. Je le dois, je t'aime... Ne l'oublie jamais, je t'aime et demeurerai toujours auprès de toi...

Pour toujours... Près de toi... "


Et sans un mot, elle avança simplement, gracieuse dans sa longue robe blanche qu'enveloppait avec une incroyable harmonie le surplis de la Vampire. Pourtant, elle n'émettait aucune violence et encore moins de l'agressivité. Contrarier un fou serait la dernière chose à faire...

Fou fou de douleur et non de haine. Si le sang doit couler, ce ne sera pas avant d'avoir tout essayé. Tout plutôt qu'un carnage. Krauser...

Elle se tourna un instant vers le fils d'Hypnos lui souriant.

" Krauser, toi qui a dit tout faire pour préserver tes seigneurs mais aussi leurs serviteurs, toi aussi, tu pourras sans doute comprendre mon geste... "

Elle n'osa pas en dire davantage et combien même l'aurait-elle voulu, c'était trop tard. La haine et la violence en réponse à la folie dévastatrice suite à une douleur sans nom...

Elle n'était pas cela, Lydia n'était pas cela. S'arrêtant face au titan, elle s'abaissa en une profonde révérence avant d'ôter son casque. Un geste qui avait de quoi stupéfier mais avait aussi le mérité de laisser apparaître son appartenance à l'armée du Royaume Sous-terrain ainsi que la preuve de la confiance dont elle jouissait auprès de ses supérieurs.

- Puisque telle est votre désir, je vais vous répondre, seigneur Japet, fils de Gaïa et... père de Prométhée...

Elle avait abaissé le ton de sa voix sur les derniers mots. Sans doute que le titan songeait ne pas pouvoir être entendu mais Lydia était une Vampire, une Vampire à l'âme millénaire mais aussi incroyablement pure.

- Je ne peux nier ma nature profonde. Je suis et demeure une vampire, un monstre comme vous devez le savoir... Un monstre en lequel sommeille une Bête, le genre d'êtres qui doit vous répugner comme vous l'avez d'ailleurs annoncé. Et pourtant...

Elle s'inclina doucement avant d'approcher sans se mettre sur la défensive...

- Pourtant, je ne ressens pas d'office de la haine en vous ou s'il en est, elle est étouffée... Si étouffée... Par la douleur. Celle que vous nous avez criée au beau milieu de vos menaces... Celle dont vous ne pouvez être soulagé... Pas de cette façon...

La chasseresse s'était placée de sorte à ce que leurs regards se croisent. Nul défi, juste le désir de montrer sa sincérité.

- Père, vous êtes, mère, je suis... Seigneur Japet. Jamais, je ne supporterais...

Les larmes de sang pointaient dans ses yeux avant qu'elle ne poursuive rien que pour lui. Faire rejaillir cette partie de sa vie était un véritable supplice mais si elle avait une chance de retarder le bain de sang, de donner une chance à Jason, à sa reine et à ses frères dans le froid du Cocyte, elle le ferait.

- Tout comme mon père ne l'a pas supporté... Mon père a sombré dans la même folie... Ma mère, mes frères, mes soeurs, massacrés alors qu'il combattait au loin, trahis, tous trahis de la plus cruelle des façons... Et moi qui avait disparu et était déclarée morte... Je n'ai jamais pu le lui dire, jamais...

Souffrance d'un père et souffrance d'une fille qui l'aimait si fortement.

- Rien pu empêcher, l'impuissance et cette blessure qui nous ronge. Souffrance de la fille, songez au fils...

Puis, elle se recula doucement.

- La douleur, je ne ressens que la douleur qui surpasse tout le reste, la douleur... Je n'ai pas la prétention de changer les choses, je ne suis sans doute qu'un grain de poussière que l'on peut si facilement balayer... Je souhaite juste que vous le sachiez... Que vous sachiez que nous ne sommes pas des cadavres mais des êtres capables de ressentir la douleur de ceux qui appellent de toutes leurs forces ceux qu'ils aiment et ceux capables de les entendre. Je ne puis, rien dire d'autre... Si ce n'est que certaines de vos souffrances me rappellent les miennes... Moi qui ne suis qu'une simple poussière au milieu de mes frères spectres...

Tout à ses mots, Lydia en avait oublié de se présenter mais au fond, qu'importait si elle devait mourir, ce serait au combat mais au moins, elle avait montré qu'elle plongeait réellement dans l'âme de ceux cherchant son appel ou juste une main tendue, consciemment ou non, Japet avait révélé cette terrible souffrance en lui et l'écho avait résonné jusqu'à atteindre les sens de Lydia. Elle attendrait simplement, attendant de voir si le titan serait prêt à discuter ou s'il prendrait d'office les armes mais au moins, elle aurait essayé...

Jason mon amour, puissions-nous rester unis à tout jamais auprès de ceux qui comptent plus que tout pour nous... Notre chair et notre sang...



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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 3 Fév - 13:02

L'arrivée du Titan et de ses trois géants changeait la donne. Sans dire un mot de plus, le Garuda se leva lentement et se retourna pour voir les nouveaux venus avec la mine de ceux qui n'avaient pas envie de causer. Sa volonté était concentré sur autre chose et il n'avait pas voulu discuter avec ses pairs dans ces moments difficiles. Il observa les trois Géants et leur Maître, puis la vue du jeune chevalier Gilles en train de défier le Titan avec un courage assez suicidaire le convainquit que les choses ne devaient pas en rester là. Caeron s'approcha alors et toucha l'épaule du gardien de la saison du Printemps avec affection.

" Ne partez pas seul au combat Seigneur Gilles ! Nous serons deux pour affronter ce type qui joue avec nos sentiments de la sorte ! Seigneur Japet, je ne peux vous laisser combattre seul les serviteurs des saisons, en effet, cela ne serait pas juste au vu de votre puissance... "

Pour bien des raisons, le Juge voulait se donner une raison pour revenir dans le jeu à sa manière. Il avait disparu pendant des mois, avait regardé le monde infernal être en proie au chaos, Kyro devenu Hadès, bien des choses le raccrochaient à ce monde pour être franc. Après bien des réflexions, il avait décidé autrefois de protéger les Enfers pour tenter de changer les choses de l'intérieur, la Mort devait rester une chose neutre pour permettre aux âmes égarées de leur vivant d'avoir une chance de s'en sortir dans le long parcours de la réincarnation. Juge des Réincarnations, Juge du Garuda qui voit la vérité pour son troisième oeil, il comprit que le temps était venu de dévoiler cette vérité face à un Titan qui voulait briser les Enfers où leur nouveau chef était ni plus ni moins que son ancien Mentor.

Bien des questions se posaient encore sur ce dernier à y réfléchir, comment un homme "de la sorte" avait pu être choisi pour devenir une nouvelle incarnation d'Hadès ? Cette question ne cessait de le tourmenter et les fils du destin étaient bien moqueur de lui renvoyer son passé dans la figure de cette manière et sans prendre la délicatesse de le prévenir. Sa Déesse semblait en arrêt devant le Titan et ne réagissait pas outre mesure, ce manque de réactivité ne sentait pas bon du tout, la saison du printemps approchait et la Déesse se préparait certainement à repartir vers la douce lumière du soleil.

Créant une orbe de feu pur, il la projeta vers le Titan pour créer une ouverture vers le monde des trois vallées afin de soutenir Kyro lors de l'affrontement à venir

Citation :
Arrow Trois vallées
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mar 5 Fév - 23:21

Une chose on pouvait dire, les Spectres n'avaient pas froid aux yeux. Mais ce n'était pas pour cette raison que l'on pourrait croire qu'ils aient une bonne vue. Car la présence de Japet ne les laissait voir rien d'autre que lui et seulement lui. À croire que la présence de trois Géants passait complètement inaperçu tel la puissance du Titan semblait les aveugler.

Mais ce n'était pas une raison pour rester de marbre et laisser ces Spectres dicter leurs lois sur un territoire qui ne leur appartenait plus. L'un d'eux avait défié Japet, tout en brandissant son épée après un chant mélodieux entouré d'esprit d'enfants. Quel genre de taré pouvaient bien être cet étrange personnage. Hoplisma était sur le point de le découvrir, car c'est lui qu'il avait choisi comme adversaire. Hors de question de laisser le Titan se débrouiller seul face à tous les Spectres présents.

Le Géant tapait sur le sol de son énorme pied, créant un onde de choc, s'interposant entre celui que l'on appelait Gille de Rais et Japet. Hoplisma apparaissait alors derrière le Spectre, les bras croisés, le dévisageant de toute sa hauteur.

- Je regrette, mais il semblerait que le destin et moi-même ne soyons pas du même avis! Si tu dois affronter quelqu'un ce sera moi! Je m'appelle Nephritis Hoplisma! Prépares-toi au combat Spectre!

Il éleva alors son Cosmos, se préparant au combat. Son Dunamis contre l'épée de ce Spectre. Le Géant souriait, certain qu'il n'y aurait même pas de suspense quant à la victoire de son armure jugé invincible et sa force phénoménale. Oui, Gilles de Rais n'avait pas eu de chance, tel était son destin!


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mer 6 Fév - 7:20

Les enfants de moins de 4 ans s'amusent souvent comme des petits fous à la découverte d'un nouveau parc. Ostro le joyeux...noooon! A vous, je vous la fait pas...Ostro, donc, le puissant Bulldozer du Mekkaï, éprouvait à peu près le même plaisir face à ses adversaires au combat. Et ce jour là, après avoir fusé dans le ciel tel un météore, le Spectre du Piétinement allait une nouvelle fois pouvoir se régaler et offrir à son Seigneur Hadès un combat digne des arènes de gladiateurs.

Il venait à peine d'arriver au milieu de l'assemblée des Spectres, que voilà un nouveau portail se formait pour laisser apparaître Japet, le Titan qu'il venait d'affronter [avec un certain panache, il fallait bien l'avouer] et trois Géants venus spécialement décimer l'armée naissante de Perséphone, la Dame des Enfers.

Apercevant l'ennemi, le Rhino se retourna et afficha son sourire ironique.

"Aaaaaah! [Il soupira un tantinet joyeux] Cosmos!"

Se retournant vers ses compagnons, il leur adressa:

"Bon! Ben, je vous fais pas les présentations. C'est lui, là! C'est ce guignol que j'ai affronté. Et cette fois il a ramené ces larbins. [De nouveau, il porta son visage vers les Géants et Japet, serrant les poings et les dents] Je sens qu'on va bien s'amuser. Uhuhuh!"

Et tandis qu'il jubilait intérieurement à l'idée d'en venir au poing avec Japet, un Géant ou même les 4 en même temps, ce fût Gilles de Rai qui s'avança le premier à la manière d'un Chevalier entouré de gamins, pour défier le Titan. Puis vint Caeron, le Garuda, pour le soutenir dans ce combat qui deviendrait vite épique. Mais très vite ils déchantèrent car un Géant s'interposa.

Pendant ce temps, Lydia, écoutant Japet déblatéré, commença à lui lancer une tirade de compassion.

"Et blablabla et blablabla! Pardon princesse [il s'adressait à Lydia, qu'il considérait toujours comme la princesse sauvé de cette prison] mais ce genre de gars là, ils connaissent qu'un truc: Les Gnons dans la gueule! Puis de poursuivre: Laisse-moi te montrer..."

Le vaillant Golgoth du Mekkaï s'avança alors, faisant retentir son pas lourd sur le sol du Cocyte, fêlant et craquelant la moindre parcelle qu'il foulait. Puis...

"BEUUUUARRRRKKKK!" Il vomit

"Qu'est-ce que c'est que cette merde?!! Voilà autre chose!"

Le Rhino s'étonna lui-même. Un liquide Cosmique noir venait de sortir de ses entrailles. Quand il regarda son chef-d’œuvre au sol, il pouvait y voir comme une sorte de Galaxie. Mais comme il n'y comprenait rien, l'animal releva la tête. Puis s'étant essuyé la bouche de son manchon, continua son avancée. Il invectiva alors de nouveau Japet le Titan:

"EH! Dugenou!...Tu me remets? Deuxième round! Tu vois, je suis plus costaud que ce que tu pensais. Et maintenant, ta sainteté, je vais te refaire le brushing [un mot qui lui était venu, comme çà. Bien des années plus tard, on l'utiliserait dans les salons de coiffures] "

Mais apercevant les deux Géants restant et voyant ses frères d'armes, le géni militaire du Colosse Gris le ravisa. Il se tourna vers un des Géants de Japet, et Ostro lui fit alors:

"Mais avant de refaire le casque à Papounet, je vais d'abords m'occuper de toi mon gros!" Il désignait un des Géants du doigt.



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HRP: Ostro défie un Géant!
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mer 6 Fév - 14:57



Les minutes et les évènements se succédaient, sans que je ne les suive réellement. Tous sens aux aguets, j’étais plutôt focalisé sur les combats qui faisaient rage au loin. Trois de nos dieux combattaient avec une puissance difficile à imaginer, si bien que j’en vins à me demander pourquoi Lydia et moi avions été rappelés. Un brusque sentiment de perdre mon temps ici me submergea en quelques secondes. Pourtant, l’inquiétude de Lydia chassa cet agacement passager et je ne pus m’empêcher de la rassurer avec un sourire, furtif certes, mais bien réel, malgré la présence de nos frères d’armes. Je ne pus qu’espérer que personne ne l’avait entrevu.

C’est alors que l’un des maîtres actuels des lieux fit son apparition, entouré de trois géants. La première phrase qu’il déblatéra suffit pour me prouver que son égo était au moins aussi important que celui des dieux que nous servions. Ce comportement réveilla aussitôt une pointe d’agacement et un froncement de sourcils, même si toutefois, je ne dis pas un mot. Le fameux Gilles de Rais se lança aussitôt dans un défi qu’il n’avait pas la moindre chance de remporter. Son esprit chevaleresque aurait sa peau, sous peu. Pourtant, mon petit sourire amusé s’effaça pour laisser la place à un visage de marbre renfermé lorsque Lydia elle-même intervint. Les battements de mon cœur s’accélérèrent sous le coup de la panique, même si je parvenais à rester parfaitement stoïque.
Mais qu’est ce qu’elle… ?! ne pus-je m’empêcher de penser.

A mesure qu’elle poursuivait sa manœuvre, je compris qu’elle tentait de convaincre Japet de se retirer. C’était une tentative comme une autre, mais il y avait peu de chances que cela fonctionne compte tenu de la tension régnant en maître en ces lieux. C’est alors que Caeron, demeuré silencieux lui aussi jusqu’à présent, intervint pour apporter son soutien à Gilles de Rais. Le combat s’annonçait plus que difficile, même à deux… Lydia savait très certainement que je ne la laisserais pas les rejoindre la mêlée face à Japet, et de son côté Ostro venait de défier l’un des géants.

C’est alors que l’un des géants s’interposa pour défier à son tour Gilles de Rais, le coupant dans son élan, et l’empêchant de se joindre à Caeron. D’ordinaire, je n’étais pas certain que j’aurais réagi. Mais son sourire narquois et son égo démesuré m’agacèrent en l’espace d’un clin d’œil. D’un bond je quittai le rocher qui m’avait hébergé jusque là pour apparaître entre Gilles de Rais et Hoplisma. Bras en croix pour bien faire comprendre mes intentions, je levai mes yeux de prédateur vers le géant et un sourire mauvais se dessina sur mes lèvres :
- Tu n’as pas dû bien entendre. Mon ami Gilles de Rais est déjà occupé. Mais si c’est un adversaire que tu cherches, je me ferai un plaisir de te renvoyer là d’où tu viens…

Soutenant avec effronterie le regard de mon futur adversaire, je me décidai à lui lancer une dernière pique tout en campant sur mes positions :
- Eh bien, quoi ? Ne me dis pas que tu as peur d’un pauvre petit spectre, quand même ?!
Une pause, et puis :
- Si c’est le cas, je te suggère de te retirer immédiatement. Tu n’auras pas d’autre adversaire que moi…


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Himmel


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Sam 9 Fév - 21:46

Demeure du Jugement Arrow

Sans comprendre comment ni pourquoi, Himmel s'était vu transporté instantanément exactement là où il souhaitait aller. Cela tenait un peu du miracle, et malgré son incompréhension devant un tel scénario, la joie de se retrouver au centre même du combat ne lui laissait pas le temps de faire place à la perplexité.

"Finalement, c'est peut-être mon jour de chance!"

Mais serait-ce vraiment ainsi? Car en face de lui, un Titan accompagné de trois géants faisaient face à la Reine Perséphone et aux Spectres. Le Juge du Griffon avait pu témoigner en direct de la puissance des titans et il savait que même en nombre, vaincre un tel adversaire serait un challenge très difficile. Deux guerriers se tenaient déjà face à lui. Seuls, ils n'arriveraient à rien, Himmel en était certain. Il détourna la vue quelques secondes, trouvant exactement celle qu'il voulait trouver. Il fit quelques pas vers elle, le regard confiant et fier.

- Lydia... Quel plaisir de te revoir saine et sauve. Tu es partie si vite que nous n'avons pas eu le temps de terminer notre conversation. Je suis heureux de voir que tu vas bien.

Puis il se tourna vers la Reine des Enfers, se courbant respectueusement.

- Dame Perséphone, nous nous occuperons de cet adversaire indigne. Hors de question de le laisser vous toucher, ne serait-ce qu'un cheveux.

Il se retourna vers le Géant, se préparant à lui faire face. Puis un dernier regard vers celle qui l'accompagnait depuis tant de temps. Himmel ne s'en souvenait pas, car ce n'était pas une mémoire qui lui appartenait. Cependant, la seule présence de la vampire l’apaisait, comme si il l'avait toujours connu et qu'elle avait toujours pris soin de lui.

- Te souviens-tu de mes paroles à la Cathédrale Lydia? C'est le moment, notre moment, celui de rebâtir cette relation que toi et moi avons toujours eu. Combattons ensemble contre l'ennemi de notre Reine et du Dieu des Enfers. C'est le destin qui a voulu nous réunir de la sorte, ne le faisons pas attendre d'avantage.

Il ouvrit le bras, incitant la Spectre du Vampire à prendre place à ses côtés, car telle était la place qui lui était réservée.

- Allons vaincre ce Titan et récupérer ce qui nous appartient!

Himmel s'approcha alors du Juge du Garuda qui semblait vouloir défier le Titan. Mais seul il n'avait aucune chance de survivre. Il ne refuserait pas l'aide de ses compagnons pour sûr.

- Ne me dis pas que tu veux le vaincre seul? Nous sommes là pour aussi, ensemble nous pouvons le vaincre!

Le combat était à présent inévitable. C'était un combat qui allait être décisif dans cette bataille, les Spectres ne pouvaient échouer!
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Shizuo


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 10 Fév - 8:33

-> Temple des Envieux

Alors que j'allais me poser devant le temple des Envieux, je sentis une nouvelle perturbation dans le cosmos qui m'alarma bien plus que les précédentes. Je reconnus immédiatement le cosmos inquiétant de celui qui aurait put détruire mon esprit hors de mon corps précédemment. Un immense grondement dans les environs, bien plus inquiétant que celui du chien des Enfers. L'espace autour de moi en distorsion, je fus comme englouti par une énergie en plein vol.

Lorsque je réapparut, j'étais toujours dans le ciel des Enfers mais l'atmosphère n'était plus la même, le décor avait lui aussi changé. Je regardais autour de moi et je compris que j'avais été téléporté, une étendue de glace, une brise glaciale et la robe blanche qui s'étendait à perte de vue. Je me trouvais au Cocyte, la dernière prison des Enfers où les ennemis des dieux y souffrent pour l'éternité.

Je perçus alors plus proches de moi les cosmos que j'avais ressenti plus tôt. Satisfait de me retrouver ici, au centre même de la bataille, je ne perdis pas une seconde pour aller me poser auprès des spectres qui faisaient face à trois Géant et au Titan. Avais-je de la chance que cette mystérieuse téléportation m'ait conduite ici ?

Après m'être posé dans la neige, je présenta mes respects aux spectres qui étaient présents avant de me tourner vers celle dont le cosmos était sombre et bienveillant à la fois. Il s'agissait de Dame Perséphone qui faisait elle aussi vaillamment face à ce Titan.

- Mes respects, Reine incontestée des lieux. Shizuo du Bénou pour vous servir, ces terres retourneront très bientôt à ses véritables propriétaires, nous les spectres vous le promettons.

Sans même me prosterner devant la Reine, je lui tourna le dos afin de faire face moi aussi, les ailes non déployés aux Géants. Tous semblaient tout aussi déterminés que moi à affronter ces ennemis des Enfers et je ne demandais moi aussi qu'à en découdre. Un autre spectre ailé accompagné d'une magnifique spectre aux allures vampiriques se tenaient devant le grand Titan. Considérant leurs cosmos et le sien, ils n'avaient aucune chance de le vaincre si une aide ne leur était pas apportée.

Je m'avançais moi aussi auprès d'eux en me plaçant auprès du grand spectre ailé. Je n'avais que faire des autres, je devais prêter main forte à ces deux spectres en espérant qu'un autre daigne nous rejoindre. Trois contre un... on pourrait croire que la victoire est assurée mais...

- Je vais vous apporter mon aide, je suis Shizuo du Bénou humble serviteur du grand Hadès. Combattons ensemble pour rendre à nos dieux ce qui leur est dû.

Mon cosmos s'enflammait déjà autour de moi, un feu sombre crépitait sur mon surplis tandis que la neige fondait sous mes pieds. L'entaille que m'avait fait le géant Phaïos Spathe se refermait de plus en plus jusqu'à refermer les failles que son immense épée avait créé dans mon armure. Je concentrais mon cosmos et le dispersa violemment autour de moi, provoquant une intense chaleur qui se propagea dans les environs.

*La défaite n'est pas permise, je dois tout donner pour la gloire de nos Seigneurs. Au péril de ma vie, j'aiderai mes alliés à anéantir ces monstres !*

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Krauser


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 10 Fév - 11:15

Les discussions s'entremêlaient. Les hommages et salutations se succédaient. L'espace d'un instant, Krauser se serait cru au beau milieu d'une soirée mondaine. Jusqu'au moment ou un spectre à la carrure aisément reconnaissable vint bruyemment rejoindre l'infernale assemblée, avec un enthousiasme qui manqua de faire pouffer Krauser. Il se souvenait avoir été un peu comme lui, il n'y avait pas si longtemps encore. Cela le lui rendait fort sympathique.

Mais au milieu de cette réunion improvisée, une tension impalpable flottait dans l'air. Des coeurs étaient troublés, Krauser le sentait; mais quelque chose de plus terrible encore se préparait.

Il semblerait que Venise devra attendre...

Et comme pour confirmer ses dires, un phénomène qu'Icelos était bien placé pour connaître apparut juste sous ses yeux: un portail dimensionnel s'ouvrit, pour faire apparaître trois créatures gigantesques, ainsi qu'un quatrième guerrier duquel émanait une puissance phénoménale. Ce fut d'ailleurs lui qui vint briser le silence tendu qui régnait alors au cocyte à cet instant:

"Tous les moutons d'Hadès et Perséphone sont-ils présent ? Je ne vois qu'un amas de larve et de cloporte en tout genre... Même celui qui m'a servit a tromper mon ennuie est là..."

Il était puissant... Mais parlait comme un enfant capricieux. S'il se voulait imposant, il n'inspirait à Krauser que l'impression d'une boule de nerfs incapable de produire plus que des menaces. Le dieu des illusions ricana un instant sans même daigner adresser un mot à ce nabot, que certains s'empressèrent de provoquer en combat. Il l'admettait, c'était là un combat qui allait s'avérer de grande envergure; mais il n'avait aucune envie de combattre un ennemi si comique, aussi puissant soit-il. De plus, cet individu paraîssait maîtriser les dimensions, faculté dont disposait également Icelos. Et le choc de deux distorsions spatiales pourrait avoir des effets dévastateurs, qui pourraient mettre en danger les autres spectres présents.

Krauser se détourna de celui qui s'était imposé comme le protagoniste, et toisa les géants du regard. Le spectre du démon et le mastodonte terrestre avaient déjà provoqué deux ennemis en duel. Il allait donc falloir s'occuper du troisième...

Krauser allait s'approcher de sa future victime, quand il ressentit un léger trouble émanant de la spectre du vampire, ainsi qu'un sentiment qui lui sembla bien étrange. Le fils d'Hypnos posa sonr egard sur elle. Elle était prête à se battre, mais semblait ressentir comme un malaise que même lui, dieu des phobies, ne pouvait identifier.
Avant que de se retourner, il lui adressa un signe de tête, ainsi qu'un regard qui signifiait clairement la confiance qu'il avait en elle et en les autres guerriers, ainsi que la volonté qu'il avait de combattre à leurs côtés.

Je tiendrai parole.

Puis le fils d'Hypnos tourna les talons vers sa cible, et s'en approcha de quelques pas avant de la toiser du regard. Cette créature était vraiment gigantesque... mais d'elle ne s'échappait aucune puissance qui mériterait d'être prise en compte. Un amas de chair tout juste doué de conscience, qui n'allait pas lui causer grand mal.

Bien!Il semblerait qu'il n'y ait plus que nous deux. Finissons-en vite, je ne tiens pas à éterniser un combat qui s'avère plus que dérisoire.
Viens, déchaîne ta méprisable haine contre moi, ainsi je pourrai te montrer ce qu'est la véritable colère.


Il n'y avait là aucune volonté de provocation ou d'intimidation. Mais si Krauser, en tant que fils d'Hypnos, ne se sentait aucunement supérieur à ses frères d'armes, de tous rangs soient-ils, il ne se privait pas pour mépriser toute créature s'il la jugeait méprisable. Ce géant en faisait partie, et il allait vite constater que ce n'étaient pas là des paroles en l'air.

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Géant [PNJ]


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Dim 10 Fév - 12:50

Le destin pouvait être bien capricieux parfois, mais peut-être également plus généreux dans certains cas. Alors que Hoplisma avait défié ce Gilles de Rais, un autre Spectre venait s'interposer à son tour.

- Et bien il semblerait que le destin me joue des tours également!

Un sourire sadique naissait sur le faciès du Géant. Cet adversaire semblait bien plus féroce que le précédent Spectre, une bonne nouvelle pour un être qui comme lui vivait de l'intensité du combat. Même si ce combat allait s'avérer bien plus difficile, qu'importe!

- Eh bien, quoi ? Ne me dis pas que tu as peur d’un pauvre petit spectre, quand même ?!

Le Géant éclata alors de rire.

- Tu n'as pas froid aux yeux petit! Mais fais tout de même attention à toi! Sous-estimer son adversaire n'apporte généralement rien de bon.

- Si c’est le cas, je te suggère de te retirer immédiatement. Tu n’auras pas d’autre adversaire que moi…

- Oh non! Maintenant je vais te faire fermer ton clapet! Tu m'as défié tu devras en subir les conséquences, mais une chose je peux te garantir, on va s'amuser!

Le Géant laissa exploser son Cosmos divin. Il était chauffé à bloc. Il avait été emprisonné depuis des millénaires, il attendait de pouvoir se mesurer à un adversaire en combat depuis bien trop longtemps. Inferno allait avoir l'honneur d'être le premier adversaire de Hoplisma depuis des millénaires. Ce qui signifiait également que le Géant était plus féroce que jamais!


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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Lun 11 Fév - 21:41

De son point de vue bien en hauteur, la vue était imprenable. Son maître se tenait face à l'usurpatrice, la demi-reine des Enfers. Quelle meilleure façon de voir une enfant gâtée sous le soleil de Sicile et ne revenant qu'une demi-année en ce royaume qu'elle prétendait être le sien.

Demi-reine...


Quelle meilleure façon de la nommer mais elle n'était encore qu'un jouet muet, tout juste une marionnette devant Japet. La voir ainsi pas plus réactive qu'une huître ne cessait d'intriguer Margarites Drakon. Quoique non, ce n'était pas cela. Si cette fillette ne réagissait pas, c'était à cause du charisme incommensurable du Titan.

Lui en jetait, bien plus que le seigneur des Enfers qui n'avait pas su les suivre et s'était fait piégé par les deux géants. Enfin, ses longs yeux balayèrent l'assemblée avant d'accrocher l'outrecuidance d'ennuyer le Titan. Chose qui avait du le distraire. Ce pour quoi le rhinocéros était toujours en vie. Le voir ainsi debout, vaillant, prêt à défier tout le monde et n'importe qui amusa Margarites. Et puis, il y avait cette façon de contredire le seul spectre qui n'avait pas d'office agressé Japet.

Elle le regarda encore quelques instants avant de se voir carrément défiée. De quoi surprendre le dragon mais après tout. C'était mieux d'avoir un ennemi aussi brutal, cela l'empêcherait de se laisser aller à ses instincts pacifistes.

Elle regarda son compagnon répondre au défi de l'autre triste sire et ceci fait, elle s'approcha du Rhinocéros.

" Bien, qu'il en soit ainsi. Rhinocéros, prépare-toi à défendre ta vie, personne ne menace le seigneur Japet et moi vivante, tu ne le souilleras plus de ta seule présence. "


Citation :
défi d'Ostro accepté par Margarites Drakon, je te laisse ouvrir le topic. Bonne chance
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MessageSujet: Re: Les retrouvailles d'une Rose et de son Bourreau   Mar 12 Fév - 22:37

Moins moqueur que celui qu'il avait choisi de servir, Elektron Thêr observait, silencieux, le groupe d'opposants qui leur faisait maintenant face. Ainsi, ils était ceux que le Titan Japet avait choisi d'expulser de ce Royaume des Morts. Les défenseurs d'Hadès et de son épouse Perséphone. Quelles raisons avaient bien pu les pousser à revenir ici alors que leurs chances de survie étaient si proches de zéro? L'espoir peut-être. Une vertu dont il avait si souvent entendu parler et à laquelle tellement de personnes semblaient attachées dans ce monde.

Ou peut-être était-ce seulement l'Inconscience qui animait ce groupe de survivants? Ce côté prompt et irréfléchi les menant à se jeter sur Japet dès les premières secondes et même à lui envoyer une attaque de plein fouet en espérant pouvoir le toucher. Cela ne pouvait réellement révéler un courage caché mais seulement de la naïveté. Même leur Déesse ne pouvait se défaire du Grand Titan alors comment de si faibles guerriers osaient-ils s'approcher ainsi de leur Maître? Oui. Sans aucun doute, la raison leur faisait défaut.

Pourtant, si certains Géants auraient éprouvé un mépris certain devant une telle impudence, la Bête d'Ambre ne pouvait s'empêcher d'éprouver un amusement difficile à dissimuler. Plus difficile encore lorsqu'un des Spectres s'avança dans sa direction pour le défier, laissant transparaître un mépris que personne ne pouvait ignorer. Ne tentant même plus de cacher son amusement:

Dire que les Spectres méprisent les Humains alors qu'ils leur ressemblent tellement dans leur comportement. Reste à voir si les Légendes sont vraies en ce qui concerne la force qu'ils dissimulent. Montre moi ce dont tu es capable. Il me tarde de découvrir cette fameuse colère. Et je te conseille de ne pas avoir usé de paroles vaines, sans quoi j'apporterai ta tête à ta Reine qui tremble de peur en retrait.

Citation :
Elektron Thêr accepte le défi de Krauser
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