RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)

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Zobeida


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MessageSujet: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Sam 8 Déc - 12:53



"Cétait avec une certaine appréhension que je franchis les portes de la muraille extérieure du palais pour gagner les rues d'Ispahan. Non pas que j'avais peur de me faire surprendre par les gardes, j'étais invisible à leurs yeux, me déplaçant en esprit, mais c'était tout simplement la première fois que mes "escapades astrales" me menaient aussi loin. Dans l'enceinte de la demeure du Shah, je me sentais plus ou moins en sécurité (si tant est que ce terme avait une quelconque signification dans le Monde des Esprits) et quitter ce monde en miniature pour arpenter la ville même était en soi intimidant.
Les allées, les avenues et les maisons semblaient être recouvertes dans une sorte de brume et cette vision avait quelque chose d'effrayant et stimulant à la fois. Cette sensation était comparable à celle que j'avais eu la première fois quand j'ai eu l'occasion de contempler la mer, des années plus tard : le même frisson d'excitation, le même émerveillement mais également cette peur de l'inconnu face à cette vaste étendue.

La curiosité fut finalement la plus forte et décidai de me jeter à l'eau. Je m'élançai à travers les rues de la cité regrettant de ne pouvoir faire la même chose aussi facilement dans le Monde des Hommes... Je me retournai : là-bas, au loin, quelque part, se trouvait mon enveloppe charnelle étendue paisiblement dans ma couche ; ordinairement le Shah - revenu depuis un mois de son pèlerinage à la Mecque - dormait avec moi mais cette nuit il avait dû se rabattre, avec regret, sur une autre pensionnaire du harem : j'étais "impure" en ce moment, une manière peu élégante de dire que j'avais mes règles...

Je m'arrêtai, décidant de ne pas trop m'éloigner du palais car je pouvais me perdre dans Ispahan ; bien sûr je connaissais la ville comme ma poche mais j'avais remarqué que dans le Monde des Esprits les distances et les apparences pouvaient être trompeuses et qu'un lieu que l'on connaissait bien dans le Monde des Hommes pouvait avoir un aspect différent de l'autre côté et je ne tenais pas à errer de longues journées, loin de mon corps qui du coup pouvait être à la merci d'un mauvais esprit.
Akil m'avait affirmé que je ne risquais rien de ce côté là et je me demandais ce qu'il avait voulu dire par là. Ce vieil homme en savait beaucoup sur moi et j'en savais peu sur lui, ce que je trouvais particulièrement agaçant.
J'avais pris, en cas de mauvaise rencontre, le cimeterre qu'il m'avait donné, le tenant fermement dans ma main. Le vénérable m'avait dit que cette arme était efficace dans les deux mondes car il était aussi bien capable de blesser les êtres immatériels que matériels.

Au détour d'une rue, la lame de l'arme se mit à briller brusquement, produisant une intense lumière bleutée. Akil ne m'avait jamais parlé de cette propriété et je ne savais ce que cela pouvait signifier. L'annonce d'un danger imminent ? La présence d'un esprit, bienveillant ou malveillant ?
Je jetai des regards aux alentours prête à me défendre si jamais cette arme était capable de déceler la présence d'un danger potentiel. Mais, autant être honnête, je n'en menais pas large..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 9 Déc - 0:41

Spoiler:
 

A nouveau je m’étais assoupi sur l’herbe et les fleurs éternelles de l’Elysion. A nouveau l’ennuie et l’inaction m’avait terrassés et à nouveau l’oubli de ma bénédiction s’était avéré être une salvatrice échappatoire à mon sort monotone.

Insensible aux doux parfums et à la chaleur du soleil artificiel qui régnait sans partage dans le plus bel endroit du sombre empire, j’usais de mes propres pouvoir afin d’instantanément succomber aux délices du monde onirique, un monde sans barrières, sans frontières, sans limites, un monde où tout était possible, le seul endroit où j’avais l’esprit en paix.

Plongeant sans retenues au cœur de mon royaume, je survolai nonchalamment les éternités scintillantes composées des innombrables âmes présentes en ce moment à mes côtés. Un cadre féerique qu’hélas l’éternité avait rendu insipide à mes yeux désenchantés.

Devant ce spectacle mainte et mainte fois contemplé, je me mis à me remémorer ce qui avait été mon existence depuis maintenant plusieurs millénaires, depuis que j’avais conclu ce pacte avec le sombre empereur.

*Combien de combat, combien de morts, combien de désillusions…*

Trop pour pouvoir ne serait-ce qu’espérer pouvoir m’en souvenir. Ce qui devait être la première pierre d’un plan millénaire s’était mue en une prison, une prison dans laquelle je tournais en rond comme un animal en cage. Bien sur mon but avait été atteint, bien sûr j’avais accompli ce pourquoi j’avais conclu ce pacte, mais j’avais perdu quelque chose que je n’aurais jamais crus pouvoir perdre un jour. J’avais perdu mon émerveillement.

*Moi, le premier rêveur, le plus grand visionnaire de la création, me retrouver à présent dépourvue de mon étincelle personnelle…Cruelle ironie.*

C’était dans ce genre de situation, lorsque mon désespoir devenait insupportable, que j’allais parcourir le monde des Hommes, Hommes que parfois j’enviais tant.

Emergeant du monde onirique dans le monde matériel, je ne pris pas la peine de matérialiser une forme physique ou de prendre un corps d'emprunt, ce n’était que l’histoire de quelques minutes, quelques heures tout au plus. Ce fut donc sous la forme d’un nuage de poussière d’or que je traversai les cieux terrestres pour contempler les milliards de petites vies anonymes se déroulant sous mes yeux, chacune d’elles reliées à moi par la bénédiction que chaque soir mon souffle venait leurs apporter, chacune d’elles à la fois unique et reconnaissable, chacune en ce moment soit éveillée, soit dans mon royaume, là où mes enfants se chargeaient de leur apporter rêves, fantasmes et cauchemars.

*Peut être devrais-je recourir aux services de l’un d’eux, cela fait longtemps que je n’ai pas rêvé comme un simple dieu.*

Une idée qui méritait que je m’y attarde, ma position m’interdisait normalement d’avoir accès aux mêmes rêves que l’ensemble des créatures conscientes de cet univers qui dès leurs entrées en mon royaume se voyaient véhiculées par mes enfants et moi-même jusqu’à leurs réveil. Hélas, dans mon cas comme dans celui de mes enfants, le voyage était contrôlé, chacun de nous avait à sa façon le choix dans ses pérégrinations et moi encore d’avantage.

*Peut être le bonheur de l’incertitude me fera-t-il le plus grand bien…*

J’allais m’en retourner vers le monde onirique pour demander à Oneiros un service lorsque je ressentis à quelques dizaines de kilomètres de moi une singularité familière.

*Encore un ?!*

La signature cosmique ne faisait aucun doute sur la nature de cette singularité, j’avais de nouveau découvert une de ces anomalies humaines que j’avais nommée darkwalkers.

Ils étaient extrêmement rares, et cette rareté se voyait accentuée par le caractère relativement précieux de leurs dons pouvant autant s’avérer être une malédiction. Ceux qui pouvaient dans leur sommeil rejoindre une version altérée et onirique de ce monde étaient généralement la cible de leur semblable ou même d’entités très anciennes se nourrissant de leur énergie.

Pour ma part je les considérais comme une curiosité, une amusante anomalie qu’en dépit de mes efforts les plus sincères j’avais été incapable d’éliminer de ce qui est par ailleurs une harmonie de précision cosmique. Dans ma création du royaume onirique, ils étaient à la fois paria et maudit, leur singularité les conduisant le plus souvent à l’isolement et à la folie.

Encore une fois j’aurai pu juste partir sans me retourner et laisser cet humain seul à son triste sort, mais fusse par ennuie, par curiosité déplacée, quelque chose au fond de moi m’imposait de rester, m’imposait de rejoindre cette singularité. Pour quoi faire ? Je crois bien que je n’en avais aucune idée à ce moment-là.

Une fraction de seconde me fut amplement suffisante pour traverser l’espace me séparant d’elle, et quelle fut ma surprise en découvrant que la singularité n’était autre qu’une jeune fille, une adolescente humaine ayant à peine une quinzaine de printemps à son actif.

*Encore une enfance brisée.*

Là où ses semblables étaient sans nul doute en train de rêver de choses et d’autre comme il sied à leur nature, elle, se voyait condamnée à cette version grotesque et maudite du monde physique, un de mes échecs cuisant dans la tentative de réaliser un monde onirique parfait, un monde peuplé de dangers et impropre au passage d’un esprit humain.

*Je dois la retrouver.*

Il me fut aisé de suivre le lien cosmique unissant encore l’esprit de la jeune fille et son corps aux travers des plans oniriques pour finalement déboucher sur le monde des brumes et des ombres, là où errait encore la pauvre enfant.

*Pourvu que son corps n’attire aucun parasite durant son séjour ici.*

Je devais faire vite, chaque secondes comptaient, je me surpris moi-même de l’intérêt inexplicable que j’éprouvais envers cette enfant humaine, l’ennuie était-il si terrible que je devais impérativement le tromper avec cette occasion ? Au fond cela importait peu, car je l’avais rejointe toujours sous la forme d’un nuage de poussière d’or scintillant et ondulant comme une unique et imposante volute étincelante révélant un peu plus la nature éthérée du monde qui nous entourait.

L’enfant portait avec elle une arme singulière ressemblant à un sabre à lame courbe, à la différence près que sa lame irradiait d’une lueur bleutée assez déroutante.

*Mais, cet enchantement, c’est…*

Qui avait donc bien put donner une telle arme à cette enfant, et qui était-elle au juste ?

« N’ai pas peur petite fille, je ne te veux aucun mal. »

Disant cela, je réduisis un peu mon envergure en me tassant en un nuage plus compact à taille humaine, formant ainsi une silhouette d’homme de taille moyenne étincelante, j’oubliai pourtant de fournir un visage à mon avatar qui hérita simplement de mon étoile à six branches sur le front.

Lévitant toujours à quelques dizaines de centimètres au-dessus du sol, je m’approchais doucement et sans geste brusque de cette enfant avant de poursuivre.

« Tu sais cet endroit n’est pas sûr pour ceux de ta nature, tu ne devrais pas être ici, aussi loin de ton enveloppe physique. Certains pourraient en profiter pour s’en emparer et tu serais condamné à errer à jamais dans ces limbes imparfaites et inachevées pour l’éternité. »

Tendant alors ma main scintillante vers elle, je l’invitai par-là à me suivre.

« Peut être es-tu perdue, suis moi je vais te ramener vers ton corps. Oh j'ai faillis en oublier mes bonnes manière, je suis... Sand, et je suis le créateur ainsi que le gardien de ce monde et de tous les autres mondes oniriques. Et toi, qui es-tu jeune enfant ? »


Dernière édition par Hypnos le Ven 4 Jan - 18:24, édité 1 fois
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Zobeida


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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 9 Déc - 12:26

"Je sursautai et poussai un petit cri de frayeur quand j'entendis une voix, venue de nulle part, me disant de ne pas avoir peur et qu'elle ne me voulait aucun mal. Généralement ce genre de phrase produisait l'effet inverse, tout particulièrement quand la personne qui la prononçait était cachée.
Du coin de l’œil je vis une sorte de... nuage doré qui prit rapidement la forme d'une silhouette lumineuse de taille humaine ; elle n'avait pas de visage mais une étoile à six branches se trouvait à l'emplacement du front.
Je me demandai qui pouvait bien être cet être - car le mot "personne" ne me serait pas venu à l'esprit pour qualifier le nouveau venu. Il était manifeste que j'avais en face de moi un esprit ; la question était de savoir s'il était animé d'intentions bienveillantes ou malveillantes...

J'assurai ma prise sur la poignée de mon cimeterre, prête à frapper si jamais cette "chose" était hostile. Elle s'approcha de moi, doucement, lévitant à quelques pouces du sol et me dit les mêmes choses que m'avait dit Akil au sujet des dangers qu'il y avait à voyager en esprit, à savoir le risque qu'une créature maligne prenne possession de mon corps durant mon absence.
L'être tendit une main vers moi et j'eus un petit mouvement involontaire de recul. Puis il se présenta comme étant "Sand" et qu'il était le créateur et le gardien de ce monde, ainsi que de beaucoup d'autres. Je ne savais s'il était sérieux en disant cela ou s'il était complètement ; je ne pus m'empêcher de hausser un sourcil dubitatif.
Quoi qu'il en soit, puisqu'il avait eu la politesse de se présenter je le fis à mon tour :

- Hum, je m'appelle Zobeida, ravie de vous rencontrer... fis-je d'une voix monocorde. Je vous remercie de votre hum... aide mais je ne risque rien ici... Enfin c'est ce que m'a affirmé un magicien que j'ai rencontré il y a quelques mois... Mais dites-moi, seriez-vous aussi l'un d'entre eux ?

Question de pure forme car je sentais que cet être était bien plus que cela car il émanait de sa personne une puissance extraordinaire qui semblait surgi du fond des âges et qui n'était en rien comparable à celle d'Akil..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 9 Déc - 18:45

L’enfant était sur ses gardes, un peu méfiante, une attitude qui me rassura et qui pourrait bien un jour lui sauver la vie et bien plus encore si elle persévérait à venir dans ce lieu grotesque. Une petite preuve de maturité qui me fit presque sourire. Devant cette enfant resserrant ses petites mains autour de son arme enchantée, j’eus comme une bouffée de chaleur m’envahissant, comme… une sorte d’affection.

Ses mots en revanches causèrent en moi une bien étrange sensation, apparemment je n’étais pas le premier à lui avoir rendu visite dans cet entre-monde inachevé et mon prédécesseur semblait lui avoir fait forte impression pour qu’elle accorde autant de crédit à sa parole, elle encore si jeune et impressionnable.

Je ne pouvais nier l’existence en elle d’un cosmos lattent de grande puissance, mais dans l’état actuel de celui-ci et surtout en imaginant l’usage en somme tout relatif que Zobeida devait savoir en faire, cela ne faisait que la mettre d’avantage en danger.

Ramenant à moi ma main tendue, je restai en place afin de l’habituer à ma présence et surtout lui montrer que je n’avais nulle mauvaises attentions à son égard.

*Farouche et impétueuse on dirait, peut être qu’après tout son enfance n’a pas entièrement disparue.*

« Ce… Magicien comme tu le nommes, il a du flair, parvenir à ressentir le potentiel… magique en chaque humain n’est pas chose aisée. Si je ne peux le contredire quand à ta puissance, je préfère te prévenir que pour le moment elle n’est encore que latente, et qu’elle constitue donc la plus grande menace pesant sur toi actuellement. Les créatures peuplant cet entre-monde seront attirées par lui comme par une flamme brillante dans l’obscurité, c’est surprenant qu’elles ne soient pas encore introduites dans ce palais où ton corps repose… »

Une hypothèse me vint alors à l’esprit, et si ce magicien avait tissé quelques défenses entourant ce palais afin de garantir à cet enfant un cadre sécurisé pour s’éveiller en douceur à sa condition de darkwalker ?

*Probable en effet, ce magicien m’intéresse, il faudra que je le rencontre un de ces jours.*

Magicien, magie, des termes en somme fort peu erronée lorsque l’on voyait les prodiges capable d’accomplir le cosmos et ceux le maîtrisant. Un vocabulaire d’enfant innocent que je n’allais pas lui prendre.

« Peut être que celui t’ayant fait don de cette arme magique t’a également laissé d’autre cadeaux sans que tu le saches. Un homme prévenant, j’espère que tu l’as remercié, et surtout que tu le reverras d'ici peu. Il te serait sans nul doute un professeur des plus précieux. »

Déployant un instant dans les environs des volutes de poussières d’or, je scrutais les environs immédiats à la recherche de sluagh ou d’autres créatures maudites sillonnant cet entre-monde.

Ce fut avec un certain soulagement que j’appris que pour le moment nous étions seuls, une situation ne pouvant durer bien longtemps.

Je poursuivis d’une voix se voulant rassurante et amicale, la voix d’un jeune homme de son âge.

« Un magicien moi ? Oui, on peut dire ça, à la différence près qu’en ce qui me concerne je suis plus ancien que l’humanité et que les mondes oniriques sont de mon fait, sinon oui je peux être qualifié de magicien si tu le souhaites. Mais dis-moi, tu sembles vouloir rester ici n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui peux bien t’attirer dans cette version altérée et brumeuse du monde physique alors que les mille formes du rêve pourraient être tiennent ? »

Une terrible question me vint à l’esprit, avait-elle seulement jamais rêvée comme un humain normal ? Avait-elle connue autre chose que cet endroit sinistre ?
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Zobeida


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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 9 Déc - 23:47

"Sand - ce nom me disait quelque chose car il faisait référence à quelque chose de vaguement familier, mais quoi ? Je ne m'en souvenais plus - avait l'air fort intéressé par ce que je venais de lui dire auparavant. Il me répondit qu'une puissance, à l'état latent, se trouvait en moi et que par conséquent je constituais un mets de choix pour d'éventuels prédateurs spirituels. D'ailleurs, il était fort étonnant qu'ils n'aient pas cherché à s'introduire dans le palais pour investir mon corps.
Tout ceci n'était guère rassurant...

Peut être que celui t’ayant fait don de cette arme magique t’a également laissé d’autre cadeaux sans que tu le saches. Un homme prévenant, j’espère que tu l’as remercié, et surtout que tu le reverras d'ici peu. Il te serait sans nul doute un professeur des plus précieux.

Comment avait-il deviné que c'était Akil qui m'avait donné ce cimeterre ?! D'ailleurs, comment avait-il deviné qu'il était magique ? D'un autre côté, s'il faisait partie de la "profession", il avait très bien pu arriver facilement à cette déduction. Je répondis néanmoins à sa dernière phrase :

- Hum, il m'a affirmé que nous nous rencontrerons de nouveau, dans un futur proche... Il m'a dit que j'avais encore des choses vivre et à découvrir, tout ça... Il en sait beaucoup sur moi en tout cas... Quoi qu'il en soit, il est incroyablement puissant car il est capable de voyager en astral, ou en esprit, je ne sais plus le terme exact, tout en laissant son corps derrière lui, à des centaines de lieues de distance !

Sand sembla regarder un instant aux alentours avant de poursuivre. Sa voix était mélodieuse et très plaisante à écouter. Je me demandai subitement quelles intonations, quelles inflexions, elle pouvait avoir quand il chantait. S'il lui arrivait de chanter...
Bref, il m'affirma qu'il était en quelque sorte un magicien, mais qu'il était aussi vieux que l'humanité... Je fis une moue, me disant qu'il avait dû rester un peu trop longtemps la tête nue au soleil...
Il me demanda ensuite pourquoi je restais ici au lieu de voyager à travers les rêves (enfin, si j'avais bien compris le sens de ses paroles). Ce à quoi je répondis :

- C'est qu'en fait il m'arrive parfois de visiter les rêves des dormeurs et pas seulement en tant que simple spectateur, mais acteur...

Et je pris comme exemple le rêve qu'avait fait le terrible imam Abul Bakr, celui où il était vêtu de rose et jouait à la marelle avec un cheval de bois au son de la musique de jolies jeunes filles...

- Voila à quoi j'occupe la plupart de mes nuits. Je me glisse dans les rêves qui prennent la forme de globes de lumière colorée, flottant au-dessus de quelques pouces de la tête des dormeurs. J'évite d'entrer dans ceux de couleur noire par contre : ils sont mauvais et emplis de noirceur..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Lun 10 Déc - 2:59

Visiblement surprise par ma dernière phrase, l’enfant jeta un rapide coup d’œil à la lame bleuté de son arme, j’avais apparemment visé juste. Enfin qui d’autre que cet homme mystérieux aurai pu faire cadeau d’une telle arme à cette enfant ? L’enchantement qu’il portait requérait un réel talent, certainement pas le genre de sabre que l’on trouvait chez le marchand du coin, quelle que soit la somme versée.

« Sur plusieurs centaines de lieux de distance hein ? J’imagine que sa puissance magique doit lui permettre un tel voyage et que ses enchantements l’immunisent contre les parasites de cet entre-monde. Il semble s’intéresser à toi c’est certain, une chance pour toi, les tiens sont extrêmement rares, et ceux qui comme lui se préoccupent de leur semblables le sont encore plus. Tu as beaucoup de chance de l’avoir rencontré, au moins tu ne seras pas seule dans l’apprentissage de tes dons. »

Restant alerte quant à l’arrivée soudaine et plus que probable de charognards et autre prédateurs oniriques, j’écoutais sans bruit l’étonnante révélation que m’affirma Zobeida quand à ses facultés.

* Ça alors… Elle n’est pas un darkwalker, aucun darkwalker ne peut pénétrer dans les rêves créés par mes enfants et encore moins intéragir avec eux.*

A dire vrai à ma connaissance aucuns êtres en cet univers n’avait ce pouvoir hormis un autre de mes fils, le monde du rêve ainsi que ses milles formes étaient mes créations et personne pas même le puissant père de l’Olympe ne pouvait les investir et les réclamer sien, ou même ne serait-ce que tenter d’en modifier le cours.

*Une erreur d’enfant surement, peut être a-t-elle rêvée tout simplement, un rêve dans un rêve, je reconnais bien là Phantasos, à moins que cela ne soit Morphée…*

« Tu disposes là d’un pouvoir pour le moins… Unique, parmi les tiens si je ne m’abuse, j’ai parcouru longtemps ce monde et c’est bien la première fois que je rencontre quelqu’un pouvant plonger dans le monde onirique d’autrui. Normalement seul les mille oneiroi et moi-même en sommes capables. »

Il devait bien avoir une explication à cet état de fait, sans doute l’aide facétieuse d’un de mes enfants s’étant lui aussi pris d’affection pour elle. Un don inestimable que je ne comptais pas lui prendre.

*Mieux vaut cela que rester éternellement prisonnière de cet entre-monde grotesque.*

« Et donc tu allais sans doute plonger dans l’un d’eux avant que je n’arrive n’est-ce pas ? Je… »

Je ressentis alors accourant vers nous ce que j’avais craint depuis le moment de mon entrée en ce monde, mon pouvoir devait se sentir sur des centaines de lieux à la ronde, attirant toute les créatures vers moi, et vers elle. Me tournant à nouveau vers elle, je devais faire en sorte que rien ne lui arrive, son don la rendait fascinante à mes yeux et bien que son arme serait sans doute efficace contre nos assaillants je doutais en revanche de la portée de son bras.

« Ecoute Zobeida, de vilaines choses accours vers nous, je ne t’apprendrais rien en te disant que leurs compagnies n’est pas conseillées, aussi je te propose de quitter les lieux au plus vite. »

Je lui tendis une nouvelle fois la main de mon avatar fait de poussière d’or, une main qu’elle devait rapidement saisir ou alors il ne nous resterait plus qu’à subir la marée des innombrables et hostiles habitants de ce monde des brumes.
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mar 11 Déc - 20:38

"Sand éprouva beaucoup d'intérêt envers Akil, ne tarissant pas d'éloges à son sujet et affirmant qu'il ferait un excellent mentor. J’acquiesçai et lui sourit. Enfin, tout ceci était bien gentil mais encore faudrait-il que ce vénérable magicien daigne venir me chercher ! Cela faisait presque un an que je l'avais rencontré et il n'avait pas de nouveau donné signe de vie. Si ça tombe je le reverrais dans dix ans, après avoir été engrossée par le shah...
Sur ce point, je n'avais pas vraiment à m'inquiéter : les femmes prédisposées à devenir guerrières du Dieu de la Mort ne pouvaient donner la vie - ou alors très difficilement. Ce qui était, après tout, logique.

Il me parla ensuite de mon don qui était unique en son genre, tout au moins parmi les humains, précisant que seul les mille "oneiroi" et lui-même étaient capables d'un tel exploit. Je haussai les épaules :

- A vrai dire je ne sais pas trop si je suis la seule à pouvoir pénétrer dans les rêves et y agir mais une des filles du harem où je vis avait affirmé que j'étais une euh... kelshayi, un mot comme ça. Je sais qu'en Europe, la meilleure traduction qu'on pourrait donner est "fée" et que dans nos contrées c'est "djinn".

L'être commença à me poser une question quand il s'interrompit et scruta les alentours. Je me raidis car je vis la lame du cimeterre luire d'une lueur rouge. De toute évidence les créatures hostiles que Sand avait évoquées se trouvaient non loin de là où nous nous trouvions ; j'en eus confirmation quand il se tourna vers moi et me conseilla de déguerpir le plus vite possible en sa compagnie.
Je hochai la tête en guise d'assentiment. La question était de savoir vers où aller.

- Hum, il y a une mosquée pas très loin d'ici. Nous y serons en sûreté : c'est un lieu saint et je ne pense pas que des créatures maléfiques oseraient y pénétrer, proposai-je en désignant du doigt une coupole surmontée d'un croissant..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mar 11 Déc - 21:33

Elles avançaient, inexorablement elles avançaient ventre à terre aussi vite qu'elles le pouvaient.

*Elles doivent être affamées pour oser ainsi se lancer à ma rencontre… Je ne pourrais sans doute pas les faire fuir avec un coup d’esbrouffe.*

Alors qu'elles avançaient vers nous, la lame enchantée que portait la jeune Zobeida prit la teinte du sang et de ce fait informa la jeune femme de l’imminence du danger qui accourait.

Mettant de côté la situation pour le moins intrigante de Zobeida et de ces facultés extraordinaires, je cherchais le plus rapidement possible une solution à notre problème tout en écoutant la dernière proposition de la jeune femme.

« Hélas je crains que son caractère sacrée ne dissuade pas nos assaillants, seuls certains rites et runes aujourd’hui oubliées pas la plupart d’entre vous pourraient nous sauvegarder de leurs faims dévorantes. Je parierais que seul le palais où se trouve ton corps puisse nous abriter. Après tout si j’ai vu juste ce magicien a dû y placer les protections adéquates. »

*Mais si j’avais tort ? Si seule la chance avait préservé cette enfant, si aucunes protections n’entouraient ce palais ? Je guiderais ces créatures vers un corps de premier choix et condamnerai cette enfant à errer sans fin dans cet entre-monde misérable en compagnie de ces choses affamées.*

Je ne pouvais pas prendre ce risque, je n’en avais pas le droit. Eriger maintenant une protection efficace aurai demandé trop de temps, temps durant lequel Zobeida serai livrée à elle-même.

*On pourrait leur échapper si je nous faisais entrer dans un des rêve nous entourant.*

Prenant un ton enjoué et rassurant, je me rapprochais de Zobeida avant de lui déclarer.

« Allons plutôt dans un des rêves nous entourant, montre-moi ton don, une fois dans un rêve, ces monstres ne pourront pas nous y suivre. »

Les premiers signes de leurs arrivées se faisaient maintenant sentir, une sensation de froid intense s’empara de moi et les ombres commencèrent à envahir les brumes environnantes, faisant entièrement disparaître les bâtisses et l’entre-monde se trouvant derrière moi. Des plaintes stridentes et monstrueuses nous parvenaient en une horrible cacophonie qui s'amplifiait à chaque secondes. Elles étaient proches, très proches...

Prenant les devants, j’indiquais à Zobeida le rêve le plus proche et l’invita à me suivre vers ce nouveau monde onirique.

« Viens vite, ne t’en fais pas je vais t’aider, tu ne risques rien. »

La sphère brillante nous attendait, lumineuse et pétillante.

*Surement celle d’un enfant.*
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mer 12 Déc - 22:35

"Ma proposition de chercher refuge dans une mosquée ne reçut pas l'assentiment de Sand : selon lui, la sainteté du lieu ne serait pas suffisante pour maintenir à distance les créatures maléfiques. Le meilleur endroit serait le palais car, toujours selon lui, Akil aurait peut être érigé, sans que je le sache, une puissante barrière de protection contre les esprits de ce genre.
Je sentais qu'il n'en avait pas l'air très sûr et le voyait un peu hésiter. Une chose était certaine en tout cas : si l'on ne faisait rien dans les minutes qui allaient suivre, nous allions servir de pitance à ces monstres et cette perspective n'avait rien de réjouissant...

Il entrevit alors une solution : pénétrer dans le rêve d'un quelconque dormeur afin d'échapper à ces créatures. Je hochai la tête, non pas que cela me paraissait une excellente idée, mais que c'était la seule option qui me semblait la plus sensée étant donné l'urgence de la situation.
Déjà les esprits se rapprochaient de plus en plus et je frissonnais tant je pouvais sentir leur faim et leur présence malveillante.
Sand me guida vers la maison la plus proche et nous traversâmes le mur sans effort, déboulant dans une chambre. Un enfant d'environ dix ans y dormait paisiblement. A quelques pouces de sa tête, flottait l'habituelle sphère colorée, indiquant qu'il était en train de rêver. Elle était d'un beau bleu brillant teinté d'or. Au moins elle n'était pas sombre.
Priant pour que les monstres ne puissent nous suivre, je penchai la tête de manière à toucher le globe, toujours tenant la main de Sand.

Nous nous retrouvâmes aussitôt dans une sorte de caverne gigantesque éclairée par des torches et des lampes à huile et que renvoyaient l'éclat des pièces d'or, des gemmes et des bijoux amoncelés en monticules qui faisaient au moins trois fois la hauteur d'un homme. Des meubles précieux y étaient également entreposés, des armes damasquinées, des statues en marbre ou en albâtre, des pièces d'orfèvrerie, des meubles en bois précieux, des tapis aux teintes vives...
Un petit sentier serpentait entre ces richesses et nous vîmes au lion la silhouette d'un jeune garçon qui ne devait pas avoir plus de mon âge marcher d'un pas tranquille au beau milieu de ce trésor fabuleux qui pourrait acheter tout un empire. Un petit singe était perché sur son épaule.

- Aladdin ! murmurai-je à Sand. Ce petit garçon est en train de rêver du conte d'Aladdin et la Lampe Merveilleuse ; en fait il rêve qu'il est Aladdin..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Jeu 13 Déc - 17:32

Les secondes nous étaient comptés et ça Zobeida semblait l’avoir compris, d’un hochement de tête approbateur elle me suivit vers la plus proche habitation où notre porte de sortie nous attendait, une porte donnant sur le rêve innocent d’un tout jeune garçon. Que les rêves pouvaient être purs et agréable pour un humain de cet âge, à la simple vision du portail onirique, scintillant et bleuté, je sus que son rêve ne pourrait être que merveilleux, un don si précieux que mes enfants n’accordaient pas à n’importe qui.

*Car telle est ma volonté. La pureté et l’innocence se voient récompensées de cette manière.*

Approchant sa tête du portail tout en me tenant la main, Zobeida fut aspirée, transporté avec moi dans ce rêve et en un éclair nous nous retrouvâmes dans une caverne débordant de richesses défiant l’imagination.

*La caverne aux merveilles.*

Ressentant un peu plus loin la présence de l’esprit du rêveur, je découvris alors, perché sur son épaule, l’architecte de tout ceci en la personne d’un de mes enfants ayant pris la forme d’un petit singe qui dès mon arrivé tourna la tête dans ma direction tout en ouvrant grand ses yeux à cause de la surprise.

M’interpelant par télépathie, il me demanda ce que je faisais ici dans ce rêve et pourquoi j’avais amené avec moi une humaine dans le monde onirique d’un autre.

*J’ai voulu la sauvegarder des sluagh, elle est… différente des humains normaux, elle a accès au monde des brumes et apparemment un de tes frères semble s’être pris d’affection pour elle et lui offre des passages vers les mondes oniriques d’autre humain. Ce rêve était notre porte de sortie alors nous l’avons emprunté.*

Cela ne sembla pas le convaincre totalement, il argua, très justement d’ailleurs, que cette fuite était inutile et que si effectivement une bande de sluagh avait pris le risque de m’attaquer moi, alors ils n’abandonneraient pas, même s’ils devaient passer des années à nous attendre.

Il avait raison, cette fuite ne rimait à rien, Zobeida ne pouvait pas rester longtemps en ce monde onirique qui disparaîtrait avec le réveil de ce petit garçon, et si je pouvais la maintenir éternellement en sécurité dans les innombrables monde oniriques qui composaient mon royaume, je doutais que ce sort ne lui plaise.

*Tu dis vrai, alors il ne me reste plus qu’à les attirer loin d’elle à notre sortie, ces créatures verront en moi le plus beau repas de leurs existences et me suivront par légion. Cela laissera le temps à cette enfant de regagner son corps.*

Je n’avais pas d’autre solution, bien que j’abhorrais me battre avec ces choses, descendants direct du chaos primordial, cette fois j’avais quelqu’un qui devait être protégé, quelqu’un qui nécessitait mon intervention.

*Cependant même si je les anéantis tous, d’autres viendront, le cosmos latent de cette enfant les attirera encore et encore, et je ne pourrais pas toujours être là pour la protéger.*

Le don de cette enfant allait lui coûter bien plus que sa vie si rien n’était fait, que faisait donc ce magicien ? Pourquoi n’était-il pas auprès d’elle pour au moins lui apprendre à masquer son cosmos aux sens de ces créatures ? Pourquoi prendre la peine de donner une arme enchantée à une enfant sans même lui apprendre à s’en servir ?

Je n’aurai pour ma part tout simplement pas le temps de faire ceci durant ce rêve qui pouvait se transformer d'un instant à l'autre, mais tout n’était pas perdu, si je ne pouvais pas le lui apprendre, je pouvais néanmoins lui en donner les moyens.

« Zobeida, tu vois tous ces bijoux, ces colliers, ces bagues, ces bracelets ? Choisis en un pour toi et prête le moi un instant. »

Laissant à Zobeida le temps de choisir celui qu’elle préfèrerait, je portai à nouveau mon attention au rêveur qui semblait avoir remarqué le comportement étrange de son petit compagnon et porta son regard là où regardait toujours maladroitement celui-ci pour nous découvrir Zobeida et moi.

*Et mince ! Il nous a vus… Bon, joue le jeu mon enfant, nous ne somme rien d’autre que des personnages de son rêve.*

Mon fils acquiesça et bondit alors de l’épaule du petit garçon pour venir me rejoindre alors que ma forme se transformait en quelque chose de plus enfantin, quelque chose qui irait mieux avec le monde nous entourant.

Spoiler:
 

« Hoho ? Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu de la visite. »

M’approchant doucement du jeune garçon en lévitant à quelques centimètres au-dessus du sol. Je savais bien sur qui était son personnage mais le mien lui n’était pas sensé le savoir.

Prenant un air amical et rassurant, je souris à l’enfant avant de lui demander qui il était et ce qu’il venait faire ici.
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mar 18 Déc - 20:44

"Il s'écoula un long moment avant que Sand ne se tournât vers moi et me fit une étrange requête : il me demanda de choisir parmi les bijoux se trouvant dans ce fabuleux trésor, d'en choisir un et de le lui prêter.
Je lui jetai un regard interloqué : qu'avait-il donc en tête ? Souhaitait-il essayer l'un de ces colifichets ? D'ailleurs, était-ce vraiment le moment de se préoccuper de bijouterie ?
Haussant les épaules, je décidai toutefois d’accéder à sa demande. Après tout, peut être avait-il une idée derrière la tête, bien que je ne voyais pas laquelle.

L'entreprise ne fut pas chose aisée car il y avait tellement de choix que je ne sus plus où donner de la tête ! Et puis, un homme demandant à une femme de choisir un bijou au milieu de tant de merveilles, c'était prendre le risque d'attendre un sacré bout de temps ! Cela revenait à lui demander de prendre une robe parmi une vingtaine d'entre elles : vous pouvez être sûrs qu'elle va toutes les essayer, hésiter, les réessayer de nouveau avant de prendre finalement la première...

Cet anneau d'or serti d'une perle ferait-il l'affaire ? Non, Trop banal ! Ce collier d'améthystes me siérait-il ? Pas du tout ! Et ce bracelet en or représentant un serpent enroulé et dont les yeux étaient deux belles émeraudes ? Hum, peut être. Je le mis de côté.
Oh ! Mais qu'avons nous là ? Une tiare en or massif dans le plus pur style babylonien ! Je le mis sur ma tête et me contemplai dans un miroir ovale en cuivre. Pas mal du tout, même si je trouvais cela un peu trop ostentatoire...
Je continuai à farfouiller, les yeux pleins d'excitation : ce torque en argent gravé d'inscriptions étranges ? Vulgaire ! Cette paire de bracelets en or ? Le travail manquait de finesse. Ces boucles d'oreilles serties chacune d'une grosse perle noire en forme de goutte ? Hum, moui, pourquoi pas. Je les mis de côté également.
Je poussai un sifflement admiratif quand je sortis du tas de pièces d'or un magnifique poignard à la lame recourbée et dont la poignée était en argent massif ; le pommeau figurait une tête de dragon et ses yeux de rubis jetaient des éclats sanglants. Je le mis à ma ceinture : il serait bien assorti avec le cimeterre d'Akil.

Mais je n'étais pas plus avancée car je n'avais toujours pas trouvé de bijou à mon goût. C'est alors que mon regard fut attiré par un anneau d'or. C'était un simple cercle de métal solaire mais il avait quelque chose d'étrangement familier sans que je puisse dire pourquoi ni comment. Je le pris et éprouvai une sensation des plus étranges, comme un léger frisson. Pendant un bref instant, je crus voir d'étranges inscriptions sur le bord extérieur : elles étaient élégantes mais cela n'était pas du persan.

Spoiler:
 

Quoi qu'il en soit, il ferait très bien l'affaire ! Je me tournai vers Sand :

- Voila j'ai trouv...

Je me figeai car à la place de Sand se tenait un drôle de bonhomme qui avait un aspect aussi étrange que comique. Je mis un certain à comprendre que le magicien venait d'adopter cette forme insolite pour, sans nul doute, ne pas effrayer Aladdin, ou tout au moins le gamin qui rêvait qu'il était Aladdin.
Je m'approchai de Sand et lui remis discrètement l'anneau sans dire un mot, souriant au jeune homme..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mar 18 Déc - 22:20

Mon fils me bondit alors dans les bras pour se mettre à me tourner autour à la manière d’un petit singe jouant avec un compagnon. Tout ceci n’était en vérité qu’un simulacre visant à préserver les apparences, la pureté d’un rêve ne devait pas etre troublé, surtout pas celui d’un enfant.

*Doucement fils, que ça reste crédible.*

Me saisissant du petit singe, je le reposai sur le sol de la caverne aux merveilles juste à temps pour que Zobeida ne revienne vers moi ayant visiblement trouvé son bonheur parmi les nombreuses créations de mon fils. Un poignard à sa ceinture et un bel anneau d’or à la main, elle me tendit alors ce dernier comme je le lui avais précédemment demandé. C’était là sans nul doute une belle création, un objet tel que l’on ne pouvait en trouver que dans le royaume onirique. Néanmoins il n’était pas à sa place dans le rêve d’un enfant, et l’architecte de ce rêve allait devoir répondre de sa présence en ces lieux.

*Pourquoi as-tu conçu ce genre d’objet pour un rêve d’enfant ? Pour connaitre l’histoire je suis sûr que ce genre d’objet n’a pas sa place ici. Qu’aurais-tu fais si cet enfant l’avait trouvé avant nous ?*

Pendant un instant le singe parut penaud, comme l’aurait été un enfant grondé par son père et se confondis en excuse. Si seule l’envie de changer un peu cette histoire monotone au fil des siècles l’avait motivé, le danger était bien là. Certes la présence de mon fils au côté de cet enfant minimisait grandement les risques, mais un danger restait un danger, d’autant plus que cette création était prête à l’emploi.

*Une chance pour toi que nous soyons ceux l’ayant trouvé, ne t’en fait pas, je vais m’en charger, je garde ton concept mais tu ne dois plus jamais appliquer ce genre d’effet sur un objet similaire, n’oublie pas que si tu as conçu et vécu mille et mille fois ce rêve de manière identique, il n’en est pas de même pour ton visiteur.*

Prenant l’anneau de la main de la jeune femme, je refermai les doigts sur lui et commença alors l’incantation. Tout en souriant à Zobeida je récitais mentalement les anciennes paroles rituelles canalisant la puissance requise pour la conception et la matérialisation de l’enchantement qui dorénavant procurerait à son porteur l’invisibilité totale face aux sens aiguisés des sluaghs et autre créatures peuplant l’entre-monde des brumes. A présent Zobeida n’aurait plus à les craindre lors de ses escapades nocturnes, si toutefois elle les poursuivait.

Dans un petit nuage de poussière d’or s’amalgamant dans ma main, l’enchantement prit forme, de longues secondes durant lesquelles l’anneau conserva exactement le même aspect tout en perdant sa fonction d’origine, cette fois j’allais lui donner un tout nouveau but et au doigt de Zobeida il aurait même droit à une existence physique hors des frontières de mon royaume.

« Merci mon enfant. »

L’enchantement était à présent terminé, j’avais pris le temps de faire les choses le plus convenablement possible, à présent même si ce magicien ne revenait pas, au moins Zobeida aurait cette protection lui assurant un séjour aussi sécurisé que possible lors de ses pérégrinations.

Je rendis l’anneau à sa nouvelle propriétaire avant de me tourner vers le petit garçon dont le rêve devait se poursuivre avec ou sans notre présence.

« Eh bien dit moi Aladin, est-ce pour me trouver que tu es venu ici ? »

Maintenant que j’avais étonné le jeune garçon avec ma prestation, autant jouer le rôle jusqu’au bout.
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Sam 29 Déc - 1:07

"Sand, après que je lui eus remis l'anneau, referma sa main sur lui et commença à prononcer d'étranges paroles dans une langue inconnue, sur un mode rythmée. J'avais beau être une profane en la matière, je sus tout de suite qu'il lançait une formule magique sur le bijou. Une lumière dorée émana de son poing et je pus sentir le flux énergétique passer de Sand vers l'anneau. Il me le rendit quelques instants après et je le regardai un moment sans rien dire.

- Oui et ? demandai-je, interloquée, haussant un sourcil. C'était bien gentil de l'avoir enchanté mais encore faudrait-il savoir à quoi il pourrait bien me servir ! Soupirant, je le mis dans ma poche et reportai mon attention sur le garçon à qui Sand venait de poser une question :

- Eh bien dis moi Aladin, est-ce pour me trouver que tu es venu ici ?
- Hum, je ne sais pas vraiment... Un vieil homme m'a dit d'aller chercher une vieille lampe dans une caverne qui se trouve au-delà de celle-ci, sans toucher aux richesses entreposées ici... Vous aussi vous êtes à la recherche de cette lampe ?
- Hum, pas vraiment... répondis-je. A vrai dire on est de passage...
- Ah ? Au fait comment se fait-il que vous connaissiez mon nom ?

Avant même que moi et Sand puissions lui répondre, le décor tout autour de nous sembla devenir flou et les contours d'Aladdin et du petit singe commencèrent à s'estomper. Au bout de quelques secondes la caverne et ses innombrables richesses disparurent et nous nous retrouvâmes tous les deux dans une espèce de brume blanchâtre où l'on y voyait pas à plus de deux pas.
Au bout d'un moment, le brouillard se mit à bouger de lui même et prit la forme vague d'un sol, de murs et de piliers. Il gagna en consistance et en substance et bientôt nous fûmes dans un endroit qui m'était familier : celui du palais impérial. Il faisait jour et les rayons du soleil entraient à flots dans les corridors richement décorés.
Ce qui était étrange c'est que c'était la demeure du shah sans vraiment l'être : la disposition des couloirs et des pièces étaient bien différentes de celle que je connaissais et les couleurs y étaient plus éclatantes. En outre il n'y avait personne hormis un homme entre deux âges et vêtu modestement qui marchait d'un pas tranquille dans les couloirs. Il pouvait très bien être un simple négociant ou un chamelier qui aurait atterri ici par accident.

Il pénétra dans une salle immense au fond de laquelle se trouvait un gros coussin surmonté d'un dais de couleur rouge. Une personne était allongée sur le coussin et je retins un hoquet de stupeur car c'était moi !
Mon double portait pour ainsi dire peu de vêtements, laissant des pans entiers de peau nue, sauf aux endroits intimes et son attitude était à la fois langoureuse, nonchalante et provocante. Je compris plus ou moins que nous venions de passer dans un autre songe, celui d'un homme qui, ayant entendu parler, comme la plupart des habitants d'Ispahan, de la favorite du Shah, et faute de pouvoir disposer d'elle, enfin de moi, dans le monde réel, hantait ses nuits de manière obsessionnelle..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Sam 29 Déc - 19:02

Tout en rendant l’anneau à Zobeida, je remarquai avec amusement son air perplexe devant la transformation que j’avais opéré sur celui-ci.

*Bientôt chère enfant, bientôt, le rêveur ne doit pas se réveiller par notre faute.*

Nous avions déjà plus que suffisamment altéré son rêve par notre présence et bien que ma nouvelle apparence semblait avoir mis cet enfant en confiance il ne restait pas moins que nous n’étions pas à notre place ici, découvert et devenant nous-même acteurs d’un rêve qui n’était pas le nôtre.

Zobeida répondit alors à la question en somme toute légitime du garçon et par cette interaction risquait de briser le fragile équilibre composant tous les rêves.

*Fils, nous allons te laisser, fait poursuivre son rêve à cet enfant comme si nous n’avions jamais été là. Porte-toi bien.*

La dernière question d’Aladin resterait sans doute à jamais sans réponse car je nous fîmes quitter alors ce rêve pour en rejoindre un autre où j’espérais bien pouvoir y conserver l’anonymat que deux dreamwalkers se devaient de conserver.

*Ou alors je nous occulte de l’esprit du rêveur… Oui je crois que ce serait le plus sage, nous n’avons pas à interagir avec leur rêves.*

Au travers des limbes informes je nous fis accéder aux songes d’un homme dont le corps se trouvait plutôt proche de celui du jeune garçon, un rêve toujours, mais qui cette fois avait été créé par mon fils Phantasos.

*Ce n’est peut-être pas le meilleur choix mais c’est le plus proche.*

Emergeant alors au sein d’un somptueux palais réalisé dans le plus pur style perse, cette fois je pris grand soin de faire de nous de parfait spectateur, tel deux corps immatériels, nous ne pourrions rien déplacer ou toucher, lévitant à quelques centimètres au-dessus du sol toute interaction avec le monde onirique de cet homme nous seraient physiquement impossible.

« Viens, suivons-le, et ne t’en fait pas, nous ne risquons plus de nous faire repérer à présent. »

Passant sans peine au travers un pilier de marbre blanc, j’invitais Zobeida à me suivre de par sa seule volonté à la poursuite de cet homme tout en commençant à me douter du genre de fantasme que mon fils avait réalisé là.

Notre périple s’acheva dans une immense salle au fond de laquelle se trouvait allongée nonchalamment une version fantasmagorique et diablement provoquante de mon invité en ces lieux.

« Par tous les feux du sombre empire ! Mais c’est… »

Jetant un œil gêné vers Zobeida qui ne semblait pas en revenir elle-même, je me demandais alors si cette pensée ne lui avait jamais traversé l'esprit, elle qui possédait des attributs qui auraient rendu fou de désir bien des hommes devait surement se douter que l’esprit de ceux qu’elle côtoyait pouvait contenir ce genre de rêve.

*Et surement de bien pires encore, car la beauté n’attire pas à elle que l’amour. La jalousie et la haine sont également ses compagnes.*

Le rêve devenait plus trouble autour de nous au fur et à mesure que l’homme débutait son fantasme, le monde autour de lui n'ayant plus lieu d'être tant ses pensées étaient focalisé sur elle, l’objet de ses désirs. Elle qui se pliant à toutes ses demandes d’une manière totalement exagérée.

*Par tous les dieux, Phantasos ! Tu sais que je suis là non ? Je ne suis pas seul en plus, tu pourrais te retenir un peu !*

Dans un ricanement où se lisait une pointe de démence, la voix millénaire de mon fils me parvint, se moquant de ma situation et de l’ironie des plus savoureuses qui confrontait Zobeida au fantasme de cet homme et m'invitant à quitter les lieux si je n'étais pas content.

La scène entre les deux amants oniriques devenant de plus en plus… explicite, je portais la main devant les yeux de la jeune fille, cherchant par-là à la préserver autant que possible de ce fantasme où elle se trouvait réduite à l’état de simple objet de désir.

« Euh… Peut-être devrions-nous aller dans un autre rêve qu'en dit-tu ? »

Les premiers gémissements de plaisir se firent alors entendre suivit des rumeurs de l'amour.
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 30 Déc - 0:58

"Lhomme ne nous remarqua même pas tant il était vrai que dans le Monde des Rêves, le rêveur ne sentait pas toujours la présence de ceux et celles qui étaient capables de s'infiltrer dans les songes ; en outre, il était plus que captivé par mon double qui, toujours nonchalamment étendu sur son coussin, le regardait avec une expression gourmande dans le regard.
D'ailleurs, je m'aperçus qu'elle était quelque peu différente de moi : les traits de son visage étaient à peu près les mêmes que les miens mais ses cheveux étaient plus longs et ondulés, ses yeux remontaient un peu trop vers le haut et ils brillaient d'une lueur qui évoquait les cendres d'un feu mourant ; ses lèvres, enfin, étaient plus épaisses. Le corps était celui d'une femme ayant atteint sa pleine maturité et les seins plus lourds.
Je compris alors que le bonhomme ne m'avait pas vue en chair et en os mais s'était fié aux diverses descriptions qu'il avait dû entendre à droite et à gauche sur la "rose précieuse du Shah" ; descriptions qui étaient bien entendu propres au style poétique, typique de nos contrées ("elle est aussi belle que la rosée du matin et est pareille à la gazelle quand elle va boire à la source !").

Ce qui s'ensuivit ne me choqua nullement car cela faisait belle lurette que le corps masculin n'avait plus vraiment de secrets pour moi. Je remarquai avec intérêt quelques petites astuces que mon alter-ego utilisait pour porter au summum le plaisir de l'homme sans pour autant le faire exploser.
La main de Sand s'abattit devant mes yeux et je la repoussai, irritée : il en fallait bien plus que ça pour me gêner ou me choquer !

- C'est bon, je ne suis pas née de la dernière pluie ! murmurai-je à son adresse, prenant un air des plus malicieux. J'acceptai néanmoins sa proposition d'aller vers un autre rêve. Mais ce n'était pas la pudeur qui m'avait fait acquiescer : pas vraiment le genre de type que j'aurais envie d'accueillir dans ma couche. Il n'est pas vilain mais on ne peut pas dire que ce soit un Apollon... fis-je en me détournant du spectacle.

Le décor sembla se dissoudre et la brume nous environna de nouveau. Quelques secondes plus tard nous nous retrouvâmes dans un lieu des plus étranges : tout d'abord le sol, légèrement en pente, était décoré de motifs bizarres et de flèches, le tout peint avec des couleurs criardes, à vous arracher la rétine. D'étranges cercles de lumière clignotaient par intermittences.
D'étranges constructions se trouvaient non loin de l'endroit où nous nous trouvions : elles avaient plus ou moins la forme de champignons et brillaient qui d'une éclat rouge, qui d'un éclat bleu, qui d'un éclat vert. Des panneaux étaient disposés un peu partout et étaient de couleur jaune. Au loin je pouvais voir une espèce de rampe sur la droite et sur la gauche, un peu plus au fond, une sorte de caverne.

Je n'eus pas le temps de demander à Sand où nous nous trouvions que je vis arriver vers nous, à une allure folle, une grosse bille métallique qui faisait à peu près ma taille..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 30 Déc - 13:59

Si j’attribuais à cette jeune femme une certaine innocence, elle ne semblait pas partager mon point de vue. Rejetant ma main comme pour satisfaire une curiosité aux relents voyeuristes, Zobeida semblait étudier véritablement son homologue dans le fantasme totalement extravagant qu’avait créé Phantasos.

*Ma foi, une information reste une information, et Phantasos reste le plus grand maître en la matière il est vrai.*

Si pour ma part mes jours d’orgie étaient derrière moi, je ne devais pas blâmer les jeunes âmes cherchant un peu de paradis sur terre dans l’étreinte amoureuse, même si trop souvent cela ne les conduisait qu’à la vénération du plaisir.

« Toutes mes excuses. Prend tout de même garde à ce que tes yeux pourraient voir dans ce fantasme, il n’est pas bon pour un humain de confondre rêve et réalité. Tout ce qui se trouve ici n’est qu’illusion devant disparaître au réveil pour ne devenir tout au plus que réminiscence, ne l’oublie jamais. »

Zobeida sembla acquiescer à ma proposition de quitter les lieux pour un autre rêve, aussi cette fois je pris le temps de choisir un songe plus éloigné, un songe brillant tant par sa forme que par la nature même de son contenu.

*Tiens donc, un rêve visionnaire. Ainsi les muses sont à l’œuvre. Intéressant.*

J’avais toujours apprécié mes visites dans ce genre de songe, on y découvrait le futur en marche, des bribes de l’avenir provenant directement de l’esprit du dieu visionnaire.

*Quel don extraordinaire… Voir les choses, avant même qu’elles n’arrivent…*

Le voyage serait sans doute des plus instructifs pour mon invité, avoir une vision de l’avenir pouvait transformer un esprit aussi certainement que le forgeron transforme l’acier.

Nous faisant quitter cette scène pour le moins tendancieuse, nos environs se transformèrent à nouveau, cette fois pour devenir une vision que nul ne pouvait comprendre, car elle n’existait pas encore.

« Bienvenue Zobeida, bienvenue dans l’avenir. »

La lumière et les couleurs nous entourant me firent penser à un monde couvert de pierre de cosmos semblable à mes holocrons, seulement ce n’était bien évidement pas le cas. Le sol, les constructions, tout était merveilleusement nouveaux et incompréhensible.

« N’est-ce pas fascinant ? Réalises-tu ta chance de pouvoir ainsi accéder à une vision de l’avenir ? Un don de prescience provenant du dieu des oracles ? Magnifique. »

Virevoltant à la découverte de cette vision, j’analysais et notais les moindres détails de ce songe auquel les muses avaient pris part. Chaque son, chaque couleur se voyaient ainsi graver dans mon esprit pour que jamais ne se perde ce don inestimable.

Je poursuivais mes observation lorsque dans une étranges séries de notes et de lumières clignotantes, jaillit alors d’un trou parfaitement circulaire situé en contrebas une imposante et métallique boule argenté qui s’en alla à grande vitesse le long d’un conduit grillagé avant de tomber lourdement à notre rencontre.

*Quel est le but de tout ceci ? Est-ce un mécanisme ? Un lieu futuriste ?*

Ne bronchant pas d’un pouce, je laissais la boule métallique me passer au travers et fut étonnement amusé en voyant deux des constructions s’animer d’elle-même pour venir percuter la dite boule qui s’en alla alors percuter à son tour les constructions nous surplombant. Ainsi se poursuivis un moment ce va et viens, au rythme des lumières et des sons ponctuant chacun des mouvements de la boule se promenant allègrement au sein de ce monde fabuleux, l'animant à chaque impact qu'elle provoquait.

*Fascinant.*

Laissant de côté mes observations, je revenais alors vers Zobeida. N’ayant rien à craindre ni de la boule d'argent ni d’aucun autre élément onirique mon sang froid s’expliquait facilement mais il n’était pas dit que mon invité le partage pour autant.

« Fascinant n’est-ce pas ? Je n’y comprends pas encore grand-chose, mais au moins je sais que dans l’avenir cette vision se concrétisera, quoi qu’elle puisse être. Souhaites-tu aller dans un autre rêve ? »
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Dim 30 Déc - 18:20

"Un monde de fous, voila où nous avions atterri ! Je savais que les rêves pouvaient prendre des formes bizarres mais là ça dépassait tout ! La grosse bille en acier passa à travers Sand sans lui faire le moindre mal ; le bolide continua sa course, percutant l'un des panneaux, ce qui produisit un curieux son, rebondit vers l'un des "champignons" puis vers un autre et encore un autre, créant un florilège de bruits discordants, pour finir par filer vers la caverne...

- Tu appelles ça une vision de l'avenir ?! On dirait que le rêveur a pris trop de haschich avant de s'endormir...

La bille réapparut, sortant avec force d'une autre caverne que je n'avais pas vue et qui se trouvait derrière moi. Je réussis à l'esquiver au dernier moment. Elle ricocha contre une sorte de mur sur lequel avait été tendu une espèce de corde dans le sens de la longueur. Plus elle rebondissait plus elle prenait de la vitesse et ce n'était qu'une question de temps avant je sois écrasée par cette saleté.
Elle descendit la pente et fonça droit vers une sorte de grotte qu'elle n'atteignit jamais : deux barres disposées de part et d'autre de l'entrée s'activèrent et l'une d'elles frappa le projectile qui repartit de plus belle, filant droit vers la rampe. Il y eut toute une série de sons puis une voix féminine sans timbre résonna dans l'air :

<<< EXTRA BALL >>>

Je me tournai vers Sand :

- Tu as raison, quittons ce rêve de fou ! Si ça continue comme ça, ma tête va exploser ou je vais finir écrasée par cette... chose !

La brume se leva de nouveau et ce décor insolite finit par disparaître. Nous attendîmes quelques secondes avant qu'une nouvelle scène s'offrit à nos yeux, celui d'un ravissant jardin planté de d'arbres en fleurs qui laissaient tomber des milliers de pétales roses, emportées par le vent.
Un couple se déplaçait sur un sentier et venait dans notre direction : ils avaient tous les deux la peau jaune et les yeux bridés, certainement des habitants de Cathay ou Cipango ; l'homme avait les cheveux ramenés en chignon et portait une élégante tunique noire fermée par une belle ceinture de soie sur laquelle avait été passée un sabre dans son fourreau ; la femme portait elle aussi une tunique, mais de couleur rouge et agitait de temps à autre un éventail. Je la reconnus tout de suite :

- Pimiko ! fis-je à voix haute. C'est une de mes compagnes, une fille du harem du Shah, expliquai-je à Sand. Elle était jadis l'épouse d'un seigneur de Cipango avant de venir à Ispahan. Elle rêve sûrement de son passé...

Cela voulait dire que nous nous trouvions dans le rêve d'une personne demeurant au palais impérial, c'est à dire non loin de l'endroit où se trouvait mon corps..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Lun 31 Déc - 15:11

A ma différence Zobeida semblait fort mal à l’aise dans ce songe pourtant inconcevablement riche en information. Elle qui auparavant avait étudié le fantasme d’un homme dans ses détails bien qu’elle en fut l’objet ne semblait pas apprécier le coté prophétique de cette vision. Sans doute s’imaginait-elle être en danger face à cette boule argentée se balançant d’un point à l’autre de ce monde étrange au grès des ricochets et projection dont elle était l'objet.

« N’ai crainte chère enfant, tu n’es pas plus tangible en ce monde que ne le serait un courant d’air. Ici nous ne sommes que spectateur et tout ceci nous est si lointain. »

Une étrange voix de femme annonça alors l’arrivée d’une nouvelle boule, suite à quoi Zobeida acquiesça encore une fois à ma proposition et d'une simple pensée nous quittâmes ce monde.

Cette fois je choisissais un songe beaucoup plus proche du corps de mon invité, un songe qui nous ramena au palais où reposait le vaisseau de la jeune femme. Ce serait sans doute le dernier rêve que nous arpenterions elle est moi, je ne pouvais pas rester avec elle éternellement et les créatures de l’entre-monde devaient toujours nous attendre de l’autre côté.

*Elles ne renonceront pas. La faim leurs donnent une volonté à toute épreuve et la promesse d’un festin à nul autre pareil les maintiendra sur place aussi longtemps qu’il le faudra. L’anneau la dissimulera à leur sens, mais elles pourront toujours la voir si elle s’approche trop d’eux.*

Il n’était pas question qu’elle paie pour ma présence, je veillerais à ce qu’elle retrouve la paix qu’elle connaissait avant mon arrivé ici.

Le monde autour de nous se transforma encore une fois pour cette fois devenir beaucoup plus compréhensible. Nous nous trouvions à présent dans un jardin dont les cerisiers ornementaux dispersaient au gré du vent leurs pétales nacrés. Sur le sentier menant à nous un couple d’asiatique se promenait bien sur sans nous voir. A leurs allures je devinais que le cadre de ce songe devait se trouver en extrême orient, sans doute l’empire du soleil levant, ou une autre terre un peu moins à l’est.

Zobeida sembla reconnaître la femme du rêve comme une de ses compagnes peuplant le harem du Shah. Ainsi la jeune femme était une concubine, ce qui expliquait son absence de réaction devant l’ébat ayant animé le fantasme que nous avions traversé.

*Si jeune et déjà souillée par le vice des hommes… Quelle tristesse.*

Faisant de mon mieux pour conserver mon air enjoué, j’écoutais les mots de la jeune concubine alors qu’elle me narrait l’histoire de cette Pimiko.

*Comment l’épouse d’un seigneur des pays de l’est a-t-elle put se retrouver réduite à l’état de simple concubine dans un pays se trouvant si loin du sien ?*

Sans nul doute son histoire devait être des plus intéressantes, encore fallait-il que Zobeida la connaisse.

Qu’il devait être dur pour elle de parcourir les rêves d’autrui sans pouvoir interagir avec eux, tout du moins sans l’accord des oneiroi, ou de leur père. Mais le rêve était le dernier sanctuaire encore empreint d’humanité et en tant que tel il devait rester inviolé, aussi immaculé qu’au premier jour.

Ressentant une grande peine pour cette femme à l’enfance brisée, je me plaçai devant elle et plongeai mes yeux dorés dans les siens, ces yeux très prématurément adulte où se trouvaient tant d’expressions qui n’y avaient pas leurs places.

« Ecoute Zobeida, est-ce que cette existence te convient ? Est-ce qu’être un spectateur ou au mieux un acteur périodique te satisfait ? Ne voudrais-tu pas pouvoir rêver toi aussi comme chaque être humain ? Devenir enfin le concepteur et le maître de ton propre monde onirique ? Ton don est certes un puissant pouvoir, mais il t’isole de tes semblables et t’interdit les beautés de mon royaume. L’anneau que je t’ai confié dispose du pouvoir de te masquer aux sens des créatures de l’entre monde, sécurisant ainsi tes allées et venues, mais il ne peut t’accorder le droit de rêver comme tout à chacun. Qu’en dis-tu ? Un mot de toi et je te donnerai avec joie de quoi pouvoir enfin passer des nuits paisibles où les milles formes du rêves s’offriront à toi. »

Le choix lui appartenait. Si jusqu’à présent elle n’avait jamais été qu’un pendule oscillant entre les mondes oniriques des autres, aujourd’hui je lui offrais la possibilité de construire son propre rêve.

« Le choix t’appartient. »
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mar 15 Jan - 13:29

"Sand me demanda alors si cette existence me convenait. Je ne répondis pas tout de suite. A quelle existence faisait-il allusion ? A celle que je menais en tant que concubine royale ou celle que je faisais chaque nuit, enfin presque, à déambuler dans le monde des esprits et à visiter les rêves d'autrui ?
Apparemment il faisait allusion à la seconde. Être simple spectatrice ou actrice périodique était de mon goût ? Je haussai les épaules car à vrai dire je n'y avais jamais vraiment réfléchi. Je prenais les choses et les évènements comme ils venaient et je n'éprouvais pas le besoin de me creuser la cervelle avec ce genre de considérations.

- Bah ! Je peux quand même intervenir dans le rêve des autres si je le désire. En fait ça doit dépendre du dormeur que je viens visiter, je dirais, finis-je par dire. Je pensais surtout au rêve du général, où lui et moi avons passé un moment intense et torride, chacun dans les bras de l'autre.

Il m'informa par ailleurs que l'anneau qu'il avait enchanté était capable de me soustraire à la vue des bêtes qui rôdent dans la nuit. Je souris : jusqu'à ce que je rencontre Sand, je n'ai jamais eu de problèmes avec ce genre de créatures. C'était plutôt sa présence qui semblait les attirer comme le miel attire les abeilles !
Vint enfin la proposition : être reine, souveraine, maîtresse de mon propre monde onirique. Je réfléchis. Pour qu'il puisse m'accorder cela, il fallait qu'il dispose de pouvoirs fabuleux, ce dont je n'en doutais guère étant donné la facilité avec laquelle il se déplaçait dans le Monde Invisible. J'éprouvai néanmoins une certaine réticence à cette offre : qu'allait-il me demander en échange ? Qu'allait-il exiger de moi ? Et puis, pour être honnête, il y avait dans son attitude un je-ne-sais-quoi de paternaliste que je trouvais un peu dérangeante, ; comme si je n'étais pas capable de me débrouiller toute seule : j'avais déjà un chaperon dans le monde réel, je n'en avais pas besoin d'un dans le Monde des Esprits ! Je secouai donc la tête :

- Je te remercie de ton offre mais cela ne m'intéresse pas vraiment : le monde des rêves c'est bien, mais, pour être honnête, je préfèrerais régner sur le monde réel, tout au moins une partie.

J'avais dit cela, les bras croisés, mon petit menton relevé. Morayma, l'intendante du harem du Shah, savait que quand je faisais ces gestes tout en disant "non", il était difficile de me faire changer d'avis..."
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MessageSujet: Re: [1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)   Mar 15 Jan - 17:51

Lorsque vint la réponse de Zobeida, celle-ci ne me surprit guère. Après tout je ne pouvais pas moi-même lui en vouloir de souhaiter conserver ses habitudes, ce train-train quotidien auquel elle semblait s’être habituée. Elle ne savait pas ce qu’elle manquait ni ce qu’elle risquait. Elle ignorait sans doute que les interactions qu’elle pensait être de son fait n’étaient que caprices, caprices de mes enfants souhaitant introduire un facteur extérieur à leurs créations. Elle n'avait pas compris qu'avec moi eux seuls avaient pouvoir sur leurs créations, nous seuls, le sommeil et les rêves. Elle ignorait sans doute également que son cosmos encore endormis s’éveillerait un jour et qu’à son tour il attirerait les créatures de l’entre-monde. Elle ignorait tant de chose et pourtant était-ce à moi de lui faire la morale, était-ce à moi de la prendre sous mon aile ? En l’absence de ce magicien devais-je l’instruire sur ces vérités ? M’écouterait-elle ? Cela valait la peine d’essayer, même si mes mots devaient tomber dans des oreilles sourdes.

« Ta décision me navre le cœur. Je ne cherche pas à te brimer ni à t’arnaquer, je ne t’offre rien de moins que ce que j’ai offert à chaque humain sur cette Terre, le droit à un monde où tout est possible, un monde sans barrière ni frontière, sans limite ni contrôle. Un monde où tu ne dépendrais pas du bon vouloir de mes enfants pour pouvoir interagir ou non avec des songes étrangers. Je ne t’offrais rien de moins que le rêve, tes rêves. »

Cessant alors ce voyage onirique, je nous fit revenir dans l’entre monde, là où reposait allongé sur une couche somptueuse le corps physique de Zobeida.

« Je vais te laisser maintenant, si ton souhait et de poursuivre cette existence, je le respecterai. Après tout il n’y a pas qu’une seule façon de vivre une vie, j’espère juste que tu ne le regretteras pas. Promet moi de conserver cet anneau près de toi, met le à ton doigt avant de t’endormir. Si pour le moment ta puissance magique est encore inexploitée, avec l’âge elle grandira et alors mon cadeau te sera utile. »

L’absence de sluagh dans l’enceinte du palais confirmait bien ma théorie sur la présence d’un champ de protection entourant celui-ci. Le magicien ne l’avait pas totalement laissé à l’abandon.

*Néanmoins il me faut détruire ceux qui rodent à l’extérieur du palais, ils ont déjà dû me sentir, je pari qu’en ce moment même ils se heurtent à la barrière.*

Ni sons ni images ne vinrent confirmer mes hypothèses, mais cela ne voulait rien dire, la barrière pouvait très bien avoir été conçue de telle manière à ce que rien ne puisse la traverser dans ce sens, laissant alors Zobeida dans un monde paisible, loin des créatures rodant à l’extérieur.

Matérialisant un nuage de poussière d’or sous mes pieds, il était temps pour moi de partir mettre un terme à la menace qu’ils représentaient pour chaque être possédant un cosmos suffisamment développé pour leur être visible.

« Si jamais un jour tu souhaites me revoir, appelle moi trois fois par mon nom. Au revoir. »

Et ainsi je filais à très grande vitesse vers l’extérieur du palais, passant par la fenêtre j’émergeais alors hors de la zone de protection, provoquant ainsi l’ire des créatures situées en contrebas.

« Vous m’avez plus que suffisamment ennuyé misérables créatures, je vais vous renvoyer au chaos et aux ténèbres. »

Matérialisant alors deux fouets de lumière, je tombai alors telle une flèche vers cette marée obscure, frappant, déchirant, tranchant cette vermine au passage.

Spoiler:
 

La marée semblait sans fin, combien de ces êtres affamés ma présence avait-elle ainsi attirée ? Face à leur nombre mes armes ne suffiraient pas.

« Tant pis pour vous. »

Spoiler:
 

Renonçant à me battre de la sorte, je fermai alors les yeux et réunissais entre mes mains toute la poussière d’or que j’avais déployée jusqu’à présent tandis que telles mille vagues ténébreuses, mes ennemis fondaient sur moi, éclipsant totalement ma lumière et m’engloutissant dans l’obscurité.

*Maintenant.*

Alors que je sentais sur moi leurs griffes et leurs crocs, je libérais alors d’un seul coup un aveuglant flash de lumière dorée, mille rayons solaires d’une incroyable puissance s’échappèrent alors de mes mains pour aller embraser leur corps. Sous mon pouvoir la nuit éternelle de cet entre-monde devenait jour, face à la lumière divine ces créatures disparaissaient, désintégrées par la puissance que je libérais. La lumière solaire, celle qui jamais n’avait éclairée cet endroit maudit détruisait et chassait à jamais ces êtres nuisibles, les poursuivant jusque dans les plus sombre recoins de la ville. Au final pas un ne survécu.

Lorsque la nuit revint, ce fut accompagné par le silence et la paix. J’avais accompli mes dessins, il était temps pour moi de partir.

*Adieu dreamwalker, adieu jusqu’à notre prochaine rencontre.*

Tel un rêve je disparaissais, dans un nuage de poussière d’or je m’évaporais, retournant en Elysion avec des projets plein la tête. Il était temps pour moi de sortir de mon isolement pour reprendre mes plans trop longtemps laissé de côté.
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[1744] Nuits de Perse (PV Hypnos)

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