RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 1749 : Celle qui découvre

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Marina


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MessageSujet: 1749 : Celle qui découvre   Ven 14 Déc - 15:51


Janvier 1749


Ne jamais rien faire à moitié
le nerf de la guerre
c’est de rendre son agresseur
hors d’atteinte.



L’indépendance qu'avait acquise Muirgen ces dernières années, n’avait jamais laissé les gens indifférents. Les jaloux, les mégères, les tirs aux flancs, les honnêtes citoyens parlaient toujours. Bien sûr, Muirgen avait eu son long de ragot dans le dos comme tout le monde. Les personnes de mauvaises fois ne comprenaient pas pourquoi elle vivait toujours chez le docteur Ó Dorchaidhe. A vrai, le vieux médecin n’avait jamais pris épouse et donc il n’eut jamais d’enfants et c’est en Muirgen qu’il transmit petit à petit ce qu’il savait. Au départ, il voulait la surveiller sur un point médical néanmoins le temps fit qu’il s’attacha à la jeune femme. Ensuite son aide était précieuse au curé de la paroisse car elle était toujours là surtout pendant l’hiver. Enfin son sauveur pour la vie, elle lui serait reconnaissante. Et lui de même quand sa femme faillit perdre la vie en mettant au monde le petit dernier Merwin.

Depuis son accouchement, Mairin n’allait pas très bien, Muirgen l’aidait tout simplement dans les travaux de domesticité et de l’éducation des deux grands. Aindreas arriva tard ce soir-là et pour ne pas réveiller son monde, rentra doucement. Sauf que Muirgen ne dormait pas, elle avait le nez collé dans son livre de mythologie. Quand elle entendit la latte de bois coulissait, elle ferma son livre, se leva et prit son châle sur sa chaise en bois. Le chef de la famille sourit en voyant son amie et lui demanda dans son langage tout en bougeant ses lèvres.

"Comment c’est passé la journée ?"

"Bien, Mairin est sortis un peu aujourd’hui pour prendre l’air. Et j’ai réussi à lui faire prendre de la soupe."

"Bien, et les enfants ?"

"Comme d’habitude, pendant que Mairin dormait, nous avons fait un petit tout sur le port. Ensuite, ils m’ont aidé pour le repas du soir. Tes enfants sont très conciliants."

"Veux-tu que je te raccompagne ?"

"Non, ça va aller. Marcher me fera du bien ainsi que l’air marin qui rentre de la baie."

Elle prit son livre et lui fit signe en partant. La nuit était belle, fraîche, les étoiles brillaient un peu plus, du moins c’est ce qu’elle voyait. Elle n’avait plus eut de signes depuis longtemps, ses rêves se distançaient et tout allait pour le mieux. Evidement, elle n’aurait pas pens2 que sa soirée se finirait dans un chaos de folie, qu’on la regarderait encore une fois comme une bête sauvage, un monstre digne d’être mis dans une foire ou bien être tout simplement mis au fer. Non, elle ne pensait pas qu’un cauchemar était sur le point de s’effondrer sur elle.

C’est au détour d’une petite ruelle qu’une ombre grande et forte l’attendait. Elle serra son bien le plus précieux contre et sa poitrine et recula puis enchaîna un demi-tour et courut vite, très vite. L’ombre la poursuivit de plus en plus proche. Muirgen, s’engagea alors vers le port, erreur fatale, elle se retrouva face à une impasse. Elle était bloquée, elle regarda autour d’elle afin de trouver une issue en grimpant sur un des bateaux accostés mais il y avait plus de voiliers que de bateaux de pêche. L’ombre se dessina en une silhouette reconnaissable. Les yeux de Muirgen s’agrandirent et reconnut l’homme qui depuis quelques jours la suivait, c'était l'ancien domestique qui vivait dans la famille de Nolan. Incapable de parler, elle voulait lui hurler ses pensées : *Qu’est-ce que je vous ai fait ? Pourquoi vous vous acharnez sur moi ?*

Mais il n’y avait aucun son, aucune parole, aucune réponse à ses interrogations. Par contre lui, avait un sourire narquois, il aimait voir dans les yeux de Muirgen, la terreur qui l’envahissait petit à petit. Sa main remuait et se serrait. Une réverbération illumina à un moment le regard de la jeune femme. L’agresseur tenait un poignard puis il fonça.

Une douleur tordit à ce moment le ventre de Muirgen. Elle fut si vive et si intense qu’elle en fit tomber son livre. Agenouillée, les yeux fermés par sa propre souffrance, elle ne vit pas ce qui lui arrivait à ce moment-là. Un halo de lumière rose l’entoura, celle-ci était accompagnait des effluves de ces magnifiques fleurs que jadis elle adorait : les roses.

Son regard si doux se transforma en un visage grave. Elle se releva pleine d’assurance dévisageant son agresseur qui n’était plus sûr de lui tout d’un coup. Elle leva la main, et un souvenir revint à la surface, une formule jadis utilisée, elle se concentra dessus et l’énonça non pas en gaëlique mais en italien, sa langue maternelle.

"Acqua di rose"

La baie si calme quelque minute plutôt avait entendu son appel. Plusieurs jets s’élevèrent et formèrent en quelques secondes de magnifiques roses liquide en apesanteur. Celles-ci étaient en parfaite osmose avec la luminescence de Muirgen et attendait son feu vert pour agir.

L’agresseur voulut faire demi-tour, il tremblait de frayeur, le valet fit tomber son poignard et se couvrit les oreilles vis à vis du son de la voix de Muirgen. La douleur était indescriptible et même les oreilles recouvert, le son résonnait dans tout son crâne, il recula tandis que Muirgen avança.

"Mais qui est tu ?" supplia t il

"Moi, je suis Personne et plus jamais tu n’agresseras une femme". Lui répondit elle d'un ton sec et grave.

Muirgen relâcha sa main et toutes les gerbes d’eaux foncèrent sur lui tel un essaim d’abeille. Au contact de sa peau, celle-ci explosèrent le blessant de part en part. Puis les reflets roses s’estompèrent autour de Muirgen. Elle regardait l’homme qui était allongé et inconscient, les oreilles en sang. Elle ramassa son livre et partie avant que les soldats de la garnison n’arrivent sur les lieux.

Le lendemain, un petit escadron frappa à la porte désirant voir Muirgen afin de l’entendre. Mais celle-ci était absente et c’est le brave docteur qui lui donna un sérieux alibi afin qu’elle soit sauve. Le vieux médecin savait bien évidemment ce qui c’était passé, l’opération s’était de nouveau manifestée malgré son regard choqué et emplit d'incompréhension face à ce qui lui était arrivée. Cependant son calme était comme la mer : imperturbable.

Les soldats pensèrent alors à un délire d’un ivrogne qui en voulait alors à la protégée de ce bon vieux généraliste et que ses blessures étaient dû à une rixe cependant il fallait se méfier de l’eau qui dort et il le savait très bien.
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Marina


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MessageSujet: Re: 1749 : Celle qui découvre   Dim 16 Déc - 18:03

Mai 1749

Après l’agression de Muirgen, celle-ci resta cloîtrée chez elle. Elle ne voulait plus sortir, ne disait plus un mot dans son langage. Lentement mais surement, Muirgen descendait lentement dans un mutisme profond.

Elle restait des jours et des jours allonger dans son lit. Descendant simplement pour des gestes mécaniques. La mélancolie avait gagné le cœur de la jeune femme. Elle voyait toujours l’image de cet homme, ce regard dur, sadique, pervers. Elle avait lu la noirceur de son cœur et de son âme et sans qu’elle y comprenne quelque chose quelque chose avait changé en elle.

Le fait d’avoir parlé avait rendu l’homme totalement fou. Et ça, elle n’arrivait pas à se le pardonner. Muirgen n’était pas du genre à faire du mal. Tout en elle sonnait le son de la bienveillance. Bien sûr, elle avait des caprices comme tout mortel, mais un côté sombre l’avait engloutit.
Le vieux docteur essaya de la sortir mais rien n’y fit. L’appétit ? Elle picorait et au fur et à mesure c’était son propre corps qu’elle mettait en danger.

Elle ne pouvait supporter son image dans un miroir, elle ne se supportait plus et elle voulait réellement en finir avec sa vie. Elle était un monstre, voilà ce qu’elle pensait d’elle.
Angus s’inquiétait de plus en plus. Il parlait souvent avec Aindreas qui lui aussi à sa manière voulait la protéger. Le père Paul priait constamment au retour de l’âme de sa protégée mais son dieu ne donna aucune réponse.

Nolan dont le cœur battait pour la jeune femme était aussi furibond. Le fait de savoir que sa précieuse amie était dans un état dépressif, ne le rendait pas joyeux du tout. Au contraire, il ne pensait qu’à une chose se venger et tuer son valet. La raison était simple et son père lui avait bien fait remarquer que le fait qu’il le renia avait engendré des renvois. Le valet sans maître avait donc décidé de tuer la source du mal. La colère de Nolan avait eu raison enfin de compte, il renia définitivement sa famille, sa terre et son héritage. Il vivrait pour lui seul et seconderai dans un sens sa tendre amie. S’il ne pouvait avoir son cœur, il serait toujours présent pour la protégé. Il ne pouvait décidemment pas vivre sans Muirgen qui était devenu pour lui sa muse, sa vie.

Le temps passa et pas un seul instant, l’état de Muirgen changea au contraire il s’empirai de plus en plus. Puis un beau matin, la porte du présbytère le réveilla d’un bond. Il entendit la voix du docteur derrière le battant de la porte qui trembler sous les coups d’Angus.

"Deux secondes, j’arrive Angus"

Il ouvrit la porte et il vit un vieux généraliste totalement paniqué.

"Muirgen a disparu. Tout dans est nu dans sa chambre cependant tout est rangé dans sa malle. Iverna n’est plus là. Nolan, elle a laissé ça pour toi."

Tendant ses mains, Nolan vit le cadeau qu’il lui avait offert. Les choses étaient beaucoup plus graves qu’il n’y avait songé.

"NOM DE DIEU ! cria-t-il. C’est l’épée de ma famille. Muirgen y tient, elle va faire une folie."

"Qu’entends je ? On ne jure pas dans cette maison mon fils. Fit le père Paul qui revenait de sa chapelle."

Il vit Angus et Nolan dont le regard n’était pas de bon présage et comprit instantanément la cause de leur inquiétude.

"Partons à sa recherche immédiatement avant que son âme soit damnée. "

Les trois personnes partirent chacun de leurs côté afin d’avoir plus de chance de la retrouver. Le père Paul alla vers les endroits dont il avait été avec Muirgen, Angus alla vers les petits hameaux aux alentour quand à Nolan, il alla vers les peu endroits qu’il avait fait avec elle.

Seule, en haut d’une falaise, Muirgen regardait en contrebas les vagues qui s’écrasaient bruyamment contre le roc calcaireux. Plus rien n’avait d’importance pour elle. A ce moment, elle ne pensait qu’à elle, pensée égoïste, moment de solitude intense, elle ne se supportait plus, elle avait décidé d’en finir. Elle ne comprenait rien à ce qui lui était arrivé quelques mois plutôt et ceci la dégoutait de plus en plus. Puis elle entendit une voix lui hurlant dessus, elle se retourna et vit son ami, les bras tendu vers elle. Son regard était suppliant, elle vit pour la première fois une peur incontrôlée. Elle le ressentait dans tout son corps.

Elle fit un pas en arrière, Muirgen sentait la séparation entre la terre et le vide. Son regard était serein, calme et décidé. Elle se pencha en arrière et son corps plongea vers les eaux.

"NONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN"

La voix de Nolan se fit écho sur la falaise, il courut et se jeta sans réfléchir. Il ne pouvait pas la laisser mourir, c’était impensable. Le choc fut dur, l’eau froide de la mer d’Irlande remplit tous les pores de Nolan. Il ne voyait rien, rien du tout. Puis un scintillement rose tel un phare lui donna la marche à suivre. Et il plongea encore et encore. Tout lui paraissait long et sa panique gagnait de plus en plus. C’est son obstination et son courage qui fit la différence. Il réussit à attraper d’un coup ses doigts. Il vit alors un tout autre visage qu’habituellement. Son cœur battait encore plus dans sa poitrine, son visage était doux et enchanteur. Il ne reconnaissait plus la Muirgen qu’il connaissait si bien, ce visage était un émerveillement, elle semblait rajeunir de quelques années puis un ban de dauphin arriva au moment où il prit son amie dans ses bras la serrant fort tout contre elle. Il savait que Muirgen adorait ses mammifères et sans qu’il comprenne quoi que ce soit, le ban remonta le couple d’amis vers la surface de l’eau pour les amener vers une petite île. Sortant de l’eau complètement épuisé et tenant toujours dans ses bras le corps inerte de Muirgen, il la déposa sur le sable. Pas de respiration, pas de battement de cœur, le regard fou et triste, Nolan arracha les vêtements de la jeune femme et donna des coups à l’emplacement de son cœur.

"IDIOTE REVIENTTTTT , TUVAS RESPIRER NON DE DIEUUUUUUU"

Mais il n’entendit rien. Alors, il déposa ses lèvres contre les siennes et insuffla de son air. Mais rien n’y fit, Muirgen avait trépassé alors il prit le corps de son amie et la serra fort dans ses bras déchargeant les flots amères du deuil, d’un amour perdu, d’une amitié envolé.

"T’en fais toujours qu’à ta tête n’est-ce pas ? J’aurai du t’enfermer dans une cage doré depuis des lustres."

Nolan sanglotait, la triste réalité le laissa totalement impuissant serrant encore plus fort le corps de la défunte. Les yeux fermaient, son corps réagit d’une autre manière. Un halo bleu, chaud et intense se manifesta et engloba le couple. Il ouvrit les yeux et se rendit compte que c’était lui qui manifesté cette aura. Il relâcha le corps de Muirgen mais celle-ci ne retomba pas brutalement. En effet, une personne tenait sa nuque et la déposa délicatement sur le sol. Ses yeux azuréens comme Muirgen étaient un peu inquiet et elle prit les choses en main.

"Je me nomme Halie et je suis l’une des cinquante filles de Nérée et de Doris jeune marinas. Si tu veux sauver la vie de ton amie, il faudra suivre mes recommandations à la lettre. Elle n’est pas totalement morte, il reste un minimum de vie en elle. Les parques n’ont pas encore coupé le fil de sa destinée. Quelque chose en elle la retient inexorablement en vie. C’est enfouis tout en elle. Reprend là de nouveau dans tes bras et allonge-toi près d’elle. Il lui faut de la chaleur avant tout. Pense à des instants joyeux que tu as vécut avec elle, pense à tout sauf à du négatif. Essaye de ressentir ton cosmos. Cette chaleur qui vient du creux de ton ventre. Tu l’as ressentis tout à l’heure et c’est ce résultat qui t’a donné ce halo bleu. Ressent la mer car tu en es un fils et toi seul peux y arriver. Car tu es son garant, son gardien, son bouclier."

Obéissant à la néréide, Nolan s’exécuta. De formation militaire, il avait eu l’habitude d’obéir aveuglement aux ordres. Sa motivation de sauver son ami était son principal but. Et en effet, l’opération se fit. Pendant plus de deux heures, son halo bleu illumina le corps de Muirgen qui se réchauffa petit à petit et celle-ci se réveilla lentement. Halie disparut et laissa les deux amis se retrouver.
Le teint blafard, Nolan reposait à ses côtés. La première qu’elle vit en le voyant c’était de le secouer comme on secoue un saladier pour que les gouttes d’eaux puissent s’échapper des feuilles humides. Elle entendit un grognement de mécontentement.

"Hummmm, laisse-moi dormir petite sotte. Je suis épuisé !"

Ses yeux s’agrandirent d’étonnement, elle avait envie de le frapper puis se rendit compte alors de l’état de sa robe et lui flanqua un coup de poing dans son épaule. Nolan sourit et repartit aux pays des songes. Elle comprit à ce moment que quelque chose les unissait à tout jamais. Elle avait senti en lui cette douce chaleur marine. Elle se lova contre lui et lui transmit un peu de sa propre chaleur car son teint devint cyanosé. Elle ne permettra pas que son ami meurt à cause d’elle.
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Marina


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MessageSujet: Re: 1749 : Celle qui découvre   Dim 16 Déc - 18:07

Juillet 1749

Quelques mois auparavant, Nolan avait sauvé la vie de Muirgen et depuis ce temps, ces deux-là ne se quittaient plus un seul instant. Même dans le logis du vieux docteur, il s’était installé pour mieux la surveiller surtout. La peur panique que Muirgen avait donnée à la petite communauté d’amis avait eu raison d’eux. Les commérages allaient bon train mais ils s’enfichèrent comme leur premier change.

Nolan, prit l’instruction défensive de Muirgen. Terminer les robes et autres trucs, elle s’habillait dans le style masculin du XVIII ème siècle. Même sa chevelure en prit un coup, quelques coups de ciseaux et la belle chevelure de Muirgen passa à la trappe. Elle ressemblait un peu plus de l’image qu’elle voulait avoir et fut satisfaite. Tous les jours, ils partirent tôt pour rentrer tard. Le docteur ne savait pas du tout ce qu’il se passait mais voulait bien comprendre. Puis un jour, il décida que s’en était trop et frappa fort du poing sur la table.

"Ca suffit vous deux. Nolan, il faut que je te parle. Muirgen sort de la maison et va voir ton poney ! "

Les yeux écarquillés de surprise, elle ne comprenait pas la colère du bon docteur et sortie.
Dès que Muirgen était assez éloigné, il se retourna et souffla un bon cou puis vida son sac.

"Depuis combien de temps, êtes-vous ensemble ? "

Nolan surpris à son tour resta quelques secondes silencieux puis éclata de rire. Un rire qui venait vraiment de son cœur. A son tour, c’est le docteur qui fut surpris de la réaction de son apprenti s’il était bel et bien encore son apprenti. Nolan s’arrêta enfin de rire et repris son sérieux.

"Angus, voyons … Muirgen et moi ne sommes pas ensemble. Nous sommes des amis très proches. Je ne désespère pas de la prendre pour épouse un jour mais son cœur est pris depuis des lustres et elle vit que dans l’espoir de le retrouver. "

Son regard se fit un peu plus sombre, il n’avait pas oublié la néréide, il n’avait rien dit non plus à son amie. Il s’était remémoré tous les mots de cette dernière lors de sa brève apparition mais ne l’avait plus revu par la suite.

"Je ne veux plus qu’un incident dans ce genre se reproduit à l’avenir. Elle a failli mourir par deux fois et je ne le permettrai plus. C’est vrai que nous sommes attachés l’un et l’autre, c’est vrai qu’il y a quelque chose entre nous plus qu’une simple amitié malheureusement, je sais qu’il n’y a aucun retour de sa part vis-à-vis de mes sentiments. Qu’importe qui est Muirgen en réalité, je sais maintenant que son destin n’est pas pour moi mais laisse-moi un peu y croire encore quelques temps. "

Le docteur s’assit près de l’âtre et regarda les flammes.

"Tu sais Nolan, Muirgen n’est pas une femme comme les autres. J’ai vu une chose après son agression, c’était hors du commun. Je ne peux te l’expliquer, c’est indescriptible. Puis sa mélancolie m’a vraiment fait peur. Je te serai éternellement reconnaissant de me l’avoir ramené dans mon humble chaumière. Ma vie est si joviale depuis qu’elle est apparue. Jamais je n’aurai cru qu’un petit bout de femme comme elle aurait mis du soleil dans ma demeure. "

Nolan s’assit de nouveau, les pensées tournaient vers un futur totalement inconnu.

"Sache que je l’entraîne, jours après jours. Elle devient un peu plus forte chaque jour mais je ne suis pas étonné. Muirgen a toujours eut une facilité à manier l’épée. De la main droite comme de la main gauche. Je ne sais pas ce que les Parques lui réservent, mais sa vie est tracée comme la mienne ou la tienne d’ailleurs. "

Le vieux docteur le regarda stupéfait.

"Depuis quand crois-tu aux Parques ? "

"Depuis que je lui ai sauvé la vie Angus. Depuis que j’ai vu une néréide du nom d’Halie. Il se peut que le jour où elle s’en ira pour suivre son chemin, je pars à mon tour d’ici. Je veux simplement la protéger. Certes de loin mais la protéger quand même. "

Il soupira profondément, il avait pu dire sans tout raconter non plus ce qu’il ressentait. A vrai dire, Nolan n’était pas du genre à se confier. Ce qui pouvait aussi être assez désagréable pour Muirgen qui était dans le même contraste. Cette femme était une huitre totalement fermée. Elle ne disait jamais ce qui la toucher vraiment. Elle montrait par divers gestes mais ne se confiait pas du tout. Le docteur décida alors de changer la donne. Il voulait faire mieux aussi afin que sa protégée devienne un peu plus forte.

Le temps passa et ils discutèrent d’autres choses, un peu plus conventionnel dirons nous. Le vieux docteur remis sur la table, l’ordre du jour : son apprentissage même s’il savait qu’il perdait un peu de son temps. Muirgen revint à ce moment avec plein de victuailles qui venait directement de chez Mairin qui se portait beaucoup mieux. Le fait que son amie avait faillit perdre la vie, l’avait secouée et depuis quelques temps, Mairin faisait des efforts pour aller mieux et elle reprenait des forces de jours en jours.

Le temps s’écoula alors paisiblement de nouveau sur la lande autour de Galway. Muirgen reprit ses tournées avec le vieux docteur et Nolan. Alla régulièrement s’enquérir de la santé de Mairin et voir le petit Merwin grandir et continua ses entraînement avec son ami.


Dernière édition par Marina le Dim 16 Déc - 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1749 : Celle qui découvre   Dim 16 Déc - 18:12

Août 1749


C’est lors d’une de ses balades solitaires comme elle en avait souvent l’habitude, que Muirgen rencontra une personne hors du commun pendant qu’elle faisait un feu afin de se nourrir un peu. Elle se présenta à elle avec grâce.

"Bonjour à toi jeune Muirgen, je me nomme Belisama et je te remercie pour ce foyer que tu viens d’allumer. "

Elle posa alors son regard sur l’épée que Nolan avait offert un an plus tôt à son ami.

"Un jour ou l’autre Caladbolg devra être restitué à son propriétaire. Ton ami est un descendant direct de Fergus mac Róich. Quant à toi, tu devras faire deux choix assez cruciaux. Ta route est encore longue est semée d’embûches, de réflexions, d’interrogations aussi mais tu ne seras jamais seule même si tout semble le croire. Souviens-toi bien de mes paroles. "

Et elle disparut comme elle avait apparu. Décidemment la vie de Muirgen était toujours pleine de surprise. Elle venait de rencontrer sans qu’elle le sache l’une des déesses celtes que le peuple vénéré. Elle pensa à Angus à ce moment, il allumait toujours une bougie au-dessus de l’âtre comme une prière justement. Elle avait aussi remarqué ce fait chez Aindreas. Certes, il allait tous à l’église mais au plus profond d’eux, ils avaient tous gardé des traditions qui remontaient loin dans le temps.

Quelques temps plus tard, elle prit la bride de son poney et décida de rentrer chez elle. Tout était assez énigmatique dans sa vie. Muirgen essaya de se souvenir d’une chose particulière mais un mal de crâne lui prit. C’était quand même handicapant de ne rien pouvoir faire. La seule chose qu’elle pouvait alors faire pour calmer sa douleur était de s’allongée sur l’herbe grasse et attendre tranquillement. Elle s’endormit paisiblement au son de la brise et de l’odeur saline. Le bercement des vagues qui cognaient contre la falaise en contrebas eut raison de son état de santé et lui redonna un peu de force pendant son sommeil. C’est une ombre qui la réveilla au-dessus d’elle.

"Alors, tu étais là tête de mule ? Tu sais qu’Angus commence à s’inquiéter ? "

Les yeux rivés vers son ami, Muirgen n’avait pas vu le temps défilé et c’est encore Nolan qui la ramena au galop. Arrivés près de la chaumière, elle repensa aux mots de Belisama. Elle détacha alors son épée et la tendit à Nolan.

"Que fais-tu ? "

Le regard de Muirgen était insistant et il savait très bien ce qu’elle voulait dire.

"Hors de question, je te l’ai offert. "

Muirgen déposa alors son épée contre le mur et lui dit dans son langage.

"Elle te revient de droit, tu es lié à Caladbolg étant un descendant de Fergus mac Róich. Je ne peux la porter et qui sait, un jour tu en auras besoins Nolan. "

Nolan reprit son épée et la redéposa dans les mains de son amie.

"Quand j’offre, j’offre. Certes elle a une valeur sentimentale, c’est un trésor de famille. Seulement, j’ai renié ma famille quand j’ai su qui t’avait agressé. Je pourrai tuer mon père pour le mal qui t’a fait endurer via mon ancien valet. Tout était calculé, il ne t’a pas eu dans ses filets alors personne ne t’aura. Comprends tu où je vais en venir ? Parfois, t’es vraiment sotte Muirgen. Ne pars plus au tant de temps où je risque vraiment de t’enfermer dans une cage dorée. "

L’air soucieux, Nolan dépassa Muirgen sans un regard. Avec tout ça, il avait oublié de lui demander comment elle avait appris tout ça. Bien sûr Nolan avait ses petits secrets, d’ailleurs, il en avait énormément. Mais là, elle l’avait fait taire concernant ses ancêtres. Commencer à chercher avec Muirgen, c’est commencer à l’emprisonner et elle ne le supporterai pas.
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MessageSujet: Re: 1749 : Celle qui découvre   

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