RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

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 ~° Je m'en tape le coquillard !

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Satine


Spectre Céleste
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MessageSujet: ~° Je m'en tape le coquillard !   Jeu 7 Mar - 17:18



Je m'en tape le coquillard !°~


=> Entrée du SSM


Le passage ne parut pas se refermer derrière moi. De toute manière, je ne prêtais pas grande attention à ce qu'il se passait derrière moi. Le voyage avait été bref, très rapide même. Rythmé par le défilement des étoiles. Mon esprit n'avait pas vagabondé parmi les petits astres. Non. Perdue dans les méandres de mon esprit, je tentais de visualiser de nouveau la scène avant mon départ hâtif. Peut-être n'aurais-je pas dû agir de la sorte, mais la surprise avait été bien trop forte à encaisser. Pourquoi ? Parce qu'une autre scène issue de mon passé avait resurgit à l'instant où Celsius terminait son petit discours solennel. Quelque chose au plus profond de moi s'était brisé et avait libéré une once de colère. Une colère sourde que j'avais dirigé vers le pauvre Celsius alors qu'elle aurait dû rester dans mon cœur. La seule fautive ici, c'était moi. Ma réaction comme d'habitude, avait été disproportionnée. Seulement merde ! Comment j'aurais dû réagir face à cette déclaration ? Mes sourcils se froncèrent de mécontentement et je me retins d'aller déglinguer une colonne se trouvant non loin de moi. Au lieu de cela, je fis quelques pas pour m'éloigner de la porte étoilée, dans l'espoir de ne rencontrer personne pour le moment.

Tant mieux si je demeurais seule. Même si je suspectais la présence d'un ou deux connards dans les environs. Pourtant, putain qu'est-ce que s'était silencieux ! Je fis le tour du propriétaire, histoire de me dégourdir les jambes. Le cliquetis de mon armure résonnait aux alentours à mesure que je marchais. Alors s'était cela le Sanctuaire Sous-Marin ? Dieu, c'était pas mal. Alors... c'était peut-être ici qu'Astre venait marcher de temps en temps ? Peut-être marchais-je dans ses pas. Non, je devais faire cesser toute divagation. Aussi je me résolue à briser ce silence.

« Ô hé ! Du bateau, y a quelqu'un ici ? C'est que j'ai pas de temps à perdre, faut que je botte des culs, alors magnez-vous, je suis pas d'humeur ! »

Cette petite tirade annoncée, je me posais nonchalamment en travers des coussins posés à même le sol. Et bien quoi ? Oui, je faisais comme chez moi, parce que j'étais plus ou moins chez moi. Merde, au faite, normalement, qui est le gardien de ce Pilier ? Hm... cherchant dans mes souvenirs, je finis par abandonner. Non, je savais vraiment pas mais tant pis ! Enfin si, je sais que c'était lié aux Lyumnades.... mais pas plus. Je savais même pas si au final, l'armure avait trouvé un porteur. Bref, je pense pas de toute manière qu'il ou elle d'ailleurs, m'en tiendrait rigueur. Prenant mes aises, je regrettais de ne pas avoir pris sur moi, un peu de ce brandy dont je raffolais. Jusqu'où je pouvais pousser le vice ? Plusieurs idées me traversèrent l'esprit, plus déroutantes et viles les unes que les autres. Finalement, au lieu de me mettre nue, comme le suggérait une petite voix dans ma tête, je décidais d'ôter juste mon armure, c'était déjà assez provocateur comme ça, non ? Je souriais de toutes mes dents, faisant fi des derniers événements. La politique de l'autruche avait du bon parfois. Et mon esprit préférait se focaliser sur le potentiel ennemi prêt à me tomber dessus. Ah ah ! Je l'attendais ce connard !

« Bon ça vient oui ? »


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Beshter


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Jeu 7 Mar - 18:29

~ Entre vide et extase ~
Arrow La Bataille navale ~ Entrée du SSM ~

Poussé par les flots, j'atterrissais sur quelques algues mortes en jouant avec les ombres. Pour une fois, entre ombres et lumières, je pouvais ressentir le monde que mon Père avait connu pendant des années, le stress était à son point culminant quand ma tête pivota pour regarder l'environnement. Des immenses glaciers semblaient formés le ciel et des piliers de glace les retenaient dans les airs comme par magie. Des centaines de lacs miroitaient calmement avec la faible lumière venue du ciel. Des traînées de cosmos se ressentaient dans les alentours et je n'y fis pas attention, en effet, mon coeur était serré d'être ici, le visage de celui qui m'avait donné la vie avait sacrifié pour me sauver des douleurs ésotériques de ce monde. L'envie défaillait de comprendre, je valsais autour du vide en voulant tomber dans le désir de la curiosité mais un cosmos me réveilla soudainement de mon silence honteux.

Poussant quelques algues flottant dans les airs comme des arbustes dans le monde ensoleillé, je vis une jeune femme sur le parvis du pilier en train d'appeler les gens à se montrer. Je m'approchais alors avec un visage marqué de traits que je cachais depuis des années. Le désir, l'envie, l'ambition se mélangeaient en moi pour former une douce lumière qui scintillait sur mes épaules. Mes yeux azuréens fixaient la jeune femme avec un sourire en coin. Elle était là devant moi, tout nous séparait mais la question entaillait mes lèvres pour ne pas la poser. Mes yeux se fermèrent alors pour ne pas rester au bord de ce vide, de ne pas m'abandonner aux plaisirs qui s'embrasent. Décidément, cette volonté de vivre ainsi devait être de famille et en faisant un pas en arrière je me refusais à danser avec elle dans les accents de l'extase. Puis, comme un homme au service de son Roi, je me demandais bien où se trouvait mon Maître alors que je semblais bien seul dans les profondeurs de l'Empire de Poséidon.

" Je suis ici Madame, inutile d'hurler pour appeler le chaland, je croyais que les Poissons vous suffisaient pour vous donner un peu de piquant ! En attendant, vous devez savoir où nous sommes ? "

Sarcastique, je donnais un autre visage de moi même sans le vouloir. Froid, pensif et sur mes gardes, je n'avais plus mon Maître pour me conseiller ou me sortir d'un mauvais pas. Il fallait que je montre un autre visage pour me prémunir d'attaques d'ennemis qui devaient se tapisser dans l'ombre en nous regardant. Cette fois, je ne comptais pas être une simple marionnette et prouver que j'étais capable de me défendre contre les ennemis du Sanctuaire, me concentrant, je cherchais à savoir ou était le chevalier d'or du Bélier, il semblait à des centaines de lieux d'ici et occupé certainement par des ennemis encore nombreux. Subitement, mon cosmos s'embrasait pour me téléporter au dessus d'un pic de glace et vit dans les lacs miroitants des ombres qui se rapprochaient assez vite... Un cosmos des plus nocif était présent et je fis signe au Général de Poséidon de prendre garde.

" Hum, je crois que l'on va avoir de la visite sous peu ! "

Pour une fois, j'étais seul, enfin pas exactement, mais ca revenait au même. Mon Maître, mes amis semblaient si loin actuellement que je devais veiller à ne pas faillir au nom de leur confiance. Souriant car je comprenais que les peines de la jeune femme semblaient d'une nature toute autre, la déclaration du chevalier d'or des Poissons l'avait surprise mais elle devait se reprendre pour contrer l'ennemi qui allait arriver. J'espérais juste qu'elle allait canaliser cette colère palpable sur lui et les ennemis à venir, plutôt que maugréer contre un destin que l'on ne maîtrisait jamais, "les Parques étaient joueuses" comme le disait souvent mon Père dans ce genre de situation.

" Je pense que vous pouvez libérer le parvis de ce forum de votre séant et de votre coussin... Après tout, d'aussi belles armes se doivent d'être vues par nos ennemis pour les enivrer d'un simple regard, n'est ce pas Sirène ! Si vous acceptez de danser avec moi au bord du vide, on tanguera pour repousser nos ennemis pour la gloire d'Athéna et a fortiori de Poséidon ! Sauf si votre fessier royal ne peut plus se relever évidemment... "



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Zira


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Ven 8 Mar - 18:47


:: 20 milles Lieues sous les Mers :.
.: Bien trop profond, 1754 ::


Un monde de Glace et d’eau… Mauvais sur son épaule contemplait comme elle la voute qui les surplombait : ici, il n’y avait pas de ciel. En ce lieu, il n’y avait qu’un plafond factice, qui par des effets de lumière et d’eau rappelaient vaguement la voute céleste. Mais si tout deux s’élançaient vers cette voute, ils auraient tot fait de s’y heurter, et de n’y trouver, bel et bien, qu’un plafond. Au moins avait-il le mérite d’´être haut… C’était la première remarque qu’Elanore c’était faite en découvrant les lieux, rassurée. Ils avaient beau être enfermés, les dimensions généreuse de la pièce ou ils se trouvaient la rassurait. Moins elle sentait la mer et ses tonnes d’eau peser sur sa tête, mieux elle se sentait.
Ses pas raisonnèrent à quelques reprises sur le sol congelé, avant que la voix de Mary ne résonne non loin de là. La sainte aussitôt se remémora sa silhouette qui soudain lui avait parut étrangement fragile, la tête baissée, et le Saint aux Roses qui était resté derrière elle. Au fond de sa provocation lancée à qui voulait l’entendre, Ea avait cru reconnaitre une légère cassure, qu’elle ne connaissait que trop bien. Tout à coup elle avait l’impression de ne plus reconnaitre en Mary une pirate sanguinolente (qui avait visiblement un rapport intime avec une des rares personnes qui s’était jamais soustrait à elle) mais une de ces femmes fébrile et blessées dans leur sentiment qui, après avoir pleuré, noyaient leur peine sous une assurance forcée. Finalement, générale des armées de Poseidon ou Déesse de la Sagesse déchue, elle finissait toujours par ne voir que de simples femmes. Avec leurs forces et leurs faiblesses. Un sourire léger revint enfin se poser sur ses lèvres. Chassant enfin le mauvais souvenir –car c’en était bel et bien un- de la bataille qu’ils venaient de traverser, Elanore se disait qu’au moins elle pourrait se changer les idées en pareille compagnie. Sa main tout naturellement vint caresser le ventre du corbeau sur son épaule alors qu’elle s’approchait de la sirène.

Mais avant que la demoiselle ait pu élever la voix, une autre présence s’était révélée. (Dommage, elle n’aurait pas le loisir de faire seule à seule plus ample connaissance avec la femme fatale.) Ea reconnut la graine de saint blonde qui les avait accompagné au cour du voyage : non pas que ca lui déplaisait, mais jusqu’ici le personnage lui avait été totalement indifférent. N’étant pas même familière à la « famille des Saints », elle ne voyait en cet apprenti qu’un gamin, qui suivait les autres et ne s’imposait guère. A coté de Mary, il faisait pâle figure en termes de prestance. Mais Elanore n’était pas de ceux qui jugeaient les gens de prime abord, et finalement sa présence lui donnait l’occasion d’affirmer son individualité.
Finalement, la « sainte » arriva à hauteur de la Marina. Elles échangèrent un regard, et Luxea perçu –elle s’y attendait- une rougeur dans le blanc de ses yeux qu’elle eut la sagesse de faire mine d’ignorer. Au lieu de cela, elle adressa à cette femme qui lui était sympathique un sourire un peu plus franc que celui qui planait sur ses lèvres jusque là. Elle aussi ferait mieux de laisser de coté les pensées sombres qui l’avaient assaillie pour se concentrer sur les affrontements à venir. Dire qu’ils venaient à peine de quitter les effluves de sang ! Le corbeau avait tout sauf envie de tuer encore. Mais Mauvais redressant la tête la, tout près de son visage, lui faisait bien comprendre qu’elle n’aurait pas trop le choix. Rieuse, elle prit de vitesse la Sirène, répondant la première au blondinet.

    - Et si elle préfère danser avec moi ? ~
S’inclinant, la mondaine tendit avec élégance sa main vers la pirate avachie. Ce simple geste suffisait à rappeler un peu de sa bonne humeur habituelle. Retrouvant un comportement qui lui était habituel, elle oubliait qu’elle avait tué, qu’elle n’avait pas sa place, et qu’elle était seule. Au lieu de cela, elle jouait les cavaliers et invitait à la mascarade alors même qu’ils étaient en pleine Guerre. Mais Elanore préférait de loin le jeu, et même la mascarade, à la guerre.
Dorian Swann sur son épaule, connu sous le surnom de Mauvais, regardait la femme avec un sourire amusé qu’Elanore seule lui aurait reconnu. S’il était particulièrement sensible aux flots des pensées et des sensations de sa protégée, il n’en avait pas moins gagné par sa malédiction une empathie toute particulière. Et il regardait avec compassion cette femme à l’allure si forte, qu’il devinait profondément blessée par ce qu’elle avait vécu. Lui aussi éprouvait de la sympathie pour elle : mais personne ne se soucierai de ces sentiments, parce qu’il était dans l’enveloppe d’un corbeau.





Dernière édition par Luxea le Dim 24 Mar - 12:32, édité 1 fois
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Satine


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Ven 8 Mar - 22:43



Maudite °~




Je suffoquais. Oui, je me perdais dans la contemplation de ce plafond changeant. Sous le joug de la lumière, celui-ci projetait des centaines de reflets, des myriades de couleurs dansantes sur les murs. Un millier de surfaces miroitantes. Des jeux, non un ballet pour mes yeux perdus dans le vague. Mais, Dieu ce que j'en avais rien à foutre : l’écho des combats, passés ou futurs ne m'intéressaient plus ! Le goût de mon sang n'avait pas quitté ma bouche, pas plus que l'amertume du discours des Poissons. La rage destinée à sa personne s'était heureusement pour lui redirigée vers moi. Instigatrice de mes propres malheurs, me voilà bien égoïste de ne point les partager avec autrui. Cela, je ne le désirais pas. Bien longtemps ma sœur et moi avions été des cibles fragiles, de simples jouets destinées à être vendues au plus offrant, à celui qui aurait de quoi se payer le luxe de s'offrir ce bien très précieux : notre innocence. Le sang avait été pour nous, une libération ! Tuer nous avait ouvert de nombreuses portes, or, nous n'avions d'yeux que pour un seul chemin : l'océan. Son appel se faisait de plus en plus fort, même quand nous étions prisonnières dans cette maison close, une belle cage dorée, notre illusion. Notre cauchemar. Puis, la lumière nous avait enveloppé entre ses bras pour nous réchauffer, nous avions rencontré Tristan. Tristan. L'homme qui avait libéré chez moi, comme chez ma sœur d'ailleurs, notre cosmos, notre soif de sang. Mine de rien, et je me l'avouais à contre cœur, c'était lui qui nous avait dompté, appris ce que nous savions. Libérées de nos chaînes. Peut-être était-ce pour cela que je nourrissais des sentiments contradictoires pour lui ! Il était un homme fort, puissant, tout ce dont autrefois j'avais peur et pour ce qu'il représentait et les pouvoirs qui gravitaient autour de lui, je le craignais et l'admirais en même temps. C'était pour cette raison que je l'aimais, et que je le détestais à la fois. Ô un amour inavouable bien sûr. Je suis certaine qu'il ne s'en était jamais rendu compte. Après tout, ce n'était qu'un homme non ?

C'était des émotions passées, car maintenant que j'avais assez de recul, je comprenais pourquoi je m'étais rattachée à lui de la sorte. Malgré le fait que par le passé, je haïssais les hommes, lui m'avait permit d'avancer, de devenir ce que je suis. M'endurcir, être une vraie Red... ou... une... O'Bannon ? Un soupir franchit la barrière de mes lèvres et je ferme un instant les yeux.

Et puis, Astre était arrivé dans ma vie. Je me souviendrais toujours de notre première rencontre, l'épisode où, un peu souffrant, il avait fallut que je le requinque avec du brandy. Je me souviendrais toujours de la reconnaissance dans ses yeux, et une lueur farouche qui s'était allumée dans ses prunelles vertes et qui depuis notre premier regard, ne s'était jamais éteinte. Ô mon bien-aimé, ce serait me mentir à moi-même si j'affirmais que tu ne me manquais pas ! Malgré le fait que je m'étais préparée à ce moment, jamais je n'aurais pensé que tu m'abandonnerais ainsi. Ma volonté de mourir est née quand toi tu es passé dans le royaume de l'oubli. Tu me manques cruellement, et tu me manqueras jusqu'à mon dernier soupir. Entre temps, pendant la période où je me faisais à cette idée, celle que tu deviendrais le nouvel hôte de Poséidon, je m'étais vue maudite par Hélios. C'était là, oui à cet instant que je savais que plus rien ne serait comme avant, et que je souffrirais.

Six années ! Six années à errer dans le doute, l'effroi. À nager en eaux troubles, gravir seule des monts escarpés. Non, il y avait eu des moments de bonheur bien sûr, une naissance, une adoption. Des enfants. Nos enfants. Au souvenir d'eux, je me surprends à verser une larme. Celle-ci coule, glisse, glisse lentement le long de ma joue pâle. J'appréciais cette solitude, car je ne voulais pas qu'on me voit ainsi. Comme autrefois. Je songe, j'oublie. J'avance pour mieux reculer ensuite : Celsius. Celsius était tout ce que mon cœur désirait et rejetait en même temps. Il devait être l'être qui me libérera de mes souffrances : au lieu de cela, il brisait notre serment. Le mariage. Ce mot me faisait peur, non pas parce qu'il m'attachait de nouveau à un homme dans la joie comme dans la douleur, non, mais parce que cela signifiait que cela pourrait recommencer. Je pourrais le perdre, comme j'avais perdu Astre avant lui.

Maudite.

« Dans ton cul.» répondis-je du tac au tac à la question de Mou-Mou.

Je me redressais sur un bras, encore toute troublée par mes propres divagations, pour me rendre compte que Luxea venait vers nous. Vers moi plus exactement. Haussant un sourcil, je me surpris à humer son parfum, les effluves capiteuses de son cosmos. Diantre, cette technique était drôlement efficace ! Et au moins, sa présence avait l'effet de me détendre. Je me permis donc de lui rendre son sourire. Un vrai sourire, pas l'un de mes rictus que j'offrais bien souvent aux autres. À elle, oui, cela me faisais une étrange impression, mais je me sentais proche d'elle sans que je me l'explique. Cette main tendue, je la saisie sans plus de cérémonie, sans aucunes hésitations. Un regard pour le corvidé perché sur son épaule et je lançais sur le ton de la plaisanterie.

« Le corbeau est un oiseau qui a une sacrée baveuse ! Comme Mou-du-sifflet là haut qui se targue de connaître ma vie sexuelle. Petit con va, descends un peu ici que je t'apprennes les bonnes manières ! À moins que tu ne préfères regarder deux femmes évoluer ensemble au rythme des cris d'agonie ? Ouais c'est ça, en faite, tu chies dans tes frocs. »

Je riais de bon cœur en passant une main dans mes cheveux de feu. Là, sans plus de ménagement, je montrais à ce mouflet de quel bois se chauffait la Sirène ! Ni une, ni deux, des chaînes de sang partirent du néant pour aller attraper l'adolescent par les pieds. Là, tête pendue et encore haut dans les airs, je fis mine de ne plus me soucier de lui pour capturer la taille de la jeune femme et l'entraîner dans une valse folle. Je lançais alors que nous exécutions une danse parfaite.

« Alors, tu apprécies le spectacle, Mü ? C'est assez piquant pour toi, où tu voudrait que la Sirène s'occupe de toi avec plus de sérieux ? Fait bien attention, ton maître n'est plus là, alors tu n'est pas à l'abri de recevoir une sacrée fessée ! »

De nouveaux rires avant de plonger mes prunelles dans celle de Luxea. Mon visage se fit bien plus sérieux, presque douloureux. Je savais que je n'avais presque aucuns secrets pour cette fille. Je le sentais. Alors, approchant ma bouche de son oreille, je lui soufflais une évidence qui s'était imposée à moi dès que je l'avais vu.

« Nous sommes semblables toi et moi. Bien plus que tu l'imagines. Je le sens. »

Un souffle et je me détachais d'elle pour replacer immédiatement mon masque. Les liens de sang disparurent subitement et je rattrapais avec une force insoupçonnée, l'apprenti chevalier. J’ébouriffais sa chevelure en le serrant contre moi dans un geste taquin.

« Ta maman t'as jamais dis qu'il fallait être gentil avec les femmes ? »




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Beshter


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Lun 11 Mar - 23:54

~ A vouloir jouer au mariole... ~


Pour sûr que la situation était des plus étranges, voir deux femmes exécuter quelques pas de danse de la sorte fit frémir Mü quand il sentit un vide dans son esprit. Quelque chose venait de s'éteindre, de disparaître et il n'eut pas le temps de pouvoir empêcher la jeune femme aux cheveux ardents de lui serrer le collet. Cependant, son esprit était ailleurs. Ce froid qui le tenaillait le bloqua instantanément et le geste chaleureux de la Sirène le fit sortir de cet étrange cauchemar. Il ne savait pas quoi dire mais un vent léger et chaud s'était levé pour lui dire un étrange au revoir, quelque chose de loin et de proche en même temps. Ses paupières se relevèrent alors avec une sourire plus maussade, il se demandait bien ce qui lui arrivait après avoir été tout joyeux quelques secondes auparavant. C'est alors qu'il se rendit compte qu'il était encore sur un pilier et sans la prise de la jeune femme, il aurait chuté de de haut très certainement.

Un soupir s'échappa de ses lèvres au moment où ses cheveux dansaient la carmagnole avec la main du général de Poséidon. Il en profita pour se libérer d'elle par un pas de côté. Dans un grand silence, il retomba sur les dalles du forum pour regarder la jeune femme qui avait accompagné depuis quelques heures l'étrange aéropage qui soutenait une des deux Athéna. Il la fixa intensément et quelque chose l'ennuyait, le stressait même, elle lisait en lui comme dans un livre ouvert et cela ne lui plaisait pas du tout. Ses secrets et son goût pour cela ne devait pas avoir d'ouverture sur lui même dans ce genre de situations.

" Rebonsoir mademoiselle, je ne pensais pas vous trouver ici aussi mais après tout, aucun de nous n'avons eut le choix de ce lieu.... Dame Mary, pouvez nous dire ou nous sommes et ce que nous pouvons craindre ? Je ressens des cosmos aux alentours sans explication, ils se terrent à priori et je ne sais quoi penser, les cours de stratégie n'ont pas encore été délivré par mon Mentor qui fut bien occupé ces derniers temps... "


Sa dernière phrase fut un murmure à peine audible. Il ne savait pas quoi faire en fait, il avait promis de ne jamais user des arcanes qu'il avait apprise de son père et encore moins sous les "7 Mers". Ses sens portés autour de lui, il se demandait bien ce qui pouvait arriver sans le dire, quelque chose de lourd et de nauséabond l'inquiétait et cela n'avait pas l'air de trop inquiéter les dames à ses côtés. Pure volonté de protection certainement, il ne souhaitait pas les voir se mettre en danger à cause de lui, la mort du Grand Pope lui avait retiré toute naiveté sur le sens du combat de certaines factions. Les Ombres lui parlaient tout de même et elles étaient inquiètes par tout cela, il laissa alors son cosmos s'immiscer dans les ombres pour en faire des armes au cas où dans les minutes à venir.

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Arbaletriam


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Jeu 14 Mar - 1:55

Crocus
L'humidité ambiante n'aidait en rien à estomper la sensation de sable picotant, bronches et narines souffrant d'assèchement, qui d'eau salée, en avait plein les vêtements, les cheveux, et le corps. Pupilles sanguines et bouche craquelée restaient secs avec un infâme goût de bile. Mais tout ça avait était déjà oublié en passant les portes du Royaume sous-marin. C'était couvert de belles estafilades que la frêle entité, forcené de courir entre tous les rochers, découvrait par là la diversité des flores et faunes aquatiques. Les crabes se réfugiaient dans de peu profonds bassins, surtout les flasques pleines de sables. Ils se pavanaient de couleur blanche pour les plus petits et d'un marron sale pour les plus imposants. Les méduses paraissaient floues au fond des eaux, les bernards-l'ermite se rétractaient en leur coquille au contact de doigts. Les tétards fuyaient aussitôt les pieds dans l'eau. Le dôme de ce royaume laissait transparaître des poissons imposant toute humanité. Et de tous ces usages, la jeune silhouette s'en sentait le plus merveilleusement du monde.

Sourire jusqu'aux oreilles, il effectuait pas de chat sur pas de chat, parcourant de plus en plus loin cette contrée vierge et inexplorée de son ressentit. Sa longue natte noire fouettait derrière lui, suivant cette péripétie de lignes droites, arrêts précipités, détours, et embranchements sans retour, s'enfonçant vers les piliers gouverneurs. Ceux-ci semblaient plus haut qu'une armée ou chaque soldat serait monté sur les épaules de l'autre, formant un cylindre au bleu cyan. Leur épaisseur était étonnement disproportionnée de leur hauteur, et sans en savoir l'utilité, il les trouvait juste infiniment fascinant, comme à peu près toutes les choses nouvelles s'offrant à son champs de vision. A ceci près que de mystérieux gardes pavanaient de ça et là. Il se montra à eux et les convaincu de le mener plus haut. Le premier continua sa ronde, et le deuxième, en tête, après une courte visite guidée, lui indiqua la direction à prendre. D'après ce qu'il avait entendu par cette bouche, Poséidon n'était pas là. Quelque chose ne devait donc pas tourner correctement. Et à l'entente d'un certain Mask, quelque chose ne devait pas tourner très très rond. Ce nom n'était mentionné nul part dans les récits de la Grèce Antique.

Il salua cependant et dit bonne route au garde qui repartait à l'opposé, le laissant seul. Rabaissant sa main joyeuse, il fit semblant de s'épousseter, puis repris le grand chemin vers le lieu indiqué : le Pilier de l'Océan Antarctique. Alors qu'il se réjouissait d'une telle facilité, le garde derrière lui jouissait de sa propre blague : faire balader les visiteurs de l'autre coté de la vague. Ce qui était une chance concluait par vice. Notre chapardeur ne le savait point, et c'est pourquoi il continuait de gambader, sifflotant un air hindou, incapable de se douter qu'il avait été embobiné. Une cinquantaine de mètres plus loin, un apprenti médium la tête en bas alors que ses deux comparses dansaient un tango, les avertissait d'un danger imminent.

La courbe du terrain semblait prendre pied vers le haut, élevant le degré d'angle. Arbaletriam, car tel était son nom, força sur ses jambes afin de maintenir le pas. Lorsque la colline de rochers s'éleva abruptement, il du faire des plantes et des mains pour la franchir, jusqu'à arriver à son sommet. Planté sur ses deux jambes, poing vers le ciel alors qu'il parcourait de son regard toutes les étendues propices aux attentions des l'âme, il poussa un "YAAAAAARH!" triomphant. C'est alors qu'il remarqua le trio posté plus bas. Les deux points sur le front du premier, ce petit quelque chose signifiant la prestance par la puissance, sans atouts féminins malgré une impressionnante chevelure blé, celui-ci était donc un homme. Les deux autres étaient des féminités à l'allure sanglante, en particulier celle faîte de rouge, de la tête aux orteils. La dernière était une femme brune aux yeux si clairs qu'il était impossible de voir d'ici. Se sentant pleinement observé, et en particulier, menacé par leurs regards tendus, l'à jamais initié mit parallèlement ses mains devant soi en signe de paix.

<< Ola, Ola! Je ne cherche querelle, ne dégainez pas! >>
Rien qu'au premier abord, le jeune homme se doutait du peut être, de l'infime, de l'extrême possibilité évidente de qui ils étaient, et une grande clameur passa sa poitrine sous cette appellation. Descendant de son perchoir, il sauta de la dernière prise de rocaille, reprit contenance par une formidable inspiration, main sur le coeur, ses yeux se partageant d'éclat, et lança sans prévenir la question lui brûlant la langue depuis que l'espoir s'était mis à poindre, son timbre trahissant le trop-plein :

<< Seriez-vous des Chevaliers des Dieux?! >>




Dernière édition par Arbaletriam le Dim 31 Mar - 13:34, édité 1 fois (Raison : *maintenir au lieu de maintenant (c'est pas possible d'écrire quelque chose d'aussi bête...))
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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Mer 20 Mar - 18:28



Le prélude °~



Une chose clochait, j'en étais intimement persuadée. Je n'en faisais pourtant pas part aux autres, de peur de les effrayer pour rien je pense. Qu'importe, mon attention était tellement focalisée ailleurs que je ne répondis même pas aux interrogations du jeune Mü. Mes sens aux aguets, mes yeux fixant le vide, je me tenais presque de la même manière qu'un félin. Prête à bondir sur ma proie. Toutes griffes prêtes à trancher des gorges. Ne quittant pas l'objet invisible du regard, je tâchais de rassurer quelques peu les inquiétudes du jeune apprenti Saint en lui tapotant l'épaule. Sauf que je ne me rendais pas compte que je frappais peut-être un peu fort. Cessant de lui labourer l'épaule, je lui lançais un petit sourire forcé en guise d'excuse. Avant de lancer, sarcastique.

« Désolée petit moustique, je contrôle pas ma force, surtout quand je suis stressée. Restes donc derrière moi, je sens qu'il devrait y avoir du grabuge d'ici peu, et pourquoi pas une entrée explosive ? Ouais mes amis ! Je crains que le connard qui garde les lieux ne finisse par décider de nous les briser. Luxea, ma belle, tient toi prête ! »

Mes poings d'eux-même se crispèrent. Non, c'était certain, quelque chose ou quelqu'un allait nous tomber dessus. Mes idées de provocations s'évanouirent quand mon esprit effleura la quantité d'énergie qui commençait à se déverser ici : alors, je fermais un instant les yeux pour appeler mon armure. Cette dernière apparut dans une brève apparition lumineuse : la silhouette d'une petite fille diaphane apparut pour danser autour de moi pour mieux s'évanouir et laisser la place à l'armure de la Sirène Maléfique. Affublée de mon Écaille, je fis exploser mon cosmos carmin.

« Nous sommes au pilier de l'Antarctique ! » lançais-je agressive au même moment où j'entendis très clairement une nouvelle voix monter crescendo à mes oreilles.

Je n'eus pas le temps de le détailler que par réflexe, j'avais lancé sur lui, mes chaînes rendues invisibles pour l'occasion. L'enfant à première vue, même si à mieux y regarder il devait avoir sensiblement le même âge que Mou-mou, paraissait complètement paumé. Aussitôt, je lâchais prise, lui rendant sa liberté, comprenant que le pauvre était vraiment perdu. Au moins ça c'était sûr ! Ou alors il jouait sacrément bien la comédie ! M'approchant de lui d'un pas décidé, je l'attrapais par le col pour le soulever du sol, l'obliger à plonger son regard dans le mien.

« Qu'est-ce que tu fous là le mioche ? T'as perdu ta mère ? » me calmant un petit peu, je le reposais au sol pour lui sourire plus tendrement, comme le ferait un mère à son enfant. « Pardon pour mes manières un peu rudes, mais petit, nous sommes en guerre ! Et euh... je suis Mary Red, pirate et Générale de la Sirène Maléfique, au service de sa Majesté Poséidon. Pourquoi, tu nous cherches des noises ? »

Décidément, j'avais le chic pour tomber sur des mouflets ! Mais en quelques sortes, ça me faisait du bien. Cela me rappelait mes propres enfants. À la différence qu'eux étaient loin de moi... arrachés... au souvenir de cette séparation, ma mauvaise humeur s'accentua.

« Hm... ça va aller gamin ? Pas trop secoué ? »

Soudain, mes pires craintes semblèrent se confirmer, et toujours sous le joug de l'instinct, je pris le jeune homme brun par les épaules pour le faire pivoter et le protéger de mon corps … au cas où.

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Zira


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Dim 24 Mar - 12:31


:: 20 milles Lieues sous les Mers :.
.: Bien trop profond, 1754 ::


A sa manière, Akuma fronçât les sourcils. D’une part –chose extrêmement rare- parce qu’il ne connaissait pas le sens de l’expres​sion(du jargon de Pirate, peut être ?), d’autre parce que la remarque lui semblait déplaisante. Mais Ea fut bien la seule à remarquer ce changement d’humeur, qu’elle seule savait reconnaitre, et il fut qui plus est bien vite oublié.
Elle avait sourit au sourire de Mary, et souriait encore alors que celle-ci l’entrainait sur ses pas de danse. Le geste était pour le moins inattendu, mais non moins déplaisant. Après tout ce sang et cette barbarerie, et alors même que la Générale avait peut être le cœur le plus lourd, elle parvenait encore a égayer les cœurs ! C’était une grande qualité, qu’Elanore cependant n’avait pas à lui envier. Elle excellait dans cette discipline, en temps normal. Les évènements la perdaient tout simplement un peu, disons. Mais malgré son entrain, Mary ne pouvait se mentir à elle-même… Ni mentir au corvidé, visiblement. Ea vit dans son expression douloureuse l’écho de son propre ressenti, tout en demeurant au fond d’elle-même sceptique face à ses paroles. Si Semblables ? Elanore regardait l’écarlate et y voyait, outre une femme resplendissante, une personne qui avait trouvé sa place dans l’armée de Poseidon, qui malgré ses peines avait un rang, un endroit ou se rendre, au moins une personne qui lui était chère (elle repensait à Celsius qui avec elle semblait si ardent, alors même qu’elle avait fait suffisamment sa connaissance pour savoir a quel point il était renfermé.) et de l’assurance. D’habitude étrangère à ce sentiment, Luxea sentait poindre un peu de jalousie… Et pourtant, elles étaient « semblables » ? Peut être savait elle seulement lire dans le cœur des femmes comme mauvais dans le sien, sans n’être jamais à sa place parmi elle. De ce fait, elle peinait à trouver le sens de cet aveux… Mais sans doute aurait-elle encore le temps de comprendre. Le corbeau sur son épaule lisait en elle, et dans un murmure à son esprit tentait de la réconforter un peu : il ne voulait pas la voir perdre totalement confiance en elle.

L’ambiance était lourde et tous savaient que d’un moment à l’autre, la légèreté de ce moment de répits s’envolerait. Lorsque l’inconnu fit son apparition, Mauvais et Luxea avait déjà posé leur regard sur le haut du pic depuis plusieurs secondes. Sur ses gardes, la demoiselle l’aurait été que Mary l’avertisse ou non. Elle avait beau être à peine une Sainte, elle portait son armure depuis longtemps déjà, et l’enseignement de son « maitre » additionné à ses récentes expériences avait été plus que suffisant pour lui apprendre la prudence.
Enfin, plutôt que de pleuvoir du danger, il pleuvait des gamins, pour l’instant. Un brin au teint hâlé venait s’ajouter au blond, avec qui plus est des manières plus insouciantes encore. Elles avaient une paire, maintenant ! Autant dire que leur petit groupe était pour le moins hétérogène. Espérons que le nouveau venu, au moins, ne leur serait pas un boulet au pied : on ne pouvait pas dire que la petite troupe respirait l’expérience. Mary rehaussait le niveau, mais à part cela… Si Mauvais avait eu sa forme humaine, Elanore aurait été déjà un peu plus confiante. Mais il était ridicule de parier la dessus, d’autant plus qu’elle-même en plus de dix ans n’avait jamais vu Dorian Swann revêtir une autre enveloppe que celle d’un corbeau. Ses pouvoirs scellés, il ne pouvait que la conseiller et veiller sur elle.

La générale était pour le moins impulsive, mais au moins le nouveau venu avait immédiatement la réponse a sa question. Quand à Luxea… Elle avait beau porter son armure, pouvait elle prétendre au titre de « Chevalier des Dieux » ? La Cloth, dénudant presque son corps plus qu’elle ne l’habillait, avec ses longues ailes effilées et son métal aussi souple que sombre lui était devenu une seconde peau, mais elle ne pouvait toujours pas réellement aspirer au titre de « chevalier d’Athena ». D’autant qu’elle n’oubliait guère les liens qui existaient entre elle et d’une part Héphaïstos, et d’autre part la déesse de l’Amour a laquelle elle prêtait allégeance depuis toujours. Finalement, si on considérait autrement sa formule, le « des » dieux semblait plus que justifié dans son cas.
Sur ses gardes, la jeune femme laissa doucement son cosmos aux effluves capiteuses se déployer autour d’elle… Elle n’était pas faite pour le combat, ni prompte à tuer comme la Sirène, mais elle ne resterait certainement pas la sans rien faire.

Désolée, rentrée et tout x__x je suis pas super inspirée mais l'action devrait aider.


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Lun 1 Avr - 0:46

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Etait-ce qu'il voyait autrement qu'en peinture ? Etait-ce une véritable armure ? D'une teneur si belle, d'une couleur si splendide ? Arbaletriam eut à peine le temps de s'extasier qu'il fut enchevêtré de chaînes, dont la sensation de brulure traversa ses vêtements. Abasourdi, un sourire particulièrement ironique prit place sur son visage. Très bien, très bien, si cela se passait comme cela. Il avait déjà une réplique toute trouvée.

- Ecoutez, je n'ai rien contre le fait de s'attacher, et qui plus est... Ohéooooh, ça va un peu vite ! S'écria-t-il lorsque ses pieds ne touchèrent plus terre.
« Qu'est-ce que tu fous là le mioche ? T'as perdu ta mère ? »
- Non, j'l'ai mangé ! Railla-t-il pour toute réponse à cette voix de femme au doux parfum contrasté de salé et de sucré, et d'une telle poigne. Cette réplique eut tôt fait de le reposer sur le sol.

Toussant un peu pour chasser le manque d'air alors qu'il resta assis, il se remémora en frissonnant le regard du Chevalier devant soi, d'un carmin lui faisant plus peur que son propre reflet. Une concoction de froideur et de volonté mêlées. Il s'en voulut que sa voix ait déraillé à la dernière syllabe, alors qu'il ne savait pas encore à qu'il avait à faire. Il dévisageait juste une femme splendide, castratrice et guerrière de surcroît. Une femme des plus Grands. Un intense sentiment de respect s'imposa face à son aura belle et vigoureuse, se pressant autour de sa silhouette. Elle avait tous les attributs féminins que l'on pouvait bénir. Bien entendu, cela ne pouvait être qu'évident, ces pièces de métal accompagnaient sa prestance, explosive de divin. Les yeux brillant, il s'exclama :

- C'est merveilleux, vous êtes vraiment...
« Pardon pour mes manières un peu rudes, coupa tendrement l'arme des dieux, mais petit, nous sommes en guerre ! Et euh... je suis Mary Red, pirate et Générale de la Sirène Maléfique, au service de sa Majesté Poséidon. Pourquoi, tu nous cherches des noises ? »

Arbaletriam retomba sincèrement sur les fesses, et devant des mots tels que : « guerre », « générale » et « sa majesté Poséidon », il ne put qu'ouvrir béatement la bouche dans un semblant d'imitation de poisson carpe. La dernière phrase de la combattante eut cependant l'effet de le faire sortir de cette sa léthargie. En secouant la tête, il prit le temps de mordre sa lèvre inférieure dans un roulement, manquant de rire.

- Parce que, souria-t-il de toutes ses dents en la fixant droit dans les pupilles, avant d'être protégé un bouclier humain qui n'était autre que son interlocuteur, oubliant de répondre à la préoccupation de la Sirène sur son état de santé. Wouhouuu, chantonna-t-il lorsque celle-ci lui fit un demi-tour par les épaules. Conjurons de ça plus tard... et puis vous me direz combien d'hommes vous avez enchanté pour vous procurer une si belle Cloth marine, mon général ! ajouta-t-il d'un authentique clin d'oeil.

En position défensive, parallèle au dos de celle qui l'avait empoignée, il surveillait également le paysage, concentrant son cosmos afin d'aiguiser ses sens. Sa posture, les deux pieds ancrés dans le sable, se composait de jambes fléchies et sur la même ligne, sa hanche droite incurvant vers l'avant permettait de mettre davantage sa main droite en évidence, car droitier de profession. Sa main gauche, quant à elle, se trouvait un peu en dessous des dernières côtes, et plus près du corps. Chacune, les doigts parfaitement alignés par un sentiment de bastonnade semblaient pouvoir, telles qu'au sein des spectacles populaires ou un supposé yeux-bridés fendait trois briques d'un seul coup, par ce qu'on appelait « le tranchant du poignet ». Sa longue natte sombre fouetta l'air devant sa concentration subite de cosmos, frôlant l'armure de la maléfique sirène par son mouvement.

Passant son regard au médium blond, qu'il salua respectueusement d'un bas mouvement de tête, et à la jeune femme brune aux yeux particulièrement fascinants vus d'ici, qu'il gratifia d'un sourire en plus de la salutation. Face à ces deux nymphes et ce qui semblait un véritable Atlante -et pas de ceux gribouillés sur des estampes, le jeune homme se dit que, vraiment, il avait le spectacle le plus sensuel, trépidant et excitant qui soit. Tout à la fois. Et par seulement pour la beauté des presque nus. Vus leurs réactions, il devait se passer quelque chose d'absolument incroyable. Une guerre, voyez-vous, une guerre. Au milieu de l'océan. Il n'en pouvait vraiment plus d'attendre ! La question de puissance ennemie n'était pas le problème, c'était même hors-sujet. Il avait désormais trouvé son objectif et pouvait sincèrement mourir de bonheur sur le coup, mais il avait envie de plus. Beaucoup plus. Maintenant que la découverte était chose faîte, il devait découvrir l'appronfondissement de cet Eldorado. C'était comme si il avait trouvé sa place depuis toujours, Combattant auprès d'autres Combattants. Cette passade lyrique fut cependant étouffée par un sentiment subite de stress, s'apparentant à de la peur, ou plutôt, de l'anticipation écrasante. Il sentait effectivement quelque chose leur arriver dessus à toute allure. Lui vint une idée sublime.

- Vous en pensez quoi, monsieur le Médium? expédia-t-il au personnage, Mu, dont il ne savait encore le petit nom, d'une manière mi-tatillon mi accaparé par l'horizon précaire.




Dernière édition par Arbaletriam le Lun 1 Avr - 3:13, édité 2 fois (Raison : *correction couleur de "coupa tendrement l'arme des dieux"; mi-tatillon au lieu de mi-ironique = pas de répétition)
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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Lun 1 Avr - 19:35

~ Avec le sourire ! ~


Portant sa paume sur le front, Mü se demandait s'il était pas tombé dans la Cour des Miracles. La belle et non moins sauvageonne Général de Poséidon avait le don pour l'agacer gentiment et voilà qu'un autre gus venait d'arriver pour tenter de jouer avec ses nerfs. Il dévisagea l'importun d'un simple regard, il ne le connaissait pas et son éducation lui interdisait de le rabrouer séance tenante, en effet, son Maître n'aurait jamais fait cela sans tenter de comprendre et d'analyser les sentiments d'une personne. Il disait souvent que l'âme d'une personne - fusse t elle Atlante - était semblable à celle des armures, elle pouvait être belle et douce comme froide et perverse. De Mary, derrière son style, on sentait qu'elle dansait au bord du vide pour s'abandonner au plaisir de la vie, il le sentait, elle avait connus des moments difficiles et certains moments de mélancolie pendant la dernière bataille navale lui permettaient de juger cette femme avec une certaine assurance. Malgré le jeu de rôle entre eux, un profond respect était né et il devait bien se l'avouer.

Il releva alors la tête pour fixer doucement le jeune homme qui venait de débarquer séant. Un certaine ivresse pouvait conduire à certains excès et la colère était de cela, il ne voulait pas tomber dans les excès de cette force qui avait conduit son Père à sa chute et à sa nouvelle condition auprès du Sombre Monarque. Fermant les yeux, ses lèvres s'ourlèrent pour répondre au jeune homme sans un mot, il n'avait rien de plus à dire. Médium ? Non, simplement un homme qui avait la charge de veiller sur les siens et sur sa Déesse si aimée, il ne voulait pas se laisser aller, garder cette retenue naturelle qui évitaient de dévoiler son vrai soit. Il ne devait pas s'abandonner aux plaisirs qui embrasent le cœur, on lui avait enseigner que la douleur était toujours vive et faisait vaciller l'âme du Chevalier qui combattait pour son Idéal.

" Médium ? Je n'ai point cette prétention et je ne suis pas de ces hommes à danser avec les cœurs des hommes et des femmes... Jouer avec les visions du futur est une chose bien dangereuse et l'enseignement de mon Maître m'interdit de jouer avec cela. La seule chose est qu'un cosmos est proche de nous actuellement, brutale et agressive ! "

Son poing s'ouvrit alors que tros soldats du Masque sortirent de l'ombre dans un ricanement de hyènes cupides. C'était le signe que les choses sérieuses allaient commencé ! Sans le vouloir, l'aura du jeune Mü devint bleutée comme l'azur et des ombres glacées sortirent de son ombre comme des milliers de filaments noirs et givrées vers ces ennemis qui ne méritaient pas la mort mais un sommeil rapide et assommant. Puis, brutalement, il ferma le poing pour faire disparaître les filaments ! Il avait appelé un pouvoir que peu d'hommes connaissaient et devant un des Généraux de Poséidon, il ne se retournait pas, il ne le devait pas pour ne pas éveiller plus l'attention sur cette action d'éclat digne des chevaliers d'Athéna comme des Marinas. Son contrôle de la magie des glaces était pourtant révélée et il s'en mordait les doigts, la sirène avait abattue sans le vouloir ce mur de retenue et d'élégance que son Père lui avait appris.

" Désolé.... Je n'aurai pas dû... "

C'est alors que surgit du ciel une ombre encore plus menaçante que quelques gardes du Masque, le gardien noir de l'Antarctique était enfin arrivé !




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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Lun 1 Avr - 21:17



Alors que les jeunes gens parlaient entre eux, trois rudes gaillards sortirent des fourrées pour attaquer les attaquer mais ils furent recus par des filaments de glace qui les stoppèrent un instant. Ils s'écroulèrent alors sans dire un mot de plus mais il était clair que cela n'était rien comparé à ce qui arrivait dans les hauteurs du ciel marin. Dans un sifflement strident, une immense créature serpentine fit son apparition, des crocs acérées apparaissaient dans le ciel marin. Il était clair que la créature dégageait un cosmos noir comme l'obsidienne et elle souffla une nuée de créatures de sa gueule qui étaient des milliers de murènes noires. Le gardien de l'Antarctique venait de rentrer en scène !

Citation :
HRP : Combat RP pour l'instant Wink
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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Jeu 4 Avr - 1:16

Ancolie et Berbéris
Comme d'habitude, Arbaletriam avait commis une bourde. De la perplexité passa dans ses pupilles lorsque l'atlante se mordit les lèvres et fit exploser son cosmos. Le groupe était désormais composé d'uniques et crépitantes flammes de vies aux couleurs extrêmement différentes. Celle de Mary rouge, celle de la brune argent, celle du blond bleu glacé, la sienne d'une lumière sans nuances.

- Non, ne vous accablez pas, cet impair est de ma faute. Médium, appuya-t-il en pourfendant d'une prononciation étrangère, est un des nombreux synonymes des Siddha, les spirituels héros des sphères, quoi que bien trop hauts de nous ! et je pensais... Hmmm, comment expliquer...

Alors apparut le plus improbable qu'il n'ait jamais vu. Sur le coup, il dut plisser les yeux afin de définir plus précisément les contours, et sa curiosité se glaça, devenu livide.

Lorsqu'Elles glissèrent de leur perchoir pour dégringoler au-dessus du néant de sécurité il murmura un << Vishvanâtha >> du cœur, passant la barrière du silence mortel -une absence personnelle de sons à l'intérieur de laquelle son ouïe était restée muette, les secondes qui faisaient rapprocher les quantités de poissons hostiles et innombrables. Qu'étaient-ils face à ceci ? Quel entraînement pouvait prémunir contre cela ? Ce basculement psychotique fit disparaître son esprit, un instant, vide. Le temps de réaction. Passé le moment ou toute son âme criait : fuis, fuis ; et tous ses sens bourdonnaient : ça approche ; il acquéra le fait que ces anguilles -mais c'était plus gros, sûrement des murènes, leur fonçait dessus. Effrayé, dose d'adrénaline dans les veines, il utilisa ce trop-plein pour prendre son élan et s'élever d'un bond au-dessus d'un banc de murènes nominalement déterminées, foncées comme l'enfer, qui nageaient carrément dans l'air. Il atterrit au milieu d'elles -masse compacte et crissante, et en une hargne féroce, expulsa son cosmos, les faisant reculer d'un mètre. Leurs queues rattachées à leurs longs corps frétillèrent avant de se rabattre en un seul heur. Il avait attendu ce moment et esquissa à peine une remarque faciale, lançant sa jambe en un 360 degrés dévastateur au vu de la tripotée qui s'envola. Elles reprirent leur danse et il se jeta au sol, sortant par le bas de ce cercle mortel. Par la détente d'une roulade, il se redressa, se remit en position, et concentra son énergie, afin de pourvoir une attaque beaucoup plus ravageuse. Ses paumes concentrées écartèrent le premier poisson qui vint à lui, le valdinguant sur le coté, et un autre, et encore un autre, chacun en une direction différente. Cela n'était pas prêt de s'arrêter, et tantôt d'un coup de pied, coup d'épaule, parfois de tête, et surtout de mains en repoussant plusieurs à la fois, il se retrouva vite submergé et dû reculer sous le nombre.
Une goutte au milieu de l'océan terrestre qu'était le Sanctuaire de Poseidon.
Il remarqua alors l'étrangeté : la poissonnerie se désagraigait aussitôt tombée. Que de basses marchandises, et adversaires de surcroît. Illusion ou transfiguration du cosmos ? Que devaient représenter ces anguilles, si longues, si sombres, et si nombreuses ? Elles ne ressemblaient pas aux âmes qui peuplent l'Onyx, donc l'on pouvait déjà écarter la thèse morbide du chevalier... des masques. Un mercenaire du Masque.

Cet élan de l'esprit lui fit perdre sa concentration et un des poissons échappa à sa défense et lui croqua la clavicule, perçant et déchiquetant la chair. Il eut juste le temps de repousser l'autre partie du banc, qui d'une seule pensée, était passé à un autre combattant, plus valide. La seule qu'il poussa fut un cri de surprise, grave et languissant, qui le fit basculer vers l'arrière. Il ne se retint qu'en se baissant vers l'avant, reprenant in-extremis appui sur une jambe. Ses doigts prirent l'arrière de la tête de la murène et l'en arracha, mince bout de peau entre ses dents. Cette pincée avait permis de desserrer les crocs de la bête, mais pas l'empêcher de griffer avec l'effleurement de ses pointes acérées. Le nombre de dents et la forme des deux rangées formant la dentition du longiligne animal n'était sûrement pas d'une espèce répertoriée. Il la jeta emplit de rage, en sifflant dédaigneusement sur le murénidé dont les arêtes disparurent en fumée, pis balança :

- Si l'on veut arracher la racine du mal, il faut la couper à la source!

Les yeux globuleux d'une autre anguiliforme, de sa bouche pointue au sourire trépidant -à qui il répondu, un peu forcé, du même semblant de rictus, le fit vite revenir sur du concret. Il jetait parfois des coups d'oeil aux formidables chevaliers présents, de son point de vue sentimental, sûrement bien plus fonctionnels et professionnels que son pauvre séant. Il les croisait parfois, et séance tenante, devenait leur bouclier pour quelques secondes, avant de se faire rabrouer de l'autre coté par la masse. Leurs énergies aux températures si fragiles et si fortes, ainsi que le mouvement des poissons créait un tourbillon de fortes bises que l'armée de la silhouette en hauteur, menaçante, entretenait par une évolution circulaire de ses troupes, recouvrant les cieux, en une troublante ressemblance de typhon. Le commencement du bordel s'y contrétisait à peine.



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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Mar 9 Avr - 22:11



Tu pues la petite fille négligée ! °~





Non mais comment il me cause le mioche ? Certes, il manquait pas d'aplomb à me traiter de catin, mais quand même ! Nous n'avions pas élevé les cochons ensemble ! Sous le coup je fus prise d'une grande hilarité, ma voix mélodieuse s'envolant au rythme de mes rires. Ah grand Dieu, ça fait du bien. Cessant de me tenir les côtes, je repris ma posture défensive en sentant approcher les ennemis de mon Empereur. Mais je ne fis rien de plus qu'observer ces enfants s'exciter comme des mouches sur un pot de miel. Je les jugeais d'un œil critique, évaluant leurs déplacements, leurs mouvements qui manquaient parfois d'un peu de souplesse. Ils se débrouillaient tout de même assez bien pour des mômes. Forcée de constater que ça commençait à puer sévèrement pour nos tronches, je me tenais prête à intervenir en cas de besoin. Une manœuvre de Mou-mou me rendit pleine de perplexité et je le regardais stupéfaite un court instant avant de chasser d'un revers de la main, le trouble dans mon esprit : il serait peut-être temps d'agir, non ?

Une petite voix dans ma tête me susurra que le danger arriverait bien assez vite vers moi. Autant le laisser venir. Je me riais bien des conséquences de toute façon.

Je reniflais bruyamment et fis une moue un peu dégoûtée. Pouah, ça pue le poisson pas frais tout à coup ! Sur le qui-vive, je ramenais vers moi mes chaînes jusqu'à les faire totalement disparaître. Une ombre menaçante s'étala partout, couvrant le peu de luminosité que nous offrait ce drôle de... ciel aqueux. Il ne fallait pas oublier que j'étais sous l'eau. Un sourire sardonique ourla mes lèvres en détaillant davantage la silhouette gigantesque du gardien de l'Antarctique.

« Putain, une morue géante ! C'est ça qui empeste la petite fille négligée !» lançais-je en me pinçant l'arête du nez.

Optant pour une posture plus agressive, je me mis en garde, sortant un petit poignard à la garde d'ivoire que je portais à l'une de mes paumes. Ni une ni deux, j'entaillais l'intérieur de mes deux mains sans me soucier des murènes qui me tournaient autour sans parvenir à percer mon bouclier invisible : en s'y heurtant, quelques unes libéraient des décharges électriques qui se retournaient contre elles. Quand deux ou trois corps furent à terre, je lâchais la lame qui tomba avec fracas sur le sol en marbre.

« Blood.»

Le sang qui s'écoulait de mes plaies commença à se mouvoir, comme mue d'une volonté propre. Allié à mon cosmos carmin, je le modelais à ma guise jusqu'à ressembler fortement à deux fouets. Un processus que je maîtrisais maintenant à merveille ! Je serrais les poings pour en contrôler le flux et donnais quelques coups dans le vide. Le fracas tonitruant qui en résultat n'était pas sans rappeler le bruit de la foudre. Étirant mes ailes à l'extrême, j'étais prête à m'élancer dans les airs quand je vis devant moi, le gosse qui m'avait manqué de respect. Sans attendre j'abattis dans son dos sans qu'il puisse réagir, un coup assez dur, mais pas assez pour le blesser vraiment. Je lui lançais, mauvaise.

« Alors le môme, voilà ta première leçon : surveiller tes arrières. Maintenant, avises toi de me manquer encore une fois de respect, et je te laisserais crever comme un chien. »

Sur ces entre-faits, je me portais au devant de lui et Mü afin de faire reculer le monstre géant et ces abominations qu'ils crachaient. « Luxea, mon trésor, ça te dérangerais de venir me filer un coup de main ? »

Lui demandais-je en lui jetant un regard furtif avant de reporter mon attention sur la Murène. La vache, elle était gigantesque ! Comment j'allais en venir à bout ? Je pris de l'altitude pour attirer son attention, distribuant coup sur coup dans le seul but de l'énerver et détourner son attention pour que les autres agissent. Je tournais autour de cette chose en sifflant ma surprise. Je craignais que ce ne soit là un adversaire plus coriace qu'il ne paraissait de prime abord. Bordel, il me faudrait être sérieuse ! J'évoluais dans les airs avec rapidité et grâce avant de me poster devant la tête gigantesque de la bête. Il tourna vers moi une pupille jaune et fendue avant de rugir à en faire trembler les fondations du temple. Bordel !

« Alors ma mignonne, t'as la dalle ? Viens donc un peu par ici !»



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Panthéon


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Jeu 11 Avr - 17:09

La Murène pivota sa tête pour observer le moucheron qui volait autour d'elle. Elle se déplaça alors dans la direction de la demoiselle aux cheveux rouges dans le dessein de la faire choir sur les dalles de l'antarctique. Ce domaine était le sien désormais et personne ne devait aller plus loin, c'est ce que son maître lui avait commandé et elle ne comptait pas abandonner au désir de se nourrir sur les proies qui venaient d'apparaitre devant elle. Sa petite garde personnelle était déjà tombée mais, concentrée sur ce moucheron rouge sang, elle ne s'en était même pas rendu compte. Tel un coup de canon, la bête traversa quelques restes d'icebergs de la voute marine pour se rabattre sur le Général de Poséidon. Comme toute créature, elle suivait ce qui bougeait sans se soucier de ce qui était bloqué sur terre.

Ouvrant sa gueule en grand, elle libéra de nouveaux un flot d'anguilles électriques sur elle. Chaque anguille semblait comme attiré par le doux parfum du cosmos de la Dame et ils allaient se nourrir de cela en mordant dans la chaire. Alors qu'elles fonçaient sur elle, la Murène frappa le sol de sa queue pour créer un mur d'eau gigantesque qui fonça sur les serviteurs de l'alliance du fer et du sang. Dans cette ambition, le mur ravagea tout sur son chemin, des immenses blocs de piliers se scindèrent de leurs bases séculaires pour exploser dans des fragments de roche chauffée comme du fer rouge. Un frisson la satisfaisait de cette situation nouvelle où elle allait pouvoir accomplir son destin, défendre cette terre féconde pour la gloire du Masque. Un cri de satisfaction suivit.

Le ciel se nimbait lentement d'un cosmos noir venant de la bête, un dôme de lumière noire était en train lentement d'entourer tous les protagonistes de cette sombre affaire....

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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Ven 12 Avr - 16:17

~ Un peu de culture ne fait pas de mal ~


Passant sa main dans ses cheveux, le jeune homme se demandait bien ce qu'il faisait ici... Soudain, son esprit fût attiré par un cosmos qu'il ne connaissait que trop bien, il leva les yeux au ciel et vit plusieurs étoiles naître pour former la constellation du Bélier suivie de celle du Loup et enfin de celles des Poissons. Ses lèvres s'ourlèrent alors de plaisir en sachant que son Maître se portait bien et donnait un message à tous que les Saints étaient tous là : L'abandon n'était donc plus permis ! Pour Athéna, il allait démontrer que les anciennes techniques de son père n'étaient pas mortes avec sa disparition. Montant son cosmos autour de lui, une légère lueur bleutée se répandit autour de lui alors qu'il joignait les mains pour les écarter brusquement de part et d'autres de ses hanches. Un sillon lumineux se créa alors devant lui et Arbaletriam pour former un écran de Crystal doré et bleuté en même temps. Les anguilles foncèrent alors vers eux et elles se prirent le mur de cristal qui explosa sous l'impact, il n'était pas encore assez solide pour repousser les attaques à l'instar de Shion du Bélier, mais assez dangereux pour détruire ses ennemis au moindre contact belliqueux.

A la réflexion du jeune apprenti de dame Mary, il le salua avec respect en venant de comprendre que ce terme de Medium avait un côté spirituel et respectueux, qu'il ne comprenait pas plus que cela, mais, il l'appréhendait derrière les mots. Cependant, une anguille était parvenue à se faufiler pour mordre ce dernier violemment et sans la réaction prompte du Général, il aurait pu être tué par les arcs électriques qui frappaient le sol. Pendant que le Général se mettait devant eux pour les protéger, Mu s'approcha de lui pour renforcer les défenses.

" Marina, je ne connais pas les pouvoirs de ces créatures mais on doit craindre leurs arcs électriques qui affaiblissent nos cosmos. On n'a pas d'armure ou d'Ecaille, il va falloir nous protéger sans déranger les Dames Mary et Luxea. Il faudrait... "

Pas le temps de terminer qu'un gigantesque mur d'eau se forma à quelques mètres d'eux, suite à un coup de queue de la créature sur le sol. Mü regarda alors à droite et à gauche, puis il concentra son cosmos à son paroxysme pour concentrer les ombres autour d'eux, des myriades de filaments noirs comme l'obsidienne se filèrent comme de la laine pour former une coque autour des alliés du fer et du sang. Du sang perlait de la commissure des lèvres du jeune homme alors que son cosmos ne cessait de grandir pour former le "Black Coffin" de son Père. A la fois protection ultime et attaque redoutable pour ceux qui y sont enfermés, le monde devenait une bulle d'encre où seul son créateur pouvait s'y balader avec ses cinq sens. Le mur d'eau frappa alors le bouclier pour le détruire lentement à la grande surprise de Mü !

" Comment ? C'est impossible ! ... "

Sans comprendre ce qui se passait sous ses yeux, son pouvoir était en train de faiblir et il était clair que quelque chose s'opposait à sa volonté. Soudain, les filaments noirs changèrent de couleur pour prendre celle de l'azur et de l'or, un cosmos venait de se lier au sien pour le soutenir un instant. Une main se posa sur son épaule en signe d'adieu et il savait qui s'en allait de sa vie pour toujours. Il avait donc décidé de quitter cette Terre à son tour pour le laisser accomplir seul son destin. Il était tels ses nombreux frères d'armes, sans famille et sans frères, seul... Son père lui avait donné une once de son cosmos pour renforcer la protection et cela donna quelques instants pour qu'il prenne le bras d'Arbalétriam pour le propulser au loin. Désormais, il n'avait plus le temps de réagir... le Mur d'eau continuait son chemin et il fut pris dans les flots noirs et électriques qui le firent voler en l'air dans un tumulte de douleurs.


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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Mer 24 Avr - 16:02

Luxea n'ayant pas posté depuis plus d'une semaine, Arbaletriam peut poster Wink
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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Dim 28 Avr - 19:28



Je m'en tape le coquillard !°~





Quelle était cette sourde douleur ? Ce spectre qui dansait à mes côtés ? Cette impression à la fois insaisissable et si poignante ? Je suffoquais de plus en plus sous l'effet d'une main invisible qui enserrait ma gorge, comprimait mon cœur et ma poitrine. Mon rythme cardiaque s'intensifia, le sang battait à mes tempes et je voyais le monde tout autour de moi, se brouiller. Puis, une inquiétante et familière chaleur se répandit dans tout mon être. Tel un acide, un poison des plus pernicieux, il se mêlait à mon cosmos, dans un but qui m'échappa totalement. Je devenais hors de contrôle, je fermais les yeux sur cette réalité. Sur ce présent dangereux plein de sang et d'amertume. Peut-être avez-vous déjà connu cette désagréable sensation de mordre dans un fruit pas assez mûr, manquant de maturité. Bizarrement, mon esprit se focalisait sur cette impression tandis que je me sentais glisser dans les méandres de mon esprit embrumé par une rage grandissante. Inéluctablement, je me sentais perdre pied. Puis la voix de ma Déesse me fit battre des paupières. Je me retrouvais dans un lieu emplit de lumière, juste d'une intense clarté où je ne distinguais rien d'autre que la pâle silhouette d'Amphitrite qui m'exhortais à m'approcher.

Sans un mot, je venais la rejoindre pour m'agenouiller devant elle. La tête basse, je sentis une main se poser sur ma tête, puis une seconde. Je relevais des yeux tremblants vers elle, comprenant à la fois la portée de son geste, ses paroles... Poséidon, son mari était en proie à un danger bien plus grave que nous l'imaginions tous. Et c'était à moi de répondre à son appel. Non, c'était à nous d'intervenir. Le seconde main était en réalité celle de ma sœur Ann, qui, étrangement m'apparaissait dans un merveilleux songe aux côtés de notre divinité. Ses lèvres remuèrent sans qu'aucuns sons ne sortent. Malgré tout, je savais ce qu'elle me disait et me demandait de faire. Jumelles, il existait pour nous, bien d'autres moyens pour communiquer. Bien plus fort était notre lien qu'aucuns autres. Non ! Il n'existait pas de lien plus fort que celui qui unissait deux sœurs ! Galvanisée par cette énergie, je me redressais pour serrer ma sœur contre moi. Ô Ann ! Comme tu m'avais manqué ! Nos deux âmes en cet instant s'unirent pour ne faire plus qu'une.

Un chant s'élevait à présent dans toute la pièce. Le temps paraissait s'être suspendu tandis que le bruissement de mes ailes de métal accompagnaient ma mélodie. Un doux et sombre requiem annonciateur de la mort prochaine de mes adversaires. Contrairement à la dernière fois, j'étais pleinement consciente de ce qui se passait. Ainsi ma colère était plus dévastatrice. Deux voix se mêlaient en une seule et unique, la Voix des Sirènes. Le cours des choses s'était stoppé, l'épée de Damoclès restait suspendue à quelques centimètres de nous, malgré tout. Mais maintenant que j'étais parfaitement éveillée à cette condition nouvelle, je prenais réellement conscience comme tout cela était bien vain et futile. Les choses m'apparaissaient autrement, mon cœur savait à présent comment continuer à battre seul. Loin de toutes les souffrances qui m'animaient autrefois. Une perspective nouvelle, faites de décisions, de clairvoyance. Mon futur m'apparaissait très nettement. Je savais ce que je devais faire.

Faire couler le sang de mes ennemis !

La dernière note de ma chanson s'acheva dans un cri de guerre. La rage d'avoir aperçu la condition dans laquelle se trouvait Poséidon m'avait fait basculer dans une folie meurtrière. La stella rubius vibrait au creux de ma poitrine de plus en plus fortement, jusqu'à ce que je décide de relâcher d'un coup sa pleine puissance. Une explosion de cosmos carmin fit trembler les fondations du pilier de l'Antarctique : le mur d'eau prêt à s'écraser sur nous fut annihiler, les murènes balayées comme si ce n'était rien d'autre que des pantins. Dans mes deux mains étaient apparues deux fouets qui claquaient, déchiraient l'air, produisant un bruit terrifiant, amplifié par les pouvoirs du rubis divin.

« Poséidon !» hurlais-je en fonçant sur le monstre géant.

L'impact fut si violent. Ma conscience me hurlait la prudence, sauf que, trop aveuglée par cette soif insatiable de sang, je me perdais à faire pleuvoir les coups sur ce monstre hideux. Les griffes de la Sirène Maléfique entamait profondément les chairs de la bête, la faisant hurler de colère. Son ire, je m'en moquais bien, il était insignifiant comparé au mien. Bientôt, je fus couverte de son sang. Cette sensation sur ma peau d'albâtre, chaude et poisseuse était bien le cadet de mes soucis ! Il n'existait rien d'autre que cette sombre vengeance, cette volonté de destruction. Secrètement, j'espérais dans un recoin de mon esprit encore lucide, que notre action combinée à nous, gardiennes de la famille royale, Ann et moi, serait pas une vaine entreprise. L'empressement qui se faisait ressentir en moi n'était rien de plus que la volonté de partir loin d'ici, de le retrouver. Poséidon. Il fallait que je sois certaine que ma mission soit un franc succès. Amphitrite comptait sur nous et j'étais la seule présente. Proche et si loin à la fois. Comme je m'en voulais ! Je me maudissais tant d'avoir failli à mon devoir. Je serrais tant les mâchoires qu'un goût ferreux emplissait ma bouche : ma vision n'était que le rouge, la couleur de mon âme !

J'éradiquais ce monstre avec une frénésie peu commune : j''étais devenue la pire des bourreaux, mettant à mal une créature vivante, mue par sa propre volonté. Mais je ne pouvais nier que j'aimais la voir ainsi torturée. Un rire machiavélique s'échappa de ma bouche, à faire glacer d'effroi ceux qui l'entendrait. Moi-même je finis par m'entendre.

Je suspendis mon geste, me réveillait enfin. Toute tremblante au dessus du corps immense de la Murène, j'avais arrêté mon geste que je suspendis à jamais. Immobile comme une statue de pierre, j'observais la sombre réalité comme une enfant surprise par la dureté de la vie. Je tournais finalement mes yeux vers les différents protagonistes... je tournais mes yeux colériques, fous et effrayés vers Mü, le gamin perdu et enfin Luxea. Interdite, je restais plantée là au dessus d'eux, perché sur le monstre dévasté par une puissance bien plus ancienne que les Dieux. Le remords finirait par m'investir, aussi je laissais mon visage maculé de sang prendre une expression totalement fermée, si froide. Sérieuse.

« Je m'en vais. » déclarais-je sans détour en ouvrant mes ailes d'airain.

Un simple élan suffit à faire prendre mon envol dans le ciel aqueux. Bientôt, je ne fus plus qu'un point écarlate dans l'horizon. Pas une seule fois je m'étais retournée.

Je me sentais basculer.

=> à définir.

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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Mar 30 Avr - 5:38

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Face au discours tendancieux de ce cher Arbaletriam, la douce Mary-Marianne ne put qu'éclater de rire. Cette démonstration d'hilarité le laissa décontenancé. Prenant cela pour un compliment de sa tirade, il lui sourit, plein d'avenant et de simplicité. Lorsqu'elle se sauva peu après dans les airs, il ne trouve pas le temps de réfléchir plus sainement à la situation, car la silhouette carmine avait fondu sans demander son reste sur la murène-mère afin de lui faire mordre la poussière. Face à cette créature fantastique, la combattante arguait et criait de toute sa verve, répercutant sa matrone et douce voix. Ses armes lui donnaient une prestance impériale.

Pendant la mêlée, il reçut un coup dru, pourvu d'une certaine rage. Tombant en avant, il se redressa sur ses pattes, et ne put voir qu'une forme à tire-aîle lui cracher à la figure et foncer vers d'autres cieux.

« Alors le môme, voilà ta première leçon : surveiller tes arrières. Maintenant, avises toi de me manquer encore une fois de respect, et je te laisserais crever comme un chien.
- La mauvaise foi de cette femme... balbutia-t-il, venant tout de même de se prendre un pain sans prévenir, par un ange rouge sang et imprévisible. »

C'était alors qu'il eut combattu vaillamment qu'une murène lui mordit l'épaule, mais pas seulement. Aux extrémités de son champs vision, il avait vu le geste phénoménal qu'avait produit le Siddharta. Un mur de cristal. Il écarquilla les yeux à cette vision dépassant l'imagination. Comme un dernier rempart contre l'adversité. Les murènes s'armèrent et s'attaquèrent à cette prodigieuse défense qui s'éparpilla en des milliers de morceaux de verre. La comparaison avec des larmes de déesse passa par l'esprit du guerrière poète, en même temps qu'une béatitude face au sensationnel. Au milieu du néant noir et vivace, un sifflement long, aigu, retentissant et approbateur échappa de ses lèvres. La pensée qu'il pouvait s'abriter de la pluie en utilisant ce procédé comme pare-torrentiel n'était cependant pas à propos. Indirectement, il prévenait les arrières du médium, arçonnés par des murènes de plus grosse taille. Après les mirmillons, les engins de sièges ne venaient à point. Celles-ci faisaient le double de leur taille, si ce n'était le triple. Une petite murène faisait exactement peur, mais celles-là gambergeaient d'effroi. Leur queue finissait en un long filament blanc, dont s'échappait les arcs électriques -dont il avait faillit succomber quelques secondes plus tôt. Il comprit aussitôt qu'il avait échappé de peu à un danger mortel et n'hésita pas. Sautant sur le dos du monstre, il tenta de toucher ses points vitaux, mais s'échappa à temps pour ne pas jouer au rodéo : cela ne semblait être la bonne technique.
C'est sur cet entrechat que le chevalier sans armure lui adressa la parole, camarade à ses côtés :

« Marina, (Arbaletriam papillonna à cette appellation, grandement flatté, bien qu'interrogatif -en quoi avait-il juré allégeance à Poséidon?) je ne connais pas les pouvoirs de ces créatures mais on doit craindre leurs arcs électriques qui affaiblissent nos cosmos. On n'a pas d'armure ou d'Ecaille, il va falloir nous protéger sans déranger les Dames Mary et Luxea. Il faudrait... »

Pas le temps de réfléchir, c'est suite à ceci que la murène-mère, sous leurs yeux éblouis par l'ombre de son imposante et unique tentacule abattit près d'eux sa terminaison, provoquant un terrible tsunami. Le médium créa une protection bullaire pour les sauver tous les deux de la monstrueuse force marine, qui ne dégageait aucune puissance naturelle, juste de la rudesse écrasante par le simple déplacement de l'air. Simplement par le geste brusque de son corps imposant.
L'Atlante peina à maintenir leur état de grâce lorsque le choc se produisit, s'émiettant à grande vitesse. Arbaletriam tendit ses mains -ça va pas tenir, on va mourir ! les gonflant de cosmos -il faut faire quelque chose ! Cet approvisionnement stabilisa l'ensemble pendant quelques secondes, mais cette puissance naturelle était trop forte. Il força en poussant un cri vengeur, permettant de ralentir le processus suite à sa fougue, même si cela resterait malheureusement insuffisant.
Un cosmos étranger, doux et paternel, fit alors son apparition. Une masse de fils cosmologiques, emplie d'empreintes de constellations résonna telle un vrombrissant ténor, coup de gong qui alla droit dans l'âme d'Arbaletriam, étant trop près et bien trop concentré pour prévoir ce trouble qui assaillit son coéquipier de galère. Habitué aux perceptions instinctives et plus sensorielles que la normale, une grande détresse s'empara alors de son âme, lui faisant perdre le contrôle de tout.
La protection céda, et il se sentit projeté dans les airs par une force inouïe -mais bien humaine, et malgré sa tête en bas il pouvait voir l'éblouissante chevelure ambrée par l'obscurité de la vague, avant d'effectuer sans préavis son premier tonneau suite à la puissance de jet déployée. Sous le choc, il l'avait invectivé, étouffé de crainte viscérale :

« Siddharta ! »

Au loin, la silhouette de la Générale Maléfique ne se voyait plus et Luxéa était de plus belle lurette perdue dans la bataille. La murène-mère en de terribles cris glutturaux, percées de tympans entrecoupés de rugissements impossibles à identifier, avait été enterrée sur place pendant les minutes auxquelles les deux chevaliers novices étaient restés assommés sur le sol, ne pouvant comprendre qu'approximativement ce qui se passait. La Générale avait vaincue et c'était tout ce qui comptait. Les autres murènes, vaines, disparaissaient en de nauséeux nuages de fumées. En tête à tête avec cette constatation, Arbaletriam se releva d'un rire léger envers sa condition. A vrai dire, il ne comprenait rien à part la partie ou il sentait qu'il avait le monde à découvrir, encore, que ce n'était que la première miette du gâteau de la vie -magnifique métaphore qu'il saluait depuis des belles. Celui des armes de l'humanité, des hommes marginaux et formidables qui voulaient la protéger. Se tenant la côte sous le coup d'une douleur soudaine, mais rien de cassé, il obliqua vers le Chevalier-Médium, qui déjà debout, semblait à la fois noble et abattu.

S'enveloppant d'une douce chaleur afin d'aiguiser ses sens, ses yeux clos perçurent un résidu cosmologique, plus loin, en une direction approximative mais bien présente. Tout de joie vêtu, il relança la conversation :

« Très froide la baignade. On la suit ? Proposa-t-il enjoué et indéchiffrable, désignant la trace du chant de la Sirène. »




-> Qui comme Ulysse, devra faire un beau voyage...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: ~° Je m'en tape le coquillard !   Sam 11 Mai - 23:30

Respirant un peu pour récupérer, Mû accepta l'invitation du jeune apprenti qui lui tendait sa main. Les restes de la Murène étaient un signe que des choses s'étaient produites sans qu'il n'est fait quoique que ce soit. Cela devenait pénible d'être toujours le suivant des petites activités des grands de ce Monde, cette parabole d'un des auteurs d'un siècle ancien lui venait en mémoire alors que ses muscles se tordaient de douleurs à ses abdomens. Son dos hurlait aussi à sa manière quand il devint indéniable que quelques côtes étaient aussi dans un piteux état. Des restes de murènes dansaient ça et là dans les environs et le pilier de l'Antarctique avait récupéré un temps sa tranquillité sous le pôle dont il avait la garde. S'essuyant un peu, ses yeux se focalisèrent sur les différents cosmos à l'horizon, celui d'Athéna semblait avoir retrouvé une partie de sa puissance de naguère et cela le réconfortait.

C'est alors qu'il ressentit une vague d'énergie dans le lointain et le cosmos de son Maître venait à son tour de gagner ne puissance, lui aussi devait être en plein combat et il n'avait guère le temps pour venir lui faire son rapport. Il fit quelques pas pour chercher des informations et ne détectait plus la présence du Corbeau, elle devait être partie aussi ou se cachait dans les tréfonds du Sanctuaire Marin. Concentrant son cosmos, le jeune homme laissa quelques cheveux d'or tombés sur le marbre de ce pilier. Sans donner un mot, il avait pris la décision de suivre ce Général aux accents pirates des plus racoleurs mais il avait promis de la protéger comme il pouvait. Dans le faisceau de téléportation, il sentait que des choses se passaient dans un des piliers qu'il était en train de traverser et il s'en échappa pour voir ce qu'il se passait et il ne fut pas déçu !

Une explosion titanesque lui vola dans les oreilles derrière lui. Mais bon sang, où était-il tombé ? Ses yeux bleus s'écarquillèrent en voyant à une vingtaine de mètres devant lui l'ombre du chevalier d'or du Taureau. Son pied s'avança d'un pas quand un frisson lui intima de ne pas aller plus loin, trois autres cosmos étaient présents ici - dont un de sa connaissance - et ils avaient assez de concentration pour qu'il comprenne qu'il était là en plein milieu d'un combat. La rafale du Taureau n'était pas passée loin de lui et la couleur obsidienne de son armure était un signe que les choses étaient plus graves que prévues. A cette vision surprenante, l'ombre créée par la poussière laissa son voile déchiré pour montrer que le Bélier et deux marinas venaient d'apparaitre dans le dos de cet ennemi au cosmos pour le moins sombre et en même temps tranquille.

" Maître, je reviens du Pilier de l'Antarctique, son ennemi a été vaincu par Dame Mary Red qui a usé d'un pouvoir étonnant qui touchait au Divin. Je ne comprends pas encore toutes les raisons mais je vais immédiatement la rejoindre auprès de la Déesse Athéna et du Seigneur Posé... Bon sang, je ne le ressens plus... Maître, je vous laisse... "

Ne laissant pas à cet ennemi le soin d'en faire une cible, il se téléporta rapidement pour aller vers le pilier indiqué dans son message mental. La messe était dite et il comptait bien savoir ce que tout cela voulait dire !

Arrow Pilier du Pacifique Nord
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