RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Combat]La lutte des damnés !

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Aenor


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Sam 20 Avr - 15:39

*Gilles prends un dé et le lance par terre*

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Panthéon


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Sam 20 Avr - 15:39

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Serafim


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mer 1 Mai - 21:25

Lancé de dés plus un autre en cas de match nul
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Panthéon


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mer 1 Mai - 21:25

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Serafim


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mer 1 Mai - 22:06

En réponse à la posture de Gilles de rais, Serafim ôta la cape qui recouvrait ses épaules et se mit à son tour en position de garde. Son regard sombre guettait chaque parcelle de l’anatomie de son adversaire. Avant même que l’écho des coups se met à résonner, les esprits avaient déjà commencé leur bataille. Chaque décision, chaque choix sera un pas de plus vers la mort ou vers la vie, sans compter que le destin de sa famille était lui aussi en jeu. C’était étrange ! Malgré cette responsabilité, le renégat n’éprouvait pas la peur, ses muscles n’étaient pas ankylosés par la pression, sa respiration était fluide et bien rythmée.

Pourtant il ne sous-estimait pas son adversaire. Il l’avait déjà affronté et connaissait sa force, de plus la dernière fois il ne possédait pas d’épée, ce qui permettait de déduire que son visage n’était pas la seule chose qui avait changé depuis son passage en enfer. Le spectre devait disposer d’un nouveau panel d’attaques. De toutes les manières le Serafim qui s’apprêtait à combattre n’était pas le même qui avait affronté le prêtre, lui aussi avait changé.

Un silence de mort régnait dans l’arène improvisée que fournissait la végétation. La nature semblait avoir suspendu son cours pour observer ce duel décisif. Une branche sèche se détacha d’un arbre et tomba sur le sol verdoyant, produisant ainsi un bruit étouffé, mais parfaitement audible pour le jeune homme qui avait mobilisé chacun de ses sens en préparation de ce combat. À ce signal, le cosmos du gardien d’Avallon se mit à briller comme mille soleils, donnant au relief d’une teinte violacée, pendant une seconde. L’éclat lumineux pouvait être observé de loin tant il était intense, mais il n’avait pour but d’aveugler…le spectre s’en rendra bien vite compte.

Ça commençait ! Enfin !

La première action du dresseur de corbeaux fut de se ruer sur sa cible avec la célérité d’un carreau d’arbalète et de lui assener une multitude de coups aussi précis que violents. Poings, pieds, coudes et genoux s’abattaient comme une pluie de grêlons sur la silhouette du spectre. C’était surement le seul apprentissage qu’il avait conservé du sanctuaire, mais hélas cela ne sera pas suffisant pour venir à bout d’un combattant de ce niveau.

Pour terminer son enchainement, Serafim fit un grand salto en arrière pour s’éloigner de quelques mètres de son adversaire et une fois stabilisé sur le sol, il fouetta l’air avec son bras. Aussitôt une immense flamme noire jaillit du sol, comme la lave d’un volcan en éruption. Serafim toisa son adversaire avant de lancer ce brasier sur son adversaire. D’après ses souvenirs, le dément aimait bruler ses victimes, il appréciera donc cette petite attention. Qu’il brule dans ces flammes noires comme son âme. Que son esprit soit consumé par ce brasier vengeur.

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Aenor


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Jeu 2 Mai - 18:10

~° Huhu c'est parti !

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Panthéon


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Jeu 2 Mai - 18:10

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Jeu 2 Mai - 19:27



Premiers assauts °~





Tout se déroulait exactement comme prévu, comme le Seigneur de Rais l'espérait ! Dans le lointain, il discernait les tours de son château, là où ses alliés œuvraient pour ses desseins. Des invités imprévus pourtant c'étaient immiscés dans ce canevas ingénieusement exécuté, mais rien de très alarmant. Toutefois, il se pourrait bien qu'ils deviennent à leur tour, des éléments de sa réussite prochaine. Ah ! quel fin esprit calculateur il possédait, ce Gilles de Rais ! Tout fier de sa mise en scène, il était ressorti de son vortex pour respirer à pleins poumons, l'odeur de son pays natal. Ces contrées lui manquaient souvent, surtout comparées aux paysages des Enfers : sauf, bien évidemment, quand la Reine, ô sa précieuse Reine, se tenait à ses côtés. Comme le Maréchal était emplit de fierté au souvenir de sa Renaissance : il la devait à la deuxième femme de son cœur. Ô, il n'était pas jaloux, et avait un cœur suffisamment gros pour aimer sincèrement plusieurs personnes. Or une femme resterait à jamais encré au plus profond de lui-même.

Inquisiteur, il l'était toujours, à sa manière, devenu Bourreau, puis Printemps selon le bon vouloir de Perséphone. Ses pensées s'envolaient vers elle tandis que son adversaire arrivait à son tour, plein de sa perplexité qui le rendait pas très bavard. Soit, il saurait s'en accommoder et prenait ce silence comme une traduction de sa peur. Peur ou réserve, les deux allaient de pair ! La cape du Seigneur des Freux se froissa sur le sol dans un bruissement soyeux, Gilles savait que ça commencerait bientôt. Il savait aussi que son futur adversaire le jugeait d'un œil critique, sans doute surprit de le voir ainsi. Le chevalier-spectre avait bien changé depuis leur dernière rencontre. À tout point de vue, et il se ferait une joie immense de le lui démontrer. Avant toute chose, il leva sa lame, Mort, pour en poser le pommeau contre sa poitrine en signe de salut et de respect.

« Les choses ont bien changé depuis notre dernière rencontre, Serafim. Laissons donc le destin décider à présent si vous le voulez bien.»

Sur ces paroles, il inclina la tête et ferma les paupières. Tout autour d'eux, le calme reprit ses droits, seul le vent se permettait un solo entre les branches des arbres : douce musique, doux prélude ! D'un seul coup, le corps de Gilles de Rais parut se figé comme une statue de pierre. La douleur qui se dépeignait sur son visage était indescriptible et tordait sa bouche dans un affreux rictus. Brusquement, sentant arriver son adversaire -car ce n'était point là la source de sa douleur- il ouvrit de grandes prunelles rouges sang. Coup par coup, il les para à une vitesse folle, célérité qu'il n'avait pas offert lors de sa dernière bataille avec Serafim, de quoi le déconcerter donc ! Était-ce pourtant si surprenant quand on le regardait ?

« Ô non... Perséphone...»

Des larmes roulaient sur ses joues. Son cœur, son substitut de cœur venait de se serrer. Quelle souffrance il ressentait. Sa gorge se nouait, il était prit de spasmes incontrôlables et son cosmos, fuyant, cherchait à rejoindre sa maîtresse. Tout autour de lui, un nombre incalculable de fleurs surgirent hors de terre pour s'épanouir. Ce fut hélas de très courte durée car voilà que le jeune homme déversait sur lui, un feu dévastateur et vil.

« Non !» répéta t-il en ne cillant pas quand le feu commença à s'accrocher à ses vêtements, sa cape qui devint oriflamme battue au vent. « Ce n'est pas possible !»

Un long râle suivit cette complainte. Il s'envola, faisant fuir les oiseaux. Sombre présage. Peu à peu, son angoisse, sa douleur, se transforma en ire. Les Spectres étaient des incapables. Comment avaient-ils pu l'abandonner elle ? Leur Reine bien aimée ! Elle s'en était allée, l'avait caresser de sa présence un bref instant avant qu'elle ne s'évanouisse. Désemparé, Gilles s'insurgea, ne finit point de maudire ceux qui devaient être ses pairs ! Sa colère enfla, se dirigea vers le présent. La mine sombre, il se débarrassa de sa cape qui n'était plus qu'un morceau d'étoffe fumante, et se mit en garde. Ses poings se resserrèrent sur la garde de son épée : il attaqua, calquant les geste de son adversaire. Aussi rapide que lui malgré la lourde armure qui enserrait ses membres, le Maréchal usa de sa dextérité passée au maniement de l'épée pour essayer de faucher son ennemi mortel.

« Vengeance !» scanda t-il en faisant exploser son cosmos.

Assez prêt pour le tenir sous son joug, le Seigneur de Laval-Rais attrapa le malheureux par le cou sans autre forme de procès. Là, il le hissa au dessus du sol : il le regardait, plongeait ses yeux fous de tristesse dans ceux de Serafim. « In principio erat verbum »

Sa poigne, virulente, ne le lâcherait plus tant qu'il aurait expié son dernier soupir. La douleur qu'il ressentait, qui l'assaillait,, se traduisirent en horreurs, pauvres hères du passé qui allèrent hanter le jeune homme. Serafim était prit au piège, obligé de revivre les pires moments de son passé. Entrecoupé du passé de Gilles de Rais...



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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Sam 4 Mai - 16:05

La riposte du spectre ne fut pas celle qu’il avait espérée. En fait, le mouvement de Gilles de Rais l’avait surpris alors qu’il était sur ses gardes et prêt à faire à toute éventualité, mais la pression des doigts de son adversaire prouvait le contraire. Le disciple des corbeaux réussit à se défaire de l’emprise de son opposant tout en faisant tomber un nouveau déluge de lumière violine. Hélas le mal était déjà fait, les graines de la folie avaient été insérées dans l’esprit du jeune époux et leur germination commençait déjà à produire son effet néfaste.

Alors que Serafim tentait de rassembler ses forces pour exécuter une attaque foudroyante, un cri déchira ses tympans. Ce hurlement n’aurait eu aucun effet s’il n’était pas si familier.

« Impossible ! Aalanna ?»

Impossible et pourtant il s’agissait bien de la voix de son épouse ! Mais ce n’était pas le pire. Il pouvait la voir maintenant, comme s’il avait été projeté dans un autre monde, loin de ce combat. Mais quelle vision ! La femme qu’il voyait à moitié nue et ligotée était la frêle Aurora, cette chrysalide qui renfermait Aalanna. Bien entendu, le renégat du sanctuaire tenta de la secourir, mais il se rendit vite compte que les yeux qui observaient l’horrible scène appartenaient à l’homme qui torturait et abusait de la pauvre femme.

Serafim eut l’impression que ce supplice était éternel. Condamné à regarder cette scène issue d’un passé sanglant, il ne pouvait s’empêcher de craindre que les mêmes événements se soient reproduits. Car en plus de recevoir les images générées par le cerveau dément de son adversaire, il recevait ses sentiments, notamment les plus impurs et obscènes.

« Toi ! Comment as-tu... »

Un spasme contracta son estomac et eut pour effet de le faire vomir. Son esprit n’avait pas été totalement déchiqueté par les mâchoires sanglantes de ces horribles souvenirs, mais son corps par contre n’avait pas résisté. Ses jambes perdirent une grande partie de leur consistance, elles tremblaient comme les pattes d’un paon qui venait de naitre. Pourtant, chancelant de droite à gauche pour maintenir son équilibre, l’ancien saint se rapprochait lentement du spectre, le bras tendu afin de lui broyer la gorge.

Une entreprise vaine ! Les effets de l’attaque entravaient toujours ses mouvements, si bien qu’un simple enfant pouvait contrer aisément cette charge désespérée.

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Lun 13 Mai - 22:27

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Lun 13 Mai - 22:27

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Lun 13 Mai - 22:36



Prophéties °~









Son adversaire était à sa merci, et pourtant cela ne suffisait pas à le réjouir. Trop préoccupé par le sort de sa Déesse, le Spectre du Bourreau cherchait en vain, un moyen de toucher la conscience divine qui avait totalement disparue. Qu'était-il pour se penser capable d'un tel prodige ? Lui-même n'était pas un Dieu. Mais l'homme ne pouvait s'empêcher d'essayer puis de culpabiliser. En fin de compte, ses projets, son obsession... en valaient-ils la peine ? Gilles de Rais, bien ce que l'on pouvait penser de lui, était un être loyal et bon envers ceux qu'il aimait. Jusqu'à aller au fanatisme absolu et dangereux.
Le jeu en valait-il la chandelle ? Car si un Dieu était immortel, cela ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas connaître la souffrance. Il observait gravement son ennemi se débattre comme un beau diable dans l'espoir d'échapper à ses griffes. Mais cette arcane était l'une de ses plus puissantes ! Un atout peut-être dévoilé un peu tôt, mais le fin stratège qu'il était avait élaboré un plan. Sauf que tout génie qu'il était, tout stratagèmes n'étaient pas sans failles. À Orléans, par le passé, quand il combattait auprès de Jeanne, cette vérité lui était apparue. Comme celle de croire aux miracles. Alors que devait-il faire ? Fuir n'était pas un comportement digne d'un chevalier, de plus, pouvait-il seulement faire marche arrière ? Il y avait beaucoup trop de témoins pour s'échapper à présent. Puis, Eilaine comptait sur lui pour la sauver. Au souvenir de la petite chose qu'il avait trouvé errante dans les rues sales de Venise, le Spectre eut un petit sourire triste. Tellement d'années à élaborer cette situation ! Qu'il ne croyait plus lui-même à son exécution.

Il regardait sans ciller le pauvre Serafim subir les maux de son passé. C'était son adversaire, à l'instar de beaucoup d'hommes. Bras croisées, ayant préalablement planté Mort dans la terre, il paraissait attendre quelque chose. Ses lèvres bougeaient sans qu'aucuns sons ne semblaient en sortir. En faite, il murmurait des prières silencieuses. Une question enfin ! La première !

« J'ai gagné beaucoup de pouvoirs Serafim depuis que je suis devenu Spectre d'Hadès et Gardien du Printemps de Perséphone. J'ai connu deux renaissances, deux bénédictions. Je serais et resterais fidèle chevalier aux deux Dames de mon cœur. À l'inverse de toi qui possède une âme corrompue, sans moyens de sauvegarde et de rédemption ! Tu es destiné à sombrer homme corbeau, je le sens, cette odeur... elle ne t'a jamais quitté ! Cette souillure que je dois éliminer. »

Sans satisfactions aucunes – chose surprenante encore – grave même, gravité qu'on ne lui connaissait pas, Gilles observa son mortel ennemi choir à genoux et vomir sur le sol pourrissant. Mort, son épée faisait son office en aspirant toutes formes de vie végétale que Néo – l'esprit du Printemps – traduisait en énergie éclatante. Ainsi, tout auréolé d'une lumière blanche, l'ancien Maréchal de France dominait l'homme à la noire chevelure.
Peu à peu, un voile parut le recouvrir l'espace de quelques instants : la seconde d'après, son armure s'était changée en pièces de cuirs et de tissus. Son visage était dissimulé derrière un masque blanc et ses cheveux sous un capuchon mauve. Il revêtait la sans-identité du Bourreau.

« Je suis désormais le Bourreau, celui qui exécute la sentence ! Et celle-ci fut donnée il y a de cela six années déjà !»

Prophétie.

Il fallait aussi croire en elles. Bientôt, il reverrait la lumière, il retrouverait Perséphone et Jeanne. S'était écrit, mais il fallait se hâter car il ne disposait pas de beaucoup de temps. Reprenant son arme entre ses mains, il alla extraire la lame maudite hors du sol devenu amas de cendres. De nouveau en garde, le chevalier ferma les yeux pour se concentrer sur son prochain mouvement. Prêt à pourfendre le malheureux, il s'élança enfin en scandant le nom de sa Déesse perdue, de son aimée bientôt retrouvée :

« Pour Jeanne ! Pour Perséphone ! »

Tel un oiseau de proie, il fondit sur lui, épée brandie, sifflante dans le vent, lame brillante dans la lumière du soleil déclinant. Le crépuscule étalait ses couleurs dans l'immensité du ciel. Gilles ne devait pas perdre. Il ne le pouvait pas. C'était écrit et nul ne pouvait aisément changer son Destin. Dans un nouveau cri rageur, il présenta sa paume devant lui pour envoyer vers Serafim une onde de choc dans le but de le déstabiliser. Comment allait réagir ce dernier ? Allait-il se dégager de la même manière que la dernière fois ?

Il se méfiait de cette couleur violine qui gravitait autour de lui.



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Serafim


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Jeu 16 Mai - 20:34

La lame cruelle ne l’épargna pas et cela eut pour effet de le faire sortir de sa torpeur, assez pour improviser une garde. Les deux avant-bras en croix, Serafim réussit de justesse à amortir l’attaque cosmique de son adversaire. En revanche l’impact du coup le propulsa quelques mètres en arrière, tout en creusant un profond sillon, dans le champ de morts qu’était devenu la zone forestière. Le maitre des corbeaux avait encore du mal à mesurer la gravité de ses blessures. Les protections de ses avant-bras avaient été littéralement pulvérisées par l’onde de choc prise à bout portant et sa vision était partiellement altérée, mais le plus dangereux pour lui était les séquelles psychiques provoquées par la première charge du spectre.

L’image de cette femme torturée hantait encore son esprit. Ce qu’il avait vu était tout simplement inimaginable. Ce n’était pas de la cruauté, mais du sadisme. Faire endurer tant d’atrocité à un autre humain relevait de la pure folie.

« Nouveaux pouvoirs ou pas ! Bourreau ou pas ! Tu restes une aberration ! »

Avec un pas encore fébrile, le renégat du sanctuaire, avança de quelques centimètres. La profonde entaille qu’il avait au niveau de son épaule droite, handicapait sérieusement sa progression et donc sa survie. D’une part, une douleur vive irradiait tout son bras droit, jusqu’au bout de ses ongles à chaque mouvement qu’il faisait. Et d’autre part, le sang s’écoulait abondamment de cette blessure. Le débit du fluide vital était si élevé, que le sol sûr lequel, il était debout n’était plus qu’un bourbier rougeâtre.

Et pourtant, malgré cette blessure, le disciple des corbeaux fit un autre pas ! Ce pas symbolisait sa détermination. Il comptait se battre jusqu’au bout. Ce soir il dormira dans les bras chauds et doux de sa femme après avoir joué avec ses enfants ou alors, il finira dans une tombe froide et sinistre. C’étaient les seules issues possibles de ce duel. La vie avec ceux qu’ils aimaient ou la mort irréversible ! De toutes les manières la vie ne valait pas la peine d’être vécue sans sa famille qu’il chérissait tant. Les supplices qu’on infligeait dans les prisons infernales qu’il avait traversées lors de la dernière guerre sainte étaient véniels comparé à la perte de sa famille.

« Une abomination qui a commis trop de péchés pour que l’absolution lui soit accordé après seulement un passage en enfer. »

Le troisième pas du brun fut plus rapide et plus agile que les précédents. En un battement de cils il avala la distance qui le séparait de Gilles de Rais et profitant de l’élan qu’il avait acquis, il décocha un coup de pied fouetté vers la tempe de son adversaire.

« Tu vas donc y retourner. Subis le châtiment de ma nuée vengeresse. »

La silhouette de Serafim disparut comme la brume matinale percée par les rayons du soleil, tandis que l’aire du combat qui était aussi calme qu’un hypogée devint subitement bruyante. De mystérieux observateurs commentaient de leurs croassements infernaux le combat, perchés sur ce qui restait des arbres. Moulés dans le cosmos et la colère, ces corbeaux faits d’énergie spirituelle fondirent sur le bourreau comme un ouragan de becs et de serres.

Le disciple des corbeaux reprit forme quelques mètres dans le dos de son ennemi. Cet effort avait dégradé un peu plus sa vision, mais il restait prêt à faire face à une autre attaque. Il le fera tant que son cœur battra et peut-être même après.



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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Dim 19 Mai - 18:45

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Dim 19 Mai - 18:45

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Dim 19 Mai - 19:41



Noir °~









La lutte des damnés se poursuivait. Elle arrivait même à un point culminant, décisif. Bientôt les voiles invisibles seraient révélés, même aux yeux des impies, des non-initiés. Gilles de Rais trépignait d'impatience, combien de temps avait-il travaillé si dur à l'accomplissement de son rêve ? Une vieille prophétie murmuré jadis dans son époque, de la bouche d'une personne qu'il n'avait pas soupçonné revoir. Un homme qui lui avait formellement interdis de chercher à accomplir à la place de sa bien-aimée, l'unification. L'erreur de cet homme, donnait l'opportunité à Gilles de servir ses propres ambitions. Quitte à malmener la trame du monde. Il avait eu raison de se borner. Mais si cela exigeait quelques sacrifices, le Seigneur de Rais était tout de même déterminé à aller jusqu'au bout. Son adversaire déversait sur lui un flot de paroles acides qui ne l'atteignait pas le moins du monde. Qu'était-il pour se dresser devant son chemin ? Il n'était rien d'autre qu'un parasite qu'il fallait malmener, éliminer, comme son maître Elias. Ô tout échanges au château ne l'échappait pas ! Son vieil ami l'y aidait et continuait d'alimenter le mystère pour exciter leur curiosité.

S'il jouait un jeu dangereux, Gilles ne s'en inquiétait pourtant pas outre mesure. Puis ce qu'ils ne savaient pas, c'était qu'il serait déjà trop tard pour agir quand enfin, leurs cerveaux lents auraient fait le rapprochement. Si il le faisait. Un nouveau sourire carnassier, mauvais, ourla ses lèvres dissimulées sous son masque.

Il regardait Serafim se battre contre lui-même, se dépasser, et ce spectacle le ravissait enfin. Car il comprenait que les griffes se refermaient sur lui, inéluctablement. Son sort était désormais scellé. Et il allait lui faire une révélation, comme ça, une confidence pour mettre à mal sa volonté.

« Ta propre fille à comprit elle, toute la portée de sa prophétie. Nous allons rallier les Mondes et tu ne seras pas là pour le voir hélas ! Comme ton maître, tu deviendras une marionnette, si dans la mort, le Juge fait preuve de mansuétude à ton égard. »

Que d'ironies ! Mais comme le Corbeau ne faisait pas preuve de curiosité, ou faisait mine de ne pas comprendre toute la portée tragique de ses paroles, Gilles tâchait de susciter son intérêt. Jouer un peu avec lui. Tant pis si vraiment, il se bornait à ne pas vouloir savoir. Les questions viendraient peut-être plus tard. Quand son dernier soupir remontera à sa gorge.

« J'y retournerais ! Mais pas avant d'avoir accomplit ce qui me semble juste ! »

Il agissait donc aussi pour son propre intérêt, de cela on pouvait être certain. Il était animé d'espoirs nouveaux et anciens à la fois. Qui pourrait se targuer de ne pas revendiquer sa conduite de chevalier quand on exigeait de lui, de trop gros sacrifices ? La Vie lui avait apprit qu'il fallait parfois être égoïste.

« Ce ne sera pas suffisant ! » clama t-il en évitant les coups, les parant si rapidement qu'il était impossible de discerner ses mouvements à l’œil nu Pourtant il bloqua avec facilité le premier assaut de Serafim. Le second, arriva avec force de cris lugubres. Ce ne fut d'abord qu'une rumeur lointaine, avant qu'elle ne devienne palpable. Il avait eut toutes les raisons de s'en méfier, mais l'attaque était survenue si abruptement, qu'il ne put en contenir la puissance. Gilles de Rais, sous les coups de becs, de serres et d'ailes des corvidés, ne pu que plier le genoux. Touchant le sol, il rugit son mécontentement. Sa silhouette paraissait être avalée par ce nuage noir. Bientôt, on ne le discernait plus...

« In principio erat verbum »

D'un seul coup, une percée dans ce rideau obscur. Une vive lumière éclata, dispersant les oiseaux de malheur, et en surgit cet homme masqué, son épée au poing, menaçant. Des multiples plaies, s'écoulait un fluide vermeil, mais la douleur, il l'ignorait comme si elle était absente et se concentrait à vouloir frapper de nouveau le maître des corbeaux de toute sa force. Avec cette même arcane puissante qu'il avait utilisé la première fois. Sauf que cette fois, ce serait le souvenir de Thalia qui viendrait hanter ses pensées....



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Serafim


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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mar 21 Mai - 19:46

Le flot de paroles émanant de la bouche du spectre ne perturbait pas l’esprit de Serafim. Il n’y a que l’allusion à sa fille qui fit bouillir un peu plus son sang déjà très échaudé par la bataille. Comment osait-il ? De quel droit mêlait-il sa famille à ses délires morbides ? Ce n’était pas de l’interrogation qu’on pouvait lire dans ses yeux assombris par la colère, mais bien l’envie de meurtre, ce désir addictif qui était aussi vieux que l’humanité et qu’il ne comptait pas refreiner. Le disciple des corbeaux n’avait pas engagé cette bataille parce qu’il cherchait des réponses, il l’avait fait parce que le fou qui était en face de lui avait enlevé sa famille, mais curieusement ce dernier semblait bien loquace, malheureusement pour lui parler à l’époux colérique était aussi pertinent que de mettre la main dans la gamelle d’un molosse en plein repas.

Les mots n’eurent pas de réponse, contrairement aux actes. Le cœur de Serafim se figea d’effroi quand le spectre lança une nouvelle fois son attaque répugnante. Diminué par l’effet de la précédente attaque, il semblait condamné à revoir ces horribles images qui avaient corrompu son esprit, ce qui annoncera surement la fin du combat. Heureusement, l’ancien Saint avait toujours un atout qu’il dissimulait dans sa manche.

Tout juste avant l’impact un sourire sardonique assombrit son visage. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le maitre des freux narguait son adversaire, alors qu’il était dans une situation délicate.

Délicate, mais pas critique apparemment.

Un courant de particules sombres l’enferma dans un cocon aussi noir que l’obsidienne et aussi dur que le diamant. Cette carapace d’obsidienne arrêta net l’attaque cosmique de Gilles de Rais, aussi surement que la falaise arrête les vagues meurtrières de l’océan.

« Tu as toujours gardé le même intérêt pour les marionnettes, n’est-ce pas ? Jouer avec la vie des autres est la seule chose qui peut exciter un impotent comme toi. Mais laisse ma famille hors de tes jeux de malade. »

Le bouclier noir de Serafim se fissura dans un grondement sourd, puis éclata comme les capsules de la Balsamine, projetant une myriade de projectiles vers son ennemi. Les particules d’énergie se mêlèrent à des débris et autres gravats imprégnés du cosmos du disciple des corbeaux dans une avalanche meurtrière.

« FOUX LA PAIX A MA FAMILLE ! »

Les yeux injectés de sang, la bouche écumant de rage. Le maitre des corbeaux avait vociféré avec rage, cette ultime injonction. Les poings levés, prêt à faire face à une nouvelle attaque, il défiait son adversaire, cet infâme être qui s’était autoproclamé, juge et bourreaux, serviteur d’une cause absurde.

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mar 21 Mai - 21:25

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mar 21 Mai - 21:25

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mar 21 Mai - 22:23



Tu ne comprends pas °~









Il ne comprenait pas. Comment le pourrait-il seulement ? Son plan était d'une complexité sans nom, mais Gilles de Rais pensait sincèrement que le maître des corbeaux aurait été plus prompt à faire le rapprochement. Hélas, il semblerait que Serafim n'était pas du tout enclin à l'écouter, ni d'avantage à bavarder. Ah, pourtant, même en combat à mort, cela se faisait beaucoup ! Avoir un adversaire si peu loquasse ne facilitait pas sa tâche. Car oui, le Seigneur de Rais ne trouvait rien de plaisant à faire une exécution sommaire. L'abattre et seulement l'abattre, quoi de plus rébarbatif ? Il n'existait aucuns jeux entre eux, et ce depuis le début. À sa place, n'aurait-il pas réagit de la même manière ?

Gilles y réfléchissait mûrement, soudain prit d'un sursaut de... conscience ? Ce n'était peut-être pas le bon terme. Chaque homme agissait de la manière qu'il lui paraissait le plus juste. L'ancien Maréchal de France ne culpabilisait pas, et si une autre alternative aurait été possible, peut-être l'aurait-il choisit. Or, la Prophétie était très claire à ce sujet. Il fallait, pour percer le voile de la réalité, faire un sacrifice de sang. Immoler, purifier par le feu un être englouti par ses propres ténèbres. Et à bien juger de cet homme là qui se dressait devant lui, Gilles n'avait plus de doute sur cette folie qui habitait ce pauvre hère. L'homme-corbeau avait des yeux rendus fous par la douleur, la colère. Cette hargne, le Spectre du Bourreau l'avait mainte fois ressentie.

Malgré son manque de civilité, Serafim démontrait tout de même une rage de vaincre et de tuer digne d'intérêt. S'il ne parlait pas, au moins se défendait t-il avec force et courage ! Des qualités dignes, si celles-ci n'étaient pas entachées par un être tel que lui, guidé par la nuit. Enfant de la lune, promis au sacrifice selon le Livre, il n'était pas un homme à proprement parlé, tout comme son maître maintenant sous son emprise.

« Tu ne comprends pas. » fit-il en voyant le jeune homme redresser l'échine pour lui renvoyer son attaque sans que cette dernière l'ai à peine effleurée. Ainsi, il cachait de tels atouts dans sa manche.... « Tu es trop aveuglé par ta colère pour comprendre que ceci est loin d'être un jeu pour moi. »

Le chevalier du Printemps encaissa ce retour de bâton sans broncher. Sa mâchoire se crispa, mais son masque ne bougea pas d'un centimètre alors qu'il plantait d'un coup sec, son épée, Mort dans le sol. Une nouvelle fois et ce pendant ce tumulte, Gilles de Rais absorba toute parcelle de vie dans la terre pour se l'approprier. Son énergie en partie régénérée, il put essuyer une nouvelle slave de projectiles qui entamèrent les protections de ses vêtements. Rien de bien grave, juste quelques égratignures mais tout de même, il était impressionné par l'ire de son ennemi.

« Peut-être qu'en d'autres circonstances, nous, nous... non... rien...»

Cela ne servait à rien. Et comme il était prêt pour sa prochaine attaque, Gilles s’élança donc à pleine vitesse pour faire vrombir sa lame dans l'air, cherchant la chair du Seigneur des freux.

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Sam 25 Mai - 14:13

« Comprendre quoi ? » Cracha Serafim

Dans toutes ses diatribes, le spectre oubliait que l’offensé dans l’histoire était Serafim. Il avait été insulté, menacé et ce duel ou plutôt exécution s’il fallait reprendre les termes du Bourreau n’était pas de son initiative. Tout ce qu’il désirait était de retrouver sa famille, mais la condition qu’avait imposée son opposant était d’accepter ce combat, donc acte. Et voilà que ce dernier commence à parler de choses mystérieuses, de prophéties, alors que le disciple des corbeaux ne voulait qu’une chose revoir sa famille et sa colère telle une paire d’œillères, l’empêchait de focaliser son attention ailleurs que sur ce seul fait.

« Tu vas surement m’expliquer qu’il a un but noble derrière tes actes. »

Le seigneur des freux n’esquiva pas le coup d’épée. Il profita de la proximité de son adversaire pour lui serrer la gorge avec sa main droite nimbée d’une lueur pourpre.

« Que tu te bats pour une juste cause.»

Alors qu’il augmentait son étreinte sur la trachée de Gilles de Rais, avec le désir non dissimulé de lui broyer les vertèbres cervicales, Serafim fut figé par un frisson étrange. Son regard se tourna aussi promptement que l’aiguille d’un compas vers le village. Pourquoi avait-il cette étrange impression, ce sentiment qu’une partie de lui craignait de ne plus pouvoir revoir Aalanna et la jeune Eilaine, même s’il remportait ce combat.

Serafim avait changé depuis le début de ce duel. Cette facette de lui qu’il avait enfoui au plus profond de son âme s’était finalement extirpé de sa geôle et profitait de la colère et de la haine du jeune homme pour le contrôler. Il ne sera jamais plus le même.

« L’ancien Serafim aurait peut-être fait l’effort d’essayer de comprendre tes actes, ce lâche t’aurait même pardonné, mais n’oublie pas, aujourd’hui j’ai ôté mon masque. Tes manigances ont réveillé une bête enragée. »

À cet instant, un immense brasier de flammes noires jaillit des pieds du spectre et l’avala en une fraction de seconde.

« Et sa colère ne s’estompera que quand ces flammes t’auront consumé. Tu ne pourras t’en prendre qu’à toi-même et maudire ta bêtise quand tu pourriras en enfer. »

Curieusement, alors qu’il se décrivait lui-même comme un être animé par la colère, une larme cristalline quitta son œil gauche. Était-ce un reliquat de son ancienne personnalité ? Un infléchissement de sa détermination ? Ou une marque de faiblesse ? Cette perle lacrymale glissa le long de la joue du brun comme si elle avait l’intention d’éteindre le volcan de haine qui incendiait l’âme de Serafim, malheureusement, seule une trombe de sang pourra réaliser cet exploit

Il y avait bien entendu une autre condition pour mettre fin à cette horrible scène, pour que Sérafim consente à remettre son masque. Tout simplement libérer sa famille et la laisser en paix. Mais cela ne semblait pas faire partie des projets de l’étoile terrestre du Bourreau.

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Dim 26 Mai - 15:13

Lancé du dé !

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Dim 26 Mai - 15:13

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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Dim 26 Mai - 19:12



Égoïste °~









« Non, je ne me bats pas pour une juste cause.»

Déclara t-il avec un calme déconcertant alors que le Seigneur des Corbeaux l'attrapait à la gorge dans un mouvement si rapide, qu'il n'avait pas eut le temps ni de reculer, ni de se préparer à contre carrer son plan. Serafim était quelqu'un de vif et intelligent, mais trop enclin à se laisser guider par ses sentiments. Néfastes qui plus est. Plus le combat s'étalait dans le temps, plus il devenait évident que le jeune homme se perdait lui-même dans les méandres de son esprit. Était-il le seul responsable de cette chute ? Où possédait-il cette part de noirceur en lui depuis sa naissance ? Gilles le pensait, mais n'en ferait plus référence. Car si l'époux d'Aalanna sombrait dans les pires travers, lui, se targuait d'avancer vers la lumière.

«... Je... suis... égoïste...» parvint-il a articuler avant que la sentence ne s'abatte sur lui. « Ah !!!»

Le feu le dévorait tout entier, le consumait. Si vive était sa douleur, mais pourtant, ce cri se perdit dans sa gorge, jusqu'à ce qu'il laisse la place au silence. Le crépitement des flammes qui l'avalaient restait la seule musique tandis que sa silhouette se détachait parfois de cette sombre prison. On le voyait un genoux à terre, la tête basse, son corps s'affalant sur son épée plantée dans le sol. Comme en prière. Cette douleur, était-ce la même qu'avait ressenti sa précieuse Jeanne sur le bûcher ? Cette pensée accapara son esprit torturé, délaissant un moment la réalité pour plonger dans des souvenirs malheureux où il la revoyait elle, immobile dans le feu.

Gilles de Rais se rappelait encore de ses cris. Il se rappelait aussi le moment où il était resté lui-même comme une statue devant la pierre tombale de sa bien-aimée. Une fleur de lys dans la main, il l'avait déposé là et depuis, n'y en avait plus déposé. C'était trop douloureux. Doucement, le Seigneur de Rais releva les yeux vers son ennemi. Oui, l'ancien Serafim l'aurait peut-être pardonné, quoiqu'il en doutait fortement. À sa place, qui sait ? Peut-être aurait-il agit plus abruptement encore ? Quelle était cette larme sur cette joue ?

« Nous nous battons chacun pour la même chose, maintenant seul le Destin nous dira ce qu'il adviendra. Tu as enlevé ton maque, je garderais le mien. »

D'un seul coup, le Maréchal de France se redressa pour lever sa lame Mort comme pour pourfendre les nues : son cosmos l'entoura tandis que les flammes noires de Serafim se concentraient en sphères lumineuses qui allèrent tournoyer autour de son épée. Gilles de Rais se raidit au moment où il abattit sa lame dans la direction de Serafim, il ne fit rien d'autre que de regarder la propre attaque de son rival lui être renvoyée. Ce fut à son tour d'être consumé dans ses propres flammes.

Voilà la raison pour laquelle Gilles de Rais était si calme. Le fin stratège avait calculé cette action depuis un long moment. Il venait d'abattre une autre de ses cartes, le tout étant de savoir maintenant, comment allait réagir Serafim.

« Tu es un combattant hors pair, mais il te faut mettre plus de cœur dans tes poings, et pas de la folie dans ton esprit. Perséphone m'a apprit cela. »

*- Je te retrouverais ô Douce Perséphone, votre Gardien vous en fait la promesse solennelle.



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MessageSujet: Re: [Combat]La lutte des damnés !   Mar 28 Mai - 19:43

Combattaient-ils vraiment pour la même chose ? Avaient-ils vraiment une cause commune ? Rien que le fait d’envisager cette possibilité répugna Serafim. Il ne supportait pas que cet homme qu’il détestait plus que tout au monde puisse prononcer de telles paroles et son premier réflexe fut de se ruer vers lui, le poing en avant afin de lui arracher sa maudite langue. Attaquer sous le coup de l’émotion était une erreur qui avait conduit bon nombre de guerrier dans la tombe, l’ancien saint le savait, mais pas le colérique qui réclamait vengeance. Cette action stupide fut rapidement sanctionnée par la contre-attaque du spectre.

La surprise laissa vite place à la douleur quand le seigneur des corbeaux vit ses propres flammes ténébreuses se ruer vers lui pour le dévorer. Il avait payé de son sang et de sa sueur l’acquisition de cette attaque, travaillant jour après jour, pour la perfectionner et cela dans un seul but : protéger sa famille. Son amour propre avait été sévèrement entamé par cette riposte. Comment ce spectre osait-il utiliser cette technique qui faisait sa fierté ainsi ? Ces sacrilèges ne connaissaient aucune limite.

Sous l’emprise tenace de la colère, Serafim poussa un hurlement surhumain qui fit trembler la forêt agonisante alors que les flammes finissaient de consumer sa chair et son âme. Aussitôt, une volée de corbeaux, cette fois de chair et de sang, noircit le ciel et commença à louvoyer au-dessus de celui qui les avait convoqués, dans un magnifique ballet sombre.

« Tu m’as volé mon cœur, en prenant otage ma femme et ma fille. Comment puis-je en mettre plus dans mes poings ? »

Le brasier sombre s’éteignit instantanément, libérant un Serafim blessé, mais tout aussi combatif. Le feu avait eu au moins comme effet bénéfique de cautériser ses plaies sanguinolentes, mais il avait aussi embrasé son regard d’une géhenne de fureur.

« Que me reste-t-il donc ? »

Quelques corvidés abandonnèrent le cortège lugubre pour attaquer le Bourreau. Tout comme lors de leur première rencontre, ils plongèrent toutes serres dehors vers leurs cibles avec la même cruauté et la même faim. Malheur ! Cette muse meurtrière qui avait étreint le disciple des corbeaux, il y six ans de cela, était de nouveau là.

« Que me reste-t-il à part la folie pour combler le gouffre que tu as creusé au fond de mon âme ? Récolte les fruits de tes péchés et regrette ! »

Serafim pointa de l’index Gilles de rais et instantanément son ombre son aura se fractionna en une centaine de projectiles qui prirent la forme de corbeaux vaporeux. Volant à tire d’aile, ils n’avaient qu’une motivation, faire gouter au spectre le gout amer et agressif de ce fruit maudit nommé vengeance.

Dans le ciel, les autres compagnons obscurs du dresseur de freux, entonnèrent un chant lugubre. À ce moment précis de la bataille, il était impossible de dire pour qui était joué ce requiem. Une chose était certaine cependant, le maitre des corbeaux allait bientôt atteindre ses limites. En déclenchant son attaque, il espérait secrètement que son adversaire, n’ait pas d’autres atouts dissimulés sous son masque.

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