RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
Bienvenue sur Saints Of The Past !

Venez rejoindre la communauté des Chevaliers du XVIIIème siècle, à l'époque de Shion et Dohko, incarnez votre propre personnage, choisissez votre Armure et participez à l'histoire de l'ancienne Guerre Sainte !

Veuillez vous connecter ou vous inscrire


RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
 

Partagez | 
 

 Queen & King

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Marcus


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 790

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Mar 20 Aoû - 11:24

Ф Qui sème la merde... Ф


Cela faisait quoi ? vingt ans ? Oui vingt longues années s'étaient écoulées depuis que Marcus avait prit le nom de l'étoile principale de la constellation du Taureau, comme son maître et son maître avant lui, une tradition pour les Chevaliers de la seconde demeure. De tous les hommes et femmes présents alors qu'il n'était encore que Marcus l'apprenti du Taureau, il ne restait personne, il avait vu l'intégralité de la chevalerie changer. Pourtant durant ses vingt années, toutes n'avaient pas été en guerre et durant ses temps de paix l'Aldébaran avait passé un nombre incalculable d'heure dans diverse bibliothèque du monde a perfectionner sa logique et il l’espérait sa sagesse. Son maître lui disait toujours que la véritable force d'un chevalier se trouvait être son esprit et c'était l'homme au physique le plus impressionnant du Sanctuaire qui lui avait rabâché ça dix ans durant, au final ça avait fini par rentrer.

Bras croisés sur son torse, le général des armées auraient pu paraître attentiste face aux émissaires d'Arès et il l'était dans un certain sens, des Berserkers ne se déplaçaient rarement pour rien et s'il avait un message à transmettre alors la priorité de l'Aldébaran était d'en prendre réception. C'était s'en compté sur l'événement que l'Aldébaran avait pressenti, mais qu'il refusait de s'avouer. Les Chevaliers qui étaient partis au Sanctuaire Sous Marin avec la vraie Athéna revenaient aujourd'hui en un cortège funèbre et la mine déjà sévère de Marcus devint cette fois glaciale, néanmoins il savait que c'était là l'ordre logique des choses pour sa Déesse qui avait choisi une vie parmi les mortels, ce n'était pas la première fois que son enveloppe mourrait et ce ne serait certainement pas la dernière. Elle se réincarnerai sous peu.

Pour autant les choses avaient changés et rendu les Berserkers un peu plus loquaces. Ils étaient venu nous avertir d'un danger qui demeurait pour l'instant invisible et qui avait un rapport quelconque avec la cité lacustre et d'après eux Liana en savait tout autant, voila qui laissait une piste à exploiter. Le général des armées avaient rempli l'une des facettes de son rôle, il avait été l'émissaire diplomate et obtenu le résultat escompté. Il était à présent temps de remplir une autre des ses casquettes, en tant que Général il était aussi le leader militaire de tout un camp et comptait bien le rappeler à leur "invités". L'homme à peau couleur d'ébène décroisa lentement les bras et avança vers Hippolyte, il avait ouvert en grand le battoir qui lui servait de main, cette main immense qui recouvrait la totalité de son visage et il gifla la reine des amazones.

Voici le prix de notre "inaction" face à la provocation et à la vulgarité Berserkers. Nous sommes le bras armé de l'ordre et de la paix depuis des millénaires, vous vous en souviendrez la prochaine fois que vous poserez le pied ici où vous ravalerez plus que votre fierté.

Durant sa réponse Marcus n'avait pas lâché Léonidas du regard, au contraire il le regardait droit dans les yeux avec le sérieux d'un homme qui en défie un autre. Par là il lui faisait comprendre qu'il n'y avait nulle ouverture pour le guerrier qu'il était, le Berserker l'avait compris et il se souviendrait longtemps de ce regard, ils se battraient certainement, mais pas aujourd'hui. Dans ses paroles qui était en premier lieu destiné à la reine des amazones, Marcus répondait en vérité à Phlégias et les deux hommes le savaient, le roi déchu se souviendrait longtemps de ces paroles. Quand à Hippolyte, elle récoltait à présent se qu'elle avait semé et il n'appartenait qu'à elle de partir avec ce qui lui restait de dignité, sinon il lui restait l'insulte, l'arme de ceux que la peur a fait renoncer.
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Queen & King   Mar 20 Aoû - 13:57

Léonidas tira une triste mine en voyant à quel comité d'accueil ils avaient droit. En plus de ne pas même être capables de trouver un terrain d'entente, aucun d'eux n'avait l'être d'être un de ces vaillants guerriers dont on lui avait tant vanté les mérites. S'il était venu jusqu'ici, c'était certes pour rejoindre ses deux compères, mais aussi pour peut-être avoir l'occasion de voir un de ces fameux Chevaliers d'Or dont on disait tant de bien. C'était bien la seule chose qui soit digne de son intérêt dans un environnement aussi mièvre que pouvait être celui d'Athéna aux yeux d'un guerrier qui honorait chaque jour son frère Arès. Bien qu'il ne porte pas d'Armure, le petit homme qui les avait accueilli ne manquait pas d'air... Mais au moins avait-il le bon goût d'accéder à leur requête en leur ouvrant le passage. Le Roi de Sparte se moquait éperdument de voir Athéna pour sa part, mais faire l'ascension qui lui ferait traverser les Douze Temples du Zodiaque avait de fortes chances de lui offrir une meilleure distraction.

Chose qu'il s'abstint de préciser. Le sans-armure n'aurait pas forcément apprécié de savoir que l'un de ses visiteurs pouvait à tout moment décider de lancer un défi à l'un de ceux qui allaient croiser leur route alors qu'ils chemineraient jusqu'au sommet. Sans doute était-ce d'ailleurs la raison pour laquelle il n'avait pas été mandaté pour cette mission, contrairement à eux. Même si le Dieu de la Guerre était amateur de débauches de violence, il y avait des moments où il lui fallait refréner ses ardeurs, et Léonidas n'était clairement pas le meilleur candidat pour y aider. En comparaison des guerres qu'il avait pu mener de son vivant, les Guerres Saintes semblaient presque n'être pour lui qu'un vaste jeu. Cette puissance démentielle qu'il n'avait obtenue qu'en prêtant serment à Arès était si extraordinaire qu'il lui fallait encore en mesurer toute la portée.

On aurait pu croire que le moindre prétexte était bon, mais ce n'était pas entièrement vrai : il ne prenait de plaisir qu'à se mesurer aux adversaires de valeur, ceux qui savaient rendre les coups autant que les recevoir. Car s'il était avide de connaître le véritable potentiel du cosmos,  cela ne concernait pas uniquement le sien. Il était curieux de savoir jusqu'où allait la diversité que l'on pouvait trouver dans ce fascinant pouvoir, et il n'y avait que dans les duels au sommet qu'il pouvait en entrevoir les sommets. C'était d'ailleurs dans ce but qu'il s'était lancé dans ces séances d'entraînement avec Hippolyte, mais leurs caractères respectifs avaient eu tôt fait de les transformer en jeu où le gagnant dispose du perdant comme bon lui semble – le vainqueur n'étant au final plus décidé par le meilleur combattant mais au gré de leurs envies du moment. Et si ce n'était pas déplaisant, ce n'était pas vraiment ce qu'il recherchait à l'origine.

Et bien dans ce cas, on va te suivre, jeune freluquet. Mais dis-moi, tu n'aurais pas une gourde pour la route, des fois ? Si j'avais su qu'on allait devoir se farcir toute la montée, j'aurais pris la peine d'embarquer un tonneau avant de venir. Bah ! Oublie ça, je devrais pouvoir oublier ma soif tant qu'Hippolyte marche devant moi.

C'est le moment que choisit un quatrième gêneur pour sortir des décombres d'un bon pas avec tant de fougue que Léonidas se demanda s'il essayait de dormir là-dessous et avait été gêné par leurs éclats de voix. S'il n'apportait pas grand chose de constructif à une conversation dont le libérateur du peuple grec avait déjà perdu le fil, au moins avait-il le mérite de présenter un gabarit impressionnant qui ne serait pas sans faire réagir tant Hippolyte que Léonidas mais pas de la même manière. Il ne portait pas d'armure sur le dos mais transportait une de ces boites dans lesquelles les Saints rangeaient les leurs, aussi Léonidas n'eut-il qu'à pencher la tête sur le côté – non sans une légère douleur à la nuque – pour apercevoir l'emblème dont elle était frappée. La déception était au rendez-vous.

Jolie carrure que tu as là, dommage que tu portes une armure de merde. Oh, ne le prends pas pour toi, c'est juste que je pense que tu peux comprendre que les Chevaliers de Bronze ne sont pas ma tasse de thé. Quand je me bats, j'aime bien avoir un adversaire dont la tête ne se décroche pas au premier crochet du droit. Ah et sinon, si tu ne veux pas qu'on la traverse, on peut peut-être passer à côté ?

Solution simpliste, mais qui n'avait rien d'étonnant dans la bouche de Léonidas. Ce n'était pas de la stupidité, juste un moyen de faire au plus simple. Cela économisait infiniment plus sa salive que de s'attarder à leur expliquer que s'ils refusaient de les laisser passer, il se pourrait bien qu'ils soient contraints de forcer le passage. Ce n'était cependant pas entièrement faux : il se contrefichait de ce village sans intérêt et ne doutait pas une seule seconde qu'il en soit de même pour ses deux compagnons. Tout ce qu'ils voulaient était remplir leur mission – et pour sa part faire un peu de tourisme et voir des Gold Saints dans la mesure du possible. Ce n'était pas tous les jours qu'il sortait de sa tanière et il avait envie de se dégourdir les jambes, même s'il n'aurait pas imaginé avoir à le faire dans des volées d'escaliers à n'en plus finir. L'autre sans-armure se rallia à l'opinion de son pareil tout en insistant au passage non sans une pointe d'ironie en l'appelant « seigneur ». Léonidas se contenta de lui décocher un large sourire. Si le but était de le provoquer, il risquait d'être déçu.

S'il y en avait bien un qui ne risquait pas de s'offusquer qu'on ne l'appelle pas par son titre, c'était bien Léonidas. Là où ses pairs pouvaient se montrer plus à cheval sur les convenances – surtout Phlégias, ironiquement – il n'en faisait pas grand cas pour sa part. S'il avait décliné son rang, c'était avant tout par habitude plus que pour leur imposer de le traiter avec respect. Bien que Roi, il était avant tout un homme parmi les hommes et ne souhaitait pour rien au monde l'oublier. Puis, ce fut au tour des deux autres de se raviser, se rangeant à l'opinion du Dragon. Plus que le refus, qui n'en était pas un à son sens (on ne dit pas non à Arès), c'était le temps que prenaient leurs délibérations qui commençait à sérieusement l'irriter. Aussi ne se fit-il pas prier pour le leur signaler avec la subtilité qui lui était propre.  

Rah ! Vous les athéniens, toujours le cul entre deux chaises ! Vous comptez vous décider un jour où on est censés prendre racine ici jusqu'à ce que votre déesse décide de ramener ses miches ? Si c'est le cas, vous serez gentils de nous amener de quoi banqueter, c'est pas parce que vous arrivez pas à vous mettre d'accord que je compte faire la grève de la faim.

Tant qu'il avait de quoi pallier à tous ses besoins, Léonidas ne voyait pas le moindre problème à camper devant leurs portes jusqu'à ce qu'ils veuillent bien les ouvrir. Qu'on lui apporte des vivres, de l'alcool et une femme ou plusieurs – encore qu'il avait déjà tout ce qu'il fallait sur ce point, bien que ce ne soit pas du goût de Phlégias – et il pourrait tenir un siège ici-même si on le lui demandait. Moment que choisit la Reine des Amazones pour venir se presser contre lui, en réponse à son salut amical. De toute évidence il ne l'avait pas laissée indifférente et il sentit bien que si ce n'avait été tous ces spectateurs, il n'en aurait pas fallu davantage pour que cela tourne comme à l'accoutumée. Encore que ce n'était d'ordinaire pas un obstacle pour la jeune femme, mais peut-être n'avait-elle pas encore perdu toute inhibition au point de faire cela sous les yeux de son frère – à plus forte raison que celui-ci ne cautionnait que très modérément leur liaison.

J'aimerais pouvoir dire que j'étais coincé dans les embouteillages, mais cette excuse marche beaucoup moins bien depuis que mon char peut voler. Tu me crois si je te dis que je suis resté coincé la tête dans les nuages parce que je pensais à ton corps de rêve ? lui glissa-t-il en aparté.

Ce disant, il saisit entre ses doigts une de ses ravissantes mèches blondes avant de la laisser lui échapper alors qu'elle lui tournait le dos pour faire ce qu'elle avait à faire, dire ce qu'elle avait à dire. Pour sa part, il ne voyait pas l'intérêt de poursuivre cette conversation puisque les seuls interlocuteurs à disposition avaient tout de même l'air d'être sacrément bouchés. Un tel compliment pouvait sembler dérisoire, mais un autre style aurait été curieux de sa part. C'était comme ça qu'elle le connaissait, comme ça qu'elle appréciait qu'il la traite : avec humour et légèreté, sans jamais se prendre la tête. Il n'y avait pas à chercher plus loin. C'est pourquoi il ne prêta pas la moindre attention à l'arrivée du Chevalier du Cygne, qui ne lui inspira pas plus de considération que celui du Dragon - ce dernier avait au moins le mérite de porter une Cloth que l'on disait parmi les plus solides de sa catégorie, ce qui représentait au moins un semblant de défi.

La seule chose qui le fit tiquer fut le commentaire à propos d'un soi-disant « Général » car il n'avait pas souvenir que l'armée d'Athéna repose sur une telle hiérarchie militaire. Aussi ne put-il s'empêcher d'échanger avec son amante un regard incrédule, mais ne chercha pas plus loin, préférant laisser au troisième d'entre eux le soin de traiter avec ses hôtes. Pour une raison obscure, le roi des Lapithes semblait ne pas l'apprécier plus que cela, mais Léonidas ne manifestait en revanche aucune hostilité à son égard, préférant le traiter comme un ami. Même si cela ne le dissuadait pas de lui refiler les basses besognes, à commencer par celle-ci... Il était assez bien placé pour savoir que Léonidas ne tenait pas à retrouver ce côté trop formel qu'il avait été appelé à côtoyer des années durant sur le champ de batailles et que s'il le laissait prendre en main quoi que ce soit qui requière de la diplomatie, une issue violente serait inéluctable. Maintenant qu'il n'était plus question d'engager des hommes dans la bataille mais de lui et de lui seul, qu'il pouvait enfin faire ce qui lui plaisait, il n'allait pas s'en priver. C'était pour ses talents de guerrier qu'il avait été embauché, pour sa témérité, pas pour son tact.

Ce ne serait que remplir sa part du marché. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il en perdrait tout sens commun, mais jouer les négociateurs n'était pas sa part du travail. La sienne, ce serait de leur ouvrir la voie si le comité d'accueil continuait à se montrer aussi récalcitrant, et nul doute qu'il s'en donnerait à coeur joie. Mais avant qu'il n'ait pu lancer une autre de ces répliques dont il avait le secret, son regard se tourna vers l'éclat doré qu'il avait pu discerner en haut des escaliers. Pas le bon moment, qu'il disait ? C'était au contraire le meilleur moment puisqu'un de leurs précieux Chevaliers d'Or daignait enfin descendre de sa tour d'ivoire afin de venir à leur rencontre. Léonidas ne put réprimer le sourire en coin qui s'afficha sur son visage à sa vue, ni le craquement discret de ses phalanges à son approche. L'intérêt qu'il lui portait alla grandissant en voyant qu'il s'agissait du Chevalier d'Or du Taureau, connu pour sa grande force physique.

Par la culotte d'Aphrodite, c'est pas trop tôt !

Le corps massif du guerrier d'ébène faisait amplement honneur à cette réputation, mais plus que tout, c'était de son homologue dont il était question. Comment ne pas alors ressentir cette envie farouche de voir s'il était vraiment aussi redoutable qu'il en avait l'air ? L'aura qui se dégageait de lui était sans commune mesure avec celle des Saints qui s'étaient rassemblés autour d'eux à mesure que le temps passait. Le Roi de Sparte aurait bien volontiers parié que le Gold Saint aurait pu les balayer tous autant qu'ils étaient d'un revers de la main. Ce qui, très loin d'effrayer le monarque du temps passé, ne lui donnait que plus envie de s'y mesurer. Ce n'est que l'arrivée d'une énième personne – pour une terre soi-disant désolée, cet endroit était définitivement bondé – qui portait dans ses bras le corps d'une défunte. Étant mal placé pour la voir arriver, Léonidas entendit tout d'abord la triste clameur de la foule alors qu'il esquissait un premier pas en direction de Marcus et se retourna, courroucé.

Vous allez pas bientôt la fermer, oui ? Qu'est-ce que vous avez, tous, à pleurer comme des madeleines ? Y'a quelqu'un qui est mort ou q... Oh. Euh. Désolé, j'avais pas vu.

Lui qui avait déjà pensé en le disant qu'un tel propos pouvait être malvenu à la vue de tous les habitants de Rodorio qui avaient sans doute perdu des proches dans sa destruction ne pensait cependant pas voir une jeune femme arriver avec un autre cadavre à bout de bras. À première vue, ce n'était d'ailleurs pas n'importe quelle cadavre puisque c'était elle – enfin, ce qu'il en restait – qui provoquait ce surplus d'émotions. L'idée ne lui ayant pas effleuré l'esprit qu'une divinité pouvait mourir, encore peu au fait comme il l'était de ce genre de détails, il n'eut pas idée qu'il pouvait s'agir du réceptacle de la déesse Athéna et ne lâcha qu'un rapide « désolé pour votre amie » au passage de la Louve sans plus s'y attarder. Pourquoi avait-il fallu que cela arrive pile au moment où il rencontrait enfin quelqu'un qui puisse le divertir, hein ? Obnubilé comme il l'était par Marcus, c'est à peine s'il avait remarqué la présence de deux autres Gold Saints à ses côtés... Et ne s'en inquiéta pas plus quand Hippolyte se mit en avant à grands renforts de commentaires qui ne pouvaient qu'en susciter un de sa part.

Merci pour moi.

Tu vas me le payer, ça, tu le sais, pas vrai ? voulait dire son regard. Elle serait la seule à pouvoir comprendre – et peut-être Phlégias, à la rigueur, le pauvre étant condamné à être seul témoin de leur petit manège depuis un certain temps déjà. Les lèvres ourlées d'un fin sourire, il se contenta de croiser les bras, toujours en ébullition. Cette arrivée inopinée avait contrarié ses plans, l'empêchant par la même occasion d'accéder au seul homme qui soit digne de tout son respect le plus sincère. Sa compagne avait l'air plus affectée qu'il ne l'était par la défunte, mais il ne chercha pas à en savoir plus – sans doute l'un ou l'autre de ses camarades lui ferait-il savoir un peu plus tard où s'était située son incorrection. La façon dont elle sauta au cou de celle qui avait ramené la dépouille ne fut pas sans l'amuser. Une amie à elle ? C'était toujours bon à savoir, surtout si elle partageait les mêmes mœurs. Elle n'en avait pas l'air au premiers abords, mais sait-on jamais.

Si tu veux un conseil, tu ferais mieux d'éviter de porter l'Armure d'Or quand tu as tes règles. Ça doit être une horreur à nettoyer. Ah, et sinon, c'est peut-être toi qui devrais apprendre à fermer ta grande trappe. Ça fait des heures qu'on est ici à attendre que l'un de vous se décide à bouger son cul pour venir nous accueillir et à devoir supporter des sous-fifres qui nous répètent en boucle la même rengaine. Alors crois-moi, tu ferais mieux de te mettre en silencieux et de laisser parler les grands au lieu de la ramener. Je dois dire que j'avais jamais vu un Scorpion avec des sabots avant, et encore moins des aussi gros, mais faut bien avouer que ça rend pas terrible.

S'il prenait cela à la rigolade, ce ne serait certainement pas le cas de celle à qui ces quelques paroles étaient adressées. Puisse-t-elle écouter ses recommandations, au moins la première pour commencer : elle s'en porterait mieux à n'en point douter. Ce n'était pas comme si celle à qui elle avait elle-même jeté quelques propos acides n'était pas capable de s'en défendre toute seule, si tant est qu'elle estime que cela mérite considération. Un quatrième doré leur fit à son tour l'honneur de sa présence ensuite, ce qui ne fut pas sans faire sourciller Léonidas. Depuis des heures qu'ils étaient là, ils n'en avaient pas vu un seul, et voilà maintenant que chacun se mettait à rappliquer ? Il ne comprendrait décidément jamais cette logique athénienne, même si certains d'entre eux n'avaient pas l'air d'être du coin elle avait de toute évidence suffisamment déteint sur eux pour en faire le même genre de chiffes molles.

Même s'il est plaisant de l'imaginer soumise, je suis bien placé pour te dire que ça n'arrive pas souvent. Désolé de te le dire, mais tu vas devoir oublier tes fantasmes. Je ne suis pas non plus prêt à te la céder. ainsi Shion fut-il salué, sans autre forme de procès.

À peine eut-il le temps d'en revenir à la scène principale après les avoir regardés partir lui et son... Frère ? Disciple ? Objet sexuel ? Peu importe, que Phlégias avait élevé la voix, semble-t-il persuadé qu'il parviendrait à remettre de l'ordre là où il n'y en avait aucun. Peine perdue, du moins en partie, car si Léonidas refusait de se soumettre à son autorité alors qu'ils étaient sur un pied d'égalité, ses tympans s'étaient eux bel et bien inclinés en subissant cette effusion sonore. Plaquant la main sur son oreille pour n'avoir pas à en encaisser davantage, il ne suivit que d'une oreille – littéralement – le discours de son frère d'armes dont la conclusion eut le mérite de commencer à lever le voile sur l'identité de la mystérieuse trépassée. Encore peu sûr à ce sujet, Léonidas se garda bien de revenir dessus.

Ce qui en revanche ne put le laisser de marbre fut la gifle monumentale que le colosse asséna à Hippolyte tout en dardant sur lui d'un regard aussi noir que sa peau. En réponse à quoi Léonidas s'avança jusqu'à lui d'un pas souple pour saisir au vol la main qu'il venait d'employer et y coller la sienne, lui faisant tâter d'une poigne de fer qui, malgré la différence ostentatoire de gabarit, n'avait rien à envier à la sienne. Si le laïus de Marcus était sans appel, ce n'était pas ce qui effacerait le sourire qui s'était inscrit sur son visage à l'instant même où il l'avait vu faire preuve de tant de brutalité. Ses doigts se refermèrent durement sur les siens et ce fut à son tour de lever les yeux pour croiser le regard de celui qui, comme il l'avait deviné, serait un beau jour son adversaire désigné.

Sois le bras armé de ce que tu veux. Peu m'importe. Tant que tu te tiens toujours ici le jour où je reviendrai pour t'affronter. Tu es celui que je cherche depuis des années, et je ne suis pas près de l'oublier. Ce que tu as pris pour une provocation n'était qu'une visite de courtoisie. Si nos intentions ont pu être mal interprétées, j'en suis désolé. Mais de moi à toi, maintenant que l'autre rabat-joie est parti et qu'on est entre nous...

Sans esquisser le moindre geste, Léonidas laissa exploser son cosmos. Celui-ci s'éleva en trombe autour de lui, semblable à un torrent qui vient de faire sauter le barrage l'ayant retenu pendant une éternité. D'un rouge vif, un rouge profond, il était d'une intensité qui à vue d'oeil rivalisait aisément avec celle des fameux Chevaliers d'Or, mais il en émanait une impression incomparablement plus agressive. Pourtant, le Roi de Sparte lui-même semblait serein, n'ayant pour toute réaction que de laisser son sourire s'élargir d'un cran, n'esquissant pas le moindre geste qui aurait pu mettre à profit cette formidable quantité d'énergie. À force d'intensifier le flux qui déferlait autour de lui, l'ombre ô combien familière pour Marcus d'un gigantesque taureau noir finit par s'y dessiner, mais il fut seul à pouvoir la voir. Son aura s'évapora ensuite sans laisser de traces à l'instant même où « l'envahisseur » comme ils semblaient le considérer se décida à mettre un terme à cette poignée de main... Amicale ? Fallait-il y voir une promesse de représailles pour ce qu'il venait de faire ou une simple mise au défi de sa part ? Peut-être un peu des deux.

Ça, c'est une provocation.

Il lui jeta un regard éloquent. Cessant finalement de lui faire face, il fit signe à Hippolyte qu'il était effectivement l'heure de vider les lieux. Si son bien cher frère avait souvent tendance à vouloir leur gâcher leur plaisir, il avait au moins raison sur un point : ils avaient plus à gagner à rentrer chez eux qu'à rester ici. Il n'y avait plus rien à voir. Il ne fit pas mine de s'inquiéter pour elle, non seulement il en faudrait bien plus que cela pour l'affecter réellement, mais en plus elle détesterait qu'il se fasse du mauvais sang pour elle. Il n'était de plus pas impossible la connaissant qu'elle y ait trouvé une forme de plaisir, même si les paroles qu'elle avait reçues en plein visage à la suite pouvaient avoir tempéré ses ardeurs. Rappelant à lui de nulle part le massif chariot tiré par deux boeufs aux proportions surnaturelles dans un déluge de foudre qui néanmoins ne toucha personne d'autre que la terre devant lui, il adressa un dernier geste de la main à l'Aldébaran en signe d'au revoir.

Je n'ai plus rien à faire ici, mais on se reverra.

Il sauta à bord et, d'un solide coup de rênes, partit sans retourner.

Citation :
→ Ailleurs.
Revenir en haut Aller en bas
Eidolon


Chevalier d'Or
Chevalier d'Or
avatar

Messages : 120

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Ven 23 Aoû - 16:09

Alors ils en étaient arrivés là... À bien y repenser, c'était à se demander comment la situation avait pu s'envenimer à ce point. Le point de non-retour était quasiment atteint et les conséquences qui en découleraient, risquaient bien de ne pas plaire à tout le monde, à commencer par les Chevaliers du Sanctuaire. Les querelles verbales qui éclataient ça-et-là entre les Bersekers et les Saints ne prêtaient pas à rire, bien qu'en temps normal, Eidolon de part son caractère moqueur et joueur, aurait apprécié de tels échanges. Néanmoins, l'aîné de le caste des apprentis bien que d'un tempérament blagueur, était porteur de certaines valeurs et s'il y avait bien un sujet sur lequel il se refusait à blaguer, c'était la guerre!

La guerre de tout temps, n'avait apporté que du malheur aux Hommes. S'il y avait bien un maux pire que les autres, c'était bien lui. Les épidémies, aux yeux d'Eidolon, étaient tout à fait comparable aux guerres, car elles étaient tout aussi meurtrières. Hormis les guerriers tombés au combat, la guerre entraînait toujours dans son sillage des innocents, des civils, qui eux, ne demandaient rien à personne, si ce n'est qu'on les laisse en paix. La maladie comme la guerre, on pouvait tenter de la fuir et espérer qu'avec quelques prières adressées aux Dieux, celle-ci finirait pas disparaître, mais au final il n'en était rien.

Cette abomination née de la rancoeur des Hommes avait beau avoir ensanglantée l'Histoire, celle-ci n'était pas prête de s'achever et risquait fort de voir un nouvel âge baigné de sang s'ajouter à sa bien trop abjecte liste. Les conflits ne sont que peines et souffrances: quand un proche est tué, on cherche à le venger. Aussitôt les proches de ce dernier chercheront à vous descendre pour se venger à leur tour. Si vous mourrez à votre tour, vos proches vous vengeront... Et bien vite, ce cycle infernal s'enlise et sans avoir eu le temps de réaliser quoi que ce soit, on se retrouve pris dans un conflit généralisé, impliquant tout le monde, alors même que cela ne regardait au départ qu'un petit groupe de personnes.

Pour Eidolon, c'est ce qui risquait fort d'arriver, si les tensions qui s'accumulaient pour l'heure, venaient à dégénérer. À la vue de tout ceci, l'amertume à l'égard de la guerre était des plus compréhensibles. En sachant tout cela, comment aurait-on pu faire confiance aux rejetons de la Guerre elle-même? Notamment quand on sait que le Dieu de la Guerre en personne avait été la cause de biens des maux au Sanctuaire. L'amérindien à la peau ébène et aux cheveux aussi noirs que l'eau du Styx, s'était au départ mis en travers de la route des Bersekers, partageant l'avis du Chevalier de Bronze du Dragon, Kenshiro, qui n'était pas disposé à laisser quiconque provenant de l'extérieur, se balader à sa guise dans le Sanctuaire. Mais bien vite, il se retrouva en fond de mêlée tant les Chevaliers commençaient à s'agglutiner en ces lieux.

Ce fut d'abord l'arrivée du Chevalier de Bronze du Cygne qui interpella Eidolon. Il n'était peut-être qu'un Bronze sur le papier, ses exploits en revanche étaient légendaires! Cet homme froid à la chevelure blonde et longue, forçait l'admiration et le respect de tous au Sanctuaire, mais bien entendu les Bersekers, eux, n'en avaient que faire.

Phlégias, bien que calme en apparence, avait été interpellé par les propos d'Eidolon. Ces derniers l'avaient suffisamment énervés pour qu'il se donne la peine d'y répondre. C'est avec une certaine véhémence mal dissimulée qu'il accusa Eidolon et les siens d'être les seuls à vouloir la guerre ici-même. L'apprenti bien qu'arborant un sourire narquois à l'audition de ces piètres paroles, sentit son sang bouillir. Demi-dieu ou pas, ce dernier en d'autres circonstances et si son acte n'avait pas été le détonateur de ravages indescriptibles pour le Sanctuaire, lui aurait volontiers mis son poing dans la figure sans crier gare. Cependant, il se ravisa, ne voulant pas rajouter son grain de sel, dans une situation qui se voulait déjà pour le moins explosive. Le métisse fut néanmoins surpris de la réponse de Phlégias quant aux avantages qu'il y avait à être un demi-dieu, étant donné qu'il l'avait seulement pensé dans sa tête et non énoncé à haute voix... Pouvait-il lire dans les pensées? Il n'y avait rien qui permette d'en être sûr, néanmoins la maîtrise du cosmos pouvait permettre bien des miracles, donc pourquoi pas celui-ci.

Suite au départ inopiné du Chevalier de Bronze du Cygne, ce fut au tour d'un autre Saint et non des moindres, de faire son apparition. Le fier et imposant Général des armées du Sanctuaire, le très célèbre Aldébaran, Chevalier d'Or du Taureau vint à leur rencontre, suivi de près par le tout aussi puissant Kappa, Chevalier d'Or du Verseau. Leur arrivée était quasi-synonyme de gage de confiance et de sécurité dans le camp des Saints, car ils avaient beau être plus nombreux, des Bronzes et un petit apprenti, auraient eu malgré tout du mal à s'en sortir face à trois demi-dieux aussi expérimentés. Aldébaran en grand Seigneur qu'il était, ne joua nullement la provocation, il se contenta de se présenter et pria les Bersekers de bien vouloir lui délivrer leur message en lieu et place de la Déesse. Bien que calme, ce dernier dictait sa loi et l'espoir renaissait au moindre de ses mots. Eidolon comme le reste des Chevaliers ici présents, se sentait prêt à soulever des montagnes s'il le fallait! Néanmoins, alors que la situation commençait à s'apaiser et qu'une fin heureuse paraissait des plus probables, un évènement tragique vint frapper la totalité des personnes présentes en plein coeur...

Shion, revêtu de son armure d'Or du Bélier, émergea comme un cheveu sur la soupe à la tête d'un petit cortège qui comprenait ce qui ressemblait fort à un jeune apprenti provenant de Jamir et d'une femme métissée accompagnée de son loup qu'Eidolon reconnut très vite comme étant la Quaesitor du Sanctuaire, la sauvage Liana. Alors qu'Eidolon aurait dû être amusé par la présence de si grands Chevaliers, quelque chose retint davantage son attention... Un corps sans vie gisait dans les bras de la guerrière bestiale. Bien qu'Eidolon soit trop loin pour l'apercevoir distinctement, son coeur se serra à la simple vue de son cadavre... Sans même l'avoir examiné de près, il en eut la certitude, la personne morte ici présente n'était autre que l'enveloppe corporelle de la Déesse Athéna en personne. Des servantes larmoyantes dévalèrent soudain les marches qui menaient aux douze maisons du zodiaque et au temple de la déesse par la même occasion. La mèche violette qui se distingua lorsque Liana lâcha le corps au profit des servantes dont les visages étaient gorgés de larmes, ne permit plus à quiconque d'en douter: la Déesse Athéna venait de mourir.

Eidolon bien qu'habitué à blaguer en toute circonstance, ne put retenir sa surprise, sa stupeur, son mal-être. Lui qui s'était entraîné sans cesse afin d'être digne de porter une armure dans le seul but de protéger la Déesse Athéna, n'en aurait pas l'occasion... Elle était morte sans que ce dernier ait pu faire quoi que ce soit pour la protéger... Il ne sut quelle attitude adopter, il était plus hébété qu'autre chose. Il avait beau ne jamais l'avoir rencontré en personne, si ce n'est en rêve, la voir morte aujourd'hui était un déchirement sans nom... Il ne la connaissait absolument pas à bien y réfléchir, mais pour lui, c'était comme s'il avait perdu quelqu'un de cher à ses yeux... Il ressentit exactement la même émotion qu'à la mort de sa mère, une émotion qu'il s'était juré de ne plus jamais ressentir: le désespoir.

Il s'était entraîné nuit et jour, sans relâche, se promettant de défendre la veuve et l'orphelin du mal, appliquant les préceptes de sa tendre Déesse, afin que plus jamais il ne soit obligé de supporter le fardeau qu'était celui de voir mourir sous ses yeux une personne chère sans pouvoir rien y faire... Mais voilà, elle était morte, exactement comme sa mère, sans qu'il ait pu faire quoi que ce soit, exactement comme la dernière fois... Mais bon sang, il avait vieilli depuis, il s'était aguerri, il n'était plus le petit bonhomme de sang-mêlé que tous rejetaient jadis! Une question lui venait sans cesse: à quoi bon s'être donné autant de mal pour ce résultat-là? Eidolon avait du mal à digérer la nouvelle tout simplement et comme beaucoup d'autres d'ailleurs.

Lui qui se trouvait sur le devant de la scène un peu plus tôt, s'était retrouvé en retrait tant les Chevaliers s'étaient accumulés ici-même et compte tenu de la situation, être en retrait lui convenait tout à fait. Les paroles et les échanges entre Bersekers et Saints qui suivirent ne lui firent aucun effet, pour être franc, il était totalement déconnecté de tout ceci... Ni les propos virulent d'Ahina du Scorpion, ni même la gifle que porta Aldébaran à la Reine des Amazones ne lui firent quelque chose. Les départs de Phlégias et Léonidas ne le remuèrent pas davantage... Réalisant finalement que les Bersekers partis, le Sanctuaire était sauf, Eidolon sans dire mot s'éclipsa. Tel un fantôme, il espérait que personne ne l'avait vu disparaitre, mais là encore il n'en avait pour l'heure, que faire...

N'étant plus visible aux yeux du groupe, Eidolon prit de rage, laissa exploser son cosmos et tappa de son poing contre la paroi encore debout d'une maison délabrée. Des fissures se dessinèrent sur le mur avant que celui-ci n'éclate sous l'effet du coup... Le mur pulvérisé, la main légèrement violacée, la rage d'Eidolon ne s'était pas dissipée pour autant, bien au contraire! Il était tellement en colère que dévaster ce qu'il restait de Rodorio ne suffirait pas à l'apaiser... Désespéré, il tomba genoux à terre et se mit à taper des deux poings sur le sol.
    « Une fois encore ma faiblesse me rattrape! Une fois encore je n'ai rien pu faire si ce n'est être spectateur! RAAAAAHHHHHHH!!! »
Laissant se déverser son cosmos, il se mit à tambouriner de plus belle sur le sol, causant quelques dégâts mineurs au passage à la terre... Les mains ensanglantées et ne pouvant plus se permettre de taper tellement la douleur était vive, Eidolon se releva enfin. Le calme était revenu, du moins en apparence, car sa rage était bel et bien là, quelque part. Il la sentait encore serrer son coeur et avait bien du mal à la dissimuler, néanmoins, il ne s'en prenait plus aux restes de ce que fut jadis Rodorio... Il se mit en quête de marcher à présent, où? Il ne le savait pas lui-même. Néanmoins, là encore, il sentait qu'il en avait besoin. Ses pas le mèneraient là où les Dieux l'auraient décidé, cela lui était égal pour l'heure! Lui comme le reste des Chevaliers du Sanctuaire, avaient tout simplement besoin de faire leur deuil... Un deuil des plus compliqués et qui ne parviendrait sans doute pas de ci-tôt à faire se cicatriser la blessure béante de son coeur...




→ À la croisée des mondes [PV Liana & Eidolon]


Dernière édition par Eidolon le Mer 4 Sep - 13:31, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Liana


Chevalier de Bronze
Chevalier de Bronze
avatar

Messages : 411

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Ven 23 Aoû - 18:39



Il n'y avait pas un Saint ici présent qui ne soit pas attristé de la disparition de la Déesse que tous vénéraient. Qu'il soit Gold, Bronze ou encore apprentis, elle parvenait à lire sur le visage de chacun d'eux la douleur qu'ils ressentaient. Kappa s'en était aller à l'ombre d'une ruelle, suivi du chevalier d'or du Scorpion. En parlant d'apprentis, l'un d'eux capta plus particulièrement l'attention de la Louve. La longue chevelure d'ébène, le peau cuivrée. Immédiatement, l'homme en question éveilla la curiosité de Liana. Elle n'aurait jamais pensé rencontrer un Amérindien ici.

*Contrairement à Mü, celui-ci me voit. Il a détecté ma présence.*

*Un Shaman?*

*Il semblerait.*

Elle aurait aimé en apprendre davantage sur lui. Mais le moment était mal choisi. Aussi reporta-t-elle toute son attention sur les envoyés d'Arès. D'ailleurs Hippolyte ne lui laissa pas un instant de répit. Si cette dernière semblait visiblement heureuse de la revoir, on ne pouvait en dire autant de la Sainte. En effet, la jeune femme n'avait pas du tout apprécié le ton irrévérencieux que la Reine des Amazones avait employé à l'encontre de Shion et de Mü.

Les poings se crispèrent et aux vues de la réponse de son Maître, la demoiselle comprit l'agacement de ce dernier, qui, après avoir répondu de façon quelque peu cinglante à la berserker, s'en allait rejoindre le Sanctuaire, accompagné de Mü. Elle les suivit un instant des yeux, et lorsqu'elle reporta son attention sur la présente scène, se fut pour se retrouver nez à nez avec une Hippolyte qui vint à l'embrasser. Même s'il ne s'agissait là que d'un baiser volé, cela suffit à surprendre la Belle qui finit par pousser un soupir visiblement las.

"- Navrée Hippolyte, mais j'ai des choses plus importantes à faire. Je suis certaine que tu comprendras cela."

La Quaesitor d'Athéna s'apprêtait à emprunter le même chemin que son maître il y a de cela quelques secondes. Elle désirait retrouver sa solitude et pleurer tout son soûl comme chacun d'entre eux très certainement. C'est alors qu'elle avisa celui qui qu'elle considérait comme un très bon ami: Kyros. Le Cygne venait de faire son apparition. Liana leva la main pour le saluer, et aurait voulu avancer pour se porter à sa rencontre, mais le son d'une gifle retentissante la fit se retourner vivement.

Marcus se tenait face à la Reine des Amazones, sa dextre encore levée, retombait le long de son corps. L'Aldébaran frappant une femme? Voilà qui était chose peu commune. Surprenante même. Elle espérait juste que le geste du Commandant des Armées Athéniennes ne causerait pas un nouvel "incident" d'ordre diplomatique. Elle se contraint au silence, ne désirant nullement entrer en conflit avec le Taureau, mais si l'occasion lui était donnée de lui parler en privé, alors elle ne lui manquerait pas de lui faire savoir que son geste était mal approprié en ces heures sombres.

Et cela ne semblait pas non plus être du goût du troisième Berserker. S'avançant vers l'aldébaran, il vint emprisonner la dextre de ce dernier dans la sienne avant de serrer fortement celle-ci. Les deux hommes semblaient se jauger, et être d'une force similaire. Puis vint l'explosion de cosmos qui ne fit nullement flancher la Sainte. Elle resta là, à observer, prête à intervenir s'il le fallait. Et enfin cette promesse faite. Nul doute que les deux hommes risquaient fort de combattre à l'avenir.

C'est Phlégias qui vint à lui donner cette probable possibilité en informant le gardien de la Deuxième Maison, qu'ils étaient venus au Sanctuaire dans le but de les avertir d'un possible danger suite aux événements de Venise. Mais à présent qu'elle était de retour, et que l'Aldébaran venait d'en être informé, nul doute que ce dernier ne manquerait pas à lui demander des comptes. Visiblement, la solitude n'était pas encore de mise pour la Louve, qui revint prendre place auprès de ses compagnons, attendant le moment où il lui faudrait prendre la parole. Pour l'heure, elle se contentait d'observer le départ des enfants d'Arès.


Dernière édition par Liana le Ven 23 Aoû - 19:54, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité


Invité



MessageSujet: Re: Queen & King   Ven 23 Aoû - 19:36



Fièrté°~


 
Décidément, ces Saints n'avaient aucuns humour. Pire encore ils étaient particulièrement coincés ! À n'en point douter, je perdais mon temps ici, et la suite des événements me le prouva bien. Celui qui se considérait comme étant le chef des armées de ce Sanctuaire de mes deux, finalement s'avéra être un homme tel que j'en voyais tous les jours et qui, généralement, finissaient très mal. Quel enfoiré ! Se permettre de lever la main sur une Reine ! J'allais déverser sur lui un flot d'insultes, tout mon fiel en outre, mais mon frère me coupa l'herbe sous le pied. Fulminante, je croisais les bras contre moi comme le ferait une petite fille blessée. Rah putain, je ferais tout pourtant pour pouvoir lui foutre ma main dans sa gueule à ce grand con basané : je lui jetais un regard revêche mais ignora complètement les autres que j'avais « insultés » quelques secondes auparavant. Quelque chose fit pourtant échos en moi car d'un seul coup, alors que le maître et l'élève s'en allaient vers d'autres horizons, je compris qu'en faite, ce que j'avais prit pour des putains étaient en réalité bels et bien des hommes. La tête que je devais tirer à cet instant ! Bouchée bée, je les regardais partir, sourcils froncés, peut-être encore un peu secouée par cette baffe magistrale. Je secouais la tête avant de lâcher un.

« Merde, putain ! C'étaient des hommes ! Et bien ça par exemple, j'aurais pus avoir une sacré mauvaise surprise ! » je lâchais un soupir de soulagement avant de me tourner vers Liana qui venait de me répondre.« T'en fais pas ma belle ce n'est que partie remise. Toi et moi ce n'est qu'une question de temps. Dommage cela dit, j'aurais put vous apprendre quelques trucs à toi et ton loup ! Tant pis ! »

Je jetais des regards autour de moi afin de repérer la Sainte en or de tout à l'heure qui m'avait si gentiment répondu. Enfin, de la part d'une femme ce ton provocateur voire complètement violent me plaisait énormément. Mais je ne la voyais nul part, peut-être était-elle partie rejoindre l'autre grande folle aux cheveux turquoises ? Ah bah, chacun ses fantasmes ! Et en parlant de ceux-là... mes yeux bleus glissèrent sur le beau corps de Léonidas, le dévorant des yeux sans vergogne. Ah, ah tout le monde pourrait remarquer que je le lorgnais comme je le faisais auparavant avec la Vache. Car pour parler de Taureau, encore fallait-il pouvoir en voir les... hm... attributs, mais qu'est-ce que j'en avais à faire puisque Léo au moins était complètement fou de mes propres atouts. Les Saints avaient des goûts de merde, et ils préféraient sans nul doute une femme bien faite, douce et malléable. Pfeuh très peu pour moi ! L'amour, le vrai il existait lors des combats, du sang, de la sueurs ! Je me remémorais nos luttes avec Léonidas, en voilà un mâle un vrai. J'en oublias du coup instantanément les paroles des personnes présentes. Maintenant elles n'existaient plus vraiment. D'ailleurs, un peu grâce à moi, mon frère d'arme venait de se trouver une proie tout à fait appropriée !

« Je te laisse la Vache à lait Léo. Ce ne serait qu'une perte de temps, tout Chef des Armées qu'il soit. Il ne m'intéresse plus. Ah si, à la rigueur ramène m'en un morceau une fois dépecé. Oh ? On part déjà ? Très bien !»

C'était l'heure. Notre mission partiellement accomplie. À la réflexion, notre père sera sans doute enchanté d'apprendre la mort d'Athéna ! Je me demandais qui était à l'origine de cet exploit...
Ma jument blanche secoua la tête, heureuse de me voir revenir vers elle. Flattant son encolure après m'être hissée sur elle, je me pris à regarder une dernière fois le village dévasté de Rodorio.

« Enterrez vos morts chers Saints, qu'ils puissent trouver la paix. Nous sommes peut-être des rejetons du Dieu de la Violence mais lui-même à des égards pour les valeureux. Et je sais que les innocents sont toujours bien reçus. »

Je ne savais pas ce qui me prenait de dire ça. Peut-être que la mort de la Déesse Guerrière m'avait un peu affecté. Non, cela ne se pouvait, la baffe oui, ça devait être cette putain de baffe. Avant de partir, je lançais nonchalamment.

« Adieu, Liana... nous nous retrouverons. Général des Armées, si nos chemins se recroisent, nous verrons bien qui de nous deux, ravalera sa fierté. Saints... ne pleurez pas trop comme des filles. C'est triste mais c'est la vie. »



=> Ailleurs.
Revenir en haut Aller en bas
Mattheus


Chevalier de Bronze
Chevalier de Bronze
avatar

Messages : 2562
Armure : Adamantine

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Dim 25 Aoû - 9:38

Sans dire un mot et au fil des secondes qui s'écoulent, les Saints arrivent tandis que les pas silencieux et respectueux des servantes amènent le corps sans vie de la déesse à la Statue. Je ne peux pas dire exactement ce que j'ai ressenti quand j'ai vu son corps inerte. Certes j'ai ressenti de la peine pour cette jeune personne partie sitôt mais pour ce qui est de la déesse. Je n'ai jamais connue la déesse à mon époque. Il n'y a qu'ici que je la connait et je ne suis pas sûr d'y croire. Après tout, ma mère a toujours fait attention à ce que je crois en Dieu. Bien sûr, je sais qu'il y a Zeus et les autres dieux de l'Olympe étant donné ce qu'étaient mes parents mais voilà. De plus la mort a toujours fait partie de ma vie et ce depuis que je suis né!! Tiens, je me demande comment ça se passe là-bas!! Sans doute mieux qu'ici!!


Car ici les règlements de comptes sembles avoir fini et c'est Marcus qui y a mis fin en mettant une belle baffe à la Berserker. Elle ne l'aura pas volé et cela lui remettra sans doute les idées en place!! Malgré tout celle-ci tient vraiment à voir Liana en particulier et elle ferait plutôt attention de garder ses menaces pour elle à l'encontre de Marcus.


Enfin la bonne nouvelle est qu'ils sont partis, nous allons pouvoir souffler un peu. Surtout que beaucoup doivent faire un puissant deuil. Je m'inquiète pour Eidolon qui a complètement craqué à s'en faire saigner les mains. Je comprends et j'espère qu'il sait que si il veut parler, je suis là pour l'écouter. Je sais ce que c'est que de perdre une personne qui nous est chère et je suis conscient que j'en perds régulièrement. La seule once d'espoir que j'ai serait qu'un nouvel ordre de Saint d'Athéna se relève à mon époque mais sans doute est-ce trop demander!!
Revenir en haut Aller en bas
Marcus


Nouvel Éveillé
avatar

Messages : 790

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Lun 2 Sep - 14:21

Ф Conclusion Ф


Leurs ennemis voyaient toujours les Chevaliers d'Athéna comme des lâches et des faibles pour la seule raison que ces derniers privilégiaient la diplomatie et l'écoute à la brutalité et la terreur et c'était là une erreur que venait de payer les prétentieux Berserkers. De sa voix il avait répondu à Phlégias, de ses yeux il avait défié Léonidas et de sa main il avait recadré Hippolyte. Marcus avait compris à qui il avait à faire assez rapidement, ce genre d'énergumène n'étaient que des fort en gueule, premier sur la liste quand il fallait se montrer prétentieux et insultant, mais qui se dégonflaient une fois au pied du mur et leurs réactions le prouva sans contestation possible.

Léonidas, qui se croyais certainement être le centre du monde, prit pour lui la gifle destiné à Hippolyte et vint faire exploser son cosmos devant le Général des Armées qui ne répondit pas. S'il voulait jouer au roi de la colline alors il le ferait seul, Marcus avait fait son travail et avait à présent d'autres chats à fouetter. La reine des amazones tant qu'a elle tenta de ne pas se montrer affectée, mais son ton était pourtant bien moins acerbe et sa répartie bien plus fragile. Le camp d'Arès savait à présent qu'à force de jouer avec le feu on se brûlait et même Marcus n'en retirais aucune joie personnelle, il savait qu'il avait agit pour le mieux pour l'avenir des siens.

A présent que les "messagers" étaient parti, le poids de ses responsabilités retomba sur les épaules du vétéran et bien que celles ci fussent larges et solides, il en éprouvait une terrible lassitude. Il y avait tant à faire, parler avec Liana, organiser les funérailles de Mashia et organiser un nouveau Krusos étaient les priorités principales. La réunion des Chevaliers d'or attendrai évidement la fin des rites funéraires et s'organiserai à la suite directe de ceux ci. L'Aldébaran se tourna donc vers le Chevalier du Loup, il avait partagé une mission et un peu plus que ça avec elle, mais l'un comme l'autre savait faire la part des choses.

Liana, j'ai besoin que tu partage avec moi les informations que tu as obtenus à Venise. Nous discuterons de ça en privé dans mon Temple.

L'homme à la peau d'ébène avait totalement perdu son masque de rudesse qu'il c'était créer pour les Berserkers, à présent on pouvait y relire cette bienveillance et cette empathie qui lui étaient communes. Malgré ses doutes et ses incertitudes il restait un Chevalier d'Athéna et un Général solide, il le devait. Le géant se mit en marche pour rejoindre son Temple, il y attendrait Liana et pourra se préparer pour les funérailles. Sur le chemin il posa la main sur l'épaule d'un garde.

Trouve moi Ahina du Scorpion et dit lui que j'ai besoin d'elle pour assurer l'organisation des rites pour l’enveloppe d'Athéna, elle a carte blanche.

=> Temple du Taureau
Revenir en haut Aller en bas
Liana


Chevalier de Bronze
Chevalier de Bronze
avatar

Messages : 411

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
190/190  (190/190)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Ven 6 Sep - 22:34

Ils étaient partis. Enfin. La tension qui jusque là était palpable commençait lentement mais sûrement à s'étioler. Sur ses gardes jusqu'à présent, prête à s'interposer au moindre signe d'agression des Berzerkers, la Louve se détendit. D'ailleurs, elle n'était vraisemblablement pas la seule dans ce cas, elle en était certaine. Elle pouvait lire les expressions de soulagement sur le faciès des uns et des autres.

Un soulagement qui fut quelque fois de courte durée, car tous gardaient encore en tête l'image du réceptacle de leur Déesse que la Louve avait reconduite séant. A cette pensée, les pensées de la Belle s'assombrirent à nouveau. Chacun à leur manière, les Saints étaient peinés. N'était-ce pas chose normale après tout? Ne venait-il pas de perdre celle qui était la source de tous leurs espoirs?

Si Liana comprenait les sentiments de chacun, il n'en demeurait pas moins qu'elle était certaine qu'Athéna, tout comme Mashia, n'aurait pas aimé les voir se désoler de la sorte. Certes l'épreuve était des plus dure. Mais il faudrait la surmonter, et rapidement, afin de poursuivre l'oeuvre et les idéaux de celle qui avait été leur guide. Toutefois, on ne pouvait effacer le chagrin causé par la disparition d'un être cher d'un coup de baguette de magique. Seul le temps ferait son office. Mais personne n'oublierait.

Non surtout pas elle. Elle qui avait assisté à tout ceci. Elle s'était retrouvée impuissante. Et cela faisait enrager la Belle à la chevelure d'obsidienne. Les propos de l'Aldébaran la tirèrent de sa réflexion.

"- C'est d'accord. Je vous rejoindrai pour vous faire part de ce que je sais."

Quand bien même elle n'aurait pas voulu, elle ne pouvait se détourner de son devoir. Et d'ailleurs elle devait le rappeler à quelqu'un. Un être qui s'était rapidement éclipsé suite à sa venue et qui avait attisé sa curiosité. Elle passa aux côtés des uns et des autres, posa une main amicale sur l'épaule du Cygne auquel elle adressa un sourire triste. N'était-il pas malheureux de retrouver ces amis dans ces sombres circonstances? Mais la Louve s'en fut en direction des rues de Rodorio.

~> Quelques rues plus loin

Revenir en haut Aller en bas
Kyros


Chevalier de Bronze
Chevalier de Bronze
avatar

Messages : 5601
Armure : Cloth du Cygne

Feuille de Personnage :
HP:
170/150  (170/150)
CS:
207/207  (207/207)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Dim 15 Sep - 17:42

Cela avait été un choc et un gros. Toutes ces attaques et à présent la mort de la Déesse Athéna. Je ne savais pas ce qu'en penserait les autres, mais au fond de moi, je le sentais, j'avais échoué. J'avais lamentablement échoué dans mon rôle de Chevalier.

Je n'avais pas été présent pour la protéger et malgré toute la puissance que j'avais accumulé depuis ces dernières années, elle ne servait à rien lorsque un camp se détruit petit à petit en deux factions. Même si aucun combat n'avait éclaté mais notre inertie avait probablement entraîné la mort de celle que nous avions juré protéger.

Je n'accusais personne, après tout, j'étais aussi l'un des concerné. Kappa avait subitement disparu, visiblement bouleversé par ce qu'il avait vu. Alors si lui, Chevalier le plus haut gradé du Sanctuaire se laissait abattre de la sorte, n'avais-je pas une bonne excuse pour me laisser envahir par la tristesse et le désespoir?

"Je ne sers strictement à rien!"

Telle étaient mes pensées et à ce moment précis, rien ni personne ne pourrait me convaincre du contraire. J'ordonnais à mon armure de quitter mon corps, l'enfermant dans sa Pandora Box. Je ne m'estimais pas digne de la porter maintenant. J'avais acquis la force nécessaire pour combattre, mais il me manquait tout le reste. La force seule ne suffisait pas, je l'avais appris de la pire des manières. Je contenais tant bien que mal mes larmes. Le visage de la Déesse Athéna ne cessait d’apparaître devant mes yeux. Cette vision était douloureuse, très douloureuse.

"Je n'ai rien à faire ici! Un Krusos devra probablement avoir lieu, ils n'ont pas besoin de moi pour l'instant!"

Je décidais de quitter le Sanctuaire et la Grèce. Pour le moment, personne n'aurait besoin de moi. Kappa avait Ahina auprès de lui et Lya pour lui donner la force de résister à ce choc. Même si les dernières années passées avec lui avaient été extraordinaires, je ne pouvais pas oublier ma nature solitaire. J'avais besoin d'être seul à nouveau, de réfléchir et de trouver ce petit quelque chose qui me manquait, afin de devenir un parfait guerrier, parfait protecteur d'Athéna. Un périple de plusieurs mois m'attendait. Sans dire au revoir à qui que ce soit, je quittais le Sanctuaire comme une ombre. Serais-je de retour un jour? Qui sait...


Arrow quelque part...
Revenir en haut Aller en bas
Mattheus


Chevalier de Bronze
Chevalier de Bronze
avatar

Messages : 2562
Armure : Adamantine

Feuille de Personnage :
HP:
150/150  (150/150)
CS:
170/170  (170/170)
Dieu Protecteur: Athéna Athéna

MessageSujet: Re: Queen & King   Mer 18 Sep - 17:12

Il ne reste plus que moi dans cet endroit dévasté. Tous sont partis rendre un dernier hommage à la dépouille de la Déesse de la Guerre. Pour ma part j'irais plus tard, non pas que j'attends de vérifier que tout danger est écarter. Plus aucun ennemi ne viendra pour l'instant. Le Sanctuaire doit se reconstruire et il va mettre du temps. Quand je pense que dans quelques centaines d'années, on n'aura pas le temps de penser les blessures tant les guerres vont s'enchaîner et les voilà à pleurer. Je ne leurs en veux pas!! A mon époque, je ne peux pas me permettre sous peine de me retrouver six pieds sous terre si ce n'est pas plus profondément mais eux, on leur permets un peu de répit!! Autant que j'en profite également.


Soupirant et lâchant un sourire sur les lèvres, je traverse le camp de réfugié que je salue. Au passage, j'aide quelques gardes et habitants ainsi que des blessés et continue ma route. Puis allez savoir pourquoi, j'intensifie mon cosmos et mon armure se range dans mon urne. La prenant sur les épaules, je poursuis ma route afin de me diriger vers la statue d'Athéna. Les différents énergies des Saints sont perceptibles. De nombreuses en un même endroit, sans doute pour une réunion et d'autres en mouvements puis disparaissent. Ils doivent être tellement perturbés qu'ils ont besoin d'être seuls seulement...

Arrow  Statue d'Athéna
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Queen & King   

Revenir en haut Aller en bas
 

Queen & King

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RPG Saint Seiya : Saints Of The Past :: Théâtre des Guerres Saintes :: Zone RP :: Sanctuaire Sacré d'Athéna :: Rodorio-