RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 .: Souvenirs Perdus ~ Solo :.

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Celsius


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MessageSujet: .: Souvenirs Perdus ~ Solo :.   Jeu 27 Juin - 14:55

:: Souvenirs Perdus :.

Chevalier ! Tu leur diras que je les aimais de tout mon cœur...
On se reverra dans une autre vie...


Son corps retomba lourdement sur la pierre froide dans un brouhaha assourdissant de cliquetis métalliques. La chute était bénigne, mais il avait l'impression d'être tombé de haut. À vrai dire, il aurait même juré que la vertigineuse descente aux enfers dont il faisait actuellement l'objet n'était pas encore finie. Expulsé du pilier de sang avec perte et fracas, il se retrouvait à même le sol. Un sol que nul n'avait foulé depuis des années. Une terre d'accueil qui, le temps de son séjour, le laisserait seul avec ses pensées... Et en l'état, ce n'était pas vraiment le mieux dont il puisse rêver. Que venait-il de se produire ? Celsius n'y comprenait rien à rien. Son regard resta rivé à la colonne pourpre jusqu'à ce que celle-ci disparaisse sans laisse de traces, emportant avec elle les dernières traces du cosmos de Jack O'Bannon. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'il se souvenait de ce qu'il s'était passé. Il n'était déjà plus de ce monde.

Non...

Tout s'était passé si vite qu'il n'avait pu le réaliser, mais à présent que son dernier geste envers lui se dissipait dans l'air il n'avait d'autre choix que d'affronter la réalité en face. Les dernières paroles de celui-ci firent écho au fond de sa mémoire jusqu'à sentir son coeur se serrer. Il ne l'avait que très peu connu mais avait su voir en lui l'individu d'exception malgré le langage ordurier et les manières plus que discutables. Et puis surtout, il était le père de sa bien-aimée et à ce titre un être cher qu'il lui aurait fallu protéger. Sans succès, et c'était peu de le dire. Non content de n'avoir pu lui venir en aide en aucune façon, il avait été un poids du début à la fin et c'était en le sauvant que l'ancien général avait perdu la vie. Et cela, quoi qu'il puisse dire ou faire, il le porterait sur la conscience pour le restant de ses jours. Un frisson d'effroi courut le long de son échine au ressouvenir de la tension brutale qui l'avait écartelé à mesure que les triangles d'or prenaient place de part et d'autre de son corps.
Non, cela ne se peut.
Bien qu'il ait prononcé ces paroles à voix haute pour tenter de s'en convaincre, il ne réussit pas à s'en persuader le moins du monde. La sensation était encore trop vive pour qu'il puisse faire mine d'ignorer ce qu'il venait de se passer, et le livre qu'il tenait fermement entre ses mains en s'y cramponnant comme à une bouée de sauvetage apportait la preuve à lui seul que ce qu'il venait de vivre n'était pas un rêve – ni même un cauchemar. Appuyé sur le coude, il tenta tant bien que mal de se relever et sentit une douleur lancinante remonter progressivement le long de son corps pour irradier avec la puissance de mille soleils. Cependant, ce n'était absolument rien à côté de la vision d'horreur à laquelle il avait eu droit au moment de quitter les lieux – de force, mais qu'aurait-il pu faire là où même un ancien officier chevronné de Poséidon n'avait pu qu'y donner sa vie ?

À ce moment, sa gorge se noua et il sentit un goût de bile lui envahir la bouche, aussitôt suivit d'une virulente nausée qu'il eut peine à repousser, se pliant en deux au-dessus de ce sol poussiéreux. Qu'il n'y ait personne pour le voir était heureux en fin de compte, car ainsi nul ne devrait supporter le triste spectacle de cet homme pitoyable et impuissant qui n'avait rien pu faire pour sauver sa « famille » - alors même qu'il en avait une pour la première fois et qu'il se targuait que ce soit précieux à ses yeux. Alors qu'il portait la main à ses lèvres, dents serrées pour mieux réprimer les légers sanglots qui animaient son corps meurtris, l'image de Mary se ficha en premier plan de son esprit et lui fit l'effet d'avoir été marqué au fer blanc – et que ce même fer transperçait sa chair pour aller droit au coeur et lui imposer la marque de la honte. Il ne se voyait pas le lui annoncer.

Il était seul fautif et allait ruiner l'ensemble de ce qui était en train de naître entre eux, tant les liens invisibles que le fragile équilibre. C'était son avenir qu'il allait y perdre. La perspective d'un avenir heureux. Mais il ne pouvait pas ne pas lui dire. Et puis, sans doute l'avait-elle déjà ressenti. Néanmoins, l'idée même de devoir lui en apporter la confirmation, d'être contraint de lui planter ce poignard dans le coeur alors que – sans forcément le savoir – elle avait tant fait pour lui... Il ne voulait pas voir l'expression qui se peindrait sur son visage. Que ce soit la rage ou le chagrin qui domine, la cible ne pouvait en être que lui. La certitude qu'elle le regarderait avec ces yeux une fois qu'il lui en aurait fait part alors qu'elle n'avait pour lui qu'une profonde tendresse dans les yeux le matin même lui était insupportable. Mais le choix ne lui en était pas laissé...

Son poing s'abattit avec une violence non retenue sur le dallage. Des débris volèrent en tous sens alors qu'il rassemblait ses forces pour se relever, sans toutefois oser relever la tête. Il ne pourrait jamais plus la regarder en face de peur de ce qu'il y verrait. Le vent se leva et se mit à souffler dans sa chevelure écarlate alors que sa prise s'affirmait sur l'ouvrage que Jack lui avait confié avant de « s'en aller ». Nous sommes son héritage, ceci est sa légende : éclairer l'obscurité. Il déglutit péniblement et prit une longue inspiration, essayant de trouver dans  la brise marine un nouveau souffle. Bien qu'il n'ait aucune envie de s'acquitter de cette pénible besogne, toujours était-il qu'il était préférable de le faire au plus vite ; il n'était jamais bon de laisser trainer ces choses-là. Sa main libre se serra en poing et, après un ultime regard aux décombres qui peuplaient l'endroit, s'en détourna pour partir en direction du Pilier du Pacifique Sud. Les paroles de Shion lui revinrent en mémoire.

À force de combattre côte à côte dans chaque bataille, il faudra que nous trouvions quelques minutes pour discuter. J'aimerais savoir pourquoi tu demeures si distant des autres Chevaliers d'Or.

La réponse n'aurait pu être plus claire.

Voilà pourquoi.
→ Pilier du Pacifique Sud
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