RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]

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Aiakos


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MessageSujet: Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]   Sam 7 Sep - 17:05

[Post d'évolution] L'envol du Garuda! [Vajrâjit/Gaganeshvara/Suparna/Rasayâna]
En obtenant le livre et le savoir qu’il convoitait depuis tout ce temps et ce au détriment de son corps, Faust ne s’était sans doute jamais demandé ce qu’il adviendrait de lui. Obligé de partager son enveloppe charnelle, venait-il d’y gagner plus que ce qu’il avait à y perdre? De toute évidence, pour qu’il accepte le deal sans une once d’hésitation, la réponse paraissait évidente, toutefois en réfléchissant, il venait  tout de même d’abandonner ce qui lui était le plus cher à l’instar de sa soif de connaissance : sa liberté! C’est un bien grand mot, quand on sait qu’il se devait tout de même de servir les idéaux du sombre monarque, mais d’une certaine manière, il jouissait d’une quasi-liberté, si orchestrer d’innombrables machinations pouvait être symbolisé comme telle.

À présent et bien qu’il lui ait fait part de sa volonté de lui rendre la tâche bien plus difficile qu’il ne pourrait se l’imaginer, Faust se voyait gratifié d’un poids, d’une allégeance ultérieure à un être supérieur, qui l’avait réduit à l’état de simple observateur… Un hôte à la prestance et à la puissance incommensurable, un être doté de responsabilités qui dépassent l’entendement et dont le seul battement d’aile est capable de déchainer vent et marée! Un roi qui par le passé avait mené avec une main de fer son peuple et par la suite toute une partie de l’empire démoniaque. Se soumettre à ce juge, n’était en rien péjoratif, il l’avait fait consciemment, quitte à devoir perdre son humanité, pour assouvir ses dessins! Bien qu’en apparence, il ne fût plus le maitre des lieux, il en demeurerait un locataire privilégié, un interlocuteur qui servirait de pilier au nouveau propriétaire, sans pour autant lui vouer un culte et une allégeance sans accroc. Il vivrait comme il l’avait toujours fait, selon son bon vouloir et sans rendre de comptes à personne!

Telle une météorite sur le point de se crasher, Aiakos, le nouvel allié du scientifique, auréolé de son puissant cosmos, volait aux grès du vent en direction d’un lieu que lui comme l’ensemble des forces armées du monde infernal connaissait : les enfers! Enfermé dans son surplis durant une éternité, bon nombre de craintes au sujet de son armée restaient en suspens, c’est pourquoi il était important de se rendre au plus vite dans son royaume pour y remédier. Son inquiétude était d’autant plus légitime, que par le passé, il avait pu constater qu’en son absence, les affaires ne faisaient qu’empirer, ses soldats n’étant que des pions qu’il était de mise de manipuler, sous peine de provoquer une catastrophe sans précédent. Une fois à leurs côtés, bon nombre d’entre eux devraient s’expliquer au sujet de la gouvernance du royaume et selon son humeur, il se ferait un plaisir de leur rappeler le lien qui les unissait les uns aux autres! Une manière peu réjouissante de leur montrer que malgré son absence, il demeurait leur commandant!

Son envol prit fin quand il posa pied-à-terre non loin d’une forêt bien plus dense et lugubre qu’à l’accoutumé. D’un pas feutré, trahit seulement par le bruit des cliquetis de son surplis, ce dernier s’engouffra dans cet espace vert, pour disparaitre dans un coin sombre. Après quelques minutes de marche, durant lesquelles la flore semblait réagir au nouvel arrivant, en le caressant  de ses racines, le juge se stoppa net devant ce qui semblait être une ancienne bâtisse, recouverte en partie par un lichen récent. Délabrée, abandonnée, en partie détruite, laissant entrevoir un gigantesque trou dans la toiture, ce qui au premier abord, n’était qu’un bâtiment en piteux état, était en fait une église aux vitraux intacts d’où la lumière naissante de la lune illuminait une portique, rendant le lieu d’autant plus mystérieux. Une certaine nostalgie l’envahit à la vue de cette dernière, des souvenirs à la fois vécus par le juge et l’étoile céleste défilèrent dans son esprit, avant de s’entremêler et de le ramener doucement à la réalité.

Qui l’aurait cru! Revenir ici après tout ce temps, on aurait dit que cela faisait une éternité et pourtant, les combats qui s’y étaient déroulés n’étaient pas si vieux, l’église en portait encore les stigmates, ceux commis par une opposition entre spectres et Titans. Entre le trou béant provoqué par un titan et les façades jonchées de fissures, cette dernière fut l’objet de plusieurs sévices, perpétraient dans un but louable, pour l’un des deux camps : la reconquête des enfers! Et maintenant, elle semblait être tombée dans l’oubli, vestige du passé, nullement réparée et encore moins protégée que ce qu’elle l’avait été auparavant. Pour cause, c’est sans aucune difficulté, que le spectre y pénétra, aucunement contraint d’y renoncer par un dôme de protection. Pourtant, s’il y avait bien un lieu à protéger, c’était sans doute ce dernier, passerelle entre le monde des humains et celui des enfers, quiconque aurait l’idée saugrenue d’y établir domicile, serait une menace potentielle pour le royaume infernal et bien plus encore s’il s’agissait d’un ennemi.

Conscient de l’importance de ce point stratégique, plus tôt il y mettrait des soldats, pour en assurer la garde, mieux ce serait! La sécurité du royaume des morts et qui plus est de son propre royaume étant devenue sa priorité, si ce n’est son rôle en tant que haut gradé des armées infernales. Un reproche de plus à retenir à l’encontre de ses subalternes, la prise d’initiative n’étant à sa connaissance par leur point fort, au détriment de la soumission! De véritables moutons, lesquels s’ils n’avaient aucun appui, ne peuvaient réussir convenablement une mission. Cette simple, mais triste évidence ne fit que l’énerver d’autant plus, le rendant bien plus irritable qu’il ne l’avait été auparavant. Sans crier gare, c’est avec la ferme intention de les réprimander, qu’il prit la direction de l’escalier qui le mènerait à leurs côtés.

Toutefois, un bruit de pas dans son dos eut tôt fait de l’y faire renoncer pour le moment. Tout comme lui, quelqu’un se trouvait en ces lieux, pour des raisons qu’il ignorait, mais qu’il ne tarderait pas à connaitre. Arriver à se faufiler par-delà sa vigilance, l’énergumène ne devait sans doute pas être n’importe qui! Mais si de prime abord cet étranger, semblait lui être inconnu, au fil des secondes, l’aura qui se dégageait lui rappela bien des souvenirs, du moins pour l’être qui se tapissait dans le fin fond de son âme à présent : Faust. En effet, ce cosmos si pur, si doux, mais à la fois néfaste et puissant ne pouvait appartenir qu’à un seul homme, ou plutôt spectre: Gilles de Rais! Celui qui jadis, il considérait comme un allié, un compagnon, un ami, se trouvait devant lui, quelque peu changé tout de même, son cosmos plus belliqueux ne présageant de rien de bon.

« Qui l’aurait cru? Te revoir toi, celui qui entretenait un lien très fort avec l’autre. Il ne fait aucun doute que vos destins sont liés! Allons approches, il ne sert à rien de rester tapis dans l’ombre! »

À ces mots, il ne fait aucun doute que le Maréchal de France au combien énervé, attristé par la mort d’une femme qu’il chérissait et ce à cause de l’ancienne étoile céleste, y répondrait de manière virulente. Le chagrin, plus d’innombrables maux auxquels il semblait sujet, ne faisaient que donner à ce personnage pourtant haut en couleur, un air morbide et dangereux. Le provoquer n’était sans doute pas la meilleure solution, mais le juge désireux de s’amuser de ce lien complexe entre les deux hommes, se préféra bien plus provocateur qu’à l’accoutumé. En attendant que ce dernier ne veuille se montrer, il se contenta de croiser les bras, tout en regardant dans sa direction, un petit sourire aux lèvres, comme si ce qui allait se dérouler l’amusait au plus haut point!
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Aenor


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MessageSujet: Re: Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]   Sam 7 Sep - 19:46



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Haine


 
Les désillusions, ces sombres chimères. Elles étaient comme ces monstres mythologiques qui peuplaient l'imaginaire des anciens. Crocs sortis, prêts à fondre sur leurs proies et les mordre à la gorge. Aussitôt, celui qui était attaqué par elles, avait un goût métallique sur la langue, un rien amer. C'était quelque chose de similaire qui habitait la bouche de Gilles de Rais. Cette amertume sur son palais se propageait tel un vil poison, surtout quand ses prunelles se posaient sur la silhouette inanimée de la douce Perséphone. Chaque fois un sentiment douloureux compressait sa poitrine, et l'ancien Maréchal se sentait très mal. Cette colère qu'il avait sut maîtriser jusqu'alors, était sur le point d'exploser. Alors qu'il était sorti de cette faille noire qui marquait le plus souvent ses entrées et ses sorties, l'homme aux Cents Masques dardait sur cette forêt où il venait d'apparaître, un regard indifférent. Ce qu'il cherchait était un peu plus loin, enfoncé dans cette dense végétation.

Il faisait noir, si sombre qu'un mortel de base aurait dû plisser les yeux pour tenter de percer ces ténèbres éparses. En vain bien sûr car les lieux étaient maudits, protégés par de sombres forces. Pour le Spectre du Bourreau, il en était tout autrement. Il voyait parfaitement et ce, sans le moindre effort à fournir. Là où devait se trouver les yeux de Gilles sous ce masque d'ivoire, brillaient à la place deux billes écarlates qui étincelaient.d'une lueur assassine. Prémisses de sa folie. Il sentait cette présence invisible tout prêt de lui, l'incitant à redevenir ce qu'il fut autrefois, ou pire, comme à ce tournoi ! La voix dans son esprit était douce et tentante, comme une main caressante, une langue habile chuchotant ce qu'il voulait entendre.

Vengeance, vengeance ! Lui criait-elle sans vergogne !

Ses mains tremblaient, tout son corps dans son entièreté, vibrait sous le joug de cette ire. Jamais encore Gilles avait ressenti pareille colère. Il en voulait à la Terre entière ! Mais plus encore aux Spectres, qui, dans leur bêtise, avaient tué leur unique raison de s'emparer d'Asgard. Non ! Non ! Ce n'était pas ainsi qu'un véritable guerrier devait agir ! Ces couards, ces... ces... un râle s'échappa de sa bouche, avant que tout à fait, il ne crie sa frustration à la face de la lune. Celle-ci, haute dans le ciel étoilé, semblait le narguer tant ses rayons tombaient sur la douce Dame qu'il portait au creux de ses bras. Ses narines frémissaient tant sa respiration était forte. Ainsi, le Bourreau s'engouffra dans les buissons, faisant fi des branches qui se heurtaient à son masque blanc et lisse. Prenant garde à ne pas abîmer pourtant la peau d'albâtre de sa Déesse bien-aimée, Gilles en avait cure que la protection de son visage était en train de se fissurer.

Pareille à une bête sauvage, il s'arrêta sous les hautes ramures des arbres aux parures noires pour observer la silhouette un peu plus loin. Son esprit était focalisé sur elle, ses yeux, son attention. Plus le temps s'écoulait, plus l'homme perdait le contrôle. Alors, quand l'autre personnage le somma de sortir céans, il s'exécuta.

« Morte... elle est morte !!!!»

L'homme était méconnaissable. À la place d'un jeune homme d'une haute et noble stature, se tenait une ombre menaçante affublée d'une armure d'obsidienne qui rutilait sous l'astre lunaire. La voix qui venait de s'exprimer sous ce heaume était caverneuse, emplie de haine.. Menaces, reproches. Non, pire que tout, folie. Son aura meurtrière dansait tout autour de lui, le recouvrant lui et son fardeau tel un linceul. Ce qu'il avait dans ses bras immenses paraissait bien frêle ! Rageusement, le chevalier noir leva ce corps comme si il ne pesait rien vers le ciel, l'illuminant tout à fait. Pour accompagner ce geste vif, il avait poussé un puissant hurlement. Ce dernier se répercuta partout, ça et là, des oiseaux sombres s'envolaient pour échapper à ce danger.

« Vous l'avez tous tué ! TOUS ! TOUS DES TRAÎTRES ! » vibra cette voix de stentor à la face du ciel. « Vous allez tous payer... »

La cape sanguine offerte par le prince Canute afin d'envelopper le corps de la belle, glissa dans un froissement de tissu jusque terre et, avec toute la précaution du monde, ce qui était étonnant vu son état, Gilles alla allonger sa Maîtresse au pied d'un arbre recouvert de mousse. Dans un cliquetis caractéristique, l'être sans nom se retourna doucement vers celui qui fut son ami Faust. En lui, vivait un autre, un autre qu'il connaissait aussi, qui fut et qui normalement demeurait toujours l'un des Gardiens de la Dame à la Rose Noire. Il représentait l'Automne. Et le fait qu'il soit l'un des quatre ne faisait qu'accroître le courroux du noir chevalier. Celui-ci gronda, pointant un doigt accusateur vers Aiakos.

« Je vous connais traître, je vous connais et je vous condamne ! Rendez-moi mon bien !»

Sur ces mots, il fondit sur sa proie, le poing levé, usant d'une vitesse extrême que l'on aurait pas pu soupçonner ! Le Maréchal de France avec toute la hargne qu'il possédait dans son cœur, allait pour durement le frapper sans sommations. Ivre de douleur, il se laissait happer par les ténèbres.







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Aiakos


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MessageSujet: Re: Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]   Dim 8 Sep - 12:07

Comme il l’avait ressenti, Gilles n’était plus dans son état normal. Gagné par une haine, une colère sans nom, ce dernier se laissait guider par une folie enfouie au plus profond de son âme. Rare était les occasions de le voir ainsi, d’ailleurs un seul être en ces lieux en eut l’occasion, ce fut Faust lors de leur toute première rencontre! À l’instar de la précédente fois, son ami s’était paré d’une armure d’obsidienne aux reflets bleus, signe avant-coureur d’un cataclysme sans précédent. Revêtu de cette dernière, le raisonner devint impossible, du moins par la parole, cet être étant à présent dénué de toute logique et s’exprimant par la voie la plus tragique qu’il soit: La destruction! Il semblait en vouloir à la terre entière, comme si la mort d’Aalanna fut causée par les êtres qui la peuplaient, mais en réalité le principal fautif n’était autre que celui qui se tapissait au fin fond de ce corps. Toutefois, ce n’est pas pour autant, que l’ancien spectre de Méphistophélès daigna se montrer, il se préféra beaucoup plus réservé, laissant tout le loisir à son nouvel hôte de résoudre cette affaire.

Aiakos fut dès lors l’objet de nombreuses accusations, mais en vérité il n’en avait cure, pour cause il n’était en rien concerné par la mort de cette femme. Pourtant, son adversaire semblait penser le contraire! Si de prime abord, tout portait à croire qu’il se lamentait de la mort de cette femme, bien vite il en fut tout autre, quand le juge s’aperçut que de ce dernier portait dans ses bras, ce qui semblait être un corps, une personne décédée. Recouvert d’un voile pour ne pas divulguer son identité, ce corps devint le centre de toutes les attentions: Gilles ou ce qu’il en restait, aussi surprenant que cela puisse l’être, le caressait, le chouchoutait comme s’il s’agissait d’un doudou, tandis qu’une intuition bizarre gagnait son homologue. Cette intuition se fit de plus en plus persistante aux fils des secondes,  jusqu’au moment où le chevalier noir dans un cri inhumain ne décide de porter de ses puissants membres, l’être inerte vers les cieux. Une légère brise vint dès lors subtiliser le drap qui le recouvrait, pour offrir à la plus grande surprise du commandant des armées infernales, la reine noire inconsciente!

Les accusations proférées par l’homme à l’armure devinrent dès lors légitimes. Cette femme qui n’était autre que la reine des enfers, épouse du sombre monarque, venait de quitter ce monde, pour rejoindre l’Olympe, de quoi laisser ses gardiens dans le doute et l’incompréhension… Elle était morte, du moins ce n’était le cas que de son enveloppe charnelle, mais il n’empêche qu’elle n’était plus, de quoi surprendre l’un de ses gardiens qui n’était pas au courant. Gilles à sa simple vue devint incontrôlable, la colère qui l’animait ne faisant que s’accroître aux fils des secondes et se symbolisant par une aura meurtrière. Aiakos ne fit rien de plus que d’écouter son homologue qui lui balançait à la figure qu’il en était le principal fautif, son air détaché rendant la situation d’autant plus dramatique. En tant que gardien de l’Automne, son devoir censément était de protéger la Dame des saisons, mais il avait visiblement échoué!

Puis sans crier gare, après avoir soigneusement énoncé d’un ton réprobateur qu’il devait payer pour sa faute, l’homme à l’armure noire se jeta sur le juge, avec une vélocité incommensurable, qui aurait pu en surprendre plus d’un, surtout des non-initiés au cosmos. Toutefois, malgré cette vitesse ahurissante pour un homme de sa stature, Aiakos ne fut point surpris et tandis qu’il décroisait les bras, dans l’une de ses mains naquit un X d’un rouge vif, qui s’agrandit au grès de son puissant cosmos.

« Je n’ai peut-être pas su la protéger, mais ce qui est sûr… »

À ces mots une certaine mélancolie l’envahit, comme si pour la première fois, le sort de cette reine lui importait bien plus qu’il ne voulait l’avouer. Le temps d’un instant, tout semblait s’être arrêté comme si en réponse à ces mots, la terre elle-même souhaitait rendre hommage à cette femme qui fut malgré elle, la prisonnière d’un Dieu. Une fois atteint une taille convenable, ce qui en d’autres termes signifie une taille proche de celle de Gilles, le X se rua sur lui pour le frapper de plein fouet, avant de l’envoyer valdinguer avec fracas contre les murs de l’église. Une explosion gigantesque suivie d’un bruit puissant, firent s’effondrer le bâtiment, afin d’enfouir cet être perverti par la Folie.

« C’est que je ne peux te laisser aller plus loin! Je m’en vais sans plus tarder, te rappeler la place qui est la tienne! »

Plus que son propre sort, celui de l’humanité tout entière était en péril avec un homme comme lui. Le royaume infernal ne saurait s’en relever une deuxième fois, il était donc de son devoir en tant que juge de sévir, pour le ramener à la raison. Pour cela, nullement besoin de discuter, n’étant qu’un être sans foi ni loi, la seule manière de disposer de lui se ferait par la force. Doté d’un pouvoir nettement supérieur à son adversaire, Aiakos toutefois avait bon espoir de réussir, néanmoins si cela s’avérait impossible, il prendrait les meilleures dispositions pour l’en empêcher. Et pour ainsi dire c’est que pour commencer, il n’y allait pas de main morte. Son attaque ne l’avait certainement pas mis hors d’état de nuire, mais aucun doute qu’elle lui avait donné un avant-goût de ce qui suivrait, s’il continuait dans cette voie de décadence.

Profitant d’une légère accalmie, Aiakos enfonça dès lors son bras dans sa poitrine afin d’y sortir quelque chose. Si au départ, ce geste put être qualifié de suicidaire, très vite, cet acte se révéla purement réfléchi, tant et si bien qu’une orbe aux reflets rouge et orange apparu dans sa main. Cette opération, il ne l’avait réalisé que très rarement et à l’abri des regards indiscrets, mais pas cette fois-ci. Face à un autre gardien des saisons, il était primordial de tout mettre en œuvre pour s’en défaire et user de cet orbe qu’il n’utilisait qu'en de très rares circonstances, voir jamais, était une condition sine qua non! Détenu dans le creux de sa main, cette dernière scintillait de mille feux, comme si elle était sur le point de dévoiler ses auspices. Dans un dernier et au combien puissant scintillement, cette dernière y déversa alors, un gigantesque brasier, qui affecta toute la flore environnante. En effet, les arbres s’ornèrent de feuillages pourpres, tandis que les herbes commençaient à se teindre de leur couleur d’automne. Nombreuses furent les feuilles et les arbres qui perdirent la vie au cours de ce changement climatique, puis ce fut au sol de subir le courroux du gardien de l’automne, il devint beaucoup plus meuble, sablonneux, créant au passage et sous le poids de la bâtisse effondrée, un cratère qui eut tôt fait d’ensevelir de plus belle le spectre du bourreau.

« Je suis le gardien de l’automne, l’une des saisons créées par notre Déesse! Abandonne et peut-être que je me montrerai plus clément à ton égard vermine! »

D’un simple mouvement de la main, l’orbe balança une gigantesque gerbe de flammes qui vint se fracasser contre l’église, provoquant au passage une énième explosion. Tandis qu’une fumée éparse et les flammes commençaient à tout brûler, Gilles ne s’était toujours pas relevé, présent à même le cœur du brasier, qu’était-il advenu de lui? Aiakos espérait que cette dernière attaque n’ait pas trop amoché son adversaire, car il faut dire qu’il prenait un malin plaisir à le combattre, malgré ses propos qui lui intimaient de renoncer à aller de l’avant.
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Aenor


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MessageSujet: Re: Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]   Lun 16 Sep - 14:46



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Le Rouge et le Noir


 

Le rouge et le noir.

Qu’importe la douleur, qu’importent les cris. La nuit devançait la lumière, avalait cette dernière goulûment sans que rien ni personne ne parvienne à l’arrêter. Ainsi était le cours des choses. Que beaucoup ne comprenait pas et rejetait avec une virulence exacerbée par la folie et la haine. C’était vrai, le Seigneur de Rais venait de perdre pied pour être happé par les forces ténébreuses de son âme. La faute lui revenait en partie, car son cœur n’était pas assez fort, son esprit était trop tourmenté. Malmené par la main du Destin bien trop souvent, le voici désormais au pied du mur. Acculé comme un renard prit en tenaille par des chasseurs et leurs chiens. Les morsures avaient été trop profondes pour qu’il puisse toutes les panser seul. Pourtant, ô pourtant combien le gentil Seigneur de Rais avait été courageux ! Longtemps il avait supporté ces caprices. Longtemps il avait dû supporter de tout perdre peu à peu sans que ses mains puissent se raccrocher à une prise solide. Chaque fois qu’il pensait y parvenir enfin, c’était pour mieux dégringoler dans le néant. Son cœur avait cessé de battre. Maintenant il criait « vengeance, vengeance !  »

Désemparé, accablé par la sourde colère qui l’animait, Gilles de Rais frénétiquement,  se débattait comme un poisson hors de l’eau : il combattait sans vraiment savoir ce qu’il faisait. Si toute trace de lucidité l’avait quitté, son instinct le plus primaire lui, avait prit le pas sur tout le reste.

Dans les méandres de son esprit, une petite voix l’alertait du danger dont il se bornait à en avoir cure. Qu’importent les blessures, qu’importe l’adversaire. Ne devait-il pas récupérer son bien ? Il avait besoin de récupérer le livre de Sang. Pour elle. Alors, aveuglé par ce seul objectif, il en oublia qui il s’apprêtait à combattre. Un Juge et pas n’importe lequel. Il avait foncé tête baissée sans réfléchir, poussant un râle terrible au moment où il s’apprêtait à le frapper durement. En d’autres circonstances peut-être aurait-il fait mouche. Pas cette fois.

Repoussé comme un vulgaire fétu de paille, le Seigneur de Rais fut projeté contre l’une des parois de la Cathédrale qui s’ébranla. Son armure d’obsidienne l’écrasa, lui arrachant un gémissement rauque. Disloqué à l’instar d’une marionnette, le chevalier noir n’eut pas le temps de réagir qu’une autre salve se déversa sur lui. Le feu.

Un brasier immense l’avala alors que l’orbe de l’Automne faisait son sombre office. Arbres et végétations aux alentours perdaient de leur éclat pour mourir et enfin être réduits à l’état de cendres fumantes. Et lui, prostré dans les gravats, il hurlait. Puis le silence se fit.

[...]

« Ô non… Jeanne, que t-ont t-il fait ? » murmura t-il alors que sa voix n’était qu’un murmure, finit en un sanglot. « Pourquoi Dieu t’a-t-il trahi ? »

L’homme aux cheveux aile de corbeau regardait impuissant, sa Dame brûler sur le bûcher. Alors que le feu se propageait, consumant les brindilles, léchant les pieds de la belle Pucelle, lui n’avait d’yeux que pour cette frêle silhouette, ce visage qui était tourné vers les cieux. Pourquoi ne criait-elle pas « Jésus, Jésus, Jésus ? » comme la fois où elle s’était battue à ses côtés à Orléans ? Le Seigneur ferma un instant les yeux, espérant avec force, que, quand il les rouvrirait, tout ceci se révélerait n'être qu’un affreux cauchemar. Oui, mais bien sûr ! Ce n’était qu’un rêve horrible, bientôt il se réveillerait sur sa couche, en sueur mais content de voir qu’il ne s’agissait là que d’un songe.

Un cri effroyable le fit rouvrir les yeux : non, il ne rêvait pas.

Son regard gris était figé, écarquillé sur sa Jeanne d’Arc à qui il avait prêté allégeance. Si souvent, il  avait réitéré celle-ci, voulant lui démontrer toute sa ferveur, la foi sans borne qu’il lui  portait. La Vierge lui avait inspiré tellement de sentiments nobles, que de la voir ainsi lui arrachait le cœur. Autour de lui, on se pressait, on se poussait on criait, on hurlait, parfois on riait. « Qu’elle crève cette catin ! » lança quelqu’un derrière lui. Le pauvre homme n’eut pas le temps de le redire qu’une poigne phénoménale s’abattis sur sa gorge pour le faire définitivement taire. Le colosse qu’il était avait eu raison de lui en si peu de temps que Gilles ne s’en était pas rendu compte. Dans un affreux et dégoûtant gargouillis, le pauvre hère s’étouffa avant de glisser mollement jusque terre. Tremblant, le Seigneur de Rais regarda cette dépouille se faire piétiner par la masse grouillante de gens s’étant rassemblée pour voir brûler celle que Dieu avait choisit comme porte-parole. Personne ne paraissait avoir remarqué ce meurtre, tout le monde était concentré sur le brasier.

Les prunelles de Gilles se voilèrent de larmes qu’il contenait, reflétant ainsi la danse des flammes. Sa précieuse amie ne criait plus. Sa précieuse amie avait tourné vers lui, un visage rayonnant, mais paradoxalement triste à la fois. Elle lui murmurait quelque chose, mais il ne le comprit pas sur le moment. Sa précieuse amie s’en allait et lui disait non pas adieu, mais au revoir.  

Avalée par les flammes, il n’avait put que, stupidement, levé les bras vers elle. « Au revoir criait son âme »

« Je vous aime criait son cœur. »

[...]

« Traître !!!!! »

Une voix clama sa colère à la face du ciel tandis qu’une masse immense et noire surgissait de ce chaos de cendre et de flammes. Le chevalier noir traversa le rideau orangé et brûlant, outrepassant la souffrance pour se jeter sur son adversaire. Il ne portait non plus Porte-Mort sa lame, mais un javelot gigantesque noir, incandescent qu’il brandissait en devant de lui. Sa frénésie renouvelée, Gilles de Rais distribua coup sur coup, faisant pleuvoir les estocs. Le juge était rapide, aussi utilisait-il la ruse pour tenter de lui porter un assaut violent. Sa vitesse augmentait, prodigieuse, jusqu’à ce qu’on ne distingue plus de lui, qu’une masse sombre auréolée de rouge et de noir.

« Le Livre des Psaumes ! Rends le moi ! »

Chaque pas qu’il faisait le rapprochait de son but. Dans ses mouvements, l’orbe du Printemps l’accompagnait comme partenaire de danse, faisant naître sous leurs pieds, les herbes qu’Aiakos avait fait périr.

Il était la Renaissance, il était le Printemps face à l’Automne et son cortège d’absurdités.

Il était Gilles de Rais, le chevalier devenu Bourreau.







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Aiakos


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MessageSujet: Re: Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]   Sam 21 Sep - 17:29

Les flammes venaient de tout emporter sur leur passage, en lieu et place de ce qui avait été une église ne se trouvait à présent plus qu’un immense brasier où le colosse d’ébène devait se débattre pour en réchapper. La chaleur et la puissance de ce feu était tout bonnement incroyable, l’orbe de l’automne offrant pour la première fois toute l’étendue de ses mystérieux pouvoirs. Jalousement, Aiakos raffermit sa prise sur cette dernière, par crainte de la voir se faire subtiliser. D’une certaine manière, ne serait-ce que par sa présence, le juge fut capable de chasser toute pensée néfaste, avec, il était tout simplement possible de déplacer des montagnes, ce qui en l’occurrence était un peu plus vrai, en raison de l’imposante carcasse qui lui faisait face. Regard tourné vers le tas de gravats qui s’étendaient à perte de vue, tandis que les flammes poursuivaient leur sombre auspice, il attendait paisiblement que la silhouette de son ennemi refasse surface.

Ce n’est qu’après quelques minutes, où l’attente lui sembla tout bonnement insupportable, qu’il daigna enfin se montrer. Guidé par sa folie qui ne faisait que s’accroître, Gilles ou du moins ce qu’il en restait, semblait ne pas vouloir en rester là, ce qui n’était pas pour déplaire au juge. Secrètement, il avait espéré que son attaque n’avait pas eu raison de lui, cette situation commençant à prendre une tournure tout à fait intéressante. Et pour le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne lésinait pas sur les moyens. En effet, aussi subtilement que subitement, ce dernier venait d’échanger son imposante lame pour une lance tout aussi impressionnante, qu’il brandit en sa direction, avant de se ruer sur lui comme lors d’un duel avec des montures. Une nouvelle fois, il faisait étalage de son habilité pour se mouvoir, malgré son armure qui devait peser son poids. Ses gestes étaient aussi fluides que puissant et pour cause, sans une habilité au moins égale à la sienne, le juge n’en serait pas ressorti indemne.

Dans un ballet de coups, où attaques, esquives et contre se succédaient, les deux protagonistes semblaient évoluer dans un milieu qu’ils ne connaissaient que trop bien. Habitué à l’art de la guerre, les deux hommes se rendaient coup pour coup, avec une force et une détermination sans égale. Au fil des secondes et en raison des forces en présence, de puissants halos de lumière commencèrent à les englober, avec d’un côté des nuances de noir virant au rouge et de l’autre, plusieurs teintes allant du rouge au noir en passant par le mauve. La terre elle-même semblait réagir à ce combat titanesque, si bien qu’au détour d’énièmes estocades, le sol se fissura, avant de former de gros cratères sous l’effet d’explosions de cosmos en tout genre. D’un côté le feu régnait en maitre, brûlant, calcinant tout sur son passage, tandis que de l’autre, la flore qui venait de disparaitre apparaissait à chaque pas qui pourfendait la terre de Gaïa. Ce n’était pas qu’un combat entre deux hommes, mais un combat entre deux saisons, un échange de style qui ne présageait rien de bon…

Les secondes s’égrainaient, mais ce n’est pas pour autant que le rythme de leurs échanges perdait de son intensité. Ce combat était tout simplement voué à ne pas se terminer s’ils poursuivaient dans cette voie, si bien qu’entre deux attaques simultanées, le juge qui combattait depuis le départ avec une seule de ses mains, tout en protégeant l’orbe qui était dans l’autre, s’en sépara pour bloquer la lance de son opposant, avant de le soulever avec une facilité déconcertante et de le jeter avec force sur les débris environnants. Une puissante explosion naquit au passage, soulevant un épais nuage de poussière qui les sépara quelques instants. Il en profita dès lors, conscient du danger qui pouvait s’abattre sur son orbe, pour la faire réintégrer en lui, par le biais de la même action qu’il avait plus tôt réalisé, c’est-à-dire en plongeant son bras dans on poitrail. Cette entreprise achevée, son attention se porta de nouveau sur Gilles, qui s’adressa à lui avec toujours ce même ton emplit de reproches.

Ce dernier lui demanda ou plutôt lui ordonna sans aucune autre forme de procès de lui rendre le Liber Sanguinis. En y réfléchissant, il n’avait pas à lui demander, ce grimoire lui appartenait, néanmoins, le nouveau juge ne semblait pas l’entendre de cette oreille. À vrai dire, le livre lui-même lui importait peu, il en avait cure, mais désireux de susciter chez son adversaire un sentiment de haine, il préféra refuser cette offre, qui n’en était pas vraiment une!

« Si je te disais que je l’ai perdu, tu me crois? Non suis-je bête il est là! »

À ces mots, comme l’aurait fait Faust, il le fit apparaitre entre ses mains, avant de l’ouvrir pour en lire son contenu. Aucun doute qu’en cet instant, le chevalier à l’armure d’ébène devait bouillir de rage et d’impatience, sa folie lui intimant de s’en saisir au plus vite pour stopper ce juge qui se permettait de jouer avec un pouvoir qui le dépassait. Toutefois, ce que le spectre du bourreau ne savait pas, c’est que le livre face à lui n’était pas le bon! En effet, le grimoire qu’Aiakos détenait avait beau lui ressembler, ce n’était qu’une pâle copie vouée à disparaitre dans l’instant! Dans un rôle théâtral pour le moins amusant, le Garuda le montra à son adversaire, avant que des flammes ne viennent lécher le bord de sa couverture, pour finir par  l’engloutir tout entier. Qui de Aiakos ou de Faust se trouvait face à Gilles en cet instant?  Personne n’aurait su le dire, ce qui l’était néanmoins, c’est que ce dernier souhaitait attiser la colère du bourreau aux cent masques et visiblement il était proche du but, c’est le moins que l’on puisse dire!

« Tu m’en vois navré, mais ce livre ne m’était plus d’une grande utilité! »

Un franc sourire apparu sur son visage, tandis qu’il continuait de regarder cet homme vraisemblablement abattu par la disparition orchestrée du faux livre de sang! Il se tenait là sans esquisser le moindre geste, en attente d’une quelconque réponse ou mouvement, avec pour seule envie, celle de le voir s’évertuer à lui faire payer ce geste blasphématoire. Il n’y a pas à dire cette situation l’amusait au plus haut point, depuis longtemps il ne lui avait pas été offert la chance de pouvoir tourner en dérision un subalterne, qu’à cela ne tienne, Gilles en ferait les frais pour cette fois. Subitement les flammes qui jusqu’alors avaient ravagé les lieux, s’estompèrent pour ne laisser plus qu’un lieu chaotique, proche de la lune, dans lequel tout n’était que charbon et cendres. Seuls Perséphone et l’arbre qui la soutenait, étaient restés indemnes, dénotant une farouche volonté de la part du gardien de l’automne de la préserver malgré son opposition avec l’un de ses compagnons.

« Allons, offrons-lui un combat digne de sa grandeur ! »

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Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [Pv: Gilles de Rais]

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