RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)

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Menelaos


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MessageSujet: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Mer 11 Sep - 19:16

Dans les sillons de la Septième Mer, celle que les Marins craignent car elle se trouve entre la vie et la mort, celle où les hommes ne savent pas où cela les mène. L'Ecosse était peut-être aux portes de cette Mer. Les côtes scarifiées par les vents, les brumes se levant grâce à l'écume doux amer, le lit de la mer se levait tranquillement comme dans un flacon de verre. Les villageois travaillaient déjà à préparer la pêche à venir, les femmes partageaient déjà des lots de laine pour préparer le tissage de la journée. Dans cet écrin de pureté et de tranquillité, un homme à la chevelure rousse regardait la mer en laissant glisser entre ses doigts le lit de la mer, une légère poussière de quartz blond doux et chaud s'échappait dans ses doigts pour danser sur les récifs.

Le sable se levait alors pour gifler son visage dans une taquinerie que seule cette mer sauvage pouvait offrir à ceux qui pensaient l'emprisonner dans ce monde. Souriant, les prunelles bleues marines du jeune homme acceptèrent cela avec un détachement qui n'était pourtant pas dans sa nature. Mais cette solitude, ce moment de quiétude où on sait ce que l'on doit faire, où on imagine déjà que les paroles ne servent à rien, lui permettait de se sentir libre et sans attache. Il était tel le Cait Sidhe des temps anciens, libre, imprévisible et sensible, il aimait ces moments où il était enfin en paix avec lui même et en dehors des cours que lui imposaient ses maîtres. Lui, l'élu, celui qui devait suivre la route que l'on avait tracé pour lui, restait persuadé qu'il n'en serait pas toujours ainsi. Les paroles d'hier ne sont jamais les actes de demain, car ces derniers trahissent bien souvent les véritables pensées de tout à chacun. C'est dans ce moment là qu'il gardait dans son âme les odeurs, les vents et les douceurs de la pluie fine de ce pays pour se ressourcer.

" Et bien mon cher Menelaos... Tu es venu ici pour t'échapper des sbires de Poséidon à Llyr, tu as peu de temps mais que faire alors que, coeur battant, tu te permet un plaisir dérobé. C'est vrai que l'espoir de voir ses rêves... "

Se parlant à lui même, Menelaos voguait en regardant la lune encore visible dans le ciel. Comme une soeur lointaine, il restait un ver ventre à terre face à elle, comment les choses auraient pu être différentes ? Il s'avançait alors sur les roulis de l'eau comme un cheval de mer, telle la monture du grand Gradlon ! Il savait que le temps approchait, une aura qu'il connaissait depuis toujours était désormais plus proche. Mais ! Il profiterait de cette belle journée de printemps afin de savourer cette liberté, cette envie de briser les paroles pour ne regarder que les actes. On lui avait tellement dit que les choses étaient ainsi, que tout était immuable dans ce monde qu'il en était devenu l'exact contraire.

Il fit quelques pas dans l'eau pour danser entre les vagues. Comme une fae libérée le jour de la Samhain, il venait et allait dans tous les sens sans se soucier des apparences. Dans tout cela, il perdait toute notion de temps, d'espace, et son esprit gardait au plus profond de lui chaque instant en enlaçant l'écume dans le creux de sa lame de cristal. Elle était le don de ses maîtres, elle avait le pouvoir de piller l'univers pour apporter à la nature une odeur, un esprit peut-être, il ne le savait pas mais il la faisait tournoyer dans les vagues pour créer cette pluie fine. Elle maculait son visage pour ne rien oublier. Il était libre et sans attache, n'écoutant que quelques instants ses véritables émotions, il refusait de croire en l'impossible car cela était la nature des lâches d'abandonner ses rêves et ses espoirs.

Soudain, au moment où sa lame frappait une vague, une sensation vint à lui. Telle un sable subtil et inconnu dans cette mer, elle venait de se rajouter aux sirènes d'une dame sans amants. Qui était cette sirène qui cherchait un havre dans ce monde ? Comment l'aider à avancer dans ce monde ? Il s'arrêta alors pour saluer cette sirène ! Dans les sillons de son âme, il était perturbé, il ressentait pour la première fois un cosmos en dehors de Llyr. Qui était venu ici alors que le chagrin du devoir reprenait lentement le chemin de l'âme du jeune homme ? Curieux, ses jambes se cabrèrent pour bondir dans les nuages et il posa le pied sur l'écume en détaillant le jeune homme qui lui faisait face. Un beau marin venait de se présenter à lui, était ce la volonté des Dieux que le lit de la Mer reprenne ses droits qu'il venait de voler ?
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Mashia


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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Jeu 12 Sep - 21:55





La froideur

d'une fleur de Hasu




Les Chroniques d'une fleur de Hasu
Dawn


 
La terre d’Écosse offrait bien des merveilles pour ceux qui savaient regarder, écouter et sentir. Elle recelait des trésors, des légendes et se paraît d'un manteau de verdures en toutes circonstances. Il faisait froid, mais pas un de ces froids secs que l'on pourrait connaître à l'intérieur des terres, non, celui-ci était transperçant, s'insinuant sous les vêtements. Le vent soufflait par bourrasques capricieuses faisant danser l'herbe verte et tendre qu'un inconnu effleurait, prenant grand soin de ne pas interrompre cette valse hypnotique. Ce dernier marchait pieds nus, évoluant en même temps que le vent. Il ne paraissait pas souffrir des éléments qui pourtant, ici, lui étaient parfaitement inconnus.

La journée commençait, la lune à l'horizon disparaissait. L'aube aux doigts roses s'étirait comme une jeune femme que l'on venait de tirer hors de ses draps. Au loin, le village encore tout recouvert d'une brume éparse, s'efforçait de disperser les voiles du sommeil. Des femmes, des hommes s'activaient déjà sans oser briser le silence précédant l’arrivée du matin. L'étranger s'immobilisa un instant pour observer ce paysage, l'immensité de la mer se confondant avec celle du ciel. L'homme disparut finalement pour réapparaître sur la plage de sable fin. Il s'approchait de ce cosmos aux fragrances étranges, odeurs qui secouaient son âme et sa mémoire d'une drôle de manière. Cette sensation s'intensifia à mesure que l'inconnu approchait, distinguant dans tout ce gris-bleu, une chevelure rousse flamboyante. Interdit, il n'osa interrompre la danse de l'homme qui se battait contre les vagues. Si d'ordinaire cette scène aurait de quoi faire sourire n'importe qui, ce n'étais point le cas du samouraï. Il regardait sans mots dire, impressionné par tant de dextérité. Sa présence ne devait pas passer inaperçue car voilà que l'homme bondit hors de la mer pour se poster devant l'étranger.

À l'inverse du rouquin, celui-ci possédait une très longue chevelure d'un noir de jais contrastant avec un visage des plus pâles. Là où le second était d'une grande taille, plutôt bien bâti, lui était d'une petite taille, n'excédant pas le mètre cinquante-cinq et était sec, frêle même. D'une beauté androgyne. Son visage n'exprimait rien d'autre qu'une tranquillité passive qui pouvait passer pour de la froideur de prime abord.

Il n'en était rien. Ses yeux noirs ne se détachaient pas du Prêtre de Poséidon. Il y avait quelque chose d'étrange et d'insondable chez le nippon.

Quand enfin il s'inclina, ce fut pour briser le silence d'un simple bruissement de tissus. Habillé d'un kimono simple aux teintes bleu-nuit, d'un kamishimo d'une teinte plus claire munie de petites épaulettes et porté pour aussi montrer l'importance de son clan auquel le samouraï appartenait, cette tenue devait paraître bien surprenante ici ! Son hakama noir complétait sa mise sobrement de manière à faire ressortir l'éclat rouge vif de la garde de son katana à sa ceinture. Un Hasu -fleur de lotus- pour tout ornement, était brodé là où se trouvait son cœur. L'insigne de son clan.

Depuis son réveil, Mashia Mokushi avait prit l'habitude d'apparaître sous les traits de quelqu'un d'autre. Sous l'identité de son père.

~° Hiro °~

Avec une force peu commune, une voix puissante surgit du néant pour agresser l'esprit de son interlocuteur. Agressive oui, mais c'était totalement involontaire, car tous n'étaient pas habitués à ce genre d'échanges mentaux. Et la demoiselle déguisée en homme n'avait pas d'autres choix que de s'exprimer ainsi, faute de pouvoir parler. Muette, la jeune femme avait dû se débrouiller autrement pour se faire comprendre. Le langage des signes était l'un de ses moyens. Parler avec ses mains, ses doigts avait des bons côtés, encore fallait-il comprendre.

~° Hiro °~ insista cette voix forte aux accents prononcés. Là pour être plus explicite, Hiro porta une main prêt de son cœur pour se désigner.

~° Astre ? Non... Menelaos ? °~ sa main, avec grâce, s'avança vers le Prêtre.

L'éclat de son regard paraissait farouche pendant l'espace d'un instant. Mais l'interrogation de la voix de l'esprit ne laissait aucuns doutes. Ses bras revinrent le long de son corps et ses doigts signèrent « admiration », « respect ». Pas sûr qu'il comprenne le sens, Hiro projeta ces deux émotions d'une légère onde cosmique. Sans douleurs, bien au contraire, le phénomène pouvait sembler bizarre, surprenant. Un goût indescriptible mais doux devait emplir la bouche de l'homme à la chevelure rousse.

~° Les vagues contre lesquelles vous vous battez... comme des ennemies ?  °~ Là il signa cette fois « désaccord ». ~° Cruel. °~

Des images de cadavres, de sang et de feux assaillirent l'esprit du Prêtre avec violence. Ainsi il laissait entendre par là l'amertume que cela lui inspirait. Un léger grognement se fit entendre, alors, se retournant à demi, l'inconnu vit arriver un grand chien orange et blanc, un akita. L'animal se posta à côté de son maître, lui offrant un coup de langue sur sa main.

Et le visage du samouraï demeurait toujours dans cette in-expressivité, cette froide impassibilité tandis que le soleil venait à poindre dans son dos.









Dernière édition par Mashia le Mar 17 Sep - 16:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Dim 15 Sep - 15:08

Une litanie des cadavres... Douce folie qui s'emparait de son âme encore libre quelques secondes avant ! Dans les sentiments d'admiration et de destruction, il ne savait plus à quel chose se vouer. Qui ? Pourquoi ? Cet homme du nom d'Hiro avait crié son nom dans son crâne comme une explosion de magma dans les fins fonds de l'Océan, inaudible au commun des mortels mais violent pour les sens des créatures qui vivaient près de la silice des mers. Péniblement, il reprenait contenance et fit monter son propre cosmos pour rejeter cette intrusion dans ses pensées. Alors qu'il reprenait le fil de ses pensées, un nom revint en mémoire, Astre ? Qui était cet homme pour connaître son cousin ? Le regard plus froid, il laissa la pointe de sa lame frôler les vagues pour les faire taire en un instant. Des milliers de goutelettes tombaient sur leurs deux visages comme si le ciel relâchait soudainement sa tension.

Ses yeux turquoise se levèrent vers lui pour le regarder avec un sourire qui apparaissait à ses lèvres de façon imperceptible. Ce jeune homme savait user de son cosmos et avec une méthode pour le moins cavalière. Il fallait noter qu'il connaissait parfaitement les subtilités des pensées pour s'y insinuer sans laisser paraître. Chaque chose a toutefois son revers ! Et Menelaos frappa brusquement son biceps avec le bord tranchant de son épée pour le faire saigner. Ses dents se serrèrent sous l'impact mais la douleur servirait de vacuum pour montrer à cet étranger que l'on ne pénètre pas l'esprit des gens gratuitement. La douleur se mélangeait avec le cosmos de l'étranger et lui donner une leçon, enfin l'espérait-il !

Chaque goutte de sang qui perlait de son bras se faufilait dans l'eau pour former lentement des chevaux de sang. Symbole de Poséidon, symbole de la puissance des Mers, le jeune Prêtre de Poséidon ne comptait pas rester seul alors que son adversaire avait désormais un allié aussi étrange. Son regard s'était posé sur ce chien orange et blanc qu'il n'avait jamais vu et il s'en méfiait par habitude. Une dizaine de chevaux de sang était derrière le serviteur des Mers pour ruer sur l'impudent, mais... Cet homme venait d'où et servait qui ? Cette question amenait à une certaine prudence en la circonstance, il n'était pas utile de déclencher une Guerre Sainte par une réaction excessive. Se mordant les lèvres, il s'obligeait à ne pas lui rentrer dedans pour ne pas se retaper ce genre de sentiments contradictoires et dangereux pour sa santé mentale.

" Qui es tu ? Qui sers tu ? Je te demande de contrôler ton cosmos, d'autres personnes que moi auraient très mal pris une telle intrusion dans leurs pensées ! "

La dernière phrase était presque chuchoter dans les hennissements des chevaux. Il était un peu perdu par la nature même de son interlocuteur. Si ce dernier servait un Dieu ami ou les Hommes de Llyr, il fallait prendre garde de ne pas attirer sa colère. Fermant un instant les yeux, il laissait le calme reprendre sa place dans sa tête. Sonné, il l'était encore ! Mais il devait veiller à en savoir plus sur cette personne avant d'agir, il n'était pas Astre justement et ses méthodes différaient sur pas mal de points en la circonstance. En effet, connaissant ce qu'on lui avait dit sur ce dernier, il aurait foncé sur cet Hiro pour lui démontrer que la tête peut prendre une légère teinte bleutée avec le temps.

Perdu... Oui, il était perdu devant un interlocuteur de la sorte...

Seule l'écume parlait entre eux, aucune personne n'aurait pu savoir quel message s'échangeait entre eux actuellement. Il se demandait si c'était la présence de ce jeune homme qui l'influençait de cette manière, il était tiraillé entre deux eaux, entre deux univers de son propre esprit. Dans le silence, il attendait de savoir ce qu'il allait répondre mais il se devait de veiller sur ses propres pensées. Il était prêt et l'air marin s'insinuait dans les cheveux du japonais... Le temps de la moisson approchait !

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Mashia


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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Mer 18 Sep - 15:41





Sa danse




Les Chroniques d'une fleur de Hasu
Come


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~° Ami ou ennemi, est-ce bien votre question en définitive ? °~

La voix revint vers le Prêtre avec un peu plus de douceur qu’auparavant, comme si, gêné par ses propres manières, le japonais s’efforçait de se montrer plus prudent. Ses prunelles noires d’ailleurs laissaient à penser que Hiro cherchait à se faire pardonner pour sa maladresse tout en encaissant l’attaque du Prêtre. S’il ne s’attendait pas à une réplique aussi douloureuse, le visage du nippon ne laissait rien transparaître, même pas la plus petite étincelle de surprise. Parfaitement stoïque, le jeune homme était pareil à une statue d’albâtre. Froide et belle à la fois.

Le soleil apparaissait derrière lui et réchauffait son corps. Des milliers de petites étoiles scintillèrent alors à la surface de l’eau, parant les vagues et l’écume d’innombrables petits joyaux. Ce calme apparent cachait quelque chose, de cela le Prêtre de Poséidon pouvait en être sûr. Mais quoi ? Le parfum de mystère flottait autour du jeune Hiro, comme celle d’une présence invisible qui l’habillait. Un vêtement étrange.
Tout aussi curieux que les chevaux de sang postés derrière le roux en tant que gardiens.

Le sien restait tout aussi impassible que son maître, copiant son comportement avec une minutie qui aurait de quoi faire rire. De concert, le chien et l’homme inclinèrent la tête sur le côté, dans l’attente d’une réponse de leur interlocuteur sans doute. Les yeux du japonais pétillèrent de malice et un large sourire fendit son visage aux traits fins et harmonieux. Il tâchait de se montrer bienveillant, calme et doux pour ne pas une nouvelle fois faire venir la tempête.

~° Ami . °~ se contenta t-il d’exprimer dans sa façon si bizarre. ~° Pardon, mais je ne peux pas m’exprimer comme vous le faite. Pas d’intrusions dans vos pensées, je ne me le permettrait pas de les lire. Non, autre langage. °~

Là encore il fit quelques signes avec ses doigts, presque imperceptiblement. Ceux là signifiaient quelque chose comme « excuses sincères » et un sentiment proche de la « honte », ou du « regret ». Son cosmos effleura Menelaos qui, aussitôt, eut un goût amer en bouche.

~° Hiro, tel est mon nom. Je suis le serviteur d’Athéna, le Saint de la Vierge. Et je suis ici pour l’Alliance de Fer et de Sang. °~

Sur cet échange, le chien aboya, rappelant à son maître, sa présence. Pour la première fois, le masque d’impassibilité d’Hiro se fissura quelque peu. Sa figure laissait transparaître un air ravi, confus à la fois. Se baissant à la hauteur du canidé, l’homme à la noire chevelure caressa affectueusement le haut de la tête de l’animal, visiblement heureux.

~° Je manque à tous mes devoirs, je vous présente Aki. Dans ma langue, cela veut dire « automne ». °~

Aki dressa les oreilles à l’entente de son nom et, sans autres formes de procès, alla quémander des caresses à l’homme de la Mer. Cela ne dura qu’un temps avant que son attention ne se porte ailleurs. Le sourire d’Hiro ne s’effaça pas, ses yeux ne se détachaient pas de l’akita qui s’amusait à courir dans les vagues sans se soucier de la présence des chevaux carmins. Il ne disait plus rien, laissant son esprit vagabonder, son regard se perdre dans le lointain. Un léger frisson trahi alors la douleur qu’il ressentait encore face au précédent assaut du Prêtre.

~° Vous dansez bien. °~ fit-il en sortant lui-même sa lame hors de son fourreau dans un crissement caractéristique du frôlement entre l’acier et le bois. ~° Laissez- moi exécuter pour vous, ma propre danse si vous le permettez. °~

Hiro observa son homologue quelques secondes, comme s’il attendait un quelconque signe de sa part, un accord. Et là, comme si il avait lut la réponse au fond des prunelles de Menelaos, il débuta.

Ce ballet hypnotique dura un long moment qui parut être une éternité. Ses gestes d’abord lents et souples étaient d’une infinie précision et douceur, magnifique à voir quand il suspendait ses gestes. Le beau dans le lent. Sa silhouette se découpait dans l’Aurore, le vent l’accompagnait, les éléments le suivaient. Lui reproduisait. Parfois, quand la lame paraissait attraper un rayon de soleil naissant, celle-ci s’habillait de bleu, parfois de jaune ou de rose. Elle chantait pour accompagner son porteur. Le katana était plus petit que la moyenne en raison de la taille d’Hiro, cela lui permettait bien des choses. Chose surprenante, plus que tout le reste, un œil averti noterait rapidement que cette même lame qui captivait l’Aube, était inversée. Peut-être que le Gardien de Poséidon oserait lui en demander la raison ?

Soudain, sa posture changea. Et tout s’accéléra. Hiro se mouvait à une vitesse prodigieuse, tellement rapide que l’on aurait dit que ce dernier marchait sur l’eau. D’ailleurs, quand sa lame mordait les flots, des myriades de gouttelettes retombaient sur les deux hommes, sur le sable. Et là où elles entraient parmi les grains dorés, des fleurs de lotus s’épanouissaient. Mais pas de simples fleurs de hasu, non, des fleurs en cristal. Une similaire à celle que Mashia avait offerte à Astre autrefois. S’en souvenait-elle ?  Non.

C’était simplement une réminiscence de son esprit. Et Hiro continuait d’évoluer, laissant les manches de son kimono se froisser, l’insigne de son clan, étinceler.

Après avoir exécuté une dernière manœuvre, interpréter le tourbillon de la tornade, Hiro se figea. Avec une lenteur calculée, il rangea sa lame et porta ses bras autour de lui avant de s’assoir parmi ses créations en silence.
Ses muscles protestaient contre ce mauvais traitement qu’il s’infligeait. Des blessures encore toutes récentes rouvertes par l’attaque de Menelaos, le faisait souffrir le martyr. Cependant, rien ne se lisait sur son minois impassible.

Qui aurait put deviner ses pérégrinations ? Sa renaissance ?

La froideur d’une fleur de Hasu.



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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Mar 1 Oct - 23:42

"Hiro". Ces deux syllabes résonnaient dans les âmes comme un appel au renoncement. Pas n'importe quel renoncement, non, c'était la perte du désir de faire du mal devant cette apparente innocence. Le fixant, il ne savait pas comment la comprendre, elle était tels les anges venus du ciel pour apporter une parole oubliée. Ses chevaux de sang se cabraient pour attendre l'ordre de l'hallali mais rien ne vint. Ménélaos était pour l'instant dans l'attente de quelque chose, le qui ? Il venait d'avoir sa réponse ; le comment ? Il se demandait encore la raison du nom de son cousin dans le début de cette conversation ; le pourquoi ? Comme l'aurait dit l'auteur de l'Ere Elizabethaine, telle est lá la question !

Le chevalier de la Vierge se plaça alors de côté pour commencer une danse à la fois plein de douceurs et de coups acérés comme une lame qui coupait le vent. Émerveillé par cet étrange ballet, le Grand Prêtre de Poséidon ne fit rien pour l'arrêter. De fait, il enregistrait chaque pas, chaque mouvement dans un coin de son esprit. Ses muscles tressaillirent au moment où les gouttelettes explosèrent sur son visage empreint d'incrédulité. Cependant, si au contraire de son interlocuteur, il exprimait facilement ses émotions, ses petites cellules grises étaient déjà en pleine action et regardaient ce qu'il fallait faire selon la situation. C'est alors que la main du Marinas se porta sur le tranchant de la lame pour agir enfin.

Mais son poing ne fit rien.

En effet, des fleurs cristallines s'épanouissaient autour d'eux. Et cela était une surprise car dans le livre de l'ancien Grand Prêtre, son cousin le plus proche, une mention parlait des évènements à Ahirés. Des lotus de glace... Mais pourquoi ? Il lâcha subitement la lame et la laissa retourner dans son fourreau. Les prunelles opalinescentes du Gardien du Temple de Poséidon exprimait cette fois une certaine mélancolie teintée de surprise. Cet homme avait connu Astre. Cela devenait clair comme de l'eau de source mais cela reposait une question dont il croyait déjà avoir la réponse : qui ? Qui était cet homme pour connaitre cet épisode qui datait depuis plus de sept années. Les émotions de Ménélaos changèrent d'un coup et sa main se referma à une grande vitesse sur la gorge du chevalier d'or.

" QUI es-tu ??? "

Se rendant compte de son geste impulsif et maladroit, sa main s'ouvrit pour libérer la gorge d'Hiro. Maladroit, impulsif, téméraire... Ses pires défauts venaient de renaitre sous la forme de cette incompréhension. Il ne se maitrisait plus quand les choses lui échappaient, laissant son esprit byzantin se faire berner par son esprit libre et rebelle. Il n'aimait pas démontrer cet aspect de sa personnalité et là c'était pas la meilleure méthode pour nouer des liens avec les représentants d'Athéna dans ce monde. Perdu un instant, ses lèvres laissèrent quelques mots s'échapper de sa gorge...

" Encore désolé, je ne voulais pas te faire du mal... mais qui es-tu ? Seules quelques personnes étaient au courant de ces faits. Je ne sais pas pourquoi, mais tu sembles aussi perdu que moi dans ce monde. Viens, nous laisserons les émotions de la bataille nous réveiller après un bon repas, tu dois avoir faim Cathéen... ? "

Il lui fit signe alors de le suivre. Marchant sur les eaux, il s'avança pour se rapprocher de la terre. Découper dans les montagnes, l'Ecosse laissait les voyageurs silencieux face à cette beauté sauvage. Les montagnes au-dessus du ciel, ses nuages lourds et sombres étaient un appel permanent à la pluie et au regret des anciens temps. Ménélaos comprenait mieux que quiconque ce mélange entre fierté et sagesse, force et esprit sauvage protégeant la Famille comme les loups avec leur portée. Tout cela correspondait au Prêtre et il ne s'en cachait pas à y réfléchir. Se rapprochant d'une vieille maison débonnaire avec un toit de chaume pour le moins mal arrangé, une vieille femme en sortit pour saluer la petite troupe de deux personnes.

" Alors vieille chouette, toujours là à pérorer sur les indélicatesses des Anglais ?

" Baisses d'un ton petit con ! Fils de la mer ou non, vais te coller une raclée... hmmmm... c'est qui cet étranger ? Tu me ramènes quoi encore ? "

" Je te présente Hiro, Chevalier d'or de la Vierge et au nom du Fer et du Sang, on va lui donner un peu à manger... Enfin si c'est possible ? "

" Un chevalier d'or ? Nom de Diou mais tu m'as ramené du beau linge, ca change de la gueuse habituelle ! Pas de souci, entreeeeez "

" Pffff... excusez cette mégère... elle est excellente quand elle a pas ses humeurs... si vous voulez bien la suivre ? "


Entrant dans une vaste pièce où brebis et chèvre se battaient pour le coin le plus accueillant, un âtre flambant dessous un immense chaudron en cuivre. Une odeur de poularde cuisait lentement dans le récipient avec quelques pains en train de refroidir sur une table. Un vieil homme dormait encore sur un rocking-share en brillant par moment avec une expression de plaisir non dissimulé. Rares étaient ceux qui avaient eut le privilège de venir ici, dans un des coins qu'aimait l'Atlante pour sa vie paisible. Il fit signe au jeune asiatique de s'assoir en lui versant un peu de poularde dans un bol de bois. Une cuillère posée sur une petite assiette en bois aussi, une miche de pain sur le côté et le repas était fait. Il attendait désormais que ce chevalier lui explique ce qu'il était et la raison de sa présence dans ces lieues bien lointains de sa terre d'origine. Il laissait juste son regard empli d'interrogations pour le laisser comprendre les questions qui l'habitaient depuis un moment. Il ne savait pas comment l'interroger mais ses sens lui commandaient juste de laisser son esprit s'ouvrir sans se départir d'une certaine prudence. En effet, tout son cosmos était concentré à protéger son esprit de toute intrusion mentale. Il ne connaissait que trop bien la légende des chevaliers de la sixième maison du zodiaque, il prit alors à son tour un peu de poularde en attendant quelques réponses pour commencer...

Le temps du combat attendrait quelques instants de tranquillité, non ?
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Mashia


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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Ven 4 Oct - 0:04





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Un Simulacre



24. I The Eighth Henry  Brandon Lux Aeterna by Trevor Morris on Grooveshark

Hiro ne s'attendait pas à pareille réponse de la part de son interlocuteur : pourtant, aucunes traces de surprise ne put se lire sur son visage resté parfaitement calme. Comme figé. Il n'avait rien tenté pour échapper à cette main qui enserrait douloureusement sa gorge. Ses yeux noirs brillaient d'un éclat étrange mais doux, même sous le joug de cette poigne. La pression sur sa gorge s'en alla peu à peu, à mesure que le Prêtre comprenait la portée de son geste. En effet, il s'était montré bien colérique, aussi instable que son Dieu. Aussi émotif que lui, ne l'était pas, ou presque pas. Cette différence nette entre eux deux le fit tout de même sourire. Une pensée lui vint, mais n'osa la formuler de peur d'attiser de nouveau cette soudaine et imprévisible colère.
Il serait dommage d'en venir aux mains, alors que sa mission première était toute autre. Le jeune homme roux se confondit en excuses, lui aussi, tout autant que lui-même, était perdu par cette situation. Hiro afficha une mine navrée et secoua doucement la tête en signe d'excuse. Sur le point de nouveau, de lui faire part de sa pensée, le jeune japonais n'en fit rien, face à la soudaine proposition de son homologue.

Sans un mot, il suivit le Prêtre dans son sillage. Le voyage se fit sans heurts et dans un silence contemplatif. Les yeux du jeune nippon erraient dans la trame de ce ciel triste, chargée d'une lourde histoire. Une nuée de corbeaux la traversa avec force de piaillements plaintifs. Un bref soupir s'échappa de ses lèvres, et quand il s'arracha à l'étude des cieux, ce fut pour détailler une drôle de bâtisse. Il n'avait jamais rien vu de pareil et sa curiosité naturelle s'éveilla. Il était rare qu'il montre ses émotions, mais face à un tel spectacle, pourquoi paraître indifférent ? Surtout quand on lui faisait l'honneur de l'inviter à entrer dans ce qu'Hiro comprit être, un lieu de recueillement, une havre de paix. Alors, il se senti flatté d'être emmené ici. Pour quelle raison d'ailleurs, alors qu'il y a à peine quelques minutes, l'homme de la mer se montrait si méfiant à son endroit ?

Il laissa là ses réflexions où elles en étaient pour regagner la réalité présente. Une vieille femme accueillit le duo avec une familiarité qui ne dérangea nullement le japonais qu'il était, pourtant habitué à sa propre culture. Autre pays, d'autres coutumes, Hiro le savait et s'y pliait volontiers quand cela était nécessaire. Humble, il adressa un signe poli de la tête afin de saluer la vieille femme et sourit aux propos des deux protagonistes. Quand la femme à la bonhomie certaine se retourna pour les laisser entrer, le samouraï lança un regard oblique à Menelaos, l'interrogeant par la voie de la pensée. Un mot le faisant tiquer, car n'en connaissant pas le sens réel.

~° La gueuse, habituelle ? - un fin sourire étira ses lippes – par contre, je m'excuse d'avance, mais je n'userais pas de mon « don » sur ces gens, les non-initiés seraient alors perdus par ce pouvoir et je m'en voudrais énormément de commettre quelques impairs. Alors, vous me présenterez comme un être « muet ».

Sur ces paroles, Hiro pénétra dans la demeure et fut aussitôt assaillit par une délicieuse odeur. Une chaleur réconfortante l'enveloppa tout entier, le mettant tout de suite à l'aise. Son regard vagabonda. Cette simplicité le charma, aussi, il suivit le Prêtre sans jamais tenir réellement en place, laissant un pan de sa personnalité véritable s'exprimer. Ses prunelles étaient illuminées comme celles d'un enfant découvrant avec ravissement, quelques trésors. On l'invita à s’asseoir pour se restaurer. Ne déclinant pas l'invitation par politesse, Hiro s'installa à table, observant le moindre faits et gestes du Prêtre du Dieu des Océans. Il n'avait jamais rien vu de tel et porta la cuillère en bois devant ses yeux, l'étudiant sous toutes ses coutures. Le bol fumant posé devant lui, il resta un instant interdit, ne sachant quelle attitude adopter. Hiro fut « sauvé » par l'intervention des animaux, qui, bizarrement se rassemblaient autour de lui. Un gros chat gris et blanc osa même s'aventurer sur ses genoux sans autres formes de procès. Un peu étonné, l'homme ouvrit la bouche.

« Chat » déclara t-il soudainement.

Sa voix était irréellement douce, mais ce simple mot parut lui arracher une vive douleur car il lâcha l’ustensile qui tomba dans un bruit sourd sur la table avant de porter une main à son cou. La douleur s'estompa vite, et il reprit la cuillère en bois comme si de rien n'était. Il imita alors l'homme au regard gris et porta une bouchée à ses lèvres. C'était délicieux. Peu habitué à manger ce genre de choses, il termina rapidement son plat, se rendant compte que son ventre cirait famine et alla voir la vieille femme pour en demander de nouveau. Jamais encore, il n'avait eu si bon appétit, mais après tout, sa renaissance était encore toute récente. Un morceau de pain encore en bouche, il alla rejoindre de nouveau la maîtresse de maison, lui proposant son aide pour faire la vaisselle. Chose faite, Hiro s'activa pour aider à ranger, toujours suivit par les animaux qui ne le lâchait plus d'une semelle.

Il virevoltait comme un esprit, tandis que son gardien, le grand chien orange et blanc, restait assit sur son séant aux côtés du Prêtre de Poséidon. Deux grandes billes brillantes d'intelligence, scrutaient ce dernier avec un intérêt peu commun.

Hiro revint alors vers la table, guidant la dame pour qu'elle aussi prenne un peu de repos. Lui offrant son plus beau sourire enjôleur, le Saint de la Vierge à l'aide de plusieurs signes de la main pour tenter de se faire comprendre, lui proposa de se détendre cinq minutes. Là, commença une autre sorte de balais. Avec des gestes précis et doux, Hiro, reprenant un masque plein de sévérité, entreprit de masser les épaules de la femme harassée par le poids des âges. Les muscles se détendirent presque instantanément sous le joug de sa dextérité et de son expérience en la matière.

~° Je suis un guérisseur Seigneur Menelaos, je suis aussi un être qui est revenu d'entre les morts il y a peu. Tel que vous me voyez, je ne suis encore qu'une demie personne. Je ne me souviens plus de mon passé, de qui je suis véritablement. J'ai parfois des … images en tête, des souvenirs brouillés qui me reviennent sans que j'en explique la provenance. Oui, je suis un être perdu dans un monde trop vaste. Mais je sais que je m'appelle Hiro et que ma tâche est simple : je suis … je suis... le conseiller de notre Grand Pope.

Son discours se perdait et l'homme à la noire chevelure se stoppa. Ses doigts effleurèrent son kimono : à différents endroits, s'étalaient des tâches sombres. Le sang rendaient poisseux ses vêtements, mais son expression ne changea pas. Il ne bougeait pourtant plus, comme si il était perdu, plongé dans un autre monde...

Le chien avait dressé ses oreilles, en alerte.



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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Lun 14 Oct - 19:35

Dans un silence, légèrement chahuté par les bascules de la chaise du vieil homme, Menelaos ressentait les mots du jeune homme. Cela était toujours dur à totalement appréhender, chaque geste était simple mais subtil en même temps, chaque nuance demandait une certaine concentration pour bien comprendre tous les termes du chevalier d'or de la Vierge. La vieille femme posa alors sur la table une grande miche de pain braisé avec une marmelade de confiture de mûres. Un sourire aux lèvres transperçait à la simple évocation du mot "gueuse". Donc, ce jeune homme était arrivé depuis peu et ne connaissait pas encore tous les termes populaires de la vieille Europe. Cependant, il décidait de le laisser se nourrir, le laissant récupérer de son voyage. Le regard empli d'ne certain paternalisme, il prit la miche de pain et la tendit au jeune Cathéen.

Certains mots avaient attiré son attention. Ce jeune homme, chevalier d'or de la Vierge, était aussi le conseiller du Grand Pope. Cela méritait quelques questions pour tenter d'avoir des réponses que l'état du Sanctuaire depuis la guerre, toutefois, il ne posait aucune question. En effet, à ce moment là, l'esprit stratège et diplomate du nouveau Prêtre de Poséidon prenait le pas sur le reste. Chaque information pouvait avoir son importance avec les temps troubles que l'on avait connu. Pourtant, il ne fit rien pour avoir la moindre information. Son regard se porta alors sur les tâches de sang de cet habit étrange et soyeux. Il était amnésique ? Comment cela était-il arrivé ? Et.... pourquoi ce n'était plus le chevalier Asmita qui portait cette armure et titre ? Bien des questions s'accumulaient sur la nature même de cet homme étrange, muet et presque aveugle car il ne savait pas lui même ce qu'il était.

" Conseiller du Grand Pope ? C'est un honneur... Je suis personnellement le Représentant de Poséidon sur cette Terre, je suis surpris qu'un homme de votre valeur soit parvenu à me retrouver aussi éloigné des affaires de nos sanctuaires respectifs... Pour vous répondre, au moins à la première question, une gueuse est une femme de petite vertu sur ces terres ! Je sais que cela n'est pas des plus noble, mais j'aime bien cette simplicité qui me permet de m'échapper de la rude politique Atlante. Mais vous ? Amnésique, aveugle de votre passé... du sang sur votre étrange tunique de soie... Vous avez combattu certainement et ces blessures dégagent un cosmos latent... Je n'ai pas le pouvoir de lire dans les pensées comme vous pouvez le faire, mais, je suis un maître dans la compréhension des cosmos et de leurs subtilités ! Et je crois que celui qui vous a blessé a laisser sa proie lui échapper... Donc deux choses sont possibles : soit vous fuyez instinctivement un ennemi retors, ou, soit vous êtes aller ou vous avez pu, sentant le cosmos le plus proche et vous êtes arrivé ici sans vous en rendre compte. Je peux vous aider. Mais une seule chose permet parfois de réveiller des souvenirs... Il faut aller à ses limites et réveiller ses souvenirs pour survivre. "

En effet, Menelaos ne savait pas comment l'exprimer clairement. La seule chose qu'il savait c'était que le combat était parfois la meilleure solution pour réveiller des choses gravées dans l'esprit. Chaque chose de la vie quotidienne obéissait à des réflexes primaires, chaque combat que le chevalier d'or avait connu avait certainement créer des réflexes naturelles et le corps réagirait avec l'esprit pour appliquer un mécanisme devenu réflexe psychique. Pensif, le Prêtre savait que les choses ne seraient pas évidentes mais c'était la meilleure chose à proposer.

Fermant la main sur la cuillère, il prit une gorgée du potage dans le silence qui avait suivi ses propos. La vieille femme regardait le jeune asiatique et lui chuchota à l'oreille de prendre un bain dans la remise à côté. Elle tendit une serviette chaude avec un petit seau d'eau chaude. Un vieux savon noir était posé sur une petit tablette avec une brosse... Le message était clair, la vieille femme ne voulait pas avoir dans sa maison une personne blessée. En quelques signes subtils, Menelaos exprimait à Hiro qu'elle n'aimait pas cela par coutume, on ne devait jamais avoir chez soit du sang. Héritage familiale certainement.

Ainsi, le temps était venu de s'entrainer pour la mémoire, mais quelle mémoire ? Menalaos doutait un moment de la bonne mesure de sa décision. En effet, parfois le souvenir pouvait être plus nocif que la vérité. Ce sang ? Qui avait eut assez de pouvoir pour blesser un chevalier d'or de la sorte ? Curieux, il voulait savoir et surtout connaître ce danger qui avait réussi cet exploit. Bien des questions se percutaient dans son esprit, il espérait avoir quelques réponses et aider un chevalier d'or était le mieux a faire selon le respect de l'alliance du fer et du sang.

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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Mer 16 Oct - 22:20




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Les chroniques d'une fleur de Hasu



Révélations




 
Ce regard bienveillant à son endroit ne lui échappait pas. Hiro soutint son regard sans ciller, se perdant un instant dans les prunelles océans de son interlocuteur. Il descellait beaucoup de choses chez lui. Beaucoup de paradoxes, tous, propres à la mer d'une manière ou d'une autre. Le représentant de Poséidon était bel et bien à l'image de son Dieu. Impétueux et paternel. Le japonais commençait à apprécier cette personne dont il ne savait prévoir les réactions. Pour des raisons qu'il ignorait encore, il lui faisait confiance. L'inviter ici, à entrer dans sa maison était aussi pour lui une raison suffisante pour la lui accorder. Le jeune homme à la chevelure noire n'accorda pas trop d'importance à ses blessures qui se rouvraient. Il y en avait une en particulier qui lui causait bien du tord et qui eut raison de son stoïcisme absolu. La blessure de Dohko. Son beau visage se fendit en une petite moue qu'il tenta de dissimuler tant bien que mal, en acceptant avec gratitude, le pain agrémenté de marmelade. Là encore, son geste se suspendit, se surprenant à observer cette étrange nourriture qu'il appréciait beaucoup ! Cette saveur sucré occulta ses douleurs lancinantes.

Quand Menelaos expliqua le terme qu'il n'avait pas comprit, pour toute réponse il eu le droit à un froncement de sourcils, suivit d'un léger signe de tête en signe d'excuse pour son ignorance. Ô il y avait beaucoup de choses qu'il ignorait, beaucoup trop. Le reste de la tirade du Prêtre de la déité des Mers et des Océans eut de quoi le rendre perplexe. Car son raisonnement n'était pas tout à fait faux. Hiro resta songeur, se demandant si, en fin de compte, il serait bon de lever totalement le voile. Très peu de personne était au fait de sa véritable nature, et même pour lui-même, tout n'était pas encore très clair. Il ne bougeait plus, comme perdu dans ses pensées qu'il tentait de rassembler, en vain. Sa main caressait songeusement tantôt le museau d'Aki, tantôt le pelage soyeux du gros chat gris sur ses genoux. Il faillit sursauter quand quelqu'un lui murmura des mots à son oreille. Se retournant vers l'homme aux cheveux de feu, il lui demanda silencieusement, d'un regard, ce que cela signifiait.

Ses yeux s'arrondirent, son visage devint tout à coup très grave. Finissant sa tartine qu'il avala d'une seule bouchée avec un rien de gourmandise, Hiro s’inclina profondément devant la vieille dame avant de lui prendre les mains. Ses lèvres remuèrent sans qu'aucuns sons ne s'y échappent, mais la dame sembla comprendre et lui tapota l'épaule.

« Ne soyez pas bête ! Ne vous excusez pas, on a l'habitude ! Allez ! Venez, c'est par ici mon beau petit monsieur ! » elle l'entraîna à sa suite, une main affectueuse placée dans son dos. Il se laissa faire, non sans jeter un dernier regard interrogateur à Menelaos. Le chat et les autres animaux voulurent suivre le mouvement, or, ils furent houspillés par la vieille qui les chassa d'un geste énervé de la main « Oust, oust ! Foutez le camp non mais il se passe quoi avec les bêtes aujourd'hui ! Menelaos ! Tu nous attends sagement ici ! Je vais l'aider à panser ses blessures.»

Les deux disparurent dans la pièce voisine. Le temps paraissait comme suspendu, tout était calme, silencieux. Il y avait un je ne sais quoi d'apaisant ici. Hiro se laissait guider par cette grand-mère bien consciencieuse, elle lui montrait le sceau d'eau, le savon noir et la serviette qu'elle déposa avant de s'en aller, lui disant avant de s’éclipser, qu'elle allait chercher quelque chose pour qu'il ait de quoi se changer. Le jeune homme voulut l'arrêter, mais il se souvint de cette barrière qui se dressait à chaque fois qu'il voulait parler aux non-initiés. Non, il ne voulait pas blesser par mégarde, alors il préféra se taire, et commencer à ôter ses vêtements, un à un. Il décida alors de faire tomber le masque. Quelles que soient les conséquences, sa décision était prise.

Ainsi, la surprise fut de taille pour cette bonne femme au visage sillonné de rides profondes. Ô imaginez un peu sa surprise, en entrant dans la salle d'eau, de voir à la place d'un homme, une silhouette des plus féminines aux courbes harmonieuses et à la peau si blanche. Elle se tenait dos à elle, assise sur un tabouret, finissant de déverser l'eau sur sa tête. Les yeux de la vieille s'agrandirent.

« Bon sang, eh beh mes aïeux ! Tu es bien maigrichonne ma petite, bon... je reviens avec autre chose alors ! »

Mashia fut sans nul doute, des deux, la plus surprise pas la réaction de son aînée. Lui offrant un  pâle sourire en guise d'excuse, elle se drapa de la chaude serviette. Vue de l'extérieur, la scène devait être des plus intrigantes pour Menelaos qui voyait la mamie s'agiter dans tous les sens avec des piles de vêtements dans les bras. Ses allers-retours durèrent un certain moment, durant lequel, Aki, le noble chien, alla poser sa tête sur les genoux du Prêtre. De grands yeux ronds et noirs l'observèrent.

~° J'espère que vous êtes comme elle le pense, quelqu'un de confiance Menelaos.

Cette voix dans son esprit était celle du chien ! L'animal s'assit sur son séant pour poser une patte sur l'un de ses genoux. Il l'avertissait. Au moindre geste, s'il avait par mégarde bougé ne serait-ce qu'un orteil, l'animal retroussait légèrement ses babines. Prêt à mordre et protéger sa compagne.
Ce fut à ce moment où le Prêtre était occupé avec la bête, que la vieille bonne femme ressortie, tout sourire. Un sourire malicieux.

« Ah, ah j'ai hâte de voir ta tête mon petit ! »

Quelqu'un sorti alors de la pièce voisine, mais ce n'était plus Hiro, le jeune samouraï aux longs cheveux noirs. À la place s'avançait une jeune femme au visage délicat, aux immenses yeux turquoises et à la bouche pareille à un bouton de rose à peine éclot. Habillée d'une chaude robe de laine bleue pâle corsetée d'un bustier noir qui enserrait sa taille déjà très fine – signe évident d'une maladie récente l'ayant amaigrie – elle finit de dénouer la serviette qu'elle avait enroulé autour de ses cheveux. Une chevelure carmine  cascada jusqu'à mi-cuisse, contraste saisissant avec l'immaculé de sa peau. Une couleur toute aussi flamboyante que celle de la tignasse du rouquin. Les mains croisées devant elle, la jeune femme paraissait mal à l'aise et se dandinait un peu d'un pied sur l'autre, évitant le regard du jeune homme. Elle décida finalement de s’asseoir.

~° Je serais désormais votre intermédiaire. -déclara le chien par voie mentale – elle vous demande de l'excuser pour tous ces mystères. Elle dit aussi que c'était nécessaire si elle voulait se préserver. Car vous aviez raison, quelqu'un lui en veut et depuis, nous prenons certaines mesures. Je vous présente Mashia Mokushi. Et moi, je suis Hiro, qui cohabite avec cet Inugami, Aki. Une trop longue histoire à raconter.





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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Mar 3 Déc - 0:31

Mashia Mokushi. Tel un coup de poing dans la gueule, je me relevais en laissant ma jambe prendre le tabouret pour une danse aussi surprenante qu'imprévue. Mon corps devenait une marionnette entre les mains du destin, ma tête cogna sur quelques viandes en train de sécher. Enfin dans un craquement sinistre, je me retrouvais derrière les planches qui gardaient les lapins. Heureux d'être libre, ma bouche laissa pester tout le désagrément de la situation. Mais, mes yeux se relevaient vers la jeune femme en se demandant bien pourquoi le destin était si joueur. Un dessin, non, une histoire se dessinait dans mon esprit et l'image devint ce charmant couple déchiré sur une plage proche du Sanctuaire d'Athéna, de cette jeune femme croisée dans le dédale d'une forêt. Oui, le bracelet d'or d'Astre me communiquait tous ces souvenirs venus d'une autre vie.

Mon corps reprit alors ses droits et dans un visage rougie par la honte, il se relevait en état de transe. D'ou venait ce chaos qui étreignait mon âme ? Je n'étais plus rien en cet instant qu'un homme venant de voir un fantôme d'un passé qu'il n'avait même pas connu. Le regard dans le vague, je laissais mes lèvres murmurer le prénom du chevalier d'or. Hiro... Mashia.... quelque chose m'avait dérangé en elle, qu'elle connaisse Astre prenait soudainement toute sa raison. Le miroir du passé laissait démontrer un reflet des plus surprenant. Les lèvres séchées, je saluais la jeune femme avec respect. Après tout, elle était la dernière incarnation d'Athéna... même si je ne comprenais pas encore le fin mot de cette histoire, je ne voulais pas poser la moindre question.

" Princesse ! C'est un plaisir de vous savoir chez moi, je ne sais pourquoi vous portez l'armure du chevalier de la Vierge mais le Monde est fait de surprise pour le moins inattendue. Sachez que nul ne viendra plus vous importuner, temps que vous serez sous mon toit ou sur mes terres. Je ne suis pas un maitre de la Diplomatie, même si je connais quelques us et coutumes, je préfère la simplicité quand je ne suis pas en fonction. Voulez boire quelque chose ? Ah.... euh loup fidèle, saches que je suis pour le respect de l'alliance, je sais que des crispations auront lieues mais je suis beaucoup plus patient qu'il n'y parait..."

Je me faisais silencieux subitement. Recevoir une telle personnalité n'était pas prévue mais ce sentiment d'incompréhension ne me quittait pas. Mentalement, je demandais au garde du corps de la princesse de me dire depuis quand elle avait perdu la mémoire. Si une force avait neutralisé ses souvenirs, seul un maitre des énergies pourrait peut-être lui répondre (voir lui rendre ses souvenirs). Me concentrant, je regardais l'aura de la blessure et constatait qu'un cosmos redoutable était toujours présent. Il fallait purifier ce cosmos mais comment faire sans porter sacrilège du corps sacre de la demoiselle ? Pas de réponse, j'avais l'air bien con à ma mine déconfite.

Quand une idée s'illuminait. Si un cosmos la rendait fragile, il fallait l extirper de son âme...

" Puis je me permettre de vous conseiller sur un point ? Il existe un moyen de vous libérer l esprit du cosmos qui vous bloque une partie de vos souvenirs ! L'ennemi est tapi dans votre esprit, enfin ce cosmos, il faut donc aller dans une joute psychique pour le combattre. Il nous faut pour cela créer un lien entre nous pour aller dans un monde né de nos deux cosmos.... nos souvenirs, nos peines, nos hontes vont alors fusionner et nous allons devoir nous battre entre nous contre nos propres subconscients.... je sais que c'est folie mais votre loup semble être celui qui vous protégera et moi ce sera le père d'Astre qui dort encore dans sa chaise, HEY le vieux ! Vais avoir besoin de toi ! Enfin si la princesse accepte "

Le vieil homme sortait alors de sa torpeur avec un sourire en coin qui rappelait ses fils, Lune et Astre. Il s'approcha de son neveu et lui tapota l'épaule, une cicatrice a sa gorge marquait la raison de son silence... un simple salut suffisait a faire comprendre que le vieil homme reconnaissait celle que Astre avait aimé en son temps. Ses yeux bleus ciel étaient embués d'une certaine tendresse....
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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Mar 3 Déc - 22:54




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Un Danger




 
La réaction du Prêtre de Poséidon fut, on ne peut plus surprenante. Loin de s'imaginer une telle réaction, la jeune femme eut un petit geste d'apaisement, un simple signe de la main mais qui hélas, ne suffit pas à calmer la stupeur de son homologue. Grand mal lui en prit d'avoir agit de la sorte ! Jamais elle ne se serait doutée qu'en cet instant, l'homme de prime à bord si droit, si paternel et froid quelque part, puisse faire preuve de tant de maladresse. Alors qu'il se prenait les pieds dans le tabouret sur lequel il était au préalable assit, Menelaos ne put pas plus en ce moment, ressembler à son cousin. Tout se passa si vite que la jeune femme n'eut pas le temps de réagir. Sous les éclats de rire de la grand-mère qui se tenait les côtes, Mashia s'était vivement redressée pour porter assistance au jeune homme à la chevelure de feu. Cheveux en tout point semblables aux siens et qui dansaient au rythme de ses mouvements. Très vite elle fut à ses côtés pour l'aider à se redresser tandis qu'il pestait comme un beau diable, des mots dont elle ne comprenait pas le sens, mais qui, en définitive, formulés ainsi, lui laissait penser qu'il n'était pas très joyeux d'être aussi gauche. Tout était de sa faute et bien qu'elle ne pouvait se confondre en excuses par la parole, son faciès à lui seul exprimait toute sa confusion et son embarras. Le visage de son père lui si stoïque à toutes choses, était bien différent de celui-là : celui d'une belle demoiselle dans la fleur de l'âge, délicate et douce, toujours soucieuse d'autrui mais qui cachait beaucoup de secrets et de peines dans son cœur. Seuls ses yeux turquoises, pareils à un lac illuminé sous un soleil d'été pouvaient parfois révéler cette fragilité qui était sienne. En cet instant, quand elle plongea ses iris claires dans celles du Prêtre, c'était on ne peut plus juste : oui, elle paraissait tellement plus fragile, tellement plus frêle qu'elle en avait l'air ! Pourtant, elle était loin d'être sans ressources. Cela, Menelaos l'avait bien comprit. Non pas en tant qu'ancienne hôte de la Sagesse pourtant.

Un mot la fit froncer des sourcils, incliner la tête sur le côté. ~ Princesse ? - fit-elle par voie de la pensée, de sa voix douce et claire. Non, je ne le suis pas, je suis Mashia, juste Mashia. Un sourire ourla ses lèvres rouges sang. Elle reprit en se concentrant davantage, faisant ainsi naître autour d'elle, un léger halo lumineux. ~ Si je suis en effet en visite diplomatique, sachez que je le suis aussi en mon propre … intérêt ? - elle hésitait sur le mot, mais finalement, reprit de plus belle – Je vous remercie pour votre hospitalité, rien ne vous y oblige, surtout compte tenue de ma visite... impromptue. Cela prouve votre bonne foi et vous m'en voyez très heureuse. L’Alliance de Fer et de Sang compte énormément pour moi pour diverses raisons que vous connaissez sans doute et cela va vous paraître étrange, mais, mieux que moi. - Il y eut une petite pause durant laquelle elle baissa la tête, peinée par ses propres pensées. - Merci mais vous m'avez déjà bien gâtée tout à l'heure. Même sous les traits de mon père, je ne fais que partager mon corps avec lui … il suffit de quelques... transformations pour faire illusion ! - un sourire. - Je dois dire que cela faisait des mois que je n'avais pas manger ainsi.

Aki, le chien-gardien s'approcha d'eux, la truffe levée. Peu à peu, son corps devint intangible, fantomatique, un cosmos rougeâtre se mêla à celui de la jeune femme qui maintenait le lien entre eux. Très vite, l'animal prit une toute autre forme, bipède, à moitié renard, à moitié homme. Son visage était recouvert d'un masque aux traits tribaux, écarlate, surmonté de plusieurs dessins abstraits évoquant tantôt des yeux, tantôt des crocs. Un croissant de lune siégeait sur son front. Sur celui de sa fille aussi qui, d'ailleurs portait à présent son propre katana à son côté. La puissance dégagée était subtile et mystérieuse, un rien sauvage mais dénuée de toute agressivité. Mashia était une drôle de créature.

~° Oui, Menelaos, je suis son Gardien, mais je suis aussi son père, un être qui a été épargné par la mort. - un léger grondement se fit entendre, sorte de roulement de tonnerre dans cette gorge animale – Des crispations ? Que voulez-vous dire ? Hm … Je suppose que vous voulez parler des autres puisque vous, vous semblez tenir à cette Union. Je me trompe ? Des gens de votre... Conseil ? - un souffle qui ressemblait à s'y méprendre à un soupir. - De toute façon, tout n'est jamais blanc ou noir, n'est-ce pas ? Mais enfin, sachez que ma fille vous porte un grand intérêt et espère avoir votre soutien, comme elle offre le sien de bon cœur et quoi qu'il puisse advenir. Ah ma chère enfant peut se montrer utopique et rêveuse parfois... mais je ne peux pas lui jeter la pierre. Sa mère était pareille.

Au souvenir de son épouse, les oreilles de l'animal-esprit se baissèrent. Puis voyant la mine de Menelaos, la créature retroussa ses babines sous son masque tandis que la jeune femme à ses côtés effleura l'une des épaules du Prêtre en signe de réconfort. Un geste timide mais sincère.

~° Un conseil ? Mais oui ! - ces mêmes oreilles se levèrent comme pour montrer son intérêt renouvelé. Mashia aussi, ne le quittait pas des yeux, ses mains se portant vers sa blessure qui la faisait continuellement souffrir. Une joute psychique ? - cette fois, l'Inugami gronda bel et bien, mais arrêta une fois que Mashia fit quelques signes à son adresse. Pardonnez moi, je vous écoute, poursuivez.

Les yeux de la jeune femme, à la fin des explications de Menelaos, tombèrent sur le vieil homme qui se relevait de sa chaise à bascule. Comme si elle venait de voir un revenant, ce fut au tour de la demoiselle de se montrer gauche, ou inconvenante selon le point de vu. Faisant fi des convenances, mue par un sentiment qu'elle n'expliquait pas, elle alla trouver refuge dans les bras du père d'Astre. Même si les souvenirs à son sujet étaient flous, Mashia savait que quelque part, l'ancien Prêtre veillait sur elle, et avait veillé sur elle lorsqu'elle était devenue Athéna. Elle savait aussi pertinemment qu'il était mort depuis quelque temps déjà, mais en ignorait la raison, ou plutôt, ne s'en souvenait plus. Elle aurait put le demander à Shion, ou à Kappa, mais elle n'avait pas voulut aborder ce sujet là avec eux. Pour une raison qu'elle ignorait, l'occasion de voir son cousin, serait aussi le moment de faire revenir ces souvenirs ci, de connaître une douloureuse vérité. Parmi tant d'autres. Sous le regard attendrit de la vieille, la jeune femme, en comprenant son geste s'était aussitôt reculée et empourprée.

~ J-je suis désolée. - il y eut un moment de flottement – Ce.... je ne peux pas vous demander de faire ça pour moi, ce serait trop dangereux. Et je ne désire nullement mettre vos vies en péril. C'est un combat que je dois mener seule et... et même si jusque maintenant c'est un échec, je... dois vous prévenir qu'il n'y a pas qu'un seul danger à se risquer dans une pareille entreprise ! D'ailleurs, ma présence ici pourrait vous apporter beaucoup d'ennuis, et je m'en veux terriblement de m'y être risquée... Il... - elle hésitait encore clairement et commençait à faire les cents pas dans la pièce, évitant parfois quelques poules en liberté. - Il y a quelques mois de cela, j'ai vécu une drôle d'expérience. En définitive une personne qui se nomme « La Réponse », nous a joué un tour à moi et un certain... Faust, un Spectre. Il disait que nous étions ses « élus », il nous a attiré dans ses filets, sa bouche pleines de promesses. Si je me suis jetée dans ce piège, c'était dans le but de secourir Lya, ma fille adoptive gravement malade. Je ne pensais pas... - elle s'arrêta, sa silhouette happée par un rai de lumière tombant à l'oblique dans la pièce. - je ne désirais qu'une chose, la sauver, alors... alors j'ai encore une fois et égoïstement, mit ma vie en danger. Mêlés nos souvenirs ? Voyez-vous je l'ai déjà fait durant cet épisode, pour être précise, j'en ai redécouvert certains. Dont une seule image de votre cousin, Astre. Vous vous ressemblez tellement qu'en vous voyant... mon esprit s'est égaré.

Le silence se fit, plus pesant que jamais. Toujours tournée vers la lumière, la jeune femme laissa une larme rouler sur sa joue pâle. Elle se retourna légèrement pour observer les personnes qui la regardaient.

~ Cette blessure que j'ai, est une double malédiction. Faites par mon ami Dohko qui n'était plus lui-même, contrôlé par ce Pséma... et enfin par cet homme, la « Réponse ». L'Exilé, celui-qui-dort-puis-qui-s'éveille-au-chant-des-Corneilles. Le véritable « Maître des Corbeaux ». Par lui, un sacrifice, un choix, m'a été imposé. J'en suis ressortie plus forte et plus affaiblie à la fois. Si je vous raconte tout ça, c'est pour que vous preniez conscience que ce serait folie de m'aider. Je ne peux sciemment pas vous demander cela, vraiment... Je suis un danger pour tout le monde. Je m'excuse ...

Puis le lien mental se brisa net. Consciente de son erreur, la jeune femme s'inclina et, faisant volte-face, s'apprêta à sortir de la maisonnée. Non, décidément, il était trop dangereux pour eux qu'elle ne s'attarde. Tant pis pour les questions qui lui brûlaient les lèvres !  





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Menelaos


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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Dim 8 Déc - 1:33

La mine sérieuse, j'écoutais le chevalier d'or de la Vierge et son "Père". Reprenant le tabouret tombé sur le sol pour le relever, je la laissais avec mon oncle pendant quelques instants. Mon attention se portait en fait sur l'autre, celui qui se faisait appeler le "maitre des Corneilles"... Bran Ruz... bien des légendes de la cité d'Ys, cité secrète de la dame Amphitrite et cet être était là devant moi. Je savais pas comment réagir, tout en moi était imprégné de méfiance pour une raison inconnue. Mes yeux bleu acier ne cessaient de le fixer pour percer ce qu'il était réellement, mais le temps des questions viendraient lors de son retour au temple de Poséidon. Je détournais enfin le regard pour écouter les paroles de Mashia. Une blessure d'un autre chevalier d'or ? Pséma ? Décidément, bien des choses expliquaient sa présence ! Ces deux hommes, bélier noir et balance, avaient disparu étrangement lors de la fin de la guerre civile.

Enfin je reprenais mon verre de vin pour m'humecter les lèvres. Tout semblait si ordinaire, envolant cette couronne de plumes que Poséidon m'avait confié. Un peu mélancolique, ma raison se déguisait dans un visage grave, alors que je voulais fuir tout cela. Le feu de mon âme a moitié ivre, je voulais vivre au bord du vide pour tomber dans les désirs interdits. Mais je ne pouvais pas. J'étais un chef, un homme valsant dans des règles de l'étiquette, dans des conflits qu'il ne voudrait pas. Peu à peu, je retrouvais contenance alors que la jeune princesse terminait son propos. Elle voulait combattre seule ? L'ambition la dévorait pour faire ce chemin toute seule ? Rien ne se faisait seul ! C'est l'ensemble des amitiés et rencontres qui permettaient de donner un intérêt a la vie. On n'affronte pas ses douleurs seul !

" Astre ne vous a donc rien appris... "

Sans le vouloir, cette phrase était sortie de mes lèvres. Bah c'était dit ! Je la regardais alors intensément pour tenter de la comprendre mais rien de plus ne vint.

" C'est pénible d'entendre que l'on peut régler ce genre de problème seul... vous avez besoin d'aide, de combattre ces deux cosmos qui vous font mal... et cette chose que vous appelez "Réponse" ne doit pas vous faire perdre la raison ! Le sang devra encore couler ? Pourquoi ? Pour avoir vos réponses ? Ce que je propose est certes dangereux mais je suis adulte et j'ai bien reçu un entrainement plus dangereux que cela sur l'ile de Llyr ! "

Pour la première fois, je laissais cette part de Majesté que je n'osais jamais utilisé me guider. Un sourire aux lèvres, je l'invitais a s'asseoir alors que le Père de Astre semblait abonder dans mon sens. Elle devait arrêter de penser qu'elle était seule, sa lutte intérieure, sa volonté de protéger les gens était compréhensible... mais pas au prix de sa propre vie ! Je me levais alors et allait chuchoter quelques mots avec le vieux. Il me remit alors une clé en orichalque de très belle facture. Personne ne savait a part eux ce que cela était, mais le temps était venu !

Voici la clé de Gradlon... la bas nous serons en sécurité ! Alors pas de gaminerie désormais, prête ?

la cité d'Ys approchait !
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Mashia


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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    Dim 8 Déc - 13:46




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Hasu



Ellias




 
Sa main, prête à se saisir de la poignée de la porte, se figea. « Astre ne vous a donc rien appris ? » son bras retomba d'un seul coup face à cette brusque question. Troublée, la jeune femme tourna son visage à demi dissimulé par l'ombre, vers le Prêtre de Poséidon qui la regardait aussi de ses yeux bleus. Si froids, aussi tranchants que le fil de sa propre lame. Menelaos en cet instant, représentait dans toute sa majesté, le Dieu des Océans. L'aura de ce dernier, peut-être libérée malgré lui, écrasa les frêles épaules de la demoiselle, laissée toute pantoise. Le souffle court, l'expression douce et sérieuse de son visage ne laissait rien transparaître de son trouble. Bien au contraire, d'instinct, elle commença à lutter contre cet assaut inconscient. L'espace de quelques secondes, le turquoise de ses yeux vira au carmin, finalement, après avoir écouté attentivement, la jeune femme eut un petit soupir. Replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, elle revint sur ses pas sous le regard bienveillant du père d'Astre et de la grand-mère aux yeux rieurs.

Sans crier gare, quand la demoiselle passa à côté du Prêtre, elle lui octroya une petite pichenette sur son front, puis un sourire radieux.

~°  Je ne suis plus une enfant vous savez … et je sais que vous n'en n'êtes plus un non plus, mais...  cette phrase mentale s'arrêta nette quand son regard tomba sur la clef d'orichalque. ~°- La Clef d'Ys ! C'est la Clef d'Ys, c'est ta chance, saisit-en !

Cette voix dans sa tête, insistante, la fit grand mal, comme si, quelqu'un venait de percer la barrière érigée autour de son esprit avec un unique boulet de canon. Le danger était tout proche, presque palpable désormais ! Les pensées de la jeune japonaise se bousculèrent à une vitesse vertigineuse. Luttant contre ce démon qu'elle repoussa d'un élan invisible, elle eut tout juste le temps d'essayer de prévenir Menelaos d'un regard quand, derrière eux, la porte vola en éclats. La silhouette d'un homme grand se détacha du contre-jour, des ténèbres surgit une personne bien connue de Mashia. Le reconnaissant, elle se porta au devant des personnes l'ayant accueillit avec tant de gentillesse. Ses bras formaient une croix et, d'un seul coup, une barrière aqueuse se dressa entre eux. Il y eut un petit rire moqueur quand l'inconnu s'approcha pour toucher du bouts de ses doigts, le mur d'eau. Son visage visible, on pouvait voir de lui, un faciès sévère mais aux traits fins. Il était beau, cependant il dégageait une puissance bien supérieure à celle du Prêtre et de la Vierge, et bien plus froide aussi.

Ses iris mordorées étaient comme celles des serpents, et ses longs cheveux couleur cendre, rassemblés en une natte, dansaient au rythme des fluctuations de son cosmos qui s'éveillait. Les pans de sa robe et de sa cape sombre aussi, oscillaient.

~° Non !

Gronda la jeune Mokushi en levant une main vers l'intrus. Des traits lumineux volèrent jusque lui, effrayant les bêtes présentes et faisant s'esquisser, un autre sourire à l'homme en noir. Régnait une cacophonie de tous les diables, alors, prenant la résolution d'être prit en chasse, Mashia se saisit du poignet du Prêtre et se téléporta au dehors. En agissant ainsi, elle était sûre que le père d'Astre et la vieille dame étaient en sécurité.

~° Ayez confiance en moi Menelaos ! Fit sa voix plus puissante que jamais dans l'esprit du jeune rouquin.

L'Inugami se matérialisa devant eux à la demande de sa maîtresse et, allié aux pouvoirs d'Hiro, changea de forme pour prendre celle d'un loup gigantesque, blanc et rouge aux énormes crocs saillant de sa gueule. L'animal se baissa pour leur permettre de monter. Une fois sur son dos d'un bond souple, Mashia aida Menelaos à s'y hisser.

~° Elias de de Kelliwic'h dit « Le Fourbe », peut-être le connaissez-vous... ce que je peux vous dire, c'est qu'il est allié à la « Réponse » ! Nous devons fuir... Je... je suis prête Menelaos. - quand un éclair déchira l'air et l'espace devant eux, preuve indéniable que le druide noir les poursuivait, la jeune femme tourna sa tête vers le Prêtre. Ses prunelles rouges sang faisaient froid dans le dos... ces iris fendus comme celles des félins... elle montrait un tout autre visage. Plus sauvage. - Accrochez-vous !

Sur ce conseil, la bête banda ses muscles à l'extrême et parti plus vite que la foudre. Penchée sur sa monture, la jeune femme souriait. Cette sensation d'ivresse la faisait largement sourire. La princesse se transformait en un démon écarlate.





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MessageSujet: Re: [1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)    

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[1755] Deux danses dans les brumes du Fjord (entrainement avec Mashia)

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