RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]

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Aiakos


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MessageSujet: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Dim 22 Sep - 21:01

Celui qui cherche un ami sans défaut reste sans ami! [ Pv: Gilles de Rais ]

En prononçant ces derniers mots, son regard s’était porté sur la reine des enfers qui gisait paisiblement adossée contre le tronc d’arbre. Un regard bienveillant qui ne trompait personne et encore moins l’adversaire qui lui faisait face. Malgré tous les reproches et les défauts que l’on pouvait lui prêter, l’une de ses principales qualités en revanche était de respecter ses engagements jusqu’au bout,  sans montrer le moindre signe de faiblesse. En tant que gardien des saisons ils lui devaient bien ça, à défaut de pouvoir lui offrir une sépulture décente sur l’instant, au moins pouvaient-ils se donner corps et âmes dans ce qu’ils savaient le mieux faire, combattre! Il est certain, qu’elle n’aurait pas approuvé un tel duel, ne tolérant aucun combat inutile et d’autant plus entre ses gardiens, mais en cet instant plus qu’un duel pour son honneur, il était aussi de son devoir de punir cet être perdu dans les méandres d’une folie vindicative.

Son rôle de juge lui imposait de nombreuses responsabilités et parmi celles-ci, la protection du royaume infernal était sans doute la plus importante qu’on lui ait déléguée. La haine que Gilles vouait à l’encontre des spectres depuis leur rencontre ne laissait plainer aucun doute sur ses intentions, il ne souhaitait qu’une seule chose, les exterminer pour la mort de leur reine. Bien que l’intention était plus que louable, les moyens pour laver sa mort n’étaient de toute évidence pas les bons. Réduire à néant l’ensemble de l’armée infernale ne la ramènerait pas pour autant et quand bien même il y parviendrait, la mort d’une seule personne justifiait-elle la mort de plusieurs autres? D’autant plus, quand on sait que la mort de l’hôte d’un Dieu ne signifiait pas la mort de ce dernier, c’était juste un cycle perpétuel de réincarnation. Pour Aiakos, la réponse était évidente, bien que la mort de cette dernière ne le laissait pas indifférent et ce beaucoup plus qu’il ne voulait l’admettre, il ne comptait pas rester là les bras croisés.

Pourtant, si au départ Gilles semblait plus déterminé que jamais, la destruction de la copie du livre de Sang,  eu l’effet d’une douche froide. Depuis, qu’il l’avait vu brûler sans pouvoir l’en empêcher, ce dernier s’était mue dans un silence pour le moins morbide. Pas un bruit, pas un râle, pas un son, ni mouvement ne parvenait de lui, comme si sous cette effrayante armure d’ébène, il venait de perdre la vie à l’instant même où son seul espoir de la ramener à la vie s’était éteint. Si seulement il savait, ce stratagème semblait avoir fonctionné et ce pour son plus grand plaisir, le torturer était devenu un passe-temps qu’il ne voudrait remplacer par aucun autre. Pourtant et c’est difficile à dire, mais il le considérait, enfin celui qui fut jadis Faust, comme un partenaire, un compagnon, alors que de son côté Aiakos tirait profit de ce lien qu’ils avaient tissé, plus qu’il n’en jouissait réellement. Mais qu’à cela ne tienne, si d’aventure leur relation venait à évoluer, aucun doute que Faust y serait pour beaucoup.

Très vite, la tension se fit de plus en plus palpable, les secondes qui s’écoulaient durant lesquelles ni l’un ni l’autre ne fit le moindre geste ne présageait rien de bon. Ils avaient échangé pas mal de coups, pourtant en cet instant, ils semblaient encore se jauger, comme si les estocades qu’ils avaient portés n’étaient qu’un avant-goût. Leurs cosmos dansaient autour d’eux, quand l’un intensifiait son énergie, son adversaire lui répondait immédiatement en dégageant une quantité supérieure. La lutte était de toute évidence pour le moment psychologique, qui du juge et du bourreau céderait le premier? Les animaux qui étaient encore présents, en l’occurrence des corbeaux, s’envolèrent aussitôt, comme s’ils venaient de comprendre qu’il ne valait mieux pas se trouver dans les parages dans les minutes qui allaient suivre. Puis dans une énième bravade,  c’est le juge qui impatient d’en découdre et à défaut de voir son adversaire se décider, entreprit de porter les premiers coups de ce qui allait être un combat entre deux titans.

Si au départ les précédents coups qu’ils s’étaient portés semblaient puissants et emplis de détermination, ils firent pâle figure à côté de ceux que le juge occasionna à l’encontre de Gilles. En effet, avec une vélocité pour la moins ahurissante, il venait de parcourir les quelques mètres  qui les séparaient, avant de lui balancer tour à tour de nombreux coups de genoux et de poings. Pour un non initié, la seule vision qu’il lui était permis d’apercevoir c’était ce qui semblait être une silhouette qui se mouvait à une vitesse folle. Pour ce qui est du spectre ce n’était guère mieux, enveloppé de flammes autour de son Surplis, le juge faisait pleuvoir les coups avec une telle dextérité que son adversaire ne put que les encaisser sans pouvoir se défendre. Ce qui ne semblait être que de simples estocades, étaient en réalité bien plus, chaque coup de poing au contact de l’armure dégageait une pression gigantesque qui arrivait à l’entamer. Le combat débutait bien mal pour Gilles et malheureusement pour lui, ce n’était que le début!

Entre deux chocs, Aiakos intensifia subitement son énergie, avant d’apposer sa main sur le plexus de son adversaire et d’entonner le nom de sa technique:

« Garuda Flap! »

Sur ces simples mots, naquit dans la paume de sa main un X de couleur pourpre qui au contact de l’armure, la fissura avant de l’élever dans les airs. Emporté par cette puissante vague d’énergie,  il venait encore une fois de subir la puissance de cette technique, impossible à parer et à contenir. Se débattre ne servait tout bonnement à rien, Gilles ne l’avait pas encore compris, mais une fois écrasé sur le sol peut-être  le comprendrait-il. Le bruit strident de l’armure qui se fracassa sur le sol dans un impact pour le moins impressionnant, formant au passage un gigantesque X, fit sourire le juge. La puissance qui venait de lui échoir le rendait tout simplement ivre de joie, décidément il n’était pas plus heureux que sur un champ de bataille. Fixant l’endroit où son adversaire devait vraisemblablement ressortir d’ici quelques secondes, il gratifia son auditoire, en l’occurrence son seul adversaire, d’un puissant rire qui avait de quoi de vous glacer le sang.

« Je viens de te démontrer qu'un fossé subsiste entre nous! La preuve, tu es au sol comme un vulgaire déchet, ton si précieux livre a disparu, il ne te reste plus rien! Que vas-tu faire? Je suis curieux de le voir! »

Ces dernières paroles devaient peser bien lourd dans la tête du bourreau. Si une once de raison subsistait au fond de lui, aucun doute qu’elles feraient offices de détonateur, elles ne feraient que l’énerver encore plus. Au lieu d’essayer d’apaiser sa fureur, au contraire il tentait de l’attiser, quels sombres projets avait-il en tête ? La réponse était pourtant simple, aucun, il jouait! Ce combat, cette situation, tout n’était pour lui qu’un simple jeu, à l’instar d’une partie d’échecs, il déplaçait ses pions en quête de remporter la partie. En guise de premier tour, il venait de semer une graine dans l’esprit troublé de son adversaire, le deuxième round réservait de nombreuses surprises, mais pour les connaitre, fallait-il que Gilles s’en relève!

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Aenor


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Lun 23 Sep - 21:52



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Le retour de

Barbe-Bleue




 
Contemples l’abîme, elle te regarde aussi. Plonges dans ce monde de noirceur, laisses toi happer par lui, de toute façon as-tu seulement le choix ? À toi, pauvre hère que l'on malmène ? Tu n'es qu'un simple pantin entre leurs mains, mais moi je sais à quel point ton passé a pu être radieux. Tu as été un homme glorieux, apprécié, adulé, un brillant maréchal, un homme doux et attentionné. Jusqu'au jour où ta tendre Pucelle a été précipitée dans l'Oubli. Les siècles ont passé sans que ces souvenirs ne s'estompent : chaque jour passé n'a fait que renforcer tes désirs, ta folie, tes douleurs. Je te plains pauvre âme et je te comprends car tu me ressembles un peu. Tu souhaites la renaissance, tu te précipites tête baissée sans réfléchir dans l'unique but d'effleurer la Vie. Pourtant, tu es mort ! N'est-ce pas paradoxal mon élu ? Ô mais comme mon frère l'Automne, lui et moi, toi comme lui, sommes pleins de paradoxes. Je t'ai accepté à mes côtés car j'ai vu en toi de grandes choses, comme ta force de conviction inébranlable. M'entends-tu seulement Gilles de Rais ? M'entends-tu seulement Barbe-Bleue ?

Figé à l'instar d'une statue de sel, le Seigneur de Rais ne répondit pas. Ne cilla pas, ni même ne répondit face aux railleries de son homologue. Lance plantée en terre, le Chevalier d’Ébène s'y retenait avec la force du désespoir. Le livre de Sang était la seule chose dont il avait encore besoin pour parfaire son magnifique plan : celui de ramener à la vie, la douce Perséphone. Non, c'était faux, car au fond de lui, il savait pertinemment qu'il ferait revenir son hôte. Seulement, il espérait. Il concevrait l'espoir de précipiter le retour de la Dame des Saisons. Ce qu'il ne savait pas encore, c'était que cela connoterait une fois encore, un pénible sacrifice. Mais qu'importe, oui qu'importe ! Maintenant que tout était réduit à néant, à l'état de poussière, qu'est-ce que ça pouvait bien faire ? Dégoûté, le géant se perdait dans les méandres de son esprit. Une voix, cette même voix résonna avec force dans sa tête, et enfin, il finit par comprendre.

Sous son heaume, l'ombre d'un sourire narquois naquit.

Les croassements des corbeaux lui rappela son précédent combat avec Serafim. L’aréopage noir se dispersa dans une certaine cacophonie : Gilles malgré le fait que son adversaire se soit élancé sur lui, ne fit aucuns gestes. Afin d'appréhender la force de son adversaire peut-être ? Oui et non, car le Juge ne lui laissa pas la moindre chance de parade. Ses coups étaient bien plus adroits que les siens, plus précis, plus vils. Face à tant de dextérité, il devait bien avouer que cette fois, l'issue du combat serait rapide. C'était sans compter la frénésie qui faisait bouillir son sang. Alors, son adversaire aussi redoutable soit-il, comprendrait à son tour de quelle trempe était fait l'ancien Maréchal. Son armure tient bon, encaissant en bonne partie, les assauts répétés d'Aiakos. Mais ce que le Juge avait montré, n'était qu'un avant-goût de ses pouvoirs. Là encore, il fut réduit à l'état de simple marionnette et fut balayé aussi facilement qu'un moucheron d'un revers de main.

Le Noir Chevalier s'écrasa face contre terre dans la poussière.

Effectivement, comme le faisait remarquer son adversaire, il n'était qu'un déchet. Un insecte ! Pourtant, pourtant ! L'homme qui était curieux de connaître sa réplique ne pourra pas être déçu car, ce ne fut pas un hurlement bestial qui s'échappa de sa gorge, non, mais un rire. Un rire tout ce qu'il y a de plus hystérique. Avec une lenteur calculée, le chevalier qui prit grand soin de conserver la tête basse, balança aux pieds de son Juge, son heaume complètement détruit. Il roula, roula jusqu'à lui. Ô cela aurait de quoi l'étonner et détourner l'espace de quelques secondes, son attention, peut-être ? Quoi qu'il en soit, quand Gilles releva son faciès, ce dernier était méconnaissable. Un teint légèrement grisâtre, des pupilles jaunes brillant d'une lueur sauvage et folle, il n'y avait plus de doutes possibles. Barbe-Bleue revenait céans.

« Il était une fois, un homme que l'on appelait Barbe-Bleue. Connu pour sa laideur et sa barbarie, on disait aussi qu'il prenait un plaisir certain à torturer les femmes qu'il aimait ou parfois, manger les enfants qu'il capturait. Il était une fois un homme que l''on appelait Barbe-Bleue, de lui, je n'ai pas conservé la barbe, mais ma monstruosité reste intacte ! »

Jusque là dissimulé dans ces bras refermés, l'être étrange libéra de son emprise, le petit corps d'une fillette toute apeurée. Son visage ressemblait à s'y méprendre à la petite Eilaine, à la gamine que son ami Faust avait par bonté, offert une peluche. L'enfant gardait par ailleurs, le jouet, s'accrochant à lui par la force du désespoir. Ses lèvres bleuies murmuraient quelque chose à l'intention du juge sans qu'il ne puisse en comprendre la portée. En faite, elle l'appelait à l'aide. Et le seigneur monstrueux continuait de se gausser, dardant son regard fou, sur cette petite poupée de porcelaine. Quand l'odieux personnage posa ses mains gigantesques sur ces frêles épaules, la fille blonde, minuscule, trembla et éclata en sanglot. Un index sur sa bouche pour lui intimer le silence, l'homme caressa cette douce chevelure blonde avant que sa main ne la pousse dans le dos, l'encourageant ainsi à être sauvée par son ennemi.

Ce sourire s'accentua tandis que la fillette courrait, les yeux pleins d'espoir, vers le Spectre du Garuda. Les bras tendus, ses pleurs ne tarissant pas, prête à être enfin sauvée, la gamine s'arrêta dans un hoquet de surprise.

La poitrine trouée d'une tentacule visqueuse et rougeâtre, l'enfant vomit du sang avant de tomber à genoux. Son petit corps secoué de spasmes, ses yeux se voilant, vitreux, elle contempla le ciel, puis le visage de son bourreau. Il continuait de lui sourire. Là, ramassant la gamine comme s'il s'agissait d'un vulgaire chiffon, le géant la porta devant ses yeux et, à l'aide de ses deux mains et de son cosmos, déchira le corps en deux dans une gerbe de sang et d'entrailles. Un concerto d'os brisé, de chairs déchiquetées. Dans cette douce mélodie, le Bourreau y ajouta des notes dégoûtantes, écœurantes. À l'instar des ogres issus des contes et légendes, il dévora l'enfant.

Le géant se releva, jetant les restes au loin et s'essuyant la bouche d'un revers de la main. Là dessus et sans crier gare il se rua sur Aiakos en même temps que les tentacules jaillirent hors du sol pour l'immobiliser. La manœuvre fut si rapidement exécutée que Gilles doutait que son adversaire puisse faire quelque chose à son tour.

« Pensais-tu me duper ? Je suis peut-être un fou, mais un fou intelligent comme l'a dit il y a quelque temps un ancien adversaire ayant eu l'honneur de m'affronter ! » Il commença à distribuer ses coups à mains nues, avide de faire couler le sang de l'impérieux personnage. « Rends moi le Livre de Sang. Rends moi mon ami Faust. Mon partenaire. »

Quelle drôle de demande ! Le Juge accéderait-il seulement à cette étrange requête ?

Yeux dans les yeux, les deux combattant se jugeaient. Les tentacules s'hérissèrent soudainement libérant une décharge électrique phénoménale : les deux silhouettes des deux hommes avalées dans cette intense et douloureuse lumière, seuls eux savaient à présent ce qu'il se passait.







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Aiakos


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Mar 24 Sep - 10:58

Son plan avait plutôt bien fonctionné jusqu’à présent. Il faut l’avouer, Gilles n’avait jamais été aussi près du gouffre que depuis que le juge s’était occupé de son cas. Joueur à l’instar de son compagnon qui sommeillait en lui, Aiakos venait de semer le trouble dans l’esprit pour le moins énigmatique de son adversaire. Il était curieux d’en connaitre le résultat et cela arriva bien plus vite qu’il ne l’aurait cru. En effet, dans un bruit de métal qui se disloque puis s’écrase contre le sol, le spectre du Garuda fut surpris de voir le heaume de son adversaire arriver jusqu’à lui, roulant jusqu’à ses pieds, tandis que de la pénombre un rire sardonique tentait de se frayer un chemin jusqu’au juge à présent méfiant. Cette mise en scène lui était pour le moment bien obscure, son adversaire s’amusant d’une situation qui n’avait pourtant rien de plaisante, qui plus est pour lui qui venait de subir de lourds dégâts.

Vraisemblablement, par son inestimable concours, Gilles venait de perdre pied et de trépasser pour de bon. Toute raison, toute logique laissaient à présent place à une folie qui n’en avait que le nom, le juge pensait en avoir saisi le sens, mais il était loin du compte. Si la frénésie qui l’avait caractérisé jusqu’à présent semblait intense, il n’en fut rien à côté de celle qui guidait dorénavant le bourreau. Sous ce casque de fer, ses traits eux-mêmes avaient changé, sa peau virant au gris, tandis que ses pupilles de couleur sang, étaient maintenant animées d’une lueur jaune, pour la moins bestiale. Le surnom que l’on prêtait au spectre prit dès lors tout son sens, il n’était pas le bourreau aux cent masques pour rien, une fois de plus il venait d’user de ses pouvoirs de métamorphose, pour arborer les traits d’un homme dont la renommée n’était plus à démontrer, connu dans les contes eux-mêmes, il était Barbe-bleue!

Le croque-mitaine en personne lui faisait à présent face. Loin de s’accommoder de ce changement, le juge resta impassible, stoïque, à la fois curieux et méfiant. Très vite, sa méfiance redoubla d’intensité quand son adversaire, fit apparaitre une petite fille dans ses bras, à l’instar du grand magicien qu’était Faust. Cette dernière en la regardant de plus près, avait une certaine ressemblance avec la fille de la prêtresse d’Avalon, celle qui fut toute heureuse de recevoir un présent de la part du spectre de Méphistophélès. Mais contrairement à Eilanne, la petite fille qui lui faisait face, n’arborait pas cette gaîté qui caractérisait la petite avalonienne. Non, elle pleurait à chaude larme, son visage apeuré trahissant sa beauté. Quelques bribes de mots semblaient lui être adressées, mais à vrai dire le juge n’en comprenait pas le sens. Barbe-bleue la terrorisait, c’était frappant et ça le fut d’autant plus, quand ce dernier lui intima de cesser ses jérémiades, avant de la pousser à se sauver pour qu’Aiakos la sorte de ses griffes.

Malheureusement, le juge se refusa à prononcer tout commentaire et à empêcher l’inévitable, il avait compris dès le départ ce qu’il se tramait… Dans le regard de l’enfant, une lueur d’espoir l’avait subitement gagné, persuadée qu’elle venait enfin de sauver sa peau, mais elle avait tort. Dans un bruit morbide, littéralement abject, un tentacule lui perfora le thorax quand elle se mit à courir dans la direction d’Aiakos, avant qu’elle ne s’écroule tel un pantin désarticulé. Quel odieux personnage il était, jouer de l’innocence d’un enfant pour se complaire dans sa terreur, il n’y avait qu’un fou, un détraqué pour agir ainsi. Toutefois, on était loin de s’imaginer à quel point, cet être pouvait être dangereux. Se saisissant de la jeune fille à présent morte, il n’en fit qu’une bouchée. Ce malade, la dévora avec un acharnement tout bonnement immonde, cassant, déchiquetant son corps tel un charognard… Il n’y a pas à dire, il était bien plus atteint qu’il ne l’aurait cru.

Pourtant, il ne fit rien, n’esquissa pas le moindre geste, non il se contenta de l’observer. Il n’éprouvait aucun dégoût pour lui, même s’il n’approuvait pas pour autant ces actes morbides, c’était plutôt de la curiosité, il voulait savoir jusqu’où il pouvait aller. Et pour le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’hésitait pas à utiliser les grands moyens pour parvenir à ses fins. Dans un bruit venu du sol qui l’interpella, le juge fut tout étonné de se voir saisir aux niveaux des pieds par les mêmes tentacules qui avaient tué la jeune fille. Des tentacules aux pointes acérées, qui raffermirent leur prise, l’empêchant de gesticuler. Plus il tentait de se débattre, plus elles le lacéraient, rendant toute tentative vouée à l’échec. Bloqué de toute part et ce même au niveau du coup, le juge se retrouvait pour la première dans une mauvaise passe. Ironie du sort quand on sait que c’était grâce à lui, si son adversaire était tel qu’il est, son penchant pour le jeu venait de se retourner contre lui et il en payait le prix fort.

Dès lors, profitant de l’apathie de son adversaire l’étoile terrestre se rua sur lui pour lui asséner bon nombre de coups. Dans cette situation, le juge ne pouvait aucunement se défendre, à la merci de son adversaire, il ne pouvait que subir sans rechigner, ses assauts répétés. Ce dernier tout en lui portant ses attaques, lui intima de lui rendre le livre de sang et plus surprenant encore de ramener Faust. Pourquoi lui demander cela et ce en plein combat? Cette étrange requête jeta le juge dans une profonde réflexion qui ne fut interrompue que par une soudaine montée d’énergie qui se matérialisa sous la forme d’électricité qui se répandait sur les tentacules. Attaché et au contact de ces dernières, le choc électrique qui lui parcourut le corps, lui décocha un puissant râle de douleur. Dans un halo de lumière, les deux hommes disparurent quelques instants, avant de réapparaitre, au même endroit et toujours dans la même posture.

Tête baissée, corps fumant suite aux décharges, le juge visiblement inconscient, ne bougeait plus. Cette situation dura quelques instants, avant qu’une subite explosion de cosmos ne jaillisse de ce dernier. Une colonne de cosmos qui s’éleva jusqu’aux cieux, accompagnée d’une bourrasque qui repoussa le bourreau de quelques mètres. Toutefois et contrairement à l’énergie cosmique habituelle, cette dernière s’était parée d’une couleur noire, voir grise par endroits. Dès lors, une matière pour la moins liquide de même couleur que ce cosmos naquit des entrailles de la terre, avant de s’attaquer aux tentacules. Les coupants avec une facilité déconcertante, le juge fut rapidement libéré de cette emprise néfaste qui ne l’avait pas laissé indifférent. Faciès toujours tourné vers le sol, son regard ne se porta sur Gilles sans doute surpris, qu’après quelques instants de flottement. Hormis ses pupilles qui s’étaient auréolés d’un cercle, rien n’avait vraiment changé chez lui, pourtant quand il s’adressa au bourreau, sa voix énonçait bel et bien le contraire:

« Décidemment Gilles tu n’y vas toujours pas de main morte! Je pensais qu’en souvenir de ce bon vieux temps, tu te montrerais plus clément à mon égard! »

Celui qui venait de prononcer ces quelques mots n’était autre que l’illustre Faust, qui par un concours de circonstances venait de refaire son apparition. À vrai dire et bien que cela ne fut aucunement perceptible, d’un commun accord s’il l’on peut qualifier cela comme tel, Aiakos et Faust avaient décidé de changer de place. Néanmoins, il ne faut pas s’y méprendre, si Aiakos avait accepté, c’est qu’il voyait de bon augure cette intervention pour la moins surprenante. Ce n’était une fois de plus qu’un pion jeté sur l’échiquier, un moyen de susciter une certaine émotion chez le spectre, de s’amuser du lien qui les unissait. Comment Gilles réagirait face à son ami, nul ne saurait le dire, mais le juge était intimement persuadé que cette situation l’amuserait au plus haut point. Il attendait à présent, encore engourdi sous l’effet du choc électrique, sourire aux coins des lèvres.
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Aenor


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Mar 24 Sep - 23:34



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

La Clémence ?




 
Finalement, les deux hommes réapparurent parmi les gravats de la Cathédrale, toujours dans la même posture, toujours à se faire face, toujours à se juger l'un l'autre tout prédateurs qu'ils étaient. Deux renards sournois et rusés qui, en fin de compte, s'amusaient bien l'un avec l'autre ! Situation cocasse ? pas pour d'autres qui verraient certainement cet affrontement d'un mauvais œil. Ils ne comprendraient pas toute la portée de leurs actions. De cette lutte débutant à peine ! Bien que la frénésie du Seigneur de Rais demeurait intacte, le sang maculant sa mâchoire, témoignage de sa folie, son regard en cet instant s'était radoucit. Une légère brise agita sa chevelure de jais tandis qu'au dessus de leurs têtes, les nuages gris étaient transpercés par un rayon de soleil. Tombant à la vertical, celui-ci illumina les visages des deux hommes. Gilles de Rais resta un long moment ainsi, semblant apprécier la chaleur qu'offrait les bras de l'astre solaire.

D'un geste théâtral, il inspira profondément, écarta ses bras largement comme pour enlacer le ciel. Un immense sourire fendit ses lippes et son rire tonitruant résonna encore au travers la noire forêt bordant l'édifice des Spectres. Étrange ! Car Gilles se sentait bien. Vraiment bien. Le fait que son adversaire se libère si aisément de son piège ne semblait pas lui poser plus de problèmes que ça, non, en fait il s'en contrefichait car il avait obtenu ce qu'il voulait. Revoir Faust. Barbe-Bleue laissa enfler ce silence, jusqu'à ce qu'il soit prêt à éclater. Son hilarité s'étant évaporée, il n'existait au sein de ce drôle de cocon qu'ils avaient tout deux tissé, qu'un chant muet.

« Ne désires-tu pas m'affronter depuis le début mon ami ? Ne désirais-tu pas connaître l'étendue de mes pouvoirs ? Je t'en fais le présent, mais considère ça comme une punition. Car n'est-ce pas par ta faute que mon merveilleux plan à échoué ? » Dans le timbre de sa voix, une once d'ironie et d'amertume. « Tu as voulut t'amuser à mes dépends, maintenant c'est à mon tour de jouer. »

Son enseignement, son honneur de chevalier ? Envolés ! Désormais ce n'était plus le droit Maréchal Gilles de Rais qui se tenait devant Faust. Non. Mais un ogre issue du Cauchemar. Si Gilles paraissait exciter la curiosité de son homologue, la réciproque l'était tout autant ! En effet, avide de voir toutes formes de puissances, l'homme aux prunelles d'ambre étudiait cet homme, cet ancien partenaire ayant eu l'audace de lui voler son bien dans un moment de faiblesse, et tout ceci pour quoi ? Pour accéder à une toute nouvelle source de savoir ! Ô Gilles de Rais en d'autres circonstances, aurait questionné Faust nouvellement promu Juge. Mais ce fut un doigt accusateur qu'il leva vers lui.

«Très bien, si tu ne veux pas rendre mon Livre, je n'ai pas d'autres choix. Pour ton plus grand bonheur j'en suis certain, je banni le mot « clémence » de mon vocabulaire. »

Là dessus, l'homme au teint cadavérique murmura quelques mots en latin. Plus il déblatérait cet étrange laïus, plus sa voix se faisait sépulcrale : son aura devint de plus en plus menaçante, acide, et le Spectre du Garuda devait dès lors se sentir affreusement mal. Bien sûr qu'il n'était pas dupe ! Depuis de nombreuses années, des siècles passés en la compagnie du Liber Sanguinis, il existait entre eux un lien inaliénable. Est-ce que Faust commençait à entrevoir les raisons de sa précédente demande ? Ah ah et bien, si ce n'était pas encore le cas, il allait voir ! Oui, il allait voir une marque de sang se dessiner sur le dos de sa main droite, il allait voir cette marque s'étendre, palpiter jusqu'à se frayer d'une manière fort douloureuse, un chemin sur son front. Écarlate, le sceau signifiait la déchéance prochaine de sa victime.

Ô oui, c'était la vengeance qui avait guidé Gilles de Rais. Il allait l'avoir, sa vendetta ! Il pourrait enfin lui rendre la monnaie de sa pièce, non pas à Aiakos, le Gardien de l'Automne, mais à Faust, oui ! Et le Juge ne pourrait rien faire contre ça, ou, tout du moins, le Bourreau serait fort aise de le voir souffrir à la place de lui.

« Rends le moi, sinon, je te promet qu'il te détruira de l'intérieur. Malgré qu'il soit en ta possession, je suis toujours son seul véritable Maître. Il m'obéit. Et tu vas connaître mille souffrances. »

Le Spectre au Cent Visages sauta dans les airs pour fondre sur son ennemi. Yeux écarquillés, il rendit coup sur coup avec une fougue inhumaine. Il ne savait réprimer un élan sadique, mais, au fond de lui, cela l'ennuyait profondément. Il était le Bourreau rendant la sentence, un exécuteur. Pas un Juge. Or pour une fois... c'était si bon de connaître sur la langue, le goût de la liberté, son ivresse.





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Aiakos


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Ven 27 Sep - 0:53

La soudaine apparition de l’ancien scientifique ne semblait pas avoir fait que des envieux. En effet, si de prime abord, Gilles de Rais semblait avoir apprécié ce retournement de situation, bien vite ce fut l’occasion de pouvoir reprocher à son ancien compagnon tout un tas d’évènements. Parmi le lot, celui qui lui revenait sans cesse à la figure, n’était autre que la mort de la princesse d’Avalon, à laquelle il avait malencontreusement participé. Depuis le départ, Faust ne s’était jamais vraiment considéré comme le véritable coupable, pour cause il n’avait été au sein de cette supercherie qu’un simple spectateur, qui lassé s’était permis une petite intervention. Mais de là à considérer que la faute lui revenait de pleins droits, c’était peut-être un peu exagéré! D’autant plus, quand on sait que son homologue qui lui faisait face n’était pas exempte de tout reproche. N’avait-il pas omis de lui faire part de son plan et ce alors qu’il le considérait comme un allié ?

Des deux, le spectre du Bourreau était sans doute celui qu’il fallait le plus blâmer. Son comportement à la limite du raisonnable, l’ayant, rappelons-le, mener à commettre des expériences pour les moins atroces sur des enfants innocents et ce dans un but discutable quand on sait que ce dernier d’une certaine manière disposait déjà de la vie éternelle. Avant de critiquer, mieux vaut balayer devant sa porte et en cet instant, malgré tous les maux que l’on pouvait mettre sur le dos de l’ancien alchimiste, Gilles n’était pas le mieux placé pour parler. Toutefois, comme il l’avait toujours fait, Faust écouta son partenaire, si l’on pouvait encore le qualifier comme tel, buvant la moindre de ses paroles, désireux de rattraper le temps perdu, durant lequel il était resté silencieux pour laisser place à une autre entité! Il ne lui en voulait pas particulièrement, la colère jouant un rôle prépondérant dans les propos qu’il venait de prononcer à son égard.  

Il se refusait à lui en vouloir, car d’une certaine manière c’était en partie grâce à son concours, qu’il était aujourd’hui capable de revêtir un surplis d’une telle prestance, d’une telle puissance, une promotion en somme aux avantages incommensurables. L’en remercier était sans doute la moindre des choses, après tout comme le disait l’adage: il faut rendre à César ce qui est à César! Mais avant même d’en avoir l’occasion, son adversaire remonté comme une pendule ne lui laissa pas le moindre instant de répit, lui intimant une fois de plus de lui rendre le livre qu’il lui avait dérobé. Dérober était un bien grand mot, mais toujours-est-il qu’il lui demandait de lui rendre avec une insistance peu commode. Après tout ce stratagème voué à l’anéantir, cette hypothèse était somme toute inconcevable, aussi bien pour le magicien et l’entité qui sommeillait en lui pour le moment. Il n’avait pas tout mis en œuvre, pour qu’en un instant, ce dernier ne vienne tout foutre en l’air, sur le fondement d’une amitié qui n’en avait que le nom, tellement leur relation était complexe. Il eut tôt fait de vouloir reprendre les reines, mais Faust l’en dissuada, souhaitant poursuivre la discussion un bref instant.

Mais là encore son adversaire ne semblait pas l’entendre de cette oreille. En effet, au détour de quelques bribes de phrases psalmodiées en latin, une vive douleur au niveau de sa main l’interpella, tandis qu’un étrange symbole commençait à se former sur cette dernière. Plus les secondes s’écoulaient et plus cette marque se faisait de plus en plus douloureuse, c’était comme si on l’écorchait vif. Cette sensation se fit d’autant plus persistante, quand elle se mit à parcourir l’ensemble de son corps en direction de ce qui semblait être son front. Tentant vainement d’endiguer le mal en serrant son bras tremblant, Faust fut dès lors sujet à des spasmes qui rendaient la situation d’autant plus pathétique. Il était peut-être un peu tard pour stopper la douleur, mais pour ce qui est de son avancée, un espoir subsistait. Ôtant son casque, qui laissa entrevoir sa chevelure peu commune et son tatouage, il intensifia son cosmos afin de le faire réagir. Le seul moyen pour endiguer le mal, était de lui opposer une énergie bien supérieure, énergie contenue dans ce sceau qui ornait son visage et qui se mit à rayonner en réponse à son cosmos.

Dès lors, la marque de sang qui l’avait jusqu’alors contraint à une certaine docilité, disparue aussi rapidement qu’elle était apparue. Une faille dans laquelle Gilles en profita pour y s’engouffrer, désireux de lui asséner de nombreux coups à l’instar de ceux qu’il lui avait auparavant portés. Cependant, si la première fois cela avait fonctionné, on ne pouvait en dire la même chose cette-fois-ci. Faust lui opposa une farouche résistance, parant les moindres passes d’armes de son adversaire, il imposait sa cadence, un rythme que son adversaire aurait tôt fait de ne plus supporter tellement sa vitesse ne cessait de croitre aux fils des secondes. Bientôt, après quelques combos parfaitement exécutés, le spectre du Garuda se décida à porter à son tour des coups physiques et ce avec une frénésie incroyable. Sa vitesse, sa puissance, son élégance ne donnaient à cette scène que plus de consistance, d’ampleur,  à la bévue à laquelle fut confronté le spectre du bourreau. Il pensait avoir pris le pas sur son adversaire, c’était sans compter sur ce dernier, qui visiblement n’avait pas dit son dernier mot.

D’un simple coup, il propulsa son adversaire quelques bons mètres plus loin, avant de souffler un bref instant où il en profita pour s’adresser à lui:

« Tu vois Gilles, après tout ce temps que nous avons partagé ensemble, tu n’as toujours pas compris! Qu’importe la souffrance si au final j’obtiens ce que je désire! On ne peut rien avoir si on ne sacrifie rien en retour! Tu devrais pourtant le savoir depuis l’incident survenu en France… »

Le ton employé fut beaucoup plus sérieux et réprobateur qu’il ne l’avait été auparavant. Lui aussi pouvait faire preuve de sérieux quand il le souhaitait. Il n’était pas simplement qu’un clown, mais un homme de science capable de remontrances fondées et l’épisode du château en était le meilleur exemple: Il souhaitait obtenir la pierre philosophale, Aalanna en était morte. De son côté, il désirait le savoir absolu, il se retrouvait à présent confronté à devoir partager son corps. Autant de situations qui ne faisaient qu’appuyer ses propos et qui menaient tous vers la même constatation: le monde fut régi et sera toujours régi par le principe d’échange équivalent! Gilles n’avait tout simplement pas assimilé ce concept, il pensait pouvoir jouer avec les lois de mère nature sans en subir les conséquences, il s’était trompé! Il était important de le lui rappeler, ce que le juge fit sans attendre, en concentrant une impressionnante énergie cosmique.

Tout à coup, l’air se raréfia, les quelques rayons qui dardaient le ciel furent supplantés par une épaisse zone d’ombre, accompagnée d’un  bruit énigmatique,  provoqué par les joyaux situés sur le heaume du spectre lorsqu’ils se mirent à scintiller avec vigueur. Un univers de ténèbres qui enveloppa les deux protagonistes pour les couper du reste du monde. Puis, surgirent de nulle part pour se placer dans le dos du Garuda, trois immenses pupilles fermées. L’énergie qu’ils dégageaient ne présageait rien de bon, ce qui fut d’autant plus vrai quand dans une explosion de cosmos où le juge opéra quelques mouvements,  ils s’ouvrirent de concert pour aveugler Gilles.

« Alors, quel effet cela fait de se recevoir mon Galactica death spring? »

L’intonation de sa voix venait de changer, tout comme ses pupilles qui n’étaient plus entourées des cercles qu’ils avaient arborés jusqu’à présent. Cela ne pouvait signifier qu’une seule chose, Aiakos était de retour. Les réjouissances n’avaient duré qu’un bref instant, suffisamment pour comprendre ou du moins observer le lien qui unissait son partenaire et cet homme mystérieux. Contraint d’y renoncer bien trop vite à son goût, en raison de son grade qui lui incombait de nombreuses responsabilités, il se retrouvait donc en beau milieu de ce combat, qui venait une fois plus de tourner en sa faveur. Un brasier infernal devait sans doute se propager en ce moment même dans tout l’organisme de sa victime, tandis qu’à travers son incapacité à se mouvoir c’était tout son système nerveux qui devait être endommagé. À l’instar de sa précédente attaque, il se contenta de regarder le bourreau se consumer de l’intérieur tout en arborant un petit sourire.
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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Ven 27 Sep - 22:06



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Héautontimorouménos




 
Peut-être que le Spectre du Bourreau était allé trop loin dans ses accusations. Sans doute aurait-il mieux fait de ne pas se laisser happer par la sourde colère qui l'animait. Mais en définitive, il se savait le principal coupable de l'ensemble de ses maux. Quand, à force que le Destin ne cessait de lui jouer de vilains tours, pourquoi Gilles n'en avait-il pas tiré quelques leçons ? Son intelligence et sa naïveté de croire en ses amis étaient en partie la cause de sa déchéance. L'homme n'apprenait jamais de ses erreurs, ne faisant que les répéter inlassablement. Et le Maréchal de France, du haut de ses 360 ans, ne faisait pas figure d'exception, même aujourd'hui. Oui, Gilles de Rais restait un homme. Un pantin dans les mains d'un odieux et fourbe démiurge. Dieu. Croyait-il ? Croyait-il encore en cette entité salutaire, unique et prônant de belles illusions en définitive ? Non, bien sûr que non et ce, depuis qu'il avait contemplé la mort de sa Jeanne sur le bûcher. Encore de nos jours, l'homme-bourreau se demandait pourquoi il n'était pas intervenu en la faveur de sa plus fervente croyante ? Jeanne représentait après tout, le fer de sa Lance.

Il ne comprenait pas. Beaucoup de choses lui échappaient depuis. Il s'était laissé tomber dans le néant, devenant un être abominable, exempt de toute raison, aveuglé même par un seul et unique but : faire revenir la Pucelle d'Orléans.

Gilles avait parfaitement échoué. Maintenant qu'il se retournait contre ses pairs, certain d'avoir tout perdu, qu'est-ce qu'il pouvait bien faire à part donner un ultime assaut, pour un dernier espoir bien mince ? Le livre de Sang, il lui fallait reprendre l'ouvrage quoi qu'il lui en coûte.

Si ses actions paraissaient folles et égocentriques, lui avait sa propre vision des choses. Les Spectres n'avaient pas été sa salvation, bien au contraire. Exceptés Faust avec qui il avait put tisser quelques liens « amicaux », les autres représentaient à ses yeux une masse grouillante de flétrissure, avides de sang et de vengeance. Dénués de vivacité d'esprit, pleins d'orgueil ils ne méritaient pas qu'il s'intéresse à eux. Comme Hadès d'ailleurs, à qui il vouait un dédain certain. Non, sa foi, sa loyauté n'allait qu'à Perséphone, la douce et glorieuse Coré qui, dans sa mansuétude, l'avait sauvé lui des mâchoires de l'Enfer. Sans doute avait-elle vu en lui des qualités indéniables, mais à présent qu'elle s'en était allée, que devait faire Gilles ? À qui devait aller son allégeance sinon aux deux Dames de son cœur ?

Toutes deux disparues.

En voyant son homologue se débarrasser de son majestueux heaume, il eut la surprise de découvrir un autre visage, un nouveau regard. Aussitôt le Seigneur de Rais envia ce visage galbe, pareille à une sculpture de marbre blanc, ces yeux vifs et étranges. Cette nouvelle force qui se déployait tout autour de lui. Si Faust dans le passé le voyait comme un rival, cela n'avait jamais été le cas pour Gilles jusqu'à cet instant. Pourtant, il ne s'était pas laissé absorber dans cette contemplation et avait préféré monter au contact. Ses coups encore une fois parés avec une aisance déconcertante, eut tôt fait de l'agacer. Ses forces, il le savait, s'amoindrissaient de minute en minute et, sans son précieux artefact, il se savait inévitablement perdant. Déjà il puisait dans ses réserves pour ne pas s'écrouler après qu'Aiakos – ayant déjà refait surface – l'ai balayé d'un revers de main comme un vulgaire moucheron un peu trop zélé.

Il soufflait, soufflait et souffrait, constatant avec horreur que son armure noire tombaient en miettes. Il arracha lui-même la dernière plaque de son plastron pour la faire choir au sol dans un bruit sourd. Que faire ?

« Je t'ai peut-être sous-estimé Faust. » commença t-il alors que l'attaque le touchait de plein fouet, lui faisant courber l'échine. « Mais je ne pensais pas que tu oserais participer à mes plans. Seulement... connaissait-tu mes desseins ? À ton avis, …. qu'est-ce … que... je... cherchais à faire ? »

Dans son esprit embrumé, ces questions restaient des zones d'ombres qu'il désirait lever. Quelque chose lui échappait, aussi il aurait aimé connaître sa réponse. Sa respiration, douloureuse, sifflante, s'accéléra, de même que son cœur qui reprit sa course. Chose étonnante alors qu'il n'était qu'une coquille vide, mort depuis longtemps. La force de Néo se manifestait : la végétation l'entourait peu à peu, le soustrayant aux effets les plus néfastes de l'attaque. Sans ciller donc, il contempla les pupilles s'ouvrirent dans ce monde de noirceur que son adversaire avait créé.

« Très impressionnant, mais pas autant que tu le pensais, Faust. » fit-il dans un sourire sardonique, faisant exprès de l'appeler par son ancien nom. « Il me reste suffisamment de puissance pour te malmener. Mais désormais tu connais mon objectif : et je ne cesserais de te harceler pour le récupérer. »

Ses muscles encore tout endoloris protestèrent quand le Bourreau commença à arracher les plantes protectrices qui le recouvrait. Dans un hurlement de douleur, il se débarrassa des derniers liens pour finalement chanceler. Il avait mal, il souffrait le martyr, cependant rien ne l'arrêterait. Pas même la dégénérescence dont il était victime. Ainsi Gilles releva vers Aiakos un visage hideux, tordu par la haine et la douleur. Ses yeux globuleux le dévisagèrent, injectés de sang. Il redevenait peu à peu, le monstre qu'il était. Sans sa précieuse Perséphone, sa bénédiction s'envolait à mesure que le pouvoir du Printemps s'affaiblissait. Dans un geste visiblement désemparé, le malheureux Spectre porta ses mains à son faciès difforme pour le griffer de ses doigts crochus. Il hurla sa frustration et se jeta sur Aiakos avec toute la force du désespoir. Il fit appelle à son cosmos, à ses poings, à sa hargne. À sa folie.

« Penses-tu avoir eu raison de ma volonté ? Moi ? l'Héautontimorouménos ? Le Bourreau de soi-même ? Pauvre fou ! » sur ces mots, la marque de sang tantôt apposée se révéla de nouveau sur le front du Garuda. « Je ne veux pas de nouveau échouer. »

Un chant funeste les entoura tandis que les ombres s’amoncelèrent à l'instar des nuages. Il n'y aurait plus de place pour le soleil. Un à un, des enfants apparurent, chacun mêlant sa voix à celui d'un autre. Toujours plus nombreux. Une atmosphère froide et glauque s'installait progressivement. Car, au milieu des petits chanteurs, se tenait un Barbe-Bleue à son apogée. Ce dernier se tenait là, tête penchée sur le côté, le regard dans le vide, entouré d'enfants qui, un par un, tombaient face contre terre, tout ensanglantés. Il était le Seigneur de l'épouvante. Le dévoreur d'âmes innocentes. Des tentacules végétales surgirent de terre, innombrables, défigurant la face de la Terre. Elles assaillirent Aiakos, l'écorchant, l'éprouvant, s'enroulant autour de ses membres. Gilles quant à lui, se laissait porter par elles...

… et son rire ne cessa de résonner tandis que son attaque faisait son office...








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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Sam 28 Sep - 14:43

Souriant avec intensité, Aiakos toisait son adversaire de toute sa hauteur, tandis que ce dernier luttait inlassablement avec le mal qui le rongeait de l’intérieur. La technique qu’il avait employée était tout simplement dévastatrice, un mélange à la fois de douleur physique et mentale qui ne devait pas le laisser indifférent. Pourtant, les supplications dont il fut l’auteur se stoppèrent bien vite, au plus grand damne du juge. Sous le joug de l’orbe du printemps dont il en était le gardien, Gilles cessa toute lamentation, retrouvant peu à peu toute la vigueur qui l’avait caractérisé jusqu’à présent. D’épaisses ronces épineuses, vinrent l’enlacer pour dissiper le feu qui le dévorait de l’intérieur. C’était bien la première fois qu’un adversaire réussissait à se défaire de cette emprise psychique, ce qui eut tôt fait d’attiser encore plus son attention. Le combat perdurait, mais rien ne semblait départager les deux combattants, plus les secondes s’égrainaient et plus l’issu du combat devenait indécis!

Ils avaient beau se défaire tour à tour de leurs plus puissantes techniques, en revanche leur état physique ne trompait personne. Certes, l’aube de l’automne réussissait à penser les quelques maux dont il fut l’objet, mais rien d’important à côté des assauts dévastateurs de son homologue. Ce corps dont il s’était emparé il y a peu, montrait déjà ses limites, son envie était omniprésente, mais malgré toute sa puissance, il devait se plier à ce dernier. Il en était de même pour le bourreau qui semblait lui aussi avoir du mal à ne serait-ce que bouger, inconsciemment ils le savaient tous deux, le combat venait de prendre une tout autre tournure, cet élément fatidique à présent en jeu, le temps était compté. Gilles l’avait sans doute plus compris qu’Aiakos, tant et si bien qu’au détour de la technique de son adversaire, ce dernier se décida de nouveau à lancer les hostilités. Arrachant les lianes qui l’avait recouvert afin de le préserver du Gallactica death spring, un étrange phénomène se produisit dès lors, le métabolisme visiblement en fusion de Gilles opérant une transformation pour la moins effrayante.

Son visage gagné par la folie, se métamorphosa peu à peu pour laisser place au Gilles de Rais, le vrai, celui que Faust avait connu Jadis. Corps longiligne quoique vouté par endroits, de son imposant hauteur, ce Gilles aux traits cadavériques toisait le juge sans broncher. Les yeux révulsés, injectés de sang, il porta ses doigts crochus sur son faciès de démon, avant de le scarifier, tel un fou. Il n’avait jamais été aussi affreux qu’en cet instant, pourtant c’était sous ces traits, que l’ancien savant l’avait rencontré et avait tissé ce lien si spécial. Loin d’être porté sur le physique pour le moins disgracieux de son homologue, le juge attendait, impassible, nullement accommodé par cet être aux divers visages. Non au contraire se penchant pour le « déguisement » l’intéressait au plus haut point et il entendait bien attiser sa curiosité en poursuivant ce combat de titans. Un cri inhumain de cet être vint toutefois interrompre cette transformation, avec laquelle il comptait bien se servir pour abuser de son homologue.

Dans un élan pour le moins épique, Gilles se rua dès lors sur le Garuda, tentant éperdument de lui causer quelques dégâts. Malheureusement pour ce dernier, ne l’avait-il pas compris, cette tentative était vouée à l’échec, le juge parant ses coups avec une dextérité à vous en faire pâlir de jalousie. L’écart de niveaux entre les deux protagonistes dans cet art, fut d’autant plus criant, que le juge ne faisait qu’accompagner les gestes de son adversaire. Avec des mouvements fluides et précis, contrairement à Gilles qui faisait preuve d’acharnement, il était en mesure de le mettre en déroute. Nullement essoufflé après un tel échange, ce dernier se contenta de reculer après une énième parade  afin de prendre ses distances avec Gilles. Cela devait être frustrant pour lui de voir tour à tour ses coups stoppés un à un, sans qu’une once de difficulté ne se dégage du juge. Cependant, loin d’être accablé par ses cuisants échecs, le bourreau aux cent masques ne comptait pas en rester là.

Subitement la marque qui l’avait mis à mal apparut de nouveau sur sa main, avant de tenter une nouvelle fois de se frayer un chemin sur son corps. Pris au dépourvu, Aiakos n’eut pas la moindre chance de s’en sortir, son corps se crispa, l’empêchant momentanément de bouger. Un profond rictus de haine se révéla sur son visage, tandis qu’il tentait éperdument d’échapper aux maux dont il était l’objet. Son regard se porta bien vite sur son adversaire, mais là aussi il était trop tard, une douleur immense le fit courber l’échine, tout en lui soutirant un léger râle supplétif. Le concours de son sceau ne lui serait d’aucun recours, le mal était fait, il ne lui restait à présent qu’à subir le courroux d’un Gilles sans doute désireux de le mettre encore plus à mal. C’était tout de même surprenant que ce dernier arrive aussi facilement à lui donner du fil à retordre, son rang trahissait sa véritable puissante, qui plus est une force au combien dévastatrice et perfide.

« Crois-moi que si tu viens à me libérer je vais te faire payer cet affront! »

Cette menace n’en avait que le nom, tant en cet instant le juge n’était pas en mesure de la ramener. Elle dénotait sans doute une grande frustration liée à son incapacité à pouvoir se défaire du sort jeté par le nécromancien. Elle le fut d’autant plus, quand un chant, orchestré par des enfants subitement sortis des bois, résonna rendant la situation plus critique que ne l’était déjà. Tour à tour, ces derniers vinrent entourer le bourreau tout en poursuivant cet hymne morbide. Les nuages s’amoncelèrent dès lors, jetant la petite assemblée dans une vaste zone d’ombre, la gratifiant d’une légère brise, qui ne présageait rien de bon. Dans cette atmosphère pour la moins singulière, où chaque enfant perdit la vie dans une explosion de  sang, le seul qui semblait prendre du plaisir était l’homme qui se trouvait au centre de cette marre de liquide carmin. Cet homme était tout simplement le mal incarné, un être perverti par la folie qui ne souhaitait à présent que se venger de ceux qui avaient causé sa perte…

Puis comme ce fut le cas auparavant, de la terre surgirent d’immenses tentacules qui vinrent le ligoter de toute part, l’empêchant une bonne fois pour toute de se mouvoir. Là encore il n’avait pas réussi à anticiper cette attaque venue des entrailles de la terre. Le lacérant de toute part malgré son surplis, il se vidait littéralement de son sang, ce liquide carmin se déversant tout le long des lianes pour se répandre sur le sol. Pour accentuer le côté dramatique de la situation, à l’instar des lianes qui les avaient précédées, ces dernières se mirent à se charger en électricité avant de la propager sur toute la surface du corps du juge impuissant. Les dégâts furent nombreux et douloureux, l’organisme n’étant tout simplement pas habitué à cramer et à tout un tas de choses d’ailleurs. Une odeur pour la moins pestilentielle se dégagea dès lors du juge qui se voyait vêtu d’un manteau de peaux carbonisé. Vivant, mais à l’agonie après une telle attaque, il ne dût son salut qu’au concours de l’orbe de l’automne, qui dans un crépitement singulier vint à le soigner.

Recouvrant peu à peu le visage qu’il avait arborait avant cette ultime technique, ce dernier intensifia son cosmos ébène nuancé de teinte mauve et rouge, afin de créer un gigantesque brasier incandescent. Ce dernier se répandit autour de lui sous la forme de colonnes de flammes, qui vinrent calciner tout sur leur passage, tout en prenant garde à éviter le seul arbre encore en vie aux alentours et où Perséphone était adossée. Les tentacules qui le brimaient ne firent pas à exception à la règle et brûlèrent aussitôt dans un léger bruit strident, laissant désormais Aiakos maitre de ses mouvements. Les muscles endoloris, engourdis par le choc électrique, il ne pouvait certes en l’état s’attaquer à son homologue, mais il pouvait toujours se défendre. Fixant méchamment Gilles, son regard avait perdu de cette curiosité qui le caractérisait, à présent il ne souhaitait qu’une seule chose, le voir brûler une bonne fois pour toute!

« Tu te méprends sur un point bourreau! Ta volonté n’a ici pas lieu d’être. Ton destin est tout tracé, je te ferai payer ton insolence et cela quoiqu’il m’en coûte! »

Aucune hésitation, aucune once de compassion dans ces propos. Il était le juge du Garuda, un des généraux des armées d’Hadès, le seigneur des ténèbres lui-même, il n’avait aucune leçon à recevoir d’un subalterne. Son rôle et sa volonté suffiraient à lui faire entrevoir le chemin de la vérité, même si cela devait comprendre de le terrasser. Emplis de détermination, le juge invita son homologue à lui porter son prochain assaut, signe du profond désir de ce dernier de poursuivre le duel.


Dernière édition par Aiakos le Sam 5 Oct - 16:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Dim 29 Sep - 15:55



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Personne entre ses bras




 
Quelle joie en tirait-il au demeurant ? Hélas, aucune. Gilles de Rais, spectateur de ses propres méfaits, ne riait plus. Le silence l'habitait tandis que les plantes s'enroulaient autour de son corps malade. Plus aucunes traces de sourire, d'ironie ou d'amertume. Le Bourreau contemplait son œuvre avec une gravité qu'on ne lui connaissait pas et pourtant, pourtant elle signifiait quelque chose.
Quelque chose faisait échos en lui, une chose qui le rendait malheureux. Une révélation douloureuse, le contraignant à voûter les épaules. Il se croyait maître du monde, ayant comprit qu'en perdant tout, il accédait à un droit sanglant, celui de la vengeance. Or, ce sentiment dévastateur était en fait qu'un subterfuge. Derrière tout cela, il cherchait quelque chose. Une chose qu'on ne lui avait jamais octroyé : celui de connaître une bonheur absolu. Seulement, le Bourreau de soi-même se rendait aussi en partie, misérable. Alors qu'une oreille attentive aurait peut-être suffit à l'aider.

Panser ses plaies seraient bien difficile car il venait de courroucé le Juge. Il l'avait cherché et ne le regrettait qu'à moitié. Il s'y était mal prit. En cherchant au final une main secourable, le Seigneur de Rais venait de se faire un terrible ennemi. Ses précédentes paroles et questions étaient tombées dans l'oreille d'un sourd. Sans doute était-ce cette donnée qui lui avait fait plus de mal. Oui, la pire de ses souffrances au cours de ce combat acharné ne furent pas les coups portés par Aiakos, mais bel et bien ses mots. Ignorant les raisons de ses déboires, il était tout comme il fut quelques instants plus tôt, aveuglé par ses désirs de l'anéantir. Le jugement de son supérieur serait sans nul doute abominable puisqu'il avait eu cet affront de le défier.

Tout était de sa faute.

La masse grouillante qui se mouvait sur lui, lui rappela dans quelle réalité il se trouvait. En effet, il comprit à quel point il était en danger. Pour ses griefs portés à l'encontre de ses congénères, il allait devoir en payer le prix.

« Personne ne m'a jamais comprit. Personne n'a jamais comprit mes réelles motivations. Non, je ne veux pas de la vie éternelle puisque je l'ai obtenue. Ah ah, à quel prix ? » il crachota du sang. « Je la voulais pour la personne que j'aime. Ah ah ah... sais-tu au moins ce qu'est l'amour ? »

À qui s'adressait le Spectre ? À la face de ce ciel morne ? Ou bien à Aiakos ? À moins que ce ne soit à Faust en définitive ? Personne ne pourrait en avoir la conviction, pourtant, cette tirade était bien adressée à quelqu'un. Il pleurait des larmes de frustration, mêlées à celles de la honte. Ce qu'il redevenait le dégoûtait au plus haut point, rappelant à son bon souvenir dans un moment de lucidité, ce qu'il fut. « Je préfère subir ton Jugement, ô ma Dame, plutôt que d'être chassé par un autre Bourreau-Juge que moi. »

Sur ces paroles Gilles leva les bras vers les nues comme pour enlacer une présence visible qu'à ses propres yeux. Un immense sourire fendit son visage tuméfié, buriné affreusement par ses propres soins. Ses tourments s'accentuèrent quand il rouvrit les yeux sur le vide. Il n'y aurait jamais personne entre ses bras. Personne à qui chuchoter un « je t'aime ». Personne avec qui mourir tout à fait.

Il n'y avait plus que le silence et sa respiration sifflante. Il n'y avait plus que les ténèbres et l'abandon de soi. Un hurlement terrible s'échappa de sa gorge preuve nette de sa déchéance.

L'esprit du Printemps effleurait tant bien que mal, la conscience de l'étoile de l'exécution. Perdu dans les méandres de son esprit torturé, il serait bien difficile pour la chaude présence, de se frayer un chemin dans la noirceur. Une étincelle était toujours possible. Les tentacules végétales prirent de la consistance et de multiples bourgeons commencèrent à apparaître ça et là. Étrange. En réalité Néo érigeait une muraille entre le Garuda et l'objet de son ire.  

De vains espoirs.

Des fleurs pourpres éclatèrent, distillant dans l'air, une drôle de brume rouge. Aiakos le Spectre, comprendrait vite que c'était là un moyen pour l'orbe du Printemps, de faire gagner du temps à son Gardien. Mais du temps, ils n'en disposaient pas.

Personne n'aurait sut dire comment cela allait se terminer. Pourtant, cette lutte aussi inutile que folle, se solderait à coup sûr très mal.








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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Lun 30 Sep - 23:58

« Il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine. Non vois-tu, je préfère de loin m’accommoder de liens qui me seront utiles, plutôt que de perdre mon temps, avec des considérations totalement futiles. De plus, sache qu’il n’existe en ce monde plus puissant lien que celui qui m’unit à mes hommes. Veux-tu en avoir un avant-goût? »

À vrai dire, il ne lui laissait pas vraiment le choix, quand bien même ce dernier refuserait d’accéder à sa requête, une fois une idée en tête, rien ni personne ne pouvait l’en empêcher. D’un simple claquement de doigt, une gerbe de flamme naquit dans le creux de sa main, tandis qu’un franc sourire ornait son visage. Un regard à la fois provocateur et déterminé qui exprimait parfaitement ce qu’il comptait réaliser d’un instant à l’autre. La petite flammèche d’un simple mouvement de bras, doubla de volume pour créer un gigantesque brasier autour des deux protagonistes qui devaient commencer à avoir chaud. Entourés d’un mur de flamme, ces deux-là se retrouvaient à présent seuls, bien plus à même de converser qu’en présence de Perséphone, laquelle même si elle n’était plus de ce monde, ne le laissait pas indifférent. À l’écart de toute oreille indiscrète, le juge pouvait à présent se livrer à ses petits plaisirs personnels, sans que personne  ne vienne l’en dissuader.

Mais avant de se lancer dans une petite démonstration qui aurait tôt fait de valider ses propos, il laissa au bourreau tout le loisir de s’exprimer. Mais pour le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il venait de perdre une occasion de la fermer. Entre ses innombrables pleurs qui ne le rendait que plus pitoyable, ses nombreuses supplications à l’égard de la Dame des saisons eut tôt fait d’exaspérer le juge. Il changeait du tout au tout… Il y a tout juste un instant, ce dernier s’érigeait en bourreau, homme aux pouvoirs dévastateurs sans foi ni loi et maintenant il ne faisait que se lamenter. Pour la première fois dans ce combat, Aiakos étouffa toute curiosité à son égard, il n’était décidément plus, du moins sur l’instant, l’être intéressant qui l’avait poussé à user de ses techniques les plus puissantes. C’est avec une certaine forme de lassitude qu’il en convint qu’il allait devoir à présent trouver un moyen d’en finir au plus vite, au risque de mourir d’ennui.

Sa petite expérience était censée lui faire passer le temps, mais force est de constater que son adversaire ne méritait même plus qu’il s’y attarde. Néanmoins, son attitude changea bien vite, quand il s’aperçut que ce qui semblait être une végétation luxuriante tenta de s’ériger en bouclier afin de protéger son maitre. À l’aide du concours de l’orbe qu’il surnommait Néo, de magnifiques fleurs naquirent tout autour du spectre, étouffant par endroits le feu, tandis qu’à d’autres une lutte sans merci entre ces deux éléments vit le jour. Au détour de la formation de nombreuses pousses, les fleurs d’un pourpre vif éclatèrent, déversant une brume d’une couleur similaire, à laquelle le juge eut un léger mouvement de recul à son contact. Ne sachant pas vraiment à quoi s’attendre avec cette dernière, son instinct venait de lui intimer inconsciemment de rebrousser chemin. À quoi jouai-t-il ? Se moquait-il de lui depuis tout à l’heure en lui faisant croire à sa déroute? Le juge n’aurait su le dire, toujours est-il qu’une certaine curiosité l’envahit de nouveau, de quoi lui redonner une  vigueur qui l’avait récemment quitté.

Pour pallier toute éventualité, d’un geste pour le moins fluide, une colonne de flamme vint heurter cette brume rougeâtre, pour n’y laisser après son passage, qu’un sol marqué par l’impact du feu incandescent. Débarrassé de cet amas organique, Aiakos focalisa dès lors son attention sur l’étoile céleste, fin prêt à lui faire une petite démonstration, quant à ce lien qu’il disait le plus puissant. Au lieu de lui asséner nombre de coups au corps à corps, il décida d’opérer d’une manière différente en usant du pouvoir offert par l’orbe de l’automne.  Le sol se mit subitement à trembler, avant que des crevasses qui venaient de se former, ne jaillissent une luminosité incroyable, symbole des geysers de flammes qui vinrent frapper le bourreau de toute part et ce sans qu’il puisse s’en défaire. Brûlé de part en part, sans qu’il puisse y échapper, le juge semblait se complaire dans cette vision pour la moins sadique de cet homme qui se roulait au sol, incendié vif! Il l’avait traité de vermine, mais en cet instant il n’hésitait pas à prendre du plaisir, signe qu’ils n’étaient pas si différents en fin de compte.

« Tous mes hommes ne m’ont jamais trahi! Tout simplement parce qu’ils ont plus peur de moi que de la mort elle-même! Ils sont mes esclaves, mes pantins et le lien qui unit le maître et ses esclaves est très fort! Ils ne me trahiront jamais et toi Gilles, tu as beau te rebeller tu rentreras rapidement dans les rangs! »

À ces mots, il se mit à le désigner du doigt, avant qu’une intense lueur rouge n’apparaisse au bout de ce dernier. Prenant peu à peu la forme d’un X, signe avant-coureur de sa technique, aucun doute que le bourreau devait se poser des questions, si bien sûr il en avait encore la force après cette calcination pour la moins horrible. Subitement, une idée germa en lui, une idée qui pourrait donner un certain engouement à la suite de ce combat, tant et si bien qu’il s’empressa de la soumettre à son homologue encore sous le choc:

« Je te propose un marché! Rentre sous mes ordres et peut-être que je serai enclin à pardonner tous tes méfaits. Refuse et c’est la mort! »

Ni une ni deux, le X qui venait de croitre à une vitesse folle se rua sur le bourreau encore impassible, lequel à  son contact fut envoyé dans les airs tel un vulgaire fétu de papier. Le bruit pour le moins impressionnant du cliquetis d’un surplis qui se brise retentit aussitôt et bien plus encore, quand le bourreau retomba dans un fracas assourdissant qui souleva une bonne partie des débris au sol. Il venait de subir pour la deuxième fois cette technique, mais là encore il n’avait pas su l’éviter ou ne serait que la contenir. Même s’il faut l’avouer que Gilles était un combattant hors pair, doté d’un pouvoir surprenant, cette technique n’était pas en reste et n’avait aucun équivalent dans ce monde. D’ailleurs, aucun autre juge n’était en mesure de disposer d’un tel pouvoir de destruction, même pas le grand Minos et le grand Rhadamanthe. Certes, de cette confrérie il était certainement le juge le plus en retrait, mais il n’empêche que c’était pour mieux tromper ses adversaires!

À présent il attendait tout simplement que ce dernier veuille bien lui répondre. Sa réponse conditionnerait la suite des évènements, mais nul doute que quoi qu’il advienne et encore plus si elle s’avérait négative, Aiakos se ferait un plaisir de lui faire payer cet affront. Pourquoi lui proposer une promotion au sein des rangs de l’armée infernale? Pour lui la réponse était plus qu’évidente, mais pour le moment il ne souhaitait la partager avec personne, pas avant que Gilles ne se soit exprimé à ce sujet. Bras croisés, il le regardait, toujours cette même intensité dans le regard et cette envie d’en découdre, celle qui l’avait poussé à le défier!


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Mer 2 Oct - 22:37



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Le Parjure




 
Je m'imaginais au creux de tes bras ma douce Jeanne. Oui, le Maréchal que j'étais avait la prétention de croire que tu voudrais bien de moi malgré tout. M'accorderas-tu cette faveur, ô bienveillante Pucelle car je te le confesse, ce serait pour moi une pensée bien réconfortante. Je ne désirais qu'une seule chose en cet instant, t'avoir à côté de moi. Serait-ce trop demander que de venir pleurer à tes genoux ? J'avais la certitude qu'épancher ma douleur à tes côtés me permettrait d'aller de l'avant. Mais, comment faire puisque tu n'es plus de ce Monde ? Pourquoi lutter dans cette vie si c'était pour toujours échouer ?
Ainsi était-elle faite, je pouvais plus rien n'y faire, ni à espérer. Protégé dans mon carcan végétal, je ne fis pas attention à la réalité. Si pressente, si dangereuse, je devais me réveiller. Je ne le fis pas, et me retrouvai devant mon pire cauchemar. Ma Némésis, mon ennemi mortel, celui qui avait condamné Jeanne.


Le Bourreau avait accusé le coup, une fois encore. Se laissant malmené alors qu'il aurait très bien pu se dégager de cette attaque sournoise et ô combien dévastatrice. Cependant, l'homme à la chevelure noire fixait de ses yeux immondes, Aiakos. Comme si il venait d'être percuté par une révélation surprenante, le Spectre, pour la première fois depuis le début du combat, montra un autre sentiment que l'affliction ou la colère. Une peur sourde, véritable, remuant ses tripes. Comment cela se pouvait-il ! Comment cela se pouvait-il criait son cœur qui se gonflait de rage et d'appréhension. Pourquoi se trouvait-il devant son ancien Monarque ? Les mots utilisés tantôt par son homologue lui revinrent et son esprit transposa. Se relevant prestement, aussi étonnant que cela puisse paraître malgré ses importantes blessures, le chevalier déchu le toisa de toute sa hauteur alors que ses membres étaient secoués par des tremblements incontrôlables. Ses lèvres pincées, bleuirent. Enfin, il leva vers lui, un doigt accusateur et hurla sa réponse. Rempli de haine.

« JAMAIS ! Jamais plus je ne vous obéirais Roi-Sanglant ! Vous n'êtes plus mon Monarque, non, odieux Charles VII ! TRAHI, vous m'avez trahi comme vous avez trahi Jeanne d'Arc ! Je vous hais, je vous haaaaaaais ! » Brusquement, son corps s'affaissa, trop éprouvé par ses souffrances. Ses épaules se soulevèrent, s’affaissèrent, sans discontinuer. Il riait. « Mourir ? Mais ça ne me fait pas peur. »

Il parti dans un rire hystérique, s’arc-boutant, les mains écartées vers les nues. Il riait si fort. Son cosmos se libéra en volutes violines, dansaient autour de lui, au milieu des restes calcinés de sa barrière végétale, de son espoir. Puis, cessant de rire, il chercha à distinguer parmi la fumée, le corps inanimé de Perséphone, celle à qui il avait juré allégeance. C'était à elle que revenait sa loyauté, et à aucuns autres. Peu à peu, il se voûta, grandit encore un peu tandis qu'il revêtait son habit d'Inquisiteur, robe de bure mauve foncée, simple et longue rehaussée d'une croix en argent toute aussi ordinaire. Seul élément notable dans cette mise de clerc, cette sorte de fraise rayée de rouge et de violet où des sortes de plumes en tissus, terminaient l'ensemble du vêtement. Ses mains s'étaient aussi allongées, son corps entier s'était comme flétri telle une fleur sur le point de mourir tout à fait. D'une maigreur terrifiante, Gilles tourna son visage émacié vers le traître. Dans son délire, il se souvint d'un seul coup d'une chose fort importante. Le Livre de Sang.

Perdu entre deux eaux, le Spectre du Bourreau se concentra sur l'objet qui fut autrefois sa salvation. Curieux de savoir pourquoi l'ancien Monarque de France le détenait, le Seigneur de Rais n'osa pour le moment faire aucuns mouvements. Plus il doutait, plus il serait en danger. Mais il ne comprenait plus rien à cette situation. Prenant le Juge pour quelqu'un d'autre, Gilles n'avait hélas plus d'emprise sur sa raison. Son instinct seul lui dictait d'agir. Ce qu'il fit. Marmonnant d'anciennes formules en latin, Gilles, nimbé d'une aura mystérieuse et assassine, en appela à la puissance de son ouvrage sanguinolent reposant toujours dans le sein de l'ennemi. Aux pieds du Garuda se forma un pentacle aux branches opalescentes : l'énergie était encore redoutable malgré son état avancé de fatigue. Oui, le Maréchal montrait encore des réserves, prouvait qu'il était encore capable de tenir bon. Il avait toujours été un élément de choix dans l'armée de France. Un glorieux combattant se soulevant contre la bannière des Anglais. Dans un cri rageur, il fit naître une main au centre du signe qui alla capturer vivement, les jambes du second Spectre. Dans une expression de démence pure, Gilles de Rais s'approcha d'une manière lente, délibérément lente. Il lui ferait payer.

« Pourquoi l'avez-vous abandonnée ? N'avez-vous pas d'honneur ? Elle était pourtant la Main de Dieu ! » à quelques centimètres de son visage, il se baissa à sa hauteur pour le fixer droit dans les yeux. En cet instant le Spectre devait se sentir bien petit, écrasé par la taille gigantesque du Bourreau, et le poids de son cosmos aux senteurs d'un passé lointain. Martial. Oh oui, il était capable encore d'avoir une attitude de commandement malgré ses blessures, sa dégénérescence. L'une de ses mains griffues se posa sans douceur sur la gorge d'Aiakos. Il serra de plus en plus fort, désireux d'entendre ce son, ce gargouillis qui accompagnait l'agonie des étouffés ! « C'est justement parce que vous n'avez pas prit en compte ces considérations futiles, ces liens inutiles qu'on vous a abandonné mon Roi. Mais c'est de bonne guerre n'est-ce pas ?  »

D'un seul coup il se dématérialisa. D'autres mains sortirent alors hors de terre pour frapper de part en part, un Aiakos emprisonné par des illusions. Les visions macabres de Barbe-Bleue. Bien que la situation devait être risible pour le Bourreau, il ne se gaussait plus. Au contraire. Son faciès malingre affichait un sérieux ironique. La colère le quittait peu à peu alors qu'il reprenait ses esprits, se réveillait. À force d'acharnement, Néo était parvenu à effacer les dernières traces de ces blessures invisibles que lui avaient infligé Aiakos sans réellement le savoir. Un être aussi fragile que lui, pouvait avoir tôt fait de se perdre dans les zones les plus ténébreuses de son esprit. Dodelinant de la tête, visiblement contrarié, le fou haletait.

« Assez maintenant, assez de ce jeu. Rendez moi mon livre Aiakos. »









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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Ven 4 Oct - 0:31

Il pensait en avoir vu de toutes les couleurs avec ce personnage, mais malheureusement pour lui, il était loin du compte. Toutes les petites péripéties précédentes ne furent qu’un avant-gout comparé à ce qui se déroula par la suite. En effet, bien après avoir reçu une énième technique du Juge, le bourreau se releva tant bien que mal pour lui balancer quelques propos qui manquaient de cohérence. Toute notion de la réalité venait de disparaitre, Gilles lui parlant comme s’il avait été un autre homme, un vestige du passé, de son passé, rien de plus qu’un souvenir qu’il avait voulu oublier jusqu’à présent et qui faisait de nouveau son apparition. Le juge goûta d’ailleurs, moyennement à cette nouvelle folie de la part de son adversaire… Si son penchant pour l’extravagance ne le dérangeait pas le moins du monde, en revanche sa comparaison peu élogieuse qu’il venait de lui prêter lui déplaisait fortement, d’autant plus qu’à ces propos il fut sujet à une haine sans vergogne de la part de ce dernier.

Que son passé de Chevalier refasse surface, il n’en avait cure, mais être comparé était une chose qu’il ne supportait pas. Personne ne lui arrivait à la cheville, sa puissance était incommensurable, inégalable, le bourreau aurait dû le savoir après ces innombrables dégâts qu’ils venaient de subir, mais il n’en fut rien. On aurait dit qu’il était possédé, en face d’un démon, sujet à une illusion qui ne lui rappelait pas que de bons souvenirs. Pour cause, son corps élancé se mit dès lors à trembler, à reculer tentant éperdument d’échapper à cette vision qui le terrorisait. Pourtant, ce n’était que son adversaire face à lui, le même combattant qui le malmenait depuis le départ, mais lui semblait voir un tout autre homme. Très vite, sa peur s’estompa pour laisser place à un rire pour le moins effrayant, sa folie était-elle qu’il se parlait à lui-même, c’est dire le piteux état dans lequel il se trouvait. Toutefois, dans cette cohue, il n’empêche que d’une certaine manière il venait de refuser sa proposition.

Ça aussi il l’avait en travers de la gorge! Cette proposition qui n’en était pas vraiment une, à travers le nom que le bourreau lui adjugeait fut tout bonnement déclinée, ce dernier ne souhaitant plus rentrer sous les ordres de cet homme qui avait causé sa perte et celle de sa tendre et chère Jeanne. Le juge mit d’abord ce refus sur le compte de la divagation, mais il ne put s’empêcher d’émettre un léger agacement quand cette réponse lui parvint. Il n’était pas de ceux à qui l’on pouvait refuser quoi que ce soit. Il était un Roi, un  juge, un monarque, un être craint de tous. Cette nouvelle incartade il lui ferait payer cher, très cher, il n’était pas du genre à proposer une telle promotion, qui est plus au premier venu, mais force était de constater que Gilles n’était pas le premier venu. En ce spectre, le juge venait de trouver le pion qui lui manquait à sa collection, un être capable de réflexion, de rébellion, un être qui avait été capable d’attiser sa curiosité chose d’ordinaire peu évidente. D’ailleurs, il ne tarda pas à faire parler de lui, son corps se métamorphosant une fois de plus dans un silence mortuaire.

On aurait dit que cette divagation se matérialisait sous cette forme symbolique, celle d’un homme qui perdait peu à peu de sa vigueur pour se vouter, avant que sa peau ne vienne à perdre de son éclat pour virer vers une teinte grisonnante pour la moins lugubre. Ce faciès mortifié, Faust le connaissait pour l’avoir déjà vu lors de leur première rencontre et son accoutrement ne fit pas exception à la règle. À l’instar de l’ancien alchimiste, Gilles venait de se parer d’une sorte de toge assortie d’une sorte de froufrou à plumes, accoutrement pour le moins singulier, mais au combien symbolique pour l’homme de foi. Ainsi vêtu il redevenait le véritable Gilles et en tant que tel, il ne manqua pas de marquer son entrée en se jouant du Juge, qui ne le connaissait que trop mal visiblement. D’une simple incantation morbide, psalmodiée en latin, une intense lueur vint zébrer le sol dessous les pieds du Garuda, lequel ne put que constater avec effroi qu’il était bien trop tard pour tenter d’en réchapper. L’appel du maitre à son livre était bien plus fort que tout et en cet instant, Gilles démontra malgré son absence une certaine dextérité qui lui fit défaut jusqu’à présent.

Au centre du pentacle, une main cosmique se matérialisa dès lors à l’appel du cosmos néfaste de son propriétaire, pour saisir le juge et l’empêcher de bouger. Ce combat était répétitif, c’est le moins que l’on puisse dire, Aiakos ne comptant même plus le nombre de fois où il fut contraint de se plier aux barrières d’emprisonnement de son adversaire. Mais a contrario, au lieu de former d’innombrables tentacules aux pointes acérées, un nombre incalculable de mains vinrent le ligoter et le réduire au silence pour un petit bout de temps. Avant ça, Gilles en profita pour se rapprocher tranquillement du juge, pour se trouver à bonne distance pour lui saisir le coup et l’étreindre avec une poigne dantesque qui eut tôt fait de l’étouffer. Manquant d’air et de souffle, ses yeux commençant à chercher une échappatoire là où il n’y en avait pas, c’est-à-dire à peu près partout, Aiakos était dans une situation pour la moins périlleuse. Heureusement pour lui, il avait cédé, désirant avant tout lui porter le coup de grâce.

« Pauvre fou! Tu te permets de décliner mon offre, tout en ayant le culot de demander ton livre, mais où avais-tu la tête? Je te laisse une dernière chance d’obtempérer, tout en ajoutant une nouvelle condition à notre marché…»

Se touchant la gorge pour tenter d’apaiser ses maux, en l’occurrence la trop grande compression de sa trachée, un petit sourire malin vint supplanter ces propos pour les moins audacieux. Il n’y a pas à dire, peu de personnes auraient encore l’audace d’exiger des conditions dans une telle situation, dans laquelle en l’occurrence il n’était pas en mesure d’imposer sa loi, mais Aiakos avait l’intime conviction que cette nouvelle proposition saurait trouver preneur. Il ne faisait jamais comme les autres et ne le ferait jamais, c’est ce qui le rendait si unique et pourtant si inconscient. Profitant de l’apathie de son homologue qui semblait attentif et curieux de connaitre les termes de ce nouveau contrat, Aiakos lui exposa au grand jour ce qu’il désirait:

« Si tu acceptes de devenir mon subalterne, je consens à te donner le véritable Livre de sang. J’ai peut-être volontairement omis de te dire que le vrai bouquin est toujours en ma possession, m’enfin ce n’est qu’un léger détail! Comprends-moi, dans cette transaction nous sommes tout deux gagnants. Moi j’y gagne un nouvel homme de main et toi tu auras le pouvoir nécessaire pour ramener notre Dame des saisons! Par contre, je préfère être clair, ma proposition vaut dans l’immédiat, si tu refuses une nouvelle fois, plus de pardon, plus de compassion, je ne me montrerai plus patient, je te réduirai en cendre autant que ce livre! »

Une gigantesque explosion de cosmos énergie vint appuyer ces propos, comme si ce tour de force fut orchestré dans un seul but, dissuader son adversaire de lui faire faux bond une deuxième fois. Cette énergie se matérialisa sous la forme d’une gigantesque nuée de flamme qui vint encercler les deux protagonistes et qui au demeurant, libéra l’un des deux de l’emprise du sceau maudit auquel il était assujetti. À l’instar des fois précédentes, ses muscles protestèrent quand ce dernier commença à se mouvoir de nouveau, son corps endolori n’ayant vraisemblablement pas la force nécessaire pour contre-attaquer. Se contentant de retrouver un semblant de vitalité avec le concours de l’orbe de l’automne, il en profita par ailleurs, pour recharger ses réserves de cosmos, conscient que les prochaines minutes seraient sans doutes décisives dans l’issu de cette rencontre!


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Ven 4 Oct - 19:46



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Ma loyauté




 
La curiosité faisait partie des qualités du Spectre du Bourreau, tout autant que son adversaire. Bien souvent, et il l'avait hélas comprit à ses dépends – ne l'empêchant pas de réitérer ses bêtises – Gilles devait admettre que celle-ci lui faisait régulièrement défaut. Par passion, par espoir et guidé par son fol amour, il fut confronté maintes fois à semblables situations où il devait faire un choix. Prendre une décision importante à tous points de vu.
Chaque fois, comme tout à chacun, le Seigneur de Rais doutait de tout, même du fondement de sa Quête. Cela en valait-il la peine en fin de compte ? Pourquoi était-il revenu à la vie ? Ces questions tournaient dans son esprit embrumé par la douleur, or, les réponses il les connaissait déjà. Il ne supportait pas l'idée de faillir à sa parole, pas plus que le fait de devoir obéir à une autre personne que la Dame des Enfers. Si l'homme de Dieu devait bien lui concéder quelque chose, à ce Juge des Enfers, c'était qu'il était d'une intelligence indéniable. Un maître dans la manipulation et le sadisme. En plus d'être une combattant astucieux, tout comme il l'était autrefois. Un adversaire d'un tel acabit, en d'autres temps, Gilles n'auraient pas hésité une seule seconde. Plongé dans ses réflexions, le Seigneur de Rais finit par lever ses yeux exorbités vers le Spectre du Garuda. Avec lenteur, il commença à se déplacer de droite à gauche, faisant mine de réfléchir intensément aux propos de son homologue.

L'esprit de l'Orbe du Printemps se manifesta une énième fois, pour commencer à effacer les traces de luttes sur son corps décharné : une intense lumière verte nimba sa haute silhouette avant de disparaître en un millier de minuscules lucioles virevoltantes. D'un geste de la main, il éteignit les dernières flammes qui moururent sans autres formes de procès. Ses prunelles errèrent un long moment, détaillant la forêt, l'endroit même de leur lutte vaine et stupide.

Puis il se dirigea vers l'arbre où reposait sa précieuse Reine. On voyait bien dans sa démarche gauche, qu'il souffrait mille mots, cependant en cet instant, il s'en moquait bien, son cœur, désireux de se recueillir auprès du corps diaphane de Perséphone. Avec précaution, le Spectre s'agenouilla pour lui prendre l'une de ses mains. Entre les siennes, elle paraissait si petite, si fragile. D'un geste tendre, qu'un autre Spectre aurait perçut comme étant blasphématoire - ceux là ne comprenant pas toute la portée de la tâche d'un Gardien – il porta cette dernière à sa joue. Il s'adressa à sa Dame comme si elle pouvait entendre ses suppliques, ses doutes, ses craintes. Ainsi, Gilles prit tout son temps pour lui narrer ce qu'il ressentait en cet instant, ses espoirs, ses peines, la folie l'habitant.

« Je vous ai fais une promesse, ma Reine, et vous savez que je ne pourrais aller contre ma parole de chevalier. Je vous serais éternellement fidèle, et si c'est là mon Destin, je l'accepterais. Ô, puisque vous n'êtes pas là, à quoi bon suivre les pas d'un Monarque disparut à qui, je n'ai même pas prêté allégeance ? Je me fiche pas mal des Enfers, de ces Spectres qui n'ont même pas sut reconnaître leur Déesse. Je les hais, je les hais tous, mais... mais je ne peux pas... partir et vous laisser. »

Il baissa la tête, un peu honteux de son discours. Son zèle était presque palpable, ainsi que sa ferveur tournée uniquement vers elle. Elle seule, et une autre, bien sûr. Des larmes amères roulèrent sur sa joue pour tremper cette main si froide, ses doigts encore si doux. Ô quelle cruelle vision ! Quelle terrible sensation. Gilles avait l'impression de vivre la mort de sa précieuse Jeanne une seconde fois, sauf que là... il pouvait lui faire ses adieux. Des adieux ? Non ! Comme si l'éternel Bourreau s'insurgeait contre ses propres pensées, il se releva vivement pour faire face à Aiakos.

« J'accepte » cracha t-il avec dégoût tout en se dirigeant vers lui. Son regard noir et dur ne se détourna pas, défiant le Juge sans vergogne. Il lui serait difficile de le faire totalement obtempérer. Rentrer dans les rangs. « Mais n'espérez pas que je vous sois d'une loyauté sans bornes, celle-ci est destinée qu'à Elle. »

Fit-il en désignant la silhouette blanche de la Déesse adossée contre son arbre. Elle avait l'air parfaitement sereine... cette vision lui arrachait le cœur. Relevant le menton, toisant le Spectre de haut, il finit par mettre un genoux au sol, se mettant ainsi à la hauteur du Juge. Un sourire narquois finit de défigurer son visage.

« Je suis à vos ordres, Juge du Garuda, mais avant toute chose, j'attends de récupérer le Livre de Sang que vous m'avez je le confesse, habilement substitué. » il tendit la main, en l'attente qu'il finisse de « sceller » cet étrange pacte.

Il n'existait plus dans ses yeux, cette lumière de folie, ce désespoir sanguinaire. Aiakos avait-il gagné ?








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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Sam 5 Oct - 16:50

Il y a des propositions que l’on ne peut refuser et celle que le juge venait d’énoncer à l’encontre de son adversaire en était une. Il ne faisait aucun doute, qu’à cette dernière le Bourreau n’aurait d’autre choix que d’accepter et de se conformer aux exigences de son nouveau chef. Car, oui il était impératif qu’il se plie à ses désirs, sans quoi il pouvait dire adieu à la Dame des saisons; laquelle il avait juré de servir et de protéger au péril de sa vie. Certes, pour ce qui est de la protéger il avait peut-être échoué, à l’instar de son homologue, gardien de l’automne d’ailleurs, mais en revanche son entêtement à lui rester fidèle était intact. Condition sine qua non, son choix conditionnerait la suite des évènements, à lui de faire le bon. Après tout, ne disait-il pas qu’il serait prêt à tout pour la ramener d’entre les morts, ce sacrifice n’en valait-il pas la peine ? Ce n’était rien à côté de ce qu’il désirait accomplir, mais en avait-il seulement l’envie?

Une nouvelle fois le juge venait de semer le désordre dans l’esprit torturé de son compagnon. Au pied du mur, le dilemme qu’il venait de lui soumettre, ne faisait qu’accentuer le mal-être qui l’avait gagné depuis le début de la rencontre. Il n’était plus question de cette folie qui l’avait guidé et contraint à se rebeller, mais du doute qui le rongeait depuis quelques instants, divisé entre son envie de la sauver et celle de la servir jusqu’au bout. Anxieux, ne sachant plus vraiment trop quoi faire, il se devait de trouver une réponse à ce problème, si bien qu’au détour d’une intense réflexion, il t’enta d’apporter une solution. Ses pas l’emmenèrent inévitablement auprès de sa tendre et très chère Reine. Après quelques accolades au cours desquelles, le juge faillit l’en empêcher, Gilles se laissa gagner par le chagrin, il lui déballa tout ce qu’il avait sur le cœur, ses souffrances, son mal-être, tout! Bien qu’elle n’était plus de ce monde, il avait l’intime conviction qu’à chaque mot qu’il prononçait, de là où cette dernière se trouvait, elle acquiesçait, s’abreuvant de la moindre de ses paroles qui se voulurent rassurantes.  

Bien qu’il désapprouvait cette légèreté et cette familiarité dont le bourreau avait fait preuve, Aiakos se contenta d’attendre, toujours cette mimique assurée et ce franc sourire en coin des lèvres. Les propos du bourreau se voulaient inquiétants, pourtant il n’en avait cure, tout ce qui lui importait, il l’avait à portée de main et d’une minute à l’autre, nul doute qu’on le lui apporterait sur un plateau d’argent. Après mûre réflexion, durant laquelle le bourreau s’était confié, la réponse tant attendue parvint bien plus vite qu’il n’aurait le cru. Contraint de se plier à la volonté du juge qui avait parfaitement su se jouer de lui, Gilles n’eut d’autre choix que d’accepter, tout en émettant tout de même quelques réserves. Une nouvelle fois il réitéra son désir de se soumettre à la toute-puissance de la reine des enfers, d’exprimer son infaillible fidélité envers cette dernière, tout en remettant en cause la suprématie de son nouveau commandant. Qu’importe sa volonté, le juge ferait comme il l’avait toujours fait, il montrerait l’exemple, en se débarrassant de la cause de cette rébellion. Mais avant d’en arriver à ces extrémités-là, Gilles dans sa perspicacité somme toute indéniable, voulut avant de sceller ce pacte, que son homologue lui rende son bouquin.

Certes, un marché est un marché, tant et si bien que même si l’idée ne lui plaisait guère, d’un simple claquement de doigts, le grimoire apparut dans sa main. Avant de lui remettre en main propre, Aiakos eut tout de même un léger geste d’hésitation. En effet, qui sait ce qu’il serait à même de réaliser avec, une fois en sa possession. D’autant plus quand on sait le talent dont il faisait preuve sans celui-ci depuis le départ … Mais très vite il balaya cette stupide idée de sa tête, devant l’adversité il n’avait jamais flanché, ce n’était pas de si tôt que cela arriverait. Même s’il ne fallait jamais dire jamais, Aiakos avait confiance en ses capacités, son rang symbolisant à lui seul cette assurance qui le caractérisait, douter n’était pas dans ses habitudes et ce n’est certainement pas maintenant que cela changerait. Sans aucune autre forme de procès, il le lui remit donc, conscient que de toute façon il ne lui serait plus d’aucune utilité, tout du moins pour Faust qui s’en était abreuvé et avait fait siennes les moindres théories contenues en son sein.

Une fois la transaction opérée, au lieu de reculer afin de parer à toute éventualité, il préféra rester au contact de son homologue pour s’adresser à lui, tandis qu’il élevait l’une de ses mains, paume vers les cieux :

« Maintenant que nous avons scellé notre accord, laisse-moi t’inculquer ta première leçon en tant que subalterne! »

Au même moment, deux lames cosmiques naquirent au-dessus du juge pour former ce fameux X qui avait tant fait de mal à Gilles. Gonflé par l’incroyable cosmos de son possesseur, ce dernier grandit, surpassant largement la taille du bourreau en raison du surplus d’énergie qui fut engrangé jusqu’alors.

« Au sein de mon armée je ne tolère aucune rébellion! Tu vas servir d’exemple, ainsi plus personne n’osera me manquer de respect! Je te suis supérieur en tout point, donc soumets-toi à ma puissance! »

Dans un rire sardonique pour le moins effrayant, il abaissa son bras en direction du géant, tandis que les lames cosmiques se ruèrent sur lui avec une vivacité déconcertante. Gilles ne connaissait que trop bien cette technique, il était dans son intérêt de ne rien tenter, car de toute façon il ne pourrait pas s’en défaire. Déjà qu’il n’avait pas su s’en dépêtrer sous une forme moins impressionnante, en cet instant intensifiée par son cosmos, c’était tout bonnement impossible. Le choc fut brutal et pas sans le moindre désagrément pour le bourreau, qui se vit propulser tel un boulet de canon vers les innombrables gravats, formant au passage dans ces derniers ce X symbole du Garuda Flap. Déjà mal en point, le juge ne comptait pas en rester là, d’un mouvement de main, une plume de volatile incandescente surgit de nulle part pour être lancée à l’endroit où son adversaire devait résider sous les décombres. Une puissante explosion retentit, laquelle déversa une fournaise abominable qui eut tôt fait de brûler tout ce qui ne l’avait pas été.

Une lueur de satisfaction se lut dans dans son regard, lequel brillait sous l’effet du feu. Il n’y était pas allé de main morte, il en était conscient, mais en tant que supérieur hiérarchique il était important de marquer son territoire. Plutôt, il lui avait déjà expliqué le lien qui l’unissait à ses hommes, cette peur, cette crainte qu’il engendrait, il avait donc espoir que ce dernier ne ferait pas exception à la règle. Il avait toujours fonctionné de la sorte et cela lui avait plutôt réussi jusqu’à présent. Toutefois, Gilles n’était pas comme tous les autres soldats sous ses ordres, cela il l’avait déjà compris depuis longtemps. Pour cause peu habitué à s’intéresser à ses sous-fifres, il fut le premier à attiser sa curiosité, donner le meilleur de soi était sans doute la meilleure réponse qu’il pouvait lui apporter. Marchant d’un pas assuré, comme un conquérant en quête de son Graal, aucune hésitation ne pouvait se lire sur son visage impassible. Il était de son devoir de mettre fin à ce combat fratricide quoi qu’il lui en coûte, même si cela devait lui coûter bon nombre de sacrifices.

« Allons sors de ton trou! Ne me fais pas croire que c’est déjà terminé. Ne me fais pas regretter de t’avoir pris sous mon aile… »

Un pied posé sur les décombres tout en ayant les bras croisés, il balayait du regard les potentiels endroits où ce dernier pouvait bien encore se cacher. Son sourire d’antan venait de disparaitre pour laisser place à un masque d’indifférence, prenant à présent toute la pleine mesure de son rôle de juge et de supérieur. Il attendait patiemment que le spectre refasse surface, prêt de nouveau à lui faire mordre la poussière s’il se montrait un peu trop vindicatif!
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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Dim 6 Oct - 14:50



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Ma Parole




 
Gilles de Rais était un homme intelligent. Un fou, intelligent. Ainsi Caedus, le Seigneur Sith l'avait qualifié lors du Tournoi. Cela lui convenait assez bien. Ô Aiakos pensait-il réellement que le Bourreau se laisserait berner aussi simplement ? Il venait d'obtenir ce qu'il voulait, à présent, il pouvait mettre l'ensemble de ses cartes sur la table. Car il était loin d'en avoir finit avec lui. Le subterfuge était un art qu'il savait bien manier. Faire croire à son adversaire qu'il était acculé, dos au mur demeurait sa spécialité. Quitte à prendre des coups sévères. Le jeu en valait-il la chandelle ? Car parvenir à de telles extrémités dans l'unique but de récupérer un livre... si il avait usé de la diplomatie au lieu de se ruer tête baissée dans un combat fratricide... peut-être aurait-il déjà sauvé la douce Perséphone ? Sauf que sa colère irradiait toujours intensément dans son âme, dans son esprit tout entier.

L'appel du Sang avait été le plus fort. À présent régnait la vengeance. Encore. Le Juge avait délibéré, et annoncer d'une voix forte, son châtiment. Un rire sardonique résonna, plus puissant que le sien, à la face de ce ciel : Gilles d'une manière imperceptible, souriait.

Un déluge de flammes l'accueillit et, forcé de se retrancher une fois encore, Gilles se laissa happer par cette force. « Vous venez de commettre une grossière erreur Aiakos ! »

Dans les décombres de la cathédrale d'Hadès, une forme gigantesque et tordue se dégagea. Toute auréolée d'une aura carmine, la silhouette du Spectre du Bourreau se découpait dans le feu et la cendre. Celle-ci, balayée par une main invisible, s'engouffrait partout. Grâce à son livre, le Seigneur de Rais était parvenu à canaliser une partie de cette puissance dévastatrice. Les séquelles bien qu'apparentes, se refermaient déjà par l'intervention de l'orbe du printemps qui, d'une manière lente, le paraît d'une sorte d'armure végétale. Quelqu'un remodelait son faciès horrible, redonnant à ses traits, la douceur de jadis. Le Chevalier reprenait sa forme originelle afin de lancer son dernier assaut, son ultime arcane. Observant son ennemi tandis que les flammes continuaient de lécher les pierres noircies de la bâtisse, mur qui les séparait encore, il n'eut aucuns gestes, juste ces paroles.

« Initium sapientiae timor Domini : Le commencement de la Sagesse est par la crainte du Seigneur ! Vous vous targuez être le mien, maintenant que nous sommes liés par un pacte. Je n'ai pas peur de vous, je ne crains personne, et c'est là ma force. Vous voulez me soumettre ? Essayez donc ! »

Gilles de Rais laissa son cosmos exploser en signe d'avertissement : les plantes unes à unes, chutèrent sur le sol pour être consumées. À la place, son adversaire eut la surprise de le voir revêtir à nouveau, son armure de Maréchal toute étincelante, aussi noire que l’obsidienne.Une cape rouge sang voletait dans son dos et son visage transpirait la fierté de la jeunesse ainsi que sa fougue. Il redevenait le Gilles d'autrefois, celui qui était si talentueux dans cette armée française. Sous l'égide du Roi Charles VII, sous l'étendard de la Pucelle. Il était après tout, le Spectre aux cents masques. Un changeur.

« Je ne serais pas un de vos larbins, pas plus un de vos subordonnés. Mais votre Homme de Main, qui, un jour, vous surpassera. »

La messe était dite. Sans plus de cérémonie, Gilles leva sa main droite devant lui afin de faire apparaître Porte-Mort, son épée. L'artefact brillait d'un éclat irréel sous le regard de la lune. Sonnait dès à présent, le terrible glas. De sa main libre, il fit apparaître le Liber Sanguinis, ce dernier semblait se mouvoir de son propre chef tant ses pages se tournaient avec une célérité déconcertante. Comme il l'avait fait une fois, Gilles lança quelques incantations en latin sur le Garuda dans le but de le maîtriser. Le même pentacle se dessina à ses pieds, annonce de sa déchéance. Maintenant qu'il était en pleine possession de ses pouvoirs, le Spectre du Bourreau pouvait démontrer toute sa puissance et faire déchaîner sur son adversaire, son ire la plus dévastatrice. Tout à l'heure il riait, à présent, qu'il danse ! C'était à son tour de se gausser !

«  Ton erreur aussi fut celle de croire que j'avais totalement échoué dans mes plans. Ah... qu'il est facile d'utiliser les larmes. Je ne pensais pas que je vous bernerais tous aussi facilement, même si, je dois l'admettre, j'ai beaucoup plus perdu que gagné dans cette affaire. »

C'était un demi mensonge. Un odieux blasphème et il se maudissait intérieurement d'avoir formulés d'aussi vils mots. Il avait tout perdu, tout, excepté son contrat avec le Démon qu'il avait habilement acquis grâce au concours de Faust. Dans ses plans, il avait occasionné beaucoup plus de dégâts qu'autre chose et Gilles s'en mordait encore les doigts. Car la pire des choses pour lui, c'était d'aller à l'encontre de sa parole. Un principe encore très important pour lui.

« Je pense que ton ami Faust, reconnaîtra notre ami qui est sur le point de revenir. N'est-ce pas Faust ? » il usait à présent du tutoiement, preuve indéniable de son mépris pour ce Juge. Mépris peut-être pas, mais il voulait surtout montrer par là, qu'il lui serait difficile de le considérer autrement que son égal. Ce qu'il cherchait en fin de compte.  « Allez, ne soyez pas timides vous deux, saluer donc la toute puissance du Démon Baron ! »

Sortant des affres de l'Oubli, une main griffue et bien réelle cette fois, s'extirpa de la terre pour la défigurer. En son sein, il sentit Neo, l'orbe du Printemps vrombir d'indignation et une douleur naquit tel un poison. Gilles s'excusait intérieurement, mais le mal était déjà fait et l'esprit parut s'endormir. Ne s'en préoccupant pas plus pour l'heure, le chevalier de France regarda l'immense créature ailée, ressemblant à une affreuse gargouille, s'extirper du ventre de Gaïa. Le monstre se présenta dans un cri assourdissant, n'attendant pas un ordre pour agir : Des milliers de petits corps décharnés, horriblement éventrés, souillés de sang, apparurent à ses côtés. Des centaines de sacrifices. Son tribu. De sa gueule béante, il cracha un nuage noir sur Aiakos. Figé, il ne pouvait plus qu'être le spectateur de cette ultime arcane.

Gilles s’élança, son bras armé pour son dernier assaut. Dans un cri rageur, accompagné par le funeste chant des enfants qui souffraient mille maux, le Bourreau abattit sa lame. Sa hargne. Son envie de vaincre.




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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Mar 8 Oct - 0:41

Ce geste d’hésitation qu’il eut un instant, un trop court instant malheureusement, n’avait jamais été aussi justifié qu’à l’heure actuelle. Quel idiot il était d’avoir accepté de lui remettre ce maudit Livre de Sang… Après coût, il est sûr qu’il aurait réfléchi à deux fois avant de faire la même erreur. Car oui, il était bien question d’une grave, que dire d’une terrible bévue et maintenant par sa propre faute il allait en subir les conséquences. Sa trop grande confiance avait été son péché, que s’imaginait-il en lui rendant cet artefact maudit? Son adversaire en était le propriétaire et nul autre que lui ne fut à même d’en sublimer la puissance qu’il contenait, il aurait dû le savoir, mais pourtant il n’en avait eu cure, du moins jusqu’à cet instant où il comprit bien trop tard l’erreur monumentale qu’il venait de perpétrer.  Certes,  après ce pacte pour le moins surprenant, il s’était vu offrir le concours d’un nouvel allié, mais le tribut pour en bénéficier dans l’avenir était bien plus important que ce qu’il le pensait au demeurant.

Car, une fois en possession de son illustre grimoire magique, il faut l’avouer, Gilles n’était plus le même homme. En effet, si depuis le départ, toute tentative pour parer sa puissante technique n’avait été qu’un fiasco sans nom, en ces heures perdues, il en fut tout autre. Contenir n’est pas contrer, mais toujours est-il qu’il en avait atténué les lésions d’un subtil stratagème que seul le Liber Sanguinis était à même de lui offrir. Paré d’une fine couche de cosmos d’un mauve irradiant l’assemblée à l’instar de son bouquin, ce fut sans mal que le bourreau se releva pour faire face au juge resté impassible malgré la surprise qui était de taille. Il n’avait pas attendu bien longtemps pour user de cet objet maudit, avec une aisance qu’il était le seul à même d’en jouir, c’était tout simplement ahurissant. Acculé ou du moins le croyait-il, Gilles démontra dès lors toute l’étendue de ses innombrables facettes cachées. Moqueur, menteur, vantard, en un instant il venait de changer et ce par le seul contact avec cet ouvrage.

Ce changement radical de comportement, cette assurance qui ne faisait qu’ajouter une certaine ampleur à cette stature imposante, ne fut que le prélude d’un tout autre changement qui s’opéra tout d’abord, par une gigantesque explosion d’énergie qui vint consumer les innombrables végétaux qui l’avaient recouvert pour le protéger. Reprenant peu à peu les traits qu’il avait arborés fut un temps, - auquel ni le juge, ni Faust ne l’avait connu- à savoir un homme au visage fin et harmonieux, à la beauté saisissante et a fière allure. Ce sentiment de noblesse fut d’autant plus accentué qu’il s’était vêtu d’un apparat aux armoiries fascinantes et pour les moins étonnantes. Arborant à l’instar de l’un de ses nombreux masques, une armure d’un noir aile de corbeau, tout en ayant fièrement accroché une cape satine pour la moins criarde, il paradait devant le juge comme si en cet instant, il n’était plus son subalterne, mais bel et bien son égal. Bien entendu,  comme si ce fut une évidence, il accompagna cette métamorphose de paroles, lesquelles étaient pour les moins offensantes et emplis de défi.

Par chance, le juge ne l’avait pas relevé, étant bien plus préoccupé par cet accoutrement et les conséquences que ce dernier pourrait avoir sur sa personne. Bien vite, tout s’accéléra avec une vitesse folle, d’un simplement mouvement de main, l’épée d’obsidienne que le bourreau avait jusqu’alors sciemment dématérialisé fit de nouveau son apparition pour venir armer son propriétaire, tandis que le manuel virevoltait dans les airs, mue d’une volonté autonome symbolisée par la vitesse à laquelle ses pages se tournaient. Puis sans crier gare, dans un langage à présent connu du Garuda, à savoir un latin psalmodié d’un ton cérémonieux, un gigantesque cercle vint orner le sol juste en-dessous de l’endroit où il se trouvait. Sachant que trop bien ce qu’il en résultait, il ne put s’empêcher d’émettre un râle de dégout et de résignation, quand son corps se mit subitement à lui désobéir, c’est-à-dire à rester figer, sans la moindre chance de se mouvoir. Jumelée aux pouvoirs de l’ouvrage, le spectre venait d’édifier une véritable barrière infranchissable de quoi résigner n’importe quel guerrier, même le plus aguerri et en l’occurrence ce pauvre Aiakos.

Toutefois, il ne l’entendait pas de cette oreille, il ne comptait pas se laisser abattre aussi facilement et sans opposer la moindre résistance. Cependant, il abandonna bien vite cette entreprise quand au détour d’un tremblement de terre pour le moins surpuissant, il put s’apercevoir avec effroi, que ce dernier avait été l’œuvre d’une chose qui tentait de gagner la surface en martelant la terre de Gaïa de fissures gigantesques. Zébrant le sol de ses doigts griffus et disproportionnés, cette chose se révéla bien rapidement être ce que communément on appelait une gargouille, du moins c’est ce que le juge pensait, avant que le bourreau ne daigne s’adresser à lui, ou plutôt à l’être tapis dans le fin fond de son âme et qui connaissait cette chose, pour l’avoir rencontré il y a peu! Surnommé le Baron Démon, cet être diabolique, effrayant, terrifiant, portait effectivement bien son nom, il n’avait rien d’un être humain et pour cause son cri effroyable pour soigner son entrée était là pour en attester. Bientôt ce cri fut rejoint par ceux d’innombrables enfants qu’il semblait avoir ameuté, des enfants démembrés, éventrés, torturés,  ou tout ce qui pouvait être encore plus horrible.

Pour la première fois du combat, une légère sueur froide lui parcourut l’échine à la simple vue de ces êtres mortifiés, ligués contre lui et qui n’attendaient qu’une seule chose, qu’il vienne compléter la petite collection de poupées désossées. Dos au mur, acculé, sans véritable échappatoire, le juge se retrouvait dans une situation pour la moins périlleuse, situation qui la fut tout autant, quand à l’unisson ils décidèrent de se ruer sur lui, le bourreau ne faisant pas exception à la règle, brandissant sa lame au-dessus de la tête dans un cri hargneux. Le contact du fer contre son surplis, ne l’endommagea pas le moins du monde, pourtant on ne pouvait pas en dire autant de son propriétaire. Dans un gémissement pour le moins audible de toute l’assemblée, il reçut le coup avec fracas, si bien qu’il fut balancé à quelques bons mètres, tournoyant telle une toupie, avant de se fracasser contre les débris encore présents. Bien entendu, le démon y était allé de sa petite contribution, en lui offrant un petit nuage noir qui aurait de quoi occuper le juge pour un certain temps.

D’ailleurs, les dégâts se firent aussitôt ressentir, tandis que du sang perlait de son surplis, sous le joug de cet épais nuage ébène, il ne put s’empêcher de toussoter, avant de se mettre à cracher du sang, signe qu’il était atteint bien plus que physiquement. Et pour cause, même l’orbe de l’automne qui jusqu’à alors s’était révélée d’une aide précieuse était dans l’incapacité de lui faire recouvrir ses forces. C’était comme si cette technique orchestrée par le Baron avait un impact sur le cosmos lui-même. Allongé au sol, face contre terre, il ne bougeait plus recouvert d’un tas de gravats plus gros les uns que les autres. Il n’y a pas à dire il s’était vu trop beau et maintenant, alors que son rang le lui interdisait, il se retrouvait à terre contre un subalterne, une honte qu’il ne saurait réparer qu’en réduisant ce dernier au silence! Dans une luminosité aveuglante, une partie des débris qui le recouvraient furent projetés ça et là dans un fracas immense, tandis que les autres se mirent à rougir, avant de fondre sous l’impact du feu qui commençait à jaillir du juge. Contrairement aux précédentes fois, la cosmos-énergie dégagée n’avait plus rien avoir, recouvert de la tête au pied de flammes qui parsemaient son surplis, donnant l’impression qu’une silhouette d’un oiseau ailé gigantesque se formait derrière lui, il se releva avec difficulté tout de même, avant de lancer d’un doigt et d’un ton accusateur:

« Je dois l’admettre, je t’ai peut-être sous-estimé, mais maintenant que je sais à quoi m’attendre… »

Il n’avait pas fini sa phrase, qu’un gigantesque, pour ne pas dire colossal brasier se mit à se répandre sur les alentours, recouvrant la zone de combat ainsi que ses protagonistes d’un dôme de flammes. Les deux bras ballants, le juge contrôlait la moindre parcelle de ce mur et ne tarda pas à en faire la petite démonstration, afin de consumer l’ensemble des marmots qui chantonnaient, tout en faisait attention à éviter son adversaire et le Baron, qui n’était en cet instant pas sa cible prioritaire. Une fois ce petit tour de passe-passe durant lequel les deux «monstres» avaient été épargnés volontairement, le juge s’empressa de terminer sa phrase:

« Plus question de me faire avoir deux fois! Tu viens de me prouver que tu avais effectivement ta place dans mon armée! Néanmoins, dépêche-toi d’en finir au plus vite, car une fois libéré de ton emprise, ma vengeance sera terrible! »

Pour appuyer ses propos emplis de défi, il intensifia son cosmos à un tel paroxysme, que l’air ambiant se mit à brûler lui aussi, tel un Genova en fusion, une gigantesque explosion retentit, engendrant un gigantesque cratère autour du juge. Auréolé d’un cosmos aux nombreuses teintes, du rouge, au noir en passant par le mauve. Nimbé d’un pouvoir qui défiait l’entendement et qu’il n’avait jusqu’alors jamais montré à son homologue, il lui sembla aux vues du combat qu’il était peut-être préférable de ne plus attendre plus qu’outre mesure. Fatigué, endoloris, corps meurtri, la fin était proche, mais pour lequel des deux, personne n’était en mesure de le déterminer…
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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Mer 9 Oct - 19:52



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Au commencement était

le Dévouement




 
La fin était proche. Les deux protagonistes pouvaient le ressentir. Ils avaient été sérieusement touchés, blessés par des coups distribués parfois avec intelligence, et parfois donnés sous le coup d'une colère irraisonnée. Encore une fois, en d'autres circonstances, cela se serait-il passé autrement ? Hélas, pour les deux Spectres, cela ne faisait aucuns doutes qu'aucuns d'eux ne flancheraient. Ils lutteraient pour défendre un quelconque honneur. La fierté était encore de mise, même morts, les élus d'Hadès et de Perséphone gardaient des attributs bien humain. Ceux qui parviendraient à les transcender, ceux là connaîtraient la gloire, l'honneur et auraient une place toute particulière auprès des Dieux des Morts.
Ce n'était clairement pas ce que recherchait Gilles de Rais, non, bien évidemment que non. À force, les rumeurs s'intensifieront autour de sa personne, comme cela s'était produit autrefois. On disait de lui qu'il était un éclatant chevalier au service de sa Majesté. Un brillant Maréchal de France, talentueux, sans vices et assez bel homme. Il s'était forgé ainsi une solide réputation d'homme de bien, paladin de la Pucelle d'Orléans. Les mauvaises langues avaient eu tôt fait de distiller des rumeurs affreuses sur son compte. Sur lui et Jeanne. Son cœur, par le passé était, et cela, aujourd'hui encore, il ne pouvait le nier, gonflé d'espérance. Il était encore jeune, assez jeune pour être qualifié de « jouvenceau » quand il s'était battu aux côtés de l'élue du Seigneur. Son élue.

Jeune et si insouciant qu'il n'avait pas prit garde à ces calomnies. En fin de compte, c'étaient bien à cause d'elles que Gilles fut précipité dans des geôles. À cause d'elles que bientôt, on chuchoterait à son approche, « traître, imbécile de bourreau ! ». D'avance, il fulminait, et souriait aussi.

Pour l'heure, il fallait parachever son œuvre. Porter le coup final. Époussetant sa cape soyeuse qui fouettait l'air chargé de cendres, le chevalier noir senti le pouvoir de l'orbe le quitter définitivement, lui arrachant un râle de douleur. Main plaquée contre sa poitrine, il cracha comme l'avait fait son adversaire un peu plus tôt, un peu de sang et de salive. Déjà ! Il arrivait à ses limites ! Déjà le Printemps se retournait contre lui, mécontent de ses actions. Ses yeux clignèrent maintes fois, dans l'espoir de faire le point sur cette scène qui se brouillait. Il parvint, au fruit d'un effort incommensurable, à se redresser tandis que le feu les entourait à nouveau. Les avertissements d'Aiakos ne tombèrent pas dans l'oreille d'un sourd, et, une peur panique commença à tordre ses entrailles. Bon sang, qu'il avait été stupide !

Un demi sourire élargit l'un des coins de ses lèvres. Il avait une autre idée derrière la tête. Aussi, croisant les bras, il resta ainsi à observer de la manière la plus ironique possible, son ennemi. Son prétendu supérieur. L'homme aux cents masques le toisa avant de maugréer.

« Eh bien, j'attends ! Viens donc, je suis prêt à éprouver ta soi-disant puissance de Juge ! Je ne suis plus d'humeur, c'est que j'ai mieux à faire vois-tu ! »

Cette raillerie pourrait lui coûter bien cher. Qu'en avait-il à faire ? S'interroger une fois de plus sur les bien fondés de ses paroles ne lui rapporteraient rien, si ce n'est des maux de têtes. Le narguer faisait parti de son nouveau stratagème. Encore fallait-il que le Garuda y soit réceptif. Maintenant qu'il le connaissait assez, Gilles était presque sûr que cela ferait mouche.

Il faisait de plus en plus chaud. Des gouttes de sueurs perlaient sur son front alors qu'il eut l'ultime affront de faire volte-face, ignorant ainsi le Spectre. Il fit mine de s'intéresser au  dôme de feu, aux fluctuations de cosmos dans l'air, et pourquoi pas, à l'état de sa mise. Sur cet ultime observation, le Seigneur de Rais eut un rire mauvais.

« Nous connaissons tout les deux l'issu de ce combat, c'est donc à toi de faire en sorte de le terminer avec « panache » si j'ose dire ! En es-tu seulement encore capable, ou bien est-ce que le Livre de Sang t'as occasionné de trop lourds dommages. Oh ? À moins que ce ne soit Baron ? Les deux sont intimement liés de toute manière ! »

Son armure s’effritait à la fin de ce discours. Il savait. Oui Gilles savait qu'il avait perdu la partie, estimant que ses pouvoirs étaient parvenus à leur limite. Soudainement emmuré dans un silence étrange, l'homme attendait sa sentence.

Conservant néanmoins, ce sourire.  

« Bientôt, je pourrais réparer vos erreurs. Imbéciles. »



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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Ven 11 Oct - 0:11

La disparition des petits marmots torturés n’était que le prélude d’un génocide à grande échelle. Proies pour les moins inoffensives, user du dôme de feu pour les faire disparaitre fut un jeu d’enfant, néanmoins on ne pouvait pas en dire autant des deux énergumènes qui lui faisaient face. Certes, il les avait volontairement épargnés afin de se consacrer à eux un peu plus tard, mais il faut bien avouer que la raison qui l’avait poussé à agir ainsi était tout autre. En effet, conscient de ne pas pouvoir jouer sur les deux tableaux simultanément, il avait opté pour une tactique risquée, mais qui allait s’avérer payante. Pourtant, connaissant le personnage et sa confiance en sa puissance pyrotechnique qu’il aurait tôt fait de qualifier d’inébranlable, ce n’est pas deux ennemis qui seraient à même de le dissuader. Cependant, dôté d’un semblant de raison, il s’était rapidement rendu compte que se consacrer sur les deux en même temps en réduirait la portée. C’est pourquoi il avait rapidement choisi de s’attaquer aux énergumènes qu’il avait à juste titre considérés comme faibles.

Débarrassé de ces petits enquiquineurs, il se retrouvait donc confronté à des démons aux pouvoirs incommensurables. Cette tactique à laquelle il avait dû opter bien malgré lui, s’avéra payante à plus forte raison que parmi la petite faction qui s’était liguée contre lui, l’un de ses membres -et pas des moindres- se trouvait bien plus mal en point que lui. Gilles de Rais en l’occurrence, dans un état pour le moins pitoyable semblait avoir du mal ne serait-ce que du fait de tenir debout. Son corps mortifié, élancé devait peser bien lourd à ce stade du combat et bien plus encore avec le drain d’énergie que devait opérer son homologue qu’il avait plus tôt appelé. Car, cette invocation n’était pas sans risque et maintenant il en payait le prix fort. Déjà lors de leur première rencontre, il en avait fait appel à ses services et déjà le tribut fut élevé, une fois encore il en serait de même, il lui faudrait sacrifier une vie et de toute évidence il était plus prêt d’offrir la sienne que celle du juge, fatigué, blessé, mais déterminé comme jamais.

Tout portait à croire pourtant qu’il était le plus à même de mettre un terme à cette rencontre, mais malheureusement le revers de la médaille était bien plus cuisant qu’il ne se l’était sans doute jamais imaginé. Confronté à une évidence qui eut tôt fait de l’apeurer et de le faire trembler comme une feuille, il dût se résoudre à devoir subir les derniers assauts de Juge, ceux qui scelleraient définitivement l’issu de cet éprouvant, mais au combien passionnant duel. D’ailleurs, pour symboliser sa résignation qui était de tout de même suspecte pour un être qui l’avait malmené du début jusqu’à la fin, il préféra se tourner pour ne pas avoir en plus de la honte de la défaite, celle de la vision de son bourreau lui portant le dernier coup. Bien entendu en connaissance de cause, Gilles n’avait pas manqué d’accompagner ses gestes par d’innombrables propos qui n’étaient pas tombés dans les oreilles d’un sourd. Il était d’accord sur un point, il lui revenait à lui de terminer ce qu’il avait débuté, il était temps de lui porter le coup de grâce.  

Mais pour ce qui est de la manière de mettre un terme à cette confrontation, il avait une idée pour la moins malsaine et perfide à mettre en application. Mais pour l’heure, cela supposait d’abord de se débarrasser du baron qui n’avait pas bougé et esquissé le moindre geste depuis sa fracassante entrée. Passablement énervé, ce dernier poussait des cris effrayants, tout en déchirant de ses doigts griffus la terre pour la moins friable sous l’action de cette force de la nature. Supplanté de quelques bons mètres par cette bête mi démon, mi gargouille, mi humaine, le juge la fixa avant d’entamer les hostilités. Évitant les assauts au combien puissant, mais décousus de son adversaire, Aiakos se porta bien rapidement au chevet de ce dernier, séparés à présent de quelques centimètres. Intensifiant son cosmos comme il l’avait fait un nombre incalculable de fois dans ce combat, il se contenta par la suite d’apposer sa main sur le monstre. Au contact des deux protagonistes, les flammes qui s’étaient mues dans un silence mortuaire l’espace d’un instant, se ruèrent sur le plus grand d’entre eux, comme si telle avait été la volonté de leur propriétaire.

L’incendie engendré par la calcination de la peau du monstre fut accompagné d’innombrables râles de douleur de sa part, dévoré aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur la douleur devait être insoutenable. Né des entrailles de la terre et plus particulièrement des flammes de l’enfer, cette mort pour la moins douloureuse n’était en quelque sorte qu’un retour aux sources, pourtant les cris d’agonies de cette bête ne trompait personne, elle souffrait! De son côté le juge lui appréciait ce spectacle à sa juste valeur, il ne faisait là que l’étalage de sa grande puissance, dans le sens où il démontrait à ses convives que même le feu engendré par le noyau terrestre n’était en rien comparable avec le sien. Il réservait le même sort à Gilles, mais pour l’instant il était de son devoir de mettre un terme aux souffrances du baron, si bien qu’au détour d’un simple mouvement au cours duquel naquit une intense lumière rouge, il atomisa le corps carbonisé de ce dernier, engendrant des volutes de poussières. Sans aucune hésitation, il venait de mettre un terme à son existence et sans s’en accommoder outre mesure, il porta de suite son attention sur le bourreau qui lui tournait toujours le dos.

De nouveau seul à seul, il pouvait enfin mettre à exécution cette idée qui avait germée dans son esprit il y a quelques instants. Plutôt que de répondre futilement aux provocations exacerbées de son homologue, Aiakos en convint après mûre réflexion qu’il était préférable et dans son intérêt de se contenter de lui porter son Garuda flap, plutôt que d’user d’une technique que de toute évidence, il ne méritait pas de connaitre. À quoi bon forcer, alors que cette dernière suffirait amplement? User de sa plus puissante technique afin de satisfaire la curiosité et l’égo de ce fou de Gilles, non merci! Sa fierté le lui interdisait formellement et à plus forte raison qu’en refusant d’obtempérer et de répondre favorablement à sa demande, aucun doute que son égo en serait affecté! Connaitre la mort dans une passe d’arme que l’on est censé connaitre, en voilà une mort pathétique, c’est dans cette optique qu’il comptait et mettrait un terme à ce combat, déterminé rien ni personne ne pourrait le faire changer d’avis. C’est donc sans aucune autre forme de procès, qu’il se rua sur son adversaire, dans une vélocité et une détermination retrouvée.

Lui assénant plusieurs coups de poings et de pieds qui eurent tôt fait de zapper toute défense, il lui saisit dès lors le bras, pour lui tordre afin de s’adresser à lui au plus près sans qu’il puisse envisager de se rebeller. Avançant sa tête près de l’oreille de Gilles, tandis qu’il venait de bloquer son bras derrière son crâne, Aiakos lui susurra dès lors quelques mots qui ne le laisseraient pas indifférent:

« Ton erreur a été de croire que tu pouvais me manipuler! Il n’existe en ce monde pas plus puissant que moi, tâche de ne pas l’oublier! »

Dans un laps de temps pour le moins infime, Aiakos apposa sa main sur le plexus de son adversaire, avant qu’un X d’une intense lumière carmine ne naisse de cette dernière. Formant peu à peu deux gigantesques lames cosmiques de dimensions bien supérieures au bourreau, le Garuda opéra un simple mouvement de pression qui déversa toute la puissance de cette technique sur son adversaire. Dès lors, le reste du surplis de l’étoile céleste se brisa net, le laissant sans défense pour atténuer sa chute. Sans attendre plus de temps qu’il ne faudrait, le juge pivota d’un bloc pour quitter la scène de combat, le sort de son homologue lui important peu… Qu’il ait réussi à bloquer en partie cette technique ou pas, il n’en avait cure, tout ce qui lui importait désormais c’était de rejoindre le royaume des enfers afin de reprendre son dû. Malgré que la victoire ne puisse plus lui échapper, il porta tout de même un dernier regard derrière son épaule afin d’en être persuadé, sait-on jamais!
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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Ven 11 Oct - 19:56



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques



Ton erreur ?




 
Un regard plein de mépris et de haine. Le démon Baron regardait le Juge d'un œil rond, sanguinolent, sa bouche affreuse tordue dans un rictus. Il agonisait sous les coups dévastateurs du Spectre du Garuda. L'étoile de la Vaillance. Gilles en fut le témoin. Un spectateur pourtant bien détaché. Car il aurait put lui porter assistance, veiller à ce qu'Aiakos soit encore malmené par lui. Or, il n'en avait plus la force, ni même la volonté. Lui qui espérait qu'il répondrait à ses railleries, il n'en fut rien, hélas. À la place, le Spectre était sur le point de réitérer l'une de ses attaques fétiches. Un bref soupir s'échappa de ses lippes avant qu'une poigne solide ne l'entrave. Surpris, Gilles tourna la tête à demie, au moment où son adversaire lui susurra quelques paroles qui n'eurent rien d'amicales. Non, Aiakos lui rappelait qu'il était son supérieur, et ce à jamais. Faible il l'était, mais pas complètement fou. Sa tactique avait parfaitement fonctionné. Pas aussi bien qu'il l'espérait, pourtant, le Seigneur de Rais pouvait se targuer d'être parvenu à un tel niveau dans sa supercherie. Une pensée lui vint, ourlant ses lèvres d'un sourire ironique. Il baissa la tête, ouvrant à peine la bouche avant que le déchaînement de sa colère ne s'abatte sur sa personne.

Il ferma les yeux. L'illusion était parfaitement exécutée. Son corps retomba mollement dans la glaise, offrant à la vue de son ennemie, une victoire totale. Déjà il s'en allait. Déjà il lui tournait le dos sans se soucier de ce qu'il adviendrait de son … comment avait-il dit ? Subalterne. Gilles n'avait pas oublié que les Spectres, les Morts, les élus de l'Invisible, étaient encore pourvus d'une fierté et d'une confiance incommensurable. Gilles s'en était servit habilement à son avantage. Alors, quand Aiakos se retourna pour s'assurer de son succès, il eut la mauvaise surprise de voir... rien. Là où devait se trouver la silhouette allongée à même le sol, il n'y avait personne. Aucunes traces du Bourreau. Une voix chuchota à son oreille. Ironie.

« Mon erreur ? Mon erreur a été de penser que je ne pouvais te manipuler ? Mais JE t'ai manipulé Aiakos. »

Sa voix, issue d'outre-tombe, à vous glacer le sang, s'éteignit non pas sans avoir lâchée un puissant rire tonitruant. Gilles se recula, pour laisser le loisir au Spectre, de contempler l'étendue des dégâts occasionnée par sa précédente manœuvre. Ce qui voulait dire, rien. Hormis ces précédents séquelles, marques qu'il lui avait apposées, il n'en n'existait pas des plus récentes. Au plus grand désarroi du Garuda sans doute ! Le Juge devait se trouver fort dépourvu. Et fort courroucé, car Gilles l'observait tout sourire, les bras croisés dans une attitude nonchalante.

« Mon petit manège t'as plu ? Es-tu désormais convaincu qu'il fallait me prendre au sérieux Spectre ? Je ne suis pas n'importe qui. Je suis certes encore bien faible, mais un jour tu verras, je te surpasserais en puissance. Et peut-être... que je prendrais ta place ! Ah ah ! » finit-il en reniflant de mépris. « Allez, maintenant tu peux parachever ce que tu as commencé ! Mais ne m'ignore pas. Ne te détournes pas de moi, ne pars pas sans t'être assuré que je sois bien mort. Car ton erreur à toi, ce fut celle-ci. Estimes toi heureux, que, par un concours de circonstance, je n'ai point disposé de plus de puissance. Je t'aurais anéantis. »

Gilles de Rais en était à présent persuadé. Il possédait une expérience infinie en combat, il lui manquait juste, de la puissance, de la maîtrise dans ses nouveaux pouvoirs. Il s'entraînerait dur. Très dur, jusqu'à parvenir à un niveau proche des plus puissants des habitants du Pandémonium. Il respira à plein poumon, l'air saturée et chaude. Son regard se posa sur sa bien-aimée Perséphone. Une lueur de tristesse passa dans ses yeux clairs.

« Penses-tu que nous lui avons offert un spectacle digne d'elle ? » lui demanda t-il sans détour, changeant de ton. « Faust, si tu es encore à même de m'entendre, je te présente mes excuses. »

Son corps se plia en deux alors qu'il réprimait une quinte de toux de tous les diables. Sa main devant sa bouche, il comprit que sa fin était proche. Sa beauté s'envolait, s'effritait comme de la terre sèche entre les doigts des hommes. Entre deux respirations sifflantes, la mine basse, il demanda à demi mot à son bourreau : « Allez finissons-en. »




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Aiakos


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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Sam 12 Oct - 20:14

Il venait de lancer un dernier regard vers l’arrière afin de s’assurer de sa victoire, mais à son plus grand désarroi, il n’y avait rien ni personne en lieu et place de l’endroit où le bourreau était censé se trouver. Si de prime abord il l’avait porté de manière instinctive, il faut bien avouer qu’il n’avait pas eu tout à fait tort. Non seulement il n’y avait pas âme qui vive, mais rien ne laissait présager que le combat en était fini pour autant. Dès lors, une certaine anxiété le gagna et l’obligea à jeter un coup d’œil tout autour de lui, à la recherche de cet homme qui s’était une fois de plus moqué de lui… La tension était palpable, comme si pour la première fois le juge sentait que la situation lui échappait, il n’avait pas prévu ceci et cela le contrariait au plus au haut point et ce bien plus encore que le fait d’avoir raté sa cible! Car après tout, ce n’était en soi pas si grave, le mérite revenait avant tout à son adversaire, ce n’était pas sa faute… En revanche, la faute lui revenait de plein droit concernant son manque de discernement, manquement qui le mettait à présent dans une situation délicate et au combien honteuse.

Il ne s’était pas rappelé avoir vécu pareille situation auparavant et il faut dire qu’elle le mettait au plus mal. Entre la colère, mêlée d’anxiété et d’incompréhension, le juge était sujet à de puissants maux qui auraient tôt fait d’en faire un cocktail explosif. En effet, en cet instant, bien plus que la haine qu’il vouait de nouveau pour son soldat, il maudissait sa faiblesse, celle qui l’avait aveuglé au point de ne pas s’apercevoir de la supercherie. Bien vite, cette peur qui l’avait dévorée jusqu’à alors se mue rapidement en colère, une colère qu'il ne pouvait étancher qu’après la destruction de celui qui l’avait causé. Poings serrés, mâchoire crispée, muscles bandés au possible, Aiakos dardait de son regard de braise les alentours, désireux de retrouver ce petit plaisantin afin de lui faire payer sa blague de mauvais goût. Mais le constat était toujours le même, ce dernier ne semblait pas vouloir se montrer, préférant se moquer et poursuivre cet amusement qui lui vaudrait une sanction sans nom. Des secondes qui parurent des heures s’écoulèrent sans que rien si ce n’est l’insoutenable tension qui se dégageait du juge ne vienne troubler ces lieux en proie au feu. Puis, un élément de réponse lui parvint enfin, quand dans un écho pour le moins effrayant, Gilles s’adressa à lui dans une éloquence et une intonation qui eut tôt fait de l’énerver encore plus.

Contraint d’écouter et de ce fait cloué au rang de simple interlocuteur, le juge ne put qu’attendre sans broncher, son corps tremblant d’énervement à chaque mot que son homologue prononçait. Sa colère se décupla bien plus encore, quand dans un dernier écho tonitruant jonché d’un rire éloquent, Gilles daigna apparaitre face à lui, un franc sourire aux coins des lèvres. Cette envie de lui lever cette mine pour la moins satisfaite n’avait jamais été aussi prenante qu’en cet instant, néanmoins, il devrait attendre avant d’en arriver là, Gilles ne semblant pas enclin à mettre un terme à leur discussion. Il lui balança dès lors bien des choses qui bien entendu ne firent qu’abreuver cette haine enfouie en lui, mais ce n’est pas pour autant qu’il se laissa gagner par la folie. De toute évidence, ces propos étaient parfaitement légitimes, s’il tenait encore debout, c’était bien l’œuvre de circonstances qui l’avaient avantagé, rien de bien réjouissant en somme, mais malgré tout il se devait de l’entendre, ne serait-ce que pour l’avenir, pour ne plus répéter les mêmes erreurs, pour en ressortir grandi. Son rang de juge en cet instant était plus lourd à porter qu’il n’y paraissait, recevoir des conseils d’un subalterne n’était pas dans ses habitudes, mais il y a bien un début à tout.

Car, comme il l’avait remarqué auparavant, mais trop peu pris en considération, Gilles n’avait comme rang que le nom, certes il lui manquait encore de la puissance, mais son potentiel ne demandait qu’à s’exprimer. Pour cause, avec son expérience et ses coups bas, peu de personnes en ce monde auraient été capables d’en réchapper, lui restait à présent à combler cette faiblesse, pour terrasser quiconque se mettrait en travers de son chemin! En d’autres termes, le juge pouvait s’estimer heureux, sa condition de juge et son surplus de puissance l’avaient bien aidé, mais il n’était pas dit que face à un adversaire d’un même calibre, il en ressorte victorieux, comme c’était sur le point de se dérouler dans ce combat. Malgré ce sentiment de haine qui le rongeait, il faut bien avouer qu’il ne s’était tout de même pas trompé sur son compte. En terme de puissance, cela va de soi son erreur fut totale, mais en ce qui concerne l’intérêt qu'il lui avait porté, il était amplement justifié! Même s’il était difficile de l’avouer, Aiakos venait de rallier à sa cause un allié de poids.

Un allié qui changea bien vite de ton, quand ses yeux se portèrent sur la Dame des saisons, épargnée par les flammes qui continuaient de se mouvoir malgré leur faible intensité. Elle était d’une beauté saisissante, elle semblait apaisée, satisfaite de voir ce combat se terminer une bonne fois pour toute et c’est tout naturellement que le juge le gratifia d’un regard affirmant ces propos, il ne pouvait en être autrement. Aucun doute que de là où elle se trouvait, malgré la peur pour ses hommes, elle devait avoir apprécié ce beau combat, pour sa hargne, son intensité, ses subtilités, un spectacle en somme magnifique, où deux forces de la nature s’étaient opposées et où comme à de nombreuses reprises la victoire était revenue au feu destructeur. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’il ne prêta aucunement attention aux excuses portées à l’encontre de Faust, du moins c’était ce qu’il laissa paraitre de prime abord, avant de revenir sur ces dernières, afin de chasser les doutes qui l’assaillaient:

« Malgré tous mes efforts pour tenter de comprendre le lien qui pouvait vous unir toi et Faust, il faut avouer que je n’en ai toujours pas compris le sens! Tu restes une énigme au même titre que celui avec qui partage ce corps, peut-être qu’en d’autres circonstances, je réussirai, mais pour l’heure, là n’est pas la question, mon instinct me dicte de sanctionner ton insubordination! »

À l’instar de la fois où il s’était décidé d’user de sa deuxième technique, Aiakos jeta l’assemblée dans une épaisse pénombre dans laquelle rien ni personne n’était à même d’être vu. Dès lors, seuls les ornements arborés sur le heaume du Garuda se mirent à scintiller subitement, provoquant la formation astrale de ces derniers sous une forme bien supérieure, tandis que son propriétaire croisait les bras au niveau du visage, prêt à déverser la toute-puissance de cette technique, qui plutôt n’avait pas réussi à faire mouche. Après une concentration anormale de cosmos-énergie qui vint alimenter ces pupilles, ces dernières s’ouvrirent au même moment où le juge abaissa ses bras en direction de son adversaire. Une luminosité, que dire un flash aveuglant jaillit dès lors des trois yeux qui s’étaient éveillés afin de toucher leur victime. Provoquant au passage une bourrasque titanesque dans les alentours, le juge venait de mettre dans cette ultime attaque toute la rancœur enfouie en lui, une manière d’évacuer le surplus d’émotion qui ne pouvait que lui être préjudiciable en d’autres circonstances, à plus forte raison que son rang ne pouvait donner lieu à aucun passe-droit.

Il ne faisait aucun doute qu’il parviendrait à en atténuer les effets, mais à vrai dire cela n’avait pas d’importance, tout ce qui lui importait en cet instant, c’était qu’il ouvre enfin les yeux sur sa véritable place, non celle qu’il souhaitait se donner. Le feu qui devait le ronger depuis quelques instants ne tarderait pas à s’estomper, mais il espérait tout de même qu’il en fasse assez pour dissuader le bourreau de poursuivre le combat. Le juge souriait, mais cela cachait en réalité les innombrables souffrances dont il était l’objet, son corps le faisait atrocement souffrir, son regard commençant à se brouiller, tandis que ses membres protestèrent de fatigue en lui provoquant des spasmes atroces. Un dernier regard à l’encontre de la silhouette de son adversaire qui s’affalait timidement contre le sol, suivi d’un soupir, le juge plia l’espace d’un instant l’échine, une goutte déferlant le long de son visage meurtri et fatigué. Déjà à l’œuvre, l’orbe de l’automne œuvrait pour prodiguer ses soins à son propriétaire, mais avant d’être rétabli complètement il lui faudrait un certain temps… Dans un dernier effort surhumain pour lequel son corps parut lâcher, il porta le corps de son défunt opposant aux côtés de sa bien-aimée, là où il se sentirait le mieux. Se tournant dès lors d’un bloc en direction de ce qui restait de l’église, une vague sensation lui intima qu’ils n’étaient pas seuls et que derrière ces murs de pierres, un puissant cosmos attendait son heure pour entrer en scène. Quelque chose de familier se dégageait de ce dernier, mais il n’aurait su dire quoi, si bien qu’après mûre réflexion, il préféra tout d’abord se remettre de ses émotions avant de décider de se lancer ou non à l’intérieur du bâtiment. Peut-être que l’on viendrait entre temps lui rendre visite, qui sait!
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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Sam 12 Oct - 22:40



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques



Le retour d'un ami




 
J'attendais que la main du Juge ne finisse de s'abattre sur moi. Je me préparais depuis quelques temps déjà, à cette possibilité de mourir une seconde fois. C'était une sensation étrange, un rien réconfortante. Pour quelle raison me demanderez vous ? Je vous répondrais par un sourire. En fait, je ne connaissais pas la réponse moi-même. Et j'attendais que sonne le glas. Je savais qu'il ne me ferait aucuns cadeaux, qu'il ne retiendrait pas ses coups. Pensait-il que je n'avais pas remarqué sa frustration ? Son étonnement et son angoisse ? Je suis quelqu'un d'assez observateur. Moi aussi j'ai commandé à de nombreux hommes. Je comprenais la honte qui pesait sur son cœur, et comprenais pleinement, son courroux à mon endroit. Ô je n'avais pas été des plus tendres non plus. Moi aussi j'avais appris une leçon, moi aussi, je savais reconnaître une défaite. C'en était une, mais, contrairement aux autres fois où j'y avais fait face, je me sentais comblé. Plein de contentement. Oui, pour moi, je n'avais pas à rougir de ma prestation.

Il existait encore des questions, des interrogations. Je lançais, à la suite de ses paroles, un regard plein de sous-entendu, un rien ironique. J'estimais que je ne devais pas apporter de réponse à cela. Ce message ne lui étant pas destiné de toute manière. Secrètement, j'espérais revoir un jour Faust. Le lien qui nous unissait était à la fois fort et fragile. Paradoxal. Il me rappelait des souvenirs lointains, un passé auquel je m'étais raccroché en désespoir de cause. Mais Faust me rappelait surtout à quel point l'homme était inventif, ardent lorsqu'il recherchait. On partageait encore cette qualité. Sans doute était-ce suffisant pour expliquer ce... lien qui nous unissait. Nous sommes des frères de la pensée.

J'étais véritablement heureux. Toute trace de rancune m'ayant quitté. J'observe ma déchéance avec un sourire béat, les yeux perdus dans cette intense lumière. Je crus l'espace d'une seconde, discerner une frêle silhouette que je reconnaissais aussitôt comme étant Jeanne. Je le crois sincèrement avant de m’apercevoir que c'était faux. Cette chevelure noire, ces grands yeux rieurs. Il n'y avait plus de doutes possibles. Je levais les bras vers elle, susurrant son nom, son nom véritable.

« Callan... »

Ce simple mot résonna dans le lointain, pour se perdre. Je suis le Spectre du Bourreau, Gardien du Printemps. Mais je suis avant tout …

… Gilles de Rais.

Les yeux du Spectre se fermèrent. La douleur avait été brève. Quelque part dans son esprit, Gilles eut conscience qu'Aiakos avait retenu ses coups. Non, peut-être se fourvoyait-il ? Lui seul serait à même de répondre à cette question. Il était désormais trop tard. Ses paupières restaient ostensiblement closes. De loin, quelqu'un observait la scène sans mot dire. Bien sûr, il avait été là depuis un long moment. Comment pouvait-il en être autrement ? Lui, qui lui avait promis d'être toujours à ses côtés. Il vit le Garuda regarder son vieil ami, contemplant sa victoire. Dans sa mansuétude et il en fut d'ailleurs étonné, le Juge malgré sa fatigue intense, porta son adversaire jusque l'arbre où se reposait Perséphone. Un sourire naquit aux coins de ses lèvres.

« Ce fut un très beau combat » annonça une voix au même moment qu'une silhouette humaine sortait de l'ombrage des arbres, faisant fit du feu et de la fumée. « Je me présente à vous, bien que votre hôte me connaisse déjà : je suis Nicolas de Flamel. Enchanté. »

L'homme était brun, portait une barbe soignée et avait des yeux perçants, pleins d’intelligence. Il s'avança jusqu'au Juge mais s'arrêta à bonne distance. « Vous vous êtes fait un grand allié, vous le savez ? Oh et les personnes qui sont à l'intérieur sont Inferno et un autre juge de votre connaissance peut-être ? Il s'agit d'Himmel du Griffon. »

Sur ces révélations, il tourna les talons pour rejoindre le corps inanimé de Gilles. S'agenouillant aux côtés du couple, Nicolas s'empara du Livre de Sang qu'il ouvrit sans le moindre effort. Il sourit et apposa une main gantée de blanc sur le front de son ami. Une lueur sanguine para sa paume pour finalement disparaître.

« Voilà, c'est fait. » annonça t-il dans un demi-sourire. « Hm ? Comment je sais utiliser le Livre ? Ma foi, c'est assez simple quand Gilles consent à noter votre nom dans l'ouvrage. C'est aussi simple que ça. C'est d'ailleurs plus ou moins le même fonctionnement avec votre propre ouvrage. Vous devriez vous y intéresser un peu plus Juge.»

Sur ce conseil avisé, Nicolas de Flamel s'inclina vers le victorieux Aiakos dans une attitude de respect. Non feinte.

Ainsi s'achevait cet idiot combat fratricide. Idiot ? Peut-être pas.



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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   Sam 12 Oct - 22:46

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MessageSujet: Re: Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]   

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Un véritable ami vous poignarde en face! [ Combat: Gilles de Rais vs Aiakos ]

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