RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754] Venise ou le retour du passé (Seren et Mary)

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MessageSujet: [1754] Venise ou le retour du passé (Seren et Mary)   Lun 14 Oct - 20:26

Première étoile.

Elle était là, regardait les étoiles dans le ciel. Quelques flocons de l'Hiver approchant se dessinaient dans les quelques nuages encore visibles. Chaque flocon effleurait sa peau comme une caresse meurtrière, ils étaient froids et aussi brûlant que de la braise. Elle se releva alors pour regarder les îles au loin qui soutenaient sur les pilotis l'antique cité de Saint Marc. Comment était-elle arrivée là ? Pourquoi était-elle seule ? Elle sentait juste le reflux des vagues de la Mare Nostrum. Pourtant, cette mer était connue pour ne pas avoir de marée... La dernière fois, elle était avec le chevalier d'or du Bélier et Jien... Et le trou noir. Elle était seule désormais au large de Venise, mais pourquoi ?

Seconde étoile.

Une ombre se faufilait à travers les brumes. Elle regarda un instant la jeune femme sur le sable, derrière elle, son Ecaille la protégeait sous la forme d'un ange soufflant dans une conque des vents. L'inconnu s'arrêtait à quelques mètres et restait dissimulé sous un arbre. Il la regardait sans juger, sans donner un moindre mot. Dans un sens, il savait qu'elle était là comme un signe du destin. Ses pupilles luisaient légèrement à travers l'obscurité dans un dessein des plus sombre.

Il pivotait sur lui même pour chercher un gros caillou et il ne fût pas déçu. Il s'asseyait dessus pour observer les réactions de la jeune femme. Si elle l'observait, ce qu'elle faisait certainement, elle pouvait remarqué que l'homme portait les restes d'une armure sur ses épaules. Quelques reflets permettaient de voir des cheveux blonds mais sans plus, qui était-il ? A la simple évocation de ce qu'elle pouvait penser, il souriait de plaisir en la laissant percer le cosmos qu'il laissait échapper avec mesure.

Tout cela revenait au loin, bien des années auparavant, il avait châtié un village qui avait trahi Athéna. Le temps était venu de terminer le travail et le destin l'avait rejeté dans les pattes sans son gardien habituel. Aucun marinas dans les alentours si ce n'était cette Ecaille qui la protégeait encore de ses envies de meurtre. Il attendait juste qu'elle baisse sa garde où qu'elle l'agresse pour la tuer avec un certain plaisir.

" Alors jeune pucelle, cela faisait longtemps ! Athéna doit être avec moi pour que je te tombe dessus ici même... Tu penses que cette fois tu pourras fuir, y'a pas de grottes à l'horizon ou de raz de marée pour te protéger.... Ton sang atlante ne va pas t'aider cette fois ! Ta mère a crié comme une chienne quand je l'ai torturé... enfin si c'était elle, je ne suis plus sûr... "

Cette voix ! Oui, elle lui disait quelque chose, comme un retour en arrière, comme un retour vers un passé encore bien douloureux mais cette fois, Jian ne serait pas là. Elle allait être seule pour affronter son passé...
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Lily


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MessageSujet: Re: [1754] Venise ou le retour du passé (Seren et Mary)   Mer 16 Oct - 22:19


    Un frisson ébranla sa frêle silhouette caressé par le vent du sud se faisant son gardien inaliénable. Il demeurait là, toujours depuis lors qu'elle avait appelé son nom en cette sombre nuit de tempête. Et en ce funeste jour, il la protégeait de son souffle ardent de la morsure du froid qui sévissait en ce lieu mais surtout dans son propre cœur. Un cœur froid et meurtri à jamais. Mais son pouvoir, aussi grand pouvait il être ne lui ramènerait jamais ce qu'elle avait perdu, ne réparerait jamais son cœur brisé, ni n’effacerait les souillures qui marquaient son corps.    

    Cette simple pensée raviva sa mémoire dont elle tenta en vain de stopper le flot intarissable. Chaque instant. Chaque détail. Insupportable. Le dégoût emplissait son cœur et chaque parcelle de son corps mutilé. Le sang avait cessé de coulé depuis mais les plaies demeuraient vivaces quant bien même semblaient elles bien superficiel à son esprit. Son regard éteint observa sans le voir le flocon d'argent choir en douceur d'un ciel inconnu sur une plage étrangère.

    Elle aimait la neige. Des éclats opalins dansant dans les cieux aux rythmes d'une douce mélodie qui finissait par recouvrir le monde de leur teinte immaculé. Si blanc. Si pure. L'améthyste s'assombrit alors que ses doigts se crispèrent sur la cape teinté de tâche écarlate que lui avait donné le chevalier d'or des poissons dans ce qui aurait put être une autre vie. Elle la gardait précieusement dans le seul but de dissimuler son corps meurtrie, dégradé aux yeux du monde. A ses propres prunelles.

    Elle devait rentrer songea t-elle. Savoir où elle se trouvait et trouver la voie pour retourner auprès de son dieu – Jian. A son nom, ses iris se voilèrent et son cœur se serra douloureusement.

    Non, non n'y pense pas !

    Elle devait rentrer là où était sa place. Sa maison. La seule qu'il lui restait, la seule à laquelle elle pouvait encore s'accrocher pour rester à flot. Pour avoir le courage d'avancer encore.

    Et puis soudainement, au sein de ce lieu reculé de tout, une voix claqua dans l'air glacé. Une voix étrangement familière, ravivant une plaie toujours à vif dans le cœur de la demoiselle déjà meurtrie. Vivement, elle se retournera pour observer l'homme avec un mouvement de recul. De la colère. De la peur. Dissimulée sous sa cape, sa main vint immédiatement se porter à la lame de son père, précieuse amulette qui l'avait sauvé. Une vague de dégoût s'insinua en elle à sa vu et ses paroles ne firent qu'aviver une flamme qu'elle n'aurait jamais cru posséder en elle. La petite étoile si calme et réservée n'était plus, disparue dans le sang.

    Un mot la troubla un instant dans tout ce discours horripilant. Atlante. La poigne sur son épée se raffermit alors que l’améthyste s'assombrissait. Notos se leva autour de sa silhouette, battant sa cape teinté d'écarlate au rythme de ses furieuses rafales. Il était sa rage enfoui au plus profond de ses prunelles violine, là au creux de son cœur meurtrie.

    Il avait tué sa mère. Par sa faute, son crime, elle avait perdu sa parente tout comme son ami avait perdu sa famille. Son chagrin était abyssale et c'était impardonnable.

    Je ne fuirai pas. Au contraire.


    Son cosmos était faible, elle pouvait le sentir refluer lentement dans les abîmes, trop usité par la demoiselle pour sauver sa mise. Pourtant. Elle ne pouvait pas fuir. Cette rancœur tapit jusqu'alors se révélait à ses propres yeux. Là, juste en face d'elle se trouvait un responsable. Elle se souvenait de leur fuite éperdue à travers les montagnes, la peur au ventre et la rage au cœur, impuissant à sauver ceux qu'ils aimaient, comptant même sur leur sacrifice pour survivre.  

    Elle ne se pardonnerait pas de fuir. Elle ne reculerait plus. Elle attaquerait alors avant qu'on ne l'attaque, c'était ce qu'elle venait d'apprendre...Par la force des coups. Son corps tremblait encore, épuisé mais sa colère la maintenait debout. Le vent cingla sur cet ennemi, brume scintillant d'éclat d'argent pour l'étreindre entre ses crocs glacés dans l'espoir de contraindre ses gestes, de l'emprisonner...et de le tuer en le privant de son air.

    Vous ne méritez que la mort. Une mort atroce.

    Tue le. Tue le Notos. Prive le de la vie qu'il a ôté à ma mère. Venge là. Vengeons les. Tous. Tous ceux qui sont morts cette sombre nuit.


    Une larme unique roula sur sa joue. Larme de rage et chagrin mêlé. Elle devait le tuer. Elle devait en avoir la force, sinon...

    Les étoiles pleuraient la perte. Cruauté d'un destin, d'une sombre journée pour celle qu'elles guidaient. Inutiles. Contemplatives.

    ...Elle allait mourir.
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MessageSujet: Re: [1754] Venise ou le retour du passé (Seren et Mary)   Mar 3 Déc - 0:59

Alors que Notos frappait de toutes ses forces. L'illusion se brisait sous les coups pour laisser apparaître un beau velours rouge recouvert de soies blanches et de brocards dorés. Un homme a la chevelure rousse apparaissait devant elle et ses yeux bleus acier laissaient passer un certain paternalisme. Il prit alors les mains de la jeune Capitaine pour les porter sur sa poitrine maculé de sang. De fines gouttelettes passaient sur ses doigts frêles dans une danse macabre. L'homme chuchotait alors quelques mots mais le vent était tel qu'aucun mot ne se faisait entendre. Il lui souriait comme un ami, un frère.... puis d'un geste, il l'invitait a se reposer. Il grimaçait de douleurs mais il s'en moquait, il devait la protéger d'elle même et il n'y avait pas énormément de solutions.

" Je peux être l'enfer, un rêve, un avenir.... mais si tu veux tourner la page, suivre le Poséidon que je suis, tu devras abandonner ta propre faiblesse. Ton passé est de retour et je suis là pour t'aider dans les mois à venir... cet homme que je t'ai montré existe encore mais si tu veux le vaincre, tu devras déjà vaincre ta peur et vois tu ! Je suis le seul a pouvoir t'aider dans cette minute fatidique, il te faudra abandonner tout ce en quoi tu rêves ! Un nouveau rêve peut s'ouvrir, acceptes tu de m'accompagner ?

Faire face à ses démons, faire face et se trouver une place pour remplir sa vie, ne pas oublier que le temps passe et que l'on doit rêver a un nouveau Monde. L'homme aspirait à construire un rêve, un espoir pour son peuple, il voyait déjà une cité de dômes bleutés s'élever dans le monde marin. Le songe, le rêve était une chose qui permettait de garder espoir face aux adversaires qui apparaissaient de temps en temps. Mais, faiblir sous le poids de son Humanité n'était plus une chose permise pour lui. Il savait ou se terrait l'ennemi de la demoiselle devant lui mais il était trop tôt pour encore donner des clés. Elle devait choisir sur l'instant, écouter son cœur sans réfléchir, se laisser guider par ses propres sentiments et pas ceux des autres!

D'un sourire, il l'invitait à choisir son destin par elle même. Elle devait devenir le centre de son univers et pas un satellite des autres, il lui laissait l'opportunité de reconnaître que son bon cœur était une chose a contrôler pour ne pas tomber dans les excès des sentiments si triviaux. Rarement, oui très rarement, cet homme avait montré une telle assurance et un contrôle froid de ses sentiments. Il fallait parfois rompre les liens pour en recréer d autres et c'est cela que l'inconnu voulait savoir : peut-elle faire confiance avec son instinct ?

" Es tu donc prêt a suivre cet inconnu qui se présente devant toi ? Es tu prête a écouter ton instinct quitte a être juger par les tiens comme la dernière des traitresses s'il le fallait ? Es tu prête à tout cela pour retrouver une raison de vivre ?! "

La question était posée....
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