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 Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]

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Aiakos


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MessageSujet: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Mar 15 Oct - 1:00

Maintenant que ce combat pour le moins épique s’était enfin achevé, Aiakos pouvait tranquillement s’acquitter de ses fonctions de juge. Posant paisiblement son regard sur ce qui avait été jusqu’alors la bâtisse ralliant le monde des humains et celui des morts, son attention se porta bien vite sur les cosmos-énergies qui se trouvaient derrière ces murs. À la fois familier pour une raison qu’il n’arrivait pas à s’expliquer, son intuition lui intimait de garder son calme, il ne pouvait s’agir que d’alliés, d'autant plus que céder à la panique ne le mènerait à rien, qui plus est dans l’état pour le moins critique dans lequel il se trouvait. D’ailleurs, son corps le faisait atrocement souffrir, malgré le concours de l’orbe de l'automne qui œuvrait pour lui prodiguer quelques soins, cela ne semblait pas l’apaiser. Il faut dire aussi, qu’après ce long et périlleux affrontement, cela était compréhensible, mais toujours-est-il qu’il était peu habituel de le voir dans un état aussi lamentable. Toutefois il dut rapidement réprimer cette douleur, quant au détour d’un énième regard lancé en direction de l’église ou du moins de ce qu’il en restait, quelque chose s’avança vers lui, caché tout d’abord par la faible luminosité engendrée par les arbres encore debout, avant de laisser apparaitre un homme au pas assuré.

Homme d’une stature somme toute banale, seule sa prestance le distinguait d’un homme conventionnel. En effet, marchant d’un pas lent, mais sans une once d’hésitation, ce dernier venait de faire son apparition subitement et ce sans que le juge ne l’est prévu. Vêtu d’un costard plutôt modeste, mais qui sortait tout de même de l’ordinaire de par sa teinte carmine, une élégance et une confiance démesurée se dégageaient de ce personnage qui ne mit que très peu de temps pour s’adresser au juge, incrédule et surpris de ne pas avoir ressenti sa présence. Certes, son état ne lui permettait pas en outre d’avoir pleine possession de ses moyens, mais de là à ne pas s’être aperçu de cette présence, il faut l’avouer cela le contrariait. Après ce spectre du Bourreau qui s’était battu avec ferveur et courage, voilà qu’une autre personne et ce en une seule journée le surprenait! Ne laissant rien transparaitre malgré son étonnement, il laissa cet homme à la barbe finement sculptée et aux yeux pleins de malice s’adresser à lui, avec une certaine virtuosité qui lui donnait un certain charme. Ainsi, il se présenta comme étant une ancienne connaissance de son compagnon et hôte. Pourtant et bien que cette information fut intéressante, après tout n’avait-il pas été agréablement surpris par ce Gilles de Rais, en cet instant il pouvait bien s’agir de Pierre, Paul ou Jacques que cela n’avait aucune importance, tout ce qui lui importait se trouvait derrière ce mur et il lui tardait de s’y rendre.

Mais, avant de pouvoir y prêter attention, il allait devoir fausser compagnie au nouveau venu qui ne semblait pas enclin à le laisser partir sans avoir quelque peu conversé avec lui. Dès lors la conversation s’entama entre ces deux hommes, durant laquelle le dénommé Nicolas Flamel ne fit qu’énoncer une fois de plus une évidence à laquelle il avait murement réfléchi, bien que de prime abord il l’avait jugé un peu trop sévèrement, force est de constater qu’effectivement, Gilles était bel et bien un allié de premier ordre. À coup sûr une pièce maitresse à laquelle il ferait appel le moment venu, il n’en restait pas moins un être assujetti aux désirs de la Dame des saisons et la remplacer dans son esprit ne serait pas une mince affaire c’est le moins que l’on puisse dire. Toutefois, il y avait fort à espérer qu’en raison de ses préceptes pour les moins archaïques, il serait le parfait petit soldat. Souriant à cette idée pour la moins saugrenue,, il se contenta d’écouter son homologue, à plus forte raison qu’après ces quelques mots qui sonnaient comme une évidence, il lui fit part d’un élément fort intéressant.

Comme s’il avait lu en lui comme dans un livre ouvert, il répondit dans une malice parfaitement disséminée aux nombreuses questions qu’il s’était posé il y a quelques instants. En effet, ce dernier lui annonça ni plus ni moins à qui appartenaient ces cosmos qu’il avait ressenti. Bien que ces noms étaient connus de lui, après tout on pouvait difficilement passer à côtés de ces illustres personnages sans connaitre leurs exploits, ils ne lui avaient jamais été permis de les rencontrer jusqu’à présent. Et parmi l’un d’entre eux, il y en avait un qui de par son rang au sein de l’armée des enfers était amené à diriger une faction au même titre que lui. À l’instar du Garuda, cet autre juge était donc à même de rivaliser avec les plus hauts chevaliers de la caste de la déesse Athéna et pour la première fois, si ce n’est des lustres, ils étaient sur le point de se rencontrer. L’homme élégant avait minutieusement pesé chaque mot avant de les prononcer, pour y ajouter un petit suspens qui ne faisait qu’accentuer la curiosité du juge. Son envie de le rencontrer, galvanisait quelque peu son métabolisme, ce dernier recouvrant peu à peu la vigueur qui avait été la sienne. Déterminé il ne faisait plus aucun doute qu’il souhaitait le rejoindre, ne serait-ce que pour débattre et qui sait lui démontrer, que le juge du Garuda, spectre de la vaillance était de retour et qu’il faudrait compter sur lui.

Feignant de prendre la direction de l’antre sacré, il fut toutefois contraint d’y renoncer quand dans un mouvement pour le moins audacieux, Nicolas se saisit sans aucune autre forme de procès du livre de Sang du défunt bourreau afin de procéder à un enchantement qui eut tôt fait d’intéresser le juge. À l’instar de Gilles qui contrairement au juge s’était habilement servi du grimoire pour orchestrer bon nombre de ses coups bas, l’homme au costard pourpre, après avoir tourné vigoureusement les pages les unes après les autres à la recherche de la formule adéquate, apposa sa main gantée sur le visage mortifié du macchabée. Subitement et non sans une légère lueur intense, un sceau vint orner le dos de la main de ce dernier, avant qu’il ne referme le livre avec fracas, avec un léger sourire aux coins des lèvres, semble-t-il satisfait de ce qu’il venait d’opérer. Conscient d’avoir réalisé un tour de passe-passe qui devait avoir quelque peu surpris son auditoire et en l’occurrence Aiakos, il avança tout de même les raisons qui lui permettaient d’user aussi aisément du Liber Sanguinis alors que depuis le début, Faust n’avait jamais été considéré comme apte pour pouvoir le faire.

L’argument avancé pouvait paraitre simpliste et enfantin, mais selon lui,  il résidait dans la simple mention d’un nom dans l’un de ces ouvrages. L’autre œuvre en sa possession ne faisait pas à exception à la règle. Pourtant aussi simple était la réponse, jamais elle n’était venue à l’esprit du juge, tout du moins à l’ancien alchimiste qui s’était contraint à devoir endurer bons nombres de péripéties pour ne serait-ce qu’effleurer la conviction de pouvoir un  jour user de la puissance détenue en ces livres. Si en cet instant Faust avait été en face de son homologue, à coup sûr il lui aurait posé de nombreuses questions à ce sujet, mais tel n’était pas le cas du juge. Au contraire lui était satisfait de la réponse et entendait bien en attester la véracité! Tant et si bien que d’un simple petit claquement de doigt, un livre en tout point semblable au livre de Sang apparut dans la main du juge. Ainsi il avait menti à Faust, depuis le départ ce livre ne l’avait jamais quitté et c’est seulement après tout ce temps et s’être subtilement joué de son hôte afin de lui prendre son corps, qu’il daigna le faire apparaitre. Cette révélation ferait  couler beaucoup  d’encre et c’est peu dire. Mais pour l’heure, le juge se contenta de suivre les conseils de son homologue afin d’inscrire son nom en grec ancien sur l’une des pages du livre des Psaumes par le biais de son cosmos. Dès lors, une étrange lumière, similaire à celle du livre jumeau naquit, donnant un peu plus de crédit aux attestations de l’alchimiste.

« Bon ben maintenant que j'en ai eu le cœur net, par où vais-je commencer? Ah tiens celle-ci parait coller parfaitement au sujet! »

Sans s’attarder plus qu’outre mesure sur une autre formule, Aiakos se mit à prononcer quelques bribes de phrases dans un dialecte que seuls les initiés de la magie étaient à même de comprendre. Au même moment, au sein du livre un étrange mécanisme s’opéra pour au fur et à mesure entrainer la formation de ce qui pouvait ressembler à une chaine. Constituée de phrases d’encres, cette chaine vint rapidement ligoter l’homme qui avait eu le malheur de lui révéler cette information. Ligoté sans qu’il ait pu dire un mot ou se débattre, il fut dès lors balancé avec vigueur contre la porte d’entrée, qui au contact de cette masse employée comme un bélier se brisa, laissant tout le loisir au juge de pouvoir l’accompagner à l’intérieur.

« Tu m’excuseras, mais tu viens avec moi! »

D’un bloc il pivota en direction ce qui auparavant s’apparentait à une porte afin de pénétrer dans l’église et d’y rencontrer ses occupants. Marchant d’un pas feutré, seuls les cliquetis de son surplis trahissaient le calme ambiant. Bientôt, il se stoppa net quand dans un coin reculé de la pièce il put apercevoir ses convives, parmi lesquels Nicolas, qui adossé contre un mur ne s’était toujours pas relevé après ce choc frontal. Relevant les bras en signe de reconnaissance il s’adressa à eux, sans oublier de s’excuser pour cette entrée pour la moins singulière:

« Veuillez m’excuser pour le vacarme! Que venez-vous faire aussi loin des enfers? Ah j’allais oublier, Aiakos juge du Garuda de l’étoile de la Vaillance et vous êtes? »

La réponse il la connaissait elle lui avait été donnée peu de temps auparavant, mais en parfait manipulateur jouer la comédie était l’un de ses passe-temps favori, un trait commun qu’il partageait avec l’ancienne étoile céleste du commandement. Souriant tout en fixant de son regard perçant l’assemblée, il attendait à présent qu’on daigne lui répondre, de ces réponses dépendraient la suite des événements!
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Himmel


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Jeu 17 Oct - 0:21

- Veuillez m’excuser pour le vacarme! Que venez-vous faire aussi loin des enfers? Ah j’allais oublier, Aiakos juge du Garuda de l’étoile de la Vaillance et vous êtes?


- Minos, Juge du Griffon de l'Étoile Céleste de la Noblesse!

La question ne lui avait pas été posé, mais Himmel y répondait afin de signaler sa présence au Juge du Garuda. Il entrait dans la pièce, d'un pas lent, le regard fermé, scrutant les alentours. Il avait senti un combat se déroulé ici-même, mais ne voyait pas le corps du probable vaincu. Le Griffon ne savait pas que ce dernier était encore évanoui à l'extérieur de la Cathédrale.

Les deux Juges se faisaient face pour la première fois, même si les mémoires de Minos permettait à Himmel d'appréhender quelque peu la personnalité du Garuda. Le silence prit place pendant quelques instants, chacun semblait évaluer l'autre. Himmel prit finalement la parole.

- Voilà qui est fort décevant! Si l'envie était tellement forte de combattre, pourquoi ne pas nous avoir rejoins en Asgard plus tôt! Ou bien s'agissait-il simplement d'une insubordination envers un supérieur?

Le Juge du Griffon était curieux de savoir exactement pourquoi avait éclaté ce combat qui avait fait écho dans toute la Cathédrale. Ce n'était pas habituel que des Spectres se battent entre eux et ce n'était certainement pas le meilleur moment pour se faire. Avec la disparition d'Hadès et l'assaut en Asgard, l'armée du Sombre Monarque ne pouvait pas se tirailler en querelles internes. Pour le moment, ils devaient tous ramer dans la même direction, sans quoi, ils ne feraient pas long feu.

Himmel attendait patiemment la réponse du Juge du Garuda. Il ignorait si ce dernier n'apprécierait pas son interruption, mais qu'importe. Le Juge du Griffon n'avait pas de temps à perdre, il devait communiquer les derniers événements et s'assurer que tous lui obéiraient pendant l'absence du Dieu des Enfers. Cela était primordiale afin qu'il puisse mener à bien la mission qui lui avait été confié, contre son gré, mais qu'il devait remplir afin de payer sa dette, cette seconde vie qu'on lui avait offert.
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Lancelot du Lac


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Ven 18 Oct - 14:29

[hrp = Gilles m'a donné l'autorisation de poster avant lui. J'espère que j'ai bel et bien le droit de vous rejoindre, vu qu'il s'agit à la base d'un post privé]


Il y a plus d'un milénaire, l'homme aux long cheveux d'ébène était l'un des seigneurs les plus réputé de l'Europe. Il avait voyagé partout, même en proche Orient, partout dans le monde connu son nom était admiré et craint en même temps. Aujourd'hui, il n'était plus qu'un mythe sur la convoitise et l'adultère, et encore la plupart des gens étaient illétré et ne pouvait lire les livres parlant de lui. De Plus Grand Chevalier de la Table Ronde, il n'était désormais plus rien.

Mais loin de ce genre considération, Lancelot n'avait jamais cherché une gloire éternelle ou quoi que ce soit, il voulait juste servir du mieux qu'il pouvait son roi, ainsi que sa Dame. Oh Guenièvre, belle brune aux longs cheveux ondulant telle des champs de blés sous l'effet du vent. Elle qui était si belle se trouvait désormais dans un enfer, se desséchant sans fin. Non, elle ne pouvait rester là, elle avait le droit au repos éternel. Celui qui mériterait les tourments, c'est lui, lui-même qui avait succombé à la tentation. Au lieu de ça, il avait cette seconde vie. Et si devoir se battre pour elle était sa punition ? Cela tomberait sous le sens en fait, s'infliger le service d'un autre souverain pour la sauver.

Du haut du clocher de cette impressionnante battisse obscure, Lancelot était perdu dans ses pensées, regardant le monde extérieur, comme s'interdisant d'y aller pour le moment. Tant qu'il n'avait pas l'ordre de partir, il resterait en Enfer, ou au mieux dans cette cathédrale. C'est alors qu'il entendit des bruits assourdissants venant du hall central. Il y avait vraisemblablement d'autres personnes dans la cathédrale, à en juger de leur cosmos, c'étaient également des spectres.

Lancelot s'approcha le plus discrètement qu'il put de cette assemblée réduite et il y vit trois autres spectres. L'ancien chevalier ne connaissait pas encore ses nouveaux "frères d'armes", mais il savait reconnaître quelqu'un haut placé quand il en voyait un. Là, il en voyait deux qui visiblement en avait envers l'autre qui devait être d'un statut moindre. Il n'arrivait pas à entendre ce qu'ils se disaient, ce qu'il pensait n'étaient qu'interprétation peut-être erronée. Peut importe, il se décida de sortir de sa cachette pour s'exposer aux regards des trois spectres.


    - Pardonnez mon intrusion, j'en suis vraiment confus mais, malgré le fais que nous appartenions tous à la même armée, je n'ai point encore eut le plaisir de faire votre connaissance.


C'était presque un mensonge, car Lancelot n'avait pas envie de s'acoquiner avec de telles personnes. Mais en même temps, il se devait de connaitre ceux qui allaient le diriger afin de savoir qui il ne fallait surtout pas contrarier. Il se mit face aux deux spectres dont les surplis arboraient de magnifiques ailes et s'inclina en mettant le genou gauche au sol.

    - Je suis Lancelot, Spectre de l'hippogriffe.


Dit-il sans plus de cérémonie inutile. Une présentation courte et en toute simplicité était parfois préférable et plus efficace qu'un long discours inutile afin de ne finalement rien dire d'intéressant. Finalement, il se releva, toujours faisant face aux deux spectres plus hauts gradés que lui avant d'ajouter :

    - J'espère que mon intervention ne vous a pas interrompu dans une discutions importante.

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Aenor


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Sam 19 Oct - 17:41



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Spectres !


 

Je ne suis pas bercé d'illusions, non ! Je m'insurgeais contre moi-même, contre ma faiblesse que je contemplais tristement : celle-ci était traduite par du sang sur mes mains. Ô douce souillure qui est la mienne, c'est mon propre sang que j'observe tandis que je m'éveille au monde auquel j'appartiens. Cette vive couleur rouge fait écho dans mon esprit embrumé. Je me souviens peu à peu dans quelle tourmente je m'étais moi-même plongé, des blessures que l'on m'avait infligé et que j'ai infligé. Je m'étais battu contre un Juge, contre celui qui avait prit la place de Faust, Aiakos. Mes yeux, hagards observent ces horizons flous sans parvenir à distinguer quoique ce soit. Mes doigts se referment sur quelque chose de doux et de froid en même temps. Mon sang ne fait qu'un tour quand je tourne ma tête vers le corps inanimé de la douce Perséphone. Mes lèvres remuent sans qu'aucuns sons ne jaillissent de ma bouche. J'ai la gorge sèche. Non, je ne suis pas bercé d'illusions. La triste vérité de ma défaite m'explose en plein visage : mais je savais que je n'avais pas complètement échoué. Mes doigts se resserrèrent avec douceur, sur ceux de la Mère des Saisons. Ma Douce Gardienne, j'ai échoué. Votre serviteur le plus vertueux n'a pas su être à la hauteur de vos espoirs. Vous êtes morte, à cause d'eux.

Je vous ai perdu à cause d'eux. Vous êtes à mes côtés, inerte à cause d'eux. Mais je vous ai fais une promesse. Je me suis fais la promesse de vous ramener. Pas pour eux, pour vous. Et... je n'ose l'avouer mais... égoïste que je suis, je le fais aussi pour moi.

Dans quel état errait le Spectre du Bourreau ? Il évoluait dans la douleur, la souffrance et les peines engendrées par lui seul. Il avait perdu une partie, mais ce n'était que partie remise, n'est-il pas ? L'esprit du Printemps enclin à lui pardonner ses faux pas, continuait l’œuvre de son plus vieil ami : Nicolas de Flamel, qui, à son grand damne, avait disparut avec Aiakos. Pour quelles raisons ? Interdit, Gilles de Rais se concentrait pour reprendre la forme originelle qu'était la sienne : celle d'un être gigantesque, au visage immonde, aussi gris que la cendre qui volait encore aux quatre vents. Il n'avait plus le pouvoir de redevenir ce qu'il fut autrefois : un jeune homme dans la fleur de l'âge, aux traits fiers, un chevalier de renom, un Maréchal déchu. Non, il apparaîtrait devant ceux qui étaient par la force des choses, ses « pairs », ainsi. Cela ne l'enchantait guère mais il devait rejoindre les autres, leur cracher au visage, la vérité. La sienne comme la leur. Il prit avec la plus grande des précautions, le corps de l'hôte de Perséphone entre ses bras. Elle paraissait fragile, si menue entre ses mains de géant. En pleine réflexion, Gilles se dirigea vers la cathédrale.

Des pas approchaient. Ils résonnaient dans le silence, dans un rythme constant, continu. Bientôt la silhouette d'un géant se découpa dans la lumière, se révélant aux autres à qui, il ne prêta aucunes attentions. C'était un monstre qui approchait, une bête aux yeux exorbités, paré d'un très long manteau pourpre, drapé dans un habit tâché de sang. Il était d'une taille déraisonné et son dos, voûté, le rendait pathétique. Pourtant, dans le creux de ses bras, reposait une Belle Endormie. Elle reposait là, paisiblement tandis que l'être horrible, prenait grand soin de ne pas la blesser. Ces gestes étaient tellement empreint de délicatesse, que cela allait en totale contradiction avec son apparence. Ses pas le portèrent aux côtés de l'homme ayant été malmené par Aiakos. Ce dernier d'ailleurs se redressa, époussetant son costume de velours cramoisie.  

Une voix forte s'adressa à l'ensemble des personnes présentes. « Mais, Juge, je suis allé en Asgard. Je suis allé contempler votre démesure, Spectres j'ai observé votre soif de sang, votre folie, vos envies de gloires, de grandeurs ! Spectres, j'ai vu et pu apprécier toute l'étendue de votre bêtise. SPECTRES ! Je vous ai rapporté celle que vous avez tué par mégarde ! » leur cracha, acerbe, un Gilles de Rais vibrant d'indignation. « D'accord, ma fureur ma conduit à combattre l'un d'entre vous... d'accord, j'avoue ma défaite et mon manque de discernement, mais je ne pouvais et ne puis accepter de laisser passer cela. Par votre faute, elle est morte. Par votre faute, la délicate Coré repose dans mes bras... par votre faute... JE NE SAURAIS LE CAUTIONNER ! Je vais réparer vos erreurs, pas pour vous, mais pour elle, pour qu'elle nous revienne et cette fois, je n'échouerais pas. Je n'échouerais plus. »

Sur cette tirade vibrante, le Spectre laissa le livre de sang s'envoler pour qu'il gravite autour de lui. Faisant comprendre que c'était là sa mission, il leur disait aussi que jamais, il ne serait l'un des leurs. Jamais.

« Je suis le Gardien du Printemps, celui qui n'a prêté allégeance qu'à elle seule et... » son regard devint noir quand il se posa sur Aiakos. « Juge du Garuda. Libères mon ami, il ne te seras d'aucunes utilités, laisses le en dehors de nos histoires. »

Le ton était tranchant, incisif. Il en avait cure, qu'importe si on l'accusait d'insubordination ! Qu'importe, qu'on l'accable de tous les maux si ces imbéciles le voulaient ! Pourvu qu'on lui laisse réaliser sa mission. Il le fallait.

« Laissez-moi la ramener seul. »

Alors à contrecœur, le Seigneur de Rais mit un genoux à terre toujours en gardant contre lui, Callan. Deux Spectres à genoux devant deux Juges. Deux noirs chevaliers. L'horrible face de Gilles se tourna de manière presque imperceptible, vers son homologue dont il avait entendu la présentation. Lancelot... Il lui adressa un petit signe de tête tout en fronçant les sourcils. Il y avait quelque chose qui se dégageait de lui et qui lui rappelait... quelqu'un. Circonspect, le géant gris reporta son attention sur la Dame à la Rose, replaçant derrière son oreille, une de ses mèches d'ébène.

Les Juges condamnent, le Bourreau ne dira mot, mais ne consentira pas.

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Aiakos


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Dim 20 Oct - 18:37

Il aurait voulu lui répondre, lui apporter les raisons de ce combat fratricide, pour lequel il s’était vigoureusement démené contre le bourreau aux cent masques, néanmoins on ne lui laissa pas le temps de s’exprimer, du moins quelqu’un l’en empêcha par sa soudaine arrivée. Sortant tout à coup de la pénombre pour se montrer à la face du monde, un homme à la chevelure incroyablement raffinée et aux traits fins, vint se poster face aux deux juges qui n’avaient pour l’instant pas eu le loisir de pouvoir converser paisiblement. D’une stature modeste, quoique plutôt grande, le nouvel entrant arborait là, un surplis quelque peu similaire à celui de Gilles lorsqu’il était gagné par la folie. En revanche, là où son subalterne avait pour habitude de se montrer réticent à toute forme de soumission, on ne pouvait pas en dire de même pour ce spectre, qui après avoir soigneusement pris la peine de s’excuser pour son intervention, vint poser un genou à terre en signe de respect pour ses deux compères. Si de prime abord, Aiakos eut tôt fait de vouloir le réprimer pour cette intervention qui l’avait quelque peu contraint à devoir se stopper, il en fut tout autre après cette marque de profond respect, si bien qu’il le gratifia d’un léger sourire avant de reporter son attention sur le juge qui attendait impatiemment qu’on lui apporte les réponses à ses questions.

Mais là encore et ce pour la deuxième fois, en l’espace de quelques instants, quelqu’un - une vieille connaissance du juge - s’interposa pour se rendre aux côtés de Nicolas qui se remettait difficilement du choc auquel il fut sujet. Le juge ne fut étonné qu’à moitié en l’apercevant, après tout il l’avait surpris tout le long de leur combat, le revoir après si peu de temps et ce en meilleur état qu’il ne l’avait envisagé ne l’étonnait guère. Gilles, car il ne pouvait s’agir que de ce fantasque énergumène, déambulait paisiblement au centre de la pièce, accompagné de la Dame des saisons, endormie dans le creux de ses frêles, mais élancés bras. Habitué au faciès difforme de son homologue, ce qui en revanche ne devait point être le cas des autres personnes présentes, Aiakos ne s’étonna guère quand il le vit à nouveau sous sa véritable apparence, celle pour laquelle le déshonneur et le discrédit étaient sans doute les plus marquants. D’une taille peu conventionnelle et cambré à outrance, il n’était plus le bel homme qui l’avait combattu, pourtant son attitude envers sa reine demeurait la même et la délicatesse avec laquelle il la choyait,  contrastait harmonieusement avec son physique disgracieux: la belle et la bête!

Après l’avoir combattu et battu, le juge pensait en avoir fini avec cette fervente, mais au combien exaspérante insubordination à laquelle le bourreau s’attachait, pourtant il était loin de la réalité… Ce combat n’avait vraisemblablement servi à rien, si ce n’est lui octroyer un subalterne, car de toute évidence les maux auxquels l’étoile terrestre était sujette, n’avaient jamais réellement disparu et elle s’empressa d’en faire part à ses supérieurs hiérarchiques.  Dans une tirade pour la moins poignante, Gilles sans aucune autre forme de procès voulu évoquer cette tragique campagne à laquelle le juge n’avait pas participé en raison de son absence prolongée dans les limbes. La référence à ce tragique événement eut tôt fait de l’énerver et d’éveiller en lui une colère sans nom. Cependant, bien plus encore que le récit auquel il faisait allusion, ce fut sans doute son attitude et sa manière de s’adresser à son égard qui l’exaspérait de plus en plus. Réprimant son envie de lui faire passer l’envie de lui parler de la sorte, le juge serra les poings à tel point que ses muscles se crispèrent, déversant quelques filets de sang. Dès lors, la situation s’envenima quand dans une énième demande, à laquelle il se contenta tout d’abord de ne pas accéder, Gilles lui ordonna de libérer son compagnon.

Le point de non-retour était atteint, cette façon de lui parler ne lui plaisait guère, cela faisait trop longtemps que par respect envers son hôte il s’était retenu, à présent il était temps de laisser libre cours à son imagination et bien plus encore à ses pulsions! Lui laissant tout de même tout le loisir de poser un genou à terre en signe de révérence, sans crier gare il s’exprima dans une malice bien connue, tandis qu’il feuilletait à grande vitesse son grimoire qui n’avait pas quitté ses mains depuis le départ:

« Qu’à cela ne tienne, il suffisait de demander! Va chercher! »

D’un simple mouvement du doigt vers l’avant tout en ayant les yeux rivés sur le livre des Psaumes, Aiakos dans un dialecte obscur balança de nouveau l’ami de Gilles tout juste remis de la précédente salve. Subissant de nouveau le soudain assaut de la chaine de mots, Nicolas s’éleva de quelques mètres, avant de percuter avec vigueur un autre pilier situé derrière les deux hommes agenouillés. Souriant à outrance  en raison de l’immense joie qui le gagnait en l’instant, il se porta bien vite aux côtés des deux spectres, tout en ayant pris le soin de refermer paisiblement le livre. Marchant d’un pas assuré, son surplis émit un léger cliquetis à chaque mouvement avant que le bruit ne s’estompe quand il se positionna devant son subalterne. Quant à lui, la tête toujours baissée, il ne devait sans doute pas avoir la moindre idée de ce que comptait faire le juge.

« Tu vois Minos, s’il y a bien une chose que je déteste, c’est le fait que l’on me résiste! »

Tout en ayant prononcé ces quelques mots, Aiakos gratifia d’un bon coup de pied le bourreau, qui sur l’instant manqua de vaciller sous l’impact. En effet, prenant le soin d’éviter tout de même la Dame des saisons qui se trouvait dans ses bras, le juge venait d’apposer son pied sur la tête de son homologue, afin de l’écraser et d’exercer une certaine force de compression sur son crâne. Arborant une mine des mauvais jours, le Garuda ne souriait plus, il n’était plus d’humeur à pardonner les innombrables manques de discernement de son subordonné, qui plus est en présence d’un autre juge. Une manière à lui de marquer son territoire et de montrer aussi bien à ce juge et aux spectres que sa légitimité ne souffrait d’aucune contestation et ce malgré sa longue absence au sein de l’armée infernale. Piétinant, tout en écrasant avec vigueur la tête du bourreau qui ne bronchait pas en dépit de la douleur qu’il devait ressentir, il poursuivit son œuvre tant bien que mal avant de lancer dans un rire sardonique et puissant:  

« Tout est une question d’obéissance! C’est comme lorsque tu dresses un animal, il suffit de lâcher quelque peu de lest pour qu’il commence à mordre. Mais heureusement, il suffit de resserrer l’étau et là tout rentre dans l’ordre, c’est aussi simple que ça! »

À aucun moment il ne s’était adressé à lui avec une quelconque politesse, pour lui il n’était ni plus moins qu’un égal, l’adage souhaitant qu’il se plie aux formalités d’usage ne s’exigeant pas le moins du monde. L’histoire contait que ses membres ne s’appréciaient guère et pour être franc, cela n’avait jamais été aussi exact qu’en cet instant… Se toisant l’un l’autre avec dédain, tout n’était plus qu’une question de suprématie. Se jaugeant tour à tour, la tension devint presque palpable, pourtant au détour d’un énième regard, Aiakos lui posa malgré tout une question dépourvue d’animosité:

« Où est passé notre Seigneur Hadès? Je ne ressens plus son énergie, ou ne serait-ce que sa présence! »

Toujours le pied sur Gilles, tandis que son attention était portée sur Minos, le juge se posait bon nombre de questions et malgré l’assurance qu’il laissait transparaitre, une certaine anxiété se lisait dans son regard. Bien que le sort du Seigneur des enfers ne lui importait pas outre mesure, du moins bien plus qu’il ne voulait se l’avouer, pour ce qui est de la question du commandement il en était tout outre. En temps normal, il devait échoir à son épouse, mais n’étant plus de ce monde, à qui pouvait-il bien être destiné? Il attendait avec impatience la réponse et aucun doute qu’une fois qu’elle lui serait apportée, il aviserait en conséquence afin de prendre les meilleures dispositions! Après tout, il avait toujours vécu dans son propre intérêt et cela n’était pas prêt de changer!
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Himmel


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Mar 22 Oct - 1:22

Les deux Juges se faisaient face pour la première fois, mais il était difficile de savoir exactement comment leur rencontre allait se passer. Il était fort à parier que chacun d'entre eux avait son propre caractère bien trempé et ne se laissait pas marcher sur les pieds facilement. Ils luttaient pour un but commun, et c'était bien là la raison pour laquelle ils pouvaient se croiser aussi pacifiquement, mais est-ce que cela suffirait pour qu'une entente cordiale puisse naître entre les deux hommes?

Il était difficile d'évaluer cela aussi rapidement. Ils auraient dû avoir plus de temps pour se parler. Mais avant même que Aiakos puisse répondre, Himmel voyait un Spectre apparaître auprès d'eux, poser un genou à terre et après s'excuser de l'interruption, se présenter.

- Je suis Lancelot, Spectre de l'hippogriffe. J'espère que mon intervention ne vous a pas interrompu dans une discutions importante.

Himmel se tourna à peine, mais lui répondant malgré tout.

- Non! Tu n'interromps rien, du moins pas encore.

Car ce n'était pas à lui de les interrompre. Avant même que les trois hommes puissent échanger quelques mots, une nouvelle présence fit son apparition. Une silhouette apparaissait auprès d'eux. Un homme, au visage pour le moins "étrange" pour être politiquement correct, se déplaçant de manière peu orthodoxe, apparaissait devant eux, portant dans ses bras le corps de la jeune Callan, l'hôte de la Déesse Perséphone. Himmel n'aurait pas eu à la chercher bien longtemps. On venait de la ramener jusqu'à lui.

Mais il savait que cela ne signifiait pas forcément une bonne nouvelle. Comme il s'y attendait, le Spectre du Bourreau proférait déjà des accusations quant à la mort de l'hôte de l'épouse d'Hadès. Le même état d'esprit qui avait causé un très grand embarras en Asgard. De plus, il était clair que les Spectres avaient commis une erreur, mais, aucun d'entre eux n'avait été mis au courant. Aucune d'entre eux ne savaient qu'elle s'y trouvaient. Et le seul à le savoir, s''était tenu de le leur révéler.

Mais avant même que le Juge du Griffon ne puisse réagir, Aiakos passait à l'action, cherchant avant tour à punir, une nouvelle fois, l'indiscipline et l’insurrection du Spectre du Bourreau. Himmel le laissait faire, après tout les paroles du Juge du Garuda n'étaient pas dénuées de sens. Le Griffon avait même une philosophie assez proche de la sienne.

- Tout est une question d’obéissance! C’est comme lorsque tu dresses un animal, il suffit de lâcher quelque peu de lest pour qu’il commence à mordre. Mais heureusement, il suffit de resserrer l’étau et là tout rentre dans l’ordre, c’est aussi simple que ça!


Cependant, le ton employé, le dédain dans le regard alors qu'il écrasait le crâne de Gilles. Aiakos le testait. Il voulait montrer une certaine supériorité vis à vis du Juge du Griffon. Himmel avait plutôt l'impression que c'est son visage que le Garuda aimerait écraser, afin de se faire entendre, respecter, obéir! Himmel avait reçu le message, et il ne le laisserait pas sans réponse!

- Où est passé notre Seigneur Hadès? Je ne ressens plus son énergie, ou ne serait-ce que sa présence!


Himmel désespérait d'entendre enfin cette question sortir de sa bouche. Il avait vraiment envie de lui révéler que maintenant, une partie des pouvoirs du Sombre Monarque étaient en lui. Quel meilleur moment pour lui dire qui était à la tête de l'Armée Spectrale!

- Hadès est juste ici!

Il s'approchait du Juge du Garuda et posa sa main sur le bras de son homologue. Le corps d'Aiakos pouvait tout de suite sentir une différence de température dans son corps, tandis qu'une pression spirituelle venue de nulle part s'abattait sur lui. Ses yeux ne voyaient plus que le néant, tandis qu'un visage familier apparaissait devant lui. Le Dieu des Enfers en personne se montrait à son Juge, tandis que son regard paralysait le Garuda. L'épée d'Hadès traversait alors sa poitrine, lui coupant la respiration. Son nom résonnait inlassablement dans ses tympans, tandis qu'il sentait la vie quitter son corps.

Soudain, tout s'arrêta! Il revenait à la réalité, tandis que l'illusion prenait fin. Il avait été le seul touché par ce phénomène et pour cause, le symbole que Hadès avait légué à Himmel brillait encore, tandis que le Juge du Griffon lâchait son bras. Ce n'était pas le pouvoir de Minos qui venait de frapper Aiakos, mais bien un pouvoir divin. Une preuve inéluctable que c'était bel et bien le pouvoir du Sombre Monarque qui sommeillait à l'intérieur même du corps Gardien de la Tolomea.

- Hadès est ici-même - disait-il en lui montrant le symbole tatoué sur la paume de sa main - en moi!

Himmel avait écarté Aiakos de sa cible. Il ne pouvait pas continuer à permettre ce genre de traitements, même s'ils étaient mérités. Il avait d'importantes informations à révéler, et il ne pouvait pas perdre plus de temps juste parce que le Garuda désirait montrer son autorité. Il se tournait vers les autres, afin que tout le monde puisse entendre son message. Car c'était bien pour cela qu'il avait fait le déplacement jusqu'ici également, pour les prévenir de la disparition du Sombre Monarque et de ses nouveaux ordres.

- Avant tout, vous devez savoir que l'assaut en Asgard n'était autre qu'un plan de l'hôte de notre Seigneur, pour nous manipuler. Il savait pertinemment que l'hôte de la Déesse Perséphone était là-bas, mais ne nous a rien dit, probablement afin d'observer ce dénouement, probablement pour son amusement personnel qui sait! Quoiqu'il en soit, Hadès ne pouvait supporter cela et ils se sont séparés. Sans un corps pour survivre dans notre monde, Hadès est retourné à Elysion, me léguant une partie de ses pouvoirs et me nommant à la tête de son armée jusqu'à son retour!

Il se tournait vers Aiakos, principal "cible" de ces paroles.

- Comme tu as pu le constater par toi-même Aiakos du Garuda!

Comment réagirait-il en sachant que le Juge du Griffon n'était, pour l'instant, pas égal à lui, mais supérieur dans la hiérarchie. Même si Himmel n'utiliserait pas de cette soudaine et inattendue promotion pour assouvir son ego, il entendait bien faire respecter ses ordres, s'il les jugeait nécessaire au bon fonctionnement des Enfers. Il se tourna alors vers Gilles de Rais. La discussion allait continuer à présent avec lui, et même si Himmel avait écarté Aiakos, ce n'était pas pour sauver la mise au Spectre du Bourreau. Il l'attrapait alors vigoureusement par les cheveux, l'obligeant à lui faire face.

- Qui penses-tu être Gilles de Rais pour nous parler de la sorte! Penses-tu être le seul digne de protéger Perséphone? Es-tu le seul à lui avoir prêté allégeance? Ne nous insultes pas! Tu es aussi fautif que nous! Tu es venu en Asgard et semer le trouble dans nos troupes, qui plus est, si tu savais la vérité sur la localisation de Callan, pourquoi n'es-tu pas apparu plus tôt pour nous le révéler et la sauver? Tu n'as aucun droit de nous faire la morale et encore moins d’exiger quoique ce soit! Tu es aussi responsable que nous de sa mort!

Il le lâchait, s'approchant alors du corps de la défunte Callan. Hadès lui avait transmis le pouvoir de ressusciter les morts pour la sauver. Il était grand temps de s'y atteler, même si cela consommait une énorme quantité d'énergie. Il ne pouvait pas faillir et trahir la confiance de son Dieu. Il prit le corps de la jeune femme dans ses bras, s'apprêtant alors à quitter les lieux. Mais avant cela, il se tourna vers le nouveau venu, Lancelot.

- Lancelot, Spectre de l'Hippogriffe. J'ai besoin que tu rejoignes la Giudecca et que tu transmettes le message que je viens de vous dire aux Spectres qui s'y trouvent. Dis leur qu'ils sont quartiers libres, mais qu'ils soient de retour dans six mois! Nous entamerons alors la reconstruction des Enfers!

L'ordre avait été donné. Il espérait que Lancelot serait aussi rapide à s’exécuter comme à se présenter. Sans se retourner vers Gilles, qui était toujours sur place, probablement n'acceptant pas que l'on puisse emmener Callan loin de lui, Himmel s'adressait à lui, dans un ton assez sec et brutal.

- Dégages d'ici Gilles de Rais! Je voulais te donner une correction pour ce que tu as fais en Asgard, mais Aiakos s'est déjà brillamment occupé de ton cas. Maintenant quitte les lieux avant que je ne change d'avis et que je te fasse mordre la poussière!

Le message avait été donné, et le Juge du Griffon était sérieux. De plus, il osait espérer pouvoir s'entretenir encore un peu en privé avec Aiakos. Il lui fallait savoir à quel point il pouvait faire confiance au Juge du Garuda.
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Lancelot du Lac


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Jeu 24 Oct - 21:04


Lancelot fit du mieux qu'il put pour suivre la conversation des deux spectres qui finalement ne se présentèrent pas. Il semblerait que les serviteurs d'Hadès ne ressentent le besoin de corriger les ceux qui leur sont inférieur, mais ce n'était certainement pas dans leur corde de se présenter à lui qui avait pourtant été le plus respectueux possible. Soit, il apprit en cour de conversation que l'homme avec de long cheveux gris-blancs s'appelle Minos, et l'autre Aiakos. Heureusement que le spectre de l'hippogriffe n'était pas né idiot, sinon il serait toujours dans son clocher à se demander qui il est lui même.

Un autre individu arriva finalement. L'ancien chevalier de la table ronde avait ressenti sa présence, son cosmos, mais il fut néanmoins surpris par l'apparence peu avenante de celui qui semblait s'appeler Gilles. Il porta des paroles accusatrice envers les deux juges, il parlait d'un guerre qui venait avoir lieu assez récemment, qu'une certaine Perséphone avait périe, ou quelque chose comme ça. Toujours est-il qu'il y avait une certaine mésentente parmi les serviteurs de l'armée des Enfers considérant cette bataille qui s'était terminée par la mort de la frêle jeune femme que tenait le dénommé Gilles.

Alors les deux juges discutèrent brièvement et l'homme aux longs cheveux d'ébène ressenti une perturbation dans le cosmos de Minos. Il lui semblait que le juge du griffon montrait quelque chose à son homologue et Aiakos semblait surpris ses paroles. C'est alors que Minos expliqua qu'il était le régent d'Hadès, le sénéchal des enfers. La cause était que le dieu fut trahi par son hôte, qu'il était désormais bloqué en Elysion et qu'il ne pouvait donc plus diriger son armée. Lancelot savait donc à qui il devrait répondre et surtout devant qui il devrait s'incliner. Même si cela ne lui plaisait pas trop en fait.

C'est alors que le juge du griffon s'adressa directement à lui, lui demandant d'aller dans le Giudecca afin qu'il rapporte ces paroles aux spectres qui y seraient présent.


    - Je serais vraiment très honoré d'accomplir ce que vous me demander. Je me dois refuser, ou vous demander des précisions dans ce que je devrait dire à mes frères d'armes.


Dit-il en s'inclinant légèrement. Sa voie ne trahissait aucune insubordination, ainsi, avant que le juge ne croie le contraire, le spectre de l'hippogriffe jugea bon de préciser le fond de sa pensée.

    - Comme je vous l'ai dis plus tôt, cela ne fait vraiment que très peu de temps que je me suis éveillé en tant que spectre et plusieurs choses me sont inconnues. Je ne suis pas certain de pouvoir retranscrire avec certitude vos parole, ni même s'il y a des choses à ne pas révéler parmi vos déclarations.


Il était sincèrement désolé et essayait de le montrer du mieux qu'il pouvait. C'était un jeune spectre avec une certaine expérience dans le domaine de la chevalerie. Mais concernant ce qui avait trait aux Enfers, là il était un novice et se devait donc de se renseigner un minimum afin d'être le plus efficace possible.


[hrp : Désolé, je suis vraiment crevé et pas trop inspiré aujourd'hui. J'espère que se sera quand même bon.]
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Aenor


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Ven 25 Oct - 21:25



Gilles de Rais

Le Bourreau aux Cents Masques

Échos


 

Le malheur des uns faisait le bonheur des autres. Le Seigneur de Rais ne devait-il pas s'y attendre ? Bien sûr, il y avait songé et en avait cure : il savait que ses actions pourraient le mener au pilori, face à des Juges trop inquisiteurs. Il savait encore une fois que leur jugement serait expéditif ! Les rumeurs iraient bon train, beaucoup le pointerait du doigt, s'insurgeant contre ses méthodes, ses opinions ou que savait-il encore ! Qu'importe. Tant que le Spectre parvenait à ses fins. Cependant, Gilles de Rais ne s'était point attendu à une telle réponse, aussi éloquent ou virulent selon le point de vu, fut son discours ! Alors, quand le pied d'Aiakos heurta violemment sa tête, ses yeux déjà exorbités s'écarquillèrent encore davantage sous le coup de la surprise. Peut-être avait-il été trop loin ? Sa requête avait été celle de trop, à moins que ce ne soit la façon dont il lui avait … demandé ? Exigé plutôt serait le bon terme. Ah mais bien sûr, le Seigneur de Rais n'était qu'un insecte indésirable sous la botte du Garuda. Il pouvait très aisément deviner sa colère, la ressentir dans sa totalité : c'était bien pathétique.
Lui, si misérable avait eut l'outrecuidance de s'exprimer avec son cœur plutôt que sa raison : au fond, n'avait-il pas raison ? Si, bien sûr qu'il avait eut raison d'agir ainsi ! N'était-il pas le Gardien du Printemps, l'un des serviteurs les plus fidèle de sa Majesté Perséphone ? Il avait eut raison, non ?

Face à l'ire d'Aiakos, le Bourreau resta de marbre, se laissant molester comme un chien corrigé par la main de son maître. Ô pourtant le regard du Seigneur était rivé sur son rival, noir, mauvais, emplit d'une haine incommensurable. Il se promettait en son for intérieur, qu'il se vengerait pour cela. Pour ce qu'il venait de faire. Peu à peu, tout se fissurait autour de lui, si bien qu'il ferma les yeux, resserrant son emprise sur le corps de la Dame des Enfers. La douleur enserrait son crâne dans un étau effroyable, ses blessures se manifestèrent de concert pour lui rappeler sa pitoyable défaite face à l'odieux Spectre à la chevelure noire et blanche. Il ne dit rien, ne fit plus rien, se contentant de serrer les dents et attendre que l'on veuille bien le délaisser. Décidément, il faisait un cafard bien coriace, attendant juste le moment propice pour se manifester de nouveau. Le poids qui entravait son front s'évapora et ses yeux se rouvrirent alors que la voix du second Juge répondait à l'interrogation du premier. D'une manière fort surprenante d'ailleurs.

Il crut presque percevoir une ombre grandir derrière la silhouette du Griffon, immense, écrasante. Sa poitrine se comprimait et Gilles avait de plus en plus de mal à respirer. Il reconnaissait sans mal, le pouvoir du Seigneur des Ténèbres. Se remettant tant bien que mal sur les genoux, il s'assura par pur réflexe que sa Dame allait bien, que son corps était intact et nullement souillé. Rien de tout cela, Gilles était parvenu à la soustraire à la poussière de la Cathédrale, laissant sa mise immaculée. L'observant avec tendresse, le Chevalier ne senti pas le coup venir. Une force brutale l'obligea à lever la tête vers Himmel : sans douceur ce dernier l'avait attrapé par les cheveux, lui crachant une terrible vérité au visage : il était tout aussi fautif que les autres. Déglutissant avec peine, ce dernier sur le coup en eut le souffle coupé. Son visage se décomposa, tant et si bien que sa face horrible, l'était encore plus de par la culpabilité qui assaillait sa gorge. Non ! Le seigneur de Rais voulait crier que c'était faux ! Faux, faux tout était faux ! Et pourtant, dans son cœur, cette vérité explosa. C'était vrai. Si il était arrivé plus tôt, sans doute l'aurait-il sauvé ! Misérable, il ne trouva pas la force de répondre, son esprit ayant totalement déserté son crâne.

Himmel du Griffon venait de commettre une terrible erreur. Une faute qu'il allait regretter amèrement. Car il venait de lui retirer le corps d'entre ses bras ! Là tout tremblant, à genoux sur le sol dur et froid, il contemplait ses mains, il contemplait son échec.

« Non... vous n'avez pas le droit... »susurra t-il si bas, que personne ne pourrait l'entendre.
« Vous n'avez pas le droit de me l'enlever ! » s'insurgea t-il d'un seul coup en se redressant vivement.

Gilles de Rais était méconnaissable : là où quelques instants plus tôt, un être immonde et puéril se tenait là au milieu des autres Spectres, se dressait à présent un homme au visage galbe, aussi lisse qu'une statue de marbre, aux yeux tout à fait normaux et d'un gris-bleu profond, jetant des éclairs. Son cosmos dansait autour de lui dans un balais langoureux, un cosmos qui ne lui appartenait pas tout à fait. L'orbe du Printemps apparut devant lui, projetant une incroyable lumière partout, laissant les ombres jouer avec cet éclat sur les murs encore debout de la Cathédrale d'Hadès. Cette puissance allait crescendo allant jusqu'à rivaliser avec la puissance déployée par le Juge du Griffon quelques minutes plus tôt. Qu'est-ce que cela signifiait ? Gilles darda sur l'ensemble des personnes présentes, un regard froid, dur mais dénué d'animosité. Il pointa du doigt Nicolas de Flamel qui, comme par enchantement, fut libéré instantanément de ses entraves. Le livre de Sang gravitant autour de lui, semblait réagir de concert avec cette nouvelle puissance, comme si elles se répondaient. Un mystère grandissait, enflant, encore et encore. Bientôt, diverses plantes grimpantes allèrent enlacer les piliers du bâtiment à la gloire du Maître du Pandémonium : des milliers de fleurs aux couleurs et aux fragrances différentes, surgirent ci et là, offrant leurs corolles aux yeux surpris des Spectres.

« Je ne suis peut-être pas le seul fidèle de la Déesse des Saisons, mais jamais je ne l'ai trahi. Je vous l'ai le dit, je ne suis pas complètement hors de cause dans cette histoire. Oui, j'aurais pus vous prévenir plus avant, j'aurais pus la sauver ! Mais un coup du Destin à fait que j'étais occupé ailleurs... Et sans un incident... - ses yeux tombèrent sur Aiakos – je suis persuadé que j'aurais pu éviter cela ! La Déesse m'a appelé à l'aide, mais c'était déjà trop tard. Oui... je suis aussi fautif que vous, car je suis faible, si faible... Mais cela ne se reproduira plus ! Vous me demandez qui je suis Seigneur Juge ? La réponse est simple. »

Sur ces mots, son énergie s'intensifia et une présence commençait sans qu'il s'en rende compte, à apparaître. « Je suis le Seigneur Gilles de Rais, le plus fervent chevalier de notre Reine et je n'ai pas peur de le clamer haut et fort car c'est la pure vérité ! Je n'ai point à rougir, et je m'en fiche que vous vous sentiez offensés ! Je n'en ai cure oui ! Car je suis le Printemps et que jamais plus je ne faillirais à mon devoir ! Je... je ... »

Ses paroles se perdirent dans sa gorge quand une main diaphane se posa sur sa joue. Ce fut à son tour de ressentir une intense surprise en voyant l'image de la Déesse apparaître sous son regard ébahit. Comment ? Se pouvait-il qu'elle ait réagit en ressentant le cosmos de son époux ? Bouche bée, il se figea avant de prestement mettre un genoux à terre.

« Ma Reine... comment se peut-il ? »

Perséphone était parmi eux, son regard bienveillant balaya la pièce avec une pointe de mélancolie. Sa silhouette pâle glissa jusqu'à se poster entre Gilles et les autres. Ses yeux de jades se posèrent sur Aiakos :

« L'ancien porteur de ce surplis m'était tout entier dévoué. Jamais il n'aurait levé la main sur un de ceux qui me protégeait comme vous l'avez fait. Vous êtes peut-être Juge, mais votre vision des choses est réduite. Vous n'avez cherché qu'un prétexte pour vous en prendre au Seigneur de Rais. »

D'un simple geste de la main, la Déité envoya le Juge du Garuda s'écraser contre l'un des piliers et ce, sans autres formes de procès. « Pour cette raison Aïakos, je maudis cette orbe tant que vous ne vous en montrerez pas digne. Vous seul pourrez trouver le remède. Telle sera votre quête. »

Sa voix était pure et claire, mais claquait comme un fouet. Aiakos devait ressentir l'orbe récemment acquise, se fissurer, prendre une teinte aussi noire que la nuit, preuve de cette soudaine... malédiction. Soudain, une autre orbe revint vers la Déesse, brillante comme un soleil, mais aussi froidement que la Lune haute et pleine dans le ciel : celle de l'Hiver. Les paroles suivantes de Perséphone était telle une sentence. Les juges condamnent, mais ils pouvaient subir aussi !  

«  La perte de Lydia vous a fait perdre tout bon sens Inferno du Démon. La disparition de la gardienne de l'Eté a été d'une grande douleur pour tous. De plus vous n'avez pas hésité à nous abandonner pendant de nombreuses années, sans vous soucier de ce qui aurait pu nous arriver. » Enfin, se tournant vers Himmel : « Veillez sur les Enfers en notre Nom. »

D'un pas gracile, sa forme fantomatique la dotant d'un voile sensuel, elle se dirigea vers le Garuda. Ce dernier n'avait pas finit de ressentir l'étendue de sa colère. Sans ménagement, et comme l'avait fait Himmel pour Gilles, elle l'attrapa par les cheveux, finissant de l'encastrer tout à fait dans le marbre. Là, elle se pencha vers lui, le visage parfaitement serein.

« Comment avez-vous dit déjà? Ah oui je me le rappelle "Pareil à un chien". Alors, dites moi Aïakos, quel effet cela fait-il d'être comparé à un chien?" » dit-elle en continuant de le foudroyer du regard « Prouvez nous que vous êtes aussi digne que lui d'être notre Gardien. Peut-être commencerez vous alors à comprendre l'étendue de la ferveur que nous porte le Seigneur de Rais ? N'oubliez pas votre mission, c'est votre Destin. »

Le Spectre du Bourreau regardait se dérouler cette scène sans oser bouger un cil. Il avait peur que ce ne soit qu'un rêve qu'il ne brise en y prenant part. Pourtant, c'était bien réel, il sentait Néo, l'esprit du Printemps faire écho à cette soudaine et merveilleuse apparition. Interdit et même si il aurait dû être heureux du sort réservé à Aiakos – sa vengeance arrivant plus tôt qu'il ne le pensait – il n'en était rien. Gilles aurait même presque pitié de lui. Presque. Il aurait quand même voulut dire à sa Déesse qu'elle ne devait pas rejeter toute la faute sur lui, mais encore, rien ne pouvait sortir de sa bouche. Quand elle se retourna vers lui, ce fut pour lui offrir un immense sourire qui ébranla son âme : en cet instant, il sut qu'il ferait tout pour aller à l'encontre de la volonté d'Himmel : celle de s'en aller et de la laisser leurs soins.

« Laissez le Seigneur de Rais faire ce qu'il doit faire, n'essayez pas de le stopper ... » La présence s'effaça peu à peu, laissant un Gilles de Rais complètement pantois. Il avait avancé un main vers elle, mais c'était parfaitement inutile. Elle avait disparut, et lui, n'avait fait que se saisir du Vide. Les larmes aux yeux, il resta là, quelques instants sans savoir quoi faire. Finalement, après avoir accordé un regard à Lancelot du Lac, s'abstenant d'un commentaire acerbe à son égard au sujet du concept même de chevalerie – à savoir défendre l'opprimé – il se dirigea vers le Juge du Gardua, qu'il regarda de toute sa hauteur. Enfin, sans intention belliqueuse, il lui offrit son bras pour qu'il se redresse.

« Je ne ferais plus aucuns commentaires à ton égard, Aiakos, saches juste que cette mission n'est pas une vraie punition et que si tu le désires, je t'y aiderais, car je sais que tu lui es fidèle, à ta façon. »

Qu'il s'empare de cette main tendue ou non, le Seigneur de Rais se tourna à demi vers le Griffon, lui montrant de sa seconde main, un objet tout à fait curieux : une sorte de rune où brillait un signe étrange, nordique. Il s'expliqua avec calme.

« Ceci a été dissimulé sur la Dame Callan. Car pendant que je récupérais son corps, un guerrier Asgardien et leur Grande Prêtresse en personne sont venus à moi. Par la force des mots j'ai su les convaincre de me laisser le corps de leur ancienne Prêtresse, par la seule force de mes convictions, j'ai pu la ramener ici. Alors oui Himmel du Griffon... je pense être digne de porter le titre de Gardien de la Reine des Enfers. Tout comme je suis digne et capable de la ramener parmi nous. Mais... sachez que je suis le seul à savoir comment la libérer de cette rune ! Car oui ! Oui la volonté de cette Dame, la représentante du Royaume du Nord, était que d'une manière ou d'une autre, elle finisse par rechercher ses origines. Je peux empêcher cela alors non, je ne partirais pas sans elle. Je vais même me hâter vers mon Destin. Et je vous fais la promesse qu'elle reviendra.»

Et Dieu sait que le Bourreau tenait toujours ses promesses, d'une manière ou d'une autre... Ô il y avait donc des vérités et des mensonges dans ce discours... mais cela, ils le sauront bien plus tard ! Gilles de Rais n'avait qu'une parole. Il était un véritable chevalier, lui. Alors, avec douceur, alla récupérer le corps de Callan, alla la cueillir entre ses bras comme une délicate rose et, tout en la couvant d'un regard tendre, usa des pouvoirs de son Livre alliés à ceux de son ami pour qu'ils disparaissent. S'enfuyant vers leur destinée. Vers un chemin amer....

Il ne le savait pas encore, mais il courrait vers un dénouement terrible où il serait contraint de faire le plus difficile des choix qu'il ait eut à faire jusqu'à maintenant. Un choix qui le pousserait dans les méandres d'une tristesse sans nom, à la limite de la folie...

=> Chroniques

Spoiler:
 







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Aiakos


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Dim 27 Oct - 20:20

Un léger écho raisonnait en son for intérieur lui indiquant que le seigneur des enfers n’était pas si loin. Pourtant, si vive était son intuition rien ne laissait présager que c’était tout de même le cas. La question posée à l’encontre de l’autre juge ne faisait que matérialiser le doute auquel il était sujet depuis quelques instants. Plutôt que lui répondre en  lui expliquant, Himmel s’essaya dès lors à un exercice qui eut tôt fait de surprendre son homologue. Ne dit-on pas que les actes sont parfois plus éloquents que les mots. Cela n’avait jamais été aussi exacte qu’en cet instant, si bien que d’un  simple mouvement du bras, le juge du Griffon l’apposa sur celui du Garuda pour user d’un pouvoir qu’il ne connaissait que trop bien! Dès lors, l’air se raréfia, son corps se crispa, avant de subir l’accroissement d’une pression titanesque. Sous l’effet de cette énergie macabre et incroyablement dense, le juge faillit perdre l’équilibre, mais bien vite, une étrange vision vint supplanter ce phénomène, laissant le juge pantois, à la vue de l’être qui lui faisait face et qu’il parvenait à distinguer pour avoir ressenti son cosmos il y a tout juste quelques instants.

Bien que sa vision s’était parée d’un épais voile noir, il parvenait tout de même à le voir lui, cet être qui les avait tous réunis dans un seul et unique but, celui de répandre la mort à son nom: l’illustre Hadès en personne. Figé, crispé, paralysé tant de synonymes et si peu d’éléments pour caractériser l’état dans lequel le juge se retrouvait, face au Seigneur des ténèbres il n’était qu’une vulgaire fourmi, l’aura menaçante qui se dégageait de lui contrastant diaboliquement avec son visage d’ange et son sourire malicieux. Avançant d’un pas feutré, le juge voulut reculer, mais c’était malheureusement peine perdue, toute tentative de fuite étant vouée à l’échec en sa présence. Bientôt et alors qu’ils étaient au plus près l’un de l’autre, le seigneur à la longue chevelure d’ébène fit apparaitre sa majestueuse et au combien ravissante arme de destruction: une lame d’obsidienne qui scintillait de mille feu en réponse à son cosmos, avant de la garder jalousement dans ses bras. Puis sans aucune autre forme de procès, il l’éleva au-dessus de la tête du juge, tel une épée de Damoclès, avant de l’abattre subitement contre le poitrail de ce dernier sans que le moindre son ne surgisse de l’homme transpercé.

Peu à peu, son corps se raidit, une étrange sensation l’envahit, avant qu’il ne commence à trembloter en raison d’une soudaine baisse de température. Sa vision elle aussi se brouilla, avant  qu’il ne se sente partir, comme emporté par la grande faucheuse et ce sans la moindre chance d’en réchapper. Pourtant, le juge restait digne, au contraire, il accueillait la mort à bras ouverts, sans la moindre réticence, comme si sa fin était inéluctable. Tant et si bien qu’il en fut presque étonné lorsque cette vision, cessa bien malgré lui. En effet, au moment où tout semblait joué, il reprit place au sein de la cathédrale aux côtés du marionnettiste. Semble-t-il le seul à avoir été victime de cette illusion, le juge porta rapidement sa main à son visage pour retrouver quelques peu ses esprits. Venait-il d’être affecté plus qu’il ne voulait l’avouer? Cette illusion qui n’avait duré qu’un bref instant avait-elle eu raison de son inébranlable psyché? Non au contraire, derrière cette main un large et malicieux sourire se dessina sur le faciès d’Aiakos, avant qu’il n’en vienne à rire aux éclats pris d’un fou rire sans nom. Décidément, cette situation semblait ne pas l’avoir affecté plus qu’outre mesure et pire encore cela semblait l’amuser, quel surprenant et audacieux personnage.

Peu de personnes pouvaient se targuer d’en être sorti indemne après un tel traumatisme, mais lui au contraire il faisait comme si de rien n’était. D’ailleurs, tout ce qui se déroula après cet évènement ne l’intéressa pas le moins du monde, il se contenta d’observer, de calmer son hilarité qui aurait tôt fait d’agacer son homologue, avant de reprendre son calme d’antan à plus forte raison, quand une étrange aura vint auréoler le spectre du bourreau. Mue de sa propre volonté, l’énergie de Gilles déversa toute une série de bourrasques avant qu’au détour d’une énième volute de cosmos, l’orbe en tout point similaire à celle de l’automne, si ce n’est sa couleur, ne vienne à faire son apparition. Lévitant paisiblement, cette dernière scintilla dès lors aveuglant la petite assemblée qui ne devait sans doute pas trop savoir à quoi s’attendre. Une fois cette intense luminosité atténuée, une immense flore hétérogène fit son apparition, déversant sur son passage diverses fleurs aux couleurs et à l’odeur singulière. Mais plus que cette biodiversité saisissante, leurs regards se portèrent sur la surprenante silhouette qui venait d’apparaitre sous leurs yeux. Une silhouette aux contours familiers qui n’était pas sans rappeler la Dame des saisons gisant dans les bras de Gilles de Rais.

Par un miracle qu’ils ne pouvaient expliquer, cette dernière leur faisait face et malgré sa beauté qui lui donnait une certaine douceur, le ton qu’elle prit pour s’adresser à l’un de ses hommes ne présageait rien de bon. En effet, sans se montrer non plus hors d’elle, la seule personne qui fut l’objet de ses innombrables réprimandes ne fut autre que le juge du Garuda. D’un ton à la fois mielleux, mais somme toute réprobateur, sans aucune autre forme de procès elle s’érigea en tant que juge pour condamner les actes qu’il avait commis envers le gardien du printemps. Sans qu’il ne s’en soit rendu compte, il fut catapulté tel un vulgaire boulet de canon contre les parois de l’église, avant de se voir soulevé avec une facilité déconcertante par l’épouse du seigneur Hadès. L’écart de puissance était assez flagrant, pourtant et malgré la fâcheuse situation dans laquelle il se trouvait, Aiakos ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire à l’écoute des paroles de cette dernière. Quelle ironie du sort, il venait de punir son subalterne pour son acte et se retrouvait à présent dans la situation inverse, au pied du mur, si près du précipice que cela en devenait risible. Malgré tout l’acharnement qu’elle pouvait y mettre, une chose est sûre, la disparition de son époux devait l’avoir affecté plus qu’elle ne voulait l’avouer, force est de constater que sa peine réprimait ses pouvoirs et l’impact qu’ils auraient eu sur le Garuda à pleine puissance.

Il en avait cure de subir son courroux, ce n’était pas pour autant qu’il changerait de comportement. En revanche, quand elle vint le maudire et lui ôter ses pouvoirs de gardien il en fut tout autre. Son sourire qui ornait jusqu’alors son visage se scinda bien vite en une moue crispée et exacerbée. Une sensation au plus profond de son être lui intimait qu’une partie de son énergie commençait à le quitter, se traduisant par un intense et au combien douloureux spasme.  L’aisance de son énergie, laquelle le rendait fier et puissant s’échappait de son être et ce sans qu’il puisse l’empêcher. Il voulait crier à la terre entière son amertume, mais à vrai dire il n’en avait plus la force, elle l’avait osé lui enlever son pouvoir, qu’à cela ne tienne elle le regretterait amèrement. Si jusqu’à présent, il s’était montré conciliant et s’était montré digne de son rang de gardien, lequel l’avait poussé à punir son homologue, déchu maintenant, il ne lui devait plus rien! Elle souhaitait qu’il regagne sa confiance en trouvant le moyen de récupérer son orbe, baliverne elle l’avait trahi et cela il n’était pas prêt de l’oublier…

« En d’autres circonstances, j’aurai apprécié me délester du poids que cela représente de vous servir, mais la perte de l’orbe ne me satisfait guère!  »

Toujours adossé contre le mur auquel il venait d’être envoyé avec force, ces quelques mots eurent tôt fait de marquer son agacement et d’affirmer sa position vis-à-vis de la reine des enfers. Il ne comptait plus la servir comme il l’avait fait jusqu’à présent, c’était un fait avéré  qu’il souhaitait partager avec l’ensemble des spectres ici présents et ce malgré la disparition de la principale concernée. Passablement sur les nerfs, il va sans dire que l’aide que voulut lui apporter son subalterne et les quelques mots qu’il prononça sur un ton réconfortant, ne firent que l’énerver d’autant plus. Si bien que la main qu’il lui tendait avec engouement ne trouva pour écho que le néant, il ne s’était jamais reposé sur quelqu’un et ce n’était pas prêt de changer. Aiakos s’empressa tout de même de lui adresser quelques mots avant qu’il ne disparaisse dans un portail dimensionnel:

« Ne va pas croire que son intervention change quoique ce soit. S’il faut recommencer je le referai autant de fois qu’il le faudra afin de m’assurer que le message soit assimilé! »

Puis sans attendre une seconde de plus,  il pointa du doigt le juge avant de lui lancer d'un ton vif:

« Quant à toi tu disposes peut-être du pouvoir du Seigneur Hadès, en revanche tu n’en demeures pas moins un juge… Je t’apporterai mon concours, mais je ne serai aucunement ton larbin… Sur ce à la revoyure! »

Tout en prononçant ces paroles, Aiakos s’était relevé afin d’avancer paisiblement au centre de la pièce, là où le toit de la bâtisse laissait entrevoir un gigantesque trou béant, symbole d’évènements passés. Intensifiant son cosmos, une légère teinte mauve vint le recouvrir  déclenchant un léger mécanisme qui vint déployer les ailes de son surplis. D’un simple saut, il s’envola auréolé de son cosmos à l’instar d’une étoile filante, tout en gratifiant l’église d’un dernier rire pour le moins puissant. À présent, il devait trouver le moyen de recouvrir l’intégralité de ses pouvoirs, cela passait nécessairement par la recherche d’indices, de ce fait pas de temps à perdre, plus vite il s’attellerait à la tâche plus tôt il serait de retour pour diriger ses troupes!
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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Mar 29 Oct - 13:37

Himmel commençait déjà à s'éloigner des autres spectres, emmenant le corps de Callan avec lui. Les supplications de Gilles de Rais n'y changeraient rien. Le Juge du Minos avait reçu cette mission de la part du Seigneur Hadès, il ne pouvait faire autrement.

Respecter les ordres du Sombre Monarque, voilà quelle était sa mission pour l'instant. Il ne pouvait trahir sa confiance après que ce dernier est déposé en lui une partie de son pouvoir divin, afin que le Juge du Griffon mène à bien les hommes et femmes qui servaient les Enfers.

Cependant, Himmel fût arrêter par le Spectre de l'Hippogriffe. Loin de refuser d'obéir à son ordre, bien que cela soit exactement ce qu'il tentait de faire, il se disait trop confus pour pouvoir réaliser la tâche que le Juge du Griffon lui avait ordonné de faire. Se moquerait-il de lui? Il foudroya le spectre du regard, visiblement peu satisfait de sa réponse. Ses manières étaient toujours aussi respectueuses, mais Himmel ne se contentait pas de se laisser berner par les belles manières. La seule chose qui comptait réellement pour lui, était de voir ses ordres, et donc ceux du Seigneur Hadès, être exécutés sur le champ.

Gilles de Rais continuait ses jérémiades. Ce qu'il pouvait être agaçant. Himmel commençait à comprendre pourquoi Aiakos avait perdu patience avec cet énergumène. Mais, une chose totalement inattendue se produisait alors sous leurs yeux. Un Cosmos divin, mais plus important que cela, un Cosmos que lui connaissait fort bien.

- Dame Perséphone...

Il laissait échapper ces mots, se retournant afin de constater l'image spectrale de la Déesse des Enfers. Comment cela était-il possible? Comment pouvait-elle apparaître de la sorte. Mais pire encore, comment parvenait-elle à envoyer pâtre le Juge du Garuda aussi facilement. Aiakos se voyait puni par ce qui semblait être l'âme de la Déesse. Mais tout cela n'avait vraiment aucune explications.

Elle se tournait alors vers Himmel, le regardant fixement. Le Juge tenait toujours le corps de Callan dans ses bras. Qu'envisageait-elle de faire avec lui? L'envoyer contre un mur également, tandis qu'il portait son hôte dans les bras?

- Laissez le Seigneur de Rais faire ce qu'il doit faire, n'essayez pas de le stopper!

Mais quelle était donc cette blague de mauvais goût. Laisser le corps de Callan à Gilles de Rais? Comme connaissait un moyen de la faire revenir à la vie. Il faudrait bien plus qu'une simple illusion pour cela. Mais tout semblait si réel. Elle disparut finalement. Tout redevenait normal. Ou presque.

Aiakos pouvait témoigner par lui-même que tout ceci n'avait pas été une illusion. Himmel avait toujours autant de difficultés à y croire. Gilles de Rais s'approchait finalement de lui. Le regard du Griffon était tout sauf amical. Il lui montrait une rune, puis lui expliqua ce qu'il comptait faire. Le Juge était toujours aussi réticent à lui céder le corps de Callan. Mais, il fallait aussi voir le bon côté des choses. Une deuxième résurrection le laisserait très fragilisé. Qui plus est, si Gilles échouait, il pourrait toujours en terminer avec sa misérable vie et rejeter la faute Perséphone elle-même si tout ne se passait pas comme prévu.

- Très bien Gilles de Rais! Fais comme bon te semble! Mais je te préviens, si tu échoues je te pulvérise, si jamais Callan recouvre la mémoire après cela, je t'envoie au Cocyte pour l'éternité. Tu n'as pas le droit à l'erreur!

Il lui donnait le corps de Callan. C'est à ce moment que Aiakos décidait de partir, non sans avant exprimer son mecontentement quant aux derniers évènements. Mais avant de quitter les lieux, il avait un dernier mot pour le Juge du Griffon.

- Quant à toi tu disposes peut-être du pouvoir du Seigneur Hadès, en revanche tu n’en demeures pas moins un juge… Je t’apporterai mon concours, mais je ne serai aucunement ton larbin… Sur ce à la revoyure!


Himmel fût prompt à répondre.

- Idiot! Je n'ai jamais eu l'intention d'utiliser les Spectres à mes fins personnelles. Je peux t'assurer que tout ordre que je donnerai, ce seront les ordres de notre Seigneur Hadès. Sois de retour dans six mois Aiakos! Les Enfers auront besoin de leurs Juges pour se reconstruire!

Il quitta alors les lieux. Himmel partirait aussi. Mais avant il se tourna vers Lancelot et Gilles.

- Vous avez entendu. Vous pouvez partir. Revenez dans six mois. Qui ne reviendra pas sera vu comme un déserteur. Entraînez-vous, faites ce que vous avez à faire. Dans six mois, soyez prêts à redorer le blason des Enfers!

Il quittait alors les Spectres et se dirigeait vers la Giudecca, où l'attendaient d'autres Spectres ignorant la disparition du Sombre Monarque.
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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   Jeu 31 Oct - 20:48


A peine eut-il fini de parler qu'il vit le juge du Griffon lui porter un regard noir. Point de compassion, Lancelot comprit qu'il devait exécuter les ordres même s'il ne saisissait pas toute l'étendue des paroles. Soit, maintenant il savait que les spectres, même s'il s'en doutait, ne faisaient pas dans les bons sentiments. Si la liberté de Dame Guenièvre ne dépendait pas de sa prestation, il aurait envoyé son poing à la figure de ce souverain de pacotille quitte à en mourir juste après. Enfin, il tenterait de faire de son mieux, même si cela risquait de ne pas être suffisant.

C'est alors qu'il se passa quelque chose d'intrigant, d'étrange même. Gilles de Rais était en train de parler, de s'enflammer même dans ses déclarations, affirmant haut et fort qu'il était le plus fidèle serviteur d'une personne nommée Perséphone. D'ailleurs, la suite des événements tentèrent de lui donner raison, car de son cosmos jailli une apparition qui visiblement était totalement indépendante du spectre, lui même semblait stupéfait par ce qui se déroulait.

Lancelot était stupéfait par la beauté irréelle de la femme qui venait d’apparaître. Non, irréelle est un bien faible mot pour décrire la divine beauté de celle qui s'adressa tour à tour à Aïakos, Minos avant de revenir sur Aïakos. Le Garuda passa un sale quart d'heure quand la déesse encastra son visage dans le sol de la cathédrale. L'hippogriffe était heureux de ne pas avoir à subir l'ire de celle qui se nommait Perséphone.

La déesse finit par disparaître, laissant la plupart des spectres dans des états émotionnel relativement différent l'un de l'autre. L'hippogriffe ne l'avait jamais connue, il ne savait même pas ce qu'elle représentait pour les Enfers. Néanmoins il respectait la divinité de la femme qui disparaissait et lui adressa un salut respectueux quand le regard de celle ci croisa le sien. Après cela, Gilles fit la promesse de ramener Callan et de l'aider dans sa quête. Voir une telle grandeur d'âme dans le pire endroit de la terre réchauffa le cœur de Lancelot qui se serait presque proposé de l'aider.

C'est alors que Aïakos invectiva une nouvelle fois Gilles de Rais, avant de s'adresser non sans violence à l'autre juge présent. Tout en parlant, il se releva et déploya ses ailes avant de s'envoler, disparaissant par un trous béant qui stigmatisait le plafond de la cathédrale.

Minos du griffon prit la parole en s'adressant à Gilles en Lancelot, leur indiquant qu'ils pouvaient partir où ils voulaient, mais qu'ils devaient impérativement revenir dans six mois. Il précisa que ceux qui ne se présenteraient pas au moment venu serait considéré comme déserteurs.



    - Je serais là, Seigneur Minos, je serais là. Pour Dame Guenièvre, je serai là.


Alors que le juge partait vers les enfers, Lancelot prit la direction opposée. Il allait ainsi retourner sur les terres qui l'ont vue naître et mourir, voir comment le temps avait eut prise sur son ancien domaine.


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MessageSujet: Re: Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]   

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Le bon juge condamne le crime sans condamner le criminel! [Pv: Himmel/Gilles de Rais]

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