RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]

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Saikhan


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MessageSujet: [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]   Mar 22 Oct - 21:39



Les ténèbres. Elles étaient seules à subsister dans son âme, là au creux de ses pensées, hantant chacun de ses pas. Son cauchemar à lui était fait de vide. Un vide abyssale dans lequel il n'y avait rien d'autre que cette teinte dévorante, tapi de cendre sur lequel il avançait sans but. Dans ce monde oublié, il n'y avait qu'une image qui l'avait maintenu à flot, lui donnant un appui sur lequel se reposer. Un seul être apportant un tant soi peu d'éclat à sa mémoire déchirée. A cette vie perdue. Un seul écho.

Jusqu'à ce jour.

Un éclat vermeille apportant à son macabre univers une touche de couleur. Ses doigts désireux de le rattraper ne trouvèrent que du vide, présence fuyante et inaccessible mais dont la simple image apportait à son cœur une étrange émotion. Un désir tapi. Oublié lui aussi. Mais son corps pourtant demeurait figé, en proie à ses ténèbres envahissantes, seules reines en cette âme meurtrie. Vide. Ses cauchemars en étaient emplit.

Aujourd'hui pourtant, il y eut d'autre image se mêlant à cet entêtant requiem. Une lame noire comme la nuit maculé de cette teinte qu'il chérissait autant qu'il avait put la haïr à cet instant. Un visage ravivant un cœur endormi et des paroles semant les graines d'un trouble plus grand encore. La colère. Une angoisse. Un désespoir. Et ce murmure traînant après lequel n'avait subsisté que ce monde froid et terne qui était sa mémoire.

Un frison ébranla son corps malmené. Lentement, son esprit reprenait doucement pied avec une réalité sur laquelle il n'avait nulle prise. Nul bruit ne venait troubler ce qui aurait put être un sommeil réparateur mais était bien loin de l'être. Il ne sentait nul présence autour de lui. Avec langueur, ses iris de jade vinrent se poser sur son nouvel environnement sans en éprouver le moindre élan. Apathique, le jeune homme détailla un mur de pierre sur lequel avait été gravé d'étrange sceau qui aviva ses connaissances inconnues.

Ἀθηνᾶ. Athéna, la déesse de la sagesse.

Brutalement, ses paupières s’abaissèrent pour endiguer une vague de douleur naissant dans son être. Un tremblement parcourut son corps en écho, crispant ses poings pour en faire taire la résonance. Nul étonnement pourtant ne se perdait dans son cœur en proie à trop d'émotion pour s'y délaisser. C'est avec lenteur que le guerrier se redressa, s'asseyant à même le sol faisant office couchette pour observer la cellule de prison dans laquelle il se trouvait enfermé. Un sourire désabusé couvrit ses lèvres bien malgré lui à cette triste constatation. Il avait échoué sur tous les plans pourtant, il ne parvenait à prendre la pleine mesure de cette cuisante défaite.

N'aurait il pas dût être plus troublé par sa présence en ses lieux ? Ne devrait il pas chercher un moyen de s'échapper de ce lieu emplie de cette chevalerie honnis ?  

Un éclat vermeille troubla un instant son regard, le laissant plus troublé encore. Sa main doucement passa devant ses paupières, s'attardant sur son front sur laquelle il aurait put percevoir des élans de fièvre si il y avait prit garde. Sa main libre se crispa, se serrant à s'en blesser la paume à nue. Il se souvenait par vague de la fin de cette rencontre qui avait basculé son monde d'oubli. Il avait entendu l'autre dire qu'elle s'en sortirait et cette réminiscence apporta à son cœur, un baume réconfortant qui n'aurait pas dû être. Il aurait dû la tuer pourtant...

Son geste l’écœurait.

Pourquoi ? Pourquoi éprouvait il cette vive antipathie à propos de son propre geste ?

Le dos posé contre le mur faisant face au barreau de cette cage, le tigre du Rozan demeurait en proie à ses tourments, sourd à ce monde s'étendant si près, inatteignable pour l'heure. Il n'y avait rien. Juste ce tourment. Cette lassitude.

Il était seul.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]   Dim 27 Oct - 22:13






Hiro Mokushi




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Une ombre se faufilait dans la nuit, silencieuse, frêle, un rien fragile. Le silence accompagnait chacun de ses pas, simples frôlements sur le sol dallé du Sanctuaire. Un spectre glissait à la faveur de cette douce soirée de Septembre : la lune n'était qu'un croissant dans cette trame infiniment noire. Il n'y avait aucunes étoiles dans le ciel, était-ce un funeste présage ? Pas de réelle source de lumière pour révéler sa présence. L'inconnu rythmait l'écho du silence, jouant avec lui à sa guise, virevoltant, l'imitant parfaitement. Il savait jouer avec lui sans qu'il ne s'en offusque ! Un petit tour de passe-passe acquis il y a de cela des années lors de ses innombrables entraînements. Savoir qu'il avait inculqué à sa propre fille, désireuse en cette heure tardive, de braver les interdis. Hector lui avait formellement interdis d'aller le voir. Or, malgré les nombreuses mises en gardes de son père adoptif, peu enclin que la jeune femme se risque à rouvrir ses blessures tout juste refermées -enfin- elle avait sollicité la présence de son père qui ne sut lui refuser cette demande.

Un caprice ? Rien de tout cela, bien au contraire. Cette volonté d'aller le revoir était née depuis son retour au Sanctuaire, son retour resté secret. Dans l’expectative d'une rencontre fortuite, Mashia s'était laissée investir par le pouvoir de son père, prenant ainsi les traits de ce dernier.

Ce fut assez aisé – contrairement à ce que l'on pourrait penser- de rentrer dans l'immense prison. Quelques flambeaux brûlaient ci et là, projetant leurs feux miroitants sur le marbre ou les murs nus. Dansaient sur ces derniers, des formes étranges, chimériques liées à la lune : sans visages elles dotaient le lieu, d'un caractère lugubre, étrange et inquiétant. Aucunes peurs dans le cœur du samouraï tout drapé d'une fine cape ténébreuse. Il avançait d'un bon pas, comme si il était déjà venu ici auparavant. En réalité, il suivait son instinct, se laisser guider par ses sens aiguisés et surtout... ceux de sa chère Mashia.

Personne n'avait le droit d'être seul.

~° Dohko ? Se risqua prudemment une voix de femme dans l'esprit du jeune homme adossé au mur de sa geôle. ~° C'est moi...

Prudemment, une main s'avança entre les barreaux de la cage. Non, décidément, personne n'avait le droit d'être traité ainsi ! En plus, c'était surtout dans la volonté de le garder à l’œil, d'être sûr qu'il ne ferait de mal à personne que le Tigre de Rozan était enfermé ici comme un vulgaire chien dont on craignait les crocs ! À cette pensée, Hiro senti la conscience de sa fille s'insurger. Pour quelques instants, le visage tourné vers l'ancien chevalier de la Balance n'était pas celui d'un asiatique aux traits fins et à la chevelure d'un noir de jais ! Mais celui d'une femme possédant quelques ressemblances avec cet homme, dont deux immenses yeux turquoises où brillaient une infinie douceur. Des cheveux carmins, flamboyants sous la lumière des torches, contrastaient d'une manière saisissante avec l'opale de son faciès doux.

~° Viens.... sortons d'ici pour quelques heures ! Viens... suis-moi...

Il lui était encore difficile de dialoguer par la voie de la pensée. Aussi il n'était pas rare que la jeune Sainte accompagne ses « paroles » par quelques signes étranges de la main. Remontant son capuchon sur sa tête, tout en laissant l'apparence d'Hiro, son père, remplacer la sienne, elle usa de son cosmos pour se téléporter dans la cellule. Une main toujours tendue vers le pauvre hère en l'attente d'une réaction, la Vierge finit par briser la distance qui les séparait encore pour se saisir d'un des bras du renégat. Aussitôt, les revoici hors de la cage, en un simple battement de cils... C'était aussi simple que ça. Le samouraï offrit un sourire bienveillant au prisonnier.

~° Personne n'a le droit d'être seul. Personne n'a le droit de ne pas revoir le Jour se lever. Viens avec moi Dohko, échappons nous pour quelques instants, oublions les convenances... allons à l'encontre des règles, transgressons les interdis. Juste un peu...



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Shion


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MessageSujet: Re: [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]   Ven 15 Nov - 20:29

Silence et ténèbres. Eux seuls étaient les compagnons de ceux qui avaient été désignés pour être enfermés dans les cachots du Sanctuaire d'Athéna. Partisane d'une Sagesse exemplaire bien plus qu'une Guerre sans relâche, rares étaient ceux qui finissaient emprisonnés par leur défunte Déesse. Et pourtant... La décision n'avait pas été facile à prendre, loin s'en fallait. Mais parfois, les responsabilités imposaient de prendre des décisions pour le bien de tous bien avant la satisfaction de ses propres états d'âme. Dokho, finalement retrouvé et ramené au Sanctuaire. Mais pas le courageux Chevalier d'or de la Balance, leur compagnon d'armes, son ami. Mais plutôt le corps de celui-ci, empli d'une âme corrompue par le dangereux Pséma, vide de tous souvenirs. Le temps le ramènerait, le Sanctuaire le ramènerait. Il le fallait.

Silence et ténèbres, mais peut-être pas solitude. Assis dans l'ombre, son Cosmos réduit jusqu'à une quasi non-existence, un ancien Chevalier d'Or attendait, méditait. Shion, ancien porteur de l'Armure d'Or du Bélier et Grand Pope du Sanctuaire d'Athéna depuis quelques jours seulement. Sans signaler sa présence à son ami de longue date, il se contentait de veiller sur lui dans l'attente d'un quelconque changement. Nulle idée de quand il se produirait ni comment mais son instinct lui dictait d'être patient. Pourquoi dans l'ombre? Parce que se dévoiler n'était pas la solution à ce problème. Il avait essayé de communiquer avec Dokho, de raviver ses souvenirs passés à ses côtés, au Sanctuaire. Mais il n'avait reçu que noirceur et agressivité en retour. Non, la solution viendrait d'ailleurs.

Peut-être aurait-il été plus facile pour lui de méditer au sommet du Sanctuaire, ou encore à Star Hill, ce lieu où seuls les Grands Popes avaient le droit d'accéder. Plus tard. Nombreuses seraient les occasions où il pourrait se rendre en ces lieux alors que cet instant était unique, et immanquable. Silence et ténèbres tout autour de lui tandis que les pensées de Shion erraient tout autour de la prison, ressentant chaque âme qui vive, chaque once de Cosmos traversant les alentours. Celui du prisonnier à quelques mètres de lui, celui des Chevaliers patrouillant au sein du Sanctuaire et celui de cette petite souris...

Bienveillant mais si froid, le Cosmos de la petite souris progressait doucement au sein de la Prison avec une facilité déconcertante. Comment cet intrus était-il parvenu à atteindre ces lieux si aisément? Les défenses du Sanctuaire étaient-elles si affaiblies suite aux derniers conflits ou cet individu faisait-il preuve d'une discrétion inégalée? Ou peut-être l'attention des Chevaliers était-elle orientée sur la recherche d'un Cosmos malfaisant. Quoi qu'il en soit, il apprendrait vite de quoi il en retournait. Peut-être était-ce le moment qu'il attendait si impatiemment?

Et finalement, l'intrus apparut à quelques mètres de lui. Cheveux noirs, des traits fins asiatiques, Shion ne parvenait à distinguer clairement l'homme qui était parvenu à déjouer la Vigilance du Sanctuaire, à la seule lumière des torches. Mais la précipitation n'était point son alliée et il devait attendre de comprendre les intentions de cet invité avant de se dévoiler. Pas un mot, seuls quelques gestes en direction de Dokho, comme si l'homme n'avait besoin d'aucun mot pour se faire comprendre. Etrange. Puis soudainement, avant qu'il ne remonte son capuchon sur sa tête, le Grand Pope put apercevoir une chevelure rougeoyante faire son apparition tandis que les traits de l'intrus devenaient plus fins encore.

Jusqu'à présent impassible, le visage de Shion devint plus sévère lorsque le personnage inconnu disparut pour réapparaître au coeur même de la cellule. Et plus encore lorsqu'il en ressortit par le même stratagème, Dokho à ses côtés. Bien. L'observation était donc terminée, la suite ne pouvait être laissée sans conséquences. Se levant lentement pour sortir de l'obscurité qu'il semblait tant apprécier jusqu'à présent, le Grand Pope laissa finalement éclater son Cosmos au coeur du cachot. Une Bienveillance prête à repousser les Ténèbres qui envahiraient le Sanctuaire et une Chaleur ravivant les Espoirs les plus enfouis. Un contraste saisissant face à la froideur de leur invité.

Bienvenue au Sanctuaire, inconnu. Mais je crains que vous ayez oublié quelques formes de politesse avant de nous rejoindre. Je ressens que vous ne nous voulez aucun mal mais pourtant vous entrez en ces lieux par les ombres et vous apprêtez à faire sortir cet homme. Dokho, Chevalier d'Or de la Balance. Je ne peux pas croire que ce soit Pséma qui vous envoie pour le récupérer, votre Cosmos vous trahirait. Non.


Levant ses deux bras autour de lui, plusieurs lumières firent leurs apparition au sein de la pièce. Des torches soudainement allumées? Non. Des sceaux savamment placés aux différents points d'accès des cachots et levant soudainement des barrières.

Je vous écoute, expliquez moi pourquoi je ne devrais pas avertir les Chevaliers d'Or de votre présence et ce que vous voulez à Dokho. Ne jugez-vous pas que son esprit a suffisamment été tourmenté ces derniers temps? Pour son bien et celui des autres, je ne peux pour l'instant le laisser sortir d'ici... tant qu'il ne sera pas revenu... Le Chevalier d'Or. L'ami.

Un instant, le regard de Shion, fraternel, se posa sur son vieil ami auquel il n'avait pour le moment adressé aucun mot.
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Saikhan


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MessageSujet: Re: [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]   Mer 20 Nov - 12:49

Seul. Son regard errait sans accroche, se perdant dans les ombres d'un monde obscurcit par le voile de la nuit. Les torches vacillaient au grès d'un vent silencieux et lui demeurait immobile à en contempler les nuances. Confus. Perdu. Une éternité aurait put s'écouler pourtant, cette éternité disparu dans les drapés d'obsidiennes d'un tissu enveloppant. Un silence factice et une solitude oubliée l'espace d'un battement de cils. Les prunelles de jade s'éclairèrent un instant devant cette étrangeté qui apparaissait soudainement dans ce monde glacial qui était devenu le sien. Tout vêtu de noir, il fut surprit d'entendre résonné en lui, une voix qu'il avait déjà entendu. Reconnu. Le cœur du traître s'emballa alors que ses sentiments se faisaient plus confus encore. Il ne savait que penser, que songer pourtant, il ne put s'empêcher de laisser sa conscience s’apaiser et d'éveiller d'une joie incertaine. La culpabilité alliée à l'incompréhension la rendu pourtant moins éblouissante.

Il savait qui elle était, mais quand bien même il ne l'ignorait plus, son prénom gravé au plus profond de cette âme meurtrie, il ne parvint à lui retourner son appel. Sa voix se dérobait à lui. Il avait pourtant tant de chose à lui dire ! Tant de chose à lui demander ! Tant de geste à se faire excuser ! Les questions, trop nombreuses, ne parvenaient à s'extirper de cette enveloppe qu'était la sienne, silencieuses, incapables, il ne pouvait que contempler un instant les trait de celle qu'il avait blessé gravement. Elle était en vie. Il n'avait pas réussit. Sa mission avait échoué et pourtant, au lieu d'en ressentir l'amer défaite, il en était heureux. Ravie.

L'éclat de lumière était toujours là, devant ses prunelles, virevoltant, existant, presque éblouissant. Il ne ravivait que ce souvenir qui n'était pas vraiment sien mais pourtant, il s'y accrochait avec espoir. Elle était là si proche, dans cette cage qui devait être la sienne.

« Pourquoi ? Pourquoi fais tu ça pour moi... ? »


Un murmure qu'il parvint enfin à d’extirper de ses lèvres. Elle aurait dût le fuir, lui en vouloir même alors pourquoi continuait elle à se préoccuper de lui après toute la douleur qu'il lui avait fait subir? Un frisson parcourut le corps du chevalier noir lorsque la belle vint le délivrer de sa cage d'une habile téléportation. Il ne comprenait pas pourtant. Quand bien même ils semblaient partager quelque chose – un lien, un sentiment, un souvenir – avait elle oublié le crime qu'il avait commis à son encontre ? Avait elle oublié la blessure et son geste ? Maladroitement, il s'écarta d'elle d'un pas, se rapprochant de ces barreaux qui jusque là avait contraint ses gestes. Cette cage était physique mais la sienne demeurait dans son âme propre. L'éclat de ses prunelles se ternit en observant le visage redevenu celui de cet homme à la chevelure d'encre.

Il n'eut pourtant guère l'occasion de lui répondre quoi que ce soit avant qu'un homme n’apparaisse devant eux. Un homme dont il reconnu la chevelure aux reflets verdoyant pour l'avoir déjà rencontré ici, au sein de ce lieu. La colère enfla dans son âme à la simple vue de cet homme, et c'est un rien méfiant qu'il se plaça devant celle qui l'avait délivré – ou celui-ci on en observait l'apparence. C'est à lui que s'adressait l'autre, ne l'observant qu'à la fin de son monologue. Ses paroles, il les connaissait déjà. Chevalier d'or. Balance. Ami. Compagnon. Cela, il n'avait pas arrêté d'essayer de le lui rappeler en vain. Aucun écho seulement cette immense colère tapie en lui, ne réclamant que l'exécution, appelant à verser le sang.    

Un instant, il lui semblait que ce n'était pas normal, que quelque chose clochait dans son comportement, comme à cet instant où il avait enfoncé la lame d'obsidienne dans le corps de la jeune femme. Mashia. Un flottement qui ne dura qu'une fraction de seconde et qu'il ignora. Cet homme ne ravivait rien en lui à part cet colère.

« Cet homme que vous voyez en moi ne reviendra jamais. »


C'était là une certitude à son sens. Il n'était pas un chevalier d'or, il en restait persuadé quand bien même on ne cessait de lui répété depuis son arrivé en ses lieux.

« Et vous ne savez rien de ce qui tourmente mon esprit ! »

Cette fois, la colère était bien présente, étincelant dans ses prunelles de jade, embrasant son corps dont le cosmos peinait à faire l'écho. Il ne savait rien de lui. Rien de ses tourments. Il se sentait encore trop faible et celui ci emprisonné dans ses chaires, ne parvenait à s'enflammer comme à son accoutumé. Il était là pourtant, enveloppant à peine sa silhouette mais dans ce lieu, il ne pouvait le faire apparaître à loisir à cause de ces sceaux apparues tout autour d'eux. Il devait faire quelque chose pourtant...

Quelque chose pour quoi ? S'échapper ? Non, ce n'était pas là ce qui le préoccupait le plus. Il devait la défendre.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]   Jeu 21 Nov - 23:58






Hiro Mokushi




Les Chroniques d'une fleur de Hasu
Qui, pour se soucier des convenances ?



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Parfois, le Destin avait besoin d'un petit coup de pouce, d'une simple étincelle pour raviver sa flamme. Qu'importe donc si il devait braver les interdits, Hiro, ou plutôt Mashia, sa fille, en avait cure : le plus important était de lui faire revoir le Monde. Lui faire rouvrir les yeux. Le jeune homme qui se tenait à présent entre Dohko et cet homme à la longue chevelure aux reflets d'émeraude conserva le silence, un mince sourire se dessinant peu à peu sur son faciès. Ce sourire suffit à doter l'ensemble de son visage, d'un peu de cette chaleur qui lui faisait si souvent défaut : personne n'avait le droit d'être enfermé à tord. Colère. Ô ce sentiment attaquait le cœur de son ami d'une manière bien trop dangereuse ! Éveillée par quoi ? Par l'apparition de cet homme ? Intrigué, Hiro de la Vierge pencha la tête sur le côté pour mieux observer le nouveau venu. Quelque chose chez lui faisait écho dans sa tête. Des lointains souvenirs, quelques images floues, incertaines. Qu'est-ce que cela ? Cette moue s’effaça, laissant place au sérieux.

Mais avant, il se permit un geste se voulant rassurant, sur l'épaule du jeune Chinois. Une main qu'il ne retira pas lorsqu'il, enfin, daigna répondre dans sa façon si particulière.

~° Qui se soucie encore des convenances de nos jours ? Oh, si, moi bien évidemment et je suis très honteux de devoir agir de la sorte. Bonsoir ! Déclara une voix à la fois douce et tranchante dans l'esprit du Pope. Faire appel aux chevaliers d'or ? Je ne pense pas que cela soit utile.

Le contact fut brutalement rompu, l'expérience incongrue, stoppée nette. Celle-ci, bien que brève, devait avoir laissé l'ancien Bélier quelque peu pantois, la fin de la discussion ayant été ponctuée par une douleur se rapprochant d'une pichenette. Voulue ou pas ? Allez savoir ! En tout cas, Hiro venait de reprendre son sourire, effectuant une série de signes afin de parachever son discours énigmatique. Rien de cosmique, évidemment, si ce n'est, un léger changement dans l'air. Finalement, ses yeux allèrent errer tout autour d'eux, avisant des sceaux apposés un peu partout.

~° Ces sceaux.... est-ce vraiment nécessaire... geôlier ? Reprit cette même voix avec plus de force, comme si le geste de Shion l'avait laissé passablement courroucé. Nulle colère pourtant. Le samouraï restant parfaitement stoïque, se contenant d'enlever son capuchon, révélant ainsi à la lumière des torches, son visage, sa chevelure d'ébène. Et comme Dohko vient de vous le dire, qui êtes vous pour juger de ses tourments ?

L'asiatique alla doucement se poster devant le Tigre de Rozan, non sans lui octroyé un bref coup d’œil dans le seul et unique but de l'apaiser. Il ne risquait rien, elle, ne risquait rien. Un parfum d'encens et de fleurs de jasmin se rependait dans la pièce à mesure qu'il s'avançait vers Shion. Deux prunelles claires qui n'étaient pas sans lui rappeler une certaine personne qu'il pensait enterrée, plongèrent dans son regard à lui, le sondant quelques instants. Ses sourcils se froncèrent.

~° Mon nom est Hiro Mokushi, chevalier d'or de la Vierge.

Annonça t-il tout à coup d'une manière plus retentissante encore que les précédentes fois. Un goût âpre emplissait désormais la bouche du Grand Pope. ~° Vous sentez cette amertume sur votre palais ? Elle n'est rien comparée à celle que ressens chaque jour Dohko dans cette cage. Alors je vous le répète, qui êtes-vous pour savoir ce qui est bon pour lui, pour les autres ? Sans fausses modesties, je pense être mieux placé que vous, sur ce sujet.

En effet, cette douleur lancinante à son flanc lui rappelait chaque jours, chaque heure, chaque minute, que celle-ci avait été le prix à payer pour le ramener ici, parmi eux. Quelque part, n'était-ce pas grâce à elle qu'aujourd'hui le jeune Dragon était ici ? Comme c'était aussi quelque part sa faute si il se trouvait là, dans le noir d'une cellule. Sur ces pensées, ses poings se resserrèrent. Puis, il poussa un très long soupir et reprit contenance sans que rien ni personne n'ai remarqué le moindre changement d'humeur chez lui.

Son cosmos s'échappa en volute d'or, et, instantanément, les sceaux disparurent un à un. L'étonnement serait sans doute le maître mot, quelle serait pour autant la réaction chez cet homme au cosmos si particulier ? Il n'y avait que deux personnes à même de pouvoir lever ces signes : Le Grand Pope et... Athéna. Alors ? Hiro ne lui laissa pas le temps de réagir qu'il s'était glissé très rapidement aux côtés de Shion. Sans autres formes de procès, Hiro le prit par le bras pour l'entraîner vers la sortie. Faisant de même avec Dohko, le Japonais prit le chemin de la sortie le plus simplement du monde, un franc sourire accroché à ses lèvres !

~° Qui se soucie des convenances hein ? Fit-il adressant à Shion puis à Dohko, un clin d’œil malicieux. Je suis certain, monsieur le geôlier que vous pouvez comprendre. Vous non plus, vous n'aimeriez pas être dans une cage, pas plus que d'y voir un ami, pas vrai ?

Un dernier regard insistant à son adresse, et, cherchant la main du Chinois pour la conserver dans la sienne, Hiro finit de les entraîner à sa suite avec une force qui pourrait les surprendre ! Une présence se dessina à leurs côtés : une silhouette fine et élancée apparut sous les rayons d'une Lune argentée et déjà bien haute dans le ciel. Un chien-loup, au pelage orange et blanc darda ses yeux aussi noirs que l'encre, sur les trois protagonistes. Celui-ci émit un léger jappement, visiblement heureux.

~° Aki semble très satisfait de ma petite entreprise ! Des éclats de rires résonnèrent dans les esprits des deux autres. Maintenant que nous sommes dehors, pourquoi ne pas en profiter pour se balader ? Son esprit effleura celui du Grand Pope, ne s'adressant qu'à lui seul, il tenta de lui assurer sa bonne foi. Ne vous inquiétez pas, tout se passera bien tant que je serais là. Je veux prendre ce risque pour lui... Comprenez-vous ? Je veux plus que quiconque, qu'il nous revienne.... comme avant... Ami.

Hiro ferma son esprit, brutalement pensif, un air attristé sur son visage normalement de marbre. Quelques lucioles passèrent devant les trois hommes, qu'allait-il se passer ensuite ?



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Shion


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MessageSujet: Re: [Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]   Dim 1 Déc - 20:42

Amis ou ennemis? Difficile de connaître réellement l'identité des deux personnages qui lui faisaient face. Son apparition venue troublée la discussion qui avait lieu à quelques mètres de lui, Shion ne s'était réellement attendu à une réaction différente de celle qu'il pouvait maintenant observer. Du mépris? Ou peut-être était-ce de la colère qui se lisait à cet instant au travers du regard de son vieil ami. Un regard si dur à soutenir pour celui qui avait vécu tant de choses à ses côtés par le passé. Pouvait-on réellement oublier totalement un ami de si longue date? Non, il ne pouvait se résigner à de telles pensées.

Méfiance ou défiance? Un entremêlement de sentiments qui régnait maintenant en Maître au sein de ces cachots. D'instinct, Dokho s'était interposé devant celui ou celle qui venait de le sortir de sa cellule. Ainsi, il éprouvait encore ce besoin de protéger quelqu'un? Tout n'était donc pas perdu, comme il l'espérait. Un léger sourire se distingua sur le visage du Grand Pope avant qu'il ne reprenne un air plus grave devant l'inconnu qui venait de s'approcher. Tellement d'assurance de ce personnage alors qu'il se retrouvait prisonnier en ces lieux, les Chevaliers d'Or pouvant intervenir à tout moment s'il le signalait. Qui pouvait-il donc être?

Posant une main sur une de ses tempes, une légère douleur ayant envahi son crâne suite à l'échange mental qui venait d'avoir lieu, Shion fixait maintenant son interlocuteur avec une certaine lassitude. Non seulement cet inconnu pénétrait au sein du Sanctuaire sans s'identifier mais en plus il se permettait de se moquer de lui. Il était temps de savoir à qui il avait affaire avant que l'impatience ne le gagne. Mais ce fut finalement un tout autre sentiment qui le gagna lorsqu'il entendit ce mot... Geôlier... Voilà donc comment un oeil extérieur voyait l'action qu'il avait entreprise. Mais après tout, à nouveau, son rôle n'était pas de se soucier de l'impression qu'il donnait mais de ce qui était le mieux pour le Sanctuaire.

Geôlier... Si tel est le rôle que vous m'octroyez, je présume que le vôtre pourrait aisément être celui de bourreau. Vu à quel point vous semblez prendre plaisir à torturer mon âme. Pensez-vous que j'éprouve un quelconque plaisir à voir celui qui fut un de mes plus proches amis enfermé dans une prison?

Son regard maintenant fixé sur son accusateur, le Grand Pope attendait une quelconque explication ou moins une présentation qui tardait à venir. Aisément, il aurait pu sonner l'alerte et faire venir des Saints du Sanctuaire pour intercepter l'intrus mais quelque chose en lui intimait d'attendre encore un peu. Peut-être était-ce ce regard qui lui rappelait un passé pas si ancien et plein d'espoir? Quelques secondes de réflexion lui paraissant des heures avant qu'il n'entende finalement l'identité du celui qui lui faisait face. Hiro Mokushi... Chevalier d'Or de la Vierge... Mais... Une amertume? En effet, elle était bien présente. Et le fait que le Chevalier d'Or insiste dessus était loin de l'aider à la dissiper. Une amertume partagée avec un certain agacement suite aux derniers propos du Chevalier d'Or venus ponctuer toute cette mascarade.

Ainsi, est-ce cela le seul but de cette discussion? Identifier celui qui est le mieux placé pour savoir ce qui est bon pour les autres, bon pour Dokho? Je vous répète ma question dans ce cas: pensez-vous que cette situation me fasse réellement plaisir? Je crains qu'en cet instant, vous critiquiez ma façon de juger la situation mais n'hésitiez pas à juger ma propre décision? Si je ressens l'amertume, sentez-vous l'ironie de vos propos?

Une discussion qui aurait pu prendre une tournure bien différente si soudainement le Cosmos d'Hiro ne s'était déployé pour venir briser les sceaux qu'il avait fait apparaître. Impossible... Ce pressentiment n'était donc pas qu'un simple espoir remonté à la surface? Des dizaines de questions se bousculaient maintenant dans sa tête. Mais la dernière action du Chevalier d'Or venait de les mettre pour quelques temps en attente, celui-ci les saisissant lui et Dokho par le bras pour les emmener à l'extérieur.

Une lune argentée dans le ciel, les observant de toute sa splendeur, les trois compagnons de balade se retrouvaient maintenant à l'air libre. Une entreprise insensée à n'en point douter, mais la raison ne pouvait diriger toutes leurs actions. Et après tout, avait-il d'autres solutions disponibles pour tenter de ramener Dokho vers la raison?

Chevaliers et Grands Popes, tous se sont toujours mis d'accord sur le fait que le Chevalier d'Or de la Vierge était un symbole de sagesse alors je ne vois pas pourquoi je remettrais en cause la vôtre aujourd'hui. Même Asmita, le précédent porteur de cette armure vous a fait confiance dans la mort, en me confiant son rosaire à votre égard. Comme avant? Moi-aussi je veux revoir celui que j'ai connu avant tous les malheurs récents. Non pas pour que tout soit comme avant mais pour qu'il soit à nos côtés pour fonder l'avenir. Pour faire renaître l'Espoir...

Une promenade inattendue avec, espérons le, un résultat inattendu...
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[Septembre 1754] La couleur de l'oubli [PV Shion - Mashia]

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