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 [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]

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Saikhan


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MessageSujet: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Mer 23 Oct - 16:35

Le soleil dardait sur le Sanctuaire sacré d'Athéna ses derniers rayons dorés, emportant dans le voile de la nuit tout les secrets tût dans son enceinte séculaire. Un lieu fermé et impénétrable dans lequel ne subsistait que des élus. Les griffes de l'animal s'enfoncèrent dans la terre asséchée par les rayons ardents de l'astre diurne, sa tête massive fixant en contre-bas le village de Rodorio, seule bourgade à partager l'existence des chevaliers d'Athéna. Les saints. Le félin laissa son regard dériver sur la populace avant de s'en éloigner d'un bond gracieux. Son corps musculeux mit en branle, le tigre à la robe automnale jurait dans ce paysage grecque où n'était pas sa place. Invisible, sa présence pourtant n'avait fait que de vague rumeur dont peu de personnes n'apportaient crédit pour l'heure. Il faisait en sorte que cela soit ainsi, car tout fauve était-il, ici, les prédateurs étaient nombreux. Trop pour lui seul.

Ici, il n'était qu'une ombre.

L'ambre détailla son environnement, ses tombes qu'il dépassa sans y tenir compte, le regard fixé sur ce bâtiment à l'écart du village et des badaud, là où ses locataires ne feraient le moindre mal. D'ici, il pouvait apercevoir les maisons zodiacales surplombant les lieux tel les gardiens qu'ils demeuraient en tout temps. Un feulement. Et la créature s'arrêta au côté de cette bâtisse de pierre sans parvenir a en effleurer les pierres ni même appelé celui à qui il était lié.

Il le sentait à peine derrière ces hautes murailles protégées par le cosmos divin de la Déesse des saints. Il n'y avait que le silence. L'attente.

« Hù... »

Les doigts du jeune homme vinrent effleurer la pierre de sa prison d'airain. La sensation était vague mais il était certain de sentir son compagnon félidé derrière cette enceinte imprenable. Son cosmos était inexistant ici, scellé au plus profond de son être par le pouvoir de la divinité de la sagesse et de la guerre, pourtant par moment, le lien qu'il possédait avec l'animal semblait s'animer un instant avant de disparaître aussitôt, comme absorber par la barrière mystique.

Mais en ce lieu, il demeurait seul. Seul avec lui même. Seul avec les tourments de son cœur et les sombres songes dans lesquels il se perdait sans cesse. Ce n'était pas tout à fait vrai songea-t-il un instant alors qu'il se détournait du mur pour observer cette cage dans laquelle il avait été enfermé dès son arrivé. Quoi de plus normal après son geste envers un membre de la caste des saints ? Sur ses mains sentait il encore le sang carmin de la Mokushi les souiller. Il ne parvenait à éprouver une vive colère envers ses tortionnaires tant son geste le répugnait lui même.

Il n'avait pas d'explication et il avait beau passer tout son temps libre à y réfléchir, nul réponse ne s’esquissait dans les recoins de son esprit.

Et pourtant, elle était la seule à venir le voir de manière assidue. Malgré ce qu'il avait fait. Malgré ce qu'il était. Un sourire désabusé vint couvrir ses lèvres, coutumier à son faciès ses derniers temps avant qu'il ne se décide à s'asseoir en tailleur sur le sol froid de cette cage. Qu'avait-il d'autre à faire en cette heure ? Il ne le voyait pas tout à fait mais le soleil dardait ses derniers rayons sur la terre des hommes.

Une journée de plus. Combien de temps demeurerait il encore ici, enfermé ?

Son regard s'éteignit un instant alors que ses pensées volaient de toutes part. Où était sa place finalement ?
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Jara


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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Ven 25 Oct - 22:26

Ses recherches n’amenaient à aucune conclusion. Ses mains passaient sur chaque livre et étagère. Toute la journée, Jara était resté dans la bibliothèque du Sanctuaire à la recherche d’un ouvrage sur le Royaume d’Avalon et Excalibur mais rien. Cette terre semblait ne même pas exister. Quoi qu’il en soit, ses recherches n’ayant pas porté leurs fruits, le Capricorne s’attela vers sa Maison. Cependant, Dame Fortune en avait décidé autrement. Alors même qu’il s’apprêtait à descendre les marches en direction de la Maison des Poissons, une ombre furtive traversa son champ de vision. La suivant instantanément de l’œil, l’Indien ne tarda pas à partir à sa poursuite. Qu’est-ce que c’était ? Un ennemi ? On disait de Jara qu’il était trop méfiant, pourtant, il avait toutes les raisons de l’être.

La piste le mena vers un bâtiment, dans l’ombre de la Chambre du Pope. Creusé dans la colline, la fondation était assez obscure. Quelle fut la stupeur du chevalier lorsqu’il remarqua le Fauve attendant sagement à son entrée : un tigre. Inclinant un peu sa tête, le Souverain ne savait comment réagir face à une telle apparition. Toutefois, alors qu’il s’approchait du carnassier celui-ci se recula un peu plus près de l’enceinte du mystérieux temple avant de finalement s’arrêter et se poser sur ses deux pattes arrière.

Lorsque la main du basané vint s’apposer sur le front du fauve, une connexion certaine se créa. Jara avait toujours eu un certain lien avec les grands félins et le tigre était un animal sacré dans sa terre natale. Les deux regards de braise s’échangèrent enfin.

Qu'est-ce qu’une brave bête comme toi fait par là ?

Fermant les yeux, la bête n’extirpa qu’un simple feulement au son de la voix du Dixième Gardien. Lorsque l’éphèbe oriental s’abaissa au niveau de l’animal, une étincelle de jade les sépara instantanément.

Tu… Ce cosmos… Je le connais.

Oui, il le connaissait. Il s’agissait de celui d’une vieille connaissance, de celui de son mentor. Comment l’oublier. Alors il était de retour, enfin ! Et de toute évidence, il se trouvait dans ce bâtiment. Par ailleurs, le tigre n’hésita pas à hocher la tête en direction de la porte. Jara ne se fit pas prier et enjamba le pas. Mais alors qu’il traversait les étroits couloirs, un malaise innommable le prit. Qu’est-ce que Dohko faisait ici ? Des cellules sans même vue sur le ciel… Il s’agissait d’une prison.

Dans quoi t’es-tu encore mêlé... ?

Enfin, tout au fond, une geôle gardée par deux soldats brillait. En effet, toute l’attention semblait tournée vers elle. Une odeur de sang insoupçonnable hantait les lieux, tout comme la présence d’un homme accroupi au centre de cette cage : une chevelure mi-longue brune, un teint aussi terreux que les pierres qui formait sa prison tout ça dans une tunique en bien piètre état. Avant que le visage de l’être fantomatique ne se tourne en direction de Jara, jamais il n’aurait soupçonné qu’il s’agissait du corps d’un vivant. Mais ce visage, aussi creusé par la douleur soit il restait le même. Que se passait-il ? Encore une fois, Jara était donc le dernier au courant ?

…Dohko ? C’est bien toi ? Qu’est-ce que…

La mélancolie lisible dans les yeux d’ordinaire de jade du mentor fit taire le Capricorne. Comment une telle situation pouvait être possible ? Un chevalier d’or de la mesure de Dohko enfermé dans les geôles du Sanctuaire ? Il devait y avoir une erreur.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Sam 26 Oct - 17:15

Attendre. Ce mot était gravé dans ce corps prisonnier de chaînes invisibles aux regards extérieurs. Il demeurait dans une cage, cette prison l'attestant de toute la froideur de ses pierres séculaires mais son esprit lui même en était captif. Sa prison à lui était faite d'une tout autre nuance, une toute autre teinte. Invisible celle-ci. Il la supportait en silence, seul à porter son fardeau, sa faute. Son crime et son châtiment. Il essayait vainement d'en délivrer son âme mais quand bien même le Mal avait été contré, il demeurait en lui les traces de son délit. Il n'était qu'une ombre en ce lieu. Une ombre patiente qui muette, ne laissait rien paraître.

Seul avec lui même, il tentait de retrouver dans les dédales de son esprit ce qu'il avait perdu. Des éclats. Il n'y avait rien de plus que de vive lumière, éclat de couleur à la forme indistincte qui se perdaient dans une valse inconnue. Il ne pouvait qu'en effleurer les contours sans guère plus de pouvoir. L'image d'un homme vint s'imprimer sur ses rétines qu'il vint à repousser avec force. Un frisson imperceptible ébranla son corps à ce souvenir qui n'en était pas un. Pas réellement. Tout n'était alors qu'un artifice, une illusion marquant son corps d'une bien abjecte manière.

A présent, il le savait quand bien même était il difficile de lutter contre cette persistance. Il le repoussait sans cesse. Ses mains se crispèrent sur ses genoux. Il savait à quoi s'accrocher pour que celui ci ne l'atteigne plus aussi férocement qu'auparavant. Cette lumière le guidait, le raccrochant à ce monde inconnu dans lequel il avait perdu sa place. Elle était la raison même de sa présence en ces lieux, de l'acceptation de son sort aussi cruel pouvait il être. Pourtant, la culpabilité aussi était forte. Bien plus qu'il n'aurait sût le dire avec de simple mot.

Un nouvel éclat. Ambre.

Le tigre du Rozan laissa son regard détailler le nouveau venu. Sa peau basané, son regard ambré agrandit par une surprise reconnaissable entre toutes, une chevelure de jais. Un nouveau visage. Avant même que ses mots n’effleurent ses oreilles, il savait déjà ce qui viendrait l'accueillir. Un soupir mourut avant d'atteindre ses lèvres. Il avait beau essayer, rien ne parvenait à étreindre son esprit. Rien. Il n'y avait toujours qu'un vide sans fond et sa mémoire se dérobait à sa raison.  

Était ce vraiment lui ? Pouvait il lui répondre sans faillir qu'il était Dohko, tout du moins celui que ce jeune homme connaissait ? Sans nul doute que non. Il n'était plus lui.  

Les nouveaux visages étaient rares à venir lui rendre visite. Il supposait plus qu'il ne savait la raison de cette volonté certaine, si l'on pouvait nommé son cas ainsi. Mais l'instant n'était sans nul doute pas à ces vulgaires divagations. Ici, il demeurait un traître et c'était en ce nom qu'il était enfermé ici.

« Je crains ne pas être exactement la même personne. »


Il était Dohko à n'en pas douter. Ce nom était gravé dans son cœur et dans son corps quand bien même il n'avait nul souvenir de ceux qui le luit avait donné. Son identité était celle ci, celle du fils du tigre. Son apparence avait sans doute à peine changé si ce n'était son environnement.

« Désolé, mais je ne me souviens pas de toi jeune homme. »


Un sourire contrit vint effleurer ses lèvres, peinant à atteindre ses prunelles de jades. Il était encore l'ombre de ce qu'il avait été, enfermé dans ce lieu privé de sa lumière. Mais pouvait il dire qu'un jour, il redeviendrait celui qu'il avait été dans cette vie inaccessible ?


Dernière édition par Dohko le Mer 30 Oct - 12:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Mer 30 Oct - 4:59


Ne pas être la même personne ? Jara commençait à sérieusement douter de l’identité de la pale copie de son mentor lui faisant face. Était-il vraiment Dohko de la Balance ? Un sentiment de vide mystique entourait cet ombre. Une sensation sombre et mystérieuse. Non, Jara y voyait bien son ancien guide, il était persuadé qu’il s’agissait de lui. L’apparition du fauve juste avant le lui avait confirmé. Pourtant, comme il le disait, ce n’était plus Dohko. Quels poids pesaient à présent sur la Balance d’Or ? À en juger par les impressions, souvent juste, du Capricorne : rien. Absolument rien.

Le visage d’acier de l’ancien Chevalier de Jade était encore terni par la seule séparation entre les deux hommes : une succession de barreaux. C’était assez ridicule à vrai dire. Jamais de telles créations n’auraient pu arrêter un chevalier. C’était là de l’ordre du symbolique et le symbolisme était simple dans l’esprit du jeune Indien : si barreaux il y a, crime il y a eu. Il lui était difficilement concevable que le sage guerrier qui lui avait jadis enseigné la voie du Chevalier d’Or en ait commis un quelconque, toutefois, il ne pouvait penser qu’il s’agisse d’une erreur. La seule personne encore capable de prendre de telle décision était le Grand Pope et jamais Shion n’aurait accompli un tel acte envers son ami de toujours sans une raison valable. C’était un mystère de plus à élucider. Encore une fois, Dohko, Dans quoi t’es-tu à nouveau mêlé... ?

Désolé, mais je ne me souviens pas de toi jeune homme.

Cette nouvelle phrase arrivait comme une illumination dans l’esprit vif du basané. Amnésique. Evidemment, cela paraissait à présent si évident. Ce vide était clair, il n’entourait pas l’Enfant-Tigre, il était l’Enfant-Tigre. Alors voilà donc pourquoi il n’était plus le même. Ceci révélerait sûrement des affaires bien plus obscures quant à sa présence en ces lieux. Baissant d’abord son regard de tristesse, le Souverain comprit vite qu’il n’avait plus qu’une partie de son ami en face de lui.

Toutefois, si Jara savait bien une chose, c’est que brusquer la mémoire d’un amnésique, aussi peu remplie soit-elle, était une bien mauvaise idée. Seul son subconscient décidera de quoi se rappeler et attiser sa colère ne peut être que le résultat de l’acharnement d’autrui. Réveillant à nouveau ses yeux dorés de fauve, Jara croisa ceux de Dohko sans les lâcher tout en gardant un air des plus sévères.

Normal. Nous ne nous sommes croisés qu’une fois. Peu avant que je ne devienne chevalier à vrai dire. Nous ne nous sommes jamais véritablement parlé.

Il mentait.

Jara du Capricorne. Je suis étonné de te voir ici, tu as pourtant la réputation d’être un chevalier honorable selon tes frères d’armes.
La sentence ne vaut jamais assez le crime que l’on a commis. La raison pour laquelle tu es ici peut m’être divulguée ?


Il était froid, cru. Il lui parlait comme s’il parlait à n’importe qui, à n’importe quel inconnu. Pourtant, il aurait pensé qu’auprès de lui, il aurait pu montrer un peu plus de chaleur mais ça ne serait pas lui rendre service. Le forcer à se souvenir n’était pas une solution.

De ce que j’ai compris, ta mémoire te fait défaut où je me fais des idées ?

Un véritable interrogatoire. Ce qui d’apparence, ressemblait à une simple visite carcérale s’était transformée en un interrogatoire. Jara ne tentait même pas de faire passer ça pour ce que ça n’était pas, point du tout, il interrogeait tout bonnement. Il posait ses questions à la suite. Il se doutait bien que Dohko n’allait cependant pas y répondre. Son état actuel parlait à sa place.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Jeu 31 Oct - 17:21

Un éclat sauvage et indomptable brilla un instant dans le regard de jade du prisonnier. Il détaillait son vis à vis avec une curiosité distante, las. Il n'était qu'un visage de plus sans écho aucun, auquel il allait attribuer un nom, un grade et peut être même une interaction particulière à laquelle il ne pouvait nullement donné de crédit. Sa mémoire n'était que vide et peu était les échos à pouvoir la faire vaciller. Il ne savait plus qui croire. Dans son esprit demeurait toujours l'ombre de cet homme qui l'avait aidé à reprendre pied dans ce monde inconnu. Illusion. Tout n'était que mensonge disaient ils, mais pouvaient ils les croire pour autant ?

Et si tout n'était que mensonge ?

Le jade détailla l'ambre, cet éclat sauvage affrontant l'air sévère de son interlocuteur. Ce qu'il perçu dans ses prunelles amena à son cœur un sentiment confus. Il semblait y lire un reproche voilé sur lequel il n'avait nul prise. L'image qu'il renvoyait et celui qu'il était par la force des choses ne demeuraient plus sur la même onde. Il n'était pas cet homme. Il soupira malgré lui, laissant ses paupières s'abaisser pour en diminuer la morsure.

Il mentait. Il n'aurait sût dire avec précision sur quoi, mais il était certain que cet homme en face de lui le connaissait davantage que ce qu'il ne laissait entrevoir. Ce n'était pas à cause d'un soudain écho révélé en lui mais juste par son comportement premier à son arrivé dans cette prison. Peut être imaginait il des choses aussi  se garda t il bien d'en dire quoi que ce soit.

« Mes frères d'armes... »

Un sourire désabusé couvrit ses lèvres avant qu'il n'en vienne à se redresser pour faire face au jeune chevalier. Le Capricorne. Lui aussi était un chevalier d'or et à cette simple appellation, il lui avait semblé que son corps entier s'était crispé. Son regard s'abaissa sur cette main, celle qui sans coup férir, avait faillit arraché la vie à la seule personne lui ayant offert ce qui ressemblait à un souvenir. Non pas une vague impression ou une image flouté, mais un réel éclat de lumière dans des ténèbres insondables. Son crime était celui là.

« Aucune sentence ne sera assez forte pour juger mon crime. »


Sa voix se fit grondement. Il s'en voulait. Mais cela, il était seul à en juger l'ampleur. Un soupir passa la barrière de ses lèvres avant qu'il ne fasse de nouveau face à Jara.

« On ne peut pas vraiment dire que je ressemble à un honorable chevalier pour l'heure, mais je pense que votre Grand Pope sera plus à même de te répondre à ce sujet. »

Un haussement d'épaule vint finir sa phrase. Amnésique qu'il était, il ne comprenait pas toutes les accusations qui avait été faite à son égard et la seule à laquelle il accordait de l'importance était celle d'avoir répandu le sang d'un être qui lui était visiblement cher. Un être qui le devenait un peu plus chaque jour.

« Mais je suppose que 'traître' est le mot qui serait le plus adapté à ce que j'ai, semble t-il, fait. »

Il laissa sa phrase en suspend sans plus de précision. C'était ainsi qu'on l'avait nommé, encore et encore sans qu'il n'en comprenne toute la teneur. On lui avait expliqué qui il était sans que le moindre écho ne s'éveille en lui. Il n'y avait qu'elle qui parvenait à extraire un temps soit peu des impressions plus vivace. Le reste n'était qu'ombres tordues. Et pour finir, cette dernière question qui n'en était pas une. Il ne put s'empêcher de sourire face à ses mots qui l'amusèrent malgré lui. Des mots naïfs, presque beau révélant pourtant une sombre vérité bien plus cruelle.

« Elle ne me fait pas défaut. Elle n'est plus. »


Une vérité implacable. Était ce vrai ? Personne ne pouvait savoir à quel point sa mémoire avait été endommagée et si il demeurait en lui des traces de ce qu'il avait été. Personne ne pouvait le croire non plus, ni même l'imaginer. Il pouvait mentir. Feindre. Vraiment ?

Qui pouvait comprendre ce que c'était que d'être vide d'attache ...?  
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Jara


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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Sam 16 Nov - 23:31


Le Grand Pope ? De toute évidence, divulguer ton retour n’était pas dans ses projets. J’imagine qu’il en sera de même pour avoir des informations à ce sujet.

Jara faisait mine de ne faire point attentions aux remarques précédentes de Dohko. Face à n’importe qui, cela aurait été une réaction normale de la part du Chevalier. La victimisation : très peu pour lui. Hélas il ne s’agissait pas de n’importe qui. Il s’agissait de son mentor, du Chevalier de la Balance, membre de longue date de l’Ordre des Douze et il était à présent désabusé, désemparé, désarmé. Son ombre même tenter de le fuir par-delà la seule lumière incandescente qui éclairait sa cage de pierre. Une fraction de seconde, le métal froid des yeux de Jara se laissa fondre dans un regard compatissant envers son mentor. Pour la énième fois, qu’as-tu fait ?

Le pauvre amnésique devait forcément se souvenirs de quelques sensations, de certaines appréhensions à l’égard de certain. Il n’est pas possible de vivre sans. Quoi qu’il puisse penser, il doit se raccrocher à quelque chose, sans quoi, il ne sera pas là. En effet, la force du Tigre de Jade était bien connue parmi les Douze Sages. S’il était à présent en prison, c’est qu’il s’était laissé faire, voire qu’il y était allé de son plein gré. Lors d’un combat face à lui, ce devait être tué ou être tué. Cela avait sans doute à voir avec son crime.

La mine inquisitrice du jeune Gardien s’apposa de nouveau sur le concerné. Dur et stoïque, pour son homologue Fauve, les sentiments de Jara devaient être clair : l’hostilité. Pourtant, il n’en était rien. Du moins, pas avec Dohko. Il était son seul encrage au Sanctuaire. La première chose à laquelle le Capricorne avait pensé lorsqu’il avait reçu son armure était qu’il allait enfin retrouver son ami. Même pendant le Krusos Sunagein, il devait être celui attendant le plus sa présence. Et maintenant, l’ironie frappait. Les retrouvailles n’étaient pas aussi éclatantes que prévus. Il devait le secouer, le faire bouger et paradoxalement, il ne devait pas le brusquer, même si cela impliquait de lui mentir.  L’Indien croisa les bras avant de lever le menton vers son interlocuteur.

Tu n’es pas toi, hein ? Soit. Faire table rase du passé n’est pas forcément une mauvaise chose pour moi, nous pourrions apprendre à nous connaître ainsi. Après tout, tu restes un ancien chevalier d’Or et un aîné pour le jeune Saint que je suis. Tu dois être une mine d’information.

Contre toute attente, Jara s’assit en tailleur au même niveau que le prisonnier à présent. Seuls les barres de fer séparaient les deux hommes.

Donc tu es un « traître », c’est ça ? Enfin, c’est ainsi que tu te qualifies. Si c’est bien vrai, je suppose que ta place ici n’est pas aussi justifiée que prévu. Après tout, pourquoi garder un amnésique et un félon parmi nous ? Si le Grand Pope t’a gardé, c’est que tu dois lui être d’une quelconque utilité où qu’il pense qu’il existe un remède à ton petit… Il pointa de son doigt la tête du Déchu…mal de crâne. Sinon, je suppose qu’il t’aurait exécuté. Enfin, c’est sûrement ce que j’aurai fait mais j’ai beaucoup à apprendre.

Une situation des plus rares. Quelles étaient les chances que cela arrive. L’un des chevaliers les moins loquaces du domaine qui décide par lui-même de discuter de tout et de rien avec un de ses ex-compères. Certes, le sujet était plutôt macabre voire malsain mais les faits étaient là.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Sam 14 Déc - 18:01

Le traître laissa les paroles de son interlocuteur dissiper le silence dans lequel il ne cessait de vivre depuis un temps incalculable. Il n'aurait sût le dire, n'aurait put le dénombrer aisément dans cette prison de pierre dans laquelle il avait échoué. La présence du saint l'aurait indisposé des semaines plus tôt, lorsque contraint, son regard s'embrasait des relents d'une colère absolue. Il avait changé depuis lors grâce à un de ses autres prétendus allié auquel il avait finit par accorder davantage de crédit. Tout était si complexe dans son esprit peinant à rassembler les morceaux de sa vie éparpillée. Ce qu'il était. Ce qu'il avait été. Toutes ces images se superposaient les unes aux autres sans qu'il ne parvienne à les joindre, les paroles et les visages ne laissant aucun écho dans son esprit. Alors que pouvait il faire d'autre qu'observer, dans l'attente d'une nouvelle étincelle, comme celle que la dame écarlate lui avait offert en échange de son crime ?

Un frisson parcouru son corps à ce souvenir toujours si prégnant. Une torture dont il ne pouvait ignorer l'amertume.

Faire table rase du passée. Pour tout avouer, il n'attendait que cela, ne désirait que ce miracle qui pourtant,ne viendrait jamais réellement. Il n'était plus celui que tout le monde avait connu. Il n'était pas ce Dohko qu'ils avaient tous côtoyé et dans leur regard, il en apercevait les réminiscences. Il serait hanté par cette présence, ce passé qui lui demeurait inaccessible, qu'importait ce qu'il essayait de faire et il savait que la clé n'était pas ici.

C'était lui qui l'avait. Le Bélier noir. Jusque là, il devrait se débattre avec ce qui l'avait forgé. Ces petits bout d'âme qu'il avait assemblé à la va vite, cette personnalité incohérente et inconnue, ces détails qui attirait son regard, ses connaissances venant de nul part. Il rit malgré lui à la mention de mal de tête pour désigner son amnésie que le jeune chevalier employa. Si ce n'était que ça, en effet, tout serait facile à régler !

Ce n'est pas à moi qu'il faut le dire tout ça, mais à votre Grand Pope.

Cet homme. Cet ami dans cette vie antérieur qui n'était plus. Il ne put s'empêcher d'incliner sa tête sur le côté avant de continuer sur sa lancée.

Et il n'y pas de remède, tout du moins n'est il pas connu pour l'instant. Ton camarade des poissons à essayer en vain, même si il est parvenu à défaire mon esprit de l'emprise d'un autre.


A ces mots, il ne put s'empêcher de penser à ce dernier. Celui qui l'avait accueillit et qui finalement, n'était que fausse présence, illusion délétère qui avait contraint son esprit dans un carcan d'acier. Il l'avait compris, au fur et à mesure, petit à petit avec l'aide de ceux qui étaient venu lui rendre visite jusque là. Il en disait peut être plus qu'il ne fallait mais après tout, il songeait que ce n'était pas son problème si ses informations étaient divulguées. Il n’appréciait guère se mettre à nu devant un autre aussi en révéla t-il le stricte nécessaire sans rentrer dans des détails qui l'aurait malmené pourtant, il ne voyait pas pourquoi il aurait à cacher cette part là. Il préférait simplement être sincère vis à vis du travail qu'avait effectué Celsius.

Le Dohko qui se tient devant toi dans cette cage n'est pas un chevalier d'or. Je suis un chevalier noir. C'est protégé par une armure noire que j'ai attaqué le chevalier du verseau et celui de la vierge. Comprends tu davantage ce qualificatif, Jara du Capricorne ?

Quand bien même n'avait il nul souvenir de son affiliation à cette caste, c'était ce qu'il était pour l'heure. L'une des raisons pour lesquels il était enfermé ici et ne ferait pas en sorte de le taire, de le cacher comme une honte quand bien même il n'ignorait pas ce que cela impliquait. Qu'il le veuille ou non, si il avait vraiment endossé une armure d'or par le passé, il ne pouvait qu'être désigné que comme un traître si celle ci était devenu d'encre.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Jeu 2 Jan - 4:09

La situation était des plus poignantes. Totalement inversée. C’était la première fois que Jara voyait une mine si sèche sur Dohko et à cette vue, c’est son ancien disciple qui découpa son faciès homologue d’un sourire affectueux. Tout ceci était véritablement étrange et le cœur du jeune Capricorne battait la chamade. Il tenta de se calmer en vint car pour un –ancien- Saint comme son mentor, il serait aisé d’entendre les battements cardiaques du Chevalier d’Or. Comment en étions-nous arrivés là ? Pourtant, très loin dans l’esprit de l’éphèbe oriental, il savait qu’un moment similaire arriverait. L’absence de Libra au Krusos Sunagein n’avait en rien arrangé cette pensée. Dire que Dohko aurait dû être son seul pilier au Sanctuaire. Jara ne se sentait absolument pas intégré et à vrai dire, il n’avait pas fait d’effort pour. Il n’était pas habitué à se rapprocher des autres et ne faisait jamais le premier pas. Depuis la disparition de Rajiv, seule trois personnes s’étaient rapprochée de lui. L’un à disparu, l’autre et mort et puis il y avait ce chevalier d’Or. Souriant comme le soleil couleur de son armure, Dohko. Le Roi d’Avalon était si seul à présent… À cette seule vérité, le sourire de l’Indien disparu au profit d’une expression bien plus triste, ses prunelles de fauve orientée vers le sol de la cellule.

Je te l’ai dit. Si le Grand Pope Shion n’en a pas averti tous les Chevaliers c’est que ceci doit rester secret je suppose. Enfin, je vois bien que parler de cette affaire te dérange, je ne te dérangerai donc plus avec ceci. Mais je t’avoue que je lui…

En veux. C’était ce qu’il allait dire. Il en voulait au Prêtre d’Athéna de ne pas l’avoir prévenu de la condition du Tigre de Jade. Pourtant, ce n’était absolument pas sa faute et Jara était sûr qu’il avait une raison toute justifiée et après tout, il ne connaissait pas le passif du Capricorne et de son compère pour savoir qu’une telle nouvelle l’aurait affecté.

Le ton désintéressé de son maître était si frappant qu’à l’énonciation d’un remède possible, il ne semblait ne plus en avoir cure. Il ne voulait donc pas être guéri ? Après tout, si sa mémoire n’était plus, pourquoi vouloir se raccrocher à des sensations et des souvenirs inconnus ? Il était vrai qu’il était arrivé au Dixième Gardien d’apercevoir le Saint des Poissons se diriger vers ce qu’il pensait n’être qu’un terrain de ruine. Voilà donc pourquoi. De ce qu’il avait entendu et étudié, Celsius des Poissons était herboriste. Ceci expliquait sa présence auprès de Dohko.

Je ne connais pas le Chevalier des Poissons. Ni même aucun Chevalier d’ailleurs… Alors parler de camarade serait peut être exagéré.

Un petit rire mélancolique s’échappa de la bouche du Souverain d’Avalon en disant ses mots. Il s’agissait de la vérité après tout mais la dire à voix haute semblait la rendre si écrasante.

Cet « autre »… Jara voulait évidemment savoir de qui il s’agissait et ceci l’effrayait véritablement. Savoir que son mentor avait été manipulé l’alarmait. Savoir qu’en plus il avait été jugé pour trahison… Il aurait été sous l’emprise de quelqu’un à ce moment ? Le seul nom qui venait à son esprit était celui de Pséma du Bélier Noir. L’Aldébaran en avait brièvement parlé. Il s’agissait de la menace principale du Sanctuaire et il était l’auteur de l’attentat du Sanctuaire Sous-Marin ainsi que de l’enlèvement du prisonnier. Et alors qu’il se laissait aller à sa réflexion, Dohko commença à parler. Sa voix semblait agacée et lorsqu’il se présenta comme un Chevalier Noir, son ton était si dur qu’il fit poser la main de Jara à terre alors que celui-ci était assit en tailleur. Comment ? Alors il avait vu juste. La Balance d’Or serait devenu d’obsidienne…

Les yeux du Capricorne brillaient d’un voile aqueux. Oui, son interlocuteur aurait été la seule personne encore vivante devant qui il aurait pu exprimer ses sentiments refoulé et même si ceci n’était de toute évidence plus d’actualité les réflexes semblaient rester ancrer et alors qu’une goutte d’eau allait perler sur sa joue, l’élève se releva très brusquement et se tourna dos à lui en espérant que cette larme était passée inaperçue. Après tout, il restait un adolescent et même le plus jeune de l’Ordre des Douze. Des responsabilités énormes pesaient à présent sur ses épaules seules et voir s’effriter son dernière espoir de continuer à sourire le déchira. Il tourna quelque peu son visage à l’oblique sans pour autant avoir le Renégat dans son champ de vision.

Il vaudrait mieux que je parte, tu ne penses pas ? Après tout, nous ne nous connaissons pas plus que ça.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Ven 30 Mai - 14:49

Ce chevalier, adolescent devenu homme avait quelque chose de particulier. Un détail, insignifiant sans doute qui pourtant, attisait quelque chose en lui, vague certes, mais non moins révélateur. Parler de ce qu’il lui était arrivé, de ce qu’il avait fait ravivait une douleur qui n’avait guère disparu de ses chairs depuis lors, depuis cette sombre nuit où sa lame d’obsidienne s’était enfoncée dans le corps affaibli de la sainte de la vierge sans défense. Mais ce garçon à la peau basanée déliait sa langue. Peut-être était-ce la faute à cet enfermement, cette absence de contact avec d’autre qui le poussait à être plus bavard, profitant de cette visite impromptu pour se délivrer de ce carcan de métal et de silence. Malgré ses propres difficultés, Dohko n’en demeurait pas moins un homme à l’écoute. Il était encore lui, aussi paradoxale cela pouvait être, Pséma n’était pas parvenu à lui ôter son essence, même si il l’avait altérée.

Ce garçon avait quelque chose de touchant dans sa façon d’être, malgré ce ton qui pouvait paraitre dur, trop peut être et cette mine sérieuse qui par moment, semblait se craqueler. Triste. Seul. Un peu à son image sans doute.

Je ne connais pas grand monde non plus, avoua le tigre avec un demi-sourire amusé qui ourla un instant ses lèvres, tinté d’un rien d’ironie. Quoi de plus normal pour un amnésique après tout ?

S’apitoyer ne servait à rien, dans son cas comme dans un autre, alors il préférait accepter et vivre avec plutôt que de devenir fou en essayant en vain de rassembler ce qui n’était plus. Ça ne l’empêchait nullement d’essayer, de s’y accrocher avec un espoir flou et fugace comme l’était le souvenir de la Vierge mais il ne pouvait pas faire semblant d’être ce qu’il n’était plus. Hélas pour d’autres, tant pis pour lui, il ne vivrait pas dans le passé, aux autres de savoir ce qu’ils feraient de cette volonté qui lui était propre. Et tant qu’il était ici, il n’avait de toute manière, pas beaucoup d’alternative mais cela lui avait au moins permis d’arriver à cette conclusion. A quoi bon forcer les choses ? Il avait essayé en vain jusque-là et les seuls souvenirs qui lui étaient revenus étaient ceux que cet homme avait implantés en lui, illusoire et artificiel, monté de toute pièce avec précision et froideur. Ces émotions sonnaient faussement, tout du moins était-ce la sensation qu’il avait quand bien même quelque chose d’autre en perturbait le sens.

Cet homme lui avait arraché la vie, la remplaçant par un simulacre, une parodie d’existence avec laquelle il devait à présent composer, enfermé dans cette prison. Son aveu était dur et cru, mais le chevalier noir ne s’attendait pas à ce que cette révélation ne perturbe autant le jeune saint en face de lui. Pour un homme qui ne le connaissait pas tout du moins. Ce garçon ne mentait pas très bien, ce qui le rendait d’autant plus touchant à ses yeux, un peu plus proche encore de ce qu'il était. Seul. Triste. Son regard de jade suivit le chevalier qui s’était relevé précipitamment, dissimulant son visage, visiblement plus enclin à s’échapper de ces sinistres geôles. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir pour cela, pourtant, son cœur se serra. Dans ses prunelles dansèrent un instant des émotions troubles. Ils se ressemblaient à cet instant. Et cette ressemblance était presque douloureuse. Il n'aimait pas ce qu'il voyait sur le visage de l'indien, dans sa silhouette digne mais seule.

C’est vrai.

Il ne se connaissait nullement, tout du moins lui n’avait-il aucun souvenir de cela. Jara du Capricorne était un inconnu parmi tant d’autre, un nouveau visage, un nouveau nom qu’il entreposait soigneusement dans un coin de son esprit. Peut être...Même si il était ce qu'il était, même si ce n'était qu'un traitre...

Mais rien n’empêche d’apprendre à nous connaitre aujourd’hui.


Comme il était à présent. Avec ses failles et ses manques, ses erreurs et ses fautes. C’était la seule chose qu’il pouvait faire, la seule solution qu’il pouvait proposer. Il n’était pas le Chevalier d’or de la Balance. Il était un chevalier noir. Un traitre. Mais il était Dohko. Il ne savait pas comment était l’ancien, comment était cet homme à qui tout le monde le comparait, ni même si c’était bien lui à dire vrai. Mais il souriait. Un sourire doux, voilé d'une certaine mélancolie et pour la première fois sans doute, son regard était clair, plus à l’image de cet homme que tous connaissait et qu'il n’était plus vraiment.

Personnellement, j’avoue ne pas être trop occupé actuellement, ce qui ne doit pas forcément être le cas d’un chevalier d’or.

Essayer d'être un peu plus lui. Un sourire plus franc ourla ses lèvres, un rien amusé par ses propres dires alors que son regard contemplait sa cage avec une certaine impuissance si ce n'était de la lassitude. Il s’habituait et ne s’en plaignait pas, au moins ici n’était-il un danger pour personne. C'était son châtiment pour son crime.

Enfin, il n’y a sans doute pas grand-chose à apprendre de moi en fait, les quelques souvenirs que je possède sont artificiels et les autres ne sont pas vraiment très joyeux.

Et ça faisait presque mal de l’admettre. Pourtant, étonnement peut être, il parvenait à sourire et accepter son sort, un sourire triste et subtile. Que faire de plus ? Il restait un chevalier paré de noir et non plus d'or avec tout ce que cela signifiait pour les autres mais s'entailler les veines ne changerait pas cela. Même si la culpabilité n'en était pas pour autant disparue, bien au contraire. L'éclat sombre dans ses prunelles l'attestaient.
Pour ses quelques paroles, le traitre était resté assit, ne souhaitant pas mettre à mal son interlocuteur en s’approchant des barreaux de sa cage. Ce jeune chevalier avait sans doute ses raisons pour réagir ainsi et son but n’était pas de lui faire du mal. Quand bien même son ton avait été dur et ses paroles désabusées. La présence du jeune saint et peut être ses réactions le rendaient moins vindicatif.

Je peux te poser une question avant que tu ne partes ?
Le prisonnier ne lui laissa pas vraiment l’occasion de répondre, partant sur le fait que ce dernier ne s'attarderait sans doute pas. Il restait un traitre, même si ses précédentes paroles étaient sincères. As-tu vu un tigre à ton arrivé ?

Pourquoi poser cette question maintenant ? A dire vrai, lui-même n’en avait pas la moindre idée mais il voulait juste savoir si Hù allait bien et si ce dernier était bien aussi proche de la prison que ce que son cœur lui murmurait. Privé de son cosmos, il ne se fiait qu’à ce dernier pour le savoir et il était certain d’avoir ressenti sa présence un peu avant l’arrivée de son présent interlocuteur. La présence de l'animal lui était bénéfique, il lui devait la survie d'un être devenu précieux et bien plus encore.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Sam 14 Juin - 22:49

Jara se figea d’abord, étonné par ce qu’il venait d’entendre. Il comptait partir, quitter les lieux et rayer un nouveau nom dans la courte liste des personnes en qui il avait une quelconque affection et pourtant, Dohko l’étonna, fidèle à lui-même malgré son état. Lui qui était plus stoïque encore que le Capricorne semblait s’ouvrir, parallèlement à celui qui fut jadis son élève. Comme pour marquer physiquement ce nouvel état d’esprit, Jara se retourna aussitôt, laissant le cliquetis de son armure comme seul son encore audible dans les lieux aux côtés du tintement des gouttes d’eau coulant de nulle part. Ses yeux de fauve se fendirent fendant sa mine marmoréenne pour y déceler celle d’un enfant abasourdi.

Reprenant ses esprits, l’Elu de Makara se laissa aller, tel un cadet au côté de son aîné et fit tomber le masque. Oui, ils allaient apprendre à se connaître –à nouveau- et pour cela, plus de mensonges ni de faux semblants ce à quoi Jara excellait pour pouvoir s’y cacher facilement. Il laissa donc palpiter un fin sourire sur ses lèvres basanées, les prunelles à demi clos et passa. Le Roi d’Avalon porta sa main sur sa cuirasse d’or, telle une caresse sur ce qui semblait être une deuxième peau avant de tendre cette même main vers sa droite. De là, seulement une étincelle lumineuse avant que son armure ne le quitte pour revêtir sa forme totémique à ses côtés, voltigeant au dessus d’une petite volute de poussière provoquée par l’énergie dégagée continuellement de sa Cloth avant que celle-ci ne quitte le lieu à l’instar d’une étoile filante, sûrement vers son temple.

Pour l’heure, je ne suis pas une Chevalier d’Or non plus.

Toujours debout, le Saint épousseta sa tunique bleu marine avant de se rassoir en tailleur à nouveau tout en posant nonchalamment ses deux bras tendus en arrière en y déposant son poids. Jara ne savait pas vraiment ce qui s’était passé dans la tête de Dohko mais il venait sûrement de prendre conscience d’une chose. Sa solitude peut-être ? Ou alors il avait remarqué l’état précaire dans lequel il laissait le Capricorne pour se raviser de la sorte et l’invité à continuer cette conversation qui ne semblait n’avoir que trop durer.

Commençons par le commencement: qu’est-ce que tu aimerais apprendre de moi, Dohko ?

Le Porteur d’Excalibur était bien plus familier avec son interlocuteur et le ton intéressé qu’il employait semblait vouloir créer –recréer- une complicité éteinte entre élève et mentor. Pourtant, plutôt que de d’abord lui poser une question, l’ancienne Balance tint à le prévenir qu’il ne restait plus grand-chose à son sujet sur lequel s’attarder et il fit alors mention de certains souvenirs artificiels, ce à quoi le faciès de Jara s’obscurcit pour devenir plus sévère, redevenant presque celui du Chevalier austère qu’il tenait à faire transparaître. Après avoir hésité pendant plus d’une minute de silence, il laissa la question qui le tiraillait depuis un moment se faire d’elle-même puisque son maître sembla plus à même de lui répondre à présent qu’il était à son tour avenant.

Dohko… Comment était-ce….avec Pséma ? Entre chaque mot, une hésitation, une gêne s’installait. Vu l’état actuel des choses, il n’était pas difficile, même pour le cadet des Gold Saints de comprendre que sa situation de traître était liée au Bélier Noir.

Sûrement encore sous le joug mental de ce dernier, Libra ne préféra pas répondre tout de suite et étonna à nouveau son disciple par une interrogation hors de propos et bien légère contrairement à l’ambiance qui naissait au sein des lugubres geôles du Sanctuaire.

Tu… Tu parles de Hù ? Évidemment, Jara connaissait très bien cet animal pour peu qu’il ait toujours été présent aux côtés de Dohko alors que celui-ci le faisait suer parfois plus que de raison. À vrai dire, c’est lui qui m’a conduit jusqu’ici.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]   Dim 15 Juin - 20:34

Un sourire doux quoi qu'un peu étonné vint s'insinuer sur les lèvres de l'ancien saint de la balance face au désistement du Capricorne. L'armure d'or le quitta sous une impulsion de cosmos doré illuminant cette sinistre geôle d'un éclat solaire radieux, avant qu'elle ne quitte les lieux telles une comète étincelante. La mise simple du chevalier se dévoila à son regard alors qu'il vint reprendre sa place sur le sol après une phrase qui ne fit qu'affirmer l'hésitant sourire du traître, se faisant plus franc et teinté d'un certain amusement. Tout reprendre depuis le début sur un pied d'égalité... Le geste du chevalier le toucha bien plus qu'il n'aurait pu le dire avec de simple mot, aussi, se contenta t-il de ce sourire simple qui fit étinceler ses prunelles de jade d'un éclat presque joyeux. Il acceptait et cela desserrait l'étau dans lequel son cœur se trouvait depuis le début de cette confrontation avec le chevalier d'or, le rassurait également sur le devenir de ce jeune homme au regard si solitaire.

Hum...


Quelque peu déstabilisé par la première question de son interlocuteur, Dohko se reprit lestement, sa main venant se placer sous son menton dans une posture usuelle de réflexion. Des interrogations, il en avait plein la tête, trop presque et sans nul doute un peu trop précises et personnelles pour qu'il ne se permette de les signifier à voix haute immédiatement. Après tout, ne devaient ils pas faire connaissance ? Mettre immédiatement en doute les paroles du saint d'or n'était peut être pas la meilleur façon de lancer une conversation, quand bien même le prisonnier avait de plus en plus de doute à son sujet.

Et bien, par exemple... Comment es tu arrivé au Sanctuaire ?


Le saint noir dissimula vainement une grimace contrite. Ce n'était peut être pas la question la plus appropriée pour l'heure, mais il fallait bien commencer par quelque chose, celle ci où une autre, quelle différence ? Et puis, la réponse l'intéressait réellement. Tout comme ces autres qui lui brûlaient les lèvres mais qu'il devait garder sceller en lui pour l'heure. Un début de partage, d'échange quand bien même la lugubre prison dans laquelle ils demeuraient n'était pas là le lieu le plus adéquate pour cela.

Cependant, il n'eut guère le temps d'approfondir ses réflexions que le jeune homme face à lui le prit de court. La gêne tinta es paroles hésitantes du capricorne qui peinèrent visiblement à déborder de ses lèvres scellées. Le regard de l'ancienne balance s'assombrit bien malgré lui, malgré ces paroles même pour contempler un ailleurs lointain et presque hostile. Douloureux. Le fauve du Rozan demeura silencieux, ne relevant pas immédiatement l’incohérence dans les propos même de l'indien vis à vis de son fidèle compagnon quadrupède qui l'avait guidé jusqu'ici. Seul un vague sourire vint étirer ses lippes à la mention du tigre. Le silence s'étira, inconfortable alors que ses pensées se tendirent vers ces souvenirs qui n'en étaient pas, vers cette présence évanescente qui était celle du Bélier noir. C'était l'un des premiers qui le questionnait aussi ouvertement sur l'homme qui lui avait arraché une partie de sa vie et sur cet avant dont il se souvenait encore. Son regard s'éteignit un instant, l'image rémanente de Pséma s'imprimant derrière ses paupières closes. Ce fut un sourire triste qui vint effleurer ses lèvres alors qu'il redressait légèrement la tête, ses prunelles se voilant d'un sentiment obscur étonnement calme. Blessé. Mais il serait honnête.

Pséma...est un homme difficile à cerner. Quand je me suis...éveillé, il était le seul être présent dans ma mémoire, mon seul souvenir auquel je me suis raccroché. Je n'ai pas été vraiment très proche de lui, même si j'y ai cru. Il m'a donné un but, une mission et je lui ai fait confiance, parce qu'il était mon « ami ». Il est...un peu comme un songe, distant et éthéré, irréel.

Son regard se perdit dans ces quelques souvenirs véridiques qu'il avait partagé avec le bélier noir. Pas grand chose pour tout avouer mais l'homme avait été un soutien face à la perte, quand bien même était-il le véritable responsable de son état. A ce moment là, lors de son retour, il avait été celui qui lui avait tendu la main et il s'y était raccroché avec espoir si ce n'était désespoir. Puis Hù l'avait rejoint. Ses mots étaient difficiles à prononcer, marqué tant par la souffrance que par un étrange et prégnant chagrin. Une trahison. Ses iris de jade vinrent affronter celles d'ambre du capricorne qui l'écoutait religieusement. Sa voix se fit plus froide presque empreinte d'un certain embarras.

C'était froid. Froid et faux, mais je n'étais pas en mesure de m'en rendre compte.

Il n'y avait pas que cela, non. Dans son âme s'éveillait cette peine et cette colère qui se liaient et évolueraient sans nul doute dans un avenir peut être pas si lointain. Le sombre réparateur l'avait blessé profondément, marquant son âme de multiples écorchures qui jamais ne pourrait s'effacer.

A vrai dire, je le trouvais pas si détestable, au contraire. Il y avait une certaine sérénité qui se dégageait de lui, c'était assez agréable et rassurant.


Au fond, peut être était-ce ça qui était le plus difficile à supporter. Le fait de ne pas parvenir à le haïr totalement, franchement malgré tout ce qu'il lui avait fait subir, ce qu'il n'était plus par sa faute et le crime qu'il avait commis sous son commandement. Sa faute. Un haussement d'épaule vint clore ces derniers mots sur le Bélier noir accompagné d'un sourire quelque peu désabusé. Il était temps de changer de sujet et il avait de quoi rebondir.

Alors tu connais Hù ?

Une interrogation presque innocente, qui ne l'était pas tant que ça pour tout avouer. Le tigre n'était guère un prédateur assoiffé de sang mais il n'avait pas tendance à aller seul vers les autres sans une bonne raison, ce qui faisait de Jara, un cas à part.
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[Octobre 1754] Face aux souvenirs disparus [PV Jara]

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