RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]

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Saikhan


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MessageSujet: [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]   Dim 27 Oct - 15:42

Une cage. Tout n'était qu'une cage dans laquelle il se débattait en silence, muet et aveugle à en saisir le sens. Ici, il n'était rien de plus qu'une ombre parmi les ombres. Il en avait conscience. Sa place n'était pas dans ce lieu clos dans lequel il errait comme une âme en peine, peinant à rester à flot dans le mirage de son esprit. Mais en réalité, il n'en savait rien. Rien du tout. Où était sa place dans ce monde devenu trop vaste, inconnu ? Dans le chaos qui régnait dans son être, il ignorait même la réponse à cette simple question.

Il ne savait pas d'où il venait, alors comment savoir où il devait aller ?

Alors il demeurait là, assit à même ce sol froid, le dos calé contre le mur de pierre de la prison dans laquelle il avait échoué. Maintenu dans ce monde imprenable, le guerrier s'était retranché dans ces ombres tapis qui définissaient à présent son univers. Que devait-il faire ? Qui était il ? Des questions trop nombreuses perçaient les défenses de son esprit perdu. Oublié. La confusion régnait en seule maîtresse dans cette âme torturée qui était la sienne.  

Il avait crût. Croyait encore que sa vie n'était pas celle qu'on lui contait ici. Un saint ? Était ce réellement ce qu'il était ? Il n'y avait aucun écho dans son âme sur cette possibilité mise à part cette froide rancœur, colère se faisant rage dès lors que son regard apercevait la teinte éclatante de ses armures dorées. Ce sentiment impérieux qui envahissait son cœur à leur vue lui prouvait qu'il ne pouvait y être lié de cette manière. Si lui même avait fait partie de cette caste, n'aurait il pas un tout autre ressenti à leur sujet ?

Traître.

Ce mot, il ne signifiait rien pour lui pourtant, chacun de ceux qu'il avait eut l'occasion de croiser depuis ce jour le lui avait dit. Sauf elle. La seule qui avait su éclairer un instant les ténèbres maculant sa conscience. Deux enfant courant dans une forêt trop épaisse, menaçante. Une vision éphémère à laquelle il se raccrochait de toutes ses forces. Un espoir. Pourtant, un conflit sévissait en lui par rapport à cette femme qui lui avait donné cette image enfantine, lointaine. Elle était comme lui. Elle aussi avait perdu ce qui faisait d'elle ce qu'elle était autrefois mais Mashia était entourée, elle. Il n'avait pas cette chance. Tout du moins ne l'avait il plus.

Pséma...

Une furtive image du sombre chevalier vint un instant troubler ses pensées. De nouveau, les questions l'assaillirent. Si nombreuses. Si déstabilisantes. Elles faisaient davantage encore vaciller ce monde qu'il avait difficilement reconstruit sur des fondations branlantes. Inexistantes. Tout n'était donc qu'illusion ? Qu'elle était la vérité dans leurs discours ?

Un grincement vint l'extirper de ses pensées. Un instant, il espéra que ce soit elle qui venait lui rendre visite. Aussi étrange cela demeurait il pour lui au vu de ce qui lui avait fait subir, elle venait le voir sans remord aucun. Quand bien même lui éprouvait cette vive culpabilité dérangeante. Incompréhensible. Douloureuse.

Mais ce n'était pas elle. Ce n'était pas son pas.

Le jeune homme darda ses prunelles de jade sur le nouveau venu, brillant d'un éclat incertain. Un animal en cage. Un fauve troublé mais qui n'en demeurait pas moins sauvage.


Dernière édition par Dohko le Lun 2 Juin - 21:02, édité 1 fois
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Celsius


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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]   Jeu 7 Nov - 7:26

:: Tigre et Poisson :.

Les yeux clos, Celsius se laissa bercer par l'écho de ses pas. C'était la première fois qu'il venait visiter les geôles du Sanctuaire, et c'était à vrai dire un endroit qu'il aurait préféré ne jamais connaître. Sans être le théâtre de tortures inhumaines, la nature même de ce lieu le mettait mal à l'aise. Si un étranger aurait aisément pu croire qu'il s'agissait tout simplement de placer sous les verrous les ennemis du Sanctuaire que ce dernier aurait jugé bon de laisser sain et sauf pour une raison ou pour une autre, il se tromperait. Oui, en tant que Chevalier d'Or, le Roi des Ronces pouvait difficilement ignorer que ces cellules avaient hébergé plus de Saints que quoi que ce soit d'autre au fil du temps. Qu'ils aient rompu leur serment et tenté de fuir un entraînement pour lequel ils n'avaient pas la carrure ou qu'ils ne se soient plus sentis à leur place ici, tous avaient été impitoyablement rattrapés et jetés en prison.

Leur sort ne dépendait ensuite plus que de leur hypothétique rédemption, et le Saint des Poissons n'était pas assez naïf pour croire que tous avaient miraculeusement retrouvé la foi. S'il ne s'était jamais posé trop de questions à ce sujet de crainte d'ébranler ses propres convictions à force de ressasser de si sombres pensées, son intérêt – malsain – pour la chose s'était accru depuis l'attaque des Black Saints sur le Sanctuaire. Étant par définition des Saints ayant brisé leurs voeux, renié leur allégeance pour finalement se retourner contre Athéna il y a de cela quelques mois, il devait forcément se trouver dans leurs rangs nombre d'évadés de ce domaine sacré qu'ils avaient eux-même ravagé. Qu'est-ce qui avait pu motiver chez eux une telle haine, une telle rancoeur ? Il n'avait pas la réponse à cette question.

Mais plus il y songeait et plus cela le dérangeait. Malheureusement, ses frères d'armes n'avaient cette fois-là pas fait de prisonniers. Que ce soit parce que la situation ne le leur permettait pas ou par soif de revanche, chacun de ceux qu'ils avaient affronté avait soit été tué, soit avait pris la fuite. La seule exception était à son souvenir l'Autel Noir qu'avait emmené Poséidon, mais là encore il n'était pas impossible que celui-ci ait succombé à ses blessures. Et dire que s'ils ne s'étaient pas rassemblés devant cet ersatz de Chevalier d'Argent, peut-être n'aurait-il pas rencontré Mary. Toujours était-il que ce qui le dérangeait le plus dans cette histoire était qu'il avait au fond l'impression de pouvoir comprendre les sentiments qui étaient les leurs lorsqu'ils avaient mené cette rébellion.

Et que si rien ne pardonnait la mort des innocents qui avaient péri dans la bataille, l'idée première ne lui semblait pas si incongrue. Sa loyauté envers Athéna ne faillissait pas, mais empreint de doutes comme il avait pu l'être au cours des dernières années, il ne comprenait que trop bien ce qui avait pu passer par la tête de ceux qui, à l'origine, s'étaient contentés de penser qu'ils avaient emprunté la mauvaise voie. Enfin, sa marche lente mais inexorable prit, comme s'il savait très exactement où s'arrêter même s'il n'était jamais venu ici. Tour d'or vêtu, il brillait d'un éclat tenu même dans la pénombre – une lueur à nulle autre pareille, qui alla en s'accentua lorsqu'il alluma une bougie pour mieux discerner la bête tapie au fond de sa cage – celui-là même dont on lui avait donné la charge. Il savait à quoi s'attendre en le voyant, mais ne put s'empêcher de prononcer dans un souffle :
Tu es... Dohko, n'est-ce pas ?
Non qu'il doute de la véracité de son propos. Même si sa nature profonde lui interdisait d'être proche de ses semblables, il avait mémorisé chacun de leurs visages à la perfection et aurait été capable de les reconnaître entre milles. Seulement, sa « vision » ne se limitait ici point aux apparences et s'étendait aussi à son âme. Non qu'il soit pourvu d'un quelconque don de clairvoyance ou quoi que ce soit de ce genre, mais il lui parut évident dès qu'il le vit que ce n'était plus la même personne. Il avait changé. Même s'il n'émettait aucun cosmos à cet instant – ses entraves le lui interdisaient -, le Chevalier des Fleurs pouvait très clairement sentir la variation de celui-ci – ou plutôt le fait qu'il n'avait presque plus rien en commun avec ce qu'il était autrefois. Sa cape émettant un discret bruit de froissement de tissu dans son sillage, il fit un pas vers le cachot et son occupant, sans toutefois chercher à l'en libérer.
Je suis venu te soigner.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]   Sam 9 Nov - 12:01

Un nouvel individu. Un nouveau visage inconnu. Le regard du tigre se fit plus perçant en détaillant la silhouette qui se dévoila à son regard de jade. L'éclat d'or de son armure assombri ses prunelles davantage encore, apportant à son cœur un sentiment reconnu. Cette rage tapie. Cette colère enfouie au plus profond de ses chairs et avec laquelle il s'éveillait à chaque fois qu'il contemplait une de ces protections honnis. Il n'en connaissait nullement la raison, son esprit en ayant perdu chaque trace pourtant, elle était là, hurlante, grondante dans ce corps qui était le sien, lui appartenant bien. Mais emprisonné dans cette cage, il ne pouvait rien y faire si ce n'était observer cet homme à la chevelure écarlate avec ce sombre regard.

Il ne le connaissait pas davantage que ceux qu'il avait croisé jusque là. Sa longue chevelure écarlate et cette armure d'or – qu'il identifia comme étant celle des poissons – n'apportait aucun nouvel écho dans son cœur. Seulement cette même colère et ce vide prégnant. La voix qui s'éleva lui parut étrange sans qu'il n'en dise quoi que ce soit. Cette question qui n'en était pas réellement une, mais qui pourtant était teintée d'une étrange émotion. Il ne chercha pas à répondre tant cela lui paraissait inutile.

Il s’appelait Dohko. C'était bien là, la seule information sur lui même qu'il pouvait partager sans douter de sa véracité. Étrangement par ailleurs, ce nom était gravé dans ses chairs, dans son âme sans que rien ne puisse faire pour l'y déloger. Mais pourtant, il ne pouvait être ce Dohko avec lequel on le comparait. C'était son plus grand doute.

Où était la vérité dans ce monde inconnu qui à présent, se résumait à une cage de quelques mètres dans laquelle il demeurait enfermé jour après jour ?  

« Toi aussi, tu vas dire me connaître ? »

Le guerrier se laissait de ce comportement en plus de titiller son énervement, aussi ne fit il aucun effort pour apaiser son ton qui demeura agressif, sur la défensive. On le lui avait déjà répété plusieurs fois qu'il était Dohko. Qu'il était un chevalier d'or – celui de la balance – pourtant, il ne pouvait donner du crédit à ses paroles. Pas plus qu'il ne pouvait réellement les écartés pour la même raison. Enfin, si. Pourquoi les haïr dans ce cas ?

Le soigner ?

Cette raison éclaira ses prunelles d'un éclat d'incompréhension trouble et d'un sentiment qu'il ne parvint à identifier. Pour commencer, il n'avait plus aucune blessure visible – malgré son cosmos en berne et l'état pour le moins déplorable dans lequel il avait été lorsqu'il avait été jeté dans la prison. Il savait qu'il avait un long moment demeuré inconscient – sans savoir combien exactement – mais n'en avait à présent plus de séquelle... Et quant au reste, il ne s'étendrait guère dessus. Et si ce n'était pas de blessure physique qu'il parlait... Il n'était pas sur de vouloir comprendre de quoi ce dernier voulait le soigner aussi écarta t-il toute bonne volonté pour ne garder qu'une méfiance grondante. Il ne connaissait pas cet homme. Il était un ennemi à sa caste – un ennemi de Pséma. C'était la seule chose qu'il devait garder en tête pour l'heure.

« Et de quoi veux tu me soigner au juste ? Les chevaliers de ton signe ne sont pas des empoisonneurs plutôt ? »

Là non plus, il ne fit nullement l'effort d'apaiser son ton. Méfiant, il en était même plus que cela tant la colère grondante dans son âme se faisait écho invisible. Il ne savait pas davantage d'où lui venait ses connaissances – nul doute un reste de ce qu'il était avant son amnésie mais qui ne l'aiguillait guère sur ce qu'il était...Mise à part qu'il possédait plus de savoir qu'il ne l'aurait pensé.
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Celsius


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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]   Mer 27 Nov - 7:54

:: Tigre et Poisson :.

Pas vraiment.
Une réponse franche et directe. Ce à quoi l'on était en droit de s'attendre de la part de Celsius, pour peu qu'on le connaisse un peu. Ce qui n'était effectivement pas le cas du Chevalier de la Balance. Contrairement aux autres qui ne le reconnaissaient plus, le Roi des Ronces ne l'avait jamais vraiment connu. Se tenant aussi loin que possible des siens en toute occasion à moins que l'on ne le force à s'en approcher, rares étaient ceux, même parmi les Douze, à avoir pu se faire une vague idée de qui il était vraiment. Que ce soit hier ou aujourd'hui, Dohko n'en faisait pas partie. C'était peut-être le dessein secret qui avait motivé le fait qu'on l'envoie le voir pour en prendre soin. Avoir un oeil neuf sur son cas, à la différence de ceux qu'on pouvait dire avoir été « ses proches » du temps où il avait encore toute sa tête.

Les mots variaient selon la bouche dans laquelle on les trouvait, mais l'on avait plus d'une fois entendue la folie être invoquée à son sujet. Quant à Celsius, il n'en pensait rien. Car il estimait qu'il n'était pas de son ressort de se prononcer. Ainsi partait-il dans l'optique de venir mener à bien la tâche qui lui avait été confiée, sans plus sourciller. Hermétique aux émotions comme il l'était, il ne risquait pas d'être gêné dans son travail par les commentaires acerbes que Dohko pourrait lui lancer, et serait même plus enclin à le malmener pour le maîtriser s'il le fallait. Son traitement lui serait administré, quoi qu'il lui en coûte. Le gardien de la douzième maison ne donnait pas dans les sentiments, et c'était bien pour cela qu'il ferait un candidat idéal.
Tu devrais rester tranquille.
Que ce soit un frère d'armes ne ferait pour lui aucune différence. Tout du moins pas tant qu'il ne s'en rappellerait pas. La voix avec laquelle il s'adressait à lui était plate, éteinte. Sans doute devait être quelque part paraître reposante au prisonnier de par l'absence totale de jugement qu'elle comportait. Depuis qu'il croupissait dans sa cellule, nombre de voix avaient du s'élever à son sujet, parfois inquiètes, parfois sévères, auxquelles se mêlait une foule de sentiments aussi divers que variés. Nul ne savait jamais vraiment comment un traître doit être vu, même quand il n'est pas maître de ses actes. Mais dans celle de Celsius, il n'y avait ni de dureté ni de compassion. Ni de gentillesse, ni de méchanceté. Une froideur, certes, mais habituelle, et qui ne lui était pas destinée en particulier.

Même si d'aucuns diraient que les actes parlaient d'eux même, que la trahison était trahison, le Saint des Poissons se garderait bien de se prononcer. Pas tant qu'il ignorerait ce qui lui était arrivé. Ainsi le traitait-il équitablement. Même pas en tant que prisonnier. Comme n'importe qui l'aurait été. On aurait pu croire que cela l'indifférait, et ce n'aurait pas été totalement faux, mais c'était surtout qu'il ne voyait pas l'utilité de porter un jugement hâtif là où ceux l'ayant fait risquaient selon lui de le regretter. Et puis... Ce n'étaient pas ses affaires. Si ce n'est par ce qu'il était venu faire ici, il n'était pas concerné. Ainsi se rapprocha-t-il de la cage dans laquelle le tigre avait été enfermé. Assez près des barreaux pour qu'il puisse être happé. Mais il ne le serait pas. Il saurait l'empêcher.
Si fait. Mais je sais aussi panser les plaies.
Y compris celles de l'âme. C'était du moins ce qu'il croyait, et ce que croyaient aussi ceux qui lui avaient demandé de venir ici. S'il n'avait pas de confiance particulière envers ses talents d'herboristes, c'était en tout cas une autre approche qui ne pourrait qu'être plus performante que ce que la médecine ordinaire pouvait faire pour lui. S'il avait été brutalisé, le chinois n'en portait plus les traces, et c'était à présent sur les fractures de son esprit qu'il allait lui falloir se concentrer. Flegmatique, Celsius s'assit en tailleur devant la cellule, à même le sol. Geste qui, s'il pouvait surprendre pour son rang, ne parut pas lui poser de problème. Ainsi défit-il les liens de la besace qui pendait à sa ceinture et entreprit-il d'en tirer une large variété de pots.

Que ce soit par la couleur ou par la taille, il n'y en avait pas deux pareilles, et pourtant aucune ne portait d'étiquette servant à en renseigner le contenu. Il les connaissait par cœur. Il avait jadis étudié chacun d'eux, passé des nuits entières à ingurgiter des manuscrits d'herboristerie pour ne pas faire honte à son maître. Maintenant, celui-ci n'était plus là et il lui fallait se débrouiller par lui-même. Mais est-ce que ce qu'il avait appris serait d'une quelconque utilité ici ? Cela restait encore à prouver. Minutieux dans ses mouvements, sans se soucier du fait que Dohko puisse s'impatienter – non de la durée de sa préparation, mais du moment où il partirait pour le laisser seul avec lui-même – il mélangea plusieurs ingrédients dans une menue coupole en terre cuite.
Tiens. dit-il en lui tendant à travers les barreaux, passant le bras sans l'ombre d'une crainte. Qu'il sache, il n'était pas victime d'une infection grave qui interdise de le toucher, si ? Je pourrais le boire devant toi pour te prouver que ce n'est pas du poison, mais celui dans mon sang le dissoudrait avant que je n'en ressente les effets. Et puis, si je voulais te tuer, je n'aurais qu'à le faire couler ici et maintenant pour que tu meures en l'inhalant.
Une franchise que le Chevalier de la Balance, s'il pouvait encore être considéré comme tel, apprécierait sûrement. Peu importe à quel point sa mémoire pouvait être endommagée, il avait l'air de se souvenir des attributs du Chevalier des Poissons et saurait donc que ce n'était point là une prétention de sa part. C'était sa croix, son fardeau. Il avait fini par l'accepter. Ce n'était plus un problème pour lui d'en parler. Le bras en extension, le récipient reposant sur ses doigts tendus n'attendant que d'être saisi, il ne manifestait pas une once d'appréhension. Même si le voir vêtu d'une Gold Cloth avait l'air d'irriter son vis-à-vis, il refusait de s'en formaliser, mais il n'irait pas jusqu'à l'ôter pour le contenter.

Nulle peur, nulle hâte. Il ne le traitait ni comme un ennemi, ni comme un allié. Une neutralité qui devait commencer à lui manquer. Mais y serait-il seulement sensible ? Cela restait encore à prouver.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]   Jeu 29 Mai - 19:49

Méfiant, le tigre observait son interlocuteur le regard sombre et le corps tendu. L'éclat d'or de l'armure de ce dernier semblait le narguer de ce scintillement chatoyant si peu à sa place dans cette sombre prison dans laquelle il évoluait depuis un temps incertain. Ici, il n'avait nulle prise sur ce sablier, ne pouvant guère plus qu'attendre dans le silence, ressassant ses pensées, les paroles, les rêves et les cauchemars qui hantaient ses nuits, troublaient ses journées. Même si ce visiteur était présent en ce jour, ce n'était pas celui qu'il voulait voir, loin s'en fallait. Un visage inconnu qui ne le connaissait pas davantage et à dire vrai, il ne savait que penser de cet homme à la chevelure écarlate qui semblait vouloir le soigner. De quel mal ? Il l'ignorait. Comment ? Il n'en savait guère plus, mais cela ne l'empêcha pas de demeurer là, imperturbable, nullement affecté par son ton agressif et son attitude méfiante. Ses sourcils se froncèrent devant ce conseil sans nul doute bien avisé qui pourtant, ne parvenait nullement à changer son attitude. Il aurait dû pourtant mais n'y parvint pas. Cet homme éveillait en lui une rage tapie. Était ce dû au fait qu'il était ainsi enfermé dans une cage, prédateur contraint par des barreaux de métal et de magie ou bien cela était dû à autre chose ? Une indicible souffrance commençait à marteler les parois de sa boite crânienne alors que son esprit se concentrait sur cette présence calme et patiente qui s'était à présent agenouillé sur le sol dans un cliquetis métallique. Cette posture on ne peut plus humble sembla un instant troubler ses sens. Ainsi assis dans la poussière, l'éclat mirifique de l'armure lui semblait plus terne, moins blessant pour son âme qui, sauvage, réclamait une sentence. Il ne pouvait rien faire de là où il était, prisonnier et privé de ses griffes et de ses crocs pourtant l'envie était grande de faire peu cas de ce qui lui faisait défaut.

Je n'ai pas de plaie, ni aucune blessure. Tu ferai mieux de retourner à ton temple, chevalier.

Sa voix ressemblait davantage à un grondement rauque qu'à la voix d'un homme, à plus forte raison d'un chevalier d'or. Il n'y avait entre ces barreaux qu'un animal en cage, un tigre sauvage grondant ivre d'une liberté à présent volée. Une liberté qu'il n'avait plus et n'aurait sûrement plus jamais. Sa cage n'était pas que de métal, elle était autant de chair et de sang, de culpabilité et de doute. Sa prison avait de multiples visages, de nombreux barreaux qu'il ne parviendrait à briser de ses seuls crocs. Sa blessure suintait au plus profond de son cœur, scintillant dans ses prunelles de jade comme un millier d'éclat d'étoiles que son regard furibond rendait plus obscurs. Souillé de ténèbres.

Ce furent les gestes lents et minutieux de son geôlier qui pourtant, parvint à apaiser en partie son esprit et ces martèlements pernicieux. Contrôlé, presque envoûtant, captivant ces mouvements lui permettaient un instant d'oublier. Oublier qu'il était en prison. Oublier son crime. Oublier l'absence. Oublier le vide. Oublier le doute. Le temps suspendit son vol, silencieux mais non moins emplit de quelque chose. Les questions pourtant demeuraient à l'orée de sa raison.

Pourquoi ?

Fut la première qu'il se décida à prononcer en observant le petit bol tendu par l'homme entre les barreaux de sa cage. Cette question en englobait des centaines d'autres. Tant et si bien qu'il doutait que le poisson en comprenne seulement le sens. Pourquoi l'aider ? Pourquoi vouloir panser les plaies – existantes ou non – d'un ennemi à sa caste ? D'un homme qui avait levé la main sur une femme et souillé ses mains de son sang ? Si blessure il avait, il la méritait sans l'ombre d'un doute. Si il voulait le tuer, étrangement, cela le dérangeait presque moins. Non. C'était faux. La vie avait de la valeur. On ne repentait pas ses crimes sur l'autel d'une mort absurde. Ils avaient eut le temps de le tuer mais il était Dohko, et visiblement, ce simple fait les empêchait de passer à l'acte. Elle ne voulait pas qu'il meurt non plus. Il ne voulait pas mourir davantage. Il devait comprendre. Savoir. Cet éclat de lumière était la seule chose qu'il possédait et il voulait s'y accrocher. Il n'avait plus que ça à présent. Elle était cet éclat vacillant.

Pséma.

Il voulait comprendre. Son regard détailla la coupe tendu, ne faisant aucun geste pour s'en approcher ou s'en saisir. Non pas qu'il craignait réellement un quelconque poison, comme le disait si bien le poisson, mais à vrai dire, il n'avait aucune raison de prendre le récipient et de l'avaler. Pour quoi faire ? Que ferait ce liquide ?

Je ne vois pas pourquoi j'avalerai ta mixture.

Le dos calé contre son mur, Dohko croisa les bras sur son torse sans daigner faire un pas vers le saint. Dans la semi pénombre, son regard de jade luisait d'un éclat sauvage et indomptable. Il restait l'impétueux tigre quand bien même sa mémoire n'était plus, n'y demeurant plus que de vague image d'un passé commun avec le chevalier noir du bélier. Il le répéta, t-elle un mantra, comme pour s'en persuader lui même.

Je ne suis plus blessé.

Tout du moins, n'étaient elles point visible à l’œil nu sauf pour ceux dont le regard était suffisamment clair.
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MessageSujet: Re: [Octobre 1754] Poison [PV Celsius]   Mer 8 Oct - 0:30

:: Tigre et Poisson :.

Le regard de fauve du prisonnier pesait sur lui de telle manière qu'il ne pouvait l'ignorer, mais il en fallait plus pour l'intimider. Aussi vindicative que soit la lueur qu'il pouvait y lire, le Chevalier des Fleurs se savait n'avoir rien à se reprocher. Ce qui pouvait bien lui passer par la tête tandis qu'il le fixait avec tant d'hostilité, Celsius n'avait aucune idée et s'en moquait. Si on n'avait pas jugé bon de l'informer de son état, il aurait pu en être déconcerté mais ce n'était pas le cas. En sus de quoi nulle excuse ne justifierait qu'il laisse en suspens la tâche qui lui avait été confiée. Aussi récalcitrant que le fauve à peau d'homme puisse se montrer il lui faudrait tôt ou tard s'en acquitter. Remettre à plus tard ne serait d'aucun intérêt.
J'aimerais bien. répondit-il, sans humour dans la voix.
Que sa tête ne lui revienne pas, qu'il ne puisse endurer la vue de son Armure d'Or, tout cela ne le concernait que trop peu. Qu'il ait été lui aussi Gold Saint ou que ce ne soit qu'un détenu n'y aurait rien changé non plus. Tout ce qu'il savait – tout ce qu'il avait besoin de savoir était qu'on lui avait demandé de s'en occuper. Et c'était ce qu'il ferait, n'en déplaise au concerné. La réserve que pouvaient avoir ses anciens coalisés à le traiter en criminel n'avait pas lieu d'être chez lui. Celsius était peut-être parfois bien plus humain qu'il n'en avait l'air au premier regard mais la réputation de son coeur glacé n'était pas non plus usurpée. Et le givre qui entourait ses émotions ne fondrait pas pour qui n'a qu'animosité à lui offrir.
Mais je dois d'abord m'occuper de toi.
S'il espérait voir le Roi des Ronces renoncer à sa Cloth pour l'amadouer, c'était raté. Il était un Chevalier d'Athéna, et pas n'importe lequel. À cet égard, elle n'était rein de moins que son uniforme réglementaire dans l'enceinte du Sanctuaire. Le jour où il se priverait de l'arborer pour répondre aux caprices de quelqu'un qui n'est pas même un invité n'était pas encore arrivé. Ce qu'il en pensait était le cadet de ses soucis : c'était à prendre ou à laisser – et même à prendre tout court, puisqu'il lui faudrait quoi qu'il en soit s'en contenter. Même quand l'autre fit mine de s'en éloigner, son bras demeura en place, son visage vide d'émotion. Pas même la plus petite parcelle d'impatience ne troublait l'harmonie de ses traits.
Ce n'est pas tes plaies que je suis venu soigner. rétorqua-t-il posément.
D'autres s'en étaient chargés. Si c'avait été pour cela qu'on l'avait mandaté, alors oui, il aurait aussi bien pu s'en retourner. Mais la raison pour laquelle on l'avait fait venir était qu'il n'y avait que lui à pouvoir le faire. Mashia partageait dorénavant une vaste partie de ses connaissances et capacités en matière d'herbologie, l'élève n'avait pas encore dépassé le maître. Pour l'heure, et jusqu'à nouvel ordre, le Roi des Ronces demeurait le plus qualifié pour fouiller les méandres de ce domaine en quête d'un remède. Tout espoir de rémission n'était pas perdu mais faute de savoir vers quoi se tourner, toute piste était bonne à prendre.

Que nul ne soit plus indiqué que lui, plus prompt à détruire qu'à guérir, était déjà inquiétant en soi mais mieux valait ne pas en tenir compte. Voyant la Balance – ex-Balance ? - se renfrogner, il posa la soucoupe sur le sol et fit lui aussi mine de se reculer. Il n'alla pas bien loin, ne faisant que s'installer en tailleur au pied du mur opposé, en parfaite symétrie avec la posture du captif de l'autre côté des barreaux. La principale différence résidant en cela que le renégat paraissait se complaire dans l'obscurité là où l'empoisonneur ne pouvait que luire et reluire de milles feux dans sa parure dorée. Peut-être fallait-il y voir une manière de le narguer, de lui remémorer ce qu'il n'était plus – ce qu'il avait perdu.
On m'a demandé de te l'administrer. Je ne quitterai pas cet endroit tant que cela n'aura pas été fait.
Celsius était homme de peu de mots, mais savait se faire comprendre. S'il voulait se passer de sa compagnie, il savait ce qu'il lui restait à faire. Dans le cas contraire... De deux maux, il faut choisir le moindre. Si de rester à se regarder en chiens de faïence des heures durant lui était indifférent, alors soit, mais il ne faudrait pas venir se plaindre. Mais pourrait-il vraiment tolérer de le voir manger, boire, aller et venir à son gré quand le tigre était cantonné à cette cage dont il ne pouvait s'échapper ? Les deux hommes ne se connaissaient pas, mais s'il avait entendu des rumeurs, si une part de lui s'en souvenait, il saurait que le Seigneur des Épines disait vrai. Car c'était ce qu'un Chevalier d'Or aurait fait.
S'il te faut l'être pour boire, cela peut très bien s'arranger.
D'une parfaite neutralité, tel était le ton de sa déclaration, comme s'il n'en mesurait pas la portée. Loin s'en faut, mais son pragmatisme n'en avait pas d'autre à lui proposer. Aux grands maux les grands remèdes, et tant pis pour l'ironie. Toute la férocité de son regard de jade serait impuissante à ébranler le sien et son bleu de glacier. S'il fallait en arriver là, s'il fallait le meurtrir pour mieux le soigner, il s'y résoudrait sans sourciller. Il n'était pas là pour être aussi gentil avec lui que les autres l'avaient été. Il n'était pas son ennemi, mais il n'était pas son ami non plus. Et il se pouvait bien que Dohko finisse par le regretter.
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[Octobre 1754] Poison [PV Celsius]

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