RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]

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Mashia


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MessageSujet: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Sam 2 Nov - 0:32




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus - Retour




Cauchemars




 
Qui était cette enfant perdue dans cet immense champ de blé ? La petite jetait des regards éperdus tout autour d'elle, en proie à une peur grandissante. Puis, elle se prit à courir, mue par un sentiment angoissant l'encourageant à prendre la fuite. Alors elle courrait, courrait encore et encore, à en perdre haleine, les épis lui fouettant le visage, griffant sa peau si blanche, s'agrippant à ses cheveux si rouges, à sa robe si blanche. Qui était cette enfant perdue dans ces confins dorés ? Personne, car elle ne se souvenait plus. Pas plus que la raison qui la faisait fuir. Le ciel au dessus d'elle prenait une teinte inquiétante : l'orage ne tarda pas à éclater. Les flammes surgissant devant elle, à l'arrêter. Poussant un cri de frayeur, elle fit demi-tour. Or, quand elle fit volte-face, l'enfant apeuré fut obligé de contempler sa peur. Un immense chien-loup, au pelage blanc et rouge ouvrait large devant elle, sa gueule béante toutes souillée de sang. Celui-ci hurla à la face du ciel, faisant trembler les fondations de ce monde étrange. L'air ondula tout autour d'elle tandis que par instinct, elle se recula. Aussitôt, la morsure du feu se referma sur elle. Que devait-elle faire, où pouvait-elle fuir ?

Le monstre avança vers la fillette d'une manière menaçante. Ses crocs luisaient sous le joug des éclats de lumière des éclairs qui, de temps à autre, zébraient le ciel gris. Tremblante comme une feuille, la petite se laissa tomber au sol pour se recroqueviller sur elle-même dans la terre. Elle n'avait aucuns moyens de se défendre. Aucuns. Alors elle décida de fermer les yeux pour ne plus voir. De vives douleurs la percutaient de temps à autre, comme si on lui lançait des pierres. Elle osa, rassemblant le peu de courage qui lui restait, d'ouvrir les yeux pour faire face à son châtiment. Plusieurs ombres difformes étaient penchées sur elle à lui lancer des cailloux. Un filet de sang passa dans ses yeux clairs. Alors, pour s'extraire de cette réalité, elle ferma les yeux. Rien n'y faisait, partout il n'y avait que le noir. Partout.

Quand ses yeux se rouvrirent pour la troisième fois, ce fut pour voir la gueule gigantesque de l'akuma se refermer sur elle. Un cri puis le néant.

Agitée sur sa couche, la jeune Mashia semblait être la proie d'odieux cauchemars. La fièvre était remontée, encore et, ce fut qu'après quelques longues minutes à froisser ses draps, qu'elle put retrouver une once de paix dans l'inconscience. Cela devait même pas faire deux jours qu'elle, Kappa, Hector et Dohko étaient rentrés au Sanctuaire d'Athéna. Deux petits jours. Deux journées de calvaire pour Kappa et Naios qui avaient la lourde tâche de s'occuper dans le plus grand secret, du père adoptif et de sa fille. Quant à Dohko, ce dernier avait été séparé d'eux sans qu'ils sachent exactement où ils seraient emmenés. Tout comme le bébé que Mashia avait ramené avec elle... Hector se remettait comme il pouvait de ses traumatismes, mais était un malade capricieux et bougon. Fort heureusement Naios était habitué et ne s'en formalisait pas. Non, ce qui était davantage préoccupant était l'état de la petite Mashia.

Il n'avait osé y croire et pourtant, elle était revenue parmi eux.

Des moments difficiles étaient encore à venir. Il faisait nuit noir au dehors et tout le village sommeillait tranquillement. Il n'y avait pas l'ombre d'un nuage dans le ciel, il faisait même plutôt bon. Aussi, on avait jugé bon de laisser ouverte, la fenêtre de la chambre de Kappa que l'on avait cédée à Mashia pour l'occasion. Si le jeune homme prenait grand soin d'elle depuis leur retour, il était forcé de constater qu'aucuns changements ne s'étaient opérés chez elle. Elle était restée dans cet état d'inconscience, d'errances sans jamais vouloir totalement en sortir. Toute conversation avec elle quand elle était « éveillée » était inutile. Ses yeux restaient constamment perdus dans le vague.

La porte de la chambre grinça légèrement. Un chien orange et blanc apparut dans l'embrasure de la porte pour ensuite s'engager dans la pièce aussi silencieusement qu'une ombre. Il s'immobilisa devant le lit, posant sa tête près de celle de Mashia.






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Kappa


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Lun 4 Nov - 7:41



Les rayons de la lune filtraient à travers les rideaux en cette douce nuit de septembre, et venaient éclairer le lit dans lequel Mashia récupérait d’un sommeil agité. A sa gauche, sur une petite table de nuit, se trouvait un petit bac à moitié plein empli d’eau froide, et d’une petite serviette qu’il avait utilisé toute la nuit pour tenter de faire tomber la température de la jeune femme lorsqu’il l’avait veillée. Après plus de trente heures de suite à la veiller sans relâche, et à manger seulement ce que son père daignait bien lui apporter à grignoter, il avait fini par s’assoupir. Naios lui avait crié dessus et demandé d’aller se reposer, que de toute façon elle dormait et qu’elle ne bougerait pas de là, mais Kappa avait refusé. Assis à son chevet, têtu comme une mule, il avait passé les deux derniers jours à la soigner et à faire tomber sa température jusqu’à ce qu’enfin le sommeil ait raison de lui.

La tête posée sur le lit, le visage éclairé par la lune, sa main tenant celle de la jeune Mokushi, c’était à présent son souffle régulier qui accompagnait celui du Lotus. Il avait bien essayé de lutter, mais ces derniers jours avaient été particulièrement difficiles, et l’accumulation de manque de sommeil avait fini par porter ses fruits. Il avait bien tenté de se changer les idées en parcourant les derniers rapports d’avancée concernant la reconstruction de Rodorio, mais ses pensées étaient toutes tournées vers la guérison tant espérée de son amie, et ses yeux finissaient invariablement par retourner se poser sur elle plutôt que sur les parchemins de la garde. Comprenant qu’il ne parviendrait à rien cette nuit, rattrapé par le sommeil et par les retombées d’adrénaline, il s’était finalement assis à son chevet jusqu’à s’endormir à son tour, bercé par la respiration de la jeune femme.


Il se sentait responsable. Inexplicablement, il croyait avoir échoué quelque part et pensait que c’était sa faute si elle était dans cet état, à présent. Sa faute, et bien entendu celle d’Athéna. Même s’il fallait bien reconnaître que pour restituer Mashia à son monde avant de disparaître, la déesse de la sagesse avait sans doute dû faire de gros efforts, ce qui l’avait quelque peu rachetée aux yeux du Verseau. Mais il fallait bien un coupable. Il faut toujours un coupable. Alors il avait décidé d’endosser ce rôle qu’il remplissait si bien à ses yeux, et ce depuis qu’il était gosse…

Environ deux heures s’écoulèrent ainsi, et la porte grinça légèrement pour laisser entrer un visiteur étrange. Un visiteur à quatre pattes qui s’approcha de sa maîtresse avant de poser la tête sur le lit près de la sienne, entre elle et le Verseau. Tous deux dormaient d’un sommeil beaucoup trop profond pour le remarquer, d’autant que la créature se fit toute petite. Elle voulait simplement être auprès de Mashia.

Quelques minutes s’écoulèrent ainsi, et la porte de la chambre s’entrebâilla soudain à nouveau. Cette fois, ce fut Naios qui apparut, dont la chevelure argentée avait pris des reflets mythiques grâce à la lune, avec un plateau sur lequel reposait de quoi se sustenter.
- Kappa, je t’ai… commença t’il en levant la tête avant de se taire et de s’immobiliser.
Il n’avait pas vu qu’ils dormaient tous deux. Il les observa ainsi si proches l’un de l’autre, respirant à l’unisson, et un sourire illumina ses lèvres avant qu’il ne pose le plateau sur le bureau de Kappa. Il toucha doucement le front de Mashia pour vérifier si elle avait de la fièvre, puis, satisfait du résultat, il embarqua le bac empli d’eau. Elle n’en avait plus besoin pour le moment. Ses yeux bleus s’arrêtèrent un instant sur l’étrange animal qui répondit à son regard, et l’ancien chevalier fit demi tour. Il commençait à s’habituer à sa présence dans sa maison. Et puis, après tout, ce que Mashia avait choisi comme compagnon ne pouvait pas être foncièrement mauvais. Il fit quelques pas pour sortir de la pièce, et se retourna une dernière fois pour les observer depuis le chambranle de la porte. Il sourit à nouveau et referma la porte, avant de murmurer pour lui-même en descendant l’escalier :
- Je ne comprendrai jamais pourquoi ces deux là n’ont pas fini ensemble…

L'image d'une Ahina souriante et resplendissante envahit soudain son esprit, et à nouveau ses lèvres se fendirent d'un sourire empli de malice :
- Quoi que... En y réfléchissant bien, ça peut peut être s'expliquer...


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Mashia


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Dim 17 Nov - 18:28




Mashia Mokushi



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Abandon




 
Le museau d'Aki se leva vers le nouveau venu, celui qui s'efforçait de ne pas briser le silence, l'ambiance paisible qui avait eu du mal à s'instaurer. Les souffles réguliers des deux Saints ne s'étaient pas interrompus malgré l'entrée de Naios dans la petite chambre de Kappa. Un simple échange de regard suffit pour qu'ils se comprennent. Après tout, ils étaient pères quelque part, non ? Suivant avec curiosité le petit manège de cet homme, l'ami le plus fidèle de son propre ami Hector, il ne reprit sa posture initiale que quand ce dernier quitta la pièce. Il capta néanmoins les pensées de ce dernier et s'en amusa, mais ne fit aucuns commentaires, peu désireux de se montrer inconvenant envers son hôte. Oui, les deux jeunes gens paraissaient proches, du moins, c'était l'impression que donnait Kappa, sa fille en revanche, elle, ayant perdu la mémoire, ne faisait que suivre les élans de son cœur. Les rares fois où celle-ci se réveillait, elle ne le repoussait pas. Mashia ne faisait rien. Et c'était là tout le problème. Ses réactions pouvaient être parfois très imprévisibles. C'était pour cette raison, pour ne pas brusquer son esprit déjà malmené, qu'ils avaient prit la décision de se réfugier chez le père de Kappa. Une idée somme toute judicieuse.

Un léger vent frais s'engouffra dans la pièce, finissant d'éteindre une bougie déjà bien consumée. La nuit était avancée, la lune haute dans le ciel. Ses rayons d'argent tombaient à l'oblique sur le lit qui accueillait la demoiselle à la chevelure rouge, illusionnant ses traits. Son visage était marqué par la fatigue, bien qu'elle semblait profondément endormie. Une petite ride pourtant striait le milieu de son front, entre ses sourcils. Mashia luttait contre des cauchemars. Ses mains se crispèrent encore sur ses draps et elle remua. Finalement, ses yeux clairs s'ouvrirent lentement, fiévreux pour tomber sur la silhouette assise à ses côtés. Sur le coup, elle ne reconnu pas immédiatement son protecteur, son gardien, ce Kappa qui se disait être son ami et prenait en effet soin d'elle. Sa première réaction fut alors de se recroqueviller dans un coin du lit, ramenant les draps autour d'elle comme pour créer une barrière entre eux deux. Un léger jappement la fit se décrisper un peu. Elle laissa le chien orange et blanc grimper sur le lit et poser sa tête sur ses genoux. La bête semblait attendre quelque chose d'elle, alors, la jeune femme, laissant parler son instinct, alla caresser la tête de l'animal. Un vague sourire naquit sur ses lèvres. Suivit d'un léger frisson.

La demoiselle porta alors son regard vers l'extérieur, se perdant à le contempler d'un œil triste, morne et vide. Tout chez elle témoignait d'une souffrance lancinante … là où d'ordinaire, elle était d'une éclatante énergie. Pleine de vie. Toute la volonté de vivre, d'évoluer dans ce Monde l'avait désormais quitté et ce pour plusieurs raisons. L'une d'entre elle était que quelque part, un être pensait à elle. Quelque part, on retenait l'une des seules personnes que son esprit se souvenait, captive. Perdu il devait l'être, triste aussi et la jeune femme dont l'empathie n'avait d'égale que la douleur qu'elle ressentait à chacun de ses mouvements, partageait cette tristesse. On lui avait aussi retiré une présence, la seule, qui la faisait lutter. À ce souvenir, Mashia baissa la tête et doucement, se mit à pleurer. Silencieusement ses larmes dévalaient ses joues pâles et rendues brûlantes par la fièvre. Un long moment, elle resta ainsi, dans une parfaite immobilité.

La réalité était toute autre. Mashia savait, oui elle savait qu'elle se laissait mourir et ne faisait rien pour inverser la tendance. À quoi bon de toute façon ? Pourquoi devrait-elle lutter alors que tout lui avait été retiré ? Trop aveuglée par le mal qui la rongeait de l'intérieur, la douce Mokushi oubliait la lumière. Partout, où qu'elle pose le regard, même quand elle fermait les yeux, même dans ses songes, seules les ténèbres régnaient. Ce n'était pas juste. Ne lui avait-on pas accordé le repos paisible qu'elle méritait ?
Un petit grognement plaintif répondit à ses pérégrinations : posant sa tête sur ses genoux ramenés contre sa poitrine, Mashia regarda sans comprendre, l'animal-esprit encore prêt d'elle et qui avait capté ses pensées. Une main fébrile, un bras si maigre découvert dans ce mouvement : la jeune femme n'était plus que l'ombre d'elle-même.

Qui était-elle autrefois ? Qui pourrait, qui saurait lui expliquer ce qu'elle avait accomplit ? Car de cela aussi, Mashia n'en avait aucuns souvenirs.

Et elle toussa. Un peu, puis beaucoup dans une quinte répétée sans sursis. Les mains plaquées contre sa bouche, la jeune femme cherchait son souffle tandis que des larmes perlaient aux coins de ses yeux fermés. Douleur et peine. Hiro sous la forme de cet akita, se redressa d'un seul coup pour aller chercher de l'aide auprès du Verseau encore tout ensommeillé mais sans doute perturbé dans ses rêves. Posant une truffe froide sur le bras nu à portée, il compléta ce réveil forcé par quelques coups de langues. Nul besoin d'avoir recours à la Voix de la Pensée. Finalement, il aboya en voyant sa fille tomber en avant toute tremblante dans des spasmes incontrôlables.

~ La fièvre !  
[






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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Jeu 5 Déc - 17:24



Les deux jumeaux jouaient et couraient en tous sens en cette fin de journée. Le soleil couchant baignait la ferme de cette tranquille petite famille de ses derniers rayons de lumière, avant de disparaître au loin, afin de laisser la place à la nuit, et à son voile bleuté. Soudain, la fenêtre de la cuisine s’ouvrit à la volée, libérant une agréable odeur de nourriture, et une voix féminine héla alors :
- Kappa, Katha ! Le dîner est servi, venez à table !
C’est alors que le jeune garçon répondant au nom de Kappa entendit son frère tousser de manière répétée. Il se tourna vers lui et son regard s’agrandit : sous ses yeux ébahis, son frère avait une plaie béante à la place de la poitrine, et il crachait du sang. Pétrifié d’horreur, l’enfant dévisageait son frère agonisant qui titubait de plus en plus tout en s’étranglant avec son sang. Finalement, Katha bascula et se rattrapa de justesse à la tunique de son frère, répandant du même coup son sang un peu partout sur celui-ci, avant de murmurer :
- Ka… Kappa… Au secours…


********************

Un aboiement m’arracha à mes cauchemars, et dès que mes yeux s’ouvrirent, une migraine d’une violence inouïe me transperça le crâne comme si une lame l’avait traversé. Posant une main sur ma tempe pour tenter de retrouver mes esprits, ce n’est que lorsque l’animal posa sa truffe sur mon bras que je retrouvai ma lucidité. Et mon regard fut immédiatement attiré par Mashia, qui de toute évidence allait très mal. Posant une main sur son front, je compris aussitôt l’origine de son état.
- Merde… murmai-je en attrapant le récipient contenant l’eau froide et en le renversant doucement sur son front sans autre forme de procès. Papa ! Papa ! Dépêches toi, et amènes moi de l’eau froide ! Mashia est brulante et elle fait une crise !

J’entendis au loin Naios répondre par l’affirmative et posai ensuite le chiffon trempé sur le visage de la jeune femme. La pauvre tremblait de tout son corps entre mes bras, il fallait faire vite. Concentrant rapidement mon cosmos, je fis descendre la température de la pièce de manière spectaculaire, et mon aura se déploya autour de nous.
- Ne t’en fais pas, lançai-je soudain à l’adresse de l’animal, ce n’est sûrement pas la fièvre qui l’emportera. En tout cas, pas tant que je serai dans le coin, ajoutai-je avec un sourire en coin.
Posant ma main sur son front, je fermai les yeux, et sa température baissa très rapidement. En quelques secondes, sa quinte de toux se calma, et la jeune femme, épuisée, sembla fermer les yeux et se rendormir à nouveau. Sentant que sa température corporelle avait regagné un chiffre raisonnable, j’abaissai mon cosmos, et la température de la pièce redevint normale, quoiqu’un brin fraîche. Délicatement, je la remis dans le lit avant de la border.

C’est alors que Naios entra dans la pièce après avoir monté les escaliers quatre à quatre en portant un pichet rempli d’eau.
- Ca va, lui dis-je immédiatement pour le rassurer et lui dire de faire moins de bruit. J’ai ramené sa température à un niveau normal.
J’attrapai le pichet avant de le poser sur la table de nuit, trempai le chiffon dedans et le posai sur ses yeux.
- Il faut qu’elle récupère, maintenant… La crise a été assez violente… Elle est épuisée.
Caressant rapidement la tête du chien qui s’était couché au pied de sa maîtresse, je lui dis :
- Surveilles la, d’accord ? Et viens me chercher si quelque chose ne va pas.

Poussant doucement la porte sans la fermer pour permettre au chien de sortir en cas de problème, je redescendis en compagnie de Naios avant de m’affaler dans un des fauteuils faisant face à l’agréable feu de cheminée qui réchauffait la pièce. Une main rapidement posée sur mon front m’indiqua que ma petite intervention avait également fait tomber ma propre température. Une pierre, deux coups.
- Tu veux un café ? Me demanda soudain Naios tout en s’affairant depuis la cuisine.
- Oui, s’il te plaît… La nuit risque d’être encore longue…



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Mashia


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Dim 8 Déc - 14:46




Mashia Mokushi



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En chemise de nuit




 
Un léger soupir s'extirpa d'entre ses lèvres carmines quand sa température chuta grâce à l'intervention du Verseau. Reconnaissant, l'Inugami posa une patte sur la jambe du chevalier des Glaces et le gratifia d'un petit jappement en signe de contentement. Il prendrait la relève le temps que le jeune homme récupère. Lui-même très affaiblit, et le comprenant que trop bien, Naios et Hiro l'encouragèrent à prendre un peu de repos en bas. En se retournant, le chien-démon constata que sa fille dormait plus paisiblement. D'un sommeil sans rêves. Se hissant sur le lit, l'animal s'enroula sur lui-même aux pieds de son enfant qu'il garderait désormais. La jeune fille avait reprit un peu de couleurs, c'était déjà bon signe. Une fois assuré que Kappa et son père aient descendus les escaliers, il se redressa pour prendre une forme mi-humaine, mi-renard : la même transformation quand le Saint des Neiges les avait poursuivit jusqu'au temple. Ses pas étaient souples sur le plancher et, ne faisant aucuns bruits, il s'extirpa hors de la chambre pour se glisser dans une autre où se reposait Hector. Son vieil ami.

Le regard sauvage de la créature s'attarda sur l'immense silhouette du géant. Lui plus que quiconque avait bien souffert de cette situation, et des autres. Par le passé, il avait été un des piliers lui permettant de sauvegarder sa famille. Sans lui, il en était persuadé, ni lui, ni sa fille n'aurait survécut au massacre. Il revoyait encore sa demeure en flamme, entendaient les cris de détresses de ses gens, de sa femme qui protégeait leur progéniture. Puis cet homme en noir, prêt à les annihiler tous.

Interdis, immobile pendant de longues minutes, Hiro sous sa forme quasi-fantomatique, finit par approcher une main pourvue de griffes vers son compagnon. Sa fièvre était descendue aussi ! Véritablement soulagé par tant de soin apportés aux êtres qui lui était chers, il fit volte face pour repartir dans la chambre voisine, là où sommeillait une Mashia plus tranquille.

Naios et Kappa devaient s'être assoupis sur les fauteuils car, quand le chien s'extirpa lui même des brumes du sommeil, il ne vit personne dans la pièce. Ses yeux, deux grandes billes d'encre, cherchèrent la jeune femme des yeux. Celle-ci s'était redressée sur sa couche et, l'air très calme, très serein, elle regardait au-dehors, le soleil qui se levait.

~ Bonjour ma fille. Fit le père en projetant son esprit vers celui de la jeune Mokushi. Celle-ci sursauta légèrement, et le regarda avec une surprise non dissimulée. Se pourrait-il qu'elle soit trop affaiblie encore pour lui répondre ? Quoiqu'il en soit, la demoiselle à la longue chevelure rouge lui offrit un pâle sourire. Tu as l'air de te sentir mieux aujourd’hui. Veux-tu de l'aide pour te lever ?

Sa tête esquissa un « non » et, faisant tout de même attention, Mashia se remit sur ses deux pieds. Peu assurée encore, elle tituba quelques fois avant de pouvoir marcher plus correctement. Habillée de sa chemise de nuit, la jeune Sainte se retrouva dans un petit couloir illuminé chichement par la lumière du petit jour. L'Inugami la suivit et lui indiqua la direction à prendre, mais, ne l'écoutant pas, elle préféra aller voir Hector qui dormait encore. Quand elle eut déposé un léger baiser sur son front, Mashia entreprit de descendre les marches qui la mènerait au rez de chaussé. Trébuchant à mi-chemin, son cœur bondit dans sa poitrine mais, avant qu'elle n'eut le temps de faire quoi que ce soit, Naios était là pour la saisir par la taille.

« Ah mais regardez qui montre le bout de son nez aujourd'hui ! » déclara le père de Kappa visiblement très heureux de la voir ainsi. « Tu veux manger quelque chose ? »

Là encore, la demoiselle secoua négativement la tête. Naios eut une petite moue dubitative mais décida de ne pas la brusquer. Avec une lenteur calculée – par appréhension plus que parce qu'elle avait mal – la rouquine se dirigea vers un Kappa paisiblement installé sur son fauteuil près de l'âtre. Elle pencha la tête sur le côté pour le regarder dormir et eut un petit geste vers lui, hésitant. Ses doigts rencontrèrent le soyeux de ces cheveux turquoises, couleur qui continuait de l'intriguer. Puis, elle s'immobilisa, cette douce jeune fille craignant d'avoir été peut-être, inconvenante. Elle s'efforça pourtant de paraître naturelle en faisant mine de s'intéresser au jardin encore florissant, au dehors de la maisonnée chaleureuse.







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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Sam 14 Déc - 15:01



Mon visage était hypnotisé par les flammes qui crépitaient dans l’âtre, tandis que Naios s’affairait à la cuisine. Il m’observa quelques instants tout en préparant le café, et :
- Ca va, Kappa ?
- Je… Je n’en sais trop rien, répondis-je avec lenteur sans quitter le feu des yeux. Je veux dire, elle est morte. On l’a enterrée, je l’ai vue étendue sur son lit de mort. Et puis quelques jours plus tard et à plusieurs milliers de kilomètres de là, je la retrouve amnésique, blessée et tenant un bébé entre ses doigts graciles.
Enfouissant mon visage fatigué dans mes mains, j’ajoutai :
- Toute cette histoire me dépasse…

Naios s’approcha avec deux tasses et m’en tendit :
- Tiens !
Après l’avoir remercié, je la saisis et commençai à boire. Au moins, le café m’aiderait il à lutter contre la fatigue. Vu son état, mieux valait rester éveillé encore un peu.
- Tu as l’air épuisé, mon fils, me dit l’homme à la chevelure argentée avant de s’adosser au mur adjacent à la cheminée.
- Tu n’as pas meilleure allure si ça peut te rassurer, rétorquai-je avec un faible sourire.
- Fermes un peux les yeux, ça te fera du bien, ajouta t’il en me prenant ma tasse vide pour aller la poser à la cuisine.
Sachant que la caféine m’empêcherait de tomber dans le sommeil, je m’exécutai sans rechigner. J’entendis les pas de Naios sortir de la pièce, et les bruits devinrent confus à cause de la fatigue qui m’entourait de ses bras brumeux.

Ce n’est que lorsque je sentis des doigts fins et fragiles se perdre dans mes cheveux, que je fus pleinement réveillé. Un sourire discret se dessina sur mon visage, tandis que cette scène m’en rappelait une autre où la jeune Mashia Mokushi pour la première fois m’avait interrogé sur mes cheveux et l’origine de leur couleur. Tout cela remontait si loin, à présent. Sans ouvrir les yeux dans un premier temps, je lui dis soudain :
- Alors mademoiselle, comme ça, on décide de se lever malgré sa fièvre ? Lançai-je d’un ton taquin. Ce n’est pas très prudent, tu sais, ajoutai-je en ouvrant les yeux et la regardant avec un sourire bienveillant.

La jeune femme sembla embarrassée d’avoir été prise en flagrant délit, et je dus réprimer avec peine un rire amusé. Lentement, je m’extirpai du fauteuil avant d’attraper ses mains avec douceur, et de l’entraîner vers le fauteuil voisin.
- Au moins, tâches de rester assise, s’il te plaît. Si tu as des vertiges, tu pourrais tomber et te faire mal.
- Tu crois pas si bien dire, lança Naios en arrivant dans la pièce avec une couverture.
- Comment ? Lui répondis-je avec étonnement.
- Rien, ça va, je me suis compris, c’est bon, rétorqua t’il avec un regard lourd de sens vis-à-vis de la jeune femme qui s’asseyait doucement dans le fauteuil.
- Si tu le dis, répondis-je en haussant les épaules tout en attrapant la couverture que mon père avait amenée et en la posant sur les épaules frissonnantes de Mashia.

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Mashia


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Mar 21 Jan - 23:02




Mashia Mokushi



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Intérêt




 
Quelques foulées légères sur le parquet furent les seules indications de la présence du drôle de canidé et gardien de la belle jeune femme qui se tenait devant un Kappa fort amusé par la situation. Bien que cela n'ai pas pu lui échapper, Mashia, peut-être par timidité plus que pour autre chose, ne releva pas les mots taquins du Verseau. Après tout, n'était-il pas encore pour elle, un étranger ? Non, c'était faux, il était un ami oublié. Interdite, triturant nerveusement les manches de son ample chemise de nuit blanche – encore un vestige d'un des nombreux cadeau de son père adoptif et qui la faisait ressembler plus que jamais à une poupée de porcelaine – elle s'efforçait de conserver les yeux rivés sur ses pieds nus. Le père sous sa forme de chien roux et blanc, observa avec intérêt, les échanges entre Kappa et Naios avant de s'intéresser à sa fille qui finit par se laisser faire docilement.

Elle aurait aimé formuler des remerciements ou bien des protestations, mais elle était forcée de constater que son état était encore trop précaire pour se risquer au langage télépathique, voire, s'épuiser à s'expliquer par des signes de la main ou encore, des ondes de cosmos qui traduiraient ses sensations. Des techniques que la dame aux Lotus maîtrisait encore bien mal. Assise dans le fauteuil voisin du Saint d'or, toute emmitouflée dans sa chaude couverture qui la recouvrait comiquement jusqu'au dessus du nez – ne laissant voir d'elle que ses yeux et le haut de sa tête – la jeune femme se perdit dans la contemplation des flammes. Celles-ci, ravivées par l'intervention de Naios, cet homme au visage si jovial, dansaient d'une manière tellement lancinante que la belle eut bien du mal à garder les yeux ouverts. Mais son regard fut de nouveau attiré par la couleur atypique des cheveux de son ami.

Elle se permit de pencher la tête sur le côté et d'attirer son attention en montrant sa propre chevelure carmine. S'efforçant par là à lui faire comprendre, qu'elle était curieuse de connaître cette histoire. À moins que ceux-là ne soient naturels ? Auquel cas, ses joues ne manqueraient pas de se rosir. Consciente de se montrer peut-être inconvenante, elle se fraya un chemin dans le tissus pour que sa bouche puisse former une petite moue gênée, suivie par un sourire radieux.

~ Je pense que Mashia essaye de te demander d'où te vient cette chevelure, c'est vrai que c'est assez troublant, moi-même, je ressens quelque chose d'étrange chez toi... Si nous pouvons nous permettre de te questionner là dessus ? N'y voit là aucune malice ! Nous essayons elle et moi de reconstituer les morceaux de sa vie. Celle qu'elle a eut avant de devenir Athéna.

L'animal alla se poster aux pieds de celle qu'il protégerait désormais au péril de sa vie. Ses oreilles, droites sur sa tête, indiquaient son intérêt grandissant. Ils désiraient tout deux connaître le passé du jeune homme, en savoir davantage sur lui pour peut-être, qu'ils en apprennent plus sur Mashia. C'était là un début non ? Chaque chose en son temps.

Le regard turquoise de Mashia bien qu'un rien fiévreux encore, était illuminé de la plus belle des manières qui soit : au moins, son attitude pouvait prouver à Kappa du Verseau, que la demoiselle paraissait peu à peu, remonter la tête hors de l'eau.







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Kappa


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Mer 22 Jan - 17:06



Recroquevillée sous la couverture de manière assez comique, Mashia commença à m’observer et me fit comprendre qu’elle se posait des questions pour mes cheveux. Cette hypothèse se confirma rapidement lorsque son père me parla. Un léger sourire naquit sur mes lèvres en me remémorant la première fois où elle avait voulu connaître l’histoire de la couleur de mes cheveux. Lentement, je me redressai, avant de faire quelques pas jusqu’à la fenêtre, puis :
- Non, il n’y a aucun problème. Je n’ai rien à cacher sur la couleur de mes cheveux. Et je peux bien rappeler à l’une de mes meilleures amies qui je suis, après tout…
Je fis une légère pause, tout en détaillant le jardin plongé dans l’obscurité de la nuit.
- Tout d’abord, sachez que je suis d’origine française. J’ai été… trouvé… par Naios, qui m’a ramené en Grèce, lorsque j’avais sept ans.

Ce fut discret, mais la dernière phrase eut clairement du mal à sortir, et les propos furent soigneusement sélectionnés. Pour peu que Mashia ou son père y aient prêté attention, il se pouvait qu’ils s’en soient rendus compte… Le temps de refouler ces mauvais souvenirs, je repris d’une voix redevenue parfaitement calme :
- J’ai alors entrepris de devenir un chevalier sous la coupe de Naios, comme tu le sais, je pense, et c’est là que j’ai connu ton père adoptif, Hector. Nous ne nous sommes croisés que très peu de fois toi et moi étant enfants, bien que nos pères adoptifs soient très proches. Poussé à me refermer sur moi-même par l’hostilité des enfants qui me détestaient pour mes origines, et occupé par mon entraînement, je ne t’ai réellement rencontrée que lorsque je portais depuis peu l’armure du Verseau. C’était dans la forêt voisine d’Ahirès, lors d’une échauffourée diplomatique qui aurait pu mal tourner, poursuivis-je d’une voix nostalgique en me rappelant ce jour.

Mon regard ne quittait pas le jardin, et je repris après une courte pause :
- C’est aussi ce jour là que j’ai rencontré la petite. Je ne saurais te dire pourquoi, mais en dépit de mon caractère réservé à l’époque, le courant est de suite passé entre elle et moi. Nous nous sommes immédiatement appréciés, et c’est peut être pour ça que toi et moi avons appris à nous connaître et nous sommes rapprochés.
Je m’arrêtai à nouveau, en proie au doute. Devais-je lui dévoiler tout ce qui s’était passé, comment nous nous étions rapprochés de façon troublante avant qu’Athéna ne me l’enlève ? Ou garder ça pour moi ? Il me fallut plusieurs secondes pour prendre ma décision, mais je rompis le silence une nouvelle fois :
- Nous nous sommes rapprochés à un point que c’en était troublant. Plus les jours passaient et plus je sentais que quelque chose se produisait entre nous. Et puis, plus rien. Tout s’est arrêté lorsque j’ai découvert qu’Athéna s’était emparée de ton corps pour survivre…

Les traits de mon visage se tirèrent, et mes yeux azurs reflétaient un regard implacable dans la vitre :
- Je l’ai détestée pour ça. Elle le savait, je ne le lui ai jamais caché. Nous avons eu de nombreux différends à ce propos, mais elle savait qu’elle pouvait malgré tout compter sur moi. Tu m’as plusieurs fois parlé à travers elle, m’enjoignant de comprendre que c’était ta propre volonté, que c’était pour la sauver, et que tu étais toujours vivante, quelque part. Mais pour moi cela ne changeait rien. Elle t’avait enlevée à moi, et c’était impardonnable.
Nouveau temps de pause, et :
- Finalement, lorsque le corps d’Athéna a été rapatrié au Sanctuaire, je n’ai vu que la mort d’une amie proche se produire sous mes yeux sans que je n’aie pu l’empêcher. Tu ne peux pas imaginer le soulagement que j’ai ressenti lorsque je t’ai retrouvée en vie au Japon. Bien que je ne comprenne pas encore comment un tel miracle a pu se produire, ni pourquoi c’est arrivé, je te garantis que je t’aiderai à te souvenir.
Tournant doucement la tête, je posai un regard turquoise empli de douceur sur ma protégée avant d’ajouter :
- Tout va rentrer dans l’ordre maintenant que tu es rentrée à la maison. Tu ne crains plus rien, je te le promets.

Je fis enfin quelques pas pour m’éloigner de la fenêtre et me diriger vers la cheminée. Un sourire malicieux apparut sur mes lèvres et je repris :
- Alors, vous voulez connaître l’histoire qui se cache derrière cette couleur de cheveux n’est ce pas ? Très bien, c’est entendu !
M’adossant au mur qui faisait face à mon public et jouxtait la cheminée, je me lançai :
- Tout d’abord, sachez qu’ils n’ont pas toujours été bruns et turquoises. Il fut un temps où ils étaient encore châtains. Lorsque Mashia m’a rencontré pour la première fois, ils l’étaient toujours, d’ailleurs. Mais un jour, il y a sept ans maintenant, nous avons dû secourir la ville de Boston qui était attaquée par de mystérieux agresseurs. Lors d’un combat à mort contre un ennemi, j’ai été poussé derrière mes derniers retranchements, et lorsque j’ai fait appel à mon septième sens pour la première fois en situation de combat réel, il y a eu comme une réaction de tout mon être. J’ai senti les bras de la dame incarnant le Verseau m’entourer, et mon aura irradia mon corps avec une force que je n’avais jamais vue. Ebloui par la couleur turquoise, ce n’est que lorsque le combat fut terminé que je me rendis compte que mes cheveux étaient devenus ainsi. Ils n’ont jamais repris leur couleur d’origine, depuis…

Observant Mashia et son père ainsi que leurs réactions, j’attendis quelques secondes avant d’ajouter :
- Si vous voulez mon avis, je pense que le potentiel du chevalier du Verseau qui dormait en moi jusqu’alors s’est réveillé cette nuit là. Je n’en aurai jamais la certitude, mais c’est ce que je crois.
Je conclus ma petite histoire par un petit sourire, espérant avoir satisfait leur curiosité.


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Dim 26 Jan - 17:26




Mashia Mokushi



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Tout ira bien ?




 
Cette histoire était bien triste en définitive. Son passé qui s'entremêlait avec le sien, marqué par la douleur, était aussi merveilleux quelque part. Bien qu'un profond sentiment de tristesse envahissait son cœur tout au long de ce récit, le visage de la Vierge demeurait inexpressif. Seuls ses yeux brillaient plus que de raison, comme si, en fin de compte, ces paroles l'atteignaient. Des bribes de souvenirs lui revenaient en mémoire, comme une ritournelle vieille, familière qui faisait battre son cœur plus follement dans sa poitrine. Silencieuse ? C'était plus son manque de réaction qui était inquiétant et témoignait de son trouble. S'enfermant dans un mutisme inquiétant, Mashia se murait dans son monde sans couleurs ni saveurs aucunes. Les minutes passaient, très longues, durant lesquelles Hiro sous sa forme animale, recherchait un contact visuel avec sa fille. Celle-ci paraissait se recroqueviller sur elle-même, désireuse de disparaître tout à fait dans sa chaude couverture de coton.

Une bulle bien fine face à la réalité. Elle avait tant souffert, il avait tant souffert, par sa faute aussi si elle comprenait bien toute la portée de ses paroles. Alors, ainsi, même sous la forme de la Déesse de la Sagesse, elle avait fait naître trouble, doute et inquiétude.

~° J'avais perdu un ami. La voix de la jeune femme se répercuta avec une violence inouïe dans les esprits. Naios, tant la surprise fut grande, avait lâché un pichet de lait de chèvre qui se déversa sur le sol. Même le démon avait les oreilles plaqués sur son crâne. ~° Je vous ai fait du mal.

Réalisait-elle à contre cœur en se refermant comme une huître. Son mal être était presque palpable. Seulement, les aventures de Kappa avait donné le coup décisif pour faire s'ébranler les dominos. S'ils n'avaient pu prévoir la réponse, le père ne s'était pas attendu à une pareille réaction en chaîne. Lui qui espérait tant, en agissant ainsi, de la faire réagir de la meilleure des manière qui soit, il était forcé de constater que c'était un échec cuisant. Sa fille ressentait une violente douleur à la tête, des maux si aigus, qu'elle grinça des dents. D'un seul coup, elle se releva d'un bond, abandonnant là l'étoffe qui la recouvrait pour chercher les faveurs de la nuit. L'air était vivifiant, tiède et malgré sa fièvre, Mashia ne ressentait pas le froid. Le vent glissait sur elle sans que la jeune femme ne frissonne.

Ici, elle se sentait mieux, libre de respirer. Les brumes dans sa tête se dissipaient. Elle marcha quelques instants seule dans le noir, sa pâle silhouette illuminée par les bras de la lune d'argent. D'autres images assaillaient son esprit troublé. Voir un banc en pierre fut pour elle une bénédiction. Sous un vieil arbre, non loin d'un étang, la jeune femme récupérait petit à petit ses moyens.

Le visage levé vers le ciel, la Sainte l'entendit arriver mais ne s'en formalisa pas. Au contraire. ~° Je suis heureuse de me souvenir de toi, vraiment. Mais j'aurais préféré ne pas me souvenir du mal que j'ai pu te faire.

Les mots étaient comme troubles, parfois presque inaudibles dans la tête du Verseau. Mashia maîtrisait mal son cosmos, et elle se fatiguait beaucoup aussi. Mais les mots devaient sortir, sinon, elle exploserait.

~° Tout ira bien me dis-tu ? Je ne sais même pas si j'ai envie de continuer à me souvenir … fit-elle en prenant sa tête entre ses mains. Je suis perdue Kappa, et si fatiguée … Pourquoi suis-je revenue ? Pourquoi suis-je encore vivante ? Pourquoi l'armure de la Vierge m'a t-elle choisie ? Pourquoi … j'ai si mal … si mal …. Mais toi, tu as toujours été là, n'est-ce pas ?

Soudain, ses yeux si bleus se posèrent sur le jeune homme.







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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Jeu 30 Jan - 22:08



Comme la fleur de Lotus, la jeune femme possédait la même sensibilité et la même fragilité. Une fois encore, je compris que son surnom de Dame des Lotus lui convenait mieux que jamais. Malheureusement, loin de provoquer l’effet escompté, mon histoire eut pour effet d’agiter Mashia qui finit par disparaitre par l’entrebaillement de la porte menant au jardin. Après un long soupir, et un regard échangé avec son père pour lui faire comprendre que je m’en occupais, je suivis la jeune Mokushi d’un pas tranquille. Je n’eus pas à chercher bien longtemps, puisque comme je m’en doutais, elle s’était arrêtée sous le banc qu’elle affectionnait déjà beaucoup avant d’avoir perdu la mémoire. Elle ne s’en rendait certainement pas compte, mais elle n’avait pas changé.

Mon pas demeura lent et décontracté jusqu’à ce que je m’immobilise à moins d’un mètre d’elle, juste en face. Je ne répondis pas à sa première phrase, renvoyant simplement un visage grave. Puis, je m’accroupis et ce dernier se trouva à quelques centimètres et un peu en contrebas du sien. Lorsqu’elle plongea son regard dans le mien, je lui fis un sourire et ma main vint délicatement se poser sur sa joue. Elle était froide.
- Laisses le passé au passé. Ca n’a plus aucune importance. Tu es là maintenant et c’est tout ce qui compte. Et puis d’ailleurs, tu m’as fait beaucoup plus de bien que de mal, tu sais. Sans toi, je n’aurais jamais rencontré Lya.

Me redressant, je m’assis à côté d’elle avant de poser délicatement ma main sur son épaule :
- Je sais que tout ça est un peu envahissant pour toi. Il va te falloir du temps pour remettre tes idées en ordre, et te souvenir. Prends tout le temps qu’il te faudra. Tu sais que tu peux compter sur nous...
Me relevant à nouveau, je fis quelques pas avant de m’immobiliser au bord de la mare que Naios et moi avions construite lorsque j’étais plus jeune. Mon regard se porta sur le rocher situé au centre sur lequel j’aimais si souvent m’assoir en position du lotus pour méditer.
- Il vaudrait mieux rentrer, maintenant. Tu es encore fiévreuse et je ne veux pas que ta température remonte...

Soudain, Leto montra sa tête dans l’entrebaîllement de la porte d’entrée. Il s’approcha doucement et attrapa avec délicatesse la manche de Mashia pour la forcer à le suivre. Amusé par cette scène cocace, je ne pus réfréner un fou rire avant d’ajouter :
- Je ne suis pas le seul, apparemment !


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Sam 15 Fév - 20:47




Mashia Mokushi



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Rechute





Une once de sérénité l'envahissait à mesure que Kappa lui expliquait ses états d'âme. Ce qu'il en était, ce qu'il fut. Ce qu'elle a fait, des éléments de son passé qu'elle ne comprenait pas bien encore. Les troubles de sa mémoire la rendait mélancolique : sa physionomie en était une preuve on ne peut plus convaincante ! Elle n'avait que la peau sur les os et sa ample chemise de nuit paraissait vraiment bien trop grande pour elle. Celle-ci flottait légèrement dans l'air frais du soir, agitée par une main invisible qui froissait aussi ses cheveux rouges. Marque d'une malédiction terrible dans son pays natal. Était-ce pour cette raison que la belle fut à ce point maltraitée par les autres lors de sa résurrection dans les contrées des libellules ? Ce souvenir, cette douleur l'habitait encore et son esprit, tout comme son corps était encore marqué par la cruauté dont les villageois avait fait preuve envers elle. Elle qui n'avait pourtant rien demandé. Ni même fait de mal. L'air absente, la demoiselle paraissait regarder quelque chose qui pourtant, n'existait pas au creux de ses bras. Ce bébé qu'elle avait protégé au péril de sa vie... L'intervention du chien la fit légèrement sursauter. En découvrant l'animal, un large sourire étira ses lippes vermeilles et, s'agenouillant à même le sol, dans l'herbe tendre et verte – au risque de salir sa mise blanche, mais, de cela, seul Hector s'en souciait – la belle nipponne octroya au compagnon de Kappa, maintes et maintes caresses. Un second chien, mais un esprit cette fois, se glissa dans l'ouverture de la porte pour aller voir à son tour ce qu'il en était. Un bref regard pour le Verseau, une inclinaison du museau, et ce dernier pourrait comprendre la reconnaissance du canidé à son endroit.

Entourée ainsi, Mashia Mokushi revivait littéralement. Ses joues pourtant, ne tardèrent pas de nouveau à se rosirent. Une quinte de toux informa les autres qu'il était plus que temps de regagner la chaleur du foyer.

Emmitouflée une fois encore dans d'épaisses couvertures, la Dame écarlate laissait errer son regard sur les flammes. Cette danse l'hypnotisait et faisait venir peu à peu, le maître du Sommeil. Mais la jeune femme avait peur de retourner dans ses bras : les cauchemars, elle n'en désirait plus. Aussi, lutter contre l'inconscience restait sa seule option. Une décision stupide, de surcroît. Hector et Naios s'en amusaient à ses dépends, les deux pariant sur le moment où elle finirait par se laisser happer dans de douces ténèbres. Le jeu, hélas, tourna très vite à l'effervescence.

« Je crois qu'elle s'est endormie Kappa »
l'informa Hector en désignant sa fille adoptive de sa grosse main de géant. ~° Elle ne dort pas.

Aki venait de s'exprimer avec gravité, laissant sa voix sévère et douce à la fois, éclater dans les esprits. Inquiétés, Naios et Hector se levèrent de concert pour se précipiter vers la jeune femme en apparence profondément endormie. C'était pire que tout. Quand, enfin, il la découvrir et ôtèrent la couverture qui la recouvrait, ce fut pour constater que Mashia haletait et avait terriblement du mal à respirer. Sifflante, sa respiration donnait mal au cœur et n'augurait rien de bon.

« Son pouls, il est très faible ! » s'alarma le colosse en avisant d'un regard, Kappa du Verseau. « Va chercher de l'aide ! Vite ! Va chercher Celsius ! Lui saura quoi faire ! »

Il fallait agir vite, à ce rythme, la jeune femme risquait de perdre la vie pour la deuxième fois.







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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Lun 17 Fév - 0:09



C’est en observant Mashia caressant Leto d’un regard bienveillant que je remarquai ses joues s’empourprer. Rapidement, je posai ma main sur son front, et la quinte de toux qui suivit me confirma que la balade était terminée pour cette nuit.
- Allez, rentrons, à présent. Tu es encore très faible, lançai-je en la poussant gentiment à l’intérieur.
Elle s’installa près du feu, et recommença à l’observer. Je vis alors Hector se diriger vers la cuisine, un peu soucieux. Après un dernier regard vers la jeune femme qui semblait bien aller, en sécurité sous ses couvertures, je rejoignis Hector en cuisine :
- Ne t’en fais pas, elle va déjà beaucoup mieux. Elle se remettra vite, c’est une battante.
Celui ci acquiesça en souriant et rejoignit Naios qui était en train de lui servir un verre. Tous deux semblaient partir pour plaisanter une bonne partie de la nuit.

Je m’enquis donc de mon côté à faire à manger pour tout le monde, puisque la veillée s’annonçait assez longue. Le flair toujours aussi puissant, Leto accourut en cuisine, et ne la quitta plus, m’observant avec un oeil caractéristique signifiant qu’il n’avait pas mangé depuis environ trois mois. Il savait qu’il finissait par obtenir quelque chose, depuis le temps. C’est alors que j’entendis la voix d’Hector tonner mon nom avec une panique qui ne lui était pas coutumière. Quittant précipitamment la cuisine, je regagnai le salon, et :
- Quoi ?! M’enfin quoi, qu’est ce qui se passe ?!
- Son pouls, il est très faible ! Va chercher de l'aide ! Vite ! Va chercher Celsius ! Lui saura quoi faire !
- Tout de suite !

Ouvrant la porte à la volée, le vieil Husky sur mes talons, je me mis à courir à toutes jambes en direction du temple des poissons.
- Et merde ! Lâchai-je en parlant à Leto tout en courant à perdre haleine sous les étoiles. Espérons qu’il est aussi bon guérisseur qu’on le dit !
Les temples s’enchainèrent, et Leto comprit rapidement qu’il n’aurait peut être pas dû me suivre. Ces courses n’étaient plus de son âge, et le temple des Poissons était le plus éloigné. Même si il fit une pause pour boire dans l’une des nombreuses fontaines du temple du Verseau, il était épuisé et haletait bruyamment.

Finalement, après une très longue course effrénée, nous arrivâmes en vue du temple des Poissons. Sans prendre le temps de m’arrêter, j’entrai à toute allure dans le grand bâtiment de pierre. Leto, quant à lui, s’allongea à l’entrée. Sachant que la descente était pour bientôt, il voulait maximiser son temps de repos avant de repartir. Je fis quelques enjambées jusqu’au centre de la bâtisse, et :
- Celsius ?! Celsius, montres toi ! J’ai besoin de tes talents de guérison, et j’en ai besoin MAINTENANT ! hurlai-je pour être sûr de le réveiller.


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Celsius


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Mar 18 Mar - 19:58

:: Par-Delà la Mort, Au-Delà de l'Âme :.

Le Temple des Poissons semblait éteint, privé de toute vie. Là où une Maison du Zodiaque était supposée s'animer, s'illuminer dès que son gardien était en ses murs, celle-ci était demeurée obstinément léthargique bien que le sien y soit terré. Kappa était le mieux placé pour le savoir, puisque son propre pavillon était un point de passage obligé pour le Roi des Ronces lorsque celui-ci désirait regagner ses quartiers. De ce fait, il avait pleinement raison de l'avoir cru chez lui puisqu'un bruit de pas ne tarda pas à résonner dans les profondeurs obscures de ce gite endormi. Prisonnier des ombres, cerné par la nuit, c'était ainsi que Celsius se sentait chez lui - dans le silence et l'obscurité.

Certaines plantes ont besoin de soleil pour vivre mais lui était de celles dont les racines croient dans la pénombre. Sa longue chevelure flamboyante ne tarda pas à apparaître malgré la faible clarté que l'on discernait entre les colonnes de pierre. Appuyé à l'une d'entre elle, ses doigts fins paraissant presque caresser la roche éprouvée par le poids des années, le Chevalier des Fleurs avait déjà son armure sur le dos. Sans plus attendre ni poser de questions, il se jeta dans les escaliers et entreprit de les descendre. Même s'il était d'un tempérament moins froid que son signe aurait pu le penser, le Chevalier du Verseau respectait usuellement son voeu de solitude. Il ne serait pas venu l'en tirer s'il n'avait pas eu une bonne raison de le faire.
Tu m'expliqueras plus tard.
S'il paraissait être sorti de chez lui sans chercher plus loin, Kappa n'en eut pas moins le loisir de voir sa besace d'herboriste – ici improvisée trousse de soins – se balancer à sa taille tandis qu'il descendait les marches d'un pas pressé mais non moins empreint d'élégance. Même s'il n'avait pas le contact facile, le Gold Saint des Poissons était quelque de profondément altruiste et ne manquait pas une occasion de venir en aide à ses pairs, pour peu qu'ils daignent venir le lui demander. À défaut de réellement pouvoir se targuer de le côtoyer, son voisin immédiat, en le croisant plus souvent que d'autres lors de leurs traversées réciproques, était sans nul doute le mieux placé pour savoir cela.

Conformément à ses dires, l'empoisonneur ne décrocha pas un mot sur tout le temps que dura le trajet pour arriver jusqu'en bas. Si ce pourquoi il avait besoin de lui était si urgent, mieux valait garder leur souffle pour forcer l'allure que de chercher à s'exprimer. Tout au plus prit-il la peine de tourner la tête dans sa direction pour que son homologue lui indique le chemin une fois passée la Maison du Bélier. Forts de leur vitesse surréaliste, ils furent sur les lieux en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Celsius ouvrant la marche, c'est lui qui le premier franchit la porte laissée déverrouillée. Sa main se crispa sur la poignée tandis que ses yeux s'écarquillaient face au spectacle qu'il découvrit de l'autre côté.
Impossible. fut la seule parole qui lui échappa.
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Mashia


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Sam 29 Mar - 23:50




Mashia Mokushi



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L'Herboriste




Kappa était parti dans le noir, courant à vive allure trouver le seul Saint capable de la sauver. Tout du moins, c'était ce qu'espérait Hector. Le géant à la peau mordorée, les bras ballants, regardait impuissant, la porte d'entrée qui grinçait encore. Le Verseau n'avait pas perdu un seul instant quand on lui avait demandé ce service. La vie de son amie était en jeu et lui avait foncé sans réfléchir, comme si c'était là un fait naturel, instinctif. Le vieil homme soupira, son visage tout ridé, ses yeux, tout chez lui inspirait une profonde tristesse. Pourquoi ? Seul le cœur de l'ancien le savait. Ses yeux gris se posèrent sur sa protégée, sur sa fille adoptive. Le chien à ses côtés tourna sa tête orange et blanche vers lui, tandis qu'un second, d'apparence plus âgée, alla quémander des caresses à cette jeune femme toute emmitouflée sous ses couvertures. L'ancien Ours ne pouvait pas se résoudre de la laisser partir un seconde fois. Ses poings se crispèrent à l'extrême, blanchissant le bout de ses doigts.

Mashia se sentait étrangement bien, ballottée comme un nouveau né dans les bras réconfortants de sa mère. Mère qu'elle n'avait jamais vu et dont la présence lui manquait parfois. Elle avait grandit sans elle mais cela ne l'avait pas empêché de posséder au fin fond de son être, la même nature que la défunte Kaede Mokushi. En beaucoup de points, la jeune femme lui ressemblait : elle avait sa beauté, son empathie, sa vaillance aussi. Était-ce parce qu'elle était dans un état second, plongée dans un monde trouble, flou que Mashia avait l'impression de la voir devant elle, à lui tendre la main ? Un sourire ourla ses lèvres, des voix lui parvinrent, déformées et sa tête roula sur l'épaule d'Hector.

« Son état a empiré » expliqua le colosse à un Celsius surprit qui venait de débouler dans la pièce, la main encore accrochée à la poignée de la porte. Lui-même était adossé à un mur à veiller sur la demoiselle allongée sur le lit de Kappa. « Ses blessures se sont rouvertes, je ne comprends pas, je pensais les avoir bien recousues. Celle à son flanc est la plus conséquente de toutes … j-j'ai peur pour sa vie, encore. » lâcha t-il sur le point de défaillir.

Hiro, sous forme de chien, observait tour à tour chacune des personnes présentes. Allongé aux pieds de la japonaise, il la veillait, tout gardien qu'il était. Il s'insinua sans douceur aucune, dans l'esprit troublé de l'herboriste.

~° L'heure n'est pas aux interrogations jeune homme, les réponses arriveront après, je te le promets. Mais sache juste que ce n'est plus Athéna … seulement Mashia, ma fille revenue d'entre les Morts.

Sur ces paroles un rien froides, l'animal se leva pour laisser le champ libre à Celsius des Poissons. Peu à peu, et sans qu'on ne l'explique, des petites silhouettes se dessinaient dans les ombres, s’amoncelant tels des nuages aux côtés de Mashia.

~° Des esprits. Expliqua le démon en se mettant au milieu d'eux, trônant ainsi sur cette drôle d'assemblée venue voir et soutenir leur Mère. Ils t'aideront peut-être dans la tâche qui est la tienne. Kappa, soutiens le, Hector, va nous chercher un peu de cet alcool de prunes dont tu raffoles : pour la boire, mais aussi pour la soigner.







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Celsius


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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Lun 28 Avr - 20:29

:: Par-Delà la Mort, Au-Delà de l'Âme :.

Celsius laissa sa besace tomber à terre, sans délicatesse. Non, cela ne se pouvait. Et pourtant, c'était. Malgré la foule d'émotions contradictoires qui se bousculaient aux portes de sa conscience, il n'avait pas le luxe de la moindre question : le temps pressait. Il bouscula ceux qui se trouvaient à son chevet pour avoir la place d'opérer, agissant avec une hâte concentrée. Ce n'était pas pour sa surprise et sa curiosité qu'on l'avait fait mander - si légitimes qu'elles soient – mais pour ses connaissances en médecine. Il n'était lui-même pas sûr qu'elles soient suffisantes pour lui venir en aide tant la description des symptômes était confuse et lacunaire. S'il était reconnaissant au vieil homme – qui qu'il puisse être – de tenter de l'aider, force était de reconnaître qu'il n'était pas d'un grand secours.

Le Roi des Épines était seul sur ce coup-là, mais il se pouvait que ce soit pour le meilleur. Il avait appris très tôt à se débrouiller par lui-même, dans ce domaine plus que dans n'importe quel autre. Se fier à ses propres déductions plus qu'aux indications de quiconque était sa manière de procéder. Et, dans tous les cas, ce qu'il voyait ne lui plaisait guère. Il n'avait pas le temps de douter et devait tout tenter avant que ses dernières forces ne s'épuisent, ce qui, à en juger par sa pâleur fantomatique, ne saurait tarder. Pour que son état se dégrade à ce point en une période aussi courte – il savait Kappa capable de décisions rapides, assez pour n'avoir pas attendu avant de venir le quérir – c'était forcément grave.

Qu'il ne dépende que de lui de pouvoir changer les choses aurait pu l'accabler sous la pression, s'il n'avait pas été tout entier à ce qu'il faisait dès l'instant où il s'était agenouillé à ses côtés. Il l'avait déjà laissée mourir une fois et avait décidé dès qu'il l'avait reconnue sans même devoir chercher à comprendre qu'il ne laisserait pas cela se reproduire. Il n'avait pas besoin de se l'entendre dire pour savoir que ce n'était pas Athéna, mais cela ne changeait rien à l'affaire car l'ardeur qu'il aurait mis à la guérir aurait été la même dans les deux cas. C'était peut-être une réaction logique chez la plupart des individus, mais céder à la panique était la dernière chose à faire dans ce genre de situation. C'était la règle d'or.

Et c'était de ne pas la craindre qui, de l'avis de son défunt maître, ferait un jour de Celsius un médecin d'exception. Multipliant les gestes rapides et précis, méthodiques, le Roi des Ronces alterna pommades, cataplasmes autres remèdes de sa fabrication. Si aucun n'était la panacée, leurs effets combinées pourraient bien arriver à quelque chose. L'ayant renversée, le contenu de sa trousse de soins se déversait sur le sol sans qu'il paraisse s'en soucier. Trop absorbé par ce qu'il faisait. La moindre parcelle de son attention avait été mobilisée à la seule fin de la tirer des griffes de la mort – pas deux fois.
Non, pas deux fois. murmura-t-il sans même s'en rendre compte.
Un travail d'orfèvre. Mais pas une seule seconde il ne suspendit son geste ou ne marqua la moindre hésitation. Si laides soient ses blessures, pas une fois il ne détourna les yeux, laissant même douter qu'il en clignât encore tant il l'observait avec intensité. La fatigue elle-même semblait impuissante à entraver la frénésie qui s'était emparée de lui. C'était la première fois qu'il prenait en charge un cas aussi périlleux, mais il ne serait pas dit qu'il baisserait les bras sans avoir tout essayé. Sans qu'il s'en rende compte ni n'en ait le moindre besoin apparent, le cosmos doré s'échappa de lui comme l'eau d'un tuyau percé, soutenant son bras jusqu'à la fin.

Autant de filaments dorés, autant d'étincelles en ascension se distinguèrent de sa silhouette immobile – à l'exception de ses mains, perpétuellement en mouvement. Les esprits eurent l'air d'apprécier l'attention, toute involontaire qu'elle soit, puisqu'ils allèrent s'y jeter pareillement à des enfants dans une fontaine quand la chaleur se fait étouffante. Ce n'est qu'au bout de plusieurs interminables minutes – ou peut-être était-ce des heures ? - que Celsius finit par se redresser non sans vaciller dangereusement, les jambes ankylosées d'avoir gardé une position rigoureusement identique tout du long. Du revers de la main, il s'épongea le front, sa fièvre curative persistant à éclairer son regard d'une étrange lueur.
C'est fait.
Oui, il avait fait tout ce qui était en son pouvoir. Il avait soigné et nettoyé les plaies de son mieux, administré toutes sortes de préparations supposées l'aider parmi lesquelles analgésiques et somnifères. La faire dormir d'autant plus profondément n'était peut-être pas ce qu'il y avait de plus rassurant, mais qu'elle s'éveille en plein traitement ne l'aurait pas aidée – bien au contraire. Encore maintenant des feuilles aux formes et aux couleurs exotiques recouvraient les parties les plus abîmées de son anatomie – non sans l'avoir recouverte de sa cape dans un souci de pudeur au moment de l'examiner plus en détails, sans ciller.

Le Saint des Poissons avait la gorge aussi sèche que le désert, et ses forces qui encore l'instant d'avant étaient irréductibles semblaient l'avoir déserté. Les réflexes d'un Chevalier d'Or étaient bien au-dessus de la moyenne, mais même eux avaient leur limite. Il avait puisé dans chacune des cellules de son corps toute l'énergie dont il avait besoin pour entretenir pour toute la durée de l'intervention la même célérité, la même précision – chirurgicale. Mais cette transe avait un prix. Eut-il dû continuer quelques minutes de plus, et c'était lui qui aurait eu besoin de soins... Pour autant, pas de regrets à avoir : il aurait tout donné. Or donc, maintenant que c'était fait, tout travail méritant salaire, n'était-il pas en droit de réclamer le sien ?
Quelqu'un pour m'expliquer ? lança-t-il d'une voix cassée par la fatigue, ne la quittant pas des yeux.
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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   Jeu 25 Sep - 0:13




Mashia Mokushi



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Ne pas renoncer




Il était arrivé, le Chevaliers aux Roses empoisonnés. Entre tous, il était le plus qualifié pour cette entreprise : celle de sauver Mashia, celle qui fut autrefois Athéna, celle que l'on avait enterré tout au haut du Sanctuaire. Que tous avaient vu morte, profondément endormie dans un sommeil éternel, enveloppée dans la cape carmine de Jara. Celle-ci d'ailleurs, trônait non loin de sa tête, comme les autres présents qu'on lui avait fait lors de sa cérémonie d'adieux. À l'entrée du Saint des Poissons, Hector eut un profond soupir de soulagement, l'accompagnant sans un mot vers le lit de la malade sans qu'il en ait visiblement besoin. Le père adoptif de la japonaise marchait comme un automate, les yeux hagards, les mains légèrement tremblotantes qu'il tentait de dissimuler en les frottant l'une contre l'autre. Ce geste nerveux, les esprits qui gravitaient au dessus de leurs têtes le captèrent et eurent tôt fait de frapper le géant en signe de représailles. Hiro, son père véritable caché sous les traits d'une grand chien fantomatique, jappa à son adresse.

~° Hector, éloignes-toi d'elle. Toi aussi, jeune homme laissez-le faire. Sur cette demande, l'akita s'éloigna, accompagné d'un Hector déboussolé. Du bruit se fit entendre en bas des escaliers.

Sans l'intervention de Celsius, la Vierge serait déjà morte une seconde fois à l'heure qu'il est. Et, dans les méandres d'un royaume étrange, l'esprit de Mashia gravitait. C'était une sensation étrange qu'elle avait déjà appréhendé. Elle se voyait alitée, aussi pâle que la mort, si maigre, si faible … si proche de revoir les pourtours du Pandémonium. Dans quelle prison errerait-elle ? Son spectre planait au milieu des esprits gardiens qui la veillaient. Ceux-là semblaient voir son corps intangible se pencher vers le Saint des Poissons. Soudain, un éclat doré attira l'attention de la mourante. Aveuglé l'espace de quelques instants, elle se retrouva devant une silhouette assise en position du lotus, tout aussi éthérée qu'elle l'était. Proche et si lointain en même temps.

~ Ne renonces pas, mon élève … cette voix … Mashia était presque certaine de l'avoir entendu auparavant … Mais où ? L'homme, car il s'agissait d'un homme, était habillé d'orange et de blanc, simplement et sa longue chevelure blonde était ballottée par un vent invisible. Les yeux clos, il brisa sa position pour s'approcher de Mashia qui eut un geste de recul. ~ Ne te laisses pas happer par les ombres. Par ton Destin. Le Dieu des Forges à sauvé ton âme et mon armure t'as choisi comme digne successeur de mon enseignement.

La jeune Sainte s'immobilisa.

« Vous êtes … Asmita. »

Il ouvrit ses yeux clairs, offrant son regard azuré au Monde. Et Mashia se sentie basculer dans le vide …

Hector était revenu dans la chambre, n'ayant en fait jamais eu de cesse de faire des allers-retours dans une discrétion plus que discutable. En voyant la mine du jeune médecin en herbe, il lui présenta une chaise et lui tendit un vers d'eau.

« Tu préfères peut-être un petit coup d'alcool de prune ? C'est fait maison … ça ravigote, fait attention. »

Face à sa question, il se rembrunit et jeta un œil inquiet à Kappa dans le fol espoir que celui-ci réponde à sa place. Trop ébranlé comme il l'était. Le froissement des draps attira l'attention de l'Ours du Sanctuaire. Le vétéran se précipita au chevet de sa fille chérie et lui prit la main avec mille précaution comme si il avait peur de la briser entre ses grandes paluches.

« Mashia … » Elle tourna sa tête vers lui, ouvrant avec difficulté, ses yeux pers, voilés de fatigue. « Je vais bien … »

D'un regard suppliant, il demanda en silence à Celsius la confirmation de ce fait.







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MessageSujet: Re: ~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]   

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~° [Septembre 1754] Un retour difficile [PV Kappa/Mashia]

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