RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1754 - Octobre ] Le renouveau d'un homme, le futur Général de Chrysaor [Evolution]

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Suoh


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MessageSujet: [1754 - Octobre ] Le renouveau d'un homme, le futur Général de Chrysaor [Evolution]   Dim 10 Nov - 20:23

Mon corps était lourd. Mon esprit quant à lui était enfermé dans une membrane imperméable au son. Mon âme repoussait l'inévitable depuis bien trop longtemps. Mon coeur recherchait quelques choses, mais, qu'est-ce que c'était ? Je n'arrivais plus à sentir l'environnement qui m'entourait. J'étais enfermé dans une prison temporelle qui ne pouvait être altérée de l'intérieur ni de l'extérieur en théorie. Je me trouvais sur un siège, enfin, il ressemblait bien plus à un trône, qu'à une vulgaire chaise de maison. Évidemment, j'étais le maitre de cette demeure, le roi de cet autre monde, mais, il n'était pas réel, pas plus réel que le trône sur lequel j'étais assis.
Je me rappelais certains fragments de ma vie... Je côtoyais la mort régulièrement. Elle me faisait signe et je lui répondais d'un regard austère. Ma peau était encore là, sur mon squelette, elle ne voulait pas de moi, pas encore... Les limbes de l'enfer marine susurraient mon nom, les sirènes mortes dans les temps anciens m'attiraient aux côtés des nymphes d'eaux.
Je me levais de mon trône d'argent acceptant l'offre de ces jolies femmes venues tout droit de mes rêves.

Je m'enfonçais de plus en plus, j'arpentais les ténèbres qui se trouvaient dans mon coeur sans m'en rendre compte un seul instant de la tristesse de celui-ci. J'ouvris la porte en la fracassante sur la paroi ombreuse avant de ressentir un déchirement au niveau de la poitrine. Mon corps me brûlait, j'avais de plus en plus de mal à respirer. Mes jambes se remplissaient de glace. La mélancolie s'emparait de moi, et me faisait danser sur le vide indescriptible de mon temps.

Je n'étais qu'un pantin aux mains de ces vautours. Articulé comme bon leur semble. Ces charognards prêts à manger ma chair et mes os pour festoyer comme des rois. Mes démons intérieurs me rongeaient, me grignotaient petit à petit. Plus les heures passées ici, ma vie me quittait, ce monde infiniment petit n'était qu'une prison infernale. Ici, mon cosmos ne pouvait pas briller, ni même être utilisé. Un monde de désolation créer par ma propre peur. Celle que l'on ressent quand la mort approche, celle que l'on ressent quand on vient d'apprendre une malheureuse nouvelle. La seule chose qui marchait très bien dans ce monde, c'était les pulsations de mon coeur, il battait à un rythme régulier.

En un instant, mon univers se brisa en mille morceaux comme un miroir. Un cosmos doux me réchauffait le corps. Il m'extirpa de ces visions d'horreur que je m'inventais. Une jolie jeune femme m'attendait à la sortie la tête entre ses seins. Un rouge flamboyant me rappelait vivement le massacre de ma meute et sans aucune animosité envers elle, je me suis reculé sans hésiter. Bien entendu, je n'avais pas du tout récupéré. Mes jambes lâchèrent quelques secondes après. Je me retenais avec les mains pour ne pas tomber plus bas. Cela aurait été bien triste si c'était le cas. J'avais du mal à reprendre mon souffle.


« Enfin debout le môme ? Il était temps, j'allais perdre patience... Ça fait quatre jours qu'on attend ! »

« Rooh, c'est bon ! T'étais pareil quand tu étais plus jeune !  Tu ne t’en souviens pas... Disait-elle avec une moue cynique. Tu pourrais être plus gentil avec ton fils, non ?  »

Ton fils ? Que devais-je comprendre ? Cet homme était-il mon vrai père ? Et si c'était le cas, cette femme à la chevelure ardente devait être ma mère... Je ne savais plus quoi penser. Mon organisme se craquelait. Mon coeur s'ébréchait.
La femme s'approcha de moi avec tant de douceur. Ele posa son doigt sur mon front avant d'augmenter sa cosmos-énergie. Quelques secondes plus tard, je me revoyais me battre avec mes compagnons, les lions. Toute mon enfance me fut ressassée grâce à son cosmos. Elle avait le pouvoir d'agir sur la conscience des autres.


« Dépêche-toi, non n'avons pas assez de temps avec ces conneries. Dis-lui out pour qu'on puisse faire avancer la suite du plan. »


D'un coup, mes pensées s'arrêtèrent. Mes souvenirs effacés. Mes cris s'intensifièrent de même que mon cosmos.

« C'est bon, tu peux y aller. »

Une lame me transperça sans toucher aucun points vitaux. Des larmes glissèrent sur l'argent blanc avant de fondre en se mélangeant avec la lame.

« Je crois que l'on t'a déjà dit que tu étais destiné à faire de grandes choses, je n’y crois pas trop personnellement, mais... »

« Tu n'as jamais vécu avec des lions, Suoh... Je t'ai couvé et matérialisé une barrière pour te protéger d'un destin inévitable. Tu es prédestiné à devenir un Général de Poséidon. Cette arme, c'est la tienne, mais, es-tu digne de la portée ? »

On m'avait installé les souvenirs de cette lutte. Celle d'une fuite constante contre un monde dangereux et effroyable. Ma vie était un mensonge pour me sauvegarder ? Alors, je n'avais plus qu'à créer de nouveaux souvenirs et réels cette fois-ci. Un homme au pied du mur. Et tel un phénix, je renaitrais de mes cendres. Ce n'était plus de la peine que je ressentais, mais bel et bien de la colère. Elle m'avait permis de porter un unique coup sur mon père. Évidemment, ma force n'était pas suffisante pour pouvoir le faire, l'écroulé après trente centimètres de passer. J'avais encore du mal à respirer.

« Tu as encore du chemin à faire avant de devenir un homme... C'est l'heure, c'est un adieu. Je le pense... »

Ils furent téléportés comme ça en un instant. Je ne pouvais rien y faire. C'était si soudain. Ce pouvoir que possédait ma mère semblait être une alternative pour gagner de la puissance, mais inutile dans mon cas. Car, ils ne pouvaient fuir. Ils étaient simplement enfermés dans un substitut temporel pour me protéger. Je devais développer mes forces pour continuer, que ce soit ma force physique ou mentale. Je pouvais améliorer l'une par les entraînements, l'autre par des recherches en Atlantis.
Il m'avait fallu une semaine complètement pour bouger à mon aise, en ayant pris la direction d'aller vers la bibliothèque du royaume-sous-marin.
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Suoh


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MessageSujet: Re: [1754 - Octobre ] Le renouveau d'un homme, le futur Général de Chrysaor [Evolution]   Dim 1 Déc - 17:21

J'avais dit que je devais rejoindre le royaume sous-marin, même si cela n'était vraiment pas un problème, c'était surtout le cas de mon mode de navigation. La nage dans ces eux étaient impossibles, trop longues et épuisantes. La seule manière pour moi, de me débarrasser de cette île était d'attendre patiemment l'arrivé d'un navire, civil ou pirate avant de pouvoir fuir cette terre désolante remplit de mystère subtil.  Certes, je n'avais que faire de cet héritage qu'on m'avait offert, et qui m'était prédestiné depuis des générations.
Je ne m’en souciais guère, cela n'avait aucune importance pour moi, je devais seulement avancer et construire à coup de hache, mon futur.
En revanche, je doutais fortement de leur histoire. Le pouvoir de ma mère était terrifiant, certes, mais elle avait sûrement la faculté d'insérer des morceaux d'histoires dans mon esprit.
Je regardais l'océan dans toute sa profondeur. Le but de ma naissance était-il de servir Poséidon ? Jusqu'à ma mort ? Je ne croyais pas au destin, enfin, je n'en sais rien, je n'en connais pas assez pour me prononcer et philosopher sur le sujet. La matière grise de mon cerveau remuait aussi vite et aussi intensément que le remuent des vagues qui se trouvaient devant moi. La mousse défigurait le large, et quant à moi, j'arborais sur l'île une illustre patience.  Une qualité que je ne possédais pas, ou très peu. Je ne faisais plus qu'un avec les vagues, la nature chantait et m'accompagnait dans ma larmoyante peine qui durera éternellement. Étais-je un homme dans le corps d'une bête ? Une bête dans le corps d'un homme ? Ou bien les deux à la fois ?

Je ressentais le besoin de faire le vide à l'intérieur de moi, de chercher les réponses qui permettraient de mieux comprendre ma colère enivrante. Un sentiment qui ne rendait nulle hostilité. Les animaux pouvaient à tout moment se rapprocher, et m'apporter du réconfort. Je n'étais qu'irrité par mon impuissance. Une douleur qui me crispait le coeur, et ne pouvait pas partir d'un coup. On disait que les blessures du coeur étaient les plus longues à guérir... Était-ce vrai ? Je songeais à ce monde qui m'avait ouvert de nombreuses portes.De ses mains, accaparait le moi d'hier et m'empêchait de devenir un cadavre d'os et de poussière.

Je me suis levé, et voyait le soleil se fatigué. Petit à petit, il commençait à se coucher pour laisser place aux démons de la nuit. Des démons avides de puissances. Je voulais les voir. Toucher ce qui représentait pour moi, une partie de ma vie, une nouvelle vie. Mon corps s'enfonçait lentement. Ma conscience tombait peu à peu en ruine avant de s'envoler complètement sur une écaille d'argent. L'eau glacée allait me couver, ou tout du moins me délivrer de ma coquille dure comme le fer. L'extérieur semblait être imperméable, indestructible. Au contraire, la couche intérieure était brisée. Ils n'y avaient que des fêlures, de multitudes de fentes d'où la lumière et les ténèbres combattaient pour avoir la possession de mon corps.
Je me faisais tirer vers le fond pour rejoindre les abysses marins accompagnés de sirènes et d'hippocampes. Mes yeux se fermèrent et me laissaient emporter par l'inéluctable. Ce gouffre ressemblait à un profond tunnel sans fin. Je n'y voyais rien,  ne percevais rien, et n'avait aucun contrôle sur mon corps. Mes épaules hurlaient de douleur, mes doigts ensanglantés se brisaient sous la lourde charge de mon destin. L'enchainement persécutait que ce corps forgé depuis tant d'années par moult épreuves physiques. Si elles existaient vraiment... Mes sentiments, eux, n'étaient nés que récemment...
Accrocher sur une roche à attendre dans la délicatesse, châtiment et punition.*
Las de tout combattre, las de survivre dans un monde où le fait d'être fort est un critère de réussite.

Je me suis réveillé dans un sursaut. Je ne tremblais comme pas possible. La sueur dégoulinait à grosse goutte. Tout ça n'était qu'un immense rêve créer par mon esprit. Je me trouvais sur une caravelle espagnole. Je ne comprenais rien à ce qu'il disait, mais... j'étais vivant, et ça, personne ne pouvait me contredire.
Je songeais aux cieux, avant de m'affaler sur mon lit. Le bateau se dirigeait sans le savoir vers le lieu le plus mythique du monde, le royaume sous-marin.
Mon corps s'était levé tout seul, et se dirigeait vers l'entrée de ce monde. D'un bond magnifique, je suis rentré dans l'eau en laissant mon empreinte de botte sur le bateau. On pouvait y entendre les cris des matelots espagnoles criant et s'affolant comme quoi, l'homme qui avait récupéré avait sauté. Je me laissais emporter par le courant afin de rejoindre la plus belle des cités.

Une dizaine de minutes après, je me retrouvais dans ce monde qui m'avait recueilli. Cette fois, c'était direction la bibliothèque, mais aussi devant mon futur titre.
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