RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Mars 1755] ~ Un retour tant attendu ? [PV Celsius]

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Celsius


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MessageSujet: Re: [Mars 1755] ~ Un retour tant attendu ? [PV Celsius]    Lun 11 Aoû - 6:19

:: Un Retour tant Attendu :.

C'est mon voeu le plus cher.
Que Mary lui affirme ne pas vouloir s'en servir était rassurant, mais Celsius gardait en tête un passé pas si lointain où il s'était – et lui avait – promis de mettre fin à ses jours si elle le lui demandait. Tenir parole était l'une des rares choses auxquelles il n'avait jamais failli et il tenait à ce que cela continue, aussi macabre que ce soit dans ce cas-là. Tout ce qu'ils avaient vécu lui avait retiré la force de le faire par lui-même, mais ainsi ne pourrait-il pas dire qu'il était revenu sur ses assertions – même si elle aurait semble-t-il préféré les oublier pour l'heure. Avoir à en reparler n'était pas une joie pour lui non plus, mais au plus tôt ce serait fait et au plus vite il ne devrait plus le garder dans un coin de sa tête. La mort rôdait assez dans ses parages sans qu'il lui délivre en plus un carton d'invitation.

Indépendamment de ce pourquoi elle le lui avait demandé à l'époque, la vie de chevalier comportait bien des périls. Il ne le souhaitait pas, bien sûr, et serait toujours là pour elle, en autant que son corps le lui permette ; mais si elle devait un jour se retrouver dos au mur, il ne voulait pas qu'elle ait à chercher plus loin son ticket de sortie. Et ce même s'il faudrait avant ça lui passer sur le corps. La savoir investie d'un espoir nouveau ne fut toutefois pas sans prêter à sourire, ce qu'il fit, caressant avec une tendresse innocente la joue de la pirate qui enflammait ses rêves et tranquillisait ses nuits... Ou était-ce l'inverse ? Quoique ce second cas soit plus en accord avec leurs retrouvailles, en témoigne la tenue légère qui était déjà la leur et le serment ardent qu'elle renfermait en son sein.

Lentement mais sûrement, Celsius ne pouvait qu'apprendre cette vérité. Celle selon laquelle il voulait pouvoir répéter ce geste à satiété. Autant qu'il le fallait pour qu'il soit satisfait. À s'en user les doigts. Il voulait pouvoir caresser ce visage chaque matin, s'éveiller, sortir de la brume en s'abreuvant de ce sourire mutin et des baisers sincères qui l'y attendaient. Sentir la chaleur de son corps contre son flanc, avec les draps pour seul écrin, sans plus rien y voir que le rouge de leurs chevelures entremêlées sur l'oreiller. Si c'était un doux rêve, il ne voulait pas qu'on le réveille – pas même si l'avenir du monde en dépendait. Tout ce à quoi il n'aurait pas dû un jour avoir droit, tout ce qu'il s'était toujours refusé était enfin à portée de main.

Pour toutes ces raisons, c'aurait dû en rester là.

Avant qu'il ne puisse plus garantir sa sécurité, mais aussi et surtout avant qu'il ne se détourne d'Athéna. S'il tendait à croire qu'il était parmi les moins affectés, le vide laissé par son absence s'en faisait tout de même ressentir dans les coeurs de ses guerriers – Celsius le premier. Cette place était vacante, et la Sirène Maléfique la comblait chaque jour un peu plus. Si le Chevalier des Fleurs ne s'en portait que mieux, cela ne changeait rien au fait que ça n'aurait pas dû arriver. Pas plus que quiconque d'autre n'aurait dû y avoir sa place, ni ce jour ni aucun et ce jusqu'au dernier. Chevalier sacré, il était dévoué tout entier à sa cause – tout du moins sur le papier. Alors comment se pouvait-il que son coeur, son âme appartienne à une autre... ?
J'ai toujours été bon élève.
C'était vrai. Les vastes connaissances en herboristerie qu'il avait acquises en l'espace d'à peine quelques années étaient là pour le prouver. Loin d'être bête, le Roi des Épines aurait pu être un érudit dans une autre vie – un homme de lettres, ou qui sait quoi d'autre. Mais le destin avait voulu qu'il naisse difforme. Peut-être pas physiquement, sa beauté étant presque trop parfaite pour être vraie, mais c'était tout comme à ses yeux. À choisir, il n'était pas impossible qu'il eût préféré être défiguré. Ses charmes, s'il lui assuraient partout et en tout temps la sympathie de la gent féminine, n'avaient eux non plus pas que des bons côtés. Qui aurait toutefois pu penser que sa soif de connaissance s'appliquerait un jour aux arts de l'amour ? Pas lui.
Mais tu as encore beaucoup à m'apprendre... N'est-ce pas ?
Il connaissait assez Mary pour savoir que ses mots abritaient bien des sens cachés, même s'il lui arrivait encore de passer à côté. À l'inverse, il se pouvait qu'il en invente là où elle ne faisait que s'exprimer avec le peu d'innocence qu'il lui restait. En tous les cas, ce compliment sonnait à ses oreilles comme une provocation, aussi choisit-il de le considérer comme tel – qu'il soit à nouveau ici avec elle, à se laisser bercer par les flots ayant peut-être aidé à l'en persuader. Ses lèvres se pressèrent contre les siennes aussi ardemment que s'il avait senti le futur se dérober sous ses pieds et que plus aucun lendemain ne l'attendait. Comme si son souffle était le seul et unique oxygène qu'il puisse espérer alors que suffoquait un monde à l'agonie.

Qu'il n'en fasse pas de même fut l'affaire de bien peu de chose. Imbibé du nectar de la passion à l'en rendre fin saoul, ce n'est que quand le souffle lui manqua qu'il s'ancra à nouveau dans la réalité – même si le trop-plein de clémence de cette dernière en cette heure le rendait réticent à s'y abandonner. Ne le faire que pour mieux se glisser dans les bras de Mary était toutefois la meilleure raison qui soit, bien qu'il doive veiller à ne pas l'accabler sous son poids. Il ne savait si c'était le fruit de la grossesse ou celui de la chaleur de l'eau, mais son épiderme lui semblait au contact du sien entrer en ébullition, accentuant encore le délice qu'était pour lui la prison de ses bras, la faveur de ses doigts.

L'envie de la dévorer de plus que du regard était toujours là et plus farouche que jamais, mais la tempérance le connaissait. Garder ses pulsions sous contrôle – et d'autant plus après tout ce temps – n'était pas chose aisée cependant ; bien que chevalier, il restait un homme avant tout. Mais plus encore que l'appel de la luxure, c'était de redécouvrir ses formes qui le fascinait – de se familiariser avec ce corps transformé, mais envers lequel l'attraction ne cessait d'opérer. En fait, il se pouvait même que cela n'ait fait que raviver la flamme d'une bougie pourtant encore loin de s'éteindre. Si la Générale s'y connaissait pour surprendre, pour toujours réinventer, nul mieux que Mère Nature ne savait comment procéder.
Sois à moi. murmura-t-il alors qu'elle renversait la tendance.
N'eut-il été conscient d'être dans une baignoire – toute imposante qu'elle soit – qu'il se serait cru flottant sur l'océan comme un radeau à la dérive. Se laisser sombrer et trouver le sommeil lui aurait été aisé mais il ne le souhaitait pas – pas plus que son coeur déchaîné ne le lui aurait permis quoi qu'il en soit. Il avait encore à faire avant de prendre un repos bien mérité, et n'en voulait de toute façon pas si ce n'était pour l'y accompagner. Et puis, elle ne le lui pardonnerait pas s'il lui faisait l'affront de lui préférer le monde des songes – d'autant plus sans être allé au bout de ses idées. Ses doigts lui arpentèrent le dos à nouveau, entamant une chute qui lui sembla sans fin au creux de ses reins, gagnant son fessier pour lui offrir une danse. Une danse comme elle lui avait appris à les aimer.

Si un Paradis existait et qu'il ne ressemblait pas à ça, il n'avait pas envie d'y aller.

C'était aussi simple que cela.
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Satine


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MessageSujet: Re: [Mars 1755] ~ Un retour tant attendu ? [PV Celsius]    Dim 31 Aoû - 19:43

Sois à moi





 
Sois à moi. Ces trois petits mots éveillèrent une chaleur à laquelle je n'avais été que peu coutumière au final, vous savez, celle qui vous rends euphorique, celle qui naît au creux de votre ventre et irradie dans tout votre corps. Une chaleur telle que l'on pourrait s'y brûler : douce candeur, je me brûlerais bien volontiers. Les flammes des passions, qui ne s'y risqueraient pas ? Yeux clos, j'entendis au loin le ronronnement du tonnerre et imaginait ce dernier déchirer les cieux. Ces feux là étaient tout de même plus destructeurs. Mon expérience me dictait que nos jeux à nous, pourraient l'être tout autant. Se risquer à aimer, c'était s'abandonner. S'abandonner à l'autre, c'était prendre un risque. Un risque trop grand, mais un piège où chaque homme se devait de tomber un jour ou l'autre. À aimer une première fois, à me laisser attraper par mon Destin, j'avais appris à me relever. Ce Destin là s'appelait Celsius.

J'en revenais toujours au même point, celui qui me faisait perdre pied. Octroyer ma confiance totale à mon amant, n'était-ce pas me risquer une fois encore à me perdre ? Sois à moi avait-il dit, troublé dans ses émois comme il l'était, se rendait-il compte de l'importance de ces mots ?

« Tu as tout comprit. » lui soufflais-je à demi-mot, enivrée par ses caresses. « Il te reste du chemin à faire avant de dépasser le maître. »

Nous avions désormais tout le temps pour se redécouvrir l'un et l'autre. Dans un ballet frisant la course effrénée, je sentais poindre en moi le désir, comme celui du Chevalier. Un léger sourire s'épanouissait, non, il ne devait pas s'en formaliser, y voir une quelconque raillerie, mon euphorie, je l'espère, serait communicative. L'avais-je déjà vu sourire – un vrai sourire – auparavant ? Je me pressais contre lui afin d'éprouver son ardeur, titillant son cou du bout de ma langue : il n'aurait pas à rougir de la vil trahison de son corps, je connaissais les hommes et leurs envies sans qu'ils m'aient à me commander quoi que ce soit. Un véritable art, toutes les grandes dames de ce monde se l'accorde à le dire. Mes nombreuses lectures à leurs sujets avaient été pour moi un véritable trésor. Même si la plupart d'entre elles n'avaient pu échapper à une mort aussi effroyable que précipitée. Ah, les hommes, quand ils se sentaient menacés …

Le manège aux soupirs, prélude à notre quête d'abandon, se profilait à mesure que mes gestes se faisaient plus explicites : n'en déplaise à mon cher et tendre, je reprenais le contrôle, à ma façon. N'étais-je pas le capitaine à bord de ce navire ? La rondeur de mon ventre ne me gênait pas outre mesure, je faisais tout de même mon possible, penchée sur lui comme je l'étais, à ne pas l'étouffer sous mes baisers. Je me souvins alors de la manière dont Anne Boleyn avait séduit son Roi et me risquait à en faire de même avec le mien. Un baiser qui n'avait rien de chaste et qui ferait rougir les Anges du Paradis. Sa peau de nacre sentait si bon, son odeur m'avait manqué, et, sans m'en rendre compte, je revenais à l'assaut de mon promis, l'obligeant à redresser son buste pour que je vienne m'y blottir.

Je sentais son souffle brûlant contre ma joue, je cherchais alors ses lèvres.

Sois à moi.

« À jamais à toi, à jamais à moi, à jamais à nous. »

Un poème pas encore rédigé et toute une histoire à vivre à deux. Je vivrais alors chaque seconde que l'on m'accorde au cœur de ses bras. Avant d'éprouver encore cette peur.

Et non loin, reposait ce bijou offert, ce poison. Mon Destin. Ce Destin qui s'appelait Celsius.





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