RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire

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Signun


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MessageSujet: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Lun 25 Nov - 19:33

[Arrow Krusos Sunagein, Renaissance de l'Espoir ]

Signun avait reçu ses ordres, c'était désormais à lui de surveiller l'entrée du sanctuaire. Certains de ses homologues avaient été choisis pour se rendre ailleurs en tant que diplomate auprès des autres camps. Le sagittaire aurait apprécié retourner à Asgard et voir ce que sont devenus les alliés historiques du sanctuaire d'Athéna. Cependant, rester ici ne le dérangeait pas, loin de là. Depuis qu'il avait une famille et depuis que le village de Rodorio avait été détruit par les spectres des années plus tôt, il ne désirait plus s'éloigner des siens trop longtemps. Non, désormais il voulait être là pour protéger ce que à quoi il tenait le plus : sa famille et le Sanctuaire.

La journée était ensoleillée, il faisait bon malgré le vent frais qui faisait voler ses cheveux à intervalles irréguliers. Les oiseaux de proies scrutaient le sol depuis le ciel, cherchant de quoi se nourrir ou assurer la survie de leur porté. Autrefois Signun avait désiré les rejoindre, maintenant qu'il peut voler, cela ne lui dit plus rien. Certainement avait-il encore mûrit par rapport à ce qu'il était au début de son service, il était désormais plus mature, plus résolu ce celui qu'il fut des années plus tôt.

Autrefois, il haïssait son père de l'avoir abandonné avec sa mère dans la principauté de Liège. A cette époque, il avait commencé sa formation dans un seul et unique but, surpasser son géniteur, devenir meilleur que lui. C'était également dans cet esprit que Signun avait demandé à sa femme de venir habiter à Rodorio afin qu'il puisse la voir elle et son fils. Puis quand l'armure du sagittaire vint à lui, le jeune homme avait désormais fait le choix de continuer à servir Athéna afin de maintenir le souvenir de son père. En fait, c'était à tous les anciens protecteur de la neuvième maison qu'il voulait faire honneur. Parmi eux se trouvaient des saint légendaires et il se rendit compte qu'il ne pourrait certainement pas les égaler, pas même son père. Alors il se dit qu'il allait porter l'armure aillée du sanctuaire, ni pour ses prédécesseurs, ni pour lui même, mais pour sa famille. Athéna était la déesse protectrice de l'humanité, s'il vouait que les siens vivent en paix, il devait faire de son mieux, être le meilleur de lui même.

C'est ainsi que peu de temps après avoir reçu ses ordres que Signun se dirigea au passage d'entrée du sanctuaire. Les marches étaient large, on pouvait facilement passer à côté de lui. Sauf que le chevalier du sagittaire se mit à mi-chemin entre le temple du bélier et l'entrée et se positionna bien au milieu, fixe et le bras croisé, scrutant chaque allée et venue de la manière d'un de ces oiseaux de proies surveillant depuis le ciel.
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Lun 17 Fév - 15:44






Voilà maintenant des semaines que Shahryar avait quitté son Japon natal, et ça à la suite de sa rencontre avec un mystérieux chevalier d’or. Rencontre qui avait changé sa vie. La découverte d’une telle puissance était quelque chose de divin, et ça attisait sa curiosité au plus haut point. De plus, un mystérieux esprit fantomatique à la forme d’une fleur de lotus le suivait. Ou plutôt lui montrait la marche à suivre. Une situation des plus inhabituelles pour un jeune homme qui n’a jamais eu vent de choses mystiques ou surnaturelles. Et pour l’occasion, il était bien servi.

Après avoir traversé le Japon d’est en ouest pour finalement arriver en Chine par bateau, le voyage n’avait pas été de tout repos. Naviguer sur les mers, aussi petite soit la distance, alors que l’on a le mal de mer devient une épreuve très difficile. Affronter les mouvements de la houle provoqués par le vent, Poséidon devait être dans un mauvais jour. Et quel soulagement d’enfin retrouver la terre ferme. Le voyage jusqu’en Grèce fût assez problématique. Se déplacer en sécurité, se nourrir, trouver un endroit où dormir. Lorsqu’on est en territoire inconnu il faut savoir s’adapter, se débrouiller. Marchander dans une langue inconnue, arriver à vendre ses services de bretteur, une expérience nouvelle pour le jeune homme, mais pas désagréable.

« Il semble me montrer quelque chose derrière ce village. J’espère être bientôt arrivé et ne pas faire tout cela pour rien. »

Fort heureusement, tout cela allait bel et bien aboutir sur quelque chose qui dépassait de loin ses espérances. Un monde qu’il ne pouvait même pas imaginer, rêver.
Le soleil était bas dans le ciel, mais déjà très fort. Pour une matinée il faisait une belle chaleur, accompagnée d’une légère brise, suffisamment forte pour faire virevolter la fine crinière violette de Shahryar. Une ambiance des plus douces pour débuter cette journée. Avec sur son dos son sac de voyage, à sa ceinture son katana, ses habits typiquement japonais, et l’akuma donné par le chevalier d’or de la Vierge, le jeune homme ne pouvait en aucune façon passer inaperçu. Mais ce n’était de toute façon pas son intention. Sans qu’il voulait absolument se montrer, mais avoir des réponses à ses questions. Notamment qui était le mystérieux guerrier tout d’or vêtu qui lui avait sauvé la vie.

Ce n’est qu’en arrivant au niveau d’une entrée que la surprise fut totale. Un homme se tenait là, debout, en faction. Il possédait aussi une armure d’or, flamboyante et éblouissante, avec de grandes ailes. Une chose de toute beauté. Malgré ça, il était légèrement plus grand que celui qu’il avait aperçu à Edo. Ne sachant que faire ou que dire, Shahryar restait là, bouche bée, rempli d’étonnement.

* Que dois-je faire ? Qui est-il ? Je…j’espère ne pas paraître hostile, et qu’il croira mon histoire…et cet akuma. *

La situation n’était pas tendue, ni amusante. Quelque chose qui ne devait pas arriver souvent. Enfin, en tout cas pour le jeune homme.

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Signun


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mar 18 Fév - 21:24

[Note : j'ai reçu l'autorisation de Mashia pour faire agir et parler Akuma.]


Depuis plusieurs mois qu'il avait reçut son affectation, Signun avait assuré presque tout les jours la garde de l'entrée du Sanctuaire. Presque tout les jours, car quand il n'assurait pas sa garde, il la déléguait à un chevalier d'argent ou de bronze afin qu'il puisse s'occuper des villageois. Un saint toujours fidèle aux ordre qu'on lui donnait mais ayant une générosité trop grande pour laisser les habitants de Rodorio ainsi démunis suite à l'attaque des black saint. Il faut dire qu'il pouvait se permettre de temps en temps laisser son poste à un autre. Il faisait calme, la plupart de l'armée d'Athéna était dans la région. Presque rien ne pouvait arriver.

En ce jour qui promettait d'être ensoleillé, Signun s'était levé aux aurores. Sa femme s'était également levée avec lui pour lui préparer le petit-déjeuner à base de pain de seigle beurré et de jambon. Il se dirigea vers les partie privées du temple du sagittaire pour embrasser ses deux jeunes enfants de trois ans qui dormaient toujours avant de s'en aller. Son armure se mis à flotter dans les air avant qu'il ne la revêtisse. Il était ainsi parer pour accomplir son devoir envers le sanctuaire. C'est ainsi qu'il se plaça juste devant le portique d'entrée.

Plusieurs heures passèrent, l'homme pensait alors que la journée allait être monotone. Pas triste, le soleil suffisait à égayer le saint, mais il risquait de ne rien se passer. Il étendit sa perception de cosmos au plus loin qu'il pouvait, en tant qu'archer, il se devait bien d'examiner les environs. Il ressentit le cosmos de son fils Albreth qui s'entrainait avec les autres apprentis de son niveau. Il n'y avait rien de menaçant dans les environs, mais il y avait quelque chose d'étrange à quelques mètres de lui.

    *Voilà qui n'est point commun.*


Pensa t-il en voyant arriver cet étrange jeune homme visiblement asiatique. A en juger à sa tenue et son arme à la ceinture, il était japonais. Il faut dire qu'au parmi les saints, il y en avait eu quelques uns ces dernière années et certains gardaient un souvenir suffisamment fort de leur pays natal pour garder quelques habitudes et le style vestimentaire. Mais ce qui était le plus étrange concernant cet inconnu, c'était l'étrange entité "floriforme" qui l'accompagnait. Signun la regarda avec circonspection alors qu'elle s'approchait de lui, ayant l'impression de l'avoir déjà vue.

    " - Bonjour, Grand Aigle d'or !

    - C'était donc bien toi, Akuma. Qu'est ce qui t'amène ici ?

    - Oui c'est moi ! Regarde ce que je ramène : un copain !"


Signun jeta un regard vers la personne qui accompagnait l'étrange esprit qu'il savait désormais lié au saint de la Vierge, Hiro Mokushi. Akuma servait d'esprit protecteur pour guider les gens perdus ou en quête d'aventure. L'individu lui était totalement inconnu, donc ce n'était pas quelqu'un de perdu. Alors était-il en quête d'aventure ? Le plus simple était de lui demander directement. Le sagittaire fit quelques pas, s'approchant du jeune homme.

    " - Je suis actuellement la personne en charge de la garde de l'entrée du Sanctuaire. Veuillez me décliner votre identité ainsi que la raison de votre venue. "


Fit-il de manière plutôt neutre, ne cherchant pas à être menaçant tout en montrant qui était l'autorité en ce lieu. Il essayait d'anticiper la réponse de l'inconnu, l'imaginant dire qu'il venait pour Hiro, qu'il avait quelque chose à lui remettre. Vu la présence de Akuma avec lui, le saint de la vierge avait de grande chance d'être impliqué.
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Sam 22 Fév - 17:05


Le Piaf et le Nippon

Avril 1755 ~ Venant du Port de Rodorio

Il n'y a pas à dire, le soleil de Grèce ça vous change une femme ! A bas la neige, le froid et accessoirement les Asgardiens. M'enfin... il est certain que le Scorpion est de bien meilleure humeur depuis qu'ils ont débarqué dans le petit port tranquille qui jouxte de près le village de son enfance.
Leurs larges box de métal sur les épaules, Ahina et Kyros ont quitté le débarcadère en se dirigeant vers l'entrée du Sanctuaire Sacré.

Signun. Marié, Sagittaire, plutôt posé et aimable. Voilà tout ce qu'elle sait de ce chevalier qu'elle n'a finalement que peu croisé. Il était arrivé qu'elle le rencontre dans les rues de Rodorio, leurs échanges s'étant souvent contentés d'être cordiaux et peu développés.
Veillant sur les allées et venues du Sanctuaire, les ailes du Sagittaire d'or se distinguent bien vite à l'horizon. Un homme l'accompagne, un homme qui ne lui dit rien. Enfin du peu qu'elle en voit de dos et à quelques dizaines de mètres.

En quelques secondes la distance qui les sépare est annihilée. Ahina passe près du jeune homme en s'arrêtant à la hauteur de Signun qu'elle dévisage d'un regard pas moins franc que d'habitude et avec un large sourire.

"Salut Salut" Lance-t-elle d'une voix légère avant que son attention ne se porte sur l'inconnu.

Posant ses prunelles mordorées sur le jeune garçon qui se trouve près de son homologue d'or, la bouche d'Ahina s'entrouvre en une sorte de O relativement explicite quand à son étonnement. Sa nuque craque doucement alors qu'elle est obligée de la braquer franchement vers l'arrière pour le regarder. Purée mais qu'il est grand celui-ci ! La puce et l'ours, vous connaissez ? C'est un peu l'impression qui l'enserre alors qu'elle pose la box d'or sur le sol sans réel ménagement. Au moins ce qui est bien avec Signun, c'est qu'il est à peu près de sa taille... bon ok un peu plus grand quand même.
La fleur et le kimono... Un léger sourire amusé se dessine sur ses traits alors qu'elle détaille l'étranger d'un regard inquisiteur. Il va bien plaire à Mashia celui-ci, peu de doutes à cela. Peut être qu'ils se connaissent déjà d'ailleurs... allez savoir.

"Ahina, chevalier d'or du Scorpion" Dit-elle simplement en laissant à Kyros le soin de se présenter et tout en dévisageant l'étranger d'un regard perçant.

Bon c'est bien joli tout ça, mais t'es qui toi ? Inutile de poser la question, Signun s'en est sûrement déjà chargé et au final elle s'en contrefout.
Reportant son attention sur l'homme aux cheveux d'argent, un léger soupir s'extirpe de la poitrine de la brune.

"Nous revenons d'Asgard. On en reparlera plus tard" Lance-t-elle d'un air évasif tout en agitant la main.

Inutile de se répandre en détails devant un inconnu. Cependant même s'ils se connaissent peu, Signun la connait assez pour déceler la contrariété qui se distingue à travers ces quelques mots.


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Sam 1 Mar - 21:15

Il n'y a pas à dire, le soleil de Grèce ça vous change un homme! Douleur de cette chaleur insupportable. Je n'avais envie que d'une chose, retrouver la glace et la neige, le froid qui était une partie de moi et dont les températures si amènes me revigoraient. Mais cette chaleur à laquelle je n'arrivais pas à m'habituer semblait faire le plus grand bien au Scorpion.

En effet, depuis leur arrivée au port de Rodorio, Ahina était de bien meilleure humeur. Elle semblait même oublier pendant quelques instants sa colère envers le Guerriers Divins. Le chemin jusqu'au Sanctuaire se faisait malgré tout en silence. En arrivant à l'entrée, il nous était possible de voir Signun, le Chevalier du Sagittaire, en compagnie d'un autre homme que je n'avais encore jamais vu auparavant.

- Bien le bonjour Seigneur Signun!

Ahina le salua aussi, puis se tourna vers "l'inconnu", dont la taille ne pourrait le laisser passer inaperçu. Je le regardais fixement, faisant un signe de la tête pour le saluer, puis me présentant après le Chevalier du Scorpion.

- Kyros, Chevalier du Cygne!

J'ignorais qui il était, mais s'il était en compagnie du Chevalier du Sagittaire il ne devait pas s'agir d'un ennemi. Qui plus est, il ne portait pas d'armure. Ahina faisait alors référence à notre voyage en Asgard, racontant le moins possible tant que l'homme aux cheveux argentés n'aurait pas décliné son identité. De plus, j'espérais de ne pas trop traîner ici. J'avais envie de me reposer, repenser à tout ce qui s'était passé. En sommes, dormir et tout oublier pour le moment. Mais pas avant de faire notre rapport. J'espérais vraiment que l'on ne devrait pas trop attendre pour voir le Grand Pope. Et je ne pensais pas trop me tromper en pensant que Ahina partageait ce sentiment. J'espérais simplement qu'elle ne se laisse pas envahir par la colère en se remémorant les manières peu amicales avec lesquelles nous avions été reçu. Qu'allait être la décision du Grand Pope quant aux paroles du Guerrier Divin de Zeta Prime? J'avais bien peur de ce que l'avenir pourrait me réserver. Me battre contre les Guerriers Divins était, sans aucun doute, une des pires épreuves que l'on pourrait me donner de endurer.

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Signun


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mer 12 Mar - 13:21


Attendant un certain moment la réponse de l'inconnu, celle ci ne vint pas. Est ce que le jeune homme était trop impressionné par l'armure aux ailes d'or que portait Signun ? Quelque chose faisait qu'il restait silencieux peut importe les secondes et les minutes qui s'écoulèrent depuis la question qui lui fut adressée. Soit, peut importe la raison de ce voyageur, il n'allait de toute manière plus avoir l'occasion de prendre la parole, d'autre personnes arrivèrent et elles avaient la priorité.

Ahina, chevalier d'or du scorpion, une jeune femme avec qui il avait que trop peu parlé. Le peu qu'il en savait d'elle était qu'elle était sa cadette d'un an, qu'elle était d'une franchise à toute épreuve et qu'il valait mieux ne pas trop la chercher. Elle a son petit caractère, mais le peux d'échange qu'il eut vis-à-vis d'elle montrait qu'elle savait aussi se montrer agréable.

Elle était suivie de près par Kyros, chevalier de bronze du cygne. Un chevalier fort mystérieux, distant, silencieux. On pourrait presque dire qu'il est froid comme de la glace, mais ce serait une exagération. Nul doute que le saint du cygne cachait de vrais sentiments mais qu'il avait subit un entrainement spécial pour les réprimer.

    " - Bien le bonjour à vous deux. Soyez les bienvenus chez vous. "


Fit le sagittaire avec un sourire sincèrement chaleureux pour ces deux saint revenant de mission. Nul doute que Kyros se serait mieux sentit chez lui en Asgard. Mais pour une femme comme Ahina qui devait certainement préférer le soleil à la neige, revenir en Grèce devait certainement la ravir.

Cependant, au son de sa voie quelque chose l'agaçait. La manière dont elle parla de sa mission en Asgard, c'est à dire pas grand chose, indiquait que quelque chose ne s'était pas bien passé. Pourtant, elle faisait de son mieux pour ne rien laisser paraitre, mais pour l’œil de Signun qui qui avait l'habitude de lire les émotions de son ennemis tout en restant loin d'eux, cela paraissait flagrant. De plus, on sentait bien qu'elle évitait de trop en dire devant un inconnu.

    " - Veux-tu que nous montions quelques marches pour en parler ou bien tu préfèrerais en discuter ailleurs et plus tard ? "


Nul doute qu'en fait elle préférerait aller se reposer une heure ou deux avant d'aller rejoindre le grand pope. Si la situation était grave comme il le pressentait, il devait être mis au courant dans de plus bref délais.
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 16 Mar - 1:14


Monter les marches

Avril 1755 ~ Ascension vers la Maison du Bélier

Le franc sourire que le Scorpion adresse au Sagittaire est plus parlant que n'importe quel mot. Il est certain qu'elle est ravie d'être de retour, à tous points de vue d'ailleurs. Le climat, les potes, les bonnes vieilles pierres poussiéreuses du Sanctuaire, l'ambiance générale, bref... l'exact opposé du royaume des glaces dont ils reviennent !

La perspicacité et l'esprit observateur de Signun n'étant plus à prouver depuis fort longtemps, elle n'est guère surprise lorsqu'il l'invite à s'éloigner pour aborder le sujet Asgard. Bien sûr il a remarqué que le sujet l'agaçait à sa simple évocation et bien sûr il était évident qu'elle ne l'aborderait pas devant le jeune homme, aussi proche physiquement de Mashia puisse t-il être. Et puis de toutes façons il restait à prouver qu'il ait un lien quelconque avec la Vierge avant de lui faire un tant soit peu confiance.

Le regard mordoré du Scorpion dérive vers l'étranger qu'elle toise sans pudeur quelques secondes. Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas très causant le garçon.

"Hep !" Lance-t-elle d'une voix forte à l'un des gardes qui se trouve en bas du large escalier au sommet duquel trône le groupe.

Habitué aux méthodes peu protocolaires de la brune, l'homme se tourne vers elle dans un sourire amusé alors qu'il monte rapidement les marches qui les séparent.

"Il semble que cet étranger soit perplexe quant à sa destination future. Vu qu'on ne le connait pas, surveillez le jusqu'à ce qu'il sache ce qu'il veut ou qu'il retrouve la mémoire" Dit-elle d'un ton presque sévère alors qu'elle toise l'inconnu en plissant les paupières avant que ses iris d'automne ne se reposent sur le garde en une expression plus amicale.

Tout comme la patience, Ahina déteste les incertitudes. Il ne se présente pas, n'ouvre même pas les lèvres, elle devrait le renvoyer à Rodorio d'un coup de pompe dans le derrière. Mais bon il n'a pas l'air dangereux et plus perdu qu'autre chose.
Acquiesçant d'un bref mouvement de tête, le garde se place à leurs côtés, surplombant l'étranger d'une marche pour l'empêcher d'aller plus avant si cette envie saugrenue venait à lui traverser l'esprit.

"Je reviendrai dans quelques heures. Je te remplacerai Signun, tu dois en avoir plein les ailes de rester planter là et ça me fera du bien de distribuer quelques baffes aux mécréants qui se présenteront sans raison valable."

Une tirade lancée dans un franc sourire. Une expression qui laisserait sans doute un étranger songeur quant à la véracité des propos qu'elle tient. Cependant... ni Kyros ni Signun et sans doute pas le garde, ne s'y tromperont. Elle est sérieuse.

Se détournant de l'inconnu au nom, titre, raison de sa présence pas moins connus, la brune entame la mince distance qui les sépare de l'escalier menant à la première maison du zodiaque. Lorsqu'ils se sont assez éloignés la voix d'Ahina s'extirpe de sa gorge dans un timbre si guttural qu'à ce simple son on pourrait imaginer un démon des temps anciens fraîchement débarqué.

"Ces asgardiens sont vraiment des cons." Lâche-t-elle dans un premier temps alors qu'elle croise les bras sur sa poitrine, la mine renfrognée.

"Je te raconte pas comment on a été reçu, c'était surréaliste putain ! A tout les coups ils auraient été plus sympas avec des spectres. Shion nous avait envoyé la bas pour juger de l'état de leur royaume, faire un point sur nos relations et éventuellement les aider si la situation le nécessitait et le justifiait. Or on les a aidés, ça c'est clair, je te dis pas le bordel que c'était quand on a débarqué, mais tout le reste n'a pas suivi."

Plus elle parle et plus le ton du Scorpion devient agressif, preuve supplémentaire que ce voyage l'a profondément contrariée.


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 16 Mar - 20:47


Arrow Amérique (Odyssée)

A l’instant où je m’apprêtais à rendre mon impitoyable jugement, tout s’embrouilla. J’entendis un hurlement, un hurlement déchirant et inhumain qui me transperça le coeur au moment je posai les yeux sur le responsable. Je compris en un instant ce qui s’était produit, mais je n’eus pas la moindre chance de réagir. A moitié aveuglé par le sang qui coulait toujours abondament de ma blessure ouverte au front, je ne pus que sentir Hiro Mokushi s’abattre sur moi de tout son poids, mettant fin à l’attaque cosmique que je préparais. Ma concentration brisée, les pics de glace acérés s’effondrèrent aussitôt au sol dans un bruit cristallin de verre brisé. Le souffle coupé par la masse du démon, je tentai d’échapper à ses dents qui réclamaient leur livre de chair et leur litre de sang. Les énormes mâchoires claquaient dans l’air en cherchant à broyer mes bras, mes jambes, mon torse et même ma tête. Je ne parvenais à le contenir que de justesse en appuyant mes deux mains sur chacune de ses mâchoires pour les maintenir fermées tout en esquivant ses morsures au visage d’un basculement du bassin à gauche ou a droite, dans une sorte de lutte au sol. Plusieurs fois, les mâchoires de la bête se refermèrent sur les dalles au sol là où se trouvait ma tête un instant plus tôt. Les muscles de mes bras hurlaient de douleur, tout comme le reste de mon corps qui luttait de tout son être pour échapper à la colère vengeresse du japonais. Le manque d’oxygène combiné aux nombreuses blessures me fit serrer les dents pour ne pas hurler de douleur. A bout de souffle, je crus que c’était fini. J’étais sur le point de céder, incapable de réfléchir clairement face à une telle rage personnifiée. Fermant les yeux, j’attendis la fin en relâchant ma prise désespérée sur les mâchoires du loup garou.

Mais rien ne se produisit. Au lieu de ça, je sentis un halo nous entourer, et l’instant d’après, une chute de quatre ou cinq mètres me ramena à la réalité avec douleur. Nous tombâmes en plein milieu d’un escalier de pierre, et je ne pus m’empêcher de rouler sur plusieurs marches avant d’utiliser une main pour stopper ma chute douloureuse. Toutefois, la profonde inspiration que je pus prendre pour remplir mes poumons me ramena littéralement à la vie. Une toux témoignant de mon récent état d’asphyxie me secoua quelques secondes, le temps que je me redresse. Balayant la scène du regard, je vis aussitôt la bête qui avait atterri non loin de moi. C’est alors que je compris où nous avions atterri : nous étions très exactement dans les escaliers menant au temple du Bélier !
Je n’avais que très peu de temps devant moi, et j’étais à bout de forces. Il fallait que je la neutralise avant qu’elle ne me tue moi, elle, ou quelqu’un d’autre... Rodorio et ses civils étaient tous proches. Le danger était réel !
- Ca suffit ! REVIENS parmi nous ! Ne laisses pas la bête te contrôler ! M’époumonnai-je désespérément.

A bout de souffle, épuisé, et blessé, je vis Hiro se lever à son tour et me toiser de son regard bestial. Les secondes qui allaient suivre seraient décisives. Alerté, un garde en poste en bas des marches grimpa les marches quatre à quatre avant que je ne fasse barrage entre lui et la bête. Tournant le dos au garde qui me reconnut aussitôt, je lui dis soudain :
- Evacuez immédiatement les lieux et veillez à ce que les civils soient en sécurité à Rodorio.
- Seigneur Kappa... Mais qu’est ce qui... ? Comment avez vous... ?
- Maintenant ! Ordonnai-je d’un ton sans réplique.
La bête sembla s’intéresser d’un peu trop près au garde qui s’éloignait, alors, :
- C’est moi ton adversaire, Hiro ! Ne le regardes pas ! Ajoutai-je d’une voix forte en levant la main gauche pour distraire son attention.

Mon corps faisait à présent barrage au bas de l’escalier, et mon regard aperçut soudain les silhouettes qui se situaient loin au sommet de l’escalier : Signun, Kyros, et... AHINA ! Mon coeur fit un bond dans ma poitrine : je n’avais pas le droit à l’erreur. Plus déterminé que jamais, je bondis avant que la bête ne prenne l’initiative. Sa griffe fendit l’air à la recherche de mon corps, mais je parvins à l’esquiver d’extrême justesse à l’aide d’un pas de côté parfaitement ajusté. Combien de fois avais-je dévalé ces escaliers depuis mes sept ans ? J’étais sur mon terrain ! Mon poing droit se dirigea directement sur le museau de Mashia. L’ébranler, l’étourdir, afin de pouvoir mieux le neutraliser ! Le coup s’abattit sur la tête du démon qui hurla de douleur avant de s’effondrer lourdement sur les marches. Je ne pris pas le temps de savourer ma victoire. Grimpant sur son dos, je le frappai plusieurs fois pour l’étourdir assez longtemps. Malheureusement, mon corps me trahit au pire des moments. Mashia bougea violemment pour se redresser et je pris appui avec ma jambe droite en forçant sur mon genou droit. La sanction fut immédiate : Un hurlement de douleur franchit le seuil de mes lèvres et je m’effondrai au sol sans le moindre ménagement en roulant le long des marches. La douleur m’aveuglait, mon corps ne réagissait plus. Quand cette chute sans fin s’acheverait elle... ?



Dernière édition par Kappa le Dim 23 Mar - 1:07, édité 1 fois
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 16 Mar - 21:51





Hiro Mokushi




Les Chroniques d'une fleur de Hasu




Mon trésor




=> Odyssée

Trembles-tu, Verseau ? Ressens-tu la rage qui m'anime ? Mes crocs dans ta chair ? Ton sang a un goût délicieux, ça faisait bien longtemps que je n'y avais pas goûté. Autrefois, on me faisait des sacrifices, pour m'éloigner des innocents, des enfants. Dans un passé lointain, on disait que j'en mangeais des centaines, et des centaines. J'étais une créature dangereuse et instable ? Ce ne fut pas le cas, initialement. Mais ça, personne ne veut le croire. Humains égoïstes qui sans vergognes, nous octroyaient tous vos maux. Je vous hais tant. Mais il y avait la Mère, pour nous guider, nous protéger, elle est là, quelque part en mon sein qui faiblement me demande de m'apaiser. Trop affaiblie, je ne l'entendais pas. Alors, quand une forte lumière nous contraignit à son joug, je ne pus que fermer les yeux.

La chute fut terrible et violente. Insoupçonnée. Tandis que le Verseau dégringolait une partie des marches menant au Temple du Bélier, une immense créature lupine suivait son sillage, lourdement, arrachant quelques dalles. Le monstre poussa un cri à la face du ciel pour s'insurger de ce malmenage. La bête était blessée grièvement et eut beaucoup de peine à se redresser. Son corps musculeux et impressionnant protestait à chacune de ses tentatives. Une patte repliée, toute dégoulinante d'un sang frais, le sien, prouvait qu'un combat acharné avait dû se passé entre eux deux. Ce n'était pas tout à fait exact, mais les faits étaient les faits. Les apparences sont plus fortes que tout. Grondant à l'adresse du Verseau, l'Aka Akuma claqua des mâchoires, menaçant. Le message était portant clair. Malgré les supplications de Kappa, rien ne changerait, il ne comprenait pas cette langue.

Pire que tout, la méprise alla plus loin quand un garde s'approcha et que les deux hommes échangèrent brièvement quelques propos. Bien vite, le démon comprit qu'il était une menace, qu'on allait l'attaquer et le détruire. « DOHKO ! » rugit l'animal en se fendant, prêt à recevoir son adversaire.

Les yeux sauvage de l'animal, d'un rouge éclatant, mais sombres, ne quittèrent plus la silhouette élancée du Saint d'Athéna. Quelque chose dans son aura excitait sa soif de vaincre, une folie que rien ni personne ne semblait pouvoir tarir. De longues secondes s'écoulèrent durant lesquelles les deux se firent face. Une lutte aussi vaine qu'irraisonnée. Un temps, le Chevalier d'Or eut le dessus sur lui : affaiblit comme il l'était chaque coup porté à son encontre était un véritable supplice. Un humain normal aurait déjà succombé depuis longtemps. Profitant d'une brutale faiblesse de son adversaire, le loup géant referma ses crocs sur le pied de Kappa et, avec une force incroyable, le balaya d'un coup de tête.

Il roula, roula dans la poussière. Des particules dorées dansèrent devant ses prunelles fendues. Ce spectacle le laissa passablement hébétée pour une raison inconnue. Soudainement calme, il ne bougea plus une oreille, attentif à la caresse du vent qui balayait son pelage blanc maculé de terre et de sang. D'autres formes humaines l'entouraient et, à cette constatation, le loup reprit des traits bien belliqueux. Se sentant acculé, il retroussa ses babines laissant apercevoir plus que de raison, le blanc de ses canines. Prêt à mordre de nouveau, le Démon se para d'un halos lumineux, d'un cosmos pur, aux teintes carmines. Pas après pas, la bête s'approcha de sa proie, prêt à le dévorer. C'était sûr, il se délecterait de sa chair, de son sang. Combien de temps n'avait-il pas entendu craquer les os sous ses dents ? L'idée éveilla en lui cette folie meurtrière. Alors, sans plus attendre, il bondit.

« Arrête ! » portée dans les bras d'un géant à la peau olive, une enfant venait de crier. « Ne lui fais pas de mal ! »

L'Aka Akuma s'était stoppé net, avisant d'un coup d’œil celle qui venait de lui donner un ordre. Cette voix … Aussitôt la créature vacilla pour finalement se laisser tomber par terre dans un fracas qui fit trembler la terre quelques instants. Lya se débattit dans les bras d'Hector qu'il finit par laisser filer. L'adolescente aux cheveux foncés se précipita vers le monstre et alla trouver refuge dans son pelage. Ce contact était si chaud …

Sa petite frimousse enfouie dans ce poil souillé, elle pleurait à chaudes larmes. La bête également. Poussant quelques plaintes, le loup gigantesque laissa sa tête massive rouler sur le côté pour qu'il puisse observer à loisir, la petite Lya, son trésor.

« Lya ... »

Cette voix qui s'élevait très distinctement était celle d'Hiro Mokushi.




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Liv


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mar 18 Mar - 14:23



Loin
Feat. Les Saints

Voyage long. Très long. Nous nous sommes perdues plusieurs fois. Oui. Mais grâce à Eingana, nous sommes enfin arrivées. Heureusement qu'elle était là. Liv perdue dans les steppes pendant des semaines. Peut être devrais-je songer à écrire un livre... Allez savoir. C'est sans importance. Nous sommes là, c'est le principal.

"La température est normale ?


Mes premiers mots à l'adresse du garde qui fixe les passagers du bateau descendre d'un oeil attentif. Ma réflexion l'amuse. Semble-t-il. Enfin si j'en juge par le rire gras qui s'échappe de sa gorge. Sourire. Les grecs sont d'étranges créatures. Enfin... pour le peu que j'ai vu jusqu'à présent. Il a sans doute pensé que je lui octroyais quelque boutade car il ne répond pas à mes mots. J'en juge que la température doit donc être normale. C'est chaud. Oui. Très chaud. Pas désagréable, mais je n'ai pas l'habitude.

Eingana, rune mystique et armure de son état, trône sous la forme d'un large bracelet enroulé le long de mon avant bras. Une tunique diaphane sans manches ni réelle forme, entre pyjama et robe de chambre, recouvre mon corps simplement parce qu'il le faut bien. Je marche pieds nus, ayant jeté à la mer la sandale survivante du volcan de Canute. Les cheveux détachés flottant sous la brise chaude de Grèce, je fais quelques pas vers l'homme de haute stature.

"Où est le chevalier à la jarre ? Kappa


A mes mots le sourire du garde s'estompe. Sur le moment son regard me dévisage comme si je venais de sortir une aberration. Je crois qu'il ne comprend pas de quoi je parle, ou alors j'ai dit quelque chose qui le surprend. J'esquisse un sourire et mes lèvres s'entrouvrent brièvement alors que je m'apprête à donner de plus amples détails à cet humain perdu.

"Le chevalier d'or du Verseau vous voulez dire... Kappa n'est pas présent pour l'instant.


Kappa. Absent. Je vais attendre.
Dépassant l'homme d'un pied léger, je lui adresse un sourire aimable en me dirigeant vers les larges marches qui s'étendent un peu plus loin. Il ne m'arrête pas mais je sens son regard insistant me suivre quelques secondes. Sans doute que je ne revêts pas la plus petite menace à ses yeux. En soi il n'a pas tout à fait tort.

Stop. Hurlements. Vociférations. Du sang. Oui, l'odeur du sang. La poussière de la bataille. Le Sanctuaire est agité.
Une marche. Une deuxième. Je monte. Doucement. Assidument. Je monte et je les vois. Ils sont nombreux. Certains portent des armures d'or. D'autres ont l'air hébétés. Et je le vois. Oui. Lui qui a blessé. Lui qui a trompé. Il est mal en point. Pourtant... il est bien là.

"Tu n'es plus corrompu. Tes yeux ne sont plus rouges


Voix légère. Pas de sourire. Il a disparu.
Il n'est pas en état. La bête qui se trouve à quelques pas attire un regard attentif qui se détourne brièvement de Kappa. Une petite fille est accrochée à son cou. Qu'est-ce qu'il se passe ici... ça ne me regarde pas. Ca n'a de toutes façons pas d'intérêt. Je ne suis pas là pour ça.

"Tu m'as fait mal... mais ce n'est pas important. Tu as corrompu le Chef. Tu as blessé mon frère. Tu as fait fuir les âmes. Pourquoi


Mes prunelles de perle reportent leur attention sur le Verseau qui git à mes pieds. Ce n'est pas le moment. J'en ai conscience. Mais ça n'est jamais le moment. Ma tête dodeline doucement alors que ma voix pose la question qui a provoqué ce si long voyage. Pourquoi. Je n'aime pas ne pas comprendre.

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Celsius


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Sam 22 Mar - 7:21

:: Les Sentiers de la Ruine :.

Au milieu du tumulte, le bruit d'un projectile fendant l'air aurait presque paru inaudible.

Pour que tous l'entendent venir de loin et s'ôtent de sa trajectoire, il avait du quelque peu modifier la forme de sa rose. Le vent soufflant dans ses pétales annonçait sa venue, mais ne l'empêcha pas de se planter dans l'oeil du cyclone – l'épicentre de ce combat fratricide. Une lutte n'ayant pas lieu d'être – n'ayant pas sa place ici, encore moins après la tempête. Aussi la fleur écarlate se planta-t-elle en terre, flèche meurtrière et pourtant porteuse de paix. Équidistante. Si frêle soit-elle face à leurs puissances combinées, elle n'en constituait pas moins une barrière à part entière, celle à ne pas franchir. Pas plus qu'ils ne l'avaient déjà fait. Une voix s'éleva, familière, claire et nette malgré la fatigue qui en exsudait.
Assez.
La chute avait été brutale, le réveil le fut d'autant plus. Celsius eut toutes les peines du monde à soulever son corps contusionné de la terre où il avait atterri. D'ores et déjà maculée de sang qu'elle était, il osait espérer que tout un chacun aurait la présence d'esprit de ne pas rester à proximité trop longtemps. C'est en tout cas la première pensée cohérente que son esprit, aussi endolori que sa chair meurtrie, réussit à élaborer. Il nageait dans un océan de souffrances dont il ne distinguait pas la rive. Cependant, c'était à son avantage cette fois : si c'était la gravité de ses plaies qui l'avait endormi, c'était à présent elle qui le tenait éveillé. Sa chevelure vermeille, désordonnée, dissimulait en partie l'éclat céruléen de ses yeux ; son bandeau s'était rompu.

Jara était encore inconscient, en dépit du fait que son état – d'un oeil extérieur tout du moins – soit moins grave que le sien. Sans doute s'était-il trop dépensé, sans compter, jusqu'à ce que l'épuisement finisse par l'emporter. Celsius n'en conçut aucune supériorité lorsque son regard s'attarda sur la silhouette allongée du Capricorne, à quelques pas de là. Ce n'était qu'à force de mordre la poussière que lui-même avait appris à mieux supporter les coups, après tout. Il n'y avait nulle fierté, nulle gloire à cela. Honneur aux vaincus. De quoi le faire rire jaune. Presque. On aurait beau dire... Mais l'heure n'était pas à ces futiles considérations.
Que croyez-vous être en train de faire ? questionna-t-il froidement.
Dès l'instant où il avait recouvré ses esprits, le Chevalier des Poissons n'avait eu qu'une idée en tête, celle de comprendre ce qui s'était passé. À commencer par ce qui avait mené les deux seules personnes susceptibles de le lui narrer par le menu à faire mine de s'entre-tuer. Et pour cela, encore fallait-il les en empêcher. Il avait belle allure, couvert de sang, plus mort que vif – il se demandait encore par quel miracle il tenait debout. Nul ne devait s'approcher de lui à l'instant présent ; même s'il s'agissait d'un Gold Saint, il n'était pas totalement impossible qu'il meure instantanément. Son poison n'avait jamais été plus violent. Devoir se tenir à distance honorable ne l'avait toutefois pas empêché de hausser le peu de cosmos qu'il lui restait pour se faire entendre, son emphase dans la voix.

Si rien n'aurait du lui permettre d'identifier la bête, il « sentait » Mashia à travers elle. Il l'avait soignée, avait partagé son cosmos. Même alors, pour d'évidentes raisons, ce dernier lui était déjà familier. Comment s'y tromper ? Si féroce soit l'animal en lequel elle pourrait se changer, elle n'en restait pas moins qui elle était. Et quoi qui ait pu causer cette bataille, elle n'en était pas moins dépourvue de sens. À lui, Chevalier d'Or, incombait la tâche de faire régner l'ordre, et cela commençait par les arrêter. Son regard passa de l'un à l'autre, sans qu'il paraisse une seule seconde s'étonner de ce qu'il voyait. Même ainsi affaibli, nulle émotion ne filtrait, si ce n'est peut-être une glaciale indignation. Son bel aplomb fut en revanche nuancé par le fait que son corps, ne pouvant guère plus à supporter, se remette à chanceler.

C'est seulement alors qu'il avisa du coin de l'oeil ceux qui étaient supposément déjà sur place à leur arrivée – ou s'étaient-ils déplacés exprès ? Cela n'avait que bien peu d'importance, tout compte fait. Même s'il lui en coûtait de l'admettre, ce n'était pas en lambeaux comme il l'était qu'il serait d'une quelconque utilité. Aussi était-il bien obligé de s'en remettre à eux pour limiter les dégâts, si dégâts encore il y avait. S'il n'avait aucune raison de s'intéresser plus particulièrement à Signun ou au Bronze Saint du Cygne qu'il ne connaissait que de vue, il préféra éviter d'affronter le regard d'Ahina de peur de ce qu'il y lirait. Quant à savoir ce qu'une étrangère au camp faisait ici... Il avait d'autres soucis en tête, quand bien même il lui était pénible qu'elle ait du assister à ce spectacle navrant.
Je vous verrai quand vous serez calmés. Nous avons à parler.
L'invitation était lancée, il n'avait rien de plus à ajouter. Il n'était de toute façon plus en état, c'était déjà un réel miracle qu'il ait tenu jusque là. D'un pas incertain, il se dirigea pourtant vers les escaliers menant à la Maison du Bélier – bien que le confort de la sienne soit le seul qu'il convoitait. La main qui avait servi à lancer la rose retrouva sa place au niveau du biceps opposé, compressant la chair déchirée pour en limiter l'hémorragie. Il avait le souffle lourd et le regard trouble mais n'en devait pas moins avancer, se hâter de regagner sa cage de ronces. À ceux qui encore l'ignoreraient, avant même que qui que ce soit ait pu voir germer cette idée néfaste, il lança un avertissement :
Ne me touchez pas. Ne m'approchez pas.
Si mal en point soit-il, ses pieds trouvèrent le chemin des marches qu'il se mit à gravir – lentement mais sûrement. Celsius ne se retourna pas. Même s'il était fort probable que le regard du Scorpion et toute son attention soit rivé sur Kappa et non sur lui, il n'avait aucunement l'intention d'être celui qui fournirait les réponses à ses questions – lui-même n'en avait que trop. Bientôt, dans l'ombre du premier temple, il disparaîtrait. Bientôt, dans son carcan de solitude, à nouveau il se blottirait, sombrer dans un sommeil sans rêve. Et, à l'abri du regard de ses pairs, pourrait maudire de tout son saoul son impuissance trop tôt retrouvée...

Citation :
Sortie du sujet, je ne faisais que passer.
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Kyros


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Sam 22 Mar - 21:40

Nous montions les marches tranquillement, pendant que Ahina racontait notre mésaventure en Asgard, ne s'incombant pas de critiquer ouvertement les Guerriers Divins pour leur attitude peu "diplomatique". Il était évident qu'elle n'était pas prête à entendre parler des Guerriers Du Grand Nord pendant un certain temps. Et j'aurais pu m’époumoner à clamer leurs vertus que cela n'aurait rien changé. Peut-être même que les choses n'auraient fait qu'empirer.

C'est alors que, sans prévenir, une brèche s'ouvrit dans l'espace laissant alors apparaître les Chevaliers d'Or envoyés en mission. Dans un vacarme assourdissant, ils retombaient en bas des marches à quelques mètres seulement de notre position. Les Chevaliers du Capricorne et des Poissons tombaient juste devant nous, inconscients, tandis que plus loin, une vision des plus étranges et surréalistes qui m'avait été donné de voir jusqu'à présent, Kappa, mon maître, faisant face à un énorme loup blanc, avide de sang!

Je n'arrivais même pas à prononcer le moindre mot tant la stupéfaction avait pris le dessus. Kappa se démenait pour empêcher le démon de monter les marches. Je devais aller l'aider, il n'y avait pas de temps à perdre. Seulement, nous ne pouvions pas laisser les Chevaliers gisant sur le sol de cette manière. Il fallait les mettre à l'abri avant. Mais déjà Celsius s'était réveillé. Il semblait perdu, ne comprenant pas ce qui venait de lui arriver. Je décidais de m'approcher de lui, afin de l'aider à se relever et de le mettre à l'abri. Cela ne prendrait pas longtemps, et jetant un bref regard sur le combat, Kappa était encore debout, malgré son état plus que lamentable. Mais les mots du Chevalier des Poissons me stoppèrent instantanément.

- Ne me touchez pas. Ne m'approchez pas.

Sa voix était si alarmante que je décidais d'obéir sans vraiment poser de questions. Une rumeur circulait quant à son sujet, que le poison de ses fleurs s'étaient répandu dans son sang, le transformant en un véritable poison également. La rumeur était donc vraie?

Mais le combat de Kappa réclamait une nouvelle fois mon attention. Lorsque mon regard se posa sur lui et sur son adversaire, je le voyais tomber à terre. La bête en profitait pour le frapper d'un coup de tête violent. Il n'y avait plus une seule seconde à perdre, je devais intervenir au plus vite. Je me tournais alors vers le Sagittaire. Il pourrait tout aussi bien intervenir à l'aide de ses flèches, mais le Cosmos que dégageait cette créature ne m'était pas complètement inconnu. Je voulais d'abord lui faire face, tenter de comprendre ce qui se cachait en dessous de ses yeux meurtriers.

- Seigneur Signun, occupez-vous deux je vous prie. Je vais aider mon Maître! Ahina suis-moi!

Bondissant par dessus les corps des Chevaliers d'Or, je me dirigeais vers le combat à tout allure. Mon intention était de frapper le loup et l'emprisonner dans la glace. Cela donnerait du temps à Ahina de prendre Kappa avec elle et le mettre en lieu sûr.

- Occupes-toi de Kappa, emmène-le en lieu sûr, moi, je m'occupe du loup!

Je sautais alors dans les airs, calculant l'atterrissage pour frapper la bête et l'éloigner du Chevalier du Verseau. Mais c'est alors que mon attention fût détournée vers deux situations imprévue. Tout d'abord, une étrangère se tenait près de Kappa. Je ne l'avais encore jamais vu, mais son regard était tout sauf amical. Je ne pouvais lire ses intentions, mais cela ne me disait rien qui vaille.

Autre chose captait mon attention. Une silhouette féminine embrassait la bête. Mon regard s'écarquilla lorsque je reconnus la personne en question.

"Lya!"

La petite fille que Kappa avait recueilli et qu'il traitait comme une petite soeur. Mais que diable faisait-elle ici? Sans explications rationnelles, mais conscient du danger qu'une de mes attaques pourraient provoquer, je décidais, par instinct, de changer ma cible. J'atterrissais, frappant le sol et créant un énorme mur de glace, nous séparant Kappa, l'étrangère et moi de la bête blanche. Néanmoins, je n'avais aucune garantie que cela tiendrait longtemps.

Fort heureusement, Ahina se présentait déjà à mes côtés. Elle pourrait alors prendre Kappa avec elle et l'emmener en retrait. Si je devais combattre, j'étais prêt à le faire. Ma puissance n'avait rien à envier à celle des Chevaliers d'Or. Je me retournais simplement vers cette femme dont j'ignorais encore l'identité.

- Je ne sais pas qui tu es, mais ne restes pas là!

Elle dégageait un Cosmos glaciale. Mes yeux n'arrivaient pas à se détourner d'elle. Serait-ce possible, même imaginable qu'il s'agisse d'une Asine? Ou bien était-ce simplement mon imagination à me jouer des tours?
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Jara


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Sam 22 Mar - 23:36

Tout ne se passait pas comme prévu. Si la renaissance de Jara était très théâtralisée, il n’en restait pas moins que l’espace de quelques minutes, son âme lui avait été arrachée. L’espace de quelques minutes, il était mort. Sans la puissance du dieu des Forges, l’armure du Capricorne se serait retrouvée sans propriétaire. Il avait échoué et ce n’était pas terminé.

L’esprit inconscient de l’éphèbe oriental était vide. Jara avançait seul dans un espace noir, sans sa cloth. Seule une tunique écarlate parait son corps meurtrit. Il déambulait dans les méandres de son âme nue. Chacun de ses pas résonnait en une onde claire faisant frissonner les pieds nus du Roi d’Avalon. Son regard d’or était si éteint qu’il ne semblait n’être plus rien d’autre qu’une paire de prunelles brunes à la recherche de son âme.

Ní mór do gach fear bás.


Cette voix sombre s’insinuait par toutes les plaies de sa peau le faisant souffrir le martyr et pourtant, du tréfonds de lui-même, il ne criait pas. Quelques brûlures étaient visibles sur son bras causé par le combat contre le chevalier noir et les plaies sur son flanc s’étaient rouvertes depuis le combat contre Mashia laissant derrière lui une longue traînée sanguine qui le fit tituber. Tout homme doit mourir.

L’Elu de Makara ne remarque que maintenant que son bras émettait une lueur mordorée. Il s’agissait d’Excalibur et pourtant, elle était si faible. Aussi fragile qu’une bougie en fin de vie, aussi peu luminescent que la lumière d’une luciole. Il était malade. De son antre noir, il pouvait entendre des échos semblant si lointain. Des cris d’animaux, parfois il crut même entendre la voix de Kappa. Des bruits de pas… L’épéiste levait le bras pour tenter d’attendre ce son mais à mesure qu’il restait ici, il se mourrait. S’il avait réussi à ramener son âme dans le monde des vivants, ressusciter semblait impossible pour un mortel puisqu’il était prisonnier de ses limbes personnels.

Ní mór do gach fear bás.


Oui. Il devait mourir mais pas maintenant. L’écho ténébreux perdait son sang-froid et criait à vive haleine sur sa chair.

Non.

Ce n’était pas son heure et même si ça l’était, il s’y refusait. Il n’avait atteint aucun de ses objectifs. Jara n’avait protégé personne, il ne faisait que tomber et il ne partirait pas en tombant. Si tout homme doit mourir, lui serait celui qui a peur de la défaite. À mesure, qu’il pensait, son regard redevint celui du fauve d’or. Sa peau brûlait. Il sentait celle-ci devenir une fournaise et même celle de son véritable corps devait être carmine de chaleur. Quiconque tenterait de le toucher se brûlerait à coup sûr. Ce qui n’était qu’une lueur sur son bras s’embrasa rapidement dans un maelstrom de flammes dorées éclairant le lieu qui n’était qu’une scène lugubre jusqu’ici. Il reconnut alors le jardin de son temple et vit une forme humaine au fond, cachée par la lumière solaire. Il émettait toujours autant de son élément naturel : le feu.

Ní mór do gach fear bás. Ach tá tú rí.

Il reconnut immédiatement cette nouvelle voix qui s’échappa de la petite silhouette enfantine et avant même qu’il ne put écarquiller les yeux, celle-ci s’évapora dans un halo de lumière venant rejoindre son manteau de flammes. À ce même instant, Jara reconnut finalement le propre son de sa voix et pourtant, il n’ouvrit pas la bouche. Cette mélodie semblait provenir de bien plus haut, du ciel.

Ach tá mé rí.

Les muscles de ses paupières se tendirent à mesure qu’il ouvrait les yeux. Sa vision était floue et seules quelques formes étaient encore visible. Le Capricorne était allongé au sol et bientôt, il recouvrit ses esprits en crachant une trombe sanguine à la chaleur plus que douteuse. Bien qu’il ne s’agissait que de formes non distinctives, il reconnut immédiatement le bracelet de fleur à son poignet, tandis qu’il était allongé, le visage baignant dans son propre liquide vital :

Athéna…
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mar 25 Mar - 17:59


Ahina demanda à un garde de surveiller le nouvel arrivant avant de suivre le chevalier du sagittaire. Après l'avoir rejoint, elle lui indiqua qu'elle allait le relever. "Enfin ! " Aurait presque t-il dit, lui qui s'était occupé de l'entrée durant ces six derniers mois. Même s'il le fallait bien le dire ce fut une période plutôt calme qui lui permit quelques incartades de temps en temps.

Cependant, le reste de la discutions commença mal. Visiblement, Asgard n'avait pas renouvelé ses vœux d'alliance envers le sanctuaire. Un pacte pourtant sacré signé autrefois entre leur divinité tutélaire et plus récemment entre Athéna et Freya. Voilà là une bien terrible histoire si elle se terminait bel et bien dans ce sens. Pas que Signun aie des raisons de penser que son homologue lui mente, mais il se pouvait très bien que les ases aient des raisons d'agir ainsi, voir peut être qu'ils changent d'avis. Mais bon, pour faire changer d'avis un soldat d'Asgard, autant transformer un glaçon en matière chauffante.

    " - Je ne les comprendrai décidément jamais. Je n'étais pas avec toi, donc je n'ai pas connaissance des échanges verbaux que vous avez entretenu, mais je crois qu'il faut leur laisser le temps de réfléchir dans leur coin. Après tout, Odin et Athéna sont alliés, se serait un manquement à l'honneur de leur part de ne pas nous aider en cas de besoin. Et que les dieux me foudroient si je me trompe, les ases sont fier à outrance de leur sens de l'honneur. "


Néanmoins, la main au menton, le chevalier ailé montra qu'il était visiblement perplexe. Cette nouvelle n'augurait malgré tout rien de bon. En son fort intérieur il espérait que jamais une guerre ne se déclare entre les guerriers du nord et le sanctuaire sacré d'Athéna. Une telle chose s'était déjà produite auparavant et jamais il ne voulait revoir ça.

Ensuite, il se passa, quelque chose. Impossible de décrire avec exactitudes les évènements qui se déroulèrent, mais en l'espace de quelques secondes le calme apparent de l'endroit millénaire fut bouleverser par l'irruption de Kappa, chevalier du verseau, visiblement en conflit avec une étrange créature. Puis arrivèrent finalement d'autres chevaliers d'or, en l’occurrence ceux qui furent désigné pour une mission spéciale dans le nouveau monde : Hiro Mokushi, Jara et Celsius.

Signun qui se voulait le chevalier le plus rapide du sanctuaire se contenta de rester là, visiblement médusé et prit de court par l'apparition spectaculaire de ses homologues, visiblement tous blessés. Dans ce raz de marré qui suivit, même Kyros du cygne fut plus prompt à réagir que lui, quelle honte. Finalement, le sagittaire parvint à esquisser un mouvement, il se déplaça.

Celsius était parvenu à se mettre sur ses pieds et à marcher. Il insista pour qu'on ne lui porte pas assistance, ce que Signun cru comprendre pourquoi. Ahina quant à elle, aidée par le chevalier de bronze, s'occupait de Kappa. Alors il devait choisir entre Hiro et Jara, c'est le second sur qui porta l'attention du saint ailé. Le chevalier du capricorne avait son temple juste au dessus du sien, c'était comme prendre soin d'un voisin.

Alors finalement il s'approcha du propriétaire légitime d'Excalibur, il était vraiment mal au point. Il l'attrapa en le pris dans ses bras (en toute amitié) Avant de se retourner et de commencer à gravir les marches, se dirigeant vers le dixième temple du sanctuaire, la maison du capricorne.


=> Maison du capricorne.


Dernière édition par Signun le Mar 25 Mar - 20:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mar 25 Mar - 20:04


Bordel land

Avril 1755 ~ Ascension vers la Maison du Bélier

"QUEDAL !"

La voix d'Ahina retentit comme s'abattrait la foudre sans crier gare. Consciente de cela, en partie quand le garde en contrebas se retourne avec des yeux ronds, la brune extirpe un soupir et se penche vers Signun en répétant, cette fois plus bas, comme si cela allait effacer son éclat de voix précédent.

"Quedal... Ils peuvent réfléchir tout leur soûl s'ils n'ont rien d'autre à faire, j'en ai rien à foutre ! Comprends moi bien Signun, quand je dis qu'ils nous ont mal accueillis, ça a été limite à nous mettre dehors un coup de pied au cul. Je ne pense pas que Shion va apprécier."

Si le Sagittaire semble des plus perplexes, cela n'est pas le cas d'Ahina dont le ton, tout autant que l'attitude générale, sont bien déterminés. A ses yeux aucun rattrapage n'est envisageable ni à envisager. A la limite si leur chef se présente au Sanctuaire et se traîne aux pieds de Shion comme une grosse bouse, pourquoi pas. Mais comme il est fort peu probable que cela arrive... le sujet est clos.

Un flash de lumière diaphane interrompt la discussion qui allait bon train entre les deux chevaliers d'or, Kyros laissant la verve d'Ahina se répandre à loisir sans prendre la parole sur cet épineux sujet.
Stoppant ses pas alors qu'ils gravissent les larges marches les menant au Bélier, le Scorpion se retourne d'un mouvement sec, attirée par cet étrange halo lumineux mais surtout par l'éclat de voix qui se distingue soudainement et dont elle reconnaîtrait le timbre entre mille.

"Kappa"

Ce nom est à peine murmuré alors que les paupières de la grecque s'écarquillent violemment. Le Verseau vient de tomber de nulle part et il est dans un état... Suivi de peu par une bête aux allures de loup blanc, la brune assiste à la joute dans un silence de plomb. Hiro... Comment ça... Impossible ! Cette créature serait Mashia ? Comme si elle était paralysée, ce n'est que lorsque Kyros l'interpelle qu'elle réagit enfin.

Bondissant d'un saut agile à la suite du Cygne, Ahina atterrit aux côtés de Kappa qu'elle retient in-extrémis avant qu'il ne chute lourdement sur les marches de marbre, ce qui aurait provoqué une chute bien trop violente à la vue de son état déjà bien amoché.

"Kyros, ATTENDS !"

Coupée en plein élan par l'arrivée impromptue de Lya, Ahina n'a que le temps de crier une mise en garde afin que le jeune bronze ne frappe surtout pas. D'une part s'il s'agit vraiment de Mashia il ne faudrait pas la blesser plus qu'elle ne l'est déjà et quelle que soit l'étrange attitude agressive dont elle se pare à cet instant, et de plus il s'agit de ne surtout pas toucher à Lya.
Mais fort heureusement Kyros s'en est aperçu en même temps qu'elle et a retenu son coup. Un profond soupir de soulagement s'extrait de la poitrine d'Ahina alors qu'elle tient Kappa dans ses bras.

Jara, Celsius. Tous ceux qui, semble-t-il, étaient partis en mission ensemble sont précipités au sein même du Sanctuaire par l'étrange portail qui s'est ouvert au-dessus de leurs têtes.
Fixant Celsius d'un air hébété, les lèvres d'Ahina s'entrouvrent alors qu'une nouvelle apparition coupe net ce qu'elle s'apprêtait à dire. Toisant la nouvelle venue d'un regard flamboyant, la voix rauque du Scorpion se dégage avec puissance de sa poitrine.

"NON MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ?!!! Et puis toi t'es qui ! Qu'est-ce que tu marmonnes avec tes histoires de corruption ?!"

Elle apostrophe l'Asgardienne sans savoir d'où elle vient, et en cela s'est réellement mieux pour tout le monde, l'étrangère en premier.
Ahina n'ayant aucunement l'intention de laisser Kappa répondre à ce florilège de questions stupides, elle doit confondre sans aucun doute, le Scorpion se téléporte à l'autre bout de l'escalier avec Kappa. Saisissant son bras qu'elle passe autour de ses épaules, cintrant la taille du Verseau de son bras libre, les prunelles mordorées de la grecque fixent Celsius qui la dépasse en marmonnant une mise en garde et sans lui adresser le plus petit regard.

"Quand cesseras-tu de refuser notre aide, Celsius" Murmure-t-elle en le dévisageant avec attention.

Mais malgré son énervement du moment, elle le comprend. Elle est d'ailleurs très bien placée pour le comprendre et entendre les raisons de cette mise en garde. Un vieux souvenir s'insinue brièvement dans son esprit, lui provoquant un désagréable frisson le long de son échine. Il est certain que jamais elle n'a autant souffert que le jour où son corps est involontairement entré en contact avec le sang de la rose rouge.

"Celsius" Lance-t-elle d'une voix faible au moment où il la dépasse de sorte à ce qu'il soit le seul à l'entendre "Il faudra que nous parlions d'une certaine Mary"

Elle n'avait pas oublié.... la plainte de cette étrange Marina qui avait appelé le chevalier à un instant critique de sa vie. Etant donné la situation dans laquelle elle s'était peut être bien involontairement mise, il s'agirait de savoir en quoi Celsius y était mêlé et surtout si cela allait mettre le Sanctuaire dans une position délicate.

"Kyros, je te laisse t'occuper du reste"

En une fraction de seconde les deux corps accolés disparaissent dans un tourbillon de cosmos.

Suite -> Maison du Scorpion


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mar 25 Mar - 21:00



Cette douleur... Rarement une telle douleur s’était emparée de mon corps aussi violemment qu’en cet instant. Littéralement aveuglé par le mal qui me transperçait le genou droit, je m’étais effondré sans avoir pu esquisser la moindre réaction. La chute dans les airs sembla interminable, et tandis que la lumière et les sons me parvenaient distordus, ma jambe tremblait avec une force inouïe. Les nerfs semblaient avoir perdu tout contrôle, toute cohérence. Au bout d’un moment qui me sembla durer une éternité, comme si j’avais été prisonnier du temps, la chute prit fin. Ce ne fut toutefois pas le sol de pierre mais des bras qui m’attrapèrent au vol. Je n’avais pas la force de lever les yeux vers mon mystérieux sauveur, mais je n’eus pas besoin de le faire pour le reconnaitre. Ou plutot, « la » reconnaitre. Car il s’agissait d’Ahina, le Scorpion d’Or. Son parfum entêtant me berçait tandis que je luttais pour calmer les maux qui me clouaient sur place, maveuglaient et m’embrouillaient l’esprit.

Finalement, ce fut l’intervention d’une inconnue qui me fit quitter ma torpeur. Son petit discours me fit hausser les sourcils et écarquiller les yeux. Je ne comprenais rien à ce qu’elle racontait. Elle semblait me confondre avec un autre, et pourtant, elle connaissait mon nom. La confusion n’était donc pas possible.
- Je... commençai-je d’une voix très faible.
Mais Ahina ne m’en laissa pas l’occasion. Elle n’était pas d’humeur à écouter les complaintes insensées d’une inconnue, c’était évident. Finalement, elle m’aide à poser la jambe gauche encore valide à terre et m’attrape par la taille pour m’aider à marcher, et nous téléporte en haut des escaliers. C’est alors que je les vis : perdus parmi les couleurs embrouillées et les bruits distordus, j’aperçus soudain Jara et Celsius, qui étaient dans un état encore pire que le mien. Mes sourcils se froncèrent et mes yeux fixèrent le sol tandis que Celsius passait près de nous pour s’éloigner dans une attitude froide. Quelle honte... Ma première mission en tant que leader, et nous nous en sortions à peine vivants. Je n’avais décidément pas les qualités de commandant que possédait Marcus. Me mordant la lèvre en signe de frustration, je croisai rapidement le regard de mon disciple qui était parvenu à stopper son attaque avant d’accomplir l’irréparable. Je ne pus rien lui dire, et aucun signe ni lueur ne lui parvinrent à travers mon regard vitreux et hagard.

Mon dernier regard fut pour Lya, et Mashia, qui semblait enfin avoir repris ses esprits grâce à la petite malgré toute cette confusion. Un faible sourire éclaira mon visage ensanglanté tandis que Lya croisait à son tour mon regard. Lentement, mon bras se leva vers elle, et mon pouce se leva en l’air.
Bien joué... lui soufflai-je par télépathie, avant de tourner de l’oeil.
Ahina dut sentir que mes jambes tremblaient et que je faiblissais sérieusement, car elle força immédiatement le départ. Sans rechigner, en silence, je la suivis, laissant dans notre sillon des gouttes de sang coulant de mon front et le long de mon visage, seule trace de notre récent passage. Lorsqu’enfin nous fûmes seuls et que les autres ne purent plus nous voir, ma tête se posa sur l’épaule de la jeune femme et ma bouche relâcha un long et puissant soupir.
- Quelle journée cauchemardesque... Lâchai-je d’une voix à peine audible dans un souffle, la tête baissée et cachée par une cascade de cheveux.

Arrow Temple du Scorpion
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Jeu 27 Mar - 23:21





Hiro Mokushi




Les Chroniques d'une fleur de Hasu


Diplomatie



~° Assez.

La bête se redressa avec lenteur. Indéniablement, le loup géant peinait à se redresser tant ses blessures harassaient son corps musculeux. Son pelage blanc, souillé par le sang, avait dû être beau autrefois. Sans cette souillure. Son regard vermillon passa d'un protagoniste à un autre avant de finalement s'accrocher sur une adolescente aux cheveux noirs qui, pendue à son cou, le couvait d'une chaleur douce, réconfortante. Elle n'avait pas peur de lui, le Démon Rouge. Sa colère bien que présente encore, se retira dans les méandres noires de ses consciences rassemblées en une seule : Hiro et Mashia œuvraient ensemble pour la contenir, mais c'était ce qui animait l'animal sauvage. La chimère pleine de rage ne pouvait plus qu'attendre son heure.

Un à un, les Saints se retirèrent pour s'entraider les uns les autres. Tous prirent sous leurs ailes, un blessé, un Saint étant revenu de mission. Tous sauf Celsius des Poissons qui, égal à lui même, parti froidement, battant en retraite de peur de blesser par mégarde. Il allait soigner ses plaies seuls, l'Akuma ne s'en inquiéta pas : comme lui, il saurait se débrouiller avec ses connaissances. Mais quelque chose contrariait l'animal. Il refoula cette idée pour se concentrer sur Hector qui approchait d'un pas lent, guettant sa réaction.

~° Pas de leçons vieil homme, pas aujourd'hui. J'ai d'autres chats à fouetter. - son museau se tourna vers le Saint et l'Ase – Jeune homme, c'est toi qu'on a envoyé au Royaume d'Asgard avec le Scorpion, non ? Tu pourrais m'expliquer ce qu'il se passe ? Pourquoi es-tu ici Lieuse d'Esprits ? Qu'est-ce qui t'amènes si loin de chez toi ? Pourquoi regarder ainsi le Verseau ? Que se trame t-il ?

Sa voix éclata dans leur esprit respectif, à l'instar d'un coup de tonnerre. Sans douceur aucune. La bête n'avait que faire des convenances et était fatiguée, usée par les derniers événements au Mexique. Les Chevaliers noirs, les Marinas … L'épée de Dohko … s'en était trop pour lui. Un grondement roula dans sa gorge, preuve évidente de sa mauvaise humeur. Et personne pour le soigner lui. C'était sans compter la présence de la petite Lya qui, il devait bien l'admettre, l'apaisait étrangement.

~° Comment te nommes t-on, petite ? - s'enquit le Démon en s'allongeant sur le flanc, non sans frissonner et retrousser ses babines dans un rictus douloureux. - Je vous écoute, après tout je suis le Conseiller du Grand Pope Shion, c'est à moi qu'il incombe de gérer les relations entre royaumes. Allez droit au but, je ne suis pas là pour faire de la diplomatie pure et dure, avec les politesses et tout ce qui suit.




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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Ven 28 Mar - 9:37



Le Sang et le Loup
Feat. Les Saints

La nappe sanguinolente qui se déverse du Verseau d'or atteint mes pieds. Doucement. Je baisse les yeux et la toise d'un air perplexe. Finalement le sang c'est plutôt beau. La couleur est jolie, tout du moins.
La première goutte d'hémoglobine frôle mes orteils nus. Contact.
Des centaines. Non. Des milliers. Je n'en ai jamais vu autant rassemblés en un même endroit. Ils pleurent. Ils vocifèrent. Ils hurlent leur rage. Ils fulminent de peine. Les esprits. Oui. Ils sont partout.

Mon attention est complètement détournée de l'action présente pour ne se focaliser que sur eux. Où suis-je. Comment est-il possible qu'autant d'esprits se trouvent dans cet endroit. Jamais vu ça. Improbable. Il y a eu trop de morts en ces lieux. C'est merveilleux et en même temps terrible. Ils pleurent. Leurs pleurs s'amplifient. Ils sont des milliers. Oui des milliers.

"Chut...


Murmure. Il faut qu'ils se taisent. Je n'entends plus rien. Du moins plus rien d'autres qu'eux. Un jeune homme à la chevelure clair se propulse jusqu'à nous alors qu'un épais mur de glace empêche le loup blanc de nous rejoindre. Ma nuque craque doucement alors que mon visage s'incline de côté. Il maîtrise la glace. Ah. Il est d'Asgard ? Je ne le connais pas. Mais je ne connais pour ainsi dire personne. Normal.

Une femme l'a suivi dans son entreprise. Elle hurle, elle aussi. Mais je ne l'entends pas, elle non plus. Elle est en colère contre moi. Sentiment. Je ne suis pas sûre. Elle semble m'apostropher. Je ne comprends pas ce qu'elle dit. Ils pleurent trop fort. Oui. Vraiment trop fort.

"Taisez-vous...


Le calme revient pour eux. Pas pour moi. Les blessés s'en vont. Le Verseau se lève, aidé par la femme au teint hâlé. Là je vois. A défaut d'entendre. Pas de cicatrice. Hm... Etrange. Certitude. Oui, certitude. Mon Kappa a une cicatrice. Pas celui là. L'armure était différente aussi. Bizarre. Qu'est-ce encore que ceci. Il s'en va. Je n'aurai pas mes réponses. Tant pis. J'attendrai. Je ne suis pas pressée. Je veux savoir.

Un homme approche. L'enfant est toujours là. Le blond est à mes côtés. Le loup. Non pas un loup. Ni humain, ni animal, pas même esprit. Qu'est-ce que tu es. Il me rappelle un peu la sensation dans la tête du Chef. Un démon ? Hm... Les Saints sont décidément bien étranges. Enfin. Pour le peu que j'en sais. Oui.
Le loup parle. Je n'entends rien.

"TAISEZ-VOUS


Je crie. Je ne crie jamais. Je ne me souviens plus la dernière fois que j'ai crié. Impossible. Il faut qu'ils se taisent. Ma tête va éclater et se répandre dans le sang épais qui bute contre mes pieds. Si ça arrive Sören sera fâché. Le Chef aussi. Evitons alors.
La plupart des esprits se tait immédiatement. Contrôle. Heureusement que ce sont de faibles esprits. Sinon... Enfin peu importe. Soupir. J'entends la voix du loup. Eh bien... il était temps.

Un délicat sourire se dessine sur mes traits lunaires. Liseuse d'esprits. J'aime bien. C'est la première fois que l'on me nomme ainsi. C'est joli. Oui. Je le garde.
Ma nuque craque de nouveau légèrement alors que mon visage s'incline presque sèchement dans la direction opposée. Dévisager. Le blond en armure est toisé d'un regard assez indéfinissable. Il était à Asgard. Je ne l'ai pas vu. Du haut du volcan, je ne risquais pas. Quoi que.. Qu'en sais-je... Peu importe.

"Beaucoup de questions


Je m'approche du loup d'un pas léger. Ploc ploc ploc, fait le sang qui éclabousse les dalles de marbre en suivant mes pas. Le Verseau a beaucoup saigné. Peut être va-t-il mourir. Qu'importe. Je poserai mes questions à son âme. Çà sera peut être plus simple finalement.
Je passe près du jeune homme blond. Je m'arrête une brève seconde en le dévisageant longuement. Il est de glace. Que fait-il ici. Il fait trop chaud. Oui bien trop chaud. Je n'aime pas être loin d'Asgard.
Attention reportée. Je fixe le loup. La petite fille. L'homme de haute stature. Trop d'esprits. Trop de monde. Trop de questions. Je soupire. Lassitude.

Il me demande mon nom. Je n'ai répondu à aucune de ses questions. On dirait Eren. Ronchon et en colère. Comme Eren. Je souris. Oui, comme Eren. Alors... comme Eren... un pentacle violine se dessine doucement sous mes pieds, absorbant le sang du Verseau. Peu à peu ses couleurs évolues de pourpre à blanc, de blanc à une transparence presque immaculée. L'espace se déchire en une faille sombre. Je sens qu'Eignana n'est pas d'accord. Pour la première fois. Mais elle ne m'empêche de rien. Hm...
L'éclair survient, il frappe le loup. Pas de douleur. Juste du soulagement. Je ne veux pas parler avec lui en colère. Alors je fais comme avec Eren. Calmons la colère.
Mon visage s'incline vers la petite fille. Je relève doucement les pans de ma tunique pâle et je m'assois en tailleur face au trio. Le sang tache le tissu. Zut...

"Je suis Liv. Toi. Qu'es-tu.


Je dodeline de la tête doucement. Shion. Qui est Shion. Grand-Pope ? Hm... Je ne sais pas de quoi il parle. Nous verrons bien.
Eignana brille soudainement alors qu'elle pare mon corps sans que je ne lui ai demandé quoi que ce soit. Comme toujours elle fait ce qu'elle veut. Doucement. L'armure me recouvre. Eingana arbore son titre de protectrice. Hm... Qu'y a-t-il ?

~Je ne peux avoir confiance en toi, Akuma. Laisses la comprendre ce qu'elle est venue chercher et nous partirons


Mes sourcils se haussent. C'est la première fois que la voix d'Eingana se manifeste publiquement, aussi limpide que si j'avais moi même pris la parole. Etrange. Akuma ? Jamais entendu ce nom. Mais la Rune ancestrale ne rit pas. Non pas du tout. Son austérité me met un peu mal à l'aise. Jamais ressenti ça.



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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 30 Mar - 13:36

Alors que les blessés commençaient à être évacué, que Ahina prenait avec elle Kappa et l'emmenait hors d'ici, hors de portée de cette femme venue d'on ne sait où, et qui avait une tendance plutôt malvenue de dévisager le Chevalier du Verseau. J'ignorais quelles pouvaient être ses intentions à l'égard de mon Maître, mais il serait inutile de souligner qu'elle ne l'approcherait pas tant que je n'aurais pas découvert qui elle était et ce qu'elle voulait de lui.

Mais le bruit de la glace se brisant le ramenait à la réalité. Le loup avait fait exploser sa barrière de glace. Je me retournais alors bien vite, me préparant au combat. Mais, contre toute attente, l'animal ne semblait plus aussi colérique qu'avant. Lya se tenait toujours à son cou. J'aurais aimé m'approcher pour la prendre avec moi et le mettre en sécurité, mais j'avais la nette sensation que cela ne ferait que la mettre en danger. La bête pourrait probablement perdre ce calme apparent.

- Jeune homme, c'est toi qu'on a envoyé au Royaume d'Asgard avec le Scorpion, non ? Tu pourrais m'expliquer ce qu'il se passe ? Pourquoi es-tu ici Lieuse d'Esprits ? Qu'est-ce qui t'amènes si loin de chez toi ? Pourquoi regarder ainsi le Verseau ? Que se trame t-il ?

Comment diable pouvait-il savoir tout cela? Et sincèrement, je me voyais mal expliqué à un démon, sorti d'on ne sait où, ce qui s'était passé à Asgard.

- Je vous écoute, après tout je suis le Conseiller du Grand Pope Shion, c'est à moi qu'il incombe de gérer les relations entre royaumes. Allez droit au but, je ne suis pas là pour faire de la diplomatie pure et dure, avec les politesses et tout ce qui suit.

Je m'en apercevais maintenant. Ce loup, ou ce qu'il était n'était autre que le Chevalier de la Vierge! Mais que diable s'était-il passé exactement? Comment le Saint protecteur de la sixième Demeure du Sanctuaire s'était-il transformé en un monstre aussi effroyable? Frappé par la stupeur, je ne me senti pas capable de répondre sur le moment. Ce qui permit à la jeune femme de s'approcher de l'Akuma et de ... Lya! Elle lui dit son nom, tentant de se montrer aimable. Je décide alors d'intervenir, lorsqu'elle fait briller son Cosmos et le projette sur Mashia. Une voix apparaît alors, mais ces mots de sont pas prononcés par la jeune femme. Une armure la recouvre alors et ce Cosmos, la source de cette énergie, ne pouvait me tromper. Je ne la connaissais que trop bien. Me postant derrière elle, le regard ferme méfiant, je décidais de lui parler et mes paroles n'allaient certainement pas lui plaire!

- Tu es une guerrière d'Asgard n'est-ce pas? Cette armure, ce Cosmos!

Elle se retournait, pouvant croiser mon regard à lui glacer le sang. D'habitude si doux avec tout le monde et n'oubliant jamais les bonnes manières, j’adoptais une attitude complètement opposée. Nous avions été jeté d'Asgard comme des déchets et elle se permettait de fouler le sol du Sanctuaire?

- Je ne sais pas ce que tu viens faire ici Liv! Mais je te conseille de partir au plus vite, tu n'es pas la bienvenue!

Je tournais mon regard vers le loup, afin de lui révéler, comme il l'avait demandé, ce qui s'était passé en Asgard.

- J'ai en effet accompagné Ahina à Asgard Chevalier de la Vierge. Mais nous avons été reçu de manière hostile. On nous a bien fait comprendre que notre présence dérangeait plus que tout autre chose. De plus, le nouveau régent d'Asgard, qui ne s'est même pas daigné à nous révéler son nom, nous a menacé pour que nous partions, me laissant au passage un message peu convenable envers notre Grand Pope. Je suis parti pour éviter tout combat et ainsi créer un incident diplomatique de grande envergure.

Je commençais à marcher, tournant autour de l'Asine et m'arrêtant devant elle, l'empêchant d'approcher Lya davantage. Le regard qu'elle avait posé sur Kappa ne m'inspirait aucune confiance. Le Chevalier de la Vierge l'avait également remarqué. La dévisageant, je prenais tout de même le soin de me présenter. Il était hors de question que je m'abaisse au niveau de bas étage des Guerriers Divins d'aujourd'hui!

- Mon nom est Kyros, Chevalier du Cygne. Je ne peux parler au nom du Grand Pope, ni au nom de son représentant, mais je peux te garantir d'une chose. Tu n'approcheras pas le Chevalier du Verseau tant que je serais vivant! Ton chef nous a bien fait comprendre qu'elle était son choix quant à une possible alliance, aussi, ne penses pas que tu puisses venir fouler le sol du Sanctuaire à ton bon vouloir. Vous tous avez perdu ce droit!

J'ignorais ce que le Chevalier de la Vierge déciderait, même si sous cette forme, je me demandais si j'aurais à obéir à ses ordres. Mais de toute évidence, si cette femme tentait de passer outre l'entrée du Sanctuaire, elle me trouverait sur son chemin. Et si jamais elle obtenait l'autorisation d'aller plus loin, il était évident, pour moi en tout cas, que je ne la quitterai plus d'une semelle!
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 30 Mar - 17:16





Hiro Mokushi




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Proposition



~° Je suis un Démon, petite, mais tu n'as rien à craindre de moi, du moins, pour le moment. - son attention se porta vers le disciple de Kappa qui paraissait étonné. - oui, je suis Hiro, en quelque sorte, Chevalier de la Vierge.

Puis la créature écouta attentivement les dires de cette dénommée Liv, ou tout du moins, de l'esprit à l'intérieur d'elle. Intrigué, l'Akuma darda plus longuement son regard acéré sur la demoiselle. Ces babines se retroussèrent en une sorte de sourire ironique, un rien malsain sur ce monstre gigantesque tout couvert de sang. Cette personne était décidément bien étrange : elle l'avait soigné d'une drôle de façon.

~° Tu sais ouvrir les portes entre les deux Mondes, impressionnant gamine. Mais prends garde, c'est une malédiction plutôt qu'un don, j'en sais quelque chose. - le timbre de cette voix de stentor se faisait plus doux, comme si, à travers lui, s'adressait une autre personne. - Ta gardienne semble être quelqu'un de sage, mais apprends à ne pas toujours l'écouter, à suivre ton propre cœur. Le cosmos a aussi ses pans sombres. Mais qu'importe esprit, je n'ai pas confiance en toi non plus.

Au moins les choses étaient claires entre eux. L'Asyne demeura assise et le monstre blanc et rouge en fit de même, prenant soin de garder auprès de lui, la petite Lya dont la présence le réconfortait. Celle-ci d'ailleurs, observait le cours des choses sans mot dire, les yeux tout agrandis par la surprise. Hector, lui, restait parfaitement immobile, comme une statue, ce qui lui valut une petite pique de la part du démon japonais.

~° Détends toi l'ancêtre, on dirait que tu as un balais dans le … - le vieil homme paraissait subitement outré et le coupa net d'un simple froncement de sourcil. - Oh oui, pardon, pas devant les enfants. Kyros, je t'écoute.

Un préambule des plus limpides : le Saint ne voyait pas la présence de la jeune fille d'un très bon œil et lui signifiait qu'elle n'était clairement pas la bienvenue ! Un substitut de rire s'échappa de la gueule de l'animal. Lui s'amusait beaucoup en tout cas, bien plus désormais qu'il allait un peu mieux. Il tremblait de moins en moins. La suite du discours du Cygne mit fin à son amusement. Le loup comprenait parfaitement le sentiment du jeune homme, mais son comportement allait trop loin.

~° C'est à moi d'en décider Kyros du Cygne si elle est la bienvenue ou non. Je comprends tes paroles, ta colère, la foi que tu portes en ton maître. Mais n'oublie pas que les mots d'un seul homme ne sont parfois pas représentatifs d'un sentiment général. Bien qu'en l'état … visiblement le Régent ne soit pas très enclin à … bref, c'est un con et il restera dans ses confins à se geler le cul dans la neige. Il se rendra très vite compte de son erreur. Mais cette demoiselle n'est pas là pour ça. Elle veut des réponses, et je vais lui en donner. - une pause, sa tête massive se tournant vers le Saint de Bronze – Diplomatiquement, je dois toujours rester neutre. J'irais donc moi-même dans les terres d'Asgard … Et, en échange de ce que tu désires, demoiselle, moi j'ai quelque chose à te demander en retour : me permettre de rentrer avec toi.

Il se mit sur ses quatre pattes avec lenteur pour approcher l'habitante d'Asgard.

~° Qu'en dis-tu ? J'organise une entrevue avec le Verseau, chez moi, dans ce petit village que tu vois en contrebas et en échange, tu m'autorises à te raccompagner. C'est plutôt équitable, non ?




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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 30 Mar - 23:43



Le pacte
Feat. Les Saints

Je sens la méfiance de la Rune ancestrale parcourir mon épiderme. Des frissons de mécontentement enserrent mon corps alors que je tremble très légèrement, comme si j'avais froid. Or j'ai rarement froid et ce n'est pas ici que je risque d'attraper un rhume. Enfin passons.
Ma nuque craque sinistrement lorsque je la penche vers l'arrière en fixant le Saint qui me surplombe. Son regard est dur. Un humain en colère. Allons bon.

"Pas vraiment non... Enfin pour toi si sans doute. Techniquement oui, je présume. Mais en fait non. Enfin je viens d'Asgard oui.


Il devra se suffire de cette réponse. Je suis d'Asgard, non. Je viens d'Asgard, oui. Je porte la marque des guerriers d'Odin, c'est vrai. Pourtant je n'en suis pas une. Enfin pas vraiment. Ne rentrons pas dans des explications à n'en plus finir. Perte de temps. Inutile. Inintéressant.
La nuque toujours braquée en arrière, je le fixe en dodelinant de la tête. Son regard ne me tire pas la moindre expression si ce n'est un soubresaut d'étonnement. Il est fâché contre moi. Nous ne le connaissons pourtant pas. Ah... les humains.

Attention reportée sur le loup qui définit sa nature. Je hoche doucement la tête en signe d'assentiment. Très bien. C'est un démon, donc. Démon, esprit, l'un dans l'autre il semble que mon destin soit tout tracé, ici ou là bas. Mes paupières se froissent imperceptiblement alors que son avertissement résonne dans mon âme. Il ne vient pas de lui. Du moins pas entièrement. C'est son hôte qui parle. Ah lala... ces humains qui pactisent. Quelle idée saugrenue.

"J'ai l'habitude


Réponse unique pour deux questions. Les dangers je les connais. C'est ainsi. C'est comme ça. Je n'ai jamais eu le choix et cela ne me dérange pas outre mesure. C'est comme ça. Oui. Voilà tout. Faisons avec ça comme avec le reste. Faisons avec les esprits comme avec les humains. Arrangeons-nous des démons aussi. Tant que nous y sommes.
Eingana ne répond rien. Elle est méfiante.

Histoire de balais. Je ne comprends rien. Cela n'a aucune importance. Car cela ne semble pas être important. Pourquoi parler de balais... les démons sont décidément tout aussi étranges que les humains. Hm...
Ahina. Je ne sais pas qui s'est. Là aussi, peu importe. Information. J'apprends que le blond revient de mon pays. Enfin du pays où je réside. Hm... Ah. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Toujours assise en tailleur à même le sol, je fixe le Saint qui tourne autour de moi. Est-ce une coutume locale ? Non. Il ne m'aime pas. Après ce que je viens d'entendre, je comprends. Il agit en humain, ne le blâmons pas pour ça.

"Tu as rencontré le chef


Simple confirmation. Aucun étonnement dans le son de ma voix, juste une constatation. Eren. Eren ronchon. Il n'est pas forcément tombé sur un mauvais jour. Le Chef est ainsi. Ronchon.
Je dévisage celui qui se nomme Kyros d'un regard pénétrant. Pas d'agressivité. Pas d'amabilité. Un regard neutre. Plat. Encore ce Grand-Pope.

"Le Chef fait ce qu'il veut. C'est le Chef. Je ne suis pas ici pour ça. Tu ne m'aimes pas. J'ai bien compris.


Constatation qui s'achève en un profond soupir. Quelle perte de temps. Rancoeurs, amertume, colère. L'humain est parfois pénible.
Doucement je me lève. Prête à partir ? Non. Je partirai quand je saurai pourquoi. Agitant les pans de ma tunique comme si ce geste allait permettre au sang de s'en détacher, ma voix clair résonne une nouvelle fois après que le démon loup eut livré le fond de sa pensée.
Un pas. Un deuxième. Je suis presque nez à nez avec le Cygne. Il ne va pas aimer. Qu'importe. Le dos de mes mains se posent sur mes reins alors que j'incline la tête de côté tout en le fixant.

"Tu es fâché parce que le Chef a été désagréable. Humaine réaction. Normal. Pas de souci. Cependant... Le Verseau a corrompu mon Chef. Le Verseau a blessé mon frère jusqu'à l'inconscience. Le Verseau a fait fuir les âmes par sa présence noire. Le Verseau nous a fait saigner. Oui. Beaucoup saigner.
Alors... si j'avais ton attitude, Kyros du Cygne. Tu serais déjà mort pour ce que celui que tu protèges a fait subir aux miens.


Je le toise d'un regard plat, contrastant presque violemment avec mes mots. Soupir. Un de plus. Menace ? Non. Constatation, là encore, juste une constatation.

"Si tu n'es pas idiot, compares ma situation à la tienne. Compares ta réaction à la mienne. Vois comme ton attitude à mon égard est disproportionnée et la mienne amoindrie. Tu es humain. Je ne t'en veux pas. Attention. Attention à celui que tu prendras pour cible la prochaine fois. Tout le monde n'est pas comme nous.


Démon. Opportunité. Proposition. Je lève les yeux vers celui qui me surplombe de plusieurs têtes. Grand. Très grand. Joli poil. Le sang lui va bien. Le soin a aidé à déronchonner le démon. Bien.

"Tu as de la chance. Tu es beau pour un démon. J'en ai connu des plus vilains. Oui... très moches même.


Chance oui. Celui d'Eren est loin d'être ainsi. A cette pensée un frisson parcourt mon échine sans que je n'en comprenne vraiment la raison*. Je ne dois pas trop tarder. On ne sait jamais.
L'attention retrouvée se focalise sur les mots du loup qui se tient face à moi. Plutôt au-dessus. Enfin...

"C'est d'accord. Liv se perdra moins à tes côtés. Enfin... je suppose


Sourire pour toute ponctuation. Il serait quand même mieux qu'il arbore une autre forme. Ou alors de poche. Oui, un démon de poche. J'aimerais bien. Enfin, il fera ce qu'il veut.

*Liv ne sait pas ce qu'est la peur, quand elle en ressent les effets elle ne comprend pas ce qui lui arrive réellement.

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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Mer 2 Avr - 0:22

Mes mots avaient été durs? Probablement! Justifiés? Sans aucun doute!

Malgré les dires du Chevalier de la Vierge, enfin s'il s'agissait réellement du Saint protecteur de la Sixième Demeure Zodiaquale, j'allais trop loin, je ne pouvais pas empêcher l'Asyne de venir au Sanctuaire et de monter les marches si ainsi elle le désirait. Mais quel beau ramassis de conneries! Je me surprenais à ressembler de plus en plus à Ahina. Vraisemblablement elle avait une certaine influence sur moi.

Mais quoiqu'il en soit, je ne pouvais pas accepter de bonté de coeur de la laisser passer, et encore moins de rencontrer Kappa, surtout après l'avoir accusé de corrompre son chef? Je laissais ma colère exploser. Comment osait-elle l'accuser de la sorte après tout ce que son "chef" nous avait dit?

- Tu te fous de moi? Kappa aurait corrompu ton Chef? C'est quoi ces excuses vaseuses? Chercherais-tu à justifier son attitude lamentable? Rien ne pourra le faire, il a été très clair! Il n'a même pas daigné nous écouter Ahina et moi, me menaçant même si je ne quittais pas les lieux sur le champ! Il m'a bien fait comprendre que je n'étais "plus" le bienvenu à Asgard!

Je m'approchais de Liv, nos visages n'étaient séparés que par quelques centimètres. Elle ne désarmait pas non plus. Il était évident que nous n'étions pas fait pour devenir amis, mais à quoi d'autres pouvais-je m'attendre? On m'avait coupé le point sous mes pieds, interdit de rejoindre un lieu qui m'était cher. Personne ne peut accepter cela sans se révolter.

- Tu ne me connais pas et tu penses que tu peux me juger ou comprendre ce que je ressens? Que sais-tu de moi? Rien! Absolument rien! Tu ne connais rien de mon passé, que ce soit ici ou à Asgard! Crois-tu que je puisse être capable de me montrer courtois envers toi alors que les tiens m'ont rejeter ainsi sans même me donner la moindre explication!

Sans me retourner, j'adressais des dernières paroles au Chevalier de la Vierge.

- Il est hors de question que je la laisse rencontrer Kappa! Punissez-moi si vous le juger nécessaire, mais j'en fais une question d'honneur. Je ne peux accepter pacifiquement ces accusations après la manière dont on nous a traité. Comprenez bien que je suis la premier à souffrir de cette "rupture" comme vous devez vous en douter. Je ne fais pas ça par vengeance, mais parce que c'est ce qui doit être fait! Si Asgard veut que couper court nos relations, alors c'est ce que je ferai!

C'était pour moi la plus "simple" des solutions. Faire ce que Asgard voulait, tout en continuant à servir la Déesse Athéna. J'étais le premier, et sans doute le seul qui souffrirai de cette rupture, mais j'étais prêt à assumer ce choix quoiqu'il arrive!
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Sam 5 Avr - 12:46





Hiro Mokushi




Les Chroniques d'une fleur de Hasu


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Le Démon-loup adopta une position plus confortable pour lui, observant à loisir les deux êtres devant lui qui se chamaillaient comme des enfants. La situation n'était plus acceptable, cependant, trop fatigué pour se remettre en colère, l'animal bailla allègrement à s'en décrocher la mâchoire. Pour lui tout avait été dit. Il irait en Asgard avec Liv et respecterait sa parole, quoiqu'il arrive. Ce Kyros tout zélé qu'il était ne l'en empêcherait pas de toute façon. Et, il avait fait exprès de choisir un terrain neutre pour cette potentielle rencontre.

Bien que la colère de Kyros était légitime, il ne pouvait décemment pas le laisser exploser ainsi devant une inconnue. Cela pourrait avoir des retombées plus néfastes encore. Les jugeant d'un œil sévère, le monstre écarlate émit un léger grondement afin d'attirer leur attention à tous les deux.

~° Arrêtez de vous bouffer le nez, ça ne rime à rien, la demoiselle te dis qu'elle n'est pas là pour des raisons diplomatiques, elle s'en fiche, elle cherche juste à avoir des réponses. Je lui ai donné ma parole, elle sera tenue. Et puis … - la bête musculeuse se releva avec lenteur, les surplombant de sa haute taille. - Je veux moi-même avoir des réponses en me rendant en Asgard. Éclaircir ces mystères, il y a quelque chose qui ne colle pas. Et en tant que Conseiller du Pope, c'est à moi qu'il incombe de mener les missions de protocoles plus avant. J'irai seul, et sous une forme plus discrète petite Liv oui.

Les babines retroussées en un rictus, le Seigneur Loup continuait de les toiser un à un avant de s'avancer et de les séparer en se mettant entre eux. ~° Ma décision est irréfutable jeune homme, puis, je l'emmène chez moi à Rodorio, pas en haut de ces marches vas-tu m'en empêcher ? Vas-tu m'empêcher d'aller chercher là, maintenant, ton maître et lui exposer les faits ? Je suis conscient de son état, il n'est pas plus enviable que le mien et pourtant, je ne peux pas me reposer, je dois courir vers le destin qui est le mien. Kappa décidera, mais je suis sûr d'une chose : il fera son devoir. Tu le connais mieux que moi Kyros, n'agis pas ainsi, c'est égoïste, ne met pas ça sur le compte de l'état de santé du Verseau, c'est une histoire qui te touche personnellement : tu aimes Asgard, je le sens, alors pourquoi vouloir compromettre, par simple fierté, ce qui pourrait être sauvé ? Un lien entre nos deux royaumes. Je ne veux pas des rancœurs. Je ne cherche que la vérité. Si tu m'en empêche, nous en payeront tous les conséquences un jour ou l'autre.

Son museau tout ensanglanté s'approcha de la tête du jeune homme. Un léger cosmos s'éleva de lui, vindicatif. ~° Et si en effet Asgard ne désir plus de notre aide, au moins nous aurons fait table rase et nous n'aurons pas laissé des questions en suspend. Accusations il y a en effet Kyros, mais voudrais-tu qu'elles se transforment en déclarations de guerre parce que nous aurons laissé l es choses ainsi ? Non, ce n'est pas acceptable, ce n'est pas acceptable.

Il toisa Liv qu'il gratifia d'un de ces sourires. ~° Hector, le géant là bas va t'accompagner jusque chez moi. Attends moi, je n'en ai pas pour longtemps, à l'aube, nous partirons. Kyros … fais comme bon te semble, mais moi j'ai pris ma décision.

Il s'enfonça alors dans l'ombre du Temple du Bélier, précédé par Lya. Hector, peu enclin à parler invita d'un geste de la main, l'Asgardienne à le suivre.

=> Temple du Bélier : Une entrevue nécessaire




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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   Dim 20 Avr - 13:11

Le Chevalier de la Vierge ne me facilitait en rien la tâche. C'était une attitude normale après tout, vouloir éviter un incident diplomatique. Mais cet incident était déjà survenu, il n'y avait donc pas de quoi se retenir ou d'agir avec des pincettes. Le Chevalier d'Or agissait de la sorte car ce n'était pas lui qui avait été confronté aux paroles du Régent d'Asgard.

Ma colère était justifiée! Du moins, c'était ainsi que je le pensais. Et on ne me ferait pas changer d'avis. Que la demoiselle, comme le disais si bien le loup, n'avait rien à voir avec tout cela, m'importait peu. Je n'allais certainement pas la laisser se promener à sa guise dans le Sanctuaire, alors que ce droit m'avait été retiré à Asgard, sans aucune raison valable. De plus, je ne pouvais concevoir de la laisser rencontrer le Chevalier d'Or du Verseau pour l'accuser de je ne sais quel méfait, alors qu'il était dans un état lamentable, incapable de se défendre.

- Pensez ce que vous voulez Chevalier de la Vierge! Mais vous ne me ferez pas changer d'avis! Elle ne rencontrera pas le Chevalier du Verseau tant qu'il ne sera pas rétabli. S'il désire la rencontrer plus tard, je ne m'opposerai pas à sa décision, mais pour l'instant, je ne laisserai personne le déranger pendant son rétablissement.

Je risquais gros en allant à l'encontre d'un Chevalier d'Or. Mais ça ne serait pas la première fois, et qui sait si ça ne serait pas la dernière! Quoiqu'il en soit, ma décision était prise. Liv ne passerait pas l'entrée du Sanctuaire tant que j'aurais les moyen de l'en empêcher. Comprenant que c'était sans issue, le loup invita l'Asine à la suivre à Rodorio afin de prendre connaissance de ce qu'elle voulait au Chevalier du Verseau.

"Sage décision!" - pensais-je.

Le Chevalier de la Vierge partait alors pour le Temple du Bélier, non sans avant me laisser quelques paroles, tentant d'appeler à mon bon sens. Mais comment pouvais-je faire autrement? Après avoir été "expulsé" sans raisons par les Asgardiens, puis l'une d'entre eux, accuser mon Maître de je ne sais quel crime, comment pourrais-je accepter de ne pas m'emporter, d'accepter la moindre explication de leur part. La déclaration de Guerre avait déjà été faite lorsque le Régent d'Asgard m'avait clairement montré ses intentions de m'attaquer si je refusais de partir! Et je n'avais pas émis la moindre accusation comme venait de le faire Liv!

- Vous êtes libre de perdre votre temps Chevalier de la Vierge! Mais je vous garantis que c'est une très mauvaise idée. On m'a bien fait comprendre que notre présence était indésirable, mais si vous devez le voir pour le croire, alors soit!

Que pouvais-je faire de plus? Absolument rien! Je me tournais néanmoins une dernière fois vers Liv, avant qu'elle n'accompagne Hector à Rodorio.

- Je te l'avais promis, tu ne passeras pas plus loin. J'espère que vous n'aurez pas à regretter amèrement votre attitude envers nous. Car malgré tout Asgard sera toujours une partie de moi. C'est tout juste lamentable qu'on doive en arriver là...

Je lui tournais le dos et partait. Je n'avais plus rien à faire ici. Et maintenant? Qu'allais-je faire?
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire   

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[Avril 1755] Garde des chevaliers d'or : Passage obligatoire

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