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 [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !

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Kappa


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MessageSujet: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Ven 13 Déc - 1:40


Arrow Sanctuaire

Lac Texcoco, moins d’une semaine plus tard.

Suite à un voyage sans encombre, nous parvînmes finalement à notre objectif : Mexico, bâtie sur les restes de l’antique Tenochtitlan. Le soleil était haut dans le ciel lorsque nous arrivâmes en vue de notre objectif, et la température, était relativement élevée. Cette ville nichée sur une île au cœur du lac Texcoco offrait aux voyageurs tels que nous un spectacle qui cloua notre petit groupe sur place tandis que nous observions les lieux depuis un chemin posté sur des hauteurs. C’était une ville immense, et qui possédait un charme hypnotisant. Tous quatre enveloppés dans des capes, dont la mienne était marron, afin de demeurer discrets, nous restâmes ainsi quelques secondes à observer les lieux, alignés côte à côte. Levant la main, mes yeux tombèrent sur le lierre qui entourait mon doigt. Du présent de Celsius était née une magnifique fleur de givre qui s’était épanouie presqu’instantanément au contact de mon cosmos. Capuchon relevé, visage dissimulé, les autres ne virent pas le sourire qui se dessinait sur mes lèvres à cet instant. Ce cadeau s’avèrerait certainement très utile pour la suite.

Finalement, je pris la décision de pousser le groupe à poursuivre la route :
- Allons y ! lâchai-je en dévalant doucement la route qui menait à Mexico.
Nous pénétrâmes dans une ville des plus animées aux rues pleines d’étals possédés par des marchands vantant les mérites de leurs produits. Des enfants couraient un peu partout, et de nombreuses charrettes allaient et venaient. De toute évidence, les lieux semblaient assez prospères. Nous étions loin de la tranquillité de Rodorio. Pourtant, quelque part dans ce tortueux labyrinthe de ruelles et d’habitations, se trouvait un temple à la solde de nos Némésis. Il nous fallait à tout prix mettre la main dessus, et pour fouiller la ville avec rapidité et efficacité, une seule solution me vint à l’esprit. Je poursuivis silencieusement ma route jusqu’à une place où nous pûmes discuter dans un coin en évitant les oreilles indiscrètes.

M’écartant de la foule pour me diriger vers un mur, je m’adossai en attendant que les autres ne me rejoignent, puis sans attendre, je pris la parole.
- Bon, voilà comment je vois les choses : la ville est grande. Nous sommes ici sur la place centrale. Je propose que chacun d’entre nous prenne un quartier et interroge les habitants sur le temple que nous cherchons.
Je fis une pause tout en observant mes compagnons sous ma capuche, puis :
- Gardez bien à l’esprit que nous sommes en territoire ennemi ici. La moindre personne, le moindre enfant, pourrait être un espion à la solde des chevaliers noirs. Ils ont très certainement des yeux et des oreilles un peu partout en ville. Alors restez prudents, faites profil bas, et faites usage des graines de Celsius au moindre problème.
Une nouvelle pause, tout en fixant mes frères d’armes, et :
- Des questions… ?


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Celsius


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Ven 13 Déc - 17:01

:: Tequila et Sombrero :.

Celsius n'était jamais venu au Mexique. Eut été en d'autres circonstances, il aurait préféré que ce ne soit jamais le cas. Originaire des pays froids du nord de l'Europe, et même si la Grèce l'y avait passablement habitué, il n'était pas fait pour supporter les fortes chaleurs et en éprouvait déjà les effets néfastes. S'il pouvait parfaitement s'en accommoder – quand l'on est capable de soulever des montagnes au sens propre, il serait navrant d'être terrassé par une légère hausse de température – il n'était pas sûr que ce soit le cas de ses roses. Non qu'il ait peur qu'elles ne puissent pousser, rien – rien de naturel, du moins - ne pouvant entraver l'action du cosmos et encore moins celui d'un Chevalier d'Or, mais devoir les faire pousser dans ces conditions allait lui demander un certain temps d'adaptation.

Mais si c'était le prix à payer pour débusquer ces  parias qui avaient fait tant de mal à Athéna et à ses Chevaliers, il s'en acquittait volontiers. À peine arrivé et sous couvert des plis de sa cape pour ne pas affoler les habitants, il avait donc commencé à en fabriquer une, tentant de trouver la nuance adéquate pour qu'elles conservent toutes leurs propriétés. Au moment de l'affrontement – car il viendrait inéluctablement, aucun d'eux n'était venu avec l'intention de repartir les mains vides – il lui faudrait être prêt. Elles ne devaient pas lui faire défaut au moment où il en aurait le plus besoin. Un fardeau, il l'avait déjà été bien trop souvent par le passé. Il n'était pas question de le redevenir à présent qu'il avait toutes les cartes en main pour l'empêcher.

Le tissu noir dans lequel il était drapé ne rendait sa chevelure que plus voyante même si seules quelques mèches dépassaient de son couvre-chef, mais qu'y pouvait-il ? Il était vrai qu'hormis Jara, leurs teintes capillaires n'étaient pas les plus discrètes qui soient. Que la sienne ne puisse revenir à celle qu'elle possédait à l'origine n'aurait rien changé à cet égard, si ce n'est d'éviter d'empiéter sur les plate-bandes de sa consœur de la Vierge. Manipuler ses roses avait aussi le bienfait de calmer sa légère agitation - ainsi que la sensibilité à fleur de peau qui en découlait. Ce n'était pas qu'il soit nerveux... C'était surtout que le danger pouvait venir de partout, à tout moment.
Je n'aime pas cet endroit. lâcha-t-il, plus tendu qu'il ne l'aurait voulu.
Le Saint des Poissons ne parlant que très peu et jamais pour ne rien dire, on pouvait légitimement en déduire que son propos n'était pas innocent. Et pour cause. Ils avaient eu droit à un bel échantillon lors de l'invasion du Sanctuaire et leur avaient alors infligé des pertes énormes, mais rien ne garantissait que ce soit révélateur de la totalité de leurs effectifs. Pour peu que ce ne soit que la partie visible de l'iceberg, ils venaient de faire leur premier pas dans la gueule du loup et devraient rester vigilants s'ils ne voulaient pas qu'elle se referme sur eux. En parallèle, c'était leur propre étau qu'ils devaient resserrer, et ce jusqu'à coincer les responsables de toute cette pagaille, de toutes ces vies gâchées. Chacun de ses comparses avait accepté de bonne grâce le cadeau qu'il leur avait fait, et pouvait sentir les pulsations cardiaques de chacun le rassurait.

Un seul Chevalier d'Or était déjà considéré comme une légende vivante. Or, ils étaient quatre. Quatre à avoir repoussé les limites de leurs cosmos et à avoir maîtrisé son essence, l'essence du Septième Sens. Quatre à se tenir au sommet du monde, à un degré de puissance auquel aucun être humain ne pouvait un jour espérer accéder. Toutes les chances étaient de leur côté. Mais ceux à qui ils étaient sur le point d'être confrontés n'étaient pas en reste... Celsius n'était pas vraiment partisan de cette théorie selon laquelle les défenseurs de l'espoir et de la justice l'emportent toujours. Son esprit cartésien le lui interdisait. Il était trop pragmatique pour cela. Pourtant... C'était probablement à cela qu'il devrait s'en remettre cette fois pour faire toute la différence.

Un rien sceptique à cette idée, il désintégra la fleur qu'il avait créée, écoutant avec attention le discours de Kappa. Si cette idée était sans doute la plus judicieuse sur le papier, en considérant son manque de dispositions aux relations humaines, il doutait fort que cela donne quoi que ce soit de son côté. Mais, qui sait ? On glanait parfois plus d'information à laisser traîner une oreille sans se faire remarquer qu'en posant les bonnes questions. Cette perspective ne fut pas sans lui rappeler le temps qu'il passait dans l'une ou l'autre taverne il y a quelques années afin de se rappeler pourquoi il se raccrochait à la vie, pourquoi il se battait. Les choses avaient-elles tant changé depuis ? Encore maintenant, il aurait été fort en peine de le dire. Gardant pour lui cette réflexion, il releva la tête.
Aucune.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Sam 14 Déc - 10:39




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Hasu



Mexico



 
La ville de Mexico avait connu maints changements depuis quelques années. Le lac Texcoco asséché par leur soin, les espagnols arrivés en conquérants, avaient réhabilité la ville selon leurs vœux. Mais dans une volonté tout de même de bien séparer les castes. Mashia lors du voyage, n'avait pas dit un mot, curieusement retirée dans ses pensées : jusqu'au moment où un rayon de soleil lui avait fait relever la tête pour voir leur destination se dessiner devant eux. Ses connaissances sur la région lui permettaient aisément de comprendre l'agencement de la ville, son fonctionnement ancien et récent. Ce qu'il y avait de notable, c'était que le centre historique avait conservé des trésors d'architectures. Une aubaine ! Tout concentrée, la demoiselle se drapa de sa cape simple et blanche, n’omettant pas de relever le capuchon sur sa tête. Les informations sur la ville s'enchaînaient à une vitesse folle dans sa tête, et, prise au dépourvue par la voix de Kappa puis de Celsius, sursauta légèrement. Farfouillant dans ses sacoches, la Sainte de la Vierge en ressorti une grande carte qui paraissait assez vieille avant de la présenter à ses amis et de leur expliquer en détails, ce qu'elle savait de la ville, et ce qu'il serait bon de faire. Le « Templo Mayor » étant selon elle une bonne piste, elle leur suggéra qu'il serait bon de se retrouver ici, au crépuscule, après avoir mener à bien de leur côté, leurs investigations.

La jeune Vierge n'avait pas de questions et, interrogeant du regards ses compagnons de voyage pour savoir si eux en avaient, elle leur intima la prudence avant de ranger soigneusement sa carte au milieu de ses livres. Que découvrirait-elle dans ces dédales ? Les rues paraissaient innombrables. Les recherches risquaient de prendre un peu de temps.

Un coup d’œil à son poignet pour s'assurer que le présent des Poissons était toujours là – notant au passage que de minuscules roses s'étaient épanouies – et la voici prête à partir. Aki était une ombre derrière elle, invisible mais prête à fondre sur tout ennemi potentiel. Ainsi, les deux prirent la direction d'un quartier, le plus pauvre selon les souvenirs de la jeune Mokushi. Il y avait quelque chose dans l'air qui la dérangeait. Non pas la chaleur qui pourtant était déjà pratiquement insupportable, mais autre chose, une sorte de spectre. Rajustant le tissu soyeux sur sa tête, et la voici prête à affronter les dangers qui se présenteraient à elle. Les maisons étaient étranges et captivantes à la fois. Très vite, elle fut emportée par ce flot continu de personne et qui ne lui prêtait aucunes attentions.

Ses connaissances seraient-elles bénéfiques pour elle ? Après tout, c'était sa toute première mission. La toute première fois qu'elle sortait du cocon du Sanctuaire d'Athéna depuis... ce qui lui était arrivé. Non sans une appréhension grandissante, la jeune femme continua son petit manège pour finalement se fondre tout à fait dans le décor.







Dernière édition par Mashia le Jeu 19 Déc - 14:07, édité 3 fois
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Jara


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Sam 14 Déc - 15:40



    → Chambre du Pope

Elle était là. La nouvelle Mexico siégeait entourée de la sombre jungle du Mexique. Jara ne s’était jamais aventuré dans ce continent. Cependant, le climat tropical lui était coutumier. Le Capricorne était né dans la chaleur et l’humidité indienne. Il semblait d’ailleurs être bien le seul à avoir connu cette atmosphère. Cependant, les trois peaux diaphanes de ses compagnons auraient dû le mettre sur la route. En effet, la teinte basanée du Chevalier passait presque inaperçu au milieu des habitants de la Nouvelle-Espagne. Quand enfin ils entrèrent dans la ville, Jara abaissa tout de même le capuchon de son habit fauve au cas où.

L’ambiance des lieux était tout simplement mystique. Le Capricorne avait presque l’impression d’y voir une copie du Sanctuaire aménagé par les civils. Des ruines éparses résidaient à présent des tavernes, des habitations et autres bâtiments contemporains. Les paroles fusaient de tous les côtés et on entendait même des pas armés se rapprocher. Sûrement une troupe espagnole. L’entrée des quatre gens avait été remarquée. Intelligemment, Kappa se dirigea à l’abri des regards, dans une ruelle d’où suintait une forte odeur d’urine. Pas de doute, ils étaient de retour à la civilisation. Dans leur mésaventure, Jara en profita pour scruter les lieux et remarqua à l’horizon une grande forme qui trônait au centre de Mexico. Alors qu’il s’apprêtait à garder en mémoire la route permettant d’accéder à ce lieu, Mashia eu la merveilleuse idée de sortir de sa cape une ancienne carte de Tenochtitlan.

Le Templo Mayor…

Il devait sûrement s’agir de la bâtisse aperçu quelques minutes plus tôt. La Vierge ne faisait donc que confirmer la pensée discrète du  Roi d’Avalon en indiquant que les recherches se finiraient sûrement en ce lieu. Le Chef de Mission suggéra aussitôt qu’il serait donc préférable de se séparer afin d’interroger la population. Se séparer était une bonne idée, interroger les entres l’était moins aux yeux du Dixième Gardien. Il avait peur de ne faire qu’attirer l’attention sur eux en posant à tout va des questions pour le moins étrange. Et s’ils tombaient sur un espion ? Il pourrait très bien organiser une embuscade. L’accumulation d’une certaine pression commençait à peser dans la tête du jeune homme. Cependant, il sut garder son sang-froid et très vite repris sont air sérieux tout en essuyant de son avant bras les quelques gouttes qui vinrent perler sur son front. Il en profita donc pour observer de plus près le motif végétal de sa main. Il y avait quatre bourgeons. Chacun d’eux devait correspondre à un membre du groupe. Et il était vrai qu’en se concentrant suffisamment sur l’un des boutons de fleur, il lui était possible d’entendre des battements cardiaques. C’était assez impressionnant, il félicita intérieurement le chevalier des Poissons. Ce dernier était tout aussi peu loquace que Jara mais il semblait bien moins à l’aise en ces lieux qu’il ne l’était.

Je vais me diriger à l’Est de la ville de mon côté. J’ai cru y apercevoir un amas de ruines avant que nous n’entrions en territoire ennemi. Ça a l’air d’être un endroit propice à toute forme de complot. S’il ne s’y passe rien, je vous rejoindrai au crépuscule.

Alors qu’il se tourna dans un frottement de tissu pour rejoindre son quartier d’étude, il tourna finalement la tête sans même regarder ses coéquipiers.

Bonne chance.

Les mauvaises habitudes persistaient, rien de plus normal. Malgré l’accueil de Mashia dans cette « famille », il fallait un temps d’adaptation à son benjamin.

Plutôt que de recueillir des témoignages, l’Héritier d’Excalibur préférerait chercher des indices sur ces lieux de jadis.
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Kappa


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Dim 15 Déc - 20:25



Organisés, rapides, et efficaces. Je mettais un point d’honneur à pousser le groupe dans cette dynamique. Le temps nous manquait. Après l’attaque contre le Sanctuaire, les chevaliers noirs avaient dévoilé leur existence et se savaient vulnérables à une possible contre attaque si d’aventure nous étions fructueux dans nos recherches. Il était possible qu’ils aient quitté depuis un moment la cité, que nous arrivions trop tard, ou qu’ils soient sur le point de se volatiliser avant de réapparaitre plus tard pour frapper à nouveau, tels les serpents sournois et vicieux qu’ils étaient. Quoi qu’il en soit, cette dynamique d’organisation rapide et efficace semblait toucher l’ensemble du groupe et j’étais ravi de le constater intérieurement.

La carte fournie par Mashia me permit de repérer que le quartier sud donnait accès aux canaux pauvres de la ville, menant au port marchand et aux pires tavernes à ivrognes de la ville. Probablement l’endroit le plus risqué à fouiller. Je choisis cet endroit pour commencer mes recherches. En quelques secondes, chacun s’empara d’un quartier et nous nous séparâmes sur une entente qui présageait de bons résultats pour la suite.
- Entendu, conclus-je alors que tout le monde avait fait son choix. J’irai donc au sud fouiller du côté des canaux et des quais. Rendez vous au crépuscule, ici même, si vous ne trouvez rien.
Notre petit groupe se sépara et fut englouti dans la masse des habitants de la ville en quelques secondes.

Toujours encapuchonné des pieds à la tête, je descendis l’une des rues principales durants quelques minutes, et lorsque je vis que la densité de population se faisait plus rare, je sus que je me rapprochais des quais. Je poursuivis ma route avant de déboucher sur une avenue dont les pavés étaient dans un sale état : fissurées, parfois arrachées, les dalles de la route n’étaient pas entretenues comme le reste de la cité. Quant aux bâtiments alentours, composés essentiellement d’entrepôts et de tavernes toutes plus douteuses les unes que les autres, elles semblaient noires et crasseuses. Mexico avait beau avoir un certain pouvoir hypnotisant, elle possédait comme toutes les villes ses bas fonds, et je me trouvais actuellement en plein dedans.

Traînant de parts et d’autre de la route, des gangs de gamins et des hommes aux allures des plus douteuses toisaient les passants d’un regard mauvais. Remontant l’avenue, je choisis l’une des pires tavernes, et y entrai d’une démarche franche, adoptant des manières convenant au lieu. Les lieux étaient bruyants, et des tas de gens discutaient autour d’un verre. Des gens peu recommandables bien entendu, exactement ce que je recherchais. Je me rendis jusqu’au bar, où se trouvait un aubergiste qui nettoyait des verres dont la propreté demeurait à prouver. Attrapant un tabouret d’un geste brutal, je m’assis en face de lui avant de commander :
- Donnes moi un verre. Quelque chose de fort… ajoutai-je subitement.
L’alcool nettoierait au moins un peu le verre crade qu’il me tendit.
- Vous n’êtes pas du coin, n’est ce pas ? me dit il d’un ton bourru.
Bien que toujours dissimulé sous ma cape, mon regard le transperça durant quelques instants, et je le sentis devenir mal à l’aise avant que je ne lui rétorque.
- Si je suis venu ici, ce n’est pas pour être questionné. Vas nettoyer tes verres et laisses moi seul, murmurai-je d’un ton froid.
Sans se faire prier, celui-ci s’éloigna en ronchonnant sous mon œil attentif.

Le simple fait de me trouver dans cette taverne aux odeurs désagréables m’agaçait au plus haut point. Il ne me restait plus qu’à laisser traîner l’oreille quelques heures, en espérant tomber sur une information utile…


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Celsius


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Lun 16 Déc - 8:28

:: Tequila et Sombrero :.

C'est à peine si Celsius jeta un coup d'oeil à la carte dépliée par Mashia. L'attention était plus que louable, mais s'il l'aurait volontiers félicitée pour sa présence d'esprit, il préférait se fier à son instinct pour ce qui était de récolter des informations. Pour avoir passé l'essentiel de son enfance dans les bas-quartiers d'Ystad, le Saint des Poissons savait avec certitude que ce qu'ils cherchaient, ce n'était pas par des moyens conventionnels qu'ils l'auraient. C'est dans l'ombre qu'ils trouveraient la lumière. Et il savait exactement comment s'y prendre pour que l'obscurité lui murmure tous ses secrets au creux de l'oreille. Il mémorisa tout de même quoique de façon approximative l'emplacement de ce que Mashia avait choisi pour être leur lieu de rendez-vous et fit mine d'acquiescer faiblement en signe d'approbation.

Il était de toute façon préférable de ne pas faire durer leur échange plus longtemps : fut-ce en toute légitimité compte tenu de son handicap, les gesticulations auxquelles se livrait la Saint de la Vierge n'aiderait pas à la discrétion. Néanmoins, cela ne regardait qu'eux, en définitive, puisque Celsius avait justement pour sa part l'intention d'être vu. Même s'il n'y avait personne aux alentours, de nombreux replis de la ville pouvaient aisément abriter un oeil ou une oreille indiscrète – le propre des rats n'est-il pas de se terrer dans les moindres recoins ? Une fois que ce fut réglé, Celsius fut le second à partir, à l'opposé de Kappa. Le district nord serait donc à sa charge. Dès qu'il se fut suffisamment éloigné pour être sûr que nul ne puisse se douter un seul instant qu'il n'était pas venu seul, il tomba la capuche.

Son opulente chevelure vermeille cascada sur ses épaules dès qu'elle fut libérée du carcan des étoffes qui la retenaient prisonnière. Si elle était habituellement d'une teinte un rien plus terne et plus sombre, elle luisait sous ce soleil de plomb d'un éclat rouge vif. Même en passant outre l'anomalie que la couleur elle-même représentait, il aurait fallu être aveugle pour ne pas la voir de loin pour peu que l'on se trouve à cinquante mètres à la ronde. Ses traits angéliques étaient eux aussi à nouveau visible après tout ce temps passé à l'ombre, et sous une telle luminosité sa peau n'en paraissait que plus pâle, luisant d'un éclat de nacre. Quant à ses yeux, l'on aurait volontiers cru qu'ils avaient été remplacés par deux saphirs raffinés.

Il n'était pas dans ses habitudes de mettre ainsi sa beauté en évidence pour la bonne et simple raison qu'il n'en avait cure et ne voyait pas l'intérêt de se vanter – pas plus qu'elle n'en avait à ses yeux, tout court. Mais c'était pour la bonne cause ; pour le bien d'Athéna. Aussi pouvait-il bien faire une légère entorse à ses propres règles si cela pouvait leur permettre de mener leur mission à bien plus facilement. Déambulant dans l'avenue où il était entré de plein pied après avoir erré quelques minutes dans les ruelles avoisinantes, il ne broncha pas, même lorsqu'il se rendit compte qu'il était la cible de tous les regards. Si la plupart se contenter de lui jeter un oeil curieux, voire craintif, il attisait chez d'autres une vif curiosité – cela se voyait.

Ainsi finit-il, au bout de ce qu'il estima être un quart d'heure de marche, par bifurquer le plus naturellement du monde dans une ruelle adjacente. Et il attendit. Jouer l'appât – et surtout de cette manière – n'avait pour lui rien de spontané, mais il s'y pliait de bon gré, ne sachant que trop bien que ses chances d'obtenir des résultats s'en trouveraient nettement augmentées. Et ils ne se firent guère attendre : à peine une minute s'était écoulée qu'une silhouette noire comme la nuit se découpait déjà dans la clarté émanant de la ruelle dégagée. Même si pauvrement vêtue, pour présenter une apparence aussi élégante et raffinée, il faut nécessairement avoir de quoi l'entretenir – et donc les poches pleines.

C'était hélas un raisonnement qui n'était que trop courant à sa vue et surtout dans les milieux défavorisés, mais c'était bien la première fois que cela jouait en sa faveur. Car sans ça, jamais ce marchand de babiole au visage taillé à la serpe et couturé de cicatrices ne se serait lancé à sa poursuite dans l'intention de le, ou plutôt « la » détrousser. S'il avait craint dans un premier temps de faire une erreur, la lueur argentée du poignard que l'on vient de sortir au grand jour le rassura sur le bien fondé de ses cette action. Il n'eut pas le temps de faire un mètre que déjà la « touriste » faisait volte-face dans un bruissement de tissu.
Je te conseille de ne pas bouger.
Ne comprenant pas le sens de cette mise en garde, il s'apprêta à frapper avant de se rendre compte que sa main était soudain entravée. L'instant d'après, il étouffait un cri de douleur ; son poignet venait d'être transpercé de part en part. L'arme tomba au sol dans un bruit étouffé – le sable que l'on trouvait un peu partout ici ayant au moins ce bénéfice. S'il avait d'abord cru à un coup de couteau, la « victime » - encore que ce fut très relatif – put s'apercevoir que le trou qui avait perforé sa chair n'était pas plus épais qu'une aiguille. Un clou tels ceux qui valurent au Christ ses stigmates ? Osant enfin relever les yeux vers sa plaie, il eut la surprise d'y trouver plantée... Une rose noire ?! Rose noire qui, malgré tous ses efforts pour se débattre, refusait de le libérer du mur auquel il avait été épinglé.

Sur ces entrefaites, Celsius fit glisser le haut de son vêtement, juste assez pour exposer son buste – et avec lui son absence de poitrine. Une fois partiellement tombée, la cape de voyage offrait une vue parfaite sur ses larges épaules. Qu'il voie au moins pour quoi il s'était mis en si fâcheuse posture. Les doigts toujours serrés autour de la tige qui venait d'être plantée, le Chevalier des Fleurs considéra silencieusement son « prisonnier » pendant qu'il souffrait le martyr – il ne fait pas bon se faire dévorer la chair par une rose piranha. Son plan avait été parfaitement réalisé et maintenant qu'il le tenait, il n'était pas près de le lâcher. À en croire son visage, les affaires louches, ça le connaissait, mais le Roi des Ronces n'allait de toute façon pas tarder à le vérifier.
J'ai quelques questions à te poser...
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Lun 16 Déc - 15:08




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Hasu



Comme dans les légendes



 
La jeune femme finit par libérer sa chevelure. Mais, celle-ci au lieu d'être d'un rouge aussi vif qu'une rose écarlate, était aussi noire que la nuit. L'avantage d'être guidée par un père qui fut un puissant samouraï, était que ce dernier, non content de réapprendre à sa fille la maîtrise du cosmos, lui avait aussi apprit les talents qu'avaient développé sa mère. Ainsi, Mashia de la Vierge était devenue un maître dans l'art de l'illusion. Ses traits étaient donc restés les mêmes mais au moins, attirerait-elle moins l'attention sur elle. Ayant une idée bien précise en tête, la demoiselle, accompagnée d'Aki, s'enfonça plus avant dans les quartiers les plus pauvres de la ville de Mexico. Bientôt, où qu'elle porte son regard turquoise, ce n'était que pour voir le malheur et la détresse. Bien que celle-ci n'était pas trop montrée au grand jour, maquillée par quelques artifices subtils, il était évident qu'elles existaient. La maigreur des enfants en témoignait, leurs mines fatigués aussi. Là où se trouvait Mashia Mokushi, il n'y avait que femmes et enfants occupés à mener leur petite vie sans soucis apparents. Pourtant, il suffisait d'être un peu plus attentifs aux détails pour se rendre compte de la supercherie. La maladie régnait aux alentours comme un spectre malin, souvent accompagné par la Mort. Deux grandes amies qui œuvraient le plus souvent ensemble. Mashia, si elle était venue ici, c'était pour se rendre compte d'une chose : qu'une autre présence plus néfaste encore que ces deux fléaux existait. La présence des chevaliers noirs devait avoir eut un impact sur la population, comme celle des espagnols dont ils avaient certainement tirés profit. D'une manière ou d'une autre, la jeune femme comptait bien connaître le fin mot de cette histoire.

Les rues se vidaient de plus en plus et, étrangement, personne ne lui témoignait la moindre attention. Sauf les enfants qui accrochaient leurs regards sur elle. Des petits yeux tout écarquillés, bien intrigués. Très vite, quelques enfants osèrent s'approcher de sa personne, lui témoigner quelques égards, des petits mots ou même, lui proposer de jouer avec eux. Les mères n'étaient pas bien loin, à regarder ce petit manège qu'elles voyaient d'un très mauvais œil. Chose que Mashia comprenait très bien. Une petite fille coiffée avec deux petites couettes de chaque côté de sa tête attira son attention. Apparemment blessée au genoux suite à une mauvaise chute, celle-ci était à terre en pleurs. Forçant le pas, elle fut très vite à sa hauteur et commença dès lors à fouiller dans sa sacoche pour en ressortir un petit pot d'onguent.

Sans dire quoique ce soit, la Sainte s'agenouilla devant elle pour lui présenter l'objet qui embaumait d'une drôle d'odeur. La petite curieuse, approcha son nez qu'elle fronça aussitôt. « Beurk, ça pue ! » fit-elle avant de rire. La jeune femme attira son attention en mimant quelques gestes. L'enfant semblait perplexe, mais étrangement sereine en sa présence. « Tu es une magicienne ? »

Pour toute réponse, Mashia hocha de la tête avant d'appliquer avec une douceur infinie, le mélange d'herbes médicinales. La petite ne tressaillit même pas, au contraire, elle ressentait déjà les bienfaits de cette étrange préparation. Mashia avait fait mine de ne pas s'en rendre compte, mais des femmes s'étaient approchées d'elles, certaines étirant leur cou d'une manière comique pour voir ce que l'inconnue faisait.

« Maman, maman regarde ! Je n'ai plus mal ! C'est une ensorceleuse comme dans les légendes ! »

Les mots de la petite firent naître des murmures au sein du groupe de plus en plus conséquent. Une vieille se détacha du cortège pour inviter la demoiselle à la suivre. Elles furent très vite suivies par les autres qui formèrent une ligne uniforme. À leur passage, quelques femmes se signèrent ou touchèrent l'épaule de Mashia. Elles entrèrent dans une petite maison austère où elle fut invitée à prendre place sur des coussins à l'aspect miteux. Loin de s'en formaliser, elle prit place non sans remarquer une forme allongée sur une paillasse. Quelque chose instinctivement, lui souffla que quelque chose n'allait pas. Une présence néfaste planait. Les yeux de la matriarche suivirent le regard de la belle et elle eut un soupir las.

« J'ai su tout de suite en vous voyant que vous n'étiez pas comme les autres. Enfin, je sais que vous êtes une étrangère mais je ne parlais pas de ça, ni même de votre capacité à guérir. J'ai moi-même quelques dons. Je m'appelle Killa, qui signifie « Lune », vous, vous êtes aussi affiliée à l'astre du soir, comme c'est curieux... - elle étudia la Vierge avec intérêt – Et vous mon enfant, comment vous nommez-vous ? »

Après quelques instants d'hésitation, la jeune femme opta pour dialoguer avec elle par voie de la pensée. Le processus ne parut pas l'effrayer, bien au contraire et, quand Mashia lui confia son nom, un immense sourire illumina son visage marqué de rides profondes.

« Mashia, je suis désolée de vous demander cela mais j'ai besoin de votre aide. Je vois votre présence comme un miracle, un coup du Destin, les Dieux sont avec nous, j'en suis sûre ! Il faut m'aider, c'est ma fille... »

La grand-mère lui présenta alors son enfant qui combattait la fièvre avec une force incroyable. La femme ne devait pas avoir plus de trente-cinq ans mais en paraissait beaucoup plus tant elle était mal en point. Cette image fit échos à sa propre condition qu'elle avait combattu il y a six mois de cela. Mais pour cela elle avait eut besoin d'aide, de beaucoup d'attentions. Une petite douleur naquit dans son cœur en même temps que sa blessure à son flanc se raviva avec plus de virulence qu'à l'accoutumée. Étrange. N'en faisant rien, la japonaise approcha ses mains de la malade pour l’ausculter en ne faisant que la frôler. Ses doigts finalement se posèrent sur ce front brûlant et, tout en remuant légèrement les lèvres, la vieille put voir que son enfant s'agitait de moins en moins dans ses draps. Mieux, son visage paraissait de plus en plus apaisé. Émerveillée la vieille sauta littéralement au cou d'une Mashia surprise par cet élan. Un sourire naquit, bienveillant.

On la guida dehors là où elle pourrait reprendre son souffle, prendre un peu l'air. Cette énergie, si noire, elle avait déjà vu cela auparavant, comme une marque indélébile... Que se passait-il donc ici bas ? Perdue dans ses pensées, elle laissa les petites filles lui tresser une très longue natte dans son dos... le tout rythmé par des éclats de rires joyeux. Sa présence semblait ranimer leur feu, l'espoir, mais pour combien de temps encore ? Elle regarda la plante de Celsius à son poignet qui s'était encore épanouit. De belles et minuscules petites roses libéraient un parfum délicat qui chatouilla ses narines. Elle ne ressentait rien d'anormal chez ses compagnons d'armes, qu'eux, devaient ressentir chez elle, un léger changement, très léger...  





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Jara


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Lun 16 Déc - 21:14

Un ballet de froissement. Vêtu de son manteau, le jeune Saint traversait les rues avec peu d’aisance. En effet, la foule débordante ne laissait que peu de place aux passages. Pourtant, la priorité de Jara était de ne pas se faire remarquer. Pour cela, son agilité lui permettait de ne presque pas effleurer la moindre personne. Quelques rues plus loin, il avait vu quelques bagarres s’opérer de par de simples épaules qui se cognèrent. Enfin, il regarda à derrière lui avant de rabaisser d’autant plus son capuchon et s’engouffra dans une ruelle ne laissait aucune place aux ardents rayons. De plusieurs sauts bien placés, il escalada les deux murs qui l’encadraient avant de s’accrocher en quelques secondes au chéneau d’un des toits. Ce temps là, sa cape fauve laissa place à son gant d’or. Hélas pour lui, les reflets solaires sur son bras éblouirent quelques passants justes en dessous. Tournant immédiatement la tête vers eux, le Capricorne s’aperçut que certains d’entre eux étaient à la recherche de la source de cette lueur vive. Heureusement, lorsque ceux-ci se tournèrent vers le haut de la demeure, Jara n’y était déjà plus. Caché sur le toit, il attendait que la plupart retourne à leur route pendant qu’il était accroupi.

Haletant quelques secondes, il se releva bien vite et posant en pied en majesté sur la faite de la toiture, il eut enfin une vue d’ensemble sur Mexico. Plus le Souverain avançait dans la ville, plus le charme qu’elle lui augurait disparaissait. La corruption apportée par les Chevaliers Noirs semblait de plus en plus visible. Les eaux croupies et les bas fonds n’étaient pas sans lui rappeler sa vie seule à Calcutta. Cette très longue année à errer sans but, alors âgé de huit ans, sept ans ? Il n’était même plus sûr. Il était traité de monstre et battu à chacune de ses entrées dans les échoppes. Mashia avait beau dire ce qu’elle voulait mais cette famille, sa « vraie » famille avait porté un masque durant toute son enfance avant de le retirer et tenter de détruire l’existence de leur fils ainé. D’ailleurs, Jara en profita pour passer un regard aux trois autres points cardinaux, là où les autres Chevaliers d’Or se trouvaient. Après presque vingt minutes de recherches, tout semblait toujours calme. Il se tourna donc dans la direction qu’il s’était assigné. Cette zone semblait réellement détachée des autres, la nature semblait gouverner tant elle était à la lisière de la jungle environnante. L’Héritier d’Excalibur décida cependant de continuer sa route de toit en toit plutôt que de retourner sur le pavé boueux.

Presque arrivé, il retourna sur la terre ferme en ré exécutant un saut vers du sol. Celui-ci laissait d’ailleurs place à la boue. À partir de cette large frontière, les pavés n’avaient plus leur place. Il s’agissait après tout du seul patrimoine culturel de cette ville, bâtie sur le sang de la glorieuse cité de jadis. Jara s’immisça rapidement dans ces ruines et commença ainsi son enquête.

La plupart des infrastructures ne tenaient encore debout que grâce à l’extrême résistance des lianes qui les entouraient. Toutefois, le Capricorne tenta tout de même d’en déchiffrer quelques symboles. Il s’agissait de toute évidence d’un lieu de culte. De nombreuses représentations mythiques y référaient telles que celles d’immenses bêtes ou de personnages bariolés de plumes. Les restes d’un temple étaient visibles mais les escaliers y menant étaient en si mauvaise état que le Chevalier d’Or repensa plusieurs fois à un autre moyen d’accès.

Soudain, lors de sa réflexion, une ombre traversa son champ de vision avec une vitesse presque surnaturelle. De part la grande forme de celle-ci, Jara aurait juré qu’il ne s’agissait pas d’un animal sauvage.

Montre-toi, ça vaudra toujours mieux que de me laisser te chercher.

En effet, à la première esquisse de cette silhouette, l’Epéiste dégaina son bras armuré de la façon la plus droite possible, presque en position de garde. Ne faisant pas de signe de vie, le basané tenta de suivre sa trace à travers les restes d’une civilisation à son apogée.

Qu’est-ce que…

Alors qu’il effrita malencontreusement un des murs environnant, le Roi d’Avalon s’attarda sur une trace contondante -de toute évidence récente à cet endroit. Et effet, deux tracés frais étaient visibles au sol, comme représentatif de deux objets traînés. En suivant cette piste, l’Elu découvrit un escalier sous-terrain bien caché entre quatre murets presque intact. À son entrée se tenait une grande forme encapuchonnée comme lui. Celle-ci portait un long manteau noir de jais déchiré de part en part et aux taches terreuses en son bout.

Toi, tu ne bouges plus.

Faisant fi de l’avertissement qui lui avait été donné par le bras de la justice, il descendit les marches très rapidement.

Attends ! C’est pas vrai…

Quand Jara s’engouffra dans ce tunnel sombre, deux torches à l’entrée prirent anormalement feu comme pour signaler la présence d’un intrus…
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Mer 18 Déc - 0:57

Citation :


Indice # 1 : Kappa apprends que le mal viendrait de l'ombre du soleil, d'un endroit que l'on nomme "El Templo de la Négacion de la Vida"

Indice # 2 : Celsius apprends que des types habillés en noir viennent parfois en ville inoculé d'étranges soins aux habitants de la ville.... son prisonnier n'est qu'un intermédiaire, il a jamais vu le visage de son pourvoyeur mais il paye en monnaie romaine (De Rome)

Indice # 3 : Mashia apprends que c est "El Caballero de la Muerte" qui est la cause de tout ceci, il apparaitrait souvent quand le grand masque de Lapis Lazuli brille dans l'ancienne pyramide des Empereurs de l'ancienne capitale

Indice # 4  : Jara entre dans la grotte et voit une vieille femme aveugle en train de jouer avec des fumerolles volcaniques, elle tends alors la main et une explosion expulse le chevalier de la grotte... la grotte s'effondre mais au moment ou il reouvre les yeux, il voit un chevalier noir se teleporter sans demander son reste, il a fait une grimace de mécontentement !

Dernier point : la chaleur augmente encore, il doit faire désormais dans les 40⁰ degré a l'ombre au bas mot!

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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Mer 18 Déc - 21:30



Les minutes défilèrent, toutes plus pénibles les unes que les autres. Des minutes qui me parurent une éternité, à écouter des personnes plus proches de l’animal que de l’homme raconter des inepties toutes plus idiotes les unes que les autres. Et cette température qui grimpait, qui grimpait, sans jamais sembler vouloir se stabiliser. La sueur commença à perler sur mon visage, toujours dissimulé, et ma respiration se fit légèrement haletante. De toute évidence, le climat serait mon ennemi pendant les prochaines heures. Vivement le crépuscule…

Enfin, au bout d’un long moment, un groupe au fond de la taverne attira mon attention. Je n’étais pas sûr de devoir prêter foi à ce qu’ils disaient compte tenu du fait qu’ils empestaient l’alcool à une distance telle que je n’aurais pas osé allumer une torche dans la pièce. Mais plusieurs détails revenaient régulièrement : un mal qui rongerait la cité, qui viendrait de l’ombre du soleil, et plus précisément d’un endroit que l’on nommerait « El Templo de la Negacion de la Vida ». C’était un début, et un indice. Le seul que j’avais…
Restait à présent à creuser la question. Posant de quoi payer la boisson infecte que j’avais avalée, je quittai rapidement la taverne en quête d’un gosse qui traînerait dans la zone pour l’interroger sur ce fameux temple. Malheureusement, il me faudrait retourner dans le centre, car les bas fonds étaient trop dangereux pour que des gosses y traînent.

Je repris donc la route du centre lorsque soudain je sentis un malaise émanant de Mashia. Il était diffus, et ce n’était rien d’alarmant, mais quelque chose n’allait pas. Choisissant de lui faire confiance, je poursuivis ma route. Le soleil semblait frapper la cité de toute sa puissance, et bientôt, je commençai à marcher à l’ombre, évitant les zones trop dégagées. La sueur perlait de plus en plus et j’avais du mal à respirer sous cette chaleur étouffante. Il aurait été pratique de déployer mon cosmos afin de me rafraîchir. Malheureusement, c’était totalement exclu, compte tenu de la situation. Bifurquant dans une rue qui était mieux tenu que le bourbier d’où je venais, je repérai enfin un enfant qui faisait la manche, adossé contre un mur. Satisfait de ma trouvaille, je me dirigeai vers lui, et m’arrêtai juste en face de lui. Surpris et légèrement effrayé, le garçon leva les yeux vers cet homme encapuchonné des pieds à la tête qui lui faisait face. Il tenta de se défiler, mais je l’attrapai doucement par le bras.

C’est alors que je sentis le rythme cardiaque de Jara s’emballer subitement. Hésitant une seconde, je relâchai mon étreinte sur le gosse qui commença à fuir avant de se retourner brièvement vers moi d’un air curieux. Je lui dis alors :
- Excuses moi, c’était une méprise. Je t’ai pris pour quelqu’un d’autre.
Trop content d’échapper à ce qu’il croyait être un sale quart d’heure, l’enfant me sourit avant de hocher la tête et de s’enfuir en courant.
- Fait chier… murmurai-je en me dirigeant vers le centre de la ville.
Je tenais enfin un enfant, mais il fallait avant tout penser à la sécurité du groupe. Sans hésiter, et après avoir constaté que la rue était déserte, je créai trois flocons qui se mirent à voleter autour de moi tandis que j’indiquai le message qu’ils transporteraient : « Regroupement immédiat au point de rendez vous »

Aussitôt les trois flocons s’envolèrent, et je me mis en route pour le centre ville. Une nouvelle fois, mon regard se posa sur le soleil : la chaleur grimpait toujours alors que celui-ci déclinait. Quelque chose clochait sérieusement dans cette cité, et peut être que le crépuscule ne serait pas si utile que cela, en fin de compte…



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Celsius


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Jeu 19 Déc - 1:33

:: Tequila et Sombrero :.

Hey ! Attends ! Attends ! Libère-moi !
La rose se désagrégera dans une heure. J'en profiterais pour réfléchir si j'étais toi.
Celsius tourna le dos à sa malheureuse victime avant de sortir de la ruelle où il l'abandonnait. Il avait eu ce qu'il voulait. Pour autant, et malgré son aimable coopération, il n'avait pas jugé bon de libérer le brigand, ne fut-ce que pour le punir des mauvaises intentions qu'il avait du nourrir à son égard – sans quoi il ne l'aurait pas suivi. Puisse cet épisode lui servir de leçon et le dissuader de jamais recommencer. En général, l'apparente fragilité du Chevalier d'Or des Poissons avait cela de bon qu'elle le faisait passer pour plus faible qu'elle ne l'était, si bien que l'ego de sales types tels que lui en prenaient un sacré coup. Cette humiliation suffisait souvent à ce qu'ils se remettent en question – un peu comme ces hommes incapables de s'en relever, blessés dans leur virilité, après s'être faits battre par une fille.

C'était pour ce genre de choses que Celsius ne regrettait pas le moins du monde son allure androgyne. Enfin presque, se dit-il au souvenir – douloureux – de la soirée où il avait rencontré Ahina pour la toute première fois. Que pouvait-elle être en train de faire en ce moment ? L'idée lui était venue de le demander à Kappa, mais non seulement il n'était pas sûr que celui-ci en sache plus que lui et lui parler d'elle risquerait de le distraire même rien qu'un peu de leur objectif. Bien qu'il ait toute confiance en le professionnalisme du Verseau, au vu de la réaction que le Scorpion avait eue à la simple mention de son nom il y a de cela quelques années, le Roi des Ronces préférait ne pas s'y risquer. Chassant cette distraction de ses pensées, Celsius entreprit de faire le point sur le peu qu'il avait appris. Façon de parler, puisque cela confirmait au moins qu'ils étaient sur la bonne piste, mais le reste le laissait dans le flou.

Peut-être pourrait-il en savoir un peu plus en mettant ses informations en commun avec celles que les autres avaient recueillies de leur côté – son interrogatoire lui ayant pris plus de temps qu'il ne l'aurait imaginé en raison des supplications de son informateur. De crainte de proférer un blasphème, Celsius s'était gardé de lui faire remarquer que le Christ avait subi le même sort sans se plaindre. Et ce n'était pourtant pas faute d'avoir été transpercé de bien plus de clous, et c'était omettre la couronne d'épines qu'on lui avait vissé sur la tête en supplément. Pensée qui n'avait pas manqué de donner à Celsius quelques idées, qu'il était fort heureusement parvenu à refouler. Il n'avait pas de temps à perdre en excentricités, mais sans cela il ne s'en serait pas privé... Remontant sa capuche en prenant soin de ne laisser paraître aucune mèche écarlate, Celsius reprit la route en sens inverse. Tout du moins s'apprêtait-il à le faire quand une pulsation émana de la bague dont il s'était lui-même paré.

Même si c'était une première pour lui aussi, étant sa création, l'empoisonneur n'eut aucun mal à savoir que ce n'était rien de grave cette fois. Le doute fut cependant permis quand le phénomène vint à se répéter à moins d'une minute d'intervalle, cette fois venant de Jara. Quoi qu'il soit arrivé à celui-ci, c'avait été suffisant pour le faire paniquer, et le Gold Saint se raidit à cette idée. Mais par chance, l'accalmie qu'il ressentit de sa part dans les minutes qui suivirent le rassurèrent sur le sort réservé à son compagnon du Capricorne. Même s'il s'était fait fort de tancer celui-ci en le voyant apporter une arme au Krusos Sunagein, il n'avait rien contre lui et aurait été fort affecté s'il lui était arrivé quoi que ce soit, étant le plus jeune de leur confrérie. Peut-être était-ce parce que cela avait aussi été son cas il y a quelques années, mais Celsius s'imaginait d'autant moins laisser malheur lui arriver.

Même si Mashia restait sa première préoccupation en la matière – non sans qu'il se demande ce que Mary en penserait si elle le savait... - il était donc tout aussi inquiet à son sujet, et le savoir en parfaite santé – quoi qui ait pu lui arriver –  n'avait pas été sans le rassurer. Habitués au surnaturel comme ils l'étaient, il en fallait beaucoup pour ébranler un Chevalier d'Or à ce point, si novice soit-il, et le gardien de la douzième maison était curieux de connaître le récit caché derrière tout cela. Tranquillisé, Celsius en était encore à soupirer quand un flocon dont il ne pouvait que deviner l'origine vint lui tourner autour. Connaissant son fonctionnement, Celsius avança la main pour qu'il puisse s'y déposer. La voix de Kappa retentit alors dans son esprit – depuis le temps, il n'y était plus habitué, et le contraste avec la douceur de celle de la Vierge ne fut pas sans l'animer d'un tressaillement indicible.
J'y comptais. murmura-t-il pour lui-même dans un sourire.
De toute évidence, il n'était pas le seul à estimer en avoir terminé avec ses investigations. Cela ne faisait pas si longtemps qu'ils s'y étaient mis, mais pour peu qu'ils aient chacun pu recueillir des données différentes, les échanger pourrait mener à quelque chose de plus concret. Celsius ne demandait pas mieux. À l'exception de Tokuza et des cadavres qui gisaient sur les marches du Sanctuaire quand il y était revenu, il n'avait jamais vu de Black Saint de ses propres yeux et avait donc du mal à évaluer leur dangerosité. La pensée que l'Autel Noir devait encore être entre les mains de Poséidon – qui l'avait aussi assailli au moment où il avait reçu son ordre de mission – lui fit à nouveau froid dans le dos. Compte tenu des manœuvres mises en place par le Dieu des Mers dès qu'il avait eu le dos tourné, il était difficile de lui faire confiance.

Ainsi, Celsius préférait ne pas savoir quel sort lui avait été réservé – non sans que cela réveille chez lui une méfiance justifiée. Mais hormis Mary à qui il s'en était confié, il était seul à savoir et n'avait personne à qui en parler. Ayant lui-même conçu le système de sa montre, il avait par ailleurs bien pris soin de ne pas laisser son corps s'affoler pour que nul ne se doute que quoi que ce soit puisse le préoccuper. En temps et en heure, s'il le fallait. Il pressa le pas, se hâtant de localiser et de regagner l'emplacement désigné. Dans sa précipitation – bien qu'il se contenta de garder un pas pressé, ne pouvant bien évidemment pas se déplacer à une vitesse maximale pour ne pas se faire remarquer -, bien que son esprit soit focalisé sur le passage en revue de ce qu'il avait appris au sujet de leurs ennemis, il remarqua que quelque chose n'allait pas.
Kappa. l'interpella-t-il dès qu'il fut suffisamment près pour pouvoir parler normalement. Tu as senti comme moi ?
Il releva le menton pour lui désigner le ciel et le soleil de plomb qui trônait en son sein. Inutile d'en dire plus. Kappa était certes le premier – et seul – sur les lieux pour le moment, mais aurait de toute façon été le plus à même de lui remettre. De par la nature de leurs pouvoirs respectifs, ils étaient les plus sensibles aux variations de température et la hausse de celle qui les accablait depuis leur arrivée n'était pas passée inaperçue. S'il ne se trompait pas, et il doutait sincèrement que ce soit le cas, celle-ci tombait soit étrangement mal, soit n'était pas de cause naturelle. Le Chevalier des Poissons penchait bien malgré lui en faveur de cette seconde option ; si cela se vérifiait, ce n'en serait que plus difficile pour lui de combattre, si combat il y avait – bien que ce ne soit plus qu'une utopie de penser pouvoir l'éviter maintenant que leur présence ici était avérée. Prudent, il prit le parti de scruter les environs jusqu'à ce que les deux autres se soient aussi manifestés...
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Jeu 19 Déc - 13:44




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Hasu



Un étrange maux



 
La chaleur était désormais écrasante ! En l'espace de quelques minutes, celle-ci avait grimpé d'une manière saisissante et nullement naturelle selon Mashia qui, abattue par celle-ci, passa une main sur son visage inquiet. Les enfants avaient fini de tresser sa longue chevelure noire et l'avait piqué de quelques fleurs colorées typique de la région. Eux aussi semblaient souffrir de la chaleur ! Comme il était dommage que le lac Texcoco ait été asséché par les espagnols et leur volonté de reconstruire la ville à leur façon. La jeune femme regarda alors le soleil et leva une main comme pour l'attraper. Non, c'était une certitude, quelque chose n'allait pas. Et une intuition lui disait que cela ne faisait que commencer. Ses yeux bleus se tournèrent alors vers les villageoises qui s’affairaient comme si de rien n'était. Toutes concentrées comme elles l'étaient elles s'étaient quand-même protégées la tête avec de grands chapeaux aux couleurs chatoyantes. La volonté de fer de ces dames étonna la Vierge qui était sur le point de revenir dans la demeure où on l'avait accueillit pour qu'elle prenne soin d'une jeune femme malade. Un léger changement dans l'air la fit s'immobiliser. Un petit flocon de cosmos tourbillonnait autour d'elle. Aussitôt, elle sut que c'était là le fait du Verseau et ouvrit la main avec un petit sourire. Il lui demandait de revenir au point de rendez-vous. Hochant la tête imperceptiblement, elle alimenta le flocon de son propre cosmos pour le faire revenir à son propriétaire : « Je reviens le plus vite possible, j'ai quelques affaires à régler dans l'immédiat qui nécessite quelques uns de mes talents. Tout va bien. » La jeune femme souffla sur le flocon transformé en un minuscule lotus clos. Celui-ci s'épanouirait au contact seul de Kappa et délivrera son message à ses seules oreilles.

La silhouette fine de la Sainte s'engouffra dans les ténèbres de la demeure.

Elle s'occupa pendant près d'une heure, de la fille de Killa, s'obstinant à faire baisser sa température, calmer ses tremblements ou crises. Mais ces derniers se faisaient de plus en plus virulents. Mashia n'était pas prête d'abandonner la lutte, comme si, elle se revoyait elle-même alitée à se battre contre son mal, mettant ainsi tout en œuvre pour ne pas la voir partir dans les méandres de la folie qu'elle avait faillit tutoyer aussi. C'était peine perdue. « El Caballero de la Muerte ». La vieille lui avait fait part de cette pensée, de ce fait étrange, et il était fort à parier que c'était l'une des clefs du mystère. Se relevant prestement pour épousseter sa mise, la jeune Mokushi accablée par cette rude chaleur, tituba quelque peu : sans doute avait-elle usé d'une peu trop de son cosmos après tout. En moins de temps qu'il fallait pour le dire, la jeune Vierge se retrouva avec un verre d'eau dans la main qu'elle avala à longs traits avant de remercier d'un sourire, la grand-mère la couvant d'un regard maternel.

« Ne me remercie pas mon enfant, allez va, tu sais ce qu'il te reste à faire. » la jeune Sainte esquissa quelques gestes lui faisant comprendre qu'elle reviendrait. « Merci ma douce petite fleur, mais maintenant va ! Allez ! Avant que l'ombre ne soit sur toi ! »

La demoiselle bien qu’interpellée par ces derniers mots, n'eut hélas pas le loisir de demander quoique ce soit. De nouveau dehors, elle remit son capuchon sur sa tête et s'en fut dans les dédales des ruelles sombres. Il y avait moins de monde sur le chemin du retour, rien d'étonnant avec le feu du soleil qui dardait ses rayons avec une puissance peu commune ! Seuls quelques uns des enfants qu'elle avait rencontré se risquaient, à ses côtés, à braver l'astre du jour. Ils avaient insisté pour la reconduire à bon port, prétextant que, comme elle était une étrangère, elle pourrait aisément se perdre. Mashia bien qu'inquiète de leur état, n'avait eu d'autres choix que de les laisser faire. Son esprit accaparé par eux, elle n'avait pas noté la douleur lancinante qui écrasait son flanc si bien, qu'à un moment, elle fut obligée de s'appuyer contre l'un des murs brûlant d'une maisonnée. Le malaise passa comme le premier après quelques secondes. Secondes suffisantes pour que ses petits compagnons de voyage ne s'arrêtent, inquiets. Un petit geste de la main pour leur signifier que tout allait bien et les revoilà reparti.

~° Je suis là. - Annonça une voix douce à l'ensemble du petit groupe réunit à l'endroit convenu – Désolée j'ai été un peu longue, et nous avons un peu de compagnie.

Mashia avait eu le temps d'annoncer son arrivée bien avant qu'elle n'apparaisse aux yeux de tous, entourée de cinq enfants curieux, les yeux arrondis par la surprise. Voir autant d'étrangers d'un coup avait de quoi surprendre, aussi, ce fut tout naturellement qu'ils avaient trouvé refuge auprès de la jeune femme, se collant à elle, intimidés. Se penchant vers eux, la demoiselle aux yeux turquoises leur fit comprendre qu'il était temps pour eux de se séparer, et qu'elle reviendrait. Elle calma très vite les quelques protestations qui montèrent par quelques baisers sur des fronts brûlants et regarda partir d'un œil inquiet, ces petites tornades.

~° Eux aussi sont sur le point de tomber malade. Un maux étrange fait rage ici et j'en connais la cause. Mais avant, il faut que … je me repose un peu ...  






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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Ven 20 Déc - 17:17


Les pupilles d’or de Jara devinrent écarlates à cause de la déflagration déchirant les murs de la cave. L’explosion fut si forte qu’elle l’expulsa immédiatement l’infiltré. Le Capricorne était étendu au sol, la moitié de sa cape avait brûlé et laissait largement entrevoir sa protection dorée. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il ne vit qu’un ciel bleu. Si bleu… Mais pas assez. La chaleur était devenue insupportable, même pour lui alors voir tout de même les nues célestes étaient incohérent. En relevant le dos, il grimaça et se posa sur son coude. Le pauvre garçon était jonché de poussière et de cendre mêlés à la sueur de son visage. Toutefois, sa vue restait trouble et hormis le nuage de fumée noir s’échappant de l’entrée, il ne voyait encore que très peu. Une lueur sonnait et éblouissait le centre de sa vision. Jara donna donc quelques coups à son crâne, espérant que ça aide à son rétablissement. Tant bien que mal, il tenta de se relever, un genou à terre, puis l’autre.

L’Indien retrouva finalement ses esprits alors qu’il enlevait le capuchon de sa tête afin de secouer sa chevelure d’ébène et en extraire tous les grains minéraux qui s’y étaient incrustés. Cependant, il remarqua alors une  nouvelle forme face au lieu accidenté. Un autre être encapuchonné. Il regardait clairement les flammes s’éteindre à ses pieds et lorsqu’il se tourna vers Jara, bien que son visage ait été ombragé, une mine d’insatisfaction était percevable. Seulement, plus que son expression, c’était l’armure qu’il possédait sous son voile qui interpella l’Epéiste. Même les ardents reflets de l’astre du jour ne suffisaient pas à faire briller le métal d’obsidienne protégeant le corps de l’inconnu : un Chevalier Noir. Alors que Jara avançait d’un pas dans sa direction, fronçant des sourcils à sa vue, le Félon disparut en un clignement d’œil. Si le Dixième Gardien n’avait pas un regard perçant, il aurait pu jurer qu’il s’agissait d’un mirage. Cependant, c’était à présent certain : les Black Saints sont ici.

Il continua tout de même sa route vers les ruines. La porte s’était effondrée, il ne devait plus rien rester à l’intérieur et les fumées qui y seraient restées l’auraient de toute façon intoxiqué.  D’ailleurs… Oui, oui il se rappelait de la cause de cette déflagration. Il y avait une femme dans la grotte. Une très vieille femme. Lorsque les torches s’étaient allumées à l’entrée, Jara l’avait remarquée au fond, alors qu’elle exécutait d’étranges prières autour de fumerolles. Ses yeux étaient complètement brûlés et ses orbites n’étaient plus que de la chair blanche. Elle devait être celle qui avait déclenché tout ceci. À l’heure qui l’est, son corps devait giser sous ce tas de pierres fumantes. Alors pourquoi avait-elle fait ça ?  

Que cherchez-vous à faire ?...

Il n’eut pas le temps de replonger dans ses réflexions car lorsqu’il posa sa main sur son menton d’un air interrogatif, une étrange forme tomba du ciel. Un flocon ? Alors qu’une chaleur surnaturelle calcinait l’air ambiant ? Lorsqu’il fondit sur la peau du jeune Indien, la voix du Verseau retentit dans son esprit. Cela lui rappelait fortement ses premières conversations avec Mashia. Enfin,  Hiro.

Le Chef de mission avait pris une bonne initiative, les faire se retrouver permettrait de rassembler les informations trouvées et de trouver la clef du mystère. Pour sa part, le Capricorne en avait vu plus qu’il n’en fallait.

Sur le chemin du retour, beaucoup de regards se portaient sur lui. En effet, la vue de l’armure d’or en faisait pâlir plus d’un et rendait dubitatif les autres. Il arriva en même temps que  Mashia a bon port. La Vierge était accompagnée d’enfants. Rien d’étonnant, son altruisme n’était plus à refaire et même en période de crise, elle trouvait le temps de s’attacher aux petits maux de chacun. Encore une fois, ce regard plein de douceur complètement antithétique à celui qu’il avait l’habitude de lancer se posa sur la seule femme du groupe. Hélas, il se fronça rapidement lorsqu’elle fut prise de vertiges. Elle n’allait pas bien du tout…

Mashia !

Alors que la Sainte chutait inexorablement vers le sol, Jara la rattrapa au vol. Celle-ci était mal en point, il était vrai. La fatigue se lisait sur son visage diaphane. D’ordinaire, la jeune femme aurait sûrement pu prendre sur elle, cependant, l’aridité écrasante ne l’aidait en rien. Des perles de sueurs naissaient sur son front. Il regarda tout autour de lui avant de trouver ce qu’il cherchait. Tenant Mashia par les épaules, le Capricorne la dirigea vers un banc au fond de la place. Il fit immédiatement le lien avec sa récente découverte et tourna alors son visage sali vers Celsius et Kappa.

Quelque chose ne va pas ici. J’ai rencontré un Chevalier Noir.

Il ne savait pas ce qu’il en était de ses compagnons mais l’ordre de repli d’Aquarius indiquait qu’il avait également observé un phénomène étrange. Après un silence, il continua.

Il y avait une grotte dans les ruines. Une femme étrange y résidait. Je pense que c’est elle qui a provoqué l’explosion que vous avez sans doute entendu. Quand j’ai repris mes esprits, ce fut la mine insatisfaite d’un Renégat que j’eue comme première image. Il a cependant fui avant que je ne l’attrape.

Son ton se voulait impassible mais les yeux or de l’Indien étaient pensifs. Il tentait tant bien que mal d’étoffer une théorie à ce sujet. Les détails des autres Chevaliers l’aideraient sûrement.
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Sam 21 Déc - 6:48



Accablé par la chaleur, c’est adossé contre un mur à l’ombre et la mine basse, que j’attendais mes compagnons. Même dissimulé sous la cape, les rayons ardents me faisaient souffrir, et les nombreuses gouttes de sueur perlant un peu partout en témoignaient. Oui, le chevalier du Verseau était bien le plus atteint du groupe par ces températures anormalement élevées. Toutefois, il y a une autre personne pour qui je commençais à m’inquiéter. Et lorsque je le vis s’approcher de moi, et qu’il m’en parla aussitôt, je sus qu’il était lui aussi victime de sa technique : le chevalier des fleurs était loin d’être habitué à ce climat. Je ne savais que peu de choses sur lui, mais j’avais entendu qu’il était originaire d’une région tres froide et tres nordique. Autant dire qu’il devait être en mauvais état aussi.
- Oui, et ça ne fait qu’empirer bien que le soleil décline depuis un moment. Attendons les autres avant de voir ce que chacun de nous a trouvé. Ca nous évitera de nous répéter….

Mon regard se posa soudain sur une fontaine, et je fus aussitôt attiré vers elle. Toujours sans ôter ma cape, je plongeai mon visage dans celle-ci, et le contact de l’eau fut si agréable qu’il m’arracha un sourire de satisfaction. Toutefois, l’eau demeurait chaude pour celle d’une fontaine. L’air ambiant était tellement lourd que la température de la fontaine en subissait le coût. C’était incroyable. Une véritable canicule ! Plongeant la main dans l’eau pour mieux en apprécier la vraie température, je me tournai vers Celsius, non loin de là :
- Hé, Celsius ! Viens voir ça !
Lorsqu’il s’approcha et plongea la main dans l’eau, je lui dis alors :
- Même la fontaine subit les ravages de cette chaleur…

M’asseyant sur le rebord de la fontaine, je me tournai vers mon compagnon d’armes :
- Je ne sais pas ce qui se passe, mais la chaleur joue un rôle dans tout ça. J’espère que la pêche d’informations a été fructueuse pour tout le monde. Je me demande ce qui est arrivé à Jara et Mashia, cependant. Tu as senti leurs malaises ? poursuivis-je d’un air pensif en repensant au malaise de Mashia et à l’emballement cardiaque de Jara qui avait mené à ma décision de regroupement.
Soudain, une fleur de lotus encore fermée vint tournoyer autour de moi avant que je n’ouvre la paume de ma main. Doucement, la fleur vint se poser et s’ouvrit délicatement. Un autre sourire se dessina sur mon visage en entendant la voix de ma protégée. En réponse au regard interrogatif de Celsius, je répondis :
- C’est Mashia. Elle va bien, mais aura un peu de retard.

Dociles, nous patientâmes tout en échangeant quelques impressions sur la cité et en surveillant les alentours. Enfin, quelques dizaines de minutes plus tard, Mashia se montra, entourée d’enfants, la chevelure au vent. Et presqu’en même temps, le jeune Jara, le visage plein de poussière. Dès lors qu’elle eut congédié les enfants, la vierge eut un vertige et ne dut qu’à l’intervention in extremis du Capricorne de ne pas avoir mordu la poussière. Me relevant aussitôt en la voyant si faible, je me dirigeai vers elle et Jara. Après un rapide examen :
- Celsius, c’est toi le meilleur médecin parmi nous ! Tâches de voir ce qui lui arrive pendant qu’elle récupère et que nous faisons le point !

Mon regard se recentra ensuite sur Jara qui partageait déjà ses découvertes :
- Tu ne sais pas si ces ruines étaient celles d’un temple par hasard ? Lâchai-je lorsqu’il eut terminé son récit.
Des regards interrogatifs se tournèrent vers moi, et j’entrepris donc de raconter ce qui s’était passé de mon côté pour satisfaire leur curiosité. La chaleur, l’ombre du soleil, et el templo de la naegacion de la vida. Je ne leur cachai aucun détail.
- C’est au moment où j’allais interroger un gosse sur ce fameux temple que j’ai senti ton rythme cardiaque s’accélérer, Jara. Et cela combiné au malaise de Mashia ressenti plus tôt, j’ai préféré battre le rappel. Toutefois, si tu as vu une de nos cibles, tu as peut être tapé dans le mille, Jara. C’est bien joué, ajoutai-je alors que mon sourire dissimulé était éclairé l’espace d’un instant par un reflet d’or de l’armure du capricorne.

Je fis quelques pas vers le banc où Mashia était allongée, et m’assis à côté de sa tête avant de poser une main tout doucement sur son front pour prendre sa température. Elle avait de la température.
- Celsius, comment va-t-elle ? Et qu’avez-vous trouvé tous les deux de votre côté ? Ajoutai-je en me tournant vers la vierge pour m’assurer qu’elle était en état de raconter sa part du récit.

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Celsius


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Sam 21 Déc - 9:03

:: Tequila et Sombrero :.

Le dialogue entamé, Celsius releva imperceptiblement sa capuche pour mieux voir le visage de son interlocuteur. Du moment qu'ils étaient entre eux et tous les quatre réunis - ce qui serait  bientôt le cas et sans encombres, il aimait à le croire – ils ne risquaient pas grand chose, mais il était encore trop tôt pour se montrer à découvert. Que ce soit parce qu'il n'avait reçu aucun signal de sa part via la bague végétale ou parce qu'il lui paraissait tout à fait serein maintenant qu'il l'avait en face de lui – exception faite de leur inquiétude commune -, il ne devait pas avoir rencontré de problème de son côté. S'il ne se faisait pas trop de souci non plus pour Mashia, dont le trouble s'était vite dissipé, le cas de Jara le laissait perplexe. Puissent-ils rapidement en savoir plus sur ce qui leur était arrivé.

Au moins avait-il fini par revenir à la normale, ce qui en toute théorie devait être bon signe, mais le Saint des Poissons n'en aurait le coeur net qu'une fois que lui aussi serait à leurs côtés. En attendant, il se focalisa sur la réponse de Kappa et opina du chef à la proposition de celui-ci. C'était pour les mêmes raisons qu'il s'était lui-même abstenu de commencer à faire l'inventaire de ses menues trouvailles. Ne fut-ce que pour un court instant, se montrer loquace lui était déjà difficile, aussi était-il inconcevable que ce soit en plus pour tenir le même discours à plusieurs reprises. Le cerveau tournant à plein régime, le Roi des Ronces ne s'était pas avisé de la présence d'une fontaine avant que Kappa ne le lui fasse remarquer.

Toutefois, c'est avec bien plus de méfiance qu'il s'en approcha à son tour – sans néanmoins s'en faire prier -, se contentant d'en effleurer la surface du bout des doigts pour en éprouver la température sans même daigner les y plonger. On n'est jamais trop prudent, et même s'il avait lui-même conscience que c'était peut-être excessif de sa part, il n'en gardait pas moins à l'esprit le fait qu'ils soient en territoire ennemi. Considérant les méthodes dont ils leur avaient déjà fait la démonstration par le passé ainsi que la présence au sein de leur ordre de renégats ayant réussi à échapper à la vigilance du Sanctuaire depuis plusieurs siècles, la voie menant jusqu'à eux devait être semée d'embûches.

Partant de ce principe, cela ne l'étonnerait que très peu d'apprendre qu'ils avaient disposé l'un ou l'autre piège à leur intention - ainsi qu'à celle de tous ceux qui seraient tentés de se lancer sur leurs traces. Si cela ne les ferait pas renoncer pour autant, se méfier de tout et de tout le monde paraissait être dans l'immédiat la meilleure option pour ne pas risquer d'entre de plein pied dans un guet-apens. Les affronter de front ne serait déjà pas sans risque, mieux valait ne pas créer eux-même de nouvelles difficultés. Si pour sa part il n'avait pas à craindre tout ce qui était relatif à un poison quelconque, ce n'était pas le cas de ses compagnons. Plissant les yeux, perdu dans ses pensées, il faillit sursauter lorsque son camarade le rappela à la réalité.
Oui. Rien de grave, j'espère. En tout cas, ils ont l'air d'aller bien désormais. J'imagine que c'est ce qui compte le plus dans l'immédiat.
Une bonne chose que cela. Même si, comme il s'en était fait la réflexion, un groupe de quatre Gold Saint représentait une force de frappe considérable, ce n'était là rien d'abusif pour s'opposer à ceux qu'ils auraient pour adversaires. Que le groupe se retrouve amputé de l'un de ses membres et les autres verraient s'accroître drastiquement leurs chances de courir à une mort certaine – ou pire. Même en l'état, il n'était pas dit qu'ils soient de taille à lutter, ou du moins pas à armes égales. Et encore, c'était faire abstraction des conditions défavorables dans lesquelles ils seraient tenus de lutter. Sans cesser d'y penser, Celsius entreprit de fouiller sa sacoche et, quand Kappa l'informa du message de Mashia, il lui tendit pour toute réponse une minuscule sphère de couleur verte dont émanait un parfum vif et fort, mais tout ce qu'il y a de plus naturel.
Prends ça. C'est un concentré de menthe et de verveine. Ça te rafraîchira. Ça ne changera rien si nous devons nous battre, mais tu devrais ressentir un peu moins les effets de la chaleur. Ce n'est pas grand chose, mais ce sera toujours mieux que d'en souffrir comme nous le faisons en ce moment.
Lui-même en avalait à l'instant même la copie parfaite, la faisant craquer sous l'une de ses dents pour lui montrer l'exemple – et lui faire comprendre que c'était sans risque, s'il y avait le moindre doute à avoir. Nul gâchis là-dedans, lui aussi en aurait grand besoin pour se battre au mieux de ses facultés. Un frisson dévala son échine tandis qu'une vague de fraîcheur se propageait à travers son corps, lui aérant l'esprit par la même occasion. Ce n'était pas grand chose, mais une fois encore, il faisait de son mieux avec le peu qu'il avait. Il lutterait avec sa propre force, par ses propres moyens. Trop se reposer sur les autres n'était pas bon, pour lui d'autant moins. Sur ces entrefaites, Mashia finit par les rejoindre, accompagnées d'enfants – ce qui mit Celsius mal à l'aise. S'il s'était habitué à côtoyer ceux de Mary, il restait rétif à l'idée d'en avoir à proximité.

Qu'il soit en danger pour tous ceux qui l'entourent était une chose, mais mettre en péril même des enfants sans que ceux-ci n'en sachent rien... Outre le fait que s'il n'était déjà pas très doué pour les relations sociales, ce n'était pas vis-à-vis d'eux que cela allait s'arranger. Aussi se tint-il légèrement en retrait – du moins était-ce ce qu'il aurait fait si Mashia n'avait pas succombé aux effets d'un mal aussi fulgurant qu'inattendu. Ses pires craintes seraient-elles en train de se concrétiser ? Arrivé entre-temps, Jara s'était porté à son secours, mais le Saint des Poissons ne tarda pas à en faire de même – ayant la cruelle impression de revivre une scène d'un passé pas si lointain. L'exclamation du Capricorne risquait d'ailleurs de contribuer à attirer l'attention sur eux, mais il pouvait difficilement l'en blâmer sachant qu'il en aurait probablement fait de même si celui-ci lui ne l'avait point devancé.

Bien qu'il l'eut évidemment fait dans tous les cas, il acquiesça à la demande du Verseau et se mit en but de la soulager. Un rapide examen révéla que ce n'était rien de grave ; on pouvait parler de « surmenage », encore que ce terme puisse paraître étrange pour des gens comme eux. Précis et méthodique dans ses gestes malgré la frayeur qu'elle venait de leur faire, il ne lui fallut que quelques instants pour lui appliquer sur le front un cataplasme qui, sans faire de miracle, devrait améliorer son état en l'espace d'une poignée de minutes. Restant à ses côtés le temps qu'il fasse effet, le retenant d'une main délicate, il n'en avait pas moins prêté l'oreille à tout ce qui s'était dit dans le même temps, soupesant chacun des nouveaux propos. Même si l'état de la Vierge était préoccupant, ils ne devaient pas perdre de vue leur tâche première – ce n'était pas ce qu'elle aurait voulu. Ni  celle qu'elle était maintenant,, ni celle qu'elle avait été.
Ça ira mieux dans un instant.
Pas besoin d'en dire plus. Le choix d'en dévoiler davantage lui appartenait, à elle et à elle seule. Mais le regard en coin qu'il lui adressa était éloquent quant à ce qu'il en pensait. Lourd de reproches, d'une certaine manière, il était aussi et surtout teinté d'anxiété. Il se faisait du souci pour elle, et pour l'avoir eue pour patiente deux fois dans un laps de temps aussi rapproché, ce n'était pas près de s'arranger. Si peu doué soit-il avec les mots, il savait faire passer ses émotions au travers d'un regard quand le besoin s'en faisait sentir, et n'était pas sans nourrir l'espoir secret que celui-ci l'incite à se modérer pour qu'il n'ait pas à recommencer – pas de sitôt en tout cas. Bien qu'il n'y ait rien d'alarmant, si elle continuait sur sa lancée, ce ne serait pas le cas longtemps. Tout en relâchant finalement la compresse pour la laisser la tenir elle-même – voire l'enlever, même si cela restait préférable le contact n'était plus nécessaire maintenant que la décoction devait avoir imprégné sa chair – il se tourna vers eux pour relater ce qu'il avait lui-même appris, le regard absent tandis qu'il se repassait mentalement la scène pour se remémorer chaque détail.
Des hommes en noir viennent ici régulièrement. À ce que je sais, ils prodiguent des soins étranges aux habitants. Je n'en sais hélas pas plus à ce sujet. Nul n'a jamais vu leur visage, pas même ceux qui traitent avec eux. Et enfin... glissant la main dans sa poche, il en sortit une pièce romaine - « cadeau » de son informateur – qu'il lança à Kappa d'un geste adroit. Ils paient avec ceci. Désolé, c'est tout ce que j'ai. conclut-il les yeux fermés.
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Dim 22 Déc - 19:38




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Hasu



Lapis-Lazuli



 
La chaleur. L'origine de ce malaise ne pouvait venir que de la chaleur. N'est-ce pas ? Un peu hébétée, la jeune femme avait fermé les yeux quand ses jambes s'étaient dérobées sous elle, l'entraînant inexorablement vers le sol. Mais quelqu'un s'était une fois encore porté à son secours. Encore. Un léger soupir passa outre la barrière de ses lèvres, et, quand elle rouvrit les yeux, ce fut pour voir son protecteur penché sur elle, le visage grave où gravitait une pointe d'inquiétude dans ces prunelles mordorées. Jara. Un fin sourire ourla immédiatement ses lèvres : d'une manière presque instinctive, la jeune Mashia avait voulut montrer que ce n'était rien d'alarmant, que quelques minutes seraient suffisantes pour qu'elle récupère. Cependant, elle-même commençait à en douter. Se laissant guider, docile, elle gagna un banc sous le regard inquiet de Kappa et Celsius. Déjà, un sentiment fort de culpabilité l'assaillit. Non ! S'insurgeait-elle contre elle-même ! Non, elle ne désirait pas être un fardeau. Pas cette fois. Pas encore, plus jamais. La voix de Kappa et des autres lui parvenaient étrangement, comme si … elle était sous l'eau. Plissant les yeux pour distinguer leurs visages qui n'étaient qu'ombres, Mashia lutta contre cette douleur mordante. Résolue à ne pas se laisser happer par ces maux, la demoiselle allait se concentrer quand quelqu'un posa sa main sur son front. En se fiant à son nez, elle put reconnaître aisément l'odeur de Kappa qui, soucieux, s'enquit de voir si elle avait de la fièvre.

Sur le point de parler de ses intuitions, de ce qu'elle avait aussi apprit, Mashia n'en eut pas l'occasion car ce fut au tour de Celsius de s'occuper d'elle, un regard lourd de sous-entendus à son adresse. Sa réaction fut celle d'une enfant prise sur le fait : honteuse, elle rentra sa tête entre ses épaules et balbutia quelques excuses. Le rouge aux joues, elle attendit patiemment que le cataplasme ait fait son office pour le retirer avec précaution. Tout en écoutant les dires des Poissons, la jeune femme réfléchissait aux données qu'ils avaient pu récolter de leur côté sans en perdre une miette. Il se pourrait que toutes ces informations soient liées, c'était même plus que probable. Perdue dans ses pensées, il lui fallut un moment pour qu'elle se redresse sur un bras avant de s’asseoir. Ses prunelles se posèrent machinalement sur Jara puis Celsius et enfin Kappa. Un sourire pour eux, un geste de la main … il ne manquait plus que des paroles apaisantes pour totalement les rassurer.

~° Je vais bien, je vous assure, c'est juste, cette chaleur ! Je ne suis pas très habituée. - une petite pause – mais maintenant, ça va mieux. Merci à vous … Mais arrêtez de vous inquiéter, d'accord ? - un léger grognement répondit à ce discours peu convainquant. Aki s'approcha pour poser sa petite tête orange et blanche sur les genoux de Mashia. - C'est vrai ! Bon... j'ai peut-être été un peu... enfin pas très prudente en voulant tenter d'éradiquer un mal qui sévit, une sorte de maladie …

Un petit coup d’œil à Kappa et elle posa une main amicale sur son épaule. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète et pire que tout, elle ne voulait pas qu'il la renvoie au Sanctuaire d'Athéna. Avec douceur, la jeune femme à la chevelure redevenue carmine se redressa pour raconter ses propres péripéties. Le tout ponctué parfois de quelques signes se voulant discrets.

~° Je me suis rendue auprès des femmes et des enfants afin de voir un peu comment ils vivaient et surtout dans quelles conditions. Mon instinct sans doute, m'a hurlé que quelque chose clochait, je le... sentait. Après avoir soigné une petite fille, une vieille femme du nom de Killa a sollicité mon aide. Sa fille qui est l'une des nombreuses victimes de ce mal inconnu était très souffrante. Je l'ai soigné comme j'ai pu. - elle baissa les yeux, très grave. - La grand-mère m'a alors apprit que c'était un certain « El Caballero de la Muerte » qui serait à l'origine de tout ceci. Ensuite... - Mashia fit un effort de mémoire tant celle-ci était embrumée, un léger mal de tête la tiraillait. - Il … cet homme, il apparaîtrait souvent quand le grand masque de Lapis Lazuli brille dans l'ancienne pyramide des Empereurs de l'ancienne capitale. Je ne sais pas trop ce que cela signifie, mais je pense que c'est l'une des clefs du mystère. Dans quoi est-ce que nous nous … il va falloir être très prudent. Et par Athéna ! J'espère que ce Soleil va finir par se coucher !

Termina t-elle en levant son visage vers les nues. Leur arrivée ici avait déclenché ou précipité bien plus de choses qu'ils le pensaient, de ça, Mashia en était intimement persuadée. En plus, si leur ennemi savait que des Saints étaient ici, il était fort probable pour que les Chevaliers Noirs ne les laissent plus tranquille bien longtemps.

~° Que décidons-nous ? Son regard plus perçant, se posa sur le chef d'équipe de cette expédition.






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Jara


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Mar 24 Déc - 13:18


Mashia affirmait aller bien. Il était vrai que son état ne semblait être dû que par un excès de cosmos additionné à la chaleur ambiante. De plus, les soins de Celsius l’avaient fortement aidé. Sa réputation d’herbologiste n’était plus à refaire. Il avait fait de même avec Dohko, plusieurs fois depuis leur mission, il avait fait preuve de sang-froid et avait su  gérer la plupart des situations… Pourquoi restait-il donc enfermer dans sa Maison ? Certes, Jara faisait de même mais il n’était pas au Sanctuaire depuis aussi longtemps que Pisces et n’avait par ailleurs pas la même utilité que lui. Le Capricorne n’était qu’un combattant, il ne savait que trancher ses ennemis et avait même la responsabilité d’un Royaume perdu sur ses épaules. Celsius, lui, était le dernier rempart avant le Grand Pope et Athéna et était un médecin hors pair. Bien que très peu d’années les séparent, il pouvait aisément admirer cet aîné.

Quoi qu’il en soit, l’heure n’était pas à l’ébahissement. L’Indien arrêta de scruter son homologue et reposa ce même regard-fauve sur leur guide.

Il s’agissait effectivement d’un temple, répondit Jara.

Avant qu’ils ne puissent réagir, l’Héritier d’Excalibur se leva et se dirigea vers la fontaine au centre de la place. Il avait grand besoin de se nettoyer le visage et il s’exécuta. L’eau était aussi chaude que l’air qui les étouffait. C’était insupportable.

N’oubliez pas la chaleur aux indices récoltés. Elle n’a rien de naturelle.

Son teint hâlé était enfin visible. Celsius avait parlé d’un homme prodiguant des soins étrange aux habitants. Mashia, elle, raconta au contraire que quelqu’un « Caballero de la Muerte » était à l’origine de nombreux maux étranges à Mexico. Cela n’étonnerait pas Jara qu’il s’agisse d’une seule et même personne, aussi paradoxale cela puisse paraître.

Mashia, tu avais parlé d’un Templo Mayor en arrivant en ville. Il se tourna alors vers l’assemblée. Il s’agit peut être du temple dont Kappa et toi avez fait mention ? Si c’est le cas, je doute que ce masque brille encore une fois le soleil couché. Désolé mais il faudrait alors s’y rendre de ce pas…

Seul le Verseau était décisionnaire bien sûr. Jara ne partageait que son avis et la Vierge l’avait très bien compris étant donné qu’elle demanda juste après ce que le Régent des Neiges déciderait.

Cependant, plus que ce potentiel mystère éclaircit, la véritable interrogation de l’Epéiste se portait sur sa propre situation. La mine insatisfaite du Chevalier Noir ne cessait de s’afficher dans son crâne. Que cherchait-il parmi ces ruines ? Cette vieille pythie avait évidemment un lien mais lequel. Et surtout, il avait forcément remarqué l’armure d’or sous la toile qui entourait le Roi d’Avalon alors pourquoi ne pas avoir attaqué un Gold Saint en aussi mauvaise posture ?

Enfin, il laisserait sûrement les réponses venir au fur et à mesure mais quelque chose lui disait que la clef de voûte de tout ceci devenait de plus en plus visible. Hélas ceci ne présageait rien de bon…
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Mer 25 Déc - 14:46



Le bras gauche étendu le long du dossier du banc, toujours assis à côté de la tête de Mashia, je surveillais notre petit groupe tout en écoutant ce que chacun avait à dire, ce que chacun avait trouvé, et je tentais de recouper les informations aussitôt afin d’avancer. Veiller sur son équipe. Surveiller son moral, et surveiller sa santé. Toutes ces qualités, je les avais vues en accompagnant maintes fois Marcus au cours de missions. Mais aujourd’hui, le Taureau ne pouvait pas être là, et c’était moi qui avais dû prendre sa place. La tâche de leader était nouvelle pour moi, et chacune des décisions que je prenais était savamment réfléchie. Que ferait Marcus à ma place ? Telle était la question qui revenait encore, et encore. Et en fonction de la réponse qui me sautait aux yeux, je prenais une décision. Plus qu’une mission, ceci était un test pour moi. Il me fallait débusquer les chevaliers noirs, les stopper, mais aussi et surtout, ramener mes compagnons en vie. Je ne laisserais personne les attaquer sans réagir, surtout Mashia…

Celsius s’occupait de la Vierge, et déjà, son état s’améliorait nettement. Ses capacités de médecin n’étaient plus à démontrer, ce qui se révélait déjà un excellent atout pour le groupe. Puis, il entreprit de rapporter aux autres ce qu’il avait découvert. Il me lança une pièce que je réceptionnai au vol de la main droite avant de la détailler d’un peu plus près : une pièce romaine. Ce qu’elle pouvait bien faire là était des plus étranges. Peut être la filière des chevaliers noirs nous conduirait elle plus tard à Rome ? Mais, dans un premier temps, ce n’était pas urgent. Mettant cette information de côté, je tournai la tête vers la jeune femme qui se redressait doucement à côté de moi avant de raconter à son tour ce qu’elle avait vu.

Les informations se recoupaient assez bien, mais ce fut surtout la réponse de jara à ma question qui retint mon attention. De toute évidence, ce fameux temple était des plus intéressants et revenait beaucoup trop souvent pour qu’il s’agisse d’une simple coïncidence. La main droite posée sur la lèvre, je ressassai tranquillement et pensivement tout ce que nous venions d’apprendre pour être sûrs d’avoir bien assimilé toutes les informations. Finalement, comprenant que tout le monde attendait que je donne la suite des instructions, je redressai la tête pour observer chacun de mes frères d’armes :
- Bon… Je suis d’accord avec Jara ! Mieux vaut se rendre à ce fameux temple. Il y a de fortes chances pour que ce Caballero de la Muerte commande ces hommes qui prodiguent de drôles de « soins » aux gens du coin. Nous n’avons aucune garantie pour savoir où ils se planquent. Mais si on se rend au temple, et qu’on fait ce qu’ils faut, ils se montreront. Donnez un coup de pied dans une fourmilière et ses habitantes se dévoileront !

Faisant une pause, je repris ensuite :
- Je crains malheureusement que la nuit ne change rien à la chaleur qui nous accable tous… Le soleil décline depuis plus d’une heure et la température grimpe malgré tout. Il va falloir faire avec ! Je veux que chacun d’entre vous veille sur les autres, car aucun d’entre nous n’est vraiment habitué à ce genre de chaleur. Si l’un d’entre nous a un malaise ou pire…
Mon regard s’attarda un bref instant sur Mashia pour qu’elle comprenne que je m’inquiétais particulièrement pour elle, puis :
- On ne peut pas se le permettre en territoire ennemi. A partir de maintenant, il est donc exclu de se séparer pour se retrouver seuls. Nous formerons au minimum des groupes de deux, si cela s’avère nécessaire.

Me relevant finalement, j’ajoutai :
- Je propose donc de nous rendre directement au temple. Nous verrons bien ce que nous y trouvons.

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Celsius


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Dim 29 Déc - 10:10

:: Tequila et Sombrero :.

Lorsque Mashia s'anima à nouveau, Celsius se recula tant pour lui rendre l'air et l'espace qui devaient lui manquer pour fuir tout contact. S'il y avait bien été obligé pour la soigner, c'était le seul qu'il s'autorisait, et c'était déjà trop. Ce n'était certes pas comme s'il risquait de se blesser en prenant soin d'elle, mais étant donné la dangerosité de son poison même pour un Chevalier d'Or, il estimait n'être jamais trop prudent. L'état de faiblesse de la Vierge n'était qu'une raison supplémentaire, la rendant d'autant plus vulnérable à toute nuisance. S'il s'imaginait à présent pouvoir soigner l'un de ses camarades avant que le pire n'arrive, il ne jurait de rien concernant une personne déjà affaiblie – quand bien même elle commençait à aller mieux. Bien grand mot puisqu'elle était encore fébrile, mais il pouvait déjà sentir une nette amélioration.

Trop tôt pour la dire parfaitement remise, indubitablement, mais il n'y avait plus lieu de s'inquiéter – si tant est bien sûr qu'elle y prête un minimum plus d'attention dorénavant. Une fois qu'il eut achevé de ranger son matériel, il se focalisa entièrement sur les connexions pouvant exister entre les différentes parties du récit. Peut-être était-il un peu trop optimiste de penser que tout était lié, mais à l'inverse c'eut été de la négligence que de penser que les faits n'avaient aucun rapport entre eux. Soutenant son coude de la main pendant que la seconde lui servait à se masser la tempe, comme si cela allait stimuler son activité cérébrale, il partait à la recherche des jonctions possibles, n'excluant aucune piste.
Attendez.
S'il n'avait pas la prétention d'être supérieurement intelligent, il se savait doté d'un esprit bien fait, et ce ne serait pas la première fois que sa perspicacité ferait des merveilles. Sans savoir pourquoi, son regard tomba sur Jara, comme s'il devinait que ses pensées avaient suivi le même chemin quelques instants plus tôt. En définitive, peut-être avait-il eu tort de se méfier autant de cette eau, car s'en asperger le visage aurait tout aussi bien pu lui faire le plus grand bien et l'aider à s'éclaircir les idées. Cela n'était jamais de trop quand il était question de faire marcher ses méninges à plein régime, et si performants soient les siens, ils étaient mis à rude épreuve. Croisant finalement les bras, il chercha la meilleure manière de partager la conjecture qui le tourmentait avec ses compagnons.
Un mal inconnu. De mystérieux hommes en noirs qui sont les seuls à pouvoir le soigner. L'épidémie et l'antidote. Tout et son contraire. S'ils sont apparus à la même période, pourquoi est-ce que personne n'a rien remarqué ? Et plus encore, pourquoi font-ils cela ? Ce n'est pas comme s'ils cherchaient à gagner la confiance des habitants... Ils vivent à l'écart de tout et tout le monde et cachent leurs visages. Nul ne sait qui ils sont. Il n'y a pas meilleur moyen de les rendre méfiants. Quelque chose ne colle pas.
Plus que pour partager le fruit de ses réflexions, c'était là un moyen pour lui de mettre au clair tout ce qu'il savait, de récapituler. Cela ne lui était pour sa part pas d'une grande utilité, mais peut-être l'un de ses frères d'armes trouverait-il la clé qui ferait sauter le verrou de ce mystère fermé à double-tour. Pensif, le Saint des Poissons fixa la pièce qu'il venait lui-même de donner à Kappa. Si les trouvailles faites par Mashia et lui concordaient, il essayait encore de savoir de quelle manière articuler celles du Verseau et du Capricorne autour de cela. L'activité anormale du soleil semblait être la source de contamination, mais il voyait mal comment un être humain ordinaire pouvait être à l'origine d'une pareille altération – celles-ci étaient d'ordinaire l'oeuvre des dieux.
Jara. Dis-m'en plus sur la vieille femme que tu as vu. Qui était-elle ? Que faisait-elle ? Afin de préciser sa pensée, il avisa les deux autres du coin de l'oeil. Comme vous le savez, nous autres Chevaliers sommes censés être à l'apogée de notre puissance lorsque nous sommes encore jeunes. Les exceptions ne manquent pas, concéda-t-il, à commencer par Pséma. Mais pour autant que je sache, ceux qui s'inscrivent dans la durée le peuvent parce que quelque chose leur permet d'échapper aux outrages du temps, là encore lui le premier. Le peuple de Jamir est une exception, mais... Ce n'est pas là que je veux en venir. Les seuls dont le pouvoir reste le même quel que soit leur âge sont les dieux. Et ces terres ne sont pas celles des nôtres.
Il releva la tête, plissant les yeux pour scruter l'astre de jour qui les accablait de ses rayons dont la chaleur n'en finissait plus de grimper. Puis, il les observa pour guetter leurs réactions et les opinions qui en découleraient. Son raisonnement était peut-être faussé, mais il ne le pensait pas dénué de bon sens. Quand bien même on lui reconnaissait en règle générale une certaine forme de suprématie, leur panthéon n'était pas le seul existant. Asgard en était la preuve formelle, et ce ne serait pas la première fois que l'on entendrait parler d'un autre Dieu surgi d'un autre temps, d'une autre civilisation. S'il n'était que peu au fait de ces mythologies alternatives, le Roi des Ronces savait que ce pays comportait des sites mayas d'importance, en plus d'avoir autrefois été la capitale de l'empire aztèque. Pour avoir déjà démontré une absence de scrupules révoltante, il ne serait guère étonnant de la part des Chevaliers Noirs qu'ils aient requis l'aide d'un autre culte.

Et puis, ce masque...

Oh, le Chevalier des Fleurs préférerait se tromper, mais ils devaient savoir tout autant que lui que jouer avec les éléments n'était pas à la portée du premier venu, fut-il d'une puissance remarquable. Au final, parti en quête de réponses, il ne réussissait qu'à se poser encore plus de questions... Et celles-ci n'étaient pas pour le rassurer. D'autres restaient en suspens, dont le fait que Mashia se soit pratiquement effondrée après seulement deux soins prodigués alors que, même si elle n'était pas tout à fait remise de ses précédentes mésaventures, elle n'en restait pas moins un Chevalier d'Or émérite. Ce n'était certes pas son domaine de compétence initial, mais de là à être ainsi vidée de ses forces. En parallèle, eux qui se retrouvaient à le faire à la chaîne devaient donc en toute logique y engloutir une énergie folle... Où la trouvaient-ils ? Et tout ça pour quoi ?
Je dois me tromper. conclut-il.
Les alarmer inutilement risquait de les distraire de leur objectif initial. C'était bien assez de lui seul à se creuser la tête sur le sujet, du moins tant qu'il n'aurait pas de preuve concrète de ce qu'il était en train d'avancer. Il s'y attarda pourtant, encore rien qu'un instant. Jusqu'à preuve du contraire, les victimes de cette pandémie étaient des gens du commun, sans aucune particularité. Peut-être était-ce justement ce qui en faisait les meilleurs candidats : ils n'étaient pas importants, pas précieux. Or, malgré ses lacunes sur le sujet, le Saint des Poissons n'était pas sans savoir que ces peuples s'étaient principalement fait connaître pour leurs rites barbares, les sacrifices humains en tête de liste... Un conditionnement ? Ne seraient-ce là que les préparatifs de quelque chose de bien plus odieux ? Refoulant ses doutes tant que rien ne viendrait les étayer – ce qu'il ne souhaitait pas, définitivement pas – il se renferma dans son apparente impavidité, que ses sourcils finement froncés venaient désormais nuancés.
Mettons-nous en route.
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Dim 29 Déc - 19:15




Mashia Mokushi



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Rôle



 
La chaleur bien qu'accablante pour la majeure partie du groupe, n'était somme toute pas la préoccupation principale des Saints dorés. Elle serait sans doute très vite occultée par autre chose, immanquablement chassée par une donnée plus préoccupante encore que ce fait. Le soleil dardait encore ses rayons aux alentours, illuminant les toits des curieuses maisons d'une couleur pastel, très agréable à l’œil. La jeune femme assise sur le rebord de la fontaine où ses amis avaient trouvé un peu de soulagement en y puisant de l'eau tiède afin d'essayer de se rafraîchir, réfléchissait tout en se perdant à contempler le ciel. Très vite, elle remarqua aussi que la place restait d'une manière inexpliquée, totalement déserte. Cette donnée la fit froncer des sourcils. Son état s'était amélioré grâce aux soins de Celsius, en son for intérieur, elle maudissait cette faiblesse qu'elle n'arrivait pas à balayer tout à fait depuis sa renaissance. Pourtant, les Poissons lui avait enseigné les bases de son art et elle-même avait poussé l'étude bien plus loin, jusqu'à pouvoir prétendre être une guérisseuse hors pair. Sur les autres bien sûr ! Utiliser ses nouveaux dons sur soi ne l'aidait pas beaucoup, vu que ses blessures dépassaient son domaine de compétence. Peut-être qu'un jour, Mashia ne sera plus un fardeau pour les autres ?

Déjà soulagée de ne pas être renvoyée au Sanctuaire d'Athéna, la belle se confortait dans son idée de ne pas aller au delà de ses limites et de préférer la prudence au reste. Hélas, c'était dans sa nature de se mettre en danger pour autrui, et, quoique les autres pouvaient bien en penser, elle en avait cure. N'était-elle pas une Sainte appartenant à la caste d'or ? Sa puissance devait être importante, sa volonté à toute épreuve ! Sauf que sa condition encore vacillante, ne lui permettait pas de posséder toute l'étendue de sa force. Il lui fallait du temps, de ce temps qu'elle n'avait pas ! Un luxe qu'elle ne pouvait se payer. Ces six mois lui avaient prouvé qu'elle était à la fois prête à affronter les aléas de la vie, et à l'inverse, était totalement désarmée pour la combattre. Ainsi était son quotidien, Mashia ne s'en plaindrait pas. Car quelque part, elle était heureuse et reconnaissante d'être là, ici.

En vie.

Il leur fallait apprendre à concilier avec les caprices et la fatalité du Destin, à ne pas baisser les bras, toujours s'insurger contre les Injustices ! S'ils étaient des élus, des guides, des phares dans la nuit, la jeune Mashia prenait ce rôle très au sérieux et c'était pour cette raison qu'elle repoussait ainsi ses barrières, se risquant à être de cette aventure. Une mission qui lui apprendrait l'origine de ses propres doutes, de la perte de sa mémoire ou encore … apprendre sa vérité. Qui elle était vraiment ? Aki, approcha sans faire de bruit, la faisant très légèrement sursauter quand celui-ci passa sa langue sur sa main. Doucement, elle se tourna vers ses compagnons, les observant chacun tour à tour avant de se relever.

~° Celsius ? Hasarda t-elle pour lui seul en captant sa soudaine « détresse » ou tout du moins, un léger changement chez lui et son aura. Qu'est-ce qui se passe, une pensée te taraude ?

Elle le connaissait assez pour savoir quand le jeune homme était tourmenté par quelque chose. Bien qu'elle pourrait désormais lire en partie dans les pensées de ses interlocuteurs, c'était quelque chose qu'elle ne se permettrait jamais, ou alors, en cas de nécessité absolue. Pourtant, sans prendre garde, un mot avait résonné dans son esprit « Masque ». Il faisait écho à quelque chose de son passé, à des images très floues qui défilaient dans sa tête. Mais elle ne parvenait pas à faire le rapprochement. Ses yeux tombèrent sur son bracelet à son poignet et en étudia la floraison d'un regard distrait. En réalité, elle s'en voulait d'avoir été si indiscrète avec le Roi des Ronces. Ce n'était pas dans sa nature de se montrer discourtoise alors, elle lui formula par la voie de la pensée, des excuses polies et sincères.

Finalement, la jeune femme remit en place le capuchon de sa cape écrue, dissimulant ainsi sa chevelure trop voyante. Quelque chose lui laissait à penser que les prochaines minutes pourraient être décisives, alors, sans doute fallait-il se montrer discret.

~° Oui, allons-y.

Fit-elle sobrement en se mettant en route, calquant le rythme de marche de Celsius tout en conservant une bonne distance entre eux. Mashia le connaissait assez pour savoir qu'il n'aimait pas être approché et craignait que sa nature ne soit trop néfaste pour les autres. Songeuse, la demoiselle couva le reste du groupe, d'un regard un rien maternel. Jara paraissait se sentir bien, et, secrètement, la jeune Mashia espérait que c'était bien le cas, qu'il commençait enfin à penser qu'il n'était pas seul, comme elle-même l'avait apprit. Quant à Kappa, son regard était des plus sérieux, et bien que cela l'amusa l'espace de quelques instants, il était évident qu'il prenait son rôle très au sérieux. Lui aussi serait épaulé, bien sûr.

Chacun avait son rôle à jouer, mais quel était le sien ?






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Jara


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Mar 31 Déc - 1:50


Kappa avait acquiescé à la proposition de Jara. Grâce aux indices récoltés par Mashia, il semblait à présent évident que le Templo Mayor était un lieu clef qui ouvrirait peut être une des portes mystérieuses de Mexico. Le Verseau eut également l’idée d’éviter toute nouvelle séparation du quatuor. En effet, ils avaient beau être tout quatre des chevaliers d’or, l’élite d’Athéna, comme le Chef de mission l’avait fait remarquer, ils se trouvaient en territoire ennemi et cet ennemi, en plus d’être puissant restait nimbé d’un voile opaque. Malgré les éclaircissements que leurs rondes avaient permis trouver, aucune réponse n’avait été découverte au grand dam de Celsius qui semblait rester dubitatif quant aux dires de chacun. La Vierge ne tarda pas de le remarquer également et alors que les deux enjambaient le pas en direction du centre de la cité, le Saint des Poissons s’interposa d’un air réfléchi.

Les doutes de Celsius étaient tout à fait fondés et ses hypothèses restaient intéressantes mais comme il le disait : quelque chose ne colle pas. Jara était peut être allé trop vite en besogne, se jeter dans la gueule du loup sans plan et sans un semblait de réponse n’était effectivement pas sa meilleure idée avec du recul. Après tout, il restait le moins expérimenté des quatre. Il avait devant lui trois des chevaliers les plus puissants et l’une d’entre elle avait les traits de celle qui fut jadis sa déesse. Ce sentiment d’exclusion refit alors surface. Le Capricorne avait l’impression d’avoir échoué… encore. L’échec avait toujours fait parti de ses plus grandes craintes. Bien loin de penser qu’il atteindrait un jour la perfection autant dans sa philosophie que dans sa lame, son objectif demeurait cependant de s’en rapprocher. Pourtant, à l’entente de son nom, celui-ci sortit de sa torpeur. L’herboriste avait besoin de plus de détail concernant la rencontre peu fortuite qui s’était opéré une demi-heure avant. L’Elu de Makara ne savait s’il pourrait les lui donner…

Il y a malheureusement peu à en dire. Marquant une pose par un léger soupir, Jara reprit, les yeux rivé vers le sol dans une tentative de restaurer sa mémoire secouée par l’explosion. Je n’ai aucune idée de qui il s’agissait et à vrai dire, je n’ai eu le temps de l’apercevoir que pendant une seconde après quoi elle a provoqué l’explosion qui m’a fait rencontrer ce Chevalier Noir. J’ai toutefois noté que ses yeux étaient complètement brûlés. C’est sûrement dû aux fumerolles qu’elle manipulait. Elle semblait marmonner quelques incantations dans une langue inconnue également. Le fait qu’elle exécute ce sorte de rite dans un temple aztèque me pousse à penser que tu as peut être raison Celsius. Il s’agirait d’un rituel aztèque ? À nouveau une pause. En effet, de nouvelles pièces du puzzle s’assemblaient et, à l’instar de son collège des Poissons, le Capricorne abordait un faciès réfléchi avant de se retourner brusquement vers ses trois compagnons. Si ce que tu dis est vrai, alors le Renégat devait certainement être à la recherche de son aide pour un oracle ou je ne sais quoi. Ca expliquerait sa mine dépitée après l’explosion…

Observant les réactions de chacun quant à cette nouvelle hypothèse, les Gold Saints décidèrent de reprendre leur route vers le centre-ville. Oui, le fin mot de cette affaire s’y trouvait, c’était à présent sûr et l’instant de fauve du Roi d’Avalon ne le trompait que très rarement. Les derniers rayons du soleil finirent d’illuminer la place vide. Les cieux, toujours orangés semblaient en proie aux flammes. Ceci semblait bien justifié alors que la température ne cessait de monter malgré l’astre solaire qui déclinait. Dans quelques minutes, ce seraient les rayons lunaires qui les béniraient. Espérons que les constellations soient de la partie, elles seraient sûrement leurs aides les plus précieuses car à mesure que la mission avançait, un sentiment taraudait Jara sous la forme d’une boule coincée au fond de sa gorge. Tout ceci n’allait sûrement pas bien finir…
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Ven 24 Jan - 17:09

Alors que vous discutez des indices obtenus, le soleil semble grossir dans le ciel et un gigantesque cosmos explose au nord de la cité. Une colonne de cosmos noir semble couper le soleil en deux. C'est alors qu'une presence divine se ressent et dans vos esprits vous voyez Pséma du Belier lever une dague d'or pour sacrifier un homme portant une armure d'or.

Mais, il faut quelques secondes à ceux qui le connaissent, Mashia et Celsius, pour reconnaître le prêtre de Poseidon qui va être sacrifié au soleil par l'ancien Grand Pope. Menelaos semble endormi et c'est alors qu'un cosmos léger et protecteur vous entoure pour vous protéger de la chaleur du ciel, vous reconnaissez la cosmos d'Athéna qui avait disparu depuis des mois ! Serait-ce un signe de son retour !?
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Mar 28 Jan - 20:35



Peu à peu, les informations se recoupaient et nous menaient droit à ce temple qui semblait décidément être la solution à toutes nos questions. Tandis que nous nous dirigions vers ce dernier tout en discutant tous les quatre, un évènement imprévu et surnaturel vint perturber notre traversée de la grand place : le soleil, au lieu de continuer à décliner tranquillement, sembla grossir, et je sentis aussitôt un cosmos immense exploser vers les quartiers nords de la cité. Un rapide coup d’œil vers mes frères d’armes me confirma que je n’étais pas le seul, et lorsque le soleil fut comme coupé en deux par une sorte de colonne de cosmos d’un noir pur, je compris que les vrais ennuis allaient commencer.

Une puissance que je qualifierais de divine me poussa à fermer les yeux, et je pus apercevoir une vision d’un homme en surplis du bélier en train de lever une dague d’or. Cette dague, de toute évidence, est sur le point d’être utilisée pour sacrifier le pauvre homme inconscient qui git devant le mystérieux bélier. Je ne le connaissais pas de vue mais il n’était pas difficile de deviner qu’il s’agissait de notre cible prioritaire : Pséma du Bélier ! Quant à sa victime, elle m’était totalement inconnue, mais si nous voulions lui sauver la vie, le temps nous était compté ! Un rapide regard échangé avec Celsius, et nous accélérâmes le pas en direction de la manifestation cosmique. C’est alors qu’un second évènement se produisit, stoppant net ma course, et me laissant stupéfait en plein milieu de la rue.
- Ce… ce cosmos… Ca ne se peut pas... murmurai-je d’un ton à peine audible.

Mon regard chercha en vain une manifestation physique de celle qu’il me semblait reconnaitre, mais encore une fois, je ne vis rien du tout. Après avoir tourné plusieurs fois sur moi-même, je me rendis compte que nous perdions de précieuses secondes, et cet homme ne s’en sortirait pas sans nous. Reprenant contenance, je me tournai vers mes compagnons, et d’une voix assurée :
- Allons, on a déjà perdu trop de temps ! Dépêchons nous ! Cet homme va mourir si on ne l’aide pas.
Un geste du bras les encourageant à me suivre, et je me mis en route à pleine vitesse en direction du cosmos. Les questions se bousculaient dans mon esprit, mais c’est en allant sur place que j’obtiendrais des réponses…


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Lun 3 Fév - 15:39

:: Tequila et Sombrero :.

Le soleil explosa dans le ciel comme une comète furieuse. Ses pires craintes se réalisaient. La noirceur de la nuit paraissait avoir étendu ses ailes tant l'obscurité qui avait fendu les airs pour  crever l'astre de feu qui vomissait tout ce qu'il pouvait de chaleur incendiaire. En une fraction de seconde, des images défilèrent dans son esprit, lui faisant revoir la mort du Pope, le rictus de Tokuza. Cette force ténébreuse était bien plus grande, bien plus vaste – comme une poigne funeste qui se referme sur la gorge de l'espoir jusqu'à ce qu'il s'achève et prenne fin dans une ultime saccade. Étaient-ils le dernier soubresaut de cette lumière sur le point de s'éteindre ? Il  refoula comme il put le frisson mi-effroi mi-nervosité qui glissa le long de son échine comme la langue d'un serpent.

S'il réussit à ne pas perdre sa contenance, sa première pensée lorsqu'il sortit de la fascination macabre que ce spectacle de mauvais augure avait causé chez lui fut pour Mashia. S'il avait pu être ébranlé de ce que lui rappelait ce cosmos enténébré, ce n'était probablement rien à côté de ce qu'elle avait vécu et enduré. Même si elle n'était plus la même personne, tout cela devait être gravé en elle, et il ne faisait pas bon réveiller ces sanglants souvenirs. Pour autant il ne se tourna pas vers elle : il n'était pas celui qu'il lui fallait et encore moins à même de lui porter la moindre assistance. De plus, si elle était encore fragile, il lui faisait confiance pour faire front aussi dignement qu'elle l'avait toujours fait. Quand bien même elle peinerait à tenir le choc, le mieux qu'il puisse faire était de mettre un terme à toute cette folie.

Et c'était bien son intention.

Une vision traversa son crâne comme une aiguille chauffée à blanc que l'on aurait enfoncé à travers, manquant de lui arracher un cri de douleur. La vision était brutale, imposée : on ne lui laissait pas d'autre choix que de la contempler, pas plus qu'on ne lui avait demandé son avis avant de forcer les barrières de son esprit. Réprimant un cri de douleur mais grimaçant tout de même, le Saint des Poissons s'enferma le visage dans les mains le temps que cette douleur qui lui enflammait les sens se dissipe. Un mal purement psychique. On l'aurait frappé à l'arrière de la tête avec un objet contondant qu'il n'en aurait pas été moins incommodé. Et ce qu'il vit ne lui plaisait pas. Il avait vu juste. Loin de s'en réjouir, il n'en fut que plus fragile et sensible au sentiment d'urgence profonde qui le gagnait à mesure qu'il se remettait du choc.

S'il n'avait déjà plus guère de doutes sur l'identité du responsable, celle-ci était à présent avérée et ne manquait pas de leur signifier que leur tâche serait encore plus ardue qu'ils n'auraient pu le présumer. Cette fois, c'était au risque de mourir qu'ils partaient au combat. Son regard se tourna vers les cieux défigurés, certes pour l'examiner une dernière fois mais aussi et surtout pour adresser pendant ne serait-ce qu'une seconde toutes ses pensées à celle qui peut-être ne le reverrait pas. Elle y était préparée, elle le devait. C'était sa mission sacrée, et il ne s'en détournerait pas. Comme pour saluer cette détermination, le Chevalier des Fleurs eut la soudaine impression que quelqu'un le prenait dans ses bras. Une chaude étreinte qui le réchauffa jusqu'au plus profond de l'âme.
Rendre possible l'impossible. C'est notre profession.
L'espace d'un instant, alors que se poursuivait à la vitesse de l'éclair une course entamée dès l'instant où il avait repris ses esprits, il rompit le regard de connivence avec Kappa de façon à lui désigner la Vierge Dorée du coin de l'oeil. Était-ce d'elle que cela venait ? Il n'en était point persuadé, mais c'était bien la seule explication qu'il puisse trouver. Le temps d'un battement de cils, le Verseau put voir un sourire en coin éclairer son visage alors que ses interminables mèches rougeoyantes cinglaient l'air comme autant de coups de fouet. Cherchant des réponses dans le peu d'informations recueillie par Jara, il porta sa célérité à son plus haut niveau. Délaissant ce moment de légèreté bienvenue mais qu'ils ne pouvaient se permettre de prolonger, il ramena toute son attention vers ce qui était désormais leur seule, unique destination. Peut-être la dernière mais il y était préparé.
Car ici se joue le sort du monde. murmura-t-il entre ses lèvres.
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Mexique : Tenochtitlan, nous voila !   Lun 3 Fév - 20:54




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Les chroniques d'une fleur de Hasu



Menelaos !



 
Mashia avait l'impression de suffoquer. La chaleur, trop accablante était seulement un des multiples facteurs de son malaise grandissant. On tentait de percer les défenses érigées autour de son esprit avec une violence rare. La Vierge n'aimait pas cela, pas plus que la douleur qui en résultait. Arrêtée en plein élan, son visage ne traduisait rien d'autre qu'une stupeur incroyable. Aki, à ses côtés paraissait partager cette surprise alors que son corps changeait peu à peu au fil des secondes pour se redresser sur ses pattes arrières. Ce fut lui qui entoura ses bras autour du frêle corps de la demoiselle tandis que ses yeux se révulsaient, prise dans une transe inquiétante. Le soleil éclatait dans ce ciel bleu, une ombre venant très vite évincer sa lumière. Une colonne de ténèbres venait d'apparaître au nord de leur position, mais de cela, Mashia en avait cure. Les paumes tournées vers les nues, la jeune Mokushi libéra une quantité importante de son énergie qui balaya les rues, soulevant ainsi des nuages de poussière. Sa métamorphose commença, son teint de porcelaine prenant une couleur plus immaculé encore que la neige.

~ Que fait-tu Mashia ? S'alarmait son gardien tandis que sa fille se laissait happer par son pouvoir. « Je vais sauver Menelaos. »

Cette fois, il n'y eut aucune transmission de pensée, seulement une voix douce mais ferme, déterminée. À présent, Mashia était méconnaissable. Seul Jara avait pu la voir sous cette forme et il savait à quoi s'attendre. Mi-femme, mi-louve, la jeune Sainte d'or darda ses prunelles devenues dorées et sauvages sur une chose invisible. Grondant, ses lèvres se retroussèrent sur des canines proéminentes et sa queue fouetta l'air frénétiquement. Au même moment où elle hurla sa frustration, une autre présence se fit ressentir, bienveillante … qui calma un temps sa sourde colère. Avant de lui redonner plus de puissance encore. La jeune femme reconnaîtrait cette force entre mille autres : Athéna était là, à étendre son ombre sur eux afin de les préserver de Pséma.

Pséma.

Un frisson parcourut son échine, faisant se hérisser son pelage blanc. On avait peur pour elle, mais c'était inutile. Celsius s'était détourné bien avant qu'elle ne fasse appel à sa force de Chantre. Elle était la mère des esprits, des monstres et le Prêtre de Poséidon fut pour elle, une aide inestimable dans sa reconquête d'elle-même, de ses souvenirs. Bien qu'elle soit surnommée le Fléau d'Ys, la jeune Mokushi ferait tout pour l'aider, le sauver. Les deux Mokushi se concertèrent alors du regard pour finalement disparaître instantanément du champ de vision de ses compagnons. Ils réapparurent au devant d'eux, bien plus rapides qu'ils ne l'étaient. Faisant montre d'une célérité peu commune, on aurait dit que Mashia avait des ailes d'or qui lui poussaient dans le dos … des ailes que ses amis n'auraient aucun mal à reconnaître, tout comme ce regard de braise et ces cheveux carmin qui dansaient follement au rythme de ses mouvements.

« Plus vite ! Plus vite ! » les pressa t-elle tandis que son corps s'évanouissait encore une fois pour réapparaître une centaine de mètre plus loin. « Tiens bon Menelaos ! »

De concert, les deux créatures lupine hurlèrent à la face de ce soleil défiguré.






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