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 [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.

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Eren


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MessageSujet: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Jeu 19 Déc - 21:09

Sören avait été le premier à s'exprimer, et sa réponse ne tarda pas à faire l'unanimité. Le tissu de sa cape remonté jusqu'au nez cachait le sourire narquois qui étira les lèvres d'Eren en réaction. S'il avait préféré faire la précision, c'était parce qu'on lui avait déjà fait le coup, et il allait sans dire qu'il était lui aussi de leur avis. Un guerrier n'a pas de meilleure place que sur un champ de bataille. Ils ne savaient rien de qui il était en vérité, du monstre caché au fond de son âme et de la colère qu'il pouvait déchaîner... Mais n'était-ce pas mieux ainsi ? Au moins le voyaient-ils comme il était, et pas comme leur ennemi. Ce n'était pas qu'ils lui accordaient trop vite leur confiance, c'était plutôt qu'il devait encore la gagner. Et à ce titre, il n'y avait pas de meilleur moyen qu'en les laissant assister à ses prouesses martiales. Ils ne le ménageraient pas. Et Zeta Prime s'en réjouissait par avance.

« On y va. » fit-il pour toute réponse.

Pour la première fois, peut-être son timbre semblait-il légèrement enjoué. Sous son manteau, les plaques d'armures tintèrent alors qu'il reprenait sa marche sans coup férir. Après tout, il n'y avait qu'en allant au combat qu'il se sentait lui-même. Les ères de paix ne lui convenaient pas. Même s'il était navrant qu'il ait fallu des circonstances aussi tragiques pour qu'il puisse faire parler le fer, à présent que c'était fait, il n'allait pas s'en priver. Malgré l'importance de son paquetage – même si l'épée en était responsable pour beaucoup -, il se déplaçait avec fluidité, d'un pas cadencé, de toute évidence habitué à transporter de telles quantités. Même si l'heure était grave, le défi lancé par son homologue n'était pas sans galvaniser la motivation qu'il pouvait avoir à se rendre les lieux pour tuer le mal à la racine. Il voulait du spectacle ? Il allait être servi.


* * *

Comme prévu, le bateau les attendait à quai. Il avait pris ses dispositions avant même que ses pairs n'arrivent jusqu'à la salle du trône et avait clairement spécifié que si ce n'était pas près au moment où ils viendraient, il n'était pas contre l'idée d'ajouter au chiffre des morts, targuant que ce n'était plus à ça près. Mensonge évidemment, mais cela avait semble-t-il fait son petit effet. Une partie des navires avait également été mise à mal par le passage de la comète – ne fut-ce que ceux que les flots agités avaient retourné à la suite -, aussi n'avait-on pas pu leur proposer quelque chose de trop fastueux, mais ce n'était pas nécessairement un mal. Eren n'aimait guère se faire remarquer – d'où le choix de couleur pour sa tenue, outre ses préférences personnelles – et ne se voyait donc guère arriver en grande pompe sur un drakkar de première classe.

Le seul doute qu'il eut fut de se dire que l'embarcation était peut-être un peu frêle pour les accueillir tous à son bord, mais ne la sentant pas tanguer le moins du monde malgré son poids alors qu'il avait été le premier à y poser le pied, tous ses doutes s'étaient rapidement envolés. À en juger par les regards mêlés de respect et d'effroi que l'équipage leur adressa, il n'était pas dans leur habitude d'accueillir des Guerriers Divins à leur bord, même si leur allure laissait aisément deviner que ce n'étaient pas que d'humbles pêcheurs ne fut-ce qu'à leur musculature. Les dernières indications données, Eren s'était contenté de poser son épée dans un coin, ne sachant que trop bien depuis le temps qu'il était seul à pouvoir la soulever. Il aurait d'ailleurs été amusant de voir Zeta s'y essayer et échouer malgré sa carrure...

Surprise. Liv. Que faisait-elle là ? Il ne se souvenait pas l'avoir appelée. Pourtant, il doutait fort que ce soit une coïncidence. En sondant son armure du regard, il put sentir qu'elle aussi y avait été invitée. Comment... ? Était-ce lui qui, inconsciemment, avait fait appel à elle pour le refréner si les choses devaient mal tourner ? Il n'avait pas encore tout à fait saisi le fonctionnement de l'oeil d'Odin – quel mortel peut prétendre comprendre toute la portée du pouvoir des Dieux ? - mais savait celui-ci sensible à la volonté. Néanmoins, l'idée de l'avoir fait à son propre insu le contrariait. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas d'elle, mais plutôt que même s'il s'y était fait – dans la mesure du possible le concernant -, elle engendrait toujours chez lui ce curieux malaise.

Le bretteur fit son possible pour ne pas lui laisser voir son étonnement, même s'il connaissait les risques que l'élue d'Eingana le perce à jour malgré tout... Advienne que pourrait, mais il se voyait mal lui expliquer qu'il avait pensé à elle un peu trop fort au mauvais moment. Une raison de plus d'en vouloir au Père de Tout pour lui avoir infligé cette greffe sans lui demander son avis, outre la douleur lancinante qui ne l'avait pas encore tout à fait quitté. Par chance l'attention de Liv semblait être accaparée par les âmes des défunts qui flottaient encore dans l'air. La mine du chef de guerre se fit un rien plus sombre quand elle quantifia le nombre de victimes. Ce n'était pas rien, même s'il y avait encore un fossé entre cela et les charniers qu'il lui avait été de sillonner là d'où il venait. Sa main se posa sur sa tête en un geste bienveillant – quoique maladroit, n'en étant guère coutumier – alors qu'il exhumait ces fantômes du passé.

« Je vois. Bon boulot. »

Lui seul avait compris, et ce n'était pas plus mal. Les trois autres n'avaient pas besoin d'entendre ça – même s'il s'était volontairement tourné vers les plus impassibles de ses guerriers, il n'était pas à exclure qu'avoir une idée plus précise de l'étendue des dégâts aiguillonne leur animosité. Si pour sa part il en avait vu assez pour aborder les choses en gardant la tête froide – si horrible que ça puisse être d'un certain point de vue – il ne savait encore trop ce qu'il en était à leur sujet. Que ce qui avait été fait à Asgard les fasse se sentir impliqués était déjà bien assez. Et puis, peut-être n'était-elle pas de cet avis, mais il n'avait pas envie de perdre du temps à leur expliquer comment elle pouvait être en mesure de déterminer combien étaient décédés, n'ayant aucune idée du fait qu'aussi bien Sören que Canute devaient déjà en être avisés. Avide de tranquillité, même les activations forcées de l'oeil lui coûtant une énergie qu'il aurait préféré économiser, Eren alla s'installer dans un coin où l'on ne viendrait pas le déranger pour n'y dormir que d'un oeil – sans mauvais jeu de mots. Ce n'est qu'une fois que terre fut en vue qu'il sortit de sa léthargie...


* * *

Aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'était jamais venu au Groenland, ni ici ni « avant ». Ou en tous les cas, s'il l'avait fait, ce n'était pas – plus – à ça qu'il ressemblait. Indécis à ce sujet, le soldat du froid préféra partir du principe que c'était pour lui aussi une nouvelle découverte. À l'exception du Guerrier Divin de Beta qui semblait être bien informé, ce qui n'avait rien d'étonnant compte tenu de ses origines, les autres ne devaient pas être plus avancés. Fort heureusement, les fumerolles qui s'élevaient dans le ciel clair au point de l'obscurcir comme autant d'épais nuages d'orage n'étaient pas sans leur donner quelques indications sur la direction dans laquelle chercher. Tout au long de la traversée, sous prétexte de se reposer, il les avait tour à tour observés pour cerner un peu mieux leurs personnalités, mais aussi leurs capacités. S'il avait déjà eu un bon échantillon de leur manière d'être à leur première rencontre, en savoir plus ne serait jamais superflu à ce stade.

Pour le reste, c'était tout simplement qu'à l'époque où il n'était encore qu'un simple mercenaire sans histoire, il avait pris le pli d'essayer de déterminer comment chacun se battait en se contentant de les épier, ce qui lui avait plus d'une fois sauvé la vie alors qu'il était acculé. Leur main directrice, leur façon de bouger, leurs armes de prédilection – quand bien même ça ne s'appliquait pas ici – étaient autant de détails précieux. Et c'était précisément de pouvoir s'en enquérir sans même avoir besoin de leur demander qui en faisait un stratège hors-pair lorsqu'il le voulait bien. Aussi nonchalant qu'il puisse paraître de prime abord, Eren était quelqu'un d'extrêmement attentif, et avoir perdu un oeil n'y avait strictement rien changé. Oui, il aimait toujours autant surprendre ses ennemis en devinant leur prochain mouvement et en ayant déjà en tête le meilleur moyen de le contrer.

Bien entendu, ce n'était pas le but ici – même si viendrait sans doute le jour où Zeta et lui seraient forcés d'en venir aux mains, ayant un contentieux à régler. Mais en attendant, avoir une idée même vague de ce qu'ils pouvaient faire tous autant qu'ils sont l'aiderait à concevoir une stratégie en cas de besoin, à n'en pas douter. Si du moins il ne se laissait pas emporter par la fièvre du combat avant cela... S'il avait au moins pu remarquer une poignée de détails à propos de chacun, sans savoir s'ils lui seraient d'aucune aide, Liv restait la seule énigme. Elle n'avait pas vraiment le physique le plus adapté au combat, et ses analyses se basaient avant tout sur son expérience du combat « réel », non au moyen d'artifices cosmiques. Or, on ne pouvait pas dire que sa silhouette fine, presque fragile, la prédispose à quelque combat rapproché que ce fut. À voir sur le moment.

Une fois qu'il eut mis pied à terre, le Guerrier Divin scruta longuement les environs, en quête d'un comité d'accueil. Même si la chute d'une météorite pouvait passer pour une catastrophe naturelle, le Très-Haut n'aurait pas pris la peine d'y mettre son grain de sel en lui montrant quel serait son point d'impact si le surnaturel n'avait pas eu quoi que ce soit à y voir. À partir de ce moment-là, tous les doutes étaient permis et le Guerrier Noir préférait se montrer exagérément méfiant que de courir le risque d'être pris à revers au moment même où ils se croiraient hors de danger. Ils étaient en effectif réduit dans un pays qui n'était pas le leur. Peut-être les autres prenaient-ils cela avec légèreté – du moins Liv qui, ayant la fâcheuse tendance à oublier sur quelle planète elle vivait, ne risquait que peu d'en être inquiétée – mais pour sa part il ne comptait pas se relâcher. Cela dit, il eut une pensée émue pour celui qui essaierait de lui planter un couteau dans le dos et le verrait se plier en deux en rencontrant l'énorme bout de métal qui lui servait d'épée...

« Canute. Tu as l'air de connaître l'endroit. Ouvre-nous la voie. »

Il aurait aussi bien pu recourir à l'oeil d'Odin, mais préférait garder celui-ci pour les cas d'extrême nécessité – voire même ne pas du tout l'utiliser. Il s'en était très bien passé toute sa vie durant et ne supportait pas l'idée d'en devenir dépendant à plus forte raison que ses griefs envers Odin n'étaient toujours pas calmés. Il fronça le nez. L'odeur de mort qui flottait dans l'air était un calvaire pour ses sens surdéveloppés et l'incitait à ne pas traîner s'il ne voulait pas que la tête finisse par lui tourner.

« Sauf si y'a un autre volontaire ? »
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Sören


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Ven 20 Déc - 12:07

Sören n’avait pas été le seul à réagir aux propos d’Eren, et, sans être sûr, il supposait que ce dernier avait surement recherché ces réactions. Sigvald avait volontairement mis au défi l’Ase de Zeta Prime. Leur animosité pouvait autant être un frein que l’inverse au combat. A eux de décider ce qu’ils préféraient. Canute de Merak, lui, avait conservé son air au portes du mépris. Zeta Prime avait-il voulu les tester, encore une fois ? C’était probable. Après tout, si eux ne savaient pas de quoi il était capable, la réciproque était toute aussi vraie. Peut-être que dans l’esprit de leur chef, les robes divines n’étaient pas suffisantes ? Elles étaient pourtant la preuve qu’ils n’étaient pas que des élus. Qu’ils avaient mérité leur place en tant qu’élite de l’armée d’Odin. Le jeune norvégien secoua la tête avant de suivre les pas de son capitaine. La mission avait enfin commencé.



Le trajet jusqu’au port n’avait pas été bien long, et ce dernier n’avait pas été épargné par le passage de la comète. Quelques embarcations, à moitié calcinées, ressemblaient plus aux anciens bateaux pirates dont parlent les contes qu’à des bateaux praticables. Leur navire n’avait rien de merveilleux , c’était clair. Un esquif maniable et rapide, voilà ce dont ils avaient besoin, et c’était ce qu’ils avaient eu. Un seul coup d’œil aux marins qui allaient leur servir de guide suffisait à se rendre compte que leur compétence n’était pas à mettre en question. Mais, ce n’était pas la seule surprise qui attendait l’Ase d’Eta en ces lieux. L’Ase de Nef était là. Sa sœur. Liv.

Sören était ravi de voir qu’elle était de la partie, mais se garda bien d’extérioriser ce sentiment. Comme à son habitude, aucun rictus ne vint perturber son visage de glace. Il attendrait sagement qu’elle finisse son rapport à Eren et qu’elle finisse de discuter avec Sigvald pour la rejoindre. S’il n’avait aucun doute sur le fait qu’elle était un atout pour l’expédition, Sören se remémora les quelques paroles qu’elle avait prononcé lorsqu’ils s’étaient vu pour la dernière fois, et il esquissa une ombre de sourire. Elle n’était pas une guerrière, ses esprits se battraient pour elle. Il n’avait pas besoin de s’occuper de sa sécurité, une armée d’esprits s’en chargeait déjà.

S’installant dans un hamac de cordage, l’Ase d’Eta pinca quelques cordes de sa lyre. L’art n’avait pas sa place en ces lieux, et il le savait. Pourtant, il ne pouvait pas aller contre ce besoin d’entendre ponctuellement quelques sons clairs. Il était plutôt avare en paroles, sauf dans de rares cas, et préférait que sa lyre s’exprime à sa place.

Battery (intro) by Harptallica on Grooveshark



Le trajet n’était pas si long, au final, et il ne fut pas mécontent de poser pied à terre. Sören n’était pas un marin, et s’il n’était pas spécialement mal à l’aise sur le ponton d’un navire, ce n’était très clairement pas son élément. Un seul coup d’œil aux environs suffisait à se rendre compte que ce monde avait été dévasté. Soit, il n’y avait probablement que peu d’habitants en ces lieux, mais ce n’était pas une raison pour ignorer leur mort. Liv en savait quelque chose, elle qui continuait à les percevoir, même après leur disparition.
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Sigvald


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Sam 21 Déc - 21:34

Le Grand Chef avait parlé, ils pouvaient maintenant partir en direction du bateau qui les emmènera vers les Terres du Groenland, terre qui était rongé d'un mal ancien ; éveillé à nouveau. Sigvald était curieux de voir ce qui les attendait et la première déclaration de Canute avait éveillé en lui un intérêt hors du commun. Sivald fut le premier à quitter la salle du trône, impatient de rejoindre l’embarcadère. Son aura autour de lui était toujours aussi impressionnante, elle semblait montrer toute son envie de meurtre et paralyserait de froid toute personne n'étant pas préparée à la ressentir. Un Colosse, une armure Noire, Une aura glaciale : Le Bourreau parfait d'Odin était en route.

________

Arrivé au port, Zeta put voir que le carnage de la Météorite avait aussi été dévastatrice ici. Comme promis, le bateau était déjà prêt et ils n'avait plus qu'à embarquer. Sigvald se demandait tout de même si le bateau pourrait accueillir tous les Guerriers Divins, Eren et lui en particulier. Mais ce qui l'intrigua le plus n'était pas le bateau mais une jeune femme qui attendait le groupe. Il suffisait de sonder l'énergie qui émanait d'elle pour que Sigvald sache qu'elle était elle aussi une Guerrière du Père de Tous mais sa force étant inférieur à celle de la Montagne, il ne lui apporta pas une grande importance. Le Colosse était persuadé qu'il aurait très bien pu y aller seul avec Eren, cela aurait été beaucoup plus plaisant.

Mais alors qu'il passait à côté de la jeune femme, il l'entendit dire à Eren qu'il y avait eu huit-cent-cinquante-six morts, un nombre très conséquents mais cela ne l'avait pas touché, ce n'était pour lui qu'un nombre d'hommes, de femmes et enfants partit à jamais. Il ne connaissait pas les raisons qui animaient les autres, mais lui ne voulait qu'assouvir sa soif de violence. Il n'avait cure des faibles qui n'étaient même pas morts au combat. Ils avaient eu une mort pitoyable, pas de quoi en faire un chant. La jeune femme le fixait. Il ne se sentait pas gêné pour le moins du monde mais il n'aimait pas qu'on le regarde de la sorte. Elle levait la tête, lui la baissait pour la fixer aussi. Il s'attendait à autre chose qu'une présentation et fut déçu. Elle se nomma Liv. Il nota son nom dans un recoins de sa mémoire, laissa une sorte de grognement s'entendre et continua sa route dans leur superbe moyen de transport. Quelque chose lui soufflait à l'oreille qu'il n'avait même pas besoin de se présenter, cette Guerrière n'était pas quelqu'un de normal.

Il regarda Sören s'installer dans les cordages du Navire et prit place sur l'un des bord du Navire. Il ne regardait pas la Terre qu'il quittait mais l'océan.

_______

Le voyage fut plus court que Sigvald l'avait prévus. Le Groenland sera le premier Pays que Sigvald « visitera » car il n'avait jamais voyagé avant. Il savait qu'il n'aimerait pas voyager et résultat : Le voyage en bateau l'avait quelque peu agacé. Il n'avait pas aimé le fait de ne pas avoir put aller plus vite et il était bien-heureux de pouvoir enfin mettre un pied sur la terre ferme. Mais il y avait quelque chose de terrible dans l'air. Sigvald pouvait sentir l'odeur de la Mort envahir ses narines, la Comète qui s'était écrasé ici avait laissé les traces de son odeur nauséabonde à des kilomètre à la ronde.

Eren interpella Canute pour lui demander le chemin tout en demandant aux autres s'ils voulaient y être volontaire. Sören était resté silencieux à son habitude et Sigvald garda sa mine sérieuse. Il était vrai que le Guerrier de Beta était le plus à même de les guider dans ses terres inconnues.
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Liv


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Mar 24 Déc - 12:27



Partis à 4; nous ne serons plus que 3
Feat. Odyssée

Froncement de sourcils. Léger. Presque imperceptible. Pourtant bien réel. Je penche le visage de côté alors que mes prunelles dévisagent Eren sans la moindre pudeur. Contrariété ? Non... je ne crois pas. Est-il surpris ? Hm... Peut être. Etrange. C'est pourtant lui qui m'a appelée. Pas directement, cela est vrai. Cependant...

~ 5h plus tôt ~

Assise à même la neige je compte. 1, 2, 47, 105, 168, 263... Les âmes passent près de moi comme autant d'esprits vidés de leur substance. Elles sont creuses. Complètement vides, si ce n'est l'expression de profonde incompréhension qui trône sur leurs visages flous. Mon index se pose sur mon menton. Je fixe le ciel d'un regard plat. Tu as choisi Asgard pour abattre ton courroux. Pour quelle raison ? Non... cela est faux. Nous avons été frôlés, pas attaqués. Alors... Où as-tu bien pu atterrir... pierre de feu.

Eingana brille à mon front. Une douce lueur pâle qui se dégage tout autour de moi. Mon doigt dévie de mon menton jusqu'à mon front. Lorsque je l'effleure la sensation de bienveillance se transforme en rage, en colère, en violence. Eren. Reconnaissance du Chef, vision de son aura. Il a besoin de moi. Il m'appelle. Etrange...

~ Sur le bateau ~

Sourire. Sa main vient de se poser sur le sommet de ma tête. Il félicite la porteuse de mort, quelle étrange idée. C'est la première fois. Je suis contente, même si ce que je viens de lui apprendre ne sert à rien. Ils sont morts. Personne ne peut rien y changer désormais.

"Tu ne sais pas parler ?"


Je papillonne doucement des paupières. Grognement. Est-ce tout ce qui sortira des lèvres de Zeta. Peut être qu'il n'est pas doué de parole. Il ressemble à Eren. Son aura. Il est violent, lui aussi. Quel contraste avec l'énergie qui se dégage de mon frère. Les jumeaux incarnent la force tranquille. Zeta et le chef la force violente. Parfait équilibre des sens et des esprits. Je ne sais où nous allons ni pourquoi, mais les choses sont ainsi et elles sont bien ainsi.  

Sourire adressé à ma moitié cosmique. Sourire brisé, qui s'éteint, s'étiole, se dissipe. Je pose les yeux sur Canute. Doucement mon buste s'incline vers lui comme si je cherchais quelque chose. Ça ne va pas. Il ne va pas. Hm... J'entrouvre les lèvres mais je ne dis rien.
Mauvais pressentiment. Ne pas l'écarter, ne pas l'oublier. Les sensations sont là pour être comprises. Elles ne doivent pas être prises à la légère.

"Sören"


L'ancre levée, le bateau s'échappe d'Asgard en flottant sur la mer paisible. D'un bond, alors que tous se dispersent comme si nous n'étions que des voyageurs étrangers habitant un lieu commun pour un temps, je m'assois aux pieds du hamac de cordes et je ne dis plus un mot. Le son de la lyre s'élève vers le ciel alors que la mine de mon frère se teinte d'un calme que rien ne semble pouvoir briser. J'écoute, avec grande attention, j'écoute. Puis c'est le flash. L'éclair de mauvais augure qui transperce mon âme. Le visage se tourne. Lentement. Canute.

"Il va partir"


Murmure. A peine soufflé. La brise du large l'emporte bien loin. Je le sais. J'en suis certaine. Il va partir. Il va nous quitter. Pourquoi ? Je n'en sais rien. Le sait-il lui-même ? Rien n'est moins sur. Il est fort. Oui. C'est un puissant guerrier. Et pourtant... Il est humain. Trop humain. Je vais encore me retrouver seule. Qu'importe. Non. Mensonge. Ironie du sort. Je ne suis pas seule. Il est là. Mon frère.
Les prunelles de perle dérivent doucement de l'un à l'autre tandis que la musique envahit le ponton. Eren. Je le fixe longuement. Dort-il ? Non. Il observe.

Nous sommes arrivés. Etirement des bras, des jambes, du dos, de la nuque. Craquement. Grimace. Aïe...
Nous quittons le navire. Le matin se lève à peine. Il fait sombre. La brume est omniprésente où que porte le regard. On dirait un matin d'hiver en Norvège... qui n'est d'ailleurs guère éloignée. Sans doute. Finalement je n'en sais rien.
Canute s'avance au devant de nous. Je l'observe avec attention. Un léger sourire se dessine sur mon visage. La brume devient plus intense, plus profonde, plus opaque. Le chef parle et Canute disparait.

"Adieux Canute"


Nulle autre parole ne franchit la barrière de mes lèvres. Ils n'ont pas à comprendre. Ils n'ont pas à savoir. L'invisible ne doit pas être effleuré. Les choses sont ainsi. Canute restera Canute. Peut être qu'il reviendra. Peut être pas. Qu'en sais-je.
Suis-je triste. Je me le demande. Je crois que je le suis un peu. Mais je ne devrais pas. Il n'est pas temps. Il n'est pas l'heure.
Je pivote vers Eren. Sören ne posera pas de question. Car Sören commence doucement à entrevoir ce qui ne doit être dit, ce qui ne doit être relevé. Zeta... je ne sais. Mais Eren. Oui Eren. Je le dévisage longuement pour qu'il ne cherche pas. Ne gaspilles pas tes forces à tenter de comprendre quelque chose contre lequel tu ne peux rien. Il est parti. C'est terminé.

"Attends"


Il nous faut partir. Une perte de temps est prohibée. Cependant. Eren. Attends. Sören. Attends. Zeta. Attends.
Volte face, je leur tourne le dos. Une douce lumière irradie autour de moi. Elle absorbe la brume. Du moins est-ce l'impression qu'elle donne. Pourtant ça n'est pas ça. Un. Deux. Trois. Sourire. Je m'incline doucement face aux esprits.

"Restes avec Sören"


L'enfant me gratifie d'un sourire et se matérialise aux côtés de mon frère. Sans que mon jumeau ne le perçoive, une petite main s'agrippe symboliquement à sa cape. Les grands yeux de l'enfant me fixent avec attention alors qu'il hoche la tête. Nouveau sourire.

"Toi restes avec Zeta"


L'homme de haute stature apparait dans le dos du guerrier d'Odin alors qu'il acquiesce silencieusement de la tête à l'image de l'enfant.
Je me tourne vers le dernier esprit. Il dit "non". Ma nuque craque faiblement lorsque je penche la tête de côté. Soupir. C'était prévisible. Aucun esprit ne veut aller avec Eren. Le démon des temps anciens a beau dormir... il n'est déjà que trop perceptible pour eux. Personne ne veut s'en approcher, pas même les morts. Qu'importe. Je savais déjà que c'était mon rôle. Alors je fais un pas et me place dans son ombre, du côté opposé à l'épée. Sait-on jamais.

"Je reste avec toi." Dis-je dans un murmure à Eren
 

"Si nous sommes séparés, je vous retrouverai." Esquissais-je dans un sourire à mon frère et l'acolyte violent.


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Eren


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Ven 27 Déc - 8:12

Tandis qu'il jaugeait ses compagnons d'infortune au cas où l'un d'eux aurait eu quoi que ce soit à ajouter, il s'attarda plus particulièrement sur Liv. Quel âge pouvait-elle bien avoir ? Le geste qu'il avait eu pour elle avant l'embarquement l'avait amené à se le demander. Si elle n'avait pas paru s'en formaliser – au contraire même -, il n'en était pas moins soucieux de savoir s'il était effectivement plus âgé qu'elle comme il avait pu le présumer. Elle paraissait extrêmement jeune, mais il était bien placé pour savoir que les apparences sont souvent trompeuses, et plus particulièrement lorsque les oracles sont de la partie. Intemporelle comme elle l'était à ses yeux, il aurait été bien en peine d'en faire une estimation. Il lui aurait bien sûr suffi d'ouvrir l'oeil pour être fixé sur la question, car aussi vastes que soient les pouvoirs qu'il lui conférait, celui-ci restait à l'origine un puits de connaissance sans limite, mais il n'en ferait rien.

Ce serait non seulement consumer pour rien une énergie dont il aurait grand besoin, mais il était aussi et surtout hors de question de s'y habituer. Il avait sa fierté, et se passerait de ce gadget mystique autant qu'il le pourrait. Quoi qu'il en soit, Zeta Prime n'avait pu se retenir de sourire sous cape – au propre comme au figuré – quand il l'avait vue essayer de communiquer avec Sigvald pendant la traversée. Par ces grognements, ce dernier se confortait dans son rôle de bête sauvage. Là où d'autres y auraient vu une tare, Eren ne pouvait que s'en réjouir : au moins savait-il à présent que lorsque le jour viendrait, c'était sur son propre terrain qu'ils combattraient. Mais il était le plus sauvage des deux et le resterait, n'en déplaise à l'Ombre d'une Ombre qu'il avait fait de lui.

« Tu feras gaffe à pas te paumer. »

Occupé comme il l'était à sonder une dernière fois ses subordonnés, c'est à peine s'il vit Canute s'avancer et le dépasser, prenant les devants pour ce qui s'annonçait être une longue traversée. Cela ne l'empêcha toutefois pas de lui destiner cette remarque qui, si elle était fort à propos au regard de la brume qui les environnait, à couper au couteau, ne risquait pas d'être bien reçue par le Guerrier Divin de Beta qui ne goûtait manifestement que très peu son cynisme. Pour autant, Eren voyait en lui un compagnon fiable sur lequel compter même en les heures les plus sombres. Peut-être était-il encore un peu tôt pour le dire, mais c'était ainsi qu'il le ressentait – qu'il le voyait, et ce terme avait pris un tout nouveau sens depuis qu'il possédait le pouvoir d'Odin.

Mais il n'avait pas vu ce qui était encore à venir. Liv si. À peine avait-elle prononcé ces mots que sa main avait fusé dans la direction prise par Canute pour le retenir. Trop tard. Il ne sentait déjà plus rien. Et avec un flair comme le sien, ça voulait dire quelque chose. Crachant un juron, le Guerrier Noir leva les doigts à hauteur de son visage avec la ferme intention cette fois d'activer le pouvoir de l'oeil pour défaire ce qui avait été fait, annuler cette absurdité. La lumière divine irradiait déjà de sous sa paupière quand la porteuse d'Eingana se planta devant lui et le regarda fixement afin de lui faire comprendre que son action était vaine. S'il ne sut que se figer dans un premier temps, il laissa finalement son bras retomber le long de son corps, laissant l'énergie refluer, repartir à travers son corps. Prête à servir plus tard, à des fins plus utiles. Restait la frustration, la rage retenue.

« Bordel, ça commence bien... »

De colère, son poing s'abattit sur le tronc d'un des rares arbres ayant réussi à pousser au milieu de cette terre gelée. N'eussent-ils accosté au sud du pays, leur population n'aurait pas été réduite d'un de ces spécimens, qui vola instantanément en éclats sous la puissance dégagée. Ce qui ne le calma même pas, mais eut au moins le mérite d'achever de réguler son flux d'énergie. De cinq au départ, ils avait suffi d'un pas dans ce pays de merde pour n'être déjà plus que quatre. Qu'est-ce qui pouvait faire disparaître comme ça un Guerrier Divin, juste en claquant des doigts ? Ne pas comprendre, ne pouvoir comprendre ne l'aiderait pas à se tranquilliser, et de serrer les dents pendant que Liv faisait quelques préparatifs ne l'y aida pas plus. Il n'en retrouva pas moins son sang-froid quand il fallut donner les ordres. Si le roi tombe, la partie est finie.

«  On va aller voir si y'a pas un village ou un truc du même genre dans le coin pour nous renseigner. Ce truc leur est tombé sur la gueule à eux aussi, ils ont peut-être vu quelque chose qu'on a pas remarqué. On doit de toute façon aller leur demander de quel côté cette merde est tombée. Je compte bien garder des forces pour casser des gueules, d'autant plus après ça. Alors pour jouer à la putain de boussole à travers un pays entier, vous m'oubliez. » il marqua une pause. « Allez, on y va ! » aboya-t-il.

Et de partir devant, Liv sur ses talons. Il ne connaissait pas l'endroit, mais aucun d'eux non plus, à en juger par l'absence de réponse lorsqu'il avait posé la question quelques minutes auparavant. Le seul qui aurait pu leur servir de guide à peu de choses près avait disparu comme par magie, et ce ne serait pas une mince affaire de le retrouver – si tant est qu'ils en aient encore la possibilité. Garder contenance était plus facile maintenant qu'il avait pu donner de la voix, mais la pilule avait encore du mal à passer.  Ce n'était pas tant la disparition de Canute qui l'énervait - n'étant pas fataliste au point de le considérer comme mort à peine une poignée de minutes après – mais la perspective de voir l'un de ses soldats partir en fumée.

Quelle explication donner ? N'avoir personne à qui rendre des comptes et s'en justifier ne changeait rien à l'affaire. Cet homme était sous ses ordres, sous sa responsabilité, et il l'avait tout bonnement égaré. Connerie. Le coin de ses lèvres se crispa en une parodie de rictus goguenard sous sa cape. Quel glorieux début pour sa carrière à cette époque, tiens ! Bien que n'ayant pas été aussi attentif qu'on aurait pu l'espérer de sa part à ce moment-là, il avait retenu l'essentiel, à savoir que les fantômes de Liv les réuniraient s'ils étaient séparés. Compte tenu de ce paramètre, ils étaient libre de faire appel à leur esprit d'initiative en partant chacun de leur côté ou de le suivre sans plus réfléchir.

Pour tout dire, le colosse s'en moquait et se contenta d'avancer en silence, l'humeur orageuse, jusqu'à ce que paraisse au loin le relief de chaumières d'où s'échappaient moult feux de cheminée. Pas étonnant pour la région. Ne devant compter que quelques centaines d'âmes tout au plus – et encore, en étant généreux – si l'on se fiait au faible nombre d'habitations, celles-ci paraissaient de plus d'une extrême fragilité au vu des matières utilisées – quelque chose devant être à mi-chemin entre l'argile et la terre cuite, d'où n'émergeaient ça et là que quelques demeures en bois. Leur aspect rudimentaire ne fut pas sans lui inspirer l'un de ses habituels commentaires, sans plus se soucier d'à combien de personnes il s'adressait :

« Super ! Des maisons en merde séchée. Tout ce qu'il nous fallait. »
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Ven 27 Déc - 16:33

Cette sensation étrange. Quelque chose ne tournait pas rond, et il l'avait ressenti dès qu'il avait posé le pied sur cette terre noire de cendre. Il ne s'était pas tourné vers sa jumelle, car il n'en avait pas besoin, il savait qu'elle plus que personne devait être au courant de cet étrange sentiment. Étaient-ils entourés d'esprits, ou s'agissait-il d'autre chose ? Peut-être cette île avait toujours été hantée de la sorte. Non. C'était fortement improbable.

" Cette brume. " murmura-t-il.

Mais il n'eut pas le temps d'en dire plus avant que Canute s'avance, et s'y engouffre. L'espace de quelques instants son cosmos brilla encore, comme par intermittence, puis, il disparu, comme avalé par le néant brumeux qui s'étendait face à eux. Mais ... c'était impossible ! Quelle entité pouvait être assez puissante pour faire disparaître un guerrier divin sans autre forme de procès ? Sören réfléchit quelques secondes et se dit qu'il ne pouvait pas avoir disparu tout simplement. Il devait s'être fait catapulter dans une autre dimension, ou quelque chose dans le genre.

" Ça commence bien... " grommela-t-il. S'ils venaient à se séparer, cette expérience pourrait être réitérée, et ce n'était évidemment pas souhaitable. Une petite moue s'esquissa sur le visage de l'Ase d'Eta, alors qu'il se tournait vers sa sœur. Cette dernier semblait être baignée dans une lumière blafarde, et bien que de dos, Sören visualisait son visage serein. Immédiatement, la moue s’effaça de ses traits. Quelques secondes plus tard, elle se tournait vers lui.

" Je vous remercie bien, très chère. " répondit-il avec un sourire plus marqué, avant l'intervention de leur chef. Après une courte marche, ils étaient arrivés dans ce qui semblait être un petit hameau. Le jeune Ase regarda le petit groupe qu'ils constituaient et se demanda si ce n'était pas à lui de jouer les intermédiaires. Son chef ne semblait pas être un diplomate né. Liv, elle, avait plus de facilité à discuter avec les esprits. Quand à Sigvald ... Bref. Le héraut de Eta s'approcha donc de la première bâtisse, et poussa la porte en bois avant de pénétrer dans le petit bâtiment. Il était vide. Le jeune homme sortit le sourcil froncé. Recommençant l'opération, il n'obtint pas plus de résultat dans les deux édifices suivants.

" On dirait qu'il n'y a personne ici." ronchonna-t-il pour ses compères. Et s'il n'y avait personne cela pouvait avoir plusieurs raisons. Étaient-ils tous morts, ou avaient-ils disparus comme Canute de Merak ? Et s'ils s'étaient juste envolés, tout simplement ?
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Ven 3 Jan - 0:03



Ombres grandissantes
Feat. Odyssée

Conflit. Rupture entre Zeta et Zeta Prime. Les deux étoiles se font face. Les deux étoiles s'observent. Les deux guerriers s'affrontent du regard. Un jour leurs poings se fustigeront mutuellement. Un jour prochain. Un jour proche. Quand ? Même eux l'ignorent. Les choses sont ainsi. Ils devront se battre l'un contre l'autre. Nulle autre alternative.

~ Il est là ~

Eren est contrarié. Oui. Il l'est. Et plus encore. Sa rage me frôle mais mon attention est ailleurs. Une voix. Une voix, puis deux. Il est là. Qui est là. Un léger froncement de sourcils accompagne ces voix qui se bousculent en mon âme. Les esprits sont perturbés. Étrange. Je n'ai jamais ressenti une telle chose. C'est gênant. Oui, gênant. Cela me déplaît.

"Il est parti. Il reviendra peut être"


Un léger sourire ponctue mes paroles. L'expression douce se fane lorsque l'aura divine se distingue quelques brèves secondes. Non. Tu ne dois pas. Si tu perds déjà le contrôle, qu'adviendra-t-il. Mais non, il a réussi. Il a endigué. Il a contrôlé. Tu vois, tu sais, tu peux. Autant faut-il que tu le veuilles. Abattre des montagnes inaccessibles. Affronter ce qui ne peut l'être. Telle est ta tâche. Telle est ta raison d'être. Tel est ce que tu es. Eren. 

Sören endosse son rôle. Très chère. Je ris. Doucement ce timbre de voix léger et cristallin se disperse au coeur de la brume. Très chère. J'aime. C'est amusant. Jouons donc, mon frère. J'esquisse une brève révérence un tantinet décousue.

Un battement de paupières plus tard, nous voila partis. Je marche légèrement. Aérienne, je le suis. Je suis devenue son ombre. Cela m'amuse. Un amusement qui s'étiole au fur et à mesure que nous approchons du village. Mes joues rosissent. Je ne me sens pas très bien. D'un mouvement habile de doigts, la lourde cape qui enserre mon cou se détache. Tombant sur mon bras, je la rattrape distraitement sans lui porter d'attention. J'ai chaud. J'ai vraiment très chaud. Et pourtant... le monde des âmes est froid, si froid. Il a perdu sa neutralité, quelque chose ne va pas.

"Pourquoi ?"


Est-ce tout ce qui s'extirpe de mes lèvres devant la constatation de mon chef. Merde. Le mot pour désigner les déjections des êtres vivants. Pourquoi construire des maisons avec ça ? Étrange... Il y a des forêts partout ici pourtant. Ce n'est pas le bois qui manque. Peut être ne savent-ils pas construire avec le bois. Hm...

~ Le démon... oui le démon... ~

Violation. Oui. Nous violons un territoire. Nous ne devrions pas être ici. Je le perçois nettement dès que mon jumeau pose le pied dans la première demeure. Deux. Trois. Il ressort bredouille, haussant les épaules de son air nonchalant habituel. L'esprit qui le suit me toise d'un regard effaré. Celui de Zeta lui tourne autour comme une mouche affolée par une guêpe. Problème. Où est la guêpe.  

"Au contraire"


Le silence qui succède aux mots de mon frère est brisé. Doucement j'agrippe le poignet d'Eren. Je serre. Sans prendre garde, je serre. Ma main libre s'élève. Mon doigt se tend. Un près du buisson. Un autre accolé à la demeure que vient de quitter Sören. Un troisième à quelques pas. Un quatrième à une dizaine de mètres. Morts. Tous irrémédiablement morts. Des habitants du village. Nul doute à ce sujet. Ont-ils tous été tués ? Peut être. Qu'en sais-je. Qu'en savons-nous. Il y a peut être des survivants.

"Sören"


La première syllabe appelle le frère. La seconde syllabe appelle le chef. Une larme de sang perle de mon oeil. Mes joues s'empourprent. Ils murmurent. Ils murmurent encore. Cinq esprits nous entourent. Ceux qui sont mes boussoles se pressent contre leurs humains, dévisageant ces nouveaux venus d'un air hagard. Je le sens. Plus fort. Plus violent. C'est...

"...le mal. Le mal absolu. Négatif. Profond. Enfoui."


La perle de sang dévale la joue. S'écoule le long du menton. Quand elle chute sur le sol l'impression devient plus vivace. Je n'ai pas peur. Non. Mais nous allons... Oui. Nous allons...

"...avoir de gros problèmes. Ils dorment sous la terre. Oui. Pour l'heure ils sommeillent encore. Mais ils s'éveillent. Oui. Ils vont s'éveiller de plus en plus"


Force obscure dormant dans les limbes de l'oubli. Oubli qui ne devrait pas être réveillé. Mais qui le sera. Je le sais. Certitude.
Je les sens. Oui. Depuis le départ. En Asgard. Ici. Plus nous avançons, plus ils s'éveillent. Est-ce du aux nombreux morts ? Peut être. Allez savoir.
Les cinq esprits me toisent d'un air curieux. Ils ont peur. Leur peur s'insinue en moi. Je frissonne à leurs contacts. J'essaie de les repousser. Vain.

Mes prunelles grises prennent une teinte sanguine. Eingana s'auréole de lumière et recouvre entièrement mon corps. Mais c'est trop tard. Perte de contrôle. Avec une force qui n'est pas la mienne, mes paumes se plaquent sur les joues du chef alors que ce regard horrifié qui n'est pas le mien le toise avec effroi. La voix est modifiée. Gutturale. Encore une chose qui ne m'appartient pas. Tentative. Vaine. Va-t-en. Ce n'est pas ton corps. J'échoue.

"Cherches le démon tout de noir vêtu. Cherches le démon portant la jarre. Cherches et trouves ta propre mort"
 

Eingana dégage une onde cosmique qui expulse l'esprit. Mes mains relâchent fébrilement les joues d'Eren. Je recule d'un pas. Mes yeux retrouvent leurs teintes de perle. J'essuie la larme d'un revers de main distrait. Une trace rougeâtre trône désormais sur ma joue. Migraine. Je pose mon index sur ma tempe. Aïe...

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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Ven 10 Jan - 2:35

N'ayant ni le contact facile ni l'envie de se mêler à qui que ce soit, Eren n'appréciait guère de devoir s'en remettre aux villageois. Autant que faire se peut, il menait ses combats seul, sans l'aide de personne. Devenir le maître d'Asgard l'avait déjà forcé à revoir ses positions à ce sujet, mais ce n'était pas pour cela qu'il s'y sentait plus à l'aise. Plus il y avait de personnes autour de lui et moins il se sentait libre de manier l'épée – au propre comme au figuré. Aussi, s'ils devaient y être contraints, tout ce qu'il pouvait espérer était qu'ils ne seraient pas forcés de s'y attarder. C'était d'autant plus vrai dans son état d'énervement actuel, lequel n'était pas encore tout à fait calmé et pouvait très bien le conduire à se montrer plus rustre encore qu'à l'accoutumée – voire même franchement hostile si on l'y poussait.

Néanmoins, le nombre de personnes susceptibles de mettre le feu aux poudres s'avéra très vite être plus réduit qu'il n'en avait l'air puisque se limitant à ses compagnons de route. Les premières investigations de Sören ne révélèrent aucune trace de vie, et pas plus au second passage. Même si Eren concevait difficilement que l'on puisse aimer vivre dans des conditions aussi miséreuses, il doutait quand même fort que les habitants aient entrepris un exode massif en plantant là toutes leurs affaires. Cet enlèvement – car c'en était un, il n'y voyait pas d'autre explication – avait beau ne pas être son affaire, sa méfiance en fut exacerbée. Les chances que tout soit lié ne sauraient être négligées. Liv elle-même n'avait pas l'air des plus à l'aise dans cet environnement, et il en fallait pourtant beaucoup pour la perturber – pour autant qu'il avait pu en juger.

Quand je disais que ça puait la merde, je pensais pas avoir raison à ce point.

Même si sa perception n'était certainement pas aussi pointue que celle d'Eingana, son flair lui rendait aussi de précieux service – en l'occurrence celui de mettre ses sens en alerte. Y'a un truc qui va pas. Quelque chose dans l'air. Oui, mais quoi ? Si le sort des autochtones le laissait de marbre, ce serait bien moins le cas s'ils devaient être les prochaines victimes d'une menace impalpable. La seule idée d'être confronté à une créature ésotérique et non pas à quoi que ce soit de concret le frustrait terriblement. Comme il l'avait dit à Liv à sa manière lors de leur première rencontre, il était avant tout né pour manier l'épée. Aussi ne se sentait-il jamais aussi à l'aise que quand il pouvait régler ses problèmes en l'abattant en travers de la gueule de celui qui en était à l'origine – selon ses propres termes. Seulement voilà. Si leur ennemi ici était bien ce qu'il imaginait, cela risquait d'être compliqué...

Son regard parcourut attentivement le décor environnant, scrutant chacune des habitations comme dans l'espoir d'y trouver un détail qui ne collerait pas au reste, quoi que ce soit qui leur tiendrait lieu d'indice dans cette enquête qu'ils se retrouvaient bien forcés de mener. Allez, perdons un peu plus de temps en conneries diverses. maugréa-t-il intérieurement, ne demandant pour sa part qu'à régler cette histoire de météorite pour pouvoir rentrer au bercail. Ce n'était pas là une question de paresse, c'était surtout qu'il vivait extrêmement mal le fait d'avoir été lancé de force sur cette mission par un oeil qui lui avait tout autant été imposé. Il n'était pas le chien de chasse d'Odin, il se refusait à l'être. Le simple fait d'être ici malgré tout était d'ores et déjà à ses yeux une défaite en soi. L'avantage étant que s'il n'y avait pas – ou plus – âme qui vive dans ce village, il n'en serait que plus facile de repérer tout mouvement suspect.

« ...'me touche pas. »

La réaction avait du être aussi soudaine pour elle que pour lui. Une vive crispation avait envahi tout son corps et sa main s'était dégagée sans grande délicatesse de l'étreinte de la médium, pourtant si délicate, presque irréelle – il n'était pas impossible que cette légèreté surnaturelle n'ait rendu cela que plus déplaisant pour lui. Perdu dans ses pensées, il ne l'avait pas vue venir et son geste n'en avait été que plus rude, même si c'était au final plus de peur que de mal. Ce n'était pas contre elle, il avait toujours eu du mal avec le contact physique sous toutes ses formes. C'était plus fort que lui. Et encore. Qu'elle soit une femme était une chance, car si cela ne lui valait pas de passer entre les mailles du filet, au moins le rejet n'était-il pas aussi violent qu'avec un homme.

Sensible à l'intangible, sans doute d'autant plus alors qu'elle lui était liée directement, elle avait du sentir son être entier se révolter contre cette proximité forcée. Est-ce qu'elle lui en voudrait ? Il n'en savait rien, mais il lui était déjà suffisamment pénible d'avoir eu à montrer bien malgré lui cet aspect vulnérable qu'il avait jusque là réussi à oublier. Serrant le poing sous les replis de sa cape pour tempérer l'agacement causé par ce sursaut, il n'en resta pas moins concentré sur elle : elle n'avait sans doute pas fait ça pour rien. Le Guerrier Divin se renfrogna en voyant la larme de sang couler le long de sa joue. Qu'était-ce que cela ? Une tension dans l'air le mit sur la défensive.

« C'est de moi que tu parles ? » demanda-t-il, mi-sérieux mi-narquois.

Ce pouvait être le cas. La description ne différait pas tant de celle qu'elle avait pu faire après avoir jeté un coup d'oeil à l'intérieur de lui. Quelque part, peut-être aurait-il voulu pouvoir le croire... Pour autant, il en doutait fort : même si elle n'en avait pas vu le point culminant, l'aperçu qu'elle avait eu de sa force à l'époque n'avait jamais causé pareil phénomène. Et ce n'était pas maintenant, alors qu'il était au repos ou presque, qu'il risquait de lui infliger de plus amples répercussions. Mais ce n'était cette fois pas de cela dont il s'agissait. Enfoui sous la terre. Doutant fort que quiconque ait pu s'atteler à travailler la terre gelée, ce ne devait pas être de quelque chose causé par l'homme dont il était question. Il y aurait donc eu quelque chose d'enterré ici, et il avait bien sûr fallu que leur caillou volant de l'espace vienne le percuter. Bah voyons. Ce que ça peut me gaver parfois, ces coïncidences cosmiques de mon cul.

« Qu'est-ce que tu racontes ? Je pige rien ! »

Ce fut cette fois à son tour de la saisir par les épaules. Il perdait patience. Mais le Guerrier Noir était encore suffisamment maître de lui pour se rappeler qu'elle était en transe et qu'il était par conséquent hautement déconseillé d'être trop prompt à la secouer. On lui avait raconté par le passé que c'était susceptible de la précipiter dans l'étroit espace entre les mondes, l'interstice qui relie les dimensions. Là où les lois n'ont plus court et où il n'existe ni temps ni espace. Le vide, pour toujours et à jamais. Refrénant son empressement, il se figea juste à temps, mais ce ne fut que pour mieux se raidir quand à son tour elle plaqua les mains sur son visage, sans plus lui demander son avis que la fois précédente – mais après tout, lui-même ne s'était pas privé. Si sa faible chair voulut se soustraire à son emprise, le discours qu'elle lui tint parvint à l'en dissuader, attisant tant ses soupçons que sa curiosité. Enfin, sa liberté lui fut rendue.

Le démon tout de noir vêtu. Tandis qu'il reprenait son souffle, se départissant tant bien que mal de ses sueurs froides, son oeil unique tomba sur sa propre tenue. De la plus complète noirceur, si l'on excepte l'armure d'une blancheur d'ivoire qui disparaissait sous les pans de cette sombre étoffe. Néanmoins, il ne voyait pas quel pouvait être son rapport avec une jarre. Partir à la poursuite d'un gros gravier et se retrouvé mêlé à des histoires de diable sorti de sa boite. Encore une fois, le « destin » se mêlait de ses affaires d'un peu trop près, et dire que la Terreur Noire n'aimait pas cela ne serait qu'un doux euphémisme. Ses dents se serrèrent alors qu'il se redressait de toute sa hauteur, se passant la main sur le visage pour reprendre toute contenance et en profiter pour s'éponger le front. Rien de tout cela n'était normal, et repartir d'ici sans être mêlés à ce récit qui n'était pas le leur semblait lourdement compromis.

« Fait chier. » il scruta une dernière fois les environs, comme dans l'espoir d'y trouver enfin un détail qu'il aurait manqué. « Je me disais aussi que c'était trop facile. On vient pour un truc et on se prend un putain de pan entier de l'univers sur la gueule. Je sais pas si c'est ça le pire, ou le fait que je commence à en avoir tellement l'habitude que j'en ai plus rien à foutre. » et de soupirer avant d'ajouter : « Eh ! Ça va aller ? J'espère pour toi en tout cas, parce qu'on est pas près d'avoir terminé. Inspectons les cadavres pour commencer. On trouvera peut-être quelque chose qui pourra nous aider. Allez, magnez-vous. Même toi, gros tas. » fit-il avec un retard vers Zeta.

Et de partir sans tarder en quête de l'un d'entre eux pour montrer l'exemple.

Ce n'était encore qu'un début, il le sentait. Autant ne pas s'attarder...
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Mar 14 Jan - 15:56

Sa sœur était en transe. Ou du moins cela s’apparentait à une sorte d’état second. Pendant ces quelques secondes, Sören fut comme happé par ce qui se déroulait sous ses yeux. Plus rien n’avait d’importance. Etait-il angoissé ? Peut-être un peu, c’eut été se voiler la face que de le nier. Sa jumelle avait saisi leur chef par les épaules et énumérait des propos étranges, comme s’il s’agissait d’une énigme.

« Allons bon. Il ne manquait plus que ça, que l’un d’entre nous se fasse posséder. » lâcha-t-il sombrement.

S’ils devaient affronter un être capable de s’emparer de l’esprit d’un guerrier d’Odin, ça promettait. Et pas qu’un peu. Cela risquait d’être gênant si cela arrivait à un moment critique, par exemple au beau milieu d’un duel entre deux guerriers. Sören repoussa cette crainte dans un coin de son esprit. Quitte à être en mauvaise situation, autant que ce soit en possession de tous leurs moyens !

« Espérons que ce ne soit qu’une crise passagère… » murmura-t-il.

Et il le pensait. Après tout, il s’agissait tout de même de sa sœur. Le jeune norvégien fouilla dans sa poche droite et, après en avoir extrait un mouchoir, s’approcha de sa jumelle. La crise était passée, mais cette trace écarlate n’avait pas à demeurer sur sa frimousse ivoire. Lui passant le tissu sur le visage, il fit disparaître l’empreinte de ce qui venait de se dérouler sous leurs yeux à tous.

« Repose toi un peu. » lui ordonna-t-il, lorsque la marque eut disparu.

Le jeune homme s’approcha, sans se retourner, vers une pile de cadavres. Enfin, pile est peut-être un peu exagéré, vu qu’ils n’étaient que deux. Il devait suivre les ordres d’Eren, même si ces derniers lui semblaient plutôt succincts. Que cherchaient-ils ? Le couple de corps pourrait peut-être lui indiquer. Il s’agissait d’un homme et d’un enfant. A la vue des traits assez semblables des deux spécimens, l’Ase d’Eta supposa qu’il s’agissait d’un père et de son fils. Il parcourut les deux corps inanimés du regard et  ne s’arrêta pas sur les hypothétiques blessures. Rien d’anormal si on exceptait la mort, évidemment…

« C’est une perte de temps… » ajouta-t-il en soupirant.
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Dim 19 Jan - 4:25

Son temps étant largement dépassé, Sigvald perd son tour.

Puisque c'est la deuxième fois, il est exclu de l'Odyssée.

À Liv de poster.
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Lun 20 Jan - 20:32



Faire mal en pensant à bien
Feat. Odyssée

Choc. Contact. Dureté. Le poignet du chef se soustrait comme si je lui faisais mal. C'est faux. Je suis sûre que c'est faux. J'incline brièvement le visage de côté, ne pouvant pour une fois me retenir de balayer les environs des yeux jusqu'à ce qu'ils rencontrent Sören. Je le dévisage brièvement d'un air abruti. Canute. Maintenant Eren. Qu'est-ce qu'ils ont tous avec le contact physique.

Imperturbable après ce passage d'incompréhension total, je poursuis. Je montre les corps. Je dévoile ce qui se trouve sous leurs yeux. Encore. Les humains perçoivent parfois, voient rarement. C'est ainsi.
Je fixe Eren d'un air plat. Ni sévère ni amer. Ni fâché ni interloqué. Ni heureux ni triste. Je le toise. Tu ne devrais pas plaisanter. Ce n'est pas drôle. Non, pas drôle du tout.

"Pire que toi"


Réponse en quelques mots. Je n'ai rien de plus à ajouter. Pire que lui, sans aucun doute. Pire que celui qui sommeille en lui, je ne sais pas encore. Mes prunelles de perle fixent le Chef. Puis le Frère. Enfin vient le guerrier de Zeta. Ils ne savent pas. Que faire. Ils ne comprennent pas. Un bref battement de cil. 

~ Partez d'ici... oui... vous devez... vous le devez... ~

Manque de temps. J'ai manqué de temps. Les mains abruptes se referment sur mes épaules. La voix inquiétante des esprits enveloppe mon âme. Je n'ai pas eu le temps. Non. Je ne peux rien dire. Ils sont là. Le flash de la mort. Le goût de la terreur. Le fruit de la colère. Je chancèle un peu. Le contact du frère ramène à la réalité. Migraine... ahlala...  

"Ça va"


Une même voix pour deux êtres. Moi ça ira. Eux nettement moins, quelles que soient les apparences. Et il est trop tard. La brume a enveloppé la brute. Elle s'est dissimulée derrière lui et l'esprit qui lui était rattaché fuit. Oui. Il a eu peur. Il est parti. Tout comme Zeta. Disparu. Je soupire. Eren va encore être fâché.

"L'ombre poursuit son oeuvre. Oui. Canute. Maintenant Zeta. Qui sera le prochain"


Je dodeline brièvement de la tête en fixant les deux seuls compagnons qu'il me reste. Le frère. Le chef. Sören fouille deux cadavres du regard et Eren peste, encore. Soupire.

"Les esprits sont terrorisés. Leur monde est perturbé. Elle vient de loin. De très loin. Profondément ancrée dans la terre, quelque chose se réveille. Quelque chose qui ne fera plaisir à personne. Les esprits l'appelle le démon vêtu de noir qui porte une jarre. Je ne comprends pas."


Nouveau soupir. Oui je ne comprends pas. Je n'ai jamais ressenti ça avant. Ce n'est pas bon. Non, vraiment pas bon. Mais cela ne revêt pas de signification précise pour autant. Alors je fais comme mon frère. Il nous faut avancer, je suppose. Je m'approche d'une femme dont le corps sans vie repose dans la neige. Je m'accroupis et je frôle une mèche de cheveux.

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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Ven 24 Jan - 17:36

Alors que Liv regarde le sol glacé, elle voit une ombre volé au dessus d'elle et elle voit un chevalier d'or en train d'atterrir devant eux. Il se retourne alors vers vous :

- " moi, Kappa du Verseau, je vous ordonne de quitter ce territoire sous la garde d'Athéna et pour etre sur d etre compris.. "

Il projette alors un rayon verdatre de la paume de sa main, percutant le front de Eren, il doit subir un asservissement et tuer ses compagnons s'ils quittent pas les lieux.

Liv et Soren observent que le chevalier d'or frappe le sol pour en liberer quelque chose, il prends alors une etrange oeuf noir qui concentre les energies negatives de la region.

- " Bien, Eren ! Quittes les lieux ou tu devras en repondre ! "

[Eren a donc le choix :

1 - il resiste mais alors il prendra ses alliés pour ses ennemis, il aura l impression de se faire attaquer par eux.

2 - il s'en va et laisse Kappa du Verseau prendre un des tresors d'Asgard, un des objets qu'Odin avait scellé]
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Dim 26 Jan - 17:36

À peine avait-il eu le temps de se tourner vers Zeta que celui-ci avait disparut à son tour. Son oeil s'écarquilla de stupeur mais son énervement fut cette fois maîtrisé, pour avoir déjà assisté une fois au phénomène. Si dire qu'il le prenait avec le sourire serait un doux mensonge, au moins le chef de guerre n'éprouva-t-il pas cette fois le besoin d'exprimer sa colère – ou pas assez pour qu'il ne puisse le refouler. Cette rage ne disparaîtrait pas, cependant. Il ne ferait que l'accumuler, l'emmagasiner toujours plus jusqu'au moment où il tomberait sur l'auteur de cette mascarade. Et alors, il n'aurait plus qu'à la mettre à profit toute entière pour lui coller son poing dans la gueule suffisamment fort pour que ses dents lui sortent par le cul – selon les propres termes du discours qu'il se faisait à lui-même dans un coin de sa tête.

Avoir trouvé autour de lui les sept Guerriers Divins rassemblés lors de son arrivée lui avait peut-être fait entrevoir l'ombre d'un faux espoir, mais il semblerait que ce satané destin qu'il s'évertuait à suivre ne soit pas encore disposé à abandonner la partie. Saloperie. Se retenant de grincer des dents, il essaya d'identifier la nature exacte de sa menace. Si faire fonctionner sa tête n'était pas son domaine de prédilection, cela ne faisait pas de lui un parfait crétin, même si ses connaissances les plus poussées concernaient sans surprise l'art de la guerre et ses subtilités – aussi peu adapté lui soit ce terme dernier. C'était là. Dans l'air. Tout autour d'eux. Quelque chose les emportait un par un, les emmenait là d'où ils ne reviendraient pas. Comment et pourquoi ? Son attention se tourna vers Sören.

« Non, parfaitement normal. » Enfin, je crois. « Tu t'habitueras. » Lui-même ne le ferait jamais.

Cela ne le changeait en effet guère des autres propos délirants que Liv avait pu lui tenir par le passé ou du moins n'en voyait-il pas la différence. Pour lui, toute sorcellerie de ce type était à mettre dans le même sac, et il ne s'inquiéta donc pas outre-mesure du comportement d'Eingana car le jugeant normal dans son anormalité. Même si elle restait somme toute la mieux placée pour en parler. Bien sûr, il ignorait en disant cela quelle était la nature exacte de leur relation, mais cela n'aurait sans doute pas changé quoi que ce soit. En un sens, cela ne lui en aurait paru que plus curieux que lui, pourtant si réfractaire à ce genre de « magie », perçoive la chose avec plus de banalité que son frère qui aurait pourtant du mieux que quiconque y être habitué. Laissant le soin Eta de la remettre en état, il retourna l'un des corps du bout du pied au cas où ceux-ci seraient – ou auraient été – les porteurs d'un mal étrange ou de quoi que ce soit de contagieux. Une perte de temps ? Si seulement.

« J'aimerais en être sûr. »

Pire que moi, hein... S'il avait lâché la remarque sur le ton de la plaisanterie, la réponse qui lui avait été donnée n'était pas pour lui plaire. Ce n'était pas une question de fierté, mais la chose qu'il abritait au fond de lui étant un pur concentré de force et de bestialité, il peinait à imaginer que quoi que ce soit puisse paraître plus dangereux encore de prime abord. Pourtant, si c'était elle qui le disait, il ne pouvait que s'en remettre à son jugement et celui-ci lui faisait se demander quelle sorte d'aberration peut être assez monumentale pour le surpasser tant et si bien qu'elle n'hésite pas une seule seconde à répondre en ces termes. Et comme si cela ne suffisait pas il fallait en plus qu'ils aient de la compagnie. Fort de son flair aiguisé, Eren fut le premier à se tourner dans sa direction et ce pour avoir la – mal – chance de voir paraître devant eux un Chevalier d'Athéna. Et pas n'importe lequel, un Chevalier d'Or encore bien. Putain, manquait plus que ça. C'est la journée nationale des connards aujourd'hui ou quoi ? À question posée, la réponse s'imposait.

« Va te faire enculer. »

Lui adressant de la main un geste du majeur des plus éloquents, il porta l'autre au manche de son arme qui dépassait de son épaule. Si les rapports avec les Saints étaient déjà des plus tendus et plus particulièrement après la dernière visite de ceux-ci, en trouver un sur son chemin à cet instant était bien la dernière chose dont il ait besoin. Non qu'il n'y voie pas de côté positif : s'il doutait fort qu'il ait un lien avec ce qu'ils étaient venus chercher ici, la perspective de pouvoir se défouler un peu en lui faisant bouffer son casque l'emplissait d'une joie féroce. Celle-ci n'eut malheureusement point le temps de briser ses chaînes puisqu'un curieux faisceau l'atteignit en plein visage, sans que l'Oeil ne daigne réagir pour l'en protéger. Putain de camelote ! Pourtant, bien qu'il ait été touché de plein fouet, il n'en ressentit pas la moindre douleur – chose relativement habituelle au demeurant, compte tenu de sa constitution singulière, mais tout de même étonnante de la part d'un Gold Saint.

« Une pichenette m'aurait fait plus mal. »

Nulle vantardise : c'était la vérité vraie. N'était-ce donc qu'une vulgaire provocation ? Si c'était le cas, la chevalerie d'Athéna était tombé bien bas. Se tenant prêt à dégainer, Eren laissa son regard tomber sur l'étrange objet que le Verseau – car c'était lui, et il se félicita d'avoir encore assez de lucidité pour le remarquer alors qu'il était sur le point de se déchaîner – venait de sortir de terre. Un oeuf. Quoi, il a l'intention de se faire une omelette ? Néanmoins, la sensation d'écho qui lui vint de « son » oeil droit lui ôta rapidement toute envie de plaisanter. Cette chose était sans nul doute dangereuse, peut-être même à l'origine de tous leurs problèmes. Même s'il ignorait ce dont il pouvait s'agir, il était hors de question de la laisser entre ses mains, même s'il devait les lui couper pour la récupérer – ce qu'il souhaitait ardemment, pour ne rien cacher.

Mais tout l'engouement que ce programme pouvait lui inspirer fut terni par la soudaine sensation d'hostilité qui lui parut venir des deux Ases restés derrière lui. Tournant une nouvelle fois les talons, il sortit cette fois sa lame de son fourreau inexistant pour mettre en joue le musicien qui l'accompagnait. Il semblerait en fin de compte qu'il lui faille d'abord s'en occuper. Ce n'était pas la première fois que les siens devenaient ses ennemis, mais il aurait préféré croire que ce n'était pas si près d'arriver. À une ère différente, dans une situation différente, l'histoire se répétait. Comme pour lui interdire d'aller plus loin, lui refuser d'en changer le cours. Étaient-ils de mèche ? Il aurait tout le temps de le vérifier une fois qu'il les aurait tous terrassés. S'il y parvenait. Mais il le ferait, quitte à y perdre son humanité. Ce n'était pas comme si cela n'était jamais arrivé...

« Sans déconner... » pesta-t-il.

Au fait... Comment il connait mon nom, l'autre con ?
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Mar 28 Jan - 20:28

Il avait surgi de nulle part, et s'était posé sans s'annoncer. Il ne connaissait pas vraiment les chevaliers des autres camps, n'en ayant jamais rencontré jusqu'alors, mais ces derniers ne lui laissaient pas une bonne première impression. Cet homme, en armure dorée, devait être un chevalier d'or, par contre, aucune idée de la constellation qu'il représentait. D'un autre côté ça n'avait pas la moindre importance. Il était, en ces lieux, un ennemi.


"Et bien, voila qui est cocasse."
lança un Sören, mi étonné, mi inquiet. Il était clair et net que les intentions de cet homme n'étaient pas des plus pacifiques, d'ailleurs, il ne tarda pas à le confirmer, en prenant la parole.

Ce territoire était sous la garde d'Athéna ? Première nouvelle. Il s'agissait d'une terre, certes inhospitalière, mais qui selon les dernières nouvelles était encore sous le joug d'Asgard. Aussi loin de chez lui, ce chevalier espérait-il inspirer une quelconque crainte ? Ce n'était pas vraiment de l'avis du jeune norvégien. Les paroles suivantes requéraient d'Eren – et probablement des acolytes qu'ils étaient – de quitter les lieux sans plus tarder. Encore une fois, quelque chose clochait pour l'Ase d'Eta, mais il ne savait pas mettre le doigt sur ce qui le gênait. Peut-être s'agissait-il de l’œuf noir qu'il avait extrait du sol, comme par enchantement et sans aucune difficulté ?


"L'aura de cet artéfact est noire, je me demande ce que ..."
amorça Sören, coupé dans son élan par celui qui les dirigeait tous. Sa réponse, comme attendue, fut négative, mais ce n'était pas ça qui avait arrêté le musicien dans sa phrase. Eren s'était retourné, et, dégainant son arme, semblait le regarder d'un œil mauvais.

Quel retournement de situation ! Le borgne n'était très clairement pas un traître, cela devait donc provenir d'une autre source. Sören décida qu'il attèlerait une certaine importance à la cause s'il survivait à ce duel. Car il n'y avait pas d'autre échappatoire, après tout. Il devait la protéger.

"Liv, je te prie de bien vouloir reculer"
dit-il d'un ton qui n'acceptait pas de réponse négative, tout en s'armant de sa lyre. Alors que son cosmos commençait à s'élever, Sören s'étonna d'arborer un sourire. En plein milieu d'un champ de bataille, un barde ne semblait pas avoir sa place.Et pourtant ...


"Je ne sais pas ce qui te prend, mais je ne te laisserai pas porter la main sur elle."
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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Sam 1 Fév - 0:25



Le Gold corrompu
Feat. Odyssée

Froncement de sourcils. Penchée au-dessus des corps sans vie, je la sens. L'ombre. Elle passe, silencieuse et ténébreuse. Un chevalier. Un éclat d'or. Eingana vibre, s'auréole de lumière opalescente, couvre mon corps comme elle l'a rarement fait. Je n'ai pas dit un mot. Je n'ai pas donné le moindre ordre. Elle agit de son propre chef.

¤ Un Saint d'Athéna ¤


Sa voix vibre dans ma tête. Athéna ? Hm... Vague souvenir d'un songe entendu de ci de là. Athéna. Fille de Zeus. Je crois. Déesse des hommes. Je crois. Peu importe.
Les paupières s'affinent, percent ce qui n'est pas connu. Ce qui n'est pas visible. Oui. Mes lèvres s'entrouvrent.

"Il est corrompu"


La forme est floue. Le fond n'est que trop net. L'énergie est froide, glaciale... un peu comme la nôtre, finalement. Mais elle possède quelque chose que nous n'avons pas. Cette noirceur. Ces ténèbres. Un chevalier d'Athéna possède-t-il un cosmos aussi sombre ? Je ne crois pas. Mais je n'en sais rien. Non... il est corrompu. Des liens d'ébène auréolent son cosmos. Oui. L'ébène. Mauvais pressentiment.

~ Partez d'ici... Vite... Partez !!! ~

Sursaut face à l'âme des morts qui hurle sa peur. Cri déchirant qui vrille mes tympans alors que machinalement mes paumes se posent sur mes tempes. Aïe...
Silence. Silence opaque et absolu. Plus un esprit ne perdure en ces lieux. Celui qui suivait mon jumeau disparait. Ils disparaissent tous... jusqu'au dernier.
Le rayon s'extirpe et pénètre le front du Chef. Hm... ça n'ira pas. Ça n'ira plus. 

Les prunelles dérivent vers la sphère noire en forme d'oeuf. Ça n'est pas vraiment vivant mais ça n'est pas mort. Du cosmos ? Etrange. Un oeuf qui vit de cosmos. Froncement de sourcil. Une créature peut être. Mauvais pressentiment. Mon visage dodeline sombrement et dévisage Eren. Sören a prononcé quelques mots. Justes, comme toujours. Mais nous voilà confrontés à un autre problème.

"Eren"


L'épée s'extirpe du fourreau. Sa lame brillante est dirigée vers mon frère. Corruption. Encore de la corruption.
Mes lèvres se pincent légèrement aux mots qu'il prononce. Nous devions en arriver là. Oui. Canute. Zeta. Maintenant Eren. Les choses s'annoncent mal. Oui. Très mal. Je ne veux pas perdre mon frère. Je ne veux pas perdre mon Chef. Quelque chose de sombre se réveille dans ma poitrine. De la colère ?

"Sören"


La voix est pâle. Que dois-je faire. Comment puis-je protéger ceux qui doivent l'être. Eren contre Sören. Dois-je faire un choix ? Non. Je dois trouver une autre solution. Vite, de préférence.

¤ Liv... le Saint ¤


Le Saint. Bien sûr. Eingana, tu es la voix de la sagesse. Elle sourit. Sourire de dépit. Oui je sais bien. Je ne suis pas de taille contre lui. Mais peut être que... Je ne sais. Essayons. Nous ne pouvons rester spectatrice de cette corruption.
Nous ne pouvons tenter de réveiller celui qui sommeille sans craindre que les choses ne soient pires. Le démon des temps anciens ne doit pas être tiré de ses limbes. Il ne faut pas. Nous ne le ferons qu'en dernier recours. Le dernier recours n'est pas encore arrivé.

Un pas. Un second. Sören a dit recule. Très bien. Je m'éloigne, mais je m'éloigne vers celui qui est à l'origine de tout cela. J'ai écouté Sören. Oui, je t'ai écouté. Un sourire se dessine doucement sur mes traits lorsque mes prunelles de givre se posent sur le guerrier d'or.

"Tu devrais te séparer de ça"


D'un fluet mouvement de main, je pointe l'oeuf qu'il tient de l'index. L'aura d'Eingana se distingue doucement, une mince pellicule violine auréolant mon corps alors que ma voix douce s'élève dans les airs en un son qui résonne étrangement aux oreilles de l'armure dorée, comme si nous étions plusieurs à parler.
Mon sourire est paisible. Ironie du sort. Zeta semble tout indiqué.
Un souffle de vent soulève doucement la longue chevelure qui dégringole sur mes épaules. De brise il se mue en légère bourrasque qui entraîne des filaments de cosmos qui viennent se planter dans l'oeuf aux reflets d'ébène.
Je ne fais pas le poids. Je le sais bien. Qu'importe. Ce "Saint" n'est pas ce qu'il devrait être. Et cela est sans doute la faute de cette sphère entourée d'ondes négatives. Puisque tu es constitué de cosmos... attaquons nous à celui-ci.

"Que s'ouvre la Porte des Esprits... Zeta, j'ai besoin de toi"


Les filaments violines qui tentent de couvrir l'oeuf sombre brillent d'une lumière éblouissante alors qu'une bourrasque plus forte se lève. Un pentacle runique se dessine au-dessus de ma tête. Des fils presque transparents s'en extirpent, venant se planter dans la sphère négative à leur tour. Les fils pâles se mêlent aux fils pourpres, chacun tentant d'extraire la substance d'ondes nauséabondes qui parcourent l'oeuf que tient le chevalier.
Sören ne va pas être content. Non, pas content du tout.



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Sam 8 Fév - 0:12

Il avait ce qu’il était venu chercher. Il n’avait désormais plus rien à faire ici. Voyant avec délectation que son attaque avait fonctionné parfaitement sur Eren qui s’attaquait déjà à son frère d’armes, le Verseau Noir s’apprêta à tourner les talons lorsque soudain, la jeune Asyne désormais demeurée seule avec lui tenta d’agresser l’oeuf. La réaction fut immédiate et terriblement rapide : pivotant sur ses talons, le mystérieux chevalier noir déploya un cosmos d’une noirceur peu commune et qui mettrait mal à l’aise n’importe quel combattant, aussi aguerri soit il. Son regard de rubis courroucé se posa sur celle qui avait osé tenter de lever la main sur l’objet de sa mission, et l’explosion de son cosmos balaya totalement l’attaque jusqu’à ce que celle ci s’évanouisse aussi vite qu’elle était apparue.

Sous ses pieds, la neige était comme corrompue par le cosmos qui émanait de lui, et des veines de sang se dessinaient sur la glace, gagnant de plus en plus de terrain tout autour de lui. Sur sa joue droite était ancrée une profonde cicatrice qui traversait l’arcade sourcillière jusqu’à sa joue. Ses cheveux et ses yeux étaient d’un rouge sanguin qui n’avait rien de naturel, et une aura de sang d’une puissance inouïe émanait de lui. Une aura qui semblait capable de corrompre la glace avec une aisance des plus effrayantes. Son surplis était la copie conforme de l'armure du Verseau, mais sa couleur était identique à celle des surplis des spectres, et il possédait des reflets rubis étranges.


Spoiler:
 

Jaugeant lentement la jeune Liv, il pivota complètement vers elle en l’observant de toute sa hauteur, avec un certain dédain, et un sourire mauvais se dessina lentement sur ses lèvres avant qu’il ne prenne la parole :
- Voudrais tu me communiquer ton nom, jeune Asyne ? Pour que je sache qui je vais tuer ?
Sa voix était terriblement calme, mais son regard, lui, ne trompait pas : il était glacial. Si physiquement, il ressemblait par certains côtés à son frère jumeau Kappa du Verseau, il y avait bien longtemps qu’ils n’avaient tous deux plus rien en commun... Mais pour savoir cela, encore aurait il fallu que les Ases présents connaissent le véritable Saint...

- Quant à moi, je m'appelle Kappa, et je suis le chevalier du Verseau. Tu n'aurais jamais dû tenter une chose aussi stupide... Apprêtes toi à souffrir !


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Liv


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Sam 8 Fév - 0:52



Seule face au Mal
Feat. Odyssée

Le bien. Le mal. Qu'est-ce qui les caractérise. Qu'est-ce qui permet de qualifier quelque chose comme étant bien, comme étant mal.
L'armure est sombre. Reflète-t-elle le mal. Qui sait. Qu'importe finalement. Qu'il soit bien. Qu'il soit mal. Nous sommes opposés aujourd'hui. Il monte le chef contre nous. Cela est évident. Alors qu'importe, oui.  
La neige devient aussi sombre que l'oeuf qu'il porte. Le souffle cosmique balaye Zeta comme un fétu de paille. Je m'en doutais. Oui, je m'en doutais. Je ne suis pas de taille. Qu'importe.

¤ Liv... fais attention ¤


Sourire léger. Eingana sait que ses mots ne servent à rien. Elle les prononce malgré tout. Oui. Il est beaucoup trop fort pour moi. N'a-t-il pas encore porté sa première attaque que je le sais. Je le vois. Je le sens. J'avais prévenu, ils n'ont pas écouté. Encore et toujours. Les humains n'entendent jamais rien.  

"C'est toi le démon tout de noir vêtu portant une jarre"


Le Verseau. Ils l'avaient dit. Ils l'ont hurlé. Ils l'ont redouté. Ils nous ont avertis. J'ai écouté, oui. Mais je n'ai pas compris à cet instant. Je ne l'aurais sans doute pas pu.
Mon regard dérive vers mes frères. Ils se battent avec rage. Rien ne transparait sur les traits pâles de Sören. Comme d'habitude. Eren est furieux. Il est en colère. Comme d'habitude. L'aura qui l'enveloppe fronce imperceptiblement mes sourcils. Il va s'éveiller. Il l'est déjà. Presque. Pas tout à fait. Si je ne fais rien, il se réveillera complètement. Et à ce moment...

"Sören"


Une seule chose à faire. Oui, une seule.
Mes prunelles de perle se reposent sur l'individu nommé Kappa. Jamais entendu parler. Pas étonnant. Normal. Naturel. Un chevalier d'Athéna ? J'en doute. Ma connaissance de cette caste est pour le moins parcellaire, mais cela est impossible. Logique dans toutes choses. Aucune logique en celle-ci. C'est un Verseau oui. Mais pas "le" Verseau.
Si je le déstabilise, Eren redeviendra lui même. Mais je n'en suis pas capable. Nul manque de confiance. Non. Je ne me pose pas la question. C'est un fait. Il est bien plus fort que moi.  

Sourire répondant au sien. Le mien est doux, irréel. Le sien est malveillant, presque grossier. Tu n'es pas très beau lorsque tu souris ainsi. Enfin peu importe. Je n'ai pas peur de toi. Je n'ai pas peur de la mort. Il est convenu depuis longtemps que ma mort "les" servira. Peut être est-ce le temps. Je ne pensais pas que ça arriverait aussi vite, mais pourquoi pas.

"Bien sûr. Je m'appelle Liv"


Mon visage dodeline doucement tandis que je le fixe d'un regard aussi plat que le sien est vindicte. S'il n'est pas ainsi naturellement et qu'il n'est pas corrompu... ça n'est pas de chance pour lui.

"D'accord. Tu peux me tuer, ça n'est pas grave. Mais que cela leur soit utile"


Le timbre est calme, les mots détachés. Je pense ce que je dis. Je suis morte depuis longtemps. Qu'importe de l'officialiser ou non, cela revient au même. Je serai toujours avec "eux".
La seule chose que je puisse faire, c'est purger toutes ces ondes. Elles contaminent tout. Le Chef, l'environnement. Rien n'est épargné. Peut être. Oui, peut être. Si je l'en prive d'une partie. Si Eingana m'aide à tenir assez longtemps. Oui. Peut être que je le peux. Peut être que cela suffira à rendre sa raison à Eren. Et à ce moment, tout sera entre ses mains.

Mon sourire s'élargit un peu plus. L'index s'élève, aérien, léger, avant de se poser sur ma tempe. Un pentagramme cosmique se dessine sous les talons de Kappa du Verseau, de Kappa de la Jarre, formant un cercle uniforme de runes aussi vieilles que le monde. Une lueur bleuté s'en dégage alors que mes lèvres bougent sans qu'aucune sonorité ne s'en extirpe. Mon frère se pare de sons, moi de silence. Les jumeaux inversés, comme toujours.
De longs filaments transparents s'élèvent du pentagramme azuré ainsi formé. La seule lumière se décollant doucement du sol permet de distinguer leur présence. Doucement, presque tendrement, mais aussi inéluctablement, Bêta absorbe l'énergie noire qui inonde l'enveloppe charnelle de celui qui me fait face.
Un dernier hommage au Maître. Canute, quoi qu'il arrive, j'espère que tu seras fier de moi.



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Sam 8 Fév - 21:40



Cette Liv était décidément bien étrange, et le chevalier noir ne put retenir un haussement de sourcil des plus perplexes en entendant ses propos qu’il considérait comme incohérents.  Il tenta de trouver une signification à ses dires, mais en vint rapidement à la conclusion qu’il n’y avait aucune logique là dedans. Peut être la peur commençait elle déjà à produire des effets ? A cette pensée, un léger sourire mi amusé mi mauvais s’afficha sur les lèvres du Verseau Noir.

Toutefois, il n’était pas là pour faire son profil psychologique, et il n’avait pas le temps de s’amuser à la comprendre. La tuer serait suffisant. C’est alors qu’il allait attaquer que la jeune femme se décida à attaquer. Et quelle attaque ! Un pentagramme apparaît sous ses pieds, et une sorte de portail aspirant son essence vitale attaque le Verseau noir. C’est lorsqu’il sent sa force vitale commencer à le quitter que le jeune guerrier noir décide de réagir. Croisant ses bras devant son torse, il déploya son cosmos d’un seul coup, et lorsqu’il rouvrit ses bras, l’attaque de Liv fut brisée. Malheureusement pour lui, elle avait déjà en partie fait son oeuvre, et il le sentait.

Son aura de sang poursuivit son inlassable corruption alors que sa puissance s’accentuait, et des flocons gorgés de sang se mirent à tomber tout autour d’eux. Sans mot dire, le Verseau Noir tendit sa main droite vers Liv, et :
- Je vais te passer l’envie de jouer avec les dimensions... BLOOD DIAMOND DUST !!
Une poussière de diamant gorgée de sang apparut des mains du jeune homme et se précipita droit sur la jeune femme. Une légère brume sanguine naquit, et il en profita pour empêcher l’asyne de respirer. Chargeant à pleine vitesse dans sa direction, il frappa avec son poing en visant à deux reprises le visage, puis à trois reprises les côtes de Liv. Le mystérieux guerrier était de toute évidence maladroit au corps à corps, et pourtant, son armure semblait le porter vers l’ennemi avec toujours plus de puissance et de facilité.



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Dim 9 Fév - 15:43



Par le sang
Feat. Odyssée

Le sang tombe du ciel. La neige se teinte. Le sol devient rouge et sombre. Le mal corrompt tout ce qu'il touche, tout ce qu'il effleure.
Froncement de sourcils. Une paume s'élève vers le ciel, recueillant un flocon de neige rouge. Je le fixe d'un oeil attentif. Qu'est-ce que ceci. Qu'a fait cet être, de quoi est-il constitué... pour pouvoir ainsi muer la glace en hémoglobine.

Le flocon laisse une trace sanguinolente au creux de la paume qui se referme sur lui. Quelle étrange journée.
La brume se lève. Opaque, rougeoyante, elle aussi. Même nature. Oui. Même mal. Même pouvoir. Elle pénètre mes poumons, empêchant l'air qui me permet de me sentir vivante d'entrer comme il le devrait. Je ferme les paupières. Aie... ça fait mal... Eingana se pare d'opalescence alors que le chevalier corrompu charge vers nous. Il est rapide, mais pas plus que le monde des esprits.  
En une seconde la Rune m'y enferme. Cela ne durera que le temps d'un battement de cils, guère plus. Mais cela sera suffisant pour que son corps ne rencontre qu'un profond vide quand il tentera de me toucher.

"Tu ne dois pas me toucher. Sören et Eren le peuvent. Toi non"


Un improbable sourire se matérialise sur mes traits alors qu'un filet de sang dévale la commissure de mes lèvres jusqu'à mon menton sans que je ne lui porte la plus infime attention.
Non, tu ne peux pas me toucher. Je ne suis pas d'accord. Je souris encore. On dirait Canute la première fois que j'ai tenté de le frôler. On dirait le Chef la première fois que je l'ai approché. Non. Je ne veux pas que ta peau entre en contact avec la mienne.

Toux rauque. Je recrache la neige de sang qui s'est infiltrée dans mes poumons. Je fixe d'un air pantois le sol couvert de cet amas gluant. C'est pas très joli.

"A quoi aspires-tu"


Ces mots sont prononcés d'une voix douce alors que mon buste s'incline légèrement vers celui qui me fait face. La rage dégouline par chaque pore de sa peau. C'est étonnant. Jamais rencontré quelqu'un comme lui avant. Pourtant il semble bien vivant. Je ne comprends pas. Je n'aime pas ne pas comprendre.

"Je n'aime pas trop ça. C'est pénible. Çà fait deux fois"


A mes mots le pentacle qui s'était dessiné sous les talons du Verseau corrompu émet une lumière un peu plus vive. Deux fois en quelques minutes. Deux fois que je me vois obligée d'en appeler à Zeta. Cela est contre nature. Normalement je ne dois pas le solliciter aussi souvent en aussi peu de temps.
Eingana brûle d'énergie, une aura bleuté pare mon corps alors que les filaments d'esprits ondulent en une vague glaciale autour de moi. Les liens se plantent dans le coeur de celui qui se nomme Kappa. Du moins... s'il possède vraiment un coeur ou un organe s'en rapprochant. Comme si l'environnement se couvrait de pentacles apparaissant un peu partout, succédant à celui qui ne délaisse le Verseau où qu'il aille, un bien différent répond à l'unisson avec celui qui s'est matérialisé sous mes pieds. Un esprit s'en extirpe en poussant un soupir rauque. Il a peur, il n'est pas content que je l'oblige à venir. Pourtant il le doit et il le fait, par égard pour moi. C'est gentil de sa part.
S'alliant aux lianes du monde des esprits qui drainent l'essence du diable de sang, la forme vaporeuse de l'esprit se matérialise dans le dos du Verseau alors que ses paumes translucides traversent le corps matériel de part en part.

C ette fois il me semble inutile de purifier l'oeuf noir. Je n'en suis pas capable. Sans doute est-ce préférable de s'attaquer à son porteur. Peut être que si son énergie est suffisamment drainée, l'oeuf perdra de sa puissance. Qu'en sais-je...



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Lun 10 Fév - 23:39



La jeune Asyne était étrange, si étrange. Malgré toute sa haine pour le genre humain, la question de la jeune femme parvint à traverser l’épaisse carapace de colère du chevalier Noir :
- A quoi aspires tu ?
Alors qu’il se préparait à attaquer à nouveau sans la moindre pitié, il se recula de quelques pas et son aura mauvaise sembla diminuer d’intensité l’espace d’un instant. Son regard changea durant un battement de cil. Pendant ce laps de temps, il eut l’impression de revoir l’innocence d’un petit garçon de sept ans. Un petit garçon qui n’était autre que son frère.
- Tu ne pourrais pas comprendre... lâcha t’il soudain d’une voix éteinte et nostalgique. Et je ne perdrai pas de temps à t’expliquer quelque chose que tu ne pourrais tout simplement pas concevoir.

C’est alors que le pentacle à ses pieds sembla reprendre vie. En un instant, son instinct l’avertit et il comprit. Son cosmos se redéploya plus vite encore qu’il s’était éteint, et le pentacle fut brisé par la puissance du Verseau Noir, remplacé par une neige maculée. Une partie de la puissance dégagée était parvenue à atteindre sa cible, mais c’était dérisoire pour un chevalier d’une telle puissance que la sienne. D’un geste nonchalent, il écrasa la neige sous ses pieds comme pour écraser un insecte, ou un pentacle, avec un sourire narquois. La lueur de tristesse qui flottait depuis quelques secondes dans les yeux bleus de Katha disparut tout à fait, cédant la place à un regard de prédateur.
- Le monde des esprits ne m’effraie pas, jeune fille. Si tu espères me freiner avec ça, alors tu te trompes !

Le Verseau Noir tendit subitement ses mains devant lui et son cosmos généra une onde qui attaque littéralement l’esprit de la jeune asyne. Avec une puissance libérée, les dents serrés, et les yeux haineux, Katha injecta toute cette puissance dans cet assaut mental dans le but d’écraser littéralement l’esprit de la pauvre Liv.
- Voyons un peu comment tu te défends lorsque tu es prise à ton propre piège !
La jeune femme devait être en proie à un mal terrible, mais pour autant, le chevalier Noir n’eut pas la moindre once de pitié dans le regard. Ses yeux ne cillèrent pas l’espace d’un seul instant, fixant la guerrière en proie à son attaque sans merci. S’il n’arrêtait pas rapidement, l’attaque pourrait avoir des conséquences irréversibles sur la pauvre femme. Car elle n’avait pas pour but de la soumettre, mais clairement, de la détruire...



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Mar 11 Fév - 22:43



Ironie
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Sourire. Tu es peut être un humain finalement. Ou alors n'en as-tu que les contours parfaitement esquissés. Et pourtant quelle tristesse dans tes yeux. Tu es comme Eren. Plein de rage, de colère, d'amertume. Soupir. Les humains sont si compliqués et en même temps si simples. Je hausse les épaules.

"Peut être est-ce toi qui ne comprends pas"


Oui. Les humains sont bien tous pareils sur ce point. Combien d'entre eux imaginent comprendre alors qu'ils s'enlisent dans leurs certitudes parfaitement absurdes. Peut être est-il de ceux là. Peut être pas.
Je le dévisage longuement alors qu'encore une fois il parvient à endiguer une bonne partie du pouvoir que je draine hors du monde des esprits. Sa remarque me tire un nouveau sourire. Un sourire d'enfant que je lui adresse alors que mes paupières se ferment à demi.

"Et pourtant..."


Oui. Pourtant suis-je belle et bien entrain de le retenir. Ma force désuète ne le vaincra pas. Certitude. C'est un savoir que j'ai acquis il y a déjà de longues minutes. Mais le freiner si. Est-ce tout ce que je peux faire. Est-ce ce que je suis entrain de faire.

Un pâle sourire se dessine sur mes lèvres. Il se fige lorsque l'onde pénètre profondément dans mon esprit. Un éclair de lumière marque mon front alors que l'étoile de mon frère passe à travers le monde des esprits pour tenter de contrer la force malveillante qui submerge mon âme. Emprunter sa force à Sören ne suffira pas. A la première once de cette énergie que je sens filtrer à travers mon esprit, je le sais. Oui. Certitude. Je me sens un peu mieux, mais cela ne dure que le temps d'un battement de cils. Le symbole d'Eta sur mon front vole en éclat alors que les ondes cosmiques affluent dans ma tête.

Une main. Puis la seconde. Toutes deux enserrent mon visage alors qu'Eingana hurle dans mon esprit. Je grimace. Inutile. Oui. Je suis inutile à cet instant. Le cri déchirant le la Rune me paralyse comme si mes talons étaient rivés sur le sol. Paupières qui se ferment. Je veux que ça s'arrête. Sören, fais que ça s'arrête.



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Mer 12 Fév - 15:14



Elle souffrait la pauvre asyne. Impuissante face à la force du cosmos corrompu de ce mystérieux Verseau Noir, elle souffrait terriblement. Et il le voyait, il le sentait. Pour autant, cela ne l’arrêta pas. La pitié n’était pas un mot qu’il connaissait, ou tout du moins en avait il oublié la signification il y avait bien longtemps. Sa soif de vengeance et le pacte qu’il avait formulé avec son surplis avaient achevé de faire de lui ce qu’il était aujourd’hui : un homme sans pitié, prêt à tout pour arriver à ses afins. Alors que Liv se débattait sous ses yeux, en proie à des visions de son esprit fragilisé, Katha la fixait avec une absence totale d’expression dans le regard. Et puis soudain, ses bras retombèrent le long de son corps et la souffrance de la jeune femme prit fin. Se délectant de la vue de la guerrière tentant de reprendre son souffle, il fit un pas, puis :
- Allons, relèves toi ! Ce n’est pas encore terminé ! Tu vas payer très cher ton audace !

A ces mots une brume entoura le jeune chevalier Noir et lorsqu’elle se dissipa, il avait disparu. Cette même brume se matérialisa derrière la guerrière d’Asgard, mais il était déjà trop tard. Et la pauvre Liv n’eut pas le temps de se retourner qu’il était déjà à quelques centimètres dans son dos. Ses deux mains se posèrent sur les tempes de la jeune Liv, et :
- Voyons un peu si ton esprit pourra supporter cela encore longtemps !
A ce moment là, la cuisante douleur qu’avait ressenti Liv dans sa tête reprit de plus belle, et des visions embrumèrent son esprit. Un rire mauvais s’éleva alors de la gorge du Verseau Noir. Pourquoi la torturait il alors qu’elle était incapable de l’arrêter ? Lui même n’en avait pas la moindre idée et n’aurait pas su répondre si on lui avait posé la question. Peut être ne faisait il qu’appliquer ce qu’il avait connu lui même depuis son enfance à autrui. Peut être était ce sa manière à lui de se venger de la vie et de s’émanciper du passé si lourd qu’il portait en lui. Mais il aimait cela ! C’était sa faute à elle, après tout ! Elle n’aurait jamais dû tenter de détruire l’oeuf ! Jamais ! Et il allait s’assurer qu’elle ne se mêlerait plus jamais de ses affaires... !


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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Mer 12 Fév - 16:25



...
Feat. Odyssée

Le sourire s'efface. Rien de plus à dire, rien de plus à faire. Pourquoi poursuivre. Cela ne sert à rien. Il me croit à terre. Sa haine l'aveugle-t-il au point de ne plus faire la distinction entre debout et allongé...? Etrange créature. Mi humaine mi démon. Perdue entre deux mondes, perdue au coeur de ses propres sentiments. Les hommes sont ainsi. Ils aiment puis ils haïssent. A cette pensée mon esprit embrumé se déconnecte de la réalité alors que mes prunelles dérivent paisiblement vers mon jumeau.
Sören. Le seul qui est en dehors de cette règle immuable. Le seul. Quelle pitié. Quelle perte de temps. Tout ça pour ça... comme pourrait dire le Chef.

"Cela n'a aucune importance"


Non aucune. Je l'ai déjà dit, il a déjà oublié. Comme tous les autres humains, il entend mais il n'écoute pas. Je me fiche de mourir. Cela n'a aucune forme d'importance. Son aveuglement si ardent à vouloir me faire mal ne semble pas connaître de frontière. Alors soit.
Un bref soupir s'extirpe de ma poitrine quand ses paumes se posent sur mes tempes. Je m'en fiche. S'il savait comme la douleur n'a aucune forme d'intérêt pour moi. Oh... je m'en passerais bien, cela va de soi. Mais puisqu'elle est là, faisons avec.
Je ferme les yeux comme pour mieux profiter de cette étreinte qui ne me provoque finalement rien de plus que de la souffrance. Mes paumes ne tremblent pas. Mon visage ne vibre pas. J'attends qu'il termine ce qu'il a commencé. Finalement est-ce ce qui était prévu depuis le départ.



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Sam 15 Fév - 16:27



Sa volonté s’était effeuillée. Il l’avait sentie vaciller entre ses doigts, pour son plus grand plaisir. Mais le détachement et la lassitude de la jeune asyne le touchèrent plus qu’il ne l’aurait pensé. Elle lui rappela un jeune garçon à l’arcade sourcillière fendue, se réveillant au milieu des cadavres de sa famille, et découvrant que son propre frère jumeau les avait abandonnés. Ce fut sa propre volonté qui vacilla soudain devant sa ressemblance frappante avec cette inconnue. Ses dents se serrèrent et il la jeta à bas, dans la neige, avant de serrer également ses poings pour se redonner contenance. Aucune importance, en effet. Elle avait bien résumé la situation. Tout ce qui comptait, c’était l’oeuf. Il devait le ramener à destination. C’était sa mission et il l’accomplirait, car c’était capital pour la suite de ses plans.

Rageant sur sa propre déstabilisation causée par l’étrange comportement de la jeune femme, il posa un pied sur le dos de la jeune femme qui reposait sur la glace, et tendit sa main vers elle. Une aura malsaine et pourpre se concentra entre ses doigts tandis que son cosmos se préparait à donner le coup de grâce à cette pauvre guerrière qui n’avait eu de tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Mais soudain, sa main trembla, et son geste s’arrêta. La cosmo énergie qui dansait autour de ses doigts s’évanouit brusquement, et il hésita durant quelques instants qui lui parurent une éternité. Ne jamais montrer sa faiblesse. Combien de fois se l’était il répété ? Et combien de fois avait il tué ? Alors pourquoi pas aujourd’hui ?! Qu’est ce qui retenait ainsi son bras ? Une dernière attaque et Katha aurait prouvé que les chevaliers noirs ne devaient en rien être sous estimés. Une fois le sang de la jeune Liv répandu sur la glace, il en aurait terminé ici définitivement.

Son regard dériva au loin sur les deux autres ases et leur combat acharné. Il tenait encore bien le leader en son pouvoir, mais pour combien de temps ? Ses yeux revinrent se poser sur le dos de la guerrière d’Asgard, et il retira son pied du dos de celle ci, avant de reculer de quelques pas. Sa colère ne lui était pas destinée. S’il devait mettre à feu et sang le monde entier pour se venger de son traître de frère, il le ferait. Mais elle, ne méritait pas ça. Elle lui ressemblait trop pour subir encore davantage. Sans connaître son histoire, il pouvait deviner qu’elle avait dû endurer beaucoup malgré son jeune âge. Un vent se leva tandis qu’il l’observait une dernière fois, faisant voleter sa chevelure pourpre autour de lui. Puis, d’une voix à peine aussi audible qu’un murmure :
- Tout ne doit pas mourir...

Ces mots, elle ne les comprendrait certainement pas. Peut être en les associant avec la tristesse lisible sur son visage. Mais ça n’avait aucune importance, à présent. C’était la dernière fois qu’il la croisait. Il le fallait. Sinon, il devrait la tuer.
Une brume de sang entoura les deux jeunes gens, et dans la seconde qui suivit, celle ci se dissipa, dévoilant la disparition du Verseau Noir...



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MessageSujet: Re: [Odyssée] Le fléau tombé du ciel.   Lun 17 Fév - 21:42



Laisser là
Feat. Odyssée

Une chute puis le blanc. Le blanc opalescent de la neige dans laquelle je baigne. Ce blanc corrompu par les flocons d'ébène qui se déversent encore et toujours. La voûte s'abat sur mon épine dorsale, m'enfonçant plus profondément dans la neige. Elle recouvre mon nez. Je la fixe en louchant un peu. Par delà cette étendue qui me submerge, j'aperçois mon frère qui se bat contre Eren. Si tôt retrouvés, si tôt séparés. Suis-je amère ? Un peu. Ai-je peur ? Non. Est-ce ainsi que les choses doivent se passer. Probablement. Sans doute. Qu'en sais-je. Je ne suis pas devin, contrairement à ce que le Chef envisage parfois.

L'énergie se manifeste dans mon dos, bien loin au-dessus de moi, me semble-t-il à cet instant. Eingana pleure. Oui. Pleure amèrement. Elle aussi, ressent cette étrange sentiment qu'est l'amertume. Un humain dirait sans doute "ça ne devait pas se passer ainsi". Oui, sans doute. Mais pas moi.

"Laisses les partir"


Voix légère répondant à ce qui n'est pas formulé, alors que j'attends ce qui sera sans doute un quelconque coup de grâce. Oui. Laisses les esprits s'en aller. Ta colère les retient, les empêche de trouver le repos. Tu n'as pas le droit de les retenir. Laisses les. Oui. Laisses... filer les âmes...
Les paupières se ferment doucement. J'attends. J'attends. Mais rien ne vient. La brise se lève en même temps que son murmure. La violente étreinte cesse. Le vide. Oui. Il ne subsiste plus rien de celui qui avait pourtant comme unique but de me faire mal. Quelle ironie.

Laborieux sont mes mouvements. Je roule comme une brindille portée par le vent. Sur le dos, les bras le long du corps, je sens quelque chose de chaud dévaler mon menton. Du sang sans doute. Peu importe. Je fixe le ciel d'un regard plat. Je ne comprends pas.

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[Odyssée] Le fléau tombé du ciel.

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