RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.

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Celsius


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MessageSujet: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Mar 1 Avr - 13:08

:: Quand Passe le Flambeau :.

La main toujours plaquée sur le bras opposé, Celsius poursuivait son inexorable ascension.

Le chemin était encore long, mais il se savait n'avoir besoin de l'aide de personne pour en venir à bout – bien qu'il ne l'ait jusqu'alors jamais arpenté en étant ainsi amoindri. De toute façon, la question ne se posait pas : quelles qu'aient été les volontés, personne n'aurait pu l'aider, pour la bonne et simple raison qu'en l'état nul ne pouvait ne serait-ce que le toucher. L'approcher, c'était mourir. Cette pensée fit remonter en lui des souvenirs de son enfance – et pas des meilleurs, hélas. Au moins n'y aurait-il personne pour lui jeter des cailloux, si dangereux soit-il pour la vie de ses semblables. C'était déjà une consolation en soi.

Ruisselant de son propre sang, il finit par arriver au bout de la première volée de marche et s'insinua entre les colonnes pour y trouver le pavillon du Bélier. Atteindre le sommet ne serait pas une partie de plaisir, mais il y arriverait sans faillir. Le plus pénible consistait en fait à laisser émaner une faible étincelle de cosmos en permanence de sorte à ne pas répandre sur le sol son fluide vital plus qu'il ne l'avait déjà fait au bas des marches – le risque serait bien trop grand. Limiter les dégâts, c'était bien tout ce qu'il savait faire, au final. Si affaibli soit-il, le Roi des Ronces sut trouver la force de s'annoncer en bonne et due forme alors qu'il foulait de son pas cette entrée.
Chevalier du Bélier, je demande à traverser ta demeure afin de regagner la mienne. Laisse-moi passer.
Protocole que tout ceci. Presque un réflexe conditionné. Ainsi était Celsius, toujours plus prompt à employer les titres qu'à faire mention de quiconque par son prénom. Cela gardait entre lui et ses interlocuteurs une distance bienvenue. Évoquer l'identité de quelqu'un, c'était déjà tisser un lien, ce dont il ne voulait pas, jamais. La lumière se fit dans son esprit : il ne devrait y avoir personne ici. Shion ne pouvait s'y trouver, résidant désormais dans la demeure du Pope douze étages plus haut. Il devrait donc avoir déserté son temple pour n'y plus laisser que l'armure en guise de gardienne.

Pourtant, il ne faisait aucun doute que le Chevalier d'Or des Poissons avait senti une présence en arrivant, et il doutait fort que son instinct l'ait induit en erreur. En si mauvais état qu'il soit, ses sens étaient toujours exacerbés, à fleur de peau. Aussi refusait-il à juste titre de remettre en doute leur acuité. Le sursaut d'adrénaline que cela provoqua chez lui l'enjoignit à se redresser pour adopter une posture plus digne – prêt à se défendre s'il le fallait. Même si, et cela n'avait pu lui échapper, l'aura perçue était tout sauf hostile, mais encore fallait-il savoir à qui elle appartenait pour s'en assurer.
Qui est là ? questionna-t-il froidement, les yeux rivés dans l'obscurité.
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MessageSujet: Re: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Mar 1 Avr - 23:15

Après le départ de Hiro, voilà qu'un nouveau chevalier entrait dans l'antre du Bélier. Dans l'ombre, il observait le nouvel arrivant en voyant ses plaies a fleur de peau, prêtes à se réouvrir au moindre faux mouvement. Une once de cosmos le tenait debout et en alerte. Silencieux, Mu n'était pas comme son mentor a venir face à son "invité" sans le jauger un minimum. Le jeune homme connaissait le chevalier d'or des Poissons, ils avaient lutté ensemble dans les terres sous-marines et il devait s'avouer qu'il avait énormément d'estime pour lui. Cependant, les blessures du gardien de la Douzième Maison du Zodiaque avait une aura bien faible et des blessures similaires à celle qu'il avait ausculté déjà sur le corps d'un loup plutot surprenant ! Sensible aux émanations cosmiques du chevalier, il quitta alors son ombre en faisant claquer sa cape avec un cosmos doré et fin.

Quelque part, un visage se superposa à celui du nouveau chevalier d'or du Bélier. Un visage angélique et blafard, un visage au regard chaleureux et énigmatique en même temps, quelque chose semblait par intermittence remplacer le chevalier du Bélier, illusion ? Personne ne pouvait le dire en fait, deux cosmos étaient tout de même présents et fusionnaient à chaque pas du gardien du Temple pour ne laisser qu'un cosmos doré zébré de liserets violacés. Mu observait l'état de l'armure des Poissons qui criait, comme celle de la Vierge, une douleur des plus forte et les dégâts étaient nombreux. Silencieux encore un instant, il se décidait à prendre la parole !

- Paix Chevalier, je suis simplement le gardien de ce Temple et je pense que tu reviens aussi du Mexique, non ? Ton armure est en sale état, veux tu que je la répare ?

Il connaissait bien les dangers du sang des Poissons, Celsius avait révélé cela autrefois dans la lutte pour chasser les ennemis de Poséidon dans son propre royaume. Mais... Le sang est aussi un symbole de vie et aucun homme ne doit rester seul quand son corps est une bombe ambulante pour ses ennemis comme pour ses alliés. Le fait de savoir que le chevalier allait lui rétorquer la sempiternelle réflexion sur la vie et la mort à cause de son poison, il prit les devants.

- Chevalier, saches que je connais mieux que quiconque les dangers de son sang, temps que tu en contrôles le parfum et que ton sang ne rentre pas en contact avec le mien, je ne peux pas être en danger n'est-ce pas ? Si oui, laisses ici ton armure et te soigner un minimum, tu ne pourras pas monter les autres temples dans cet état. En outre, si l'ennemi que vous avez affronté au Mexique arrive ici, tu te dois d'être prêt pour affronter ce dernier, c'est ton devoir d'accepter la main tendue que je te propose... De plus, j'ai créé une technique de soin des plus efficace, crois moi, si tu es un parfum mortel, laisses toi juste envelopper par la toison d'or !

Ses propos étaient assez simples mais lucides, aucun chevalier ne pouvait se permettre de laisser son égo l'emporter dans la situation actuelle, même Celsius ! Il s'approcha alors du chevalier et retira son casque de son front pou le placer sous son bras droit. Ses cheveux violacés depuis la fusion de son cosmos et de celui de son père se libérèrent alors pour retomber derrière ses épaules. D'un sourire, il l'invita à répondre positivement à sa proposition, mais il savait qu'avec ce chevalier aussi butté, il allait devoir faire preuve de persévérance et d'argumentations dans les minutes à venir !



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Celsius


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MessageSujet: Re: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Mer 2 Avr - 2:31

:: Quand Passe le Flambeau :.

C'était logique, tout bien considéré. Prématuré, mais prévisible. Si Celsius ne connaissait Shion que très peu, c'était encore plus vrai pour son disciple. Aussi ne s'arrogeait-il nullement le droit de juger de ses capacités à prendre la relève. Mais que l'Armure d'Or du Bélier, encore tiède du contact de son précédent porteur, ait été si pressée de lui trouver un remplaçant le dépassait totalement. La sienne ferait-elle de même s'il venait à devoir l'abandonner derrière lui, quelle qu'en soit la raison ? Il ignorait pour quelle raison cette question lui avait effleuré l'esprit, mais l'en chassa précipitamment avant qu'elle ne s'enracine. Probablement l'effet de la fatigue – du moins voulait-il le croire. Toujours est-il qu'il n'arbora finalement aucune surprise à sa vue.

Un détail qui le dérangea davantage fut l'impression qui se dégageait de lui. Il y avait dans sa cosmo-énergie quelque chose de troublant, une nuance qu'il n'arrivait pas à identifier mais qui le mettait invariablement mal à l'aise. S'il présentait bien le cosmos doré caractéristique de ceux de son rang – preuve qu'il en était digne, même si prise séparément du reste ce n'était à son sens pas suffisant – il y avait autre chose. Et sans qu'il puisse l'expliquer, l'anomalie en question réveillait en lui des souvenirs enfouis, sans encore pouvoir savoir lesquels. Cela finirait bien par lui revenir, mais en attendant, il n'était pas tranquille. Il mit toutefois cet excès de paranoïa sur le compte de son état – comme tant d'autres choses, à bien y penser.
Ne t'approche pas de moi.
L'avertissement pouvait aisément passer pour plus hautain qu'il ne l'aurait du, mais ce n'était qu'une simple question de curiosité. Seulement, le Chevalier des Fleurs avait compris depuis longtemps que ce n'était pas en le disant avec le sourire que les gens comprennent : pour que le message passe, il faut leur faire forte impression. Leur faire peur. Et peur, ils auraient, s'ils savaient de quoi il retournait – mais il n'était guère dans ses habitudes de semer le récit de sa malédiction partout sur son passage. Ainsi était-il encore plus simple que la distance naisse de son attitude plus que de tout autre chose. Cela évitait les incidents malencontreux. De ceux qui auraient tôt fait de tourner à la catastrophe s'il n'y prenait pas garde...
Comment le sais-tu ?
Qu'il soit déjà au courant pour le Mexique était chose étonnante, en effet, mais ce n'était en réalité qu'une diversion le temps de reconquérir son indifférence. Même si cet état de faits n'était connu que de lui, il ne pouvait nier qu'une pointe de méfiance s'en était mêlée. Non qu'il émette des doutes sur la loyauté et l'engagement du légataire de Shion – il ne se le serait pas permis, une fois encore – mais qu'il éveille naturellement chez lui une telle défiance ne pouvait être anodin. Il mit cependant cette anxiété de côté en se jurant de tirer tout cela au clair plus tard – soit remis de ses blessures et en pleine possession de ses moyens pour bien faire. Ainsi prit-il le temps de soupeser sa proposition. Son regard tomba sur son armure.
Je ne savais pas.
Si son armure ne souffrait en effet d'aucune séquelle apparente, il était vrai qu'elle n'avait plus bénéficié d'aucun entretien depuis fort longtemps – jamais depuis qu'il l'avait en sa possession, à vrai dire. Et s'il avait toujours pensé qu'il s'en rendrait compte immédiatement le jour où cela deviendrait préoccupant, il s'était manifestement trompé. Il n'était pas sans savoir qu'il n'avait pas à en rougir. Les Gold Saints du Bélier étant traditionnellement en charge de la réparation d'armures, ce n'était que justice qu'ils puissent à leur échelle voir ce qui échappait au regard des autres. Mais n'en avoir rien su alors même que Mü s'en était aperçu au premier coup d'oeil avait quelque chose de vexant. Un échec de plus.

Pardon, mon amie. Le Roi des Ronces donna l'ordre à son armure de se retirer. Celle-ci obtempéra sans discuter, s'arrachant de sa silhouette ensanglantée pour reformer son totem à proximité. Quels que soient les doutes qu'il pouvait nourrir à l'égard de son interlocuteur, il ne faisait aucun doute que sa Cloth n'aurait jamais été entre de meilleures mains – pas même les siennes. Dépourvu de son soutien, Celsius vacilla et manqua de s'effondrer. Si lourde soit-elle, il n'en sentait pas le poids. Sa présence à la surface de son corps lui permettait de mieux supporter la douleur cuisante qui le dévorait de l'intérieur. Il se rattrapa en plaquant la main sur l'une des colonnes avoisinantes.
Je te la confie. Prends-en bien soin.
Ici encore, le ton n'était pas des plus chaleureux, mais brillait par sa sincérité. Il savait que ce serait fait. Décidé à rester digne – à fortiori en présence d'un « inconnu » - il rassembla toutefois ses maigres forces pour rester d'aplomb. Il s'était fait la promesse de ne pas défaillir, pas avant d'avoir atteint son temple et encore moins sous le regard d'un de ses frères d'armes. Puisque, si singulière que soit la situation, l'héritier des enseignements de Jamir semblait l'être devenu. Si la pénombre lui avait de prime abord l'évidence, les cheveux de l'ex-apprenti dont il se souvenait comme étant blond comme les blés avait tourné au violacé. Pourquoi ? Il aurait bien voulu le savoir, mais était bien trop sur la réserve que pour oser le lui demander. Le phénomène n'était pas sans trouver un écho chez lui plus que chez n'importe qui d'autre, sa propre crinière étant d'une teinte non pas alizarine mais céruléenne à l'origine. Mü n'avait toutefois nul besoin de savoir cela.
Ce n'est pas si simple.
Et crois-bien que j'aimerais que ça le soit. Pour étayer son propos, il ôta la main du support de pierre sur lequel il l'avait placée. Ainsi son vis-à-vis eut-il tout le loisir de constater que, partout où des traces vermeilles avaient été semées, la pierre avait entamé une lente érosion. En tendant l'oreille, on pouvait encore l'entendre à l'oeuvre. Il en allait de même pour les dalles ou quelques gouttes de son sang avaient eu le malheur de se déverser. Depuis fort longtemps déjà, et bien que nul n'en soit au courant, ce n'était plus « qu'une question de poison », oh que non. Il n'était pas que poison : il était corrosion. À son corps défendant, il avait poussé plus loin que jamais la malédiction des Poissons. Le regard tourné vers sa main maculée d'écarlate, il reprit son laborieux discours :
Je peux me soigner moi-même. Mais si je reste trop longtemps auprès de toi, tu mourras. Être un Chevalier d'Or ne te sauvera pas. Si tu ne me crois pas, demande à Ahina. Je vais le répéter encore une fois, laisse-moi passer avant qu'il ne soit trop tard. J'ai bien assez de morts sur la conscience comme ça.
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MessageSujet: Re: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Jeu 3 Avr - 18:06

Alors que l'armure des Poissons reprenait sa forme totémique, le Bélier voyait que les micro-fissures des précédents combats ne s'étaient pas restaurées convenablement. Silencieux, il posa sa main sur le casque du totem pour y voir des douleurs et des peines, ce chevalier avait dû souffrir lors des combats et l'armure l'exprimait à sa manière. Sa tête se releva alors quand Celsius expliqua la nature encore plus "corrosive" de son sang. Surpris, non pas vraiment, si une rose créée par les Poissons pouvait dégager un parfum mortel, sa sève ne pouvait être que plus violente encore avec ses ennemis. Son corps quitta alors sa position à genou pour regarder le pilier qui pleurait de douleur lui aussi. Mais...

Alors que le poison érodait les résistances de la pierre, un étrange parfum de lys vint se répandre dans le Temple. De légers tintements de clochettes dans le vent suivait l'annonce du printemps et c'est alors que la roche se reconstituait lentement, comme si elle était vivante. Des racines venues du sol montèrent le piliier pour laisser éclore des fleurs de muguet au cosmos froid et protecteur. Oui, le chevalier des Poissons devait bien reconnaître ce cosmos car il était celui de son frère aujourd'hui disparu, le Grand Pope lui avait conté qu'à une époque ce Guerrier Divin venait ici parfois pour le rencontrer ou accompagner Dame Ceridwenn lors de ses séjours au sanctuaire. Avec un sourire, le gardien du Temple prit une ramure de muguet et l'approcha des Poissons.

- Tu es bien un poison ambulant je dois l'admettre, mais ce temple a aussi son histoire et autrefois un jeune Guerrier Divin de ta connaissance a béni ses lieux de son cosmos... D'ailleurs, s'il est toujours actif, on peut supposer qu'il vit encore quelque part dans ce monde ! Enfin bref, si tu crains que ton poison ne me tue, je vais être prudent mais je n'ai jamais proposé de te soigner de façon "traditionnelle", cela n'aurait pas selon tes propres mots les effets escomptés.

Déjà, le regard de Mu passait d'un bleu ciel à un bleu marine bien profond, ses lèvres laissaient des mots s'échapper de sa bouche et des lettres dorées se formaient à la racine des pieds du Bélier pour former un H:O sur les murs, piliers, plafond et sol. Dans les pupilles du chevalier, des lettres dorées apparaissaient aussi, comme si elles se reflétaient dans son cosmos devant une bougie éclatante de soleil. Mu savait parfaitement que cette technique ne serait pas inconnue pour les Poissons, il avait dû à affronter cela dans d'autres circonstances il y a quelques années de cela ! Mu n'avait plus vraiment rien à cacher de fait, il assumait - enfin - son passé à Constantinople et aussi son ascendance avec le monde des Morts. Connaissant parfaitement l'organisation des Enfers, il se devait d'ouvrir l'oeil plus que n'importe qui dans le sanctuaire, toujours en alerte sur tout cosmos noir qui tenterait de s'immiscer dans le domaine sacré d'Athéna.

- Tu connais je pense ce genre de technique d'astreinte ! Désolé mais je ne peux te laisser avancer plus loin dans un tel état, tu dois déjà te reposer, quitte à prendre quelques heures ici même dans mes appartements... Mais... tu n'es pas en état d'aller plus loin ! Si tu meurs en montant les autres temples, on dira quoi ? Non, tu oublies cette idée folle, tu as besoin de repos et si tu es aussi sûr de toi, brises le Psaume ! Ton cosmos est au bord de s'éteindre, ton corps est dans un état pitoyable, ton armure demandera du temps... Si tu es sage, tu resteras ici le temps de récupérer un peu, c'est pas deux heures à te reposer qui vont te tuer !

Les propos étaient durs, mais d'une grande réalité sur la situation de l'ultime gardien du Grand Pope. Cette idée rendait nerveux le chevalier d'or à peine nommé. En effet, selon les propos de Hiro, les combats avaient été rudes, très rudes même et rien n'indiquait que les chevaliers noirs allaient s'arrêter en si bon chemin... Alors ne pas se reposer tranquillement était une folie, car tout le monde allait être appelé sous peu, enfin Mu le ressentait ainsi et voir les plus puissants chevaliers d'or revenir dans un tel état ne faisait que le confirmer dans sa décision. Il avait laissé passer Hiro pour une raison de préséance et aussi à la demande de son Maître, il était cette fois-ci pas dans les mêmes dispositions. Il le ressentait. Son père avait une grande admiration pour le Chevalier des Poissons et cela l'influençait certainement dans les secondes qui venaient de s'écouler.

S'agenouillant devant l'armure des Poissons à nouveau, il fit apparaître dans sa main droite un marteau d'orichalque et versait déjà de la poussière d'étoiles sur l'armure pour l'aider à repousser le cosmos noir qui l'avait touché dans ses blessures. Il savait que les Psaumes n'étaient pas aisés à briser, surtout vu les conditions physiques et spirituels de Celsius, il n'allait pas lui laisser la prime de l'arrogance en le laissant monter des marches dans un silence morbide !

- Hiro m'a pas tout raconté, profites que tu es bloqué là pour me dire ta propre analyse de la situation ! On a le temps... Ah et n'oublies pas, tu es sans armure et le parfum du muguet ici est réparateur... Donc assis toi et causons ! Promis, je m'approche pas de toi !

Au moins pendant qu'il raconterait sa propre vision des choses, il resterait ici !
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Celsius


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MessageSujet: Re: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Mar 22 Avr - 23:16

:: Quand Passe le Flambeau :.

Cela faisait fort longtemps que le souvenir d'Eldir n'avait plus refait surface dans sa mémoire. S'il ne l'avait pas oublié – comment le pourrait-il ? -, son deuil était fait de longue date, et il ne faisait pas bon remuer le passé. Plus encore les jours les plus noirs qu'il ait compté. Entendre son nom de la bouche d'un presque-inconnu aurait pu le faire ciller, mais ce n'avait pas été le cas ; il avait dépassé ce stade. Ce fut, à l'inverse, par pure dissimulation qu'il ne sourcilla pas plus quand le nouveau Bélier laissa entendre la possibilité qu'il soit encore envie.

Le Chevalier des Fleurs n'était pas amateur de faux espoirs ; il ne désirait donc pas le lancer sur le sujet. La remarque était pourtant pertinente et confirmait que malgré la précocité de sa nomination, le jeune apprenti détenait déjà toute la sagesse qu'il lui faudrait pour remplir cette fonction. Un constat plutôt rassurant. Shion l'avait bien formé, non que le Roi des Ronces en ait réellement douté. Lui-même aurait été bien incapable de former qui que ce soit à prendre sa relève quand bien même c'était l'usage en vigueur chez les Chevaliers des Poissons. Son arrivée avait brisé le cycle, et il n'était certainement pas celui qui le ferait reprendre.

D'injecter ce poison dans les veines de quelqu'un, il ne serait jamais question. Il ne s'était pas démené toute sa vie à faire en sorte de tenir ce fléau loin de son entourage pour en passer la relève à quelqu'un d'autre – tout volontaire soit-il. Car c'est quelque chose qu'on ne peut pas comprendre avant de l'avoir vécu soi-même. Et une fois que c'est le cas, il est déjà trop tard pour revenir en arrière. C'était sa propre croix, sa couronne d'épine. La sienne et la sienne seule, maintenant et pour toujours. Faisant trêve à cette réflexion, il épia la reconstruction de la pierre d'un regard plat.
Ne m'enterre pas trop vite.
Pensait-il sincèrement pouvoir immobiliser l'un de ses ainés juste en claquant des doigts ? Bien présomptueux de sa part ! Sa respiration se fit plus lente, mais aussi plus harmonieuse. Ses inspirations se firent de plus en plus puissante, jusqu'à une dernière qui lui fit bander les muscles et, par la même occasion, rompre ses liens. Les vagues filaments dorés qui s'étaient formés autour de lui et paraissaient irradier de sa peau parfaite disparurent comme ils étaient venus. Il ne pouvait se permettre de dépenser son énergie en futilités dans un état aussi déplorable, mais déjouer un tel tour restait une option facile d'accès.
Tu viens seulement de le devenir, mais tu ne l'ignores pas : une même attaque ne marche pas deux fois sur un chevalier. Ce n'est pas tout à fait vrai... Mais je connais déjà celle-là. Moment de flottement. Et je crois qu'il convient qu'elle s'accompagne d'une explication.
Oui, Celsius avait déjà rencontré cette technique par le passé. Il savait très exactement où. Et le souvenir qu'elle lui avait laissé n'était pas des meilleurs. Était-ce intentionnel ? Dans ce cas, il était en droit de se demander comment Mü avait pu savoir qu'elle trouverait un écho dans sa mémoire. Ce ne pouvait pas être un hasard. Les chances que l'arcane soit très répandue était mince, aussi ne doutait-il pas que l'héritier de Shion comprendrait l'allusion et les raisons de sa requête avec elle. Les coïncidences n'existent pas ; tout n'est que fatalité. Où avait-il entendu ça, déjà... ?

Malgré tout, Celsius n'irait pas plus avant à l'encontre de sa volonté. Briser ses liens n'émanait pas d'une volonté de sa part de le mettre au défi, mais bien d'être plus à l'aise pour poursuivre la conversation. Un choc frontal, s'il aurait pu être intéressant pour se faire une idée du degré de compétences du nouveau Bélier, n'aurait pu que mener à une autre défaite. Or, il en avait eu son content pour la journée. S'attarder ici était loin de faire partie de ses plans, surtout qu'il avait tout autre chose en tête – plus encore depuis les mots qu'Ahina lui avait glissé à l'oreille.
Une heure. Et pas une minute de plus. Je dois repartir.
Cela ne regardait pas Mü, ni qui que ce soit d'autre, aussi refusait-il d'en faire part à qui que ce soit, mais l'urgence n'en était pas moins là, feu de ses entrailles, spectre de ses songes. Ses yeux se fermèrent le temps de retrouver son calme. Son dos trouva son appui auprès du pilier qu'il avait lui-même endommagé. Lentement, sous le coup de la fatigue – mais sans perdre de sa grâce naturelle -, il chuta à son pied. Le sang qui maculait ses habits allait possiblement causer de nouveaux dégâts. Tant qu'à détériorer le matériel, autant ne le faire qu'à un seul endroit pour faciliter les réparations. Le maître des lieux ne pourrait pas dire qu'il ne l'en avait pas prévenu, preuve à l'appui encore bien. Hiro. Mashia. À quel moment l'avait-elle distancé, pour être arrivée jusqu'ici avant lui... ?
Je n'ai rien à te dire que tu ne saches déjà. C'était faux, mais il ne pouvait en dire plus pour le moment. Trop long à raconter, et surtout trop compliqué. Il attendrait, comme tout le monde. Ce qu'ils ignorent ne peut leur nuire, pensa-t-il, mais lui-même n'y croyait pas. Je suis tombé avant lui. Ses yeux fixaient un point invisible au-dessus du vide. Ses doigts se crispèrent. Je n'ai pas encore pu parler aux autres. Mais Pséma s'est joué de nous. Il a de son côté des forces qui dépassent tout ce que nous avons pu imaginer. Peut-être est-ce cette fois un combat que nous ne pouvons pas gagner.
Et lui, plus que quiconque, avait de sérieuses raisons de le penser.
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MessageSujet: Re: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Ven 25 Avr - 23:09

Frappant d'un coup ferme et bref, une résonance métallique se faisait entendre dans le grand Hall du Temple. Filant entre ses doigts, la poussière d'étoiles scintillaient en pénétrant les brèches de l'armure et la vivifiait d'une énergie réparatrice. Mü frappait chaque coup avec assurance et veillait à redonner à l'armure un éclat terni par les dernières batailles. Dans chaque entaille, invisible à l'oeil nu, il était possible de voir un cosmos sombre à la nuance marine. L'armure n'avait pas digéré les derniers affrontements et le dernier avait été de trop, son armure aurait pu voler en éclat si son esprit n'avait pas été assez fort pour protéger son Maître. Pensif, il écoutait les propos du Chevalier de la Douzième Maison du Zodiaque en se demandant les raisons de ses silences. Comme un livre ouvert, on pouvait entendre les non-dits et les hésitations qui émanaient de lui. Mais la premier point serait de résoudre la question qu'il avait posé avec une certaine froideur tout de même...

Le premier point était de ne pas attiser les rancoeurs du Chevalier. Dans un temps passé, Celsius avait affronté son Père et perdu de justesse contre un Caeron déjà amoindri contre son combat contre Dohko de la Balance. Utiliser cette arcane à ce moment là ne devait pas réveiller que de bons souvenirs et à la mine tout d'un coup suspecte et déconfite des Poissons, il était clair qu'il n'aimait pas se souvenir de cela. Soufflant entre deux coups de marteau, le Bélier répondait alors avec la sincérité et la simplicité qui pouvait le caractériser avec ses frères d'armes.

Cette arcane ne m'est pas inconnue pour une raison simple. Caeron de Fragrance était mon père avant de devenir Juge des Enfers, donc je connaissais ses techniques avant qu'il ne devienne un suivant du Sombre Monarque... Il t'appréciait Chevalier, pour ta droiture morale et ton talent pour rester digne en toute circonstance ! Toutefois, permets moi de te poser la question : Ou est passé cette dignité royale qui avait même charmer un Père aussi froid que le crépuscule de l'est ? J'ai l'impression que ton coeur s'est enlaidi au fil des années, au point de ne plus voir la beauté du monde et de tes propres roses.... Simple constat mais si j'ai tort, excuses moi de m'être tromper de sentiment... Mais si j'ai raison... Vois le Monde par toi même et pas à travers le prisme du parfum mortel de tes roses !

Un simple sourire amical terminait la dernière phrase. En fait, depuis l'arrivée du chevalier des Poissons, il dégageait une aura de désespoir que le cosmos du Bélier ressentait en sa présence. Que s'était-il donc passé en plus au Mexique pour le mettre dans de telles pensées ? Non, cela semblait bien plus profond que cette simple bataille, il était vivant et avait rapporté les informations, c'était déjà une bien belle victoire pour le futur. Cette défaite, aussi dure soit-elle pour l'ego, ne devait pas cacher que leurs fuites avaient éviter des morts inutiles et aussi la perte de données essentielles pour la suite de cette guerre qui ne disait pas son nom...

Frappant un autre coup de marteau, l'armure gagna encore en intensité cosmique. Une autre chose travaillait plus le Bélier, c'était de savoir ce qui se passait dans sa patrie d'origine et aussi chez les Ases. Les informations étaient assez floues et personne ne pouvait dire comment cela allait tourner dans les jours à venir, des diplomates allaient être envoyés, notamment le chevalier d'or des Poissons sous peu. Mais s'il allait dans cet état d'esprit... Oui, l'état d'esprit de son "colocataire" n'était pas de nature à permettre de réussir sa mission sous les meilleures auspices.

Dis moi, si je ne me trompe pas, tu avais une relation avec une des Marinas de Poséidon ? Je sais que tu vas être envoyé sous peu là-bas mais tu ne dois pas y aller avec un tel esprit.... C'est bien de jouer l'homme qui n'est touché par rien mais ca ne marche pas avec moi ! J'ai trop joué avec cela pour ne pas en voir aussi les signes... Ton armure pleure aussi de te voir dans cet état, n'oublies pas d'ou elles viennent, ce sont les incarnations d'Aphrodite et de son Fils dans les temps mythologiques, alors un peu de grandeur et de joie de vivre te feraient pas de mal, non ?

Direct comme un Bélier ! Mü baissa la tête en bougeant une des parties de l'armure d'or afin de la réparer. Un certain mécontentement se lisait dans le regard du jeune homme qui avait connu, jadis, un chevalier aux fleurs digne de ce nom. Son père n'avait pas pu se tromper sur lui ! Quelque part, au-dessus du réparateur d'armure, l'aura de Caeron fixait Celsius d'un regard intense et mauvais... Lui aussi n'aimait pas ce qu'était devenu le chevalier d'or des Poissons ! Soudain, une voix profonde résonnait dans la tête de Celsius !

Chevalier d'or des Poissons ! Relèves toi et bats toi contre tes propres tourments ! Rappelles toi de ta phrase à notre première rencontre :

À qui donc t'en es-tu pris, maudit Spectre ? J'ose croire à ton allure que tu connais la politesse mieux que ton camarade du domaine précédent, qui n'a même pas eu celle de nous donner son nom. Profite-en pour satisfaire la curiosité de mon amie, car ensuite... Je serai ton adversaire.

Voilà un chevalier plein d'allant que je veux revoir, même par delà la mort !


Mû avait laissé son Père sortir du bois un instant, mais s'il fallait passer par là pour lui redonner un peu de force de vie, il le ferait !

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Celsius


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MessageSujet: Re: .: Quand Passe le Flambeau ~ MüxCelsius :.   Jeu 1 Mai - 23:57

:: Quand Passe le Flambeau :.

Je vois.
Caeron. Un nom qui à lui seul réveillait une vieille blessure. Après avoir mis toutes ses forces à emporter avec lui un des terribles Juges des Enfers, être vaincu par une simple Étoile Céleste avait quelque chose de dégradant. C'était ce qu'il avait pensé à l'époque, avant de s'apercevoir de la présence d'Eaque dans les tréfonds de son âme, qu'il sondait un peu plus à chaque passe d'arme échangée. Il avait péché par excès de confiance, s'était trop fié aux apparences et avait gâché la précieuse énergie qu'Athéna avait distillé en lui pour le ramener à la vie. Une défaite cuisante, et sur tous les plans. Et le voilà aujourd'hui, dans un état presque aussi peu enviable que celui de ce jour, confronté à celui qui se targuait d'être son fils. Le Chevaliers des Fleurs ne croyait pas aux coïncidences.

Il se passa un long moment avant que Celsius ne rouvre la bouche. Un temps qu'il voua à le regarder sans mot dire, le silence ne volant en éclats que sous l'action des coups de marteau réguliers infligés à son armure. Ce rythme constant l'aurait presque bercé s'il n'avait été animé par des réflexions dont son visage ne laissait rien transparaître. Soupçonner la descendance du Garuda d'être fautive des méfaits de son géniteur était indigne de lui, mais il ne pouvait que se poser des questions sur la manière dont il s'était retrouvé enrôlé dans l'armée d'Athéna – et à présent en tant que premier gardien. L'ironie de la chose passée c'était à n'en point douter une question qui mérite d'être posée. La réflexion de Mü l'aurait sans doute fait sourire s'il y avait été plus enclin.
Je n'ai rien de noble. Je ne suis qu'un homme et même moins, puisque le poison qui coule dans mes veines consume tous ceux qui m'approchent. Je ne suis qu'un monstre qui s'est mis au service d'Athéna avant qu'on le juge trop dangereux pour être laissé en vie et qu'on abrège son existence. Ça aurait peut-être été mieux pour tout le monde. déclara-t-il, fataliste. Il leva une main à hauteur de son visage, paume ouverte dans sa direction. Ces roses... Non... Ces poings ne peuvent rien sauver, car ils n'existent que pour détruire. Un jour viendra où il m'emportera aussi. Car je suis poison, et qu'aucun poison n'est fait pour épargner.
Triste constat, mais non moins véridique. Si Caeron l'avait pris pour plus honorable et chevaleresque qu'il ne l'était, il en était désolé. Mais c'était qu'il n'avait tout simplement pas encore pris toute la mesure de sa réalité. Laissant son bras retomber, il rejeta la tête en arrière et scruta le plafond. Plafond qui n'était d'ailleurs pas sans accuser le coup, quelques fissures apparentes n'étant pas faites pour rassurer ceux qui se tenaient au-dessous. Celsius n'était pas désespéré, ou pas autant qu'il le laissait penser. Son seul tort avait été de faire face la réalité. Il en était sorti grandi – même si, à bien y penser, il n'était pas impossible que cela l'ait affaibli aussi. Mais que faire alors... ? Le sujet sur lequel enchaîna Mü n'était en revanche pas de nature à le laisser indifférent. Les nouvelles vont vite. À ce rythme, il ne faudrait pas longtemps pour que cela arrive aux oreilles de Shion lui-même, si ce n'est d'Athéna.
Ça ne te regarde pas. le rabroua-t-il avec gentillesse. Ce n'était pas la première fois qu'il mettait le nez dans ce qui ne le regardait pas. C'était de son âge, après tout, mais ce n'était pas avec lui qu'il risquait de trouver de quoi rassasier sa curiosité. Peu me chaut qu'on m'y envoie ou pas. J'irai dans tous les cas. On m'attend là-bas, et je ne me défilerai pas. Pas cette fois. Pas pour ça.
Son poing se serra, causant un léger saignement de plus. Pas aussi fermement qu'il l'aurait fait en temps normal, mais assez pour attirer l'attention sur la détermination qui avait soudain embrasé son regard. Même si celui-ci regardait droit devant lui, il suffisait de s'y attarder quelque peu pour se rendre compte que ce qu'il regardait n'était pas ici. Il voyait bien plus loin. Bien au-delà des frontières de la Maison du Bélier. Là où il devait aller. Là où on avait besoin de lui. Satine, attends-moi. Dans le même temps, il sentit les plaques de son armure renaître une à une sous les doigts experts du Bélier en herbe, pulsant à travers lui comme si un deuxième battement de coeur faisait écho à chacun des siens. La sentir renaître, plus dure à la peine et plus vigoureuse qu'elle ne l'était déjà soulageait ses plaies mieux que n'importe quel baume.

La voix d'outre-tombe qui gronda aux portes de son esprit comme un coup de tonnerre faillit le faire tressaillir. Ce n'était pas de la télépathie – même s'il n'en était pas féru non plus -, c'était quelque chose de plus... Sinistre. Encore porteuses d'un lointain éclat d'étonnement qui aurait tôt fait de ses dissiper, ses prunelles se tournèrent vers le réparateur d'armure. Trop occupé à remettre sa Cloth sur pieds, ce dernier ne lui rendit pas son regard, le laissant seul avec toutes ses interrogations sur cette étrange filiation. Au terme de ce lien éphémère au-delà de l'âme, Celsius trouva en lui la force de se dresser sur ses jambes – non sans devoir serrer les dents au nombre de douleurs enfouies que ce mouvement brusque s'empressa de réveiller. Toujours nanti de cette curieuse ferveur que les instants précédents avaient fait naître en lui, il reprit, sans clairement montrer à qui il s'adressait :
Ne t'en fais pas pour moi. Je n'ai pas encore abandonné.
Pas tant que j'aurai quelque chose à défendre.

Même si cette chose n'était pas la bonne.
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