RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 .: Que Tapent les Tambours ~ CelsiusxJara :.

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Celsius


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MessageSujet: .: Que Tapent les Tambours ~ CelsiusxJara :.   Lun 28 Avr - 3:11

:: Que Tapent les Tambours :.

La nuit avait étendu ses ailes, emportant le soleil grec dans son flot de noirceur. Au pied des marches, Celsius attendait. Cela faisait une heure déjà qu'il était en poste, guettant l'arrivée de ceux qu'il avait lui-même conviés. Semant des roses sur son passage dans chacune des maisons concernées, il avait bien spécifié ne pouvoir s'éterniser. Le message dont s'ornaient rouge sur blanc les pétales immaculés était très clair. C'était maintenant ou jamais. Car il ne savait quand – et si – il reviendrait, mais cela était encore son petit secret. Fermement arrimée sur son dos, il avait fallu recouvrir sa Pandora Box d'un drap épais pour qu'elle cesse de briller comme en plein jour. La réparation providentielle de son armure l'avait emplie d'une énergie nouvelle, et elle prenait semble-t-il plaisir à le montrer. Trop au goût de son discret propriétaire, même si la savoir en bonne santé atténuait sa morosité.

Tranchant radicalement avec cet éclat durement camouflé reposait sur ses épaules un manteau noir. Celui que l'on faisait porter aux Chevaliers en mission quand le port permanent de l'armure était déconseillé. Il ne savait trop s'il avait le droit de le vêtir étant donné qu'il agissait ici par pur égoïsme, sans avoir prévenu personne. Faire venir ses compagnons n'était à cet égard pas la meilleure des idées, mais il le devait. Après ce qu'ils avaient vécu ensemble, il ne pouvait plus cacher ce qu'il savait – était seul à savoir. Il comptait sur eux pour comprendre. Ou, à défaut, fermer les yeux sur son geste. S'il le fallait, il forcerait le passage. Même s'ils étaient ses frères et ses soeurs, se rendre dans la demeure liquide du Dieu des Mers était capital – peut-être même vital – et rien ni personne ne se mettrait en travers de sa route. Il ne le permettrait pas.

Pourvu qu'il ne soit pas déjà trop tard... Mais non.

Il l'aurait ressenti. Et ça l'aurait brisé jusqu'au plus profond de son âme. Si les sensations susceptibles de transiter via le cosmos étaient proportionnelles à l'attachement entre deux personnes comme il avait cru le deviner, il n'aurait pu y échapper. C'était en tout cas ce qu'il préférait croire. Cette pensée le rassurait. Pas assez, mais c'était tout ce à quoi il pouvait se raccrocher ; il s'en contenterait. Celsius leva les yeux vers le ciel de jais où commençaient à poindre les premières étoiles. Elles seraient seules spectatrices de la réunion qui allait se tenir ici-même. Et ensuite, elles seraient seules à le guider à travers le calme et l'obscurité... Viendraient-ils seulement ? S'il ne doutait pas qu'ils accordent à son appel toute l'attention qu'il mérite, il n'était pas dit que tous soient en état de se déplacer – ou, comme lui, d'en faire abstraction ; Surtout sans savoir de quoi il retournait.

Et qui pourrait le leur reprocher ? Pourtant, il ne pouvait faire autrement. Il n'avait personne d'autre à qui il puisse en parler. Ils étaient les seuls qui sauraient l'écouter. Libre à eux de prévenir le Pope par après : il serait déjà loin. Ses doigts se crispèrent sur la lanière de cuir qui retenait l'étui de sa Cloth contre son dos. Puissent-ils, s'ils voulaient emporter avec eux ses paroles, ne pas le faire languir. Le temps n'attend pas, et il n'avait déjà que trop tardé. Un bruit de pas dans son dos le força à se retourner, la main dans la poche. Enfin, ils étaient là. Enfin, de son secret, ils allaient pouvoir le délivrer... Jara n'était pas venu accompagné, les deux autres étant probablement meurtris à l'excès ou trop affairés. Qu'importe. Il passerait le message. Si grand soit son soulagement de le voir arriver, c'est avec sa roideur habituelle qu'il l'accueillit.
Merci d'être venu.
Il prit le temps qu'il n'avait pas pour le détailler. Lui non plus n'étaient guère vaillant, et il n'aurait pas été étonné d'apprendre qu'il avait du mal à tenir sur ses jambes. Descendre ici n'avait pas du être de tout repos. Son esprit n'eut-il été entièrement rongé par son inquiétude pour Mary qu'il s'en serait senti coupable. Au lieu de cela, il en conclut que s'il était peut-être bien celui qui s'en était sorti dans le plus mauvais état, eux non plus n'avaient pas été épargnés, en témoignait l'absence des blessés. Sans doute aurait-il révisé son jugement s'il avait eu ne serait-ce qu'une vague idée de ce qui était arrivé à Jara. Avoir à évoquer les Marinas maintenant ne manquerait pas de retourner le couteau dans cet assortiment de plaies, mais c'était précisément pourquoi cela ne pouvait attendre plus longtemps. Et encore ; c'était sans encore avoir eu vent de ce qu'ils avaient eux-même à lui conter.
Il n'y a pas si longtemps, l'un des nôtres nous a quittés pour rejoindre l'armée de Poséidon. Yavin. Il y a quelques mois de cela, Yavin est revenu au Sanctuaire. Il avait demandé à me voir. J'y suis allé sans prévenir personne, conformément à sa requête. Je l'ai rencontré ici-même, à Rodorio, auprès de cette fontaine devant laquelle vous avez du passer des dizaines de fois.
Il pointa du regard ledit endroit, situé à peine à quelques enjambées de là. Se perdre en fioritures ne lui ressemblait pas, mais cela leur laissait la marge d'assimiler ce qui devait l'être, de digérer le reste. Le Capricorne n'avait sans doute pas connu le Lionnet, mais ce n'était pas le plus important. Le bruit de l'eau, perceptible au loin, le rasséréna. Il sortit de la poche de son manteau la missive reçue à l'époque et la tendit en cas de besoin, seule preuve tangible de cet entretien.
Pour oser reparaître ici après nous avoir tourné le dos, cela devait forcément être important. Je n'avais rien à perdre à l'écouter. Et sa langue est peut-être celle d'un traître, mais son coeur toujours celui d'un Saint. Une voix intérieure lui suggéra d'en parler au passé. Il l'ignora. Car ce qu'il me dit fut édifiant. Car j'appris ce jour-là qu'il avait été envoyé ici comme assassin par l'actuel représentant de Poséidon et qu'il avait pour ordre de tuer un certain Hector. Ce nom ne te dira rien mais devrait prendre tout son sens pour Kappa et Mashia. Je compte sur toi pour leur en parler.
Ses prunelles dont le bleu de glacier transparaissait même dans la pénombre dévisagèrent le Saint du Capricorne avec une insistance notable. Jara n'était pas vraiment concerné, mais il était tout aussi digne de savoir ce qui se tramait dans l'ombre. Sans attendre de réponse et sans en donner de même à ses possibles réactions, il poursuivit :
Aujourd'hui, j'ignore quelle place occupe encore cet homme au sein de leur hiérarchie. Vous l'avez vu comme moi, les Marinas ont un nouveau prêtre, mais rien ne permet d'affirmer qu'il n'est pas toujours là à tirer les ficelles dans l'ombre. Et cet homme... Est le père de la femme que j'aime.
Le silence retomba comme une chape de plomb. Finis, les mystères. Terminées, les cachotteries. Le moment était venu de s'assumer pleinement tel qu'il était, que cela plaise ou non. Quoi qu'ils puissent en penser, il irait jusqu'au bout. Et quand ils sauraient tout, qu'aucun d'eux ne s'avise d'accuser la fille pour les torts de son père. Il les défendait de la juger sans la connaître, surtout sur base d'un crime qu'elle n'avait pas commis et qui ne lui était lié en rien. À cette fin, une lueur de défi emplit son regard, même si seul l'un de ses trois confidents se tenait devant lui à cet instant. Il le pensait au-dessus de pareils raccourcis, mais sait-on jamais. Après avoir entendu ça, la suite lui paraîtrait couler de source.
Je pars pour l'Empire Sous-Marin. Je suis inquiet pour elle... Et pour l'enfant qu'elle porte. Si tu essaies de m'en empêcher, je serai obligé d'employer la force. Nouveau silence. Le devrai-je ?
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Jara


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MessageSujet: Re: .: Que Tapent les Tambours ~ CelsiusxJara :.   Mar 29 Avr - 0:29

Il l’avait vu. Il espérait que ce n’était pas trop tard mais il l’avait remarquée. Alors que le Grand Pope et Mü quittaient la Maison du Capricorne, le regard de Jara s’était porté sur cette étrange forme immaculée dans la poussière de son temple. Lorsqu’il la ramassa, il constata qu’un message carmin avait été inscrit dessus. C’est immédiatement que le Capricorne fit le lien avec les dons floraux de Celsius et sa note était claire, il voulait le voir lui ainsi que Mashia et Kappa au pied du Sanctuaire. Bien que très énigmatique, le Souverain d’Avalon ne put même pas camoufler son soulagement lorsqu’il sut que Pisces était hors danger et il en était peut être de même pour la Vierge et le Verseau compte tenu de la rencontre qui se profilait.

Avec difficulté, Jara enfila une tunique et sortit au plus vite pour le rejoindre. Bien qu’il souhait y aller rapidement, son état ne lui permettait pas et il était grandement ralenti par les quelques pauses qu’il se devait de faire dans les marches athéniennes. Dans une nuit aussi noire, le Sanctuaire semblait si paisible et sombre. Pas un seul bruit. Seules quelques torches venaient éclairer ses pas et après avoir passé la Maison du Bélier, tout proche de Rodorio, une silhouette ressortait du néant étoilé. Encastré dans la nuit de son manteau noir, Celsius était de dos, sans armure. Il semblait aller bien, du moins en apparence et savoir son corps complètement caché par du tissu ne rassurait pas totalement Jara puisqu’il employait la même technique afin de cacher les multitudes de brûlures et de blessures ornant sa peau.

De toute évidence, le Chevalier des Fleurs était sur le départ. Son vêtement caractéristique ainsi que sa Pandora Box emmitouflé dans un large tissu en disait long. Voilà qu’il était arrivé sûrement blessé le matin qu’il était prêt à repartir mais la raison était encore bien mystérieuse et c’est toujours de façon cabalistique qu’agissait Celsius des Poissons. Les deux hommes aux visages neutres et au cœur d’or se rejoignaient dans la nuit. Ca en était presque poétique mais Jara était bien trop frustré de ne pas voir ni Kappa ni Mashia arriver pour remarquer le comique de la situation. Sur le même ton, Jara répondit simplement à son frère d’arme de façon austère.

Tu as l’air sauf.

Sa mine sévère était en réalité due à la douleur lancinante qui parcourait ses veines, à tous ses événements qui s’étaient enchaînés à une vitesse bien trop fulgurante… à son échec. Il aurait voulu être bien plus clément à l’égard de Celsius, après tout il le méritait en tant qu’aîné. Il aurait voulu lui demander comment il se portait et qu’en était-il des autres mais à la place, il ne fit qu’une constatation. Il avait l’air sauf.

Du haut de ses marches, seule la lueur de ses iris de fauve brillaient, véritable astres dans la nuit. Un certain air démoniaque se dégageait de lui. Entouré de la sombre atmosphère du Sanctuaire nocturne, seules deux lueurs semblaient observer leur proie mais il n’en était rien. Rapidement, le Roi des Ronces se pressa d’aller droit au but. Yavin… Le Roi d’Avalon en avait entendu parler. Ou plutôt il avait lu quelques lignes à son sujet. Après tout, tout ennemi et renégat du Domaine Sacré d’Athéna était répertorié et ce Yavin y figurait. Un ancien Chevalier de Bronze aux capacités si prometeuses qu’il se laissa séduire par l’une des Ecailles de Poséidon et serait aujourd’hui un de ses Généraux. Le cœur d’un Saint… oui, peut-être mais toujours un traître. Jara n’avait jamais été confronté à une telle situation et pourtant, au fond de lui, quelque chose criait qu’il ne valait mieux pas qu’il trouve un félon sur sa route. Il était l’épée de la justice, le souverain d’un peuple entier et un protecteur des faibles et savoir que certains ne pouvaient être digne de la confiance que leur avait confié leur dieu le répugnait… peut-être. Encore une fois, l’Elu de Makara avait tendance à agir à l’instinct et rien ne lui disait qu’il réagirait de la sorte et pourtant… Yavin avait été choisi pour assassiner quelqu’un.

Hector… Je tâcherai de faire passer le mot, tu en as ma parole.

Il s’arrêta alors afin d’observer, loin, très loin à l’horizon le large, l’océan et son remous nocturne. Le représentant du dieu aqueux l’avait donc engagé pour cette tâche. Jusqu’à preuve du contraire, une alliance avait pourtant été contractée entre sa déesse et Poséidon, celle du Fer et du Sang. Pourquoi un tel revirement de situation ? Ca lui importait pourtant bien moins que la haute traîtrise que cela signifiait. Quelle honte et déshonneur pour une déité aussi noble et ancienne que le Seigneur des Eaux ou du moins son prêtre car il ne fallait faire aucune conclusion hâtive. La plus noble parole peut toujours être corrompue entre les mains d’un fanatique.

Je suppose que notre alliance du Fer et du Sang peut être considérée comme révolue alors. Un temps de réflexion. Ces informations sont capitales Celsius. Pourquoi ne pas en avoir fait mention avant alors qu’elles bafouaient une promesse faite par Athéna ?

La suite du discours fut bien plus surprenante. Une femme. C’est toujours une femme, n’est-ce pas ? D’autant plus surprenant de la part de Celsius qui semblait si renfermé sur lui-même et pourtant il avait quelqu’un, une personne qu’il aimait et qui l’aimait assez en retour pour lui offrir un enfant. Cette fois-ci, le masque de marbre du Capricorne se fêla et un léger sourire vint se dessiner sur ses fines lèvres basanées. Il observa avec attention la mine du Maître des Roses qui lui aussi avait laissé le masque se fêler puisqu’une certaine innocence teintée d’une inquiétude grandissante se lisait à présent sur ses traits. La mélancolie ? Peut-être mais elle ressemblait beaucoup à la passion alors. D’une vois bien plus douce, l’Epée reprit la parole.

Toi aussi tu as le cœur d’un Saint, n’est-ce pas ? Cette fois-ci, c’est droit dans les yeux qui le fixa se laissant perdre dans l’azur saisissant de ceux-ci, et pourtant tu restes un homme… et bientôt un père. Celsius va. Je ne serai pas là pour te retenir, je ne le permettrai pas. J’ai combattu bien plus de frères que d’ennemi, je ne veux pas t’ajouter à ceux-ci. D’un air plus sérieux, il reprit, Soit sans crainte. Ton message sera porté, j’en fais le serment.
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MessageSujet: Re: .: Que Tapent les Tambours ~ CelsiusxJara :.   Jeu 15 Mai - 8:30

:: Que Tapent les Tambours :.

Celsius avait la gorge sèche d'avoir trop parlé. Depuis quand était-il aussi volubile ?

La compagnie de Mary y avait sans doute joué pour beaucoup. Ce n'était certainement pas au Sanctuaire, cloisonné dans sa solitude et dans le silence qui l'accompagne, qu'il développerait ses talents d'orateur. Il fallait dire qu'il était rare qu'il estime que quelque chose mérite d'être dit, préférant économiser sa salive quand les mots étaient superflus. Mais si le jeu en valait la chandelle, sa voix savait se nimber d'un charisme certain Que précieux soient ses mots ne leur donnait que plus de poids. L'air sauf, c'est bien tout ce qu'il avait, car il ne l'était pas, loin de là. L'état de ce corps que les dieux lui avaient fait si parfait faisait peine à voir quand bien même il savait qu'il n'en garderait aucune cicatrice.

Bien qu'il se soit appliqué lui-même de quoi circonscrire la douleur et les plaies, c'était bien tout ce qu'il avait pu faire, et c'était loin de suffire pour se prétendre en bonne santé. Que même Jara n'y ait vu que du feu alors qu'il avait le regard aussi acéré qu'un animal sauvage le rassura toutefois sur sa capacité à sauver les apparences. Mince réconfort, mais il n'irait pas s'en plaindre non plus. Être en parfaite santé, il aurait bien aimé, d'autant plus dans l'immédiat mais ce n'était malheureusement pas le cas. D'autant plus que ces blessures n'étaient le fruit que d'une détestable comédie. Pour autant, il ne regrettait pas d'y être allé, car il avait ainsi pu avoir un aperçu de ce qu'était la camaraderie.

Quel dommage qu'il soit voué à ne jamais plus y goûter.

Ce n'était pas fait pour lui, même s'il l'aurait bien voulu. Il n'y avait pas droit. C'était déjà une erreur impardonnable pour lui que de tomber amoureux. Plus encore de se risquer à enfanter même s'il ne l'avait pas voulu. Mais il était trop tard pour revenir là-dessus. Aussi devait-il au moins rester une promesse envers lui-même qu'il n'enfreindrait pas, et ce serait celle-là. Tout le monde ne s'en porterait que mieux, à commencer par eux. La dernière chose dont ils avaient besoin en période de convalescence était une fleur toxique à leur chevet. Aux aguets, le Saint des Poissons attendit sans ciller la réponse de son vis-à-vis, trop pressé de quitter cet endroit où il lui semblait n'être plus chez lui.
Sois-en remercié.
Le nom d'Hector ne devait pas dire grand chose à Jara. À vrai dire, c'était la même chose pour lui, à ceci près qu'il avait un visage et quelques – sages – paroles à y associer. Pour le Verseau et la Vierge, par contre, c'était une tout autre histoire. Il ne doutait pas que ces deux derniers prendraient les mesures nécessaires pour qu'aucun mal ne lui soit fait. Même si la confidence remontait désormais à plusieurs mois, il n'était pas dit que les Marinas ne soient pas appelés à récidiver. Après avoir commis un crime une première fois, les seuls choix possibles sont de s'en blâmer toute sa vie ou de continuer dans cette voie. Si les Marinas s'étaient montrés si doués pour éclipser l'odieuse vérité, il doutait que ce soit dans l'idée de ne plus recommencer.

Une fois de plus, les amis devenaient des ennemis et le Sanctuaire se retrouvait sans alliés.

Avoir y repenser ne le fit se sentir que plus indigne, tant il était prompt à délaisser le Sanctuaire alors que celui-ci devait n'avoir plus connu de si mauvais cas de figure depuis des décennies. Mais ce qu'il entreprenait ici était une fuite en avant. S'il reculait, il tomberait. Il ne pouvait pas se le permettre, actuellement encore moins. Pas de regrets. se houspilla-t-il comme on récite un mantra. Pas la place pour ça. Son corps blessé était déjà un bagage bien assez lourd à traîner. Le soudain sourire de Jara le déconcerta, avant de se dire que le sien devait faire le même effet à ceux le voyant pour la première fois. Au Capricorne de s'en faire sa propre idée, car fut-ce pendant une fraction de seconde, il y eut droit. Les doutes ne tardèrent cependant pas à revenir à sa charge, lui faisant fixer ses pieds tel l'enfant que l'on s'apprête à gronder.
J'aimerais en être aussi sûr que toi. commença-t-il d'un ton où il s'efforça de masquer son hésitation. Mais je compte bien vérifier. C'est pourquoi je dois y aller.
Des paroles qui n'avaient que peu de sens. Ou plutôt n'en avaient-elles que pour lui. Puisse le gardien de la dixième maison ne pas chercher à comprendre. Les Chevaliers d'Or allaient déjà avoir bien assez à penser dans les temps à venir – jusqu'à ce que le calme revienne. Et, hélas, il pouvait présager que ce n'était pas près d'arriver. Aussi n'ajouta-t-il rien de plus pour ne pas l'entraîner sur un sentier qui ne le concernait pas – car il n'était celui que d'un seul homme. Et cet homme se préparait à un combat qui n'était pas le sien, mais qui aurait tout le temps d'un trop long voyage pour se l'accaparer. Outre les raisons énoncées, il partait aussi à la conquête de sa propre destinée, et ne reviendrait pas sans avoir pu s'en emparer. Si tout du moins il en revenait, et c'était loin d'être gagné. Quand bien même cet échange, si alarmante qu'en soit la teneur, avivait son goût de vivre.
Merci. Tâche de rester en vie.
Un au revoir bien lugubre, mais il n'avait jamais été très doué pour les politesses. Mais c'était tout ce qu'il lui souhaitait, à n'en point douter. Du reste, c'était toujours préférable à l'adieu formel qui avait failli franchir ses lèvres à sa place. Il ne savait pas ce qui l'attendait là-bas, mais une chose était sûre, ce ne serait pas de tout repos – et ce au moment où il en avait le plus besoin. Advienne que pourrait. Tout étant dit, le Saint des Poissons n'attendit pas plus longtemps pour s'éloigner d'un pas lent qui, dès qu'il fut hors de vue, s'accéléra pour l'emmener au coeur des brumes nocturnes. Cette fois encore, il n'eut pas le moindre regard en arrière. S'il parvenait à survivre, il reverrait le Sanctuaire, c'était une évidence.

Sous la même bannière, cela restait encore à voir.
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