RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]

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Saikhan


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MessageSujet: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Sam 31 Mai - 18:33


Une inspiration calme vint troubler le silence empoisonnant de la prison de pierre et de métal, de magie et cosmos. Aucune rumeur ne lui parvenait ici. Il lui semblait que le silence était son plus grand ennemi, son plus dangereux adversaire dans ce lieu en dehors du temps. Les flambeaux enflammés étaient sa seule source de lumière, jour après jour, nuit après nuit si bien qu'il aurait été aisé de perdre toute notion du temps si ce n'était les visites, plus ou moins régulières de quelques visages récurrents. Différents. Dans cette cage dans laquelle il évoluait depuis plusieurs mois à présent, l'homme avait pris ses marques et ses habitudes. Les mains posées sur ses genoux en tailleurs, le fauve de jade méditait. C'était devenu une activité dans laquelle il se complaisait bien malgré lui, son esprit trop bouillonnant ne se canalisant qu'ainsi en de longues heures attentives. Dohko n'avait pas le luxe du choix, si bien que ses journées se ressemblaient toutes, entre méditation et entraînement physique afin de combler les heures ainsi que ce trop plein d'énergie qui embrasait son corps. Ici, nul cosmos ne pouvait se libérer de sa silhouette, celui ci solidement enchaîné, scellé au plus profond de son être par les sceaux de la Déesse Athéna. Alors il n'avait qu'une appréhension réduite de son univers mais il s'était fait à cet aveuglement forcé.

Ses prunelles vinrent un instant s'éclairer d'un éclat de lumière, ses lèvres s'ourlant d'un sourire doux alors qu'il sentait à l'orée de ses sens la présence du tigre à la robe automnale. Quand bien même son cosmos ne lui était plus accessible, Hù faisait exception à cette règle si bien qu'il parvenait à savoir où se trouvait ce dernier avec imprécision. Le tigre revenait toujours vers ces geôles, tel un métronome égrainant les minutes. Sa présence aussi lointaine qu'incertaine était un réconfort bienvenu pour le saint noir, éloignant cette solitude pesante même de manière aussi flou. Il acceptait son sort et son emprisonnement à présent, comprenant sa nécessité quand bien même la lumière du soleil lui manquait indubitablement. Il voyait plus souvent l'éclat de la lune que celui de l'astre diurne.

Ses pensées se tournèrent vers celle qui, certaine nuit, le délivrait de cette cage d'obsidienne l'espace de quelques précieuses poignées d'heures. Des heures de délivrances et d'insouciances grâce auxquelles son emprisonnement lui paraissait moins âpre, plus doux et tolérable, parvenant à libérer autant son corps que son cœur de sa propre prison. La sainte de la vierge avait ce don depuis la première fois et ce, malgré ce qu'il avait fait à son encontre. Si elle ne semblait pas lui en porter rancune, ce n'était pas son cas, sa culpabilité enserrant toujours son cœur suite à ce geste impardonnable qui aurait très bien pu la tuer sans l'intervention de son tigre. Pourtant, elle lui offrait ces instants de libertés, ces éclats de pâles lumières qu'il considérait comme un présent divin, les acceptant d'abord avec hésitation si ce n'était méfiance puis par la suite, les attendant avec une certaine impatience, presque honteuse. A ses côtés, il n'était pas un autre, avec elle, il pouvait être lui sans avoir à subir ces regards emprunts de tant d'émotions qui pesait lourdement sur son âme malmenée. Il était lui, seulement lui. Ce lui sans mémoire, sans passé, coincé dans un monde sans réel avenir mais qui essayait de trouver un but, une lumière. C'était elle qui la lui avait donnée. Toujours elle. Là, entre les souvenirs artificiels que lui avait implanté Pséma, il y avait ces deux enfants qui courraient, fuyaient. Certes, cette réminiscence revêtait des émotions tragiques pourtant, elles étaient vraies, ardentes, vibrantes, au contraire de ce qu'il avait possédé jusque là dans cette mémoire tronquée. A croire que le bélier noir avait perdu sa chaleur ou n'était pas parvenu à offrir à cette poignée de souvenirs évanescents les couleurs de la réalité.

Son corps se crispa. Dès lors qu'il pensait au sombre bélier, une réaction instinctive se créait en lui, un trouble et une colère tapie qu'il ne parvenait à faire taire. Sans le saint des poissons, Dohko serait toujours sous son emprise, obligé de subir cette rage qui l'avait étreint dès lors qu'une armure d'or se présentait à lui. Il s'en souvenait encore avec une impression vague, presque lointaine, comme lorsque accablé par la fièvre on réalisait d'étranges actions, incompréhensible une fois cette dernière passée, irrationnelle.

Ses doigts se crispèrent sur ses genoux, expirant avec mauvaise humeur. Il était l'une des causes de sa présence en ces lieux et ne pouvait pas l'ignorer quand bien même il ne négligeait pas ses propres fautes. Qu'il soit considéré ici comme un traître, abandonnant une armure d'or pour une d'obsidienne était une réalité dont il ne pouvait se défaire, quand bien même n'en avait il aucun souvenir. Toujours aucun, si ce n'était celui que lui avait offert Mashia et ceux qu'il avait commencé à amasser depuis son éveil dans ce monde inconnu avec cette mémoire devenue page blanche. De son passé en tant que chevalier d'or, nulle trace, ne demeurant que les paroles de ses quelques visiteurs comme toutes preuves de cette réalité disparue. Qui croire ? Cela semblait réel pourtant le doute demeurait, crainte tapie.

Un soupir passa la barrière de ses lèvres.

Alors il attendait. Aujourd'hui encore comme les autres avant, dans cette geôle sinistre et vide dans laquelle il semblait à sa place. Peut être finiraient ils par statuer sur son cas, savoir ce qu'ils feraient de lui. Si il serait délivrer ou si il pourrirait dans cette cage comme le traître qu'il était. Traître.

La lumière du soleil lui manquait.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Sam 31 Mai - 23:26




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus -




Un souffle, deux souffles





Un souffle, rien qu'un, pour briser le silence. Ici bas, il y avait trop de noirceur, bien que ce lieu était aussi emprunt de la magie de la Déesse de la Guerre et de la Sagesse, leur phare dans le noir, celle qui éclairait le cœur de ses chevaliers et de l'humanité. Sous son étendard, tous se sentaient à l'aise, baignés dans une douce chaleur réconfortante. Pas ici, aussi étrange que cela puisse paraître. Non, pas si étrange que ça. Car l'endroit restait en soi une prison. Des geôles pour y enfermer les traîtres, les hommes vils et mauvais qui avaient eu l'outrecuidance de désobéir ou de rejeter la déité. Ce n'était pas le cas de l'unique prisonnier qui, enfermé là depuis quelques mois, subissait l'interminable course du temps. Immuable. La visiteuse qui venait avec assiduité chaque jour rendre visite à Dohko, se doutait ou plutôt s'imaginait fort bien les journées qu'il devait passer. Elle n'aurait pas supporté être entre quatre murs. Sentir le vent soulever ses cheveux, la caresse du soleil sur sa peau … non, vraiment, la jeune femme se serait laisser dépérir. Comme une fleur que l'on prive de sa seule source de clarté, de son eau qui est la clef de toutes choses.

Mashia ne supportait pas non plus le voir évoluer dans les ténèbres. Chaque jour, donc, elle venait le voir pour le soustraire des affres d'une souffrance sans doute plus mentale que physique. Elle détestait le voir, ce pauvre hère, lever les yeux vers elle plein de cet espoir que ce jour-ci, serait le jour de sa libération. Ô comme elle espérait tant avoir le droit de le libérer une bonne fois pour toute de ses chaînes. Et, bien qu'elle ne lui en avait jamais touché un mot, elle avait œuvré sous les traits de son père et en tant que Conseiller du Grand Pope, à le faire sortir de cette cage. Oh, bien sûr qu'elle s'était battue comme une lionne, de toutes ses forces, avec ses maigres ressources. Mashia défendait cœur et âme son ami, le seul dont elle avait reconnu aussitôt la présence après son éveil.

Aujourd'hui était différent. Elle revenait d'une longue semaine d'absence sans lui avoir donné des nouvelles. S'en était-il inquiété ? À cette pensée, son cœur se serra dans sa poitrine. Pourvu que le jeune homme ne lui en tienne pas rigueur. Or, la dame écarlate n'avait pas eu le choix. Lya, sa petite protégée, était tombée gravement malade. Et un étrange personnage l'avait obligé à sortir de son havre de paix pour se lancer dans cette sordide aventure où elle n'en était pas sortie totalement indemne. D'ailleurs, la belle venait à peine de rentrer, éprouvée comme elle l'était par ce voyage, aidée tout de même par un personnage illustre dont elle n'oublierait pas la présence, pas plus que le nom. Merlin l'Enchanteur. À peine rentrée, Hector lui avait annoncé deux bonnes nouvelles : la guérison inexpliquée de l'enfant, et une lettre, pour elle, expliquant que Dohko pouvait enfin être libéré. Providence ? Elle le pensait fortement. Car justement, à son retour, ces deux nouvelles venaient à peine d'éclater.

Une aube nouvelle se levait dans le ciel parsemé de quelques nuages, mais rien de bien saisissant, ceux-là seraient vite balayés par un doux zéphyr. La jeune Mashia Mokushi se permit un sourire. Enfin.

La demoiselle n'avait pas attendu un instant pour se rendre dans les prisons du Sanctuaire, ne désirant pas faire attendre davantage son ami déjà trop accablé.

Et elle voulait qu'il voit la lumière du soleil.

Prenant l'apparence de son père, se drapant d'un kimono très simple bleu et blanc, elle s'était élancée après s'être assurée que sa chère Lya se sentait mieux. À son arrivée, les flammèches des flambeaux vacillèrent. Vivement, se laissant gagner par une euphorie qu'elle ne savait contenir, la belle, préférant reprendre son visage, apparut devant la porte de sa cellule, haletante, s'efforçant de reprendre son souffle. Elle dut s’asseoir prise d'un soudain vertige. La tête basse, le silence était rythmé par son souffle, un second. Avant qu'un rire argentin n'éclate, outrepassant la barrière de ses lèvres.

~° Dohko !  elle releva ses deux yeux, deux océans d'un bleu presque vert, vers son ami. ~° Je suis là pour te libérer ! 

Lentement elle se redressa, faisant cliqueter les clefs qu'elle tenait fermement en main. Sans aucunes hésitations, la belle ouvrit en grand, dans un geste vif, la porte, barrière infranchissable qui le séparait encore de la douce liberté. Sur le seuil de celle-ci, la jeune femme, attendrie, se retenant, les deux mains enserrant les barreaux de la cage, observait sa réaction, les yeux pétillants de malice.







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Saikhan


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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Dim 1 Juin - 14:41


Une agitation. Douce, presque euphorique, nullement teintée de ce trouble qu'il aurait été logique de sentir en ces sombres lieux, bien au contraire. Le regard du tigre de jade se porta en avant, là où les ombres s'entrelaçaient au grès de la lueur vacillante des flambeaux embrasés. Un son inégal fut premier à être perçu, agité et rapide, il dénotait avec tout ce qui de coutume, troublait son monde de silence. Ce pas était pressé et il lui sembla que les flammes accueillaient cette impromptue arrivée d'un éclat renouvelé. Se redressant, le prisonnier contempla avec un rien de surprise son nouveau visiteur. Un voile vermeille accompagnait sa course folle, avivant les battements de son cœur endormi. Il reconnaîtrait cette silhouette entre mille, quand bien même son cosmos demeurait emprisonné dans cette cage de métal et de magie, il n'en avait nullement besoin à cet instant. L'étonnement de la voir ainsi le laissa muet de stupeur avant que cette dernière ne se raccroche au barreaux de sa cage en s'effondrant à moitié sur le sol, s’agenouillant devant la porte de sa prison d'airain. Son cœur se tordit devant ce spectacle, oubliant sa perplexité pour s'approcher vivement d'elle en proie à une crainte tapie. Toujours la même et qui ne faisait qu’accroître sa culpabilité. Elle lui avait déclaré que la blessure qu'il lui avait fait était guérit depuis longtemps pourtant, malgré lui, il ne pouvait s'empêcher de voir dans ce vacillement une possible répercussion de cette plaie fait de ses mains.

Mashia ?!

Dans sa voix se disputait la surprise et l'inquiétude pourtant, lorsqu'elle releva la tête vers lui une fois sa respiration maîtrisée, ce fut un sourire éblouissant qui accueillit le saint noir. Son rire se fit carillon d'argent, résonnant dans ce lieu obscur comme une précieuse mélopée presque oubliée, incongrue mais non moins doucereuse. Son cœur s'emballa, penché sur elle derrière ses barreaux qui étaient seuls à les séparer, Dohko demeura figé par ses paroles promesses d'un avenir possible, accessible. Sa voix se refusa à lui alors que pour la première fois, la porte de sa cage s'ouvrait pour le libérer de cette sinistre geôle. Plus de barreau. Plus de prison. Tant d'émotions se battaient en son sein à cet instant ! De la surprise teintée de joie, de la reconnaissance et de l'appréhension. L'homme contempla un instant ce long couloir qui pour la première fois, s'auréolait d'une lumière nouvelle, plus vivante que jamais avant de finalement détailler la sainte qui l'observait de ses yeux pers. Au seuil de cette prison, il hésita. Un instant d'appréhension qui s'envola dès lors qu'il perçu la malice dans ces prunelles. Il avait tellement à dire, tellement à faire qu'il ne savait plus par où commencer si bien qu'instinctivement, il détailla une dernière fois ce lieu dans lequel il avait vécu reclus pendant de trop long mois avant de parvenir à en franchir la porte. La belle était là, présence rassurante dans ce monde devenu inconnu pour lui et dans lequel il allait s'engager dès à présent. Ces murs aussi sinistres étaient ils, étaient devenus un repère auquel il se raccrochait lui qui n'avait plus aucun souvenir pour se faire. Du Sanctuaire, il ne connaissait plus rien.

Mais elle était là.

L'appréhension disparue, ne laissant derrière elle que ce soulagement sans borne et cette reconnaissance éternelle. Elle l'avait libéré. Comme ce sentiment enflant dans sa poitrine était étrange ! Si doux, euphorique et étonnement perturbant. Un sourire éblouissant vint couvrir les lèvres de la balance alors que son regard de jade semblait s'éclairer d'un éclat de renouveau. Un pas. Un seul pas qu'il finit par franchir pour se rapprocher de la jeune femme et sortir plus avant de cette prison. Il semblait que la tension dans ses épaules s'étiolaient à mesure que ses pas le conduisaient plus loin de cette geôle qu'il n'avait que trop vu. Nul maléfice ne frappa. Le saint noir ne ressentait que son cœur battant au rythme de son euphorie une mélodie de délivrance attendue et redoutée. Il était libre. Et il le lui devait, il le savait. A cette femme qu'il avait blessé.

Il agit avant même de comprendre, plus vif qu'il ne l'aurait cru sans l'éclat de son cosmos encore endormi dans ses chairs qui s'éveillerait pleinement à la lueur du soleil, étreignant la demoiselle, sa libératrice entre ses bras.

Merci.


Sa voix était emprunte d'une reconnaissance sans borne, d'une émotion galopante qui enflait dans son âme et dans son cœur. Elle était frêle, délicate et quand bien même la prison avait eu un effet délétère sur son propre corps, il ressentait avec une étrange acuité toute cette fragilité apparente. Elle était aussi une sainte, son cœur était fort autant que ses aptitudes, plus que lui dans cet état sans doute, pourtant il se fit une promesse. Une promesse qu'il ne devait pas briser, à aucun prix.

Je te dois la liberté et la vie Mashia.

C'était elle qui jusqu'alors, avait été son éclat de lumière, elle l'avait guidé en dehors des ténèbres et continuait aujourd'hui encore en lui offrant cette liberté inespérée. Malgré ce qu'il avait fait à son encontre. Le temps s'arrêta l'espace de cette poignée de minutes, de seconde peut être même, il n'aurait su le dire. Son cœur battait fort, trop fort à n'en pas douter et s'est avec une gêne certaine que l'homme se recula de quelque pas maladroit, un sourire contrit couvrant ses lèvres, désolé. Pourquoi avait il ainsi agit si ce n'était sur un coup de tête ? Un désir profond qui éveillait en lui de trouble et incongrue émotion ? Une impression vivace mais incertaine, des sensations perdues et oubliées mais que ce corps qui était le sien semblait connaître. Familier ? Il fit taire ces confuses émotions, les laissant de côté pour préférer s'occuper de l'instant présent. La liberté lui tendait les bras.

Je veux voir la lumière du soleil. Une courte pause alors qu'il se retournait sur la jeune femme, presque timidement. Tu m'accompagnes ?

Pour ses premiers pas en dehors de ces geôles, sa présence lui paraissait nécessaire. Ce n'était qu'une question rhétorique en soi, il était peu certain que la dame ne demeure ici à sa place, pourtant, cette demande était importante pour lui, surtout de par son dernier geste. En sa présence, il se sentait bien, vivant presque normal.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mar 3 Juin - 12:31




Mashia Mokushi



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Promesses de l'Aube





Quand il alla l'enlacer, la frêle jeune fille fut surprise, mais heureuse. Heureuse de le sentir vivant entre ses bras. Comme si c'était un geste tout à fait normal, que son cœur lui dictait, outrepassant sans doute la bienséance, Mashia cala sa tête au creux de sa poitrine. Si petite dans les bras de Dohko, quiconque les verraient tout les deux, songeraient qu'il aurait été facile pour le traître de la briser. Cela aurait été si facile et pourtant, la belle ne se permit pas une telle pensée. Comment celle-ci aurait-elle put avoir cheminé dans son esprit ? Au fond d'elle, la Vierge avait une totale confiance en lui. Une douce voix du passé lui murmurait qu'il serait toujours là pour veiller sur elle.

Et son cœur battait si follement dans sa poitrine. Il était vivant.

Serait-ce une once de regret qu'elle ressentit au moment où ils se séparèrent ? Mashia n'y prêta pas attention, pas plus que la gêne qui se lisait sur le visage de son ami. L'éclat de cet regret enfla car il lui semblait qu'ils avaient tout les deux tant perdu. Seulement, il ne fallait plus y songer. Plus maintenant que la jeune Mokushi était là, pour le libérer et lui faire voir un soleil que le jeune Dohko n'avait put qu'imaginer. Comme ce dernier devait lui manquer. Un sourire flotta sur son visage. Avec douceur, elle prit l'une de ses mains entre les siennes.

~° Bien sûr.

Ce fut elle qui, d'un pas léger l'entraîna à sa suite. Bien que parfois sa marche se fit moins assurée à cause de ses quelques blessures qui la faisait souffrir, la belle n'en montra rien. Aujourd'hui était un jour à ne pas gâcher. Elle lui jeta un dernier coup d’œil, une œillade qu'il comprendrait, avant de reprendre les traits de son père, de relâcher son emprise sur ses doigts et d'adopter une posture de circonstance. Au cas où.

Or, au dehors, il n'y avait personne pour les accueillir, sauf bien sûr, l'astre diurne tant espéré par le Chevalier. Qu'importe, l'ordre de libération de Dohko visiblement, n'avait pas été transmit aux autres, sans doute le Grand Pope avait-il pensé que c'était à lui, Conseiller de faire éclater la nouvelle ? Mashia n'avait pas perdu de temps et n'y avait même pas songé. Elle le regrettait, aussi, elle tourna son visage d'homme vers son ami, dans l'espoir de ne pas y lire de la déception.

« Dohko ! » l'apostropha une voix guillerette que bon nombre des habitants de Rodorio auraient reconnu entre mille autres. « Dohko ! »

Répéta une seconde plus vibrante et puissante. Hector et Lya sortaient du couvert d'une colonnade tout sourire, baignés dans cette douce clarté d'un matin plein de promesse. L'aube était belle quoique déjà bien avancée, le bleu s'imposant avec force dans ce ciel sans nuages. Athéna elle-même semblait bénir ce jour par ce temps radieux. L'adolescente, à qui on avait mainte fois refusé d'aller voir Dohko, se précipita vers lui, oubliant si oui ou non, il se souvenait d'elle. En fait, Lya en avait cure, son cœur gonflé d'un espoir irrépressible. C'était sûr, il la reconnaîtrait ! Si son attitude était clairement joviale, celle d'Hector se fit plus réservée. Lui n'avait pas oublié ce qu'il s'était passé cette nuit là, au Japon. Appréhendait-il une rechute ? Ou tout simplement se préservait-il d'une manière ou d'une autre ? Il lui octroya quand même une petite claque dans l'épaule, preuve qu'au fond, il ne lui en tenait plus rigueur. Mais … quand il en aurait l'occasion, le bougre en profiterait pour discuter d'homme à homme.

« Rentrons à la maison ! »







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Saikhan


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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mer 4 Juin - 13:00


Sa main empoignant la sienne était frêle et délicate, se faisant guide rassurant dans la semi-pénombre étreignant la sombre prison qu'il quittait à présent pour de bon – c'était là tout ce qu'il avait secrètement souhaité. Surpris par le geste de la belle, il n'opposa nulle résistance, s'avançant à ses côtés le cœur battant follement. Il la suivait telle la lumière qu'elle était à ses yeux, éclairant même ce sinistre lieu d'un éclat nouveau, bien plus appréciable, tellement plus doux. Son univers changeait et savoir qu'elle était à ses côtés, acceptant de l'accompagner sur cette voie nouvelle lui faisait chaud au cœur, apaisant son âme de sombre trouble. Il n'était pas seul. Le regret vint un instant le troubler alors que la demoiselle relâchait sa main, reprenant l'apparence de cet homme qui était son propre père. Le saint noir comprenait la raison de ce changement, et son regard de connivence lui était parfaitement clair quand bien même il ne pouvait s'empêcher de regretter l'apparence véritable de la jeune femme. C'était ainsi qu'il la connaissait, avec cette chevelure vermeille et ce regard pers qui avivait en lui des émotions enfouies au plus profond de sa mémoire et la voir sous cette apparence d'homme était presque dérangeante. Presque, car il savait que derrière le visage masculin du chevalier d'or de la vierge, elle était toujours Mashia et c'était la seule chose qui comptait réellement pour lui. Ses doigts se crispèrent, la chaleur de sa paume s'étiolant pour ne laisser derrière elle qu'un court éclat de manque.

Ses paupières se plissèrent afin d'affronter les ardents rayons solaires qui étendaient leurs bras de lumière sur la terre à peine éveillée. Dans les cieux, il aurait pu encore discerner les éclats incertains des constellations disparaissant mais ses prunelles préférèrent détailler ce paysage baigné par la lueur de l'astre diurne s'éveillant de son long sommeil. L'aube l'accueillait de son éclat rieur emplie de promesses d'avenir. Une brise fraîche mais douce vint un instant effleurer sa chevelure indomptée qu'il savoura pleinement. Ses rayons dorés réchauffèrent son corps tout autant que son âme jusque là privé de ses bienfaits et c'est un sourire tout aussi rayonnant qui vint s'insinuer sur ses lèvres. Comme il était bon de sentir cette chaleur l'étreindre, étiolant les ténèbres qui jusqu'alors, envahissaient son monde ! Tout lui semblait possible sous son éclat salvateur et il se permit quelques pas hésitants supplémentaires sous son regard séculaire. Une faible lueur s'insinua entre ses chairs, doucement, presque tendrement, les chaînes apposées par la déesse de la sagesse sur son cosmos s'étiolaient à mesure qu'il s'éloignait de ces geôles. Encore vacillant mais non moins présent, familier et rassurant.

Un éclat de voix vint troubler ses pensées et cette sensation qui se faisait pulsion de vie au sein de ce corps malmené par son emprisonnement. Il n'aurait même pas su dire combien de temps il avait passé dans ce lieu ainsi privé de cette énergie familière, aveugle aux éclats extérieurs aussi fut il surpris de constater la présence d'autres personnes. Son nom résonna dans un écho faussé, une voix plus guillerette qui se fit rapidement étreinte, joyeuse mêlée d'un rire cristallin. Dohko eut un mouvement de recul, davantage né de la surprise et de la brusquerie de ce geste auquel il ne s'attendait pas plutôt que d'une quelconque répugnance. Détaillant la demoiselle qui s'était littéralement jeté sur lui, le saint noir ne put que constater que ce visage lui était parfaitement inconnu – un de plus songea t-il avec une amertume voilée – ce qui ne semblait pas être le cas de l'adolescente. Son cœur pourtant battait la chamade et dans un geste instinctif, ses bras s'étaient refermé sur ce petit corps avec une douceur peut être née de l'habitude. Sa chaleur l'ému quand bien même sentit il poindre en lui un malaise qui ne fit que se renforcer lorsque l'homme lui offrit une tape amicale. Ses prunelles de jade contemplèrent un instant ce géant dont il se souvenait parfaitement du visage, contrairement à la demoiselle dans ses bras. Il était là cette nuit. Il avait vu le black saint attaquer la vierge mais également, tenté de la soigner – vainement. Son regard se voila.

Ils le connaissaient d'avant.

Je suis...

Désolé. C'était ce qu'il voulait dire pourtant, il n'en eu guère le temps puisque l'adolescente le prit de court, aussi rayonnante que ce soleil qui s'éveillait, pleine d'une vie qu'il commençait à peine à appréhender de nouveau. Le fauve de jade ne put s'empêcher de hausser un sourcil surpris. Si ce n'est deux.

A la maison ?

Cette expression lui paraissait incongru tout en ravivant ce sentiment d'absence et de vide qui maculait sa mémoire éthérée. Un pincement au cœur. Il n'avait aucun lieu où rentrer quand bien même il n'avait pas l'intention de fuir le domaine d'Athéna pour l'heure. Ce qui lui était précieux demeurait ici. De toute façon, il doutait fort qu'on le lui donne la permission mais cela, il y reviendrait plus tard. Un autre protagoniste détailla la scène de son regard d'ambre, contemplant cette scène assit sur son séant. Le tigre s'avança à la lumière, les rayons d'ors se reflétant sur sa fourrure automnale alors qu'il se rapprochait de Hector, cette vieille connaissance. Hù avait passé ces derniers mois à hanter le Sanctuaire sacré, s'offrant parfois le luxe d'une visite auprès du géant et père, peut être était ce aussi pour surveiller l'état de la dame à la chevelure vermeille ? Qui pouvait bien savoir ce qui poussait le félin à agir après tout. L'animal fabuleux vint frotter sa tête massive contre son lié qui l'accueillit avec un doux sourire et une caresse de circonstance.

Il n'avait jamais été autant entouré depuis de long mois et cela ravivait dans le cœur de l'ancienne balance, un sentiment doucereux.

Le temps avait repris son cours.
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Lun 16 Juin - 19:08




Mashia Mokushi



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Un peu de bonheur




Un peu de bonheur. Oui, ils pouvaient enfin s’octroyer un peu de ce bonheur perdu, oublié dans un tourbillon de souffrance et de tristesse. Mashia en tout cas, sous les traits de son père, s’autorisait un large sourire, preuve évidente qu’elle se sentait renaître sous ce chaud soleil naissant. L’aube était pleine de promesses, ils pouvaient rentrer à la maison, ensemble, sans se soucier des ombres. Elles étaient loin pour l’heure. Oui, juste un peu de bonheur. Les deux jeunes torturés avaient bien le droit d’en profiter, n’est-ce pas ? L’heure était aux sourires, et ce malgré quelques incompréhensions de la part de l’amnésique. Il faisait semblant, sans doute pour ne pas brusquer Lya, toute heureuse comme elle l’était de retrouver la Balance. Mashia senti son cœur se gonfler de tendresse envers son ami : elle le reconnaissait bien là, cette gentillesse et cette prévenance qui faisait écho à la sienne. Couvée par un regard pers et bienveillant, la scène paraissait s’être ralentie, tout du moins, Mashia aurait voulu que ce moment ne dure éternellement.

Or il était temps de rentrer à la maison. La présence du Hù ne fit que le confirmer aussi, Hector fut le premier à rompre le silence dans lequel ils étaient plongés pour se mettre en route, direction sa maison !

Celle-ci nichée un peu en contrebas de Rodorio, était solitaire au milieu d’un grand jardin entretenu avec soin par le géant et sa fille adoptive Mashia, tous deux amoureux des fleurs. De style méditerranéenne, sa couleur était agréable à l’œil et inspirait le calme et la tranquillité. Le chant des cigales était encore bien présent et ne faisait que confirmer cette paisible quiétude. Ils passèrent la barrière fleurie, l’allée dallée par des pierres constamment froides sous un pied nu avant de s’engouffrer dans la maisonnée. Depuis quelques temps, Hector avait décidé de ne plus sceller l’entrée par un porte et l’avait enlevé ni plus ni moins. Une lubie selon Lya qui était assez inquiète par ce caprice. Surtout quand Mashia quittait la demeure.

« Lya, ma petite, avant que tu n’ailles gambader je ne sais où, tu serais mignonne de nous préparer un peu de thé, veut-tu ? »
Mashia reprit sa forme originelle à cet instant pour se dresser devant Hector. « Je peux le faire. »

L’adolescente remercia sa mère de cœur et, adressant un signe de la main à Dohko et à son tigre, s’en alla en toute hâte, ses petites jambes lui octroyant une vitesse assez spectaculaire compte tenu de son âge et de sa condition physique. Comme quoi, il fallait toujours se méfier des apparences. Comme celle de Mashia qui, bien qu’elle affichait un visage parfaitement lisse, dissimulait en réalité une douleur lancinante. Hiro lui-même, sous sa forme de chien spectral, ne put le remarquer tant elle s’efforçait de ne rien laisser paraitre. Non, il lui était impossible de gâcher ce moment. Aussi, avec soin, elle alla préparer le thé comme on le lui avait enseigné : la préparation du thé était un art à part entière, à ne pas prendre à la légère. Il y avait beaucoup de cérémonie dans ces gestes lents, une certaine beauté et plénitude aussi. La voir faire laissait toujours Hector admiratif, bien que ce soit lui qui fut à l’origine de cet enseignement. Même son père véritable se plongeait volontiers à la contempler. Une unique fois, sa main trembla en versant le précieux liquide dans les tasses respectives. Se sortant de sa torpeur, le géant à la peau d’ébène se redressa.

« Allons, allons, avant de boire une boisson de femme Dohko, accordons-nous un délice d’hommes ! De vrais ! »

Tout fier de sa trouvaille, l’ancien Saint de l’Ours alla fouiller dans ses placards pour en ressortir plusieurs bouteilles – ses meilleurs crus se vantait-il en les alignant sur la table devant les jeunes gens – ainsi que quelques douceurs sucrées pour accompagner le thé, bien sûr !

« Hiro, soiffard comme tu es, tu te laisserais bien tenter non ? » un grognement pour toute réponse en provenance du démon-gardien et Hector, dans un rire tonitruant, se tourna vers le malheureux et ancien prisonnier. « Allez mon gars, cul-sec ! »

Profitant de cet instant où l’attention n’était plus portée sur elle, Mashia leur tourna le dos pour s’appuyer contre le plan de travail. Elle fit mine de terminer quelques préparations tandis que les deux hommes goûtaient la liqueur de prune tant appréciée par son père adoptif.








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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mar 17 Juin - 7:56

Entouré, le saint noir se laissa entraîner sur les chemins sinueux sans oser même signifier quoi que ce soit à voix haute. Son tigre semblait parfaitement connaître la route de cette maison vers laquelle ils se dirigeaient tous ensemble, suffisamment à l'écart du village pour assurer une tranquillité relative aux maîtres des lieux. De troubles sentiments voilaient son âme à mesure que ses pas l'emmenaient vers cette bâtisse qui n'était pas la sienne, n'éveillant en sa mémoire nulles réminiscences si ce n'était une émotion aussi douce qu'elle n'était gênée. Quelle étrange situation était ce pour lui ! Dans son cœur se disputait une joie vivace et sincère, un bonheur simple comme l'était les rayons ardents de ce soleil s'éveillant mais pourtant, une part de lui demeurait troublée, gênée par toute cette prévenance qui n'aurait pas dû être. Le voile d'un malaise évanescent recouvrait sa conscience malmenée par cette culpabilité chuchotée. Tout coulait comme de l'eau, naturelle, normale, niant ce qui avait été fait dans un passé qui n'était pas si lointain. La jeune fille parvenait à faire taire cet écho lointain et c'est un sourire presque léger aux lèvres que l'ancienne balance profitait de cet instant... tant que celui ci durerait. Ce soleil qui lui avait tant manqué. Cette brise fraîche et doucereuse qui caressait sa peau. Ces présences, éclats de lumière dans des ténèbres envahissantes. Son cosmos doucement effleurait sa conscience en de langoureuses vaguelettes léchant son âme de nouveau éveillée. Une sensation presque oubliée avec laquelle il renouait doucement, langoureusement. Il faudrait sans nul doute plusieurs jours si ce n'était davantage avant qu'il ne récupère la pleine mesure de ses capacités, mais pour l'heure, il n'en avait que faire.

Il n'y avait que le présent. Tout du moins était ce plus sain de ne penser qu'à lui pour l'heure.

Entrer dans la demeure de Hector et de sa petite famille raviva ce sourd malaise, cette impression vivace qu'ici n'était pas sa place. Pourtant, la demeure était chaleureuse et il se dégageait des lieux une agréable sérénité qu'il n'avait guère eut l'occasion d'effleurer depuis son arrivée au Sanctuaire. En dehors des geôles sinistres qui l'avait accueillit jusqu'alors, cette bâtisse était bien plus confortable et accueillante, tout autant que ces hôtes avec lesquels pourtant Dohko ne savait comment composer... Lui d'ordinaire bien plus bavard, comme cela devait être étrange pour Hector et Lya que de subir son silence voilé ! Hù s'avança dans la demeure sans hésitation, obligeant son lié à faire de même d'un simple coup d’œil aussi peu subtile que cela était possible pour une bête de son envergure. Le retour de Mashia – son visage, sa chevelure et son éclat – lui permit un instant d'oublier son malaise pour une raison suffisamment obscur pour qu'il ne s'y arrête un instant, offrant à la demoiselle qui s'était jetée dans ses bras un signe de main et un sourire un peu plus franc quoi que lointain. Elle avait l'air de bien le connaître et cette certitude amena dans son regard un voile d'ombre. Est ce que ce serait toujours ainsi ? Est ce que les confrontations qu'il aura avec les êtres qui connaissaient son ancien lui seraient toutes aussi douloureuses ? Le saint noir ne voulait pas blesser les autres – il l'avait bien assez fait comme cela – consciemment ou non, là n'était plus la question. Ne pas se souvenir d'eux, c'était leur faire croire qu'ils n'avaient pas compté pour lui, n'est ce pas ? Mais comment pouvait il le dire aujourd'hui, lui dont la mémoire n'était que tapie de cendres et d'illusions éthérées ? Sans doute était-ce son châtiment pour son crime que de subir cette souffrance dans ces regards étrangers, de devoir les supporter et d'être obligé de les accepter.

Avec un automatisme troublant, le fauve de jade s'était assit face à Hector, sans même y prendre garde, trop occupé qu'il ne l'était pas ses pensées moroses. Hù contemplait la dame écarlate qui préparait la boisson en des gestes lents et précis, élégant que Dohko détailla avec une fascination admirative. Les mouvements étaient posés, sans geste superflu emplit d'une grâce certaine et d'une sérénité bienvenue. L'espace d'un battement de cœur, la balance s'oublia. Avant que le grondement d'Hector ne l'en extirpe plutôt violemment, dut-il se l'avouer. Surpris, le traître détailla son hôte qui sortait d'on ne sait où des bouteilles qu'il plaça sur la table – il avait été trop lent pour le remarquer, ses réflexes n'étaient plus aussi aiguisés qu'il ne l'était normalement. De l'alcool, à n'en point douter. Aussi amnésique était il, l'homme reconnaissait ce genre de boisson – ce qui le laissait parfois perplexe. Aimait il ? De cela, il n'en avait aucune idée par contre. Hiro – le loup qui avait faillit le tuer et réciproquement par ailleurs – semblait bien plus à l'aise, alors que lui contempla le verre servit avec un rien de confusion.

Cul-sec. Au fond de lui, il savait que ce n'était pas une bonne idée que d’obéir au chef de maison, pourtant, il le fit. Était-ce du défi qui brillait dans ses prunelles de jade ? L'alcool lui brûla l’œsophage, traçant une traînée ardente dans sa gorge qui s'irrita à son simple contact. Une bouffée de chaleur accompagnée par une vive douleur au crâne lui indiqua qu'il avait déjà bu auparavant mais qu'il n'était pas un consommateur assidu pour autant. Son regard détailla le verre avec surprise, ses doigts se crispant sur le récipient vide qu'il contemplait sans le voir. Ce goût éveillait en lui une familiarité troublante.

J'ai l'impression d'y avoir déjà goûté...


Sa voix était murmurante, vague et lointaine, des paroles davantage pour lui que pour les êtres qui l'entouraient, mais l'ancien saint d'or senti une gêne confuse émerger dans son esprit. Comme un aveu qui ne devrait pas être. Hù posa en réponse à son incrédulité, sa tête massive sur les jambes de son comparse qui laissa ses doigts libres dériver dans les poils soyeux du félin. Un soutien inébranlable. Être ici était une mauvaise idée. L'homme ôta de son esprit les pensées moroses qui l'accablaient, repoussant plus loin ce vide à peine comblé de ces petites choses qui faisait une vie. Ses goûts, ses envies, ses désirs...Il était un étranger à son propre corps.

C'est plutôt bon. De la liqueur de prune, non ?

Encore quelque chose qu'il ne pouvait connaître mais cette saveur familière qui s'attardait sur ses papilles le lui indiquait. Peut être en avait-il bu par le passée avec eux, puisqu'il était sensé les connaître. L'ancienne balance ne voyait que cette explication qui rendait la trahison plus amère. Non pas qu'il doutait de leurs paroles cela dit.

Je me demande si j'aime le thé.

Un sourire vint un instant étirer ses lèvres, un peu amusé, sans doute un peu forcé également mais non moins vrai. Un peu de légèreté encore, tant que cela leur était permis. Vite, bien vite, il savait bien que cela changerait. Il avait des choses à dire, des paroles qu'il se devait de prononcer.

Mais au fond de lui, il était persuadé qu'il aimerait ce thé là.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mar 17 Juin - 15:53




Mashia Mokushi



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De petits riens




De nombreux souvenirs rejaillissaient comme l’eau d’une source oubliée. De petits riens, de petits gestes, de petits mots, de petites attentions, faisaient que des bribes d’un passé que l’on pensait évanouit, se manifestaient de nouveau. Juste un peu de bonheur, ces deux-là en avait besoin, c’était ce que pensait Hector en les observant tour à tour, le nez dans son verre, faisant mine de rien. Boire était dans les habitudes du vieux Saint, mais nullement à l’excès comme pourrait le penser certaines mauvaises langues … à cette idée, le bougre tourna ses yeux olives vers la silhouette lupine de son plus vieil ami : Hiro. Ce dernier, s’il avait pu sourire narquoisement, l’aurait fait sans aucuns scrupules. Cet échange silencieux éveilla en eux une hilarité qui surprit Mashia.

La jeune femme, le visage plus blanc que d’ordinaire – cette légère couleur rose ayant quitté ses joues il y a peu – eut un sourire radieux pour eux, pour cette scène heureuse. Être témoin de celle-ci, pourtant bien anodine, la ravissait au plus haut point lui faisant oublier ses blessures, son trouble qui la hantait depuis son retour de mission. Elle chassa pour l’instant, cette sordide histoire pour s’assoir aux côtés de l’ancien chevalier de la Balance, choisissant de s’installer à ses côtés plutôt que de son père adoptif et de son géniteur. Son regard pers, bien que voilé par la fatigue, s’attarda un moment sur son ami qui pensait à voix haute.

« Je crois bien que oui, Dohko. » fit-elle en approchant une tasse pour la remplir avec précaution. « Celui-ci est légèrement amer, je sais qu’Hector ne l’aime pas beaucoup, qu’il préfère son alcool de prune, mais il est plein de vertus et apaise le corps. »

Mashia faisait beaucoup d’effort pour parler « normalement », au risque de s’affaiblir stupidement. Mais, quelle importance ? Ne devait-elle pas se réjouir de ces moments de naïveté ? Puis, le processus de télépathie incommodait beaucoup de personnes, et Dohko pour l’heure, était à épargner. Même si jusque-là, il avait plutôt bien réagit à sa façon de communiquer.

« Hù nous surveillait comme il veillait sur toi, de loin. On aurait dit qu’il était tes yeux, sa présence nous réconfortait. Elle me réconfortait quand je ne pouvais pas aller te voir. » Elle porta l’une des tasses à ses lèvres après en avoir présenté une à son ami. « Tu es ici chez toi Dohko, nous t’avons aménagé une chambre à l’étage. Mais pour l’heure, reposons nous un peu, je ne te l’ai pas dit, mais j’étais partie … Lya était tombée gravement malade. »

Mashia avait enfin trouvé la force de lui avouer ces quelques longs jours d’absence. Elle n’avait pas souhaité l’inquiéter davantage et le tourmenter. Même si il ne se souvenait pas de l’adolescente.

« Lya est cette petite fille qui t’as accueilli tout à l’heure, elle doit être partie à l’orphelinat s’occuper des enfants en attendant que je ne revienne les voir. » précisa-t-elle en reposant sa tasse, l’air indéchiffrable. « J’étais partie à la recherche d’un remède pour la guérir, partant sur les traces d’un étrange personnage se faisant appelé la « Réponse ». Un piège dans lequel moi et un Spectre … »

Elle n’en dit pas davantage, subitement faible. « Tu veux bien m’aider ? Allons prendre l’air, ça me ferait un peu de bien, je crois que j’ai un peu trop forcé. »









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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mar 17 Juin - 22:40

Se taire. Apprécier. Un moment de paix, un instant fugace tranchant avec ce qui l'avait jusqu'alors accompagné dans sa sombre geôle. Ici, la vie régnait en maîtresse absolue, comme l'attestait ce rire de connivence entre les deux êtres qui lui faisaient face. Perplexe, Dohko haussa un sourcil surpris devant cette scène incongrue qui pourtant, vint étirer son léger sourire. Ce son était doux à ses oreilles, si plein d'éclat de joie que cela apaisait son esprit torturé de ses sinistres pensées, retardant l’échéance. L'éloignant même. Son regard détailla les mouvements de la demoiselle qui s'était installée à ses côtés, servant avec précaution la boisson qu'elle avait elle même préparée dans les diverses tasses qu'elle avait ramené. Cette proximité aurait sans nul doute dût davantage le gêner pourtant, il n'en était rien. Sa présence avait cet effet rassurant, aussi commun que paradoxale. Cette familiarité, il ne la ressentait qu'avec elle. Mashia était la seule dans ce cas pour l'heure, quand bien même ce doux sentiment était voilé de cette cuisante culpabilité.
Les prunelles de jade du traître se perdirent un instant dans les remous du thé, récupérant l'une des tasses que cette dernière avait rempli avec précaution. La voix de la sainte était douce, pas si différente du ton qu'elle usait d'habitude en usant de ses pouvoirs télépathiques, semblables mais pourtant légèrement différent : l'écho n'était pas le même. La proximité non plus.

Chaque thé est unique et correspond à la personne qui le prépare.


Une phrase dont il ne connaissait pas la provenance mais qui lui paraissait pourtant vraie. Un sourire amusé vint étirer davantage ses lippes alors qu'il goûta le breuvage concocté par son amie. Amer, sans doute, pourtant une douceur capiteuse vint caresser ses papilles, bien plus agréable que ne l'avait été la chaleur presque corrosive de l'alcool. Agréable et chaleureux : familier. Il avait eu raison quant à son goût et cela l'amusa malgré lui.

Je préfère ton thé. Sans offense, Rajouta t-il à l'adresse d'Hector pour calmer ses possibles élans protecteur envers sa boisson favorite, s'accordant même le luxe d'un éclat de rire perdu qui résonna étrangement en lui.

Comme cela lui paraissait incongru ! Ce son était si dissonant, presque tordu et maladroit, pourtant il s'éveillait lentement à une lumière plus vive. Plus douce.
Son visage se détourna sur la belle alors que ses paroles résonnaient dans son esprit avec une étrange prégnance. Son cœur s'emballa un instant, surpris, avant que ses prunelles ne se détournent sur l'animal qui l'observa de ce regard indéchiffrable qui le représentait bien. Un sourire doux s'insinua sur ses lèvres alors qu'une gêne évanescente s'emparait de lui. Un sentiment qui se faisait trop coutumier à son goût ces derniers temps. La sainte était trop prévenante à son égard, tout comme l'était ces gens qu'il ne connaissait plus. Reconnaissance. Ici chez lui. Ce terme l'effraya un court instant, éveillant dans ses prunelles un éclat évanescent et confus. Il ne pouvait pas. Ne le devait pas.

Cependant, il n'eut guère le temps de répliquer à ses quelques paroles que déjà, la belle enchaînait de nouveau. Son regard se fit plus grave alors qu'il se détournait vers la belle confessant ce qui semblait lui tenir à cœur. Le saint noir fronça les sourcils, silencieux, il ne fit que l'écouter, ignorant même les autres personnes présentes, toutes son attention tournée vers cette dame écarlate éreintée. L'inquiétude voila ses propres iris alors qu'il revoyait la jeune fille s'élancer vers lui, vive et nullement atteinte par un quelconque mal – ou en ce cas, celui ci était bien dissimulé. Il était vraie que l'absence de la sainte d'or s'était faite ressentir dans sa geôle, mais jamais, au grand jamais il ne lui aurait reproché quoi que ce soit. Qu'elle lui rende si souvent visite le contentait déjà. Et le simple fait que la présence de Hù, non loin d'elle, ne la réconforte était déjà un bien grand prodige, et il appréciait ce que le tigre avait fait à sa juste valeur. Si il pouvait également être pour cette femme, d'un quelconque soutien, d'un certain réconfort alors il en serait plus que ravi également mais cela, il le garda pour lui.

Si tu y tiens.


L'inquiétude s’immisça sur son visage alors qu'il aidait, presque à contre cœur, la Vierge visiblement épuisée. Il aurait dût être aveugle pour ne pas le remarquer plus tôt et si elle était parvenue à le dissimuler habillement jusque là, il semblait que le masque s'était fendillé suffisamment pour que ce ne soit plus le cas. L'homme déposa la tasse de thé terminée de moitié avant d'aider la belle à se relever en prenant sa main dans la sienne et en la laissant s'appuyer sur lui. Un instant, il lui sembla qu'il avait déjà réalisé ce genre de geste. Qu'il avait déjà relevé une femme ainsi en la laissant s'appuyer sur lui, comme le protecteur qu'il était toujours. Familier. De l'inquiétude paré d'un éclat protecteur. Hù s'écarta souplement des deux saints avant de s'avancer en éclaireur en dehors de la bâtisse.

Le saint noir osa un regard à ses hôtes demeurant dans la pièce avant de laisser la demoiselle s'avancer en dehors des lieux, s'excusant auprès de ses derniers d'un marmonnement un peu hésitant. Le couple fut accueillit par l'éclat chaleureux de l'astre diurne mais l'ancienne balance devait bien avouer que celui ci l’indifférait davantage à cet instant. Au contraire de la dame à son bras. Le tigre les devançait de plusieurs mètres mais l'homme se calqua sur le pas plus maladroit de sa compagne de fortune. Son cœur se serra.

Lya m'a l'air bien en forme pour une jeune fille qui a été atteinte d'une grave maladie.

Sa voix était badine, aucun jugement, aucune obligation non plus de confier quoi que ce soit au saint noir qui préférait demeurer son soutien en cette occasion. Lya. Le nom de cette jeune fille rieuse qui avait fait voler en un instant une partie de son malaise. Ses maux l'affectaient aussi. L'homme avisa un promontoire de roche vers lequel il se dirigea sans hâte avant d'obliger gentiment la belle à s'asseoir.

Repose toi un peu. On a plutôt une jolie vue d'ici
, constata t-il en contemplant l'assemblage de maisons qui devait former une partie du village de Rodorio avec un sourire doux, presque attendrie pour ce paysage si vivant, s'éveillant.

Profiter un instant de plus. Dohko demeura debout au côté du promontoire sur lequel il avait installé la belle – il avait passé bien assez de temps assit pour apprécier la position debout – quand bien même ses muscles n'étaient pas tout à fait d'accord avec lui. Au diable son corps, si cela lui permettait de rester plus longtemps aux côtés de Mashia, il acceptait ces douleurs sans hésitation aucune.
Ses prunelles se posèrent sur la dame avec angoisse – et d'autres sentiments plus troubles qu'il n'aurait su nommer.

Tu devrais te ménager Mashia. Ce que je dis est sans doute plutôt mal venu, et je ne suis pas vraiment la personne la mieux placée pour dire ça au vu de ce que je t'ai fais, mais...

Mais quoi ? Le traître se mordit la lèvre, peinant à reprendre, ne le souhaitant pas particulièrement non plus tant il avait l'impression de s'enliser. Non. Ses poings se crispèrent. Il n'avait aucunement le droit de lui demander cela. Lui plus qu'aucun autre. Pourtant...

Fais attention à toi.


Par pitié.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Dim 22 Juin - 1:20




Mashia Mokushi



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Combien de levés de Soleil ?




Mashia ne répondit pas tout de suite, se laissant happer par la main douce d'un soleil chaud et naissant. Combien de levés de soleil avait-elle put contempler aux côtés de cet ami dont les souvenirs – comme les siens – étaient si vacillants ? Cette pensée la peina autant qu'elle fit gonfler son cœur d'un espoir dérisoire. Peut-être, oui peut-être se disait-elle secrètement, que des moments heureux arriveraient pour eux. Égoïstement, la jeune femme à la longue chevelure de feu, voulait que cet instant dure une éternité. Être à ses côtés, sentir les effluves de son parfum – son odeur qui, curieusement faisait écho en elle – sa poigne douce et ferme à la fois, tout cela suffisait à l'apaiser. Un jour, demain peut-être, ils se souviendraient. Ils se souviendraient d'avoir observé ce même soleil dans un vaste et beau ciel bleu et or, celui de Chine. Des bribes de souvenirs rejaillissaient sans qu'elle n'en fasse part à Dohko. Quelque part, elle savait que cela le mettrait mal à l'aise, qu'il ferait mine de se souvenir mais, qu'en réalité, il souffrirait de ne pas pouvoir lui aussi faire naître des images dans son esprit. Assise sur un promontoire rocheux, ses yeux pers se détournèrent des cieux pour étudier le visage du jeune homme.

Quelques sentiments fugaces pouvaient être décelés, enfin, Mashia pensait en reconnaître quelques uns. Mais de là à pouvoir lire dans son cœur comme dans un livre ouvert … La Sainte de la Vierge le voudrait bien, seulement, ce serait ouvrir des plaies à peine refermées et elle ne le désirait pas. Comme elle, il devait avancer avec prudence sur un chemin escarpé pour se souvenir. Se souvenir de qui l'on est.

« Je vais bien Dohko, rassures toi. » elle prit avec précaution – non sans hésiter – l'une de ses mains entre les siennes. « Combien de fois devrais-je te le répéter ? » fit-elle faussement sévère en accompagnant ces mots d'un sourire tendre : « Tu ne dois pas te sentir coupable pour ce qu'il s'est passé au Japon. Moi je ne t'en veux pas. Cesses de te tourmenter à ce sujet. Promet le moi ! »

Son regard se perdit dans ces prunelles de jade. Juste encore un peu et elle pourrait s'imaginer de nouveau des années en arrière … pour revoir ce petit visage innocent, souriant, amical. Celui de son ami. Si la douleur ne s'estompait pas, son âme elle, était apaisée par le simple fait de se trouver ici, à ses côtés. Des dizaines de fleurs s'épanouissaient sous la bienveillance de l'astre diurne, rappelant à la jeune femme où ils étaient. Son sourire s'estompa un peu, il fallait qu'elle lui raconte.

« Lya va bien mieux, elle ne semble plus souffrir de cet étrange maux qui la laissait comme … morte. Je … à un moment j'ai bien crut que j'allais la perdre. Égarée comme je l'étais à essayer tous les remèdes que je connaissais, un soir, une étrange lettre est apparue de nul part, me conviant à trouver un certain « La Réponse » Mais cela je te l'ai dis tout à l'heure. Ce que je ne t'ai pas dis en revanche, c'est que j'ai, je pense, trouvé un ennemi aussi puissant que Pséma si ce n'est plus. » Mashia se rembrunit en triturant nerveusement sur la manche de son kimono. À pas de loup, sous sa forme spectrale, Hiro approcha pour couver sa protégée d'un regard protecteur. « Il m'a fait revivre à moi et mon père, un souvenir pénible : celui de ma naissance. Ce jour où en une même heure, j'ai perdu et ma mère et mon père. Un tel cauchemar m'a encore plus affaibli que ma renaissance. Et j'ai pu aussi faire la connaissance de l'un des Spectre des Enfers un certain Faust qui lui aussi, était un pantin pour cet être, ce « La Réponse. » Je pense qu'il est aussi une ombre ... j'ai le pressentiment qu'il n'était pas ce qu'il prétendait être. »

Sur cette tirade, la demoiselle se redressa lentement pour faire face à son ami. « J'ai apprit par ce biais, que Pséma était là le jour où je suis née. Maintenant ce que je cherche à savoir c'est : est-ce que c'était une mise en scène ? Est-ce que la « Réponse » pourrait être … Pséma ? Je n'ai pas pu le savoir. Au moment où je me battais contre lui, aux côtés du Spectre d'Hadès, une autre personne nous est apparue et nous a sauvé. C'est lui d'ailleurs, qui m'a permit d'être ici, ce matin, pour toi. Il s'appelait ... »

Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'Hector pointa le bout de son nez pour faire signe aux autres de revenir. Un bref soupir s'extirpa de sa bouche. « Il veut sans doute aller voir Lya à l'orphelinat, depuis qu'elle est tombée brusquement malade, puis guérie comme par magie, il ne fait que s'inquiéter. Moi aussi d'ailleurs. »

Elle ne voulait pas plus inquiéter l'ancien chevalier mais, aux dires de son père adoptif, il aurait aperçut à plusieurs reprises, la silhouette d'un jeune homme ou d'une jeune fille qui surveillerait Lya. C'était à elle en tant que mère, de veiller à ce qu'il ne lui arrive plus rien. C'était une promesse qu'elle se faisait.

« Allons-y, les enfants à cette heure, sont sans doute en train de jouer dans l'arrière cour. »


Ils se mirent en chemin, elle, reprenant le visage d'Hiro Mokushi, les autres, la suivant doucement. Hector notait que sa fille n'avait pas le pied aussi assuré qu'elle le prétendait. Aussi il glissa à l'oreille de Dohko de faire attention à «  cette tête de mule. » Très vite, ils furent en vu de la battisse, haute et décorée de fleurs ! Accueillante. D'ailleurs, ce fut la petite Lya accompagnée d'un autre garçon d'à peu près son âge qui, en les voyant arriver, agitèrent la main pour les saluer.









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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Dim 22 Juin - 15:37

Ce n'était pas la première fois. Combien de fois lui avait il dit de prendre garde, de prendre soin d'elle et surtout, de se méfier de lui ? Il n'aurait su compter ses fois, si nombreuses, datant d'hier et des jours d'avant également. Même de ce passé inaccessible à sa mémoire pour l'heure, souvenirs écrasés par une main perfide. Et pourtant, toujours, elle répétait ces mêmes mots. Elle lui disait qu'elle ne lui en voulait pas pour son crime qui pourtant, avait bien faillit lui coûter la vie. Cette douleur cuisante échauffait toujours autant son cœur meurtri et ses mots doux avivaient en lui des émotions contradictoires. La belle le rassurait, apaisait son tourment tout en attisant en lui un plaisir coupable. N'était il pas normal qu'elle lui en veuille pour la blessure qu'il lui avait infligé, consciemment ou non ? Mais il avait beau s'évertuer à le lui dire, cela ne changeait rien. Égale à elle même, à cette image de douceur et de force, la sainte souriait en répétant ses mots.Une rédemption qu'il n'était pas certain de mériter. Trop précieux était son pardon et lui, enlisé dans sa culpabilité peinait parfois à l'accepter. L'inquiétude persistait à briller dans ses prunelles de jade, cependant, elle sembla s'étioler au profit d'un sourire amusé, oubliant la gêne passagère qui s'installa sur ses traits quand la belle vint prendre sa main.

Je crois que je suis aussi têtu que toi. Comment pouvait il en être autrement ? Car si la Vierge était d'une douce nature, elle ne manquait pas de tenir tête à des êtres plus impressionnant qu'elle. Il le savait, comme l'on savait que le soleil se lèverait tous les jours. C'est une promesse difficile à tenir...mais j'essaierai, tout comme tu dois m'assurer que tu te ménageras. Promis, déclara t-il en venant doucement lié leurs petits doigts dans une promesse enfantine. Un geste tendre et lointain, appelant à la douceur d'une enfance disparue depuis bien longtemps et dont il n'avait nul réminiscence...Si ce n'était cet éclat vacillant que lui avait offert à la demoiselle à la chevelure de feu. Une impression fugace et familière vint étreindre son âme avant qu'ils ne le rompent, s'estompant face aux paroles de la belle qui continua son triste récit.

A la simple évocation de Pséma, le corps du saint noir se raidit et dans ses prunelles dansèrent un éclat de dureté soudain. Ce n'était pas de la haine, comme beaucoup aurait put l'imaginer à la simple allusion de son histoire tronqué et de cet homme, coupable de nombreux de ses maux. C'était au contraire, une myriade de sentiment qu'il peinait à appréhender lui même, ce qu'il n'ignorait pas cependant, c'était sa puissance, et savoir qu'un être plus puissant que le noir bélier existait ne le rassurait nullement. Que ce dernier est, de plus, essayer de s'en prendre à la Vierge ne la rassurait pas davantage, qu'un spectre y soit lié pas davantage quand bien même ce dernier avait, visiblement été embarqué dans la même galère. Spectre, saint, asgardien, marina... Dohko aujourd'hui n'éprouvait nul haine pour aucun des camps si ce n'était une réserve prudente. N'était il pas un saint noir aujourd'hui, malgré tout les témoignages lui signifiant qu'il avait été un saint d'or ? Il délaissa cette pensée agaçante pour demeurer attentif à son récit qui déjà, lui semblait bien douloureux. L'ancienne balance apprenait. Des détails, des précisions, une part de lui en était heureux, quand bien même tout cela était bien sinistre. La belle n'hésitait pas à se confier à lui.

Qui ?

Sa question mourut alors que le père adoptif de la sainte les enjoignit à le suivre, ce que cette dernière fit après une explication et en reprenant l'apparence de son défunt géniteur.

C'est compréhensible, avoua l'homme en aidant son amie à se relever et en accompagnant ses pas. Hù en quelques bonds élégants, vint se placer aux côtés d'Hector. Il était resté discret jusque là, les observant silencieusement, tel un gardien séculaire. Un orphelinat. Voilà un lieu dans lequel la vie ne manquait pas de s'éveiller en cette début de journée. Il glissa à l'intention du colosse une simple phrase déterminée comme seule assurance.

Moi aussi, je suis une tête de mule.


Lui aussi l'avait bien vu, l'avait senti même quant il l'avait aidé à se mouvoir jusque là. Elle faisait la fière, prenant sur elle son épuisement et le dissimulant derrière le masque du saint de la vierge qu'elle dévoilait au monde... Mais il n'était pas plus dupe que Hector à présent. Ils atteignirent plus vite qu'il ne l'aurait cru les lieux dit, auréolé d'une quiétude que les fleurs s'épanouissant laissaient filtrer dans l'air. Il reconnu aisément la demoiselle qui l'avait accueillit lorsqu'il était lui même sorti de ses geôles et ne put s'empêcher de sourire en réponse à son entrain communicatif. Il était vrai qu'il était difficile de constater que cette dernière avait frôler la mort quelques semaines auparavant... Ce qui n'en demeurait pas moins inquiétant.

L'agitation des enfants eut pourtant tôt fait de remettre les questions à plus tard, les petits galopins profitant allégrement de la venue des adultes pour abandonner leur jeu et la surveillance des plus vieux. Une fillette, sans doute un peu plus courageuse que les autres, s'approcha, à peine hésitante, du tigre qui s'était rapproché de son comparse, nouveau visage dans un cortège déjà connu. Quelques regards s'étaient déjà tournés vers lui entre la méfiance et la curiosité, et pour tout avouer, il n'était pas certain de vouloir réellement imaginer ce qu'il devait lui même refléter.

Oh ! Il est beau !


La gamine qu'il avait repéré un instant plus tôt s'était bien rapprochée de l'animal qui lui renvoyait son regard sans malice. Elle n'eut guère le temps pourtant de faire le moindre geste vers lui que déjà, un adolescent visiblement méfiant l'avait écarté du tigre, protecteur. Il fallut un instant pour qu'il comprenne le lien qui les unissait tant leur ressemblance était criante. La même couleur de cheveux et un regard presque semblable si ce n'était les nuances plus verdoyante dans les prunelles du grand frère.

Yin ! Ne le touche pas, c'est dangereux !


La fillette grimaça, boudeuse en croisant les bras alors que le jeune homme prenait le temps de la gronder avec toute l'autorité que les grands frères sont capables quant il s'agit de sermonner leur cadet.

T'es vraiment un rabat joie Genbu.

Il sourit devant cette scène avant de s'agenouiller lui même à côté de son félin pour lui offrir une caresse.

Ne t'inquiète pas, Hù n'est pas comme les tigres sauvages, il ne s'attaquera pas à vous. Et puis il aime bien les enfants, surtout quand ils le caressent.


Il fit face au regard méfiant du garçon – visiblement peu amène dès lors que la sécurité de sa sœur était en jeu – mais cette dernière parvint à son but, malgré tout.

Il est tout doux.


Le félidé se laissa faire sagement, et quelques autres enfants vinrent rejoindre la fillette avec hésitation afin d'offrir quelques caresses à l'animal un peu trop docile. Le sourire de Dohko s'agrandit en devinant les efforts que faisait le tigre pour ne pas tressaillir devant cette petite masse. Il lui en voudrait surement pour ça, mais c'était pour le bien commun, et puis il n'attaquait vraiment pas les enfants même si il avait plutôt tendance à éviter les contacts trop nombreux.
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mer 25 Juin - 15:31




Mashia Mokushi



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Un avertissement




Chaque fois que ses prunelles se posaient sur le bâtiment « qu’il » avait lui-même érigé, Hiro ou Mashia, la dissociation étant dure à établir de ce fait, son cœur se gonflait d’allégresse. Les enfants l’accueillaient toujours de la même manière : par des éclats de rires. La vie qui y régnait, la chaleur bienfaisante apaisait son âme autant que son corps. Oublieux de leurs tracas, le père comme la fille se plongeaient à donner, plus qu’à recevoir. Ils étaient comme des parents, à œuvrer pour ces orphelins, ces petits êtres dépossédés. La guerre était une chose cruelle, surtout dans les yeux d’un enfant. S’ils s’en étaient ressortis par miracle, ce fut pour mieux subir une vie bien vide et bien fade. Mashia avait désiré ardemment leur donner une chance de continuer leur vie comme ils l’entendaient : sous un toit accueillant, éloignés de la dureté de la Vie. Tout de moins s’y efforçait-elle chaque jour. Un sourire d’eux, le moindre, était une récompense à elle toute seule. Aussi, Hiro, pour la première fois depuis fort longtemps, s’était permis un sourire.

Ils avaient pu accomplir quelque chose, à partir de rien, du vide, du néant. Il comprenait aussi pourquoi la Déesse Athéna avait choisi sa fille comme hôte. Il le comprenait mieux que quiconque, car il avait « vécut » son espérance, sa volonté inébranlable de faire le bien autour d’elle. A défaut de prendre soin d’elle-même. Une promesse qu’elle avait mainte fois formulée sans qu’elle puisse la tenir réellement. Comment le pourrait-elle ?

« Bonjour Yin, Bonjour Genbu, comment allez-vous aujourd’hui ? » les enfants arrêtèrent leurs mouvements pour tourner leurs petits minois vers le japonais. Des sourires se dessinèrent, il put lire de la curiosité aussi dans ces prunelles. « Je vous présente Dohko, un ami. Il m’accompagne, ne le tourmentez par trop d’accord ? Je vais aller cuisiner, soyez sages. »

Sur cette demande, Hiro disparut dans la maisonnée pour se rendre dans la cuisine. Entouré d’enfants à qui il accorda une attention particulière à chacun d’entre eux, il en oublia presque sa fatigue. Lya était là, toujours à ses côtés pour la veiller. Même si la réciproque était tout aussi vraie.

« Tout va bien ? » s’enquit-elle après un moment quand Hiro s’éloigna du plan de travail pour aller s’assoir. « Oui Lya, ne t’en fais pas, une fatigue passagère, ce n’est pas grand-chose. Si tu pouvais aller chercher Dohko, je t’en serais reconnaissante. »

Sur ces paroles, le visage d’Hiro reprit l’apparence de sa fille. Elle avait l’air si lasse, si exténuée. Mais son sourire était trompeur et cacha suffisamment son mal-être pour persuader l’adolescente de la laisser seule. Juste quelques instants. La silhouette d’Hector se dessina dans l’embrasure de la porte. Il attendit que la petite soit partie cherchée l’ancien Chevalier pour entrer et grommeler.

« Tu n’es pas très sérieuse Mashia. » Il alla lui servir un verre d’eau qu’il lui tendit. « Il faut que tu te reposes au lieu de courir la campagne. Lya va bien maintenant, pas la peine de te mettre dans des états pareils. Mais … » Le géant à la peau mordorée parut hésiter à s’exprimer. « Je ne vois pas la présence de Dohko d’un très bon œil. Et s’il n’était pas tout à fait … guérit ? S’il s’en prenait encore à toi ? Je te jure que je le tuerais de mes propres mains si il tentait … »

La jeune femme l’arrêta d’un geste de la main. « J’ai toute confiance en lui Hector, crois-moi. Ne doute plus de lui, je t’en prie. »

Il grogna encore dans sa barbe, des propos incompréhensibles. Avant de capituler. « Je le tiens à l’œil de toute façon. Un geste déplacé, et il finit encastré dans un mur. Kappa n’aura pas le temps d’intervenir pour l’achever, crois-moi ah ah ! »










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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Jeu 26 Juin - 19:19

Un sourire évanescent se faisant plus franc, plus doux alors que l'ancien saint observait les enfants s'approcher du tigre – voir de lui – avec une curiosité certaine. Plus prudent, Genbu semblait rester dans l'expectative alors que sa sœur et quelques autres camarades n'avaient pas cette même gêne. Visiblement, les paroles de Hiro avaient fait voler en éclat les quelques réserves timides que d'autres éprouvaient. La présence des enfants avaient quelque chose de merveilleux. Sans qu'il n'en ait conscience, l'homme se détendait, se laissait aller à des sourires plus francs qu'il échangeait bien volontiers avec ces derniers. Hù se faisait aussi patient que possible. Compatissant, Dohko finit par demander aux gamins de laisser un peu plus d'air à l'animal, bien heureux de pouvoir s’échapper un moment de leur emprise diabolique. Même si il n'était pas méchant, il demeurait un tigre. Visiblement, ces enfants venaient de tout horizons, ce qui ne l'étonnait que peu au vu de la diversité ethnique qui demeurait dans le Sanctuaire de la divinité de la Sagesse. De ce qu'il en avait vu pour l'heure tout du moins.

L'agitation qui régnait l'empêchait de penser à sa propre fatigue qui commençait déjà à poindre. Son corps n'avait plus l'habitude d'être autant sollicité mais il l'ignora pour ne serait ce que partager quelques instants doucereux avec ces enfants. Finalement, ce n'était peut être pas une mauvaise idée que de venir dans un tel lieu. Son regard s'attarda sur la silhouette de l'adolescent prénommé Genbu qui éveillait en lui un sentiment particulier. Non pas que sa méfiance le blessait, loin de là, mais c'était une impression bien plus subtile et évanescente qu'il ne parvint à pointer du doigt. Son examen vague ne parut que renforcer la méfiance de ce dernier.

Un problème ?

Le chinois sourit avant de secouer la tête.
Pas du tout. Je me disais juste que tu as un nom plutôt intéressant.
Ce dernier se renfrogna immédiatement, froissé pour une raison obscure avant que sa petite sœur ne vienne à la rescousse de l'adulte prit au dépourvu.
Genbu aime pas son prénom parce que c'est notre Papa qui nous l'a donné.
Yin ! La petite grimaça à son adresse, lui tirant la langue avant de se retourner sur Dohko. Moi j'aime bien, et puis Dohko aussi c'est joli !
Un sourire s'attarda sur le visage de l'ancienne balance alors qu'il s'agenouillait devant elle pour se mettre à sa hauteur.
Tu as bien raison d'aimer ce prénom. Genbu est une créature extraordinaire dans mon pays. Il représente l'immortalité et porte le monde sur son dos. On l'appelle aussi Xuanwu, le guerrier noir.
C'était là une connaissance dont il n'avait nul souvenir mais qui visiblement, hantait son esprit. La gamine eu une expression surprise avant de se détourner sur son aîné avec un air fière.
Tu vois qu'il est bien ton nom !

Le jeune homme n'eut pas le temps de répliquer que Lya arriva sur ces entre-faits, demandant au saint noir de rejoindre Mashia – enfin, Hiro en réalité. Le tigre s'était déjà éloigné pour rejoindre la cuisine, fuyant visiblement la masse grouillante d'enfant avec une certaine réussite. C'est avec un sourire amusé qu'il confia la garde des petits à la jeune femme – ainsi qu'à l'adolescent qui visiblement, s’acquittait également de cette tâche avec sérieux.

Nul besoin qu'on ne le guide. Quand bien même son cosmos n'était qu'une flamme vacillante pour l'heure, il parvenait malgré tout à ressentir vaguement l'aura des autres – et Hù lui, avait un odorat suffisamment développé pour qu'il les sente. L'animal gronda doucement, ses oreilles se couchant contre son crâne, visiblement contrarié. Il accéléra.

Il entendit. Une partie seulement du discours de l'ancien saint qui faillit le figer. L'animal lui, ne prit pas la peine de s'arrêter, entrant dans la cuisine sans éclat si ce n'était le violent coup d'épaule qu'il donna au géant en se dirigeant directement vers Mashia, s'éloignant le plus possible de ce dernier. Lui avait tout entendu et il offrit au guerrier un regard presque hostile, si ce n'était déçu. Dohko lui, n'éprouvait pas ce genre de sentiment. Il comprenait. Il ne comprenait que trop bien. Son regard s'attarda un instant sur ses mains. Éclat écarlate. L'homme ferma les paupières, serrant les poings. Il ne laisserait pas ça arriver de nouveau. Il ne pouvait le promettre, lui même ignorait si l'emprise de Pséma était bien délité mais... Il s'avança, rentrant dans la pièce sans hésitation. Sur son visage, l'amusement n'était plus, seul le sérieux demeurait lorsqu'il croisa le regard de Hector. Il avait fait une promesse à la jeune femme, n'est ce pas ?

Je ne sais pas de quoi l'avenir sera fait. Mais si il s'avère qu'une situation pareille arrive de nouveau, je ferai en sorte de retourner mes propres armes contre moi si il le faut. Je lutterai. Je ne veux plus avoir le sang d'un être cher sur les mains, il n'en est pas question.

Il sourit, allégeant quelque peu ses paroles en venant passer sa main dans sa chevelure désordonnée.

Enfin, ça vaut ce que ça vaut, mais je ne veux pas revivre une situation semblable. Une fois, c'est déjà une fois de trop.

C'était suffisamment douloureux. Suffisamment horrible et angoissant. Cruel. Pséma avait piétiné son cœur et son âme même de chevalier ce jour là, bafouant son devoir, sa raison d'être pourtant, il ne voulait pas que ce dernier ne brise ce qui persistait encore en lui. Malgré cette mémoire tronquée.

Je voulais m'excuser. Ça fait longtemps que je ressens ce besoin. Mashia me dit à chaque fois que ce n'est pas utile mais je pense que c'est important. Ça ne changera pas le passé, ce qu'il s'est passé ce jour et par la suite mais, c'est un premier pas.

Il secoua la tête, se sentant quelque peu stupide à déblatérer autant d'ineptie à la minute mais fut au moins rejoint par Hù qui lui offrit le réconfort de sa présence contre ses jambes. Le saint se détourna sur la demoiselle après un sourire pauvre.

Tu as besoin d'aide ?
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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Sam 28 Juin - 20:25




Mashia Mokushi



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Le Cœur d'une Mère




Oups. Le géant à la peau mordorée se serait-il laissé emporté en exposant ainsi ses craintes et ses ressentiments ? Non, pas aussi néfastes étaient ses sentiments envers Dohko, celui qu'on disait être un traître. Mais cela, les mauvaises langues ne faisaient que le murmurer. Comment oseraient-ils s'exprimer comme Hector venait de le faire ? Avaient-ils une fille à protéger du garçon ? Il y avait une part de malaise qu'il ne pouvait refouler et il n'avait fait que le dire à sa fille. Prudence est mère des sûretés. Bien qu'il savait pertinemment que sa fille ne l'entendrait pas de cette oreille. Quand il fut bousculé par Hù, Hector se mordit la langue. Il suivit des yeux l'animal en faisant une tête qui en disait long. La mine basse, les lèvres pincées, les bras derrière le dos, il bougeait du bout du pied un objet invisible. Avant de faire face à Dohko qui entrait lui-même dans la cuisine.

« Dis, petit … on ne t'as pas dis que c'était pas bien d'écouter aux portes ? » laissa t-il traîner sur un ton faussement boudeur en se grattant l'arrière du crâne. Avant de balbutier. « Pardon p'tit gars. »

Prit comme un enfant sur le fait, le vieil Ours du Sanctuaire grommelait à l'instar de son animal totem en s'essayant à ne pas couper la parole de l'Ancienne Balance. Mais il n'aimait pas du TOUT la situation dans laquelle il s'était lui-même plongé. Peut-être aurait-il mieux fallut se taire en fin de compte. Car en énonçant une … vérité, le géant au cœur d'or venait de rouvrir une blessure douloureuse, et récente. Il s'en voulait pour sa maladresse et cela se lisait sur son visage constellé de rides.

« T'excuses pas gamin, c'est à moi de le faire. Ah ah, faut croire qu'on se refait pas, je suis un vieux grincheux un peu trop protecteur et au cœur fragile. C'est que tu m'avais flanqué une sacrée frousse au Japon. Mais … enterrons la hache de guerre, j'veux pas qu'on me prenne pour une de ces mamies aigries et revêches, d'accord ? Allez, donnes moi ta mimine. »

Hector s'approcha du jeune homme pour lui octroyer une « petite » claque amicale dans le dos avant de s'esclaffer. Devenant plus sérieux, il tendit l'une de ses immenses paluches vers Dohko, le gratifiant d'un regard paternel dont il avait le secret.

« L'avenir est incertain, mais l'amitié, la vraie, elle, est éternelle ! »


Le soudain sérieux de son père adoptif entraîna chez Mashia, une hilarité qu'elle ne sut réprimer. Ce côté solennel et décalé allait si bien à la situation que la Sainte ne put s'empêcher de rire. Ce bon vieux Hector ne manqua pas de s'en offusquer en marmonnant dans sa barbe, sa mauvaise humeur.

« Pardon, excusez-moi. »
fit-elle tout simplement en se redressant avec l'aide de la petite Lya, un peu perdue dans cette scène mi sérieuse, mi familière. « C'est un très joli tableau, merci Hector … Dohko. »

Ses yeux turquoises s'attardèrent sur la silhouette de son ami d'enfance. Elle se demanda subitement si un jour, il lui serait donné de se souvenir. De se souvenir tout à fait de qui il était ou, comme il le suggérait, ne reviendrait-il pas tout à fait lui-même ? Lui-même. Comme cela sonnait étrangement. Parce que pour la belle, il était Dohko, juste Dohko.

« Tu es juste Dohko. »
répéta t-elle à haute voix sans s'en rendre compte. « Oh ? Oui, finissons de préparer le déjeuner des enfants. Si tu pouvait les réunir pour les attabler dans la grande salle, je t'en serais reconnaissante. Même si … »

Un sourire étira ses lippes, un sourire qu'on ne lui connaissait que très peu. Un sourire plein de malice. À ces mots, à peine furent-ils prononcés, qu'une dizaine d'enfants se faufilèrent dans la cuisine, passant sous les jambes d'Hector, de Dohko, se ruant dans celles de Mashia, la sollicitant, certains de baisers, d'autres de divers attentions qu'elle seule, semblait pouvoir leurs donner. Par habitude ? Sans doute. Et toujours ce même air attendrit sur son visage de porcelaine. Elle les aimait, chacun d'entre eux, tous, sans distinction.

N'avait-elle pas le cœur d'une Mère ?








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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Dim 29 Juin - 12:25

Désolé. Ce n'était pas intentionnelle.

Furent les premières paroles que l'ancien prisonnier lâcha devant la mine pour le moins boudeuse – ce qui aurait pu être drôle dans d'autre circonstance – de son interlocuteur premier. Dohko se permit pourtant un sourire, léger, presque évanescent mais ce dernier ne s'attarda pas longtemps sur ses lèvres.

Je me suis fait peur, aussi, avoua t-il en toute honnêteté, sans vraiment prendre conscience avant qu'il avait réellement éprouvé ce sentiment ce jour là – peur de perdre, peur d'échouer, peur de sombrer, peur de trop de chose qui, aujourd'hui encore, hantait en partie son cœur. Son aîné n'avait pas à s'excuser non plus, mais il le laissa faire, tout comme ce dernier avait malgré tout accepté ses quelques paroles. Et ce fut un sourire plus franc qui vint s'insinuer sur ses lèvres à la mention de cette expression usuelle de paix. Vacillant sur ses jambes après la nouvelle tape dans le dos de son comparse – il devait vraiment récupérer la pleine mesure de ses capacités, cela commençait à l'agacer d'avoir un corps si faible – il n'hésita nullement à serrer la main de l'ours avec ce qui s'apparentait à un sourire franc.

C'est quelque que chose que je ne suis pas près d'oublier.


Même si il les avait oublié, eux, ses anciens amis – ses amis tout court corrigea t-il intérieurement – étaient là et n'avaient pas hésité à lui tendre la main. Malgré tout. Alors il ne pouvait qu'acquiescer aux paroles du mentor de son amie. Le rire de Mashia ajouta par ailleurs, une touche de joie bienvenue après ce déballage à cœur ouvert qui faillit devenir contagieux au vu du caractère bougon du père adoptif. Hù aurait presque pardonné au vieil homme, mais quand bien même le caractère du tigre était presque semblable à celui de Dohko, il demeurait un peu plus rancunier que ce dernier – cela lui passerait d'ici la fin de la journée, ce n'était là qu'une fierté un peu mal placé. Et l'éclat de joie de la demoiselle était bien trop précieux pour l’entacher du mauvais caractère de l'animal. Nullement affecté par cette moquerie apparente, l'ancienne balance se permit un sourire amusé avant que cette dernière ne prononce son prénom. Surpris, il le fut par la suite, quand cette dernière prononça cette simple phrase qui signifiait tant pour lui. L'émotion étreignit son cœur alors que son regard s'emplit d'une certaine tendresse envers cette sainte à la chevelure de feu.

Merci.

Sa voix n'était qu'un souffle ému, sans nul doute était ce quelque peu exagéré mais ces paroles le touchaient profondément. Qu'elles viennent d'elle ne faisait qu'en renforcer la porté. On lui avait répété tant de fois qu'il était Dohko, le chevalier d'or de la balance sans que cela ne soit une réalité pour lui que cette certitude ancré en lui se faisait dualité difficile à vivre. Dans l'ombre, il y avait toujours ce souvenir qu'il n'était plus, et il était plus compliqué encore d'accepter son propre manque lorsque les autres ne cessaient de le lui jeter à la figure, sans même y prendre garde. Ce n'était pas un reproche de sa part, loin de là, simplement un pesant constat. Aujourd'hui, il ne pouvait pas être un autre mais juste lui. Seulement Dohko, sans titre, sans souvenir d'avant mais avec d'autres qui, depuis, composaient son monde. Cela lui suffisait.

Et une tempête passa à peine la sainte eut elle terminée sa phrase, les enfants visiblement bien plus proche que prévu en profitant pour fondre sur la belle, heureux, ravis. Il ne put s'empêcher d'être lui même attendrit par la scène qui se déroulait sous ses yeux, semblable à une mère, elle offrait à chacun une petite attention qui ravissait les galopins. Il la laissa gérer, attendit de longues minutes que l'effervescence ne se calme enfin pour rajouter dans un rire.

Si vous avez faim, je pense qu'il faudrait mieux que vous laissiez Mashia terminer. Où est ce que vous mangez ?


La petite Yin – qui visiblement s'était prise d'affection pour l'ancien prisonnier – attrapa sa main et le guida avec entrain après un dernier câlin à sa mère de cœur. Certains suivirent, d'autres restèrent encore un peu dans les jambes de la Vierge avant de se faire ramener à l'ordre par Lya et son compagnon d'infortune, qui entraînèrent les derniers récalcitrants dans la salle du repas. Hù préféra rester au côté de Mashia le temps que cette dernière ne finisse les préparatifs, ayant selon lui suffisamment goûté à la présence des enfants pour le moment. Chacun savait quoi faire et Dohko se prit au jeu des gamins qui préparèrent la table et lui expliquèrent, tout fier d'enseigner des choses à un adulte, où se trouvaient chaque chose, comment ça se passait ici, dans l'orphelinat. Pour la première fois depuis son arrivé au Sanctuaire, l'ancien saint mangea avec appétit. Lui qui jusque là, s'était contenté du minimum pour survivre lorsqu'il était encore dans ses geôles. L'homme se sentait bien plus à sa place ainsi entouré et ne prenait plus même garde à ses moroses pensées évanouies. Ce repas était délicieux, a n'en pas douter le meilleur qu'il avait mangé jusque là, ce qu'il ne manqua pas de signifier à la dame à la chevelure de feu.

Les gamins curieux lui posèrent des questions auxquelles il répondait plus ou moins évasivement, mais il était agréable de penser à autre chose, de se défaire des entraves qui jusqu'alors, s'étaient imposées à son esprit. Si nombreuses et qui, en présence des enfants, semblaient presque s'envoler. Tout comme la journée qui fila à folle allure si bien que seul le déclin du soleil lui permit de s'en rendre compte. Assit en tailleur sur un promontoire de roche qui lui permettait d'observer les alentours, le saint noir réfléchissait aux paroles d'un des enfants à qui il avait demandé la date. Ce dernier l'avait observé avec des grands yeux surpris avant de lui énoncé le jour avec un rien de perplexité. Dohko ne put s'empêcher de sourire de nouveau en se souvenant de la mine déconfite du gamin en question, qui avait dut se demander de quelle planète venait cet homme bizarre.

Le 27 novembre...


Répéta t-il avec un rien de perplexité, également. Donc, si sa mémoire ne lui jouait pas davantage de tour, cela devait faire presque trois mois qu'il était arrivé ici. Et donc autant de temps qu'il était dans cette sinistre geôle. Cela lui paraissait presque invraisemblable. Lui qui avait été si longtemps coupé de la réalité du monde prenait à présent cette dernière en pleine figure, et il en était quelque peu décontenancé. L'homme soupira en détaillant le soleil déclinant avec un rien de lassitude, alors que ses doigts vinrent se perdre dans la fourrure automnale de son fidèle allié, allongé paresseusement à son côté. Une grimace vint s'insinuer sur son visage alors qu'il ressentait avec une certaine mauvaise humeur ses muscles hurler sous cette sollicitation excessive après tant de temps d'inactivité. Qui aurait put croire que jouer avec des enfants étaient aussi épuisant ? C'était la raison première de sa légère mise à l'écart – ça ainsi que les gamins eux mêmes qui commençaient aussi à sentir la fatigue poindre, pour les plus jeunes tout du moins. Il ne s'en plaignait nullement, bien au contraire même, cette première journée de liberté lui paraissait presque parfaite.

Le temps file à une allure incroyable... Des fois, j'ai l'impression que c'était hier que j'ai été entraîné ici alors que par moment, j'ai l'impression que ça fait une éternité que j'y suis. C'est assez déroutant, cette dualité... ça voix se fit plus murmurante, presque hésitante. Ce paysage me paraît familier...
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Mashia


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MessageSujet: Re: [Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]   Mar 8 Juil - 1:44




Mashia Mokushi



Les chroniques d'une fleur de Lotus -


Précieux




Deux mains vinrent enlacer les épaules de l'ancien Saint de la Balance. Avec douceur, celles-ci nouèrent avec attention, un châle chaud et doux. Les épaules drapées, et satisfaite de son œuvre, la jeune femme se redressa pour lui sourire à la manière d'une mère. Chaleureuse, Mashia l'était en toute circonstance. Elle l'avait vu sourire et rire, entouré de tout ces enfants. Ils avaient mangé, joué et rit ensemble de ce bonheur presque palpable, de cette douce candeur, loin des violences du Destin. Demain était un autre jour, il valait mieux profiter du moment présent. Tournant son regard pour observer l'horizon, la demoiselle eut un moment de mélancolie. Elle ne pouvait que trop bien comprendre ce qu'il ressentait. Tout comme lui, elle aussi était parfois désorientée, perdue, même ici à Rodorio. Il lui arrivait d'avoir encore des pertes momentanées de mémoire et cela affolait son cœur.

Non, elle ne voulait plus rien oublier.

Sa main rencontra le pelage du tigre. Celui-ci se laissa faire, comme habitué de ces caresses intempestives. Finalement, Mashia se détourna de ce spectacle qu'elle avait déjà vu cent fois. Non.

« Chaque coucher de soleil est unique, il me rappelle que nous faisons parti d'un tout, d'un ensemble bien ordonné. Il m'apaise, le plus souvent. »

Le silence s'installa de nouveau entre eux. Beau, que rien ne semblait vouloir briser. Pensive, Mashia finit par s’asseoir dans l'herbe, faisant fi des recommandations d'Hector concernant le bon entretien de ce kimono tout neuf qu'il avait acheté rien que pour elle. La Vierge l'entendait déjà grommeler, au loin et cela la fit rire.

« Tu ne devrais pas être angoissé par la perspective de redécouvrir ce que tu connais déjà. Même si … j'appréhende un peu moi aussi de devoir y faire face. Mais nous avons un cœur fort, le cœur des hommes. Nous saurons nous relever pour faire face, comme à chaque fois. Le plus important est de continuer à avancer vers ce soleil. »

Sa main se tendit vers le firmament, là où les étoiles ne tarderaient pas à briller, et à les veiller. Comme chaque soir. « Si proches et si lointaines en même temps … » susurra t-elle. « Un peu comme ... »

La jeune femme s'arrêta là, dans son élan, comme si quelque chose l'avait frappé. Immobile, le regard indéchiffrable, elle finit par briser ce masque étrange d'un doux sourire sincère.

« Ne pas avoir peur. »

La jeune femme se releva et lissa le tissu de son kimono. D'un pas lent, elle brisa la distance qui les séparait encore et inclina légèrement son buste pour déposer un baiser sur le front du garçon.

« Je viens de me souvenir d'une chose. Une chose précieuse. Et c'est cette image de deux enfants auprès d'un géant et d'un dragon d'émeraude qui s'embrassaient ainsi qui me confirme aujourd'hui ce que je savais déjà. »

Mystérieuse, la belle s'éloigna de quelques pas, lui faisant dos avant de se retourner, sa chevelure soulevée dans un même temps par une légère brise tiède. « N'oublie plus Dohko, ne souffre plus de cette dualité qui t'entraves encore et envoles toi. Souviens toi comme moi, de ce qui t'es précieux. »

Il était un enfant sauvage, il était un homme, il était juste Dohko … la perle de son enfance.

Fin.








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[Novembre 1754] L'éclat de la liberté [Pv Mashia]

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