RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.

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Celsius


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MessageSujet: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Mer 4 Juin - 7:40

:: L'Enterrement des Sourires :.

Exact. Je ne sais pas qui tu es et je me fiche bien de le savoir. Les morts n'ont plus besoin de noms. Ne compte pas sur moi pour graver le tien sur ta tombe.
Mary lui aurait « longuement » parlé de lui ? Une phrase bien énigmatique, d'autant qu'il voyait mal dans quel contexte sa belle se serait entretenue avec cette sombre engeance à son sujet. Néanmoins, il serait toujours temps de faire lumière sur ces zones d'ombres une fois le serf du Dieu des Enfers remis à sa place – six pieds sous terre. Partant de ce principe, il ignora le reste de son laïus pour l'essentiel, le prenant pour de la vulgaire provocation. S'il nourrissait l'espoir de lui faire perdre ses moyens, encore lui faudrait-il se lever de bonne heure. Déchiffrer ce que son regard avait à dire devait être trop élaboré pour un monstre né des profondeurs de la terre qu'il n'aurait jamais dû quitter.
J'ai déjà tué un de tes camarades autrefois. Minos du Griffon a péri de mes mains, et c'est ton tour à présent. Si tu en as jamais l'occasion, préviens le Garuda que son tour viendra.
Oui, il n'aurait pu être plus en rage qu'en trouvant ce diable en faux costume d'homme à proximité de celle qu'il aimait, la menaçant – qu'est-ce que cela aurait pu être d'autre ? - de tous les maléfices que renfermaient leurs âmes ensorcelées. Ces vies impies qu'il lui incombait de briser jusqu'à la dernière. Celsius se sentait revenir en arrière, retourner à cette époque où il éprouvait la chaleur et le poids de son armure pour la toute première fois. Ce qui aurait pu, dû être son jour de gloire n'avait finalement pas été aussi brillant qu'il aurait pu l'espérer. Mais la maudite présence de la Wyvern ici-bas était une opportunité lui ouvrant les bras – la meilleure qu'il aurait jamais de se rattraper. Bien qu'aveuglé par la colère, il entendit la Sirène Maléfique l'appeler...
Ne t'en fais pas. Ce sera vite terminé. répondit-il sans la regarder en face.
Il ne voulait rien perdre de cette détermination qui lui avait tant manqué ces dernières années. Si prétentieuse qu'elle puisse paraître, cette fine analyse était avant tout d'une lucidité que nul n'aurait pu contester. Soit son état le rattrapait avant qu'il n'ait pu en finir, soit il exécutait son adversaire encore plus brièvement. Ce n'était certes pas une victoire assurée, mais pour avoir longuement travaillé sa puissance de frappe, le Saint des Poissons savait pouvoir s'en remettre à elle pour ne pas le décevoir. Son objectif premier avait depuis toujours été de réduire autant que faire se peut la durée du moment pendant lequel les civils seraient en danger. En finir dans le temps d'un battement de coeur sans qu'ils aient pu être menacés.

Mais.

La technique de combat traditionnelle des Chevaliers d'Or des Poissons à travers les âges était résolument versée dans l'affrontement à distance. Et si la discipline était une vertu qu'il respectait de tout son être, il sentait du plus profond de celui-ci que l'heure était venue d'y faire une infraction au mépris de toute prudence. Au vu de son gabarit, il se devinait aisément que les aptitudes de la créature du sombre monarque pour le combat rapproché ne devait guère laisser à désirer... Ce qui ne résorba ni n'amoindrit en aucune manière l'élan qu'il mit dans son uppercut en le lui décrochant en pleine mâchoire. L'énergique crochet du droit qui prit sa suite directe ne flancha pas davantage.

Sans qu'il sache pourquoi, le Chevalier des Fleurs était convaincu qu'il aurait une joie féroce à voir le visage trop humain de ce être de cauchemar se déformer sous ses coups. Du bout de ses doigts enfin détendus jaillirent deux traits presque aussi noirs que le Surplis de son vis-à-vis, qui se révélèrent être une paire de roses piranhas. Puissent-elles lui crever les yeux pour ne laisser que le vide à la place de ce regard qui jamais n'aurait dû obtenir le droit de se poser sur le monde. C'était en tout cas là qu'il les envoyait. Mettant un terme à cette ruée qui n'avait rien en commun avec ses bottes habituelles, le dernier rempart dans la montée des Maisons du Zodiaque expédia son genou à la rencontre de ses côtes.

As-tu déjà été pris au piège d'un nid de ronces ? CRIMSON THORN !

Son cosmos doré s'alluma comme un vrai feu de joie. Il sema des étoiles dans son sillage alors qu'il reculait d'un pas abrupt, laissant son empreinte dans un sol déjà défiguré. Si l'on pouvait dire de son aura qu'elle était comme un univers miniature, étincelant de mille feux tout autour de lui, les javelots écarlates qui en tirèrent leur force en étaient les astres sanglants, semblables à autant de comètes rouges prêtes à s'abattre sur leur seul et véritable ennemi. Sa main pointa vers lui en signe de commandement et les roses rouges s'élancèrent jusqu'à la dernière en direction de ce noir dragon dont sa princesse était captive. C'était cependant bien la première fois que l'une de ces chimères succomberait, à sa connaissance, dans un océan de roses...
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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Mer 4 Juin - 18:50

Voici donc l’un des célèbres chevaliers d’or d’Athéna. J’avais déjà croisé le premier gardien, celui du Bélier. Et le moins qu’on puisse dire c’est que les deux hommes étaient aussi opposés que le jour et la nuit. Celsius faisait preuve d’une soif de combat aveugle pathétique. Plus je l’observais, plus une évidence se faisait corps en mon esprit : J’avais face à moi un homme frustré qui ne cherchait qu’un exutoire pour exprimer son malaise. La simple vue de mon surplis lui servait de prétexte et les tentatives de raison de Mary n’y ferait rien. Il ne voulait pas comprendre, analyser, saisir le lien qui m’unissait à la jeune femme. Or, je ne comptais pas faire office de brebis sacrifiée à l’aveuglement d’un saint. Malgré son apparence précieuse, ce dernier se rua sur moi d’un bond dont je saluais la vivacité. Enchainant coups vifs et usage de ses roses, Celsius tenta de me prendre au dépourvu. Une tactique audacieuse et susceptible de lui offrir un avantage évident contre un adversaire peu aguerri. Mais je demeurais l’un des trois juges des enfers. J’avais toujours bénéficié d’un sens du combat inné et d’un esprit capable d’analyser un en éclair chaque mouvement, chaque respiration, chaque expression de celui qui s’opposait à moi. Le regard brillant de lucidité, j’encaissais volontairement ses coups physiques pour évoluer sa force physique et son potentiel de nuisance. Jugeant ses roses particulièrement mortelles, je laissais mon pouvoir primal se libérer. Un halo de flammes pourpres vint nimber ma silhouette en un instant, brûlant chaque projectile qui jaillit vers ma personne. Quelques pétales calcinés flottèrent paresseusement entre Celsius et moi avant de se désintégrer, rongés par les flammes de mon cosmos.

Mû du Bélier s’est montré bien moins agressif que toi, lors de notre première rencontre. Es-tu une exception parmi les chevaliers d’or ou tes pairs sont-ils affligés de la même sauvagerie que celle qui te guide ?


Usant de ma vitesse surhumaine, l’un de mes points forts, je disparus à la vue du chevalier pour réapparaitre dans son dos. J’enchainais alors coups de poings meurtriers et jets de flammes pour harceler Celsius et le contraindre à adopter une attitude défensive. La danse de mort que j’entamais, couplée aux effets pyrotechniques, pouvait offrir un spectacle martial quasi-artistique. Mais cela n’enlevait en rien le danger de mon assaut. Je n’avais aucune haine pour cet homme. Juste une terrible colère non contre sa personne, mais pour le mal qui le rongeait et qu’il avait transmis à Mary, entrainant une série de souffrances abjectes à ma malheureuse amie. D’un battement d’ailes, je propulsais Celsius en arrière avant de le projeter dans une tempête, symbole de ma combativité.

Que m’importe tes victoires passées. Tu pourrais éliminer le griffon cent fois, mille fois qu’il reviendrait te narguer avec le même plaisir. De toute manière, tu finiras toujours par croiser notre route, Pisces. Le jour de ton trépas.



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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Dim 8 Juin - 11:03

:: L'Enterrement des Sourires :.

La gerbe de flammes dans laquelle disparurent ses roses ne le fit pas même sourciller.

Est-ce qu'en agissant ainsi, il espérait le décontenancer ? Si tel devait être le cas, il était bien loin du compte. Ces roses étaient le produit de son cosmos ; il pouvait en créer à volonté. Viendrait un moment où même le feu ne brûlerait plus et où ses fleurs pourraient renaître même sur un sol infertile et calciné. Il triompherait, quel que soit le temps que cela prendrait. Du moins était-ce ce qu'il se serait dit dans son état normal, quand bien même il encaissait mieux la douleur qu'il ne le pensait.
Mais le Saint des Poissons n'avait certainement pas l'intention de se lancer dans une bataille d'attrition. Ce serait bien trop lent, bien trop long. Mary était là, à n'attendre que lui. Pour son bien, pour la mettre en sécurité, il devait se défaire au plus vite de ce monstre noir qui appartenait à la nuit – avant que celle-ci ne jette sur eux les ombres du royaume de ses peurs. Son adversaire le questionna au sujet de Mü ; d'une chiquenaude, le Roi des Ronces évinça la question.
Je suis moins gentil que lui.
Cela ne tenait qu'à ça, quoi que l'on en dise. Qu'à ce seul, fragile fil du destin.

Si le Chevalier du Bélier se voulait tolérant envers les Spectres pour en avoir un au sein même de sa propre famille, ce n'était pas son cas. Et ce quel soit le respect qu'il avait pour Caeron. Ce n'était pas ce qui lui ferait considérer ses semblables d'un autre oeil – et rien ne le pourrait. Car autant sa compassion envers les hommes ne faisait aucun doute, aucun il n'en avait pas la moindre pour ces aberrations dépourvues de toute âme – car c'était là la vision qu'il en avait, et sans l'ombre d'une nuance. Prendre l'initiative ne lui avait pas profité autant qu'il pourrait l'espérer, mais lui conférait tout de même un avantage stratégique ne demandant qu'à se développer. Puisse cela durer jusqu'à ce qu'il ne reste plus de cette engeance démoniaque que les cendres qui l'avaient vu naître et pousser son premier cri de mort.
Si tu renais milles fois, je n'aurai alors qu'à te tuer une fois de plus. J'ai bien assez de roses pour couvrir toute la surface de cette planète de vos carcasses putréfiées s'il le fallait.
Et en voici la preuve.

Les rangs serrés d'un bataillon de roses piranhas jaillirent de ses doigts lorsque son adversaire fonça vers lui, moins pour le ralentir dans sa course que pour ne pas lui laisser une chance de les esquiver s'il voulait mener à bien sa riposte superflue. S'engager sciemment dans une joute de proximité remettrait en doute sa supériorité dans cette commotion, mais il devait prendre ce risque pour être sûr de ne laisser cette fois à la Wyvern aucune chance de se défiler. Avoir à compter sur ses poings était à peu de choses près la pire chose qu'il puisse lui arriver – guère parce qu'il ne savait les agiter, mais parce qu'il perdrait alors tout contrôle sur son poison et sa propagation. En revanche, fondre sur lui était tout aussi stupide, sinon suicidaire ; si venin il y avait, il serait on ne peut mieux placé pour y goûter le premier.
Je suis ta mort et ta désolation. Je suis ta ruine et ta destruction. Déteste-moi de tout ton être, hais-moi comme t'ont haï tous ceux que tu as privé de leurs derniers instants et de leur ultime soupir. Je veillerai à te faire rendre gorge pour que tu recraches tous les cris d'agonie dont tu t'es nourri jusqu'à ce qu'il n'en reste plus un seul. Tu es une bête et je suis le chasseur...
Son regard se planta dans le sien aussi sûrement qu'un trait assuré transperce sans faillir le flanc de l'animal que l'on pourchasse. Les blizzards du grand nord y hurlaient désormais à plein poumon, soulignant la profondeur de faire disparaître leur ethnie, s'ils étaient vraiment dignes d'une telle appellation, de la surface du globe – et même de ses profondeurs les plus secrètes. Il n'y avait pas de place pour eux en ce monde qu'ils avaient quitté et qui les avait abandonnés en retour. Leur existence en elle-même était une aberration, qu'il leur incombait de supprimer afin de préserver l'équilibre par trop vacillant entre « leur » univers et celui d'une humanité bien insouciante en comparaison.

Arbhaal avait déjà dû s'en rendre compte, mais sa fureur n'était qu'un faux semblant destiné à tromper, une image mensongère. Chacun de ses gestes, de ses coups était on ne peut mieux contrôlé, calculé et affûté pour en faire une arme mortelle. Le genre de prouesse dont n'était capable qu'un homme à la tête parfaitement froide, si chaud que son sang puisse paraître d'un oeil extérieur. Non, la seule chose qui le réchauffait – et encore, ce n'était guère que son coeur – était l'idée d'envoyer bientôt ce damné retrouver son seigneur et maître au fond de l'abîme dont il s'était extirpé pour venir ramper à l'air libre.
Navré de te décevoir, mais la mort ne m'aime pas. Tu partiras avant moi.
Suivant le cours du vent comme on valse au rythme d'une musique lancinante, il esquiva d'un rien chacun des coups que sa proie voulut lui porter, le lui rendant la seconde d'après sans hésiter. À en croire le déplacement d'air qui lui parvenait de chacun de ses essais infécond, son bouc émissaire disposait d'un poing aussi dévastateur que le laissaient deviner ses dimensions, mais quelle importance si pas un seul n'arrivait à le toucher ? Lui en revanche ne se gênait pas pour profiter de ce que le Juge n'ait le temps de ramener sa garde pour frapper de plein fouet, s'armant de ses noires alliées pour percer sa cuirasse et faire le rouge du sang couler.

Faire fi de la tempête fût plus malaisé, mais c'est sans que ses plaies y gagnent en gravité que Celsius s'en délivra pour mieux contre-attaquer. Rouge était cette fois son fer de lance, et légions étaient ces dernières. Plus rouge que ne le serait jamais le coeur noir qu'il s'efforçait d'arrêter. Suivie d'une trainée dorée d'astres en fusion qui donnait à son armure tout son éclat, il se posta dans son dos pour s'en affubler, contraignant son corps brisé à une vitesse qu'il ne pouvait supporter afin de rompre ces ailes qui lui causaient tant de tort. Qu'au moins se répandent sur le sol ses plumes arrachées et que plus jamais le dragon ne s'envole à tire d'ailes du caveau au fond duquel il aurait bien mieux fait de demeurer pour le reste de l'éternité.
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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Mer 11 Juin - 18:34

Malgré son teint maladif et les stigmates d’une maladie qui le rongeait lentement mais surement, mon adversaire parvenait à donner le meilleur de lui-même. La rapidité de ses mouvements n’avait rien à envier à la mienne. Malgré les circonstances cruelles, je devais bien avouer que ce combat était palpitant. Mon sang de guerrier battait à mes tempes à la vue du ballet guerrier que nous offrions, en un duo endiablé. Pour chacun de ses coups, mon poing ripostait, mes flammes meurtrissaient sa chair mortelle. Son armure d’or ne le protégerait pas toujours de la morsure du brasier qui saturait mes veines. Il était poison de mort, j’étais feu de l’enfer. Sa colère me surprenait toutefois. N’étais-ce pas cet homme qui avait mis la vie de Satine en danger ?! Pour un peu, j’avais le sentiment qu’il me considérait comme coupable de la mort lente de la sirène. Ou peut être le simple fait d’être un spectre faisait de moi une cible, sans distinction de mes actes réels. En ce cas, l’intolérance de ce chevalier d’Athéna n’allait pas m’encourager à considérer cette caste sous un œil plus favorable. Machinalement, mon regard se tournait régulièrement en direction de Mary. Vu son état de faiblesse, je ne tenais pas à ce qu’elle soit prise dans les conséquences d’un tel déchainement de cosmos. C’est là que je commis une erreur. En voyant un homme s’emparer de mon amie pour l’entrainer au loin, je restais saisi l’espace d’une seconde. Un temps amplement suffisant pour un adversaire aussi doué que Celsius pour faire fi de mes défenses. La morsure de son assaut me fit grimacer, alors que je retenais un cri de dépit et de souffrance. Bon sang ! La vie de Mary se volatilisait de seconde en seconde. Je ne pouvais pas me laisser retarder par Celsius.

Ne te rends tu pas compte du danger que tu as fait courir à Mary ?! Connais-tu un remède à ton poison ? Elle se meurt par ta faute ! Même si je dois t’extirper ce que tu sais par la force, je te ferais parler !

Il était temps de passer à la vitesse supérieure. Voyons voir si Celsius supportait la fournaise de mon cosmos ! En un battement de cils, je me volatilisais pour réapparaitre devant lui. La seule proximité avec le halo de flammes qui me nimbait, devait être un supplice. Les dalles même fondaient sous l’impact de mes pas. Je me ruais sur Celsius pour l’entrainer dans une valse de mort dont le crescendo fut une véritable explosion de magma sombre. Je sentais ma frustration prendre le pas sur ma retenue initiale. Puisque ce chevalier d’or ne désirait pas entrouvrir la porte de la diplomatie, je n’allais pas retenir mes coups. Bien que blessé par son dernier assaut, je parvins à me stabiliser sur le sol. Mon cosmos s’intensifia alors pour saturer l’atmosphère, montrant l’étendue de la puissance brute du juge de la violence. Qu’il en soit ainsi…

GREATEST CAUTION


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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Lun 16 Juin - 21:46

:: L'Enterrement des Sourires :.

La puissance s'était emparée de lui plus qu'il ne s'était emparé d'elle. Le cosmos courait dans ses veines aussi vivement que s'il avait été frappé par la foudre. Ses muscles se déliaient sous son action. Ses blessures, même les plus graves, se faisaient plus légères à un point tel qu'il aurait pu croire les avoir rêvées. Même si nos corps sont brisés, le cosmos, lui, est immortel. Une phrase dont il n'avait jamais autant compris le sens qu'à cet instant, et qui n'était pas sans lui prodiguer de nombreux bienfaits. Acculé par sa propre agonie, il gagnait en force et en rapidité plus que ce n'avait jamais été le cas.

Avoir quelqu'un sous sa garde lui permettait d'aller encore au-delà. Il ne savait combien de temps son existence moribonde le supporterait, quand expirerait cette vie grelottante qui était la sienne, mais au moins ne tomberait-il pas sans avoir la certitude qu'il aurait tout donné. Le Roi des Ronces ne voyait plus son sang, sa chair et ses os que comme autant de vaisseaux d'un potentiel illimité. Cette énergie avait beau ne pas être la sienne propre – au sens où il l'empruntait à un univers qui aurait tôt fait de la lui reprendre – mais c'était déjà plus qu'il n'en pouvait espérer. Une meilleure fin que celle qu'il estimait être en droit d'attendre.
Tu es bien naïf si tu penses que je vais révéler à quelqu'un comme toi le secret de mes techniques. Es-tu à ce point dépourvu d'honneur pour me les demander directement ou est-ce parce que tu te sais déjà condamné ? Quoi qu'il en soit, économise ta salive, car rien ne saurait me forcer à t'épargner.
Pas même la mort. Arbhaal confirma effectivement en savoir un peu trop long au sujet de Mary pour que ce soit innocent, mais le Saint des Poissons ne se posa aucune question. Il était dans un état second et ne pouvait se permettre d'en sortir, car il n'aurait alors aucune garantie qu'il puisse y retourner. Pas avant que ce soit terminé. Que le voile blanc de la mort ait couvert le regard bien trop sombre de cet évadé de l'éternel sommeil. Même s'il l'avait voulu, il n'aurait de toute façon pas pu lui répondre, ses expériences sur le sujet s'étaient soldées de façon bien peu concluante jusque là.

La réflexion n'avait toutefois pas lieu d'être : il était tout bonnement hors de question de faire part de ses résultats à un être qui serait un jour susceptible de les retourner contre lui. Même s'il avait horreur de l'admettre, la Wyvern avait raison quant au fait que le combat qu'ils avaient engagé ici n'était sans doute que le premier d'une longue série : ils se reverraient bien assez tôt. Toute précaution était bonne à prendre d'ici là, et garder autant de mystères qu'il le pouvait en faisait partie. Le Roi des Ronces s'occuperait très bien d'elle toute seule dès lors que l'endroit aurait été décontaminé de la présence de ce pantin décomposé.

Ni le froid ni la chaleur n'avaient d'impact sur lui. Passer de la brise glacée de son pays natal à l'étuve athénienne l'avait doté d'une résistance notable aux températures extrêmes et aux plus brutales variations. Mais c'était aussi et surtout que, même s'il n'en avait plus conscience sous l'intensité de son éveil, de sa transe de bataille, la sensibilité qu'il en avait était réduite à rien – ou presque – par l'état déplorable dans lequel il s'était mis. Il en eut bien quelques difficultés à respirer le temps que ses bronches s'adaptent à ce changement de climat, mais ce fut tout – à l'exception bien sûr de l'attaque qui déferla droit sur lui sitôt qu'il se fût adapté.
Une créature comme toi n'a pas sa place en ces lieux. Ni ici, ni ailleurs. Ce qui est mort est fait pour le rester, et cette règle est de celles qui ne devraient connaître aucune exception. Il n'est rien qui n'ait pas un début et une fin. Tout être se doit de savoir cela et de pouvoir l'accepter le jour venu. Pour ceux qui comme toi préfèrent ce sort pire que la mort à toute dignité, je n'aurai aucune pitié.
À contrecoeur, le Chevalier des Fleurs dut laisser son Armure d'Or absorber une bonne partie des chocs pour n'avoir pas à battre en retraite. Par bonheur, celle-ci avait été restaurée juste avant son départ et ne demandait qu'à prendre la mesure de sa solidité renouvelée - elle n'eut pas à s'en plaindre, puisqu'elle ne broncha pas. Bien que contraint de serrer les dents pour ne pas laisser s'échapper un filet de sang, Celsius apprécia de ne recevoir qu'une infime partie des dégâts. Quand le sol se mit à trembler et qu'un roulement de tonnerre lui vrilla les tympans en revanche, il n'eut d'autre choix que de lever les bras en bouclier... Et d'avancer.

Rester immobile, c'était mourir. Rester en place et consolider sa défense n'était pas une option. Il devait lutter, avancer à contre-courant. Rien n'aurait de toute façon pu le mettre à l'abri d'un souffle aussi dévastateur. Alors, tant qu'à devoir l'endurer dans sa pleine mesure et démesure, autant que ce ne soit pas en vain. Une frappe de cette ampleur en aurait réduit bien d'autres à l'impuissance, à l'inertie... Mais pas lui. Lui, il voyageait à travers l'onde, circulait dans la force brute, naviguait parmi l'éther. Son aura dorée continuait d'aller en s'intensifiant – d'enfler pour mieux le renvoyer en première ligne de son propre champ de bataille. Celui qu'il avait créé lui-même, de ces mains tant souillées.

Ses membres ne lui répondaient plus. Ils étaient les esclaves de sa volonté. Pour se donner les moyens de progresser, il les imaginait rattachés à sa conscience par des fils, les actionnant les uns après les autres. Son imagination les façonnait et son pouvoir faisait le reste. Pendant une brève seconde, il se demanda si c'était ainsi que le Griffon avait mis au point la technique dont il l'avait accablé au temps de jadis – même si la sienne n'était que pure pensée, forme donnée à un effort qu'il ne pouvait relâcher. Cependant, ceux qu'il était seul à voir, à concevoir et les siens n'avaient que peu en commun. Là où ceux de Minos avaient la mort pour seule parente, il plaçait sa vie et son avenir dans les siens.

Sa chair était en fusion quand il parvint à sa hauteur. Avoir reçu de plein fouet la surpuissance de l'attaque avait un bon côté : son adversaire ne s'attendrait point à le voir arriver. Une nuée de roses piranhas ouvrit le bal en venant tapisser le sol consumé de la noire livrée qu'aurait pu leur envier même le Surplis ici exposé. Ce qui ma foi tombait fort bien, puisque nombre d'entre elles prirent la direction de ses solerets dans le but avoué de les clouer au sol – et ce sans que la moindre métaphore ne vienne s'en mêler. À si courte distance, il ne pourrait faire autrement que de humer son poison à pleins poumons. Il aurait été bien trop bête de le laisser s'envoler...
À toi dont l'Enfer est le royaume et les Ténèbres le refuge, j'offre une vision personnelle... ROYAL DEMON ROSES !
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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Mar 24 Juin - 18:24

J’avais mis toute mon énergie, ma colère, ma fureur même dans cette attaque et, à ma grande satisfaction, le poisson n’en sortait pas indemne. Qui l’aurait pu ? Le cri de la Wyvern constituait une force destructrice ultime. Bien que conscient de mon inexpérience, je sentais que le potentiel de mon cosmos pouvait encore s’améliorer. Mais pour l’heure, mon adversaire en subissait déjà la morsure. Je n’en éprouvais nul remord tant son comportement et ses paroles me révoltaient. Et la légende faisait de ces individus des « saints » ? Pouvait-on croiser homme plus égoïste que ce Celsius ? J’en doutais fortement. Dévoré par sa haine des miens, par ses préjugés excluant d’emblée toute humanité en mon cœur, le douzième gardien refusait le dialogue qui aurait permis de nous soucier enfin de Satine. Je la sentais peu à peu mourir, se faner telles les roses de ce monstre à l’habit doré. Je me savais incapable d’abréger ce combat. Mes forces commençaient à décliner alors que mon adversaire, bien qu’affaibli, ne semblait pas susceptible de se rendre. Malgré la déferlante brûlante, il avançait vers moi dans une attitude bornée plus pathétique qu’héroïque. Un défenseur du bien et des opprimés ? C’était à mourir de rire. Comment allait-il réagir lorsqu’à la fin de notre combat, il tomberait sur le corps probablement déjà froid de notre amie commune ? Le danger me ramena vite à la dure réalité. Faisant fi de la terrible douleur qui devait meurtrir son corps, Celsius poursuivait sa marche. Mon esprit vif analysa immédiatement sa tactique. C’était un pari risqué mais potentiellement payant de sa part. User du court laps de temps entre la fin de mon assaut et une probable défense de ma part. Posté au plus près de moi, le poisson lancerait une attaque fulgurante pour m’ôter toute chance d’esquive. Sur un adversaire autre, cette audacieuse tactique aurait à coup sur fonctionné. Mais en l’occurrence, ma vitesse dépassa celle de Celsius. Il était temps de dévoiler toute l’étendue de ma vélocité réelle. Lorsque je vis le bras du poisson se détendre pour lancer son attaque, mon corps réagit par instinct. Mes ailes se déployèrent avec force pour me propulser dans les airs, évitant de peu les roses mortelles de mon adversaire. Je le vis se démener en vain, avant de poser le pied à terre, sur le marbre blanc qui se fissura sous l’impact.

Tu ne comprends rien… Je me moque bien de tes techniques, ou même de ta personne. Je veux juste sauver Satine ! Elle se meurt pendant que nous nous combattons !



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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Jeu 3 Juil - 11:46

:: L'Enterrement des Sourires :.

La douleur n'était pas partie, mais plutôt que d'y perdre en efficacité, le Roi des Ronces y puisa une énergie nouvelle, un surplus de rage mis au service d'une revanche à prendre. Contre les Spectres tout d'abord, bien évidemment, mais aussi contre la vie. Contre lui-même. Son corps tentait de lui imposer ses limites mais il les refusait, les rejetait impitoyablement à chaque fois qu'elles revenaient à la charge, continuant un combat qu'il n'aurait pas dû pouvoir gagner... Ne disait-on pas que c'était dans le dépassement de soi qu'un Chevalier prouvait sa vraie valeur ? Que c'était quand tout espoir semble perdu que sa lumière éclaire l'obscurité ?

Plus blessé que jamais auparavant, aux portes d'une mort qui guettait son retour avec grande impatience, dans un total oubli de soi, il se sentait plus vivant que jamais. Toute la hargne qu'il mettait dans cet affrontement lui redonnait vie, ravivant les braises d'une flamme qu'il aurait crue éteinte depuis longtemps. Celle de sa rage de vaincre. De sa rage de vivre. Le flambeau transmis par les générations passées, par tous ceux qui étaient tombés au combat et partis avant lui continuait de brûler au fond de son âme. Aujourd'hui enfin, alors que son existence était sur le point de s'achever, il s'en sentait le digne légataire.
Elle n'a pas besoin de toi.
Pas une seconde il n'avait détaché son regard de lui, mais cela ne l'avait pas empéché de lui décocher tel le trait le plus assassin qui soit cette incontestable vérité. Quoi qu'il soit venu faire ici et quels que soient les liens qui l'unissaient à elle, Celsius s'était aperçu au fur et à mesure des coups échangés qu'il n'en voulait rien savoir. Il n'avait pas besoin d'en connaître la teneur, car ils allaient disparaître avec cet être abject dont le seul mérite aurait été de ranimer en lui la flamme de la vie, la lumière de demain. Loin de se laisser incinérer par le brasier ténébreux, sa compagne dorée rayonnait de son éclat régénéré. Il leva la main à hauteur de son visage.
C'est pourquoi tu dois disparaître.
Entre ses doigts fleurissait une rose blanche, d'une pureté telle que les mots n'auraient suffi à la décrire. Si blanche et si belle que l'on aurait dit d'elle qu'elle n'appartenait pas à cette réalité – comme si elle existait sur un plan différent, imperméable aux vices et péchés de ce monde à la dérive. Une perfection telle que la Création elle-même en pâlirait, rongée par la jalousie, si elle n'était pas vouée à ne durer qu'un instant, une seconde perdue dans l'éternité. Fleuron de sa collection que cette rose sanguinaire, tueuse insensible, beauté fatale comme on n'en peut connaître qu'une seule avant de quitter cette Terre.

Élevant son cosmos à son zénith, il ne tint nul compte du sol sur lequel il se tenait, éventré par une puissance qu'il ne pouvait tolérer. Ne comptait plus que de donner la fin qu'il méritait à ce spectacle macabre qui n'avait déjà que trop duré. Le Chevalier des Fleurs n'avait pas de temps à perdre à jouer avec son adversaire, sans quoi ce serait pour une fois avec un plaisir non feint qu'il aurait prolongé son agonie. Contrairement à ses frères d'armes, Celsius ne se parait point d'honneur et de vertu, ne se voyant pour rien d'autre que pour ce qu'il était en vérité malgré lui : un assassin au service de la Déesse de la Guerre.

Quel mal y a-t-il à passer pour un monstre quand ce n'est que la stricte vérité ?
Vois cette rose blanche, Spectre. Regarde-la bien, car elle est la dernière chose que tu verras. Car bientôt elle dévorera ton coeur et boira ton sang jusqu'à la dernière goutte. Ce corps immortel dont tu es si fier sera-t-il toujours aussi vaillant une fois que tu n'en auras plus une seule dans les veines ? Je me flatte de connaître la réponse. Retiens bien son nom et ne le murmure qu'avec effroi, car c'est la dernière chose que tu entendras. On l'appelle Bloody Rose.
Qu'Arbhaal y ait ou non posé les yeux, ne serait-ce qu'un seul instant, il était déjà trop tard. La fleur avait quitté ses doigts dans le court laps de temps qu'il lui avait fallu pour proférer ce joli discours, sans qu'il paraisse avoir fait le moindre mouvement. Sa main occupait toujours le même espace, sans avoir l'air d'avoir bougé ne serait-ce que d'un seul millimètre, à ceci près qu'elles n'avaient plus rien à tenir en place. Son geste avait été si vif que lui-même n'avait pas pu le suivre du regard, mais son aplomb reconquis l'avait intimement persuadé de fonder une confiance aveugle dans ses talents de lanceur. Il n'avait pas été déçu. Droit au coeur.

Le rideau était sur le point de tomber sur ce dernier acte.
Un rideau écarlate.
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MessageSujet: Re: .: L'Enterrement des Sourires ~ CelsiusxArbhaal :.   Jeu 3 Juil - 18:10

La douleur physique s’avérait terrible mais si dérisoire face au sentiment d’injustice et de mépris qui me montait à la gorge à la vue de cet individu vil. Je ne pensais pas être un homme bon. Je n’avais pas cette prétention. Mais mon statut de spectre, de juge, n’avait en rien atténué mon sens de l’honneur, ma compassion envers les mortels. Certains étaient de véritables monstres, mais quelques autres, rares, se montraient sous un jour touchant. Satine appartenait à cette seconde catégorie, d’où mon affection sincère pour cette femme condamnée. Je m’obligeais à n’être guider par aucun préjugé, d’où mon respect envers Mû du Bélier, que j’aurais pourtant dû considérer comme un ennemi naturel. La justice ne connait ni bonté, ni malveillance. Elle observe froidement. Celsius appartenait à la pire espèce d’homme. La seule vue de mon surplis avait suffit à le convaincre de mon crime. Lequel ? Celui d’exister ? Le poisson d’or avait été incapable de mettre son ressentiment de coté pour le bien de notre amie mutuelle. Satine se mourrait à quelques pas de nous dans une totale indifférence. Des larmes de regret couleraient bientôt sur les mains de cet être égoïste et dépourvu de sagesse. Sur sa peau souillée de mon sang. Comment Mary avait-elle pu s’éprendre d’un tel homme ? Quel mystère. Mais une chose semblait désormais certaine. Nous serions à jamais ennemis, némésis, reflets de la haine aveugle de l’autre. Je sentais la vie de cette enveloppe charnelle me faire défaut. Campé sur mes jambes puissantes, je refusais obstinément de m’écrouler, malgré la rose fichée dans mon cœur. Mon regard empli d’une rage incommensurable transperça Celsius.

Imbécile… La chair, le sang, quelle importance ? Je finirais par revenir, plus puissant et déterminé à chaque résurrection… Je suis éternel, alors que tu te meurs. Tes bravades ne parviennent pas à masquer la décrépitude de ton corps voué à s’autodétruire…

J’éclatais alors d’un rire incrédule, vite interrompu par un flot de sang qui se mit à couler abondamment de mes lèvres.

Quelle victoire, Celsius des poissons ! Au lieu de porter secours à une femme innocente, à celle qui se meurt par ta faute, tu as laissé parler tes préjugés et ta haine… Te suicideras-tu en constatant qu’elle a périt durant notre combat ? Ou laisseras-tu ton mal faire son œuvre ? A quoi rime ta victoire ?


Lentement, mes paupières s’abaissèrent. Mon pouls ralentit. Mon visage se para d’une teinte pâle, symbole de mon trépas prochain. Les ailes de mon surplis se replièrent sur ma personne, dans un réflexe protecteur. Ma voix devint murmure mais je savais qu’il m’entendrait.

Un spectre qui prône la vie… et un chevalier d’Athéna pourvoyeur de mort… Le destin… ne manque pas… d’ironie… Nous nous reverrons Pisces… Dans cette vie ou dans celle qui t’attend… Sauve…la… Satine… Elle a trop souffert… pour mourir… ainsi…

Je sombrais alors dans les ténèbres les plus obscurs. Ceux qui nourrissaient mon corps et mon âme. Ceux qui m’attiraient vers mon seigneur : Hadès.


Citation :
J'ai perdu ! Belle leçon pour mon premier combat ! Merci de ce super fight Wink
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