RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]

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Oneiros


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MessageSujet: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mer 11 Juin - 14:00

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Ah, la curiosité est un vilain défaut. C'est ce que songea l'homme au surplis d'ébène en se rematérialisant devant les marches du plus célèbres assemblages de temples des Ordres de chevalerie. Combien de temps s'écoulerait-il avant qu'un Saint n'arrive ? L'attaquerait-on sans demander d'explications ? La Sagesse avait-elle des guerriers bourrus tels que Magnus à son service, ou alors des idéalistes diplomates en quête d'utopie ? Allez savoir.

Cette fois-ci, c'est à visage découvert que le dieu se présenta à la porte de ses théoriques pires ennemis. Ils avaient plusieurs fois piégé son paternel dans des urnes sacrées, encore et encore jusqu'à la Guerre Sainte suivante, à chaque fois. Cela faisait partie de la scène. Oneiros ne leur vouait pourtant pas de haine irréversible, pas plus qu'aux habitants des neiges ou à ceux des océans. Sa raison d'être n'était pas l'anéantissement des autres. Celui qui comprendrait ses vraies motivations pourrait devenir le plus heureux des Hommes s'il le souhaitait.

Cosmos libre autour de lui mais nullement agressif, le Rêve alla s'asseoir nonchalamment sur un muret de pierre. Pourquoi était-il ici alors qu'Athéna ne gouvernait pas directement ? Il ne cherchait pas de réponse à la question. Il était juste, là.

Le visage du juge du Griffon furieux s'imposa à lui, à moins qu'il ne soit intrigué, ou intéressé par son initiative. Que penserait Minos de sa visite au Sanctuaire ? Après tout, Oneiros n'avait reçu ni interdiction, ni mission de s'y rendre. Il était libre, tant qu'il ne causait pas de tort aux spectres. En quoi rencontrer les Saints pouvait-il causer du tort ? Dans le meilleur des cas, il pouvait jauger leurs adversaires et se rendre compte par lui-même de leur mentalité. Dans le pire, il mourrait en combat, ressusciterait, puis reviendrait avec des motivations différentes.
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Hector


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Ven 13 Juin - 13:14

→ Mille et un débats [Ouvert à tous]

Il venait de poser ces questions le visage fermé, le regard déterminé, prenant peu à peu conscience de l'effroyable danger qui était sur le point de les frapper. Bien que réveiller de vieux souvenirs ne ferait que saper le moral de ses troupes, l'Aldébaran ne pouvait se résoudre à devoir faire l'impasse. Certes, contrairement à ses compagnons, au moment des faits il n'avait pas été présent, bien trop occupé à devoir sauver la veuve et l'orphelin dans des contrées reculées et ce au détriment de sa propre terre natale, il ne pouvait ressentir cette rancoeur qui les animait, mais le fait est qu'il les comprenait. À défaut d'avoir vécu de telles expériences, une grande tristesse se dégageait dans leurs regards. Comme si leurs pupilles tentaient de trouver quelque chose à quoi se rattraper, un certain désarroi les avait envahis suite à l'appellation des black saints.

Il n'était pas chose évidente que de se remémorer de tels évènements... À l'instar de ses compagnons, il était peu probable que face à de telles circonstances son moral n'en serait pas affecté, pour autant comme il aimait se le rappeler, sa cicatrice au coin du visage, devenue le symbole de sa détermination implacable, lui intimait de ne jamais flancher, d'avancer sans jamais douter, ou du moins de s'abstenir les moments cruciaux! La balafre qu'il arborait sur son visage d'albâtre était le fruit de ses erreurs, d'un moment d'inattention qui aurait pu lui couter la vie. C'est pourquoi en dépit du peu de sagesse que l'on pouvait lui prêter, s'il pouvait apporter ne serait-ce qu'une maigre contribution, son principal enseignement serait de ne jamais faire étalage de ses faiblesses devant son adversaire. Douter est chose aisée, mais en faire abstraction en est une autre, le taureau de feu pouvait en témoigner...

Toutefois, comme auparavant, le premier à l'interpeller ne fut que l'excentrique, mais au combien valeureux gardien de la quatrième maison du zodiaque. Comme il avait pu le faire lors de leur rencontre, Eidolon prit la parole pour lever le voile sur les hommes en noir. Ainsi et aussi surprenant que cela puisse paraitre, tout un tas d'évènements s'étaient succédé les uns aux autres dans un temps record, quelques mois, quelques années tout au plus, mais rien de bien lointain. Bien qu'une certaine amertume se ressentait dans ses propos, le basané ne laissa rien transparaitre pour autant, faisant fi de son ressentiment pour l'ordre des chevaliers noirs, le cancer lui exposa avec brio l'ensemble des éléments qu'il désirait. Pour autant, mettre des visages sur l'ensemble des noms qu'il venait d'énoncer lui était impossible, toute la génération dorée actuelle lui étant parfaitement inconnue. Ainsi, bien que son récit était pour le moins précis, certains points restaient à éclaircir, notamment l'un d'entre eux en raison d'une improbable apparition qui vint l'interrompre.

Tout à coup et alors qu'il était sur le point de lui donner le nom de celui qui avait mené ces raids au Sanctuaire et causé la disparition de leur Déesse, un cosmos pour le moins intense se fit ressentir dans l'ensemble du Sanctuaire. Une vague d'énergie dénuée d'animosité, mais qui vue l'étendue de sa puissance ne présageait rien de bon, à plus forte raison que de ce cosmos se dégageait une certaine énergie négative. En leur qualité de gardien du Sanctuaire, le cancer crut bon de rallier au plus vite le lieu où l'auteur de cette invitation les attendait. Sans perdre une seule seconde, pressant le pas pour réduire la distance qui les séparait, l'Aldébaran prit les devants. Avec une certaine aisance et une vélocité peu connue d'un homme de son gabarit, le géant de la deuxième maison du zodiaque, ne mit que quelques secondes pour rejoindre l'entrée du Sanctuaire, là où cet étrange cosmos s'était fait ressentir. Pour l'occasion il venait d'apposer son casque sur sa tête, ce qui ne fit qu'accentuer son imposante musculature et la force qui se dégageait de tout son être. Tel son animal totémique, il était désormais paré d'imposantes cornes prêtes à perforer l'ennemi!

Une silhouette macabre se tenait face à lui à son arrivée. Assis paisiblement en haut de son perchoir, un homme les regardait, sans broncher. Vêtu d'un apparat sombre, aux antipodes de celui dont il était paré, il ne pouvait s'agir que d'un seul et unique énergumène:
    « Quelle surprise... » Commença-t-il par rétorquer, avant de croiser les bras afin de prendre une position qu'il affectionnait particulièrement « Un suppôt d'Hadès rien que ça! » Lui balança-t-il, tandis que son regard devint beaucoup plus poignant « Tu ne manques pas de toupet... Tu te présentes ici sans daigner cacher ton cosmos, quelle est la raison qui t'a poussé à rallier ces terres? » Ses poings se serrèrent, ses muscles se raidirent tandis qu'il lui adressa ces derniers mots « J'aimerais éviter de détruire le Sanctuaire alors que celui-ci vient tout juste d'être reconstruit, alors parle et j'aviserai en fonction de ta réponse! »
Ainsi un spectre avait eu le malheur de se présenter à eux, ne prenant aucunement la peine de cacher son identité. Pour son bien et celui de Sanctuaire, il valait mieux que la raison qui l'ait mené en ces lieux soit légitime, sans quoi, le gardien de la quatrième maison serait dans l'obligation de l'expédier au royaume des morts. Non pas qu'il avait forcément envie d'en venir aux mains, mais après les récents événements, ils ne pouvaient plus se permettre de faire preuve de clémence. Néanmoins, son intuition lui intimait de rester sur ses gardes, quelque chose ne tournait pas rond, était-ce en raison de l'énergie cosmique que ce spectre véhiculait autour de lui ou simplement son apparition? L'Aldébaran n'aurait su l'expliquer, mais toujours-est-il que l'homme vêtu du surplis n'était sans doute pas celui qu'il voulait faire croire. Toujours dans la même posture, le saint du Taureau attendait que son vis-à-vis daigne lui répondre!


Dernière édition par Hector le Jeu 19 Juin - 21:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Ven 13 Juin - 14:19

Oh ? Rapide, toujours en tête des rangs, progressant tête baissée sans jamais cesser de s'enflammer prestement. Voici que le Taureau entrait en scène.

Le dieu des rêves, toujours à demi-assis sur son muret de pierre, n'avait pas bronché à son apparition. Figé telle une statue, une rose de diamant à la main qu'il faisait mine de sentir, il était si concentré sur sa posture que sans son cosmos on aurait pu le prendre pour une icône en pleine méditation, immortalisée par le soleil. Les reflets jouaient sur son surplis comme un chantre sur les cordes de sa lyre, évoquant avec poésie l'ordre du monde tel qu'il était au commencement. Le cosmos de l'Oracle était ancien, trop ancien pour que sa venue n'interroge pas les Saints.

L'accueil était de taille, dans tous le sens du terme puisque l'interlocuteur était un homme immense, un chevalier d'or.


"Un suppôt d'Hadès ? Quelle expression disgracieuse."

L'illusionniste daigna enfin tourner la tête, la rose dans sa main tomba en poussière et se mêla à la terre répandue sur le sol, puis il posa son regard d'encre sur son hôte, dont la pose n'était pas sans évoquer celle d'un maître en train de réprimander son disciple.

"Personne ne vous a autorisé à vous adresser à moi si familièrement. Veuillez rester courtois, vous faites honte à votre déesse."

D'un geste lent, Oneiros se remit debout et leva les mains en l'air à hauteur de ses oreilles. Même cette pose innocente dégageait une certaine grandeur qui aurait pu faire penser que la terre allait se mettre à trembler pour punir l'irrespect, mais il n'en fut rien.

"Je viens en paix, pour cette fois. Si j'avais caché mon identité, vous n'auriez pas hésité à attaquer sans poser de questions en prétextant que je suis un espion ou quelque diable du même ordre, n'est-ce pas ? Si loin de la tradition d'hospitalité..."

La tentation d'entrer dans son esprit pour y chercher ses cauchemars les plus enfouis et ses rêves les plus inaccessibles était grande, mais le dieu se retint, attendant de voir si l'aimable gardien de la deuxième maison aurait la bienséance de se présenter ou s'il fallait même lui extirper un nom par la force.

"Nous sommes ennemis il est vrai. Cela empêche-t-il pourtant de se rencontrer dans la courtoisie pour parler ? Simplement parler. Je souhaite connaître mes adversaires, leurs idéaux, leurs buts, leurs personnalités, afin de savoir si, quand le moment sera venu, je prendrai plaisir à me battre contre des individus loyaux, ou s'il faudra écraser de la vermine qui n'a de Saints que l'appellation. Le Sanctuaire a produit des êtres si fascinants par le passé..."

Jouer avec le danger, sentir l'adrénaline monter, l'autre se crisper, prêt à charger. Dévorer son hésitation du regard, entourer son cosmos d'une chaleureuse étreinte de ténèbres. Un regard neutre, lisse, tout comme le visage. Choisir entre le bonheur et la souffrance, l'égoïsme et le devoir. Chercher un piège ou attaquer ? Les autres sont-ils terrés dans son ombre ? Pourquoi vient-il ? Quel homme étrange ? Est-ce seulement un Homme ?

"Jouez-vous aux échecs ?"
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Dim 15 Juin - 17:28

De toutes les créatures méprisables jonchant cette terre et ses profondeurs, il en est une en particulier qui se démarque des autres... Le Spectre... Ni mort, ni vivant, cette abomination défiant toute loi scientifique ainsi que Mère Nature, n'a pour seule fonction que d'apporter mort et désolation dans son sillage et ce pour répondre aux dessins d'une sombre divinité auxquels ils n'ont pu résister de leur vivant, lequel les a corrompus jusqu'au plus profond de leur être sans que ceux-ci émettent la moindre résistance, ce dernier n'hésitant pas à s'engouffrer dans les plaies béantes de leurs cœurs pour faire en sorte de les rallier à sa cause... S'il est un dieu dont il fallait mépriser les méthodes, c'était bien lui, l'éternel rival de la Déesse Athéna, le laissé pour compte des trois divinités majeures, Hadès, le maître des enfers, dont la sournoiserie et la noirceur n'avaient aucune limites...

Ses méthodes pour enrôler des sbires à sa solde, avaient de quoi révolter la plupart, pour ne pas dire tous les Ordres de chevaliers dispersés ça-et-là sur la planète. Chaque chevalier sur Terre en se mettant au service d'un dieu, avait fait le choix de son plein gré de le rejoindre, ses propres idéaux reflétant la philosophie de la divinité en question. Mais pour les Spectres qu'en était-il ? Hormis ces derniers, complètement obnubilés par le lavage de cerveau de ce dieu abjecte, tous tomberaient d'accord pour dire qu'il n'existait aucunement un tel processus de sélection les concernant. Hadès de tout temps, s'était toujours contenté de manipuler les esprits les plus tourmentés dans le but d'en faire ses soldats, de parfaits pions sur son échiquier, ceux-ci lui étant dévoué corps et âmes, celui-ci les ayant dépossédés de toute humanité...

Il s'en trouvait un justement, qui à ses heures perdues, avait osé foulé le sol du Sanctuaire, le berceau des Saints, la demeure d'Athéna, la plus grande ennemie d'Hadès, sans raison aucune. Peut-être souhaitait-il en découdre ? Ou alors avait-il d'autres projets en tête ? Toujours est-il que cette créature sordide qui n'avait d'humain que l'apparence, se trouvait-là, attendant qu'on veuille bien lui prêter attention. Le Taureau le premier, remplissant son devoir, à savoir la protection du Sanctuaire et des siens, s'était rendu à sa rencontre, prêt à le chasser par tout moyen. Son accueil avait été glacial, ses mots tranchants à l'encontre de cette monstruosité au surplis ténébreux... Mais personne au sein du Sanctuaire, ni les Saints, ni les villageois de Rodorio et encore moins leur Déesse disparue, n'aurait pu lui reprocher un tel accueil.
    « Pour qui te prends-tu Spectre, pour prétendre comprendre les pensées de notre Déesse mieux que nous, ses propres Chevaliers ? » Dit une voix au loin, interrompant cette conversation qui n'avait pas lieu d'être, tandis que des cliquetis métalliques provenant des marches, résonnaient de plus en plus fort. « Tu prétends que ses propos la déshonore ? Tu insinues donc la connaître mieux que nous... Et pourtant tu ne sais rien de nos idéaux, de notre but ? Tu la connais donc très mal en fin de compte... » Poursuit-il, ce dernier apparaissant enfin au grand jour, un visage pouvant être mis sur cette voix qui se voulait dénuée de toute animosité et qui pourtant semblait porteuse de bien des remontrances. « Tu dis être venu pour parler, en apprendre davantage sur nous autres, en somme tu nous vois comme une distraction, un moyen de faire passer le temps c'est cela ? Des bouffons censés t'occuper tandis que tu t'ennuies ? Un prédateur guettant sa proie, s'amusant avec elle, jouant au chat et la souris pour mieux la dévorer ensuite ? Si tel est le cas, sache que tu as frappé à la mauvaise porte... » Dit-il, revêtant à présent son casque qu'il portait jusqu'alors sous le bras, recouvrant ainsi son bandeau rouge bordeaux. « Ta fausse courtoisie ainsi que ta seule présence en ce lieu nous insulte ! » Renchérit-il, rouvrant les yeux à présent, les pics de son casque d'or ne faisant qu'accentuer son regard meurtrier tandis que dans ses yeux semblait se refléter un véritable brasier... « J'estime au contraire que mon ami a été trop courtois avec toi... Tu devrais t'estimer heureux que ce dernier ait pris la peine de nouer le contact avec toi alors qu'il aurait pu décider de te décapiter d'un revers de main dont il a le secret. » Continua-t-il, faisant une pause momentanément pour reprendre son souffle avant de reprendre de manière toujours aussi calme et sereine. « Tu n'as qu'une chose à savoir sur nous, c'est que vous autres Spectres n'êtes et ne serez jamais les bienvenus au Sanctuaire. Nous n'avons pas à nous plier à tes caprices sous prétexte que tu es simplement venu discuter, il est trop tard pour cela... Pas après tout le mal que vous avez causé autour de vous.
Ses paroles s'étaient voulues sèches, cinglantes, mais pour autant il ne s'agissait là que d'un simple constat et au combien vrai... Eidolon comme Aldébaran, souhaitait éviter de devoir employer la manière forte pour le faire partir, par peur de causer au Sanctuaire des dommages irréversibles, de trop compte tenu des récents ravages survenus et du contexte actuel du Sanctuaire... Le Chevalier d'Or du Cancer sentait les choses s'agitait autour d'eux, il savait en venant ici, à l'entrée du Sanctuaire, que leurs trois présences ne feraient qu'ameuter davantage de monde ici. Le ton de la conversation était donnée, Eidolon de nature toujours enjouée, s'était voulu très ferme avec son vis-à-vis. Il souhaitait ainsi lui faire comprendre que cette conversation n'allait pas de soi, qu'il ne pouvait se permettre de se pointer comme une fleur là où il le désirait et comme bon lui semblait. Néanmoins, Eidolon était toujours été d'un naturel curieux... Sa curiosité l'emportait sur tout le reste... Ainsi et en dépit de ce qu'il venait de dire, si ce Spectre consentait enfin à leur dire la réelle raison de sa venue, car il doutait du motif énoncé, peut-être le Cancer l'écouterait-il enfin et d'une oreille plus attentive.
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mer 18 Juin - 15:56

Il avait été le premier à s'être rendu à l'entrée du Sanctuaire, en sa qualité de gardien de l'édifice grec. Prenant son rôle de protecteur très au sérieux, il ne lui avait fallu que quelques secondes pour rallier cet emplacement d'où l'on pouvait ressentir un cosmos néfaste, une énergie machiavélique dont les effluves venaient perturber l'atmosphère pour la moins paisible de ce lieu Sacré. En l'absence de son collègue de la première maison, il lui incombait de préserver cette place de toute intrusion, c'est pourquoi il s'était dressé contre cet ennemi qui ne semblait guère apprécier son franc-parler. Du haut de ses deux mètres, son visage ne laissait rien transparaitre, tandis que ses pupilles scintillaient de mille feux, signe de son implacable détermination. À travers son heaume qu'il portait fièrement, son regard s'était porté sur celui du spectre afin de le dissuader de commettre l'irréparable. Sa posture bien que singulière n'était en vérité qu'un leurre, si son adversaire venu des enfers s'imaginait qu'il ne craignait rien alors le bovin doré avait tout à y gagner!

Il n'avait pas esquissé le moindre mouvement, ses yeux n'avaient pas cligné un seul instant, comme si le temps était figé, stoppé dans son élan par deux forces sur le point de s'affronter. Seule une légère brise vint briser ce cycle pour le moins monotone, sa cape fouettant l'air avec fracas, tandis que pour la première fois depuis leur rencontre ses prunelles se fermaient l'espace d'un instant. Un laps de temps suffisant pour ressentir un cosmos familier, sur le point d'arriver et de jeter l'assemblée une bonne fois pour toute dans le grand bain. Son attention ne se porta pas le moins du monde sur celui qui proféra quelques tirades à l'encontre du spectre une fois arrivé à ses côtés. D'ailleurs, le Taureau de feu n'avait pas tenté ne serait-ce qu'une seule seconde de l'en empêcher, après tout, qui était-il pour lui intimer de se comporter différemment? Chacun était en droit de s'exprimer comme il le voulait, d'autant plus quand les propos énoncés se révélaient exacts comme cela était le cas dans ce cas précis!

Non, il l'avait laissé hausser le ton sans rien faire, son comportement ne l'étonnant guère maintenant qu'il le connaissait un peu. Ainsi, contrairement au géant doré, son jeune ami de la quatrième maison du zodiaque n'avait que très moyennement apprécié l'insulte à l'encontre de leur déesse, du moins le faisait-il croire. Bien que son pseudonyme était censé rappeler sa fervente dévotion envers la Déesse de la Sagesse, montrant aux yeux de tous que sa cause ne faisait qu'une avec ses idéaux, il s'était mue dans un silence pour le moins morbide, se contentant de le fixer de plus belle. Pour l'heure, son seul objectif était d'expulser ce fauteur de trouble, de préférence en évitant de ravager les alentours. Seulement, si son ami semblait du même avis, rien ne lui indiquait qu'il saurait faire preuve d'autant de patience que lui. Sa patience qui passait pour de l'attentisme n'en restait pas moins réfléchie, du moins pour l'heure.

Le Taureau d'or ne doutait aucunement de leurs chances d'en venir à bout, seulement cela ne pouvait se faire que dans un bain de sang et il n'y tenait pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout. Ainsi, il espérait que cet être venu d'outre-tombe aurait la présence d'esprit de rebrousser chemin sans insister plus encore. Pour se faire, l'Aldébaran comptait sur leurs apparats dorés dont ils étaient vêtus pour l'inciter à quitter les lieux, mais là-aussi rien n'était moins sûr. Bien que supérieur en nombre, les deux hommes n'étaient pas sortis d'affaire pour autant, le spectre disait vouloir discuter, mais pouvaient-ils vraiment lui faire confiance? La réponse était assurément négative, de tout temps, leurs camps s'étaient toujours affrontés et cela n'était pas prêt d'en changer! Toujours dans la même posture, les bras croisés, il mit fin définitivement à ce silence qui commençait à peser lourd:
    « Vois-tu spectre, que tu m'insultes est une chose, mais s'il y a bien une chose que je ne peux tolérer, c'est que l'on s'en prenne ouvertement à notre Déesse! »
Au même moment, son cosmos s'échappa de tout son être, luisant d'une intense lumière rouge virant au jaune par moment. Une pression pour la moins titanesque se répandit aux alentours, jetant les protagonistes dans une lutte physique et psychologique indéfinissable. Dans le dos du géant vêtu d'or, un animal musclé et gigantesque apparu, signe avant coureur d'un assaut dévastateur. Seulement, était-ce l'oeuvre de l'imagination du spectre ou une vision bien réelle? À l'instant même où l'image du bovin se rua sur le spectre encore assis, une vague de pression se propulsa à l'encontre du spectre, qui fut sans doute surpris de s'apercevoir que seule la colonne sur laquelle il était, venait d'être brisée, tandis que le chevalier d'or face à lui n'avait pas esquissé le moindre geste. L'Aldébaran avait soigneusement évité de s'en prendre au spectre, mais l'obligeait désormais à fouler de ses pas le sol du Sanctuaire. Le marbre qui s'effondra derrière l'envoyer des enfers souleva un léger nuage de poussière, mais rien d'extraordinaire. Dans son attaque, il avait également tenté d'épargner le plus possible l'édifice dans son ensemble, si bien qu'à présent il n'était amputé que d'une légère partie.
    « Si tu n'y vois pas d'inconvénient, je préfère discuter en étant sur le même piédestal que celui avec lequel je discute! Allons, parle! Que viens-tu faire ici réellement? »
Dans ces propos, le ton employé était dénué de toute animosité, comme si son assaut n'avait pas eu pour objectif d'intimider le spectre. Pour le moins que l'on puisse dire, c'est que sa patience avait des limites, il venait de craquer le premier! Si ses propos laissaient entendre qu'il souhaitait poursuivre la discussion, ses actes quant à eux semblaient dire le contraire. Il n'avait pas bougé d'un iota, mais toujours-est-il que le muret qui fut jadis intact était désormais paré d'un trou béant. Il attendait que ce dernier s'exprime, mais pour son bien, mieux valait qu'il lui dise la vérité!
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Oneiros


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Jeu 19 Juin - 15:49

Fermés d'esprit, méfiants (trop), le Taureau impulsif (pas étonnant), susceptibles. Le premier bilan de deux des gardiens du Sanctuaire était plus que contraire à leur réputation. Désormais privé de son muret, le jeune homme fit quelques pas dans la lumière face à eux. Son visage sans expression se tourna vers eux deux tour à tour.

"Vous connaissez déjà la véritable raison de ma visite. Je l'ai dit : je ne souhaite pas me battre, simplement vous connaître mieux. Et comme l'a dit votre camarade, sieur du Cancer, votre Sanctuaire vient d'être reconstruit, il serait dommage de le détruire de nouveau."

Il se tourna vers le muret à l'instant explosé par le chevalier du Taureau et se racla légèrement la gorge.

"Enfin, autant que possible."

Tout à coup, le dieu claqua des doigts, son surplis brilla d'un cosmos ébène avant de quitter son corps et de se reconstituer sous sa forme totémique. Se présentant alors en longue tunique noire aux liserés bleutés, descendant jusqu'aux chevilles, Oneiros prit la même position que celle du Taureau. Il tourna la tête vers son surplis et s'adressa directement à lui :

"Retourne en Enfer !"

Le surplis scintilla de nouveau, puis disparut dans une colonne de lumière sombre, laissant son porteur sans protection si ce n'était ses simples vêtements.

"Puisse cela vous convaincre de ma sincérité. Quant à Athéna je vais vous répondre à tous deux. Quel que soit votre grade et votre proximité avec elle, et à moins que vous ne partagiez sa couche, ce dont je doute puisqu'elle a émis le vœu de chasteté, sachez que je n'ai jamais prétendu la comprendre mais je suis sûr de la connaître depuis plus longtemps que vous. Je l'ai vue se placer à la droite de Zeus plus d'une fois pour aiguiller ses décisions sur la sécurité du monde, je l'ai vue faire plier Poséidon lors de la Première Guerre sainte et causer, par le biais de la sévérité de son père, la perte de l'antique Atlantide. Je l'ai vue avancer devant les murs de Troie aux côtés des Achéens pour venger sa dignité bafouée par Eris. Oui... Athéna m'a toujours intrigué. Mais ce dont je suis sûr, c'est qu'il s'agit d'une déesse douce et attentive, à l'écoute même du plus vil de ses ennemis, qu'elle ne refuserait jamais une entrevue à qui voudrait se repentir, et que votre violence ne fait pas partie des valeurs qu'elle a toujours prônées, malgré les horreurs dont sont capables les humains."

L'Oracle s'amusait de ces souvenirs nostalgiques. Jeune alors, tout comme la déesse, il l'avait observée depuis la dimension des rêves, invisible. Elle qui avait accompli des miracles de sagesse s'était rangée aux côtés des créatures les plus imprévisibles et irresponsables qui soient, les Hommes, l'opposé même de ce quelle représentait.

Toujours face aux deux Saints visiblement impatients, il fit alors apparaître une table, du vin, du raisin blanc, trois chaises dont une plus large que les autres, ainsi que trois coupes. Il leur fit poliment signe de s'installer.


"Je peux admettre que ma démarche vous apparaisse absurde, mais pourtant elle est telle que je vous ai dit. Vous pouvez même appeler vos camarades, vous présenter à douze contre un, mes intentions seront les mêmes. Athéna, elle, ne viendra pas, je sais qu'elle est absente. Son esprit sommeille dans le monde où les âmes des dieux attendent de se réincarner."

Un regard presque déçu passa une fraction de seconde sur le visage du dieu et ce fut la seule trace d'émotion qu'il avait laissé filtrer jusque-là. Il regarda encore les deux hommes tour à tour, peu résolu à s'asseoir pour que sa chaise soit de nouveau détruite par le Taureau.

"Vous prétendez que je ne connais rien à vos idéaux. Si vous le pensez toujours après ce que je viens de vous dire, alors je vous invite à me les décrire. Cela nous fera un point de départ. Pour quoi se battent les Saints ? Pour quelle finalité ? Quel espoir ? Quelle raison d'être vous fait tous avancer ? Purifier le monde du Mal est impossible, il y aura toujours des êtres mauvais là où il y en a des bons. Même vous chevaliers... Vous protégez ce qui vous est cher en versant le sang et en prenant les armes. Vous commettez des forfaits pour appliquer la justice. Il y avait un philosophe au siècle dernier, un Français si je ne m'abuse, qui disait : "La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique." Qu'êtes-vous alors ? Des tyrans ? Des impuissants ? Des Justes ? Qu'êtes-vous et où allez-vous, "Saints de l'espoir" ?"
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Jeu 19 Juin - 21:11

Le bovin doré souhaitait à tout prix que son vis-à-vis du jour lui donne le vrai motif l'ayant poussé à rallier le Sanctuaire. Malgré toute la courtoisie de leur hôte, les deux chevaliers d'or ne pouvaient décidément se résoudre à lui faire confiance. Venant d'un être aussi vil que la mort elle-même, la confiance était un luxe qu'il n'aurait pu s'offrir, pas après tous les massacres que son ordre et par voie de conséquence ses hommes avaient perpétré. Le Cancer, comme le Taureau en gardaient de profondes cicatrices, qui malgré l'absence de traces apparentes, demeuraient là où la plaie serait la plus difficile à se résorber: au fond de leur coeur... Pourtant et aussi surprenant que cela puisse paraitre, l'envoyer des enfers ne voulait pas en démordre, en dépit des revendications du colosse, ce dernier ne semblait pas enclin à changer de version!

Comme si cet avertissement ne l'avait aucunement affecté, il n'avait pas changé son discours d'un iota, prétendant ouvertement qu'il était venu pour discuter. Pour montrer aux yeux de tous qu'il ne leur mentait pas, dans un silence pour le moins morbide, il décida d'ôter son surplis pour le renvoyer d'où il provenait, c'est-à-dire aux enfers. Un geste pour le moins louable que de se séparer du seul rempart qui lui permettait il y a peu de rivaliser avec ses deux homologues. Au départ, aussi peu enclin à le laisser poursuivre son discours, ce témoignage pour le moins poignant, lui intima de faire preuve de moins d'agressivité, du moins pour l'instant. Profiter de sa faiblesse passagère aurait été tentant, seulement son éthique et le peu de respect qu'il venait d'attiser en lui, lui intimèrent d'attendre. Le peu qu'il pouvait lui rendre en guise de "remerciement" restait sans doute de le laisser se tenir à leurs côtés un peu plus longtemps.

D'ailleurs, le spectre en profita pour constituer un banquet pour le moins consistant. Comme s'ils avaient été des frères d'armes, des compagnons revenus d'entre les morts, fêtant des retrouvailles, l'ombre infernale venait de dresser une table. Accompagnée de trois sièges leurs indiquant qu'ils étaient conviés à se joindre à cette tablée, le géant de feu resta tout d'abord réservé face à un tel spectacle. Pourtant, il faut avouer que les victuailles réunies sur l'ornement en bois ne le laissait pas indifférent. Prenant place dans le siège qu'il lui était dédié, il ne faisait aucune doute qu'il en surprendrait plus d'un en réagissant de la sorte, mais après tout, rien ne lui interdisait d'agir de la sorte. Faisant honneur à l'homme qui lui faisait face, le gardien de la quatrième maison s'offrit le luxe de se rafraichir en se saisissant du pichet de vin qui se tenait devant lui. En d'autres circonstances, il n'aurait pas agi ainsi, mais là situation était tout à fait singulière. S'abreuvant paisiblement, il goûta avec plaisir cet élixir qui n'avait de néfaste que la provenance.

Buvant chacune de ses paroles, s'en oublier de s'abreuver lorsque sa coupe était vide, le taureau d'or semblait plus préoccupé par son verre vide que par la présence de cet énergumène. Toutefois, il n'en était rien, malgré son comportement qui pouvait laisser présager un instant d'égarement, il demeurait toujours concentré sur sa cible, ne le quittant jamais des yeux, sens aux aguets, prêt à intervenir à tout moment! Le doigt sur la gâchette, un seul mouvement de travers de la part du spectre et sa tête aurait tôt fait de quitter le reste de son corps. Bien que sa vision d'Athéna n'était pas erronée, sa conception restait diamétralement opposée de la sienne. Certes, il en avait saisi l'essence, l'ayant visiblement côtoyé par le passé, mais il n'en restait pas moins étranger à tout cela! Il ne pouvait se targuer d'avoir vécu à ses côtés, ni de l'avoir rencontré, mais le sentiment qu'elle avait su faire naitre chez lui ainsi que chez ses compagnons, cela, le spectre ne pouvait prétendre l'avoir ressenti.
    « C'est pour honorer la mémoire d'un compagnon que j'en suis venu à revêtir cette armure! » Dit-il haut et fort, brisant le silence qui s'était installé suite au discours du spectre « Contrairement à vous, nous n'avons pas la possibilité de ressusciter à notre guise, seulement... » Il fixa son adversaire avec une certaine détermination, avant de poursuivre tout en portant son regard sur la coupe dans laquelle le nectar commençait tout doucement à tournoyer en raison de l'impulsion qu'il lui donnait: « C'est ce qui nous rend plus fort à nous autres, les hommes! Vous avez décidé de céder votre humanité contre la vie éternelle, mais en faisant cela, vous avez oublié les liens qui vous, nous unissaient! » Un léger soupir, puis il entama sa tirade « L'espoir, la bonté, la générosité, l'entraide! Tant de choses que notre Déesse a réussi à véhiculer et que nous essayons de perpétuer malgré sa disparition! »
En prononçant ces quelques mots, il venait de quitter sa place, se tenant désormais debout, derrière le siège dans lequel il avait été auparavant. Empoignant fermement le dossier de sa chaise, signe d'une détermination implacable, il se remit à parler:
    « Je ne prétends pas avoir réussi, toutefois, je ne cesserai jamais de me dresser contre ceux qui tenteront de nous en dissuader! » Ces derniers mots s'adressaient aussi bien à lui qu'à l'ensemble de ses congénères. « L'espoir est l'ultime rempart face à votre veine tentative de rédemption par la destruction! Je me bats pour que les générations futures n'aient plus à souffrir de vos méfaits, l'homme a peut-être de nombreux défauts, mais il mérite de vivre, personne n'est en droit de décider pour lui, pas même les Dieux! La seule à l'avoir compris n'est autre que notre Déesse Athéna! » D'un geste pour le moins énigmatique, il lui posa cette ultime question s'en oublier de le pointer du doigt: « Allons et toi spectre, quelles sont les raisons qui te poussent à nous décimer? »
Ces mots se voulaient dénués de tout animosité, il n'avait rien laissé transparaitre, pas même un léger pincement lorsqu'il évoqua sa Déesse. Pourquoi se livrer à coeur ouvert à un tel être, qui plus est un ennemi? La réponse, il n'aurait pu la donner, néanmoins, quelque chose chez ce spectre l'avait poussé à lui donner ce qu'il désirait: une réponse!
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Liana


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Jeu 19 Juin - 21:42

~> Mille et un débats

La Louve avait quitté la première demeure à la suite de des chevaliers d'or du Taureau et du Cancer. Tous trois avaient pris la direction de l'entré du domaine des Saints après y avoir ressenti la présence d'un Spectre. Il était certain que la présence de l'un des sbires d'Hadès ne manquait pas d'intérêt. Que venait-il faire ici? C'était là ce que tout trois voulaient savoir.

Et tandis que la Belle descendait les marches d'un pas calme et tranquille, la sensation d'un cosmos on peut plus familier la fit s'arrêter et tourner lentement la tête en direction du cinquième Temple. Avait-elle rêvée? Etait-ce bien l'aura de celui qui fut, pendant de nombreuses années, le centre de son univers? Ses sens ne pouvaient la tromper, il s'agissait bien là de l'illustre chevalier du Lion. Ainsi donc, il était de retour.

Il fut un temps, elle aurait laissé les deux Golds mener leur tâche auprès du sombre intrus pour partir retrouver celui qui avait tant fait battre son coeur, celui qui lui avait tant fait verser des larmes, celui qu'elle avait tant protégé, celui qu'elle avait tant aimé. Mais ce temps là était révolu. Il n'était plus. Car si elle avait toujours été présente pour Corell, la réciproque, elle, ne l'était pas.

Néanmoins, malgré tout, elle devrait tout de même un jour le remercier, car jamais elle ne serait devenue la femme forte et indépendante qu'elle était aujourd'hui, sans l'abandon dans lequel il l'avait laissé. Jaina n'était plus, mais Liana elle était belle et bien là. Sans le moindre regret, elle se détourna pour reprendre sa course, et avancer en direction de cet avenir incertain et inconnu.

Au fur et à mesure de sa descente, elle put pleinement se rendre compte de l'incroyable charisme qui émanait du Taureau. Pour elle, les choses étaient claires: il était bel et bien digne de l’héritage de Marcus, et il n'avait guère à rougir de ses aptitudes.

La Louve serait très certainement en retrait, compte tenu de son rang, si les paroles du spectre ne l'avait pas interpellé. Lentement elle approcha alors de trois protagonistes en lançant:

"- Des tyrans? Vois-tu seulement des opprimés sur notre chemin Spectre? Des impuissants? Nous ne sommes pas cela non plus, puisque nous ne restons pas les bras ballants. Chacun d'entre nous suit sa propre destinée, tout en respectant cette Justice que notre Déesse chérit tant. Nous ne prenons les armes qu'en dernier recours. J'ai participé à bon nombre de batailles, notamment aux Enfers. Nous ne sommes pas de faiseurs de mort. Nous ne semons pas le désolation dernière nous. Nous sommes des hommes et des femmes cherchant à apporter la paix, même si nous savons que celle-ci peut-être fragile et éphémère."

Les iris azurées ne cessaient de fixer l'étranger. Aucune animosité n'était décelée dans le regard, néanmoins, malgré son statut de chevalier de bronze, chacun pouvait ressentir la puissance qui se dégageait de la jeune femme, qui allait bien au-delà de son rang.
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Mattheus


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Sam 21 Juin - 21:26

Arrow Mille et un débats

Quittant le temple du Bélier, j'ai un étrange pressentiment, une drôle de sensation... Non je sais très bien ce que c'est car je l'ai déjà vécu et plusieurs fois même!! Alors que nous quittons la première demeure, les présences de son gardien et du Grand Pope étaient perceptible mais plus maintenant. Ils ne sont plus là. Je suis certain que si je me retournais, le temple serait vide car c'est ce qu'il est. Pour combien de temps? Nul ne le sait mais un beau jour, un nouveau Saint du Bélier refera surface. C'est et ça en sera toujours ainsi!!

Saluant de la main le temple en signe d'adieu à mes amis, je descends les marches et me dirige vers l'entrée. Liana, Eidolon et Aldébarran y sont bien entendu pour accueillir ce visiteur. A son essence, ce n'est pas un Saint et au vu de la tension qu'on perçoit, j'ai une idée de son appartenance. Certes nous ne sommes pas en très bons termes avec les autres domaines mais si il y en a que les Saints ne peuvent supporter, c'est bien celui-là!! Voilà pourquoi je ne suis pas surpris quand je vois qu'un Spectre se trouve à l'entrée. La raison de sa venue? Je l'ignore mais il n'est pas là pour boire le thé. De plus malgré sa puissance, il n'est pas assez fou pour se lancer seul dans une bataille. Quoique??

Il y a pourtant quelque chose qui m'interpelle. Ce n'est pas le fait que mes compagnons se feraient un plaisir de le mettre en pièces mais plutôt la table dressée. C'est bien la première fois que je vois une table avec des collations. C'est donc bien un signe qu'il vient juste pour discuter et non pour tout démolir. De plus il a retiré son surplis. J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi poli depuis mon arrivée. Espérons que je vais pas rajouter de l'huile sur le feu!!


M'arrêtant près de mes amis, je regarde la petite troupe et salue le Spectre d'un mouvement de la tête.

Bienvenue au sanctuaire d'Athéna, spectre des Enfers. Comme vous le voyez, nous remontons doucement la pente. Que mes compagnons se rassurent, je ne vais pas tout vous raconter sur notre situation mais il faut savoir rester courtois.

Me tournant vers les Saints présents, je leur fait signe de rester calme malgré la présence de notre invité. Puis reviens à lui.

Veuillez pardonner mon arrivée tardive. Mais j'imagine bien que vous êtes là seulement pour discuter sinon pourquoi venir seul!! Vous ne gagneriez rien mis à part repartir ad patres et vous souhaiteriez l'éviter je présume. Me concernant, du moment que vous ne tentez rien contre le Sanctuaire, les Saints ou notre déesse malgré son absence, tout va bien. Mais concernant mes amis, rien n'est moins sûr et vous avez du vous en rendre compte.

Sur ces mots je me tais et attends les réactions qui pourraient être bien explosives!! Après tout de quoi peut-on l'accuser mise à part d'être un spectre d'Hadès.
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Eidolon


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mar 24 Juin - 14:03

La tension était à son comble... Le nouvel arrivant, cet intrus, ce Spectre, s'était permis de s'inviter au Sanctuaire en son âme et conscience, sachant pertinemment qu'il ne serait pas bien reçu par les Saints pour la simple et bonne raison qu'ils étaient ennemis. Depuis des lustres déjà une guerre millénaire les opposant, faisait rage ! Il était inadmissible que même pour un court instant et par respect pour leurs aînés morts durant les guerres précédentes, les Chevaliers d'Athéna de la génération actuelle, s'amusent à l'accueillir comme s'il s'agissait d'un invité de marque ! Ne dit-on pas que la méfiance est mère de sûreté ? Eidolon était capable de tout et n'importe quoi, d'où son surnom de « Cavalier fou », mais jamais, non jamais, il ne frayerait avec un Spectre ! Cette seule idée, celle de copiner avec l'un d'eux, l'écoeurait au plus haut point ! Cet être dépourvu d'âme en face d'eux pourrait tout tenter pour les convaincre, Eidolon, lui, était imperméable à la moindre de ses actions.

Pourtant, lorsque celui-ci renvoya son surplis en enfer, la surprise gagna chacun d'entre eux et même l'amérindien ne put s'empêcher d'être songeur face à cela... Ainsi donc il ne souhaitait rien de plus que discuter... Allons bon... C'était mal connaître le Cancer pour autant ! Même sans son surplis, malgré son invitation à prendre part à la table qu'il venait de matérialiser et sur laquelle se tenait un banquet digne des plus grands rois, Eidolon n'était pas dupe ! Du moins, il n'en oubliait pas qu'ils étaient ennemis... C'est pourquoi, il refusa de s'asseoir, ne prenant même pas la peine de se justifier, ce qui en soi était impoli, mais qu'importe ! Eidolon n'avait que faire des bonnes manières ! Si le métisse ne prit pas la peine de s'asseoir, se montrant par la même des plus imperméables à toute forme de discussion quelle qu'elle soit, il n'en fut pas de même pour Aldébaran, qui lui, prit place comme si de rien n'était.

Le Taureau de feu prit part au banquet et ne manqua pas de goûter le vin que ce Spectre avait l'audace de lui proposer. Certes ils ne se connaissaient que depuis peu, mais Eidolon était sûr que malgré le fait qu'Aldébaran joue le jeu du Spectre, ce dernier n'hésiterait pas à dégainer le premier au moindre geste de travers de sa part... Devant les interrogations du sbire d'Hadès, le Chevalier d'Or entama une tirade qui bien que longue, se voulait des plus sages et au combien véridique. Aussi ne dit-il rien, s'effaçant presque, laissant à son aîné le soin de remettre cette créature à sa place ! À la fin de ce monologue, Liana fit son apparition et prit la parole à son tour, ne manquant pas d'user de sages paroles à son tour ! Eidolon ne fut pas surpris par son arrivée, car en lui intimant de les rejoindre de son seul regard, ce dernier savait qu'à un moment ou un autre, celle-ci ne manquerait en aucun cas de les rejoindre. Et c'était chose faite à présent !

Le Saint à la peau ébène ne fut pas surpris non plus de voir Mattheus, le Chevalier de Bronze de l'Adamantine arriver lui aussi. En revanche, il en fut tout autre pour son discours, qui laissa pantois le Gold et sans doute le reste de ses interlocuteurs et compagnons, ce dernier ne manquant pas de l'accueillir avec respect... Eidolon n'aurait pas dû être plus surpris que ça en fin de compte, car par le passé, lors de la venue de demi-dieux, ce dernier les avait alors accueillis d'une manière comparable à celle-ci, alors même que leur père, le dieu Arès en personne, avait failli rayer le Sanctuaire de la carte une bonne fois pour toute... Malgré toute la sympathie que lui inspirait Mattheus, à cet instant, Eidolon se retint et réprima des paroles méprisantes à l'encontre du Bronze pour sa conduite anormalement courtoise envers le Spectre et sa bienséance maladive... Il ne dit rien car il ne voulait pas jeter de l'huile sur l'eau, au risque de faire éclater une querelle intestine devant cette canaille qui ne manquerait pas de se délecter de ce manque de cohésion au sein d'un même groupe ! Il ne dit rien, luttant contre lui-même, les Saints devant faire front ensemble, peu importe les circonstances !

Que pouvaient-ils lui reprocher si ce n'est être un Spectre ? Là était tout le problème... Rien, en témoigne son pacifisme actuel, mais c'était déjà suffisant au goût d'Eidolon. Outre cela, un détail dans la conversation avait retenu son attention... Finalement, ce dernier semblait bien connaître la Déesse Athéna... Du moins, et à défaut de l'avoir bien connu, il avait dû l'observer durant des décennies pour se permettre de conter des évènements datant de l'Antiquité ! Et les dieux... Il en parlait avec tant de familiarité, tant de banalité... Comme s'il était l'un des leurs... Après tout, était-il un simple Spectre ? Eidolon commençait à en douter... Un Spectre lambda n'aurait jamais pris la peine de tergiverser et de discuter avec eux, il se serait contenté de tout détruire sur son passage. De plus, un simple Spectre n'aurait jamais reçu l'autorisation de rejoindre le Sanctuaire pour s'entretenir avec l'ennemi... Un simple Spectre aurait-il pu également se permettre de retirer son surplis en territoire ennemi ? Et puis il s'adressait à eux comme s'il était un être infiniment supérieur à l'Homme, rien de comparable à un vulgaire Spectre, résidu d'humain mort... Tout ceci suffisait à attiser la curiosité d'Eidolon. Peut-être se trompait-il, mais après tout il n'aurait pas été idiot d'envisager que leur interlocuteur était un dieu quand on sait qu'Hadès en comptait dans ses rangs, notamment deux dieux jumeaux et des dieux mineurs...
    « Tu as ta réponse il me semble! » Dit-il, sortant enfin de son silence tandis que tous l'écoutaient à présent. « Les humains, ne sont pas les créatures les plus parfaites qui soient et sans doute les Saints ne valent-ils pas mieux. Sans doute avons-nous commis des erreurs par le passé... Mais l'erreur est humaine ! Aussi imparfaits que nous soyons, aussi éphémères soient nos vies et même si pour des immortels cela peut paraître risible, nous sommes capables de nous transcender et de surpasser non seulement les Spectres, mais aussi les dieux pour protéger ce qui nous est cher ! » Poursuit-il, s'arrêtant un instant pour reprendre son souffle avant de reprendre la parole de nouveau. « L'homme peut sembler fragile et pathétique par moment, surtout aux yeux des dieux, nous en sommes conscients, mais nous savons tout autant que notre humanité est notre force ! Une force jalousée par les spectres dépossédés de leurs âmes et qui ne se battent que pour satisfaire la cruauté d'Hadès, ainsi que par la plupart des dieux qui sont incapables de penser à autre que leurs propres intérêts ! Seule la Déesse Athéna a compris tout ceci ! Elle a choisi de se réincarner parmi les humains et de se battre à nos côtés pour notre salut, consciente et témoin de ce qu'il y avait de meilleur en nous malgré nos mauvais côtés. » Il s'arrêta de plus belle pour finalement conclure avant de laisser la parole à son tour. « En fin de compte, nous ne sommes pas les plus à plaindre. Les dieux le sont autrement plus que nous, car ils sont incapables de voir plus loin que le bout de leurs nez... Et toi pourquoi te bats-tu au juste ? »
Eidolon par ces remarques, espéraient un tant soit peu avoir piqué au vif l'amour propre de ce Spectre, non de ce dieu s'il s'avérait qu'il en était réellement un, comme le supposait le Chevalier d'Or du Cancer...
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Oneiros


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mar 24 Juin - 21:14

Ainsi donc l'opinion des Saints basculait lentement vers la nuance à mesure que la discussion progressait. Ceux qui se prétendaient au début défenseurs ultimes de la justice avouaient enfin qu'ils avaient des faiblesses, mais qu'ils les omettaient pour le bien de leurs pairs et du monde. Et petit à petit, la faute des dieux apparaissait plus grande, comme pour leur signifier toute l'étendue de leur bêtise. Au fond, les humains réclamaient la mise à mort. Blâmer les dieux pour leurs erreurs, à savoir avoir créé les humains, revenait à dire que ces derniers n'auraient jamais dû naître. Se rendaient-ils au moins compte de l'absurdité de leur combat, de leurs propos ?

Oneiros observa avec un certain intérêt l'arrivée de deux nouveaux chevaliers, dont l'un était foncièrement plus courtois, pour ne pas dire hypocrite, que les deux autres. Feinte ou véritable bienveillance, le dieu ne se laisserait de toute façon pas amadouer. Il savait qu'il était en territoire ennemi, comme un agneau blanc au milieu d'une meute de loups. Il suffisait d'un pas de trop pour qu'ils se lèvent tous en cadence et le déchiquètent.

Il laissa le soin à chacun de s'exprimer puis ferma les yeux l'espace d'une dizaine de secondes pour qu'ils saisissent bien le sens de leurs paroles à chacun.


"Vous vous dites imparfaits et pourtant vous persévérez à défendre des valeurs que vous avez vous-mêmes détruites. Vous jugez votre droit à l'existence alors même que vous n'en êtes pas maîtres et ne l'avez jamais été. Vous prétendez prendre les armes en derniers recours et pourtant vous n'avez pas hésité une seule seconde à me menacer et vous méfiez encore de moi, uniquement parce que je suis dans les rangs des spectres, et désarmé face à vous. Votre discours, compte tenu de tout cela, manque de cohérence à mes yeux."

Par égard pour les deux derniers arrivants, Oneiros poussa sa propre chaise par télékinésie de l'autre côté de la table et en fit apparaître une quatrième, se retrouvant debout face à tous, comme un accusé devant un rang de juges. Cette situation l'amusait autant qu'elle le dépitait.

"Avez-vous seulement envisagé les choses d'une autre manière ? Les spectres, sont des humains tout comme vous. La différence est qu'eux ont tout perdu, absolument tout, y compris ce doux espoir, cette bonté, cette générosité que vous prônez, même leur vie. Ils sont revenus sous l'égide d'Hadès pour se venger de n'avoir pas eu la tolérance et l'amour que vous conservez jalousement. Y avez-vous seulement pensé ? Un jour peut-être, si le sort s'acharne contre vous par un concours de circonstances, vous pourriez devenir exactement comme eux. Déchirés, trahis, isolés, meurtris dans leur chair et dans leur âme."

Malgré les mots terribles qui s'écoulaient de ses lèvres, Oneiros restait parfaitement calme. Il n'y avait pas la moindre trace d'accusation dans sa voix ou son visage, comme s'il se contentait de lire à voix haute une dissertation sur le bonheur et la liberté. Il avait dû trop vagabonder dans les rangs de la pensée nouvelle et des philosophes, mais il n'en pensait pas moins, et depuis bien longtemps. Au final, les spectres étaient peut-être les humains les plus à plaindre, incapables de mourir ils se devaient de contempler jusqu'à la fin des temps la mort, la souffrance, la violence, la destruction de leur monde. Et en voulant le pacifier, ils se heurtaient à ces gens qui possédaient tout ce qu'ils avaient perdu. Triste destin de l'Homme face à l'Homme. Homo homini lupus est.

"Vous avez fait des victimes pendant votre croisade aux côtés d'Athéna et ne vous en rendez même pas compte. Des civils sont morts, des chevaliers qui sont devenus spectres ou qui ont préféré que tout s'arrête enfin, les dieux eux-mêmes pleurent ce qu'est devenu leur monde, car oui à l'origine il ne vous appartenait pas. Zeus vous a créés en songeant à peupler la Terre de rires et de joie, regardez ce que vous avez fait de sa faveur. Vous ne reconnaissez plus vos créateurs comme tels, vous proclamez votre droit à vivre comme s'il vous aviez du recul sur vous-mêmes. Ce n'est pas mon avis. Athéna a décidé de croire en vous car vous étiez l'idéal de son cher père, puis elle s'est entichée de vos défauts par amour, mais cela ne signifie pas pour autant qu'elle a raison de le faire. Si l'on vous dit que les dieux ont tous les droits sur vous, vous les rejetez de toutes vos forces car vous avez peur de l'oppression et de l'ordre. Ils se querellent entre eux, mais vous faites bien pire. Comment pouvez-vous dire qu'ils ne voient pas plus loin que leur nez alors que vous regardez le monde avec les paupières closes ?"

Oneiros ne se faisait pas d'illusion, ce n'était pas son discours qui évangéliserait les Saints, ni les ferez réfléchir davantage sur ce qu'était un spectre, sur ce qu'ils étaient eux-mêmes, sur l'humanité, mais il fallait que les mots sortent, comme un hommage à tous ces dieux déçus et évincés de leur propre foyer. Il s'avança à la table, prit une coupe qu'il remplit du vin délectable qu'il avait lui-même placé dessus. Il attrapa ensuite un couteau apparu tout à coup, le fit jouer entre ses doigts puis s'entailla le bout de l'index avant de le laisser fondre en grains de sable. Il tendit le doigt ainsi blessé vers les Saints, d'où ne tarda pas à tomber une unique goutte d'ichôr bleue. Il réceptionna celle-ci dans sa coupe et le vin se changea aussi en nectar, met que seuls les dieux étaient autorisés et capables de boire. Quiconque parmi les mortels essayait se voyait réduit instantanément à l'état de poussière, de néant. S'ils avaient connaissance des bases les plus fondamentales de la création du monde, ils devraient comprendre qu'Oneiros n'était pas n'importe qui, comme l'avaient suggéré les derniers mots du Cancer.

"Messire du Taureau, je vous remercie d'avoir bien voulu prendre ma part à ma table et laisser, ne serait-ce qu'un instant, votre méfiance de côté. J'aurais pu vous empoisonner après tout, qui sait ? Mais laissez-moi vous détromper sur une chose. Je n'ai jamais cédé mon humanité à personne. Je n'ai jamais laissé entendre que j'étais humain par ailleurs. Je ne combats pas à la solde d'Hadès. Je me range peut-être parmi les rangs des spectres, et votre esprit étroit a donc établi le lien entre fait et cause, toutefois mes raisons sont d'une autre nature, et je me réserve le droit de ne pas vous les donner, à vous qui n'avez pas même daigné m'offrir vos noms et votre bienséance. Je suis dans la position de l'invité et pourtant c'est moi-même qui ai partagé nourriture et boisson en vos honneur, que vous avez tout naturellement refusés."

Il leva sa coupe vers le ciel, le liquide doré étincelant à l'intérieur.

"A vous, Olympiens, pour avoir donné naissance à ces créatures paradoxales en tous points..."

Il abaissa ensuite son bras jusqu'à le tenir à hauteur de la cuisse et regarda vers le sol.

"A vous, Gaïa et les divinités infernales, rejetées vous aussi depuis toujours et ayant eu l'intelligence de les laisser s'entretuer pour leurs propres causes..."

Il regarda enfin les quatre Saints tour à tour, puis leva sa coupe en direction de la statue d'Athéna tout en haut du Sanctuaire.

"Et à vous, Hommes et Athéna."

Il vida le contenu d'une traité, à gorgées lentes et délicates, savourant le précieux nectar comme le met si précieux qu'il était. Il reposa ensuite sa coupe sur la table et un infime sourire, amer, se dessina au coin de ses lèvres.

"A vos idéaux..."
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Jeu 26 Juin - 16:38

Le ton que le spectre avait employé se voulait peut-être dénué de toute animosité, cependant, le Colosse de feu n'en restait pas moins sceptique quant à ses mystérieuses intentions! Si le chevalier de bronze semblait enclin à lui laisser le bénéfice du doute, la Louve et le Cancer partageaient son avis et souhaitaient le voir quitter les lieux au plus vite. Malgré sa courtoisie, ses paroles et ses bonnes manières, quelque chose chez cet être venu des profondeurs de la terre le dérangeait, le poussant à rester sur le qui-vive. À défaut de lui faire confiance, il l'avait écouté, scruté, sans rechigner le moindre instant, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que sa façon d'être n'était qu'un faux semblant. Le vétéran avait beau avoir rejoint les forces armées du Sanctuaire il y a peu, il n'était pas dupe, cela n'était qu'une façade!

Déjà, son discours devint beaucoup plus dur, chaque mot qu'il énonçait, démontraient une certaine méprise pour la race humaine et ceux qui les défendaient! Comme s'il en avait après eux, il déversa son ire sur ceux qui lui faisaient face! Sa manière de s'exprimer restait inchangée, mais les mots qu'il employait, eux se voulaient bien plus virulents que ceux qu'il avait prononcés auparavant. Piqué dans son orgueil, il ne manqua pas de les sermonner, de rejeter la faute sur les hommes, alors que les véritables investigateurs de ces mascarades demeuraient ces Dieux qui se pavanaient dans leurs royaumes. Prenant le partie d'un ordre qu'il semblait tenir en haute estime, tour à tour il tenta de défendre la cause de ces êtres belliqueux, dotés de grands pouvoirs, mais qui pervertis par l'appât du gain, avaient mené les hommes à leur perte.

Partageant le repas qu'il avait érigé en l'honneur de ses vis-à-vis, tous les chevaliers d'Athéna attendaient ses prochains faits et gestes. Les yeux rivés sur lui, sens aux aguets, chacun de ses mouvements étaient accompagnés d'un regard insistant, suspect, montrant aux yeux de tous que la hache de guerre n'était pas enterrée! Alors, quand dans l'une de ses tirades, l'ombre infernale vint à s'entailler l'extrémité de l'un de ses doigts d'où s'extirpa un liquide bien singulier en raison de sa transparence et de ses légers reflets dorés, tous restèrent d'abord bouche bée, avant que les muscles du bovin doré ne se raidissent de nervosité. Malgré toute sa bonne volonté, il ne put réprimer un râle qui avait bien plus eu l'air d'un beuglement, un cri sourd, qu'un soupir d'un homme lassé. Le dossier de sa chaise en subit malheureusement les frais, un léger craquement de bois venant ternir cette découverte pour la moins inattendue!

Sa poigne s'était refermée sur sa chaise, mais son visage lui, était resté inexpressif. Ainsi, il n'était pas celui pour lequel il s'était fait passer. Son sang venait de révéler sa véritable identité, du moins sa véritable nature, à quoi bon continuer à se voiler la face. Sans avoir jeté son regard dans celui de son vis-à-vis, signe qu'il n'avait plus à lui témoigner le moindre respect, il s'exprima à haute voix pour que tout le monde puisse entendre:
    « Cela en devient presque risible... » Commença-t-il par dire, les yeux clos et les bras croisés de nouveau « Pourquoi devrions-nous recevoir un sermon de la part d'un être tel que toi? D'un Dieu qui n'a même pas l'audace de révéler son identité et qui tente à tout prix de cacher ses faiblesses comme le font si bien ces humains que tu sembles tant mépriser? » Le ton de sa voix n'avait pas oscillé d'un iota, pour autant il se voulait cinglant, comme avait pu l'être le Cancer « Ta réflexion aurait pu être légitime si tu ne t'étais pas comporté de la sorte! »
Toute la rancoeur qu'il avait accumulée, il l'a déversa sur ce Dieu qui avait osé les tromper. Il s'était peut-être montré un peu récalcitrant, mais maintenant qu'il savait à qu'il avait affaire, cela s'annonçait encore pire. Toujours d'un air détaché, pour le moins neutre, il lui adressa ces quelques mots:
    « J'estime que nous avons fait preuve de trop de courtoisie au contraire! Tu as délibérément abusé de notre hospitalité en nous cachant ta nature et tu oses nous reprocher notre façon de t'accueillir? » Ses pupilles dorées se portèrent délicatement sur l'enveloppe du spectre, avant qu'il ne reprenne: « Tu t'es toi-même auto-proclamé comme étant un "invité", mais si je ne m'abuse, je ne me rappelle pas t'avoir considéré comme tel! Estime-toi heureux d'être tombé sur nous, car cela ferait depuis bien longtemps que tu aurais déguerpi sinon! » D'un simple mouvement du bras, il désigna ses confrères à ses côtés et reprit la parole « Maintenant, ton sort est entre les mains de mes compagnons! Ce sont eux qui vont décider ce qu'il adviendra de toi! »
Conscient de ne pas avoir la décision finale seulement entre ses mains, il laissait le soin à ses compagnons de trancher pour lui. Quoi qu'ils puissent décider, si le choix restait cohérent et ne mettait pas le Sanctuaire en danger, il les suivrait et ferait de son corps robuste un rempart infranchissable. Maintenant, restait à savoir ce que ses compagnons comptaient faire!
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Liana


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mar 1 Juil - 20:18

Alors qu'elle venait de s'interrompre, Mattheus fit son apparition. L'attitude du Saint envers le Spectre la laissa totalement éberluée. Et puis quoi encore? Pourquoi ne pas faire des courbettes tant qu'il y était? Elle aurait bien voulu lui dire sa façon de penser, mais elle ne voulait pas que ses dires fassent le jeu du serviteur d'Hadès et qu'il ne les déforme à son avantage. En tout cas, il semblerait qu'Eidolon soit du même avis qu'elle, car elle avait pu apercevoir une certaine stupeur passer dans ses yeux.

Toutefois, et ce en dépit des belles paroles du Saint, le Spectre ne semblait pas être dupe. La Louve ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose de suspect chez lui, comme s'il leur cachait quelque chose. Mais après tout aux vues de sa nature, cela n'avait rien d'étonnant. L'esprit loup qui l'accompagnait porta ses iris pleines de sagesse sur elle.

* Il est bien plus que ce qu'il veut bien vous faire croire Liana.*

* Toi aussi tu as donc remarqué?*

* Oui, et je ne pense pas que nous soyons les seuls à l'avoir remarqué. Ecoute-le.*

Lui dit-il en désignant Eidolon qui venait de prendre la parole. Elle pouvait sentir l'animosité grandissante du gardien de la quatrième maison à l'égard de celui qui s'était invité à l'entrée du Sanctuaire. Les paroles portées par son ami étaient exactes. Et il semblait à la jeune femme que ce dernier avait mis le doigt sur la véritable identité de leur indésirable visiteur en évoquant à plusieurs reprises les dieux.

La réaction du Spectre ne se fit guère attendre et à ses paroles, le moins que l'on puisse dire, était que les humains en prenaient pour leur grade. Il déversa sa haine pour eux, tenant des paroles pleines d'animosité. Mais Liana se refusa d'entrer dans son jeu, ne s'asseyant nullement lorsqu'il fit apparaître une chaise pour elle. Elle se contint pour ne pas l'interrompre et lui dire sa facon de penser. Puis vint l'instant où par ses gestes il révéla à tous son identité.

Ainsi, voilà donc qui il était vraiment. Un Dieu. Elle posa ses iris azurées sur son compagnon à quatre pattes, tout deux se lancérent un regard entendu. Un râle suivit d'un craquement de bois lui fit reporter son attention sur la scène. L'Aldébaran se redressait tout en semblant faire un effort pour ne pas laisser son courroux prendre le dessus.

Le Gardien de la deuxième maison avait raison, ses paroles pleines de bon sens, et pourtant, il ne voulait pas être le seul juge. Il tenait à ce que chacun d'entre eux donne son opinion quant à la suite à donner aux événements. Pour l'heure, il faudrait faire preuve de Sagesse. Et la plus sage des décisions était très certainement que le Spectre devait s'en retourner de là où il venait. Un soupir de lassitude s'échappa des lippes de la Louve, qui s'approcha plus avant.

"- Vous êtes bien prompt à porter des accusations sur nos actes et notre facon de faire. Et je trouve celà assez mal venu de la part d'un être qui se trouve être sous les ordres du Dieu de la Mort. Vous nous accusez de détruire..."

Sa main se tendit en direction de Rodorio tout en poursuivant:

"- Ce village était encore, il y a quelques mois de ça, l'image même de la destruction. Cela vous semble-t-il être encore le cas aujourd'hui? Non. Et pourquoi? Parce que chaque habitant et chaque chevalier a aidé à sa reconstruction. Alors abstenez-vous de venir ici pour nous regarder avec vos grands airs et nous juger sur des choses que vous n'êtes pas en mesure de comprendre. Vous n'êtes pas invités , vous vous êtes invités. C'est là toute la différence. Toutefois, par égard pour le fait que vous n'avez montré nulle animosité jusqu'à présent, je voudrais, en ce qui me concerne, que vous fassiez donc demi tour et que vous vous en alliez."

C'était là tout ce qu'elle avait à dire. A voir à présent si cela serait également l'avis de ses frères d'armes.
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Mattheus


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mer 2 Juil - 20:33

Ne disant mot, j'écoute les avis de tous. En venant à l'entrée, j'ignorais de quoi voudrait parler le spectre mais j'en ai maintenant une idée. Je ne vais pas partir sur des grandes et longues explications mais notre invité semble être venu pour nous dire ce qu'il pense de notre façon d'être. Et cela ne fait pas plaisir à mes collègues. Chacun y allant de son avis et rajoutant de l'huile sur le feu.

Pour ma part, venant d'une époque qui a connu, connait et connaîtra de terribles moments, je comprends parfaitement sa manière de critiquer la notre. Nous humains, nous croyant plus fort que n'importe qui, quelque soit l'endroit où nous vivons. A de multiples reprises, nous avons clairement voulu montrer notre supériorité et ça a toujours fini de la même façon. Des guerres, des victimes, des destructions, des vies à reconstruire. Nous faisions le point en promettant que cela ne se reproduirait plus... Pour finalement recommencer et oublier nos promesses. L'humanité est ainsi et l'on y peut rien.
 
Je comprends ce qu'il ressent, cette colère en lui pour la nature humaine. Je l'ai ressenti également quand j'ai perdu tout ce qui faisait ma vie. Je ne sais même pas comment j'ai fait pour tenir le coup et ne pas me laisser submerger par la détresse. C'est dur quand on perd des amis, qu'on voit un endroit cher se faire détruire. Mais ici, comparé à mon époque, il y a des personnes pour perpétuer cette lumière qu'est l'espoir. Alors que ce n'est pas le cas chez moi. Les hommes font de leurs mieux avec leurs moyens, espérant qu'un miracle arrivera avant la fin.
 
Je comprends ce que vous dites et partage votre ressenti, Spectre. Cela peut choquer mes amis et je le comprend. Comment un Saint peut-il oser dire cela? Tout simplement parce que je viens d'une époque où l'homme ne cesse de vouloir s'élever toujours plus haut. Quitte à faire souffrir des millions d'innocents juste pour assouvir ses besoins personnels.
 
Regardant mes amis, je me remémore l'histoire de l'humanité telle que je la connait. Et le constat est clair, elle n'est guère fameuse. Certes, nous avons fait de grandes découvertes, avançons pas à pas mais il y a une chose qui reste et perdurera malgré nous. L'ambition des hommes!!
 
Vous avez raison mais également tord. Nous sommes les plus à plaindre car nous ne sommes pas capable de voir ce qu'il se passe autour de nous. Et quand nous le faisons, le mal est déjà fait et il ne nous reste que nos yeux pour pleurer. Nous pouvons nous en prendre aux Dieux, à d'autres ou même dire que c'est la faute à pas de chance. Mais en définitive le résultat et le même.
 
Vous pouvez m'accuser de traîtrise envers Athéna. Mais bien que j'ai cette armure avec moi, je ne me suis toujours considéré que comme un être humain avec plus de faiblesses que de force. Telle que l'est l'humanité toute entière. Pour l'instant, nos ennemis servent d'autres divinités mais qu'en sera t-il lorsque les ennemis seront des humains attaquant d'autres humains et ravageant des pays entiers? Direz-vous que c'est la volonté d'Athéna ou bien ne trouverez-vous rien à dire?
 
Puis je reviens sur la divinité qui nous a montré son apparence après une démonstration originale.
 
Nous faisons des erreurs mais nous apprenons aussi, même si des erreurs se répètent. C'est ce qui fait de nous des hommes, cherchant à protéger cette planète qui nous est chère, au delà des dieux. Les dieux n'étant présent que quand ça les arrangent ou proclament que leurs créatures vont trop loin. C'est facile de penser cela mais voyez-vous le monde de nos yeux ou n'en vallons nous pas la peine?
 
Laissant quelques instants de réflexions, je plonge à nouveau mon regard dans celui du dieu qui nous fait face et ce plait tant à nous donner des leçons.
 
Si vous n'avez plus rien à rajouter, vous connaissez la sortie.
 
Je suis conscient que je vais prendre cher de la part des autres Saints mais il faut par moment, avouer la vérité.
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Leïla


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Ven 4 Juil - 16:27


      « Traaaaaaaalaaaalalaaaa traaaalalaaaa laaaa laaaala. Traaaalalalalaaaa laaaa lalaaaa lalalaaaa laaaa lala. Yéyéyéyéyé yéyéyé yéyéyé Ohohohohoooo. Yéyéyéyéyé yéyéyé yéyéyé, ohohohohoooooooo! Oooohohoooo! Ohohoooo ooooh ohoh. Nanananana nanana nanana nananaaaa. Nanananana nanana nananaaaa nanananaNA! NANANANANAAAAAAAA! NANANAAAAAAAA! Nananaaaa naaaa nana. Lalalalalaaaaaaaa la lalaaaaaaaa lalalaaaa laaaa lala. »

    Pendant que le sang s'échauffait à l'entrée du Sanctuaire, une petite voix montait vers les protagonistes en provenance du chemin qui reliait le village de Rodorio aux hauteurs de la forteresse d'Athéna. D'abord aussi discrète que le son du vent, la chansonnette dénuée de toute parole devint de plus en plus distincte et forte au fur et à mesure que la personne qui la chantait se faisait plus proche. La voix féminine semblait totalement prise dans son petit opéra improvisée, et nullement inquiétée qu'une troupe de Chevaliers en pleine discussion sérieuse puissent s'offusquer de ce bruit de fond pour le moins décalé.

    Finalement, en plus de la chanson, des bruits de roues et de sabots purent se faire entendre en provenance du chemin non loin duquel se trouvait l'attroupement des Saints et de leur "invité". Quelques secondes plus tard, c'était un chariot tiré par un âne qui se dévoilait au tournant marquant la fin de l'ascension, avec perchée dessus une petite femme aux cheveux longs et avec un bandeau sur l’œil gauche. La conductrice ne les remarqua pas tout de suite et continua à avancer en chantant à tue-tête sa petite mélodie. Lorsque finalement elle se rendit compte qu'elle n'était pas toute seule, sa voix mourut au fond de sa gorge dans un son ridicule et elle tira sur les rênes de son chariot pour faire stopper son âme. Surprise et rougissante, la voyageuse resta interdite quelque seconde à fixer l'étrange assemblée de... de quoi au juste?

    Ce que voyait Leïla, c'était un attroupement de gens en armure ou en tunique réunis autour d'une table installée en plein air. Un pique-nique? Peut-être. Mais l'ambiance ne semblait pas particulièrement joyeuse. Et puis un pique-nique en étant coincé dans des armures? Pas top. Non, ça pouvait pas être ça. Le mobilier brisé par endroit montrait que la rencontre était bien moins amicale que ce que l'on pouvait penser au premier abord. Leïla se demanda dans quel plan foireux elle s'était encore retrouvée fourrée, et décida de rompre le silence gênant qui s'était installé depuis que tous les yeux présents s'étaient mis à la dévisager.

      « Euh... 'Scusez-moi, m'sieurs-dames. Loin d'moi l'idée d'vous déranger, mais j'voulais juste savoir... C'est bien par ici qu'il faut aller pour rencontrer le... euh... Le Gros Pape? »

    Bon. Avec ça, Leïla risquait pas de se faire passer pour une lumière. C'était sans doute mieux, remarque. On était toujours plus gentil avec les imbéciles, et vu la tension qui régnait avant son arrivée, un peu de simplicité était peut-être ce qu'il manquait à cette joyeuse petite réunion. L'ignorance de la pauvre voyageuse n'était de toute manière pas feinte : elle ignorait réellement où elle avait atterris et qui exactement était ce monsieur qu'elle cherchait à rencontrer. On lui avait juste conseillé d'aller au "Sanctuaire" pour rencontrer le "Grand Pope", parce qu'il pouvait faire des miracles et résoudre tout les problèmes qui semblaient un peu surnaturels. Vu que c'était la meilleure piste sur laquelle Leïla était tombée au cours de ces trois dernières années, elle avait tenté le coup... Et la voila coincée avec des chevaliers bling-bling en survet' doré. La belle affaire.

    Il était aisé de dire que la jeune femme avait fait un bon bout de chemin pour arriver jusqu'ici. les roues de sa charrette étaient toutes abîmés, ses vêtements rapiécés et boueux avaient de toute évidence vu de meilleurs jours, et son âne lui-même semblait sur le point de clamser après une montée aussi éprouvante. Le chargement de la charrette était en plus assez conséquent : des sacs de nourritures, des caisses, des objets divers ayant plus ou moins de valeur et aussi... Un cercueil?! Mouais. Le look typique d'un marchand ambulant quoi. Mais n'était-elle vraiment que ça? Les marchands ordinaires venaient rarement au Sanctuaire, préférant s'arrêter à Rodorio. Il se dégageait également quelque chose de bizarre de l'attelage. Pas vraiment un Cosmos, mais plus comme l'impression qu'on a en regardant un mirage au loin... Un doute, un trouble, une ombre sur laquelle on ne parvient pas à fixer le regard. Mais cette impression venait-elle de la conductrice ou de la cargaison? Impossible à dire.
    En tous cas, c'était une visite assez spéciale que recevait aujourd'hui les Saints d'Athéna. Restait à savoir à présent si c'était là un mauvais signe ou une bonne augure...
    Non mais sérieusement, de qui je me fiche? Bien sur que c'était un mauvais signe. Vous avez vu la gueule de la nana qui conduit ce chariot?
    Fuyez pauvres fous.
    Bullshit is coming.
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Eidolon


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Dim 6 Juil - 12:51

Les dieux, êtres incroyables et fascinants, mais tous plus pitoyables les uns que les autres... Le natif d’Amérique pour avoir côtoyé la mort depuis sa plus tendre enfance était bien placé pour le savoir : les dieux n'avaient que faire d'eux, la Mort et les siens les premiers. À leurs yeux les hommes ne sont que des êtres faibles, égoïstes et abjectes... Malgré tout, il n'y avait pas que du faux là-dedans. En effet, Eidolon lui-même était convaincu que l'Homme n'était pas la créature la plus parfaite et saine qui soit. Néanmoins, les humains avaient bien d'autres qualités que les dieux se refusaient à voir simplement parce qu'ils étaient trop occupés à se préoccuper d'eux-mêmes et sans aucun doute jaloux à l'idée que des êtres aussi faibles, selon leurs mots, puissent être capables de miracles dépassant leur imagination et dont eux-mêmes n'étaient pas capables. Aussi, la réaction de ce dieu-ci ne l'offusqua aucunement. Au contraire, cela le fit presque sourire tant son sermon était risible et prévisible ! L'orgueil des dieux, leur vanité, avait toujours été leur talon d'Achille et celui-ci en démontrait un parfait exemple. Agacé par les propos du gardien de la quatrième maison et ceux de ses comparses, cet être divin s'était empressé de les sermonner, pensant peut-être les faire culpabiliser, mais le sermon qu'il avait prodigué, avait eu l'effet inverse de celui que cet individu supérieur avait sans doute envisagé.

Le Taureau de feu, le gardien de la deuxième maison du zodiaque fut le premier à réagir. Malgré un calme apparent et un sang-froid à toute épreuve, les propos de celui-ci laissaient transparaître derrière leur sagesse, un certain agacement ! Après tout, il se permettait de s'inviter, de leur demander quels étaient leurs buts et monsieur ne prenait même pas la peine de répondre à son tour ? C'était sans aucun doute la goutte d'eau qui venait de faire déborder le vase ! Aussi Aldébaran invita-t-il chacun de ses compagnons à prendre la parole et dire ce qu'ils souhaitaient qu'il advienne de ce Spectre. Liana, la fière guerrière accompagnée de son fidèle compagnon Shadow, s'exprima ensuite à son tour, reprenant quelque peu les propos de l'Aldébaran. Néanmoins, ceux-ci n'étaient pas dénués de sens, car elle venait appuyer les dires du Chevalier d'Or du Taureau et mettre sur l'accent sur un point important : leur interlocuteur n'était pas un invité du Sanctuaire, il s'était invité au Sanctuaire, nuance ! Et en cela, ces derniers ne lui devaient rien. C'est alors que Mattheus, le Chevalier de Bronze de l'Adamantine prit la parole à son tour. Si ces propos n'étaient pas dénués de sens eux aussi, en revanche ce dernier depuis le début avait le don d'agacer son ami, le Chevalier d'Or du Cancer... Aussi ce dernier s'empressa-t-il de lui répondre :
    « Mattheus... » Commença-t-il, les autres craignant sans doute le pire à propos de ce qui allait suivre... « Tu as raison et tort en même temps mon ami. » Dit-il en tout et pour tout avant de continuer. « Tu as raison, car l'homme est une créature cupide et égoïste par excellence, qui passe son temps à faire la guerre avec ses semblables... Seulement et comme tu l'as dit toi-même, nous ne sommes pas que capables du pire ! Il y a du bon chez les hommes et ce ne sont certainement pas à des créatures aussi cupides que les dieux qu'il revient le droit de nous prendre de haut en nous jugeant sur nos agissements alors que ces derniers sont depuis la nuit des temps à l'origine de guerres millénaires qui voient s'opposer des hommes et ceci dans l'unique but de satisfaire leurs ambitions mal placées ! » Poursuit-il avec calme et sérénité avant de finalement conclure. « En revanche tu te trompes sur un point. Qu'ils servent des divinités ou non, il est de notre devoir d'empêcher nos ennemis, les ennemis de l'humanité, de s'en prendre à des innocents ! Peu importe qu'ils soient humains ou non, je ne manquerai pas de me mettre en travers de leur chemin le moment venu si une telle situation devait arriver. »
Même si des différents naissaient de temps en temps entre eux, les Saints étaient plus soudés que jamais ! Pour preuve, malgré que ce débat les oppose, Aldébaran, Liana et Eidolon d'un côté, Mattheus de l'autre, tous étaient en revanche unanimes sur un point : Cet ennemi quoi qu'il soit, Spectre, dieu, peu importe, devait à présent s'en aller. Eidolon en guise de conclusion prit donc la peine de lui répondre à son tour de ce fait.
    « Les Saints ont parlé Spectre et leur décision est unanime, il est temps pour toi de t'en aller à présent. Même si tu ne manques pas de toupet, pour préserver le Sanctuaire et par égard pour tes agissements pacifiques, nous te laissons t'en aller comme tu es venu, en promettant de ne pas recourir à la force. Il ne tient qu'à toi de t'exécuter à présent... » Lui dit-il le plus tranquillement possible, souhaitant le voir disparaître du Sanctuaire le plus vite possible à présent.
Alors que les choses allaient bon train, que tous pensaient cette discussion arrivée à son terme, un nouvel évènement se produisit. Au loin, le bruit de sabots et de roues se firent entendre tandis que commençait à émerger une silhouette à l'horizon. Il s'agissait d'une charrette tirée par un âne et à son bord, tenant les rênes, une femme aux cheveux longs qui portait un bandeau sur son œil gauche... Si à première vue, cette scène pouvait paraître banale, cette fille n'étant sans doute qu'une provinciale, une paysanne à en juger par son accoutrement qui avait effectué un long voyage également compte tenu de leur état et de la fatigue extrême de son âne, pourtant Eidolon trouvait ça louche... Sa physionomie ne lui inspirait pas confiance ! Pourtant, le Chevalier d'Or du Cancer n'était pas le genre à juger un livre d'après sa couverture, mais là, quelque chose en elle ne lui inspirait pas confiance... Peut-être l'éclat qui se reflétait dans son seul oeil valide et qui semblait ne rien annoncer de bon ? Le métisse n'aurait su le dire, mais toujours est-il que par mesure de sécurité il ne laisserait personne aller nulle part !
    « Tu parles sans doute du « Grand Pope » … » Lâcha-t-il, visiblement exaspéré par cette nunuche qui n'était même pas capable de se souvenir du nom de la personne qu'elle venait voir. « En revanche, tu n'iras nulle part. Pas avant d'avoir décliné ton identité et de nous avoir divulgué pourquoi tu souhaites si ardemment le rencontrer... »
Les propos d'Eidolon se voulaient très froids et cassants... S'il s'avérait qu'il s'agissait d'un individu lambda, cela pouvait s'avérer très vexant pour cette jeune femme. Néanmoins, quoi qu'il en soit, qui qu'elle puisse être, Eidolon avait à cœur de démontrer que les Saints n'étaient pas n'importe qui et qu'ils protégeaient leur havre de paix, le Sanctuaire, bec et ongles ! Le premier venu n'était pas le bienvenu, le Sanctuaire n'avait rien de similaire à un moulin et ça certains individus avaient du mal avec cette idée... Aussi le métisse se faisait-il une joie de le leur rappeler. Sa méfiance à l'égard de la jeune femme était limite maladive... Mais ne dit-on pas que prudence est mère de sûreté ? Seul l'avenir lui dirait si oui ou non il avait eu raison de se comporter de la sorte...
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Oneiros


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Lun 7 Juil - 21:25

Comme il s'y attendait, les Saints, en dépit de tout ce qu'ils pouvaient bien raconter, ne faisaient pas preuve de la plus petite once de tolérance. Depuis le début ils prétendaient ne pas vouloir attaquer par respect pour le pacifisme du dieu, mais en vérité on pouvait sentir la tension dans l'air et leur souhait de ne pas vouloir abîmer leur beau Sanctuaire tout juste reconstruit. On pouvait les voir enjoliver eux-mêmes les propos du dieu sans que celui-ci n'ait à leur rajouter de la pommade, de sorte qu'il passait bien évidemment pour le grand méchant loup. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu'un seul d'entre avait l'humilité et la sagesse de rester humble sans l'accuser de tous les maux du monde. Un simple sourire franc marqua les traits du dieu.

D'un geste, il fit fondre la table, les chaises et les mets qu'il avait matérialisés jusque-là, laissant tout simplement choir le Taureau sur son derrière doré. Ce qui n'était que poussière redevint poussière, de même que son sourire d'un bref instant avait de nouveau laissé place à un visage lisse et impénétrable.


"Un sermon ? De l'audace ? Vous considérez-vous comme des enfants pour parler ainsi ? Je ne fais que partager mon point de vue. Vous qui défendez votre liberté à tous les prix ne pouvez pas admettre que l'on pense différemment de vous ?"

"Oui" fut la réponse immédiate qui lui vint à l'esprit. Ils n'avaient jamais, JAMAIS essayé de comprendre les motivations d'Hadès, des dieux, de leurs ennemis, ils avaient toujours pris les armes avant la plume, tels des chiens enragés, pressés d'en découdre et en même temps avides de conserver leurs os, d'en acquérir d'autres. Aucune marque de compassion.

C'est à ce moment que la divertissante petite paysanne, sa charrette et son air guillerets s'invitèrent dans la conversation. Oneiros fit quelques pas de côté pour lui laisser le chemin libre. Eidolon prit alors la parole avec hargne, comme s'il venait d'être bafoué de la pire façon.


"Eh bien ? Vous demandez son nom à cette pauvresse ? Je n'ai pas eu ce privilège afin de pouvoir me présenter convenablement. Oh mais j'oubliais, je suis un spectre, je suis en-dessous de tout, même des rats et des chiens errants. Alors soit, votre verdict rendu je m'en vais. Toutefois j'ajouterai une dernière chose."

Il s'avança d'un pas assuré et vif vers Eidolon, se posta bien devant lui, à moins d'un mètre, ses yeux noirs plongés dans les siens.

"Je suis entièrement d'accord avec tout ce que vous venez de dire."

Il se dirigea ensuite vers le Saint d'Adamantine, posa un bref instant la main sur son épaule, le temps de se tendre pour embrasser son front en un geste purement symbolique et se détourna aussi vite. Il se dirigea vers la sortie du Sanctuaire, qu'il emprunta sans se retourner, adressant un léger salut aux protecteurs d'Athéna de la main. Comme un mirage, il disparut soudainement sitôt la dernière marche descendue. Et son cosmos de même.

Suivant : Cathédrale d'Hadès


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mar 8 Juil - 15:45

Le Taureau doré leur avait sciemment donné la possibilité de sceller le sort de cet être venu des entrailles de la terre. Bien qu'il ne faisait aucun doute que ses nouveaux amis partageaient son avis, les inviter à s'exprimer et exposer leurs ressentis demeurait une marque de profonde estime. Pour lui, malgré leurs apparats qui les classaient dans une hiérarchie bien établie, leurs opinions n'en restaient pas moins équivalents, personne n'ayant une légitimité suffisante pour imposer son choix à celui des autres. Son statut de protecteur du Sanctuaire et de haut gradé ne lui donnait pas plus d'importance qu'un autre chevalier de cette caste, ainsi il écouta avec engouement les propos de ses compères, aussi bien celui de son pair, que ceux d'un rang plus faible. Ainsi, un constat simple se dégagea bien assez vite, bien que tous ne semblaient guère apprécier la manière dont avait été accueilli ce spectre, Mattheus pour ne citer que lui, d'un commun accord, ils en étaient venus à décréter son expulsion.

Ligués contre cet être perverti par la mort, le groupe de chevaliers venait une fois de plus d'intimer à ce dernier de quitter les lieux. Fort de cette décision qui n'était pas pour lui déplaire, le bovin doré se redressa machinalement pour donner un peu plus d'importance à leur ultime requête. Torse bombé, bras croisés, regard on ne peut plus sérieux, il attendait à présent que leur vis-à-vis s'exécute sans plus tarder. Comme il l'avait mentionné plus tôt, il lui revenait désormais la charge de clore cette entrevue, faisant de son corps le symbole de leur décision commune. Seul, il en imposait déjà suffisamment pour que la plupart de ses adversaires déguerpissent avant même de l'avoir combattu, alors à présent qu'il était accompagné par de fiers guerriers, rien ni personne ne pourrait remettre en question ce jugement, pas même le principal concerné, tout Dieu qu'il soit. Il venait de recueillir l'approbation de ses homologues, maintenant il pouvait s'exprimer:
    « Notre décision est irrévocable, c'est pourquoi je t'invite et seulement pour cette fois, à quitter ce lieu sacré! »
Sa voix s'était élevée dans les cieux, rendant la sentence que tous avaient consenti! Il s'était érigé l'espace d'un instant juge, garant de la décision du petit groupe amassé en ces terres. Il n'avait fait que répéter les mots du quatrième gardien, mais qu'importe, à deux leur demande aurait plus d'impact. Dès lors, il posa une dernière fois son regard sur ce Dieu qui commençait à disparaitre, semant derrière lui que poussière et incompréhension. Il venait de rencontrer un drôle de personnage, les raisons l'ayant poussé à venir dans cette contrée lui paraissant encore bien obscures. Il n'avait pas su le cerner, mais peut-être qu'un jour, au détour de retrouvailles, il parviendrait à le comprendre, à déchiffrer ce Dieu à la silhouette humaine. Pas le temps de souffler, que déjà son attention se porta sur la source du brouhaha qu'il lui semblait avoir entendu quelques instants auparavant!

À en juger le piteux état de l'animal sur lequel se dressait une jeune femme vêtue d'un tenue pour la moins vétuste, leur périple n'avait pas été de tout repos. Tremblant de fatigue, le corps malingre, les yeux quasi révulsés, l'animal arrivait à peine à se tenir sur ses pattes. L'ascension des marches couplée au chargement pour le moins conséquent qu'il parvenait difficilement à tirer y étaient sans doute pour quelque chose, aussi le colosse de feu se sentit obligé d'intervenir. Grappillant d'un seul pas la distance qui le séparait de cette étrangère, il caressa tendrement l'âne qui de prime abord fut apeuré en l'apercevant. D'un mouvement fluide, d'un geste contrôlé, il lui intima de se calmer, de détendre ses muscles et de ne surtout pas opposer de résistance. Son regard, ainsi que son attention s'étaient d'abord portés sur l'âne en détresse, mais bien vite, ses pupilles dorées et son bras musclé s'élevèrent à l'encontre de son maitre, cette jeune femme qui ne semblait pas plus préoccupée que ça par le sort de son compagnon de fortune.
    « Dis-donc jeune fille, en voilà une manière de traiter les animaux! » Dit-il d'un ton ferme, tandis que sa poigne s'était refermée sur le col de l'habit rapiécé de l'étrangère afin de porter son visage face au sien en guise de mécontentement « Ne vois-tu pas que ton chargement est bien trop conséquent pour un animal aussi chétif! » Poursuiva-t-il exaspéré « Si tu veux mon avis, il va te falloir une bonne raison pour que nous te laissions passer, car je peux t'assurer que je ne suis pas prêt d'accepter vu le traitement réservé à ce pauvre animal! »
La scène pouvait paraitre cocasse, mais la jeune fille sans s'en rendre compte venait de quitter la terre ferme et se retrouvait à présent à quelques mètres au-dessus du sol. En raison de son imposante stature qui ne passait pas inaperçue, l'étrangère se retrouvait nez-à-nez avec le bovin doré, plus remonté que jamais! Elle aurait beau gesticuler dans tous les sens, se débattre, son opposant ne bougerait pas d'un iota et qui plus est, elle ne parviendrait jamais à descendre de son perchoir! Ne portant pas cas aux propos péjoratifs portés à l'égard du Grand Pope, Hector se contenta de jeter son regard dans le sien pour lui faire comprendre son erreur. Son comportement bien que dure n'en restait pas moins amusant pour ceux qui le connaissaient un peu, pourtant quelque chose d'étrange se dégageait de cette gamine à l'allure innocente, il valait mieux pour lui qu'elle ne lui fasse pas regretter son geste!


Dernière édition par Hector le Mer 9 Juil - 21:34, édité 1 fois
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Liana


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mer 9 Juil - 20:30



C'est avec une oreille pleine d'attention que la Sainte écouta ses frères d'armes. Oh bien sûr le passé de chacun d'eux faisait pencher la balance du jugement. Et elle ne faisait pas exception à cette règle. Abandonnée par ses parents avec son jumeau, battue et lynchée, Caedus et elle avaient fini par retrouver espoir avec celui qui fut leur Maître et qui leur enseigna l'art de maîtriser le Cosmos: l'ancien chevalier d'or du Lion. Mais c'est auprès des amérindiens qu'elle s'était découverte elle-même. Malgré leur différence de peau, d'us et coutumes, malgré la barrière de la langue, elle était parvenue à trouver sa place au sein de la communauté Sioux.

Comme chacun des chevaliers présents, elle avait connu le pire et le meilleur, aussi était-ce pour cette raison qu'elle ne fut nullement choquée par les propos de Mattheus. L'Homme était un être imparfait, avec ses forces et ses faiblesses, et disposant de cette capacité à révéler ce qu'il y avait de meilleur en lui dans l'adversité. Mais les Dieux ne voyaient pas tout cela et ne comprenaient d'ailleurs pas. Pour preuve, le Dieu qui était venu à eux, était resté campé sur ses positions, et il put constater que malgré leur divergences d'opinion, la réponse des Saints avait été unanime: il devait quitter les lieux sans plus attendre.

Lorsque le serviteur d'Hadès se rapprocha un peu trop vivement à son goût du gardien de la quatrième maison, la Louve se mit immédiatement sur le qui vive. Son regard jusque là d'un calme olympien se teinta d'une lueur meurtrière. S'il touchait le moindre cheveu du métisse, il était fort à parier qu'il tâterait des crocs meurtriers du Saint du Loup, qui possédait, comme son animal totem, un instinct de protection des plus développés à l'égard de ceux qui étaient chers à son cœur. Fort heureusement, le sinistre individu s'abstint de commettre pareil impair et s'en fut comme il était venu.

Elle s'apprêtait à prendre la parole, mais fut interrompue par un chant (si toute fois on pouvait parler de chant) qui fit hausser un sourcil à la demoiselle. Avait-elle rêvé? Nullement. En effet, là, au détour d'un chemin apparut un chariot tiré par un âne proche des portes de la Mort, reflet de ce qu'était le reste de la cargaison. La vue de l'animal meurtri la fit quelque peu tiquer et ses iris glissèrent sur la jeune femme dépenaillée qui conduisait l'attelage, lui firent claquer sa langue sèchement.

Mais quand la nouvelle venue formula sa requête, l'élève de Shion manqua s'étouffer. Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait entendre son Maître se voir affubler du nom de Gros Pape. S'il n'y avait cette sombre sensation dans le sillage de la nouvelle venue, celle-ci aurait presque pue paraître amicale. Mais prudence étant mère de sûreté, la Louve préférait rester sur ses gardes, et visiblement elle n'était pas la seule à penser cela.

Néanmoins lorsqu'elle vit l'Aldébaran attraper à bout de bras cette dernière, elle eut un petit pincement au coeur pour elle, mais elle savait que le Taureau d'or avait parfaitement raison. Pour l'heure, elle alla en direction du pauvre animal épuisé, flattant le chanfrein de ce dernier avec douceur.

"- Shadow n'en voudrait même pas pour son repas, tellement cette pauvre bête est malingre." Un hochement de tête de la part du loup signifiait à tous son parfait accord avec son Elue, cette dernière s'adressant à la nouvelle venue. "Si je me retrouvais dans votre position jeune fille, je répondrais aux questions de mes amis sans trop tarder, et étant du même avis qu'eux, je ne vous serai d'aucune aide."

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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Jeu 10 Juil - 10:57

Eh bien finalement, ça s'est plutôt bien passé. Autant pour moi que pour le Dieu. Par mes propos, j'en ai certes choqués quelques uns mais je m'attendais à plus de remontrances. Bien que n'appréciant pas mes paroles, le Taureau n'en a rien dit, ce qui n'est pas le cas d'Eidolon. L'écoutant calmement, je comprends son point de vue malheureusement aussi forts que nous le soyons, nous ne pouvons pas empêcher les ennemis de s'en prendre à des innocents. Et ce même avec la meilleure volonté du monde. Il s'en rendra compte un jour et à ce moment-là ouvrira les yeux. Tout du moins je le souhaite. Liana, quant à elle, ne fut pas choquée par mes mots. Comme si elle pensait la même chose où me comprenait.

En tout cas, malgré nos divergences, nous restons d'accord sur un point. Notre invité doit quitter les lieux. Prenant à nouveau la parole, ce qu'il dit ne me choque pas. Il a entièrement raison et c'est bien triste. Cela changera avec le temps donc je ne m'en fait pas vraiment.

La situation semble s'apaiser et la tension descendre quand tout à coup, des chants sortant d'une voix fluette se font entendre. Me demandant d'où cela peut venir, je tourne la tête et s'approche de nous un drôle de spectacle. Une charrette en bien piteux état tirée par un âne pas au mieux de sa forme et portant tout un attirail s'avance. La jeune fille qui l'accompagne paraît toute guillerette, comme si cela l'amusait malgré son état. Ce ne plût pas du tout à mes amis qui lui firent remarquer.

De prime abord, elle demande à voir le Grand Pope, malgré la déformation orthographique mais surtout se moque complètement du sort de l'animal. Sortant les griffes, les deux chevaliers d'or lui font comprendre qu'elle ne passera pas tan qu'elle n'aura pas dit son nom et donné une raison pour le voir. La tenant par le col de son vêtement, Aldébarran attends ses réponses tandis que Liana lui dit que c'est ce qu'elle a de mieux à faire.

Entre temps, le Dieu s'en est parti. Non sans avoir partagé sa frustration. S'approchant d'Eidolon pour lui dire qu'il était entièrement d'accord, Liana se prépara à surgir au moindre faux pas... Qui ne vint pas. Au lieu de cela, le Dieu se dirigea vers moi, posa la main sur mon épaule et déposa un baiser sur mon front. Assez surprit de cette réaction, je le regardait s'en aller les yeux perdus dans le vide. Tout du moins jusqu'à ce que j'entende l'espèce de marchande joyeuse arriver.


Gardant le silence, je ne dit rien. Le sort de cette jeune demoiselle est joué mais je reste perturbé par cette marque du Dieu envers ma personne.
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Ven 11 Juil - 0:52

♫ ~ What is love?
♫ ~ Baby don't hurt me
♫ ~ Don't hurt me
♫ ~ No more
    Mais dans quel asile de fous avait-elle encore atterri?

    A bout d'un mot, cette seule question fut tout ce qui tournait dans la tête de Leïla, comme un disque rayé que personne n'avait le courage de corriger. Passant par l'incompréhension légère à l'abasourdissement le plus total, la jeune femme observa les différents événements qui se déroulèrent autour d'elle. Plus que sidérée, c'était tout bon sens -ou du moins ce qu'il en restait- qui venait d'en prendre un sacré coup. Progressivement, son visage s'était vidé de son expressivité, son regard se faisant vide et son visage flasque, la bouche entrouverte comme pour signifier un état de choc cérébral profond.
    Qui aurait pu lui en vouloir? En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, les tables et la nourriture du joli pique-nique s'étaient volatilisés dans les airs, le gars en tunique avait baisé le front d'un des gars en armure avant de disparaitre -un peut trop gay pour Leïla ce coup-là- et elle avait remarqué la présence d'un loup massif aux côtés de la fille du groupe. Ajouté à cela que toutes ces personnes tenaient entre elle un charabia incompréhensible pour la profane qu'elle était, ainsi que l'accueil plus que glacial, voir carrément hostile qui lui fut réservé à elle, la pauvre passante qui demandait juste si elle était arrivé au bon endroit, et vous comprendrez pourquoi Leïla ne put qu'observer ses interlocuteurs d'un air interdit et quelque peu perdue. D'un seul coup, ça faisait quand même un peu beaucoup.

    Le premier à avoir réagi à la présence de la voyageuse fut le gars au teint bronzé et la chevelure noir. Pas vraiment un air commode le gars, mais pas trop moche pour autant, il ressemblait plus à un bandit de grand chemin qu'à un chevalier malgré l'armure tape-à-l’œil qu'il avait sur le dos. D'ailleurs, c'était peut-être ce qu'il était, à lui barrer la route comme ça sans donner plus de raison. Son "vous n'irez nulle-part" était un peu trop naturel et louche au gout de la jeune femme. Mais que pouvait-elle faire? Cernée comme elle l'était, la ramener n'était peut-être pas la meilleure solution. A la place, elle haussa un sourcil en considérant le gugus d'un air hésitant, avant de baragouiner quelque chose d'incompréhensible qui avec les secondes qui s'écoulaient devenaient plus intelligibles.

      « Gleuh... Euuuuh... Ben, mon blase c'est Leïla, et j'suis venu dans l'coin parce qu'on m'a dit que le Grand Pope, comme vous l'dites, peut faire des miracles et d'autres trucs bizarres. Et comme j'ai un problème un peu particulier et que personne d'autre n'a pu comprendre c'que c'était, j'suis venue voir s'il pouvait pas m'aider avec ça... Mais si j'avais su qu'il avait une milice personnelle composée de chiens de chasse en armures brillantes, j'me s'rais pt'être absteeeeEEEEUUUUH! »

    Le géant qui jusqu'ici s'était intéressé à son âne plutôt qu'à elle venait de la saisir par le col de ses vêtements, la maintenant suspendue au-dessus du seul à la force de son seul bras. Le jeune fille s'agita au début, tentant de retrouver le précieux équilibre qu'on lui avait arraché -et aussi un peu sous l'effet de la panique-. Le regard de son "agresseur" se plantant dans le sien, emprunt de sévérité, et l'homme commença alors à la sermonner sur l'état de santé déplorable de son animal, bientôt rejoint dans se plaidoyer par la jeune femme au loup qui elle aussi semblait plus se préoccuper de du sort de l'animal que de celui de l'innocente voyageuse suspendue entre terre et ciel.
    Aussi absurde que puisse paraître la situation dans laquelle elle se trouvait, Leïla ne s'emporta pas, pas plus qu'elle ne pris peur. En regardant de plus prêt celui qui la portait à bout de bras, un étrange éclat s'était allumé dans son unique œil rouge. Pas vraiment mesquin, mais plutôt... Joueur? Peut-être avait-elle finalement pété une durite sous l'effet de la pression, mais la voyageuse se mit à sourire. Pas d'un sourire de psychopathe -pour une fois- mais plutôt un sourire de provocateur. Tendant son bras gauche vers le visage du géant, elle le glissa sous son casque pour effleurer du bout des doigts sa cicatrice au coin de la bouche. De son autre main, gantée celle-ci, Leïla serra contre son buste et ses formes généreuse le bras musclé qui la maintenait en l'air, rapprochant par la même d'avantage leurs deux visages. Lui susurrant alors doucement à voix basse, elle lui tint à peu prêt ce langage :

      « Heeeeeeeey, mon grand... T'es plutôt beau gosse sous ton casque, en fait. Si tu veux, on pourrait s'asseoir quelque part, parler d'âne ou d'autres animaux et se montrer nos cicatrices, hein, qu'est-ce que t'en dis? Je te mordrai pas, promis. Enfin pas trop. »

    D'accord. Donc le trip actuel de Leïla c'était les mecs plus vieux, grands et forts, et de préférence salement amochés. Un cas d'acrotomophilie légère? Peut-être. Cela aurait de toute manière été le moindre des maux qui affligeait l'esprit de la fausse borgne. Toujours était-il qu'après sa tentative de rentre-dedans assez violente, la jeune femme lâcha un petit rire moqueur, visiblement plus destiné à elle-même qu'à ce pauvre géant qu'elle cherchait à déstabiliser -ou détendre- quelque peu. retirant sa main et lui tapotant son massif avant-bras, ce fut avec sur un ton plus normal mais toujours un chouilla aguicheur qu'elle s'adressa à l'homme au casque cornu.

      « Héhéhé... Plus sérieusement. Tu voudrais pas me laisser descendre? Pas que je n'apprécie pas d'être prise dans tes bras hein, mon beau, mais ya quand même des positions plus agréables pour taper la causette. »

    Rieuse et détendue après ce petit coup de foudre impromptu pour ce bel homme à cicatrice, Leïla avait presque oublié l'hostilité avec laquelle elle avait été accueillie ainsi que tout le bordel incompréhensible auquel elle avait assisté en arrivant. Sans même attendre que le Géant s'exécute, elle commença à se tourner vers le "pauvre animal" en question, en étant tout sourire et enchaîna avec un petit speech destiné à son âne, digne d'une petite mémé gâteuse de son petit chien.

      « Et puis bon, il en a pas l'air, mais il a de la ressource cet âne. Hein mon Barda? Meuh oui, t'as de la ressource. Meuh oui! T'es juste vieux, moche et con. Mais tant fais pas, j't'aime quand même. Bougni bougni! »

    A cette preuve d'amour pur et sincère, l'âne sembla répondre par une grimace affolée et poussa un beuglement ridicule. Peut-être était-ce à cause du loup qui le reniflait un peu trop, malgré ce qu'avait affirmé l'autre jeune femme? Qui sait, il avait peut-être compris qu'on parlait de le manger. Ça aurait quand même été une triste fin, de monter toute cette pente pour finir dans le ventre du premier loup apprivoisé venu. Ce loup était d'ailleurs le seul de l'assemblée sur lequel Leïla pouvait poser un nom! C'était quand même un comble, ça!
    Se tournant à nouveau vers le reste de ces pécores en armure, la voyageuse repris un semblant de contenance -de normalité?- et les considéra avec le même air de légère incompréhension qu'elle avait un peu plus tôt.

      « Doooooooonc... Vous êtes les portiers du coin, c'est ça? Va falloir que je vous paie une taxe pour rentrer ou une connerie du genre? »

    Et vu en quoi était fait leurs armures, elle risquait d'être salée, cette taxe...
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Eidolon


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Lun 21 Juil - 20:55

Les péripéties allaient bon train, de nouveaux visages se faisaient voir ça-et-là, pourtant, il n'y avait pas de quoi se réjouir... Le métisse aux multiples tatouages et innombrables cicatrices, à la chevelure d'un noir comparable au sol rocailleux du styx, était le premier à avoir déchanté en le constatant. Le Sanctuaire ne cessait d'être profané de toute part ! Cela avait été en premier lieu le cas avec un Spectre, dieu mineur lambda dont le toupet et l’ego démesuré, lui avaient dicté de se rendre sur les terres de ses pires ennemis dans la seule et unique optique de converser avec ses futurs adversaires... Si Eidolon compte tenu de ses dons, avait la capacité de se rendre très fréquemment dans le royaume d'Hadès, en revanche il ne cherchait en aucun cas à nouer le dialogue avec l'un de ses sbires ! Même après le départ de ce Spectre, le Gold arrivait difficilement à digérer l'affront qu'il leur avait fait...

Le Chevalier d'Or du Cancer n'était donc pas des plus enjoués suite à la venue de cet être, ce Chevalier aux antipodes de leur Ordre... L'arrivée champêtre de cette pseudo-paysanne n'était pas pour lui redonner le sourire... Au contraire, tout en elle ne parvenait qu'à le mettre de mauvais poil ! En d'autres circonstances, Eidolon aurait ri de bon cœur à tant de maladresse, mais pas aujourd'hui. Il en avait marre de se répéter, de dire à l'un de dégager pour qu'ensuite un autre individu arrive pour formuler une requête des plus inadmissibles ! Lorsqu'il vit Aldébaran la soulever par le col tel un chaton, le sourire lui revint néanmoins un petit peu, ravi par ce spectacle ! Il apprécia également et tout particulièrement l'intervention de Liana, qui lui emboîta le pas, exprimant à son tour qu'elle ne pouvait accéder à sa requête, des propos relayée avec minutie qui de sa part, se voulaient comme toujours très directs, mais en même très justes et sages. Mattheus quant à lui, ne semblant pas trop dans son assiette, se contenta de garder le silence. Une manière sans doute bien à lui de valider la démarche de ses compagnons...

La réaction de la donzelle borgne et véritable tortionnaire animalière en revanche, le laissa bouche bée... Loin de s'empresser de partir après avoir été recalée de la sorte, la jeune femme loin de se sentir gênée, se contenta de déblatérer des absurdités à n'en plus finir et avec une familiarité telle qu'elle manquait véritablement de respect non seulement à Aldébaran, son principal interlocuteur, mais aussi et surtout à chacun d'entre eux... Eidolon depuis l'entrevue avec le Spectre, avait les nerfs à fleur de peau... Sa réaction en cet instant aurait dû être toute trouvée... Mais loin de s'emporter au contraire, un rictus se fit petit à petit dans le coin de sa bouche avant qu'il ne réfrène un rire moqueur, amusé par les propos de la demoiselle à l'égard du Taureau d'Or. S'il réagissait de la sorte plutôt que de s'emporter, c'était parce que sous certains aspects, cette jeune femme lui faisait penser à lui avec son franc-parler et sa nonchalance vis-à-vis des protocoles et usages qu'il convenait de respecter quand l'on se trouvait face à des Chevaliers de la Déesse Athéna.

Au fil de la conversation, ou plutôt des propos qu'elle vomissait à n'en plus finir, Eidolon commençait à apprécier de moins en moins ses plaisanteries... Les Chevaliers d'Athéna n'avaient rien de « portiers » comme elle s'était amusée à les appeler ! Quant à leur fonction de gardes du corps, elle avait misé juste en revanche. Le Grand Pope étant le représentant d'Athéna sur Terre, son Conseiller lorsqu'elle se trouvait encore présente, en son absence il était la parole de la Déesse elle-même ! Il incombait donc aux Chevaliers protecteurs de la Déesse de le protéger au péril de leurs vies ! Le sourire qu'elle avait suscité chez le natif d'Amérique disparut bien vite... La plaisanterie n'avait que trop durée et même si cette inconnue l'avait quelque peu amusée sur le moment, il était temps pour elle de s'en tenir là et de repartir de là où elle venait, ce qu'il ne manquerait pour rien au monde de lui dire !
    « Le Grand Pope n'est pas un vulgaire gourou qu'il t'est possible de venir consulter comme bon te semble. » Dit-il, entamant les hostilités, sans toutefois hausser le ton, lui énonçant uniquement la pure vérité. « C'est un homme très occupé qui n'a que très peu de son temps à accorder, y compris à nous, les Chevaliers de la Déesse Athéna en personne... » Poursuit-il, toujours aussi réaliste et franc. « À moins que tu aies une raison valable pour que nous le dérangions, il te sera impossible de franchir le seuil de cette entrée... D'autant que si c'est pour assister à des soi-disant « miracles » que tu es venue jusqu'ici, sache que n'importe quel Chevalier d'Athéna en faisant appel à son cosmos, est capable de prouesses qui défient l'entendement ! De réaliser de véritables miracles en quelque sorte... » Renchérit-il, faisant pression de son regard sur cette dernière, ceci afin de lui faire comprendre qu'il n'était pas dupe et que le réel motif de sa venue était tout autre ! « Je n'ai pas l'intention de dormir ici, alors accouche ! Pour quelle « réelle » raison es-tu là ? »
Le dernier des imbéciles n'aurait pas été assez idiot pour avoir fait un tel trajet tout ça dans l'espoir de voir une requête aussi ridicule se réaliser... Eidolon avait l'intuition que leur interlocutrice ne leur disait pas tout... Mieux, il avait l'intuition qu'elle leur mentait et ce depuis le début...
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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Mar 22 Juil - 11:43

À l'unisson une fois encore, les gardiens du Sanctuaire venaient de rendre leur décision. Accoutumé du fait avec le Dieu qu'ils avaient rencontré plus tôt, c'est d'un commun accord qui n'avait été nullement concerté pourtant, qu'ils refusèrent le droit de passage à l'étrangère qui leur faisait face! La seule raison qu'ils lui avaient donnée, avait trait au traitement de l'animal qui l'avait accompagné, pour cause ce dernier n'avait que la peau sur les os et plus que quelques cannes pour tenir debout! Cependant, derrière cette façade, était-ce pour ce motif qu'ils se montraient réticents? Rien n'était moins sûr, quelque chose chez cette jeune fille pour la moins naïve ne tournait pas rond, mais quoi? Etait-ce le cercueil pour le moins morbide qui les faisaient réagir ainsi? Le seul oeil valide qu'elle arborait, la rendant bien moins sympathique que les apparences ne voulaient le faire croire? En cet instant, le Colosse à la chevelure enflammée n'aurait pu le dire, si bien que sa poigne n'avait pas vacillé d'un iota depuis sa prise.

Qu'elle veuille rencontrer le Grand pope était déjà suffisamment suspect, lui qui ne recevait les pèlerins que dans d'extrêmes circonstances, alors avec ce léger pressentiment qui l'avait envahi en la regardant de plus près, cela n'avait fait qu'accentuer sa méfiance à son égard! D'ailleurs, comme l'on pouvait s'y attendre, Eidolon qui d'ordinaire pouvait se montrer bien magnanime, ne lui laissa guère le choix de répondre à sa question. Le ton qu'il venait d'employer se voulait neutre, mais la prestance qui se dégageait de sa personne lui donnait un air bien plus sévère. Non, derrière cet air enjoué, cette candeur pour la moins exagérée, ce patois pour le moins insupportable, se cachait peut-être un monstre sanguinaire prêt à semer le chaos autour de lui. Ainsi, ce n'est certainement pas en tentant de l'amadouer avec des tentatives pour les moins osées qu'il changerait de comportement. Si elle pensait le déstabiliser avec sa voix "suave", ses formes généreuses qu'elle venait de coller contre lui, le ton aguicheur qu'elle arborait, elle était tombée sur la mauvaise personne.

Si il est vrai qu'il n'était pas déplaisant de la contempler, malgré son accoutrement et son oeil borne caché par une lanière de cuir noire, le bovin doré n'en montra rien, il était resté de marbre devant ce spectacle. En mission, rien ne le ferait dévier de son objectif, pas même les femmes qui pouvaient être à son âge son unique addiction! Sa cicatrice qu'elle semblait apprécier à plus forte raison qu'elle devait en posséder, lui rappelait sans cesse que douter ne le mènerait qu'à une mort certaine. Certes, il n'était pas en mission officielle, rien lui incombait de cacher ses émotions, ni ses attirances quelles qu'elles soient, mais sa dévotion pour sa Déesse n'avait pas de limite! Il était l'un des remparts du Sanctuaire, censé protéger la veuve et l'orphelin, alors si cette discussion n'avait rien d'extraordinaire à première vue, la requête de la jeune fille l'avait hissé à un tout autre niveau! C'est pourquoi il ne pouvait accéder à sa demande, du moins pour ce qui est de la mener auprès du Grand Pope!
    « Allons ma jolie, je pourrai avoir l'âge de ton père! » Lui dit-il en en exagérant sur la prononciation de "ma jolie" afin de lui laisser un infime espoir: « Puis pour être tout à fait franc, mon coeur et mon âme appartiennent déjà à une autre! »
Dès lors, son regard se porta sur l'imposante statue de marbre qui trônait en haut du Sanctuaire et qu'il était possible d'apercevoir même ici, c'est-à-dire à l'entrée du lieu sacré. Cette statue édifiée en l'honneur de la Déesse Athéna elle-même toisait de sa hauteur l'ensemble des alentours, érigée en symbole pour ses chevaliers et les habitants environnants! Aucun doute que ses compagnons le comprendraient aisément, personne n'étant capable de comprendre avant d'avoir embrassé la carrière de chevalier de l'espoir! Ceci dit, le taureau de feu était une exception parmi les exceptions, sa dévotion ne pouvait être comparée à l'une de ses compagnons quand bien elle pouvait les animer! Lui, il était allé jusqu'à sacrifier son propre nom pour marquer de son emprunte l'adoration qu'il pouvait lui porter! Un faible tribu à côté de l'immense honneur que celui de la servir, malgré qu'il ne l'ait jamais rencontré, son attachement pour sa cause et sa personne n'avait pas d'égal en ce monde! C'est ce qui le différenciait des autres, mais qui en faisait aussi un combattant respecté par ses pairs et craint de ses ennemis!

Tel l'animal totem qui le symbolisait, au nom de sa Déesse il était à la fois l'ultime rempart et le char d'assaut ravageant tout sur son passage! La jeune fille qu'il reposa à présent au sol, sans oublier de lui avoir jeté un dernier regard déterminé, serait sans doute déçu de s'apercevoir que son petit tour de charme n'aurait pas eu l'effet escompté, qui plus est qu'elle était devancée dans son coeur par une statue, mais le colosse doré n'en avait cure. Dans son coeur, il ne pouvait y avoir qu'une seule place et elle était déjà prise! Son attention se porta de nouveau sur l'âne qui avait de plus en plus de mal à tenir debout, le chargement qu'il tirait commençant sérieusement à l'affaiblir plus encore. D'un simple mouvement, il enleva à l'animal la lanière qui tenait la calèche afin de la soulager quelque peu. Un bruit sourd retentit suite à l'impact causé par le chargement et le marbre, signe que cette calèche était sacrément lourde et à plus forte raison qu'un cercueil glissa jusqu'aux pieds du géant doré!
    « Tu peux m'expliquer ce que tu fiches avec toutes ces babioles? » Un regard sévère l'animait à présent et bien plus encore en fixant l'énorme boite qui gisait à ses pieds! « Avant-même de pouvoir envisager de fouler les dalles qui se trouvent derrière moi, nous allons faire l'inventaire de ton convoi! Tu dois bien avoir un registre? » Lui dit-il tout en tendant sa main afin de recevoir le livre qu'il demandait: « Allons, ne fais pas ta timide, tu vas bien pouvoir m'expliquer ce que tu fais à te trimballer avec ça! »
Pour donner un peu plus d'ampleur à ses propos, son pied venait littéralement de s'écraser sur l'ornement en bois. Un bruit creux s'était élevé suite au choc, mais rien ne semblait être cassé, par chance dira-t-on car, l'Aldébaran n'était pas allé de main morte, du moins le faisait-il croire! Peu à peu le personnage qui lui faisait face perdait toute crédibilité, à défaut d'avoir tenté quoique ce soit, les affaires et son comportement trahissaient son identité! Qui était-elle et que venait-elle faire ici? Autant de questions qui ne tarderaient pas à trouver réponse!


Dernière édition par Hector le Jeu 24 Juil - 19:30, édité 1 fois
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Mattheus


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Jeu 24 Juil - 17:39

Eh bien moi qui croyait que les excentriques étaient apparus au vingtième siècle en même temps que les diverses drogues, je me suis trompé en beauté. Remarquez, apparemment, y en a pas besoin pour l'être et la jeune demoiselle qui se tient devant nous en est un parfait exemple. Je ne sais pas ce qu'il lui est arrivé pour qu'elle arrive dans un tel état mais à mon époque, ça aurait été direction l'hôpital psychiatrique avec visite chez le psy tout les jours. Non mais regardez-là!! Bon je suis pas du genre à critiquer ni à parler sur le dos mais elle a fait fort. A tel point que mes amis sont à deux doigts d'exploser.

Celui qui se retient le plus c'est Aldébarran qui la tient par le col. Suivit de près par Eidolon et Liana ainsi que son loup qui ne demande qu'à réduire en miette cette jeune personne du nom de Leïla. Tiens on dirait presque... Bref là je m'évade. Revenons à nos moutons.

Si elle avait été à mon époque, elle aurait gagné sa vie dans un bar. A condition qu'elle choisisse bien ses clients... Parce que son numéro de charme n'a vraiment pas du tout fonctionné chez le Taureau mais il semble prendre un plaisir fou à rentrer dans son jeu. Au moins il connait ce genre de personne.

Après l'avoir posé et entre deux regards vers la statue d'Athéna, il se dirige vers l'âne. Le pauvre est à deux doigts de s'écrouler mais se retrouve vite allégé quand Aldébarran le soulage de son fardeau. En entendant le bruit que fait la charrette, je me dis qu'il y a bien plus là-dessus. Et voilà qu'on se croirait presque à la douane en période de vacances d'été en France.

Eidolon, quant à lui, lui répond pûrement et simplement qu'elle ne pourra pas voir le Grand Pope qui ne fait aucun miracle. C'est incroyable comment les croyances de cette époque sont si pathétique. Si les miracles existaient, le monde ne serait que... Je préfère ne pas deviner en fait!! La vie est bien compliquée ainsi.

Les laissant s'occuper de l'administratif, je me dirige vers l'âne. Il tremble de tout ces membres. Non pas de peur mais bien de fatigue. Son corps et si amaigri qu'on commence à voir ses côtes et ses yeux reflètent l’état dans lequel il est. Le caressant, je le regarde et lui fait comprendre qu'il est entre de bonnes mains. Aucune réaction de sa part, signe qu'il n'attend plus rien. En tout cas il faut qu'il se repose et prenne une bonne retraite. Le prenant pas ce qu'il lui sert de rênes, je me tourne vers la voyageuse.

Ca ne te dérange pas si on te le prend. Vu son état il ne t'est plus d'aucune utilité. De plus pour repartir, rien ne t'empêche de tirer ta charrette ou alors tu repars les mains vide!!

Je jette un regard sur le cercueil en espérant que je ne me fais pas d'idées puis appelle un garde. Lui donnant l'âne, je lui demande de l'amener à l'écurie du village pour qu'il ait les meilleurs soins possible. Je vois qu'il s'apprète à me poser des questions mais lui fait comprendre que c'est pas le moment et que l'âne est une priorité. Comprenant il part avec l'animal et nous laisse seuls avec le chargement.

Pour que tu ais un cercueil avec toi, c'est que tu envisages de mettre quelqu'un dedans. Me fais pas croire qu'il y a un mort car ça se saurait rien qu'a l'odeur. Alors ton seul moyen de t'en sortir c'est de répondre aux questions sans chercher à nous tromper.

Et qu'elle me dise pas qu'elle vient en pèlerinage car elle est tellement chargée qu'on croirait qu'elle déménage. Sauf qu'on ne déménage pas avec un cercueil et qu'on évite de prendre un âne plus mort que vivant.
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Liana


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MessageSujet: Re: Un vilain petit canard dans la basse-cour [Ouvert]   Sam 23 Aoû - 12:42





Cela faisait à peine quelques heures qu'elle était de retour au sanctuaire, que déjà, Liana avait accueilli avec ses frères d'armes deux personnes à l'entrée des Terres Sacrées des Chevaliers d'Athéna. Deux personne à l'opposé l'une de l'autre. Si l'un s'était montré courtois malgré une haine palpable, l'autre semblait totalement dépourvu d'esprit.

En entendant le nom de la monture, la Sainte ne put s'empêcher de penser à l'ancien saint du Scorpion, Bardamu, alcoolique de son état, après tout "jamais sans ma flasque" était son credo, et disposant d'une intelligence en-dessous du zéro absolu. Cela avait même amener un sourire mesquin au lèvres de la Belle, mais celui-ci disparut dès que la nouvelle venue ouvrit la bouche.

La Louve pouvait comprendre qu'elle soit paniquée par le ton sec et l'attitude intimidante du Saint du Cancer. Il est vrai qu'en cet instant, Eidolon possédait le regard sombre, dont toute sympathie avait disparu, ce qui lui conférait un air sauvage qui s’accommodait à merveille avec ses origines amérindiennes. Toutefois, cela n'excusait en rien les propos familiers de la jeune femme, tenue à bout de bras par l'Aldébaran.

Le sang de la Louve commençait à s'échauffer. Si jusque là elle avait fait preuve d'un calme olympien, l'attitude de la nouvelle lui faisait perdre patience. En effet, la vision de cette dernière entrain de se presser de façon lascive contre le corps, certes bien bâti du Taureau, la fit voir rouge.

Encore un peu, et elle se serait jetée sur elle pour lui faire tâter de ses crocs. La voir écorchée vive serait, sans nul doute, un très grand plaisir. C'est d'ailleurs très certainement ce qui se serait passé si son choix s'était porté sur Eidolon. Et elle voulait rencontrer Shion? Jamais de la vie elle ne permettrait à une catin de son genre de l'approcher.

Fort heureusement, aucun d'eux n'était dupe. La bonté qui habituellement se lisait dans les iris azurées de la Louve avait disparu pour laisser place à un regard sauvage et animal. Shadow, derrière elle, grognait sourdement, allant et venant, sans quitter des yeux l'ingénue. Et lorsque le Taureau posa le pied sur le cercueil qui gisait à terre, elle lança alors:

"- Il ne plaisante pas. Je pense très sincèrement que si tu ne lui réponds pas, lorsqu'il abattra à nouveau son pied sur ce cercueil, ce dernier volera en éclat. Comprends bien que nous faisons uniquement notre travail, et que sans connaître tes réelles motivations, ils nous est parfaitement impossible de te conduire auprès de mon Maître. En l'état actuel des choses, je me refuse de te laisser faire un pas de plus. Je te conseille donc de parler, et s'il te plait, sans user de ce ton familier que tu as utiliser jusque là."


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