RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 Lion's Back

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Corell


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MessageSujet: Lion's Back   Dim 15 Juin - 12:18

Spoiler:
 


Le soleil se couchait à l’horizon, embrasant les paysages français de sa lumière orangée aux doux reflets dorés. Humant longuement l’air frais de la nuit naissante, l’homme ferma ses yeux émeraude, laissant les rayons de l’astre réchauffer son corps, apaisant son âme, tandis qu’une douce brise rafraîchissait sa chevelure brune. Son être se gorgeait de cette lumière, lui offrant puissance et sérénité jour après jour. Il ne s’en lassait pas. Il vivait pour cela.

Autrefois, il serait volontiers mort pour cela.

Le tremblement de la terre l’obligea à ouvrir les yeux. Ces ondulations terrestres lui parvenaient à intervalles réguliers, légers mais bien réels, preuve inéluctable de ce qui se déroulait sous ses yeux à quelques centaines de mètres en contrebas. Assis au rebord de la falaise, il baissa les yeux, quittant le soleil pour continuer à assister d’un air faussement désintéressé au combat de titans qui se déroulait dans la vallée. A mesure que le jour se terminait, les ombres des deux hommes s’agrandissaient, tout comme leurs cosmos. Les cris s’opposaient aux râlements de douleur. Les noms des techniques s’envolaient, précédent les secousses et les sons des impacts, tel l’éclair précède le tonnerre.

Un humain normal n’aurait pu distinguer les adversaires. Premièrement à cause de la grande distance qui le séparait d’eux… Mais également par leur vitesse de déplacement. Ils étaient presque impossible à suivre à l’œil nu. Pourtant, l’homme, bien que tranquillement assis, ne perdait rien du spectacle. Rien n’échappait à ses yeux perçants. Chaque mouvement, aussi infime soit-il. Chaque goutte de sang tombant au sol. Chaque étincelle de cosmos dépensée. Chaque acte de courage.

Et du courage, il y en avait. Un seul homme, un seul Saint, pris au piège par trois ennemis aux armures sombres. Des Spectres.

Le Saint s’était battu vaillamment. Il avait réussi à éliminer deux de ses adversaires… Mais à présent, affaibli et meurtri, manquant indubitablement de ressources cosmiques, il était au bord du gouffre. Leur spectateur le savait. Son expérience et son instinct le lui disaient. Le Saint n’y survivrait pas. Et bien qu’on puisse distinguer nettement ses mâchoires serrées par la colère, il ne bougeait pas, continuant à observer l’inéluctable destinée de ce Chevalier de Lumière, qui se dirigeait droit vers l’obscurité.

Quelques minutes passèrent encore. Vaines tentatives de survie vouées à l’échec. Puis vint l’instant clé. Le tournant d’une vie. Là ou l’espoir disparaît, et ou le froid de la mort s’éveille. L’homme en armure argentée, couvert de sang, tombe à genoux. Son souffle est rauque. Son corps est brisé. Son cosmos est éteint. L’ennemi s’approche, menaçant, satisfait. Son bras se lève lentement, son ombre dissimulant l’éclat de l’armure Sainte. Ultime geste, ultime moment de silence, avant le choc du coup de grâce.

Et alors que le bras s’abat enfin, une vive lumière dorée englobe l’ombre menaçante, l’instant d’un battement de cœur. Aussi brève qu’éblouissante, la lumière disparaît, laissant le Chevalier d’Athéna seul, haletant et stupéfait, face aux restes noircis de son ultime ennemi.

Le spectateur soupire. Il se lève, s’en retournant vers le chemin qu’il avait arpenté en arrivant, sans dire un mot. Ce mot, il aurait dû le prononcer. Deux mots, pour être exact. Une signification qu’il n’avait jamais oublié de mentionner. Un symbole de peur panique envers les ennemis de la Déesse Athéna. Ces mots, connus de tous, qui signifiaient tant. Loyauté. Puissance. Justice.

Mais aujourd’hui, honte. Désespoir. Aujourd’hui, ils n’étaient plus que cendre dans sa bouche.

Pourtant, je ne peux laisser un Saint mourir ainsi… Surtout pas après avoir montré tant de courage et de dévouement dans son combat… Pour Elle.

Six mois s’étaient écoulés. Six mois de paix. Six mois d’inexistence. Six mois depuis qu’il l’avait trahie, et qu’elle l’avait quittée. Six mois où il ne cessait d’y songer, d’être hanté par sa mémoire, et par ses choix. Six longs mois, où pas un instant ne se passait sans qu’il se dise « et si ? ». Et maintenant, après avoir vu un tel spectacle, après avoir ressenti un tel combat, ses doutes étaient plus vifs que jamais.

Un fantôme. Voilà ce que je suis. Un fantôme du passé. Je ne pourrai jamais me délester de mon ancienne existence, quoi que je fasse.

Hanté par ses pensées et son passé, il ne faillit pas voir l’homme qui se tenait sur le rebord du chemin, adossé nonchalamment à un arbre, le regardant avancer d’un œil intéressé. S’écartant légèrement, il passa devant l’inconnu, continuant sa route.

« Et bien, Corell, on ne salue plus ses amis ? »

L’homme stoppa net, les yeux écarquillés. Cette voix, il l’aurait reconnue entre milles. Se retournant lentement, l’inconnu qui n’en était pas un, toujours adossé à son arbre, les bras croisés. Il resta ainsi de longues secondes, scrutant l’homme, hésitant. Puis il reprit sa marche tout en répondant à la volée.

« Ne m’appelle pas ainsi. Cet homme n’existe plus. »

L’inconnu se releva et lui emboîta le pas, restant un mètre derrière lui.

« A ta guise. De toute façon, je n’ai jamais aimé ce surnom. Préfères-tu que je t’appelle Jacen ? »

« Jacen est mort il y a bien des années. Lui non plus n’existe plus. »

« C’est pourtant ton vrai nom. Tu l’as seulement oublié. La preuve en est que tu maîtrises toujours aussi bien ton Lightning Plasma… »

L’homme stoppa net, se retournant vers son interlocuteur, les sourcils froncés.

« Comment as-tu ?... Inutile. Que veux-tu, Caedus ? Que viens-tu chercher ici ? C’est Jaina qui t’envoie ? »

« Non, elle n’y est pour rien, répondit-t-il en souriant. Cela fait six mois que je cherche… »

Tout en parlant, il leva un bras, main ouverte. De la paume de sa main naquit une lumière d’où émergea une épée qui se matérialisa du néant ;

« … Un homme qui n’existe plus. »

Attrapant l’épée créée comme par enchantement, il attaqua. La lame fendit l’air, passant à un cheveu du buste de l’homme aux yeux verts. Caedus continua à attaquer, prouvant sa maîtrise totale de l’épée, son adversaire se contentant d’éviter les coups avec une vitesse et une agilité remarquables.

« Que fais-tu, Caedus ? Est-ce Poséidon qui t’envoie pour m’assassiner ? »

« Pauvre fou !!! Cela fait six mois que je ne prête plus allégeance aux Océans. Depuis que j’ai rencontré ta Déesse, Athéna, avant que celle-ci ne disparaisse ! »

« Mais alors, pourquoi ? »

L’homme aux cheveux bruns évita un dernier coup d’épée, mais fut surpris par le coup de point qui vint se loger droit dans ton abdomen. Chargé de cosmos, le coup fut telle une explosion, catapultant le pauvre homme à une dizaine de mètres plus loin, son corps brisant un ou deux arbres au passage. Il cracha du sang avant de pouvoir se relever, se tenant contre les restes d’un tronc, alors que son adversaire avançait lentement vers lui.

« Je pourrais te tuer. Ma puissance égale celle des Chevaliers d’Or. Toi, tu n’es plus rien. Toi, le Traître, qui a disparu il y a six mois de cela sans laisser aucune trace. Toi qui a tourné le dos à la Cause de la Justice, avec une telle ferveur que même ton Armure t’a cru mort. Toi, le Maudit, trop occupé par ses petits états d’âmes pour s’inquiéter du sort du Monde et de ma sœur !!! »

De la main de Caedus partit un rayon de lumière qui alla frapper l’homme, avec une puissance stupéfiante. Le Traître s’envola, son corps maltraité par les troncs et branchages sur son chemin, jusqu’à aller s’échouer sur une clairière qui donnait sur le rebord de la falaise. Il parvint à se relever tant bien que mal, du sang lui coulant de la bouche, des contusions naissant un peu partout sur son corps.

« Vas te faire voir ! Tu n’imagines pas ce que j’ai vécu !!! Je n’ai pas été là… J’étais le Chevalier le plus Dévoué, le plus Loyal… Et je n’ai pas été là pour la sauver. Pire que tout, j’ai choisi la mauvaise !!!! Et à présent… »

Il tomba à genoux, des larmes lui coulant sur les joues, regardant ses mains comme si elles étaient entachées de sang.

« A présent… Elle est morte à cause de moi. Elle n’est plus là. Elle ne reviendra plus… »

Caedus inspira avec dédain. Son épée, qu’il tenait toujours à la main, disparut dans une gerbe de lumière.

« Quelle ironie. Ta loyauté était si grande qu’elle t’a brisé. Tu as beau croire que tu étais proche d’Athéna, tu en étais le Chevalier le plus éloigné. Quel égoïsme. Tu ne pense qu’à toi. T’es tu seulement demandé pourquoi j’avais prêté allégeance à Odin, puis à Poséidon ? Je le sais maintenant. Toute ma vie, mon cœur a été dévoué à Athéna, tout comme toi et ma sœur. Toute ma vie, j’ai voulu protéger la Terre, la paix, l’humanité. Toute ma vie je me suis cherché. Jamais elle ne m’a appelé.

Toi qui avais tout… Et qui a tout abandonné, pour si peu. Tu ne mérites pas ton passé. Tu ne mérites pas ton futur. Tu ne mérites pas de vivre. »


Sur ces mots, une lumière incandescente apparut dans le dos de Caedus. Des centaines, des milliers de flammes lumineuses apparurent, et de chacun se matérialisa une épée. En un instant, ce furent des milliers de Lames, flottant les unes au dessus des autres, qui pointaient toutes droit vers le Traître.

« Moi, Caedus, ancien Général de Poséidon, j’endosse cette responsabilité, et vais t’éliminer ici et maintenant. As-tu une dernière demande à formuler ? »

L’homme resta de longues secondes à regarder l’homme qui le menaçait de mort. Cet homme qui avait été son meilleur ami durant son enfance. Cet homme qui était le frère de la femme qu’il avait toujours aimé. Cet homme qui l’avait sauvé autrefois, alors qu’il était à l’article de la mort. Finalement, il se releva, fier et droit, comme à son habitude. Il le savait : la puissance de Caedus égalait la sienne… Et cela faisait des mois qu’il ne s’était pas entraîné. Si Caedus souhaitait le tuer, il le pouvait.

« Je n’ai que deux demandes. Dis à Jaina que je l’aimerai toujours… Et laisse-moi mourir honorablement. Laisse-moi tenter de m’opposer à ton attaque. »

Un fin sourire se dessina sur les lèvres de Caedus, puis disparut aussitôt. Un sourire victorieux. Il connaissait bien son ami.

« D’accord. A la condition que tu cries le nom de ton attaque, une dernière fois. »

Le Traître hésita, puis hocha la tête. Ce serait sa dernière attaque. Son ultime destinée. Les cosmos des deux hommes s’ouvrirent au monde, leur lumière dorée à tous deux illuminant la nuit maintenant tombée. L’air crépita d’éclairs, le sol trembla. Puis, ils déchainèrent les enfers.

EVEN FALLS

LIGHTNING… PLASMA !!!

Le monde explosa, tandis que des milliers d’épées s’opposaient à des millions de jets de lumière vive. Lames et lumière s’entrechoquaient, se détruisaient mutuellement entre les deux hommes et de multiples explosions illuminant les cieux. Et alors qu’il déchaînait les enfers, le Traître se surpris à sourire. Lui qui était né pour le combat. Lui qui était un génie dans cet art. Il se retrouvait en cet instant précis, cet ultime moment de vérité, avant que la mort ne l’emporte.

« La sens-tu, Traître ? La vois-tu dans le cosmos ??? »

L’appel de Caedus était aussi puissant qu’incompréhensible. Mais cela créa le soupçon d’intérêt escompté. L’homme au cosmos doré, tout en continuant de libérer ses Crocs, s’ouvrit au cosmos. Il en ressenti la moindre fibre, le moindre écho. Les ondulations de cosmos provoquées par l’explosion. La vie qui l’entourait. La peur native des animaux face au combat qui se déroulait sous leurs yeux. Cette lumière, cette intensité omniprésente et si chaleureuse. Et alors, il la perçut. Cette aura. Cette présence qui l’entourait. Qui se fondait avec la Vie. Cette âme amicale et accueillante, passive mais bel et bien présente.

Athéna...

Elle était là. Dans l’arbre. Dans la roche. Dans l’air. Elle accompagnait la Vie, tout comme elle la respectait depuis les âges mythologiques. La vérité s’imposa à lui. Tel un électrochoc, il comprit enfin la vraie nature de l’héritage d’Athéna.

La Déesse n’était plus sur Terre. Pourtant, son âme était encore bien présente. Son absence ne brillerait que par son retour.

Car elle reviendrait. La Terre le sentait.

« Six mois… Depuis six mois, j’étais trop embrumé par mes doutes, par mes choix malavisés… En six mois je ne m’étais pas ouvert au cosmos. Je ne l’avais pas sentie. C’est cela que tu voulais me montrer… N’est-ce pas ? »

Caedus sourit et hocha la tête. Les deux hommes diminuèrent leur cosmos jusqu’à ce que la nuit reprenne ses droits.

« Es-tu de retour ? »

Le Lion d’Or sourit.

« Oui. Pour Athéna. »
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Caedus


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MessageSujet: Re: Lion's Back   Mer 17 Déc - 23:23

Caedus regardait Jacen s'en aller. Il était réellement heureux en cet instant, bien qu'il cacha profondément ses émotions au fond de lui, inatteignables dans le cosmos, indéchiffrables sur son visage... Hormis un fin sourire que Jacen ne verrait pas. Le Chevalier du Lion avait retrouvé sa voie. Athéna et la Terre avaient besoin de lui. Jaina avait besoin de lui. Voilà six mois qu'il l'avait cherché, et une fois trouvé, il lui avait fait ouvrir les yeux... Avec moins de difficultés qu'il n'aurait songé.

Le sourire étirant le visage de Caedus disparut au bout de quelques secondes. Et regardant encore le Saint du Lion s'en aller vers le Sanctuaire, le bonheur de l'ancien Général de Poséidon se transforma en une autre émotion.

L'envie.

Il se détourna de son ami d'enfance, prenant son propre chemin, se dirigeant vers son propre destin. Le seul problème, c'est qu'il ne savait rien de ce destin. Caedus avait ses propres problèmes à régler. A présent qu'il avait réussi son objectif, faire revenir son ami sur le devant de la scène, il n'avait à présent aucun objectif, aucune idée de ce qu'il devait faire.

Il n'avait en réalité qu'une seule envie. Un désir nouveau pour lui. Voilà pourquoi il enviait le Lion. Il l'enviait, car Athéna l'avait accepté. Au contraire de Caedus.

Il soupira. Il était plus perdu que jamais. Il l'avait toujours été, à vrai dire. Jacen lui avait eu une vie et une destinée toute tracée. Il était né pour devenir le Lion d'Athéna, il n'y avait aucun doute l dessus. Caedus, lui, ne s'était toujours pas réellement trouvé. Né en Asgard, autrefois Guerrier Divin, il avait autrefois accepté de porter cette responsabilité envers Odin, bien qu'il ne crut jamais réellement en les valeurs des Ases. Il n'avait jamais souhaité se battre pour la Grandeur d'Odin. Il avait endossé son armure divine pour une seule chose : suivre la trace de Jacen, de Jaina. Devenir un protecteur de la Justice, défendre la Terre et l'Humanité contre ses ennemis.

Lorsqu'il avait compris que les objectifs d'Asgard tendaient plus naturellement à la Grandeur d'Odin qu'à la protection réelle de la Terre, il avait été ébranlé. Peu après, son âme avait été pervertie par un Seigneur Noir des Sith, ancien Chevalier des Gémeaux répudié par Athéna il y a des centaines d'années. Il avait été sauvé par Jaina, et avait réussi à vaincre l'âme du Sith. Elle était encore enfouie en lui, sous contrôle, sa colère permanente et sa vengeance infinie bouillonnant dans un coin de son esprit.

Lorsqu'il étai redevenu lui même, il aurait pu retourner vers Odin. Il ne l'avait pas fait. Odin ne l'avait pas aidé. Asgard ne l'avait pas aidé. Personne n'avait été là, hormis sa sœur.

Seul et perdu, il avait été enrôlé dans l'armée de Poséidon. Le Dieu avait du voir en ses pouvoirs et son esprit malléable et brisé à cette époque, un bon moyen de renforcer ses troupes. Caedus avait cru que le Poséidon de cette ère partageait les valeurs qu'il chérissait.

Il avait eu tord. Poséidon n'avait pas mieux valu qu'Odin. Bien vite, le Seigneur des Océans avait été perverti par un autre Saint millénaire. Les Dieux avait disparu dans le même instant, il y a six mois de cela.

Mais avec leur disparition, Caedus avait fait une rencontre inattendue : Athéna. La Déesse l'avait touché. Plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Il s'était rendu compte qu'elle incarnait ses idéaux les plus nobles : justice, protection de la Terre, foi en les hommes, foi en le courage, et l'honneur.

Il s'était alors rendu compte qu'Athéna représentait ce qu'il souhaitait.

Mais la Déesse était disparue à présent. Et Lui, Caedus, souhaitait devenir un Saint. Il en avait l'étoffe. Il en avait la conduite. Il en avait l'esprit. Il en avait le pouvoir.

Mais Athéna ne l'avait pas appelé. Aucune armure ne semblait vouloir de lui.

Il était seul.

Il aimait cette solitude. Il était comme cela. Il n'irait pas quémander sa place au Sanctuaire. Il n'irait pas supplier les Dieux.

Il sourit.

Je suis seul. Je n'ai pas d'avenir. Les Dieux ne veulent pas de moi. Soit. Je n'ai plus qu'à poursuivre mes idéaux. Personne ne me brisera. Personne ne m'enlèvera ce en quoi je crois.

Il n'était pas Saint, mais il en avait l'étoffe.

Il n'était pas Saint, mais il se comporterait comme tel.

Cela ne l’avançait pas énormément. Il ne savait toujours pas trop quoi faire. Mais au moins, il savait ce qu'il voulait faire. Ce qu'il voulait être. C'était déjà un pas en avant.

Fatigué par son combat contre le Lion qui, malgré six mois d'exil, était toujours aussi puissant, Caedus s'assit contre un arbre et, l'esprit un peu plus tranquille, laissa Morphée prendre soin de lui. Il fut réveillé en sursaut plusieurs heures plus tard. La nuit était tombée. A l'instant où il ouvrit les yeux, il sut que quelque chose n'allait pas. La peur. Voilà le sentiment que véhiculait le cosmos. La peur, et la résignation.

Quelqu'un allait mourir. Quelqu'un dont l'âme était pure, et résignée.

Identifiant l'orientation de cette émotion, Caedus se jeta en avant. Il couru aussi vite que possible. Son instinct lui soufflait qu'il avait peu de temps. Rapidement, il se rendit compte que la source se l'urgence se situait droit vers la cabane où il avait trouvé le Lion le matin même. Ça ne sentait définitivement pas bon.

Lancé à une vitesse folle, il atteint la cabane en quelques secondes seulement. Immédiatement, il jaugea la situation, se dissimulant à l'orée de la forêt. Trois Spectres étaient présents. Il étaient reconnaissables à la couleur de leur Surplis. L'un des trois tenait une jeune femme par le cou, à plusieurs centimètres du sol. Elle suffoquait. C'était d'elle qu'émanait cette peur et cette résignation poignantes. Caedus sourit. Il l'avait reconnue. C'était la jeune femme avait qui le Lion avait vécu ces six derniers mois. Clara, si il se rappelait bien son nom. Bien que la jeune femme soit l'amante de Jacen, il ne leur en voulait pas : Jacen s'était détourné de Jaina, comme Jaina s'était détournée de Jacen. Il n'avait rien à faire dans leurs histoires.

De toute évidence, cette Clara disposait de très légers pouvoirs dans le cosmos. Pas assez pour devenir un Saint, mais il semblerait que Jacen l'ait un peu entraînée. Une personne normale n'aurait pas pu étaler si puissamment ses émotions dans le tissu même du cosmos. Les Spectres riaient de bon cœur. Ils appréciaient la détresse de la jeune femme.

« Je te le demande une dernière fois, gamine !!! Dis-nous où est le Chevalier d'Athéna, et je te promets que tu mourras sans douleur !! »

A leur sourire, il était évident qu'ils la violeraient, qu'elle leur réponde ou pas... Leurs désirs pourrissaient le tissu même du cosmos. Il ne se cachaient pas.

Caedus n'hésita pas. Il se leva. Une dague se matérialisa à ses côtés, flottant dans les airs, la lame pointée vers les Spectres. D'un impulsion de cosmos, il la catapulta vers ses ennemis. L'attaque fut tellement soudaine, et nécessita tellement peu de cosmos que les Spectres ne sentirent rien venir. Il alla se planter dans le poignet du Spectre tenant la jeune femme par le cou, juste à l'endroit que sa Surplis ne protégeait pas, afin de permettre la rotation du poignet. La lame le perfora de part en part. L'homme cria de douleur, lâchant la jeune femme, qui tomba... Dans les bras de Caedus. D'un bond, celui-ci se mit à distance avant elle, la posant au sol derrière lui, lui offrant sa protection. Il se tourna vers les Spectres.

« T'es qui toi, salopard !!!!! »

« Et bien, les merdeux... On s'en prend aux jeunes femmes, maintenant ? Que voulez-vous au Lion ? Cela fait des mois qu'il n'est plus fidèle à Athéna... »

« Me fais pas rire ! Un Saint reste un Saint, même s'il a plus son armure !! Mieux vaut tuer les merdes dans son genre, il ne nous posera pas de problème plus tard. Je veux même pas chercher à savoir qui t'es. T'es pas le Lion. Meurs ! »

Les trois Spectres libérèrent leur cosmos. Ce furent trois colonnes d'énergie qui se dirigèrent vers Caedus et Clara. Il leva une main.

« Have withstood pain to create many weapons... »

Devant lui se matérialisa alors un bouclier d'Or. Les trois techniques des Spectres s'y écrasèrent, ne l'ébranlant pas un seul instant. Lorsque le bouclier fut visible, les trois hommes purent y distinguer les symboles d'Athéna. Il disparut aussitôt, retournant dans la dimension d'où il provenait, aussi vite qu'il était apparut. Dans le dos de Caedus se matérialisèrent alors des centaines d'épées, de lances, de haches, et tout autre type d'armes blanches. Chacune unique. Chacune tournée vers les Spectres.

« And yet, those hands will never hold anything. »

Les lames furent catapultées sur les Spectres. La pluie d'épées tomba sur eux sans qu'ils n'aient le temps de réagir. Une trois secondes, tout fut fini.

Caedus s'avança dans le champ de mort qu'il avait créé, slalomant entre les épées plantées dans le sol et les corps sans vie. Il s'approcha du dernier Spectre. Le moins puissant des trois. Une dague naquit dans sa main. Se mettant à genoux, il posa le bout de la lame sur le coup de l'homme tremblant. Il appuya juste assez pour lui faire comprendre ses intentions.

« Tu n'auras qu'une seule chance, Spectre. Je ne te laisserai qu'une seule réponse. Donne moi la vérité et tu vivras. Mens moi et tu mourras. Je n'aurai aucune hésitation, alors pèse bien tes mots. Pourquoi avez-vous reçu l'ordre de tuer des Saints exilés ? Pourquoi maintenant, et pas avant ? Et que voulait dire ton pote quand il a dit « plus tard » ? »

Caedus appuya ses intentions de la pointe de sa lame. Le Spectre le regarda de longs instants. Il dû se rendre compte qu'il ne bluffait pas.

« OK... Je te dirai tout, mais ne me tue pas... Le Sanctuaire d'Athéna est plus affaibli que jamais. Les armées d'Hadès s'apprêtent à l'attaquer. Nous avons créé une alliance avec Asgard. Les Saints n'ont aucune chance, mais pour être sûrs de notre victoire on nous a demandé d'éliminer les exilés en même temps ! »

Caedus attendit quelques secondes, puis hocha la tête. L'homme lui avait dit la vérité.

« Merci. Mais dommage. Peut être est-ce pour cela qu'Athéna ne me veut pas en tant que Saint... Je n'ai aucune pitié envers ceux qui nient la Justice. »

Il n'y eut qu'un simple gargouillis lorsque la lame pénétra l'homme. Le sang ne gicla pas. Caedus avait été bref. Il n'avait pas de pitié, mais n'aimait pas tuer lentement. Il se releva et considéra la jeune femme, qui allait dégobiller son déjeuner.

« Je suis un ami du Lion. Ne me crains pas, il ne t'arrivera rien. Je vais au Sanctuaire leur prêter main forte. Je t'y emmènes avec moi. Si tu restes là, d'autres viendront. »

Il tendit la main. La jeune femme la considéra un long moment. Puis elle la prit.
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