RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]

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Lily


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MessageSujet: [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]   Dim 6 Juil - 22:24

Arabie - 1752 - 14 ans

Une respiration saccadée. Un cœur perdu battant à tout rompre dans sa poitrine. La demoiselle s'élançait en avant, ignorant le tressaillement qui parcourait ses jambes si frêles, tellement délicates. Ses doigts fins se crispèrent sur cette organe qui pulsait violemment comme pour en ralentir le flux, vainement. Ses prunelles crépusculaires détaillèrent son environnement, un rien affolée, un rien effrayée. Elle courait jusqu'à en perdre haleine entre les ruelles sombres, légère sur ses jambes, elle ressemblait à une délicate poupée à la présence éthérée qui s’évanouissait. Un fantôme. La belle jeta un coup d’œil derrière elle, ralentissant malgré elle, en proie à la fatigue. Peu endurante, elle espérait être parvenue à distancer ses poursuivants dans cette course vague et incertaine. Sa main se posa sur le mur à ses côtés, demeurant à l'ombre de cette sombre ruelle alors qu'elle apercevait les rayons écarlate s'étendre sur la terre aride. Un frisson la fit tressaillir, ses membres tremblants un instant. Se calmer et reprendre sa respiration.

Le soleil se levait doucement, nullement perturbé par la demoiselle épuisée qui tentait de récupérer son souffle erratique. L'aube apporta à la belle, un sentiment diffus de joie et d'émerveillement. Pour la première fois depuis sa course folle, un sourire vint s'insinuer sur ses lèvres fines. Elle était libre et les rayons ardents du soleil réchauffant sa peau nue l’accueillait avec plaisir. Bénédiction solaire. Son cœur se calma, sa respiration également. Une grimace s'insinua sur son visage délicat de petite poupée d’albâtre alors que ses pieds nus foulaient de nouveau le sol. L'adrénaline disparue, elle ressentait avec force les plaies qu'elle avait du se faire en courant à travers la ville. Ses prunelles se posèrent sur ses derniers, le sang suintant doucement sur la terre aride et sablonneuse sans qu'elle ne puisse rien y faire si ce n'était mordre ses lèvres pour faire refluer la douleur. Ce n'était rien. Rien du tout. Mieux valait ça à cette prison qu'elle venait de quitter, c'était un bien maigre tribut à payer. Elle avait saisie sa chance, sans réfléchir, profitant du sommeil de tout ceux qui partageaient sa cage, elle avait disparue à la faveur de l'aube.

Mais ils l'avaient vu. Elle ignorait comment ils avaient compris. Elle ignorait également comment ce pressentiment avait enflé en elle jusqu'à la pousser à courir aussi vite. Aussi loin. Mais elle l'avait fait sans réfléchir, mut par cet instinct souverain. Et à présent, elle était là, frêle et délicate adolescente à la mise négligée et aux pieds nus ensanglantés. Profondément, la demoiselle inspira l'air frais de cette aube salvatrice avant de s'observer d'un œil critique. Sa robe blanche à l’étole soyeuse dévoilait ses genoux et se fut d'un geste habitué qu'elle replaça correctement la fine bretelle gauche qui avait glissé de son épaule. Un frisson ébranla sa silhouette menue alors qu'une brise étonnement fraîche venait s'engouffrer entre les murs des deux bâtisses entre lesquelles elle s'était réfugiée. Malgré tout, cela ne suffit pas à lui ôter ce charmant sourire qui ourlait ses lippes rosées.

Libre.

Ce mot résonnait avec force en elle. Enfin. Elle avait tant attendu cette occasion.

Une sueur glacée l'enlaça brutalement. Secouée, la belle eut tout juste le temps de se détourner pour observer ceux qu'elle avait cru semer. Quelle arrogance ! Les deux hommes ne semblait nullement éreintés par leurs courses, tout au contraire d'elle qui sentait ses jambes alourdies, douloureuses. Un frémissement glacé dégringola le long de son échine. Une étreinte macabre enlaçant son âme. Les deux colosses s'avançaient sans se presser, amusées par cette situation. La peau basané, le regard assombrit mais éclairé d'un éclat de prédateur, ils se ressemblaient étrangement. Des jumeaux sans aucun doute, la seule différence demeurant une cicatrice qui barrait la joue de celui de droite. Elle recula, vacillante, proie faible face à l'inéluctable chasseur sans crainte, assuré d'avance de sa victoire. Que pouvait elle faire ?

Et bien, on dirait que notre petite fleur en a assez de courir. Dépêches toi de rentrer, le Patron te veut en bon état...

Une voix traînante. Amusée.

Fuir.

A cette heure et dans cette ville du moyen orient, les manants n'étaient guère nombreux, et personne ne se préoccupait de ce genre de poursuite. Non. Ils étaient connus ici. Personne n'aurait le courage de les affronter, sa seule chance, s'était la fuite. De toute façon, qui se préoccupait des autres, ici bas ? Elle s'élança de nouveau, ravalant la douleur, ravalant la peur pour en faire une force. Ses jambes ne parvinrent à la porter bien loin et ce fut bien rapidement qu'elle fut acculée. Une poigne d'acier vint étreindre brusquement son bras et la belle ne put retenir son cri de douleur face à cet étau. Un gémissement suivit alors qu'un rire y répondait, macabre, dérangeant.

Tu me fais mal...!

Tu devrais te laisser faire petite fleur. Notre patience a des limites !

Ils ne la tueraient pas - elle était bien trop précieuse pour cela - mais ils pouvaient faire pire.
La mort était parfois une délivrance...
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Jara


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MessageSujet: Re: [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]   Lun 28 Juil - 4:48


1752 - Arabie - 16 ans

La nuit relâchait son étreinte et s’essoufflait à travers un zéphyr s’engouffrant dans la pièce par la fenêtre. Quelques nues arboraient des teintes chatoyantes, aidées par le soleil. Il était bien tôt et le vent apportait avec lui fraicheur et rosée. Attrapant une rigide étole écarlate, l’Indien l’entoura autour de son cou avant d’y enfoncer ses lèvres sèches. Prêt à faire sa petite sortie matinale, l’apprenti tourna d’abord ses yeux vers le lit près du sien. Il fut rassuré en constatant que Dohko était toujours endormi. Il était celui qui avait décidé de payer cette simple chambre dans l’auberge la plus bon marché de la ville. Peut être avait-il constaté qu’il n’était plus bon pour Jara de rester dans ce camp. Il avait dans ce cas raison. Pressant délicatement la poignée de la porte, il prit direction vers les ruelles aux teintes pourpre.

Sa marche se faisait lente, presque solennelle. Cette promenade, il en avait besoin. Tant de choses. Tant de choses s’étaient produites depuis ces huit années. Des rencontres, il en avait connu peu mais deux avaient marqué sa vie. L’une d’elle s’était produite il y a seulement un mois lorsqu’un jeune chinois décida de le prendre sous son aile. Dohko. Il était devenu son mentor et surtout, il était un chevalier, l’un des plus hauts de sa caste, ceux d’or. Depuis toujours, Jara était destiné à faire parti de cet ordre. C’était ce pourquoi son premier maître l’avait repéré alors même qu’il était devenu un démon aux yeux de sa patrie. Il était né sous Makara tout en ayant été béni par la lame divine. Si d’aventure ce pouvoir s’était avéré être bien plus une malédiction, son nouvel –seul- ami avait su renverser la balance en sa faveur. Certes, il était encore loin d’être prêt et craignait bien plus son bras que mille souffrances mais la lumière brillait enfin au bout du tunnel. Ce tunnel sinueux, rempli d’embûches, noir. Désormais, c’était avec ce bras armé de la justice qu’il allait devoir apprendre à éclairer sa voie. Pendant longtemps, sa définition du bonheur se contentait de n’être que le « moins pire » et pourtant, l’Elu d’Excalibur semblait parfois vouloir sourire. Bien que cela ne restant encore qu’une simple volonté, l’espoir renaissait dans les flammes. Cette vie avait fait d’un pauvre garçon de seize ans quelqu’un d’austère mais ce nouvel entraînement sembla raviver un attrait chaleureux que lui-même avait oublié, enfoui. Venu du fin fond de ses souvenirs d’enfance, alors que la boue de Calcutta n’était pas symbole de pauvreté mais lui permettait des jeux en tout genre avec son jeune frère.

Les premiers rayons du soleil firent sortir le disciple d’orient de ses pensées tristement nostalgiques. Frappant sa peau basanée, seule l’ombre créée par son épaisse chevelure ébène sur son front lui permettait de garder les yeux pleinement ouverts. Il ne voyait personne, n’entendait rien sauf… des pas, des souffles courts à des endroits aléatoires de la ville. À pas de félin, Jara fut emprunt de curiosité à mesure qu’il suivait les sons comme un chasseur après sa proie. Quelques traces sur le sol l’interpellèrent et il s’abaissa, le regard sévère tout en frottant deux doigts sur la terre humide. En les approchant de son visage, il fit la découverte d’un mélange malsain de terre et de sang et suivit donc ces gouttelettes carmines.

Lorsqu’il arriva sur place, sa stupeur se mut en une mine atrocement dure. Mais ses traits arides n’étaient rien face à son regard de fauve. Deux prunelles aussi fines et tranchantes que sa lame, brulant d’un feu d’or pur, n’étant que deux points dorés dans l’ombre de la ruelle.

Vous deux.

Les deux hommes violentaient une fille dont le visage permettait de déduire un âge proche de celui de Jara, voir plus jeune. À côté de l’apprenti Saint, ils étaient deux colosses faits de haine et d’injustice. L’un d’eux pris la parole.

Quoi ? Reste pas là petit. Je te conseille de déguerpir avant qu’on te fasse la même correction.

Il garda le silence, impassible.

T’es sourd ou quoi ? Tu n’as rien à avoir avec cette histoire. Je ne me répéterai pas.

Encore une fois, le néant. Aucune réaction de sa part. Sans ses deux yeux de tigre, on ne le remarquerait même pas dans la pénombre. Après avoir murmuré un « imbécile », celui qui avait les mains libres fonça en direction de l’éphèbe oriental, le poing prêt à frapper. Jara ne sembla pas vouloir réagir et c’est seulement au dernier dixième de seconde qu’il prit une posture combative. Les deux jambes légères, voltigeant presque sur le sol et les mains ouvertes, il avait là une garde asiatique qui semblait plus s’apparenter à celle d’une danse que d’un combat. C’est de la paume de sa main qu’il redirigea le poing ennemi vers un mur.

Laissez la.

L’assaillant continuait son offensive tandis que Jara ne semblait même pas le toucher, préférant valser avec l’air et les poings de cet imbécile jusqu’à ce qu’il s’épuise. Il haletait plus que de raison. Hélas, trop occupé à faire attention à la fille et à l’un des frères, l’autre lâcha son emprise sur le poignet de la victime et réussit à décocher un revers dans la figure de l’Elu de Makara. Un filet de sang s’écoula alors de sa lèvres jusqu’à être absorbé par le tissu jumeau.

Toi…

Un éclat enveloppa le bras droit du garçon tel un manteau d’un feu plus doré que ses yeux. Aucune courbe, le membre plus droit qu’une épée, il était prêt à frapper l’ennemi. C’était là son vice. Ce pouvoir censé symboliser la justice restait encore incontrôlable finalement, même après tant d’années. Même après ce qui s’était passé…

Pourtant, il lui fallait garder son sang froid et c’est avec toute la force de son esprit qu’il se ravisa et réussi à éteindre le feu entourant le fourreau. Finalement, son bras s’abattit sur la nuque de l’agresseur, l’assommant par la même occasion.
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MessageSujet: Re: [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]   Dim 17 Aoû - 18:55

Le regard de la belle s'attarda sur le nouveau venu. Surprise, elle le détaillait comme une créature incongrue, presque extraordinaire sortant d'un rêve. Une illusion chimérique qui se tenait face à ces deux geôliers, leur tenant tête sans qu'elle n'en comprenne la raison. Pourquoi ? Elle en oublia presque la poigne de fer de son bourreau qui maintenait sa prise, concentrée qu'elle l'était sur ce jeune homme, si petit comparativement aux deux jumeaux qu'il affrontait sans peur aucune. Il se mouvait, léger sur ses pieds, évitant chaque coup avec une grâce sans pareille. Il dansait, fils du vent, insaisissable pour le commun.

Attention !


La belle ne put que crier cette mise en garde alors que son geôlier la libérait, pourtant, loin de s'enfuir, elle demeura à contempler le combat, incapable de s'en défaire. Elle serra inutilement les dents quand le coup atteignit le jeune homme avant de reculer d'un pas quand elle perçu l'éclat d'or auréolant son avant bras. La flamme sacrée dansa un instant devant ses yeux, sublime, presque mortel avant qu'elle ne s'efface d'un seul coup, comme soufflée par une puissante bourrasque. Émerveillée, elle contempla le guerrier se débarrasser de son dernier adversaire avec une facilité presque déconcertante compte tenu de sa taille. C'était ça, un chevalier ? Elle n'en avait qu'un souvenir tenu, presque disparu par les remous incessants d'une vie sans conte, pourtant elle se souvenait encore de ces personnages que l'on nommait ainsi. Chevalier. Le nom d'une caste, d'un être fabuleux qui défendait la veuve et l'orphelin. Alors, ça existait vraiment, des êtres comme cela ? Elle contempla les deux jumeaux gardiens, s'approchant du jeune homme en évitant sciemment les corps allongés. Lorsqu'elle releva la tête vers lui, elle ne put que voir le filet de sang qui s'écoulait de sa lèvre, tâche sombre sur sa peau basanée. L'éclat d'ambre de ses prunelles la surprit un instant, aussi intense que le feu doré qui mordait ses chairs durant sa courte bataille. La belle se reprit bien vite pourtant, émerveillée, elle offrit à son sauveur un sourire enjouée et une voix l'étant tout autant.

Vous êtes vraiment fort ! On aurait dit que vous dansiez, alors qu'eux ne parvenait même pas à vous atteindre, ni vous toucher... Et puis la flamme dorée était très belle aussi ! Comment est ce que vous avez fait ça ?

Elle sourit, presque candide mais il brillait dans ses prunelles un éclat d'émerveillement, de fascination presque. Pour elle qui, jusqu'alors, avait été confiné dans sa prison, n'aurait jamais songé un jour faire pareil expérience, découvrir pareil personnage semblant tout droit venir d'une histoire oubliée. Dans son monde, ce genre d'être n'existait pas.

C'était très courageux de votre part en tout cas.
Elle posa un doigt sur le menton du jeune homme en effleurant le liquide vermeil qui s'en écoulait, doucement pour ne pas raviver la douleur. Ils ne vous ont pas fait mal ? Vous saignez...

Les doigts graciles ne s'attardèrent guère sur la peau de son sauveur, juste assez pour ôter une partie du sang qui la recouvrait, nullement gênée par un tel geste presque intime pour certain. Juste avant qu'un grognement guttural ne la ramène à la réalité de sa fuite. Se réveillaient ils ou bien d'autres personnes étaient ils partis à sa poursuite ? Ce n'était pas vraiment le moment pour se poser ce genre de question, aussi la belle finit par prendre la main du jeune chevalier en l’entraînant à sa suite, faisant fit de ses pieds ensanglantés.

Nous ferions mieux de nous éloigner, je ne préfère pas être là quand ils se réveilleront.

Elle souriait, heureuse, ses pas guillerets les éloignant de cette ruelle pour se rendre dans un lieu inconnu de ses propres sens. Après tout, elle ne connaissait rien de cette ville, elle aussi, ne connaissant que sa petite cage dans laquelle elle avait été tenu enfermée. A présent, elle était libre. La demoiselle se détourna sur l'adolescent, sa chevelure rosée glissant sur ses épaules nues et sa peau de pêche.

Je m'appelle Lily. Et vous ?


Elle voulait savoir quel était le nom de ce chevalier sorti tout droit de ces histoires oubliées, disparues. Son regard crépusculaires brillaient de curiosité innocente, révélatrice. Une grimace pourtant vint un instant étioler ce sourire enjoué alors que la douleur de ses pieds s'éveillaient. Pourtant, elle ne s'arrêta pas. Elle devait s'éloigner. Aussi loin que possible, le temps lui était compté.
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Jara


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MessageSujet: Re: [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]   Lun 22 Sep - 0:02

Dan…ser ?

Le jeune homme eut le temps de retrouver ses esprits grâce à la petite voix aigue qui avait sonné derrière lui. Il s’agissait de cette jeune fille qu’il venait de secourir. Elle semblait bien candide pour avoir pu apparenter cette scène à de la danse. Il était rare pour Jara de parler à des étrangers, le plus souvent, Dohko et lui restaient reclus lors des entraînements et quand bien même ils se trouvaient en ville, c’était le Saint de la Balance qui parlait, l’apprenti était trop occuper à faire une moue adolescente derrière. En effet, il n’était clairement pas doué en éloquence et ses phrases se trouvaient ainsi être rarement plus que monosyllabiques.

Alors qu’il comptait s’attarder sur elle, il se rendit compte que la fille avait remarqué, pour son cosmos. En effet, l’espace d’un cours instant, Excalibur s’était éveillée pour s’abreuver mais Jara sut l’en empêcher. Il s’étonna alors qu’une simple fillette de rue remarqua un détail pareil dans le feu de l’action. Les traits sévères –à un si jeune âge–, il ne sut quoi dire au premier abord, alors qu’elle l’interrogea sur le sujet, toute suave et la coupa dans son élan par de la sècheresse pure et dure :

Fait quoi ?

Même pour un détenteur du cosmos, Jara ne put remarquer la jeune fille qui s’était approchée à une vitesse telle que seule l’épaisseur d’un doigt semblait séparer son visage du sien. Il recula alors d’un pas, étonné, faisant couler par la même occasion une fine gouttelette carmine sur sa tunique d’entraînement. À cause de ça, Dohko allait se douter qu’il s’était passé quelque chose. Et lui qui voulait rester discret sur cet événement, il avait maintenant une témoin et une preuve contre lui.

Toutefois, la distance entre les deux êtres était à présent presque inexistante et l’Indien découvrit avec intérêt le visage de cette pauvre fille. Jusqu’ici, il n’y avait pas prêté attention. Sa longue chevelure cascadait sur ses épaules nues et retombait sur le cou de Jara. Ils étaient si fins que malgré ses haillons, ils n’étaient nullement emmêlés et semblaient se perdre avec les nuages dont l’aube avait offert les reflets rosés. Sa carnation contrastait tellement avec celle du futur chevalier. Tandis que sa peau était de cuivre, celle de cette inconnue était marmoréenne, plus blanche que porcelaine. Et ses yeux… ils brillaient d’une lueur que jamais Jara n’avait vu se poser sur lui. D’ordinaire, il était celui qui observait ainsi son maître, de l’admiration.

Jara avala d’un coup sec sa salive lorsque ses doigts voluptueux se posèrent avec intimité sur son manteau. S’il pouvait gérer deux brutes épaisses, il n’en restait pas moins un jeune homme n’ayant jamais connu autre présence féminine que sa mère ou sa sœur, une telle situation lui était totalement inédite. Il resta presque paralysé, ne sachant pas ce qu’elle tentait de faire avant qu’il ne se rende compte qu’elle effaçait d’un doigté vif le filet de sang qui coulait de sa lèvre.

Fut-il vraiment courageux de la secourir ainsi ? Il n’en était pas si sûr. Cela lui avait semblé être un devoir, il aspirait à devenir un Chevalier d’Athéna et à ce titre, sauver la veuve et l’orphelin était un devoir qu’il s’efforçait d’apprendre de jour en jour au côté du Chinois. Aux yeux de cette douce inconnue, c’était pourtant bel et bien un acte de bravoure.

Non… non, ça va… je n’ai rien.

Pourtant, il n’eut à peine le temps de comprendre la situation, obnubilé par cette nouvelle rencontre, chose si rare depuis ces dernières années qu’il inspira une grande bouffée d’air alors qu’il fut tiré par la demoiselle en détresse. Elle agrippait sa main et le fit courir à travers les rues de la ville qui s’éveillait de plus en plus, les obligeant à éviter les passants. Ses mouvements semblaient aléatoires alors qu’elle tournait à droite, à gauche puis à nouveau à droite sans y trouver réellement de sens. Soit elle connaissait très bien la ville, soit au contraire, elle était totalement perdue.

A-attends, pas si vite !

Elle s’appelait Lily.

Comme la fleur.

Jara. Je m’appelle Jara mais att-…
L’orphelin ne parlait pas plus lorsqu’il se rendit compte que cette personne qui venait de se faire agresser avait à présent un large sourire aux lèvres, comme si elle découvrait la liberté, comme si elle s’épanouissait à l’air libre. Qui était-il pour devoir l’arrêter maintenant. Pourtant, il le fallait lorsque dans leur course, il baissa les yeux et aperçu les pieds ensanglantés. Il l’agrippa alors lui de sa deuxième main et la pris à part dans une autre de ses ruelles désertes.

Arrête-toi, Lily ! Qu’est-ce qui t’es arrivé aux pieds… Depuis combien de temps fuis-tu comme ça ?

Quelque chose le faisait penser que la réponse ne serait pas plaisante…
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MessageSujet: Re: [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]   Sam 18 Oct - 12:42

Elle était heureuse. Heureuse d'être ici, là, maintenant, avec cet homme qui venait de lui porter secours, sans arrière pensée semblait il. Il était là, sa main au creux de la sienne sans qu'elle n'en éprouve la moindre gêne, au contraire. Ce lien était si solide dans sa paume, si incongru également et pourtant, assez rassurant aussi. Lily ignorait vraiment là où elle allait, évitant simplement les grandes rues trop exposées par instinct plus que par volonté. Jara. Jara... Ce nom roulait sur sa langue, cette sonorité, elle ne la connaissait pas mais elle la trouva très plaisante à prononcer. C'est joli, comme prénom ! déclara t-elle avec ce rien d'enthousiasme étonnant venant d'une demoiselle qui avait bien faillit se faire agresser quelques minutes plus tôt. Mais elle était libre. Elle était heureuse. Les chevaliers existaient vraiment, elle en avait la preuve juste là ! Elle n'y aurait jamais cru, elle n'y avait jamais cru d'ailleurs mais il était là. Juste là. La belle laissa échapper un hoquet de surprise quand le jeune homme l'obligea à s'arrêter dans sa course vive entre les ruelles étroites. Le soleil s'élevait doucement pourtant, elle frissonna et son regard s'accrocha aux prunelles solaire de son sauveur. Il lui fallut une bonne poignée de seconde pour comprendre de quoi il en retournait. Au pied... La jeune fille contempla ces derniers qui, abîmés, suintaient d'écarlate. Ils étaient douloureux et chaque pas qu'elle faisait ravivait la souffrance pourtant, elle l'oubliait pour avancer. Elle redressa la tête vers son interlocuteur pour répondre en toute sincérité.

Je suis partie un peu avant l'aube, quand tous le monde dormaient et j'ai du me blesser les pieds en marchant, je pense. Je n'ai pas pensé à prendre des chaussures, avoua t-elle avec un sourire presque contrit. Elle se mit à réfléchir avec sérieux, calant sa main sous son menton en fronçant piètrement ses fins sourcils. En fait, je ne sais même pas où elles étaient les chaussures là bas, j'ai toujours marché pieds nus... Je me suis peut être coupée avec quelque chose en courant quand je me suis enfuie.

Probablement que oui, mais cela ne semblait pas l'inquiéter outre mesure. Un peu de sang, ce n'était rien, même si ça faisait mal et qu'elle sentait la brûlure de ses blessures remonter le long de ses jambes. Que pouvait elle y faire ? Elle n'avait pas vraiment le temps de s'en préoccuper de toute façon. Mais c'est pas grave. Ça fait un peu mal mais on verra plus tard. Il faut que je quitte la ville, sinon ils vont me retrouver. La belle parlait sans arrière pensée, sans même dissimuler ses problèmes et ce qu'elle faisait. Pour quoi le ferait elle ? Elle offrit à son sauveur, un sourire déterminé alors qu'elle reprenait sa marche un peu plus lente, attendant que le jeune homme ne la suive. En fait, elle se sentait rassurée avec lui. C'était agréable, ce sentiment, bien plus agréable que la peur, l'impuissance, le déni... Toutes ces émotions qui, de coutume, berçaient son âme. Ses doigts vinrent glisser sur ses bras nue. Elle ne pensait pas qu'elle aurait froid mais le soleil n'avait pas encore fait son office. Vous venez d'ici, Jara ? Je n'ai jamais vu de personne combattre comme vous avant... ! Enfin... Je n'ai pas vu beaucoup de personne combattre en fait, mais en général c'est plutôt désordonné, pas aussi joli que ce que vous avez fait vous. Son cœur s'était un peu calmée de sa course et ils erraient entre les ruelles qui étaient particulièrement petite. Ils pouvaient marcher de front côté à côté mais pas plus. Dans sa petite robe immaculée, la demoiselle ressemblait à une apparition éthérée qui errait, étrange figure incongru dans ce monde ocre. Elle, elle ne venait pas d'ici, et il était facile de le deviner.

Par contre, j'ai vu des personnes danser, et ça ressemblait beaucoup à ce que vous avez fait. C'est précis et gracieux, élégant, rajouta la demoiselle avec ce petit sourire qui semblait ne faire qu'un avec ses lèvres tant il était souvent présent sur ces dernières. Et au moins, vous n'avez rien, ce qui n'est pas leur cas à eux. C'est tant mieux ! Ce ne sont que deux brutes, ils ont ce qu'ils méritent. Elle ne les aimait pas beaucoup, les deux frères. Ce n'était pas de la haine, loin s'en fallait, juste un certain dégoût indistinct qui naissait au creux de son ventre et qu'elle n'avait jamais compris. Avec eux, elle se sentait toujours mal, presque malade.

Et puis, comme si elle se souvenait de quelque chose d'important, la belle se figea avant de se placer devant le jeune homme. Ses mains vinrent prendre les siennes et c'est avec beaucoup de conviction et un sérieux déroutant que la belle s'exclama : Merci Jara ! Merci beaucoup pour ce que vous avez fait. C'était très courageux de votre part de sauver quelqu'un comme moi. Elle sourit. Vous êtes un peu comme un chevalier, déclara t-elle avec ravissement.
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MessageSujet: Re: [1752] L'aube d'une espérance [PV Jara]   

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