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 [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]

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Messalina


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MessageSujet: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Dim 20 Juil - 19:06

Retour au Bercail


Il était temps de rentrer au pays, où plutôt au pays d’adoption où je devais travailler, pour supporter les caprices des divinités Grecs, qui ne pensaient qu’à se chevaucher les unes les autres… Je voulais dire, qu’à chevaucher les plates-bandes des autres Dieux. Mais bien sûr, ça, nous, pauvres chevaliers mortels, n’avons le droit de juger et sommes obligés de perdre nos vies bêtement.
J’avais passé une partie de l’année à visiter l’Europe à la recherche de mon frère. Malheureusement, le peu de pistes que j’avais trouvés, ne menaient nulle part. Je me résignai alors à retourner en Grèce quelques temps, afin de remplir mes devoirs de chevalier servant. Surtout, qu’en ce moment, énormément d’armures devenaient capricieuses du jour au lendemain et ne voulaient plus répondre à leur porteur. Il faudrait qu’un jour, la brigade spéciale des investigations chevaleresques, mènent l’enquête pour comprendre quel cerveau maléfique se cachait derrière ce crime.
Je n’aimais pas venir ici. Le sanctuaire était rempli de Chevaliers d’or arrogants, de Chevaliers d’argent irresponsables, de Chevaliers de bronze narcissiques, et d’apprentis potentiellement arrogants, irresponsables et narcissiques. C’est pour cette raison, que ma demeure se trouvait à l’extérieur. J’avais laissé mon armure là-bas, pour aller me promener avant de rendre des comptes au Grand Pope.
Les enfants jouaient près de la fontaine, ce qui manqua de m’éclabousser. Sans mon masque, personne ne pouvait deviner qui, ou plutôt ce que j’étais. J’évitai les gouttelettes d’eau d’un pas de danse. Une troupe de musiciens itinérants étaient en ville. Bien sûr ils venaient d’une contrée lointaine, dont l’accent hispanique, la cuisine épicée et les femmes savaient tout mettre en œuvre pour vous plaire. Il était bon de sentir les rayons de soleil, les effluves de jus de raisins, entendre les rires des enfants…
-AU VOLEUR !
Ou encore les cris des commerçants se faisant voler... Des commerçants se faisant voler ?
-AU VOLEUR ! ARRÊTEZ-LE !!
L’appel de la justice ! Une troupe d’homme accouru à la recherche du gredin. Nombreux mais peu malins, ils ne remarquèrent pas que le brigand était déjà loin, ou plutôt haut. Je sautai sur des barils de vin nouveau, pour arriver sur les toits des chaumières. Mes pieds frôlèrent à peine les toits, en quelques enjambées, je surpris le vil truand : un gamin d’à peine dix ans.
-Tu veux te battre ?!
Je haussai les sourcils en souriant, je ne me souvins pas avoir été aussi arrogante, quand avec Cinna, nous vivions la même chose.
-D’abord, t’es qu’une fille, qu’est-ce que tu me veux ?
Que c’était utile d’avoir un corps de fillette, ce n’était pas du haut de mes trois pommes que j’allais impressionner quelqu’un. Un autre serviteur d’Athéna, l’aurait peut-être rendu aux autorités ou tués : prétextant servir la justice. À la place je lui tournai le dos pour retourner danser sur des airs tziganes.
-Gamin ? La prochaine fois, ne te fais pas voir.
Je jetai en arrière une petite bourse en cuir. Le gosse l’attrapa certainement au vol, étant donné que je n’entendis pas le cliquetis significatifs de l’argent jeté par terre. J’avançai ma jambe, avant de faire un plongeon en bouteille, dans le vide. Ma robe vola jusqu’à mes chevilles, avant de reprendre mon chemin vers le centre de l’animation.

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Sam 2 Aoû - 0:14

♫ ~ Money, money, money!
    C'était un joli jour où les papillons volaient et où les oiseaux chantaient dans le petite village champêtre de Rodorio, logé haut dans les collines de la Grèce. Un jour où tout le monde était beau, gentil et mignon! Un jour qui déchaînait les joies et passions de chacun, pour le meilleurs comme pour le pire. Leïla, aussi particulière et décalée qu'elle fut, ne faisait pas exception à la règle.

    Arrivée un peu plus tôt dans la journée dans cette charmante bourgade toute proche de sa destination, la jeune femme avait décidé de s'y arrêté pour permettre à elle et à son fidèle âne de se reposer avant l'ultime ascension du lendemain. Elle avait déposé une partie de sa marchandise sur une grande bâche dans un coin de la place centrale, non loin du reste des marchands du coin, et avait alors entrepris d'achalander le badauds du coin pour renflouer ses caisses vidées continuellement par sa vie d'errances.
    A défaut d'avoir la confiance de la clientèle locale ou au moins un étal digne de ce nom, Leïla avait au moins l'avantage de proposer une large gamme d'articles! Venant d'est comme d'ouest! Communs, insolites, ou carrément exotiques! Le Bazar de Nuit recelait de tout un tas de trésors qui n'attendaient que des acheteurs à l’œil exercé! Ramassés sur le bord de la route, acheté dans les villes d'Orient qu'elle avait traversé ou obtenus par des moyens bien moins avouables, le farta que la voyageuse se trimbalait dans sa charrette était tout ce qui lui permettait de subsister sur ses routes. Et après trois ans d'errance, elle était fière d'être devenue assez bonne au petit jeu du vendeur et de l'acheteur. Arrivée à Rodorio, elle avait même une petite bourse bien remplie accrochée à la ceinture! Pas mal pour une fille qui était descendue de sa montagne avec rien de plus qu'un bout de lance et des vêtements en lambeaux... Ah. Ainsi qu'un cadavre et une armure bizarre. Fallait pas oublier ce genre de détails.

    Jusque là, les affaires allaient plutôt bien. La petite marchande était parvenue à écouler un vase, un tapis, un chandelier un peu tordu et diverses autres babioles. De quoi lui payer une bonne chambre à l'auberge du coin, sans même piocher dans ses économies! Plus un léger bonus si elle se débrouillait bien d'ici la tombée de la nuit qui ne saurait tarder! Alors qu'elle était en train de négocier avec un nouveau pigeon client qui s'était approché de la place pour profiter du spectacle que donnait une bande de bohémiens, Leïla fut gêné par une petite silhouette qui la bouscula en traversa la place à toute allure. La voyageuse eut tout juste le temps de se retourner pour l'apostropher.

      « Hey, sale gosse! Regarde un peu où tu vas! »

    Mais c'était inutile. Le petit garçon des rues avait déjà traversé prêt de la moitié de la rue sans même se retourner. Avec un claquement de langue agacé et un mouvement exaspéré de la main, elle se concentra à nouveau sur son client qui venait de porter son attention sur un joli bouteille en verre ouvragé que Leïla se trimbalait depuis un moment. Après avoir réglé l'affaire et récupéré son paiement, elle porta machinalement la main à sa bourse pour... Sa bourse? Quelle bourse? Celle qui aurait dû se trouver à sa ceinture mais qui avait de toute évidence été emporté par le gamin d'un peu plus tôt?
    Et merde.

    Le petit voleur avait eu le temps de disparaître au coin d'un rue alors lorsque la jeune femme se mit à crier au voleur. Son alerte sembla affoler les autres commerçants qui allèrent tous porter la main à leurs fesses, et certain répercutèrent son exclamation pleine de colère et de panique. Une bonne partie des marchands de la placent se jetèrent alors à la poursuite du jeune truand, faisant preuve d'une indéfectible solidarité entre eux, à défaut d'une organisation digne de ce nom. Ah! C'était beau! Oubliée, la terrible loi de la jungle entre concurrents! Tous unis contre les voleurs et les truands!
    Alors que le gros de la troupe se ruait dans les rues à la recherche du voleur, Leïla préféra trottiner derrière, cherchant à localiser grâce à son œil rubis un recoin où le petit rat aurait pu se terrer. Ce fut à cette occasion qu'elle remarqua le spectacle étrange d'un petit bout de fille qui sauta de tonneaux en piles d'objets pour attendre le toit d'un bâtiment, pour redescendre un peu plus loin d'une joli plongeon alors qu'une autre silhouette, plus petite, sautait de l'autre coté de toit en toit comme un petit écureuil. Louche tout ça! Très louche!

      « Toi! Oui, toi là, la naine! »

    Bon. C'était un peu hypocrite de la part de Leïla d'appeler ainsi la jeune fille alors qu'elle même n'était pas beaucoup plus grande, sans compter que ce n'était surement pas la plus sympathique des salutations... Mais le mécontentement qui se devinait aisément dans le ton de la jeune femme établissait de toute manière de ma façon assez claire que la voyageuse n'était pas là pour faire des amabilités. Franchissant en quelques enjambés et avec une vitesse surprenante la distance qui la séparait de la jeune femme au physique poupin, Leïla la saisit par les épaule et planta son regard de cyclope dans ses yeux turquoises.

      « J't'ai vu monter et descendre du toit, là. T'aurais pas chopé le gamin qui m'a volé ma bourse par hasard? Tu saurais pas où il s'est barré? »

    La marchande secoua légèrement la femme dont la teinte des longs cheveux évoquait la mer pour appuyer ses propos. Pas sur que la petite à la jolie robe apprécie d'être ainsi malmenée par une vagabonde aux habits rapiécés et qui ne sentait pas vraiment la rose, mais à ce stade tout ce qui importait à Leïla était de récupérer ses précieuses économies. Ce n'était pas avec le prix d'une petite bouteille de verre à la forme bizarre qu'elle allait payer sa chambre à l'auberge! Et les nuits dans les écuries, c'est bon, elle avait déjà donné de ce côté-là. La dernière fois qu'elle s'était retrouvée à la porte faute de moyens, ça s'était très, très, très mal terminé.
    Saloperie de cochons.

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Messalina


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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Dim 3 Aoû - 19:44

Et une bonne action ! Une !


-Toi! Oui, toi là, la naine!
Je crus entendre crier dans mon dos, j’avais oublié que les gens pouvaient être aussi bruyants. Alors que je voulus retourner danser, je sentis des doigts s’enfoncer dans mes épaules après m’avoir retournée. C’était une jeune fille d’à peu près ma taille et sûrement d’à peu près mon âge, elle portait un cache œil, son iris rouge me transperça.
-J't'ai vu monter et descendre du toit, là. T'aurais pas chopé le gamin qui m'a volé ma bourse par hasard? Tu saurais pas où il s'est barré?
Étonnant qu’une simple marchande m’ait remarqué. J’aurais presque pu l’apprécier, malgré son odeur plutôt nauséabonde, ses haillons ou son œil manquant… Mais elle me postillonna dessus et en plus elle me secoua comme un prunier. Elle ne devait certainement pas être consciente de sa force physique. Il me fallut quelques instants pour retrouver mes esprits et me défaire de son étreinte.
-Non, je suis désolée, mais je n’ai attrapé, ni vue aucun enfant…
Bien sûr que j’avais vu le gamin, je lui avais même donné un peu d’argent, mais aller raconter ça à un marchand furieux qui s’est fait voler à l’instant par ce même gamin… Et c’est moi qu’on essayera de pendre, bien sûr je n’ai pas le droit de lever le petit doigt… Il ne faut pas se battre pour raison personnelle.
Elle sembla bouillonner de l’intérieur.
-Ne vous-inquiétez pas, ces lourdauds vont sûrement le trouver.
RAH ! Pourquoi est-ce que je dois toujours prendre pitié des autres ? Cependant, je n’avais plus d’argent sur moi, l’ayant donné au chenapan.
-Il vous a pris tout ce que vous possédiez ?

Bon, si elle me dit non, je la laisse se débrouiller et sinon bah… Vu que je suis un peu responsable… Je devrai peut-être…
-Si vous voulez, je suis d’accord de vous héberger pour la nuit… Ce n’est pas un château, mais il y a une petite baignoire et un puits…
Le relent de transpiration failli me faire suffoquer.
-Vous pourrez, vous mettre à votre aise.
Et en plus elle était en haillon... J’entendis le cri strident d’un âne… Je suis prête à parier que c’est le sien… Il n’y a que sur moi qu’une accumulation pareil peut tomber !
Dire que je voulais uniquement me promener… Bon, mon rapport pour le grand Pope ne sera pas pour aujourd’hui. Espérons qu’Athéna ne criera pas « ATTAQUES ! » durant cette période. Non pas que cette jeune fille puisse me voler hein… Enfin ci… Je n’ai aucune confiance en elle, en plus comment a-t-elle pu perdre un œil ? Encore une main, je comprendrai, elle serait une voleuse s’étant fait prendre. Ou une jambe, elle serait alors une travailleuse ayant voulu voler ses employeurs. Mais un œil ? Sérieusement ! Qui perd un œil ? Est-ce qu’il s’est fait crever d’un coup de fourchette ? Est-ce une maladie incurable ? Est-elle née semi-aveugle ? Heureusement que je n’ai pas d’enfant, si moi ça me travail, ça peut terroriser des chérubins…

-C’est d’accord ?
Je ne lui laissai pas le temps de répondre et la saisie par le bras pour aller faire quelques courses. Ce ne sont pas quelques légumes en soupe qui donneront de l’énergie à cette pauvre marchande. Faisons une bonne action, une vraie ! J’espère qu’Athéna sera fière de moi après ça ! Ce n’est pas les douze qui vivent à son crochet qui accueilleraient une inconnue chez eux ! Qui lui ferait à diner, lui donnerait de quoi s’habiller et ainsi de suite ! Non, non, non !
J’espère qu’elle aime le fromage de chèvre, bon, au pire on verra bien. Et puis elle va tout de même pas se plaindre de ce que je lui offre de bon cœur !
-Au fait, je m’appelle Messalina.

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Sam 27 Sep - 18:08

    Certains disaient que la musique apaisait tous les mœurs. Ces couillons n'avaient de toute évidence jamais traversé une place en fête juste après s'être fait soulager de leur porte-monnaie. Manque de bol, c'était actuellement le cas de Leïla, qui de toute manière n'avait jamais vraiment eu l'oreille musicale.

    Toujours sur les nerfs, la marchande itinérante n'avait toujours pas lâché la jeune femme qui avait d'abord répondu à son interrogation par une regard suspicieux. Ce regard, depuis le temps, la voyageuse y était habituée. Que ce soit pour son œil manquant ou pour ses habits de voyage du genre "économe", les braves gens n'aimaient pas toujours qu'elle rentre dans leur espace vital sans en demander la permission. Leïla ne s'en souciait pas outre mesure, en particulier dans cette situation d'urgence, mais que cette pimbêche lui lance ce genre de regard pile à ce moment ne fit que renforcer l'envie de la borgne de lui faire cracher le morceau.
    Sauf que le morceau, il n'y en avait visiblement pas, puisque la jeune femme nia avoir vu le garnement que Leïla recherchait. Haussant un sourcil tout d'abord, surprise qu'une personne descendue d'un toit ait manqué la cause de toute l'agitation qui animait l'avenue marchande du village, la vagabonde poussa ensuite un profond soupir de désespoir en relâchant son étreinte sur la jolie robe de sa coupable de substitution. C'était à croire que son karma était tellement pourrave que rien ne pourrait lui permettre de mettre la main sur ce sale petit voleur. Gros marchands ou filles tombées du ciel... Tiens, voilà qu'elle essayait de la réconforter en lui disant que ses "collègues" allaient surement le retrouver. A cette idée, Leïla rit jaune en détournant le regard.

      « Oh, ça j'en doute. Le gamin a l'air de connaitre le coin. C'était pas son premier coup... Et si les commerçants de la bourgade l'ont pas choppé les fois précédentes, j'pense pas que ce sera cette fois-ci qu'ils y arriveront. »

    Le jeune femme semblait être gênée pour elle. Si la voyageuse n'avait pas été aussi amère, elle aurait presque pu trouver ça mignon. D'habitude on détournait plutôt le regard lorsqu'une vagabonde comme elle avait des emmerde, et on continuait son chemin... Pourtant, celle-là semblait avoir dans l'idée de donner un peu plus de sa personne. Elle lui demanda si le gamin lui avait volé tout ce qu'elle possédait, et Leïla lui répondit quelque peu machinalement, la mort dans l'âme.

      « J'ai encore mes marchandises, mais il m'a rien laissé d'plus que cette poignée de pièces. Peut-être qu'en écoulant une partie d'mon stock et en sautant les repas j'aurai de quoi me payer une chambre ce soir. M'verrai bien... »

    La jeune femme borgne avait déjà abandonné l'idée de questionner d'avantage la donzelle et s'apprêtait à lui tourner le dos lorsque cette dernière lui fit une bien surprenante proposition qui la fit s'arrêter net. Son esprit buta en particulier sur un mot de la phrase qui dès qu'il sortit de cette petite bouche de poupée ne fit plus que se répéter en boucle encore et encore dans l'esprit de la marchande itinérante.

    * BAIGNOIRE *
    * BAIGNOIRE *
    * BAIGNOIRE *
    * BAIGNOIRE *
    * GNIIIIIIII *

    Pendant que son "hôte" la détaillait d'avantage du regard, Leïla resta sous le choc encore quelque secondes avant que son cerveau ne se remette en branle. Qu'est-ce que c'était que cette arnaque? C'était un plan pour lui chourer ses marchandises? Sa charrette? Son âne?! Si elle acceptait, elle allait se retrouver dans un bordel ou une connerie du genre?!! Ou bien cette fille était une psychopathe qui allait la découper en morceaux et la manger avec une sauce au persil?!?
    Le moins que l'on puisse dire, c'est que la borgne restait dubitative. La pauvre n'avait pas l'habitude qu'on se montre aussi généreux avec elle! Les quelques fois où ça lui était arrivé lors de ses pérégrination, cela c'était toujours mal terminé (pour elle ou/et pour les bons samaritains). Sur le coup, Leïla ne sut quoi répondre. Tiraillée entre sa méfiance et le fantasme d'un bain chaud, elle bredouilla quelque chose alors que sa bienfaitrice l’entraînait avec elle dans les rues du marché. Au passage, elle lui donna son nom, mais dans la cohue la pauvre Leïla ne fut pas sure de bien entendre. Moussaka? Melina? Moussalina?

      « Euh... Bah... Me- Merci. C'est gentil, Moussalina, maiiiis... Gniiii... J'veux pas t'déranger! Et puis... Ouais! Vaut mieux attendre ce soir voir si on retrouve pas le gamin et si vraiment j'ai pas d'autre solutions... Mais tu m’emmènes où là en fait? »

    Pendant que Leïla balbutiait ses excuses bancales, Moussalina l'avait déjà entraîné un peu plus loin. Elle était en train de... faire les courses? Déjà? Eh ben, elle était bien entreprenante la gamine. Même dans ces coins paumés, ça existait donc, ces tarés prêts à aider leur prochain sans se poser de question ni même leur demander leur avis. L'envie de déguerpir ne lui manquait pas, mais encore une fois Leïla fut retenue par la pensée du bain qui se rapprochait à chaque pas qu'elle faisait en compagnie de cette charmante petite paysanne. Oh! Et puis au diable les soupçons et le dégoût de cette naïveté mièvre! Si elle pouvait avoir le gîte et le couvert offerts pour ce soir, la borgne n'allait pas s'en plaindre!
    Et puis le bain quoi!

      « Moi, c'est Leïla. J'vais pas dire non à ton offre, mais j'ai quand même une charrette pleine avec moi et un âne qu'est pas bien gros mais qui prend d'la place quand même. T'es sure de vouloir t'encombrer de moi et de mon barda? Faudra pas venir se plaindre après! Et laisse-moi au moins payer ça... »

    Leïla profita du fait que Moussalina soit en train de faire un achat pour se dégager et tendre au vendeur quelques unes des pièces qu'elle avait gagné avec sa dernière vente, ne laissant pas le temps à son hôtesse de protester. Fallait bien qu'elle garde un semblant de dignité quand même! Avec ça, le peu de liquidités qui lui restait était quasiment réduit à néant, mais elle avait vu pire. Tant qu'elle avait encore son âne et sa marchandise...
    Saisie d'un brusque doute, Leïla se retourna en manquant de faire faire un tour à 180 degrés à sa tête vers l'endroit où elle avait laissé son petit étal et sa charrette. C'est que c'était pas le moment de partir trop loin et de tout laisser sans surveillance pour que les badauds se servent en prenant tout ce qui lui restait!
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Messalina


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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Dim 19 Oct - 19:39

Mais les miracles existent !


Je courrai à travers les ruelles en gardant la main de l’inconnue dans la mienne. Vue le monde qu’il y avait et le brouhaha ambiant, si je la lâchais, elle se retrouverait seule, sans un sous et sans toit pour la nuit. Même si son hygiène corporelle était douteuse, je devais être forte pour montrer à ma déesse, que je respectai ses préceptes. J’étais certaine qu’Athéna aurait validé mon choix et l’aurait soutenue. Vue sa réputation de sainte, il ne pouvait en être autrement ! Mais grâce à cette marchande, j’ai appris à avoir le cœur bien accrochée, sans laisser mon dernier repas quitter mon estomac de manière impromptue. Ce qui, en soit, peut-être très utile, dans certaines situations ! Oui, j’essaye de m’en convaincre, encore aujourd’hui… Mais ça ne marche pas vraiment…
-Moi, c'est Leïla. J'vais pas dire non à ton offre, mais j'ai quand même une charrette pleine avec moi et un âne qu'est pas bien gros mais qui prend d'la place quand même. T'es sure de vouloir t'encombrer de moi et de mon barda? Faudra pas venir se plaindre après! Et laisse-moi au moins payer ça...
Sur le coup, je ne fis pas attention à ce qu’elle pouvait balbutier. Elle aurait pu me dire, qu’elle était un spectre sanguinaire, que je ne l’aurais pas prise au sérieux. L’important c’était de faire une bonne action pour aider la veuve et l’orphelin ! Même si au vue de son… De sa… De… Enfin vous voyez… Je doutais qu’elle ait trouvé homme, à vouloir de ce type de personnage. Mais les miracles existent ! Et… Non en faites, je n’ai rien à ajouter à ça…
Je m’arrêtai devant l’étale une marchande, chez qui j’avais l’habitude de faire mes achats, quand je rentrais au sanctuaire. Elle me connaissait depuis ma première visite en Grèce, il y a de cela presque dix ans, et il arrivait que je lui demande de petits crédits parfois. Je pris des légumes et de la viande. Je tournai la tête et vit un marchand de lotion et savon… Mon regard se posa quelque peu sur ma compagne de soirée… Sans perdre un instant, je me mis en marche vers cet appel du destin.
-J’aimerais un savon au patchouli, un au lit d’ânesse et une lotion au miel.
Je troquais une partie des légumes, contre ces trésors de senteur. Lorsque je voulu demander à l’inconnue si elle avait besoin de quoique ce soit de plus, il se trouva qu’elle n’était plus là. Scrutant la foule pour la retrouver, je fini par retrouver sa tignasse violette à quelques mètre. Que c’est incongrue de s’en aller de la sorte ! Je retournai auprès d’elle avec mes bras chargés.
M’abstenant de tout commentaire, j’avançai jusqu’à sa carriole. Il fallait ranger tout ce fatras avant de se mettre en route.
-Comment fais-tu pour avoir autant de… Choses ?
D’un coup je me mis à me demander, si la maison était en ordre pour accueillir une invitée. Normalement oui… Il n’y avait pas de rats, peut-être une ou deux araignées, mais ce n’étais pas la mère à boire. Et cette fille avait dû en voir de pire…
-D’ailleurs… D’où viens-tu ?
Cette question m’échappa des lèvres. En même si on devait partager une chaumière ensemble pour la nuit, autant qu’on apprenne à se connaitre un minimum !

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Sam 15 Nov - 21:17

    Malgré les avertissements de Leïla, la jeune paysanne ne semblait pas vouloir changer d'avis. Celle-ci l'avait juste regardé avec un semblant de sourire -ou bien de grimace?-, et était retournée à ses achats. Au loin, Leïla avait remarqué que même si certains semblaient s'arrêter devant son étal improvisé pour jeter un œil à sa marchandise, ils ne semblaient pas s'arrêter bien longtemps ni s'approcher assez pour prendre quelque chose. Tant mieux! Perdre sa bourse, elle pouvait y survivre. Perdre ses marchandises et son âne par contre, c'était retour à la case départ et trois ans de rudes efforts réduits à néant! Autant aller directement sous y pont pour y crever avec les rats.
    La borgne profita de quelques minutes de balade pour détailler à son tour son hôte surprise. Elle faisait toute jeune, avec son corps fin et son visage de poupée. Sans doute devait-elle faire tourner bien des têtes dans cette bourgade. Ses vêtements étaient plutôt jolis, en particulier sa robe. La considérer comme une paysanne avait peut-être été une erreur. Avec un tissu comme celui-là, elle avait plus de chances d'être une fille ou femme de bourgeois du coin. Peut-être un notable? Si c'était le cas, elle allait devoir se tenir à carreau. C'était pas le moment de se faire mettre à la porte!

    Alors que Moussalina allait voir un nouveau marchand, Leïla vérifia à nouveau l'état de ses possessions d'un coup d’œil raide vers l'autre côté de la place. Cette fois par contre, son sang ne fit qu'un tour lorsqu'elle vit un homme en train de fouiller dans sa charrette. Faisant instantanément demi-tour en se faufilant au milieu de la foule comme une panthère se faufilerait au milieu de la jungle, la vagabonde se retrouva en quelques secondes dans le dos de l'inconnu qui ne l'avait même pas remarqué.
    Agrippant sa tête d'une main en lui bloquant la bouche, et saisissant sa main avant que celle-ci ne puisse toucher l'un des sacs qui tombait à sa portée, la marchande le tira vers l'arrière avec une force bien supérieure à ce que son petit corps laissant deviner. Elle le traîna ainsi quelque mètre plus loin, dans un angle que peu de personne pouvaient remarquer depuis le centre de la place. Le faisant poser genou à terre, elle souffla à son oreille d'une voix sensuelle, mais dénuée de toute douceur.

      « Eh bien, petite merde... T'as de la chance qu'il y ait trop d'monde pour que j'te fasse subir ce qu'on réservait aux voleur par chez moi. Mais en voilà un aperçu... »

    La main libre de Leïla vint entourer la sienne avec une caresse, puis se referma presque sans rencontrer la moindre résistance. Les doigts et la paume broyés émirent un son atroce dont les oreilles de la vagabonde se ravirent. Alors qu'un large sourire venait fendre son faciès, la main qui bloquait la bouche du voleur le relâcha pour le frappa sèchement à la gorge, lui coupant la parole. Le pauvre n'avait eu le temps que de pousser une petit plainte qu'il ne pouvait plus ni parler, tout juste respirer. Donnant un violent coup de pied dans son dos, la marchande le regardait s'éloigner en courant et bousculant tous les passant, la bouche grande ouverte en tentant d'émettre des sons qui ne voulaient pas sortir de sa gorge. Avec un petit rire, la borgne se baissa pour ramasser quelques une petite babiole qu'il avait fait tombé. Visiblement, il avait espéré trouver sa caisse ou sa réserve quelque part dans le chariot. Dommage! Un gamin l'avait déjà devancé...

    Le jeune vagabonde était en train d'inspecter le reste de son chargement et de ranger les plus petits objets lorsque Moussalina la retrouva, quelques minutes plus tard. Celle-ci ne sembla pas se formaliser de la disparition soudaine de Leïla, qui lui sourit amicalement à son approche. C'était fou ce que briser quelques os de temps en temps pouvait être bon pour l'humeur!
    La jeune femme qui allait l'accueillir ce soir l'interrogea sur la provenance de tous ces objets. C'est vrai qu'on pouvait se poser des questions... Entre tous les petits ustensiles, les bibelots, les épices, étoffes, et autres bien divers et variés qu'on pouvait trouver dans sa carriole, il y avait une large gamme de produits alors que les marchands d'aujourd'hui avaient tendance à se spécialiser dans un type de biens particuliers. Leïla haussa les épaules et lui répondit en continuant de mettre de l'ordre dans ses affaires.

      « J'en ai récupéré la plupart parce qu'ils étaient abandonnés ou cassés. D'autres parce que leurs propriétaires n'en voulaient plus ou n'en avaient plus l'utilité... Le reste, je l'ai obtenu en faisant du troc pour varier un peu ma marchandise. Je survis sur les routes en revendant tout ça là où je passe. C'tait un peu compliqué au début, mais ces derniers mois ça marchait plutôt bien. Ya aussi quelques affaires à moi, bien sur. »

    La vagabonde fit un peu de place en poussant quelques sacs et un grand cercueil qui se trouvait dans la charrette pour y loger une partie de sa marchandise. Maintenant qu'elle y repensait, c'est vrai qu'elle en avait fait du chemin, ces trois dernières années. A la base Leïla n'avait que quelques économies, des vêtements déchirés et une lance qui avait été la première chose qu'elle avait revendu! Quelle dommage qu'elle ne soit jamais parvenue à vendre cette mocheté d'armure avec... Cela aurait tellement facilité la vie à ses débuts! Mais aucun forgeron n'était parvenu à la faire fondre pour en vérifier le métal, et tous les éventuels acheteurs l'avaient jugé trop hideuse pour la porter eux-même... Maintenant elle prenait la poussière dans l'un de ces sacs du fond. Bah! Au moins cela lui servait à faire peut aux gens qui l'emmerdaient. Moussalina l'interrogea ensuite sur ses origines. N'ayant rien à cacher, Leïla lui répondit en achevant de charger ses dernières marchandises.

      « J'viens de l'Est, des montagnes de Phénicie, dans l'empire Ottoman. J'suis passée par Istanbul avant de débarquer ici et je continue vers l'ouest pour augmenter mes profits dans les pays qui ont plus de sous à dépenser. 'Parait que les produits d'Orient ont du succès là-bas, en plus. »

    Ayant achevé ses préparatifs, la borgne resserra les brides de son âne et tira brièvement dessus, provoquant un braiment plaintif de son âne à l'avant de la charrette. Leïla lui gratta la tête avec affection -ou sadisme- avant de se tourner à nouveau vers son hôte.

      « Lui c'est Barda. Il est un peu con, mais il mord pas. Barda, j'te présente Moussalina, la gentille dame qui va nous donner un endroit où dormir cette nuit. Alors t'es gentil, et tu fais pas de bêtise hein? »

    L'âne détourna la tête sans prêter attention à ce que disait sa tortionnaire. Mouais. Peut-être que c'était trop en espérer que de vouloir qu'il se comporte de manière mignonne au moins une fois dans sa vie. Poussant un soupir, Leïla se retourna vers Moussalina, prête à la suivre.

      « J'te suis, Moussalina. Par où est-ce que tu habites? »
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Messalina


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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]   Jeu 8 Jan - 21:16

Tu vas encore devoir marcher


Istanbul ? Ça me rappela quelque chose. Peut-être en avait-je entendu parler il y a bien longtemps, lors de mon voyage en Chine… Il était vrai que les produits orientaux avaient un charme particulier qu’on ne trouvait guère ici. J’aimais les voyages et parcourir ce monde. Même si Cinna ne m’apparaissait pas encore, un jour, nous nous retrouverions. Un jour… Je souriais à cette idée.
La marchande me présenta à son Âne. Ou plutôt déforma mon prénom. Un rire cristallin s’échappa d’entre mes lèvres.
-Je m’appelle Messalina. C’est un prénom italien ! Je suis Siciliana.
Pour le coup, c’était une scène plutôt mignonne et attendrissante. La borgne ayant fini d’empaqueter son bastingage, me demanda vers où se trouvait ma demeure.
-J’habite à l’extérieur de la ville ! C’est plus calme, on va dire.
Et surtout, ça évitait que les saints courent me chercher pour la moindre petite chose. Mais ça, je n’allais pas le dire à voix haute.
Je caressai l’encolure de l’âne d’un geste tendre.
-Je suis désolée. Tu vas encore devoir marcher…

Nous avancions dans les ruelles. La musique du centre ne nous parvenait plus, les rues étaient désertes et rien ne semblait vouloir pimenter cette journée davantage. De temps en temps, des odeurs de nourritures chaudes parvenaient jusqu’à nos narines. Je me demandai si j’étais en mesure de faire un repas digne de mon invité. Enfin digne de mon invité… Comment dire… Digne de son statut d’invité, parce que elle… Elle ne semblait pas bien difficile. Après, Mamma disait toujours qu’il ne fallait pas juger quelqu’un sur la tenue qu’il porte. Mais cette fille pouvait-elle vraiment cacher un secret ?
-Est-ce que ton pays te manque parfois ?
Je repensai aux vignes siciliennes, leurs embruns de raisins mûrs, le soleil doux… Mon île me manquait, et c’était peu dire. Elle, mais aussi ma vie… La petite paysanne que j’étais, avait fait du chemin. Je n’aurais jamais cru vivre autant de choses et pourtant… Se battre, servir, tuer… En voilà des choses qui ne correspondaient pas au statut que m’accordait ma naissance. Mon destin devait être de me marier à un bourgeois, permettre à mes parents de prospérer financièrement. Donner de beaux enfants à mon époux, qui se marieraient à leur tour pour nous permettre de vivre sans avoir besoin de nous tuer à la tâche. Aurais-je supporté de voir Cinna dans les bras d’une autre ? Que serait devenue Amalthée ? Aurait-elle seulement était une amie aussi proche, sans cet incendie ? Papa aurait continuait de travailler dans les vignes et Mamma n’aurait sans doute pas arrêté de s’occuper des chèvres. Au moins, les événements tragiques avaient empêché de les faire souffrir de maladie pendant des années… Oui… Peut-être que tout était arrivé pour le mieux… Peut-être... Sans ça, je serais passé à côté de belles rencontres. L’image du cygne s’imposa dans mon esprit. Je sentis mes joues me picoter. Idiota !


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[Mai 1755] Ça mange quoi un Troll ? [PV Leïla]

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