RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]

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Satine


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MessageSujet: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Lun 21 Juil - 0:18

Distraction






Mais bordel, qu’est-ce qu’ils avaient tous aujourd’hui à venir me les briser ? Ils pensaient quoi ? Qu’il y avait écrit « douce et attentive » sur mon front ? Bon sang. Depuis ce matin où j’ai pu ouvrir l’œil, toute courbaturée que j’étais à cause d’une nuit agitée – mauvais rêves et tout le tralala, je vous passe les détails – ça n’avait pas arrêté, le défilé des glandus. Machin qui se plaignait de truc, truc qui se plaignait de machin, et j’en passe ! Mais qu’est-ce que j’en avais à foutre moi ? S’il s’emmerdait à ce point-là, pourquoi il n’allait pas voir mon second, Barbossa ? Non. Lui aussi s’était mis en tête de venir me houspiller de bon matin. Je vous jure, ça vous donne des envies de meurtres. Au moins, ça me mettait dans de bonnes dispositions : hurler sur tous ces cons me faisait le plus grand bien. Quoi ? Je suis enceinte, c’était bon pour mes nerfs. Allongée sur mon grand lit, je m’étirais comme un chat au soleil en me cachant les yeux : dommage que Celsius soit déjà reparti pour le Sanctuaire, je me sentais bien seule maintenant.

Plus pour très longtemps, car, à peine avais-je formulé cette pensée que trois coups distinctes mais retentissant sur la porte de ma cabine, me tirèrent de mes rêveries. Dans un grognement agacé, je me retourne pour attraper un kimono dont j’avais fait l’acquisition peu de temps avant notre départ avec le Saint des Poissons : une belle pièce de tissu, en soie véritable, rouge, bien évidemment où des entrelacs compliqués en fils d’or, esquissaient de belles fleurs épanouies. Des pivoines, mes préférées.

« Rentres, bordel, tu vas pas rester planté là comme un radis, si ? » la silhouette de Barbossa se dessina peu à peu, j’avais reconnu immédiatement l’éclat de sa barbe et de son œil. Vieux filou va, qu’est-ce qu’il avait à sourire comme ça comme un demeuré ? « Oulà ! Toi, t’as une bonne nouvelle à m’annoncer. Non ? »

J’étais partie dans un rire tonitruant. Je crois que je ne m’étais jamais autant marrée de ma vie. Les mains accrochées à mes flancs, je rigolais si fort que j’en avais mal aux joues. Qui avait fait quoi ? Quelqu’un était intéressé par l’annonce que j’avais placardé à Tortuga ? Merde, bah ça par exemple si je m’y attendais à celle-là, mais ça faisait des lustres qu’elle moisissait dans ce vieux bordel qui sentait la pisse et où les putes étaient aussi moches que les pirates qui venaient y faire leurs petites affaires. C’était une grosse blague, une sorte de test, vous voyez, pour voir un peu ma … comment dirons-nous ? Ma popularité de pirate. Tous. Tous je vous dis ils avaient tous pété dans leur froc quand j’avais débarqué dans leur taudis. Vous imaginez la scène bien entendu, vous savez à quel point je savais soigner mes entrées. Je leur avais laissé un souvenir impérissable de moi et de ma grande gueule. Si, si je vous jure. Cette soirée-là, je crois bien que j’en avais recadré quelques-uns qui faisaient un peu trop les marioles. Distribution de baffes à volonté !

« Et il est où ce taré ? » fis-je en essuyant une larme qui menaçait de couler sur ma joue pâle. « On l’a récupéré avec les gars sur Tortuga, c’matin, tout fier avec son morceau de papelard. Il va te plaire, je pense. »

Je lui décrochais un regard aigu avant de repartir de plus belle dans mon hilarité. J’allais le recevoir le p’tiot, dans les règles de l’art.

***

« Allez entres mon gars, j’vais pas te bouffer, pas encore. Enfin, ça dépends si tu es appétissant ou pas. »

Mes yeux de jades braqués sur la porte, un petit rictus mauvais accroché aux lèvres, j’étais prête à jouer. Mes gars se lamentaient du manque d’animation ? Je pense que j’allais trouver de quoi les distraire un peu. Feignant l’indifférence la plus totale, dissimulée derrière un paravent, je finissais de faire glisser mon kimono de mes épaules pour aller m’immerger dans mon bain.

Que voulez-vous, on ne change pas une tradition.






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Ezequiel


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Lun 21 Juil - 21:38

    Le black Pearl ! Enfin ! Pensa Ezéquiel en arrivant devant le navire conduit par une troupe de pirates qu’il avait volontairement suivi depuis Tortuga, sans bruit et qui venaient tous de monter à bord, lui avait besoin d’un peu de temps. Immense navire, qui dégageait une sorte d’aura angoissante, et folle à la fois. Le jeune homme fit les pas pour arriver devant le passage menant au pont. Une moue sur le visage, avant de passer à l’action il préféra vérifier s’il avait ce qu’il fallait. La guitare, l’épée en bois au cas où, mais surtout le parchemin. En le relisant il avait cependant quelques doutes quant au fait qu’il pouvait être la personne que recherchait Lady Mary.

    C’est vrai, il n’était pas vraiment costaud, pas forcement très grand… Beau gosse ? Il ne pouvait le juger, mais il avait un certain charme tout de même. Avant de monter à bord, il observa son reflet sur l’eau et se recoiffa, replaça les manches de sa tunique, et respira un grand coup. Le pas décidé il monta à bord, et de suite il fut marqué par l’effervescence ; et le travail des personnes qui se trouvaient là. D’un œil admiratif il observait le monde jusqu’au moment où il fut abordé par l’homme de tout à l’heure qui lui demanda enfin à la façon d’un pirate ce qu’il souhaitait.

    -« Je me nomme Ezéquiel, et je viens suite à la lecture de cette annonce, en espérant qu’elle soit toujours d’actualité depuis le temps. » Un léger sourire orna le visage juvénile de l’argentin au moment où le dénommé Barbossa qui venait lui aussi de se présenter ce qu’il n’avait pas fait depuis leur rencontre le scruta d’un œil exprimant une incroyable surprise, on pouvait même y lire qu’il voyait en ce jeune garçon un fantaisiste ou un parieur qui venait de perdre à un jeu et devait maintenant servir Mary.

    Le pirate rigola en le bousculant un peu d’un coup de paume de main sur l’épaule en lui déclarant qu’il allait voir ça, et qu’il revenait au plus vite.
    Après un acquiescement de tête, et acceptant son sort il prit son mal en patience. Pour cela celui qui venait ici à la recherche d’un travail regarda la mer, l’horizon, en laissant le vent glisser dans ses cheveux. Il plissa les yeux aussi, derrière, il pouvait entendre des conversations et des regards plantés, tous avec une seule pensée ; ce nouveau est fou, et il ne sait pas ce qu’il va lui arriver, encore plus avec sa stature et son air songeur.

    De son coté, il ne prêtait pas attention à tout ceci, il était d’ailleurs prêt à montrer qu’il était capable d’assurer, et que ce rôle était fait pour lui. Les minutes passèrent, et il tourna sa tête vers une porte derrière laquelle il entendait rire avec allégresse. La voix féminine lui faisait croire qu’il s’agissait de Mary, son idée se renforça quand la porte s’ouvrit et que Barbossa d’un geste de la main fit signe de passer.
    Le pirate annonça qu’elle était prête à le recevoir.

    C’était son heure, il leva les yeux au ciel comme pour chercher une aide divine pour réussir son entretien. Ezéquiel appuya le parchemin contre son cœur, et entra dans les entrailles du navire, à l’endroit indiqué.
    La démarche lente, il entendait le craquement du bois mais aussi le mouvement du bateau. Il ne lui fallut pas longtemps pour arriver devant le lieu, encore, il pouvait entendre rire, puis comme si on avait deviné qu’il était juste là, une phrase qui le fit reculer d’un pas.

    -« Oui Oui j’arrive… » Clama-t-il en ouvrant la porte, pour la refermer doucement ensuite. Le jeune homme se trouvait maintenant dans une cabine, avec pour seul compagnie, le bruit d’un bain caché derrière un paravent.
    Ne sachant pas trop comment s’y prendre, il s’avança jusqu’à la séparation, au point de presque s’y coller afin d’écouter. Un rictus interrogateur sur son visage, il frappa trois coups dessus sans réponse. Alors, lentement, tout lentement, Ezéquiel s’approcha du bord du paravent, pour après faire glisser sa tête sur le coté. Hélas, il n’aurait pas du ! Car dès que son champ de vision quitta le paravent, il tomba à la renverse, et dos au paravent, assis il essayait de se calmer. L’apprenti Pirate était tout rouge, car il venait de voir la capitaine dans son bain ! Maintenant il devait se ressaisir, et souhaitait qu’elle ne l’ait pas remarqué.
    Ezéquiel devait à tout prix briser le silence.

    -« Bonjour je me nomme Ezéquiel… » Les mots furent prononcés avec soin, en effet, il ne voulait pas forcement dérangé le bien-être de la Lady. Il attrapa son épée en bois, et y accrocha l’annonça qu’il tendit au dessus du paravent.
    -« Je viens pour répondre à votre annonce, c’est un travail qui m’intéresse… »
    Ce fût le moment choisi par le morceau de papier pour glisser le long du bois pour s’envoler vers le bain. Ezéquiel ferma ses yeux ! Pourvu que le parchemin ne soit pas tombé en plein visage de la Dame ; implora-t-il les mains jointes contre sa poitrine. Malgré cette bavure il poursuivit avec un ton plus calme, presque comme pour se faire pardonner de sa maladresse.
    -« Je ne possède sans doute pas tout ce qui est demandé pour le rôle, mais je suis motivé, vaillant et je suis admiratif de ce que vous faites ! »
    La fin était surtout fait essayer d’adoucir sa gaffe même s'il le pensait réellement, mais cela marcherait-il ? Il savait qu’il ne tarderait pas à le savoir.
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Satine


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Dim 27 Juil - 21:11

Fin de Partie






Qu’est-ce que j’avais fait au bon Dieu pour mériter ça ? Qui avait laissé un cornichon pareil monter sur MON navire ? Ah, oui, c’est vrai. Barbossa. Barbossa et ses idées à la con. Je poussais un long soupir, exaspérée par la tournure que prenait les choses. Si de prime abord je pensais m’amuser de la situation, je me rendis très vite compte qu’en fait, je n’étais pas d’humeur. Pas d’humeur du tout. Voyant au dernier moment un morceau de papier m’attaquer en traître, je m’en saisi d’un seul coup de dent rageur avant de le lire, les sourcils froncés. Cela éveilla mon hilarité. Bon sang, il existait un tel taré pour répondre à ma requête. J’y croyais pas.

Baillant à m’en décrocher la mâchoire, je jetais négligemment l’annonce que j’avais moi-même rédigée pour adopter une attitude plus décontractée. Je pouffais de rire quand je l’entendis déblatérer son petit discours. Ah là là, ça lui avait pris un temps fou je parie ? Le pauvre garçon.

« Pète un coup, petit, ça ira mieux. » la fin de ma phrase fut ponctuée par un léger rire qui n’avait rien d’engageant pour le pauvre garçon. Je m’amusais bien à lui foutre les pétoches de sa vie. « Je peux être franche avec toi ? T’es con, ou … t’es con en plus d'être suicidaire ? »

Quoi, quoi ? Quoi ?! Je ne suis pas gentille avec ce pauvre hère et alors ? Une pirate, ça s’amuse d’un rien voyez-vous. Seulement, il avait de l’aplomb le petit, j’aimais ça. Se présenter comme ça sans trembler comme une feuille, braver le danger pour tenter de se mettre à mon service comme ça. Y’avait de quoi réfléchir un peu. Non.

« Tu as quel âge Ezéquiel ? Parce que bon, si tu ne l’as pas encore remarqué, tu es sur le bateau de Mary Red, la plus sanguinaire des pirates qui écume ces putains de Mers et Océans. Dirigeante du Black Pearl et de la flotte la plus redoutée du MONDE. Tu m’entends microbe ? Et tu prétends pouvoir en faire partie ? »

Je me relevais, laissant l’eau osciller dans la baignoire. Amusée, un sourire narquois aux lèvres, je me penchais légèrement pour m’appuyer contre le paravent et jeter un œil en contrebas, là où je pourrais voir ma future distraction. Un sourcil interrogateur se leva tandis que je le détaillais.

« Bordel, c’est bien ce que je pensais, t’es qu’un môme. Un môme qui ne sait utiliser ni sa tête, ni sa queue je parie. Bon sang et Barbossa t’as laissé monter à bord ? Il pensait que ça m’amuserait, mais, en fait, ça m’amuse pas du tout. »

Mes yeux de jade s’assombrissaient, prélude à une tempête aussi violente qu’inévitable. Non, je ne voulais pas d’un enfant sur mon bateau. J’étais une pirate, mais j’avais tout de même quelques principes. D’un mouvement de tête, je lui indiquais la sortie.

« Désolée petit, mais j’peux pas te laisser tomber dans la gueule du loup comme ça. Rentres chez toi, trouves un vrai travail. Ne vas pas te foutre dans la merde. Tu te dis admiratif de ce que je fais ? Laisse-moi rire. Mes actions n’ont rien d’admirables. »




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Ezequiel


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Dim 3 Aoû - 15:44

    Ezéquiel ne savait plus où se tenir, il se trainait au pied du paravent, le visage crispé en écoutant les premiers mots de la capitaine du bateau pirate. Le rire ne le rassurait pas, et même si elle ne pouvait pas le voir, le jeune garçon remua la tête pour dire que non, il n’était pas con, ni suicidaire ! L’objet qui le séparait de la Dame, et du bain bougeait légèrement suite à ses gestes inquiets.
    Soudainement pendant le second monologue de Mary, il sentit que le paravent bougeait dans sa partie supérieure, il leva alors son regard vers le haut. Regard qui se planta dans celui de son interlocutrice un infime instant avant qu’il ne préfère le dévier, certainement par respect car malgré tout, il était là avant tout pour obtenir le travail, et devait donner une bonne impression. Pendant que des gouttes d’eau qui glissaient des cheveux et du visage de la pirate il se posait lui-même de nombreuses questions.
    -« 17 ans… » Répondit-il d’une voix neutre sans trop broncher pour garder un certain charisme, et en faisait oui de la tête pour répondre aux questions.

    Il n’eut pas le temps de poursuivre sa phrase qu’il sentait sur lui le regard de la pirate comme un poids qui paraissait l’aplatir au sol. Une sensation étrange dont il avait du mal à se défaire. Lors du jugement, le jeune Argentin esquissa une petite moue triste, et un instant en écoutant, il regardait derrière lui afin de comprendre ce qu’elle voulait dire par ; se servir de sa queue ; gêné parce qu’il n’avait pas compris de suite. Il en rougit même. Ezéquiel se leva et regarda la porte que lui indiqua Mary qui était en train de lui annoncer la sentence. Ainsi elle ne voulait pas de lui. Même s’il ne voulait pas le montrer son mouvement de tête qui se baissait, et sa main qui frotta ses yeux pour faire disparaitre au plus vite une larme qui voulait couler trahissait son sentiment. Oui, il était peiné, et avait un peu peur également, cette femme était si charismatique, si intimidante qu’au lieu de crier à l’injustice, il haïssait sa propre incompétence. Ne pas pouvoir lui être utile était extrêmement rageant. Pourtant il savait que sa vie ne possédait qu’une seule issue : être au service de la fameuse Mary Red. Hélas, tête basse, elle avait bien pu le mettre plus bas de terre dans sa sentence, cela ne changeait rien à son admiration.
    Cette sensation confirma qu’il ne s’était pas trompé, il se sentait à sa place, mais convaincre celle qu’il voulait comme patronne n’allait pas être simple.

    -« C’est justement parce que vous êtes la plus sanguinaire des pirates, la flotte la plus redoutée du monde que j’ai cherché pendant des jours le moyen de me présenter à vous… Ma venue sur ce bateau n’est pas une blague. » La fin de la phrase fût dite d’une voix qui exprimait sa déception, car, il était là, motivé et plein de cœur pour assurer.
    Ce n’était pas la volonté qui lui faisait défaut, il était prêt à tout pour lui faire changer d’avis !

    Le garçon se dirigea vers la porte que venait de lui indiquer la capitaine, la silhouette tremblante, de colère et de tristesse. Il marchait lentement comme pour retarder l’échéance de son échec, mais aussi pour trouver des mots, des gestes pouvant l’aider dans son entreprise. En marchant, il poursuivit son monologue.
    -« Je suis certain de pouvoir vivre selon les règles de votre annonce, oubliez mon âge je vous en prie ! »

    Ezéquiel décrocha la petite épée en bois avec laquelle il avait combattu un homme qui voulait l’empêcher de répondre à l’annonce, et d’un coup sec il se tourna vers Mary, en commença à faire des mouvements délicats et précis avec l’arme comme s’il manipulait des cartes.

    -« J’ai su combattre avec cette simple épée de bois pour pouvoir obtenir l’annonce, Lady, je n’ai peut-être pas l’âme d’un pirate, mon corps est frêle, ma cervelle ne possède peut-être pas les connaissances mais cela est un avantage, ainsi il pourra intégrer tout vos ordres et vos principes afin que je puisse devenir le secrétaire de vos rêves. » Le désarroi s’était changé en un enthousiasme qu’il joua un peu pour essayer de divertir la personne qu’il cherchait à convaincre

    Même si pour son interlocutrice sa démonstration était sans doute ridicule, cependant pour son âge il montrait une certaine habileté d’ailleurs à la fin de son mouvement l’épée disparu de sa main pour se planter dans le paravent, et la pointe s’arrêta sous la gorge de son idole. Timidement il rigola, sachant bien qu’il allait sans doute le payer, mais son audace était obligatoire. Car il préférait mourir que de vivre sans être aux ordres de cet être supérieur.

    -« Accordez-moi une chance, cela ne vous coutera rien ! Vous n’allez pas le regretter, je vous en fais le serment ! Je le sens, je le sais je suis fais pour travailler sous vos ordres ; c’est mon destin, le rêve de mon existence. »
    Durant cette harangue, il regarda la Dame avec des yeux de supplications mélangeait avec une forte détermination et conviction, ainsi que des mains jointes devant sa poitrine. Interieurement l'argentin pria très fort pour qu'elle change d'avis sur son sujet, il était prêt à saisir la moindre chance pour réaliser son souhait.

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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Dim 3 Aoû - 19:22

Un homme ?






Dix-sept ans ? Bordel, c'était bien ce que je pensais, on m'avait envoyé un mouflet. Un môme que je devais évincer pour l'remettre sur le droit chemin. Mais qu'est-ce que c'était le droit chemin à notre époque ? À notre époque, donc, il semblerait qu'à dix-sept ans les rejetons des putains se croient des hommes, déjà, avec les poils aux couilles et tout. Des putes comme des autres ceci dit. Je reniflais de mécontentement : j'étais moi aussi une mère dont la plus vieille n'avait pas encore quinze ans. Étais-je bien placée pour parler ? Ma sœur et moi n'étions pas plus âgées quand, sur un coup du Destin, nous avions décidé de nous envoler de nos propres ailes. Faut dire aussi que nous n'avions pas eut trop le choix que de grandir trop vite. Et ce petit là ? Il portait sans doute une histoire assez similaire. Mais, mais bon sang, j'étais pas sa mère ! Je m'emballais peut-être un peu trop. Tout compte fait, déterminé comme il était, je suis sûre qu'il allait pas me lâcher. Je restais donc parfaitement stoïque face à son petit manège. Je savais exactement quelle carte il allait jouer à l'avance. Le petit était aussi prévisible qu'il était touchant, avec sa petite épée en bois. Il me narra avec passion comment il avait obtenu la dite annonce qui trônait d'ailleurs non loin, sur le sol.

Il se permit même une bravade en effectuant quelques mouvements circulaires avec sa lame, démontrant ainsi toute son inexpérience. Je me permis un petit sourire que je dissimulais l'air de rien quand les yeux du gamin traînaient dans ma direction. Puis, d'un coup, la pointe de l'arme, si on pouvait la qualifier ainsi, alla se planter non loin de ma gorge. Loin de m'en formaliser, je mimais un bâillement ennuyé avant de me replonger toute entière dans mon bain. Seul le cri des mouettes au dehors brisait continuellement le silence. Je le fis suffisamment enfler pour éveiller chez le garçon un émoi grandissant. Mais, après de longues minutes de torture, je m'extirpais de l'eau qui ruissela sur mon corps.

« Viens donc par là petit, je ne mords pas, pas trop fort. » je l'encourageais d'un geste de la main par dessus le paravent tout en cherchant mon kimono dont je me parais négligemment. M’asseyant sur la chaise qui faisait face à mon bureau, je l'invitais à prendre place sur le siège vacant, devant moi. Je le suivais des yeux sans dire un mot, un sourire narquois aux lèvres. « T'as du cran, j'aime ça petit. Par le passé, si on ne m'avait pas accordé une chance comme tu le dis si bien, je ne serais probablement pas ici, à faire des … comment que t'as dis ? Oui, des actions remarquables. Ah ah, pardon. Remarquables mes … hm, bref. Il ne faut pas que je sois grossière devant les enfants. »

Je fermais mes paupières quand, d'un seul coup, je sentis une douleur lancinante dans mon ventre plus qu'arrondit. Si il ne l'avait pas remarqué – pas encore, cachée comme je l'étais. Quoi ? Non, je ne choque pas les enfants à me balader à poil. - maintenant il saurait que j'étais enceinte jusqu'aux yeux. Lourde comme une baleine et tout, et tout.

« Mais je te préviens, ça ne sera pas facile. Les pirates de ce bateau, en plus d'être liés à moi car je suis leur Capitaine, sont tous maudits et tu le seras aussi, puisque tu tiens tant à faire parti de cet équipage. Personne ne t'as jamais parlé de la Malédiction du Black Pearl ? Non, je te rassure tout de suite, j'ai pas besoin de te tuer, si tu meurs, tu serais définitivement lié à ce rafiot et c'est pas ça que je veux. J'ai besoin d'une personne bien vivante et en pleine santé. Ce que je veux, c'est que tu m'obéisse au doigt et à l’œil. C'est important mon petit Trésor. Tu as de la chance dans ton malheur : je suis plutôt du genre surprotectrice avec mon équipage, surtout les enfants. Alors, bienvenue à bord. »

Et sans ajouter quoique ce soit, je me plongeais dans ma paperasse, une main soutenant ma joue, déjà l'air ennuyée. Putain, est-ce que j'avais bien fait ?





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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Lun 4 Aoû - 19:06

    Immobile, le jeune garçon souhaitait de tout son cœur qu’il allait parvenir à ses fins, et qu’il pourrait obtenir ne serait-ce qu’une infime espérance. Ezéquiel se posait quand même des questions à savoir si son petit numéro n’allait pas mettre en colère son interlocutrice. Ce fut le contraire qui arriva, Mary semblait tellement las, qu’elle bailla en retombant dans son bain.
    Ses mains jointes devant son cœur comme pour supplier une décision favorable se délièrent pour longer son corps.

    Incrédule, il laissa la symphonie du bâillement de la Dame parvenir à ses oreilles sans s’y opposer. Ezéquiel se disait qu’elle était en train de se prélasser. Un moment il se sentait un peu vexé, il aurait même préféré entendre une confirmation de sa décision. Mais la façon dont elle bailla le fit encore rougir, et fit traverser son corps d’une sensation étrange qui l’intimidait, un mélange de peur et de plaisir.
    Le mouvement de l’eau lui prédisait un avancement, et un émoi encore plus terrible. Elle venait de lui demander de s’approcher.
    La pirate était vêtue d’un kimono qu’elle venait de mettre à la va-vite, dans son mouvement pour allait s’assoir devant son bureau elle invita l’argentin à prendre place en face.

    La mine heureuse et fière, le jeune garçon se précipita sur la chaise, et son regard se posa sur le ventre de son interlocutrice, ne voulant pas se montrer impoli, ou commettre une gaffe, il préféra se taire pour l’instant, et pensa logiquement qu’elle attendait sans doute un enfant. Bref cela ne le regardait pas, et il était hors de question pour lui de s’immiscer dans la vie privée de la capitaine. Il voulait simplement obtenir le travail, et rester à sa place, sans forcement avoir besoin de dépasser sa fonction. Surtout si on ne le lui autorisait pas.

    Le stress qui le dominait depuis le début se dissipa lentement en entendant qu’elle aimait voir qu’il avait du cran, et surtout qu’elle aimait ça. Il se sentait flatté par ce compliment, et écarquilla ses yeux au moment où la Lady fermer les siens, pour penser à la suite.
    De son coté, le petit répit lui servit pour essayer de se calmer un peu, et de souffler profondément. Il devait bien reconnaitre qu’il n’était pas passé loin de la catastrophe. Cependant il n’était encore sûr de rien, et il ne pouvait pas affirmer qu’il était engagé en tant que secrétaire personnel de la capitaine Mary Red.

    De la tête il fit « non » lorsqu’elle lui demanda s’il avait déjà entendu parler de la malédiction concernant le navire.
    Même s’il ne disait rien sur le coup, il ne pouvait pas nier que cela l’inquiétait énormément, mais tous ces mauvais sentiments furent vaincus par sa loyauté envers son interlocutrice. Il possédait grâce à cela le courage de subir ce mal sans se plaindre.
    Le magicien était en plus déjà rassuré en apprenant qu’il ne fallait pas qu’il meurt. C’était déjà ça ! Pensa-t-il en ne sachant plus où placer ses mains qui trainaient sur le bureau. En tout cas la curiosité grandissait.

    La suite fût plus classique, même s’il se doutait que cela serait dur, mais il était sûr de lui et de son choix, il devait être là, et servir la pirate. En la voyant il avait encore plus la conviction qu’elle était un être incroyable. Et qu’auprès d’elle il pourrait apprendre.
    Mary avait également le don de le faire rougir. Mon trésor ? Il baissa les yeux embarrassé, ce qui ne gâcha pas son immense joie quand elle lui confirma que s’il acceptait tout ça il était la bienvenue à bord.

    -« C’est vrai ?! Je suis engagé ? » Clama-t-il les bras levés au ciel, et les yeux qui pétillaient de bonheur. Il en profita même pour faire une danse de l’épaule tout en poursuivant d’une voix joviale et pleine d’admiration pour sa Maîtresse.
    -« J’accepte tout ! Je suis prêt à vous obéir au doigt et à l’œil, et prêt à subir la malédiction si pour confirmer mon rôle ici je dois passer par là, alors… Je suis prêt. Vous êtes si formidable qu’un pauvre individu comme moi ne peut être qu’heureux d’être ici et de pouvoir être à votre service. Vous ne regretterez pas votre choix, je vous en fais le serment. » Tellement il se balançait sur sa chaise, qu’il n’était pas loin de tomber à un moment, heureusement il s’était rattraper à temps.

    Maintenant il restait en silence, surtout lorsqu’il remarqua la capitaine en train de regarder des cartes sur la table. Quant à lui, il était déjà tout disposé à commencer sa mission. Son cœur battait si fort, il faisait maintenant parti de l’équipage. Il avait même du mal à y croire. Il osait à peine croire qu’il aurait le droit à avoir une épée. Néanmoins Ezéquiel savait que son rôle se contenterait simplement de lui faire préparer le café pour la capitaine, ou même nettoyer le parquet de sa cabine. Mais cela ne l’embêtait pas, il était prêt à tout pour la satisfaire, et lui prouver qu’elle avait bien fait de le choisir, et puis il attendait également de connaître la nature de la fameuse malédiction.

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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Dim 10 Aoû - 16:21

Bienvenue à bord !






La voix du petit résonna dans toute la pièce. Il était encore là lui ? M'offusquais-je de mauvaise humeur en levant le nez de mes papiers pour le regarder à brûle-pourpoint et lâcher un grognement de mauvaise humeur : oui t'es engagé, maintenant décampe le marmot ! Sur le point de lâcher ces mots, je me ravisais au dernier moment en voyant sa mine réjouie, sa petite frimousse d'ange. Un soupir plein d'exaspération s'échappa de mes lippes. Je n'allais pas y réchapper. Abandonnant là mes études, pour l'heure, j'allais m'octroyer quelque instant pour aiguiller notre nouvelle recrue.

Je me levais lourdement de ma chaise une main appuyée sur mon ventre endoloris que je massais régulièrement. Observant l'enfant, je lui fis signe de me suivre et tout les deux, nous nous engagions dans le ventre du navire. Je lui montrais tout ce qu'il avait besoin de savoir : là où nous entreposions nos butins, les cuisines, jusqu'aux dortoirs où quelques gueux ronflaient déjà comme des bienheureux et que, sans ménagement, je rappelais à l'ordre.

« Bougez-vous les miches bande de soiffards ! Ah et au passage, je vous présente le petit nouveau, Ezequiel, ne me l’abîmez pas trop : c'est mon secrétaire attitré maintenant. »

Je vis avec satisfaction les bougres se donner du coude en comprenant ce que ça impliquait : ceux-là même ne cachèrent pas leur hilarité et je les vis lui adresser des pouces levés, signe qu'il était accepté parmi eux pour avoir eut autant de cran de répondre à l'annonce. Annonce qui était devenue somme toute une vraie légende.

« Tu prendras vite tes marques mon petit mais fait attention à eux, ils ont l'air sympas, comme ça mais ils restent des pirates : ils seraient capables de t'égorger pour un quignon de pain. »

Sur cet avertissement, nous nous arrêtons devant une cabine justement toute proche de la mienne. Je lui jette un petit clin d’œil amusé avant de pousser la porte et un TADAM de circonstance : une pièce presque vide, nimbée par la douce lumière du soleil s'offraient à nos yeux. Il y avait un lit, une chaise et un bureau. Rien de plus.

« Mais comme je suis plutôt sympa comme capitaine et que tu restes un môme, dans ma grande générosité, je t'offre cette cabine pour ton usage personnel. Alors, merci qui ? »

Une grande claque dans le dos plus tard et je l'entraînais en haut, là où tout le monde bossait. Cherchant des yeux Barbossa, je n'eus aucun mal à le repérer avec sa tignasse de feu et sa voix tonitruante. Il me ressemblait pas mal, ça devait être pour ça que l'on s'entendait si bien, et que l'on se détestait autant dans un même temps. De la rivalité pouvait naître une confiance bien plus solide que celle d'une soit disant « amitié ».

« Hey vielle crapule, figures toi que je l'ai engagé, alors tu me l'esquinte pas trop et t'es gentil avec mon secrétaire, ok ? Petit, Barbossa est mon bras droit, mon second comme on dit dans le métier, il pourra t'aider autant que moi, surtout quand je serais pas d'humeur à le faire d'accord ? Et oublie cette histoire de Malédiction, crois-moi, le mieux c'est que tu ne saches rien. »

Le sourire carnassier de Barbossa étant la preuve la plus flagrante …





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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Lun 11 Aoû - 13:42


    Euphorique comme tout le nouveau pirate avait un large sourire sur les lèvres. Il était parvenu à atteindre son rêve. Cependant, au fond de lui, il savait que la marge était infime à présent, et qu’il allait devoir tout faire pour ne pas le transformer en cauchemar.
    Puis, au final il se disait que pour l’instant il n’avait rien vu de si effrayant. Certes les manières employées par sa Boss n’étaient pas vraiment ordinaires, mais c’était aussi pour ça qu’il voyait comme une grande dame.

    Son regard suivit Mary qui se levait, là, il comprit qu’elle était enceinte, mais continuait à préférer le mutisme concernant ce sujet.
    A son tour, il leva lorsqu’elle lui fit un signe de la main pour la suivre, ce fût le commencement d’une longue visite du navire. Au moins, il ne pourrait pas dire qu’il ne savait pas où se trouvait les pièces. L’argentin n’aurait jamais imaginé tant de choses, cela ne faisait qu’accentuer son regard admiratif… Dans le compartiment des dortoirs, il put voir certain en train de dormir profondément.
    Sommeil qui allait vite se terminer quand la capitaine prit la parole d’un ton autoritaire qui éveilla tout ce monde.

    Elle le présenta et annonça à l’assemblée son statut parmi eux. Apparemment cela en faisait rire certain, d’autres étaient aussi surpris de voir enfin quelqu’un répondre à cette fameuse annonce. Certainement par rapport au traitement qu’il devait subir.
    Un sourire sur les lèvres il les salua de la main…
    -« Coucou ! Coucou ! Je suis heureux de faire partie de l’équipage. » Des mots sobres ; de toute façon il n’avait pour l’instant pas grand-chose à dire. Sa tête se leva un peu pour atteindre les yeux de sa supérieure qui le mit en garde. Il avala grossièrement sa salive en l’écoutant dire qu’il pouvait finir égorger pour rien du tout. Un rire crispé s’échappa de sa gorge alors qu’il se gratta l’arrière du crâne.

    Le secrétaire connaissait une partie de l’équipage, et la visite se poursuivit, ils arrivèrent devant la porte d’une cabine qui était placé presque à coté de celle de la patronne. Son clin intimida le jeune garçon qui commençait cependant à se sentir plus tranquille et plus commode ici.
    La porte s’ouvrit, la lumière du soleil éclaboussait leurs visages, Ezéquiel posa sa main sur son front pour mieux voir, il remarqua une cabine simple, un lit, une chaise et un bureau en bois.
    -« Merci beaucoup Capitaine Mary ! » Répliqua-t-il d’une voix joviale avant qu’elle ne lui donne une claque dans le dos qui le fit avancer vers le chemin menant au pont. Ils travaillaient tous dur, et bientôt ce serait le cas pour lui aussi, dans un autre style certes, mais son travail n’était pas le plus simple au contraire.
    Ezéquiel se tenait sur la droite de la Dame qui semblait chercher quelqu’un, il s’agissait de Barbossa, celui-là même qui l’avait mené jusqu’ici. Elle mit en garde ce-dernier sur le fait qu’il ne devait pas trop esquinté le jeune secrétaire. Puis elle s’adressa à lui, et lui indiqua le rôle de leur interlocuteur sur le navire. Sans discuter, la recrue acquiesça de la tête…
    -« D’accord très bien. » et termina ainsi baissant la tête, concernant la malédiction qu’elle lui conseilla d’oublier.

    Il était maintenant un pirate ! Même si les premiers jours il n’avait pas vraiment le droit de sortir du bateau, ni n’avait eu la possibilité d’avoir une arme… Il gardait le sourire, heureux de servir Lady Mary Red.
    On le retrouva quelques jours après son entretien embauche, son adaptation se passait au mieux. Encore dans son lit, il trainait un peu, il fallut qu’un rayon de soleil au milieu d’un ciel menaçant heurte son visage pour qu’il se rende compte qu’il était l’heure, que sa journée commençait.
    Il se prépara rapidement, et s’habilla également rapidement, ce qui lui donnait un air débraillé. Après tout cela n’avait guère d’importance actuellement. Dans le coin à coté de la porte d’entrée il y avait le nécessaire à son travail, un seau, des serviettes et des éponges. Le secrétaire s’empara de tout ça, en écoutant en haut les autres crier, travailler, un groupe était parti à la recherche de trésors. Il ne se plaignait pas, bien au contraire, il savait que son rôle était nécessaire pour le bien être de la capitaine, et il l’accomplissait avec zèle, mais il se disait qu’un jour peut-être elle enverrait en mission à l’extérieur.
    Enfin, souffla-t-il, ce n’était pas le moment de penser à ça. Il fallait se mettre au boulot avant son retour.

    Ezéquiel, les affaires à la main se rendit dans la cabine de sa Maîtresse, posa d’abord le seau et le matériel sur le coté. Il commença par ramasser les papiers et le courrier, qu’il posa soigneusement sur le bureau qu’il nettoya avant, évidemment sans rien lire. Il poussa la chaise ensuite.
    Le jeune garçon se dirigea ensuite vers les alentours de la baignoire. Il soupira en voyant qu’il y avait de l’eau partout. Toujours cette manie qui le fit sourire, il regarda un instant le trou qu’avait causé son épée en bois sur le paravent.

    Il devait également préparer le café, ce qu’il fit car vu l’heure, elle n’allait plus tarder… Il attrapa les serviettes, et posa les genoux au sol et se mit à « éponger » l’eau près de la baignoire. Il travaillait dur, après avoir parfaitement fait ceci, il retrouva la grande pièce de la cabine, attrapa cette fois une éponge et frotta le parquet, parfois avec insistance…

    C’est alors qu’il entendait le bruit de pas, ainsi que la voix de la capitaine, instinctivement, il essuya avec un torchon devant la porte, et se décala afin de ne pas recevoir un coup de porte. Et en silence il poursuivait son boulot, sans dérangeait la boss. Il espérait qu’elle n’avait pas reçu de courrier qui allait la contrarier.

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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Mar 19 Aoû - 21:50

Un petit boulot






Un bâillement retentissant plus tard et j'ouvris la porte à la volée, surprenant ainsi mon tout nouveau tout beau tout neuf jou... euh secrétaire je voulais dire, secrétaire. Oh, et comme il était attentionné, ponctuel aussi ! J'aime ça. Mais j'avais honte, je l'avais presque oublié, relégué loin dans mon esprit en ébullition. J'avais quelques problèmes, quelques épineux problèmes à régler, et ça me faisait royalement chier de m'en occuper. Mais, attendez une minute. Mes yeux tombèrent sur la silhouette du petit nouveau et, d'un coup, comme si on venait d'allumer une lumière dans ma tête, je m'écriais un « mais c'est bien sûr ! ». De meilleure humeur et toute guillerette, je finis de me sécher les cheveux que j'avais préalablement lavés. Lançant négligemment la serviette en coton sur mon épaule, je m'emparais de la tasse de café que j'approchais prudemment de mon nez. Un air ravie s'afficha sur mon faciès et j'avalais une première gorgée de ce précieux liquide qui m'avait coûté un bras – un mensonge, je l'avais taxé lors de ma dernière aventure … piratesque. - avant de m'affaler sur mon siège.

« Salut mon chaton, comment tu te sens aujourd’hui ? » lui demandais-je innocemment, l'air de rien tout en sirotant ma tasse fumante. « Délicieux ton café au fait, mais, pour ta gouvernes, je suis plus … thé, c'est mon sang qui parle petit, j'ai été plus ou moins élevée à Londres. Si, si, je te jure. Je te conseille pas, c'est pourri. »

Sur ces entrefaites, j'étudiais l'air de rien, le travail fournit par mon secrétaire. Rien à en redire et j'étais pas d'humeur à le taquiner sur des broutilles. Je pourrais me montrer plus chiante et pointilleuse que ça, mais le fait est que je n'en avais pas envie. Non, la principe de la manœuvre était de lui faire penser que j'étais contente de lui, pour mieux l'envoyer faire une tâche ingrate … un truc dont je me passerais volontiers de faire. Accompagner ce bon vieux John, notre cuistot, faire des courses. Un rituel que monsieur s'était imaginé pour moi, prétextant que c'était bien pour le bébé de prendre l'air, que ça calmerait mes nerfs aussi. Seulement … MAIS BORDEL J'EN AVAIS RIEN A FAIRE DE CES BROUTILLES.

« Dis moi, mon petit bouchon, ça t'ennuierais pas de faire un truc pour moi ? C'est trois fois rien tu verras, ce sera même amusant, en prime, tu pourras faire connaissance avec l'un de mes plus fidèle associé, si je puis dire. »

Quelque minutes plus tard, discrètement alors qu'il avait quitté la pièce, je le regardais s'éloigner sur l'un des canots, se dirigeant vers l'île de Tortuga, là où ils pourraient faire leurs petites emplettes. Soulagée, je poussais un immense soupir tandis que je sentis le regard amusé de Barbossa sur moi.

« Alors, il te plaît ton nouveau jouet ? » lança t-il à la cantonade. « Pas qu'un peu mon vieux. »

Le reste de mon équipage présent pendant notre échange ne put s'empêcher de manifester leur hilarité. « FERMEZ VOS GUEULES ET AU BOULOT MESSIEURS. »

« Alors mon petit gars, comment que c'est déjà ton nom ? » fit le petit vieux en lui offrant un sourire tout édenté. « Pas trop dure la patronne ? T'en fais pas mon petit, sous ses grands airs, elle à le cœur sur la main et nous laissera jamais tomber, soit en sûr. Bon, zouh ! Il est temps d'aller braver la foule pour chercher la bectance. T'es prêt ? Parce que c'est la jungle ici. »





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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Jeu 21 Aoû - 20:24

    Il entendait le bruit des pas de la Boss qui s’approchait de la porte de sa cabine. Ezéquiel se disait que cela faisait fort longtemps qu’il ne l’avait pas vu. Il fallait dire qu’il comprenait, une personne comme elle devait être submergé par ses affaires. C’est pour cela qu’il aimait son travail, et qu’il appréciait l’aider de cette manière à pouvoir vivre dans un meilleur confort.
    Le jeune garçon qui était agenouillé au sol en train de frotter sursauta lorsque la porte claqua. Un peu plus et son cœur lâcha, son salut était venu du simple fait qu’il avait entendu arriver, mais il ne s’attendait pas à une arrivée aussi fracassante.
    Sans dire un mot en remarquant son humeur sur son visage, le secrétaire préféra poursuivre sa tache le plus tranquillement possible mais toujours avec autant d’ardeur. D’ailleurs la boss prit la direction de sa salle de bain, elle ne lui avait pas adressé la parole en passant, mais cela n’avait pas d’importance. On pouvait dire qu’il avait déjà l’habitude, puis bon, il n’avait vraiment pas envie de se mêler des affaires de sa patronne.

    Après son passage, le jeune garçon reprit là où il en était avant son entrée, et cira… Il ne s’arrêta pas lorsque Mary revint dans le bureau et qu’elle goûta le café qu’il lui avait préparé avec soin. Ce ne fût qu’au moment où elle le salua qu’il baissa son rythme, et leva son regard vers le bureau pour observer sa supérieure. Ezéquiel fit une petite moue honteuse en entendant qu’elle préférait le thé malgré qu’elle ait apprécié le café. Au moins il le saurait pour la prochaine fois. Mais il s’en voulait un peu quand même.

    -« Bonjour capitaine ! » Répondit-il avec la satisfaction de constater qu’elle lui adressa la parole après quelques jours sans être trop présente.
    -« Je vais bien, je suis content d’être ici. Ne vous en faites pas c’est noté pour le thé. »
    Le jeune garçon ne souligna pas la remarque sur Londres, il fallait dire qu’il n’avait jamais voyagé en Europe, il savait seulement que Londres était une grande ville, et que le temps y était bien différent de Buenos Aires.
    Un léger silence se plaça ensuite, et il rebaissa sa tête pour poursuivre son travail. Alors qu’il arriva aux pieds du bureau, la patronne lui confia une mission qui devait lui permettre de s’amuser, et aussi d’en savoir plus sur l’un de ses associés.
    -« Bien sûr Boss, je suis à vos ordres ! Je m’en occupe. » Répliqua-t-il enthousiaste tout en rangeant son matériel dans sa cabine avant le départ sur l’île, ou il allait accompagner John pour faire les courses.

    Il ne fallut guère qu’un petit quart d’heure pour qu’il soit prêt, et qu’il embarque dans un petit canot, direction l’île Tortuga. Là même où il avait trouvé l’annonce le menant à ce boulot qu’il adorait tellement. Dans sa sacoche un peu usé, il y avait la liste que lui avait donnée sa Maîtresse avant de monter à bord. L’Argentin n’avait pas encore regardé ce qu’elle avait écrit, mais il le ferait le pied à terre. En attendant, la main sur le front pour protéger ses yeux du soleil, il admira la mer, l’horizon, et répondit au vieux cuisinier du Black Pearl.
    -« Je me nomme Ezequiel. Oh je ne suis ici que depuis quelques jours, même si c’est dur, je m’accroche, c’est normal la capitaine est exigeante, je dois assurer pour ne pas la décevoir. »

    Il lui adressa un sourire d’oreille en oreille pour confirmer le fait qu’elle était au fond pas méchante et qu’elle était aussi là pour eux. Puis ce fût l’arrivée sur l’île, John lui proposa le deal de revenir ici dans deux heures, car il avait vu que la cheffe lui avait donné une liste. Pour cela il lui fila une quantité de pièces d’or.
    -« Ce n’est pas un peu trop ? » Demanda le secrétaire l’air interrogateur.
    Le cuisinier se mit à rire en lui affirma que non, avant de se retirer dans la foule le laissant ainsi avec ce mystère.
    En tout cas, c’était un étrange personnage pensa le garçon en fouillant dans son sa le rouleau avec la liste des courses. Devant lui se trouvait une véritable jungle comme lui avait dit John, cela ne serait pas de tout repos pour se frayer un chemin.
    Bref, il attrapa la liste qu’il déroula. L’air stoïque, il resta immobile une bonne minute en voyant le parchemin toucher le sol, et plus encore.
    -« Finalement, il n’avait pas tord. » Lâcha le secrétaire avec des yeux gros à cause de la surprise. Souligné en rouge, il vit le mot « Fraises ». Gonflant ses joues il se disait qu’en cette période cela allait être compliqué d’en trouver.
    Mais bon, observant la liste puis la foule et le bruit euphorique des gens, il avait l’impression qu’au final il allait galérer. Néanmoins, il lui suffit de penser qu’il agissait pour Mary Red pour qu’il oublie tout ça et se motive à tout ramener, après tout, c’était son travail, et il n’avait pas se plaindre. Bien au contraire.
    Poussant un soupir déterminé, il nota dans sa tête le premier élément sur la liste. Le voilà donc parti dans une drôle d’aventure.

    Une demi-heure, les mains tenant de nombreuses poches remplies à un point que même une aiguille ne pouvait y entrer, il se retrouva devant un marchand de chaussures. En effet sur la liste était écrit:
    « Une paire de bottine rouge pour ma collection » Le problème était qu’il n’avait pas du tout fait attention à la pointure de la Dame, cela posa un souci, en plus impossible de contacter John. Pas le choix au final, il regarda une paire et demanda au vendeur de lui donné plusieurs pointures.
    Ceci fat il passa à la suite, qui se passa majoritairement sans encombre. Le seul problème était que la cargaison était de plus en plus importante, et il tenait tout au final dans un gros sac qu’il portait sur son dos et tira avec ses deux mains.
    Le pauvre était presque plié en deux et avait du mal à se frayer une chemin, et ne se reposait que lorsqu’il arriva devant la boutique de son prochain objectif… C’est ainsi que le temps fila. De la nourriture, du thé, un nécessaire de ménage – sans doute pour lui – des vêtements, des chaussures des produits de beautés… Un parapluie ; pourquoi ? Se demandait-il en y pensant pas trop. Des chapeaux aussi, à vrai dire il y avait là un peu de tout.
    Pratiquement la tête sur le sol il avança, le plus dur serait de trouver les fraises, en cette période en plus.

    Posant l’immense sac qui faisait presque deux fois son envergure il croisa les bras presque en boudant de tristesse, il ne voulait pas rentrer avant d’avoir trouver des fraises. Pourtant les deux heures étaient écoulées.
    John était déjà là à l’endroit du rendez-vous, et semblait un peu mécontent.
    -« Désolé, on ne peut partir, on doit trouver des fraises, regarde, elle a même souligné, c’est l’élément principal de cette liste. »
    John en l’écoutant inspecta le sac, il y remarqua même des sous-vêtements, il en rougit en pensant qu’elle avait envoyé son secrétaire chercher tout ça, on aurait dit qu’elle voulait se refaire tout une garde robe. Aussi des couteaux puis un parapluie ? Tout comme Ezéquiel tout à l’heure il ne comprit pas la raison. Mais il n’avait rien à dire tout ce qu’avait noté la capitaine étaient là, sauf les fraises, se frottant le menton, une réunion d’urgence s’organisa entre les deux membres de l’équipage.
    John informa Ezequiel qu’un peu plus loin se trouvait un maraicher, qui sera sans doute d’une aide précieuse.
    Le secrétaire s’en perdre de temps se mit à courir…
    -« Je reviens, tu peux commencer à charger. »
    Le cuisinier le salua d’un geste de la main, et se mit au boulot. Voyant le sac qu’il avait porté et dont il arrivait à peine à faire bouger, il s’exclama que ce gamin était pas si mauvais que ça finalement sous ses airs naïfs.

    De son coté, joyeux comme tout, il arriva devant le maraicher qui était en train de travailler sa récolte.
    -« Excusez-moi, vous n’aurez pas des fraises ? »
    Son interlocuteur se marra, et répondit.
    -« Héhéhé mon jeune garçon tu es fou, des fraises en cette période… Non dés… »
    -« C’est pour ma maîtresse adorée, lady Mary Red. »
    L’homme trembla un peu, et répliqua de suite, avec cette fois un rire plus que crispé.
    -« Héhé tu as dis des fraises, mais bien-sûr que j’en ai, je suis prévoyant j’en conserve toujours, normalement c’est pour mes fils, mais, tu as l’air si gentil. »
    Un sourire badin se badin se dessina sur le visage d’Ezéquiel, assez fier de son coup. Il récupéra, une barquette divinement décoré, et revint sur ses pas, et montra fièrement le dernier article sur la liste.

    De retour sur le bateau, John indiqua à Ezéquiel de se rendre dans la cabine de Mary et de lui rapporter tout ça, de son coté, il allait ranger sa propre marchandise. Il avait un peu de mal à porter le sac qu’on aurait dit un escargot, on lui ouvrit la porte d’ailleurs.

    -« Me revoici capitaine ! » Heureux il bascula le sac, et posa la liste sur le bureau, ainsi que la barquette contenant les fraises. Le secrétaire se cambra en arrière puis s’étira, avant de se tenir droit comme un « i » et de rester immobile.
    -« J’espère que tout vous conviendra et je rangerai tout ça ensuite. »
    Un peu angoissé quand même, il attendait la réaction de la dame.
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Dim 31 Aoû - 18:52

On ne change pas






Une fois la corvée évitée, je pus m'adonner à une activité qui ne m'était pas coutumière : la sieste. Je n'avais pas souvenir que, lors de ma première grossesse, je m'étais d'un coup métamorphosée en ourse. Non, en fait, pour Lune, mon premier-né, je me souvenais que c'était exactement l'inverse. Étrange. Quoi qu'il en soit cela ne pouvait être une mauvaise chose : moi qui n'avait jamais prit de repos depuis de bien longues années, ce n'était pas désagréable de lever le pied une fois de temps en temps. Même si ce n'était pas dans mon tempérament de rester à ne rien foutre de mes journées. Je savais que mes hommes s'en moquaient pas mal et j'avais suffisamment confiance en eux pour les laisser prendre la barre. Une fois de temps en temps, hein. Non mais, si je m'entendais ! Je souriais à mes propres pensées ! Il n'a pas si longtemps que ça, jamais, ô grand jamais, je n'aurais laissé le loisir à un homme de diriger MON bateau. Comme quoi, avec du temps, tout le monde pouvait changer quelques unes de ses habitudes.

Même les plus tenaces.

Je perdis toute notion du temps une fois allongée sur mon lit, bercée par le remous de l'eau contre la coque de mon navire. Mon navire. Mon sourire s'élargit et je me laissais peu à peu glisser dans un sommeil sans rêves, réparateur.

L'une de mes paupières se releva puis la seconde. Mes yeux se plissèrent à cause de la luminosité qui m'était bien désagréable. Un léger grognement plus tard et je finis de me lever, encore toute ensommeillée, perdue dans les brumes de cet entre-monde, celui du rêve et de la réalité. J'aimais m'en extraire en prenant mon temps, goûtant à une sensation inédite, peu commune qui me rendait de bonne humeur. La porte qui grinça finit de me réveiller, de me faire perdre mon sourire, ainsi que cette soi-disant « bonne humeur ». Femmes varient hein, allez vous faire hm !

« Ah, te revoilà toi. » grommelais-je en me frottant les yeux. « Si t'es toujours là c'est que ce bon Old John ne t'as pas traumatisé, dommage. »

Je lui lançais un petit clin d’œil avant de prendre place sur mon siège, les deux mains posées sur mon ventre arrondit. À mon secrétaire, je lui désignais le siège vaquant en face de moi. « Allez, montre-moi tes trésors petit. »

Mes prunelles furent aussitôt attirées par la couleur rouge vif de mes fruits préférés : des fraises. Ce marmot avait réussit à trouver des fraises à cette époque de l'année. Comment y était-il parvenu ? Circonspecte, je me saisis de la barquette en bois contenant les dites fraises et piocha l'une d'entre elles entre mon pouce et mon index. Je mordis dans le fruit avant de me permettre un petit sourire.

« Vas-y sert-toi, si t'en veux. Mais avant, raconte moi, comment tu t'y es prit ? » j'étais curieuse de connaître cette histoire. Jaugeant du reste, je partis d'un seul coup dans un éclat de rire tonitruant qui me tira des larmes aux coins des yeux : bon sang, mais combien avait-il prit de pair de chaussures ?! « Du 36, je fais du 36 petit loup »

Ah, finalement, la bonne humeur était bien revenue. Il était donc temps de prendre un bain. M'étirant comme un chat, je fis racler ma chaise contre le plancher et, sans crier gare, oublieuse des convenances – hey, on ne change pas tout à fait un homme, à plus forte raison quand c'est une femme et qu'elle s'appelle Mary Red!- je retirais ma robe que je jetais négligemment au sol. Arrivée à la hauteur de la baignoire, une petite moue se dessina sur mon joli minois, je me tournais vers Ezequiel.

« Il y a deux ou trois petites choses que tu dois savoir en plus du thé … p'tit, mon bain doit TOUJOURS être remplit, toujours. C'est primordial. »





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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Ven 5 Sep - 22:02

    Un geste de la tête pour confirmer son retour, et porta le gros sac qu’il posa sur la table avec toujours un peu de mal.
    -« Tout s’est bien passé, vous savez il m’en a fallu du temps pour trouver tout ce que vous aviez commandé. Alors, je n’ai pas eu le temps de discuter avec le cuisinier. » Répondit Ezéquiel, légèrement essoufflé. Il fit de son mieux pour ne pas le montrer. Surtout pas en présence de Mary ! Sans rien ajouter, il fit un grand déballage, les fraises qu’il présenta d’abord. Le jeune garçon fût content en voyant le visage de sa Boss. Il venait sans doute de marquer des points. Vu le mal qu’il s’était donné cela le rendait drôlement fier.

    Lorsqu’elle lui donna la permission de se servir, Ezequiel, laissé plutôt sa fidélité et loyauté prendre le dessus, en effet, il ne savait pas s’il pourrait en trouver d’autre très vite. Alors autant laisser la barquette entièrement à disposition de la capitaine.
    Ceci-dit, il débuta son récit tout en poursuivant de sortir les affaires du sac.
    -« J’ai parcouru l’île, fouillé chaque endroit, en vain… J’en suis venu à demander à la population même à John, on m’a alors informé que des fraises se trouvaient peut-être chez un maraicher habitant en haut d’une colline. Sachant l’importance que cela avait à vos yeux, je me suis empressé de me rendre là-bas, au départ, l’homme ne souhaitait pas me donner des fraises. J’ai alors déclaré que c’était pour vous, là, il m’a remis cette barquette et me laissa fouiller son domicile pour en trouver d’autre. » Le secrétaire parlait avec un enthousiasme rare qui fut emporté par le rire frénétique de son interlocutrice qui lui annonça sa pointure. 36 ! Au moins, se disait-il, il n’aurait pas à acheter tant de pairs.

    Il se contenta alors d’acquiescer de la tête en jetant dans un coin les pairs inutiles. Son regard suivait la marche de sa patronne qui se rendait vers sa baignoire, tout en ôtant sa robe. Cela fit rougir le jeune pirate qui dévia ses yeux pour finir de vider le sac contenant les courses. C’est alors qu’il se leva, en écoutant la Pirate lui faire une remarque concernant le bain, et la baignoire qui se devait d’être toujours pleine.
    -« Cela ne se reproduira plus ! » Se contenta-t-il de répondre tout en voulant se racheter, faisant usage de son maigre talent de comédien.
    Il arriva auprès de Mary avec deux énormes amphores contenant du lait d’ânesse.
    -« Mais laissez-moi réparer cette négligence. » Annonça le jeune serviteur le ton parfois emporté par la lourdeur de la première Amphore qu’il souleva pour la vider dans la baignoire, il fit de même avec la seconde. La baignoire était presque pleine, lisse et immaculé, d’une pureté divine.

    Effectuant un petit pas de danse, il tomba à genoux, comme se prosternant devant la capitaine…
    -« Le Bain de la sublime, l’excellente et Terrible Mary Red est prêt ! » Un geste lent en signe d’adoration, pour mettre fin à sa petite mise en scène son nez frôla le sol. Lorsqu’il entendit le bruit du lait qui remuait au moment où le pied de la Dame entra, il se releva. Plutôt content de son jeu, il espérait que ce bain aiderait à la capitaine dans son confort, et surtout pour le bébé qu’elle attendait.

    Se tenant droit à coté du bain, il avait également prévu un cocktail, un Bloody Mary… En effet, il s’était renseigné au mieux, pour ne pas la décevoir. Tenant dans un plateau le verre avec le cocktail et une paille, il tendit cela en direction de sa supérieure.

    -« Un Bloody Mary pour son Altesse ! J’espère que ce bain est à votre goût ? » Demanda-t-il en restant figé, près à exécuter le moindre souhait de la capitaine, il était là pour ça. De toute façon, il ne demandait rien d’autre, il s’amusait ainsi, et vivait parfaitement bien.
    Cela ne tenait qu’à lui de ne pas tomber dans la monotonie, d’où ses petites mises en scènes et les rôles qu’il empruntait… De toute façon, même sans, il ne pouvait guère se plaindre tant il y avait de l’actions.
    Ezequiel silencieux, attendait la suite, et la prochaine tache que lui assignerait sa Maîtresse… Les yeux plein d’étoiles après sa première sortie.

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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Mar 23 Sep - 0:27

Dernier test






C'était un petit rigolo celui-là. Si il avait de l’emphase, des manières un peu étranges, je commençais à y prendre goût. Après tout, ce n'était peut-être pas une si mauvaise idée de l'avoir engagé sur mon navire. Le Black Pearl avait besoin d'un peu de sang neuf, et cet énergumène là en avait à revendre. En l'observant faire son petit manège, un petit sourire en coin s'épanouit sur mes lippes vermeilles : y a pas de doutes possibles, il allait avoir la quotte avec les autres pirates. Non, en fait il risquait fort de se faire manger tout cru : je connaissais les loustics ! Ils penseraient que le mouflet était en train de se payer leur trogne et là … ce serait un bain de sang. Sans blague, j'pense qu'il fallait lui dire, l'alerter.

Oui, mais après mon bain. Ah, bon sang. Quoi ?! Quoi ?! Pourquoi vous me regardez comme ça ? Vous êtes jaloux que je me fasse pomponner hein ? Non, non, non non. C'est MON cocktail. Ohé, vous en voulez une ou quoi ?

Me prélassant dans le lait délicieusement tiède, je tendis le verre vidé de son contenu à Ezéquiel, lui intimant de m'en servir un nouveau. En le voyant réagir en une fraction de seconde, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. D'un rire joyeux, sans méchanceté aucune. Je le remerciais d'un signe de tête, portant le verre à ma bouche tout en songeant à la suite.

« Petit, j'ai une question à te poser. » l'air de rien, je me tournais vers lui, l'observant intensément. « Est-ce que tu serais pas un peu con, Ou vraiment con et suicidaire en plus? »

En voyant sa mine déconfite, je pris une profonde inspiration et lui fis signe d'approcher d'un peu plus prêt. « N'ai pas peur mon Trésor, je vais pas te manger tout de suite. Mais, je m'explique : tu vas t'attirer des emmerdements si tu te conduit comme ça en public. Je comprends ton zèle hein, servir la plus belle et redoutable pirate de tout les temps et toutes ces conneries. Mais oublie pas ! Oublie pas dans quel monde tu es en train de t'immerger. Bref, ce que j'essaye de te dire c'est de ne pas agir comme un toutou bien dressé. Je te demande de bien m'observer pendant ces prochains jours, c'est comprit ? »

Un nouveau sourire, cette fois plus tendre et je lui lançais tout sourire : « J'veux bien un autre verre et après, c'est finit. Ne me laisse plus jamais boire comme ça. Ça pourrait être dangereux pour toi comme pour moi et … le reste de l'équipage. Crois-moi, tu n'aimerais pas me voir bourrée. »

C'était un spectacle très rare. Mais depuis quelques mésaventures avec mon ancien équipage, je préférais m'abstenir de tout leurs jeux à la con qu'ils inventaient la nuit tombée. Des jeux d'alcool et d'argent. Je me souviens qu'une fois … oh non, pardon c'est vrai pas devant les enfants. Cette histoire ci était d'ailleurs des plus … ahem. Bref, passons voulez-vous ?

Les quelques jours qui suivirent n'eurent rien de notables ou d'extraordinaires. J'envoyais le petit avec John pour quelques courses sans réelles importances. Le vieux cuisinier sous ma demande, questionnait et observait le mousse qui se montrait particulièrement attentif et respectueux de ce que je lui avais enseigné pour sa survie au sein du Black Pearl. Un soir, l'équipage s'était rassemblé sous prétexte de vouloir fêter l'arriver du petit nouveau. Je savais que ça puait grave.

« Bande de soiffards. Encore un prétexte pour picoler et vous mettre la tête en 'dans hein ? Ah vieilles canailles. C'est d'accord, mais n’abîmez pas trop le petit, je vais en avoir besoin. »

Je vis aussitôt l'un des hommes jeter un regard entendu à son voisin de gauche et … malheureusement pour lui il eut le privilège de se recevoir une droite maison en signe de représailles.

« Amuses toi bien mon p'tit bouchon. » fis-je en me massant la main et en m'éloignant un peu, m’asseyant sur un tonneau pour regarder ce qui allait suivre.

Sadique moi ? Non … Mais, il n'en avait pas conscience mais … il passait le dernier test. S'il foirait …





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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Sam 27 Sep - 22:08

    Le jeune Ezequiel était plutôt intimidé par la scène, sa joie de vivre, et l'extravagance qu'il pouvait souvent montré était aussi une façade qui l'aidait à vaincre sa timidité. Surtout dans des circonstances comme celle-ci. En cet instant il était envouté par l'atmosphère badine et légère qui régnait autour de la baignoire dont profitait avec plaisir sa patronne. Son idole qu'il ne voulait absolument jamais décevoir.

    Sans une once d'hésitation, il attrapa le verre et s'empressa de le remplir avant de le donner à la capitaine. Celle-ci lui posa alors une question qui laissa de marbre le jeune garçon. D'ailleurs; l'Argentin ne savait pas quoi répondre, et se contenta de s'approcha à pas lent vers sa supérieure lorsqu'elle lui en fit le signe. Le nouveau Pirate se sentait un peu mieux en écoutant la suite, et le fait qu'il s'agissait d'explication et un avertissement sur la suite de son aventure sur le navire.
    Cependant; il avait un peu de mal à comprendre. Lui, ne faisait que suivre les consignes inscrites sur l'annonce. Avec plaisir en plus ! Pourtant il devrait prendre acte. Il n'avait pas le choix de toute façon.

    Comme un petit écolier, Ezequiel la tête basse, et les mains dans le dos. Comment pouvait-il changer ? Se demandait-il alors qu'il attrapa une nouvelle fois le verre vide.
    D'une voix timide, il répondit.
    -"Je vais essayer Patronne ! Promis ! Je vous observerai également..."
    Un mouvement de la tête et un petit sourire qui montrait une certaine timidité mais aussi le fait qu'il se sentait mieux. Puis, il lui servit un autre verre en étant intrigué par ses paroles sur sa mission de l'empêcher de boire autant pour éviter une mésaventure.
    -" Je tacherai de faire attention à cela !" Répondit-il en apportant par conséquent le dernier verre...

    Quelques jours plus tard...

    Le jeune argentin suivant les conseils de la capitaine, l'observa, mais il travailla également. Il trainait toujours avec cette passion démesurée. Cependant, il faisait attention, jours après jour il comprenait le sens des paroles de sa Maîtresse. Il comprit le monde sur lequel il venait de poser le pied... Bien que ses yeux lui montraient que du beau, Ezequiel se rendit compte des dangers.
    C'est donc ainsi, respectant son rôle de secrétaire qu'il travaillait dur, allant parfois au marché avec John, le cuisinier.

    Rien de notable s'était déroulé, rien... Jusqu'au jour ou alors que le soleil laissait place à la nuit, le secrétaire de Mary se posa sur un tonneau et se mit à jouer de la guitare. Une mélodie douce, une ode à la sérénité et à la magie de sa nouvelle vie.
    Ce soir l'équipage s'était retrouvé avec pour but de fêter son arrivée, une fête de bienvenue qui ne put se dérouler plus tôt. Ezequiel observa avec une once d'intrigue un à un les membres de l'équipage. Des hommes bien plus fort et avec bien d'expérience que lui.

    Très vite cela devint un lieu de débauche, le jeune garçon reçut quelques coups d'épaules, parfois on l'insultait de " lèche-botte". Tous buvaient à une allure folle alors que lui avait du mal à débuter.
    Un rire inquiet devança l'arrivée de la capitaine. Celle-ci lança un avertissement puis accepta que se déroule cette petite soirée. Le regard du jeune garçon se posa sur Mary qui en profita également pour demander de ne pas l'abîmer. Geste qui lui fit chaud au coeur. D'ailleurs le secrétaire sursauta quand elle donna un coup de poing à l'un de ses hommes qui commençait à se comporter étrangement.
    Il se disait qu'il avait intérêt à ne pas faire de bêtises. Un rictus amusé orna malgré tout ce visage juvénile.
    Bref, Ezequiel lentement se laissa prendre au jeu, et utilisa sa guitare pour interpréter un rythme plus enivrant, plus rythmé.

    Suivit alors des chants, de la danse, une fête qu'il appréciait, bien qu'il ait toujours un peu de mal à s'imposer comme il le fallait. De toute façon il commençait à perdre la tête par l'ivresse de l'odeur des boissons et aussi à cause de ceux qu'il buvait.
    On pouvait le remarquer par son jeu maladroit...

    -" Ay Ay Ay... Adoro mi idoloooooo ! Siempre lucharé por ella Ay Ay Ay..." Chancelant, il se mit à danser avec les autres, les autres qui dansaient avec lui, le frappant de temps en temps, coup qu'il n'hésitait pas à remettre. Encore conscient le jeune pirate savait qu'il devait prendre garde à lui... Mais sa tête tournait de plus en plus.


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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Lun 29 Sep - 18:32

Demain






La fête battait son plein, sous la lune d'argent. J'eus le sentiment qu'elle rigolait tout autant que moi face à la situation. Tout de moins me l'imaginais-je toute aussi euphorique que moi en voyant mon secrétaire évoluer en terrain hostile. Je devais bien avouer qu'il s'en sortait pas trop mal, dans cet amas d'hommes plus tarés les uns que les autres. Assise sur mon tonneau, je balançais rêveusement mes pieds dans le vide. Quelques uns de mes hommes me proposaient cigares et boissons alcoolisées que je refusais d'un simple hochement de la tête, leur rappelant que j'étais aussi grosse qu'une baleine. D'ailleurs, mon ventre me faisait souffrir plus que d'habitude : peut-être à cause de toute cette agitation.

Je le frottais par automatisme, avisant Ezequiel qui s'installait non loin, une guitare à la main. Pas mal pour un môme, pensais-je dans une moue mi amusée, mi étonnée.

Ils dansaient, riaient, buvaient et gueulaient, tout pirates qu'ils étaient. Moi, simple spectatrice de tout ceci, j'observais la suite des événements avec un intérêt renouvelé quand le gringalet attira l'attention de tous en entamant un chant probablement de chez lui. Un fin sourire ourla mes lèvres. Je descendis de ma chaise improvisée pour me fondre dans la foule grouillante et bruyante.

« Laissez place à la capitaine ! » beugla un connard non loin qui pensait pouvoir faire un peu de zèle en m'ayant remarqué. « Ta gueule. »

Une claque dans son museau plus tard, j'arrivais à la hauteur du jeune homme, finissant d'écouter sa jolie petite mélodie. « Tu chantes faux quand t'es beurré, mon pauvre. Allez, donnes moi ça, que je te montre un peu. »

Mes hommes réagirent de concert en explosant de rire, leur hilarité fut communicative, si bien, que je me pris au jeu et me laissais aller à mon hilarité, moi aussi.

« En la mar hay una torre
En la torre una ventana
En la ventana hay una hija
Que a los marineros ama

Las estrellas del cielo
Una y una se hacen dos

Dame tu mano paloma
Para subir a tu nido
Maldicha que duermes sola
Vengo a dormir contigo

Si la mar era de leche
Los barquitos de canela
Pescaría las mis dolores
Con palabrillas de amor

Las estrellas del cielo
Una y una se hacen dos

Dame tu mano paloma
Para subir a tu nido
Maldicha que duermes sola
Vengo a dormir contigo

Las estrellas del cielo
Una y una se hacen dos

Dame tu mano paloma
Para subir a tu nido
Maldicha que duermes sola
Vengo a dormir contigo

Dame tu mano paloma
Para subir a tu nido
Maldicha que duermes sola
Vengo a dormir contigo

Dame tu mano paloma
Para subir a tu nido
Maldicha que duermes sola
Vengo a dormir contigo . »


Tout en jouant, mes doigts s'envolant sur l'instrument, j'hypnotisais peu à peu l'assemblée qui posèrent leurs culs à même les planches, subitement silencieux et attentifs. Ah enfin ! J'étais parvenue à leur faire fermer leurs gueules à ces cons. Parfait. À la fin, je pris une profonde inspiration, précédée par un tonnerre d'applaudissement. Là, je me tournais vers Ezéquiel pour lui rendre sa gratte.

« Parfait mon p'tit, rendez-vous demain matin ici-même pour ton entraînement. Soit à l'heure. »





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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   Jeu 2 Oct - 22:31

    L'ivresse lui montait à la tête, il chancelait en jouant la guitare. En même temps il prenait une gorgée de son verre. D'ailleurs, il chantait de plus en plus faux, mais cela ne lui enlevait pas son euphorie ponctuel que rien ne semblait arrêter.
    Cela l'aidait à se faire accepter par le reste de l'équipage, du moins pour cette soirée. L'Argentin était parfois accompagné par d'autres...

    Ezequiel oubliait ses peurs, ses craintes, et se sentait pleinement intégré dans la bande.
    En effet, même s'il adorait son travail, et ce rôle de secrétaire de la capitaine, il fallait bien admettre qu'il n'avait pas encore vraiment pu lier des liens ni connaître beaucoup de monde. On le dénigrait même parfois, on se moquait de lui, du fait de sa carrure assez frêle, mais aussi des tâches ingrates qu'il effectuait pour la patronne.
    Cela le blessait parfois, mais il oubliait vite, car les tâches s'enchaînaient très vite. Même la fatigue ne pouvait pas rien contre son enthousiasme et sa loyauté envers la capitaine.

    Sauf que là, il commençait à perdre la tête, et chantait avec allégresse. A peine était-il capable de se rendre compte des rires qui l'entourait alors que la cheffe s'approchait de lui.
    Le garçon se permit de la la dévisager un instant avant qu'elle ne lui prenne la guitare en clamant sa maladresse et sa voix mal tenue. Lorsqu'elle lui arracha l'instrument, il tomba au sol...
    -" Maiiiiis euuuuuuuuh ! C'est à moi...."

    Il n'eut guère le temps de plus qu'on le bouscula en lui disant de ce taire... Là, Mary se mit à jouer, elle chantait en castillan. Le secrétaire, tout comme les autres commençaient à se taire, subjugués par l'art de leur capitaine.
    L'ambiance devenait plus calme, paisible, un instant qui semblait presque impossible sur un tel navire. Magique !
    Cependant, le pauvre commençait à avoir mal à la tête. Luttant tant bien que mal, il suivit le mouvement à la fin de l'interprétation et frappa des mains pour applaudir.

    Ensuite, honteux de son état il baissa les yeux en attrapant la guitare qu'il récupéra.
    -" Je..Je..."

    Encore inconscient, il posa sa main sur son front comme un soldat devant son supérieur, et cria.
    -" Bien cheffe ! A demain !"
    Une désinvolture rare, et titubant en s'appuyant sur ce qu'il pouvait, il rejoignit sa cabine pour récupérer.

    Inutile de le dire que la nuit fût rude, jamais il ne l'aurait pensé, le mal de crâne ne passait pas. Le jeune garçon avait en plus rendez-vous sur le pont ce matin, et devait faire vite. Par conséquent, il passa un peu d'eau sur son visage, et il s'habilla. Si on pouvait dire ça, le col mal arrangé, la chemise par dessus le pantalon. Totalement débraillé et mal coiffé, le jeune "pirate " se dirigea vers le pont.

    En balayant de son regard l'endroit il ne vit pas la capitaine. En attendant, il se posa sur le bord, et observa la mer.
    L'air marin heurta son visage doucement, le jeune garçon secoua sa tête comme pour ôter de sa cervelle la soirée d'hier.
    Maintenant il ne lui restait plus qu'à attendre, en espérant être capable d'assurer ce qu'allait lui demander la patronne.
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MessageSujet: Re: [Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]   

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[Avril 1755] ~° Un nouveau jouet. [PV Ezequiel]

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