RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues

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Eclair Noir


Ombre de la Foudre
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MessageSujet: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Ven 25 Juil - 16:02


Juin 1747, bords de la Tamise, Londres.

Une nouvelle nuit chaude et ténébreuse avait envahi les rues londoniennes. Le smog de fumées industrielles créait un brouillard artificiel parfait pour qui voulait passer inaperçu. Sur l’un des nombreux toits qui sillonnaient la Tamise, une ombre dissimulée sous une cape noire se déplaçait avec souplesse et agilité de toiture en toiture. C’était un jeune homme aux traits asiatiques, l’air jeune, et au corps particulièrement sec, mais néanmoins musclé. Ses gestes étaient précis, vifs, calculés, et son regard en disait long : il était concentré, à l’affût du moindre signe d’alerte. Malgré son jeune âge, c’était l’un des tueurs les plus réputés de Londres, et on le payait déjà une fortune à cette époque pour exécuter un contrat. Ce soir, le contrat était sur la tête d’un pirate : un capitaine qui faisait de la contrebande régulièrement et qui mouillait sur les quais de la tamise un peu trop souvent au goût de certains. Jason était un peu dubitatif sur cette affaire, car lorsqu’il avait voulu en savoir davantage sur l’identité de sa cible, on lui avait allongé un bonus en pièces sonnantes et trébuchantes pour éviter toutes questions considérées superflues. Il avait accepté, mais n’aimait pas se lancer là dedans sans savoir à qui il avait à faire. Jason était le genre de tueur à préparer et prévoir les moindres détails, tous les scénarii possibles. Toutefois, ce qui allait se produire ce soir là, il était très loin de l’avoir prévu, et les conséquences en seraient d’autant plus imprévues.

Après un bond impressionnant, le jeune homme vêtu de noir de la tête aux pieds atterrit sur une poutre en hauteur qui donnait directement sur le quai dans lequel mouillait le navire en question. Un rapide coup d’œil alentours permit à Jason de constater que les lieux étaient fortement gardés, mais qu’il lui serait facile de passer au travers des mailles du filet : la gestuelle de certains gardes ne trompa pas le jeune homme bien longtemps : un bon quart d’entre eux étaient ivres, et plusieurs postés sur les quais étaient distraits par des filles aux mœurs faciles cherchant à « gagner » leur soirée. Une excellente diversion. Se redressant lentement, le jeune assassin fixa intensément le grand mât ainsi qu’une poutre qui y était attachée et en évalua la distance. Il prit son élan, et sauta en utilisant toute la puissance de ses jambes. L’espace d’un instant, son ombre se refléta au sol près des gardes, à cause de la pleine lune, avant de disparaître aussitôt. Après un saut parfaitement négocié, Jason atterrit sur la poutre, et se rétablit avec facilité. Un léger sourire s’afficha sur ses lèvres durant un instant : le plus dur était fait, il était à bord.

Le jeune homme se coucha rapidement le long de la poutre en bois soutenant la grande voile, et observa attentivement les lieux : le bateau était grand, le pont spacieux, et les patrouilles nombreuses. Toutefois, et malgré le nombre d’hommes qui étaient sur le pont, aucun d’entre eux n’était sa cible : le capitaine n’était pas là. Peut être dormait il à cette heure ?
Après avoir observé le rythme des patrouilles pendant deux bonnes minutes, Jason se décida enfin à bouger en profitant d’une diversion causée par une jeune femme ivre un peu bruyante sur les quais. Avec la souplesse d’un félin, il se laissa tomber au bas du mât directement sur les épaules d’une sentinelle. Toutefois, celle-ci n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait : le jeune homme atterrit en passant ses cuisses de part et d’autre de la tête de sa proie, et d’un geste sec, brisa la nuque du pirate qui s’effondra silencieusement. Le tueur silencieux roula élégamment au sol à côté de sa victime et patienta quelques instants pour s’assurer que son incursion était passée inaperçue. Puis, il entama l’exploration méthodique du navire à la recherche de sa cible. Il était roux, et on lui avait dit qu’il le reconnaîtrait immédiatement. Il ne savait pas bien à quoi s’attendre, mais c’était un pirate : pour le peu qu’il en savait, les capitaines voguant sous la couleur noire étaient quelque peu excentriques. Il serait facile à débusquer !

Contournant subtilement un garde, le jeune asiatique surgit des ombres et saisit sa cible avant de lui mettre un couteau sous la gorge :
- Où est ton capitaine ? Lui susurra-t-il d’une voix gutturale qui ne souffrait aucune réplique.
Le pirate se mit à trembler et tendit un doigt tremblant vers les quartiers réservés au capitaine.
- Merci… ajouta Jason avant de le frapper derrière le crâne avec le manche de son couteau en acier.
Discrètement, il s’approcha du couloir, et se raidit en entendant des pas approcher de lui. Il n’eût que le temps de se dissimuler dans un recoin baigné de ténèbres avant que deux hommes ne surgissent d’un couloir voisin. Jason ne leur laissa pas le temps de l’apercevoir : il projeta deux lames qui se plantèrent chacune dans le cou d’un des pirates, et tous deux s’affaissèrent au sol sans bruit.
Plaqué contre le mur, le jeune homme poursuivit son exploration et reconnut aussitôt la cabine qu’il cherchait : la porte était plus spacieuse et plus travaillée, et se remarquait facilement. A pas de loup, Jason s’approcha et s’accroupit devant la serrure. Il sortit ses outils d’une poche et crocheta silencieusement le loquet, avant d’ouvrir doucement la porte.

La suite se passa très vite : ouvrant la porte à la volée, Jason pénétra dans la chambre à l’aide d’une roulade et s’arma d’un couteau de lancer. Et alors qu’il allait terminer son geste et assassiner sa cible, sa main resta suspendue en l’air : c’était une femme ! Un détail que les contractants avaient bien évidemment omis de mentionner, et qui prenait toute son importance à cet instant précis. Ni femmes, ni enfants ! Une règle d’or à ne jamais transgresser. Son visage se durcit et il laissa échapper son décontenancement :
- Merde !
Au même moment, des voix se firent entendre sur le pont, criant à l’intrus. Ils avaient dû retrouver l’un des cadavres et donnaient à présent l’alerte. Trois hommes surgirent derrière lui dans la chambre de la mystérieuse capitaine. Coincé entre elle et les trois gardes qui semblaient vouloir en découdre, il se mit en posture défensive, prêt à se défendre. Son regard vif balaya chacun de ses quatre adversaires : les prochaines secondes seraient particulièrement tendues !
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Satine


Spectre Céleste
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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Dim 27 Juil - 21:48

Blasphème et colère






Ennuyée par les brouhahas incessants de ces ivrognes qui constituaient une bonne partie de mon équipage, j’avais trouvé refuge dans ma cabine pour aller consulter tout un tas d’ouvrages que j’avais récupéré à la grande bibliothèque. Je m’y étais beaucoup amusée d’ailleurs, mais ça, c’est une autre histoire. Un fin sourire ourla tout de même mes lèvres au souvenir de la tête de la vieille femme à qui, j’avais fièrement annoncé que je lui empruntais quelques livres. Vous auriez vu sa trogne quand, d’un coup, je déposais devant elle une dizaine de bouquins poussiéreux, suivit d’une autre tournée, le tout, s’empliant de plus en plus sur son bureau. Quarante livres au total. Quarante ! J’étais pas une pirate pour rien voyons. Avide de trésors, je l’étais plus que tout autre chose. Plongée dans ma lecture, je ne faisais pas attention à ce qui m’entourait, mes sens tous concentrés sur les pages qui je tournais inlassablement d’un index. Appliquée, toute à ma tâche, j’en avais oublié la nourriture et le vin posés non loin de moi. Dans mes prunelles qui bougeaient à un rythme lent et régulier, la lueur d’une bougie les parait d’un éclat particulier.

Un bâillement long et bruyant s’échappa de ma gorge et je frottais mes yeux tout ensommeillés. Je jetais un coup d’œil au dehors d’un air ennuyé pour savoir quelle heure il était. Bordel, déjà si tard. Et ces connards en haut ne dormaient pas ?! Tu m’étonnes qu’ils aient la tête dans le cul après. Tant pis pour eux s’ils se faisaient botter l'arrière train. C’était bon pour mes nerfs.

Me balançant sur ma chaise, je déposais négligemment mes pieds sur mon bureau et ainsi adopter une posture plus confortable pour moi et mes petits muscles endoloris. Je me sentais harassée et un peu de mauvaise humeur : ma sœur n’étant pas là, ça devait compter. Je me demandais pourquoi j’étais dans un tel état de frustration et ma conclusion ne tarda pas à venir. J’étais à Londres. Londres, là où tout avait commencé. On avait vécu ici-bas, ma chère jumelle et moi, prisonnières dans un bordel qu’on avait de nous-même quitté, désireuses de saisir enfin notre liberté chérie, tant désirée et jusqu’ici, impossible à saisir. Aux souvenirs douloureux, je les jetais au loin ! D’ailleurs, pour évacuer ma colère latente, je balançais mon tricorne au bout de la pièce, et, dans un signe assez évocateur, je rappelais à Dieu qui était le patron, maintenant.

« Fils de pute. » blasphémais-je en riant toute seule de ma connerie au moment où la flamme de la bougie vacilla. « Nom de … »

Allais-je lâcher en comprenant ce qui allait m’arriver. Je ne l’avais pas vu venir celle-là ! Les yeux arrondis pas la surprise, je m’étais empressée, en devinant la lame d’argent sur le point d’être un projectile m’étant destiné, à me jeter en arrière dans une figure improbable mais qui révélais mon expérience en combat. Me rétablissant au sol avec légèreté, je me redressais de toute ma hauteur en époussetant mes vêtements.

« T’es qui connard ? » ne lui laissant pas le temps de choisir une issue pour s’enfuir, je laissais mon cosmos sanguin m’auréoler pour faire partir deux liens de sang qui allèrent le percuter de plein fouet. Tels deux serpents, ces derniers enroulèrent ma victime pour l’immobiliser. D’un signe de la main, j’ordonnais aux gars de partir.

« Dégagez bande de soiffards, j’ai pas besoin de vous pour m’occuper de son cas. » ils décampèrent sans demander leur reste. Me penchant vers lui, une main plaçant une mèche de cheveux derrière mon oreille, je le regardais avec attention. Dans mon regard, se devinait mon ire que j’avais pourtant évincée quelque secondes plus tôt. « Tu peux m’expliquer un peu ? Je voudrais pas me répéter, je suis pas d’humeur. T’es qui ? Et plus important encore : je veux savoir qui a osé envoyer un putain d’assassin sur ma gueule. »





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Eclair Noir


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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Lun 11 Aoû - 17:01



L’hésitation. Une erreur qui coûtait souvent la vie dans ma profession. Une erreur qui n’était pas permise et qui se payait cher. Cette fois ci ne ferait pas exception à la règle. Il ne fallut qu’un clin d’œil à la jeune pirate à la chevelure de feu pour réaliser la situation, et très vite, elle manifesta des capacités qui me laissèrent entièrement vulnérable face à ses attaques. Quels étaient cette aura et ce pouvoir mystérieux qui émanaient d’elle ? Comment parvenait elle à manipuler ce qui ressemblait étrangement à des liens de sang pour me contrôler, m’attacher ? Les questions se bousculaient dans ma tête, et le temps venait à manquer. Complètement attaché et à la merci de son pouvoir, je tentai de jouer ma dernière carte : d’un geste du poignet, je fis tomber une lame de ma manche pour tenter de couper le lien étrange qui me retenait. Mais le poignard passa à travers le sang. Le lien n’était pas solide, et pourtant il m’empêchait de bouger. Comprenant que je ne pouvais plus rien faire d’autre qu’attendre une opportunité pour agir, je me résignai à observer la jeune femme. Vint alors le ballet des questions, auxquelles comme d’habitude je n’avais pas la moindre intention de répondre. A sa dernière question, un sourire narquois naquit sur mes lèvres et je relevai pour la première fois les yeux qui depuis un moment s’étaient butés à fixer le sol :
- A toi de me le dire ?
Mais la jeune femme n’était pas du genre à plaisanter. Mon effronterie me coûta un coup violent au visage, et elle ordonna qu’on m’enferme à fond de cale.

Je perdis la notion du temps dans les jours qui suivirent. Deux, peut être trois jours s’écoulèrent. Parsemés de visites de la jeune capitaine dans le but de me torturer, et tenaillé par la faim, je commençais sérieusement à ressentir l’affaiblissement. Si je ne tentais pas rapidement quelque chose, je n’aurais bientôt plus la force de tenter une évasion. Et je n’avais pas l’intention de crever ici. Les brûlures de cigares et les lacérations dues aux séances de tortures n’aidaient pas, mais il fallait coute que coute que je reste éveillé, et lucide. Il n’y aurait peut être qu’une seule opportunité. Il ne faudrait pas la laisser passer. Le peu de lumière qui filtrait à travers une minuscule fenêtre du navire m’aidait à évaluer l’heure de la journée. Et lorsque l’obscurité seule s’engouffra par cette fenêtre, mes sens de prédateur s’éveillèrent plus que jamais. Si chance d’évasion il devait y avoir, ce serait pendant les prochaines heures…

Torse nu, enchainé de la tête aux pieds, la tête en bas, il m’était difficile de conserver ma concentration. Le sang battait à mes tempes, et une migraine atroce m’aveuglait par moments. Pourtant, le cadenas qui me retenait prisonnier finit par céder grâce à mon expertise et au passe partout que je dissimulais sur moi. Le cliquetis tant attendu se fit entendre, et je pus me libérer silencieusement. Il fallut plusieurs minutes pour que le sang redescende et que ma tête cesse de me tourner. J’attendis patiemment, tous sens en alerte. Je n’étais pas pressé. Je n’aurais qu’une chance, et je n’avais pas l’intention de la laisser passer par impatience. Lentement, dissimulé par les ténèbres, je m’approchai de la porte : deux gardes discutaient de l’autre côté. Mon regard balaya la pièce qui me servait de cellule à la recherche d’une autre sortie, mais je compris rapidement que ma seule échappatoire se trouvait de l’autre côté de cette porte. Doucement et avec application, j’insérai le passe partout dans la vieille serrure, avant de la faire tourner jusqu’à entendre le bruit caractéristique. Absorbés dans leur discussion, les gardes n’entendirent rien. La porte s’entrebâilla en silence, dévoilant les deux gardiens, dos à la porte. Un sourire carnassier et une lueur de défi passèrent sur mon visage. Mes deux bras s’abattirent simultanément sur la nuque de chacun d’entre eux qui s’effondrèrent au sol, inconscients. Après avoir trainé les corps dans la cale, je refermai la porte avant de partir en quête d’une pièce bien spécifique.

Quelques minutes plus tard, je surgissais sur le pont, à l’air libre, inspirant profondément l’air frais de la nuit. Furtivement, je fis quelques pas sur le pont, lorsque soudain, la lune qui jusque là était dissimulée derrière les nuages, éclaira violemment le navire. Ce fut suffisant pour qu’un garde m’aperçoive et alerte tout le monde.
- Et merde ! pestai-je en m’emparant d’une corde grappin.
Conscient que je ne disposais que d’un laps de temps très court avant que la redoutable pirate ne se montre, je lançai sans hésiter le grappin sur un des toits avant de me lancer du navire pour atterrir sur les quais.

C’est alors que je l’entendis : elle s’était déjà lancée à ma poursuite, bondissant avec autant de facilité que moi, courant à perdre haleine comme si elle avait la mort aux trousses. A nouveau, la lune fut cachée par les nuages, et la pluie se mit à tomber brusquement alors que je tentais de m’échapper par les toits. Sprintant à toute allure tout en sautant de toiture en toiture, je regardais derrière moi pour voir si je parvenais à semer ma poursuivante, mais rien n’y faisait. Elle était d’une rapidité et d’une ténacité que je n’avais encore jamais croisés. Et soudain, en arrivant au bord du toit, je m’immobilisais. Jetant un coup d’œil en bas, puis derrière moi, je fis soudain demi tour pour faire face à la jeune pirate. Je me mis en position défensive et un éclair déchira le ciel dans mon dos, illuminant les toits de Londres. Une bourrasque de vent fit voleter mes cheveux trempés tandis que j’observais mon adversaire les yeux dans les yeux :
- Ne fais pas un pas de plus, pirate ! Je t’ai suffisamment laissée faire ce que tu voulais comme ça ! Lâchai-je d’une voix qui n’avait plus rien d’amical.

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Satine


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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mer 20 Aoû - 21:56

Rapide l'animal !







J'en avais connu des têtus, des pas bavards, de ceux qui se pensaient plus forts que tout, mais des comme lui … putain, jamais. Je devais bien avouer que dans un sens, son effronterie me plaisait. Adepte depuis peu à l'art de la torture, ce jeu plus difficile à pratiquer qu'aucuns autres car il demandait patience, inventivité et force, je faisais face sans doute à un professionnel habitué à ce genre de cas de figure. Si au début, je m'étais « sali les mains », je m'étais très vite lassée. J'avais tout essayé, lui couper l'eau, le pain, pas moyen de lui faire ouvrir sa petite gueule. Les hommes, plus agacés que je l'étais, s'essayèrent à d'autres pratiques plus … directes qu'elles étaient subtiles, faute de pouvoir le faire craquer psychologiquement. Son corps, il le savait, s'affaiblirait de plus en plus, à mesure que les heures s'écouleraient. L'avoir attaché la tête en bas n'était pas dû au hasard. Lui-même, de par ce fait, devait s'être douté que j'étais une experte en la matière.

Je le visitais une ultime fois tandis que les dernières lueurs du jour se reflétaient sur les carreaux qui constituaient l'unique fenêtre - scellée – de la geôle dans laquelle il était enfermé. Là encore, ce fait là n'était pas anodin, je lui laissais tout le loisir – ou non, justement – de deviner les pourtours du dehors, si accessible, sauf pour lui. Harnaché comme il l'était, je me risquais à l'interroger sans gardes autour de moi, voulant prouver par la même occasion à mes hommes, qui était la Capitaine ici.

Croyez-moi, dans ce monde de mâles, il n'était pas bon d'être une femme et je devais ainsi me montrer plus vigilante encore. Entrant dans sa cellule, je l'observais un long moment sans rien dire, l'air indéchiffrable, les mains sur les hanches à rester devant le pas de la porte. Le voir ainsi n'avait rien de réjouissant : si on me collait volontiers l'étiquette de la parfaite sadique, en vérité, ce n'était pas moi. Ces manèges là, je les réservais pour d'autres, pas pour lui. Sans un mot, je cherchais quelque chose à ma ceinture, et, en ayant trouvé l'objet de ma recherche, le décrocha. Ce couteau de lancer qui m'avait bien faillit coûter la vie, je le lui rendais, comme ça, le glissant dans l'une des poches de son pantalon avant de tourner les talons et repartir comme j'étais venue. En sortant, je fis signe à deux gardes de se poster devant sa cellule.

« Alors ça y est, tu te décides enfin à bouger ton cul, c'est pas dommage. » fis-je pour moi-même en redressant la tête des papiers que j'étudiais sur mon bureau. Alors, en une fraction de seconde, j'étais partie à sa poursuite, la flamme qui illuminait mes études vacillant jusqu'à s'éteindre. « Rapide l'animal ! »

Constatais-je en sautant avec souplesse d'un toit à un autre. Mais je me rapprochais du but, je le sentais, il capitulerait avant moi, trop harassé comme il l'était et moi, fraîche comme un gardon. Je ne fis pas attention à l'éclat d'un éclair qui zébra le ciel de Londres, pourtant, une lueur sauvage qui flottait dans mon regard vert n'en fut que plus évidente.

« Capitaine, mon chou, capitaine et j'ai un nom figures-toi, mais … attends, tu dois le connaître non ? Ahaha. J'te le graverais bien sur ta peau cette fois, mais pour ça, je vais devoir t’attraper. »

Par défi, je fis le pas qu'il m'avait ordonné de ne pas faire. Cependant, on ne me commandait pas, moi, Mary Red. « Tu vois ce que tu m'obliges à faire en plus ? Courir sous la pluie en chemise de nuit … vraiment, ce n'est pas très gentil … je vais être toute trempée … »

Mon sourire se fit plus narquois que jamais et, d'un geste de la main, je chassais quelques mèches de mes cheveux carmins détrempés afin de libérer mon visage. Je n'avais rien d'une innocente petite fille, et mon enfance dans un bordel m'avait apprit tout sauf à être une parfaite petite lady. Je savais comment les hommes fonctionnaient. Mais je serais très déçue que cela ait une quelconque emprise sur lui. Croisant mes bras derrière mon dos afin de sciemment faire ressortir ma poitrine voluptueuse, je fis un pas, puis un autre …

« Soyons lucides, toi et moi savons comment ça va se finir … tu sais, tu pourrais très bien t'en sortir si seulement … tu répondais à mes questions. Je t'ai donné les armes pour. Allez, soit intelligent. »




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Eclair Noir


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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mer 20 Aoû - 22:27




Arrogante beauté fatale, elle l’était clairement. Une guerrière capable d’utiliser les formes généreuses de son corps comme une arme pour arriver à ses fins. Mais cela ne fonctionnerait pas avec moi. A peine adolescent, je traînais déja dans les pires squates et bordels de la cité pour rencontrer des contacts et accepter des contrats. Son petit manège, était voué à l’échec, même s’il fallait bien admettre qu’elle avait de quoi donner faim.
La pluie tombait à torrents, et tandis que son pied s’avança de quelques centimètres dans une attitude de défi, mon visage se décrispa légèrement, imperceptiblement, et je lui rétorquai:
- Personne ne t’a forcé à me suivre, ma grande !
A nouveau, un éclair déchira le ciel, et alors que la pirate reprenait son discours, je me redressai de toute ma hauteur, et cette fois mon visage se décrispa tout à fait. Un troisième éclair zébra le ciel, révélant un sourire narquois et un regard subitement empli de défi:
- Tu as raison ! Enfin... tu as raison sur un point, en tout cas... ajoutai-je d’un air mystérieux. Je ne pourrai pas te semer, pas dans mon état actuel. Tu es d’une agilité et d’une vitesse supérieures à tout ce que j’ai déjà croisé jusqu’à présent, et même si on m’a toujours trouvé un talent inné pour la course et la voltige, ce soir, ce ne sera pas suffisant...

Je fis un pas en arrière, puis deux, puis trois, tout en observant soigneusement la jeune femme, avant de poursuivre :
- Cependant, tu m’as enterré un peu vite...
Devant l’expression dubitative de la jeune femme, mon sourire s’élargit en un sourire mauvais, et mon regard se tourna volontairement vers le navire qui se trouvait à quelques centaines de mètres de nous et dont on apercevait à peine le grand mât depuis notre position. Il était temps de libérer ma carte maîtresse, mon joker !
- Le choix va être simple pour toi, à présent ! Tu peux continuer à me poursuivre jusqu’à ce que mon corps me trahisse...
Je m’interrompis, et mon regard de jais dériva lentement vers la capitaine pirate avant de plonger dans son regard de jade :
- Ou bien alors, tu peux retourner très vite à ton navire pour désamorcer le petit cadeau que j’ai dissimulé dans la sainte Barbe avant de quitter les lieux...

Un autre éclair illumina la cité londonnienne et le visage de la jeune femme, puis:
- Mais, à ta place, je ne traînerais pas ! Selon mes estimations, il doit te rester environs deux minutes avant que tout ton navire et son équipage ne soient plus qu’un lointain souvenir reposant au fond de la tamise ! Peu importe ton nom ou qui tu es, un pirate n’est rien sans son navire, et ça, on le sait tous les deux !
Dégainant subitement le couteau qu’elle m’avait rendu dans la journée, j’ajoutai enfin d’une voix forte et narquoise:
- Les dés sont jetés ! Faites vos jeux !
Puis, sur ces mots, je lui lançai le poignard dessus, et avant même de savoir si celui ci la toucherait, Je fis volte face. Je savais de toute façon pertinemment qu’elle l’esquiverait. Le but n’était pas de la tuer, mais de gagner une seconde supplémentaire, une seconde pendant laquelle la jeune femme devrait mettre en balance tout ce qu’elle avait pour un bête désir de prouver qu’elle était la meilleure. Si elle avait un minimum de bon sens, sa réaction était prévisible. Elle n’aurait pas le choix... Courant à perdre haleine, je vis la tamise qui s’étendait devant moi, et sans freiner ma course, disparut dans les ténèbres en plongeant au coeur du lit du fleuve, balotté par la pluie.
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Satine


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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mer 20 Aoû - 23:07

Aucuns hommes







Je m'arrêtais alors tout à coup, mon sourire se glaçant peu à peu à mesure que je comprenais le sens de ses paroles, et du calme apparent dont il faisait preuve jusque là. Je savais que pour un assassin, le sang-froid était une qualité, si ce n'est LA qualité à adopter mais … mes sens m'indiquaient que c'était autre chose. Quelque chose n'allait pas, je le sentais au plus profond de mes tripes. Ma mine réjouie de prédateur sur le point de prendre entre ses griffes, la petite souris qu'il était se figea, prenant dangereusement des traits plus colérique. Un, deux, trois éclairs : leurs roulements dans le lointain m'échappaient, mais ils n'étaient pas sans rappeler le chant des tambours de guerre.

En moi, mon sang bouillonnait tandis que je ne détournais pas mon regard du sien, le jaugeant sans faillir. Je gagnerais ce duel, cette lutte, qu'importe le nom que l'on puisse donner à cette scène des plus atypiques.

« Qu'est-ce que tu dis enfoiré ? » grondais-je entre mes dents, prête à fondre sur lui, toutes griffes dehors. « Une bombe sur MON navire ? »

Mes prunelles s'animèrent d'un éclat aussi farouche que la lune et les étoiles dissimulés derrière ce lourd manteau vaporeux et noir. Il me demandait de faire un choix, il osait quoi ?! Me mettre moi au pied du mur ? Me piéger ? Il allait payer pour cet affront ! Je fis mine de jeter un regard par dessus mon épaule, moment qu'il choisit pour balancer le couteau que je lui avais rendu. Je l'esquivais avec aisance, et là, mon sourire revint.

Un éclair, un second, un troisième ébranlèrent les nues de Londres.

Ma main, sans douceur, agrippa le bras du jeune homme que j'attirais à moi. Mon corps, en s'enfonçant dans les eaux sales et obscures de la Tamise, protesta face à ce mauvais traitement, cette froidure me gelant les os et ma chair. Les yeux grands ouverts, nullement gênée dans mon élément de prédilection, je l'obligeais à se tourner vers moi, à me contempler moi, la Sirène Maléfique. Mes cheveux étaient pareils à une oriflamme ballottée par la main du fleuve, dansant tout autour de mon visage ayant la blancheur de la neige. Je le regardais et lui montrait quelque chose : son couteau, encore. Mais cette fois, je plantais la lame dans mon épaule, éclat d'argent, éclat vermeil. Puis, je lâchais le poignard, il disparut alors dans les abysses.

« On ne me baise pas si facilement, connard. »

S'il avait lutté, je prenais rapidement le dessus malgré ma blessure qui, étrangement, ne saignait plus. Le projetant sans ménagement grâce à la force de mon cosmos sur le sol dallé, je me hissais sur lui, m'appuyant de tout mon poids pour qu'il n'espère pas s'échapper encore. Drôle de scène, là encore, alors que je me penchais vers lui, ruisselante, l'eau de pluie glissant inlassablement sur moi sans que j'y prête la moindre attention.

« Tu ne t'es pas bien renseigné sur moi, visiblement. JE NE LAISSE AUCUNS HOMMES ME BAISER DE CETTE FAÇON ! » Ma voix se brisa légèrement quand je murmurais … « Je ne le permettrais plus … »




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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Jeu 21 Aoû - 11:05



Toutes les pièces étaient en place. La mystérieuse capitaine était coincée, mise dos au mur face à un choix qui n’en était pas un : sacrifier son navire et ses hommes ou me laisser fuir. Et pourtant, lorsque je sentis ses doigts se refermer sur mon poignet violemment pour me stopper net au fond des eaux, mon regard s’agrandit d’horreur et de surprise. Elle était folle, complètement folle ?! Comment avait elle pu réagir ainsi ?! Son choix était exempt de toute logique. Plus proche de la folie que de toute autre chose ! Mais pourquoi ?!
L’anticipation. L’une de mes armes favorites qui était sans nul doute l’un de mes plus précieux atouts. Depuis que j’avais dû apprendre à survivre seul, j’avais développé un don pour observer les autres. Repérer leurs faiblesses. Une fois devenu assassin, l’information était devenue mon arme. Je me renseignais sur chacun de mes contrats afin d’être assuré que je cernerais chacune des réactions de ma cible, que je la tiendrais au creux de ma main et que je pourrais jouer avec comme avec une marionnette, en attendant de la briser au creux de mes doigts. Mais cette fois, je n’aurais jamais dû tenter de jouer cette carte : je comprenais trop tard, je me souvenais trop tard. Plaqué au sol par la force de la jeune femme, la vérité me frappa en plein visage : je ne connaissais pas ma cible, pas même son nom ! Alors comment aurais je pu anticiper ses réactions ? C’était là ma deuxième erreur en quelques heures, et je les payais cher !

Coincé sous mon adversaire qui me maintenait plaqué au sol, mon regard se posa sur elle : son visage semblait déformé par une rage qui ne m’était pas forcément destinée, comme si elle amalgamait ce qui se passait avec un évènement douloureux qu’elle avait connu dans le passé. Mais une fois encore, les infos me manquaient. Mes yeux reflétèrent un incompréhension totale, et les mots franchirent la barrière de mes lèvres sans même que je ne m’en rende compte :
- Pourquoi… ?! Pourquoi avoir risqué la vie de ton équipage simplement pour prouver que tu pouvais m’attraper ?! Es tu à ce point ivre de vengeance que tu es prête à tout sacrifier pour arriver à tes fins ? Ou es tu simplement complètement dingue, et dépourvue de la moindre logique ?!
Mon ton et mon regard s’étaient faits durs. J’avais retrouvé ma lucidité, et déjà, je réfléchissais à un moyen de me tirer de ce mauvais pas. Les secondes s’écoulèrent, et aucune explosion ne retentit du côté de son navire, trahissant mon coup de bluff et insufflant une confiance supplémentaire à la jeune femme qui se tenait toujours sur moi à califourchon. Et puis, une question submergea mon esprit, une question à laquelle je voulais à tout prix une réponse :
- Bon sang, qui es tu, en réalité ?!

Les gouttes de pluie ruisselaient sur la jeune femme avant de terminer leur course sur mon corps et mon visage. Plusieurs fois, je tentai de bouger imperceptiblement pour voir à quel point elle me tenait en son pouvoir. Les résultats n’étaient pas encourageants. Sa position n’était pas anodine, et sa technique, bien que possédant certaines lacunes, était des plus efficaces. Ce n’était pas une pro comme moi, mais elle possédait un pouvoir étrange que je ne connaissais même pas. Quelque chose en elle me fascinait, comme une sirène fascinait les équipages des navires avant que leur navire ne s’écrase sur des écueils et que tous ne finissent noyés. A cette pensée, mon regard qui s’attardait sur les formes voluptueuses de la jeune femme révélées par les vêtements trempés et lui collant au corps retrouva sa lueur de prédateur. Ne pas tomber dans son piège, rester lucide, réfléchir, et trouver une solution ! Et vite !


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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Jeu 21 Aoû - 14:01

Vérité






Mes yeux, mon visage, ma voix, la pression de mes mains sur ses épaules, tout, tout trahissait en moi, une ire que je ne parvenais plus à contrôler. J'étais l'océan, impétueuse et colérique, avide d'engloutir ceux qui se pensaient plus forts que les éléments, plus forts que moi. J'étais une femme, je suis bien plus à présent et rien ni personne – surtout pas un mâle – ne pourrait me dompter. Seulement voilà, la surprise que je pus desceller chez lui calma légèrement mes élans sauvages et irraisonnés pour lui. Je riais à ses premières questions, d'un rire qui n'avait rien de joyeux, il sonnait faux, désabusé. Comme je l'étais. Je conservais le silence tandis qu'au dessus de nos têtes, Zeus quant à lui, excitait encore les nuages, le vent et la pluie, comme si il nous regardait du haut de son trône et voulait éveiller chez nous, nos instincts les plus primaires. Animales. Un fauve, on pouvait aisément me comparer à une panthère : belle mais dangereuse. Ce que j'avais sous mes pattes, était aussi une bête sauvage. Je savais que dans son esprit un rien troublé, il cherchait déjà un moyen de m'échapper.

Attentive, je le sentais bouger d'une manière presque imperceptible, presque. Alors, pour lui prouver qui était aux commandes, encore, je me penchais davantage sur lui, non sans enfoncer mes griffes dans sa chair mise à nue.

« Parce que je sais que tu bluffais … » lui susurrais-je en plongeant mes prunelles dans les siennes. L'espace d'un instant, un voile diaphane obscurcit celles-ci, une ombre fugace que l'on nommait tristesse. « C'est probablement ce que tu aimerais entendre, mais non, en fait, pour tout te dire … j'en ai rien à foutre et tu sais pourquoi ? »

Je me redressais, toujours sur lui pour plaquer mes mains contre sa poitrine, là où battait son cœur. Malgré moi, je marquais un temps de pause, faisant ainsi enfler le suspense – pas sciemment, quelque chose m'ayant troublé, un petit quelque chose chez lui, qui me fit … hésiter, encore.

« J'en ai rien à faire car c'est pas mon bateau, ce ne sont pas MES hommes. Et même si ça avez été le cas … je serais quand même là, à te rattraper joli cœur. Personne n'est irremplaçable, en tant qu'assassin, tu es le mieux placé pour le savoir, non ? Mais en vérité, ça ne m'aurait pas déplu que ce tas de dégénérés finisse en charpie, ils étaient sur le point de me trahir de toute façon, comme les autres. Je ne me fie à personne et surtout pas à un homme, tu vois ? »

Mon discours sonnait creux, je m'en rendais compte au fur et à mesure que les mots sortaient de ma bouche. Il y avait du vrai, bien sûr, dans ce que j'énonçais : ce n'était pas mon navire, effectivement j'avais eu vent d'une prochaine mutinerie – à laquelle j'avais associé monsieur ici présent – seulement … une vie était une vie, et elle était précieuse, et ce, malgré ma haine pour la gente masculine.

« Mes yeux sont un peu plus haut, mon chou. » lâchais-je désinvolte en esquissant un petit sourire lui aussi contrefait. « Qui je suis en réalité hein ? Je ne suis pas sûre de vouloir te le dire, je suis juste … je … j'en sais foutrement rien. Une enfant ayant grandit trop vite sans doute, dans ce bordel, là bas … »

Peu à peu, mon emprise sur lui se faisant moins puissante. Je le relâchais, tournant mon visage vers les bâtiments. Je désignais l'un d'eux, le plus grand, avec ce toit rouge. Ce toit qui me rappelait tant de souvenirs. Des souvenirs avec ma sœur. Alors je me relevais de toute ma hauteur, ne quittant pas la battisse des yeux. Ma main se tendit vers l'homme sans que je lui accorde un regard.

« J'm'appelle Mary, c'est le nom que je me suis choisis. »

Alors je le regardais comme si je le voyais pour la première fois, ce séduisant jeune homme qui ne ressemblait en rien aux autres que j'avais pu côtoyer. Et je semblais attendre quelque chose de lui.

« Et toi ? »





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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Ven 22 Aoû - 13:04



« Les hommes ». C’était à présent la deuxième fois qu’elle faisait mention de sa haine à l’égard de la gente masculine. Et cela ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. J’avais déjà commencé son analyse, observant ses faits et gestes ainsi que sa manière de se mouvoir et de parler. Il me fallait la cerner, dans le but de reprendre le contrôle de la situation. Elle me dévoila en partie les raisons qui l’avaient poussée à détester les hommes. Elle avait grandi dans l’un des bordels de Londres, et pas l’un des plus luxueux, encore… De toute évidence, sa jeunesse avait été difficile, et c’est en plissant légèrement les yeux que je sentis qu’il y avait là une faille à exploiter. Toutefois, je la sentais dangereuse et attentive. Elle n’était pas ordinaire, et d’une certaine manière, je me reconnaissais en elle : solitaire, ne comptant que sur moi-même pour survivre et détestant une certaine population suite à un évènement tragique ayant eu lieu dans l’enfance. Je n’en dis cependant pas le moindre mot. Le mystère entretenu autour de moi avait toujours été un choix personnel me permettant de conserver une certaine clandestinité. Si tout le monde aujourd’hui connaissait le nom de Jason dans Londres, personne à l’exception de mon cercle de confiance ne connaissait mon véritable visage. Et cette Mary ne faisait pas exception à la règle.

Elle relâcha peu à peu son étreinte à mon grand étonnement, et commença lentement à se redresser. Elle se releva totalement, et alla même jusqu’à me tendre la main. Une lueur méfiante embrasa mon regard qui fixa intensément sa main gracile, sans pour autant accepter de la saisir. La pluie chutait encore et toujours, mais le tonnerre et les éclairs s’étaient éloignés. Lentement, je m’assis, avant de me relever en prenant appui sur le sol, sans la quitter des yeux. Mêlé de méfiance et de curiosité, comme une bête blessée le ferait, je l’observais, encore et encore.
- Ainsi… lâchai-je soudain en tournant mon regard vers le bâtiment qu’elle avait désigné, tu as grandi là bas ? On ne peut pas dire que la chance t’ait souri… ajoutai-je avec un visage de marbre, dégoulinant d’eau de pluie, songeant à la réputation du bordel en question.

Mes yeux se posèrent rapidement de nouveau sur elle lorsqu’elle me demanda de plus amples informations à mon propos. Une sorte d’alerte résonna dans ma tête : ne jamais en dire plus que nécessaire…
- Mon identité n’a aucune importance. Je ne suis qu’une arme, comme tout assassin. Ce que tu veux vraiment savoir, c’est qui m’envoie. Tuer l’assassin ne sert pas à grand-chose sinon à te défendre, car si ça n'avait pas été moi, un autre aurait accepté le contrat.
Je fis une pause, hésitant sur le nombre d’informations que j’étais enclin à lui fournir, puis :
- Je m’avoue hésitant : en théorie, je ne dévoile jamais l’identité des personnes qui posent les contrats. Toutefois, celui qui a fait ça m’a menti en transformant la vérité. Tu n’es pas supposée être celle que j’aurais dû tuer. Et il a menti parce qu’il savait pertinemment que si j’avais connaissance du fait que tu étais une femme, je n’aurais pas accepté le contrat.
Je fis quelques pas vers le bord du quai ou la jeune femme m’avait hissé avant de plonger mes yeux dans l’eau dont les reflets étaient troublés par la pluie. Mains dans les poches, je poursuivis d’un ton plus nonchalent :
- Toutefois, en tentant de me manipuler, il a proposé son dernier contrat. Je ne peux pas accepter qu’un de mes commanditaires se moque de moi. Autrement, ma réputation en serait ternie. Il va donc le payer de sa vie.
Soudain, un éclair lointain illumina la surface de l’eau et mon regard redevenu celui d’un prédateur. Mon corps me faisait un peu souffrir, mais rien qui ne m’empêcherait d’atteindre ma cible. Loin, très loin de là même.

Je fis quelques pas pour m’éloigner du quai, tournant le dos à Mary, puis j’ajoutai après m’être immobilisé :
- Je ne chercherai pas à te nuire pour ce que tu m’as fait. Du moins, pas cette fois. J’ai perdu et j’en ai payé le prix. Rules are rules, right ? Ajoutai-je sans me retourner. Toutefois... Si nous nous recroisons et que tu confonds encore mon corps avec un jouet à torture pour passer le temps, je serai beaucoup moins indulgent… See you around, Mary ! achevai-je d’une voix sombre avant de poursuivre ma route sous la pluie battante, en levant une main pour la saluer une dernière fois.

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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Dim 31 Aoû - 20:12

Nevermore






Oui, j'avais grandi dans ce bordel. Une vie qui n'avait rien de rose, mais ça, c'était une époque révolue, loin derrière moi. C'était ce que je voulais me faire croire. Seulement, me retrouver là, sous une pluie diluvienne, à quelques mètres de mon ancienne vie … j'avais l'impression de redevenir peu à peu la fille fragile d'autrefois. Je me détournais pour contempler mon reflet : pâle silhouette détrempée, habillée de sa chemise de nuit, il n'y avait pas de doute, j'étais encore cette jeune demoiselle craintive, mais déterminée à briser les barreaux de sa cage.

Nos deux regards se croisèrent brièvement : cet homme là ne se dévoilerait pas si aisément. Je ne pouvais que le comprendre. J'haussais les épaules en signe de capitulation. Et me rembrunit quand je compris qu'on l'avait dupé lui aussi. Je ne sais pas qui était le connard qui l'avait engagé mais une chose était sûre : il allait amèrement le regretter. Ce qui m'irritait n'était pas ce fait là, ce qui m'ennuyait d'avantage c'était que je l'avais torturé et joué avec lui pour … rien. Qu'il ne le méritait pas.

Je voulais lui présenter mes excuses, comme il se doit. Il ne m'en laissa pas même l'occasion. Il se redressait déjà, prêt à repartir. Un assassin, un prédateur : le jeune homme ne tarderait pas à prendre sa revanche, à traquer sa proie. Elle devait frémir, quelque part au cœur de Londres et ses ténèbres. Je lui rendis son au revoir par un hochement de la tête, rien de plus, rien de moins, tout était dit.

Sauf que moi, j'en avais pas fini.

Un énième coup de tonnerre plus tard, et je me fondis dans les brumes … tel un spectre, une ombre blafarde, vengeresse. J'avais aussi des crocs. Nous nous reverrons plus vite que tu ne le crois, assassin d'ébène. Car je suis déjà toute proche de toi, invisible à tes sens.

Je me déplace en silence, drapée dans cette étoffe qui ne couvre plus rien de mon corps, laissant deviner mes formes et ma peau de nacre. Quelques corbeaux s'étonnaient de ma présence, sautillaient sur place, me suivaient un instant avant de crier : « Nevermore. » Je ne les chasse pas, ils couveront ma présence tandis que je me faufile de toit en toit, cherchant à ne pas perdre de vue, celui que je suit.

« Tu es peut-être un pro, mais je n'ai pas dis mon dernier mot » murmurais-je pour moi-même en me plaquant contre les tuiles, de peur de m'être fait remarquer. Le chant de la pluie couvrait chacun de mes pas, je me calquais à ce dernier, sentant que je m'approchais du but.

« Alors, petit, comment tu vas procéder ? »

Moi, je savais déjà parfaitement de quelle façon, j'allais procéder.

À la façon Mary quoi.





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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Sam 20 Sep - 16:25



L’entrevue s’était terminée. Et si la jeune Mary avait quant à elle échappé à la fureur du futur Démon, le commanditaire du faux contrat de cette nuit là ne pouvait pas s’en vanter, lui. Il avait menti, voulu m’utiliser afin de se débarrasser d’une épine dans son pied, probablement une tâche d’encre sur ses relevés de comptes parce que la belle mangeait peu à peu une partie de son commerce illicite. Il avait joué avec le feu, et il était sur le point de se brûler. Mortellement...
Longeant rapidement les murs d’une avenue désertée à cause de la pluie d’un pas souple et rapide, je m’enfonçai rapidement dans une ruelle en direction d’une taverne aux conditions d’hygiène plus que douteuses. Un éclair relia le ciel et la terre subitement, frappant le sol en plein centre ville. Et lorsque la lumière aveuglante se dissipa, ma sombre silhouette adossée à la façade de pierre usée avait disparu. Une dizaine de mètres plus haut, je grimpais déjà le long d’une gouttière avec une agilité impressionnante. Tirant avantage de ma vitesse et de ma souplesse, je me hissai rapidement sur le toit d’une habitation haute de trois étages, avant de poursuivre en sautant de toit en toit, ruisselant d’eau de pluie.

Environ quatre minutes plus tard et au bout d’une vingtaine de sauts afin de passer de toit en toit, j’arrivai en vue de la taverne en question. Les étages supérieurs étaient beaucoup plus richement parés comparés au rez de chaussée réservé aux clients et aux filles de joie désireuses de gagner leur pain du jour. De grandes terrasses faisaient le tour du bâtiment, et des gardes patrouillaient, malgré la pluie incessante. Toutefois, rien qui vaille la peine de s’en préoccuper...
Si j’avais veillé à tuer un minimum de personnes pour atteindre ma cible plus tôt dans la soirée, il n’en serait pas de même pour messire Bojack. Se moquer de moi était puni, et sévèrement réprimé...
Evaluant la distance pendant une longue minute tout en dégainant très lentement une dague attachée à ma ceinture, je pris soudain mon élan avant de sauter dans le vide en direction de l’une des terrasses du deuxième étage. En plein dans les airs, le garde que je ciblais leva les yeux et m’aperçut, mais il n’eut jamais le temps d’appeler des renforts. Au beau milieu de ma chute, mon bras réagit instinctivement, boosté par une concentration totale, et le couteau de lancer se planta directement dans la gorge de la sentinelle qui s’effondra en se tenant la gorge avec les mains. Dans la seconde qui suivit, j’atterris au sol à l’aide d’une roulade agile, avant de me redresser. D’un mouvement du pied, je fis rouler ma victime sur le dos qui était en train de s’étouffer dans son propre sang et mon regard glacial se posa sur lui, sans la moindre once de pitié. Je le vis rendre son dernier soupir avant d’extraire d’un geste sec le couteau, de chasser d’un geste rapide l’épais liquide aqueux qui avait entouré la lame, et je poursuivis ma route le long des colonnes faisant le tour de ce patio superbe en me dissimulant derrière celles ci.

Avançant à pas de loup tout en évitant les différentes patrouilles après avoir dissimulé le cadavre, je me raidis subitement quelques secondes plus tard. Ce sentiment, cette oppression, cet instinct... Quelque chose n’allait pas. Depuis que j’avais quitté Mary, des yeux me suivaient, j’en aurais juré... Je le sentais dans mes tripes...
Un nouvel éclair jaillit, aveuglant la cité durant un instant, et lorsque le flash céda la place à l’obscurité et à la pluie battante, j’avais totalement disparu. C’est alors que je la vis : Mary me suivait. C’était donc ses yeux à elle que je sentais sur moi depuis un long moment. Surgissant des ombres derrière elle, ma lame passa autour de son cou tandis que mon autre bras saisit l’un de ses bras en une solide clé de bras, la maintenant bloquée en une prise de fer. Puis, approchant mes lèvres de son oreille, je lui murmurai à voix basse:
- Qu’est ce que tu fais là, Mary ? J’ose espérer que tu n’essaies de me jouer un mauvais tour à nouveau, mon corps se souvient encore de tes traitements de faveur et il n’est pas pressé d’y regoûter...
Ma voix était aussi audible qu’un murmure, mais lourde de sous entendus. C’était une voix de professionnel. Elle comprendrait certainement que le moindre geste suspect pourrait raccourcir définitivement sa vie.

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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mar 23 Sep - 0:47

On fait quoi ?






La froideur du métal sur ma gorge nue m'arracha un frisson. J'eus un petit sourire à ses paroles et une moue désapprobatrice lorsqu'il resserra son étreinte sur moi. C'est qu'il me ferait presque mal ! L’œil amusé, je retins d'éclater de rire en entendant ses mots susurrés au creux de mon oreille. Sciemment je penchais ma tête en arrière pour le regarder, laisser mon souffle chaud titiller ses lèvres proches des miennes.

« Dommage … j'aurais pourtant pleins de choses à te faire découvrir. Vraiment dommage … » après cette allusion plus que douteuse, je me raclais la gorge. « Rassures toi mon mignon, en fait, j'étais « juste » curieuse de voir comment tu allais procéder avec ce fumier. Et sans te mentir, je voulais te devancer et faire ça à ma façon. »

Je mimais un gros coup de pied dans une porte imaginaire. Un sourire triomphant aux lèvres, je me dandinais légèrement. Faisant mine d'être éprouvée par la pression de ses mains sur mon corps. J'eus un profond soupir qui sonna comme une supplication … exagérée, presque … vous m'avez comprise.

« Si ça ne t'ennuie pas, je voudrais bien que tu me libères. Je sens quelque chose de dur ... » j'observais sa mine et éclatait de rire. « Je parlais de ton poignard. »

J'étais incorrigible et cela ne faisait aucuns doutes que j'allais un peu trop loin. « Oh … à moins que tu n'ai aucunes envies de me relâcher ? Hm ? Tu veux me rendre la pareille mon petit loup ? Vas-y, ça ne me fait pas peur. »

Au dessus de nos têtes l'éclat blanc d'un éclair zébrant les cieux nous prit au dépourvu : au dernier moment, je vis une ombre se faufiler dangereusement non loin de nous. Réagissant au quart de tour, je plaquais mon assaillant contre une paroi qui nous abriterait de la pluie et nous offrirait les ténèbres dont nous aurions besoin pour continuer la mission.

« Bon, gueule d'amour, on fait quoi ? On baise ? Ou on le baise lui ? » Un silence et je repris. « Oh allez, fait pas cette tête, souris, je plaisante. »

Il fallait qu'il fasse un choix : soit il me relâchait ce qui voulait dire qu'il consentait à avoir un peu d'aide de ma part soit il … bah il m'assommait, me tuait ou que sais-je encore. Mais il commençait déjà à m'énerver à ne pas réagir comme ça. Je vous jure, ces assassins …





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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mar 23 Sep - 1:22



- Qu’est ce qui te fait croire que j’apprécie ta compagnie ? rétorquai-je aussitôt froidement à sa première réflexion.
- Si ça ne t'ennuie pas, je voudrais bien que tu me libères. Je sens quelque chose de dur ... Je parlais de ton poignard.
Son éclat de rire m’arracha un sourire sous la pluie, avant que je ne réponde d’une voix plus calme et moins distante, presque envoûtante:
- Tu aimes vivre dangereusement, n’est ce pas ? Tu danses avec la mort, tu la séduis en te servant de ton corps comme d’une arme, et tu frappes... N’est ce pas, Mary ?
Elle se servait à nouveau de ses formes pour me distraire, multipliant les sous entendus douteux, jouant avec moi. Elle me tira soudain dans un coin de pénombre en me plaquant contre le mur, dos à moi.
- Bon, gueule d'amour, on fait quoi ? On baise ? Ou on le baise lui ? Oh allez, fait pas cette tête, souris, je plaisante.
Renversant la situation, je tournai brusquement Mary vers moi avant de la plaquer contre le mur. Face à face, sous la pluie, mon regard de jalis l’observa, à moitié dissimulé derrière une mèche trempée par la pluie. Un sourire carnassier apparut sur mon visage avant que je ne rétorque sur un ton dérangeant :
- Qu’est ce qui te fait croire que les deux propositions ne m’intéressent pas, ma jolie ?

Mon étreinte se relâcha brusquement sans que je ne recule toutefois, demeurant à quelques centimètres d’elle, et posant ma main sur le mur, juste à côté de sa tête:
- Tu te crois en sécurité, n’est ce pas ? Le danger t’excite, mais tu te dis qu’après tout, quoi que je fasse, je ne suis pas dangereux parce que tu possèdes des... capacités qui échappent à ma compréhension... Malgré tout ce que tu m’as fait, tu cherches encore à m’approcher... J’ai tué pour beaucoup moins que ça...
Ma tête s’approcha du creux de son cou jusqu’à quelques centimètres de son oreille, avant d’ajouter d’une voix plus douce, mais toujours aussi prédatrice, et envoûtante :
- Mais tu ne devrais pas sous estimer l’inconnu. Tu ne me connais pas. Tu ne sais pas jusqu’où je serais prêt à aller. Tu crois que tu maîtrises la situation, mais je doute que tu saurais quoi faire si je tentais d’abuser de toi ici et maintenant, tant tu comptes sur le fait que je ne te ferai rien.
Brisant soudain cette sorte d’étreinte étrange avec cette parfaite inconnue, je reculai de deux pas avant de ramener en arrière une mèche trempée, puis :
- Ton assurance te tuera, Mary. Tu peux danser avec la mort, mais un jour, elle se lassera, et ce jour là, tu n’auras peut être pas la chance de pouvoir te raccrocher à un autre danseur. Mais peut être que derrière cette énergie et ces désirs exhacerbés, c’est ce que tu recherches tout au fond de toi...

Je me tus soudain, avant de me plaquer derrière une colonne voisine. Environ dix secondes de parfait silence plus tard, un garde passa, et ma lame lui trancha la gorge sans préavis. Il n’eût pas le temps de s’effondrer au sol. L’attrapant avant, je le traînai pour le dissimuler, avant de me tourner une dernière fois vers Mary :
- Je sais à quoi tu joues. Ta façon de te mettre systématiquement en danger, de chercher le contact physique avec la gent qui t’a sans aucun doute fait souffrir plus que tout. Tu cultives le paradoxe. Mais tu ne m’impressionnes pas, moi. Des femmes comme toi, j’en ai vu des centaines. Aucune n’était capable de maîtriser cet étrange pouvoir, c’est vrai. Et...
Mon regard traîna, sans gêne cette fois le long de ses formes moulées par ses vêtements trempés et collés à son corps, puis:
- ... il est vrai que peu d’entre elles possédaient d’aussi beaux arguments que toi. Mais ces deux choses mises à part, je connais les femmes comme toi. La fuite en avant ne te sauvera pas, Mary... ajoutai-je avant de m’éclipser, sentant que les gardes étaient suffisamment éloignés pour traverser le patio.
Arrivé à l’autre bout, j’attendis de voir si elle allait me suivre, ou pas. Mon infiltration diffèrerait selon si elle décidait de me suivre ou non...

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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mer 24 Sep - 23:21

Tu vas voir






Je sentis, quand il me plaqua à son tour contre le mur moite et froid, que je perdais tout contrôle sur la situation. Son regard sur moi, son corps penché sur le mien, son souffle chaud contre ma nuque. Je tressaillis. Il m'avait si aisément percé à jour alors que moi, je n'avais même pas réussis à lui soutirer son prénom. Je fulminais contre moi-même et attisait ma colère en plongeant mes prunelles dans celles de mon prédateur. J'en étais une aussi, de chasserresse évoluant dans les ombres, se servant de son corps comme arme, se moquant bien de la Mort et de ses mains blanches, griffues. Je m'en riais, la narguant, mais je savais aussi que c'était un jeu dangereux auquel je m'adonnais avec un plaisir glauque. C'était bien plus compliqué de ce qu'il en disait. Seulement, l'idée même de la danse qu'il suggérait me séduisais. J'étais la Sirène qui danse avec la Mort. Plus tard, j'apprendrais que j'étais celle qui l'annonçait.

Je voulais lui arracher son sourire et lui faire ravaler ses propos. J'en avais le pouvoir, contrairement à ce qu'il pensait, j'avais les moyens de le mettre sous ma coupe, de m'en servir comme un gentil toutou bien dressé. Mon instinct me dictait de ne pas le faire. Pour quelle raison ? Je l'ignorais, et je m'en fichais pas mal. J'étais de celles qui aimaient les challenges.

Le lorgnant d'un air mauvais, je penchais la tête sur le côté afin d'étudier son visage sous un autre angle. « Tu m'aurais déjà prise sans sommation, je connais aussi les gars dans ton genre. Grande gueule, mais rien dans le pantalon. »

Un éclat féroce s'alluma dans mes yeux lorsqu'il me relâcha, ne brisant pas pour autant cette proximité qui échauffait mes sens et mon sang. Pas forcément pour le meilleur et dans ce sens. J'eus un reniflement mauvais et lâchais, ironique.

« Tu crois que tu m'impressionnes avec ton petit jeu ? Oh oui mon Ange, j'ai si peur, ne t'approches pas de moi ou je hurle … tu veux quoi ? Que je te supplie ? Te fous pas de moi... J... » Je m'arrêtais en plein milieu de ma phrase, m'immobilisant tel un animal prit au dépourvut. Je me maudissais pour cette réaction et me mordit la langue pour ne pas lui envoyer des propos que je regretterais. Je ne voulais pas passer pour une faible. Pas devant lui. « Bien sûr que je saurais quoi faire, j'ai déjà eu à le faire auparavant et ça ne te plairait pas. »

Froide, d'un stoïcisme absolu, je constituais un parfait masque d'indifférence, mon visage n'exprimant rien d'autre qu'un vague air de mépris. « Tu sous-entends quoi ? Que je cherche à me tuer ? C'est peut-être le cas … qui sait ? »

J'allais continuer ma petite tirade mais n'en n'eut pas l'occasion quand mon interlocuteur s'éloigna pour aller égorger l'un des gardes qui avait eu la mauvaise idée de s'approcher d'un peu trop près. Je ne pus m'empêcher d'être impressionnée par son sang froid et sa maîtrise de l'arme blanche. Je n'avais rien sur moi, rien qui ne pourrait ressembler à une lame.

« Tu dis connaître d'autres femmes dans mon genre mais … tu te trompes lourdement si tu crois m'avoir si bien cerné … » fis-je mystérieuse en mettant mes mains sur mes hanches à la suite de ses propos. « Rinces toi l’œil, j'te dirais rien surtout. »

Et il se barra cet enfoiré de mes deux. Comme ça. Non mais pour qui il se prends celui-là ?! Indignée, grognant des propos incompréhensibles dans ma barbe, je m'élançais à sa suite sans réfléchir. Avant de m'arrêter, disparaissant à mon tour.

« Tu vas voir ... »

Une pâle silhouette se hissa sur la plus haute cheminée des environs. L'ombre blafarde étudia un moment les alentours, comptant soigneusement chaque individus qui passait sous ses yeux aiguisés. Puis, je me mis à chanter. Ma voix s'éleva douce et claire. Envoûtante, entêtante. Qui toucha le cœur des hommes que j'avais pris pour cible. Chacun d'eux releva la tête de concert. Mon chant funeste éveilla quelque chose en eux, caché au sein de leurs esprits. Puis ils se tordirent de douleur, s'écroulant comme des mouches sur les tuiles. Certains glissèrent et disparurent des toits. D'autres s'auto mutilèrent, se griffant le visage, se crevant les yeux. J'offrais là un spectacle peu commun, assez horrible, j'en avais conscience. Mais l'assassin ne pourrait plus nier qu'il avait échappé au pire et qu'il ne me connaissait pas.

Silencieuse, je me rapprochais de lui, un sourire aux lèvres. « Tu vois, pas besoin de se salir les mains. »





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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Sam 27 Sep - 16:17



- Refuser de céder à de bas instincts ne signifie pas pour autant que je n’en serais pas capable si je le désirais... rétorquai-je calmement après qu’elle m’ait traité de grande gueule. Et puis d’ailleurs, si j’avais vraiment cherché à t’impressionner, tu le serais, tu peux me croire... ajoutai-je avec une lueur dangereuse et mystérieuse flottant dans le regard. Un assassin n’attire pas les regards vers lui. Il les détourne, et il tue. Ca s’arrête là...
La discussion se poursuivait, et aucun de nous ne voulait lâcher le morceau. Elle ne voulait pas comprendre que son petit show ne marcherait pas avec moi. Elle ne voulait pas me prendre au sérieux, mais son attitude ne trompait pas : je l’avais percée à jour, et quoi qu’elle en dise, cela la contrariait. Mais elle ne comprenait pas qu’en faisant cela, elle m’arrangeait au plus haut point. Un assassin n’est jamais aussi efficace que lorsqu’il est sous estimé ou ignoré. Je décidai donc de ne pas insister, tout en la laissant discourir seule et en m’approchant du mur de l’autre côté de la cour. Seul, un léger sourire amusé s’esquissa lorsqu’elle comprit que mes yeux traînaient sur ses formes généreuses. Mais il s’effaça rapidement, pour céder la place à un visage impassible, réservé aux moments où je me préparais à agir.

Blessée dans son orgueil, Mary fit une démonstration impressionnante de ses talents. Une démonstration qui manquait clairement de discrétion, mais ce n’était pas vraiment un problème puisqu’elle venait d’éliminer toutes les sentinelles en une fois. Toute fière, elle se rapprocha de moi tandis que je l’observais intensément et en silence : elle était dangereuse. Terriblement dangereuse. Mais cela ne changeait rien à mon analyse:
- Ta démonstration était impressionnante, c’est vrai. Et après ? Lâchai-je soudain en l’interrogeant d’un regard insolent. Tu as fait la preuve de ta puissance, mais tu n’as en rien prouvé que je ne te connaissais pas ! Tu me tiens à ta merci, c’est un fait que je ne peux plus nier. Mais si tu crois être la première, tu rêves !
Je fis quelques pas pour me rapprocher d’elle, puis:
- Une nouvelle fois, tu viens de danser avec la mort, en envoyant tous ces hommes au tombeau. Est ce que tu te sens mieux pour autant ? Tu dis que tu saurais quoi faire si je t’agressais, que tu as déjà eu à le faire. Bien sûr, tu vivais dans un bordel... Et pas un des plus luxueux, encore, ajoutai-je en me remémorant l’établissement en question. Tu y as grandi, même. Et cela t’a endurcie. Tu es une femme forte et indépendante, aujourd’hui, cela se voit. Tu refuses toute autorité, particulièrement masculine. Tu sembles “adorer” les hommes. Chose que je peux comprendre, compte tenu de ton passé, soufflai-je en imaginant les gros porcs suants et poilus aimant les jeunes filles qui avaient dû passer sous ses draps en tant que clients.

Mon regard plongea dans les yeux de la jeune femme qui se sentait sondée, et qui n’appréciait visiblement pas :
- Mais ce n’est qu’un masque. A l’intérieur, tu n’es qu’une gamine terrifiée et fragile qui a grandi trop vite ! Lançai-je d’un ton soudain beaucoup plus incisif. Tu as peur des hommes, et tu as peur de reperdre cette liberté relativement nouvelle pour toi, alors tu t’es bâti un personnage, suffisamment fort pour survivre dans un milieu d’hommes tel que la piraterie et t’imposer parmi eux en tant que leader par la force, par TA force. Tu peux les tromper eux, mais tu ne me tromperas pas, moi. Et tu veux savoir pourquoi ?
Mes lèvres s’étirèrent en un discret sourire compréhensif, et après un léger silence, en me penchant vers elle, j’ajoutai dans un murmure:
- Parce que moi aussi, je suis un gamin qui a été forcé à grandir trop vite !
Un éclair zébra le ciel derrière mon épaule, illuminant mon visage souriant l’espace d’un instant. Puis, je fis soudain demi tour, laissant Mary à ses réflexions en m’éloignant rapidement en direction de la porte qui menait à l’étage, et à la chambre de notre cible.
- Gardes pour toi tes scènes et tes grands airs, Mary. Ils ne m’impressionneront jamais, car je sais qui tu es, en réalité. La vraie question que tu devrais te poser, c’est... : à quel point sais tu qui je suis... ? Achevai-je par dessus mon épaule avant d’entrer dans le bâtiment.


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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Sam 14 Fév - 12:17

Le jeu du chat et de la souris






Putain il m'avait mouché le salaud ! Parfaitement impassible, en mon for intérieur, je bouillonnais d'une rage jamais ressentie jusqu'alors. Il était particulièrement rusé et ne ressemblait en rien aux autres mâles que j'avais pu côtoyer. Il ne trempait pas dans le bourrinisme pur et dur, bien au contraire, il était un assassin plein de finesse non ? Enfin, presque, puisqu'il n'avait pas réussit à mener à bien sa petite mission d'assassinat contre moi. Mais je devais bien admettre que ce gars là m'impressionnait. Et j'étais peu habituée à l'être.

Loin d'être totalement impassible, je me maîtrisais à grande peine, tiquant plus sur certaines phrases, prête à le lyncher à mon tour. Mais bon, je n'en fis rien, me contentant d'hausser les épaules.

« C'est bien vrai, et ensuite ? Est-ce que ça va changer quelque chose ? Je ne crois pas, j'ai fais des choix il y a bien longtemps, je vais tâcher de m'y tenir maintenant, même après qu'un connard de ton genre m'ait « percé à jour ». Je soupirais quand il se pencha vers moi, immobile comme une statue. « Ton petit jeu ne prendra pas avec moi mon mignon, je suis une grande fille qui sait se débrouiller seule. »

Je n'avais rien à prouver, à lui prouver. C'était en tout cas ce que j'essayais de me persuader : en réalité j'avais quelque chose à ME prouver. Sans attendre et après avoir été aveuglée par un nouveau flash lumineux dans le lointain, je me glissais à sa suite, silencieusement cette fois. À la faveur des ombres qu'offrait ce long couloir, je m'approchais de lui pour lui chuchoter.

« Au fait, mon vrai nom c'est Satine. » je lui larguais ça comme ça, l'info juste la plus secrète pour moi. « Puisque tu me connais si bien, autant te donner ce détail, non ? Et pour répondre à ta question : je pense commencer à cerner ton personnage. Bon, mais trève de bavardage, on fait comment, ma méthode ou ta méthode ? Je suis pas contre le torturer un peu ce trou du cul … »

Je lui souriais, d'un de ces sourires sadiques dont j'avais le secret. Ils étaient rares, mais il l'avait bien cherché. Peut-être parviendrais-je à surprendre l'assassin, qui sait ?

« Je suis sûre que tu t'attendais à ce que je débaroule ici comme une fusée en gueulant comme un veau ? Ah ah … ça t'en bouche un coin hein ? »

Je fis craquer mes doigts. « J'ai besoin de botter quelques culs, à défaut de continuer avec le tien. Je sais que ça te manque déjà mais bon, chacun son tour. »





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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Mar 24 Fév - 3:32



Jason s’immobilisa lorsque la jeune femme pesta contre lui. Il n’avait pas grand chose à répondre à cela : son petit profilage avait fait mouche, qu’elle le veuille ou non, et il se contenta donc de répliquer une réalité cinglante :
- Peu importe en fin de compte, nous ne nous reverrons certainement jamais, tout comme nous n’aurions jamais dû nous rencontrer. Tu es une grande fille fragile, et tous les pouvoirs mystérieux du monde ne changeront pas cette vérité. Tâches de t’en souvenir...
Lentement et en silence, tous deux progressèrent dans les premiers couloirs de la partie supérieure de la villa. Jason fut surpris de constater que Mary calquait ses gestes sur lui. Sa technique était imparfaite, mais pour une femme qui poussait si facilement la beuglante, sa capacité à se fondre dans les ombres était notable.
- Satine, hein ? Répéta le jeune tueur dans un murmure sans se retourner vers sa coéquipière improvisée. Je m’appelle Jason. Et au cas où ce nom te dirait quelque chose, il s’agit du même Jason que l’assassin connu dans Londres.

Il avança de quelques pas avant de s’accroupir à un croisement de couloir et de faire comprendre avec un signe de main à Satine de faire de même. Puis, il lui répondit :
- On va approcher à ma manière. Quant à la finition, si tu souhaites faire à ta façon, ça ne me pose pas de problème. C’était ta peau qu’il voulait, après tout...
Après un rapide coup d’oeil furtif, l’assassin traversa le couloir et s’approcha d’un escalier faiblement éclairé grimpant à l’étage supérieur. Cet escalier menait au superbe balcon qu’il avait aperçu, et son instinct lui soufflait que la chambre de leur cible se situait par là.

Ils avancèrent à nouveau en toute discrétion : Jason, ouvrant la voie, se déplaçait toujours très près du sol et accroupi. Puis il grimpa les marches qui menaient au dernier étage en posant les pieds sur le côté des marches, tout près du mur, afin d’éviter de faire craquer une vieille marche. Malheureusement, le manque d’entraînement pour la furtivité finit par trahir mary qui marcha au centre des marches : aussitôt, l’une d’entre elles craqua, et un garde à l’étage commença lentement à descendre après avoir dégainé son épée. Tournant son visage vers Satine, le tueur expérimenté s’immobilisa à quelques centimètres de la pirate, et lui sourit doucement avant de répliquer, nez à nez avec elle. A la faible lueur des torches, une lueur prédatrice animait depuis quelques secondes son regard noir :
- Eh bien, on dirait que ton souhait va être exaucé... Mais gardes à l’esprit que si tu le tues en faisant du bruit, la maisonnée sera alertée...
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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Sam 28 Mar - 12:58

Un jeu






Faire à sa façon, tout dans le feutré et ne pas crier « YAH » quand c'était finit ? Pfeuh, ça me ressemblait si peu. Habituée aux abordages, à ce petit jeu de voix auquel les pirates se livraient, j'avouais être quand même curieuse de « faire à sa façon ». Pourquoi ne pas tenter l'expérience après tout ? Je calquais alors ses mouvements, me fondant dans les ombres avec lui, apparaissant de temps à autre pour mieux disparaître dans un souffle qui ne firent que très peu danser les flammes des chandelles accrochées aux murs. Ce petit manège commençait déjà à me lasser : se n'était décidément pas très amusant de passer tout près d'un gaillard qui puait le rhum et se grattait le cul sans lui foutre de baignes. Maintes fois j'avais été tentée de chatouiller ces connards du bout de ma rapière.

Alors, quand nous allions entamer notre montée à l'étage supérieur, je fus prise de malice. Je fis exprès de marcher au milieu d'une des marches que je voyais presque pourrie. Quoi, il m'avait prit pour une crétine ? Je fis mine d'être désolée quand il se tourna vers moi, y ajoutant même un petit « merde ». Quelle actrice je faisais !

Le voyant sourire plus que largement, son expression me fut communiquée et je lui répondis, ravie. « Ok, laisses moi m'en charger. Même si c'est chiant … »

Lui intimant de se cacher, je fis demi-tour, montant sur la rambarde dans le plus grand des silence pour y prendre appui et, avec la souplesse d'un chat, m'accrocher comme je pus au plafond. J'attendis ma proie avec impatience, guettant l'arrivée de ma petite souris. Ah la voici, et seul en plus. Quelle bande d'amateur. Ne lui laissant aucune chance de s'échapper, je me laissais tomber me retenant par les jambes, la tête en bas afin de le chopper, une main sur sa bouche et lui faire le coup du lapin. D'un coup sec et précis. J'accompagnais la « chute » du connard pour que son corps ne heurte pas le sol.

« Bien, planquons le cadavre et continuons. Sérieux, ce que tu me fais pas faire … »

Ceci fait, je pris les devants, lui montrant à quel point j'étais d'une discrétion à toute épreuve. Non sans le narguer en prenant grand soin de ne pas mettre mes pieds là où il ne fallait pas. Je lui tirais la langue, par jeu, une fois en haut des marches …

« Bon et maintenant ? »






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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   Lun 17 Aoû - 14:23



A son tour, Mary avait fait montre de son habileté à demeurer discrète malgré ses habitudes habituelles brutales. Avec un sourire amusé, Jason l’observa un instant alors qu’elle lui demandait le programme pour la suite, puis il lui intime d’un geste de le suivre en silence. Il avait désormais confiance en les capacités de furtivité de cette jeune femme, et quand bien même l’un d’entre eux commettrait une erreur, l’orage qui redoublait dehors les couvrirait de son brouhaha. Tout en parcourant les couloirs à pas de loup et accroupis, ils éliminèrent méthodiquement un à un les gardes patrouillant. Le jeune assassin s’était enhardi en constatant les capacités de Mary, et était passé à la vitesse supérieure. Ses gestes étaient moins lents, plus incisifs et brutaux. Il n’hésitait plus, et frappait pour tuer. Sa lame s’abattait sans pitié, et ses mains brisaient les nuques avec rapidité et efficacité. Enfin, au détour d’un couloir désert, Jason reconnut le bureau de celui qui avait voulu le piéger et l’utiliser. Il s’arrêta devant la porte, et fit signe à la jeune femme de lui passer devant avec une révérence exagérée, et chuchota :
- A toi l’honneur...

Comme prévu, la jeune femme enfonça la porte avec fracas, et entra, le londonien sur ses talons. Derrière son bureau, Van Brugen, eut un regard terrifié en les voyant entrer ensemble. Elle aurait dû être morte, et avec de la chance, lui aussi. Au lieu de ça, tous deux étaient en vie, et exigeaient un certain dédommagement pour le mauvais tour qu’il leur avait joué. La pire option de son point de vue. Il comprit aussitôt que sa vie était comptée. Le visage inexpressif, Jason l’observa un instant, puis lui dit :
- Bonsoir, Van Brugen. J’espère qu’on te dérange...
Il fit une légère pause, puis :
- Je croyais que tu me connaissais suffisamment pour savoir qu’il ne faut jamais me prendre pour un con. Tu as commis une erreur... Ni femmes, ni enfants. Tu t’en souviens, n’est ce pas ?

A l’étage du bas, des bruits d’alerte retentirent, peu élevés d’abord, puis bientôt ce fut la propriété toute entière qui fut en effervescence. Ils allaient arriver. Contre toute attente, et plutôt que de disparaître, Jason décida de gagner du temps pour que Mary puisse régler ses comptes avec son ennemi.
- Je m’occupe de la porte. Je vous laisse en petit comité.
Un dernier regard en direction du riche marchand hollandais, auquel il adressa un dernier message cynique avant de refermer la porte :
- Adieu, Van Brugen ! Profites en bien, c’est ton dernier contact avec une femme, surtout aussi belle et avec des mains si expertes !

Là dessus, il referma la porte, et vint s’immobiliser au milieu du couloir. Il n’avait pas son Katana avec lui ce soir là, ce qui était fort dommage. Mais il avait ramassé plusieurs lames qui feraient largement l’affaire pour contenir le flot d’abrutis qui atteignait déjà l’étage. Attentif, les paupières closes, il les entendait parler et s’exclamer lorsqu’un nouveau cadavre semé était retrouvé par leur groupe. Il rouvrit subitement les yeux, et ils se retrouvèrent face à lui. Il les observa d’un air suffisant et provocateur, détaillant chacun d’eux. Puis, il prit la parole :
- D’ici quelques secondes, votre patron sera mort. Fuyez, ou mourrez, choisissez...
Il se mit alors en garde et son visage devint dur, inexpressif, et il ajouta dans un murmure sombre :
- Mais choisissez vite...

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MessageSujet: Re: [PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues   

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[PV Mary & Inferno, 1747, Londres] Conséquences Imprévues

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