RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...

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Phantasos


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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Dim 30 Nov - 21:53



La toile de lumière se tissa avec lenteur et volupté. Une fois l’œuvre achevée, je sortis de ventre de mon monde enchanté. Mon petit compagnon dormait paisiblement sur le haut de ma tête. D’un geste délicat, je portai le bout de mes doigts sur les plumes de son dos, le caressant de sorte à le plonger plus profondément dans le pays des songes.
Prête à m’élancer dans le monde magique et coloré des enfers, à la recherche de mon prince charmant à la chevelure d’argent, quand quelque chose résonna au fond de mon cœur. Mes paupières se fermèrent, mes mains se posèrent au creux de mes seins, éliminant tout de mon esprit, j’essayai de comprendre ce sentiment. Il y avait quelque chose de familier ici. Bien plus familier qu’à l’accoutumé. Pourtant, la cathédrale ne semblait pas changée. Depuis combien de temps, avais-je disparu ? Quelques mois… Et malgré ça, me voilà revenue, sans frère, ni hôte digne de les porter.

Rouvrant les yeux, je me trouvai face au surplis du Rêve. Je m’étais déplacée sans m’en rendre compte, jusque devant l’armure, que je n’avais pas remarquée. Comment avais-je pu passer à côté ? D’un geste doux, mon bras se leva pour en caresser la joue. Les brides d’un cosmo familier arrivèrent jusqu’à moi.
Me détournant d’elle, je vis le petit être allongé sur la pierre.
-Oneiros ?
D’un pas subtile et muet, j’avançai jusqu’à lui. Sa poitrine s’élevait et se baissait dans un rythme bien trop lent. Quel coup du destin. L’aîné dans le corps d’un enfant, et le cadet dans celui d’une femme de vingt-cinq ans.
-Que t’est-il arrivé ?
Cette fois, ma main entra en contact avec la peau du garçon, presque aussi gelée que celle de l’armure. Je le relevai doucement, pour l’étreindre contre ma poitrine, mon visage calé contre le haut de son crâne. Les paupières se fermèrent une nouvelle fois, ma voix entonna ce qui ressemblait à une berceuse.


Elle se voulu douce et apaisante. Quoiqu’il lui soit arrivé, il avait besoin de repos et de se plonger dans ses rêves. Mon chant se fit de plus en plus bas, jusqu’à s’éteindre. J’observai le corps qu’avait choisi mon frère. Pourquoi prendre un enfant ? Il semblait si fin, si fragile… Je déposai un tendre baiser sur le front de mon « petit » frère. Je pris mon oisillon avec douceur, avant de le poser aux côtés d’Oneiros. J’allais rester à leur chevet jusqu’à ce que le Dieu des Rêves se réveille, ou que quelqu’un arrive pour m’expliquer ce qui s’était passé. Après tout, la cathédrale était souvent lieu de retrouvailles. Quelqu’un allait bien finir par arriver.

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Mar 2 Déc - 13:30


Combien de temps avait passé ? Une heure ? Un jour ? La cathédrale était des plus silencieuses maintenant que tous étaient partis. Seuls les esprits attachés au lieu en troublaient parfois la quiétude d'un souffle presque inaudible. Une atmosphère religieuse de mort, plutôt appropriée quand on savait la nature des personnes qui y pénétrait, régnait en maîtresse incontestée tandis que se reposait le dieu des Rêves.

***

Il y avait une petite maison, au milieu d'une prairie illuminée par le soleil. Un enclos gardait une paire de chevaux et une dizaine de moutons à l'abri de l'égarement, relié à une étable pour les jours de pluie. Un endroit tranquille, respirant la paix. Oneiros sourit. Il ne s'était pas attendu à plus grand. D'un pas décontracté, il se présenta à la porte d'entrée de la maisonnette, frappa de légers coups. Le calme précéda l'agitation. Quelqu'un courait pour venir lui ouvrir. Et ce quelqu'un savait déjà qui il était.

"Oneiros ! Quel plaisir de vous voir ! Entrez, entrez ! Je vais les prévenir que vous êtes là. Faites comme chez vous bien sûr."

Le dieu s'avança patiemment jusqu'à la salle à manger où son hôte expliquait à toute vitesse qu'ils avaient un invité-surprise quand il y entra.

"Mes hommages."

Il inclina la tête, se rappela qu'il portait son surplis et le fit disparaître pour ne plus revêtir qu'une longue tunique noire à liserés argentés. Une chaise sortit de nulle part pour lui permettre de s'asseoir et il rejoignit l'assemblée pour un repas simple mais garni. Comme si le temps s'arrêtait soudain, les sourires des deux parents se figèrent, de même que leurs corps.

"Ton rêve est toujours aussi paisible.
-Oui... Et c'est à vous que je le dois ! Je suis bien ici. Je ne sens rien du dehors. A part...
-A part cette intrusion récente, n'est-ce pas ?
-C'était vous ?
-C'était de ma faute oui. J'en suis navré.
-Ce n'est rien. Mais... j'ai pris conscience que ne pas savoir ce qu'il se passait dehors attise ma curiosité. Peut-être... Oui peut-être qu'un jour je mettrai fin à ce rêve et j'irai en chercher un nouveau dans la réalité. Est-ce possible, dieu des Rêves ?"

Oneiros le dévisagea un moment sans dire mot. Son expression était impénétrable, aussi Léonard ne sut s'il devait réagir ou non. Il semblait... ailleurs. Au moment où il allait l'interroger une nouvelle fois, le monarque onirique fut plus rapide :

"Si c'est ton rêve, alors oui. Cependant, je préfère te prévenir : la réalité est difficile, surtout en ce moment. Tu risquerais de te blesser. D'un autre côté, certaines personnes pourraient vouloir te rencontrer. Il est parfois plus facile pour un mortel de parler avec mon hôte que moi. Je te laisse le choix libre, mais réfléchis-y soigneusement quand même."

Léonard resta interdit. Pour que son dieu le mette en garde de la sorte, il devait vraiment y avoir des dangers qu'il ne soupçonnait pas "dehors". Il ne se rappelait même plus depuis combien de temps il avait offert son corps à la divinité. Son regard se posa sur les deux silhouettes immobiles de ses parents.

"Entendu. J'y réfléchirai. Resterez-vous un peu ? Je n'ai pas souvent de la visite, et la surprise de vous voir est toujours la plus belle.
-Je reviendrai. Pour l'heure, des gens m'attendent. Tu peux toujours me rêver en attendant."

Ils s'adressèrent un sourire complice.

***

Le surplis du Rêve réagit à la caresse d'un hochement de tête -oui oui, il bougeait !- avant de reprendre sa position initiale. Au contact de la chaleur de son frère féminisé, l'enfant eut un sursaut dans les doigts. Oneiros ouvrit les yeux sur les dernières notes de la chanson. S'il reconnut tout de suite la cathédrale grâce aux présences invisibles qui y séjournaient, des tas de sensations contradictoires l'envahirent sans crier gare. Il inspira brusquement sous la surprise, tandis que ses yeux prirent leur couleur de nacre, caractéristique des divers oracles qu'il recevait de la part de Gaïa, du monde lui-même ou encore, pour le cas présent, des chimères qu'il avait postées au Sanctuaire.

***Gilles... En pleine Guerre Sainte... Et tous ces renégats...***

Le dieu trembla un instant sous l'assaut de tant d'images, avant que son regard ne reprenne sa couleur d'origine. Se concentrant alors sur son environnement immédiat, il se rendit compte que quelqu'un soutenait son corps. Il avisa un oiseau posé sur ses cuisses. Une poitrine féminine contre laquelle son jeune torse était appuyée. Et surtout... ce cosmos. Il n'osait pas y croire, Ikelos était apparu si brièvement en cette ère qu'ils n'avaient pas eu le temps de se parler. Peu à peu, Oneiros leva les yeux vers ce visage inconnu. Il ne connaissait pas cette personne à proprement parler mais il vit au-delà de sa simple apparence, une autre qu'il connaissait par cœur.


"Phantasos... Petit frère..."

Une sensation de faiblesse dans tout le corps l'empêcha de se jeter dans des effusions de joie qui ne lui ressemblaient pas de toute façon. Jack avait bien fait son devoir en le terrassant ainsi, mais une rapide vérification de son pouls lui indiqua que son hôte vivait toujours. C'était la chose la plus importante pour l'heure. Il pouvait désormais reporter son attention sur Phantasos sans crainte.

"Tu t'es encore changé en femme..."

Une simple constatation sur un ton presque désabusé. Depuis le temps que son frère expérimentait ce genre de transformations, il aurait dû s'y habituer, mais il n'y parvenait pas. Il était toujours le même malgré le changement d'époque, au moins.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Mar 9 Déc - 20:21



Au vue de la situation, m’appeler « petit frère » ne semblait pas être judicieux. Après tout, qui de nous deux était le plus « petit » ? J’observai son corps d’enfant s’éveiller. Mes doigts passèrent dans la soie argentée de ses cheveux, lui laissant le temps de reprendre ses esprits. Évidemment, me voir dans le corps frêle et gracieux de Katarine, n’éveilla rien en lui. Ni colère, ni envie… Était-ce sa rudesse qui me faisait l’aimer autant ? Dans tous les cas, mon frère n’était pas un homme délicat, quand il s’agissait de mon corps. Pourtant, ma voix frôla des notes aigües, quand il prononça mon nom.
-Grand frère !
Je me serrai plus fort contre lui, frottant ma joue contre la sienne. Pour une fois que je pouvais le maîtriser sans qu’il m’évite, je ne pouvais passer à côté de cette occasion. Mon corps plus fort que le siens, me donné pour une fois le rôle du dominant. Je n’étais pas prête à laisser passer cette chance.
Mais l’idée que quelqu’un ai fait du mal à Oneiros, me ramena à la réalité. Je plongeai mon visage dans sa nuque pour qu’il ne puisse voir mon changement d’expression. Mes yeux s’étaient glacés, ma mâchoire s’était resserrée. Me retenant d’exploser, se fut un souffle froid qui se hissa hors de mes lèvres.
-Où se trouve Minos ?
Comment le Griffon avait-il pu laisser une chose pareille arrivée ? Jamais je ne pourrais lui pardonner, s’il était celui qui avait mené mon frère à pareille résultat. Je ne réussis à retenir la question qui me brûlait de l’intérieur.
-Oneiros… Qui t’as fait ça…
Je me jurai intérieurement de retrouver celui qui porterai le nom que mon frère allait citer. Jamais je ne pourrais pardonner à cet individu : il allait payer pour son pêcher. Personne ne peut s’en prendre impunément à un Dieu.

Je m’écartai de mon frère pour me lever. Ma frange dissimula mes yeux, cachant la lueur qui se logeait désormais dans mes prunelles. Mon aiglon quitta les genoux du dieu des rêves, pour venir frotter sa tête contre mon cou, essayant de calmer la fureur de mon cœur.
-Piep… Tu ne peux m’accompagner cette fois.
Il s’arrêta. Écoutant attentivement les instructions que j’allais lui donner.
-Veilles sur lui.
Cette phrase était destinée aussi bien à mon aiglon qu’à Oneiros. Je me penchai une nouvelle fois sur mon frère, pour embrasser son front, avant de l’abandonner, seul, dans la cathédrale.
-Il va me le payer…

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Mar 9 Déc - 20:52

L'aîné des Oneirii n'était pas quelqu'un qu'on pouvait qualifier de "tactile". Bien qu'il portât à ses frères un certain amour fraternel très bien dissimulé, il n'avait pas pour habitude de se laisser aller aux débordements affectifs tels que bisous et câlins. Mais pour une fois, et même s'il avait eu physiquement le choix de résister, il laissa Phantasos satisfaire ses élans en l'enlaçant tendrement. Et sans soupirer. Cela faisait bien trop longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus. Pourtant, et même s'il ne parvenait pas à voir son visage, il le/la sentit quelque peu... tendu(e).

"Minos vient de partir pour le Sanctuaire sacrée d'Athéna. Nous nous sommes lancés en pleine Guerre Sainte il y a quelques heures. Malheureusement, mon incarnation est encore trop récente et j'ai été vaincu avant d'avoir pu porter le coup de grâce."

Des mots objectifs, simples, sans trace de colère ou de mépris. Par le passé on avait déjà pu qualifier Oneiros d'insensible à cause de ce ton presque clinique, mais il s'en moquait bien, comme de nombreux autres affronts qu'on pouvait lui faire.

"Il s'agit d'un marina répondant au nom de Jack O'Bannon. Mais il n'est..."

Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que son frère se relevait, lui abandonnait son oiseau entre les mains et partait à son tour en direction de la demeure d'Athéna, non sans un dernier au revoir sous forme de baiser.

L'enfant resta un moment immobile, à fixer la porte ouverte de la cathédrale, à espérer que Phantasos se ravise et préfère rester près de lui. Mais cela n'arriva pas.


"Jack... Navré pour cela."

Il regarda l'oiseau dans ses mains et lui caressa doucement la tête, puis se leva de l'autel pour s'asseoir plus confortablement. La nuit était tombée depuis longtemps dehors.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Sam 13 Déc - 12:42

[Post de retour]

Au sommet d'une montagne imposante se trouvait une silhouette peu discernable à cause de la brume et des nuages qui obstruaient la vue des êtres humains. Cette silhouette n'était autre que moi, Shizuo spectre du Bénou qui avait disparu depuis déjà quelques temps sans laissé la moindre trace de son départ et sans même avoir prit la peine de prévenir ses supérieurs. Voyez-vous, mon caractère n'avait pas changé malgré cette absence ou peut-être qu'il avait même empiré mais vous n'êtes pas censés le savoir pour l'instant.
Je me trouvais donc sur le pic de cette montagne et observais ce qui pouvait être vu de là où j'étais c'est à dire une immensité d'arbres formant une merveilleuse forêt d'une densité extrême. Une brise froide me caressa le visage jouant avec mes cheveux avant de disparaître aussi soudainement qu'elle était venue. C'était agréable en effet mais j'éprouvais néanmoins un certain dégoût tout en ressentant cette la douceur de cette caresse. Laissant échapper un soupir, je finis par m'asseoir en fermant les yeux et scrutant les alentours grâce à mon cosmos. Bien malgré moi il n'y avait rien d'intéressant dans cette partie du monde.
Soupirant une fois encore, je me mis rapidement debout et vêtu de mon surplis du Bénou je sauta du haut de ce mont. Tombant dans le vide à une vitesse ahurissante, je déploya les ailes du phénix noir à temps pour éviter de m'écraser bêtement sur le sol et repris de l'altitude pour voler en direction de mon foyer. Volant assez haut dans les cieux, j'avais pris la direction de la cathédrale du seigneur Hadès mais je ne l'atteindrai que tard dans la journée même si je volais plutôt vite surprenant quelques oiseaux qui croisaient mon chemin et qui n'étaient pas brûlés instantanément par mon cosmos ardent et ténébreux.
Quelques heures plus tard, je n'étais toujours pas arrivé au château des ténèbres et soudainement pris de fatigue je me posa non loin d'une ville habitée par plusieurs centaines d'habitants... un petit village qui aurait put être désintégré en quelques secondes à peine. A proximité de ce village, un petit bois d'où ne venait aucun cosmos si ce n'était celui des animaux qui le peuplaient mais aucun cosmos humain. Je pris donc cette direction et une fois assez dissimulé, je m'assoupis espérant que personne -et surtout pas un chevalier protecteur- ne décèlerait ma présence.

Flashback:
 

Je fus réveillé par le cri de quelques gamins se promenant dans cette petite forêt et ayant retrouvé mes forces, je pris immédiatement et rapidement mon envol en direction du château. Je me demandais qui s'y trouverait à mon arrivée et quelles étaient les nouvelles depuis tout ce temps. Quelques heures après j'aperçus enfin le château et me posa bruyamment à l'entrée qui n'était gardée que par des soldats de bas rangs. Ils semblaient surpris de me voir revenir mais bien que je sentais une crainte en eux, ils vinrent tout de même vers moi me questionner.

- Hors de mon chemin.

Mon regard dur croisa leurs yeux craintifs et ils s'écartèrent aussitôt laissant l'entrée libre. J'entrais alors dans la cathédrale après tout ce temps. Marchant à l'intérieure de celle-ci, je ressentis le cosmos de deux personnes. J'allais alors à leur rencontre lentement et je constatais qu'il s'agissait des divinités des rêves en les personnes d'Oneiros et Phantasos. Je ne les imaginais guère ainsi mais bon... ils sont libres d'apparaître comme bon leur semble.

- Hm...

Je laissais échapper un petit soupire en guise de salutation et allais m'asseoir dans un coin de la salle ne préférant pas demander ce qu'il se passait à l'heure actuelle. J'avais bien évidemment constater que des cosmos sombres étaient au Sanctuaire d'Athéna mais si aucune demande de renforts n'était faite, je n'avais aucune raison de bouger de cet endroit à l'instar de ces deux dieux... ou du seul qui restait car Phantasos venait de quitter la pièce en trombe, son cosmos devenant de plus en plus agressif.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Sam 13 Déc - 16:18

(Hrp : ouais par contre t'es pas censé reconnaître Oneiros au premier coup d’œil sans jamais lui avoir parlé, surtout qu'il n'est pas sous sa forme habituelle et qu'il fait nuit...)

Peu de temps s'écoula avant que de nouveaux pas ne retentissent. Avant même de pouvoir se poser la question, Oneiros sut qu'il ne s'agissait pas de Phantasos. Son frère était plus subtil dans ses arrivées et son cosmos était radicalement différent. Et aussi, il était bien trop furieux pour changer d'avis maintenant qu'il avait le nom de l'assassin de son frère.

Non cet homme-là avait un regard bien plus agressif, une démarche plus arrogante et était paré des ailes du Bénou, ce spectre plus ou moins légendaire que la rumeur disait incontrôlable. Il faudrait le présenter à Inferno, l'échange entre les deux hommes risquait d'être particulièrement savoureux.

Tout comme l'avait été Skan lors de son incarnation ou les autres spectres de bas étage présents à ce moment-là, celui-ci fut d'une impolitesse à couper le souffle. Pas un geste de déférence, pas même un simple signe de tête. Non, un soupir, comme s'il était déjà las de devoir se présenter respectablement. Cette ère n'était plus celle de la noblesse d'esprit autant que de cœur, mais cela le dieu le savait déjà.

Un nouvel oracle lui parvint et il constata alors la présence du Griffon au Sanctuaire. Enfin, le porteur du pouvoir divin pourrait mener lui-même l'assaut et constater combien ses alliances n'avaient rien signifié dans cette guerre.

Oneiros caressa Piep un moment puis se tourna vers le spectre arrivé récemment. Son cosmos s'épandit dans la bâtisse en une légère vague qui alluma des torchères un peu partout et donna un aspect plus solennel à la situation. Il quitta l'autel et s'avança jusque devant le Bénou, frôlant des doigts le bout de son aile pour saluer l'armure. Il posa son regard d'enfant dans celui de Shizuo et demanda :


"Tu dois être l'un des derniers spectres ressuscités par Minos... Que fais-tu encore ici ? La Guerre Sainte ne se gagnera pas sans soldats. Pourquoi ne pars-tu pas rejoindre les autres ? Ils sont au Sanctuaire d'Athéna."

Bien que largement affaibli et incapable pour un temps de produire de vraies attaques, le dieu ne craignait pas le spectre devant lui malgré la violence qu'il dégageait et s'était contenté de le renvoyer à son devoir. De mémoire il n'avait vu pas croisé sa route depuis son incarnation, et s'il se moquait bien de connaître l'identité de chacun des rustres qui lui manquaient de respect, voir de vaillants chevaliers comme Gilles de Rais tomber au combat et perdre la guerre à cause des lâches qui n'y prenaient pas part le dérangeait nettement plus.

"Je pense que tu devrais te hâter. Le Régent ne sera pas satisfait de voir que tous n'ont pas suivi ses ordres."
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Mar 16 Déc - 8:49

Assis dans un coin de la salle, je ne portais aucune attention sur la personne qui était là non loin de moi. Je ne lui avais pas adressé la parole et je ne le ferai certainement pas en premier car il avait beau avoir un certain cosmos il n'en restait pas moins insignifiant à mon égard. Les yeux clos, je ne sentais que sa présence dans les alentours tandis que, provenant du Sanctuaire d'Athéna, je pouvais sentir les fluctuations violentes de l'air... des batailles avaient sans doute commencé et certains n'en étaient pas sortis indemnes.

Soudainement les torches s'allumèrent dans toute la pièce laissant apparaître les différents objets que je n'avais pu voir en entrant. Alors que mes yeux s'étaient ouverts un court instant, ils se refermèrent aussitôt ne portant absolument pas attention à ce qui s'était passé et ne ressentant aucune agressivité si ce n'était la mienne dans la bâtisse. C'est alors qu'une aile de mon armure s'agita brusquement comme par réflexe lorsque cet autre personne l'effleura. Cette réaction peu commune de mon surplis me tira de ma torpeur et je finis par porter mon attention sur cet homme qui l'avait vraisemblablement agacée. L'aile de mon surplis se referma lentement dans mon dos tandis que je dévisageais désormais le jeune enfant qui se trouvait face à moi.

A la fois surpris et calme, je me demandais comment un si jeune garçon qui paraissait si innocent pouvait posséder un cosmos pareille. Non pas qu'il m'impressionnait mais je m'attendais à voir quelqu'un d'un peu plus... grand. Son regard d'enfant était toutefois pénétrant et capable de soutenir le mien sans céder. C'était là quelqu'un de bien étrange.

Il m'adressa alors la parole ce qui m’agaça au plus haut point vu le ton qu'il avait employé. Sous ses airs d'enfant il ne se prenait pas pour quelqu'un de bas rang. Je le laissais continuer en l'écoutant d'une oreille distraite préférant me concentrer pour tenter de savoir ce qu'il pouvait bien se passer dans ce Sanctuaire avec toutes ces perturbations cosmiques que je pouvais ressentir. La jeune voix innocente s'éteignit et ayant dévié le regard du jeune garçon sans m'en rendre compte, je reporta mon attention immédiatement sur lui. Mon regard avait changé, s'il avait été neutre depuis le début de cette conversation, il était désormais agressif et je semblais prêt à anéantir ce petit être se trouvant là.

Le poing serré, une aura sombre ponctuée de crépitement mêlant foudre et flammes entourait ce dernier. M'éloignant quelque peu de ce garçon, je m'efforçais à me calmer afin de ne pas mettre fin à ses jours immédiatement et être considérer comme un traître par mes supposés alliés.

- Eh bien, je pourrais te demander la même chose. Pourquoi es-tu ici alors que tous sont au combat ?

J'aurais voulu le pousser jusque dans ses derniers retranchements afin qu'il soit lui-même l'objet de sa destruction mais je me doutais bien qu'il ne se laisserait pas berner de la sorte. Les spectres n'étaient pas stupides -pour la plupart je veux dire- et ce dernier avait raison... je devais me rendre au Sanctuaire moi aussi afin de soutenir les troupes des Enfers.

- Tu as peut-être une stature d'enfant mais un cosmos ne trompe jamais. Quand bien même tu sembles faible, j'estime que les lâches n'ont pas leur place dans cette armée, nous combattons jusqu'à la mort ! La prochaine fois, je prendrai ta vie de mes mains.

Tournant les talons, je pris la direction de la sortie. La nuit était là, sombre, obscure et ténébreuse, son voile se répandait partout autour de moi laissant à peine paraître quelques étoiles mais cachant les plus grandes constellations... ceci annonçait la fin des saints imminente. Je déployais mes ailes et d'un puissant bon je m'envolais en direction du Sanctuaire afin de retrouver les troupes infernales et prendre part à cette bataille ! Ce qu'il s'y passait réellement ? Je le découvrirai en étant sur place et par mes propres moyens.


→ Entrée du Sanctuaire [GS]
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Mar 16 Déc - 13:06


Oneiros soutint sans ciller le regard dur que lui envoya le spectre ainsi que la menace de son poing crépitant. Il avait raison, un cosmos pouvait rarement tromper, surtout que celui de l'enfant n'était nullement dissimulé en ce moment et s'ébattait librement dans l'espace.
La cathédrale était le lieu le plus vivant des Enfers. Son seuil, encore fleuri et parcouru d'animaux, fussent des rats, des souris, de simples moineaux et les araignées qui tissaient leur toiles dans les recoins obscurs. Ne possédant pas son propre temple au fin fond des Enfers, considérant qu'Elysion était celui d'Hadès, Thanatos et son père, et que son domaine était les mondes des rêves, accessibles seulement à de drastiques conditions, Oneiros aimait à penser que cet édifice religieux était comme une résidence secondaire pour lui et ses frères. Les âmes des morts voletaient, transpercées par le regard de celles des vivants, dont les yeux étaient aveugles aux esprits. Ici la vie et la mort se côtoyaient comme elles le devaient à une frontière invisible. Ici le rêve et le cauchemar étaient voisins.

Tandis que l'homme énervé se hâtait vers la sortie, la voix de l'enfant résonna dans l'écho de la pièce jusqu'à ses oreilles :


"Je ne suis pas un lâche. Je suis déjà tombé au combat. Là où tu es en retard, je suis en avance depuis longtemps."

Il le laissa méditer ses mots et imagina son expression lorsque, revenant de la Guerre Sainte soit en tant que soldat victorieux, soit en tant qu'âme défaite et ramenée par le sortilège du seigneur Hadès, il apprendrait qui exactement il venait de menacer. D'ici là Oneiros aurait regagné toutes ses forces et ils pourraient s'expliquer à conditions égales, si le spectre refusait de s'incliner simplement par la voie de la diplomatie comme l'avait fait Inferno. Ou peut-être bien que Minos le lui apprendrait en roue et priverait alors l'enfant-dieu de cette petite satisfaction. Allez savoir.

Oneiros apprécia le retour du calme et se mit à déambuler entre les bancs de bois, ses pas résonnant au rythme du mouvement des flammes sur les torchères. Il se sentait particulièrement bien dans cette atmosphère de demi-mesure. Mi-ombre, mi-lumière. Dieu dans un corps de mortel. Éternellement mort et pourtant ponctuellement vivant. Enfant et adulte à la fois.

Une fois parvenu aux portes du bâtiment, les cheveux agités par le vent qui s'accordait au rythme pourtant lointain de celui du Sanctuaire, le dieu caressa de nouveau l'oiseau dans ses mains et lui offrit refuge à l'intérieur des plis de sa tunique, tout en fixant le ciel d'encre au-dessus d'eux.


"Le sang coule et la lune sera rouge demain..."

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Ven 16 Jan - 13:23

(HRP : désolée pour le double-poste nul et court, mais comme je suis légèrement seul en-dehors de la GS, et après un mois de... d'observation acharnée... je cherche quelque chose à faire pour bien garder mon surplis...)

Attendre. Un instant, une éternité. Les yeux rivés sur les grandes portes de la cathédrale et pourtant posés sur deux juges, sur des chevaliers, sur des marinas. Quelques instants seulement, il avait aussi vu un Asgardien allié aux Saints. Rien n'allait comme prévu. Le plan de Minos était un échec. Les chevaliers assombris par un mystérieux ennemi invisible eux-mêmes n'avaient réussi à faire pencher la balance, pourtant puissants.

Malgré tout, au milieu de ce carnage, Oneiros sentait l'afflux des volontés lui redonner la force dont il manquait encore. Personne n'avait succombé à l'horreur des cauchemars, mais ô combien se battaient pour leurs idéaux, pour leurs rêves... Gilles et le Cygne. Les Gémeaux. La Balance. Le Lion. Rhadamante et Ishiro. Le Bélier et l'Asine qui se protégeaient mutuellement. Jack, dont il avait ravivé les souvenirs. La Dragon des mers et la Sirène aquatique.
Tous, le dieu les voyait à travers les yeux de ses envoyés. Tous, ainsi que des millions d'humains, brillaient, se battaient pour quelque chose de cher, pour le garder, pour le venger, pour ce quelque chose que l'on appelait parfois "espoir".

Fermant les yeux un instant, l'enfant-dieu appela à lui toutes ces émanations de cosmos et de volonté humaine. Ils l'ignoraient, tous. Mais lui les soutenait dans l'ombre, dans ces Enfers beaucoup avaient peur. Peut-être était-ce ainsi qu'Hypnos avait voulu ses fils : plongés dans l'ombre pour mieux observer la lumière, la savourer, la conserver.
A travers l'espace et les dimensions, l'essence des rêves entretenus par les humains vint l'abreuver. Il fut bien content d'être seul car la puissance réunie ainsi dans la cathédrale aurait pu rendre plus d'un spectre complètement fou, écrasé par tant de cosmos. Il y en avait des milliers, prenant toutes les formes, toutes les couleurs. Quelques étincelles de chaque personne sur Terre seulement, quelques étincelles qui, alliées à toutes les autres, emplirent le lieu comme la marée haute remplirait une grotte. L'enfant-dieu les absorba toutes, faisant siens les espoirs de tout un monde comme seul un dieu en était capable. Trou noir incarné dans une enveloppe de chair, il drainait les forces inépuisables des esprits humains de par le monde, minute par minute, sans empressement.


"Ne bouge pas Piep, il ne t'arrivera rien."

Blotti contre son corps, il caressa le plumage noir de l'aiglon, serein. Le feu d'artifices cosmiques se prolongea une vingtaine de minutes, parant la cathédrale de fausses aurores et de trompeurs crépuscules, en faisant un bref laps de temps le centre du monde.

Quand le phénomène prit fin, l'enveloppe d'Oneiros était si gorgé d'énergie qu'il irradiait, soleil miniature au milieu des tristes statues de pierre froide. Il assimilait au rythme maximum soutenable par le corps de Léonard, et tout à coup changea de forme. Ses membres s'allongèrent, s'affinèrent, se redessinèrent. L'enfant grandit. Il n'avait pas encore récupéré l'apparence correspondant à l'âge véritable de son hôte, mais avait gagné les traits d'un adolescent, signe d'une amélioration de son état. Quelques tremblements dans les membres lui indiquèrent qu'il ne pourrait faire plus aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Lun 26 Jan - 15:36

Pséma. Enfin un nom à mettre sur la menace insidieuse qui planait sur le Sanctuaire. Le dieu-oracle sourit. Arbhaal avait été finalement plus qu'utile en terme d'informations, sans même qu'il le sache lui-même. Avec un peu de chance, la discussion dans la Cinquième Maison lui en apprendrait un peu plus sur cet être mystérieux et inquiétant qui parvenait jusqu'à retourner les Saints contre leur déesse.

En pleine méditation, il entendit l'écho d'une pensée chercher la sienne. La source était proche de sa seconde chimère, le griffon toujours attaché à Minos dans la Maison des Gémeaux.


"Vous m’avez inspiré sur le champ de bataille, vous avez su réveiller mes rêves ensommeillés. Grâce à vous, j’ai agi de la même façon qu’autrefois, tel un chevalier. J’ai écarté les Ténèbres, mais je n’ai pas su écarter celles de l’Ignorance. Je me sens à la fois incompris et blessé, pourquoi ? Je me sens… si démuni, comme cette fois-là, à Rouen, alors que je contemplais la Mort de Jeanne."

Le dieu onirique sentit l'impuissance poindre dans l'esprit du chevalier, les souvenirs douloureux de son existence première. Il étendit son énergie pour l'apaiser avant que des idées noires ne s'immisce jusqu'à lui.

"Que dois-je faire ?"

L'Oneiroi ferma les yeux, caressant l'oiseau entre ses mains pendant un instant avant de répondre au chevalier. Tout d'abord, pour qu'il l'entende, il devait se rapprocher. Personne ne savait. Personne n'avait compris et remarqué l'utilité des chimères. Dans un silence parfait, le griffon suiveur de Minos émergea de l'obscurité dans laquelle s'était tapie le nouveau Juge du Garuda. D'un geste presque humain, l'apparition posa une patte sans poids ni chaleur sur l'épaule de Gilles et leva l'autre en direction de la sortie vers le Temple du Cancer. Il pencha son bec à son oreille pour murmurer sa réponse, qu'Oneiros lançait à voix haute dans la cathédrale :

"Par votre prière, vous devenez mon champion, Gilles de Montmorency-Laval Rais. Écoutez bien. Plus haut, d'autres oreilles vous écouteront. Gardez-vous du péril et avancez."

Ajoutant une pointe de douceur aux pensées du chevalier, Oneiros lui envoya la vision d'un sourire de Jeanne venue de ses souvenirs. Pleine de lumière, la jeune femme lui tendait la main, l'entrainait avec elle vers l'avant, vers son destin.

"L'Ignorance n'est pas irrémédiable. Ce combat est aussi le mien, chevalier. Nous en parlerons à votre retour. Pour l'heure, restez de lumière, avancez. Seul ou avec les Saints, cela ne doit pas changer votre détermination. Allez."

La chimère hocha la tête respectueusement vers le nouveau Garuda, avant de se retirer avec autant de silence et de discrétion qu'à son arrivée.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Jeu 26 Fév - 16:04

Le chaos régnait sur le Sanctuaire sacré. Grâce à une percée du Juge de la Wyvern, le symbole d'Athènes était tombé, et avec lui la détermination des Saints. Désormais tous fuyaient le joug implacable des spectres, les armées qui déferlaient pour écraser toute once de résistance encore présente.

"Il n'est pas nécessaire de les tuer. Minos... Saisiras-tu l'atout qui se présente à toi ?"

Tel le gardien du tombeau, Oneiros ne pouvait qu'attendre. Dans peu de temps il aurait retrouvé ses forces, trop de temps hélas pour réapparaître sur les anciennes terres d'Athéna et faire cesser les effusions de sang inutiles. Le Grand Pope en personne avait avoué sa défaite, l'honneur commandait de le laisser quitter les lieux en paix. Les spectres avaient-ils de l'honneur ? Là se posait la question.

Soudain, il y eut comme une perturbation cosmique qui troubla les visions du dieu. Cela n'arrivait jamais, ne DEVAIT jamais arriver. A moins que... Il porta de nouveau sur regard vers l'autel sacré de la déesse, vers le Juge qui avait couvert son surplis d'un haut fait d'armes, quand il la vit. Un enfant, non un bébé à l'aura si pure qu'il pâlit.


"Athéna..."

Qu'allait faire Arbhaal ? Qu'allait faire la réincarnation de Rhadamante ? Oserait-il remettre en cause la hiérarchie des forces du monde en levant la main sur la protectrice des Hommes ? Il devait sans doute savoir que cela lui attirerait bien des ennemis, à commencer par les Saints et les gardiens du monde. S'il avait pu, Oneiros se serait volontiers déplacé pour savoir ce qu'il en était de ses intentions et garantir la sécurité du nourrisson. Les dieux avaient leurs propres règles. Qu'on les lui reproche ne dérangeait en aucun cas le maître des rêves. Qu'on les brise en revanche, et ce serait une autre histoire.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Dim 22 Mar - 11:20

Ah l'aventure, cette garce !






=> Sanctuaire d'Athéna

« Je connais le chemin, merci. » ma main rencontra la première gueule venue, informe et grisâtre, d'un de ces trou du cul de mort-vivant. Ce dernier grogna mollement avant de s'écrouler lamentablement par terre. Ses petits copains suivaient le même chemin sans trop me faire chier. « Y'en aura pour tout le monde, c'est ma tournée ! »

Distribution de pains maison, c'était chouette. Et puis qu'est-ce que ça défoulait ! Je n'eus aucun mal a retrouver le chemin, en fin de compte, peu de temps s'était écoulé depuis ma dernière venue. Dans ce décor macabre j'évoluais en territoire conquis, étoile carmine fendant la terre dans une volonté inébranlable de rejoindre sa sœur. Le dernier soudard spectral envoyé dans le décor, je m'arrêtais devant la Cathédrale d'Hadès. Bon sang, c'était laid à en pleurer. J'hésitais quand même, marquant un temps d'arrêt en frôlant les lourdes portes en bois de mes mains. Qu'allais-je trouver derrière ? Une certaine appréhension grimpait en moi.

Un nouveau voyage débutait pour moi et dont je ne connaissais pas l'issu. L'aventure ! Enfin, elle m'ouvrait de nouveau ses bras cette garce ! Et cette perspective de l'inconnu me fit sourire plus que largement. Alors je décidais de me fier à ma première impression et …

« Chaud devant ! »

… faire tout exploser. Et bien quoi ? N'étais-je pas la délicatesse incarnée ? Non ? Ok. Dans un fracas de tout les diables, cet « obstacle » vola en éclat, annonçant ma venue. J'aimais les belles entrées en matière. Ça donnait tout de suite le ton. Avançant dans la poussière qui couvrait pour un temps bref ma progression, je pris soin d'avancer en écrasant les derniers morceaux, comme si ça aurait put être le crâne de mes ennemis. Prenant mes aises, j'avançais au milieu de cette pièce immense à peine baignée par la lueur de quelques chandelles.

« C'est moche, mais en plus c'est glauque et ça pue. Bon, c'est où, les Enfers ? »

J'époussetais ma tenue toute débraillée, ma chemise et mon corset lacéré. On m'avait apprit gosse qu'en entrant dans un lieu de culte, il fallait se montrer humble, chaste et pur. J'enfreignais toutes les règles avec un certain plaisir, repensant brièvement que dans l'une de ces pièces voisines, moi et Arbhaal avions … commis le pêché de chair ? Ah ah … j'allais me faire foudroyer. Et où était-elle à présent la Wyvern ? Je me renfrognais à l'idée de le rencontrer en pareille circonstance. Mais quitte à me foutre dans la merde, autant y aller jusqu'au bout si d'aventure il se trouvait là, quelque part.

Sauf que je ne sentais pas sa présence. Je soupirais d'aise.

« Pas la peine de vous faire chier à m'accompagner, j'fais que passer. Enfin, si je trouve le chemin ... Bordel c'est vraiment moche … » fis-je à l'attention d'une personne que je sentais toute proche, et si éloignée en même temps …




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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Dim 22 Mar - 15:20

L'aurore se lèverait bientôt, tirée par le char céleste d'Apollon. Ce ne fut que lorsque le juge de la Wyvern, Arbhaal, fut vaincu et son corps souillé de la plus barbare des manières, qu'Oneiros s'en rendit compte. Sa chimère, sans plus de réceptacle sur lequel s'appuyer, s'était évanouie dans le flot des spectres inférieurs et l'âme du guerrier avait regagné sa demeure en Caïna, comme il se devait.

Le combat de Minos contre Corell s'était achevé avec l'intervention du Verseau. Le Sanctuaire tombé, Oneiros n'avait plus d'intérêt à le suivre. Il dissipa donc sa dernière chimère et son esprit revint à sa réalité, au calme de la cathédrale qui fut soudain brisé par l'arrivée plutôt brutale d'un cosmos qu'il avait déjà ressenti auparavant.

Une fois les portes pulvérisées, celle qui s'était présentée comme la Sirène Maléfique auparavant et qui n'était désormais plus que la Grande Prêtresse de Poséidon s'avança sans respect aucun sur la passerelle entre le monde des vivants et celui de morts, la demeure dans laquelle le dieu des Rêves, des Cauchemars et des Oracles avait choisi de s'établir.


"Pas la peine de vous faire chier à m'accompagner, j'fais que passer. Enfin, si je trouve le chemin... Bordel c'est vraiment moche…
-Mary Red, de votre vrai nom Satine, Grande Prêtresse de Poséidon. Vous n'êtes pas morte."

Les derniers mots avaient claqué avec fermeté, soulignant la réalité de l'enjeu qui se mettait en place.

"Je ne puis donc vous laisser passer."

Le jeune homme se leva de l'autel sur lequel il s'asseyait beaucoup ces temps-ci, y déposa un Piep encore tout ensommeillé qui s'était réveillé sous le fracas des deux grandes portes. Le surplis des Rêves à ses côtés, Oneiros s'avança dans la nef d'une démarche hiératique. D'un simple geste de la main en sa direction, il projeta son cosmos vers elle, plus loin même, et les deux grandes portes rassemblèrent leurs débris avant de se reconstruire comme si rien de tout cela ne s'était produit.
De son côté l'adolescent s'était mis à luire : sa peau, ses yeux, son corps entier appelait à lui une nouvelle fois les songes des Hommes, qu'ils soient espoirs ou terreurs. Elle eut le privilège de voir des centaines, puis des milliers d'étincelles lumineuses s'accumuler autour de lui, voix lactée composée d'étoiles de rêves et de cauchemars qui s'imprégnaient en lui. En quelques secondes, son corps changea pour devenir celui du jeune homme qu'était Léonard, son âge retrouvé ainsi que la puissance qu'il était capable de contenir ou libérer selon son désir. Derrière lui, son surplis se mit à luire à l'unisson, comme approuvant son retour, sans toutefois quitter sa forme totémique. Avait-il besoin d'une protection alors qu'il ne comptait nullement combattre ?


"Hum... Veuillez me pardonner si je me trompe, mais il y a de cela peu, vous promettiez une alliance entre les marinas et les spectres pour la sanglante nuit qui vient de se terminer. Or, les vôtres se sont retournés contre nous et vous avez même tenté de stopper l'entreprise de votre amant, le juge Arbhaal de la Wyvern. Votre cœur si fragile cherche-t-il vengeance ou réconciliation en ces lieux ?"

Pas d'ironie dans sa voix, simplement le ton posé du chirurgien qui se prépare à opérer son patient à cœur ouvert -et de cœur, il y avait lieu d'en guérir un ici.
Visage neutre, le dieu tourna le regard vers la statue représentant son père.


"Je considère cet édifice comme ma demeure, et vous en insultez la beauté, vous prétendez en trouver le chemin et le franchir comme si vous cherchiez simplement le chemin des latrines. Je ne suis pas disposé à vous aiguiller dans ces conditions."

Un nouveau geste et il fit s'éteindre les encens qui purifiaient l'atmosphère trop morbide. Les portes grandes ouvertes amenèrent un courant d'air bienvenu avant de se refermer sur eux, éclairés par des centaines de bougies dispersées dans les recoins. Il fit quelques pas de plus en avant, plongea son regard d'encre dans le sien, blanc l'espace d'un instant seulement, avant de croiser les bras.

"Connaissez-vous le mythe du chantre Orphée et de sa belle Eurydice ? Il y a fort longtemps, Eurydice mourut des suites d'une morsure de serpent. Orphée, inconsolable, la pleura des jours et des nuit durant, avant de se rendre en Enfer. Il charma par sa musique le gardien Cerbère, puis le Seigneur Hadès en personne, qui lui octroya de retrouver l'âme de sa fiancée à l'unique condition de ne jamais se retourner pour la regarder en chemin. Le musicien acquiesça et s'en fut avec l'âme de la nymphe. Mais... parvenus au seuil des Enfers, il ne résista pas à la tentation, et l'âme disparut définitivement. Si vous souhaitez tenter la même expérience avec Celsius des Poissons, vous devez savoir qu'il est bien plus loin et plus inaccessible que ne le fut Eurydice. Et aussi, que le divin Hadès ne commet pas deux fois les mêmes erreurs. Donnez-moi dans ce cas une seule bonne raison de vous laisser aller à votre aise."

Ô humain, naïf et obstiné, par ton cœur si souvent aveuglé.

"Renoncez, Mary Red. Cette entreprise ne vous fera que souffrir davantage. Arbhaal de la Wyvern. Celsius des Poissons. N'ont-ils pas déjà piétiné votre confiance et l'amour que vous leur portez ? N'ont-ils pas ébranlé vos convictions, bouleversé votre monde ? N'y a-t-il pas déjà suffisamment de questions auxquelles vous devez répondre ? Pourquoi suis-je la nouvelle Voix de Poséidon ? Ma sœur Ann est-elle en sécurité, ainsi que mes enfants ? Mon père changera-t-il un jour en un être meilleur ? Pourquoi ne puis-je pas être libre et heureuse ?"

Le visage du dieu dévoila une expression navrée tandis qu'il rompait la distance entre eux pour ne plus être qu'à deux pas d'elle.

"Pourquoi la Mort me suit-elle à chacun de mes pas ? C'est ce que vous vous demandez n'est-ce pas ? Je vois son bras sur vos épaules. Vos cauchemars qui vous enveloppent tel un manteau de glace et de sang."

Tout à coup il fit demi-tour, sans se soucier du fait qu'elle pourrait l'attaquer dans le dos. Il remonta la nef jusqu'à revenir près de son surplis, frôla celui-ci du bout des doigts puis alla caresser l'aiglon laissé sur l'autel. Celui-ci piailla un moment, seule note de vie dans ce décor lugubre, avant de se laisser aller de nouveau au bras du Rêve.

"Réfléchissez bien, prêtresse. Que voulez-vous vraiment ?"
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Dim 22 Mar - 16:19

Ce qu'elle veut, c'est me parler... Ou me tuer éventuellement.

Ma voix résonna tel un claquement de fouet, directe, froide, dénuée d'expression et de passion. Hormis une pointe de colère glacée à peine perceptible dans mon intonation. D'un geste puissant, j'écartais les portes d'airain, qui avaient menacer de se fermer sur moi par la pensée du fils d'Hypnos. Le hasard, ou la destinée, faisait bien les choses. Après ma brève visite à Guideca, mon objectif avait été de me rendre séant pour informer Oneiros des projets futurs de nos armées, et du bilan de cette guerre sainte. A quelques distances de la cathédrale, j'avais ressenti ce cosmos si familier, sans m'en étonner outre mesure. Elle était vivante, et c'était le principal. Paré de mon surplis immaculé, le visage propre de toute blessure ou tache de sang, je me montrais sous mon jour le plus flatteur. Celui du juge ressuscité par la volonté de son souverain. Pour Mary qui m'avait vu, voila encore quelques heures, comme un cadavre ambulant, le choc ne serait pas des moindres. Une fois parvenu à distance raisonnable de la divinité et de la prêtresse au caractère aussi flamboyant que sa chevelure, je tournais mon attention vers le premier de mes interlocuteurs.

Sauf votre respect, seigneur Oneiros, je vous serais fort gré de ne pas me mettre sur le même plan que feu Celsius des Poissons. Je prendrais une éventuelle récidive pour une réelle offense. Ma relation avec la grande prêtresse de Poséidon ne regarde que nous.

Je ne comptais pas m'en cacher, je n'avais absolument pas gouté les dires du fils d'Hypnos. Quel était son objectif ? Faire vaciller le peu de confiance que Satine me portait encore ? Pourquoi ? Hormis le risque de déclencher mon ire ? Entre les diverses trahisons et désobéissances des spectres lors de cette guerre, je n'avais vraiment plus la patience de supporter un énième coup fourré d'un autre fils des enfers.
Mon regard intense se tourna alors vers la seule lumière de mon monde. Son arrivée brusque et irrespectueuse ne pouvait que m'attendrir, tant ce comportement lui ressemblait. Cette fougue, ce grain de folie faisaient d'elle l'être unique capable de briser la gangue de glace qui enfermait mon coeur. Nous avions bien des choses à nous dire, des reproches mutuels à nous faire. Mais revoir si vite son doux visage suffisait à me donner le courage d'affronter sa probable colère.

C'est bien cela, Mary ? Es-tu venue pour moi ou dans un autre but ? Quoi qu'il en soit, tu peux me suivre en mon palais si le cœur t'en dit. Sous ma vigilance...

J'appuyais cette dernière phrase par une œillade en direction du fils d'Hypnos. S'interposer reviendrait à énoncer son manque de confiance envers moi. Et je doutais qu'après les paroles qu'il avait proféré envers moi et mes actes vis à vis de Mary, le dieu ait un intérêt à me contrarier de nouveau.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Dim 22 Mar - 17:18

Jalouse de la Mort






Un sourire carnassier se dessina sur mes lippes, dotant à l'ensemble de mon visage, un regain d'humanité. Car, en se penchant sur mon regard, on pouvait deviner dans celui-ci mes sombres projets : j'étais heureuse de constater que mon instinct ne m'avait pas trompé ! Quelqu'un gardait ces lieux en l'absence de l'armée d'Hadès. Et cette personne, cet étranger, en le contemplant, me mit mal à l'aise. Ses yeux posés sur moi me donnaient l'impression qu'il me mettait à nue. Je n'aimais guère que l'on puisse si bien lire en moi. Surtout d'un simple regard. Ce malaise passé, je carrais les épaules pour me donner de la contenance. J'ouvris alors la bouche pour répondre à ses premières paroles, sur un ton ne laissant place à aucune interprétation.

« Alors vous comme œil de lynx … Pourtant vous vous trompez. »

J'allais enchaîner mon petit discours quand, se déplaçant vers moi, l'inconnu projeta son énergie. Transpercée de plein fouet, même si je n'étais visiblement pas la cible de cette démonstration de puissance, j'eus désormais la certitude que je n'étais pas en présence de n'importe quel pégu. Je me tournais à demie, dissimulant tant bien que mal ma surprise et regardais en silence la grande porte de la Cathédrale se reconstituer.

« Pratique. » soufflais-je mi-amusée, mi-méfiante face à cette sensation grisante qui ne me quittait plus. « Donc c'est vous le Cerb... Putain de merde. »

Concentrant de nouveau mon attention sur l'énergumène, j'eus un geste de recul face à tant de clarté. Celle-ci, telle une vague, avala les ténèbres, me montrant à quel point j'avais eu tord. Ce lieu était un véritable joyau. Après la lumière, les ténèbres reprenaient leurs droits, se disputant les faveur des flammes des bougies qui vacillaient et dansaient frénétiquement. Perdue dans mes songes, je laissais le maître des lieux s'exprimer à loisir sans l'interrompre. Soumise par leur justesse et leur dureté, j'accueillais ses paroles dans un silence révérencieux.

Sa comparaison avec le mythe d'Eurydice et de son aimé m'arracha un nouveau sourire, contrit. C'était surprenant à quel point cet « homme » me perçait à jour. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine à mesure que ses mots m'atteignaient avec une force insoupçonnée ! Preuve que j'étais bien vivante ! Non je ne l'étais pas, non je ne l'étais plus, plus tout fait. Tristement je songeais de nouveau à ma lutte contre Arbhaal, puis celle contre Celsius des Poissons. J'avais du sang sur les mains, le cœur lourd d'un désespoir assourdissant.

« Faut pas déconner quand même, je n'irais pas jusque là, non. Puis je me sens un peu con d'avoir dis ça, maintenant que je suis ici, au seuil des Portes de la Mort. Je regarde … et … »

Je désignais l'ensemble de la nef qui brillait en majesté, baignée par les lumières colorés des vitraux d'un grand geste de la main.

« Renoncer ? Non, ce n'est pas un mot qui fait parti de mon vocabulaire. Une O'Bannon n'abandonne jamais, ne tourne jamais le dos à ses erreurs. Si je suis ici c'est pour ... »

Je continuais de le suivre des yeux, quand, d'un seul coup, je fis volte-face pour me retrouver à quelques pas d'Arbhaal. Finalement, tu te trouves déjà en ces lieux ? Sa voix me glaça les sangs, menaçant d'ébranler ma détermination. Oui, pourquoi était-je ici ? Je me décomposais peu à peu, cependant je n'avais pas le droit de faillir. Je n'avais plus ce luxe désormais.

« Je suis venue ici pour offrir ma vie au Seigneur Hadès, en l'échange de celle de Celsius des Poissons. »

J'étais parvenue à le dire. En fermant les yeux pour ne pas voir la réaction d'Arbhaal.

« Je l'ai privé de sa vie, cela n'aurait jamais dû se produire, pas ainsi, ce n'était pas à moi de le faire ! Et oui ! Oui, je suis jalouse que la Mort l'ai choisi lui plutôt que moi ! » le timbre de ma voix se faisait crescendo et vibrante, sur le point de se briser. « J'ai décidé d'emmerder la Mort. De la braver, de comprendre. Je veux des réponses. » Je soupirais, lassée. « Je n'ai fait que me trahir toute seule, me mentir toute ma vie. »

Je braquais mes yeux de jades, vides et ternes, vers Oneiros, puis Arbhaal. « Je suis déjà morte. Je ne désire qu'une seule chose : me rendre là où est ma place. Ma véritable place. Après de toi … »

Terminais-je dans un murmure presque inaudible. « Alors vous allez me laisser passer. Ou je vous botterais le cul à tous les deux ! »

J'étais jalouse de Celsius. Jalouse à en crever. Jalouse que la Mort l'ai emporté dans son Royaume ... et pas moi.




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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Dim 22 Mar - 18:36

Le dieu resta dos au couple, -ou à l'ancien couple, c'était un peu difficile à déterminer-, le temps nécessaire à Arbhaal pour encaisser la nouvelle et, si besoin, se refaire une contenance. Le dialogue prenait une tournure qui suggérait sa présence en trop : ces deux-là avaient des choses à se dire, et pourtant. Il ne pouvait partir maintenant. Pas en ayant gardé la cathédrale tout ce temps, pas maintenant qu'il avait regagné ses forces et pouvait, devait même protéger l'accès au lieu de repentance des morts. Il n'était pas devenu subitement dévot à Hadès, mais l'équilibre du monde voulait, exigeait même que les vivants restent avec les vivants et les morts avec les morts. Les exceptions trop répétées avaient tendance à produire de mauvais exemples pour les sous-fifres insolents.

Lorsqu'il se retourna, sa mine était sévère, son regard aussi noir que la nuit trouva naturellement celui d'Arbhaal. Ils étaient, en cette ère, égaux. Que le juge lui suggère d'aller voir ailleurs ne signifiait pas pour autant qu'il était tenu de le faire, et cela Oneiros espérait qu'il le comprenne sans avoir à le lui dire à haute voix devant cette femme qui n'était pas des leurs.


"Sauf votre respect, juge Arbhaal, votre relation me regarde ainsi que les juges du Griffon et du Garuda pour la simple raison que nous sommes chargés, nous aussi, de diriger les armées des Enfers, et que votre précédente promesse, à savoir celle de recevoir des renforts fiables de la part des marina, n'a pas porté ses fruits."

Un fait. Simplement un fait. Il n'y avait aucune humiliation dans ses mots. Peut-être ainsi la Wyvern assimilerait-elle le message qu'il essayait de lui faire passer ? Qu'allait-il dire maintenant qu'elle lui avait craché au visage qu'elle venait pour un autre que lui ? Qu'elle venait pour mourir ?

Le dieu projeta sa conscience vers les Enfers. Le tribunal des Enfers. Les différentes prisons. Quelqu'un comme Celsius des Poissons devait avoir atterri dans un endroit particulièrement douloureux. Le Cocyte par exemple.


"Une O'Bannon... Oui j'ai cru comprendre l'obstination de votre famille."

Un sourire amusé passa sur les lèvres du dieu, qui s'évanouit bien vite en songeant que Phantasos avait promis de mettre fin aux jours du marinas pour l'avoir vaincu et renvoyé en Enfer... A ce sujet, il faudrait qu'il aille s'enquérir des faits réels. Au dernier passage de la Wyvern dans le temple du Lion, il avait vu par sa chimère que le général était toujours vivant. Bien amoché, mais vivant. Mais ce n'était pas le moment de penser à cela.

"En tant que dieu des Rêves, je puis entendre votre requête, mais pas y accéder. On ne renvoie une âme des Enfers simplement en le souhaitant. Et qu'en feriez-vous ? Vous n'avez pas amené avec vous son enveloppe charnelle. Cela signifie donc qu'il renaîtrait en tant que spectre ou bien périrait aussitôt. A moins que vous ne deveniez vous-même l'une des nôtres, ce que vous avez je crois catégoriquement refusé, en présence d'Arbhaal de surcroît."

Un regard à l'adresse de l'intéressé, sans doute stupéfait et probablement outré par le discours qui se tenait devant lui. Mais s'il était assez intelligent pour lire entre les lignes, il aurait deviné qu'Oneiros ne voulait aucun mal à la sirène. Il ne faisait qu'énoncer vérité sur vérité, la dissuadait même en quelque sorte de courir après Celsius. N'était-ce pas une bonne chose pour la Wyvern en fin de compte ?

"Mary Red. Vous vous êtes mentie et trahie comme vous dites. Alors réfléchissez un instant. Si vous êtes la seule responsable de vos maux, c'est en vous que se trouvent les réponses que vous cherchez, ce n'est pas la Mort qui les détient. Et personne ne peut dire ce qu'il se serait passé si vous n'aviez pas tué le chevalier des Poissons."

Cette fois, le dieu Oracle ne se contenta pas d'approcher la jeune femme, il plongea directement en elle, prit possession de son esprit. Plaquant une main sur son visage pour qu'elle ferme les yeux, il lui insuffla une sensation de vide total, dénué de colère, de tristesse, de rancœur, supprimant toute émotion. Puis, quand ses muscles se furent détendus, il lui fit ressentir une profonde plénitude, lui montra ce qu'elle avait toujours voulu voir, ce qu'elle cherchait par-dessus tout depuis si longtemps.

Des visions de grands espaces, des plaines, des montagnes sauvages, des océans sans limite, des déserts, lieux froids ou chauds, habités ou vierges de présence humain. Elle chantait, dansait, défiait, enivrait ses sens de toutes les manières. Elle était libre. Libre de voir, de faire, d'aller où elle voulait, quand elle voulait. Plus de prêtresse, plus d'obligations.

***Ce moment n'appartient qu'à vous, Mary.***

Pendant quelques minutes, elle ne fut plus que bonheur, chaleur, apaisement. Oneiros regardait en elle spirituellement mais intimait à Arbhaal du regard de ne pas approcher. Pas tant que son pouvoir allégeait ses épaules du poids de ses peurs. S'il l'aimait, il comprendrait.

En douceur, l'Oneiroi retira sa main de son visage, s'effaça devant la réalité qui la reprenait dans son étau. Il recula de quelques pas, en silence. Ajouter quelque chose maintenant ferait pencher la balance, pourtant il ne dit rien. C'était à elle de trouver sa voie, de tirer des leçons de ses erreurs. Après ce moment de soulagement, intense, elle pouvait réfléchir avec les idées claires.
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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Lun 23 Mar - 18:24

(Oneiros, on fait un duel de pouce pour régler ça ? Razz )

Je pensais être le genre d’homme doté d’un cuir assez épais pour encaisser bien des nouvelles catastrophiques, des bouleversements divers sans faillir. Un tempérament de feu pour mieux couvrir un esprit calculateur et rationnel. Pragmatique. Pourtant, la scène qui se déroula sous mes yeux médusés fit trembler les bases même de mes acquis sur ma personne et ce que j’en savais. Lorsqu’un homme atteint les limites de ce qu’il est susceptible d’encaisser, peu d’options s’offrent à lui. La première étant la colère, la violence, le déchainement visible de sa frustration. Pour ma part, mon instinct me poussa à laisser libre court à la seule possibilité qui s’offrait à moi. L’écho de la cathédrale des enfers devait être bien plus familier de l’amplification des chants religieux que du rire qui fusa de ma gorge. Un éclatement d’amertume à l’état brut. Un voile de dérision posé sur une désillusion et une folle ironie. Face à la folie, la meilleure réponse demeure l’incrédulité. Mais cet état d’évacuation naturelle de stress laissa vite place à un silence interrogateur. Ce qui laissa le temps à Oneiros pour expliquer à ma douce les règles de la résurrection et l’impossibilité de valider sa requête. Je me gardais bien de préciser que Minos semblait avoir obtenu un accord inverse, par la faveur du seigneur Hadès. Pour l’heure, je préférais garder cette carte en main. Toutefois, le fils d’Hypnos commençait sérieusement à éroder ma patience.

Je pense qu’une donnée majeure vous a malencontreusement échappée, seigneur Oneiros… Les armées de notre seigneur sont victorieuses. Le Sanctuaire d’Athéna est entre nos mains. Ce qui rend votre diatribe sur le manque de fiabilité de nos prétendus alliés, peu opportune. Surtout si vous l’adresser à l’homme qui a lui-même mis fin à cette Guerre en détruisant de ses mains la statue de cette pathétique déesse.

Mon rictus se fit plus sucré, avant de virer à l’acide.

Mais comment vous blâmez ? Je n’ai pas le souvenir d’une longue participation de votre part sur le champ de bataille. Je m’abstiendrais de juger vos résultats guerriers. Veuillez donc en guise de reconnaissance, bien vouloir fermer les yeux sur mon entrevue en mon palais avec cette noble dame. Vous comme moi devons répondre de nos actes devant le régent des Enfers. Si mon attitude vous déplait, n’hésitez pas à lui faire un rapport avec toute la rhétorique avec laquelle vous excellez…

Je n’avais nulle envie de poursuivre cette discussion vaine et dénuée du moindre intérêt. L’attitude de Mary me surprenait d’autant plus qu’un tel sacrifice ne lui ressemblait en rien. L’inquiétude à son égard commençait à sérieusement me ronger. Je tournais donc mon attention vers elle pour la dévisager d’un regard en apparence dur, mais où elle saurait lire mes réels sentiments.

Nous devons parler. Vraiment. Viens avec moi.

Par réflexe je tendis ma main vers elle pour qu’elle la saisisse comme elle savait si bien le faire. De sa poigne si douce et si forte. Si Oneiros voulait empêcher notre entrevue, il devrait se dresser contre moi. Une option incongrue. Même si ce mot signifiait de moins en moins à mes yeux.

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Lun 23 Mar - 18:59

Abandonnez toute espérance






Quelle était cette nouvelle joute à laquelle se livrait ces deux-là ? Pour quelles raisons s'opposaient-ils l'un l'autre ? Je restais spectatrice de cet échange acide, prenant pourtant en considération, les paroles que le Dieu m'adressaient : on me prenait à partie après tout. Mais, de là à me laisser l'occasion d'en placer une … c'était une autre paire de manche. Les vérités pleuvaient sur moi sans toutefois m'atteindre tant je m'en fichais, tant j'étais résolue à tout tenter. Encouragée par mon cœur qui criait son désespoir à chaque battement, cette image de Celsius qui s'envolait en un millier de pétales s'imposa à moi … Il ne possédait aucun corps. Je n'avais sut préserver son réceptacle de chair et de sang, je n'avais pas eu conscience de l'importance de ce détail.

Mais à quoi je pensais ?

L'Oneiroi savait déjà que je possédais les réponses à mes questions. Je me bornais juste à vouloir … quoi au juste ? Ou plutôt, je cherchais à me prouver quoi ? Quelle était la véritable raison de ma venue ? Elle se trouvait sous mes yeux. Mais cela, je ne l'admettrais pas, pas tout de suite. Car l'échange qui allait naître entre nous serait peut-être aussi destructeur que bénéfique. En m'aveuglant, je me laissais un sursit.

J'avais tout de même une vieille promesse à honorer. Celle de ramener le père de mes enfants. Quoiqu'il m'en coûte. « Quoi ? »

Je n'avais pas fait attention à la divinité, et sa volonté de me démontrer mes tords. Sa main se plaqua sur mon visage, me faisant sursauter et me figer telle une statue de sel. Complètement prise au dépourvue, mes yeux d'eux-même obéirent à la volonté du Dieu des Rêves. Je me vis alors transportée, totalement libre. Ce sentiment si grisant me fit l'effet d'une grande claque. Quand cela cessa, j'ouvris un regard écarquillé. Non pas par ce que j'avais vu, mais par ce que j'entendais. Ce rire me glaça le sang sans que j'en explique la raison.

« Bon sang, ça y est t'as pété un plomb. » lâchais-je malgré moi en observant Radamanthe.

Son regard ne laissait pas de place au doute : je l'avais profondément surpris, probablement déçu. Mais son fiel, il le déversa sur la déité des songes plutôt que sur moi. Je lançais à ce dernier un regard désolé, et reconnaissant à la fois. J'haussais des épaules en commençant à m'éloigner tout en cherchant la main d'Arbhaal.

« Oh vous inquiétez pas, chacun son tour. Et … merci … »

Lui glissais-je en me détournant tout à fait de celui qui m'avait fait reconnaître au moins une chose : j'avais perdu de vue mon plus grand Rêve. Celui de fendre les flots, d'être libre. D'être moi, pas Mary Red.

Satine, tout simplement Satine.

Guidée par le Juge de la Wyvern, j'allais finalement trouver le chemin des Enfers. « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance. ». Sans doute allais-je suivre ce credo, désormais. Découvrir les Enfers n'avait rien de réjouissant pour moi, même si ma curiosité naturelle me poussait à regarder dans toutes les directions, la lucidité qu'avait fait naître en moi Oneiros me rendait presque … inexpressive. Plus j'avançais dans les ténèbres, plus mon cœur lui, y trouvait sa place. Ma main serra davantage celle du Spectre. S'il se retournait pour me regarder, il serait surprit de me voir le regard vide de toutes émotions, comme si, en le suivant, j'abandonnais toute humanité.

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MessageSujet: Re: [Mai 1755] Retour d'Asgard et préparatifs...   Mar 24 Mar - 13:52

(Ouais, viens je t'attends ! On va régler ça entre hommes ! *arme ses pouces* pirat )

Ce juge avait-il perdu son discernement en même que son combat contre Eren, pour ainsi dévoiler des informations sans retenue devant la marina ? Elle était peut-être sa maîtresse, ou sa compagne, ou qu'importe ce qu'elle était à ses yeux, mais elle restait une âme extérieure aux Enfers, et la règle voulait qu'on ne laisse pas entrer les vivants si loin sur les terres du Sombre Monarque, à moins qu'il ne s'agisse d'un spectre. Il pouvait bien faire valoir le statut de Grande Prêtresse de la pirate, il était évident qu'elle ne venait pas pour une affaire diplomatique, rendant l'excuse caduque.

Ses arguments auraient autrement été bons si Oneiros avait été l'un de ces Inferno assoiffés de sang et de vengeance. Présentement ils tombaient dans l'oubli aussi vite qu'ils en étaient sortis.

Le dieu resta impassible, répondit simplement aux quelques murmures de la sirène par un hochement de tête. Il comprenait. Cette femme n'avait rien à faire ici, elle était venue sous le coups de la détresse, elle n'avait pas à assister à un échange pareil. Et son fougueux caractère avait repris le dessus en même temps que le vent d'un nouvel avenir avait soufflé sur les braises de son rêve retrouvé. En ce qui la concernait, Oneiros avait atteint son but.

Il s'écarta du passage, non sans lancer un dernier appel à la Wyvern avant qu'ils ne franchissent le gouffre menant au monde des morts :


"Vos menaces ne m'atteignent pas plus que vos insultes. Si Hadès me reproche quelque chose, j'en paierai le prix. En revanche je serai heureux de pouvoir vous expliquer en détails le pourquoi de votre égarement. Encore une fois vous me jugez sans comprendre le sens de mes paroles, vous ne faites qu'effleurer la surface. Je n'ai jamais prétendu vous empêcher de retrouver votre dulcinée en privé, alors fort bien, allez donc. Les conséquences seront toutes à votre charge. Et lorsque vous en aurez terminé, faites-moi signe. Nous devons nous aussi tenir conversation."

L'Oracle soupira. Les dernières heures avaient été plutôt fortes en émotions et être confiné dans les murs de cette cathédrale, pourtant si douce à son repos, commençait à l'étouffer. De la même façon qu'il les avait fermées, il en rouvrit les portes sur le prisme naissant des couleurs de l'aube. Il récupéra Piep et le caressa un moment.

S'inspirant de l'aiglon, il laissa sa magie opérer sur son propre corps : une magnifique paire d'ailes aussi noires que les plus profondes ténèbres jaillit dans son dos, lui donnant un air d'ange déchu. Il sortit de l'imposante bâtisse et les déploya sur fond de ciel flamboyant puis prit son envol, ombre portée par le vent.


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