RPG Saint Seiya : Saints Of The Past
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 [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]

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Aiakos


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MessageSujet: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Sam 11 Oct - 17:09

[Mai 1755] Mélopée oubliée
Quelques jours, quelques semaines tout au plus s'étaient écoulés depuis son départ de la cathédrale. Il ne lui avait fallu que quelques minutes pour rejoindre son navire et guère plus pour lever l'ancre, mais volontairement il s'était fait oublier. Assis au sein de son trône, L'oiseau de mauvais augure sillonnait les cieux. Paisiblement adossé, un sourire au coin des lèvres, il dirigeait du haut de son perchoir, un navire bien garnis! Sur le pont, tout le monde était sur le qui-vive, seul lui demeurait impassible, statique, se contentant de vociférer des ordres à qui de droit, quand le travail ne lui semblait pas correct. Personne au sein de ce navire n'avait assez de légitimité pour lui refuser ce comportement, c'était son navire et il le faisait savoir! Ces hommes le craignaient bien plus qu'Hadès lui-même, ils le savaient tous, quiconque oserait se rebeller subirait son courroux. Ce n'était certainement pas la présence de ses deux "invités" qui y changerait grand-chose, d'une part, car l'un d'eux lui avait juré allégeance et d'autre part, car son autorité il la détenait du Dieu des enfers lui-même!

Il les avait laissés vaquer à leurs occupations, ne réclamant d'eux que leur présence le moment venu! D'ailleurs, le comportement de son subalterne et souffre douleur préféré, l'avait quelque peu surpris à son arrivée! Il semblait détaché, changé, comme si son comportement allait de soi avec sa physionomie de pantin ambulant. Jeté dans un mutisme pour le moins morbide, ce n'était pas son comportement qui l'avait le plus interpellé, mais bien plus l'étrange émanation cosmique qui se dégageait de son être! Un flux bien supérieur à celui qu'il détenait jusqu'à présent. Seulement, il n'était pas le seul à avoir changé... Si le Bourreau s'en était aperçu, il aurait pu remarquer que le Surplis porté par son commandant brillait de mille feux, comme s'il rentrait en résonance avec son porteur. Et que dire du cosmos qui s'en dégageait jusqu'à là, il n'avait plus rien de comparable à celui qui l'animait lors de leur dernière rencontre, désormais, il semblait bien plus néfaste, machiavélique!

De bon augure pour la suite des évènements et à plus forte raison que la guerre qui s'annonçait, risquait d'être titanesque. On aurait pu d'ailleurs lui reprocher de s'entourer de spectres de rang inférieur pour cette mission, mais lui plus que quiconque savait ce qu'il faisait et les évènements ne lui avaient pas donné tort. Gilles était sans doute le plus qualifié pour l'accompagner et le fait que la jeune fille qu'il disait protéger, se soit montrée aussi impétueuse n'était pas pour lui déplaire. À eux trois ainsi qu'en présence des guerriers du nord, la partie n'avait pas commencé qu'elle semblait déjà terminée! Cependant, face aux Saints de l'espoir, mieux ne valait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué! C'est la raison pour laquelle, ils étaient en ce moment même en train de rallier les cotes italiennes, afin de rencontrer les chevaliers du froid! Il n'était que le représentant du Royaume infernal auprès des Asgardiens, qu'un commandant à la solde d'un seigneur tout puissant, mais penser qu'en raison de ce titre, il n'avait aucune légitimité aurait été une grossière erreur!

Bientôt, la lune s'éclipsa subitement, cachée peu à peu par une immense silhouette aux contours familiers. Arrivé au point de ralliement, non loin d'un amas rocheux, la perle noire s'était stoppée dans les cieux, jetant les alentours dans le noir le plus total. D'en bas, les habitants encore éveillés ne comprendraient sans doute pas ce qu'il se tramait, mais pour ceux qui connaissaient la légende, la disparition de la lune n'était guère de bon augure, elle annonçait la mort! Alertés vraisemblablement par l'arrêt du navire, ses deux homologues s'étaient joints à lui, avant que d'un geste d'agacement, il ne brise le silence qui s'était installé:
    « Nous sommes donc les premiers arrivés... » Dit-il, tandis qu'il venait de quitter son siège pour la première fois, avant de reprendre « À croire qu'à force de vivre en autarcie ils en ont oublié les bonnes manières... »
D'un pas feutré, il se dirigea en direction de la proue du navire afin de jeter un oeil en contrebas. D'en haut, tout semblait microscopique, miniature à l'image d'une fourmilière et de ses petits habitants! Cependant, contrairement à ces êtres incroyables, Aiakos n'avait aucune considération pour la race humaine, elle ne lui intimait que dégoût et aversion! Dos à l'ensemble de son armée, ll semblait inanimé, gagné par un mutisme sans précédent, en communion avec soi-même. Mais alors que tous les regards étaient portés sur lui, attendant qu'il donne ses consignes, l'oiseau au sombre pelage, tourna simplement la tête dans leur direction, avant de leur adresser un grand sourire carnassier accompagné de quelques mots:
    « Ah, nous avons de la visite! »
Sans en expliquer la raison, il venait de prononçait ces quelques mots. L'espace d'un instant, on aurait pu croire à de la folie, mais bien vite, un cosmos jusqu'alors imperceptible se déversa dans les alentours. Comme s'il annonçait la venue de quelqu'un, cette vague cosmique s'intensifia au fil des secondes. Comment se faisait-il qu'il avait ressenti cette présence avant tout le monde? Serait-ce l'oeuvre de ses nouveaux pouvoirs? Peu importe les raisons, toujours est-il qu'il avait raison! Seulement, la vraie question était de savoir s'il s'agissait d'un allié ou d'un ennemi, car dans l'immédiat rien ne lui permettait de le déduire! Désormais tourné en direction du point le plus culminant d'où ce cosmos se répandait, Aiakos attendait, les mains croisées, d'un air altier et sûr de lui. Peu importe à qui il aurait affaire, un geste brusque et tout ce qu'il en resterait ne serait que poussière.


Dernière édition par Aiakos le Dim 26 Oct - 23:34, édité 3 fois
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Satine


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Mer 15 Oct - 0:26

Ton bateau vole PUTAIN






Enfin libre de m'envoler où bon me semble, au gré du vent je me laissais guider. Sa main balayait ma chevelure tantôt sanguine, tantôt blanche comme les nuages que je traversais. Depuis quelques temps, j'errais dans les cieux à la recherche du Garuda. Quand j'étais partie à sa recherche dans les Enfers, ce fut pour apprendre qu'il avait déjà quitté les lieux. C'était bien ma veine. J'étais donc partie à contrecœur, laissant Arbhaal derrière moi. Oh, j'étais sûre qu'il saurait meubler son temps sans moi, occupé comme il allait l'être avec le Griffon. Planifier une guerre n'avait rien de réjouissant. J'avais bien fait de me barrer. Au moins, j'espérais en tout cas, rencontrer le capitaine de leurs navires aurait de quoi susciter mon intérêt. Je ne pensais pas que le rechercher demanderait autant de temps !

Si j'avais choisit de ne pas faire appel au Black Pearl, c'était pour me laisser ce temps pour moi, rien que pour moi où je pourrais errer seule avec mes pensées.

Je n'osais croire que tout ceci était réel : j'étais morte, vaincue par le poison de celui qui avait prétendu m'aimer, rassemblant mes maigres forces pour donner la vie. Et pour quoi ? Ne pouvoir serrer mes filles contre moi me rendait ivre de rage. Dans ces moments là, les cieux se paraît d'une belle couleur vermillon. Déverser ma colère et ma frustration à la face du ciel tantôt bleu, tantôt noir était vain : je ne me sentais pas mieux. Pire que tout, je sentais poindre un sentiment que je parvenais à peine à contenir. Se pourrait-il que mon ire à l'encontre du Saint des Poissons me fasse sombrer dans les ténèbres. Puis, l'image de Radamanthe me revenait, son sourire, lui, savait apaiser mon âme. Ma quête fut un peu longue, rythmée par mes expressions colériques, mes idées noires, de vengeance et de meurtres. La Sirène Maléfique en mon sein excitait cet état. Et j'aimais ça, perdre pied.

« Promets moi de ne pas te perdre toi-même » susurrais-je pour moi quand je me sentais prête à exploser de nouveau. Cette promesse, il fallait que je m'y tienne. Et puis, au bout de quelques jours d'errance, un cosmos tel que je n'en avais jamais ressentis auparavant déferla droit sur moi et je crus, l'espace d'un instant, perdre complètement la raison. L'Ombre du Requin. « Putain, c'était quoi ce bordel ? Ce pourrait-il que … OH PUTAIN. »

M'écriais-je tandis que mon Écaille noire me murmurait les informations qui me manquaient. C'était un appel, et, étrangement, moi ou mon esprit, en reconnaissait la signature. Un sourire avide, carnassier, fendit mon visage de porcelaine. Sur le point de faire demi-tour pour rejoindre l'individu à l'origine de cette déferlante cosmique, je vis une ombre immense se profiler à l'horizon, occultant le soleil.

« Qu'est-ce que … Bordel ! »

M'exclamais-je en plissant des yeux pour mieux discerner ce qu'était cette chose. Un navire. Immense. IL VOLAIT. Ça par exemple, si je m'attendais à ça. Tiraillée entre l'envie d'aller voir ce joyau – but initiale de mon voyage – et m'en détourner pour satisfaire une autre curiosité, j'optais pour la plus proche. Faute d'être réellement motivée, pour l'heure, de faire un autre long et ennuyeux voyage avec mes pensées troubles et obscures. Chaque chose en son temps. Déjà, il serait peut-être temps d'envoyer un petit message à mon Second, Barbossa, sans doute en train de glander, tel que je le connais ou à se vautrer dans une des tavernes à ivrognes de l'île de la Tortue, en charmante compagnie des putes.

Mon cosmos explosa en une vague qui prit de plus en plus d'ampleur. Si les autres sur le navire volant le captait, tant pis, ce message là n'était pas pour eux. Non, j'appelais mes sœurs qui me répondirent de concert en entamant un chant lointain, mystique auquel je me joignis bien volontiers. Ma voix se mêla aux autres sirènes qui immergèrent pour me saluer, danser autour de moi en étirant leurs ailes pourvues de plumes. Elles étaient heureuses et soulagées de me voir, tournoyaient autour de moi, s'assurant que je n'avais rien. Elles sentaient sur moi, les effluves du Spectre de la Wyvern et me félicitèrent avant de s'en aller, pour ordonner à mes hommes de me rejoindre au plus vite.

« Salut, tu dois être Aiakos, Juge du Garuda. Non ? »

D'un battement d'aile, j'avais rejoins d'un seul coup, sans crier gare, la proue de ce magnifique bateau et me dressait désormais devant un homme assez grand, aux longs cheveux d'ébène. Pas dénué de charme, avec ce regard déterminé, brûlant. Mais pas comme ceux d'Arbhaal … Il y gravitait autre chose, une chose qui aurait très bien pu prendre possession de mon Juge si je n'étais pas intervenue. Les mains sur les hanches, je le jaugeais avec calme bien qu'au fond, je bouillonnais d'une curiosité mal-contenue.

« J'suis Mary Red, je suis là par curiosité, d'abord, et pour juger de par moi-même, les forces des Enfers en terme … putain ton bateau vole ! » je m'esclaffais, regardant partout comme une enfant, intéressée par un nouveau jouet. « Ah tu me connais peut-être si d'aventure, tu as pu écumer les Mers et les Océans. Il paraît que j'ai une sacrée renommée … je suis une pirate, et accessoirement la Sirène Maléfique … Prêtresse du Royaume Sous-Marin ? Ouais, on peut dire ça, je pense. Ce qu'il en reste en tout cas. »

Je marquais une courte pause en posant pied à terre, repliant mes ailes majestueuses dans mon dos. Noterait-il l'étrange couleur qui paraît ma Scale ? Mes cheveux virèrent du blanc au rouge. « Bon bref, tu me fais visiter ? Je suis là en tant qu'Alliée des Enfers, on m'a donné le droit de faire ce qu'il me plaît. J'ai décidé de me joindre à vous pour défoncer les premières lignes ennemies. Alors, si ça t'ennuies pas d'être épaulée par la meilleure capitaine des mers qui soit … »

Spoiler:
 





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Ezequiel


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Mer 15 Oct - 21:40

    Voilà plusieurs semaines que Mary Red n’était plus passée sur le navire pirate. En dehors de cela, il y avait aussi un changement d’ambiance, comme si tout devenait plus sombre, plus mystérieux. Ezequiel ne demandait rien, de toute façon Barbossa ne voulait rien lui dévoiler, et lui répondait simplement de retourner s’occuper de ses affaires. Ou plutôt de celles de sa patronne. Car oui, depuis des jours, le travail s’accumulait pour lui. De nombreux courriers arrivaient et ils les posaient sur le bureau de la capitaine.

    Le jeune Argentin passait ses jours ainsi, entre rêverie et boulot… De temps en temps il aidait sur le pont, ou allait au marché avec John. Ezequiel était de plus en plus intrigué par l’absence de la patronne. Il pensait au pire, mais gardait l’espoir car le secrétaire avait confiance, il savait que Mary était forte !
    Elle allait revenir, il en était certain ! Il ne pouvait y avoir un autre futur que celui-là. Mais en attendant la vie se poursuivait, à son retour, la capitaine devait retrouver un petit Pirate ayant progressé, alors il s’entrainait le soir seul, ou avec d’autres pirates.
    Il se couchait fatigué, pour se réveiller à l’aube. Une routine éprouvante qu’il ne voulait échanger pour rien au monde. Ezequiel avait tellement hâte de partir à la conquête de trésors, de visiter des lieux terribles, de lutter aussi.

    Pour l’instant il n’en avait jamais eu l’occasion, il n’était à vrai dire pas vraiment prêt à assurer, et la dernière chose qu’il souhaitait, était d’être un boulet pour une expédition. C’est pour cela qu’il se contenter de tâches ingrates qui lui permettaient de vivre ici.
    En tout cas le moussaillon ne manquait pas de courage ni de motivation. Le tout avec l’unique de désir d’être utile à la cheffe.
    Et puis, pouvait-il rêver mieux que cet univers d’aventure ? Sa vie ne serait pas fade, et c’était bien là son souhait. Qu’importe ce qui pouvait lui arriver. Même s’il avait parfaitement conscience que sa vie n’était plus entre ses mains… Qu’il avait confié aux mains de Mary.

    Lorsqu’il n’était pas sur le Black Pearl, Ezequiel se baladait sur terre, en général au marché pour aider le cuisinier, ou juste pour ses propres intérêts. Petit à petit, d’une façon toute naturelle, il prit confiance et ses marques au sein de l’équipage qui l’acceptait également. Au fond, ils se rendaient peut-être compte que grâce à lui, ils n’avaient plus forcément besoin de s’occuper des nombreux dossiers de la capitaine.
    En effet il était employé pour ça… Un rôle pas si simple.

    Le jeune garçon comptait les jours, en pensant que chaque jour qui passait le rapprochait de celui du grand retour de la Boss.
    Un nouveau jour se lever, les rayons du soleil frappaient le visage du jeune secrétaire qui se réveillait difficilement ce matin.
    Pourtant, il le fallait bien. Il y avait à faire aujourd’hui. Une douche, une bonne toilette, ensuite un bon petit déjeuner en compagnie de ses camarades et la journée pouvait débuter. Cependant, la journée semblait marquer par la mauvaise humeur, tout le monde était plus ou moins maussade.

    Descendant les marches pour se rendre dans les entrailles du navire, et en particulier dans la cabine de Mary, il regarda le boulot à faire. Soupirant, il attrapa un chiffon, et s’assit par terre au fond de la pièce tranquille. Sifflotant l’argentin remarqua que le bateau bougeait, à cause du mouvement il n’était pas loin de se couper avec l’une des épées de la boss qu’il était en train de faire briller. Le jeune garçon prenait ça comme un bon signe. Posant l’épée qu’il venait de finir il vit qu’il y avait là une drôle de pair de botte, faite en fer avec des sortes de clous un peu partout. Attrapant la première il pleura pour la soulever. Et le boulot continua ! Surtout qu’ensuite il y avait encore des armes.

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Lily


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Dim 19 Oct - 21:04

~ Melopée Oubliée

De sombre nuages s’amassaient dans ce ciel dans lequel ils dérivaient. La belle contemplait ces cieux assombris en équilibre sur le rebord du bateau volant du juge des enfers. Comme convenue, elle était montée à bord auprès de Gilles, refusant que ce dernier ne soit seul face à Aiakos. Elle se moquait bien de savoir que son mentor était le subalterne de cet homme méprisable qui trônait sur son siège comme un roi des temps anciens, elle, elle ne supportait pas l'idée qu'on fasse du mal à ce dernier. Il était ce qu'on pouvait appeler quelqu'un de précieux pour la demoiselle à la chevelure rosée qui s'avançait sur la rambarde du bateau sans se préoccuper du vide au dessous. Elle marchait calmement en équilibre, sa robe pâle ballottée par le vent impétueux qui caressait sa peau presque pâle en cette heure. Elle avait un peu froid mais la seule chose qu'elle s'autorisait par dessus son vêtement d'été était cette écharpe qui jamais ne quittait son cou – ou en de si rare occasion que celle ci en devenait exceptionnelle.


Ses lèvres se descellèrent et sa voix murmurante laissa déverser un doux chant. Des regards se posaient sur sa silhouette éthérée mais la belle n'en avait que faire, concentrée sur ses paroles, sur sa mélopée oubliée que le vent portait aux oreilles les plus proches. Elle murmurait dans une langue lointaine un message empli d'une certaine mélancolie. Oh petite fleur sauvage... Pourquoi se battre ? Pourquoi faire du mal ? Que vois tu, petite fleur, du promontoire sur lequel tu te trouves ? Ce ciel lourd et noir, ces vies infimes et lointaines, les tambours approchant d'une guerre sur le point de commencer. Elle voyait tout ça, le sentait au fond de ce cœur tremblant sous la brise. C'était sa première guerre, son premier véritable affrontement avec des forces semblables aux siennes. Appréhendait elle ? Peut être. Comprenait elle les enjeux ? Qui pouvait bien savoir ce qui se tramait derrière l'esprit insaisissable de la petite fleur... Ce qu'elle savait, c'était ce qu'on lui avait dit. Ils attaquaient pour lui. Pour le dieu qui les avait proclamé guerrier à ses ordres. Lily ne savait comment considérer son propre rapport avec la divinité des enfers. Elle ne l'avait jamais vu, pourtant, son aura l'avait souvent effleurée et puis, c'était aussi grâce à lui qu'elle avait pu se libérer de sa cage. Alors, il était normal qu'elle aussi, ne l'aide comme il l'avait fait pour elle.

Sa voix se tût langoureusement sur les dernières paroles chuchotées et son regard crépusculaire se tourna sur l'homme responsable sur ce navire de guerre volant qui accueillait une femme à la chevelure immaculée. La belle la contempla avec curiosité du haut de son promontoire, intriguée par cette femme donc les mèches blanches comme neige virèrent d'un coup à l'écarlate. Elle était un peu trop loin pour entendre toute la conversation, mais elle n'avait nulle intention de s'approcher de cet homme plus que nécessaire. Lily ne l'aimait pas, finalement.

Gilles. La demoiselle se détourna sur lui, appréciant la haute silhouette du bourreau qu'elle parvenait à dépasser à présent uniquement parce qu'elle était debout sur le bastingage du navire. Cette situation l'amusa un instant. C'était bien la première fois qu'elle était plus grande que lui – même si c'était tricherie de sa part. Un sourire amusé vint se perdre sur ses lèvres alors qu'elle comparait leur taille d'un coup d’œil. Je suis plus grande que vous, susurra t-elle doucement, semblant bien loin de se préoccuper de la bataille à venir ou de s'en inquiéter outre mesure. Pourtant, son cœur tonnait dans sa poitrine, lourdement. Quelque chose s'agitait dans les ombres, quelque chose sur lequel elle n'avait aucune prise, sur lequel aucun d'entre eux n'en avait. C'était sa première véritable bataille. Les mains jointent dans son dos, la jeune femme se perdit un instant dans ses pensées avant que son mentor ne l'obligea à descendre de son perchoir d'un simple geste de la main qui se voulait impérieux. Il ne parla pas. Il ne répliqua rien comme il l'aurait fait à l'accoutumé et la demoiselle en éprouva une indistincte appréhension. Il ne lui avait pas répondu quand elle lui avait demandé ce qu'il avait, ou si elle pouvait faire quelque chose pour lui. Il était resté muet et son aura lui paraissait plus lourde qu'à l'accoutumée, différente, troublée. Sa voix demeura bloquée dans le creux de sa gorge et la jeune femme descendit sans faire de vague, le regard presque éteint.

Il s'éloigna de nouveau, la démarche raide, se remettant à l'écart et le cœur de la belle se serra face à la torpeur de son précieux gardien.

Gilles...

Sa voix murmura une nouvelle fois, cette chanson oubliée alors qu'elle observait sa sombre silhouette s'éloigner en silence.

Ô Fleur sauvage
Lorsque tes amies fanent autour de toi
Que penses-tu ?
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Aiakos


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Mar 28 Oct - 22:43

Une femme surgit d'entre les ombres, parée d'une armure aux teintes singulières. À l'instar du surplis qu'il portait fièrement, elle était vêtue d'un apparat de jais qu'elle ne semblait guère détenir depuis longtemps. Si sa beauté n'avait rien à envier à celle de son homologue, en revanche elle n'appartenait pas à la même caste. Leurs teintes étaient peut-être à s'y méprendre similaires, mais pour un haut gradé du sombre empire, la comparaison s'arrêtait là. Elle s'était peut-être vêtis de telle manière à se faire accepter parmi les siens, mais pour sa part elle restait et demeurerait une étrangère. Qu'elle se dise alliée et prête à combattre à ses côtés ne lui importait guère, en revanche qu'elle ait fait mention d'une flotte pour l'accompagner voilà qui était intéressant! Son nom et sa renommée ne lui étaient pas inconnus bien au contraire, il aurait été difficile en étant lui-même commandant d'un illustre navire de ne pas connaitre l'illustre fléau des mers, mais qu'il puisse un jour la rencontrer ne lui avait jamais traversé l'esprit!

À vrai dire, elle était peut-être la reine des mers, cependant ils ne jouaient pas dans la même cours. Son air de jeu à lui était bien plus vaste, indomptable que de simples étendues d'eaux! Les cieux n'avaient sans doute pas les mêmes attraits pour cette femme, mais pour un être tel que lui, ils avaient bien plus à lui offrir! Elle se pensait peut-être libre à bord de son rafiot, mais c'était sans doute bien avant d'être montée sur ce magnifique navire de guerre. La sensation que les cieux pouvaient procurer était à n'en pas douter bien plus intense que ce que pouvaient offrir l'océan. Ainsi, dès le départ, sans avoir échangé le moindre mot avec cette femme à la beauté saisissante, il ne se considérait pas comme son égal. D'ailleurs, sans doute qu'elle aurait remarqué, au fur et à mesure qu'elle parlait, que le regard de son homologue se faisait plus persistant, plus prenant, ce dernier cherchant à asseoir une autorité qu'il n'aurait peut-être jamais! Pourtant, en sachant qui elle était, il aurait été plus judicieux de ne pas jouer à ce petit jeu là, mais il n'en avait cure!

En étant monté à bord de son navire, elle venait d'accepter la règle la plus élémentaire de la piraterie, à savoir celle d'être désormais sous les ordres de son commandant! C'est de son plein gré qu'elle s'était joint à eux et c'est donc de sa propre volonté qu'elle consentait à se soumettre aux directives du Garuda. Contrairement aux usages que tout bon capitaine était normalement tenu de respecter, Aiakos lui, dirigeait selon son propre code et les invités ne faisaient pas exception à la règle, ils étaient traités de la même manière que l'équipage. Par conséquent, si elle espérait recevoir un traitement de faveur en raison de sa renommée et qui plus est à cause de ses relations au sein du sombre empire, elle avait tout faux!
    « Ta renommée te précède certainement, mais elle est bien loin de la réalité... » Dit-il en premier lieu, tout en lui prenant la main pour lui apposer un baisé « On dit que ta beauté n'a d'égale que ta cruauté, est-ce bien vrai? »
La jeune fille qui se trouvait au sein du bateau avait sans doute remarqué la petite mise en scène orchestrée par son supérieur, une situation qui n'était pas sans rappeler sa mésaventure au sein de la cathédrale. Envisageait-elle de réagir, d'empêcher que cela ne se produise? Seulement, en avait-elle l'envie et la capacité? Toujours est-il, qu'un fin sourire vint ourler les lippes d'un Garuda toujours plus taquin, avant qu'il ne délaisse le pirate pour ordonner à ses hommes de s'activer. Dès lors, le bateau qui s'était stoppé quelques minutes pour attendre les guerriers du nord se remit en route. D'humeur joueuse, Aiakos se prêta à quelques confidences qui ne se seraient guère au goût de son homologue:
    « Je ne vois qu'une femme, mais aucun capitaine... » Prononça-t-il tout en cherchant du regard la personne qu'elle venait d'annoncer: « Où est ton navire alors? Je ne le vois nulle part! »
Un constat on ne peut plus vrai, sans son bateau elle n'était qu'une femme parmi tant d'autres, trop peu modeste pour reconnaitre qu'elle devait sa réussite et ce titre aux hommes qui l'avaient accompagné dans son périple. Avant même d'avoir à se justifier de son comportement, tous les hommes présents dans le navire s'étaient réunis devant leur commandement. Genou à terre, tête baissée, ils attendaient à présent que leur supérieur prenne la parole. Une tempête s'était levée, rendant tout acuité visuelle difficile, pourtant sous cette pluie diluvienne, Aiakos prit la parole:
    « Nous y voilà! » Vociféra-t-il avant de lever les mains aux cieux « Les Guerriers du Nord ont décidé de se terrer dans leur tanière, soit... » Un éclair vint zébrer le ciel derrière le juge, donnant un peu plus d'ampleur au discours qu'il était sur le point d'énoncer: Il est temps de faire tomber le Sanctuaire, ne faites pas de quartier, tuez quiconque se mettra en travers de votre chemin! Longue vie au Royaume infernal, longue vie au Seigneur Hadès! »
Un mouvement de foule s'opéra dès lors, l'ensemble des guerriers squelettes présent sur le navire entonna un cri de guerre en réponse au dialogue de leur capitaine. Sans crier gare, dans une tornade de flammes et de plumes, le Garuda disparut du navire après s'être assuré que tous ses hommes étaient sur le point de se jeter dans la bataille. D'ailleurs, Gilles l'avait déjà précédé, mieux valait le rejoindre au plus tôt pour lui prêter main forte!

[Juin 1755] Une nuit noire s'annonce, les premiers remparts se dressent [GS]
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Satine


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Mer 29 Oct - 12:30

En mousse






Arbhaal avait eut raison de me prévenir, cet Aiakos du Garuda, même s'il était lui-même un Juge des Enfers, ne ressemblait en rien au Griffon ou à Rhadamante. Cet homme là représentait à merveille tout ce que je pouvais bien haïr chez la gente masculine. Il voulait asseoir sa domination, je le vis très clairement dans ses prunelles de braise : sauf que, malheureusement pour lui, ça ne prenait pas avec moi. Son petit manège il pouvait se le carrer dans le … hm, oui, pardon, pas devant les enfants. Mes yeux de jade glissèrent vers la frêle silhouette d'une jeune fille aux cheveux rosés qui déjà, s'en allait, visiblement inquiète d'un fait connu d'elle seule. Une ombre s'était glissée au dehors du navire volant avant que la petite demoiselle ne la remarque. Seulement voilà, rien ne m'échappait, à moi. Les hostilités pouvaient donc commencer sous les meilleurs hospices. Du moins, je l'espérais. Quoiqu'il en soit, je reportais mon attention sur l'homme qui se prétendait être capitaine, et vu la manière dont il s'adressait et se comportait face à moi, j'avais la désagréable sensation qu'il se foutait un peu de ma tronche. Qu'il fasse attention à ne pas trop jouer avec le feu … je pourrais très bien lui voler dans les plumes.

Je n'eus pas le temps de réagir que le Juge apposa ses lèvres sur le dos de ma main. Je fus prise aussitôt d'un malaise grandissant et je retirais ma main comme si celle-ci avait été brûlée. Mon visage exprima une vive colère que je réprimais avec peine. Ce serait vraiment con que je lui casse la gueule maintenant. Quoique … l'idée de lui mettre une petite fessée déculottée devant ces toutous – bien, bien bien soumis – était plus qu'attrayante.

« Gardes ta salive pour les jouvencelles ou tu risques de le regretter amèrement. » un petit sourire en coin se dessina sur mes lippes. « Ah ça … tu le verras bien Aiakos. Mais je peux t'affirmer qu'à un moment ou à un autre, tu seras le témoin de ma cruauté. Hm ... » Mon rictus mauvais s'élargit davantage. « Ahah. Tu as de la merde dans les yeux en plus. Ou alors tu es bien trop obnubilé par ton joujou volant que … bordel, regardes en bas. Il est déjà là, le Black Pearl ! Le plus rapide d'entre tous ! »

Je lui fis un petit clin d’œil, m'abstenant au passage de faire d'autres gestes … pour le moins grossiers. Il se prendra bien tôt ou tard mon poing dans la tronche de toute façon. Dommage, cette rencontre était pourtant pleine de promesses. J'en ferais part à Arbhaal, le moment voulut. Avisant du gus en face, je me déplaçais d'un petit bond souple pour me poser en équilibre sur la rambarde. À la fin de sa tirade, je basculais en arrière sans oublier de lui adresser ces derniers mots :

« Allez, Capitaine de mes deux, on fait la course ? »

En fait, moi aussi je voulais jouer un peu avec le Juge. Quelque chose me disait qu'il était peut-être pas aussi con qu'il en avait l'air.

***

Je poussais avec brusquerie, les portes de ma cabine pour tomber nez à nez avec Ezequiel. J'eus un léger temps de retard en le voyant frotter énergiquement mes bottes. Mais … mais …

« Qu'est-ce que tu fous ? » lâchais-je incrédule avant de partir dans un rire tonitruant. « T'es un sacré toi. On t'as pas dit ce qu'il se passait ? Nous sommes en guerre petit ! Alors il est temps pour toi de reprendre ton épée et de prouver ta valeur. Pars rejoindre Barbossa en haut, j'ai donné mes ordres, on va se frayer un chemin jusqu'au port le plus proche. Au moment de toucher terre, j'veux que tu te transforme en bête sanguinaire. Ok ? Dès que tu vois un Saint, tu le buttes. Oh … ils sont facile à reconnaître ces péteux. Ils sont soit en or, en argent en bronze, en mousse … de toute façon, ils finiront par clamer haut et fort qu'ils le sont. Saint, pas en mousse ... »

Sur ces mots, je pris place dans mon fauteuil, me retournant de manière à pouvoir contempler le dehors. Une pluie fine commençait à tomber et j'entendis le tonnerre dans le lointain. Songeuse, j'étais en train de me demander où était Celsius, où il pouvait bien se terrer quand d'un coup, je vis avec stupeur la Stella Rubius me revenir …

… et une douleur insupportable m'éteindre.

=> Sanctuaire d'Athéna [Non loin, dans mon cas]

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Lily


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Mer 29 Oct - 13:14

L’agitation ne la touchait nullement. De nouveau silencieuse, la belle contemplait ce ciel qui s’alourdissait de plus en plus de sombres nuages. Bientôt, ce dernier allait déverser sur la terre, un lourd déluge. La guerre frappait aux portes de ce Sanctuaire d’Athéna protégé par des hommes et des femmes déclarés saints. Saints. Chevaliers. Elle allait se battre contre eux, elle, petite fleur des enfers. Son cœur cognait lourdement dans sa poitrine tel un puissant gong se faisant écho à des tambours de guerre. Un soupir passa la barrière de ses lèvres alors que le commandant du navire se pavanait face à la dame à la chevelure immaculée. Sa voix portait loin, un peu trop d’ailleurs, songea la jeune fille en observant l’homme avec un certain dédain. Elle n’était pas là pour lui. Elle n’était pas sur ce navire pour le plaisir d’être auprès de cet homme, mais simplement pour Gilles. Pour l’accompagner, le soutenir, l’aider, rien de plus et rien de moins. Pour elle, la guerre, ce n’était que des mots, des actes parfois graves mais bien lointain pour la demoiselle qu’elle était. Même si elle avait déjà tué, ça n’avait jamais été au cours d’une guerre. Elle, elle avait toujours eu une raison, logique, réelle. Elle tuait ceux qui avaient tués. Elle était la furie, la vengeresse. Etait-elle un soldat, au même titre que son mentor ? De par son apparence, il n’en était rien. Lily était une jeune femme frêle et délicate, bien loin des standards du genre.

C’était sa première bataille.

Le tonnerre gronda au loin. C’était comme si Zeus lui-même déclarait, par sa voix grondante, le début des hostilités. Gilles lui avait beaucoup appris sur les différents dieux du panthéon Grec et si la demoiselle avait une bonne mémoire, elle appréhendait encore avec difficulté leurs différentes formes. Ils étaient si multiples, si différents... mais elle essayait de tout retenir avec autant d’application que possible. Athéna était une déesse guerrière porteuse de victoire, mais actuellement, et tout comme Hadès, elle n’était pas réincarnée sur terre – c’était là, l’information qu’elle avait retenue tout du moins.

L’heure était venue. L’heure d’affronter, l’heure de se battre au nom d’un dieu absent. Pour Gilles, songea la demoiselle avec un sourire éteint. Elle n’avait que faire d’Aiakos et de ses ordres qu’il lança à la cantonade à tous les présents. Et ce, juste après avoir fait subir à la dame, la même chose que ce qu'elle avait subit quelques semaines plus tôt. Ce n'était qu'un imbécile. Un idiot imbu de sa personne qui ne méritait rien de plus que son mépris. Tuer les tous. Ces termes l’irritèrent et c’est sans un seul regard vers le juge qu’elle s’échappa du navire, ignorant la pluie, ignorant les ordres. Elle, elle voulait juste être auprès de Gilles, ne pas le laisser seul ainsi, ne pas qu’il est à subir le courroux d’un autre. Elle craignait qu’il ne lui arrive malheur. Alors elle devait le suivre.

~> Sanctuaire, Premier temple

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Yül


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Mar 4 Nov - 12:40

Précédent : Asgard

La nuit était à une paire d'heures de tomber lorsque la ville pointa enfin le bout de son nez. Ils étaient bien mignons les spectres, mais Asgard c'était pas la porte à côté, et en plus se donner rendez-vous dans une ville c'était plutôt vague. On pouvait s'y retrouver à de multiples endroits et avec de multiples interlocuteurs, or Yül ne repérait aucun de ceux-ci à l'heure actuelle.

Usant de tout son flair lupin -un petit bonus accordé par Fenrir en attendant de pouvoir se décharger de toute la colère emmagasinée avec l'autre armoire à glace-, le guerrier divin d'Epsilon parcourait à présent les toits de la ville à la recherche d'excentriques en armures couleur de fruits pourris. A défaut de trouver les imbéciles qui ne les attendaient sans doute même, il en profitait pour faire du tourisme. C'était quand même la première fois qu'il posait la patte en-dehors d'Asgard, et il commençait à transpirer tant la différence de température était importante. Il devait faire peut-être 15 degrés en ce début de soirée contre -20 voire -30 à la même heure dans les calottes glaciaires de son pays natal. Un changement radical qu'il n'avait pas prévu.

Il entendit bientôt le bruit caractéristique des bateaux clapotant contre les quais du port et ne perdit pas une seconde pour s'y rendre. Là, il pourrait se passer un peu d'eau sur le visage pour réguler sa température plutôt qu'utiliser son esprit des ancêtres inutilement. Il s'exécuta donc et se figea aussitôt une fois sa peau rafraîchie. Il venait de sentir un cosmos qui sentait fortement le poisson, sans comprendre tout de suite que c'était un cosmos et non juste une barque de pêcheurs tardifs, et au moment où il allait s'en désintéresser, il reconnut l'empreinte de l'autre poulet grillé trop bavard à Asgard.

*Ce serait ici ?*

Il regarda autour de lui, rabattit les pans de sa fourrure un peu plus étroitement sur son armure à l'approche d'une bande d'hommes un peu trop ivres -déjà- heureusement. Se faire repérer par des yeux non-initiés le ralentirait plus qu'autre chose. Une fois le silence du dock revenu, il suivit la trace cosmique presque éteinte. Le Garuda s'en était allé dans le sillage du poisson avec plusieurs autres esprits des ancêtres, droit vers l'est. La géographie européenne n'était pas encore tout à fait son fort, mais il se rappelait avoir examiné une carte avant de partir, et justement la Grèce était à l'est de l'Italie.

*Et voilà, comme prévu ils sont partis devant sans nous attendre. S'ils nous mâchent le travail je ne dis pas non, mais bon... Tu préfèrerais planter tes crocs dans de la chair fraîche je suppose, Déicide ?
-Celle d'Odin en particulier, mais pour une fois je ne vais pas faire la fine bouche.*

Soupir. L'esprit avait enfin délié ses babines et semblait plus enclin à discuter, mais sans doute pas du Borgne ou de son représentant, borgne lui aussi. A croire que c'était un critère de sélection d'Odin. Lors de la prochaine incarnation du vieux corbeau, Fenrir tuerait tous les borgnes en premiers. Peut-être aurait-il ainsi la chance de finir Ragnarök à sa façon plutôt que de se faire tuer pour le fils-marteau à papa.
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Yül


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Dim 9 Nov - 11:52

Attendre, attendre, attendre.

D'accord les "ordres" d'Eren avaient été plutôt clairs sur leur objectif. D'accord les spectres n'étaient que des alliés ponctuels et le conflit ne concernait pas vraiment le pays des glaces. Mais était-ce une raison pour faire si peu de cas de leur image extérieure ? Yül n'était pas un foudre guerre question diplomatie, mais il y avait des limites à l'insolence. Les autres finiraient par se rendre compte de leur petit jeu s'ils ne montraient pas un semblant de bonne volonté à la tâche. Et s'il en croyait les odeurs présentes, les sbires d'Hadès avaient en plus réussi à conquérir le soutien d'un autre Ordre. Alors à moins de vouloir combattre le monde entier, une fois de plus, si Yül en croyait l'état actuel d'Asgard et ce qu'il avait entendu de rumeurs sur la précédente invasion, se montrer était un minimum conseillé. Se montrer seul en revanche relevait du ridicule.


"C'est à croire qu'ils veulent provoquer Ragnarök le plus vite possible."

La nuit avait achevé de déposer son manteau sur les environs, et toujours aucun allié en vue. Les guerriers divins comptaient-ils l'envoyer seul au massacre ? Il grommela des reproches incompréhensibles envers ses "frères d'armes" puis se releva du point d'ancrage des docks sur lequel il était assis. Soit, s'il devait servir d'exemple, tant pis ! Asgard était son pays et si cela pouvait lui laisser du temps pour se reconstruire, sa vie n'avait pas d'importance. Le bien de tous contre sa présence symbolique au Sanctuaire.

"Ils me le paieront, tous autant qu'ils sont !"

Il décida de laisser une trace de son passage au cas où. De son cosmos gelé, il créa une statuette de loup qu'il dissimula près du point d'ancrage où il s'était assis. Les autres guerriers divins sauraient ainsi qu'il était passé par là et qu'il était parti devant.
Ceci fait, il bondit de nouveau sur les toits, suivant les cosmos des spectres et des poissons vers l'est, vers la légendaire Grèce.


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Zira


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Sam 15 Nov - 16:42

[→ Asgard) Interlude Torrentiel. (→ Sanctuaire]
▬ La terre que le guerrier divin foulât était encore gorgée d’émanation cosmique. Le rassemblement c’était fait bien avant son arrivée, mais on en décelait encore les traces. Et dans un coin, l’empreinte, nette, d’un autre guerrier du froid.
Il était tard, et tous avaient déjà quitté le navire pour rejoindre le sanctuaire – même le combattant d’Asgard avait quitté les lieux. C’était compréhensible après tout, tout le monde n’était pas friand des longues attentes, et les rangs d’Odin avaient beaucoup tardés. Zeta qui ne figurait pourtant pas en tête de liste ferait malgré tout partie des premiers à être sur le pied de guerre. Frottant d’un geste sobre ses doigts les uns contre les autres, l’Ases déploya une onde légère. Dans le nord, on n’avait vraiment que les loups en tête. Ils avaient animes les tapisseries de son enfance, avant de représenter l’étendard de son mari puis… le sien. Laissant derrière lui un canidé pur race –enfin, à voir-, Zeta quittait Asgard pour en trouver un nouveau. A croire qu’il n’y avait que ça. La glace se craquela, et l’effigie lupine éclata en milles fragments.
A quoi bon laisser de telles traces après tout ? La relève était prise désormais, et ils sauraient sans mal trouver leur chemin sans cela. Tout au plus… aurait ce pu servir de monument aux morts au terme des affrontements, qui sait « en la mémoire d’Asgard ». Nouveau rire jaune, plus assumé cette fois ci – il n’y avait personne aux alentours.

La pluie battait la terre, faisant dévaler de longues coulées d’eau le long des cols montagneux, déformant le paysage à sa convenance, créant milles petits torrents se brisant au moindre roc pour s’unifier plus puissant encore. Dans la vallée, les champs finiraient sans doute éventrés et retournés par le symbole d’une guerre –l’espérait il- dont ils ne sauraient jamais rien. Ici, les débris de l’effigie de givre n’étaient déjà plus qu’un vieux souvenir, fondus et mêlé au tumulte.

Avant de partir, Zira embrassa une dernière fois le paysage. Avant de rejoindre les rangs d’Odin, il ne lui avait jamais été donné de voir autre chose qu’Asgard et ses neiges. C’était la seconde fois, l’Italie – elle serait aussi brève que la première. Ce paysage résumait certainement magnifiquement la suite des évènements – un beau capharnaüm. C’était à peine si Zeta savait pourquoi il marchait sur le sanctuaire. Mais depuis quand la volonté des dieux avait elle du sens ?

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Ezequiel


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   Lun 17 Nov - 20:50

Assez surpris, le jeune mousse faisait son travail en silence. A vrai dire, il n'avait pas forcement l'âme d'un immense navigateur. Peut-être juste celui d'un aventurier, amoureux des voyages et des découvertes. Bref, Ezequiel ne demandait rien à personne. Il savait son rôle, et s'y tenait au pied de la lettre.

Faisant son travail, le jeune garçon rangea au fur et à mesure les armes de la capitaine. Le pauvre se disait que la pirate possédait beaucoup d'affaire, et qu'il était loin de terminer.
Un soupir alors qu'il tira les lourdes bottes de fer avec des piques qui l'effraya vraiment. De justesse il manqua de se blesser.
Comment peut-elle porter ça ? Se demanda le secrétaire, en commençant à frotter.
Sans se poser plus de question que cela, il prit soin aux détails, après quelques minutes, la première terminée, il s'occupa de la seconde.
Sifflotant, Ezequiel continuait sereinement, avec énergie. A un moment, il entendit des bruits de pas en direction de la cabine.

Tout en frottant il leva son regard au moment où la porte s'ouvrit. Le jeune Argentin se félicita de voir qu'il s'agissait de sa Maîtresse. Cela faisait fort longtemps de son départ. Et elle était ainsi de retour ! Malgré tout, il ressentait quelque chose de curieux dont il était incapable d'en faire une description logique.

Reprenant ses esprits, il écouta Mary lui indiquer de se rendre au plus vite sur le pont, car une bataille allait débuter et qu'il devait pour cela aller au sanctuaire combattre. Même s'il ne voulait pas l'avouer, il avait des papillons dans le ventre. En effet cela serait la première fois que son armure allait servir, et il ne savait pas s'il pourrait assurer.

Malgré tout et se leva, laissant l'ordre de la Boss effacer avec aisance son angoisse, il prit une mine détérminé.

-" Très bien Patronne ! " Se contenta-t-il de répondre en courant vers la sortie de la cabine pour prendre sa place. Au passage il récupéra l'urne contenant l'écaille.


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MessageSujet: Re: [Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]   

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[Juin 1755, Italie, GS] Avant de faire la guerre, on la joue! [Pv: Spectres & Asgardiens]

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